Mamadi Condé, alias Madic 100 frontières

Poursuivi pour « téléchargement, diffusion de messages, photos, dessins de nature raciste ou xénophobe, menaces, violences et injures par le biais d’un système informatique », Mamadi Condé, alias Madic 100 frontière, a de nouveau comparu ce lundi, 25 janvier 2021, devant le tribunal de première instance de Dixinn. Ce militant de l’UFDG (la principale formation politique d’opposition en Guinée) et opposant au troisième mandat du président Alpha Condé risque 10 ans de prison ferme dans cette affaire. C’est en tout cas cette lourde peine que le procureur Sidy Souleymane N’Diaye vient de requérir à son encontre, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui suit actuellement ce procès.

L’audience d’aujourd’hui est essentiellement consacrée aux réquisitions et plaidoiries des parties au procès. Et, dans sa prise de parole, le ministère public a présenté Mamadi Condé comme le coupable parfait du chapelet d’infractions égrenées à son encontre dans cette affaire. « Il n’a cessé de produire et de diffuser des messages racistes, des messages de violences, des messages de morts. Il a en outre utilisé des expressions outrageantes à l’endroit du chef de l’exécutif (le président Alpha Condé) », a indiqué le procureur, Sidy Souleymane N’Diaye.

Poursuivant son speech devant le tribunal, le procureur audiencier a laissé entendre que Madic 100 frontière a quitté le Canada (pays où il réside depuis quelques temps) pour venir simplement troubler la tranquillité et l’ordre public en Guinée (son pays d’origine). Le procureur, Sidy Souleymane N’Diaye, a ensuite demandé 10 ans de prison et une amende de 300 millions de francs guinéens contre ce jeune opposant qui s’est pourtant confondu en excuses le 18 janvier dernier, lors de l’ouverture de son procès.

« Nous ne sommes pas liés par les remords qu’il (Mamadi Condé) a exprimés. Nous ne sommes pas une juridiction morale. Le remord, le semblant d’émotions, le semblant de regrets, les demandes de pardon adressées au président de la République, adressées au procureur de la République, ne nous lient pas. Le remord ne concerne pas un juge, le remord ne concerne pas un procureur de la République. Ce qui concerne un juge, c’est de repentir… Donc, le comportement de Madic 100 frontière n’est pas pardonnable. On ne peut pas tolérer ces comportements. Alors, le ministère public vous demande de le condamner à 10 ans d’emprisonnement et 300 millions de francs guinéens d’amende », a requis le procureur, Sidy Souleymane N’Diaye, avant de céder la parole aux avocats de la défense pour leurs plaidoiries.

Rappelons que Mamadi Condé, alias Madic 100 Frontière, a été arrêté et placé sous mandat de dépôt le 26 novembre 2020 pour « téléchargement, diffusion de messages, photos, dessins de nature raciste ou xénophobe, menaces, violences et injures par le biais d’un système informatique ». Des faits pour lesquels il a plaidé coupable à la barre, tout en présentant des excuses.

Nous y reviendrons !

De Dixinn, Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/654416922

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