Située à 480 kilomètres de Conakry, la préfecture de Koundara est une zone très propice à l’agriculture et à l’élève. Plusieurs cultures vivrières (riz, arachide, maïs, sorgho) y sont produits chaque année par les paysans qui font les labours avec des charrues à traction animal. Cette préfecture dispose de beaucoup de plaines cultivables, mais les moyens de travail des agricultures sont encore très rudimentaires. Ici, quasiment tout le monde travaille la terre ; et, la vingtaine de tracteurs est nettement inférieur à la demande sans cesse croissante des populations. Et, cette situation est un souci permanent des autorités locales en charge de l’agriculture.

Au cours d’un entretien accordé à Guineematin.com en début de cette semaine, monsieur Hady Diallo, le directeur préfectoral de l’agriculture de Koundara, a plaidé en faveur d’une augmentation du parc tracteur de la préfecture.

Hady Diallo, directeur préfectoral de l’agriculture de Koundara

« La préfecture dispose de plus de 40 milles hectares de plaines cultivables, sans parler des zones cultivables qui sont en hauteur ; et, tout le monde veut travailler avec des machines. La période pour préparer la campagne agricole va du 15 juin au 20 juillet. Nous sollicitons de l’État de nous augmenter notre parc tracteur », a dit Hady Diallo.

Pour mieux préparer la campagne agricole 2021, une réunion de concertation de tous les acteurs du monde rural a récemment été tenue sous la houlette du directeur préfectoral de l’agriculture Koundara. Cette rencontre a permis d’évaluer les besoins de la préfecture en termes d’intrants agricoles.

« Nous savons aujourd’hui quels sont les intrants dont nous avons besoin et nous savons ce que nous disposons. Pour le moment, nous avons suffisamment d’herbicides plus de 16 milles litres, nous sommes dans l’attente des engrais. Jusqu’à présent, nous n’avons pas reçu encore les engrais. Nous avons le projet PDRI qui a amené des semences de riz et de maïs. Nous avons AGRIFARM qui évolue ici aussi dans l’aménagement des plaines dans la sous-préfecture de Kamabi  sur  la plaine de Néné Diara sur 400 hectares », a indiqué Hady Diallo.

Comme partout ailleurs en Guinée, la préfecture de Koundara fait parfois face à des conflits entre agriculteurs et éleveurs. Mais, ces derniers temps, les autorités en charge de l’agriculture et de l’élevage ont pris le taureau par les cornes pour pallier au problème. Tous les acteurs du monde rural ont été réunis autour de l’autorité administrative préfectorale pour débattre des questions à l’origine des conflits. Et, des solutions ont été apportées.

« Nous avons demandé à chacun de respecter la zone où il doit évoluer, que les agriculteurs respectent la zone agricole et que les éleveurs respectent les zones alternatives pastorales. Vous savez, le Badiar est une zone à un moment donné s’inonde et c’est la zone de N’dama, c’est à dire vers Guingan et Termessè qui sont en hauteur qui ne s’inonde pas, c’est là-bas que les animaux doivent aller pour quelques mois de transhumance. Voilà comment nous gérons cette situation entre agriculteurs et éleveurs ici à Koundara », a expliqué Hady Diallo, le directeur préfectoral de l’agriculture de Koundara. 

De retour de Koundara, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel : 621686148

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