La grève des enseignants lancée ce lundi, 12 février 2018, sur toute l’étendue du territoire national par Aboubacar Soumah et son groupe, a visiblement produit ses effets à Kaloum où plusieurs établissements sont quasi vides, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’école primaire de Tombo 2 où notre reporter a rencontré la Directrice de l’école, l’atmosphère était morose, les salles de classes fermées et la cour déserte. Seules deux enseignantes et la directrice de l’établissement étaient visibles dans cet établissement où l’accès est interdit aux journalistes.

A en croire la directrice de cet établissement qui n’a pas daigné nous donner son nom, exigeant avant tout entretien un ordre de mission pour répondre à toute question de la presse, « sur les 28 enseignants, seuls six sont absents. Les autres sont malades ou en retard », s’est-elle défendue.

Hors micro, la patronne de cette école publique de Kaloum de plus de 600 élèves, plaide pour un règlement du problème. « Il faut arranger entre les enseignants pour finir ce problème », lance t-elle avant de regretter l’indifférence des parents d’élèves qui n’ont pas « laissé les enfants venir à l’école malgré les séances de sensibilisation ».

Dans cet établissement, seules les élèves des 6ème et 5ème année étaient en classe. Les autres classes, les portes sont hermétiquement fermées.

La cour est étrangement vide en cette heure de récréation, généralement de grande affluence et de bruissement. Même réalité de l’école de Tombo1. Pareillement, le portail est barricadé aux visiteurs indésirables et on n’y aperçoit tout de même quelques personnes dans la cour, probablement des surveillants de l’école, qui ne se demandent que faire en cette circonstance.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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