Décédé à Conakry dans la soirée du dimanche 17 juin 2018, le journaliste Abdoulaye Bah, a passé sa première nuit hier, vendredi 22 juin, au cimentière Tintinkolé, située à l’est de la ville de Dinguiraye et réservé en réalité à la famille Tall et proches.

Ses obsèques ont connu la présence des ministres Kalifa Gassama Diaby, Moustapha Naïté, Docteur Ibrahima Kourouma, de l’épouse du chef de file de l’opposition guinéenne, Hadja Halimatou Dalein Diallo, du préfet, Mamadou Lamarana Diallo, des députés Fodé Bocar Ammar Maréga et Mariama Taata Bah, de nombreux journalistes, ainsi que de plusieurs autres personnes qui ont fait le déplacement.

La dépouille mortelle d’Abdoulaye Bah est arrivée dans la ville sainte de Dinguiraye, dans la nuit du jeudi au vendredi, 22 juin 2018, aux environs de 2 heures du matin, et a été inhumée après la prière du vendredi, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Dinguiraye.

Début de la cérémonie funèbre à la maison familiale de feu Abdoulaye Bah

La cérémonie funèbre a commencé à 10 heures par la lecture du saint coran au domicile du défunt en présence de son père, Elhadj Mamadou Bodié Bah, premier imam de la mosquée d’Elhadj Oumar Tall de Dinguiraye, entouré de nombreux fidèles, venus présenter les condoléances à la famille.

A la fin de la lecture du coran, il a été demandé à l’ensemble des délégations de rejoindre leurs logements, avant de rallier la grande mosquée pour la prière du vendredi, puis celle sur le corps du regretté, Abdoulaye Bah.

Prière sur le corps d’Abdoulaye Bah à la mosquée d’Elhadj Oumar Tall

Juste après la prière du vendredi, soit à 14 heures 15 minutes, monsieur Macky Lamba Tall, de la famille d’Elhadj Oumar Tall, qui a conduit la prière sur le corps, a rappelé à la foule que le défunt est un homme. Par conséquent, les versets de la prière doivent différer de ceux récités sur le corps d’une femme. Ensuite, il a expliqué à chacun ce qu’il doit faire pendant sa prière sur la dépouille de notre confrère avant de demander à l’assistance, qui doit prendre désormais la garantie de payer d’éventuelles dettes que le défunt pourrait devoir à quelqu’un.

Les engagements d’Ehadj Mamadou Bodié Bah, père d’Abdoulaye Bah

Un autre moment très pathétique qui a fait couler les larmes de plusieurs journalistes et autres connaissances d’Abdoulaye Bah a été la prise de parole de son père. « Je suis là, Mamadou Bodié Bah, si Abdoulaye Bah doit une dette à quelqu’un, c’est désormais à moi qu’il faut réclamer. Venez me trouver à la maison », a-t-il lancé à haute voix. C’est après cet engagement ferme du père que Macky Lamba Tall s’est placé devant la dépouille recouverte par le tricolore guinéen pour implorer la grâce divine pour le repos de l’âme de notre regretté Abdoulaye Bah.

De la mosquée d’Elhadj Oumar Tall au cimetière ‘’Tintinkolé’’ où Abdoulaye Bah repose désormais à jamais

Ce fut l’ultime bousculade, accompagnée de larmes incessantes pour accompagner notre frère et ami. Bousculade ? Oui ! Parce que chacun voulait toucher la caisse dans laquelle se trouvait Abdoulaye Bah. Sans doute pour être au plus près de lui avant la séparation définitive. De la grande mosquée au cimentière ‘’Tintikolé’’, une distance de près d’un kilomètre en empruntant les routes secondaires du quartier, la foule s’est bousculée dans la précipitation et dans la tristesse.

Au cimetière, certaines personnes, très émues, n’ont pas ‘’osé’’ s’approcher de la tombe, tout simplement parce qu’elles estiment qu’il est extrêmement difficile d’enterrer un ami de la trempe d’Abdoulaye Bah, parti à un moment où on avait beaucoup plus besoin de lui sur cette terre.

La dernière fois que j’ai vu la dépouille mortelle d’Abdoulaye Bah

Lorsque la foule est arrivée au cimetière, une très grande forêt située à l’est de la ville de Dinguiraye, j’étais de ceux qui n’ont pas pu approcher le corps. Il fallait écarter plusieurs personnes pour y parvenir. Finalement, je n’ai eu que quelques secondes pour voir une partie de la dépouille, juste au moment où les plus proches et les mieux indiqués plaçaient Abdoulaye Bah dans la tombe où il repose désormais pour l’éternité. De là, je n’ai pu suivre le reste des funérailles ; car, je savais que c’était désormais terminé. Il fallait juste que je me retire, le temps pour moi de me remémorer de notre parcours, de notre amitié au cours de ces dix dernières années, surtout pendant les moments parfois les plus difficiles.

Paix à ton âme, mon frère et ami.

De retour de Dinguiraye, Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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