Les travaux de l’assemblée générale annuelle de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel des pays de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) et de la Guinée on prit fin hier mercredi 25 avril. Pendant deux jours, les participants se sont penchés sur des questions liées « à l’approfondissement de la déontologie, de l’éthique, du droit d’auteur, au développement des médias audiovisuels d’une façon générale », a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

La rencontre a regroupé des délégations venues des pays membres de la plateforme : Burkina Faso, Bénin, Cote d’Ivoire, Guinée Bissau, Niger, Sénégal, Togo, Mali et de la Guinée.

Dans son discours, Ibrahima Sy Savané, président de la HACA (Haute Autorité de la Communication et de l’Audiovisuel) de la Cote d’Ivoire a dit que la rencontre de Conakry a été un succès. « Nous repartons absolument satisfait. Toutes les questions liées à la convergence des textes, les questions liées à l’approfondissement même de la déontologie, de l’éthique, des questions liées au droit d’auteur, au développement des médias audiovisuels d’une façon générale ont été abordés. Nous avons pris un certain nombre de résolutions qui englobent l’ensemble des problématiques qui se posent aux médias audiovisuels. Et cela s’est passé dans un esprit à la fois consensuel et confraternel », a-t-il expliqué.

De son côté, la présidente la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée a dit sa satisfaction sur le contenu des échanges. « Cette assemblée générale nous a permis d’échanger sur des sujets de préoccupation que nous partageons en tant qu’organes de régulation : la question des nouveaux médias web radios et des web télévisions, le respect du droit d’auteur en ce qui concerne les programmes audiovisuels, la piraterie, la question du genre, les reformes législatives et réglementaires en cours dans différents pays », a dit madame Martine Condé.

En outre, la présidente de la HAC a indiqué qu’il est temps que les pays membres de cette plateforme s’attèlent à la réalisation des activités retenues dans le cadre de leur plan d’action. « Au sein de la plateforme, nous avons la volonté et la capacité d’exécuter des projets  concrets et d’obtenir des résultats bénéfiques sur différentes thématiques. A cette fin, nous devrions approfondir notre réflexion sur le financement  de notre organisation et de nos projets. Issues de pays économiquement  peu avancés, nos différentes instances de régulation ne disposent pas toujours de moyens suffisants leur permettant de faire face à leurs missions sur le plan national et au sein des réseaux dont elles sont membres. Ceci est un handicap susceptible de freiner notre plateforme dans son élan. C’est pourquoi, il nous revient de développer les relations avec les organisations sous régionales et les institutions internationales qui partagent certaines de nos préoccupations », a-t-elle souhaité.

A noter que les participants ont formulé quelques recommandations dont entre-autres : la mise en place d’un comité de pilotage en vue de mener une réflexion sur l’harmonisation des cadres juridiques et institutionnels de la Régulation de l’audiovisuel appliqués dans les pays membres de l’UEMOA et la Guinée ; entreprendre toutes actions susceptible de contribuer à la régulation des nouveaux médias, notamment en encourageant la co-régulation et l’autorégulation.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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