Hon Ibrahima Bangoura

La crise politique relative à l’installation des élus du 4 février dernier, l’audit du fichier électoral, la restructuration de la CENI et de l’UFR sont les points débattus ce samedi, 23 juin 2018, au siège du parti dirigé par Sidya Touré. C’était à l’occasion de l’assemblée générale du parti républicain, tenue à son siège à Matam, en présence de nombreux cadres et militants du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après la présentation de l’ordre du jour de la réunion, le vice-président Ibrahima Bangoura a demandé à l’assistance d’observer une minute de silence à la mémoire du journaliste de Guineenews.org, Abdoulaye Bah décédé des suites d’un accident de la circulation.

Ensuite, Boubacar Barry, un des vice-présidents, a exprimé aux militants la position de l’UFR sur le retard dans l’installation des élus du 4 février 2018. « Vous vous souviendrez que depuis le 4 février 2018, des élections communales ont été organisées en République de Guinée. Donc, depuis l’organisation de cette élection, jusqu’aujourd’hui, notamment le 4 juillet, on aura 5 mois de retard encore de l’installation des élus. Des élections organisées avec le financement de l’argent public, c’est-à-dire l’argent de tous les guinéens, mais jusqu’aujourd’hui les élus ne sont pas installés. Cela est un problème aujourd’hui qui touche les guinéens de toutes les sensibilités. En ce qui concerne l’UFR et son président, nous sommes extrêmement soucieux du retard qui est entretenu dans la finalisation de ce processus parce qu’on trouve cela inacceptable », déplore-t-il.

Par ailleurs, Boubacar Barry fera remarquer que ce retard peut influer sur la suite des événements politiques en Guinée. « On est toujours dans cette difficulté à faire ce qui doit se faire dans les règles de l’art. Ça, ça doit vraiment nous interpeller d’autant plus que ce retard peut entraîner un glissement du calendrier électoral, vous le savez bien que les élections législatives se profilent à l’horizon. Donc la position en tant que parti, au niveau de l’UFR, c’est que des discussions ont eu lieu au niveau du Comité de suivi, des positions ont été prises par ceux qui ont fait des réclamations. Il a été exposé de façon formelle que compte tenu des limites sur le plan légal établi par le code électoral, il va être difficile, si non impossible, de revenir sur ces résultats. Donc, notre position est que finalement, si on ne peut pas y revenir, qu’on procède à l’installation des conseillers et que l’on passe à la négociation de l’installation des bureaux exécutifs. Nous voulons que les conseillers et les exécutifs soient installés le plus rapidement que possible », a déclaré Boubacar Barry.

Concernant l’audit du fichier électoral, monsieur Barry a fait savoir que le sujet est arrivé au niveau du Comité de suivi et des partis politiques. « Nous avons pris des positions pour demander à ce que l’audit soit fait de manière plus transparente. Parce ce que ce fichier qui gère actuellement les élections, tout le monde y a constaté des anomalies. Qu’il s’agisse de doublons, qu’il s’agisse d’enrôlement de mineurs et de cas de décès ».

S’agissant de la CENI, le sujet est au cœur des débats actuellement au niveau l’Assemblée nationale, de même que la révision du code électoral. « Tout le monde a constaté les faiblesses et les limites de ce code. Il y a aussi aujourd’hui, la volonté de revisiter ce code afin d’améliorer les conditions en faveur des prochaines élections. Donc, ces deux textes devraient être programmés en cette session de Lois ».

En ce qui concerne l’annonce d’une éventuelle augmentation du prix du litre de carburant à la pompe, l’honorable Ibrahima Bangoura dira à titre personnel que « des analyses mûres et des consultations doivent être faites avant d’appliquer cette décision ».

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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