A la faveur de la première assemblée générale hebdomadaire virtuelle de son parti, organisée ce samedi, 20 mars 2021, le leader de l’UFDG s’est exprimé sur l’emprisonnement de certains cadres de son parti à la maison centrale de Conakry. Cellou Dalein Diallo dénonce des conditions de vie difficiles et qualifie de « fantaisistes et grotesques » les infractions articulées contre eux par le régime Alpha Condé, via le parquet du tribunal de première instance de Dixinn. Le principal opposant assure que la détention de ces « symboles » de son parti est une manœuvre visant à intimider et détruire l’UFDG, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi en direct cette assemblée générale.

Sur son compte Facebook où il a donné rendez-vous à ses militants et sympathisants ce samedi, Cellou Dalein Diallo a dénoncé une « violence inouïe », orchestrée par le président Alpha Condé contre ses militants au lendemain du scrutin présidentiel du 18 octobre dernier. L’opposant rappelle que cette violence a coûté la vie à plus de 50 jeunes innocents.

« Beaucoup de nos camarades ont perdu la vie lors des dix dernières années pour exiger l’organisation à bonne date des élections, exiger une gouvernance vertueuse. Beaucoup de nos camarades ont perdu la vie lorsque nous luttions contre le troisième mandat… 

Monsieur Alpha Condé, pour faire passer ce hold-up électoral (sa victoire contestée à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020), a déclenché une violence inouïe contre l’UFDG et l’ANAD. Dès le lundi soir, ils ont commencé à tirer sur les jeunes. Et, aujourd’hui, nous avons 51 militants qui ont été abattus lors de cette répression aveugle contre l’UFDG et l’ANAD. 51 citoyens qui n’ont rien fait sauf exprimer leur joie, parce que leur candidat avait gagné les élections. Personne aujourd’hui n’en parle, personne ne parle aujourd’hui du droit à la justice pour ces jeunes », s’est indigné Cellou Dalein Diallo.

S’exprimant sur l’inculpation et la détention de certains cadres de son parti à la maison centrale de Conakry, le leader de l’UFDG a dénoncé une volonté du régime Alpha Condé de décapiter son parti par le sommet. Cellou Dalein Diallo a qualifié de « fantaisistes » les infractions articulées contre ces « symboles » de l’UFDG.

« Alpha Condé s’est livré à une campagne d’arrestation et de séquestration contre nos militants, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Et, il a arrêté des proches collaborateurs du président du parti, dont le vice-président Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo (directeur de la communication de l’UFDG), Cellou Baldé (responsables des structures du parti à l’intérieur du pays), Etienne Soropogui (président du mouvement Nos Valeurs Communes)… Alpha Condé a décidé de les punir pour ce qu’il considère comme une trahison. Ces jeunes, ces collaborateurs à nous qui ont incarné le parti (UFDG), qui sont des symboles du parti, qui étaient actifs dans l’action politique, dans la communication politique, Alpha les a mis à l’abri dans son entreprise de déstabiliser l’UFDG. Aujourd’hui, ils sont en proie à des difficultés énormes. La plus part d’entre eux sont malades, ils ne bénéficient pas de traitement appropriés. La plus part d’entre eux ont été atteints de COVID-19… Monsieur Alpha Condé se permet de dire aujourd’hui que ce ne sont pas des hommes politiques. Comment voulez-vous que le vice-président d’un parti, que le directeur de communication d’un parti ne soit pas un homme politique. Mais, en plus, il (Alpha Condé) a inventé des infractions fantaisistes, grotesques : fabrication, détention, stockage d’armes de guerre, atteinte à la sureté de l’Etat, pour pouvoir avoir les moyens d’intimider, de détruire l’UFDG. Voilà ce que monsieur Alpha Condé a décidé d’attribuer à nos camarades comme infractions », a dénoncé Cellou Dalein Diallo, tout en appelant à la mobilisation pour combattre la dictature du président Alpha Condé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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