Ce lundi, 11 juin 2018, un affrontement a opposé des habitants de Niandakoura et de Kissakolèn, deux villages relevant de la commune urbaine de Siguiri. Il a malheureusement entraîné un mort et une trentaine de blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

L’affrontement a éclaté aux environs de 12 heures sur une zone minière disputée par les habitants du village de Niandakoura et ceux de Kissakolèn. Selon le président du district de Niandakoura, ce sont leurs voisins de Kissakolèn qui sont venus surprendre les habitants de son village sur la mine pour tirer sur eux.

« Nous avons fait le jugement autour de ce domaine et la justice nous a donné raison. Ce matin, pendant que les gens étaient sur le domaine en train de travailler, une équipe d’hommes armés en provenance de Kissakolèn est venue ouvrir le feu sur eux. Sur place, un vieux de 60 ans a perdu la vie et une trentaine de personnes, toutes des femmes, ont été blessées. C’est dire que nous n’étions pas préparés pour une attaque, sinon les femmes ne seraient pas là », soutient Mamadi Doumbouya.

Egalement interrogé sur cet affrontement, Karim Keita, le chef du village de Kissakolèn ne confirme ni infirme cette version. Il rejette la responsabilité de cette situation sur les autorités locales : « Je ne peux rien dire sur cet affrontement, l’autorité qui a jeté l’huile sur le feu, allez l’interroger. Le problème de Siguiri, ce sont ses autorités, elles confisquent nos propriétés et les attribuent a ceux qui leur donnent de l’argent », a-t-il dit, l’air très en colère.

Peu après cette fusillade sur la mine disputée, des habitants de Niandakoura sont allés répliquer en incendiant plusieurs habitations dans le village voisin. Il a fallu l’intervention de la police pour calmer la situation. On ne signale pour l’heure aucune arrestation sur place.

Il faut signaler que le corps de la victime, Adama Sanoh, âgé 60 ans, marié à deux femmes et père de 8 enfants et les femmes blessées ont été transportés à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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