En provenance de Conakry pour Kankan, un bus de transport en commun, immatriculé RC 7932 R, a été attaqué dans la nuit de Mardi à Mercredi, 18 Avril 2018, à Diarabaka (une localité située à 7 kilomètres du centre ville de Mamou) par des assaillants armés de fusils automatiques. Au nombre de six (6), les bandits ont blessé par balles deux passagers. Ils ont aussi emporté la somme de 435 millions de francs guinéens appartenant à un orpailleur qui se trouvait à bord dudit bus, a appris le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Selon certains passagers, rencontrés hier Mercredi sur le lieu de l’attaque, la filature a commencé depuis Conakry ; mais, c’est à 3 kilomètres de la sortie de Tamagaly pour Mamou qu’elle est devenue serrée et s’est fait sentir.

« Ils nous ont suivi depuis de Conakry. Arrivé à Tamagaly, on s’est arrêté pour manger. On a vu la voiture des bandits derrière nous. Arrivé à l’entrée de Mamou, ils (les assaillants) ont commencé à tirer. Pour un début, on a cru que ce sont nos pneus qui ont éclaté. Mais, quand on a regardé derrière, on a constaté les tires de fusils », a expliqué une passagère qui dit avoir gardé la tête baissé durant les quelques minutes qui ont suivi l’immobilisation de leur bus.

Des propos corroborés par d’autres passagers dont un jeune qui s’est exprimé sous anonymat au micro de Guineematin.com.

« Nous avons mangé à Tamagaly ; et, à partir de 1 heure du matin, on a fait le départ pour Mamou. Après avoir parcouru 3 kilomètres, on a entendu des coups de fusils derrière nous. On a vu qu’il y a des bandits armés de fusils automatiques qui nous suivaient à bord d’une voiture. Voyant le danger, notre chauffeur a refusé de s’arrêter. Les assaillants nous ont poursuivis pendant 30 kilomètres. Comme ils ont vu qu’on n’allait pas s’arrêter, ils ont commencé à tirer sur l’arrière du bus, pensant que le moteur se trouvait là-bas. Mais, ayant constaté que notre chauffeur continuait sa course, ils ont alors commencé à tirer sur les pneus arrière du bus. Comme le bus ne s’est pas arrêté, ils ont accéléré pour venir tirer sur les pneus de devant, qu’ils ont réussi à atteindre. Le chauffeur a immobilisé le bus et il a pris la fuite avec son apprenti. Les bandits étaient très énervés contre eux », a témoigné ce jeune passager qui dénonce l’insécurité sur les routes guinéennes.

Après l’immobilisation du bus, nous apprend-on, les assaillants s’y sont introduit pour aller directement s’attaquer au coffre qui contenait le paquet d’argent.

« On pensait qu’ils allaient essayer de nous dérober nos téléphones et notre argent de poche. On ne savait pas qu’il y a 400 et quelques millions qui étaient emballés dans un carton comme un colis et que le propriétaire de cet argent était comme passager dans ce bus. Quand ils sont montés, ils ont essayé de casser le cadenas du coffre avec leurs fusils automatiques. Ils savaient où se trouvait l’argent et ils nous poursuivaient juste pour prendre cet argent. Parce que quand ils ont cassé le coffre, ils ont pris le paquet, ils ont dit : allons-y ! Ce que nous sommes venus chercher, c’est ça. Ils sont descendus du bus et ils sont partis », a expliqué un autre passager qui a requis l’anonymat.

A quel moment alors deux passagers ont été atteint par balles ?

Selon les témoignages, c’est quand l’orpailleur de 28 ans a voulu suivre le véhicule des assaillants.

« Très malheureusement, le propriétaire de l’argent a pris une balle au niveau des hanches alors qu’il poursuivait à pied la voiture des bandits. Un autre passager a aussi été égratigné à la main par une autre balle », a appris Guineematin.com auprès des passagers du bus.

Rappelons que le parquet du tribunal de première instance de Mamou a déjà annoncé l’ouverture d’une enquête pour vol à main armée.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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