La tension est vive depuis mardi dans le district de Badamakö, relevant de la sous-préfecture de Doko dans la préfecture de Siguiri. Deux villages se disputent un domaine minier se trouvant dans cette localité. Plusieurs personnes impliquées dans ce conflit ont été prises en otage par un groupe de Donzos, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Tout est parti d’un conflit domanial opposant deux familles: la famille Koïta de Dörah dans la sous-préfecture de Niagassola et la famille Touré de Badamakö dans la sous-préfecture de Doko. La famille Koïta de Dörah a réclamé un domaine que ses grands-parents aurait prêté à la famille Touré de Badamakö pour faire l’agriculture, et sur lequel de l’or a été découvert récemment. Selon le sous-préfet de de Doko, Namory Doumbouya que nous avons joint au téléphone, la justice de paix de Siguiri a été saisie de l’affaire et elle a tranché en faveur de la famille Touré de Badamakö.

« D’abord, c’est un conflit qui opposait deux familles: la famille Koïta de Dörah et la famille Touré de Badamakö. Le domaine disputé se trouve à 300m de Badamakö et à 3 km de Dörah. Le jugement a été rendu il y a quelques mois en faveur de la famille Touré. Maintenant la famille Koïta rejette le verdict prononcé et elle a fait appel aux Donzos de sa communauté qui sont venus faire des otages dans le camp de Badamakö. Ils ont enlevé plusieurs personnes qu’ils ont envoyées dans leur village avec leurs machines concassage », explique le sous-préfet.

Les Donzos, tous armés, sont revenus investir le site disputé. Plusieurs agents de la police ont été déployés sur les lieux. Mais pour le moment, la situation n’est toujours pas maîtrisée. Car, les Donzos refusent non seulement de libérer les personnes qu’ils retiennent en otage mais aussi de libérer le site.

« Ils sont plus de 200 Donzos de Dörah sur le site, ils sont tous armés de fusils de fabrication locale, ils disent qu’ils ne quitteront pas les lieux. Selon eux, c’est soit on les tue tous ou alors on leur rend le domaine en question. Aucune personne n’a été arrêtée pour le moment », a expliqué au téléphone de Guineematin.com, un responsable de la CMIS qui a requis l’anonymat.

Les autorités locales tentent de négocier pour trouver une solution à ce problème.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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