La grèves du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), lancée il ya trois jours, se poursuit à Kindia. Ce mercredi 14 février 2018, les écoles publiques de la commune urbaine n’ont pas fonctionné. Les cours sont également paralysés dans de nombreuses écoles privées, rapporte Guineematin.com, à travers son correspondant local.

Le mouvement de grève affecte sérieusement les écoles de Kindia où, depuis trois jours, les cours sont boycottés.

Chaque matin, les encadreurs des écoles publiques prennent la peine de se présenter dans leurs écoles respectives. Un encadreur du lycée franco Arabe de Thiernodjibya, dans la commune urbaine, affirme que « ça ne travaille pas dans notre établissement depuis trois jours. Nous les encadreurs, nous venons chaque matin pour se présenter. Mais, on ne voit personne. Donc, ça joue beaucoup sur la formation des enfants. Et nous souhaitons maintenant qu’une issue soit trouvée pour le bien de tous ».

Cette situation affecte également certaines écoles privées de Kindia où les cours sont au ralenti. C’est le cas des écoles Stéphane Plus, Saint Lucien, la Lune de Sam, Général Lansana Conté et tant d’autres. Selon notre constat, les élèves de ces écoles privées viennent en tenue civile. Mais, l’engouement n’est pas de mise.

Oumar Tounkara, secrétaire général du SLECG de Kindia, dit que c’est paradoxal de voir dans un pays immensément riche, comme la Guinée, les enseignants vivre dans la misère. « Nous n’avons pas demandé l’impossible, nous n’avons demandé que le possible. Car dans cette lutte, nous ne nous laisserons pas faire jusqu’à satisfaction de nos revendication intégrales », lance le syndicaliste.

Le secrétaire général du SLECG de Kindia a demandé aux enseignants d’observer le mot d’ordre de grève. Oumar Tounkara a aussi invité les parents d’élèves à garder les enfants à la maison.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tel 623 78 43 73

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