Le mot d’ordre de grève lancé par le SLEEG, version Aboubacar Soumah, semble prendre de l’ampleur dans le pays. C’est du moins ce qu’a constaté le correspondant de Guineematin.com à Lola ce mardi, 13 février 2018. Pour leur part, les élèves s’étaient rendus dans les collèges et le lycée pour suivre les cours comme à l’ordinaire. Mais, les enseignants, eux, n’ont pas fait acte de présence. Les élèves étaient contraints de se rentrer chez eux avant l’heure dès le matin.

Hier, lundi 12 février 2018, les professeurs du lycée, après les premières épreuves à 10 heures, avaient déserté la cours de l’établissement. Et, ce matin, ce mouvement de grève a été suivi par tous les enseignants de la commune urbaine.

Bien que cette grève est considérée comme illégale par les autorités du pays et malgré la non-participation des certaines associations syndicales, ce mouvement devient de plus en plus soutenu par les enseignants qui disent aujourd’hui à qui veut l’entendre que « monsieur Aboubacar Soumah est un vrai enseignant, très soucieux de ces collèges ».

Pendant que les enseignants continuent de revendiquer sur leur sort et de réclamer au gouvernement de meilleures conditions de vie, les élèves plaident pour leur avenir et se plaignent du retard qui sera causé dans le programme de formation.

Pour l’heure, certains élèves de la ville de Lola ont commencé à se rendre dans leurs villages respectifs, en attendant le coup de téléphone de leurs camarades de classe pour la reprise des cours.

En attendant les jours à venir pour voir si les autres districts et sous-préfectures de Lola vont participer ou non à cette grève, les enseignants de la commune urbaine, eux, se sont déjà lancés à fond dans la dance comme ceux des autres préfectures du pays.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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