Les membres de la Coalition Nationale pour la Paix en Guinée (CNPG) ont animé un point de presse dans l’après midi d’hier lundi, 12 février 2018, à son siège à Bambéto, dans la commune de Ratoma. Au cours de cette rencontre, ils ont rendu public une déclaration relative aux élections locales et à la grève déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Faisant la lecture de la déclaration, le chargé de communication et du plaidoyer de la CNPG, Abdoulaye Kadiatou Touré, a dit que sa structure s’est réjouie de la tenue de ces élections locales, longtemps attendues par le peuple de Guinée.

Il a fait savoir qu’à travers les rapports fournis par leurs observateurs, la CNPG a constaté par endroits certaines anomalies. Il s’agit, entre-autres, du manque de certains matériels électoraux dans certains bureaux de vote des cinq communes de Conakry et de l’intérieur du pays : « des fiches d’émargements, de l’encre indélébile, l’usage abusif des votes par procuration (exemple la commune de Kaloum) ; des tentatives de fraude et des tensions signalées à Faranah et à Kindia ; des heurts entre citoyens qui voulaient suivre la centralisation des votes et les forces de maintien d’ordre, qui ont entrainé la mort de deux personnes à Kindia… ».

Abdoulaye Kadiatou Touré a laissé entendre que « hormis ces insuffisances qui devraient être corrigées au fur et à mesure par la CENI et ses démembrements, les opérations de vote se sont déroulées calmement sur toute l’étendue du territoire national, même si l’affluence dans les bureaux de vote n’était pas au rendez-vous ».

En outre, la CNPG salue la sérénité de la population guinéenne lors de ce scrutin et l’invite à accepter les résultats issus des urnes.

S’agissant de la grève des enseignants, lancée par la SLECG version Aboubacar Soumah, la CNPG dit être au « regret de constater que le gouvernement n’a aucune volonté d’aller au dialogue avec ce groupe de syndicalistes dont le poids est pourtant incontestable sur l’échiquier syndical guinéen. Nous pensons que les menaces, les intimidations, les tentatives de divisions et les mises sous contrôle judiciaire choisies par le gouvernement ne feront qu’empirer la situation et plonger l’éducation guinéenne dans une situation regrettable ».

La CNPG invite le gouvernement et le groupe d’Aboubacar Soumah et celui de Sy Savané de privilégier le dialogue.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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