Comme annoncé dans nos précédents articles, une délégation conduite par le gouverneur de Kankan, Mohamed Gharé, a rencontré la population de Kérouané dans la journée de ce samedi, 14 octobre 2017. Il était question de discuter sur les points de revendications ayant conduit à la manifestation de rue d’avant-hier jeudi.

Selon une source contactée par Guineematin.com la rencontre a eu lieu dans la case du Sôtikemo, communément appelé vestibule, en présence des sages, des femmes, des députés issus de la préfecture, etc.

Au terme des discussions, un accord a été obtenu sur la cessation des manifestations et le réprofilage de la voirie urbaine en attendant le bitume.  « En attendant le bitumage de la route Kankan-Kérouané-Beyla, les jeunes ont dit souhaiter le reprofilage de la voirie urbaine dans deux semaines. Une doléance qui a été acceptée par la délégation du gouverneur. Déjà, certaines sociétés sont sur place. Sur la route Kankan- Kérouané, il y a le génie militaire qui travaille par exemple entre Sana et Kérouané. Le tronçon Sana- Kankan est dans la main de la société Guiter S.A  et ; de Konsankoro à Beyla, une autre société appartenant à un certain Kaba est sur place », a expliqué notre contact qui a assisté à la rencontre.

S’agissant de l’emploi jeune où la population aurait demandé le retour de la société Rio Tinto, « aucun engagement n’a été pris par la délégation qui a estimé que c’est une décision qui appartient au haut lieu », a-t-il précisé.

Egalement joint au téléphone par notre rédaction, le préfet de Kérouané, Damoun Kanté a dit que la réunion s’est bien passée. « D’abord, le Sötokemo a pris la parole pour demander des excuses au président de la République au nom des populations de Kérouané et a promis que ce qui s’est passé ne se répétera plus. Ensuite, monsieur le gouverneur a pris la parole pour dire que les points de revendications sont déjà pris en compte par le gouvernement. Pour preuve, quand le Président Alpha Condé est venu à Banankoro, il avait parlé de ces routes mais aussi du pont », a-t-il dit.

Selon le préfet, quand les gens parlent des routes communautaires, ce sont des informations qu’il avait déjà remontées à sa hiérarchie depuis 4 mois. « S’agissant par exemple de la reconstruction du pont sur le Milo, des soumissionnaires étaient là il n’y a pas longtemps. Ce n’est qu’une question de procédure. Le financement a été obtenu à travers la BID », a-t-il annoncé.

En fin, Damoun Kanté confirme que les ressortissants de Kérouané ont décidé de mettre en place une commission de suivi des activités à réaliser.

Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Facebook Comments