Dans le cadre des préparatifs des élections législatives prévue pour le 16 février prochain, la CENI a procédé à l’affichage des listes électorales provisoires. Une opération, qui permet aux électeurs de s’assurer qu’ils figurent sur le fichier électoral et que leurs informations sont correctes. Mais, celle-ci suscite de la déception et de la colère au quartier Ansoumanyah Plaleau, dans la préfecture de Dubréka, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place ce lundi, 20 janvier 2020.

En effet, plusieurs habitants de cette localité, située en périphérie de Conakry, ne retrouvent pas leurs noms sur les listes affichées. C’est le cas de Ben Oumar Camara, chauffeur, qui accuse la Commission Électorale Nationale Indépendante de vouloir brûler le pays.

Ben Oumar Camara

« Je suis déçu de la CENI parce qu’elle refuse de faire un bon travail, afin que ces élections législatives se déroulent dans les règles de l’art. Je ne peux pas comprendre que des gens se soient enrôlés et que leurs noms ne figurent pas sur les listes électorales affichées. C’est mon cas aujourd’hui, et je ne suis pas seul dans cette situation. C’est extrêmement grave parce que je vois que la CENI veut mettre le feu dans notre cher pays, la Guinée », s’indigne ce citoyen.

Mamadou Oury Diallo

Mamadou Oury Diallo, commerçant, lui, a retrouvé son nom sur la liste électorale. Mais, lui aussi est en colère parce que deux de ses fils n’ont pas trouvé les leurs. « Je suis venu ici pour vérifier si mes enfants et moi, figurons sur cette liste électorale. Mais, après avoir parcouru toute la liste, je n’ai vu que mon nom, mes deux fils ne figurent pas sur la liste alors qu’ils se sont effectivement fait enrôler. Beaucoup d’autres personnes ne retrouvent pas leurs noms sur ces listes alors que certains détiennent même le récépissé qui leur a été délivré après leur enrôlement. C’est en aberrant tout ça », lance notre interlocuteur.

Pour exprimer leur mécontentement, certains citoyens ont déchiré une partie des listes affichées dans ce quartier. Approché par notre reporter, le chef de quartier n’a pas voulu commenter cette situation.

A noter que dans plusieurs quartiers de Conakry et dans d’autres villes de l’intérieur du pays, des citoyens ont déchiré ou incendié les listes électorales, peu après leur affichage. Ce qui témoigne de la tension qui entoure ce processus électoral. Les principaux partis d’opposition du pays, qui se sont retirés du processus, menacent d’empêcher la tenue du scrutin, prévu le 16 février 2020.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tel : 661 74 99 64

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin