L’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des Forces du Changement (UFC) s’est tenue ce samedi 18 février 2017 à son siège national, sis au quartier Taouyah, dans la commune de Ratoma. La rencontre, présidée par Aboubacar Sylla,  a connu la présence massive des militants et sympathisants du parti, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir présenté de nouveaux adhérents, le président du parti a fait le compte-rendu des  points essentiels que les membres de l’opposition Républicaine ont  eu à débattre lors de la plénière organisée  hier vendredi. « L’opposition Républicaine a tenu une réunion hier. Cette réunion a examiné trois points qui étaient inscrits à l’ordre du jour. Il s’agit de la crise de l’éducation ;  la session extraordinaire de l’Assemblée Nationale et la mise en œuvre des dispositions  de l’accord du 12 octobre 2017 ; et enfin, le front anti-troisième mandat que l’opposition a créé pour s’opposer énergiquement à toute velléité de perdurer au pouvoir de la part du Président Alpha Condé », a-t-il expliqué aux militants.

Après avoir longuement décortiqué ces sujets d’actualité, le porte- parole de l’opposition a dépeint le tableau relatif au bilan du régime d’Alpha Condé. Pour lui, il  n’y a pas un seul secteur qui marche aujourd’hui en République de Guinée. « D’habitude, dans les pays on dit là,  ça va, et là, ça ne va pas. Mais tous les secteurs sont sinistrés en Guinée. Le secteur de  l’eau, de l’électricité,  de la sécurité,  de la justice, le chômage généralisé, la médiocrité de l’administration, la corruption, le détournement des déniés publics, tous sont  sinistrés », a déploré honorable Aboubacar Sylla.

Pour lui, la Guinée est devenue un pays autocratique car, dit-il, le président de la République s’implique dans tous les secteurs. «Dans quel  pays au monde vous avez vu un chef de l’Etat devant les syndicalistes pour discuter des questions d’ordre social, des questions de travail, de salaires, de congés, de prime d’ancienneté,  de prime de préparation ? Dans quel pays vous avez vu ça ? », a-t-il demandé à ses militants. « Nulle part », ont-ils répondus en chœur.

Par ailleurs, Aboubacar Sylla accuse  le Président de la République  d’avoir mis  le pays dans un problème très grave. « C’est lui qui fait tout, décide de tout, contrôle tout, impulse tout. Quand un président se substitue au gouvernement, et aux institutions cela  veut dire  que c’est un régime autocratique », a-t-il fait observer.

Dans un tel  contexte, souligne-t-il, on ne peut pas parler de régime démocratique. « On a le semblant de démocratie, parce que les institutions sont là. On a une Assemblée Nationale, on a une Cour Constitutionnelle, une Cour Suprême, on a la Haute Autorité de la Communication. Mais lorsque toutes ces institutions sont phagocytées par le pouvoir, et que c’est le président de la République qui prend toutes les décisions, on ne peut pas  parler de démocratie dans un contexte pareil », a-t-il dénoncé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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