Aujourd’hui, la Guinée est un pays déchiré et fragilisé par la division politique, l’injustice, l’ethno stratégie, l’impunité et surtout la résignation des uns et des autres. Il faut rappeler que ces deux (2) dernières années la Guinée a connu ses pires moments de crise, des familles mises à la belle étoile, des manifestations politiques incessantes avec tous les dégâts (matériels et humains) qui vont avec, des guinéens tués, des femmes et enfants violés, des affrontements ethniques et pour finir une insécurité économique et politique galopante qui favorise la criminalité.

Tous ces maux montrent une faillite de la gouvernance, l’échec de l’État à rétablir la justice et à protéger sa population.

 

Cependant, je vois une jeunesse FORTE, si je dis forte, je parle de cette force de résistance des jeunes gens, cette force de survie des jeunes diplômés sans emploi, cette force des jeunes qui n’ont pas de soutien malgré tout le talent et le bagage intellectuel qu’ils possèdent. Cette force des jeunes détenus, cette force des jeunes qui ne baissent pas les bras malgré l’exacerbation de la précarité, la misère et tant de maux qui gangrènent la société guinéenne.

 

Cette réalité décrite a tendance à s’inscrire dans une normalité déconcertante, car faisant partie du quotidien de tout guinéen. Une jeunesse déboussolée, mais qui refuse d’abandonner et qui arrive à se faire une place au prix de leur vie dans un contexte de crises politiques permanentes.

 

La bonne nouvelle est qu’il y a des solutions aux problèmes que traverse le pays.

La première des choses est avant tout le rétablissement de la justice. Il faut qu’il y ait justice pour toutes les pertes en vies humaines, pour toutes ces familles qui ont, d’une manière ou d’une autre, subi l’injustice, il faut surtout une justice impartiale pour tous les guinéens sans distinction d’ethnie, de religion ou d’appartenance politique.

 

Ensuite, l’autre solution est l’adoption d’un esprit rassembleur et de promotion de l’excellence. Que les recrutements, les décrets ou nominations ne soient pas sur des bases de récompenses politiques, mais plutôt sur la base du mérite, que les positions ne soient pas communautarisées, il faut impliquer de façon équitable toutes les ethnies et communautés dans la gestion des affaires publiques.

Certes, cette piste ne s’inscrit pas dans l’immédiat mais elle pourrait l’être dans le  long terme, je pense qu’il faudrait promouvoir l’éducation politique, citoyenne des populations, à travers des sensibilisations sur des valeurs du vivre ensemble, et le tout couronné par l’adoption des discours de vérité peu importe les circonstances.

 

Je tiens à exprimer mon espoir pour le changement et la prospérité de ce pays. J’en suis consciente que cela ne sera pas facile, mais j’ose croire que ma contribution ainsi que celle de toutes et tous dans l’intérêt commun des Guinéens contribueront à la prospérité tant espérée par les populations de ce pays.

 

Que Dieu protège la Guinée et les guinéens !

 

 

Aïssatou Noumou Diallo, étudiante en master 2 en étude de développement local à l’institut d’étude du développement économique et social (IEDES) de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, présidente fondatrice de l’ONG AFESD-Guinée, et gérante de l’entreprise AND-BUSINESS, Paris – France

 

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