Depuis l’ouverture des classes au compte de l’année scolaire 2020-2021, l’école primaire Mandou-Télikoro dans la sous-préfecture de ‘’Albadariah’’ (une localité située à 55 kilomètre du chef-lieu de la préfecture de Kissidougou) est fermée. Et, pour cause, cet établissement scolaire est dépourvu d’enseignant pour dispenser les cours aux 200 élèves qui y sont inscrits. Visiblement, aucun enseignant n’a accepté d’aller dans cette école de 6 classes, depuis l’année dernière. Les habitants de cette localité, soucieux de l’avenir de leurs enfants, appellent les autorités en charge de l’éducation à prendre des mesures pour l’année prochaine afin que cette école rouvre ses portes, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la région de la Haute Guinée.

On s’achemine vers une année blanche dans le district de Télikoro où l’école primaire Mandou-Télikoro peine à ouvrir encore ses portes depuis décembre dernier. Cette école, créée en 2001 grâce aux efforts des ressortissants de Telikoro, compte 200 élèves. Et, ces élèves sont abandonnés à eux-mêmes depuis l’ouverture des classes.

Fodé Mara, patriarche de Télikoro

« On a beaucoup d’élèves, mais on n’a pas d’enseignements. Avant on avait trois enseignants en 2001, cela fait 20 ans aujourd’hui. Il y a un qui est parti ; et, deux sont restés, ensuite les deux sont partis. L’année dernière le gouvernement nous a envoyés un enseignant, il est tombé malade, puis est décédé. On a attiré l’attention du directeur sous-préfectoral de l’éducation (DSSE), il nous a demandé de chercher un contractuel communautaire. On a pris un contractuel que nous payons à 300.000 GNF par mois. Après trois mois de service, il est parti cherché sa famille ; et, il n’est plus jamais revenu », a expliqué Fodé Mara, le patriarche de Télikoro.

De son côté, le président du district de Telikoro, Ousmane Mara, demande au gouvernement de leur aider à trouver des enseignants pour assurer la scolarité de leurs enfants.

Ousmane Mara, président du district de Télikoro

« Ce qu’on veut, c’est que quand on construit une école, le gouvernement doit accepter d’envoyer les enseignants. Lorsqu’un enseignant quitte, l’Etat doit lui trouver un remplaçant. Lorsque vous avez une école de deux bâtiments et qu’il n’y a pas d’enseignants, cela nous fatigue. Le gouvernement doit nous aider pour trouver des enseignants qui ne sont pas des contractuels communautaires, sinon les élèves et les parents d’élèves vont démissionner. Parce qu’on est fatigué de payer de l’argent aux enseignants contractuels communautaires », a dit Ousmane Mara.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin