Feue Madame Aïssatou Boiro

Près de 9 ans après l’assassinat de Mme Aïssatou Boiro, ancien directrice nationale du Trésor, et de Paul Temple Cole, informaticien, le dossier se trouve toujours devant la justice guinéenne. Cinq accusés qui ont été condamnés dans cette affaire ont relevé appel contre la décision du tribunal de première instance de Dixinn. Leur procès en appel s’est ouvert ce vendredi, 16 juillet 2021, devant la Cour d’appel de Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mohamed Diallo, alias Junior, et Elhadj Oumar Barry, ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 30 ans, dans le cadre de l’assassinat de Mme Aïssatou Boiro et de Paul Temple Cole. Un double crime perpétré en l’espace de quelques minutes, dans la soirée du 9 novembre 2012, au quartier Kipé, en banlieue de Conakry. De leur côté, Okolo Omo Zahpa, Elhadj Ousmane Baldé et Oumar Lamarana Diallo, ont écopé chacun de 20 ans de réclusion criminelle dans cette affaire. Mais, les avocats de ces cinq condamnés ont interjeté appel contre cette décision du tribunal de première instance de Dixinn, rendue le 4 avril 2019.

C’est ainsi qu’un nouveau procès s’est ouvert ce vendredi, 16 juillet 2021, devant le Cour d’appel de Conakry. Les avocats espèrent pouvoir convaincre la juridiction supérieure à annuler les peines infligées à leurs clients en première instance. « Mon client est poursuivi pour association de malfaiteurs, vol à main armée, détention d’armes de guerre et assassinat, alors qu’ils ne se sont jamais (lui et ses coaccusés, ndlr). Il n’a jamais tenu même une arme de chasse à plus forte raison une arme de guerre. Il n’a jamais fait l’armée, il n’a jamais manipulé une arme. Il a été condamné à tort et de façon injuste par le TPI de Dixinn. Voilà pourquoi j’ai relevé appel », a expliqué Me Labila Michel Sonomou, l’avocat d’Elhadj Ousmane Baldé.

De son côté, Me Kounadi Thérèse Traoré, l’avocate de l’accusé Elhadj Oumar Barry, a laissé entendre que son client n’était pas en Guinée lorsque les faits pour lesquels il a été condamné se sont produits. « Mon client était au Liberia pour des soins à cette époque. On ne peut pas comprendre qu’il soit là-bas et qu’il commette ces actes à Conakry. Et même s’il était impliqué, je trouve sa peine très excessives », a-t-elle indiqué. Les conseils des trois autres accusés ont également tenté de justifier que le tribunal de première instance de Dixinn a condamné leurs clients « sans aucun motif valable ». Les accusés aussi se sont succédé à la barre, tous rejetant en bloc les faits mis à leur charge.

Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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