Comme annoncé précédemment, des accrochages ont éclaté entre les forces de l’ordre et des membres du FNDC à l’occasion de l’enterrement des 11 victimes par balles des manifestations à Conakry contre un troisième mandat d’Alpha Condé, les 14, 15 et 16 octobre dernier. La scène s’est déroulée à Bambéto, dans la commune de Ratoma, où des coups de feu et des tirs à gaz lacrymogène ont crépité et semé la débandade avant, pendant et après la prière.

Présent à cette cérémonie funèbre, Elhadj Dembo Sylla, vice-président de l’UDG (Union pour le Développement de la Guinée) et membre du FNDC, a dénoncé cette attaque contre une procession funèbre composée de citoyens non violents.

Interrogé par Guineematin.com juste après ce malheureux incident, monsieur Sylla a dit toute sa surprise devant un tel agissement des forces de l’ordre.

Elhadj Dembo Sylla, vice-président de l’UDG

« J’ai un sentiment de déception. Franchement, je suis très déçu, écœuré. Je ne peux pas croire que dans un pays, avec les citoyens de ce pays, qu’on puisse les traiter comme ça. Nous sommes avec 11 corps qu’on doit inhumer. Impossible de le faire. Et vous avez vu, depuis qu’on est arrivé, entre le cimetière et la mosquée, c’est la débandade, des tirs à balles réelles, du gaz lacrymogène. Franchement, on n’a même pas pu prier. Parce qu’à l’intérieur de la mosquée, partout il y avait du gaz lacrymogène, et puis même sur les corps. Donc, je suis vraiment scandalisé. Je ne sais pas quoi dire tellement que… je ne pouvais pas croire qu’en 2019 dans un pays souverain, nous tous qui sommes citoyens de ce pays, qu’on pouvait arriver à ça ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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