Dr. Diané à l’Assemblée : « les Forces Armées guinéennes sont au service du peuple… »

25 juin 2019 à 23 11 37 06376
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale

Le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale était devant les députés ce 25 juin pour présenter et défendre quatre importants projets de Loi visant à moderniser et renforcer le cadre juridique des Forces armées guinéennes. Après débats, les députés ont adopté à l’unanimité les trois premiers projets de loi et à la majorité, le projet de loi relative à l’usage des armes par la Gendarmerie nationale.

Avant de passer aux objectifs visés par les projets de lois qu’il a eu l’honneur de soumettre l’appréciation des élus du peuple en vue de leur adoption, Dr. Mohamed Diané a rappelé les missions principales du département de la défense tel que le prévoit le décret N°D/2018/243/PRG/SGG du 08 octobre 2018 portant organisation, attributions et fonctionnement du ministère de la Défense nationale.

Selon les termes de ce décret, le ministère de la Défense nationale participe à la conception, l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de la politique du gouvernement dans le domaine de la Défense Nationale.

« A ce titre, il est particulièrement chargé, entre autres de mettre en œuvre la politique de défense nationale ; garantir et protéger les intérêts majeurs et vitaux de la Nation ; sauvegarder les institutions de la République ; coordonner les activités des organismes de commandement ; assurer la mise en condition des forces ; créer et renforcer les conditions de participation des Forces armées aux missions de soutien de la paix et faire observer les principes du droit international humanitaire au sein des Forces armées ».

Le ministre de la Défense nationale a précisé que depuis l’avènement de la troisième République, le Président de la République a fait de la réforme de l’armée, sa priorité. « Longue mais indispensable, cette réforme a pour objectif de rendre notre armée capable de relever les défis auxquels notre pays est continuellement confronté. L’un des instruments majeurs pour la réussite de cette réforme est le renforcement du cadre juridique, basé sur la production et la vulgarisation des textes. C’est dans ce cadre qu’un ensemble de quatre textes ont été élaborés en vue d’intégrer les réalités de l’évolution sécuritaire, environnementale et socioéconomique de notre Nation. Il faut noter que ce travail vient corriger les imperfections des textes existants et combler les vides ».

Il s’agit, a énuméré le ministre d’Etat, du Projet de loi relative aux principes fondamentaux de l’organisation générale de la défense nationale ; du Projet de loi relative à l’organisation générale et le fonctionnement des forces de défense ; du Projet de loi relative à l’usage des armes par la Gendarmerie nationale ; et du Projet de loi fixant les conditions de participation de l’armée au développement économique de la Nation et à toutes autres tâches d’intérêt public.

« Revenant au Projet de loi relative aux principes fondamentaux de l’organisation générale de la défense nationale, il faut retenir qu’en dépit du fait que la Guinée ne soit pas directement visée par une menace militaire, elle enregistre depuis quelques années, à proximité de ses frontières, des violences régulières qui s’ajoutent à une instabilité de l’environnement international. Ces phénomènes, à eux seuls, justifient que la République de Guinée balise l’organisation de sa défense nationale par des principes dits fondamentaux ».

C’est pourquoi, indique le ministre d’Etat, dans son contenu, ce projet de loi cherche entre autres à clarifier les concepts de : de défense nationale ; de politique de défense nationale ; de stratégie de défense nationale ; et d’intérêts fondamentaux.

« De la définition de ces concepts, il résulte que la défense nationale ne se limite pas seulement à la défense du territoire et des populations par la force des armes. Elle vise également à protéger les intérêts fondamentaux de la Nation qui se répartissent entre intérêts vitaux et intérêts majeurs ».
D’ailleurs, il faut entendre par intérêts vitaux, l’intégrité du territoire national et ses approches aériennes et maritimes, le libre exercice de la souveraineté nationale et la protection des populations, enseigne Dr. Diané.

Quant aux intérêts majeurs, ajoute le ministre de la Défense, il s’agit du maintien de la paix civile, de la préservation de l’environnement et des espaces essentiels à l’activité économique ainsi qu’à la liberté de ses échanges.

Faisant l’économie de la définition des autres concepts qui sont largement expliqués dans les exposés des motifs transmis aux députés et qui accompagnent le projet de loi, le ministre d’Etat en charge de la Défense nationale a dit que le Projet de loi relative à l’organisation générale et le fonctionnement des forces de défense, prend en compte la définition des concepts des Forces de Défense et de Sécurité, des Forces de Défense, des Forces Armées Guinéennes, des Armées et de l’Armée dite Républicaine ; la précision des missions assignées aux forces de défense et la constitution des forces en composante militaire interarmées comprenant les armées de Terre, de Mer et de l’Air et en composante Gendarmerie nationale, constituée de militaires qui participent aux missions de sécurité intérieure.

« La composante militaire, chargée de la défense opérationnelle du territoire, est placée sous les ordres de l’Etat-major Général des Armées, tandis que la composante Gendarmerie Nationale, dont l’axe d’effort est la sécurité intérieure, est placée sous la responsabilité du Haut Commandement de la Gendarmerie nationale – Direction de la Justice Militaire », a tenu à clarifier Dr. Mohamed Diané.

Ainsi, le projet de loi relative à l’organisation générale et le fonctionnement des forces de défense circonscrit l’acception de la défense dans sa dimension militaire et met à jour l’architecture institutionnelle et structurelle chargée de l’assurer.

En ce qui concerne le Projet de loi relative à l’usage des armes par la Gendarmerie nationale, qui a fait couler beaucoup de salive dans l’hémicycle, le ministre d’Etat en charge de la Défense a rassuré les uns et les autres en indiquant qu’il fait état des dispositions permettant aux militaires de la Gendarmerie d’être juridiquement plus assurés lorsqu’ils ont à faire usage de leurs armes et de les protéger, à l’occasion des procédures pénales, contre ceux qui voudraient se venger de l’autorité publique en s’en prenant aux personnes physiques qui l’incarnent.

Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale

D’ailleurs, Dr. Diané fait savoir que les dispositions du présent projet de loi renforcent les moyens d’action de ceux qui œuvrent quotidiennement à la sécurité de tous et précisent la nature des situations effectives dans lesquelles les militaires de la Gendarmerie sont amenés à devoir faire usage de leurs armes. « Elles traduisent également la volonté d’apporter des règles d’usage correspondant à chacune des situations auxquelles les militaires de la Gendarmerie sont souvent confrontés. L’encadrement de l’usage des armes par les militaires de la Gendarmerie est l’objectif principal visé par cette loi. Ainsi, la légitime défense n’est plus la seule contrainte qui pèse sur les gendarmes lorsqu’ils ont à faire usage de leurs armes ». Une grande avancée.

Enfin, le Projet de loi fixant les conditions de participation de l’armée au développement économique de la Nation et à toutes autres tâches d’intérêt public, a été élaboré en application, selon le ministre de la Défense, notamment, de l’article 47 de la constitution guinéenne qui stipule en son alinéa 3 que : « … Le Président de la République peut, outre les fonctions spécialisées de défense de l’intégrité territoriale dévolue à l’armée, faire concourir celle-ci au développement économique de la Nation et à toutes autres tâches d’intérêt public dans les conditions définies par la loi. ».

« Il me semble normal de rappeler ici que depuis sa création, l’Armée guinéenne participe, à travers ses différentes composantes, à l’amélioration des conditions de vie du citoyen, en totale adéquation avec les choix de l’Etat visant à mettre à contribution toutes les potentialités disponibles au service du peuple. Les exemples ne manquent pas pour illustrer cette réalité : le Bataillon du Génie Militaire construit des ouvrages de franchissement, des bâtiments, des routes et participe à la production agro-alimentaire. Aussi, le service de santé des armées intervient régulièrement en faveur des populations civiles dans toutes les garnisons du pays.

Or, en l’absence d’un cadre juridique adéquat, ces nombreuses actions perdraient la visibilité qu’elles méritent. Pour les mêmes raisons, le Président de la République ne pourrait exercer dans des conditions claires l’une de ses prérogatives constitutionnelles. Il apparait clairement donc la nécessité de créer cet environnement juridique qui définit les domaines, les conditions et les procédures de participation de l’armée au processus de développement économique de la Nation ainsi que la mise en œuvre des programmes d’actions civilo-militaires ».

Dr. Mohamed Diané a rappelé que les forces armées, pour bien remplir leurs missions régaliennes, doivent s’appuyer sur des principes fondamentaux bien définis. Encore faudrait-il qu’elles soient bien organisées et bien équipées, évoluant dans un cadre juridique claire.

Pour le ministre de la Défense nationale, il est important de savoir que les Forces Armées guinéennes sont au service du peuple qui devient de plus en plus exigeant. Il est donc opportun de trouver des instruments juridiques adéquats permettant à nos Forces Armées non seulement de participer au développement socio-économique de la Nation, mais aussi de contribuer au maintien d’un environnement de sécurité dans notre pays.

Les députés, dans leur très grande majorité, ont apprécié et encouragé l’initiative du ministère de la Défense nationale de doter la Guinée d’une armée moderne, redimensionnée et bien équipée. Ils ont donc adopté les différents projets de loi soumis à leur appréciation.

Par le service de communication du Ministère de la Défense nationale

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DPE Fria : « toutes les conditions sont réunies pour organiser les examens »

25 juin 2019 à 23 11 25 06256

Selon le calendrier communiqué par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA), les examens nationaux session 2019 débuteront le 4 juillet prochain. Les autorités éducatives de la préfecture de Fria disent être entièrement prêtes à organiser ces examens.

Ismaël Camara, chef de la section pédagogie de la DPE
Ismaël Camara, chef de la section pédagogie de la DPE

Dans un entretien qu’il a accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture de Fria, monsieur Ismaël Camara, chef de la section pédagogie de la DPE rassure que toutes les dispositions sont déjà prises pour le bon déroulement des trois (3) examens nationaux, à savoir le certificat de fin d’études élémentaires (CEE), le brevet d’études du premier cycle (BEPC) et le baccalauréat unique. Mais, Ismaël Camara prévient que tous les enseignants n’auront pas la chance d’être pris à la surveillance, même s’ils en ont le souhait.

Concernant le niveau de préparation, monsieur Camara explique : « les listes des candidats avec PV à l’examen de fin d’études élémentaires et au BEPC sont venues et mises à la disposition des centres. C’est au baccalauréat qu’il reste à corriger ; mais, le gestionnaire de l’informatique est sur pieds d’œuvre. Les centres d’examens sont identifiés et nettoyés. Dans deux jours, nous allons finir de désigner les commissions de secrétariat de correction et de surveillance et afficher immédiatement pour que les concernés s’informent et s’apprêtent à temps. Le matériel aussi, la DPE est sur pieds d’œuvre pour en trouver », a-t-il confié.
« Chacun voudra être parmi les surveillants, et c’est notre souhait aussi ; mais, nous avons plus de 600 enseignants. Pour un examen, on ne peut utiliser qu’environ 200 surveillants. Ceux qui ont surveillé à l’entrée en 7ème ne pourront être pris au BEPC, la même chose au baccalauréat. Mais, malgré tout, il restera des non utilisés. Il y a aussi une catégorie d’enseignants qu’on ne peut pas prendre comme surveillants, parce que quand tu les surprends des fois dans les salles, tu verras qu’ils ne sont pas du tout à la hauteur. Donc, des enseignants pareils sont disqualifiés d’avance », précise-t-il.

En termes de statistiques, le chef de la section pédagogie a indiqué que la DPE de Fria présentera pour la première évaluation, usuellement appelée examen d’entrée en 7ème Année, 1 716 candidats en enseignement général dont 805 filles et 58 en franco-arabe (FA) dont 17 filles, répartis en neuf (9) centres.

De Fria, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre la violence : vers la mise en place des conseillers locaux de la jeunesse à Boké

25 juin 2019 à 20 08 07 06076

Le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes continue son offensive en vue de l’insertion de la jeunesse. Une manière de prévenir les nombreux conflits qui naissent dans les communautés. C’est pour comprendre le contenu des documents juridiques concernant les conseillers locaux de la jeunesse qu’une réunion a mobilisé ce mardi, 25 juin 2019, à Boké, 50 jeunes venus de tous les quartiers de la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La commune urbaine de Boké est parmi les 20 communes conflictogènes du pays. Comme dans les autres localités de la République de Guinée, où des violences sont souvent enregistrées, un conseil local de la jeunesse sera mis en place pour parler au nom des jeunes. Ces cinquante jeunes, venus de différents quartiers de la commune urbaine, vont se pencher sur les documents juridiques proposés par le Bureau de Stratégie et de Développement (BSD) du Ministère de la Jeunesse.

Mohamed Touré, directeur général adjoint du Bureau de Stratégie et de Développement au Ministère de la Jeunesse,
Mohamed Touré

Selon Mohamed Touré, directeur général adjoint du Bureau de Stratégie et de Développement au Ministère de la Jeunesse, « l’activité s’inscrit dans le cadre de la présentation et la validation des documents juridiques concernant les conseillers locaux des jeunes dans les 20 communes conflictogènes de la Guinée. Nous allons présenter les différents textes que nous avons proposés aux jeunes de Boké, pour qu’ils puissent discuter et valider les documents en tenant compte des réalités locales ».

Mamadouba Tawel Camara
Mamadouba Tawel Camara

C’est le maire de la commune urbaine de Boké qui a présidé la rencontre. Mamadouba Tawel Camara a souhaité plein succès à cette initiative, surtout que Boké est connu pour les violences impliquant les jeunes. «Tout ce qui vise la paix et les jeunes est très important pour nous. Et si Boké est cité parmi les 20 communes conflictogènes de la Guinée, c’est très regrettable. Mais tout ça, c’est parce que les gens ont été frustrés. Et quand les jeunes se rendent compte que leurs préoccupations ne sont pas prises en compte, il y aura toujours des incompréhensions qui feront en sorte que les jeunes soient dans des mouvements. Boké a connu plein de mouvements. Depuis 2017, il y a eu trop de casse. Et c’est pour atténuer cette situation que nous saluons cette initiative et vous avez le soutien des autorités locales », a dit le maire.

Ansoumane Sampou

Pour Ansoumane Sampou, un jeune du quartier Koréra, dans la commune urbaine, la jeunesse doit soutenir cette initiative. « Après avoir suivi cet atelier, nous attendons le retour de la mission pour mettre en place ce conseil local des jeunes de Boké. De toute façon, nous soutenons la non violence et nous sommes disposés à accompagner ce projet », a-t-il lancé.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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CONAKRY : ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ELECTIVE DES RESSORTISSANTS DE GOUGOUDJE (TELIMELE)

25 juin 2019 à 7 07 22 06226

L’Association pour le Développement de la Sous-préfecture de Gougoudjé (Prefecture de Télimélé) convie l’ensemble de ses ressortissants, amis et sympathisants à l’assemblée générale élective ce Dimanche 30 Juin 2019 à 10H à Soloprimo (Commune de Ratoma) chez El.Hadj Mamadou Saliou BALDE.

Créée en 1997 à Conakry, cette association a réalisé plusieurs activités avant de connaitre des moments de difficultés ces 10 dernières années. C’est suite à ces difficultés qu’une nouvelle génération a décidé de reprendre le flambeau.
Ainsi plusieurs rencontres d’échanges sur les problématiques de développement de la sous-préfecture suivi d’une révision des Statuts et règlement intérieur ont eu lieu depuis Avril 2019.
POSTES A POUVOIR DANS LE CONSEIL D’ADMINISTRATION:

  • 14 postes représentants les 7 districts (Gougoudjé Centre, Kaaba, Kaffimma, Koussi, Missidé Kébou, Hamdallaye et Ngouma)
  • 9 postes dans le bureau Exécutif
    Les 9 postes du bureau exécutifs sont :
  • Président
  • Vice-Président
  • Secrétaire Générale
  • Trésorier
  • Secrétaire Chargé de la formation, de l’emploi et de la promotion des compétences
  • Secrétaire Chargé de la communication et des relations extérieures
  • Secrétaire Chargé aux projets
  • Secrétaire Chargé du Sport et de la Culture
  • Secrétaire Chargé des affaires sociales et religieuses
    CRITERES D’ELIGIBILITE :
    Est éligible :
  • Toute personne originaire de la Sous-Préfecture de Gougoudjé
  • Jouir de ses facultés Physiques et mentales
  • Payer la caution votée par l’Assemblée Générale
  • N’être jamais associé ou reconnu coupable d’un détournement de biens collectifs
    Les candidatures sont à envoyer par mail : ibrahimasory02@yahoo.fr ou par message au : 621231804 /622570556/ 628183530/622887462
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Lisbonne : Le ministre Mouctar Diallo échange avec le Secrétaire Général des Nations Unies

24 juin 2019 à 7 07 24 06246

En marge de la conférence mondiale des ministres de la Jeunesse et des Sports, qui se tient à Lisbonne au Portugal, depuis le samedi 22 juin 2019, le ministre Mouctar Diallo de la Jeunesse, a été auréolé de l’honneur et du privilège d’avoir un échange stratégique, ce dimanche, 23 juin 2019, avec le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, également présent à ce sommet mondial. A constaté sur place Guineematin.com à travers son correspondant en Europe

La délégation guinéenne à la conférence mondiale des ministres de la Jeunesse et des Sports, conduite par le ministre Mouctar Diallo et comprenant entre autres le Directeur Général Adjoint de l’Agence Nationale de Volontariat Jeunesse, Macka Baldé, ne s’est accordé aucun repos à Lisbonne dans la capitale portugaise. En témoignent les multiples rencontres d’envergure qu’a eues le ministre Mouctar Diallo avec plusieurs personnalités présentes au sommet de Lisbonne.

Avec ses différents interlocuteurs, le ministre Mouctar Diallo a mis un accent particulier sur la nécessité du soutien de la Communauté Internationale à la politique du gouvernement guinéen et du Professeur Alpha Condé en faveur de la jeunesse africaine de Guinée. A en croire le ministre guinéen de la Jeunesse, les deux premiers mandats de son mentor ont été dédiés à la jeunesse et aux femmes de notre pays. Ce qui de facto, explique Mouctar Diallo, justifie l’attention particulière du Président de la République portée sur tous les projets et actions orientés vers les femmes et les jeunes de la Guinée.

C’est justement dans cette dynamique que le ministre de la Jeunesse a eu droit à un échange concomitamment stratégique et fructueux avec le Secrétaire Général des Nations Unies, ce dimanche 23 juin 2019, Antonio Guterres, à l’effet d’attirer la bienveillante attention de son illustre hôte sur la situation de la jeunesse guinéenne, les défis et perspectives, mais aussi et surtout les énormissimes efforts déployés par le Président Alpha Condé et le gouvernement guinéen au profit de la promotion, de l’emploi et de l’émancipation de la jeunesse guinéenne.

Aussi, le ministre Mouctar Diallo a-t-il respectueusement et habilement invité la Communauté Internationale, via le Secrétaire Général des Nations Unies, à un soutien institutionnel aux actions du Professeur Alpha Condé en faveur des jeunes de notre pays, mais également eu projet de nouvelle constitution qui « s’impose comme une nécessité impérieuse pour la Guinée et les Guinéens, tant et si bien que l’actuelle constitution n’est guère l’émanation du peuple ».

En réponse, le Secrétaire Général des Nations Unies promet de ne plus ménager aucun effort pour accompagner la jeunesse africaine. Autant dire que la plaidoirie du ministre guinéen de la Jeunesse – qui n’est pas venu en touriste en Europe – est tombée dans des oreilles attentives.

Il est à préciser que les rideaux se refermeront, ce dimanche, sur la conférence mondiale des ministres de la Jeunesse et le ministre Mouctar Diallo est attendu dans les prochaines heures à Paris, la capitale française, afin qu’il déroule d’autres volets de son agenda de séjour en Europe extrêmement chargé.

Par Mandian SIDIBE
Correspondant de Guineematin.com en Europe

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Urgent : le maire de Ratoma, Souleymane Taran Diallo n’est plus !

24 juin 2019 à 7 07 00 06006

C’est une très mauvaise nouvelle pour la commune de Ratoma (Conakry) et la famille politique de Cellou Dalein Diallo. Souleymane Taran Diallo, le maire, est décédé ce lundi, 24 juin 2019, a appris Guineematin.com de bonne source.

Selon notre source, le décès est survenu à la polyclinique de Dixinn aux alentours de 04 heures 30′.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à la famille biologique et politique du désormais ancien maire de Ratoma.

Paix à l’âme du désormais ancien maire de Ratoma, amine !

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Conakry : des anciens élèves du groupe scolaire Sainte Marie assainissent et reboisent l’école

23 juin 2019 à 11 11 42 06426
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Les anciens élèves de la promotion 2002 du prestigieux groupe scolaire Sainte Marie de la Bellevue ont pensé à leur école en y procédant à une journée d’assainissement et de reboisement. Cette activité, menée ce samedi 22 juin 2019, se situe dans le cadre de la journée de l’environnement. Cette première édition a connu une forte mobilisation avec le thème « mon école est la plus belle, n’en faisons pas une poubelle », a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette activité des anciens élèves de la promotion 2002 de la Sainte Marie a bénéficié de l’appui de la BICIGUI (Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie en Guinée). Pour cette occasion, le représentant de la BICIGUI, les anciens élèves de la promotion de 2002, et le Directeur Général du groupe scolaire de Sainte Marie, ont assaini et reboisé 50 cocotiers aux alentours de la bordure de mer. Selon les organisateurs, cette démarche vise à empêcher l’avancée de la mer.

Mamadou Sanou Diallo, en charge de la RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale) à la BICIGUI, a fait savoir que « dans le cadre de nos orientations stratégiques la BICIGUI, en collaboration avec l’institution Sainte Marie et les anciens élèves de la promotion 2002 ont décidé d’organiser cette journée riche en activités… Cette action vise à inculquer à nos jeunes frères et sœurs l’amour de la nature et l’impérieuse urgence de la protection de l’environnement. Ils devront être nos ambassadeurs auprès de leur entourage afin de véhiculer le bon message et adopter les bonnes pratiques environnementales ».

Par ailleurs, monsieur Diallo a dénoncé les multiples agressions que subit notre environnement dans une indifférence quasi-générale. « Chaque jour nous voyons comment la nature souffre de l’indifférence et de la négligence des personnes, dont le comportement nuit à notre environnement. Nous aimons la nature et ses cadeaux, néanmoins notre reconnaissance ne pourrait se traduire que par les actions pérennes comme celles que nous allons entreprendre aujourd’hui.

Tous ensemble, à travers notre engagement, nous démontrons que le bénévolat n’a pas d’obstacle ni d’âge, et une étude profonde est actuellement en court pour impliquer plus d’acteurs de l’éducation au tour de cette cause noble qui nous interpelle tous.

Pour ce qui est du choix porté sur la Sainte Marie, Mamadou Sanou Diallo, lui-même ancien de cette école, a dit qu’il n’est pas fortuit. « Je suis toujours fier de cette école qui m’a beaucoup donné et à laquelle je dois énormément. Accompagner la Sainte Marie dans son engagement d’amélioration du cadre d’études des élèves n’est pas chose difficile de par les fondements déjà mis en place par sa direction générale.

Cette responsabilité environnementale se traduit par l’existence d’un responsable de l’environnement et la sécurité, d’un certain nombre d’élèves qui font partie du comité environnement, aussi de poubelles à chaque coin et recoins permettant de différencier les déchets plastiques et autres. Ce dispositif est soit rare et même inexistant dans la plupart des écoles tant à Conakry et encore pire à l’intérieur du pays.

Cette journée nous donne l’occasion d’agir à notre échelle pour l’environnement et de participer ainsi à un mouvement ayant un impacte positif et durable de notre écosystème. Elle sera axée sur une sensibilisation, de l’assainissement et du reboisement », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Aboubacar Sidiki Dramé, un autre représentant de la promotion 2002, a dénoncé « notre » irresponsabilité à préserver la terre que nous ont laissée nos ancêtres. « Notre responsabilité c’est de dire que nous, nous avons échoué, parce qu’on n’a pas été capable de préserver la terre que nous avons reçu de nos aînés. Que ce soit ici, à la maison, n’acceptez jamais que les arbres soient abattus sans qu’ils ne soient remplacés par d’autres. Ne la salissez pas cette terre, parce qu’elle est la vôtre. Elle nous appartient et nous avons l’obligation de l’entretenir », a conseillé Aboubacar Sidiki Dramé.

Interrogé par notre reporter, le directeur général du groupe scolaire Sainte Marie, Gérard Ngor Diouf, a dit sa grande surprise devant cette activité qui s’est tenue dans son école. « Ça a été une surprise agréable lorsque j’ai reçu monsieur Sanou Diallo, qui était venu justement me faire part de leur projet, des anciens de la promotion 2002, en collaboration avec la BICIGUI, de mener une action sur la gestion de l’environnement. Pour le moment, ce que nous voulons en interne, c’est sensibiliser reboiser et assainir », a dit le DG de Sainte Marie.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Zéro candidat au BAC 2019 : le DPE de Lélouma dénonce la sortie « d’un député en perte de vitesse »

23 juin 2019 à 8 08 58 06586
Souleymane Kaba, Directeur préfectoral de l'éducation de Lélouma
Souleymane Kaba, Directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma

Le directeur préfectoral de l’éducation (DPE) de Lélouma, Souleymane Kaba regrette la sortie médiatique « d’un député uninominal en perte de vitesse » au sujet de la situation de l’école dans sa préfecture qui ne présente aucun candidat au baccalauréat unique, session 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La sortie médiatique de l’honorable Dr Ibrahima Diallo qui demande son « départ pour manque de résultats » semble faire rire le directeur préfectoral (DPE) de Lélouma, Souleymane Kaba.

« Il est toujours comme ça. Il ne joue pas le rôle qu’il doit jouer en tant que député. Il cherche toujours un bouc émissaire par rapport à cette situation. Ce que je peux vous dire est que dans les conditions normales le lycée Diala présente 26 candidats. Les parents ont fait transférer les enfants. S’ils font transférer les enfants, en quoi je suis responsable dans cette démarche ? » s’interroge le DPE de Lélouma.

Les parents d’élèves semblent avoir imité le DPE et l’ancien préfet de la localité, N’fansoumane Touré, actuellement à Kindia qui avaient fait transférer les leurs pour les besoins du baccalauréat, surtout que Souleymane Kaba donne la priorité à ses activités politiques, au-lieu de s’occuper des problèmes de l’éducation dans la préfecture de Lélouma.

«Il passe tout son temps à raconter des choses comme ça. C’est lui d’ailleurs qui ne s’occupe pas des problèmes de développement de sa circonscription électorale. Sa préoccupation, c’est le DPE. Il ne fait rien en tant que député, maintenant il est en perte de vitesse et puis il se décharge sur le DPE. Il fait souvent des interventions ciblées contre ma personne, au-lieu de s’occuper des problèmes réels. Qu’est-ce qu’il a fait concrètement à Lélouma en tant que député ? Si les gens sont honnêtes, ils peuvent le dire. Chacun a son parti politique, mais, moi, je n’ai jamais mélangé mes activités politiques et mon administration. Ce n’est pas facile que l’homme parle de lui-même. Moi, je suis venu chez eux ici. Quand je prenais services ici, ils savent comment l’éducation se trouvait. C’est peut-être parce qu’il a des problèmes avec son électorat, il cherche maintenant un bouc émissaire. Je m’inscris en faux contre ceux qui disent qu’il n’y a pas d’enseignants à Lélouma. Lorsque j’arrivais ici, Lélouma présentait 50 candidats au baccalauréat. Les réalités sont connues, mais il ne veut pas parler du passé, il veut parler de Souleymane Kaba. Il ne connait même pas le nombre de candidats que sa préfecture présente. Toute sa préoccupation, c’est Souleymane Kaba. C’est tout le problème » a-t-il déploré.

Allant à l’essentiel, le DPE de Lélouma a rappelé que les enfants de la préfecture se jettent sur la méditerranée.

« C’est moi qui vais aller dire aux parents de ne pas envoyer les enfants en Europe, de les laisser ici à cause de moi. En 2016, il y a eu une chute des résultats. Ma fille a fait le bac ici. Ils se sont regroupés pour aller à la préfecture autant de l’actuel préfet de Kindia. Ils ont fait tellement de charge contre nous, pour dire que l’éducation ne marche pas. Que moi, j’ai fait transférer ma fille et le préfet aussi a envoyé sa fille. Mais, ils ont eu la réponse pour eux. Ma fille a échoué devant eux ici en terminale. Les natifs d’ici sortent leurs enfants pour les envoyer ailleurs dès qu’ils obtiennent le BEPC. C’est le cas du fils de l’ancien maire de la commune urbaine, Amadou Ben Jus, qui est allé à Sainte Marie de Conakry. Ils ont envoyé tous les enfants qui étaient les plus intelligents. Pourquoi, moi, je vais empêcher ma fille qui a échoué ici à 18 ans d’aller tenter ailleurs alors qu’elle a ses parents à Kankan et N’Zérékoré? C’est pourquoi je souhaite avoir un débat direct avec les intellectuels d’ici dont le député uninominal » a indiqué l’encadreur de l’éducation.

Ne se reprochant de rien, notre interlocuteur a tenu également à préciser que le député uninominal de Lélouma ne peut pas le démettre de son poste de DPE de Lélouma.

« Il n’a qu’à aller au Ministère demander qui est Souleymane Kaba. Moi, j’apprécie plus l’honorable Mamadou Dian de Diountou et Elhadj Korka qui s’occupent de leur communauté. Qu’est-ce Dr Ibrahima a fait pour cette préfecture ? Il n’a qu’à venir, nous allons organiser un débat sur la situation de l’école. Est-ce que c’est Lélouma seulement qui a un déficit d’enseignants ? Moi, je sais que je fais un effort pour que l’Etat continue à nous envoyer des enseignants. Cependant, j’ai toujours privilégié les lycées Diala et Diountou, parce que c’est la porte de sortie. Aujourd’hui, nous avons en 12ème Année, 9 en Sciences Sociales et 8 en Sciences Mathématiques. Au-lieu de sensibiliser les gens pour que les enfants restent ici, il est en train d’expliquer…. Moi, je souhaite vivement que Alpha m’aide à ce que je puisse trouver un autre lieu, ils vont essayer de voir » a conclu le DPE de Lélouma.

Par aillleurs, Souleymane Kaba fait remarquer que cette sortie médiatique du député uninominal, Dr Ibrahima Diallo fait suite à une Tribune d’un certain Ibrahima Diallo, ressortissant de la préfecture, qui a été publiée il y a quelques jours par Guineematin.com autour de cette situation de l’école guinéenne à Lélouma.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Paris-Lisbonne: Le ministre Mouctar Diallo en Europe pour une campagne déguisée en faveur de la nouvelle constitution

22 juin 2019 à 21 09 46 06466
Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

Accompagné du Directeur Général Adjoint de l’Agence Nationale de Volontariat Jeunesse, Monsieur Baldé Macka, le ministre guinéen de la Jeunesse et de l’emploi des jeunes, par ailleurs leader des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), Mouctar Diallo en l’occurrence, séjourne en Europe depuis le vendredi 20 juin 2019, à l’effet de participer à des rencontres internationales et procéder à des prises de contacts de haut niveau, dont le leitmotiv est, dit-il, de mettre en exergue « les actions salvatrices réalisées par le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, durant ses deux premiers mandats », tout en faisant la promotion de la nouvelle constitution. A constaté sur place Guineematin via son correspondant en Europe.

D’entrée, le ministre guinéen de la Jeunesse, Mouctar Diallo, à ouvert son agenda très chargé à travers sa remarquable participation au Forum des Diasporas Africaines organisé, le 21 juin 2019, en banlieue parisienne, en France.

Prenant la parole, le ministre Mouctar Diallo s’est d’abord longuement réjoui de l’harmonie existant entre les différentes communautés africaines d’Europe et d’ailleurs, avant de préciser que 《les diasporas africaines constituent le socle du développement du continent africain》.

Manifestement ému par l’intérêt qu’a accordé l’auditoire à sa brillante intervention, le ministre guinéen de la Jeunesse en a profité pour décrire les voies, moyens et mécanismes à explorer pour imprimer une implication plus accrue, efficace et efficiente des diasporas africaines dans le processus de développement accéléré du continent africain.

Après Paris, la capitale française, le ministre Mouctar Diallo s’est envolé à destination de Lisbonne au Portugal où il participe activement à la Conférence mondiale des ministres de la Jeunesse, depuis ce samedi 22 juin 2019.

Se révélant très expert dans l’identification et la mise en place de projets en faveur de la promotion de la jeunesse et de la création d’emplois pour les jeunes, Mouctar Diallo a remarquablement séduit le Président la République portugaise, Marcelo Rebelo de Sousa, et bien d’autres hautes personnalités qui l’ont vivement ovationné.

Ce fut l’occasion pour le ministre guinéen de la Jeunesse de mettre en lumière toutes 《les actions menées par le Président Alpha Condé, durant ses deux quinquenats, en faveur de la jeunesse africaine de Guinée》.

Approché par le correspondant de Guineematin, le ministre Mouctar Diallo précise: 《 Je suis en Europe pour participer à plusieurs rencontres internationales, mais aussi et surtout prendre des contacts avec une kyrielle de personnalités européennes et du monde diplomatique, afin d’expliquer aux uns et aux autres les gigantesques actions du Professeur Alpha Condé qui ont permis l’ouverture de la Guinée au monde entier et sa progression vers un pays émergent. Je ne me priverais pas non plus de cette opportunité pour attirer l’attention de mes différents interlocuteurs de la communauté guinéenne sur la nécessité d’une nouvelle constitution pour la Guinée et les Guinéens》.

A préciser qu’en marge de la Conférence mondiale des ministres de la Jeunesse et des Sports, se tiendra à Lisbonne, un forum entre lesdits ministres et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), portant sur la thématique suivante :《Les politiques publiques de jeunesse dans l’espace francophone pour une coordination inclusive》.

Par Mandian SIDIBE, Correspondant de Guineematin.com en Europe

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CAN 2019 : Guineematin soutient le Syli national de Guinée

22 juin 2019 à 20 08 02 06026

Dans la soirée de ce samedi, 22 juin, deuxième journée de la CAN Egypte 2019, l’équipe nationale de Guinée fera son entrée à la 32ème édition de la Coupe d’Afrique d’Afrique des Nations de Football. Le syli national de Guinée sera opposé aux Zèbres de Madagascar, à partir de 20 heures TU.

Toute l’équipe de Guineematin.com se mobilise pour soutenir notre onze national (vidéo)

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Labé : les contractuels de l’éducation dénoncent des « manœuvres » du ministre Mory Sangaré (vidéo)

22 juin 2019 à 19 07 43 06436

Les contractuels de l’éducation en service à Labé ont manifesté le jeudi dernier, 20 juin 2019, dans les rues de la commune urbaine où les manifestants ont rallié l’Inspection Régionale de l’Education dans le but de réclamer pour la nième fois leur intégration sans concours à la fonction publique, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Reportage: Idrissa Sampiring Diallo

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Cellou Dalein prophétise : « Alpha Condé partira dans le déshonneur »

22 juin 2019 à 19 07 19 06196

La volonté affichée par les partisans du président Alpha Condé de chercher à maintenir leur champion au pouvoir au delà de 2020 ne cesse d’alimenter la chronique. Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, a regretté cette posture ce samedi 22 juin 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti. Le chef de file de l’opposition s’est longuement penché sur ce qu’il appelle le mauvais bilan d’Alpha Condé qui devrait plutôt le préoccuper, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est la foule des grands jours qui a pris part à cette rencontre politique dans un siège de l’UFDG chauffé à blanc par les nombreux artistes et autres communicants de l’UFDG. C’est dans cette ambiance torride que Cellou Dalein a pris la parole pour dénoncer les difficultés dans lesquelles vivent les guinéens. « Au terme de ses mandats constitutionnels, Alpha Condé se devait d’organiser des élections libres et transparentes et participer ainsi à l’instauration d’une vraie démocratie dans notre pays, et partir dignement. Mais vous savez, il ne peut pas le faire. Vous savez pourquoi ? C’est le hakké (le péché, ndlr). Aujourd’hui, beaucoup de ménages n’arrivent pas à manger, alors que lui (Alpha Condé, ndlr) et son clan sont entrain d’accumuler des fortunes immenses tirées des ressources publiques. Il aurait dû le faire, atténuer, réduire les préjudices qu’il a causés à notre peuple », a dit Cellou Dalein Diallo.

Cette triste réalité, soutient-il, aurait dû servir de leçons à Alpha Condé pour passer la main à la fin de son mandat. « Combien de guinéens ont été tués arbitrairement sans avoir doit à la justice ? Je ne pense pas seulement à ceux qui sont morts lors de nos manifestations pacifiques. Je pense aux sages de Zogota, à une heure du matin, assassiné dans leur district, dans leur sous-préfecture. Ils n’ont pas eu droit à la justice. Je pense à ces milliers de jeunes qui ont été arrêtés, jugés et condamnés arbitrairement alors qu’ils exerçaient un droit constitutionnel. Je pense aux nombreux ménages qui n’arrivent pas aujourd’hui à assurer même un repas par jour. Je pense aux nombreux jeunes sans emploi qui ont fait l’effort parfois d’étudier, d’obtenir des diplômes sans aucune perspective. Je pense à ces jeunes qui meurent dans le désert et dans la Méditerranée à la recherche du bien être et de la liberté dont ils sont privés dans leur propre pays. Je pense à tous ceux qui sont victimes de l’arbitraire et de l’injustice de ce régime. Ce hakké va empêcher Alpa Condé de faire ce qu’il a aujourd’hui envie de faire », pense le chef de file de l’opposition.

Pour Cellou Dalein Diallo, le président guinéen « aurait pu se réconcilier avec l’Histoire, en disant, je me suis emparé de ce pouvoir que je ne méritais pas, j’ai mal géré le pays, j’ai divisé les guinéens, j’ai instauré le tribalisme et l’ethnocentrisme. Maintenant que j’ai assouvi mon besoin de pouvoir, je veux organiser des élections libres et transparentes et respecter le choix des guinéens. S’il le faisait, on aurait, pourquoi pas, dans le cadre d’une politique de réconciliation crédible, à lui accorder le statut d’ancien chef d’Etat et éviter de faire une chasse aux sorcières, parce qu’une chasse aux sorcières est contreproductive par rapport à notre objectif de réconciliation. Mais, le hakké ne le laissera pas faire ça, il y en a trop ».

En outre, le président de l’UFDG soutient que malgré tout, Alpha Condé ne fera rien de tout ça, malgré le danger que représente le projet de nouvelle Constitution. « Il va essayer de forcer, de violer la Constitution, de commettre le parjure pour qu’on exige son départ. Et il partira dans le déshonneur. Alors qu’il avait toutes les chances de partir dans l’honneur, malgré les préjudices causés à la démocratie, à l’Etat de Droit, aux droits humains… »

Pour finir, Cellou Dalein Diallo a conseillé les militants de son parti à ne pas s’en prendre aux biens publics et privés même si le courant les lâche en plein match de la Coupe d’Afrique des Nations de football. Il a réitéré le même conseil pour ce qui est des prochaines manifestations du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution).

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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La Guinée à la CAN 2019 : l’UFR fait accompagner le Syli de ses bénédictions

22 juin 2019 à 19 07 00 06006

A l’image des autres partis politiques, l’UFR a évoqué la participation de la Guinée à la CAN 2019 lors de son assemblée générale de ce samedi, 22 juin qui correspond à l’entrée en lice du Syli national dans la compétition. La formation politique a exprimé son soutien à l’équipe guinéenne et formulé des bénédictions pour sa réussite, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Hadja Aïssata Daffé, députée et membre du bureau politique national de l’UFR

« Aujourd’hui c’est un jour spécial à Conakry. Hier c’était l’ouverture de la CAN et aujourd’hui le Syli national va faire sa première sortie. Tout le monde est derrière le Syli national. Nous leur souhaitons bonne chance et on espère qu’ils vont gagner ce soir et gagner tous leurs matchs jusqu’à ce qu’ils nous ramènent la coupe ici en Guinée. Donc, toutes les bénédictions de l’UFR et de son président les accompagnent », a déclaré Hadja Aïssata Daffé, députée et membre du bureau politique national du parti.

Par ailleurs, les responsables ont évoqué encore une fois la question d’un changement de constitution qui suscite du bruit dans notre pays. Mohamed Tall, directeur de cabinet de Sidya Touré, a indiqué que même les membres du gouverneur qui sont en train de promouvoir la nouvelle constitution n’ont pas vu le texte et ne savent rien de son contenu. « Aujourd’hui, le gouvernement a décidé de défendre et soutenir l’idée de l’adoption d’une nouvelle constitution. Mais, le gouvernement n’a pas vu ce projet là pour le moment. Donc, on parle de quelque chose qui n’existe pas et que personne n’a vu.

Nous, on est conscients que toute cette agitation ne vise qu’un seul objectif : c’est de permettre au président Alpha Condé de se représenter à nouveau. Mais, ceux qui veulent défendre quelque chose que personne n’a vu, qu’ils disent alors pourquoi veulent-ils défendre ça. Il faut qu’ils aient le courage de défendre leur opinion. Le gouvernement défend quoi concrètement ? C’est assez surprenant comme démarche. A mon avis, c’est un manque de respect pour les Guinéens et un manque de courage de la part du gouvernement d’assumer clairement sa position », a dénoncé l’ancien ministre de l’Elevage.

A ceux qui mettent en avant les imperfections de l’actuelle constitution pour justifier l’adoption d’une nouvelle constitution, l’ancien ministre de l’Elevage répond que ce n’est pas cette loi fondamentale qui est la cause de nos malheurs. « Et, je vous rappelle que cette constitution qui est actuellement en vigueur, n’a pas été tellement respectée depuis 9 ans. Donc, ce n’est pas le fond du problème. Aujourd’hui, on aurait aimé entendre le président dire voilà ce que j’ai fait en 9 ans et voilà ce que je n’ai pas pu faire pour telle ou telle raisons.

Je vous remercie de m’avoir renouvelé votre confiance, je m’engage à transmettre le pouvoir conformément à ce que la constitution prévoit en 2020. C’est ce qu’on aurait aimé entendre. Et non pas une pollution de l’atmosphère sur une question que personne ne cerne actuellement », a-t-il dit.

Il accuse la CENI de s’inscrire dans la même logique que le pouvoir en accompagnant le président Alpha Condé dans son projet de troisième mandat. Ce qui passe, selon lui, par le tripatouillage du fichier électoral pour permettre au RPG Arc-en-ciel d’avoir les 2/3 à l’Assemblée nationale. Ce qui lui permettrait d’adopter la nouvelle constitution au Parlement sans avoir besoin de passer par un référendum.

« C’est pour cela que nous alertons dès à présent et nous expliquons aux Guinéens que ce qui se passe à la CENI n’est rien d’autre qu’une voie autre que la voie référendaire pour aboutir à la nouvelle constitution », a laissé entendre Mohamed Tall.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Fièvre de la CAN 2019 : un écran géant au siège de l’UPR

22 juin 2019 à 18 06 33 06336
image d’archive

Les responsables et les militants de l’UPR pourront suivre ensemble les matchs de la Guinée à la CAN 2019. Le président du parti a installé un écran géant à son siège à cet effet. L’annonce a été faite au cours de l’assemblée générale de la formation politique, ce samedi 22 juin 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cette rencontre hebdomadaire de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) a été consacrée en grande partie à la participation de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations qui a démarré hier en Egypte. Bah Beyla, secrétaire permanent de l’UPR, a annoncé la mise en place d’un écran géant au siège du parti pour permettre à ses militants de regarder tous les matchs du Syli national.

« Il y a un écran géant et un groupe électrogène affrétés par notre Président. Ces outils sont mis à la disposition de la jeunesse vous permettre de suivre tous les matchs de la CAN, du début à la fin. Nous souhaitons sincèrement que la victoire revienne à la Guinée et que notre équipe nationale arrache le trophée continental », a dit le responsable de l’UPR.

En plus de la participation du Syli à la CAN 2019, les responsables du parti de Bah Ousmane ont informé leurs militants des activités de la formation politique au cours de la semaine écoulée. Selon Bah Beyla, ces activités ont porté sur le programme à établir pour la remobilisation des militants.

« Au Bureau exécutif national de l’UPR, nous avons demandé à tous les ressortissants des différentes préfectures du pays de nous déposer leurs listes. Le parti envisage d’envoyer dans tout le pays des délégations pour remobiliser les militants et revoir les structures de l’UPR », a-t-il indiqué.

A noter que cette assemblée générale de l’UPR a été présidée par Hadja Hassanatou Barry, membre du Bureau exécutif national de l’UPR et épouse de feu Dr Aliou V Diallo.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Début de la Guinée à la CAN 2019 : Faranah entre enthousiasme et confiance

22 juin 2019 à 17 05 52 06526

A quelques heures de l’entrée en lice de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019, une ambiance festive règne ce samedi, 22 juin 2019 à Faranah. Plusieurs jeunes, aux couleurs de la Guinée, circulent à travers la ville avec des engins jouant de la musique dédiée au Syli national. Les supporters affichent pleine confiance et certains se prêtent même à un jeu de pronostic, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Décryptage !

Lanciné Keïta, enseignant
Lanciné Keïta souhaite une victoire du Syli national de Guinée

Lanciné Keïta, enseignant : aujourd’hui, c’est une journée de joie dans la mesure où l’équipe nationale, le Syli de Guinée, va affronter la formation malgache en Egypte, c’est la Guinée qui doit se mobiliser fortement pour la défense du tricolore guinéen. Alors, le 11 national, qu’il soit rassuré que le peuple de Guinée en général, et la jeunesse en particulier, l’accompagne et le soutient inconditionnellement pour aller jusqu’au bout c’est à dire la victoire finale. Donc, j’invite tout le peuple de Guinée à se mobiliser derrière le Syli qui est un bien commun pour notre République, pour une victoire éclatante.

Par rapport aux défaites lors des matchs amicaux, cela ne me décourage pas parce que le recul du mouton n’annonce pas la fin du combat, et pour mieux sauter, il faut d’abord reculer. C’est ce recul que notre Syli a fait, vous allez voir les preuves palpables à travers les différentes prestations au cours de cette Coupe d’Afrique des Nations. Je parie que le Syli va gagner sur le score de 2-1 face à la formation malgache.

Madame Aïcha Keita
Madame Aïcha Keita parie sur une victoire du Syli national de Guinée sur un score de 4 à 0

Aïcha Keïta : je suis très enthousiaste par rapport à l’entrée en lice de la Guinée. Je suis derrière notre équipe nationale et je porte lui porte entièrement confiance. Même si on n’a raté nos matchs de préparation, je pense que cela n’aura pas d’impact négatif sur notre prestation à la CAN. Je pense que le staff technique et les joueurs vont tirer les leçons de ces défaites pour aller dans cette compétition. Contre Madagascar, je pronostique un score de 4-0 pour la Guinée.

Sékou Condé

Sékou Condé : on est heureux ici à Faranah parce que le Syli national joue aujourd’hui et nous pensons que notre équipe va gagner par 2-0 et qu’on ira très loin dans cette compétition. C’est vrai qu’on a perdu nos matchs amicaux, mais rappelez-vous que la France avait raté ses maths de préparation de la dernière coupe du monde mais elle a remporté la coupe. Donc moi je garde l’espoir et j’accorde une grande confiance à notre onze national.

L’étudiant, Mohamed Sékou Soumah cite Naby Keitaant Déco, François Kamano et Sory Kaba comme étant les 3 buteurs de ce soir

Mohamed Sékou Soumah, étudiant : nous sommes sortis ce matin parce que c’est notre nation qui joue, notre 11 national. Nos ancêtres ont beaucoup défendu le tricolore rouge jaune vert, donc étant un citoyen patriote de ce pays, je dois manifester ma joie pour quelqu’un qui défend ma nation. C’est ma manière de contribuer à la réussite de cette équipe à la CAN 2019. Pour notre premier match, je parie qu’on va gagner par 3-0 (un but de Sory Kaba, un but de François Kamano et un but de Naby Keïta Déco.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel: 00224 620 24 15 13/ 660 27 27 07

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CAN 2019 : ambiance électrique à Kankan avant le match du Syli contre Madagascar

22 juin 2019 à 17 05 26 06266

La pression monte dans la capitale de la Haute Guinée à quelques heures du match Syli National/Madagascar, comptant pour la Coupe d’Afrique des Nations de football. Les supporters sont en transe, les carrefours sont inondés de jeunes dans un concert de klaxons, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Tout comme à Conakry, l’atmosphère est électrique à Kankan ce samedi, 22 juin 2019. Les inconditionnels du Syli National sont dans la ferveur de la rencontre qui oppose le 11 national à son homologue de Madagascar ce samedi à 20 h GMT. Depuis le matin, tous les grands axes ont été pris d’assaut par les milliers de supporteurs acquis à la cause du Syli National. Sifflets, ronronnement de motos et véhicules, trompettes, tout y est pour rendre la fête belle.

Demba Camara

Rencontré dans les rues de Kankan, Aboubacar Demba Camara, fervent supporteur du Syli, dit que la ville de Kankan est à 100 % derrière l’équipe nationale « A Kankan, c’est 100%, on supporte le Syli. Nous voulons la victoire et moi j’espère 2 buts à zéro. En tous cas nous, nous sommes motivés à Kankan ici, nous soutenons le Syli jusqu’au bout et nous espérons que cette année, la coupe sera pour nous. Je pense que le milieu et la défense de l’équipe fonctionnent bien. Le problème, c’est au niveau de l’attaque. Mais, au niveau de la défense également, Ernest Seka est nul, le coach doit revoir son cas », conseille-t-il.

Rencontrée à l’Université de Kankan, Mariétou Camara souhaite une victoire du Syli national

Partout dans la ville, le rouge-jaune-vert a pris le dessus sur les autres couleurs. Personne ne veut se faire conter l’événement. Pour Mariétou Camara, rencontrée au campus universitaire, habillée en rouge-jaune-vert, « notre fierté aujourd’hui, c’est de supporter le Syli national. Nous souhaitons qu’ils gagnent, je suis fière d’être guinéenne moi. Kankan est motivé, beaucoup de personne sont motivées, moi même qui suis arrêtée comme ça, je ne vais pas m’assoir aujourd’hui, je pense qu’on va gagner 2 buts à zéro ».

Sékou Sylla

Cette ambiance électrique dans la ville de Kankan, l’une des plus grandes agglomérations du pays, fait craindre des risques d’accident de la circulation. C’est pourquoi, Sékou Sylla appelle à chacun la retenue. « C’est ma première fois d’assister à une CAN à l’intérieur du pays. J’aimerais dire aux citoyens de Kankan de se comporter très bien. Bien sûr que nous sommes là pour supporter notre équipe, mais il ne faudrait pas que ça se passe de façon violente. Donc, les gens doivent rester dans leur assiette et supporter calmement », conseille monsieur Sylla.

Il faut signaler qu’avec l’absence d’un dispositif sécuritaire, des débordements sont à craindre, surtout si le Syli national s’imposait ce soir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Participation de la Guinée à la CAN 2019 : ce que le RPG demande aux Guinéens

22 juin 2019 à 17 05 07 06076

Actualité oblige, l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 22 juin 2019 a été consacrée à la participation de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations de football qui se joue en Egypte. Le parti au pouvoir a apporté son soutien au Syli national et lancé un appel à l’endroit de tous les Guinéens, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pas de discours autour du projet de nouvelle constitution ou des réalisations du président de la République ce samedi, 22 juin 2019 au siège du RPG Arc-en-ciel. Aujourd’hui, il a été question de football et surtout de la participation de la Guinée à la CAN Egypte 2019. M’Bany Sangaré, le secrétaire général de la jeunesse du parti au pouvoir et directeur général de l’Office Guinéen des Chargeurs, a exprimé le soutien de son camp à l’équipe nationale avant d’inviter l’ensemble des Guinéens à en faire autant.

« Aujourd’hui est un jour de fête parce que le Syli national, les champions de Guinée en football doivent jouer aujourd’hui contre un pays frère d’Afrique, le Madagascar. Mais nous, Rassemblement du Peuple de Guinée Arc-en-ciel, nous sommes à l’écoute de la population, à l’écoute des masses populaires. La volonté du peuple de Guinée aujourd’hui, c’est comment est-ce que notre équipe peut nous apporter la Coupe d’Afrique des Nations en République de Guinée. C’est le souci des sages, c’est le souci des religieux, le souci des femmes, le souci des cadres, de toute Guinée entière.

C’est pourquoi, en tant que dirigeants du RPG Arc-en-ciel, nous apportons notre soutien, notre solidarité nationale tout d’abord à l’encadrement de notre équipe, au ministère des Sports et de la Culture, à la Fédération Guinéenne de football, à l’encadrement technique, à l’entraîneur lui-même et à l’équipe dans son ensemble. Qu’ils sachent que le peuple de Guinée, le RPG Arc-en-ciel est derrière eux, prie pour eux, les accompagne. (…)

La direction nationale du RPG Arc-en-ciel demande à la population guinéenne, aux imams, aux hommes de l’archevêché de continuer à prier pour que nos jeunes joueurs guinéens reviennent avec la victoire et la coupe en main, pour honorer le président de la République, pour honorer le gouvernement et honorer le peuple tout en entier », a lancé le responsable du RPG Arc-en-ciel.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée-Madagascar : confiance pleine chez les citoyens de N’zérékoré

22 juin 2019 à 16 04 14 06146

Comme partout en Guinée, la ville de N’zérékoré vit dans l’euphorie de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. Ce samedi, 22 juin, jour de l’entrée en lice de la Guinée dans cette compétition, l’ambiance est de taille dans la capitale de la Guinée forestière. Malgré les échecs consécutifs de l’équipe nationale lors des matchs de préparation, les citoyens de N’zérékoré restent confiants. La plupart des citoyens misent sur une victoire du Syli national face à l’équipe de Madagascar.

Faya Solo Tolno, étudiant diplômé et conducteur de moto taxi
Faya Solo Tolno

Faya Solo Tolno, étudiant diplômé et conducteur de moto taxi : ce matin, je suis dans une joie immense. Parce que mon équipe, ma nation, mon pays participe à la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Sur ce, je suis très content de supporter ma meilleure équipe que j’ai tant aimée qui est le Syli national de Guinée. Je sais qu’avec l’espoir, le Syli national fera une surprise lors de cette compétition. En tant que supporter, je pronostique que le Syli gagnera par un score de 2 buts à zéro face à Madagascar.

Abass Keita, commerçant
Abass Keita

Abass Keita, commerçant : nous sommes heureux de voir notre équipe nationale participer à la CAN 2019 en Egypte. C’est un plaisir, c’est une joie pour nous et on lui souhaite beaucoup de chance pour qu’elle avance. Je fais un pronostic de 2 buts à zéro en faveur de la Guinée.

Hélène Camara
Hélène Camara

Hélène Camara : en tant que guinéenne, je suis très contente parce que c’est ma nation qui joue aujourd’hui. Quelle que soit la difficulté, on va toujours supporter. Mon souhait, c’est de voir le Syli national remporter la coupe. Pour ce premier match, je veux que nos joueurs marquent autant que possible jusqu’à plus de 10 buts à zéro.

Moussa Fofana, cambiste
Moussa Fofana

Moussa Fofana, cambiste : je souhaite la victoire à notre équipe. Je dors et je me réveille avec le sentiment que le Syli va faire 3 buts à zéro et je m’attends à ça. Aujourd’hui, c’est la grande joie. Je souhaite aussi que tous les Guinéens, tous et toutes se mettent derrière le onze national qui veut honorer notre pays qui est la Guinée. Une équipe qui a fait les éliminatoires sans défaite, il faut avoir confiance en elle. Cette année, j’attends de voir la coupe en Guinée.

Propos recueillis par Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.cm

Tel : 620 21 39N 77 / 662 73 05 31

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Débuts de la Guinée à la CAN 2019 et manque d’électricité : des manifestations à plusieurs endroits de Conakry

22 juin 2019 à 13 01 02 06026

L’étau se resserre autour de l’EDG, la société chargée de la distribution du courant électrique et des autorités guinéennes en général avec le début de la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Au lendemain de l’ouverture de cette compétition qui correspond à l’entrée en lice du Syli national, des manifestations sont signalées à plusieurs endroits de Conakry, ce samedi, 22 juin 2019.

Plusieurs habitants de la capitale guinéenne sont descendus dans la rue pour dénoncer le manque de courant dans leur quartier, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est à 20 heures GMT que la Guinée fera ses débuts dans la CAN de football Egypte 2019. Depuis ce samedi matin, la capitale guinéenne dans l’euphorie de ce match. Partout, on voit des gadgets aux couleurs de la Guinée, on entend également des coups de sifflets et de la musique dédiée à l’équipe nationale de football. Mais, ce n’est pas la fête chez tout le monde. Dans plusieurs parties de Conakry, l’heure est surtout à la colère.

Colère que les citoyens ont tenu à exprimer dans la rue. A Sonfonia à Avaria (Madina) en passant par Kipé et Dabondy entre autres, des jeunes sont descendus dans la rue pour protester contre le manque de courant électrique dans leur quartier. Certains ont érigé des barricades et d’autres ont brûlé des pneus pour interpeller les autorités sur cette situation. Des affrontements ont opposé les manifestants aux forces de l’ordre, venues les disperser, à certains endroits.

Mais, il faut dire que la répression des manifestations est loin d’être la solution à ce problème. Le gouvernement, à travers EDG, devrait plutôt chercher à trouver un moyen de fournir le courant aux citoyens, au moins, pendant les heures de matchs. Sinon, le problème va persister et pourrait même s’enliser et déboucher sur des conséquences que personne ne peut prévoir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Réformes au sein du barreau, difficultés rencontrées : le bâtonnier Me Djibril Kouyaté à Guineematin

22 juin 2019 à 12 12 30 06306

Il y a de cela 7 mois depuis qu’un nouveau bâtonnier a été porté à la tête de l’ordre national des avocats de Guinée. Il s’agit de maître Djibril Kouyaté, qui a remplacé maître Mohamed Traoré en fin novembre dernier. L’avocat a accordé une interview à Guineematin.com, la première depuis sa prise de fonction. Me Djibril Kouyaté est revenu sur les réformes et actions qu’il a engagées à la tête du barreau de Guinée et les difficultés qu’il constate sur le terrain.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait 7 mois exactement depuis que vous avez été porté par vos pairs à la tête du barreau de Guinée, c’était le 21 novembre 2018. Depuis, qu’est-ce que vous avez entrepris comme réformes et comme actions à la tête de l’ordre des avocats de Guinée ?

Me Djibril Kouyaté
Me Djibril Kouyaté

Me Djibril Kouyaté : les nouvelles réformes, comme vous le constatez, j’ai réussi à ce que le tableau soit imprimé. Cela faisait belle lurette que nous n’avions pas de tableau, et nous avons pu, cette année, imprimer le tableau comme la loi 014 le veut. On a pu faire aussi une bonne recette sur le plan de la cotisation. Les avocats, dans leur majorité écrasante, ont payé leurs cotisations. Ça, c’est une des réformes. Pour ce qui est du payement de la cotisation, je crois qu’on a réussi un exploit de ce côté-là.

Donc, les autres réformes, sur le plan de la coopération, j’ai ravivé nos relations avec certains barreaux comme le barreau de Paris et celui de Versailles. Je suis maintenant en rapport avec le Maroc. Et, j’ai rencontré le ministre de la justice du Maroc qui était ici en visite. Sous la recommandation de maître Cheick Sako, ancien ministre guinéen de la justice, j’ai rencontré le ministre marocain, nous avons diné deux fois. Le Maroc est prêt à nous octroyer des bourses de formation. Et, comme je l’ai dit au début de mon élection, ce qui m’intéresse de plus, c’est la formation des jeunes avocats.

Sur ce terrain, je me bats énormément. Vous savez, un avocat sans formation professionnelle, est un danger pour les clients. Parce que ce sont les règles de déontologie qui assurent la sécurité dans nos rapports avec les clients. Un avocat qui méconnaît les règles de déontologie ne peut pas avoir des rapports sereins, des rapports honnêtes avec son client. Donc je suis en train de me battre sur ce terrain. J’avais obtenu deux bourses pour la France, et je reste en contact avec l’organisme qui nous avait octroyé ces bourses. Il y a aussi deux avocats qui doivent aller en formation de juillet à Août.

Je suis aussi en négociations poussées avec le directeur du centre de formation judiciaire parce que je veux que les avocats stagiaires retournent sur les bancs. Qu’ils ne se contentent plus de rester dans les cabinets d’avocats, à aller dans les salles d’audience, demander le renvoi des affaires, faire les courses de leurs maîtres de stage. Désormais, je suis en train de me battre pour qu’ils reviennent suivre les cours normaux au centre de formation, en application du décret 037 de 2004. Donc à défaut d’avoir eu des locaux au niveau de l’université, je suis en discussions poussées avec le directeur du centre de formation.

Nous sommes en train d’élaborer un programme pédagogique, chercher aussi le financement pour permettre aux avocats stagiaires d’être formés. Aussi, je suis en discussion avec « Afrique et Droit », une association de juristes français qui a l’habitude de venir ici pour des sessions de formation. Je leur ai envoyé hier un programme pédagogique, je n’ai pas encore le rythme, mais ils se proposent de venir ici à la mi-novembre. Le barreau de Paris viendra aussi dans la 3ème semaine du mois de juillet. C’est ce qui m’a été promis lors de mon dernier voyage avec madame le bâtonnier de Paris. Nous allons discuter beaucoup de choses, mais ce qui sera au centre, c’est la formation.

Il y a aussi la CARPA (Caisse de Règlement Pécuniaire des Avocats). Là, nous sommes très en avance. Nous avons déjà une banque prête. On a toujours une réunion avec les représentants de cette banque. On va bientôt ouvrir le compte, on va créer l’association la CARPA. Ça sera vraiment une réforme parce que c’est ce qui permet de sécuriser les fonds que les avocats reçoivent des clients. Les fonds des clients seront sécurisés par la CARPA. Les fonds ne seront plus maniés par les avocats, mais ils vont directement sur le compte CARPA.

Donc, je suis sûr que si on réussit cela, ça serait une bonne chose. En même temps, le compte va produire des intérêts. Parce que jusqu’ici nous vivons que des cotisations. Mais avec les intérêts que la CARPA va produire de plus en plus, je crois que nous serons autonomes. Parce qu’on attend depuis longtemps la subvention de l’Etat, qui semble ne pas venir. Donc on ne va pas se mettre à attendre encore sans chercher des sources de revenus.

Guineematin.com : quelles sont les difficultés que vous rencontrez le plus souvent dans l’exercice de vos fonctions ?

Me Djibril Kouyaté : les difficultés que je rencontre, c’est sont les mauvaises habitudes qui se sont créées dans l’exercice de la profession. Les avocats qui se sentent déjà bien installés sont très souvent très paresseux. Ils ne vont pas aux audiences, ils envoient leurs assistants. Donc, quand on vient dans les audiences, il y a une certaine anarchie. Un avocat ne peut pas venir à la barre comme ça, entrer dans un dossier par effraction. Il faut qu’on corrige ça. Les principes essentiels qui régissent la profession sont méconnus par beaucoup d’avocats. Parce qu’ils n’ont pas eu la chance d’être formés. Il y a souvent des manques à la probité, le manque de devoir de délicatesse. Le principe de confraternité n’est pas aussi très respecté. Donc, ça, c’est des problèmes qu’il faut chercher à résoudre.

Guineematin.com : on sait que les avocats se plaignaient aussi du comportement des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) qui les empêchaient souvent de rencontrer leurs clients pendant l’enquête préliminaire. Il y a même eu quelques fois des avocats qui se sont plaints ici de violences verbales et physiques à leur égard. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Me Djibril Kouyaté : entre les OPJ et nous, je ne peux dire que c’est le parfait amour. Mais depuis que je suis là, il n’y a pas eu de problème majeur entre eux et nous. Peut-être que j’ai cette chance parce que jusqu’ici il n’y a pas eu d’accrocs entre nous.

Guineematin.com : tout à l’heure, vous avez dit que la majorité écrasante des avocats ont payé leurs cotisations pour cette année. Mais, il y en quand même qui ne l’ont pas fait. Quelles sont les sanctions que le barreau peut infliger à ces derniers ?

Me Djibril Kouyaté : c’est d’abord les défendre de plaider. Cette année, j’ai eu à prendre deux arrêtés d’interdictions. Si vous remarquez, même si vous partez au tableau de la Cour d’Appel de Conakry, il y a des noms, je crois une dizaine d’avocats, qui sont interdits de plaider.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Me Djibril Kouyaté : je demande à la presse d’être à mes côtés. Je ne suis pas un avocat médiatisé, je ne dis pas que je me méfie des medias, mais je suis incapable de contrôler les médias…Je préfère poser des actes et c’est après avoir posé des actes que le constat se fait et que tout le monde sera mis au courant. Je ne fais pas des effets d’annonce, je suis très méfiant là-dessus.

Entretien réalisé par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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