Rentrée scolaire : insuffisance de tables bancs à l’EP du centre de Boké

23 septembre 2019 à 16 04 07 09079

Dans deux semaines, les élèves et enseignants guinéens vont reprendre le chemin des classes. Actuellement, l’heure est aux préparatifs de cette rentrée prévue le 03 octobre 2019, dans les établissements scolaires du pays. C’est le cas de l’école primaire du centre de Boké, où s’est rendu le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Saidouba Mamata Bangoura, Directeur de l’école du centre

Depuis quelques semaines, le directeur de cette école est à pied d’œuvre. Aujourd’hui, Saïdouba Mamata Bangoura dit avoir presque terminé les préparatifs de la rentrée scolaire. « La rentrée administrative est prévue le 23 septembre prochain mais moi je suis déjà à 93% dans les préparatifs. Parce que depuis une semaine je suis sur le terrain : j’ai fait la répartition des groupes pédagogiques, l’affectation des maîtres dans les différentes classes, la répartition des élèves et la tenue des documents. Ce qui me reste c’est pratiquement l’entretien avec le personnel, et là aussi j’attends les instructions de la DSEE », a-t-il annoncé.

Construite en 1902, l’école primaire du centre de Boké est l’un des premiers établissements scolaires du pays. De nos jours, l’école compte 880 élèves répartis en 16 groupes pédagogiques. Mais, elle est confrontée à un sérieux problème de tables bancs. « A notre niveau, le problème de tables bancs nous fatigue beaucoup, nous sommes confrontés à une insuffisance de tables bancs. Avec le bureau de l’APEAE, nous sommes en train de trouver des solutions : on a déjà acheté 50 tables et réparé 50 autres. Jusqu’à maintenant, on continue de réparer. Mais, ça ne pourra pas nous satisfaire à 100%, on sera toujours en manque », indique le directeur de l’établissement.

L’autre situation qui préoccupe Saïdouba Mamata Bangoura, « c’est la traversée de la route par les enfants qui viennent à l’école. Les conducteurs sont imprudents et les enfants sont nombreux. L’année passée, il y a eu deux accidents ici, il n’y a pas eu de perte en vies humaines, mais il y a eu des cas de blessés. Là-dessus, la DPE nous a assistés, on doit avoir maintenant 2 policiers qui viendront nous aider », a-t-il laissé entendre.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Macenta : où est passé l’avocat des opposants au 3ème mandat ?

23 septembre 2019 à 15 03 15 09159

Comme annoncé précédemment, quatre opposants à un troisième mandat comparaissent ce lundi, 23 septembre 2019, devant le tribunal de première instance de Macenta. Leur procès s’est ouvert en l’absence de leur avocat, maître Salifou Béavogui.

Un journaliste de Guineematin.com qui est actuellement au tribunal pour suivre ce dossier a joint l’avocat au téléphone pour demander les raisons de son absence à ce procès.

Me Salifou Béavogui, avocat des opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé

« Je suis le dossier de très près. Mais, le temps, la distance et l’état de la route m’ont empêché de faire le déplacement », a indiqué l’avocat, ajoutant que ses clients ne sont que des innocents. « Je sollicite que la justice libère ces innocents qui ne font qu’exercer leur droit constitutionnel », a lancé Me Salifou Béavogui.

Jean Pévé Goépogui, Mamadi Camara, Koma Guilavogui, Robert Kaliva Guilavogui alias Kpakpataki sont poursuivis pour participation délictueuse à des réunions sur des lieux publics, défilés et cortèges sur la voie publique, et destruction des biens publics. Cela, suite à leur marche pacifique du jeudi dernier qui avait été empêchée par les forces de l’ordre. Cette manifestation visait à protester contre le projet de nouvelle constitution et « les promesses non tenues du président Alpha Condé ».

A la barre, ils ont tous rejeté en bloc les accusations portées contre eux. Les débats se poursuivent en présence de nombreux habitants de Macenta, mobilisés pour assister au procès.

A suivre !

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Guinée : des acteurs de la société civile à l’école des « techniques de plaidoyer pour l’environnement de la zone côtière »

23 septembre 2019 à 15 03 00 09009

« Mettre à la disposition des OSC et des Journalistes de la presse publique et privée, tous médias confondus, un recueil électronique (clé USB) complet des outils de gestion de l’environnement en vigueur en Guinée, et partager avec ces acteurs clés les contenus de ces outils, puis sur la base de l’état des lieux en matière d’application des ces outils à l’échelle nationale, d’échanger sur l’effort à consentir et les démarches nécessaires impliquant toutes les parties prenantes pour une meilleure prise en compte des impacts environnementaux potentiels des projets d’infrastructures, notamment le respect de la hiérarchie d’atténuation des impacts et la conformité obligatoire au cadre législatif et réglementaire national et aux engagements internationaux de la Guinée… ». Tel est l’objectif du présent atelier de 2 jours qui se tient depuis ce matin à Conakry.

Mamadou DIAWARA, Directeur de l’ONG Guinée écologie

Il s’agit d’outiller ces acteurs sur les techniques de communication, dont le plaidoyer et le lobbying en vue de la protection du littoral Guinéen en général, et les trois espèces concernées que sont, les tortues marines, les herbiers marins et la mangrove., a précisé le Directeur de l’ONG Guinée écologie, Mamdou DIAWARA. L’initiative de la « plate forme des acteurs de la société civile et des médias, pour rappel est accompagnée par techniquement et financièrement par le PRCM, partenariat régional pour la conservation de la zone marine et côtière en Afrique de l’Ouest et la fondation MAWA.

Ahmed Senhoury, Coordinateur du PRCM

Justement, le Coordinateur du PRCM était présent à ces échanges. Pour M. Ahmed Senhoury, il s’agit « d’impliquer la société civile et les médias qui sont incontournables dans la protection de l’environnement en général et du littoral en particulier. Il faut je pense compléter les actions des Etats par les actions de la société civile, afin que la préoccupation environnementale qui ne divise pas, mais qui rassemble tout le monde puisque chacun de nous subit la dégradation, et que c’est ensemble que les défis environnementaux seront résolus ». Il a par la suite réitéré l’engagement de son institution à accompagner ces initiatives pour le bien des générations présentes et futures.

Poursuivant, le facilitateur de la rencontre, Pr Mamadou Saliou DIALLO, dira que ‘’le changement de comportements n’est pas que destiné aux autorités comme le pensent souvent, mais quelle est la place des citoyens? Il faut se poser cette question ‘’. Il poursuit en souhaitant un engagement ‘’ferme et engagé’ des acteurs que sont les participants, car pour lui, ‘’on ne peut changer les choses avec des sourires, parfois il faut des visages fermés et même des points…’’ a-t-il poursuivi.

En ce qui concerne les outils de communication dont il est question, il a mentionné les cycles du plaidoyer, « l’identification du problème, la recherche et l’analyse, la planification, ensuite les actions à déployer et enfin le suivi et l’évaluation ». Des actions qui, faut il le préciser ne pourraient connaitre un « succès » sans l’implication des médias. Ces derniers, sont invités à une mission, pour « informer les gens au sujet d’un problème, d’identifier les personnes en position de responsabilité, et de suggérer des solutions à ceux qui ont le pouvoir de changer la situation. Cela à travers des reportages, interviews et autres magazines, en vue d’influencer sur les habitudes et les comportements.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Un étudiant guinéen kidnappé en Egypte : son frère interpelle les autorités guinéennes

23 septembre 2019 à 14 02 34 09349
Mohamed Bilal Bah, étudiant guinéen enlevé au Caire (Egypte)

Mohamed Bilal Bah, 34 ans, étudiant guinéen en Egypte, a été enlevé dans la nuit du lundi au mardi, 10 septembre 2019, à son domicile, au Caire. Deux semaines après, il reste sans nouvelles. Inquiet, son frère aîné interpelle les autorités guinéennes sur cette situation. Aboubacar Bah l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 23 septembre 2019, à Conakry.

Selon lui, son jeune frère est parti en Egypte en 2010, dans le but de poursuivre ses études. Il vit dans la capitale (Caire) avec son épouse et ses enfants. Et, c’est là qu’il a été enlevé nuitamment par des hommes non identifiés. « Selon ce que sa femme Mariama Diallo nous a dit, ce sont trois personnes qui sont venues le chercher aux environs de 1h30 minutes du matin à son domicile, au Caire. Ils ont frappé à sa porte pendant 20 minutes environ, avant de la défoncer pour entrer. Quand ils sont entrés, deux des trois personnes lui ont demandé c’est toi Mohamed Bilal Bah ? Il a répondu par l’affirmative.

Ensuite, ils lui ont demandé où se trouvait son ordinateur, ils ont pris son ordinateur, son téléphone portable et lui-même. Il (Mohamed Bilal Bah) leur a dit de lui laisser le temps au moins pour qu’il se rhabille, ils ont refusé. Depuis qu’il a été enlevé à une heure et quelques minutes du matin, il y a aujourd’hui 15 jours, on n’a aucune nouvelle de lui à ce jour. On ne sait pas s’il est dans un commissariat, on n’a aucune nouvelle de lui. Cela, en dépit de toutes les recherches menées aussi bien par sa femme que par l’ambassadeur de Guinée en Egypte », a-t-il indiqué.

Aboubacar Bah, frère de Mohamed Bilal Bah

Aboubacar Bah pense que son frère est toujours en vie et qu’il est retenu en otage. C’est pourquoi, il appelle à une plus grande implication des autorités guinéennes pour aider à le retrouver. « Notre frère est en Egypte dans le cadre des études. Il ne fait rien d’autres là-bas qui pourraient le mettre en mal avec les autorités égyptiennes. Il est Egypte depuis 9 ans, jusque-là, jamais il ne nous a été dit qu’il a commis une infraction dans ce pays. Il y est avec sa femme et ses trois garçons. Nous exhortons le gouvernement guinéen à tout mettre en œuvre pour que nous puissions retrouver Mohamed Bilal Bah.

Nous pensons que jusque-là, notre frère est en vie et qu’il serait toujours entre les mains de ses ravisseurs. Nous prions le gouvernement guinéen à nous aider à le retrouver. Mohamed Bilal Bah est à 100% guinéen. Il est né en Sierra-Léone, mais il a commencé les études franco-arabes ici en Guinée, avant d’aller en Egypte où il poursuit ses études supérieures depuis fin 2010. Nous exhortons le gouvernement guinéen, le président de la République ou toute personne ressource à nous aider à retrouver saint et sauf Mohamed Bilal Bah », a-t-il exhorté.

Monsieur Bah en profite pour prier toute personne qui aurait des nouvelles de son jeune frère d’appeler les numéros : 015 52 72 99 88 (contact Egypte) et 00224 623 48 71 84 (contact Guinée).

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Dialogue et paix : parlementaires et groupe national de contact à l’assaut des régions

23 septembre 2019 à 13 01 13 09139

Dans le cadre du projet intitulé « Appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée », financé par le bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix, quatre équipes de députés (issus des trois parlementaires à l’Assemblée nationale), des membres du groupe national de contact, des cadres du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté et des représentants de la société civile, sillonnent actuellement les quatre régions du pays.

L’objectif global du projet est de promouvoir un dialogue constructif et une participation politique inclusive pour une paix durable en Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon le programme, les délégations réaliseront 17 fora préfectoraux et 23 visites conjointes dans les régions en fonction de la cartographie conflictuelle du pays. Ces activités se tiennent dans un contexte préélectoral et visent à prévenir les conflits violents, renforcer le dialogue, la cohésion sociale et l’éducation aux droits de l’Homme auprès des populations et de l’ensemble des acteurs sociopolitiques du pays.

De manière plus spécifique, les organisateurs entendent aller à la rencontre des populations pour les sensibiliser sur la nécessité de renforcer la cohésion sociale et de cultiver l’esprit de paix et de solidarité dans leurs préfectures, mais également encourager les populations concernées à cerner davantage les enjeux du respect des droits de l’Homme, de la loi pour des élections paisibles dans le pays.

Pour la journée de ce lundi, 23 septembre, les fora seront simultanément lancés à Télimélé (en Basse Guinée), à Labé (en Moyenne Guinée), à Dinguiraye (en Haute Guinée) et à Kissidougou (en Guinée Forestière. A Télimélé, la rencontre se déroulera en présence du représentant du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme en Guinée, Patrice Vahard. A Kissidougou, l’ouverture de la cérémonie est placée sous la présidence du président de l’Assemblée nationale, représenté par son directeur de cabinet, Jean Edouard Sagno.

Partout, des députés membres des 3 groupes parlementaires, un membre du groupe national de contact, (GNC), un représentant des partenaires techniques et financiers (HCDH ou PNUD), un cadre du département de l’unité nationale et de la citoyenneté et un ou une représentante de la société civile, prendront la parole pour livrer ensemble de messages dans le sens de l’apaisement du climat sociopolitique national, en prélude aux échéances électorales annoncées.

Ils mettront l’occasion à profit pour rappeler aux cadres de l’Etat et à toutes couches représentées, la nécessité de cultiver un comportement de redevabilité des leaders politiques vis-à-vis des populations.

Entamées le 21 septembre 2019, ces activités vont se poursuivre jusqu’au 5 octobre à travers tout le pays.

Depuis Kissidougou, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Macenta : 4 opposants à un 3ème mandat jugés pour avoir appelé à une manifestation

23 septembre 2019 à 11 11 33 09339

Le procès des quatre opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé arrêtés la semaine dernière à Macenta s’est ouvert ce lundi, 23 septembre 2019, devant le TPI de la ville. Ils sont poursuivis pour participation délictueuse à des réunions sur des lieux publics, défilés et cortèges sur la voie publique, et destruction des biens publics, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à N’zérékoré.

Quelques jours seulement après leur interpellation, Jean Pévé Goépogui, Mamadi Camara, Koma Guilavogui, Robert Kaliva Guilavogui alias Kpakpataki ont comparu ce lundi devant le tribunal de première instance de Macenta. Ces membres du mouvement Elazologa Atebein qui signifie ça ne marchera pas, sont poursuivis pour avoir tenté d’organiser une marche pacifique visant à protester contre le projet de changement de l’actuelle constitution et « les promesses non tenues du président Alpha Condé ».

Même si cette manifestation qui devait se tenir le jeudi dernier a été empêchée par les services de sécurité appuyés par des contre-manifestants, ces quatre personnes ont été arrêtées. Leur procès s’est ouvert sous haute surveillance, en raison des tensions qu’il engendre dans la ville. Les autres responsables du mouvement Elazologa Atebein vivent toujours en cachette par peur d’être, à leur tour, mis aux arrêts.

A suivre !

De Macenta, Foromo Lamah pour Guineematin.com

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Meurtre d’Abdoul Karim Sylla : sa famille partagée entre tristesse et inquiétude

23 septembre 2019 à 11 11 27 09279

Abdoul Karim Sylla, pompiste en service dans une station-service de Hamdallaye, a été tué le vendredi, 19 septembre 2019, dans la forêt de Kakimbo (commune de Ratoma). Le jeune homme de 23 ans a été froidement abattu par des individus non identifiés, alors qu’il se rendait à son lieu de travail. Profondément touchée par ce meurtre, sa famille n’en revient toujours pas, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Originaire de Wonkifon, dans la préfecture de Coyah, Abdoul Karim Sylla est diplômé en langue anglaise. Il y a quelques mois, il a décroché un travail comme pompiste dans une station-service situé à Hamdallaye. Chaque matin, il sortait à l’aube pour aller au travail. Habitant derrière la forêt de Kakimbo, il traverse cette zone avant de s’embarquer pour aller à Hamdallaye. Et, c’est dans cette forêt qu’il a été froidement assassiné le vendredi, 19 septembre. C’est plus de 24 heures plus tard que son corps a été retrouvé.

Sékou Yalani Sylla, frère aîné de la victime

« Le vendredi matin, il a fait sa prière, il a pris son sac pour aller au travail. D’habitude, il rentre à 19 heures. Mais ce jour, Aboul Karim n’est pas rentré. On a appelé, ça ne passait pas. C’est ainsi que j’ai appelé sa sœur pour lui dire que notre frère n’est pas rentré à la maison. Celle-ci aussi a appelé, mais son numéro ne passait pas. Alors, on a appelé son service, ceux-ci aussi nous ont dit qu’ils ne l’ont pas vu au service. C’est ainsi qu’on a commencé à s’inquiéter. On a fait des recherches jusqu’au petit matin du samedi sans le retrouver. C’est vers 15 heures, qu’une de mes nièces m’a appelé pour me dire qu’on a retrouvé le corps de mon jeune frère dans la forêt de Kakimbo, soit à 80 mètres de la maison », a expliqué Sékou Yalani Sylla, frère aîné de la victime.

Selon lui, le médecin légiste qui a examiné le corps a indiqué que son jeune frère a reçu une balle au niveau de la nuque. « Quand on a constaté sa disparition, j’ai saisi la brigade de recherche de Kipé, vendredi. Donc, quand le corps a été retrouvé, celle-ci a commis un médecin légiste en service à Ignace Deen pour voir le corps. Quand j’ai demandé à ce médecin, il m’a dit qu’il se réserve de me donner les détails de la mort de mon frère.

Mais ce dimanche, quand nous sommes allés pour la levée du corps, le médecin qui était de garde a échangé avec le médecin légiste qui s’est occupé du corps de mon frère. Dans leurs conversations, celui-ci lui a dit que mon frère a été tué par balles. Mais ils nous ont dit qu’ils vont déposer le rapport final à la brigade de recherche », a-t-il laissé entendre.

Madame Doumbouya Mariam Karim Sylla, sœur de la victime

Sékou Yalani Sylla se dit très attristé par la disparition de son frère. « Il était très sage, il ne buvait pas et ne fumait pas. C’était un jeune très sérieux. C’est un regret, c’est une désolation de le perdre, mais on s’en remet à Dieu. Je demande aux autorités de nous mettre un PA ici. Depuis que l’Etat a déguerpis les populations de Kaporo-Rails, franchement, Kakimbo est devenu un nid de bandits, il y a l’insécurité totale. Il faudrait que l’Etat pense à nous mettre un PA ici », a-t-il exhorté.

Egalement affligée par la disparition tragique d’Abdoul Karim Sylla, madame Doumbouya Mariam Karim Sylla, grande sœur du défunt, vit aujourd’hui dans une grande tristesse. « Je m’apprêtais à prendre les ablutions pour prier quand un petit est venu me dire qu’ils ont retrouvé mon jeune frère. J’ai sursauté, criant de joie. Mais, quelque temps après, il précise qu’il est mort. En ce moment-là, j’ai pris la fuite, j’étais hors de moi. On dit l’homme que l’Homme n’est pas parfait, mais mon petit frère était un exemple. Il était simple, sans problème.

Depuis son jeune âge, jusqu’à 23 ans, il ne s’est jamais mal comporté. Il ne boit pas, il ne fume pas, il ne va pas en boite. Tout ce qu’il fait, c’est d’aller à la mosquée et ensuite aller au travail. Il est parti avec un bagage intellectuel. Mon jeune frère aimait le ballon, c’était un bon footballeur. Il disait que si Dieu l’aide un jour, il va aller jouer au ballon et venir subvenir aux besoins de la famille. Tout son souci, c’était sa famille », se souvient-elle.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : plus de 50 ONG célèbrent la journée internationale de la paix

23 septembre 2019 à 11 11 11 09119

Le réseau guinéen des ONG et associations pour le développement durable « Jeunesse, service Guinée » a célébré en différé hier, dimanche 23 septembre 2019, la journée internationale de la paix. L’événement a eu lieu au quartier Bambeto, dans la commune de Ratoma. Il a connu la présence d’une délégation du gouvernement, le maire de Ratoma ainsi que de nombreux citoyens, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mme Bangoura Maimouna Yombouno, présidente de la Fondation Slidarité Féminine de la République de Guinée et Africa Ladies for Pense

Cette cérémonie a été mise à profit par les organisateurs pour clôturer une campagne de sensibilisation sur la paix qu’ils ont entamée il y a quelques jours. Selon madame Bangoura Maïmouna Yombouno, présidente de la fondation solidarité féminine de la République de Guinée, structure membre du réseau, « aujourd’hui, l’heure n’est plus aux forums coûteux aux manifestations de location des hôtels, ces frais pouvaient nous permettre de poser des actions de solidarité en faveur des femmes dans les camps des refugiés. Ce sont nos femmes, nos filles et nos jeunes qui sont victimes de violences. Donc, la plateforme a pour objectif d’aller vers les femmes dans les zones de conflits, les femmes qui sont dans les camps des réfugiés, les femmes qui sont dans les situations de conflits à travers le continent ».

Parlant de la zone spéciale de Bambeto, théâtre de violences pendant les manifestations politiques et sociales, Maïmouna Yombouno a indiqué que son organisation souhaite que cette situation change. D’où le choix de cette localité pour organiser cette activité. « Nous voulons que Bambeto soit une zone de paix, que Bambeto ne soit pas classée en zone orange ou rouge, mais que ça soit une zone verte. Nous voulons un Bambeto où les jeunes, les hommes et les femmes vivent en symbiose », a-t-elle lancé.

Lamarana Barry, présidente de l’ONG Uion des grands amis pour le développement

De son côté, la représentante de la jeunesse de Bambeto à cette cérémonie n’a pas manqué de revenir sur les raisons des violences récurrentes dans cette zone. Selon Lamarana Barry, présidente de l’ONG Uion des grands amis pour le développement, c’est parce que l’axe Hamdallaye-Kagbelen en général et la zone de Bambeto en particulier, est abandonné par l’Etat. « Nous citoyens de l’axe, nous voulons la paix, mais cette paix n’est pas accompagnée. Tant qu’on ne dit pas la vérité, nous n’aurons jamais la paix. Les jeunes de l’axe, la plupart d’entre eux n’ont pas d’emploi. Il n’y a pas de centres de loisir, il n’y a pas d’hôpitaux, il n’y a pas d’écoles.

Nos mamans souffrent, elles n’ont pas de marchés. Quand il y a la frustration, il y aura la violence. Nous voulons que l’Etat fasse face à l’axe. Nous ne sommes pas des ennemis de la paix. Aidez-nous. Si vous voyez que chaque fois Bambeto est chaud, regardez les autres communes, là-bas les choses ont changé, les choses ont bougé, mais pas ici. S’il n’y a pas d’infrastructures où on va se former et entreprendre des projets de développement comment il n’y aura la paix ? », S’interroge la jeune dame.

Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma

Pour trouver solution à ce problème, le maire de la commune de Ratoma, Issa Soumah, promet une collaboration fructueuse avec les jeunes et les femmes de Ratoma. « Je dois vous dire que je vous comprends très bien. On dit que Bambeto est une zone de conflit. Mais, ce n’est pas de votre faute. Bambeto n’a aucune infrastructure pour exercer quelque activité que ce soit. Nous, notre souhait aujourd’hui, est qu’on voit Bambeto plutôt une zone de paix, une zone d’équilibre social, mais pas une zone où tout le monde a peur de venir. C’est pourquoi nous nous battons pour que les jeunes de Bambeto s’en sortent. Nous allons parler de tous ces problèmes aux autorités. On doit vous soutenir. Femmes et jeunes de Bambeto, nous devons travailler ensemble. Vous n’allez pas rester comme ça à l’ombre pour qu’on ne vous voie pas. Non. Les jeunes de Bambeto, levez-vous on va se donner les mains. La main dans la main, on peut s’en sortir. On peut faire de Bambeto une zone de paix, un havre de paix, une zone où il fait bon vivre », a dit le maire de la commune de Ratoma.

A rappeler que la journée internationale de la paix est célébrée le 21 septembre de chaque année. Une occasion de promouvoir la paix dans le monde.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Manque de personnel et d’équipements : le poste de santé de Tanènè-Kela abandonné

23 septembre 2019 à 10 10 17 09179

Construit en 1995, le poste de santé de Tanènè-Kela, district situé à 20 km de la ville de Kindia, se trouve aujourd’hui dans une situation alarmante. Il manque de tout ce qu’il faut pour offrir des soins de qualité aux patients. C’est le constat fait par un correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Cet établissement sanitaire reçoit les malades en provenance des localités de Bagueya, Koumbaya, Yabandi et d’autres districts situés le long de la route nationale Kindia-Télimélé. Mais, la structure est loin de répondre aux attentes de ses patients. Car elle n’en a pas les moyens qu’il faut. Pas d’eau ni d’électricité encore mois d’équipements nécessaires pour les soins.

poste de santé de Tanènè-Kela

« On n’a pas un hôpital digne de nom ici. Quand quelqu’un est gravement malade ici, nous sommes obligés d’aller à Kindia ville, et cela c’est avec beaucoup de difficultés car l’état de la route n’est pas bon. Notre poste de santé, personne ne s’en occupe. Même pour acheter certains médicaments il faut aller en ville parce qu’on ne peut pas en trouver ici », soutient M’mah Soumah, habitante de Tanènè-Kela.

En plus de tous les problèmes énumérés, il faut souligner que ce poste de santé est tenu depuis quelques années par un seul agent. Il s’agit d’Ibrahima Sory Conté, un natif de la localité formé dans le tas. Il fait son mieux pour ne pas que la structure sanitaire soit fermée.

Ibrema Sory Conté, chef du poste

« Le poste de santé de Tanènè-Kela relève du centre de santé urbain de Cassia. Moi, je suis là depuis 2006. C’est ici que je travaille. Actuellement, je suis seul ici, il n’y a pas d’autre agent sanitaire pour m’assister. J’ai tout fait pour qu’on m’aide à avoir un autre agent, mais en vain. Même dans mon village ici, j’ai tout fait pour qu’un enfant reste à côté de moi pour une question de relève, mais les parents n’ont pas compris. Alors que moi, j’ai appris ce métier auprès des premier médecins qui sont passés ici. Depuis l’inauguration de cette structure sanitaire, plusieurs agents de santé sont passés par là. Mais, quand ils viennent, ils ne durent pas longtemps. Ils restent un certain moment, puis s’en vont parce que ce district est très enclavé. Moi, je suis là parce que je suis natif d’ici, je suis là pour ma communauté », explique celui qu’on appelle ici communément Dr Conté.

poste de santé de Tanènè-Kela

Avec cette situation, les habitants de Tanènè-Kela se sentent, à juste raison, abandonnés par les autorités sanitaires du pays. Ils prennent leur mal en patience en attendant une solution qui tarde à venir.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628-518-888

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Labé : victimes de QNET et cas Boukhariou Baldé, préoccupations de l’Alliance Nationale Patriotique

23 septembre 2019 à 8 08 47 09479

La situation de près 350 femmes de la région se disant victimes d’escroquerie en ligne de la part de la société de commerce QNET et le cas du feu Amadou Boukhariou Baldé, l’étudiant tué à l’Université Hafia de Labé, dans des conditions non encore élucidées, constituent des préoccupations majeures de l’antenne régionale de l’Alliance Nationale Patriotique (ANP), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’Alliance Nationale Patriotique (ANP), nouvelle plateforme visant la lutte contre le tripatouillage de constitution guinéenne et le système de gouvernance actuelle du régime Condé, affichant son opposition farouche à un 3ème mandat pour le président Alpha Condé et inscrivant son action dans la promotion et la défense des droits de l’homme et du citoyen a installé dimanche, 22 septembre 2019, son antenne régionale de Labé.

Constituant son premier démembrement à l’intérieur du pays, la nouvelle structure est encadrée par une coordination de 5 membres avec une présidente, Hadja Fatoumata Baïlo Diallo, (issue de l’Association des Femmes Victimes de QNET dans la région de Labé), un rapporteur, Mamadou Kally Bah, coordinateur régional du Club des Amis pour la Promotion de l’Education et de la Culture (CAPEC) et trois autres membres dont entre autres Hadja Fatoumata Diaraye Diallo (association des femmes victimes de QNET dans la région de Labé), Thierno Boubacar Tounkara, de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) et Ibrahima Talibé N’diaye, secrétaire à l’organisation de l’Amical Scolaire et Universitaire de Labé (ASUL).

La rencontre a donc regroupé des acteurs de la société civile et des responsables politiques venus des cinq (5) préfectures de la Région Administrative (RA) de Labé, où les débats parfois houleux entre membres statutaires sur les objectifs généraux et spécifiques de cette nouvelle force de contrepouvoir ont inscrit en bonne place l’appui aux femmes victimes de QNET et l’assistance judiciaire de la famille de feu Amadou Boukhariou Baldé, tué à l’Université Hafia, dans des circonstances non encore élucidées par les autorités compétentes.

Les acteurs de la société civile et les responsables politiques venus des préfectures de Koubia, Lélouma, Mali et Tougué constituent les points focaux de l’Alliance Nationale Patriotique (ANP) dans leurs localités d’origine. Ils sont pour principale mission celle de faire le monitoring des cas de violation des droits de l’homme et du citoyen dans les collectivités locales en vue de constituer une base de donnée pour la coordination nationale et son pool d’avocats spécialisées.

Il est à préciser que la mise en place de cette première antenne régionale à Labé était rehaussée de la présence du président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD), Mamadou Bah Baadiko, membre fondateur de l’Alliance Nationale Patriotique.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Manifestation du FNDC-Belgique contre le projet d’une nouvelle constitution en Guinée

23 septembre 2019 à 8 08 33 09339

Communiqué : Le Front National pour la Défense de la Constitution-Belgique (FNDC-Belgique) invite tous les guinéens de Belgique, des autres pays d’Europe et de toute la diaspora Africaine, opposés au projet d’une nouvelle constitution en Guinée, à une grande manifestation qu’il organise le 28 septembre 2019 à la Place du Luxembourg, 1050 Bruxelles, Belgique de 14h00 à 16h00.

A cette occasion, nous voulons rappeler aux leaders d’opinion d’origine Guinéenne et africaine, la communauté internationale, les conséquences désastreuses du coup d’État constitutionnel en préparation en République de Guinée, et par conséquent, nous demandons leur soutien pour éviter à la Guinée de sombrer dans la dictature.

Le FNDC-Belgique sait compter sur l’engagement total de chacun et de tous pour faire de cet événement une réussite parfaite.

Non à un coup d’Etat constitutionnel,

Non à une nouvelle Constitution,

Non à un troisième mandat en Guinée,

Non à un glissement du mandat du président actuel,

Non et à plus jamais une présidence à vie en République de Guinée,

Vive le FNDC pour que vive la consolidation démocratique en République de Guinée.

Bruxelles, le 29 août 2019.

La commission Communication

FNDC-Belgique

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Kindia-Télimélé : une route périlleuse qui sera bientôt coupée

22 septembre 2019 à 22 10 53 09539

Longue de 135 kilomètres, la route nationale (habituelle) Kindia-Télimélé est quasiment impraticable en cette période hivernale. A cause de sa dégradation très poussée, cette route est devenue un véritable supplice pour les usagers. Malheureusement, le pire reste à venir. Car, dans quelques jours, avec la mise en eau du barrage hydroélectrique de Souapiti, cette voie va être coupée à partir du pont de Konkouré. Et, sur 50 kilomètres, cette route sera dans l’eau, a appris l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kindia.

Sevrée de travaux d’entretien, la route nationale Kindia-Télimélé est actuellement très dégradée. En plus des ponts en mauvais état, des flaques d’eau, de la boue, de gros fossés, sont visibles çà et là sur cette voie qui n’a jamais connu de bitume.

Voyager sur cet axe routier relève d’un parcours de combattant. A bord d’un taxi-brousse qui quitte Kindia, les plus chanceux font au moins huit heures (8 H) pour rallier la ville de Télimélé.

Maître Moussa Sylla (Lacident), le chef de ligne de la gare routière de Télimélé à Kindia

« La route de Télimélé est devenue un véritable problème pour nous. Quand tu quittes ici (Kindia), il faut toute une journée pour arriver à Télimélé. Le passage est extrêmement difficile au niveau du pont Forko. Après l’effondrement de ce pont, ce sont les chauffeurs et le syndicat qui ont cotisé de l’argent, six millions de francs de guinéens, pour aménager une déviation de fortune. Quand il pleut un peu seulement, l’eau de la rivière monte. Et, quand cette eau monte, les véhicules ne peuvent pas traverser. On est obligé de garer et attendre que le niveau d’eau baisse pour qu’on puisse traverser… la route est aussi en piteux état dans la sous-préfecture de Bangouyah », a expliqué Maître Moussa Sylla (Lacident), le chef de ligne de la gare routière de Télimélé à Kindia.

Pour les usagers qui quittent Kindia pour Télimélé, le calvaire commence à Pastoria, à la sortie de la ville de Kindia. Il se poursuit jusqu’au pont de Forko, en passant par Contémodouyah.

Au niveau du pont de Forko (situé à 15 kilomètres du centre-ville de Kindia), le spectacle est désolant. Cet ouvrage de franchissement, autrefois en dur, s’est effondré depuis quelques mois. Et, en lieu et place de la plaque de béton, ce sont des troncs de palmiers qui favorisent la traversée pour les petits véhicules, les motos et les piétons. Ce pont de fortune est géré par un groupe de jeunes qui fait payer la traversée à 5 000 francs (pour les motos) et 20 000 francs guinéens (pour les véhicules).

Mamadou Malifa Bah, un des jeunes qui gère le pont en bois de Forko

« On est là pour gérer ce pont en bois. Parce que ça fait trois mois depuis que le pont qui était là s’est effondré. Mais, le gouvernement n’a rien fait pour soulager les gens. Ce sont les chauffeurs qui se sont arrangés pour réaliser ce pont de fortune et la petite déviation qui est là… Pour traverser ce pont, il faut 5 000 francs par moto et 20 000 francs par véhicule. On est là pour soulager les gens. Parce que si ce pont n’était pas là, les gens allaient beaucoup souffrir. Actuellement, quand on voit un camion à Kambanyah, on l’applaudit très fort. Parce que les gens souffre là-bas à cause de la rareté des denrées alimentaires comme le riz, l’huile de palme », a indiqué Mamadou Malifa Bah, un des jeunes qui gère le pont en bois de Forko.

Seulement, débourser de l’argent pour avoir accès à ce pont de fortune n’est rien comparé au risque de la traverser. Les séances de patinage des engins sont fréquentes. Et, les risques d’effondrement dudit pont sont évidents.

Arrivés au niveau de cet ouvrage de franchissement, les passagers descendent des véhicules et traversent le pont à pied. Seuls les chauffeurs traversent ce pont à bord des véhicules. Ceci, pour surement éviter un drame de masse, en cas d’affaissement de cet ouvrage de fortune.

Mais, sur cette route périlleuse de Télimélé, le pire serait de tomber en panne. Aucun point de dépannage n’est visible sur ce tracé qui existe depuis plusieurs dizaines d’années. Par contre, les crevaisons de pneus y sont fréquentes et ceux qui tombent en panne technique souffrent le martyr avant d’obtenir le salut dans les mains d’un bon samaritain.

Seulement, en plus de la dégradation très poussée qu’elle connait actuellement, la route nationale Kindia-Télimélé est menacée par la montée des eaux du barrage de Souapiti.

« Dans quelques jours, la route habituelle qui relie Télimélé à Kindia va être coupée à partir du pont de Konkouré. Et, sur 50 kilomètres, cette route sera dans l’eau », a prévenu le ministre de l’Energie, Dr. Cheick Taliby Sylla, lors d’une tournée de prise de contact, en début de cette semaine, avec les populations impactées par la construction du barrage de Souapiti.

Déjà un nouveau tracé, qui part de Siraforêt (Kindia) à Kambayah (Télimélé), a été identifié. Cette « nouvelle route » est encore en chantier, avec des ponts inachevés. Mais, selon Moussa Doussou Bérété, chef-service piste et accès du projet Souapiti, cette voie est déjà opérationnelle.

« Cette route a déjà été mise à la disposition des populations. Ceci, pour éviter qu’elles soient confrontées à la montée des eaux sur l’ancienne route. On est en train de voir comment améliorer l’état de cette route (la nouvelle) ; mais, pour éviter que les gens ne soient complètement enclavés, il faut ouvrir les alternatives qui ont été proposées. C’est-à-dire, quand vous prenez à l’Est, vous venez jusqu’à Siraforêt, vous entrez par là pour venir jusqu’à Kambayah. Ça, c’est pour les gens qui veulent quitter Kindia pour Télimélé (ou inversement). Maintenant, pour ceux qui veulent quitter Télimélé pour aller directement à Conakry (ou inversement), on leur a ouvert la route de Souapiti qui était fermée à la circulation à cause des travaux sur ce barrage », a indiqué Moussa Doussou Bérété.

Cependant, si la nouvelle route Kindia-Télimélé permet d’éviter un isolement de cette dernière préfecture du reste de la Guinée, il convient de souligner qu’elle est loin d’être un soulagement pour les usagers. Car, selon les quelques rares chauffeurs qui s’y sont aventurés, cette route est aussi périlleuse que l’ancienne qui sera bientôt inondée.

De Kindia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Nouvelle constitution : voici la position du patronat guinéen

22 septembre 2019 à 20 08 06 09069

Le Patronat guinéen approuve le changement de l’actuelle constitution ambitionné par le régime du président Alpha Condé. Les opérateurs économiques ont donné leur position sur le sujet à l’issue d’une réunion tenue ce dimanche, 22 septembre 2019 à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette rencontre a été organisée suite à la réception, vendredi dernier, d’une délégation du secteur privé guinéen par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, dans le cadre des consultations sur le projet de changement de la constitution. Les organisations patronales se sont retrouvées pour discuter et donner leur position. Et, à l’issue de la réunion tenue à huis clos, Ismaël Keïta, le président du Patronat de Guinée (PAG), a donné la conclusion des discussions.

Ismaël Keïta, président du Patronat de Guinée (PAG)

« Après deux heures de discussions, nous pouvons dire aujourd’hui par acclamation que l’ensemble des opérateurs économiques du patronat sont en faveur de l’adoption d’une nouvelle constitution pour la République de Guinée. Le secteur privé guinéen représenté ici par le patronat aujourd’hui, a dit oui à cette nouvelle réforme constitutionnelle. Mais, elle demande qu’elle soit associée à la rédaction du texte qui sera proposé au peuple.

Donc, aujourd’hui, nous remercions l’ensemble du secteur privé guinéen, les membres du patronat qui ont fait le déplacement. Ceux qui ne sont pas venus, nous ont donné leur consentement par écrit, par téléphone. Et donc aujourd’hui, à l’unanimité, nous sommes pour un référendum dans notre pays et nous suivons la CENI, l’instance qui est chargée d’organiser les élections afin de faire son rôle, que les délais qu’ils ont indiqué soient tenables », a annoncé le président du Patronat.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Entrepreneuriat : 39 jeunes de Télimélé formés par la CIDT à Conakry

22 septembre 2019 à 15 03 37 09379

Fidèle à ses missions, la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), à travers sa cellule technique, a formé 39 jeunes originaires de la préfecture résidant à Conakry, sur l’entreprenariat. Organisée à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, la formation a duré une journée. Elle a permis non seulement d’outiller les participants, mais aussi à les motiver à s’engager dans l’entrepreneuriat pour lutte contre le chômage, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mamadou Alpha Bah, secrétaire général de la cellule technique de la CIDT

Selon Mamadou Alpha Bah, secrétaire général de la cellule technique de la CIDT, l’organisation de cette formation a été motivée par le désir de développer la préfecture de Télimélé. Et pour y arriver, il pense qu’il y a lieu de s’organiser et offrir aux jeunes une formation pouvant leur permettre de se prendre eux-mêmes en charge. « Dans cette vie, il vaut mieux être un employeur que d’être employé. Et, on a beaucoup de nos jeunes qui ont fini l’université, qui ont leur diplôme et qui cherchent à être employés dans une entreprise ou dans une société de la place, alors qu’il y a une possibilité à saisir qui est l’entrepreneuriat.

Eux-mêmes, ils peuvent se développer, proposer des projets et les proposer aux bailleurs de fonds pour qu’ils puissent eux-mêmes créer leur propre activité génératrice de revenu leur permettant de mieux vivre. Donc en organisant cette formation, nos attentes sont que les jeunes puissent prendre conscience et se mettre à la tâche des maintenant, c’est-à-dire nous proposer des projets pour qu’on puisse les accompagner dans l’obtention de certaines subventions leur permettant de commencer les activités», a-t-il expliqué.

Mouloukou Souleymane Magassouba, un des formateurs

A l’issue des travaux, Mouloukou Souleymane Magassouba, un des formateurs, a expliqué que l’atelier a porté essentiellement sur les techniques liées à la maîtrise de l’entrepreneuriat en général. « Nous avons traité des thèmes comme l’entrepreneuriat : nous avons parlé des techniques ou des étapes qu’il faut pour créer une entreprise, notamment le cas en Guinée. Ensuite, nous avons parlé des techniques du marketing, nous avons parlé du business-plan entre autres. Nous avons eu à motiver les jeunes pour qu’ils s’engagent dans l’entreprenariat (le risque à prendre) ; à maximiser leurs forces et minimiser leurs faiblesses.

Nous leur avons fait comprendre qu’il n’y a pas d’entrepreneur qui ne prend pas de risque. La prise de risque, elle est permanente, mais il faut faire du best marketing, dans la mesure où vous allez sur un marché où les gens font la même chose que vous. Donc, l’innovation, les moyens technologiques, les réseaux sociaux, doivent constituer des moyens pour eux pour maximiser leur avantage dans ce monde entrepreneurial », a conseillé le formateur.

Pour permettre aux participants de mieux cerner la notion d’entrepreneuriat et les motiver davantage, les organisateurs ont invité des entrepreneurs originaires de la préfecture de Télimélé et ayant réussi dans leurs domaines, pour qu’ils partagent leurs expériences avec ces jeunes. Parmi ces modèles de réussite, figure Dr Oumar Diouhé Bah, spécialiste en biologie médicale et directeur du laboratoire de biologie médicale Biomar-24.

Dr Oumar Diouhé Bah, directeur du laboratoire de biologie médicale Biomar-24

« Ce que je dirai aux jeunes, c’est de tout simplement profiter des opportunités. La Guinée est encore vierge, on a beaucoup de choses à faire. Les jeunes doivent avoir le courage, ils ne doivent pas tout attendre de l’Etat. Parce que l’Etat ne pourra pas tout faire. Et, je pense que nous avons assez de chantiers dans ce pays-là où les jeunes pourraient faire quelque chose, où ils pourraient profiter des opportunités de faire quelque chose de potable qui pourrait servir à ce pays », a dit le laborantin.

Thierno Baïlo Diallo, participant

Très heureux d’avoir bénéficié gratuitement d’une telle formation, Thierno Baïlo Diallo, au nom des participants, a remercié la cellule technique de la CIDT pour cette autre opportunité de formation. Il a fait savoir que cette formation leur sera d’une grande utilité. « Moi actuellement, je suis dans un projet, j’ai fait froid industriel, j’avoue que j’avais des difficultés : des difficultés liées au paiement des factures d’électricité entre autres. Il arrivait parfois des moments pendant lesquels j’avais envie d’abandonner. Mais, à travers cette formation, j’ai compris comment surmonter ces difficultés. Aujourd’hui, je suis plus armé pour affronter n’importe quel problème lié à l’entrepreneuriat », a dit le jeune homme.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Elections législatives : « le RPG AEC et ses alliés veulent avoir au moins 84 députés » (UFR)

22 septembre 2019 à 14 02 42 09429

Les élections législatives prévues pour se tenir le 28 décembre prochain se retrouvent au centre d’un nouveau bras de fer entre le pouvoir et l’opposition en Guinée. L’opposition qui voit dans ces élections une autre stratégie du pouvoir pour faire passer le projet de troisième mandat du président Alpha Condé, rejette le calendrier du président de la CENI qu’elle juge complètement irréaliste. Le sujet était au centre des débats de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR hier, samedi 21 septembre 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Elhadj Ibrahima Bangoura, vice-président de l’Union des Forces Républicaines, a tenu a expliqué aux militants de la formation politique, les enjeux de ces élections législatives. « Ce que le président de la CENI veut faire, c’est d’organiser des élections truquées en faveur du président de la République pour lui assurer un troisième mandat », a-t-il dit, ajoutant que ces élections législatives constituent la quatrième phase d’un long processus.

« La première phase, c’était d’aller directement au troisième mandat. Ils ont commencé à faire des meetings un peu partout, ils ont vu que cela ne marchait pas. Ils ont dit bon, il faut essayer de camoufler notre démarche en révision constitutionnelle, ils ont vu aussi que l’article 154 de notre constitution verrouille cette partie. Parce que le nombre et la durée du mandat du président de la République, ce sont deux choses qui sont intangibles dans notre constitution, on ne peut pas modifier ça.

Ils ont même trouvé des juristes éminents pour essayer d’accréditer la thèse de la révision de la constitution, cela n’a pas marché. Alors, ils se sont dit on va changer de fusil d’épaule, nous allons parler carrément de changements de la constitution. C’est-à-dire au lieu de réviser l’actuelle constitution, ils vont la changer et mettre une nouvelle constitution à sa place. Mais, ça aussi ça n’a pas marché… Alors, la quatrième phase c’était le 04 septembre dernier. Ils ont pensé qu’en annonçant directement par le président de la République, cela allait marcher.

Mais, la tension qu’il y avait ce jour dans le pays était tellement vive que le président a modifié son discours et il a demandé à ce que le Premier ministre organise une consultation. Maintenant, ils se sont dits, puisque rien n’a marché jusqu’ici, à la fin de cette consultation, nous allons organiser des élections législatives. Mais, ce ne sont pas des législatives qui sont organisées, c’est toujours cette combine du troisième mandat qui continue », a dit Ibrahima Bangoura.

L’opposant souligne que ces élections consistent tout simplement à « distribuer les sièges des députés aux partis qui sont dans la mouvance présidentielle ». Il annonce même que la répartition des sièges a déjà été faite. « Ils (le RPG Arc-en-ciel et ses alliés) veulent avoir au moins 84 députés. Et, vous savez combien ils nous réservent à nous (UFR) ? C’est 2 députés, comme deux doigts. Et, l’UFDG qui a aujourd’hui 37 députés, ils ont dit qu’il faut diviser ce nombre-là par deux pour leur donner 18 députés.

Voilà le scénario qui est préparé par le RPG Arc-en-ciel et le président de la CENI. Est-ce qu’on va accepter cela ? Non. Cela n’est pas possible. C’est pourquoi vous allez rester mobilisés partout où vous êtes pour barrer la route à cette manipulation », a lancé le responsable du parti de Sidya Touré, assurant que « le troisième mandat ne passera pas. Qu’ils le disent où qu’ils ne le disent pas, le troisième mandat ne passera pas en Guinée ».

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Guinée: le PADES donne les raisons du mauvais état des routes

22 septembre 2019 à 11 11 44 09449

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir croit savoir pourquoi les routes guinéennes ne durent pas longtemps. En effet, notre pays est confronté perpétuellement à une dégradation très poussée des routes, dont certaines sont impraticables en saison des pluies. Selon le PADES, cette situation est due au non-respect des normes, causé par la corruption et les détournements des fonds pendant la mise en œuvre des projets routiers.

C’est Mohamed Diakité, secrétaire chargé à l’implantation du parti, qui l’a expliqué au cours de l’assemblée générale hebdomadaire de la formation politique du samedi, 21 septembre 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mohamed Diakité, secrétaire chargé à l’implantation du parti

« Une route qu’on doit faire pour 10 ans avec des moyens à l’appui, si chacun essaye de prendre sa caution dedans, le travail sans doute sera bâclé. Et, c’est ce qui explique que nos routes ne durent que 6 mois, 7 mois, voire même 3 mois. C’est ce qui explique même la situation de la cherté de la vie dans notre pays. Parce que les marchandises qui quittent l’intérieur du pays pour Conakry, les produits pourrissent dans les camions parce qu’il n’y a pas de routes, avant d’arrivée à destination. Et, ceux-là qui arrivent à destination, les propriétaires sont obligés de doubler les prix. Et après, on crie que c’est cher, mais il faut voir la source », a-t-il souligné, dénonçant « la mauvaise gouvernance » qui caractérise le régime actuel.

Abordant la question du changement de l’actuelle constitution ambitionné par le pouvoir, l’opposant a rappelé que le président de la République n’a aucun pouvoir légal qui lui permet de réaliser ce projet. Il indique que le chef de l’Etat ne peut que réviser certaines dispositions de la constitution, et non la changer carrément. « On est d’accord avec la révision constitutionnelle, mais il y a des articles intangibles qui ne doivent pas être touchés. A savoir les articles 27 et 157 de la constitution. On dit que l’article 152 de la constitution donne le plein pouvoir au président de la République de proposer une modification, une révision de la constitution, mais pas de changer la constitution.

Et, nous nous sommes battus pour les démonter par A plus B qu’il n’y a aucune base juridique qui puisse donner le plein pouvoir au président de changer la constitution. Alors, on nous dit que la constitution du 7 mai 2010 à des problèmes et qu’il faut la ramasser carrément et la mettre de côté pour mettre en place une nouvelle constitution pour maintenir une seule personne au pouvoir, ce n’est pas possible », a dit Mohamed Diakité, qui salue la mobilisation des Guinéens pour barrer la route au projet de nouvelle constitution. Un projet qui, selon lui, est voué à l’échec.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Tél. : 628 50 73 80

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Souapiti met Bagueya dans le désarroi : « On a peur d’être noyé ici ; mais, on ne sait pas où aller »

21 septembre 2019 à 21 09 47 09479

Situé à 25 kilomètres de la commune urbaine de Kindia (sur la route nationale Kindia-Télimélé), le district de Bagueya est l’une des zones impactées par le projet de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti. Les habitants de ce district qui se trouve menacé par la montée des eaux sur le fleuve Konkouré sont sommés de quitter leurs terres qui seront bientôt inondées. Malheureusement, aucun bâtiment n’a encore été construit pour eux sur le site qui devrait les recevoir à Modiyah. Une situation à la fois inquiétante et embarrassante pour ces populations qui ne savent plus à quel saint se vouer, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com sur les lieux.

Les habitants de Bagueya vivent essentiellement de l’agriculture. Mais, aujourd’hui, ils sont sommés de quitter leurs terres. Pour cause, la construction du barrage hydroélectrique de Souapiti. Le district de Bagueya ferait partie de la longue liste des zones qui seront inondées par les eaux de ce gigantesque ouvrage dont la mise en eau est intervenue le 26 août dernier. Seulement, pendant que les populations de certaines localités impactées par le projet Souapiti se plaignent de l’insuffisance des maisons et du manque d’espace dans leurs sites de recasement, celles de Bagueya scrutent encore les terrains vides de Modiyah où elles devraient être réinstallées.

Rencontré par l’équipe de journalistes de Guineematin.com qui s’est rendue hier, vendredi 20 septembre 2019, à Bagueya, Mamadouba Camara, le président dudit district, a exprimé les inquiétudes de ses administrés.

Mamadouba Camara, président dudit district

« Les chinois sont venus nous trouver ici à cause de la construction du barrage de souapiti. Ils ont recensé nos plantes et nos maisons. Ils nous ont dit qu’on ne doit pas rester ici… Nous leur avons montré un lieu où nous allons déménager. Ils sont allés faire le lotissement et réaliser deux forages. C’est là qu’ils ont arrêté les travaux, en nous disant qu’ils ont du boulot à faire derrière la montagne. Sans nous dire où ils allaient, ils ont quitté Modiyah. Depuis qu’ils sont partis, ils ne sont plus revenus. Quand on les appelle, ils disent que la pluie empêche les travaux de construction… On nous dit toujours qu’on doit quitter Bagueya ; mais, rien n’est encore fait pour nous à Modiyah. Nous sommes très inquiets pour ça », a expliqué Mamadouba Camara.

Selon les habitants de Bagueya, à part le recensement, rien n’est fait encore par le projet Souapiti, dans le cadre de leur dédommagement et de leur recasement à Modiyah.

Soryba Camara, citoyen de Bagueya

« Depuis le recensement, nous n’avons rien vu d’abord ! Nous demandons au gouvernement de nous venir en aide ; sinon, on ne sait pas comment vivre. Comme c’est un intérêt du peuple, on ne peut pas refuser de déménager. Mais, nous avons des difficultés. On doit quitter Bagueya pour Modiya ; mais, rien n’est fait là-bas. Même une case n’a été construite pour nous d’abord. On apprend que l’eau est en train de monter de l’autre côté. On a peur d’être noyé ici ; mais, on ne sait pas où aller. En plus, nous avons appris que les maisons qu’ils ont construites ailleurs, comme à Kinfayah, ne sont pas du tout convaincantes. Ce sont des maisons avec des petites chambres où on ne peut même pas placer un lit, à plus forte raison une armoire. C’est vraiment inquiétant », s’est plaint Soryba Camara, citoyen de Bagueya.

Visiblement, la préoccupation est grande. Et, à l’absence d’interlocuteur, les habitants de Bagueya sont dans le désarroi. Ils attendent chaque jour d’être déguerpis pour un terrain qui n’a pas été mis en valeur à Modiyah. Avec la peur d’avoir les pieds dans l’eau, Karamoko Naby, le premier imam de Bagueya, émet des réserves sur les promesses qui leur ont été faites. Ce guide spirituel s’interroge aussi sur la qualité des bâtiments qui leur seront construits à Modiyah pour leur réinstallation.

Karamoko Naby, premier imam de Bagueya

« Ils font croire qu’ils construisent de belles maisons. Mais, aux dernières nouvelles, les chambres de ces maisons sont restreintes. Et puis, le nombre de maisons qu’ils ont recensées, ce n’est pas ce nombre qu’ils construisent pour toi. Par exemple, si tu as cinq maisons en banco, ils te donnent trois ou deux maisons en dur. C’est inquiétant pour quelqu’un qui a une grande famille. En plus, les plantes qui ont été recensées, c’est eux qui savent le nombre. Nous, on n’a aucune connaissance du nombre d’arbres qu’ils ont pris en compte. On se demande aussi si ce sont les guinéens qui viendront construire nos maisons et rembourser nos plantes. Car, si ce ne sont pas les chinois, nous allons perdre. On est tous des guinéens. Et, on sait que le guinéen aime tromper son frère », a indiqué le premier imam de Bagueya.

Selon Amara Camara, le directeur général du projet Souapiti, le programme d’action de réinstallation comporte six (6) programmes avec 23 mesures. Et, ça va du choix des sites de recasement jusqu’à l’indemnisation. « Tout sera indemnisé. Tout ce qui entre dans leur patrimoine, que ça soit les arbres fruitiers, les poulaillers, les cuisines, tout sera indemnisé. Il n’y a pas de dilemme en la matière », a indiqué Amara Camara, lors d’une tournée de prise de contact du ministre de l’Energie, Cheick Taliby Sylla, avec les populations impactées par le projet de Souapiti.

Nous y reviendrons !

De retour de Bagueya, Mamadou Baïlo Keïta et M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Éliminatoires CHAN 2020 : la Guinée s’incline devant le Sénégal

21 septembre 2019 à 21 09 35 09359

En déplacement ce samedi, 21 septembre 2019 à Thiès, le Syli local n’a pas réussi à ramener un bon résultat comme l’espérait son entraîneur. L’équipe guinéenne s’est inclinée (1-0) devant son homologue sénégalais, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Remporter juste une double confrontation, c’est tout ce qu’il faut au Syli local pour se qualifier au prochain championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2020. Exemptée du premier tour des éliminatoires, l’équipe de Kanfory Lappé Bangoura n’a qu’à se défaire du Sénégal pour obtenir son ticket qualificatif. Tout n’est évidemment pas encore perdu, mais la tâche s’annonce difficile pour l’équipe guinéenne, qui a perdu la manche aller ce samedi au stade de Thiès.

Même s’ils n’ont pas concrétisé leurs occasions dont la plus franche est celle de Mamadou Bangoura dont la frappe a été repoussée par le poteau à la 33ème minute, les poulains de Lappé Bangoura sont passés tout près de ramener un point de leur voyage sénégalais. Mais, ils ont finalement été punis à la 86ème par Assane M’Bodj. Le joueur du Djaraaf de Dakar a adressé une puissante frappe imparable pour Moussa Camara, délivrant ainsi les siens.

C’est la troisième fois (2015,2017 et 2019) que le Syli local s’incline en déplacement au Sénégal dans des éliminatoires du CHAN. L’équipe guinéenne garde tout de même un espoir de qualification. Pour cela, il faudra s’imposer par deux buts d’écart au match retour prévu en octobre prochain à Conakry.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Affaire électeurs fictifs : Lansana Komara dément l’opposition

21 septembre 2019 à 20 08 30 09309

Y a-t-il des électeurs fictifs dans le fichier électoral guinéen ? La question divise la classe politique. Selon l’opposition, dont l’UFR et l’UFDG, le fichier comporte près d’un million et demi d’électeurs fictifs et qu’il doit être assaini avant d’aller à toute élection. Mais, le RPG Arc-en-ciel a une position tout à faire contraire.

Au cours de l’Assemblée générale hebdomadaire du parti au pouvoir de ce samedi, 21 septembre 2019, Lansana Komara, ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, également secrétaire administratif de la formation politique, a démenti catégoriquement la version des opposants. Le ministre en charge de l’enseignement technique dénonce une stratégie des adversaires du pouvoir visant à justifier leur éventuelle défaite, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lansana Komara, ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle

« Vous avez entendu sur les différentes radios généralement privées qu’il y a un millions 300 mille électeurs fictifs. Ce qui est faux et archi-faux. L’opposition guinéenne a toujours agi de la sorte. Chaque fois que nous avançons dans le processus électoral et qu’ils (les opposants) voient au bout du tunnel qu’ils seront battus, ils commencent déjà à préparer des arguments pour dire qu’il y a ceci, il y a cela. Un million 300 mille fictifs, c’est archi-faux. Lors du dialogue national que nous avons tenu ici à Conakry, il y a eu un accord inter-guinéen le 12 octobre 2016 dont je suis signataire.

Il y a eu un consensus sur l’audit du fichier avant l’organisation des élections législatives. Et, ce consensus a été mis en exécution, l’audit s’est très bien passé. Et, tous les acteurs politiques ont contribué à l’élaboration du cahier de charge pour l’audit du fichier électoral ; tout le monde a accepté les conclusions de l’audit du fichier électoral. Donc ce n’est pas aujourd’hui qu’on nous parle de ceci ou cela. Dans les conclusions de l’audit du fichier, on n’a parlé nulle part de fictifs », a dit Lansana Komara.

Le ministre estime qu’après la mise en place des démembrements de la CENI, qui a connu la participation de tous les bords politiques, tout le monde est « embarqué dans le bateau ». C’est pourquoi, il a invité les militants du RPG Arc-en-ciel à participer activement à la mise en place des commissions administratives de révision et d’établissement des listes électorales. « A partir du 25 septembre, les commissions administratives vont commencer à être installées sur toute l’étendue du territoire national de notre pays. Nous demandons de ne pas perdre une minute pour vous faire représenter dans ces commissions administratives de révision et d’établissement des listes électorales », a-t-il lancé.

De son côté, le ministre de la sécurité et de la protection civile, Alpha Ibrahima Keïra, a appelé les militants du parti au pouvoir à se mobiliser en faveur du projet de nouvelle constitution. « Le président de la République a dit qu’il est élu par le peule. Il n’imposera jamais sa vision personnelle. Avant de prendre sa décision, il souhaite entendre toutes parties, et sur la base de son intime conviction, il s’adressera à tout le peuple de Guinée. Et, nous souhaitons que cette adresse soit dans le cadre du référendum. Voilà la position de la mouvance, voilà la position du RPG Arc-en-ciel.

Et, sachez également, que la mobilisation doit être totale. Donnons-nous les bras, les mains, allons dans le même sens, pour défendre les idéaux du parti. Le combat c’est maintenant. Si nous voulons doter la Guinée d’une nouvelle constitution, il faudrait que notre union soit sacrée et forte. N’insultez personne, ne frappez personne, ne répondez à aucune provocation. L’Etat est là pour protéger les citoyens et leurs biens », a assuré le ministre de la sécurité.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224622919225 / 666919225

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Cellou Dalein à ses militants : « soyez prêts, la sensibilisation est terminée »

21 septembre 2019 à 20 08 21 09219

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, ce samedi 21 septembre 2019, le président de l’UFDG a laissé entendre que les manifestations contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé vont bientôt commencer. Cellou Dalein Diallo a appelé ses militants à être prêts à mener le combat pour empêcher la confiscation du pouvoir par le régime actuel, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est la première fois que l’opposant se retrouvait devant ses militants depuis l’annonce de la date (28 décembre 2019) pour la tenue des élections législatives. Une date communiquée en début de semaine au Premier ministre par le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Et, évidemment, le sujet était au centre des débats de cette rencontre hebdomadaire. « Ils veulent qu’on aillent aux élections législatives avec un chronogramme sur mesure pour bâcler les élections, afin de pouvoir modifier la constitution à l’Assemblée nationale. On veut organiser les élections en fin décembre. Or, les techniciens, les commissaires de la CENI, toutes sensibilités confondues, avaient expliqué qu’il faut 235 jours à partir de la mise à disposition des moyens pour organiser de bonnes élections.

Me Kébé (le président de la CENI, ndlr) a lui-même dit dans les médias : lorsqu’on aura les ressources, toutes les autorisations administratives et techniques, il nous faudra 235 jours. C’est seulement à la mi-août que le gouvernement a mis les ressources à la disposition de la CENI, et la CENI dit qu’on peut faire ça dans 100 jours, ce n’est pas possible. Mais, ils disent on peut parce que Alpha Condé l’a dit. Ce n’est pas réaliste, ce n’est pas faisable. On ne peut pas laisser faire une organisation qui vise le troisième mandat et nous allons nous battre pour que ces élections soient organisées dans la transparence » a annoncé le président de l’UFDG.

Parlant de ce combat justement, le chef de file de l’opposition guinéenne a invité ses partisans à être prêts pour répondre aux appels à manifester, qui ne devraient plus tarder. « Nous devons être fiers de notre combat, et il ne faut surtout pas fléchir maintenant parce que vous voyez la détermination de M. Alpha Condé de conserver le pouvoir. Ce n’est un secret pour personne que M. Alpha Condé et son clan ne veulent pas lâcher le pouvoir, ils ne veulent pas respecter la constitution. Alpha n’entend qu’un seul langage, celui de la rue. Il est temps maintenant qu’on se bouge.

Les sensibilisations doivent se terminer, nous allons très bientôt lancer un appel au niveau du FNDC, et il faut que l’UFDG soit en première ligne, parce que nous n’accepterons pas le projet de troisième mandat. Personne ne va nous intimider et nous empêcher de continuer le combat pour l’unité de la Guinée et pour le respect des principes et règles de l’Etat de droit. Soyez prêts, la sensibilisation est terminée », a lancé Cellou Dalein Diallo.

A rappeler que toutes les manifestations de rue sont interdites en Guinée depuis plus d’une année. Les opposants au projet de nouvelle constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat pourront-ils, enfin, réussir à braver cette interdiction ?

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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