Faranah : mobilisation de soutien à Alpha Condé pour un 3ème mandat

22 avril 2019 à 9 09 48 04484

Les manifestations de soutien à une nouvelle Constitution se multiplient à travers le pays. Après Coyah, Tanènè, Boffa, N’zérékoré, Siguiri et Kankan, c’est la ville de Faranah qui a vibré au rythme d’une modification de la Constitution au profit du président Alpha Condé. La manifestation, initiée par le bureau préfectoral du RPG Arc-en-ciel, a eu lieu avant-hier, samedi 19 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers son correspondant local.

Le carnaval a connu une forte mobilisation. Après avoir marché pendant un moment, la foule a convergé vers à la place publique, située en face de la maison des jeunes de Faranah où les discours ont été tenus. De nombreux slogans, favorables à la continuité pour Alpha Condé, ont ponctué la manifestation : laisser Alpha Condé continuer ses œuvres de développement ! Nous soutenons Alpha Condé pour un troisième mandat ! Vive alpha Condé pour la présidence à vie.

Ces inconditionnels du parti au pouvoir étaient munis de pancartes sur lesquels on pouvait lire : oui au Référendum, oui à la 4e république, alpha Condé à vie.

C’est Mohamed Lamine Keita, directeur du cabinet du gouvernorat de Faranah, qui a présidé l’événement. Parlant au nom des autorités, monsieur Kéita a justifié sa présence sur les lieux. « Je suis venu présider cette grande mobilisation des 30 sections de Faranah pour un soutien aux actions du président de la République… Au cours de cette grande mobilisation, nous pouvons retenir que la population de Faranah est pour une révision constitutionnelle en République de Guinée ou un référendum au niveau de la Guinée pour qu’il y ait une quatrième République, pour permettre au président de la République, Pr Alpha Condé, de continuer ses œuvres et de conduire le pays à un bonheur. Je demande à la population de Faranah la paix, la quiétude au niveau de la préfecture. Il ne peut pas y avoir de développement sans paix. Aujourd’hui, nous optons pour cette alternative, la paix à Faranah », a dit le directeur du cabinet du gouvernorat de Faranah.

De son côté, Abou Traoré, ex-président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel à Faranah, est allé en détails dans l’objectif recherché par cette mobilisation. « On a organisé ce grand carnaval pour soutenir notre président, le Pr Alpha Condé. Pourquoi nous soutenons Alpha Condé ? Depuis qu’il est venu en Guinée, les jalons qu’il a posés sur le plan de développement ont permis aujourd’hui de faire ce carnaval et pour dire qu’ils ne sont pas prêts à le lâcher. Donc, la population de Faranah veut que le Pr Alpha Condé aille jusqu’au bout de ses objectifs. Tout ce qu’il a préparé, tout ce qu’il a commencé, pour qu’il aboutisse à ses objectifs, c’est pour cela que Faranah est sorti aujourd’hui massivement, pour montrer à l’opinion nationale et internationale que c’est Alpha Condé qui est là, c’est lui qui est dans le cœur des Faranakas. Et, nous continuons à le soutenir pour une révision constitutionnelle, pour qu’on ait une quatrième République ; et, cette quatrième République sera toujours dirigée par le même Pr Alpha Condé. Finalement, il va terminer ses acquis », soutient Abou Traoré.

En outre, l’ex-président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel a invité les autres préfectures de la Guinée à s’inscrire dans la même dynamique pour réviser la Constitution. « À l’instar de Faranah, toutes les autres préfectures qui n’ont pas fait ce mouvement doivent prendre les initiatives pour faire le même mouvement, parce que pour nous, Alpha Condé est une chance pour la Guinée. Donc, on ne doit pas le perdre. Si on le perd, on va régresser. Donc, nous invitons toutes les préfectures de la Guinée, sans exception, à se mobiliser derrière cet homme, le soutenir pour qu’il termine ses œuvres », a lancé Abou Traoré.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : (00224) 620 24 15 13/ 660 27 27 07

Lire

Religion : l’association Ahlul Bayt inaugure une mosquée de plus de 1 000 places à la Cimenterie

22 avril 2019 à 9 09 31 04314

Après plusieurs années de travaux, sous l’égide de l’association « Ahlul Bayt », la grande mosquée « Almoustapha » sise à la Cimenterie, dans la préfecture de Dubréka, a été inaugurée hier, dimanche 21 avril 2019. La cérémonie inaugurale a mobilisé plusieurs personnalités du monde politique et des religieux de notre pays, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dr Hafiziou Diallo,

Selon le président de l’association « Ahlul Bayt », Dr Mohamed Hafiziou Diallo, cette mosquée accueille 1000 fidèles au rez-de-chaussée et 400 autres à l’étage. Elle possède 4 bureaux dont : le vestibule des imams, une bibliothèque, deux pièces servant de bureau et secrétariat à l’association. Au rez-de-chaussée et à l’avant-garde de la mosquée, on dénombre une salle de lecture-mémorisation du saint coran, un magasin, une petite pièce et une toilette. En plus, la mosquée Almoustapha compte également des dépendances dont : un forage pour la fourniture d’eau potable, 9 toilettes et salles de bain pour hommes et femmes, des postes d’ablution, une vaste cour, un garage pour les véhicules et un centre de santé.

D’après Dr Mohamed Hafiziou Diallo, les travaux ont coûté environ quatre milliards six cent cinquante-huit millions deux cent sept mille francs guinéens (4.658.207.000 GNF). Et, la construction de cette mosquée répond à l’appel du saint coran dans sa sourate « Attawba » (le repentir), verset 18, citation : « Ne construiront les mosquées de Dieu que ceux qui croient en Dieu et au jour du jugement dernier, observent la prière, donnent l’aumône et ne craignent que Dieu. Peut-être, ceux-là seront-ils du nombre des bien guidés ».

Montrant le caractère unitaire et commun de l’édifice, le président de l’association «Ahlul Bayt » a précisé que c’est une mosquée appartenant aux musulmans de tout bord. « Je voudrais signaler et de façon solennelle que cette mosquée n’est ni une mosquée de secte, ni celle d’une ethnie, encore moins celle d’une région. Tous les musulmans, sans aucune distinction y sont les bienvenus », a-t-il dit.

Dr Mohamed Hafiziou Diallo a, par ailleurs, remercié toutes les autorités religieuses et politiques de notre pays ainsi que le Président de la République, Alpha Condé et l’ensemble des donateurs, notamment l’université Almoustapha internationale, la communauté libanaise de Guinée, l’ambassade de la République Islamique d’Iran en Guinée et les nombreux autres donateurs anonymes.

SE. Seyid Hamid Reza Vahid Kiani

Egalement présent à la cérémonie, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, Son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani s’est réjoui d’être dans un pays où il y a l’unité entre toutes les écoles islamiques. « Nous espérons et nous souhaitons que cette maison de Dieu soit un centre de l’unité, un centre qui respecte le livre coranique qui nous appelle à tenir la corde de Dieu sans division, ni distinction. L’unité est la condition sine qua non pour la sécurité dans un pays. Je suis très heureux de participer à l’inauguration d’un centre de l’unité. Cette maison de Dieu doit être le rempart de tous les opprimés, être au service de tous les musulmans, de tous les pauvres et de tous les opprimés », a souhaité le diplomate iranien.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Conakry : CIMAF Guinée échange et communie avec ses meilleurs clients

21 avril 2019 à 13 01 09 04094

Le groupe CIMAF, leader dans le broyage et la vente du ciment en Guinée, a organisé une rencontre client dans un réceptif hôtelier de Conakry hier, samedi 20 avril 2019. La démarche vise à présenter les actions réalisées et les résultats obtenus par le groupe au compte de l’année 2018, mais aussi annoncer les perspectives pour l’année 2019.

Comme à ses habitudes, le groupe CIMAF a organisé cette rencontre d’échange avec ses meilleurs clients, pour d’abord leur remercier pour leur confiance et leur fidélité et aussi leur présenter le bilan et les perspectives du groupe, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Attigou Diallo

Dans son intervention de circonstance, monsieur Attigou Diallo, directeur commercial et markéting du groupe CIMAF en Guinée, a indiqué que l’objectif de la rencontre d’aujourd’hui, « c’est d’être proche de nos clients au-moins une fois par an, pour partager avec eux un repas, échanger avec eux, connaître leurs préoccupations, surtout rappeler nos objectifs. Parce que ce sont nos clients qui nous supportent, ce sont nos clients et qui nous aident à vendre sur le marché.

Et donc, c’est important d’échanger avec eux par moments dans des situations conviviales. 2018 au compte du CIMAF, on a fait de belles réalisations. C’est-à-dire que nous avons une capacité de production de 500 mille tonnes de ciment, que nous avons dépassé. C’était un challenge à relever que nous avons honoré.

Nous avons l’habitude d’organiser des évènements auprès de nos communautés : Nous offrons en général du ciment et faisons des sacrifices. CIMAF est partout dans la communauté où l’usine est installée. Nous faisons des dons dans les mosquées, à travers des participations sociétales don celle de la commune de Dubreka », a-t-il expliqué.

Mamady Traoré

De son côté, monsieur Mamady Touré, directeur administratif et financier du groupe CIMAF Guinée a exprimé sa reconnaissance aux clients et à ses collaborateurs pour le travail accompli au cours de l’année 2018. Selon lui, par leur constance et leur fidélité, CIMAF a été classé premier dans la vente de ciment en Guinée en 2018. « Nous sommes heureux de vous compter parmi nos meilleurs clients ; et ceci depuis de nombreuses années. Grâce à vos efforts, nous sommes fiers de vous annoncer que CIMAF Guinée a été leader des ventes sur toute l’année 2018.

Et dans la continuité de la confiance que vous nous avez accordée, nous avons d’ores et déjà amorcé l’extension de notre capacité de production. Pour vous chers clients, nous allons tripler la capacité et passer de 500 000 tonnes à 1.500 000 tonnes. C’est donc pour nous un challenge à relever à tous les niveaux », a fait remarquer monsieur Traoré.

El Haimeur Ayyoub

Abondant dans le même sens, El Haimeur Ayyoub, responsable de la production du groupe CIMAF Guinée, a indiqué que plusieurs dispositions avaient été déjà prises par rapport à l’extension du projet. « Comme ça a été dit, on veut passer de 500 000 à 1.500 000 tonnes. Donc, on va rajouter une broyeuse d’une capacité d’un million avec deux silos de stockages de ciments de plus avec une capacité de 1200 tonnes par sirop.

On va aussi ajouter un silo vertical de stockage d’une capacité de 37 000 tonnes. Cette extension va être faite avec une technologie allemande comme l’existant. On a commencé le génie civil depuis février 2018 et on va insha Allah démarrer le projet du nouveau broyeur au premier trimestre 2021. Donc, la capacité d’expédition va passer de 2400 maintenant à 4600 par jour », a-t-il annoncé.

Pour terminer la cérémonie en beauté, le groupe CIMAF a offert un don comprenant des climatiseurs, réfrigérateurs, congélateurs, télévisions, et ordinateurs à cinq (5) clients tirés au sort. Le tout a été clôturé par un banquet offert par le groupe à ses invités.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Politique : N’zérékoré dit non à un 3ème mandat pour Alpha Condé

21 avril 2019 à 12 12 31 04314

Jusque-là muette sur le débat en cours autour d’une éventuelle modification de l’actuelle Constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, la ville de N’zérékoré se fait, enfin, entendre. Ce dimanche, 21 avril 2019, la capitale forestière est envahie d’affiches disant non à un nouveau mandat pour le locataire du Palais Sékhoutouréya, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est ce dimanche que se jouera la finale du tournoi de football doté du trophée Alpha Condé à N’zérékoré. Une compétition organisée par le député de la ville afin de remobiliser les militants du parti au pouvoir en prélude aux échéances électorales à venir. Mais, à quelques heures de ce match, la ville affiche une image défavorable à l’actuel président et à tous les promoteurs d’une modification constitutionnelle qui permettrait à Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Du rond-point Dorota, en passant par le stade du 3 avril, le grand rond-point du marché central, les quartiers Gbangana et Nakoyakpala jusqu’au niveau des routes nationales N’zérékoré-Beyla et N’zérékoré-Macenta, le constat reste de même. Partout, on voit des affiches disant non à une nouvelle Constitution et non à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Ces affiches ont, sans doute, été installées nuitamment par des personnes non encore identifiées.

Interrogé sur la question, un citoyen de la ville qui s’est exprimé sous anonymat, s’est prononcé clairement contre un troisième mandat en Guinée. « 3ème mandat dans quel Etat ? Ça ne doit pas se faire en Guinée ici. Le vieux (Alpha Condé, ndlr) est fatigué et il doit partir et laisser la place à d’autres guinéens. Nous les jeunes, nous sommes farouchement opposés à ça. La jeunesse de N’zérékoré n’acceptera pas un troisième mandat », a-t-il prévenu.

Aux dernières nouvelles, on apprend que la finale du tournoi doté du trophée Alpha Condé qui devait se jouer au stade du 03 avril de N’zérékoré a été délocalisée au camp Béhanzin. Cela, en raison des tensions qui sont palpables dans la ville.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

Lire

Koumana (Kouroussa) : un affrontement évité de justesse entre RPGistes et indépendants

21 avril 2019 à 12 12 03 04034

Les fissures créées par les dernières élections locales sont loin de finir dans la commune rurale de Koumana, située à 25 kilomètres de Kouroussa de la ville de Kouroussa. Des partisans du RPG Arc-en-ciel et ceux de la liste indépendante qui se sont disputés la mairie de cette localité ont failli en venir aux mains hier, samedi 20 avril 2019. Les deux camps se sont opposés autour d’un projet d’adduction d’eau, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Selon le maire de Koumana, élu sous les couleurs du RPG Arc-en-ciel et non reconnu par le mouvement indépendant, tout est parti de l’arrivée dans la localité des membres d’une ONG, venus aider à réparer le forage de la localité pour permettre à ses habitants d’avoir de l’eau potable. Ce à quoi se seraient opposés les indépendants.

« C’est les membres d’une ONG qui sont venus voir si le forage qui est là peut donner de l’eau potable à toute la localité. Moi, je n’étais pas informé de leur arrivée. Quand ils m’ont informé, je suis parti les voir avec 4 de mes conseillers. Quand ils ont commencé le travail, des jeunes du mouvement indépendant sont venus dire pourquoi ils ne sont pas informés de l’arrivée de cette ONG, ils nous ont demandé d’arrêter le travail. C’est là que les esprits se sont échauffés, on a failli se battre », a expliqué, au téléphone de Guineematin.com, Mandjan Keïta.

Le maire ajoute avoir saisi le préfet de Kouroussa, qui s’est engagé à régler ce problème. « On a déjà informé le préfet, il nous a demandé de nous rendre tous à Kouroussa pour échanger avec lui sur ce problème », a-t-il annoncé.

Au moment où nous mettions cet article en ligne, les partisans du RPG Arc-en-ciel et ceux de la liste indépendante étaient en route pour la vile de Kouroussa où ils sont conviés à une rencontre par le préfet.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

Lire

Bras Cassé dégaine : « c’est des artistes très maudits qui iront chanter pour Alpha Condé »

21 avril 2019 à 10 10 39 04394

Comme annoncé dans un précédent article, l’artiste Abdoulaye Sawpit Camara, plus connu sous le nom de Bras Cassé, a été agressé récemment par des hommes en uniforme à son domicile à Coyah. L’auteur du son fétiche « Alpha Banban Farî », en hommage au président Alpha Condé, et sa famille ont été molestés à Mengueta, relevant de la sous-préfecture de Wonkifong.

Dans une interview accordée à un reporter que Guineematin.com a dépêché à Mangata, Bras Cassé est revenu sur sa mésaventure, sur ses rapports avec le président Alpha Condé qui l’a « mal récompensé ». L’artiste dénonce également les promoteurs du 3ème mandat, notamment les artistes sur lesquels il tire à boulets rouges.

Guineematin.com : pourquoi vous appelle-t-on Bras cassé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : j’ai eu un choc et mon bras s’est cassé. Depuis, les gens m’ont surnommé Bras cassé pour se moquer de moi.

Guineematin.com : le lundi, 15 avril 2019, vous avez reçu la visite d’hommes en uniforme qui vous ont malmené avec votre famille. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : je n’en sais rien. J’ai vu seulement, vers 20 heures 28 minutes, des gens qui sont venus dans deux pick-up. Ils étaient 26 personnes (24 personnes, plus les 2 chauffeurs). C’est quand ils sont remontés dans leurs véhicules que j’ai pu les compter. Ils sont venus tout en me dépassant. D’autres sont allés derrière ma maison. Les voitures ont été garées à environs 400 mètres de ma maison. Il y avait coupure de courant et ils sont venus à pied. Ils sont rentrés, le chauffeur et le militaire qui gardait les véhicules sont sortis aussi et ont dégagé tous ceux qui étaient avec nous. Les gens ont couru pour alerter la population et demander aux gens de fuir. Tout le monde a fui. C’est ainsi qu’ils sont rentrés dans ma cour. J’ai salué deux d’entre eux et j’ai demandé où ils vont. Ils disent : on s’en fout de ça, pourquoi tu nous demande ? Et ils ont continué dans ma cour, dans ma maison. Il y a un de mes jeunes frères et mes petits fils qui sont venus en disant : Papa, il y a beaucoup de militaires qui sont venus derrière la cour. Qu’est-ce qui ne va pas ? Je me suis levé et je suis allé les voir. J’ai dis : qu’est-ce qu’il y a ? Ils ont dit : on s’en fou de toi. J’ai dit : C’est pour moi ici, c’est ma concession. Ils ont dit : on s’en fout de toi. Si c’est toi Bras cassé, on s’en fout de ça et on va casser l’autre bras aussi. Ils ont insulté ma mère. Ma femme aussi a répliqué. Un autre parmi mes proches est venu demander s’il n’y pas de responsable à Mengueta ? Pourquoi cette pagaille ? Est-ce que vous avez laissé une convocation ? Ils se sont attaqués à ce monsieur aussi. Ils l’ont terrassé. Ils m’ont mis à terre et ils ont déchiré nos chemises. C’est en ce moment qu’ils m’ont roué des coups au niveau du bras et au niveau des côtes. J’ai demandé pardon. Mais, comme j’étais mal habillé, pour eux, ce n’était pas moi Bras cassé. Si non, ils allaient me tuer là-bas. C’est ainsi qu’ils se sont attaqués aux autres membres de ma famille et il y a eu de la bagarre dans la cour. Il n’y avait pas de courant. J’avais un enfant très intelligent, celui-ci est parti photographier les plaques des deux véhicules. Dans cette pagaille, un jeune a dit : Allez-y amener de l’essence on va brûler leurs véhicules. C’est ainsi que leur chef de mission a dit : replions, replions. Ils sont tous montés dans les pick-up et je suis venu m’arrêter devant la voiture, ma famille est venue me récupérer. J’ai dit qu’ils vont me tuer ici parce qu’ils sont venus pour ça. L’un d’entre eux a dit : Tu vas nous trouver à la présidence, au palais. J’ai dit d’accord. Pendant tout ce temps, je ne savais pas qu’un de mes enfants avait pris le numéro des véhicules. Quand je suis revenu, il m’a dit : reste tranquille, voilà les numéros de leurs véhicules. J’ai appelé le préfet qui a envoyé des gens sur le pont de Coyah pour les intercepter. Ils les ont interceptés. Ils ont dit qu’ils sont venus chez moi et ils sont rentrés ; mais, qu’ils se sont trompés. Ce n’était pas chez moi qu’ils venaient. Mais, quitter le KM36, traverser des milliers de concessions pour venir rentrer chez Bras cassé ? Qui est en Guinée qui ne connait pas Bras cassé ? Ils sont venus du KM36. Nous avons identifié leurs voitures : pour la police, le numéro du véhicule c’est PN 600001 ; pour la gendarmerie, c’est GN 251547. Dès que j’ai dit ça, le lendemain, c’est général Bafoé qui m’a appelé pour me demander qu’est-ce qui ne va pas. Dès que je lui ai donné les numéros, il a automatiquement dit : l’un, c’est pour la gendarmerie, et l’autre, c’est mon département. Il dit : je vais les convoquer demain, ils vont me répondre. Mais, jusqu’à présent, je n’ai pas reçu un appel de lui. Le général Baldé aussi ne m’a pas appelé. C’est pourquoi j’ai dit : les militaires relèvent du gouvernement, les véhicules sont du gouvernement. Donc, c’est Alpha Condé qui a dit aux gens de venir me tuer, parce que c’est moi qui ai chanté Cowboy Mou Condoboy Domma. Ils allaient me tuer et repartir sans trace. Ils ont pris un journaliste, jusqu’à présent, il n’y aucune trace. Mais, comme j’ai eu les numéros des véhicules qui appartiennent au gouvernement, je me suis dis que c’est prémédité. C’est quelque chose qui a été organisée pour venir m’éliminer. C’est pourquoi les gens, quand tu les aides à être chef, après demain c’est toi qu’il va tuer le premier. Même son marabout qui a écrit pour lui afin qu’il soit chef, il va le tuer. J’ai dit que c’est ça. Donc, pour mon cas, c’est Alpha Condé. Les personnes qui l’entourent aujourd’hui sont des zéros. Ils sont venus chez Alpha pour de l’argent. Avant-hier, ils n’étaient pas pour Alpha. Aujourd’hui, ils sont pour lui parce qu’il y a l’argent.

Guineematin.com : nous avons appris qu’après l’incident, le préfet de Coyah est venu vous rendre visite. Est-ce qu’on peut savoir de quoi il a été question ?

Abdoulaye Sawpit Camara : il est venu avec le secrétaire général chargé de l’administration, le député de Coyah, Sékou Camara, le sous-préfet de Wonkifong et beaucoup d’autres. Mais, quand ils sont venus, ils ont parlé de l’affaire de Dieu. Ils m’ont dit que c’est un fait de Dieu. Donc, de pardonner. J’ai dit que j’ai pardonné, parce que je n’ai pas été tué.

Guineematin.com : on ne vous a toujours pas dit pourquoi ces gens sont venus vous agresser ?

Abdoulaye Sawpit Camara : c’est des menteurs. C’est eux qui ont fait. C’est eux qui ont organisé cela. Les membres du gouvernement. C’est eux. Comment ils peuvent venir me dire quelque chose ? Est-ce qu’un membre du gouvernement m’a même appelé pour me demander qu’est-ce qui s’est passé ? Ou bien qui d’entre eux m’a envoyé même 100 GNF ? Même le préfet qui est venu, il ne m’a pas donné, même 100 GNF. Il n’a pas dit : lève-toi on va aller à l’hôpital pour vérifier ton état de santé. Il ne l’a pas fait. Juste me dire : pardon à cause de Dieu. C’est Dieu qui me l’a fait ? Les gens qui m’ont agressé sont déjà identifiés. Comment ils peuvent rester comme ça sans réagir ?

Guineematin.com : on a appris que le Président Alpha Condé n’a pas pensé à vous malgré la nature de vos relations.

Abdoulaye Sawpit Camara : Mais, bien sûr. Il m’avait promis. Il a dit à son chargé de mission, à Ousmane Bangoura, communément Sossé Banna, à Mimy Coumbassa, l’ancienne femme du général Toto, qui s’est remarié avec monsieur Bernard, questeur à l’Assemblée nationale : Allez-y chercher une villa, je vais remettre à Bras cassé. Ils ne l’ont pas fait. Par après, il a dit à Kiridi Bangoura : Va chez madame Sultan, il va lui remettre un tracteur, après je vais le payer même si c’est en deux tranches. Il dit : comme il a aimé l’agriculture, on va l’aider dans ça pour qu’il nous laisse. Pourquoi ça aussi ? Des artistes ont été jusqu’au Brésil, mais, avant que je chante pour le Président, aucun autre artiste guinéen n’avait osé le faire avant qu’il ne soit Président. C’est après qu’il soit Président, ils ont commencé, sauf peut-être Zangué de Kindia qui a chanté : Alpha Condé, Woulè Baragnon. Mais, A Banban Farî, aucun artiste guinéen ne pouvait dire ce jour qu’il allait battre Lamah Sidibé avec sa musique : Cellou Laamikè. Personne, aucun chanteur malinké ne pouvait. C’est quand je suis venu avec A Banban Fari, c’est ce qui a terrassé Cellou Dalein et qui a transcendé tous les soussous, tous mes parents Bagas. Ils sont venus pour remplir le panier d’Alpha Condé. C’est ce qui fut fait, A Banban Fari ha Sékoutouréya’’.

Guineematin.com : est-ce que vous regrettez aujourd’hui d’avoir soutenu Alpha Condé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : non ! Je ne le regrette pas. Moi, c’est mon père, parce qu’il est le père de la nation. Je ne le regrette pas. Mon père m’avait dit qu’il faut aider tous les hommes qui vivent sur cette terre. S’ils te récompensent par le bien, tu dis Dieu merci et s’ils te récompensent mal, dis aussi Dieu merci, que c’est ça que Dieu a voulu pour toi. Mais, que tu continues toujours à aider. Moi, Alpha ne m’a rien fait. Il ne m’a rien dit de mal. Mais, c’est son entourage qui me fait mal. Ce n’est pas Alpha. Je n’accuse pas le Professeur Alpha Condé. Ici, je l’accuse seulement parce que c’est lui qui a intégré les militaires mal formés pour venir me faire du mal. Et, c’est dans les voitures gouvernementales. Si les responsables de ces voitures ne sont pas identifiés, je dirais que c’est le Président qui n’a pas manifesté son désir parce qu’eux, ils sont là-bas. Ils ne font rien pour ce pays. Ils ne cultivent rien pour cette nation. Ils sont là-bas et ils prennent des milliards appartenant aux guinéens. Ils achètent des véhicules PRADO et construisent des villas pour donner à des femmes. Les gens qui vous ont aidé à être dans cette situation, c’est eux que vous combattez. Je ne suis pas du tout d’accord. Je n’ai rien de mal contre Alpha Condé ; mais, comme je suis vieux, Alpha, qu’il le sache ou qu’il ne le sache pas, 1961 on était au lycée classique ensemble. C’est nous qui avions commandité la première grève des étudiants et Sékou Touré l’a transformé en un coup d’Etat. Si un vieux comme moi danse pour lui aujourd’hui dans toutes les préfectures ; mais, qu’il reconnaisse et qu’il me distingue parmi les artistes. S’il ne me distingue pas parmi les artistes, je dirais que c’est lui la cause. C’est lui qui les a envoyés et je peux jurer que c’est lui. Ceux qui combattaient Alpha Condé, ce sont eux aujourd’hui qui sont des ministres et qui ont tout. Ils sont ambassadeurs et c’est eux qui se fichent de moi. C’est pourquoi, je me fais rare à Conakry. Quand je viens, où je vais rentrer ? Je vais aller dans le bureau de qui ? Ils étaient anti Alpha Condé. Quand Lansana Conté était là, ils étaient anti Alpha Condé. C’est ceux-là qui envoient aujourd’hui des gendarmes contre moi pour me tuer. Qu’est-ce que j’ai dit ? Quelles sont les preuves ? Ils n’ont qu’à me monter les preuves palpables de ce que j’ai dit ou fait pour dire par exemple : tu as chanté ou tu as dis cela ou bien tu as manifesté dans tel endroit et on t’a vu dans tel ou tel groupe.

Guineematin.com : aujourd’hui, il y a une velléité de modifier la constitution pour permettre au Président Alpha Condé de continuer à diriger le pays. Il y a même certains artistes qui commencent à se mobiliser pour apporter leur soutien au projet. Est-ce que vous qui aviez chanté pour lui, vous êtes prêts à mouiller encore le maillot pour le soutenir ?

Abdoulaye Sawpit Camara : Non ! Même pas malgré ce qui m’est arrivé. Moi, j’aide quelqu’un à devenir président pour qu’il m’aide. S’il ne m’aide pas, je ne serais plus pour lui. Mais, je ne l’insulterais pas et je ne lui ferais pas du mal. Je m’assois chez moi. Je ne manifeste pas et je ne fais rien. Ces artistes maudits qui veulent partir là-bas, manifester pour Alpha Condé, ils n’ont qu’à partir parce que c’est des maudits. C’est des artistes très, très maudits. A cause de quoi ? Quand tu vas manifester là-bas, tu n’auras que 50.000 ou 100.000 GNF. On dit : c’est pour le parti. Mais, quel parti ? Moi, je ne suis pour personne. Je suis chez moi ici. J’ai alerté tout le monde entier sur mon sort. Même l’ambassade des Etats-Unis et celui de la France, tous sont informés. Ils veulent me tuer. Les gens qui veulent aller jouer demain samedi, ils n’ont qu’à aller, c’est leur affaire. Moi, j’ai été bastonné, j’ai mon corps qui me fait mal. Un vieux comme moi, qui a 72 ans, qui a été bastonné avec tous les membres de sa famille par 26 hommes armés jusqu’aux dents avec des pistolets et des PMAK, venus au bord de deux pick-up, je ne veux aller. Quel militaire dira en Guinée qu’il ne connait pas Bras cassé ? Mais, avant de quitter votre base, vous allez dire c’est où votre destination. Vous ne pouvez pas dire qu’on vient chez Momo et vous rentrez chez Bras Cassé.

Guineematin.com : onc, vous n’allez plus chanter pour Alpha Condé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : non ! Il n’en est plus question. Ce que j’ai chanté d’abord, je n’ai pas récolté. Ce que j’ai semé n’est pas encore récolté. Je te dis que le Président Alpha Condé doit me soutenir et me distinguer parmi les artistes. Mais, je sais qu’il ne va pas le faire parce qu’il a des escrocs Soussou qui l’entourent. Moi, je ne connais personne parmi ce groupe, si ce n’est que le Pr Alpha Condé. C’est lui que j’ai aidé. Même si tout le monde me donne ; mais, c’est Alpha que j’ai aidé, ce n’est ni Paul, ni Pierre. Ça aussi c’est pour deux causes. La première chose, c’est grâce à mon ami, Malik Sankhon. La deuxième cause, c’est grâce à sa sœur, Hadja N’Sira Condé. Pourquoi ? Hadja N’Sira Condé, son mari, Sékouba Bob Camara, fut le premier garçon d’Elhadj Bounia Sory Camara de Faranah. Et ma femme, Aldjinè Camara, fut la dernière fille d’Elhadj Bounia Sory Camara. Ma femme m’a dit : si tu es chanteur, fais tout pour aider Alpha Condé parce qu’il est mon beau frère. J’ai dit à ma femme que je suis d’accord, je vais l’aider. Si non, on était tous PUP. Il y a même des artistes malinkés qui ont refusé de chanter pour Alpha Condé. Ils disent qu’ils ne peuvent pas chanter pour deux présidents. Si nous, on a osé chanter pour Alpha Condé, vraiment, c’est à cause de ma femme et de mon ami. Les gens refusent même de venir s’entretenir avec le Président parce que les artistes eux, peuvent dire la vérité au Président ; mais, ils n’ont pas accès au Président. Ils sont bloqués par ceux qui sont autour d’Alpha Condé. Quand tu mets un menuisier comme ministre de la Culture ; ça veut dire quoi ? Tu l’as amené là-bas juste parce que vous êtes apparenté ou bien il a fait ceci ou cela pour toi. Mais, il ne connait pas l’affaire de la culture.

Guineematin.com : aujourd’hui, c’est Sanoussy Bantama Sow qui est le ministre de la Culture. Vous voulez dire qu’il ne connait pas le domaine ?

Abdoulaye Sawpit Camara : mais, est-ce que Bantama Sow a été artiste ? Est-ce qu’il connait quelque chose dans la musique ? Tu l’as vu danser ? Tu l’as vu taper le tam-tam ou le balafon ou la flûte ou bien la guitare? Non ! Il n’est pas un artiste. Il gère notre argent pour rien. Moi-même je devrais être aujourd’hui dans le ministère à défaut être au moins dans la fonction publique parce que depuis 1961 je suis artiste, au Collège Cour 2. Demandez au Bembeya Jazz quand ils sont venus.

Guineematin.com : vous avez parlé tout de suite de votre ami Malik Sankhon, est-ce qu’il vous a contacté depuis que cet incident s’est passé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : Non ! Il n’était pas là. Il était en voyage parce que lui aussi, il était malade. Si non, j’allais parler contre lui aussi. Mais, il n’était pas là et il ne connait pas ce qui s’est passé.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

Abdoulaye Sawpit Camara : je dirais à tout le monde que je suis dans l’insécurité et je demande en même temps un SOS parce que je suis malade. Ma femme, mes enfants et moi sommes tous malades par suite de cette bastonnade que les policiers et gendarmes nous ont infligée. Ce n’est pas parce que je suis à mesure de vous parler ; mais, nous souffrons. Donc, je demande un SOS pour qu’on nous vienne en aide. Ils ont tapé ma femme et l’ont blessé au niveau de la tête, ils ont tapé sur les côtes. Ces agents m’ont beaucoup fatigué ce jour.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Pita : Mouctar Diallo convaincu de l’adhésion des populations aux idéaux du Pr. Alpha Condé

21 avril 2019 à 10 10 09 04094

Après la cérémonie de remise de la coupe, des médailles et des différents prix du tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, Mouctar Diallo, initiateur de l’activité a confié à la presse être désormais convaincu de l’adhésion des populations locales aux idéaux du président de la République, en raison de la forte mobilisation enregistrée ce samedi, 20 avril 2019, au Stade préfectoral, encore appelé Terrain de 6, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Comme annoncé dans nos précédente édition, la finale du tournoi de football de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé a connu une forte mobilisation populaire au Stade préfectoral de Pita où l’équipe de Bourouwal Tappé habillée aux couleurs zones du RPG Arc-en-ciel s’est adjugée le trophée contre son homologue de Sangaréah, à l’épreuve fatidique des tirs aux buts, parce que les 90 minutes du temps règlementaire se sont soldées par un score nul et vierge.

Immédiatement après la cérémonie de remise du trophée, des médailles et des différents prix aux ayants droits, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) qui a piloté à Pita ce mois de reconnaissance du Fouta aux président Alpha Condé s’est prêté aux questions de la presse. Guineematin.com vous livre ici l’intégralité de cet entretien réalisé à chaud.

Quel enseignement tirez-vous du déroulement de ce tournoi football dédié au président Alpha Condé ?

Mouctar DIALLO : La leçon que je tire est que les lignes ont bougé. Comme vous l’avez constaté. Certains avaient dit que Pita est la capitale de l’opposition et que c’était leur fief imprenable. Mais au regard de ce qui s’est passé depuis le 6 avril jusqu’à ce jour, nous constatons un changement. Les populations de Pita et du Fouta ont compris. Elles refusent maintenant la manipulation, la haine et la division. Elles refusent de tomber dans le piège de l’ethno stratégie orchestrée par des gens à la recherche de leur intérêt personnel et égoïste au détriment de l’intérêt des populations qui bénéficient aujourd’hui des acquis de la gouvernance actuelle.

Depuis le 6 avril jusqu’à présent, partout où nous sommes partis, notamment à Timbi-Madina, à Maci, à Bantiguel, à Ley-Miro et dans toutes les sous-préfectures, nous avons enregistré de fortes mobilisations des populations de tous les bords, de tous les âges, des jeunes, des femmes, des sages qui ont répondu à notre appel pour exprimer leur gratitude au président de la République, le professeur Alpha Condé.

Et partout, les maires en premier lieu ont égrené les réalisations faites par le président Alpha Condé dans tous les domaines. Partout, les maires et les populations ont dit que le président, depuis son arrivée, a posé beaucoup d’actes concrets qui transforment positivement leur vie et qui créent de meilleures conditions d’existence, dans les domaines de la santé, de l’éducation, des infrastructures notamment routières et de la création de l’emploi pour les jeunes et pour les femmes ainsi que de l’entreprenariat. Dans tous les secteurs, les populations ont reconnu des acquis. C’est pour cela qu’elles étaient fortement mobilisées malgré l’intoxication, la manipulation, les mensonges savamment orchestrés par certains qui sont dépassés et qui constatent malheureusement pour eux aujourd’hui qu’ils sont dépassés.

Nous félicitons donc les populations pour leur bravoure, pour leur mobilisation. Et vous êtes témoins de ce qui s’est passé ici aujourd’hui. C’est sans commentaires. Il n’y a jamais eu une telle mobilisation à Pita. C’est donc pour dire que les populations ont compris. Elles adhèrent aux idéaux du président Alpha Condé. Elles le soutiennent et sont avec lui dans sa vision de développement de la Guinée, dans ses ambitions de faire de la Guinée un pays émergent, un pays uni, paisible, démocratique et prospère.

Quelle analyse faites-vous de la réaction de votre grand frère, Elhadj Bah Ousmane autour de cette initiative ?

Je ne voudrais pas faire de commentaires. D’abord pour le respect que j’ai pour lui en tant qu’ainé. Ensuite, je pense aussi que nous sommes tous dans le même camp. Nous sommes tous dans la même famille politique. Nous nous mettons donc au-dessus de cette considération pour voir l’essentiel, pour faire face aux défis et enjeux majeures qui nous interpellent aujourd’hui et qui doivent nous mobiliser autour du président visionnaire Alpha Condé. C’est pour cela que nous nous concentrons sur le terrain où nous travaillons et les populations répondent. Tout récemment, il y a quelques jours, quelqu’un qui appelait à la haine, à la division et même à la violence contre nous a même posé la question de savoir où est Pita. Et voici Pita. Les populations ont répondu de la plus belle façon. Pita s’est mobilisée. Pita s’est exprimée de façon éloquente.

Malgré ce devoir de réserve et de retenu que vous vous imposez, vous avez quand même notez que le président de l’UPR a été encensé il y a 72 heures au siège de l’UFDG pendant que les cadres de cette formation politique de l’opposition républicaine vous vilipendaient.

Ecoutez ! Tirez les leçons et que chacun se fasse l’interprétation qu’il souhaite. Mais, je pense que, encore une fois, en tant que membre du gouvernement et des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) qui est de la mouvance présidentielle, nous ne souhaitons pas aller sur ces détails. Nous voulons nous mobiliser autour de l’essentiel qui est aujourd’hui de faire face aux différents défis qui interpellent le gouvernement du premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana, sous la clairvoyance direction du président Alpha Condé.

Quels sont les retombés auxquels le Fouta doit s’attendre de l’organisation réussie de ce tournoi de reconnaissance au président Alpha Condé ?

Il est évident que le président de la République va aussi comprendre que le Fouta est avec lui, que le Fouta l’aime, qu’il est chez lui Fouta. Conséquemment, je pense qu’il sera plus attentif aux préoccupations des braves populations de la région que nous félicitons. Nous sommes surs que le président de la République se considère comme le président de tous les guinéens et qu’il continuera à œuvrer pour le bonheur du Fouta et pour le bonheur de la Guinée. Nous sommes surs justement que les choses sont en train de changer et vont continuer à changer dans l’intérêt exclusif des populations du Fouta et des populations de la Guinée. Encore une fois dans la dynamique de construction d’une véritable nation qui est la Guinée, qui est une famille unie et indivisible qui a un destin commun.

Propos recueillis à Pita par Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Avis de décès : Elhadj Telly BAH n’est plus

21 avril 2019 à 9 09 32 04324

La Direction Nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a la profonde douleur d’informer le peuple de Guinée, et plus particulièrement les militants et sympathisants du Parti, du décès d’El Hadj Telly BAH, militant de première heure, compagnon du doyen BA Mamadou.

El Hadj Telly BAH est décédé à Dakar ce samedi 20 avril 2019 des suites d’une courte maladie. Ce vaillant défenseur des valeurs du Parti a, depuis plus de 20 ans, mis à la disposition de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) son terrain qui abrite aujourd’hui le siège de notre formation politique.

En cette douloureuse circonstance, la Direction Nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) adresse ses plus sincères condoléances à la famille éplorée et prie pour le repos de l’âme du disparu. Que la terre de Guinée qu’il a tant chérie lui soit légère.

Conakry, le 20 Avril 2019

LA DIRECTION NATIONALE

Lire

Développement durable : « les Afters Work de Conakry » se poursuivent

21 avril 2019 à 7 07 32 04324
Souadou BALDE, initiatrice des afterworks de Conakry

Apprendre, échanger et se divertir aussi, tels sont les composantes de cette activité qui est à sa troisième édition. « Comment se fixer des objectifs et les atteindre efficacement? Tel était le thème de la troisième édition organisée ce week-end dans un somptueux hôtel de Conakry.

En plus des échanges, la rencontre visait à faire de nouvelles connaissances et permettre aux entrepreneurs de faire découvrir leurs produits et services.

Du social, il en a également été question avec la présentation de la fondation internationale Thierno et Mariam « FITIMA », une organisation qui œuvre à la prise en charge des enfants victimes de maladies rares et fatales, comme la myopathie.

Souadou Baldé

Le but des « Afterworks de Conakry », selon l’initiatrice, « est de réunir ensemble les cadres des entreprises, des sociétés publiques et privées pour échanger et faire découvrir leur services et produits. Souadou Baldé poursuit en disant que « Je suis ravie de la mobilisation, et surtout que les gens ont compris que l’Afterwork ce n’est seulement pas un divertissement après le travail. Cette période peut être surtout une opportunité de se retrouver pour échanger et/ ou partager des expériences ».

Suti NAHIM

Pour cette édition, le conférencier Suti NAHIM fort de près de 35 ans d’expériences, venu de la Cote d’Ivoire, a entamé son propos, par définir l’objectif de la rencontre, ses enjeux et méthodes pour diagnostiquer les forces et faiblesses en vue d’atteindre le but visé. « IL faut poser un bon diagnostic par rapport à ses compétences, disposer des ressources et faire une analyse individuelle pour connaitre ses forces et faiblesses. Après s’inscrire dans l’environnement pour savoir les opportunités possibles. .A partir de là, selon lui, on va poser un bon diagnostic et se fixer des objectifs en tenant compte des ambitions fixés ».

IL ajoute que le bon objectif, doit être spécifique et précis, mesurables, accessible (moyen) tout en déterminant la période d’exécution.

Aissatou Ousmane BALDE  »FITIMA »

La Fondation Internationale Thierno et Mariam Fitima, a saisie l’occasion pour présenter les actions et difficultés de l’organisation. La responsable des relations publiques et du partenariat, Aïssatou Ousmane Baldé a profité de cette occasion pour lancer un message de soutien à l’endroit des entreprises et de toute personne de bonne volonté pour aider la fondation à atteindre ses objectifs. Parmi les besoins, figurent l’obtention d’un siège signe de nom pour des besoins d’extension de son centre et le parrainage des enfants en situation difficile.

Dans les échanges, les participants ont prôné la confiance en soi, la persévérance et la détermination pour atteindre ses objectifs, notamment dans le domaine de l’entreprenariat.

Pour rappel, les précédentes éditions ont porté sur l’agriculture et la littérature.

Pour joindre l’utile à l’agréable, la soirée a été animée par le groupe ‘’Conakry cocktail’’ de Maitre BARRY et le jeune Jupiter Davibe, qui ont égayé le public.

La quatrième édition des Afterworks de Conakry est prévue en juin prochain avec pour thème, la fiscalité.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

Lire

Dispatching d’interconnexion en énergie : Dr Taliby Sylla et les opérateurs du Secteur en Conclave

20 avril 2019 à 13 01 22 04224

Le Ministre de l’énergie, Dr Cheick Taliby Sylla a conféré cette semaine avec les opérateurs du secteur de l’électricité en Guinée, sur l’évolution des travaux de mise en place du Centre de Dispatching National et international d’électricité, reconnu sous le nom du centre d’interconnexion en énergie des pays de l’Afrique de l’Ouest.

Au premier abord, déclinant l’historique de ce projet qui fait partie d’une initiative Présidentielle, Docteur Cheik Taliby, mettra l’accent sur la nécessité impérieuse d’inverser la tendance des « petits pas » pour réaliser à temps ce projet indispensable pour la production, le transport électrique. Sa réalisation assurera la satisfaction de la demande électrique des usagers Guinéens et Africains dans les meilleures conditions et de qualité de service.

Toutefois, le Premier dirigeant du secteur de l’électricité a exprimé le souhait de son département et du gouvernement, de voir les techniciens et les opérateurs du secteur électrique, simplement, toutes les parties prenantes de ce projet, d’insuffler une véritable dynamique d‘actions réalistes pour atteindre l’objectif premier de réaliser ledit projet à temps.
Malgré quelques vicissitudes inhérentes pour sa mise en œuvre, Il a notamment, relevé les efforts déjà accomplis en vue d’améliorer les acquis de ce projet réalisé à 70%.

« Voyez-vous, Toutes ces actions que nous menons sur le terrain visent à favoriser l’accès constant à l’électricité pour nos populations, en adoptant, une politique active d’investissements propres pour développer la mise en place d’infrastructures électriques indispensables à l’épanouissement économique de notre pays mais aussi celle des autres pays interconnectés», dira-t-il en substance.

Quant aux opérateurs du secteur électrique, ils ont exprimé l’importance d’une telle structure, mais certains ont mis un accent particulier sur les causes qui ont entrainé un certain retard pour sa mise en œuvre. Toutes choses qui ont amené les uns et les autres à aplanir dans un consensus absolu les aléas susceptibles d’avoir raison sur les résultats attendus.
Revigoré de savoir que les techniciens des différentes parties prenantes continueront à travailler à travers des concertations constantes, Docteur Cheick Taliby Sylla eut raison de réunir tous ces opérateurs en vue d’un aboutissement heureux des sujets débattus.

Pour rappel le Dispatching national d’électricité, ou le centre d’interconnexion en énergie des pays de l’Afrique de l’Ouest, est un centre décisionnel national de l’électricité. Un véritable indicateur en temps réel du marché électrique. Il est aussi le principal centre de répartition de la charge en fonction des besoins.

La Cellule de Communication du Ministère de l’Energie

Lire

Hajj 2019 : Elhadj Abdourahmane Diallo de l’agence Arrahma Voyage à Guineematin

20 avril 2019 à 7 07 19 04194
Elhadj Abdourahmane Diallo, Directeur Général Adjoint de l’agence Arrahma Voyage

Les inscriptions des candidats au hajj de cette année ont été officiellement ouvertes le mercredi, 17 avril 2019, en Guinée. Cela, suite à la fixation du tarif du pèlerinage par les autorités religieuses de notre pays. Ce tarif justement, fixé à 43 millions de francs guinéens, a suscité un débat à Conakry où certains ont dénoncé l’augmentation du coût du pèlerinage.

Mais, Elhadj Abdourahmane Diallo, le Directeur Général Adjoint de l’agence Arrahma Voyage qui évolue dans le transport des pèlerins à la Mecque, lui, dit comprendre cette augmentation. Pour lui, elle pourrait se justifier par la dévaluation du franc guinéen par rapport au dollar. Il l’a dit au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, le mercredi dernier, 17 avril. On a abordé aussi d’autres questions liées aux préparatifs et à l’organisation du hajj.

Décryptage !

Guineematin.com : les autorités religieuses de notre pays ont fixé le coût du hajj de cette année à 43 millions de francs, soit une augmentation de 1 million 700 mille francs par rapport à l’année dernière. Certains ont dénoncé ce tarif. Comment vous, vous l’avez accueilli ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : l’augmentation là, personnellement, j’ai fait un calcul et au bout du compte, je pense que c’est dû à la chute du franc guinéen par rapport au dollar. L’année dernière, avec les cambistes, 100 dollars s’échangeaient contre 930 mille francs guinéens, alors que cette année, les 100 dollars coûtent 950 mille francs guinéens. Donc, j’ai suivi les réactions par rapport à ça et je crois que cela est dû à un manque d’explications de la part du gouvernement. Le gouvernement devrait expliquer aux gens.

Guineematin.com : donc pour vous, ce tarif est raisonnable ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : Quand tu calcules, le coût du hajj n’a jamais dépassé les 4 500 dollars. Mais, s’il arrive que le franc guinéen chute par rapport au dollar, il va s’en dire que pour les Guinéens, les frais vont augmenter. Mais, le gouvernement devrait donner des explications là-dessus pour que les gens soient bien situés. Moi, j’ai fait les calculs hier, j’ai trouvé que c’est la montée du dollar par rapport à notre monnaie qui a fait que le tarif est allé jusqu’à 43 millions de francs guinéens.

Guineematin.com : les inscriptions ont été officiellement lancées. Est-ce qu’elles ont commencé chez vous ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : chez nous, bien avant qu’on ne fixe le tarif, on avait déjà des candidats au pèlerinage qui sont inscrits. On leur avait dit de payer l’ancien tarif en attendant. Le moment venu, on verra s’il y a diminution, on leur restitue et s’il y a augmentation, ils vont augmenter.

Guineematin.com : l’année dernière, il y a eu des dysfonctionnement dans l’organisation du hajj. Que comptez-vous faire cette année pour éviter ces mêmes problèmes cette année ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : vous savez, l’organisation du hajj, ce n’est pas au niveau des agences privées de voyage, c’est la ligue qui l’organise. Donc, les dysfonctionnements qu’on constate, ça incombe à la ligue. La ligue peut par exemple, programmer un avion de 288 pèlerins, les pèlerins de la ligue. On arrive dans la salle, on trouve qu’il n’y a pas plus de 100 pèlerins qui sont présents. Donc certains avions peuvent partir sans être remplis.

Le lendemain, il se trouve que ce sont les pèlerins d’une agence privée qui sont programmés. Mais, ceux qui devaient partir la veille au compte de la ligue et qui n’étaient pas venus, viennent s’ajouter à ceux qui sont programmés ce jour. La ligue décide donc de reporter le voyage des pèlerins de l’agence privée pour envoyer ses propres pèlerins. C’est comme ça que les perturbations commencent au niveau des voyages.

Guineematin.com : quel est le rapport qui existe entre vous agences privées et la ligue ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : le rapport entre les agences privées et la ligue, c’est que la ligue va aller négocier avec le gouvernement saoudien, ils décident du quota, le nombre de pèlerins que la Guinée doit envoyer. Après, la ligue revient repartir ce quota entre elle et les agences privées. Quand elle partage ça, il y a des frais qu’on doit calculer pour dire chaque pèlerin doit verser tel montant à la banque centrale. Donc, on travaille ensemble mais c’est elle qui contrôle le haj.

Guineematin.com : puisque nous sommes à la phase des inscriptions, dites aux candidats au pèlerinage pourquoi ils doivent choisir l’agence Arrahma Voyage, qu’est-ce que vous leur proposer ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : nous leur garantissons qu’ils ne regretteront de s’inscrire chez nous. Parce que nous allons les satisfaire non seulement ici mais aussi quand nous arriverons sur les lieux du pèlerinage. Ici d’abord, il y a des préparatifs à faire avant le départ, notamment des séances de formation sur ce qui va être dit et fait pendant le hajj. On leur apprend comment bien faire le hajj. Et quand nous serons là-bas, nous nous occuperons bien d’eux en les suivant et en les aidant partout où ils seront.

C’est pourquoi chez nous à l’agence Arrahma, on ne se préoccupe pas de si on va aller les premiers ou les derniers. Ce qui nous préoccupe, c’est comment bien faire le hajj. Ce qui préoccupe beaucoup d’autres, c’est comment aller au premier ou au deuxième convoi. Par contre, ce qui nous préoccupe nous, c’est comment aider le pèlerin à faire correctement son devoir, c’est-à-dire son hajj.

Guineematin.com : il y a un aspect important qui est celui du logement à la Mecque. Certains pèlerins se retrouvent logés à des endroits très distants de la Kaaba, et cela leur complique la tâche. A l’agence Arrahma, comment négociez-vous les logements des pèlerins ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : oui, cela compte beaucoup. Nous, l’année dernière, on était à 1 km de la Kaaba. Les pèlerins partaient donc à pieds. Je ne vais nommer personne ici, mais il y a certains qui étaient logés jusqu’à 7 km de la Kaaba. Mais nous, on était à 1 kilomètre de la Kaaba et on était dans des hôtels très propres. Cette année encore, notre directeur général, Barry Ahmadou, ira négocier les contrats de logements et de nourriture à l’approche du pèlerinage. Et nous comptons prendre des locaux vraiment appropriés et non distants de la Kaaba pour faciliter la tâche à nos pèlerins.

Guineematin.com : il y a aussi des personnes âgées qui peuvent être parmi les candidats. Est-ce que vous prenez des dispositions pour ces gens qui ne peuvent pas faire un certain nombre de choses ?

Elhadj Abdourahmane Diallo : avec les personnes âgées, il y a des gens qui sont à la Mecque là-bas qui ont des fauteuils roulants. Quand tu leur donne 200 Rials, soit un peu plus de 50 dollars, on te fait faire les 7 tours entre Safa et Marwa. Ceux qui peuvent marcher, on va avec eux, et au retour, on prend des véhicules pour les personnes âgées.

Interview réalisée par Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Restructuration du RPG à Banankoro : « nous nous sentions oubliés par Alpha Condé »

20 avril 2019 à 6 06 59 04594

La mission de restructuration du RPG Arc-en-ciel vient de boucler ses travaux à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané. Cette sous-préfecture qui n’avait qu’une section, se retrouve désormais avec une fédération, trois sections et 45 sous-sections. A l’issue de ce travail, la joie revient dans les rangs des responsables locaux du parti au pouvoir qui promettent la paix et l’unité dans la localité, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé sur place.

La section de Banankoro 1, celle de Banankoro 2 et celle du district de Warrou Kondero, vont désormais fonctionner aux côtés du tout nouveau bureau fédéral du RPG Arc-en-ciel dans la sous-préfecture. Cette restructuration appelée par le président de la République est vivement saluée sur le terrain. Balla Mansaré, secrétaire administratif de l’ancienne section, devenu secrétaire général de la section de Banankoro 2, exprime sa satisfaction.

« Nous sommes ravis de ce découpage et le rajeunissement du parti. Les gens voulaient déstabiliser le parti ici et faire croire au président qu’ils sont du RPG Arc-en-ciel mais en réalité ils ont une idée derrière la tête. Notre bureau est un bureau d’union qui correspond à l’esprit du président, celui de rassembler tous les Guinéens. Même ceux qui nous font la guerre depuis 1 an et 4 mois et nous ont empêchés de travailler, on les a tous impliqués », a-t-il déclaré.

De son côté, Elhadj Djomba Mory Traoré, ex-secrétaire général de la section RPG Arc-en-ciel, devient secrétaire fédéral du parti à Banankoro. Lui qui se sentait oublié par le président Alpha Condé, ne cache pas sa joie aujourd’hui.

« C’est un sentiment de joie qui m’anime aujourd’hui, car la vérité a triomphé. Tous ces troubles qui étaient ici, c’était la manœuvre d’un seul homme. Mais Dieu merci, le parti que j’ai créé ici a pris une grande envergure. Au moment où je créais la section RPG à Banankoro, personne n’osait prendre ce parti ici.

Car, il y avait ici un sous-préfet du nom de Bouréma Condé, l’actuel ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation. Ce dernier a causé beaucoup d’atrocités ici. On perdu les Mamady Diané et Djasso Condé ; Dioga de Sibiribaro a perdu sa maman en plein meeting du parti, elle a reçu une balle dans la poitrine.

Mais, il faut dire que nous nous sentions oubliés par Alpha Condé, il faut se dire la vérité. Moi, le véhicule qu’il m’avait offert m’a été retiré de force par des gens soutenus par des groupes de pression. Que le président sache qu’avant aujourd’hui, hier est passé. Lui-même, je me rappelle d’un de ses propos en 1998. Il disait ceci : les RPGistes, unissez-vous, car vous du RPG si vous n’êtes pas unis, il y aura l’avènement des hommes qui viendront vous déstabiliser.

Mais, s’ils trouvent que vous êtes unis, ils ne pourront rien. C’est ce moment qu’on traverse comme ça. Je suis heureux de ma nouvelle fonction, celle du fédéral du RPG à Banankoro. Et, nous allons œuvrer pour le maintien de la paix et le rayonnement de notre parti à Banankoro », a promis le nouveau responsable du bureau fédéral du parti au pouvoir dans cette sous-préfecture.

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

Lire

Conflit domanial : la CMIS n°1 accusée d’avoir vandalisé une concession à Cameroun

20 avril 2019 à 6 06 54 04544
Fodé Bocar Kaba, représentant de la famille déguerpie

Un conflit domanial oppose depuis des années les membres d’une même famille au quartier Cameroun, dans la commune de Dixinn. La descente sur les lieux d’agents de la police pour décoiffer le bâtiment a créé la panique hier, vendredi 19 avril 2019. Selon nos informations, c’est une certaine Hadja Djelikhan Kaba, cohéritière du domaine, qui aurait envoyé les agents pour faire déguerpir les autres membres de la famille, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Tôt ce matin, des policiers de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) n° 1 de la Camayenne ont investi la concession pour déloger les occupants. Le toit a été décoiffé, les portes et fenêtre enlevées.

Fodé Bocar Kaba

Pour Fodé Bocar Kaba, un des occupants de la concession litigieuse, cette affaire date de plusieurs années. « Ça, c’est un conflit qui ne date pas d’aujourd’hui. Le quartier Cameroun que vous voyez là, c’est une cité de recasement. C’est les habitants de Coronthie qui sont recasés ici. C’est quand ils ont voulu l’extension de la ville de Conakry que ceux qui habitaient à Coronthie ont été recasés ici. Cameroun est une cité qui était déjà construite. Donc, le coin n’a été ni vendu, ni acheté. C’est un lieu de recasement. Mais, ceux dont les parents sont décédés, les premiers fils ont représenté la famille. Il y a les textes même, régis par les colons et il y a un plan cadastral pour l’ensemble de tout Cameroun. Il n’y a pas de titre foncier. Ainsi, tout le monde est resté en harmonie jusqu’à ces derniers temps. Puis, notre grande sœur, Hadja Djelikhan, dont le papa, Lansana Kaba, est le premier fils et représentant de la famille, a saisi l’occasion pour faire de la concession sa propriété alors que ce n’est pas pour elle. Elle a manigancé cette affaire là au niveau de la Cour Suprême à l’absence de notre avocat. Ils ont dit que nous on a tort parce qu’on n’a pas déposé le mémoire à temps. Nous avons fait un recours au niveau du ministre de la justice, Maitre Check Sacko, il a fait annuler la procédure comme quoi il y a un abus de jugement sur le dossier. Actuellement, le dossier est pendant au niveau de la Cour Suprême. Maintenant, comme elle a tiré des sous avec les nantis, elle ne peut pas s’expliquer, elle a bondi sur nous pour faire de la concession sa propriété. Moi, je préfère aujourd’hui que ce domaine soit saisi par l’Etat et qu’il y ait un jugement au fond. Parce que, c’est les colons qui ont octroyé ce terrain et une seule personne parmi nous veut faire de ça sa propriété. Les dossiers sont attribués à son papa alors que son papa et mon papa sont de même père, même mère. Où est la part de mon papa alors ? », s’interroge Fodé Bocar Kaba.

De son coté, la petite sœur de Hadja Djelikhan Kaba, qui s’occupe du dossier, dit n’avoir pas vendu le domaine. Mais, Kadiatou Camara confirme avoir envoyé la police pour dégager la famille. « La maison n’est pas vendue. Pourquoi la maison n’est pas vendue, on ne peut pas vendre une maison si les gens sont dedans. Cette famille dont il s’agit, ce sont nos petits frères. Mais, la maison là appartient à Djelikhan Kaba. Elle a appelé ses petits frères dans son salon ici. Il leur a dit, je ne peux pas vous faire du mal. Nous savons que vous et moi la concession appartient à mon père. Quittez là-bas, nous allons vendre, je vous donne votre part. Les enfants ont dit, si vous vendez, vous partagez en deux. La grande sœur a dit non, la concession appartient à mon père. Je vends et je vous donne de l’argent, vous allez acheter des domaines ailleurs. Ils n’ont pas accepté. Ils ont porté plainte contre leur sœur au tribunal de Conakry 1. Etant donné qu’elle ne peut pas marcher, elle est vieille, c’est moi sa petite sœur qui suis venue de Dakar avec mon avocat, maitre Dinah Sampil, on a fait le tribunal de Dixinn, on a gagné le procès. Ils nous ont encore à la cour d’appel. Il y avait Moundjour Cherif, là-bas aussi on a débattu et on a gagné. On a été à la Cour d’Appel, on a gagné le procès. Depuis 2017, ils refusent de quitter. On a amené une première fois l’escadron numéro 1 d’Hamdallaye, ils n’ont pas quitté. On a fait une exécution avec le même escadron, ils ont refusé. C’est pourquoi, cette fois-ci, on a pris le dossier de Dixinn, de la Cour d’Appel et de la Cour Suprême, on est allé voir le Procureur Général avec tous les documents. Il nous a donné feu vert en nous renvoyant au tribunal de Mafanco. C’est pourquoi, cette fois-ci, on a pris la CMIS de Camayenne pour aller les déguerpir », a fait savoir Kadiatou Camara.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 666919225/ 622919225

Lire

Meeting géant de l’UFDG à Pita : le député uninominal satisfait de la qualité de la mobilisation populaire


19 avril 2019 à 18 06 55 04554

Trois jours après avoir réussi son coup politique en organisant un grand meeting au siège de son parti à Pita, le député uninominal, honorable Mamadou Diouldé Sow, ne cache pas ses sentiments de satisfaction autour de la qualité de la mobilisation populaire des responsables, militants et sympathisants de l’UFDG qui ont massivement répondu à son invitation, le mercredi, 17 avril 2019, dernier, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.



Selon le député uninominal de Pita, honorable Mamadou Diouldé Sow, la qualité de la mobilisation populaire enregistrée le mercredi dernier au siège de la fédération UFDG prouve à suffisance l’engagement de ces concitoyens à demeurer ce qu’ils ont toujours été comme rempart dans la lutte pour la démocratie et la justice en République de Guinée. «Des centaines et des centaines de personnes sont venues assister à ce meeting en provenance de toutes les sous-préfectures de Pita. Nous avons reçu tous les maires et leurs conseillers élus sous la bannière de l’UFDG venus réaffirmer leur engagement et leur appartenance à notre parti et à lutter contre toutes formes de violation de la loi dans notre pays. Je suis d’autant plus satisfait que l’engagement que j’ai eu des populations est sans équivoque » a noté avec satisfaction le parlementaire de l’UFDG. A quelques heures de la finale du tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé prévue demain, samedi, 20 avril 2019, l’honorable Mamadou Diouldé Sow a fait d’autres révélations sur les manœuvres du pouvoir qui est confronté, dit-il, à des difficultés de mobilisation depuis le meeting réussi de l’UFDG.

« Demain, il y aura la finale. Nous savons ce qui se trame, parce que nous sommes avec les gens. Tous les élèves vont obligatoirement sortir pour une parade en ville et des bus sont affrétés pour transporter tous les fonctionnaires de l’éducation en provenance des sous-préfectures. Les gens sont obligés de venir répondre à la maison des jeunes de Pita où une liste des présences sera élaborée. Il semble que le contrôle sera fait par la plus haute autorité de l’éducation de la préfecture de Pita. Ce qui veut dire qu’on est en train de faire de la mascarade, de se tromper parce que Pita n’a pas le cœur à la fête. Nous avons d’autres préoccupations et la population a montré toute sa désapprobation par rapport à cet évènement. A Bantiguel, par exemple, les gens sont venus avec 512 personnes et ils sont repartis avec eux. Bantiguel était là. La réponse de Bantiguel au moment de notre meeting à Pita, c’est de faire venir des centaines de personnes pour dire non, qu’ils sont toujours avec l’UFDG et son président » insiste le député de Pita.Plus grave, il semble que le pouvoir s’apprête à faire venir des gens même de la capitale Conakry pour faire le plein du stade préfectoral de Pita, à l’occasion de cette finale et en réponse au meeting réussi de l’UFDG. L’opinion nationale et internationale a suivi notre meeting et nos positions sont sans équivoque, Pita reste et demeure UFDG. Le meeting que nous avons organisé a encore davantage fait comprendre aux populations qu’on était en train de les tromper, les jeunes qui étaient dans ce tournoi sont pour la plupart venu soit de Kindia, de Conakry ou de l’université Hafia. Alors je dis c’est une cause perdue. L’idée derrière cet évènement, c’est de dire qu’on pérennise le régime et on fait un changement de la constitution » a-t-il ajouté. Parlant du message du ministre Mouctar Diallo de la jeunesse, le député uninominal de Labé estime qu’il aurait pu commencer par Mali où il y a 6 ans on a posé la première pierre de la voirie urbaine ou faire visiter l’usine de pomme de terre de Timbi-Madina après le match. Qu’il pouvait aussi commencer par chez lui à Maci pour montrer la mosquée, parce que là aussi on a promis 150 millions pour réaliser cette maison de Dieu.C’est pourquoi, le parlementaire invite ses concitoyens à rester serein : « ils ne doivent pas succomber aux sirènes révisionnistes. Ils n’ont qu’à prendre l’argent qu’ils vont envoyer, parce ce sont des fonds publics » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

L’énergie en Guinée : Qui veut abattre Mori Diané par un article anonyme ?

19 avril 2019 à 18 06 30 04304

Un article anonyme et diffamatoire à l’encontre de l’opérateur économique guinéen Mori Diané a été mis en ligne et partagé inconsidérément sur Facebook par une personne qui s’expose ainsi à une procédure judiciaire imminente, d’après nos renseignements. Nous souhaitons toutefois qu’il y échappe, car la diffamation et la calomnie sont des faits prévus et punis par la loi guinéenne. Mais il faut bien qu’une personne calomniée lave son honneur.  

C’est le énième rebondissement de l’affaire K-Énergie aux avatars aussi nombreux que les métamorphoses de l’indécrottable Docteur Kassus et Mister Dioubaté. L’art de l’arnaque est protéiforme, mais l’esprit exercé le reconnaît sous tous ses déguisements. Comme un plat réchauffé et peu ragoutant, on nous bassine à nouveau avec le feuilleton médiatico-judiciaire qui a saturé l’espace public. L’affaire a déjà été portée devant les tribunaux et tranchée définitivement. Elle a épuisé tous les recours possibles, elle a force de chose jugée en Guinée et aux États-Unis. Kassus Dioubaté, débouté dans les deux pays sur la propriété des machines de la feue société K-Énergie, essaie de réveiller l’affaire par un artifice cousu de fil blanc : faire croire à un différend mortel entre sa victime Sam Zormati, son ancien directeur général, et Mori Diané, le patron de la Guinéenne d’électricité (GDE) qui a loué les turbines que lui Kassus n’est pas parvenu à ratiboiser. Mais ce n’est que peine perdue, les deux hommes ne se sont pas tressé des cottes de mailles, leur partenariat n’est point entamé.

Gare à Barbe-Bleue

Le sujet a été trop traité par la presse pour qu’on le ressasse ici. Un petit rappel ne serait cependant pas superflu pour bien comprendre la suite. La société K-Énergie fournissait de l’électricité à EDG grâce à des turbines louées à la compagnie émiratie Mobile Power System. Le Franco-tunisien Sam Alexandre Zormati, principal actionnaire, établi à l’étranger, avait été aidé par Kassus Dioubaté à démarcher l’administration guinéenne. Tout son apport s’arrêtait là. Zormati, le couteau sous la gorge, lui donna 7 millions de dollars. Il dut aussi nommer Kassus directeur général adjoint. Celui-ci lui avait fait croire que cette nomination était nécessaire pour sécuriser le contrat qui lie la société à l’État. Cependant, dans les statuts harmonisés, Zormati ne lui accorda que 1% des actions de K-Énergie. Sage précaution, puisque l’actionnaire lilliputien avait formé le plan de le dépouiller complètement  grâce à des montages judiciaires dont il est coutumier.

Les 50 mégawatts fournis à EDG étaient essentiels. Ils prévenaient bien des émeutes dans les quartiers de la capitale pour cause de délestages. Aussi l’État payait-il régulièrement les prestations de la société mais Kassus détournait une bonne partie de l’argent. Las de ne pouvoir payer régulièrement la location des machines au propriétaire des turbines, Sam Zormati a préféré saborder sa société. K-Énergie mourut ainsi par la faute du DGA embarqué dans l’aventure comme un dangereux parasite. C’était, en fait, l’acte premier d’un drame à l’intrigue rondement menée par Kassus. L’acte suivant devait être l’accaparement des machines d’une valeur totale de 150 millions de dollars US grâce à une cabale judiciaire. Puisque leur propriétaire se montrait décidé à les rapatrier, le gouvernement demanda à Mori Diané de négocier pour que les machines restent à la centrale de Coronthie et continuent à fournir de l’électricité d’appoint à EDG. Ainsi naquit la Guinéenne d’électricité (GDE). La nouvelle société n’a donc rien à voir avec K-Énergie, morte et enterrée, et encore moins avec Kassus Dioubaté. Cela n’empêchera pas ce saprophyte d’employer la force pour perturber le fonctionnement de la GDE, puis de l’ester en justice. Une procédure qui ne prospérera pas, comme la précédente contre son ancien partenaire.

Un article anonyme, malveillant et mensonger

L’article prétend que Sam Zormati menace Mori Diané et l’État guinéen de poursuites judiciaires en Guinée et aux États-Unis pour non paiement de la location des machines exploitées par la GDE. Mais selon la procédure, la GDE ne paye à Miami Holding Group que l’énergie effectivement produite par ses turbines. Elle n’a jamais failli en cela. Or, la fourniture d’énergie est intermittente puisque l’État a souvent des retards de paiements, accroissant ainsi sa dette intérieure. Ce n’est un secret pour personne. Par une décision commerciale appropriée, la GDE a dû procéder à un arrêt intentionnel de la production jusqu’à la période critique de baisse d’étiage dans les barrages hydroélectriques du pays.

S’il est vrai que, comme l’affirme l’article, Sam Zormati s’impatiente, il n’y a touteffois pas un problème de fond entre lui et Mori Diané. On ne peut payer qu’un service fait.

Il faut signaler que, malgré les difficultés financières rencontrées dans le secteur énergétique, la centrale thermique privée qui fournit le plus ses quotas d’électricité en Guinée est bien la GDM. Les autres fonctionnent de façon erratique ou sont à l’arrêt total. C’est tout dire.

L’auteur de l’article dit que le contrat de deux ans liant l’État à la GDE a expiré le 12 janvier 2019. Mais ce contrat n’est pas péremptoire sur la durée, il est assorti d’un nombre de kilowattheures à fournir et l’État continue à en demander, malgré les retards de paiements de l’énergie déjà fournie, car la production de la GDE est essentielle tant par sa quantité que par son faible coût par rapport à la concurrence dans le parc thermique guinéen. Donc l’État n’a pas rompu le contrat. L’affirmation de l’article est sans portée juridique.

Au demeurant, la position de la GDE est assez inconfortable. Elle a, d’une part, un contrat avec la compagnie propriétaire des turbines, Mobile Power System, à laquelle elle doit payer des loyers de machines, et, d’autre part, un contrat avec l’État, qui doit lui payer l’énergie fournie pour qu’elle s’acquitte desdits loyers. Tout retard en amont se répercute en aval. Mori Diané est lassé par la situation. Seuls le patriotisme et la peur de voir les turbines démontées et rapatriées par Mobile Power System, au grand dam de son pays, la Guinée, le dissuade de saborder la GDE devenue un panier à crabes, dans lequel se dissimule un caïman méchant comme une teigne. Il a bien d’autres sociétés en Guinée et aux États-Unis qui lui assurent prospérité et quiétude.  Ces deux biens sont inestimables.

L’auteur de l’article anonyme publie au bas de son salmigondis un soi-disant mail capturé en screen shot. Le mail serait adressé par Sam Zormati à un ministre guinéen non nommé et contiendrait des menaces à l’encontre de Mori Diané et d’agents de l’État.

Un mail indique toujours les adresses électroniques de l’expéditeur et du destinataire. Ici l’on ne voit que celle de Sam suivie directement du texte commençant par « Cher ministre ». Outre cette anomalie, une question demeure : comment l’auteur de l’article a-t-il pu avoir accès à un mail confidentiel ? À l’évidence, il ne peut lui avoir été copié par l’expéditeur Sam Zormati puisque celui-ci est nommément mis en cause dans l’article, encore moins par le destinataire, persiflé lui aussi par des épithètes vulgaires dans le même article.

La réponse est claire quand on sait que la personne présentée dans le brûlot comme une victime d’escroquerie de la part de Mori Diané, Sam Zormati et quelques ministres guinéens est un contrefacteur invétéré. Dès lors, une suspicion légitime pèse sur l’authenticité du mail. On peut aussi révoquer en doute celle de tous les autres documents annexés. La pertinence de l’article est donc ruinée par une relation de principe à conséquence. On ne doit accorder aucun crédit à ce torchon qui traîne dans la boue un homme inscrit à l’excellence américaine. L’article est un ramassis de contrevérités. Il diffame un entrepreneur moulé dans un pays aux lois rigides, les USA, et prend fait et cause pour un arnaqueur de renommée internationale, d’ailleurs fiché par le FBI et interdit de séjour aux États-Unis, sous peine d’être arrêté, sans même le Miranda Warning, et mis au frais sur l’heure.

L’auteur publie également de prétendus bordereaux bancaires pour étayer ses allégations. Ce genre de document est hautement confidentiel. Aucune banque, aucun banquier ne se risquerait à les dévoiler. C’est une question de confiance pour la banque et de sécurité de carrière pour le banquier. Ni Arsène Lupin ni un passe-muraille ne pourrait non plus y accéder. Ils ont donc été montés de toutes pièces pour fausser les données de l’intelligence du lecteur. Peut-être sont-ils du cru de notre grand contrefacteur national !

L’auteur anonyme est un coutumier du fait

Malgré son lâche anonymat, l’auteur du torchon a été percé à jour. C’est un avocat radié du barreau sénégalais et banni des prétoires guinéens. Privé de viatique sur route sinueuse, il s’improvise mercenaire de la plume loin de son terroir pour gagner sa pitance avec un chenapan. Faute de grives on mange des merles !

L’avocat, frappé d’opprobre par les siens et tout penaud, s’exile. La Guinée lui semble un havre de paix. C’est à ses yeux le Temple de l’Enclos, où parias, brigands et autres gibiers de potence sont accueillis avec l’inscription de l’abbaye de Thélème « Fais ce que voudras ». L’indulgence des Guinéens lui fait bomber le torse, il confond hospitalité avec permissivité. Comme un roquet il se met à japper aux chausses de gloires guinéennes, il débagoule des insanités sur leur figure. Et ensuite il fait le beau devant son maître et attrape dans sa gueule baveuse le sucre qu’il lui lance en étrenne.

Mori Diané, un entrepreneur visionnaire, bâtisseur et humble

Mori Diané et un partenaire national ont créé la Guinéenne de mines (GDM), la première et unique société minière 100% guinéenne, en termes de capitaux, infrastructures, direction, personnel technique, administratif et subalterne, opérations minières, transports, port, exportation, etc.

Il est également lancé dans l’industrie agro-alimentaire à Kindia, région fruitière par excellence qui a donné le label « fruits de Guinée » très prisé par les gourmets de tous pays.

Mori Diané a vécu une quarantaine d’années aux États-Unis et y a bâti une fortune sans jamais avoir eu le moindre ennui avec la justice ni avec le patronat de de ce pays qui ne transige pas avec les principes. C’est assurément un entrepreneur clean sous tous les rapports. Ni ses nombreux partenaires, ni le fisc américain, ni un quelconque de ses centaines d’employés aux USA n’ont eu à se plaindre de lui pour quelque motif ni à quelque niveau que ce soit. Ce statut est une vignette d’affranchissement qui lui ouvre bien des portes sur les cinq continents. Il est tout propre en affaires, blanc comme neige, immaculé. On peut traiter avec lui en toute confiance. Ses hautes compétences managériales et sa connaissance approfondie de l’économie lui assurent le succès dans ses entreprises. L’honnêteté et l’humilité ne sont pas ses moindres  qualités.

On ne  pourrait en dire autant de la fripouille qui lui cherche noise par tous les moyens possibles et imaginables. Ce parfait illettré est un aspic cauteleux. Il a à sa dévotion un avocaillon tapi dans l’ombre. Auteur anonyme de l’article diffamatoire, il le défend et le cajole tout en vitupérant le Guinéen Mori Diané, le Franco-tunisien Sam Alexandre Zormati et des membres de l’exécutif guinéen qu’il injurie mais n’ose nommer. Lâche procédé.

Il n’y a pas de doute, à travers l’article anonyme, le gentleman cambrioleur a encore frappé dans le dos et caché sa main. N’ayant plus Sam Zormati dans son viseur – l’homme qu’il avait grugé vit à l’étranger et échappe à sa fureur –, il déblatère sur Mori Diané, parce qu’il s’est juré de s’approprier les machines louées par la Guinéenne d’énergie après l’avoir tuée comme la société K-Énergie. C’est du moins son fantasme. Mais il a à faire à un homme au cuir tanné, il se cassera les dents. Quand c’est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent, a dit Kennedy.

Quant à l’auteur anonyme, il finit son article par cette litote journalistique : « Nous avons tenté sans succès de joindre Mori Diané pour recueillir sa version des faits. » Comble de malhonnêteté intellectuelle ! Mais qui va écouter les borborygmes d’un avocasson mis au ban de sa corporation pour ses coups tordus ?

El Béchir

Lire

Oustaz Ramadan sur le Hajj : « il ne faut pas envoyer quelqu’un à la Mecque alors que toi-même tu n’as pas été »

19 avril 2019 à 15 03 40 04404
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, imam et chroniqueur islamique

Après la fixation du tarif du hajj 2019, les inscriptions des pèlerins ont été lancées officiellement le mercredi dernier, 18 avril 2019, en Guinée. A cette occasion, Guineematin.com a donné la parole à l’imam et chroniqueur islamique, Oustaz Mohamed Ramadan Bah, pour parler de quelques points liés à ce pèlerinage musulman. Qui doit effectuer le hajj et comment doit-il se préparer ? Ce sont là entre autres les questions que nous avons évoquées dans cet entretien.

Décryptage !

Guineematin.com : les inscriptions des candidats au hajj 2019 viennent d’être officiellement lancées en Guinée. Dites-nous, qui doit effectuer le pèlerinage ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : c’est le musulman qui doit effectuer le pèlerinage à la Mecque et le Oumra. Donc tout musulman qui en en a les moyens, qui remplit aussi les conditions, doit aller à la Mecque pour effectuer le pèlerinage. C’est ce qui est demandé par Dieu, et par le Saint Coran. Les versets nous disent que chaque musulman qui en a les moyens, doit effectuer le pèlerinage à la Mecque une fois dans la vie. Pour ceux qui n’ont pas les moyens, ce n’est pas vraiment obligatoire qu’ils forcent la situation pour faire le pèlerinage. C’est seulement pour ceux qui en ont les moyens. Parce que souvent, il y a des personnes qui dérangent les gens, qui demandent partout en disant il faut m’emmener à la Mecque.

Il se trouve que parfois même ceux-là à qui on demande de l’aide n’ont pas les moyens. Donc ce genre de situation, il faut l’éviter. C’est si on a les moyens. Même si on est âgé, si on n’a pas les moyens où par plaisir quelqu’un ne t’inscrit pas pour le pèlerinage, Dieu ne va te reprocher. Donc, il ne faut pas mendier, il ne faut pas déranger les gens pour ça, même à ses propres enfants il ne faut pas leur demander. Si par volonté, il vous inscrit pour le pèlerinage, tant mieux. Dans le cas contraire, ne vous reprochez de rien, car Dieu sait que vous n’avez pas les moyens.

Guineematin.com : à part les moyens financiers, y a-t-il d’autres critères qu’il faut remplir pour le pèlerinage ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : bien sûr ! Il faut être en bonne santé, ça c’est très important. Il faut être aussi en possession de toutes ses facultés mentales. Parce que celui qui n’est pas en bonne santé ne peut pas effectuer le pèlerinage. Il faut avoir la dépense demandée après avoir obtenu le billet d’avion. Il faut avoir la dépense qu’on doit effectuer lors pèlerinage. Il y a beaucoup de dépenses à faire là-bas, car c’est pendant un mois voire plus. Donc, ça demande un peu de moyens. Aller sans ces moyens, cela va causer beaucoup de problèmes.

Guineematin.com : maintenant, pour quelqu’un qui a les moyens les financiers et qui est en bonne, bref qui remplit toutes les conditions, mais dont les parents n’ont pas été à la Mecque. Doit-il aller lui-même ou envoyer ses parents d’abord ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : il ne faut pas envoyer quelqu’un à la Mecque alors que toi-même tu n’as pas été. C’est vrai, c’est une bonne chose d’envoyer les gens à la Mecque, mais il faut commencer par soi-même. Parce que c’est à celui qui a les moyens que Dieu demande d’y aller. Même entre le père et le fils, si c’est le fils qui a les moyens c’est lui d’abord qui doit aller parce que le père ne sera pas reproché mais le fils qui a les moyens sera reproché par Allah. Donc c’est le fils qui doit effectuer en premier le pèlerinage et si les moyens sont toujours là, il envoie son papa ou bien ils effectuent ensemble le pèlerinage si les moyens sont disponibles.

Le prophète Mohamed (PSL) dit que celui qui a les moyens d’effectuer le pèlerinage et qu’il refuse de le faire, s’il meurt, ce n’est pas un musulman qui est mort. Donc, ça c’est très dangereux surtout en ce qui concerne les jeunes. Il y a beaucoup de jeunes qui en ont les moyens et qui refusent d’effectuer le pèlerinage. Certains disent qu’il faut attendre l’âge de la vieillesse pour faire le pèlerinage. Et souvent, on n’atteint pas l’âge de la vieillesse parce que personne ne connait son destin. On peut mourir à mi-chemin. Une fois qu’on a atteint l’âge de la puberté et qu’on a les moyens, il faut aller automatiquement effectuer le pèlerinage. Donc si on a les moyens, il ne faut pas retarder, il faut s’inscrire pour le faire aussitôt.

Guineematin.com : comment le candidat au pèlerinage doit se préparer ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : là, il faut aller d’abord à l’hôpital pour faire des consultations, voir si on n’est pas malade. Ça, c’est très important. Il faut avoir l’avis des médecins, prendre les médicaments s’il y a lieu de prendre et aller se faire vacciner. Ensuite, il faut approcher les érudits pour leur demander conseils. Parce que le pèlerinage c’est quelque chose qu’il faut apprendre au préalable. Il y a beaucoup d’enseignements dans le pèlerinage. Il faut apprendre cela avant d’effectuer le pèlerinage, sinon on risque de se tromper. Parce qu’il s’agit d’aller dans des endroits différents, où on doit faire des invocations. Donc il faut apprendre, toutes ces invocations avant d’effectuer le pèlerinage.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Politique : Lettre d’un Guinéen inquiet aux Militants du Parti au Pouvoir

19 avril 2019 à 15 03 26 04264

Chers militants et militantes du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) !

Permettez-moi de m’adresser à vous en cette période de grande incertitude que traverse notre pays !

En effet, nous sommes en passe de vivre un événement politique qu’aucun de nous n’aurait imaginé si le RPG parvenait à conquérir le pouvoir, il y a juste quelques années. Il s’agit bien de l’adoption d’une nouvelle constitution, qui permettra probablement au président en exercice de briguer un troisième mandat. Des velléités de mettre le compteur à zéro.

Pour la petite histoire, le 2 octobre 1958, notre pays a accédé à l’indépendance sous le leadership de son Excellence Ahmed Sekou Touré. Mais très tôt, des voix s’élevèrent pour dénoncer le système de gouvernance que celui-ci avait mis en place. Il régna 26 ans sur le pays, que ses détracteurs qualifièrent selon leur propre expression de « règne sans partage ». Le 26 mars 1984, il s’éteignit brusquement aux États-Unis et le 3 avril, de la même année, un groupe de militaires avec à sa tête le colonel Lansana Conté, prit le pouvoir.

Devenu général suite au coup d’État manqué de juillet 1985, Conté fera 24 ans au pouvoir à son tour, avant de s’éteindre le 22 décembre 2008, à la suite d’une longue maladie. Comme en 1984, dès l’annonce de sa mort par le President de l’Assemblee nationale, aussitôt un groupe de militaires avec à sa tête le Capitaine Moussa Dadis Camara, s’accapara du pouvoir.

Bref, le PDG-RDA qui porta le President Ahmed Sékou Touré au pouvoir en 1958, tout comme le PUP (Parti de l’Unité et du Progrès), créé dans la foulée avec l’avènement du multipartisme et qui permit au Président Conté de briguer plusieurs mandats successivement, n’ont réussi à garder le pouvoir après la disparition de leurs leaders respectifs.

Ainsi, l’indépendance a été acquise, mais au fil des années le clivage social s’est approfondi avec les crimes politiques commis, que les citoyens évoquent toujours comme prétexte pour justifier leur adhésion à tel ou tel parti politique.

C’est dans ce contexte que le RPG gagna au second tour de l’élection présidentielle de 2010, organisé plusieurs mois après le premier tour. Ce fut, il faut le rappeler, entre les deux tours de cette élection, qu’est né le fameux RPG-Arc-en-ciel. Il peut y avoir une nation Arc-en-ciel, mais un parti politique Arc-en-ciel, si ce n’est le premier du genre dans le monde entier.

Des politiciens véreux ou multicolores dans un pays majoritairement analphabète, c’est une malédiction pour le peuple de ce pays. Le peuple est souverain, mais il peut compromettre sa propre souveraineté s’il est manipulé.

Si en 2001 on n’avait pas modifié la constitution pour permettre au Général Conté de mourir au pouvoir, aujourd’hui nul n’oserait le faire. Hélas ! Et si encore on la réadapte à nos souhaits, on ira indéfiniment de modification constitutionnelle en modification pour n’instituer que ce qui arrange le Président en exercice. Et c’est bien dommage !

Pour qu’un pays soit démocratique, il faudrait d’abord que la démocratie règne au sein même du parti qui le dirige. Tout est incertain pour une succession si un président meurt au pouvoir. Surtout dans un pays où les lois sont bâclées par ceux-là mêmes qui devaient veiller sur son application scrupuleusement !

On aurait pu s’atteler tôt à réformer ce parti, voire le paysage politique du pays pour un lendemain meilleur, stable, sociologiquement, politiquement et économiquement, non plus pour nous-mêmes, mais pour nos fils et petits-fils.

N’oubliez jamais que, tout système de gouvernance fondé sur l’injustice, la ségrégation raciale ou ethnique ou régionale, est condamné à l’effondrement. Tôt ou tard. Le péché finit toujours par avoir raison de la force. Donc, vaut mieux œuvrer au renforcement de l’État de droit. C’est-à-dire, le respect scrupuleux des lois, qui doivent s’appliquer pour tous et sur tous équitablement.

C’est le fait de se dire que sans moi ou sans lui, il n’y a personne d’autre qui peut faire mieux, qui hypothèque l’avenir d’un parti ou d’un pays.

La victoire a beaucoup de parrains, la défaite est orpheline. Aujourd’hui, on dira que ce monsieur n’est pas des nôtres ou qu’il est un frustré ou un rancunier. Je n’en disconviens pas. Je suis, en effet, le neveu de feu Dr Laye Diakité, que tous les anciens militants et militantes du RPG connaissent et qui retiennent de lui un brave combattant de premières heures.

En somme, je suis pour toute modification constitutionnelle, à condition qu’elle ne touche pas la limitation du mandat présidentiel en vigueur. En d’autres termes, je soutiendrai tout projet de modification constitutionnelle s’il vise à redessiner l’échiquier politique du pays pour basculer dans le bipartisme, avec des élections primaires pour le choix des candidats de chaque parti aux postes éligibles.

Espérant une compréhension de mon inquiétude, je vous prie, chers militants et militantes, d’exiger le respect des textes régissant le fonctionnement du parti, surtout lorsqu’il s’agit de prendre des décisions majeures devant affecter l’avenir des générations.

Dr Mory Mandiana Diakité
Ingénieur agronome
Enseignant-chercheur-Écrivain
Email : pendamo@hotmail.fr

Lire

Université de Kankan : il n’y a pas eu cours malgré la suspension de la grève par le SNAESURS

19 avril 2019 à 13 01 53 04534

Comme annoncé sur Guineematin.com, le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS) a décidé hier jeudi de suspendre le mot d’ordre de grève générale et illimitée. Mais, faute de communication, les enseignants-chercheurs ne sont pas allés donner cours ce vendredi, 19 avril 2019, à l’université Julius Nyéréré de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Tôt ce vendredi, étudiants et responsables se sont présentés dans l’enceinte de l’université de Kankan. Ils ont pris part à la montée des couleurs. Les étudiants sont allés dans les salles de classe. Malheureusement, aucun professeur ne s’est présenté.

Selon nos informations, ce n’est que ce vendredi matin que le bureau local du SNAESURS a été informé de la suspension de la grève par l’intermédiaire du secrétaire général de l’Université, Ansoumane Traoré. Monsieur Traoré n’aurait reçu la note de suspension de la grève que vers 22h dans la nuit d’hier.

Approché par notre reporter, le secrétaire général de l’Université Julius Nyerere de Kankan n’a ni confirmé, ni infirmé cette information. Il a plutôt suggéré d’aller rencontrer les syndicalistes.

Le secrétaire général adjoint du bureau local du SNAESURS, Sékou Fatoumata Condé, a préféré posé un lapin à notre reporter. Après avoir donné rendez-vous à notre reporter, monsieur Condé à préféré s’éclipser, tout en fermant son téléphone.

A rappeler que certains enseignants ont qualifié de trahison « la suspension d’une grève qui n’a même pas commencé ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Préfecture de Télimélé : Lamine Soumah passe le témoin à Sadio Diallo

19 avril 2019 à 13 01 07 04074

Après 4 ans et 7 mois passés à la tête de la préfecture de Télimélé, Amara Lamine Soumah a cédé la place à Amadou Sadio Diallo, nouveau préfet de Télimélé. La cérémonie de passation de service entre les deux hommes a eu lieu hier, jeudi 18 avril 2019, dans la salle de conférence de la préfecture, a constaté Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Présidée par le directeur de cabinet du gouverneur de Kindia, Doman Traoré, cette cérémonie a mobilisé les autorités administratives, communales et religieuses de Télimélé, ainsi qu’une importante délégation des ressortissants de la préfecture à Conakry. A cette occasion, monsieur Doman Traoré a présenté les deux hommes : le préfet sortant et celui entrant, avant de saluer le travail fourni par Amara Lamine Soumah à la tête de la préfecture de Télimélé.

Doman Traoré

« Aujourd’hui, monsieur Amara Lamine Soumah quitte à la tête de la préfecture de Télimélé après de loyaux services. Au cours de son séjour, la commune urbaine a vu son réseau d’adduction d’eau, Télimélé a connu son premier kilométrage de bitume », a rappelé Doman Traoré.

En souhaitant la bienvenue à son successeur, le préfet sortant a remercié le président de la République, pour la confiance qu’il a placée en lui pendant toutes ces années.

Amara Lamine Soumah

« C’est le lieu et le moment de formuler ma reconnaissance et traduire ma profonde gratitude au chef de l’État, Professeur Alpha Condé. En ce sens que, mon séjour à Télimélé m’a permis d’élargir grandement l’éventail de mes relations humaines … dont je suis en train de bénéficier des fruits. On dit souvent que lorsque les relations naissent, il faut savoir les enrichir et les entretenir. Certes, je vous quitte physiquement mais de cœur, je suis et je serai toujours avec vous », a dit Amara Lamine Soumah.

Monsieur Soumah a remercié aussi les autorités régionales de Kindia, ses collaborateurs et l’ensemble des populations de Télimélé. « Dans le frottement, il pourrait se produire beaucoup de choses. C’est en cela que je voudrais présenter mes excuses envers tous ceux-là auxquels j’ai eu à faire de frustrations. Croyez-moi, je n’ai pas quelque chose par-dessus la tête, si ce n’est le combat pour la réussite de ma mission. En ce qui me consterne, je pardonne tout », a-t-il dit.

De son côté, le nouveau préfet de Télimélé a rendu grâce à Dieu avant de remercier le président de la République qui lui a confié la responsabilité de gérer la préfecture de Télimélé. « Mon premier propos à l’occasion de cette cérémonie de passation de service, est tout d’abord de rendre grâce à Allah, le Tout Puissant, le maître absolu du destin individuel et collectif des êtres. Je voudrais saisir cette opportunité pour remercier son excellence le président de la République, Professeur Alpha Condé qui a bien voulu placer cette grande confiance en ma personne qui me permet aujourd’hui d’être avec vous cadres de Télimélé, populations de Télimélé pour travailler ensemble dans une parfaite synergie d’actions pour plus de paix dans notre préfecture, condition indispensable pour un développement équilibré et harmonieux de notre préfecture », a-t-il déclaré.

Amadou Sadio Diallo a, ensuite, rendu hommage à ses prédécesseurs dont Amara Lamine Soumah, pour le travail qu’ils ont réalisé à la tête de la préfecture de Télimélé. Il s’est engagé, pour ce qui le concerne, à se battre pour la réussite de la mission qui lui est confiée. « En prenant fonction à Télimélé, je réalise effectivement les charges qui m’attendent face à notre jeunesse, à nos mamans, à nos épouses et à l’ensemble de la population, en majoritaire agriculteurs et éleveurs.

Comment pourrais-je m’engager à relever les défis qui interpellent nos responsabilités communes sans marquer une pause pour saluer ici mes prédécesseurs, en particulier monsieur le préfet sortant, mon frère et ami, je vais nommer Amara Lamine Soumah, pour le travail accompli et les résultats auxquels il est parvenu durant son séjour à Télimélé ? Pour ma part, je m’inscris dans un chronogramme de travail qui se veut ambitieux et objectif, afin de traduire toute ma disponibilité et mon engagement à travailler activement pour sauvegarder la paix, la liberté, la démocratie et le développement si chers au professeur Alpha Condé », a promis le nouveau préfet.

A signaler que les populations de Télimélé ont réservé un accueil chaleureux à leur nouveau préfet qui est un fils de la préfecture.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

Lire

Trafic de drogue : Momo Kourouma condamné à un an de prison et la confiscation de son véhicule

19 avril 2019 à 12 12 13 04134

Le trafic de drogue est une réalité tant à Conakry qu’à l’intérieur de la Guinée, malgré la répression qui s’abat sur les auteurs de telles infractions. C’est dans le cadre de ladite répression que Momo Kourouma, arrêté au marché de Madina avec une importante quantité de chanvre indien, a été reconnu coupable hier, jeudi 18 avril 2019. Il a été condamné à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Dixinn, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Momo Kourouma, chauffeur de profession, a été arrêté à Conakry, plus précisément au grand marché de Madina, et placé sous mandat de dépôt le 3 décembre 2018.

Au cours de son audition à la barre du tribunal de Dixinn, le prévenu a nié les faits articulés contre lui. Selon le prévenu, il ne savait pas que les sacs qu’il transportait dans son véhicule contenaient de la drogue. Il a fait comprendre au tribunal que ce sont deux dames, qu’il a prises en déplacement depuis Forécariah, qui possédaient la drogue. « Elles m’ont envoyé dans un village se trouvant hors de la ville de Forécariah. Elles m’ont dit c’est des feuilles de patate. On a conclu le transport de Forécariah-Conakry à 150 mille francs guinéens. Je n’ai pas pu vérifier le contenu. Et, elles ont embarqué les sacs dans le véhicule. Une d’entre-elle est montée avec moi dans le minibus et l’autre est restée sur place », a-t-il dit.

Poursuivant ses explications, Momo Kourouma a expliqué que la femme qui était avec lui dans le véhicule est descendue au marché de Matoto, le laissant continuer à Madina pour débarquer le colis. « Au moment du débarquement, deux agents sont venus pour faire le contrôle de routine. Ils ont déchiré les sacs et ont fait sortir le chanvre indien. Cela m’a surpris, parce que je n’imaginais pas que les sacs contenaient du chanvre indien. Pour moi, je transportais des feuilles de patate. J’ai appelé les dames pour leur expliquer mon arrestation. Mais, elles ont coupé leurs téléphones. C’est ainsi que les gendarmes m’ont arrêté et déposé à la maison centrale ».

De son côté, le procureur fera comprendre dans ses réquisitions que le prévenu n’a pas nié les faits de transporter cette substance de Forécariah à Conakry. Selon Daouda Diomandé, cette grande quantité de chanvre indien était destinée aux gens qui fument cette substance à Madina. « Je vous demande de le retenir dans les liens de la culpabilité des faits de détention et de transport de chanvre indien. Pour la répression, vous le condamnerez à 2 ans d’emprisonnement et à un million de francs guinéens d’amende ainsi que la confiscation du véhicule qui servait ce transport » a requis le procureur.

Finalement, Momo Kourouma a été condamné à un an d’emprisonnement plus la confiscation du véhicule ainsi que la quantité de drogue saisie.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire