Cellou Dalein a reçu les 120 maires de l’UFDG : « Mr le président, Alpha Condé a voulu vous tuer »

17 février 2019 à 22 10 33 02332

Dans la journée de ce dimanche, 17 février 2019, le chef de file de l’opposition guinéenne a conféré avec tous les maires élus sous la bannière de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Cellou Dalein Diallo avait à ses côtés plusieurs députés et responsables de son parti, a constaté le reporter que Guineematin.com a dépêché au siège dudit parti.

Hon. Aliou Condé

C’est l’honorable Aliou Condé qui a été le premier à prendre la parole pour introduire cet échange. Le secrétaire général de l’UFDG a brièvement parlé de ce qui fait actuellement l’actualité : la deuxième attaque du cortège du chef de file de l’opposition guinéenne hier, samedi 16 février 2019, à l’occasion de son retour de l’étranger.

Au nom des 120 maires de l’UFDG, Elhadj Abdoulaye Fiily Diallo, le patron de la commune urbaine de Mali, a vivement salué le président Cellou Dalein Diallo ainsi que la direction nationale du parti. Il a ensuite expliqué la raison de leur présence à Conakry pour répondre à l’appel des autorités ; mais, surtout de leur rencontre avec le Président Alpha Condé, au Palais Sékoutouréya.

Elhadj Abdoulaye Fiily Diallo

Justement, concernant cette rencontre qui a polarisé les attentions, Elhadj Abdoulaye Fiily Diallo a révélé qu’il ne s’agissait nullement d’aller manger ; mais, voir, écouter et entendre. « Nous pouvions ne pas aller à Sékoutouréya hier puisque notre président a été victime d’une agression sauvage et barbare. Mais, nous nous sommes dit quoi ? Quelques soient les circonstances, les vicissitudes de la vie, il faut toujours se donner le temps de réfléchir et de bien réfléchir. Pourquoi il fallait partir à Sékourtouréya ? Parce que c’est ce lieu que nous sommes en train de convoiter. C’est là où nous voulons venir et c’est là-bas où nous devons être en 2020. Il ne fallait pas fuir Sékoutouréya. Nous sommes allés, on s’est assis, on a eu le temps d’observer et d’écouter et on a eu le temps aussi de bénir pour que Dieu envoie sur ce lieu Elhadj Cellou Dalein Diallo. Nous ne pouvions pas formuler cette prière si nous n’étions pas à l’intérieur de ce temple. Voilà pourquoi nous avons été », a rassuré le doyen sous les applaudissements nourris de ses pairs.

Parlant du déroulement de la rencontre, le maire de Mali a expliqué sa perception de l’état d’âme du chef de l’Etat. « Lorsqu’Alpha est entré dans la salle, je suis enseignant de carrière, je l’ai observé. J’ai trouvé un homme avec une figure taciturne, complètement désaxée. Certainement, sa conscience le foudroyait. Puisque quand l’homme prend sur lui la décision de détruire, de faire du mal à un innocent, à son semblable, il y a un retour de conscience. J’ai dit aux autres maires, cet homme n’est pas dans les conditions normales. Monsieur le Président (Cellou Dalein : ndlr), je vous apprends qu’Alpha a voulu vous tuer ; mais, Alpha est aujourd’hui en train de se battre avec sa conscience », a dit le doyen.

Pour ce qui est des échanges avec le président Alpha Condé, Elhadj Abdoulaye Fiily Diallo a fait des révélations : « il nous a dit au Palais : ‘’mes brigades anticriminelles sont armées désormais. Ils ont un armement sophistiqué. Elles sont dotées même en gilets pare-balles. Ils vont attaquer et tirer sur les bandits et même si les bandits qui ont les armes ne tirent pas sur eux, si les bandits les menacent, eux, ils tireront sur les bandits’’. Qui sont ces bandits ? C’est nous les bandits. Les bandits d’Alpha Condé, ce sont les responsables et militants de l’UFDG, pas un autre. Il a armé ses brigades et leur a inculqué de tuer, d’intimider. Il nous a dit : si vous tirez sur eux, les autres auront peur, ils vont s’en fuir. Voilà ce qu’il nous a déclaré au palais de la République sans gêne », a révélé l’élu de Mali qui trouve ce message du chef de l’Etat « extraordinaire », juge le maire.

D’ailleurs, le doyen ne doute pas un seul instant que la rencontre de Conakry ne vise que l’hypothétique 3ème mandat. « Nous ne sommes pas à Conakry parce qu’Alpha veut développer nos localités. Nous sommes à Conakry parce qu’Alpha veut profiter de cette occasion pour pouvoir rassembler ses troupes, préparer ses hommes pour son 3ème mandat ».

A ses collègues et tous ceux qui sont de l’UFDG, Elhadj Abdoulaye Fiily Diallo prévient qu’ils sont sur le point de non-retour. C’est pourquoi, il leur demande de resserrer les rangs derrière le parti, d’être des maires modèles et de faire attention pour ne pas mordre l’hameçon avec les montants annoncés par les autorités en faveur des collectivités.

Elhadj Cellou Dalein Diallo

Dans son discours-réponse, le président de l’UFDG a vivement salué et remercié l’ensemble des élus pour leur constance, leur engagement et leur détermination à faire changer la Guinée de façon positive. Il les a tous rappelés les différentes difficultés rencontrées par l’UFDG depuis 2010, notamment les centaines de jeunes assassinés par les forces de l’ordre, les arrestations et emprisonnements, etc.

Cellou Dalein Diallo souhaite que les maires élus de l’UFDG soient exemplaires surtout que le parti n’a que l’Etat comme adversaire.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Cour d’Appel de Conakry : une dame jugée pour l’assassinat de sa coépouse

17 février 2019 à 20 08 05 02052

Madame Hadiatou Diallo a comparu le vendredi passé, 15 février 2019, devant la Cour d’Appel de Conakry. Cette dame est accusée d’avoir ôté la vie de sa coépouse, à l’aide d’un couteau. Les faits se sont produits le samedi 13 avril 2017 à Mamou, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Aussitôt après les faits, l’accusée a été mise aux arrêts et jugée par le tribunal criminel de Mamou où elle a été condamnée, le 26 avril 2017, à 13 ans de réclusion criminelle. Mais, cette décision du tribunal de première instance de Mamou a été aussitôt contestée par toutes les parties au procès : la partie civile, le ministère public, ainsi que la défense. Chacune de ces parties a trouvé la décision anormale et a interjeté appel au niveau de la Cour d’Appel de Conakry.

A l’ouverture des débats, ce vendredi 15 février 2019, devant cette juridiction, chaque partie a expliqué les motifs de son appel. Le conseil de la partie civile, maître Amadou Sow, reproche entre autres au TPI de Mamou d’avoir accordé des circonstances atténuantes à l’accusée. « Le tribunal de Mamou a accordé des circonstances atténuantes à l’accusée en disant que c’est un délinquant primaire. Ensuite, le juge a requalifié les faits d’assassinat à un cas de cas meurtre. Pourtant, il s’agit d’un assassinat, l’acte a été prémédité. C’est à 1 heure du matin que ce crime a été commis.

Et, l’accusée Hadiatou Diallo, a condamné toutes les portes et les fenêtres avant de commettre l’acte. Après, elle a caché le corps dans la maison. Les gendarmes qui sont venus sur les lieux étaient obligés de défoncer les issues pour pouvoir entrer dans la maison. Les personnes qui ont lavé le corps ont retrouvé une dizaine de coups de couteau sur la victime. Donc, au contraire, le juge devrait évoquer des circonstances aggravantes. Voilà pourquoi nous avons interjeté cette décision en appel », a expliqué l’avocat.

Abondant dans le même sens, le ministère public a estimé aussi que la peine de 13 ans de réclusion criminelle, prononcée par le tribunal de Mamou, est minime par rapport à l’infraction commise par l’accusée.

Faux, rétorque l’avocat de Hadiatou Diallo. Maître Mohamed Abou Camara souligne que sa cliente a agi en légitime défense et qu’elle ne mérite pas la peine qui lui a été infligée. « Elle ne mérite pas 13 ans de condamnation. Elle a agi en légitime défense. L’imputabilité reste à désirer, car elle n’avait pas l’intention de donner la mort à sa coépouse. C’est pourquoi nous interjetons appel de cette décision du tribunal de Mamou », a dit maître Abou Camara.

Après ces différentes motivations des parties au procès, la parole est revenue à l’accusée. Hadiatou Diallo a reconnu être l’auteure de la mort de sa coépouse, mais elle assure avoir agi en légitime défense. « Ce jour-là, j’étais dans ma chambre en train de coudre des habits. J’ai pris la bouilloire pour aller aux toilettes. Je l’ai trouvée (la victime) au couloir où elle m’attendait avec un couteau. Dès que je suis sortie, elle m’a dit : aujourd’hui c’est la fin de ta vie. Elle s’est jetée sur moi. Au cours de la bagarre, j’ai retiré le couteau. Elle m’a étranglée par derrière. C’est ainsi que, pour me défendre, je lui ai donné un coup de couteau par derrière et elle est tombée. J’étais paniquée lorsque je l’ai vue couchée, saignant énormément. Je ne savais plus quoi faire. C’est ainsi que les gendarmes sont venus me prendre. Et c’est à la gendarmerie que j’ai appris qu’elle est morte. Je ne sais pas où est-ce que son corps a été exactement retrouvé. Tout ce que je sais, on s’est bagarré dans la maison de mon mari », a expliqué l’accusée.

La Cour a finalement renvoyé le dossier au vendredi, 22 février 2019 pour les plaidoiries des avocats et les réquisitions du procureur.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527 /664 413 227

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Amadou Diallo (BBC) sur son brillant parcours (Suite)

17 février 2019 à 13 01 32 02322

Comme annoncé précédemment, Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée, a accordé récemment une interview à un journaliste de Guineematin.com qui était en séjour à Dakar, au Sénégal. Pour sa première interview depuis son départ de la Guinée, le célèbre journaliste est revenu sur son parcours scolaire et professionnel. Après la première partie qui portait sur ses études et son parcours à la RTG, nous vous proposons aujourd’hui la deuxième partie de cette interview, portant sur son expérience avec la BBC, en tant que correspondant de ce médium en Guinée. https://guineematin.com/2019/01/20/amadou-diallo-bbc-lenfant-de-diari-revient-sur-son-brillant-parcours-interview/

Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée

Décryptage !

Guineematin.com : vous étiez à la RTG lorsque vous avez eu l’occasion de rejoindre la BBC pour être son correspondant en Guinée. Mais, on vous a demandé de faire un choix entre rester à la RTG et quitter pour rejoindre la BBC. Qu’avez-vous fait ?

Amadou Diallo : je suis quelqu’un qui assume. Je n’ai pas peur. Quand ça ne va pas ici, je m’en vais ailleurs parce que ceux qui vous demandent de choisir, ils sont parfois frileux. Ils se disent qu’est-ce qu’il va faire, s’il choisit la BBC, qu’est-ce que la BBC va dire. Donc, quand on m’a demandé de choisir, je n’ai pas choisi. J’ai continué à travailler à la RTG comme si je ne travaillais pas à la BBC. Mais, j’ai refusé de faire certaines choses à la RTG. Je faisais la présentation et je me suis retiré des reportages parce que c’est souvent des séminaires, des cérémonies officielles.

Les cérémonies officielles, franchement, ça n’allait plus avec ce que je faisais à la BBC. Quel que soit le professionnalisme que j’allais mettre dans la couverture des cérémonies du genre inaugurations des mosquées, déplacements des ministres, dons de ceci et de cela, etc. quel que soit le professionnalisme que vous allez mettre, vous avez du mal à vous en sortir. Mais, vous n’êtes pas obligés de flatter Paul ou Pierre puisque je vous ai dit que je ne l’ai jamais fait à la RTG. 

Guineematin.com : vous avez rejoint donc la BBC comme correspondant en Guinée. Et, c’est là que vous vous êtes fait connaître véritablement.

Amadou Diallo : évidemment, c’est au niveau de la BBC que beaucoup de personnes ont connu Amadou Diallo. Mais, déjà, avant la BBC, j’avais travaillé pour une agence sonore internationale de RFI, l’agence de coopération de la RFI. On envoyait des éléments à l’agence et ces éléments sonores étaient envoyés aux différentes radios nationales qui étaient d’expression française. Par exemple, si je signe un papier, je dis simplement : « de Conakry Amadou Diallo ». Donc, j’ai travaillé de 1995 à 1998 pour cette agence sonore internationale de RFI ; et, certains de mes éléments étaient diffusés par RFI parce que c’est la même maison. C’est après ça que la BBC est arrivée.

Guineematin.com : c’était en quelle année ?

Amadou Diallo : c’était en 1997.

Guineematin.com : comment c’est arrivé avec la BBC ?

Amadou Diallo : on peut dire par le hasard. Mais, il y a certains qui ne parlent pas du hasard. Il y avait une conférence sur la Sierra Léone ; comme vous le savez, dans les années 1990, la Sierra Léone et le Libéria étaient en guerre avec certains groupes rebelles. Certaines réunions pour ramener la paix et la sérénité dans ces pays, se tenaient à Conakry, notamment au palais du peuple. Et, comme vous le savez, la Guinée avait envoyé des troupes à l’ECOMOG. La Guinée, le Nigéria et le Ghana ont constitué le premier groupe pour chercher à ramener la paix aussi bien en Sierra Léone qu’au Libéria. La Guinée était vraiment impliquée dans la résolution des crises dans ces deux pays.  Certaines des réunions se tenaient au palais du peuple, à Conakry.

De là, je connaissais une journaliste de la BBC qui s’appelle Liz Brand qui était basée à Abidjan, c’était une correspondante régionale. Et, elle est venue donc couvrir ces réunions, je l’avais connue auparavant. Lorsqu’on s’est vu, elle m’a dit : « écoute Amadou, la BBC n’a pas de correspondant ici. Est-ce que tu peux essayer ? » J’ai dit : « pourquoi pas ? » Elle m’a dit : « on va voir ça ». Et, le lendemain, elle est allée me trouver à la RTG. C’est là pratiquement qu’on a peaufiné la chose et elle m’a dit qu’il ne s’agit pas de faire des papiers tous les jours ; mais, c’est quand c’est important tu fais un papier. Mais, en attendant, elle me dit : « laisse-moi aller en parler avec le rédacteur en chef de la BBC en service français ». Ce rédacteur en chef, c’était un béninois qui s’appelle Sylvain Sévilenko, et que Sylvain allait m’appeler. Je n’avais pas de contact à l’époque, je lui ai communiqué donc les contacts de la RTG et elle est partie avec ça.

Et puis, un jour, une ou deux semaines après son départ, Sylvain m’a appelé pour me dire : « c’est Liz Brand qui m’a passé ton contact ». Je vais ouvrir une petite parenthèse pour dise que Liz Brand est une excellente journaliste de la BBC, grand-reporter de la BBC basé au Libéria. C’est la seule journaliste qui a assisté à la capture de Samuel Do au Libéria. Elle était dans l’engin de l’ECOMOG quand Samuel Do a été capturé par les hommes de Prince Johnson. Et, c’est pour cette raison que la BBC Afrique a été la première chaîne radio à annoncer la capture de Samuel Do, parce que Liz Brand était là. Et, donc, Sylvain m’a appelé pour me dire : « est-ce que tu es prêt ? » ; après, il me dit : « tu m’envoies un papier sur n’importe quel sujet, je vais voir ». Parce qu’il fallait aussi tester.

Mais, avant que je m’y engage réellement, j’avais consulté des aînés à moi puisqu’à l’époque (1997), c’était extrêmement difficile d’être correspondant d’une chaîne de radio internationale en Guinée. Il n’y avait pas de radios privées, la seule radio qui existait, c’était la RTG. Il y avait quelques journaux qui existaient : le Lynx, la Lance je crois, mais même les journaux, il n’y en avait pas assez. La presse audiovisuelle, il n’y en avait pas du tout, à l’exception de la RTG. Donc, c’était très difficile d’être correspondant d’une chaîne internationale comme la BBC. Puisqu’il y avait des risques énormes d’accepter le poste, j’avais consulté deux aînés. L’un est vivant et l’autre est décédé. J’ai consulté un aîné qui s’appelle Boubacar Bah « Mao » qui a été longtemps membre du CNC et qui est actuellement à la retraite. Il m’a dit : « il faut y aller, je sais que tu as les aptitudes pour le faire, tu peux aller ». L’autre, paix à son âme, c’est Mamadou Dia. C’est un monsieur que j’ai trouvé à la RTG et qui m’a aidé.

Je pense qu’il avait vu un talent en moi et il m’a aidé. Ce qui fait que de tous ceux qui, avec lesquels je suis venu à la RTG, j’ai été le premier à passer à l’antenne. Donc, j’ai consulté ces deux aînés parce qu’au départ, honnêtement, j’avais des craintes. Pas pour savoir si je pouvais, mais parce que l’environnement politique, le climat médiatique, étaient hostiles. Et, c’est comme ça que c’est parti. J’ai envoyé un papier, deux papiers, trois papiers. Il (le rédacteur en chef de la BBC) a vu mes papiers et m’a dit : « on peut y aller ». S’il y a un évènement important, tu peux m’envoyer un papier.  Je vous dis déjà, le fait d’avoir travaillé avec l’agence sonore internationale de RFI de 1995 à 1998, ça m’avait aidé à voir les perspectives internationales. Qu’est-ce que les radios internationales recherchent, la façon de fonctionner, la façon de traiter l’information qui était différente de la RTG, parce que cette mutation ne pouvait pas être facile. C’est comme ça que j’ai commencé avec la BBC.

Guineematin.com : après vos débuts avec la BBC, vous n’avez pas eu de difficultés avec la RTG, votre employeur ?

Amadou Diallo : au niveau de l’employeur, tout de suite, ça ne m’a pas posé de problème parce que moi, je suis toujours quelqu’un d’indépendant d’esprit. Donc, à partir du moment où je me suis engagé, je prends les risques et les conséquences. A la RTG, au départ, il n’y avait pas eu d’hostilités. Mais après, évidemment, certains journalistes et des techniciens de la RTG qui se disaient proches du régime, ne voyaient pas d’un bon œil le travail que je faisais à la BBC. Et parfois, j’avoue que si je faisais un papier pour la BBC à 18 heures et qu’il passe, le lendemain, quand je viens à la RTG, il y a des  gens qui ne me saluaient pas ou qui me saluaient de façon très moche. Mais, c’est des gens qui se disaient proches du régime du général Lansana Conté et qui n’appréciaient pas du tout.

Guineematin.com : ils n’appréciaient pas l’indépendance que vous aviez ?

 Amadou Diallo : oui. L’indépendance que j’avais vis-à-vis de la RTG par rapport à la BBC. Donc au départ, il n’y a pas eu de problème. Mais après, il y a eu des hostilités au point qu’un jour, un ministre de l’information m’a dit : « il faut que tu choisisses entre la RTG et la BBC. Tu ne peux pas être à la BBC et à la RTG ». Comme si c’était deux travaux qui étaient différents. Malheureusement, on percevait la BBC et la RTG comme deux entités totalement différentes. Or, la BBC est un médium et la RTG est un médium. Normalement, entre les deux, les choses ne doivent pas être trop différentes. Il peut évidemment y avoir des différences, mais pas au point qu’on amène quelqu’un à choisir entre les deux. Mais, ceux qui géraient la RTG, les médias d’Etat, se disaient eux-mêmes que c’était tellement différent que quelqu’un ne peut pas être à la BBC et à la RTG. Evidemment, j’ai assumé mon choix parce que ce que je faisais à la RTG, je l’assumais parce que je n’ai jamais fait la flagornerie. Tout le temps que j’ai fait à la RTG, je n’ai jamais accepté de faire la flagornerie.

Guineematin.com : vous avez quitté donc définitivement la RTG pour rester avec la BBC. Et vous êtes resté correspondant de la BBC en Guinée jusqu’en 2009.

Amadou Diallo : effectivement. De 1996-1997 en octobre 2009, je suis correspondant de la BBC en Guinée.

Guineematin.com : pendant toutes ces années, vous avez fait une multitude de reportages. Est-ce que de tous ces reportages, vous avez un seul qui vous séduit particulièrement, que vous pourrez qualifier de meilleur ?

Amadou Diallo : là, vous me posez une question qu’il est difficile de répondre. Parce que, imaginez, j’ai été pendant 12 à 13 ans, correspondant de la BBC, et la Guinée c’est un pays où l’actualité se bouscule, parfois avec des actualités politiques difficiles, parfois dangereuses : assez de violences et de répressions. Honnêtement, quand vous êtes au cœur de cette actualité, on vous demande quel est votre meilleur reportage, c’est compliqué. Mais, il y a des reportages de l’actualité mais aussi des reportages de magazines. J’ai fait beaucoup de reportages magazines, j’ai touché tous les aspects de la société. Des reportages sur les aspects économiques, sur la culture, l’éducation, la pauvreté, etc.

Certains m’ont beaucoup marqué et marqué beaucoup de personnes aussi. Sur l’actualité, honnêtement, tout ce qui touchait pratiquement la politique, je dis qu’il y avait des bonnes choses, des grands reportages : que ça soit sur les élections, sur les manifestations qui ont été réprimées parce que souvent à l’époque, les manifestations étaient interdites et l’opposition cherchait à braver l’interdiction. Donc, c’était un peu comme aujourd’hui, mais peut-être même avec beaucoup plus de violence. Je pense qu’à l’époque, il y avait beaucoup plus de violence. Aujourd’hui encore il y a beaucoup de violence parce qu’évidemment, il y a beaucoup de morts lors des manifestations de l’opposition. Est-ce qu’on peut dire qu’entre 1997 et 2018 la Guinée a progressé ou a régressé, du point de vu des acquis démocratiques ? Je n’en sais rien.

Il se pourrait qu’entre 1997 et 2018, il y ait eu des progrès dans les libertés publiques. Ce n’est pas à moi de juger, mais je constate qu’il y a beaucoup de répression  quand l’opposition manifeste. Il y a la répression même quand la société civile manifeste. Je constate les mêmes choses que l’opposition dénonçait hier sous le régime du général Lansana Conté, c’est-à-dire que l’opposition est toujours confrontée aux mêmes réalités : l’accès difficile aux médias d’Etat, l’impossibilité de manifester, etc. C’est des choses que l’opposition d’hier, qui était incarnée par Alpha Condé qui est le Président actuel, par Jean Marie Doré, par Bâ Mamadou, Siradio Diallo, c’est des choses qu’ils revendiquaient hier. L’opposition guinéenne fait face aux mêmes problèmes aujourd’hui. Maintenant, est-ce que ça a évolué ou bien ça n’a pas évolué, ce n’est pas à moi d’en juger.

Pour revenir à la question que vous m’avez posée, je dis qu’il y avait beaucoup de reportages que je faisais et qui étaient, semble-t-il, intéressants. Et vous savez que l’œil ne peut pas se regarder pour voir. Je ne puis être à la fenêtre et me regarder passer dans la rue. C’est aux autres d’apprécier ce que je fais et que j’ai pu faire. En termes de reportages politiques, il y a beaucoup de personnes qui m’ont dit que c’était important, qu’ils étaient intéressés par ce que je faisais à l’époque. Certains m’ont envoyé même les enregistrements de certains de mes reportages qu’ils ont enregistrés à travers leurs téléphones portables. Et, c’est important tout ça. Mais moi, honnêtement, j’étais beaucoup plus touché par les reportages qui touchaient à la pauvreté. Je me rappelle, j’ai fait un magazine à Hamdallaye sur la pauvreté, j’ai fait le reportage dans une famille qui avait du mal à joindre les deux bouts, qui avait du mal à se nourrir et envoyer les enfants à l’école.

Lorsque j’ai fait ce reportage, le rédacteur en chef du service français de la BBC à l’époque,  lorsqu’il a reçu ce reportage, il m’a envoyé de l’argent pour donner à cette famille. Je me souviendrai toujours de ce reportage. Et j’ai pris encore un collègue, Alhassane Sylla du service anglais de la BBC, c’est lui qui est allé à Londres et c’est à lui qu’on a remis l’argent. Quand il est revenu avec l’argent, je suis allé avec lui dans cette famille pour remettre l’argent à la famille.

J’ai fait un autre reportage derrière l’ambassade des Etats-Unis avec des femmes qui cassent les pierres pour survivre. Dans la douleur, dans la difficulté, dans la misère, ces femmes-là travaillaient sous l’ombre d’un manguier. Et il y a une femme qui m’a dit : « ici, c’est mon Paris ». Elle avait tout un tas de pierres qu’elle avait cassé pour transformer en graviers et il y a des véhicules qui venaient acheter ces graviers pour aller dans les chantiers. J’ai été beaucoup marqué par ce reportage.

J’ai été beaucoup marqué aussi par un reportage que j’ai fait à Taouyah, toujours dans la pauvreté avec une famille qui avait du mal à se nourrir. Une famille qui était si pauvre qu’elle ne vivait uniquement que de mangues. C’était en période de mangues, et la famille ne préparait que des mangues. La famille ne mangeait que des mangues. Et lorsque ce reportage est passé sur la sur la BBC, j’ai un ami, permettez-moi de ne pas dire son nom, qui m’a dit : « Amadou, accompagnes moi dans cette famille ». Je l’ai accompagné et il a déposé de quoi se nourrir pour cette famille. Ça aussi, ça m’a marqué. J’avoue que des reportages comme ça, il y en a beaucoup. Et ça, c’est des choses qui marquent toujours au-delà des reportages politiques. 

A suivre !

Interview réalisée par Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Après l’OGP, l’OGC et la LONAGUI, la Douane, les impôts, l’ANAIM et Cie visés

17 février 2019 à 10 10 57 02572

La lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics engagée par le Gouvernement Kassory Fofana se poursuivent. Après la chute des directeurs de l’Office guinéen de la publicité, de l’office guinéen des chargeurs et de la LONAGUI, accusés d’avoir détourné plusieurs dizaines de milliards de francs guinéens, chacun, le Premier ministre écrit au vérificateur national pour demander la poursuite des missions de vérification et de contrôle.

Désormais, la mission met le cap sur 7 autres établissements publics et
parapublics. Ce sont : la Direction nationale des Douanes, la Direction nationale des impôts, l’agence nationale des infrastructures minières, la société navale guinéenne, le patrimoine bâti public, la société guinéenne des pétroles et le fonds national de sauvegarde de l’environnement.

Si on ne peut a priori accuser les dirigeants de ces établissements publics et
parapublics de détournement des deniers publics, il est cependant évident que le choix d’aller y mener des enquêtes laisse penser à de forts soupçons qui justifient qu’ils soient dans cette deuxième liste d’établissements à accueillir le vérificateur nationale.

En attendant de revenir ce dossier, Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour voir la liste des établissements publics et parapublics concernés par cette mission :

Mission de vérification administrative et financière d’établissements publics et parapublics V2

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Retour mouvementé de Cellou Dalein à Conakry : le film de l’évènement

16 février 2019 à 20 08 37 02372

Après plusieurs semaines passées à l’étranger, le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, a regagné Conakry ce samedi 16 février 2019. Mais son retour ne s’est finalement pas passé comme prévu. Le cortège de l’opposition a été dispersé violemment par les forces de l’ordre. Le véhicule de l’opposant a été sérieusement endommagé et plusieurs personnes ont été blessées, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

A sa sortie de l’aéroport international de Conakry-Gbessia aux alentours de 11 heures, l’opposant a été accueilli par sa propre force de sécurité et la puissante section motard de son parti, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Il a automatiquement pris la direction de Bambéto avec l’objectif de passer Hamadallaye avant de rallier le siège de son parti à puis la Minière, où l’attendaient de nombreux militants pour l’assemblée générale hebdomadaire de la formation politique.

Peu avant Bambéto, un des fiefs de l’opposant à Conakry, Cellou Dalein est sorti se mettre sur le capot de son véhicule, afin de saluer ses partisans, massés tout au long de la route et au niveau des balcons de certaines habitations. Au fur et à mesure qu’il avançait, son cortège grandissait. Puisque certaines personnes qui étaient au bord de la route ont décidé de le suivre au siège de l’UFDG.

Salutations fraternelles avec les forces de l’ordre

Le chef de file de l’opposition et sa suite ont avancé à pas de caméléon jusqu’au rond-point de Bambéto. Là, ils ont trouvé un important dispositif sécuritaire. Cellou Dalein Diallo a soulevé sa main pour saluer les agents des forces de l’ordre composés de gendarmes et de policiers. Ces derniers ont répondu à ses salutations, certains se mettant au garde-à-vous.

Le cortège a pris ensuite la direction de Hamdallaye. Sur le chemin, la sécurité interne de l’UFDG veillait au grain pour éviter tout débordement ou accrochage avec les PA (Points d’Appui) composés de gendarmes, de policiers et même de militaires, installés le long de l’axe Bambéto-Hamdallaye. Les agents de sécurité du parti se sont déployés devant tous les PA pour veiller à ce qu’aucun incident ne soit enregistré.

Tirs de gaz lacrymogènes sur le cortège, débandade totale

Tout s’est passé donc dans le calme. Le cortège, de plus en plus grand, a dépassé les PA sans problème. Mais, au moment où les responsables de l’UFDG commençaient à se réjouir du calme qui caractérise cette réception de Cellou Dalein Diallo, les choses ont mal tourné. A la surprise générale, plusieurs agents de sécurité sont venus à bord des véhicules (Mamba) de la police. Certains sont venus de Bambéto et d’autres de Hamdallaye.

Ils ont encerclé le cortège au niveau de Hamdallaye Niari Wada et ont jeté des gaz lacrymogènes sur la foule, provoquant une véritable débandade. Au moment où chacun cherchait à se sauver, des coups de feu ont retenti sur les lieux. Les véhicules de la police ont percuté la voiture du chef de file de l’opposition guinéenne, l’endommageant sérieusement.

Le siège de l’UFDG pulvérisé de gaz lacrymogènes

Lorsque son cortège a été violemment dispersé à Niari Wada, Cellou Dalein Diallo a continué vers le siège de son parti, situé dans le quartier Minière. Mais, avant son arrivée, les forces de l’ordre avaient déjà investi les lieux. Ils ont pulvérisé le siège de lacrymogènes, dispersant brusquement tous ceux qui étaient mobilisés sur place. Le leader de l’opposition guinéenne a dû continuer donc à son domicile à Dixinn.

Cellou Dalein condamne la violence et accuse Alpha Condé

Arrivé chez lui à Dixinn, Cellou Dalein Diallo a improvisé un point de presse pour revenir sur cette situation. Il a fustigé l’attitude des forces de l’ordre, pointant directement le Président de la République qu’il accuse d’être responsable de cette situation. « Je considère que la force avec laquelle on a attaqué ma voiture, on voulait aussi attenter à ma vie. Hier nuit, on m’a fait comprendre que monsieur Alpha Condé a dit que je viens pour attaquer les Points d’Appui (PA) qui sont installés à Ratoma. J’ai dit à la personne que ce n’est pas l’intention de Cellou Dalein, ni la direction nationale du parti…», annonce-t-il.

A rappeler qu’au cours des échauffourées qui ont caractérisé ce retour de Cellou Dalein Diallo, plusieurs militants de l’UFDG ont été légèrement blessés, des véhicules, dont celui du chef de file de l’opposition guinéenne, et des motos de certains militants ont été endommagés.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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« Alpha Condé est un président stagiaire », dit Badra Koné

16 février 2019 à 20 08 30 02302
Badra Kiné, secrétaire national de la jeunesse de l’UFR et 2ème vice-maire de Matam

L’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR s’est tenue ce Samedi, 16 Février 2019, à son siège à Matam. Cette rencontre politique a été présidée par Bakary Goyo Zoumanigui, le fondateur et vice-président dudit parti. Au cours de cette rencontre, il a été question de la fièvre lassa et d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé. Au tour de ce second point, le parti de Sidya Touré s’est montré plus que tranchant, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pour le secrétaire national de la jeunesse de l’UFR et deuxième vice-maire de Matam, Badra Koné, « le second et dernier mandat du président Alpha Condé se termine au mois de juin 2020 ». Et, précise-t-il, « il n’est pas question de le laisser un seul jour de plus à la tête de la Guinée ».

Ce cadre du parti républicain souhaite d’ailleurs aux Guinéens de ne pas avoir un autre président à l’image d’Alpha Condé. Car, soutient-il, jamais les guinéens n’ont souffert comme ils souffrent actuellement. « Alpha Condé est un président stagiaire. Parce que les présidents qualifiés sont en train de travailler dans leurs pays… », a dit Badra Koné.

Par ailleurs, le deuxième vice-maire de Matam a indiqué que Dieu n’a confié son pouvoir à aucun président. « Les gens auxquels Dieu a confié le pouvoir sur terre, c’étaient les prophètes. Donc, si vous voulez lire le Coran, lisez-le très bien. Dieu n’a confié son pouvoir à aucun président de la République. Je crois au destin ; mais, vous ne pouvez pas communiquer, établir un mensonge, et dire que c’est le destin. Ils viendront bientôt pour vous donner de l’argent. Mais, ce sont de petits voleurs. Cette révision de la constitution dont-ils parlent, on la fera. Mais, ce n’est pas Alpha Condé qui va la fera. Lui, il n’a qu’à s’occuper de l’organisation de la présidentielle et partir », a déclaré Badra Koné.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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AG du PEDN : Lansana Kouyaté annonce son retour définitif en Guinée

16 février 2019 à 20 08 12 02122

Venu prendre part aux obsèques de sa belle-mère, après plusieurs années passées hors du pays, Lansana Kouyaté a pris part à l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, ce samedi 16 février 2019, à Conakry. Le président du PEDN a profité de l’occasion pour annoncer à ses militants qu’il va très bientôt rentrer définitivement en Guinée, pour continuer le combat politique sur le terrain.

« Je suis ému et impressionné par la mobilisation que j’ai constatée ici (au siège du PEDN). La réunion que j’avais prévue aujourd’hui, c’était pour les organes, c’était pour tracer à peu près le schéma de mon retour définitif au pays qui ne tardera plus. Il faut que les gens sachent que je suis venu (cette fois-ci) pour des condoléances. Mais, mon retour sera organisé », a déclaré l’ancien Premier ministre.

Il en profité pour rassurer les femmes et les jeunes de Guinée. « Les gens pensent que les femmes sont là simplement pour garnement, mais elles ne sont pas là seulement pour ça. Elles luttent, elles se battent et elles renforcent nos convictions. Je me battrai pour les jeunes et les femmes. Chaque fois que je réfléchis, je pense à la lourdeur des bagages qui vous attendent. Donc soyez sûrs que ce parti est pour vous », a laissé entendre Lansana Kouyaté.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/664 413 227

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Kindia : avec l’appui de Rusal, la Russie offre un laboratoire mobile au centre de recherche russo guinéen

16 février 2019 à 20 08 00 02002

Dans son souci permanent d’appuyer la Guinée pour son développement, notamment dans le domaine sanitaire, la Fédération de Russie avec l’appui de la société minière Rusal/Guinée a offert un laboratoire mobile « Gazel » pour un centre Russo-Guinéen de Recherche scientifique en épidémiologique et prévention des maladies infectieuses de Kindia. Ce centre Russo-Guinéen a été installé au Centre de Recherche en épidémiologie-microbiologie et soins médicaux (CREMS) construit par RUSAL en 2015 pour lutter contre l’épidémie d’Ebola sur le territoire guinéen.

La cérémonie de remise du laboratoire mobile s’est déroulée en présence des ministres Abdoulaye Yéro Baldé Abdoulaye Yéro Baldé, en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ; Dr Edouard Niankoye Lamah, Ministre d’Etat, Ministre de la Santé. Egalement présent à cette remise, l’ambassadeur de Russie en Guinée, Alexander Bregadze ; le Directeur général de la société Rusal, Pavel Vassiliev, les autorités de Kindia, ainsi de plusieurs autres responsables de Rusal/Guinée, ont constaté deux reporters de Guineematin.com qui ont assisté à la cérémonie.

Dans son le discours de bienvenue, le Pr Mamadou Yéro Boiro, Directeur de l’IRBAG, a salué la société Rusal/Guinée qui, dit-il, n’est pas à sa première fois d’apporter son soutien à cette structure sanitaire. Il a rappelé l’important progrès enregistré par ce centre dans la lutte contre la maladie hémorragique à virus Ebola, grâce à l’appui de la compagnie Rusal.

Prenant la parole, le Directeur Général de Rusal/Guinée, Pavel Vassiliev, s’est réjoui du transfert du laboratoire russo-guinéen d’épidémiologie et prévention des maladies infectieuses ouvert par le service fédéral de surveillance de la protection des droits des consommateurs et du bien-être humain avec l’aide de sa compagnie, depuis 2017. « Dès le premier jour de l’existence de ce centre, notre société a mis tout en œuvre pour que cette initiative des dirigeants russe aide la science guinéenne à se développer avec succès », explique Pavel Vassiliev.

Par la même occasion, le DG de Rusal/Guinée a insisté sur le fait qu’en octobre 2014, aux pires moments d’Ebola, la société Rusal s’est fortement impliquée dans la lutte contre le virus. « La société a investi 10 millions de dollars dans la construction et l’équipement du centre de recherche moderne CREMS », a-t-il rappelé.

Parlant du nouveau laboratoire mobile « Gazel », Pavel Vassiliev a indiqué que les travaux dudit laboratoire permettront de diagnostiquer rapidement des infections particulièrement dangereuses permettant au système national de sécurité sanitaire de la Guinée d’avoir un niveau qualitativement nouveau.

En plus de ce laboratoire, le DG de Rusal/Guinée a passé en revue plusieurs autres réalisations de sa société pour le bien-être des populations guinéennes en général et celles de Kindia en particulier.

Abondant dans le même sens, l’ambassadeur de Russie en Guinée, Alexandre Bregadze a également témoigné que depuis 2015, la compagnie Rusal a construit et équipé le premier hôpital aux patients infectieux en Guinée, le CREMS. « Ce centre, à mon avis, a toutes les possibilités de prendre une échelle régionale qui pourrait même produire les médicaments basés sur les technologies russes et russo-guinéennes avec la mention ‘’Made in Guinea’’ ! Ce que souhaite le Président de la République, Alpha Condé », a dit le diplomate russe.

Le ministre guinéen de la Santé s’est également félicité de la collaboration entre la Fédération de Russie et la République de Guinée depuis plusieurs années. Dr Edouard Niankoye Lamah a rappelé que cette collaboration s’est surtout marquée dans le cadre de la formation dont lui-même serait un produit lointain. « Je ne pouvais pas ne pas être là à vos côtés pour la réception de ce laboratoire qui vient à point nommé parce que, comme vous le savez, il y a quelques jours, il a été découvert dans notre pays, la fièvre lassa. Donc, c’est un plaisir pour nous de voir nos amis russes, avec l’appui de Rusal, nous offrir un laboratoire capable de diagnostiquer les maladies à caractère épidémiologique », a ajouté Dr Edouard Niankoye Lamah.

Egalement très satisfait, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a pour sa part indiqué que ce geste de solidarité constitue pour le gouvernement guinéen, et particulièrement son département, une fierté sans précédent. « Par ce don du laboratoire mobile ultra moderne « GAZEL », le gouvernement de la Fédération de Russie vient de répondre à un impérieux besoin du MESRS, celui de faire de l’IRBAG une Institution pilote qui servira de référence pour la solution de la problématique des recherches et le diagnostic rapide de toutes les maladies virales, bactériennes et parasitaires en Guinée », a dit le ministre Abdoulaye Yéro Baldé.

En tant que département bénéficiaire, le ministre a rassuré les uns et les autres de leur détermination pour la bonne utilisation des matériels mis à leur disposition pour le bonheur des populations guinéennes.

Enfin, le ministre Abdoulaye Yéro Baldé a salué et remercié les présidents Alpha Condé et Vladmir Poutine pour leur combat en faveur du développement de leurs pays respectifs.

Alpha Assia Baldé et Amadou Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Dr Ousmane Kaba à la célébration de l’an 2 du PADES : « notre pays est dans la tourmente »

16 février 2019 à 19 07 14 02142

Le PADES a célébré ce samedi, 16 février 2019, le deuxième anniversaire de sa création. Dr Ousmane Kaba, le président de la formation politique, a mis l’occasion à profit pour faire le bilan de ces deux années d’existence sur le paysage politique guinéen. Il en a profité pour évoquer la situation sociopolitique qu’il a dépeinte en noir, appelant à l’unité au sein de l’opposition pour mettre fin à cette situation, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Outre les responsables et les militants du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), plusieurs responsables d’autres partis politiques d’opposition ont pris part à la célébration de l’an deux de la création de la formation politique, organisée dans la salle de conférence de l’Université Kofi Annan de Guinée. Il s’agit entre autres de Sidya Touré de l’UFR, Faya Millimono du Bloc Libéral, Bah Oury du mouvement Renouveau, Ben Youssouf Keïta de l’UFDG, Mamady Diawara du PTS, Aboubacar Soumah du PGDE et Mohamed Lamine Kaba du parti FIDEL.

A cette occasion, Dr Ousmane Kaba, le président du PADES, s’est félicité du parcours de son parti qui, selon lui, redonne de la confiance aux guinéens. « Le PADES est né sur les réseaux sociaux, d’une riposte institutionnelle, face à un constat qui nous interpelle. Nous générons l’espérance et redonnons confiance à travers nos projets de société. Les deux objectifs majeurs de notre parti sont : le renforcement de la démocratie et la promotion du développement socio-économique de notre pays.

Le PADES, en deux ans de fonctionnement, est aujourd’hui effectivement installé en République de Guinée et à l’extérieur. Les responsables de notre parti sillonnent chaque jour les préfectures, sous-préfectures, districts et villages pour porter notre message d’espoir », s’est félicité le leader du Parti des Démocrates pour l’Espoir.

Par ailleurs, Dr Ousmane Kaba s’est prononcé sur la situation sociopolitique de la Guinée. Il a fustigé la violation de la constitution et les conditions dans lesquelles certains exécutifs communaux ont été mis en place. « Chacun voit bien comment la constitution est trahie, violée, foulée aux pieds quotidiennement par le pouvoir et les institutions elles-mêmes, renvoyant ainsi aux citoyennes et citoyens une image peu reluisante d’une « démocrature » aux méthodes aussi brumeuses qu’incapables de satisfaire les besoins de liberté des citoyens.

Le gouvernement veut habituer la population à ses pratiques en marge du droit, c’est la banalisation croissante des principes de la bonne gouvernance et la remise en question des libertés démocratiques. L’élection du maire de Kankan en est la parfaite illustration : plusieurs conseillers censés élire le maire ont été empêchés de rentrer dans la salle de vote. Des inconnus porteurs de « procurations forcées » ont voté à leur place. Nous avons assisté au même scénario comique à Ouré Kaba », a-t-il dénoncé.

Visiblement en colère contre la situation actuelle de la Guinée, Dr Ousmane Kaba a ajouté que « la confusion politique est à son comble, les alliances se nouent et se dénouent de la manière la plus inattendue et souvent la plus paradoxale. Malheureusement, le désintérêt des politiques à la chose publique, par crainte ou par attention, laisse le champ libre au travail souterrain de clans plus dévastateurs pour notre pays qu’une pandémie. La Guinée a un problème institutionnel auquel elle peine à faire face ».

Face donc à cette situation, le président du PADES appelle à l’unité de l’opposition pour faire en sorte qu’il y ait une alternance politique en Guinée. « Notre pays est dans la tourmente, nous en avons conscience. Mais au regard des enjeux, nous devons être déterminés collectivement dans notre fermeté. Le plus grand mal dont souffre l’opposition est bien notre fragilité, notre désunion. C’est pourquoi notre alliance que nous sommes en train de bâtir, c’est-à-dire la convergence de l’opposition est plus que jamais nécessaire », a lancé l’opposant.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. :+224623532504

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L’élogieux parcours du GOHA et son président

16 février 2019 à 18 06 11 02112

Publireportage : Depuis sa création en 2003, le groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) et son président Chérif Mohamed Abdallah s’investissent pour la promotion et la protection des opérateurs économiques guinéens et étrangers et leurs biens. Bref, ils ont participé activement au développement socio-économique de la Guinée et l’unité de la nation.

C’est pourquoi, ils ne cessent de recevoir de remerciements sanctionnés par des satisfécits et de trophées. C’est ainsi : 

-Le 14 septembre 2005 par un certificat décerné au patron du GOHA pour sa participation au séminaire portant sur les normes sanitaires et phytosanitaires des Etats unis d’Amérique tenu à Conakry.

-Cherif Abdallah a reçu un autre certificat pour sa participation à l’atelier sur « vers une transition démocratique » les 19 et 20 mai 2010 à l’Ambassade des Etats Unis à Conakry.

-En 2010, la commune urbaine de Labé a remis au président du GOHA un certificat comme témoignage de satisfaction pour sa participation à la consolidation de la paix en moyenne Guinée suite à l’affaire eau empoisonnée pendant la campagne pour l’élection présidentielle. Chérif Abdallah s’était investi pour éviter une répercussion dans la région.

-Le 16 février 2013, le collectif des ONG pour la promotion de l’excellence (COPE-Guinée) a décerné un satisfécit à Chérif Abdallah à titre de modèle d’emploi de jeunes et le leadership d’entreprise en Guinée.

-Le 22 novembre 2013, le collectif des ONG pour la promotion de l’excellence a décerné un satisfecit de reconnaissance au GOHA pour les efforts consentis dans la promotion de la paix et de l’unité nationale pendant la transition.

-Le 18 octobre 2014, l’institut américain du beurre de karité a décerné à Chérif Abdallah un certificat d’appréciation pour ses appuis et ses efforts de leadership en tant que promoteur et facilitateur de la coopération Etats-Unis/Guinée.

-Le 10 mars 2015, le préfet de Mali El hadj HarounaSouaré au nom du comité préfectoral de riposte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola et au nom des populations de Mali, a décerné un satisfecit à titre exceptionnel au GOHA pour son appui de qualité à l’éradication de ce virus dans cette préfecture. 

-Le 30 décembre 2015, la cellule de coordination nationale de la Riposte à la maladie à virus Ebola a décerné un certificat de satisfaction au GOHA pour sa contribution à la réussite de la riposte pour le contrôle de la maladie à virus Ebola qui sévissait en Guinée, Liberia et Sierra Léone. 

-En 2017, les universités OHADA ont remis à  Monsieur Chérif  le prix d’excellence de l’OHADA pour la promotion et la défense des opérateurs économiques sans distinction.

-En 2018, Chérif Abdallah est désigné représentant du système de certification internationale (SIC) pour l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale, en Angola et au Maroc. Il est aussi représentant en Guinée de la Chambre du commerce internationale(ICC).

-À l’occasion de la 9ème édition de “Guinea CompanyAwards 2018”, Chérif Mohamed Abdallah Haïdara président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) a reçu le trophée du Champion d’or de l’économie guinéenne.


NB: En 2009, le GOHA a réalisé le guide sur l’investissement en Guinée (Préfacé par le président Dadis) et le Guide sur l’exercice du commerce en Guinée (Préfacé par Général Korka Diallo ministre du commerce et de l’industrie d’alors).

Mamadou Ay Barry

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Tribunal de Labé : 17 dossiers criminels inscrits au rôle (Procureur)

16 février 2019 à 17 05 09 02092

A l’image de nombreuses préfectures de la Guinée, les audiences criminelles s’ouvrent ce lundi, 18 février 2019, au Tribunal de Première Instance de Labé. Au total, dix sep (17) dossiers criminels vont être jugés, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’instar des autres tribunaux du pays, les audiences criminelles s’ouvriront ce lundi dans la capitale de la Moyenne Guinée. Selon nos informations, ce sont dix sept (17) dossiers criminels qui vont être jugés au cours de ces audiences.

Interrogé par notre reporter, le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Labé a expliqué que ces dits dossiers criminels sont déjà prêts pour les audiences. Selon le procureur Ansoumane Dounoh, ces dossiers criminels sont déjà prêts pour ces audiences criminelles. Le ministre d’Etat en charge de la justice, maitre Cheikh Sakho, doit envoyer à Labé un représentant pour participer aux audiences, apprend-on.

Parmi les dossiers criminels qui seront inscrits au rôle du tribunal de Labé, figurent notamment : un dossier de parricide (fait de tuer son père, ndlr), un dossier d’association de malfaiteurs, un dossier de tentative de viol, quatre dossiers de séquestration, un dossier d’incendie volontaire suivi de menace de mort, un dossier de séquestration et viol, un dossier de coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention, un dossier d’incendie volontaire, deux dossiers de tentative d’assassinat et quatre autres dossiers d’assassinat.

Selon le procureur, ces audiences s’ouvriront sous haute sécurité et rentrent dans le cadre de la réforme de l’appareil judiciaire.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Dalein révolté : « Alpha Condé s’est livré à un vol à mains armées à matoto…»

16 février 2019 à 16 04 44 02442

Comme annoncé dans les précédentes dépêches de Guineematin.com, le cortège du chef de file de l’opposition guinéenne a été attaqué une nouvelle fois ce samedi, 16 février 2019, par des agents des forces de l’ordre. L’attaque s’est passée à Hamdallaye, précisément au niveau de Niari Wada, alors que le président de l’UFDG revenait d’un séjour à l’étranger.

Après avoir expliqué ce qui s’est passé, le leader de l’opposition a été interrogé par les journalistes sur la situation de la mairie de Matoto où l’Etat a réussi à imposer son candidat, Mamadouba Tos Camara. « C’est avec la force et pas avec la loi qu’on travaille dans ce pays. Et, ce n’est pas avec la constitution, c’est avec son agenda. Aujourd’hui, l’option pour ce qu’il (Alpha Condé : ndlr) a appelé la fermeté, la violence, elle est claire. Vous connaissez ce qui s’est passé à Ouré-Kaba, à Matoto, à Kankan, à Nabou dans Siguiri, à Daramagnaki dans Télimélé… où on a emprisonné certains conseillers pour faire les élections. C’est un vol à mains armées auquel il (Alpha Condé : ndlr) se livre publiquement », a dit Cellou Dalein Diallo.

Par ailleurs, le chef de file de l’opposition guinéenne s’est insurgé contre les forces de l’ordre qui, dit-il, soutiennent le régime en exécutant des ordres parfois illégaux. « Les forces de l’ordre sont là pour défendre l’illégalité. Nous sommes dans une crise sérieuse ! Et, il faut que toutes les forces vives réfléchissent et se mobilisent », a dit l’opposant.

Visiblement contre l’attaque pour la deuxième fois de son cortège par des agents des forces de sécurité ce samedi, alors que son cortège marchait tranquillement sur l’axe aéroport- Bambéto- Hamdallaye, le président de l’UFDG a qualifié le pouvoir de Conakry d’un régime fasciste. « Il n’y a pas de démocratie avec Alpha Condé, c’est terminé ! Il s’est radicalisé et il est devenu un régime fasciste. Il veut son 3ème mandat ; donc, il tire sur tout ce qui bouge », a fait remarquer Cellou Dalein Diallo.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Bantama Sow craint pour 2020 et dénonce les prostitués politiques

16 février 2019 à 16 04 42 02422

Le débat autour d’un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé continue d’agiter la classe politique guinéenne et fait de plus en plus réagir le RPG Arc-en-ciel. Après s’être prononcé en faveur d’une nouvelle Constitution la semaine dernière, le parti au pouvoir est revenu largement sur le même sujet lors de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 16 février 2019.

Les responsables du parti présidentiel ont dénoncé des actions rétrogrades de la part de l’opposition, qu’ils accusent de manquer de conviction. Mais, ce qui semble encore plus préoccupant, ce sont les risquent de divisions internes, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Velléités de l’opposition », c’est l’un des points qui étaient à l’ordre du jour de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel, ce samedi. Dr Momo Camara s’insurge contre des actions rétrogrades de l’opposition guinéenne, en ordre de bataille contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé. « L’opposition a commencé ses actions rétrogrades en publiant des tracts en vue d’influencer l’opinion nationale et internationale. Ils ont commencé à publier des propos pour faire de la propagande.

L’opposition s’agite, elle dit entre autres : « le mouvement A bara gnon ; ne touche pas à ma constitution ; non au 3ème mandat ; les jeunes de Kaloum sont contre un 3ème mandat ; les acquis de la démocratie seront massacrés ». Ces propos, ne nous inquiètent guerre. Le président Ahmed Sékou Touré a dit à juste titre non à l’impérialisme, que l’impérialisme ne connaît pas l’Afrique et ne l’a connaîtra jamais. Nous sommes aussi en droit de vous dire aujourd’hui que l’opposition ne connaît pas le RPG Arc-en-ciel et ne le connaîtra jamais. L’opposition s’agite, l’opposition publie des tracts. Nous disons que ça ne nous préoccupe pas », a dit Momo Camara.

Abondant dans le même sens, Sanoussy Bantama Sow, s’en est pris, de façon virulente, aux opposants guinéens. Le ministre des Sports, de la Culture et Patrimoine Historique accuse l’opposition de manquer de conviction et de regorger même de prostitués politiques. « Un papier qui n’est pas signé d’une association reconnue est un tract. Un tract, c’est la subversion, la subversion est punie par la loi. Quand le RPG veut faire un communiqué, c’est signé Bureau Politique National du RPG. Quand un autre parti politique veut faire une déclaration, c’est signé. Une ONG qui évolue librement sur le terrain doit être agréée par le ministère de l’Administration du Territoire. Quand une association fictive écrit un nom qui n’existe pas, c’est un tract. (…) Moi, honnêtement, l’opposition ne m’inquiète pas. L’opposition ne m’inquiète pas parce qu’elle est même incapable de se comprendre. Aujourd’hui ils sont à gauche, demain ils sont de l’autre côté. C’est de la prostitution politique. Quand des gens n’ont pas une conviction, ils ne savent pas ce qu’ils veulent, ils naviguent de gauche à droite, est-ce que cela peut nous inquiéter ? » S’est interrogé le ministre Sow.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Lola : le président du CPUG promet zéro chômage s’il est élu en 2020

16 février 2019 à 16 04 39 02392

Le président du parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée, Dr Ibrahima Sakho, poursuit sa tournée de prise de contact avec ses militants en Guinée Forestière. Après Macenta hier, le leader du CPUG s’est rendu à Lola ce samedi, 16 février 2019. L’opposant s’est entretenu avec ses partisans autour de plusieurs sujets, notamment celui du chômage des jeunes, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Cette première rencontre entre militants du CPUG et leur leader, s’est tenue dans un complexe hôtelier de Lola. Après un chaleureux accueil réservé à Dr Ibrahima Sakho et sa suite, le secrétaire fédéral du CPUG à Lola a pris la parole pour souhaiter la bienvenue à leurs hôtes.

Dannan Traoré a rassuré le président de son parti, que « la préfecture de Lola est entièrement engagée à vos côtés jusqu’à l’élection présidentielle de 2020 voire jusqu’à l’éternité. La préfecture de Lola a toujours préparé des présidents de la République de Guinée à savoir : le parti PDG-RDA, le parti RPG. Nous souhaitons que votre parti soit comme les précédents », a dit le responsable local du CPUG.

De son côté, Dr Ibrahima Sakho a commencé son discours par remercier la population de Lola pour l’accueil qui lui a été réservé. Ensuite, le président du parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée a dit avoir entendu les préoccupations des habitants de Lola. « J’ai entendu Lola. Il y a beaucoup de jeunes qui m’ont interpellé sur leur situation ici à Lola, c’est-à-dire que 90% des jeunes de Lola sont au chômage. C’est à cause de cela que moi je m’engage en politique pour qu’une fois qu’on sera au pouvoir en 2020, il y ait zéro chômage de jeunes à Lola. Moi je ne promets pas, ce que je dis, je le ferai.

C’est comme ça que j’ai réussi en Europe, parce que je suis un homme de parole. Quand je dis je vais faire, je l’ai toujours fait, et ça depuis 22 ans. Je n’ai jamais failli. C’est la même chose pour Lola et je ferai la même chose pour toute la jeunesse guinéenne. Il ne faut pas douter un seul instant, une seule seconde qu’en 2020, Dr Ibrahima Sakho sera président de la République de la Guinée. Et ça, pour le bonheur de la Guinée et des guinéens », a laissé le président du CPUG.

De Lola, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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« Alpha Condé s’est radicalisé, il tire sur tout ce qui bouge… La démocratie est menacée »

16 février 2019 à 14 02 03 02032

Après l’attaque de son cortège à Hamdallaye (alors qu’il revenait de l’aéroport dans la matinée de ce samedi, 16 février 2019), le chef de file de l’opposition guinéenne a pris la parole à son domicile privé à Dixinn. Face aux responsables de son parti et aux journalistes, Cellou Dalein Diallo a indiqué que les ordres sont venus directement du président Alpha Condé, via le Général Ansoumane Baffoé Camara pour l’attaquer.

« Si c’est pour m’intimider, qu’ils se détrompent ! Je sais que je ne suis pas en sécurité dans ce pays ; mais, j’ai décidé de consacrer ma vie au combat pour la démocratie en Guinée. Donc, je continuerai, quoi qu’il arrive… », a dit le président de l’UFDG.

Selon Cellou Dalein Diallo, son cortège avait quitté l’aéroport et continuait son parcours tranquillement, avec une ambiance bon enfant. Mais, au niveau de Hamdallaye Gnari Wada, sans doute à cause de la mobilisation des jeunes admirateurs et des riverains, les forces de l’ordre ont tiré sur le cortège avant de chercher à identifier le véhicule où se trouvait le patron de l’opposition guinéenne. « Ils sont venus cogner notre véhicule avec leurs Mamba, nous pulvériser de gaz lacrymogène… Vous pouvez aller voir l’état de mon véhicule ! Pendant un moment, j’ai failli perdre connaissance ! Lorsque j’ai retrouvé mes esprits, j’ai voulu aller saluer les militants et sympathisants qui étaient au siège, les remercier pour leur mobilisation et leur faire le compte rendu de ma mission… ».

Alpha Condé s’est radicalisé, il tire sur tout ce qui bouge

Pour le chef de file de l’opposition guinéenne, le président Alpha Condé ne fait plus mystère de son intention de s’accrocher au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel.  » Alpha Condé s’est radicalisé, il tient à son troisième mandat. C’est pourquoi, il tire sur tout ce qui bouge », a fait observer Cellou Dalein Diallo. Et, le président de l’UFDG estime que les Guinéens doivent rapidement taire leurs divergences et se donner la main pour sauver l’idéal commun de vivre ensemble et en démocratie. « La République est menacée », fait-il observer…

Fatoumata Diouldé Diallo et Alpha Assia Baldé étaient au domicile de Cellou Dalein Diallo pour Guineematin.com

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Retour de Cellou Dalein à Conakry : « le siège de l’UFDG a été attaqué… »

16 février 2019 à 12 12 24 02242

« Le siège de l’UFDG a été attaqué, des véhicules et motos qui étaient garés aux abords du siège ont été vandalisés par des agents des forces de l’ordre », a annoncé au téléphone de Guineematin.com monsieur Maladho Diallo, administrateur du siège du principal parti de l’opposition guinéenne.

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, le président de l’UFDG et leader de l’opposition guinéenne est revenu en Guinée après un séjour en Europe. En plus d’une assemblée générale extraordinaire qui devait se tenir au siège de son parti, quelques responsables et militants de l’UFDG sont allés l’attendre à l’aéroport.

Sur la route du retour à son siège, via Bambéto, plusieurs dizaines de militants sont sortis spontanément applaudir leur champion. Ce qui n’a visiblement pas été du goûts des autorités guinéennes qui auraient ordonné d’attaquer le cortège…

Après de longues minutes de tirs, certains ont trouvé le chemin du retour à la maison, d’autres suffoquaient, etc. Mais, ce n’était pas tout ! Ceux (dont le reporter de Guineematin.com) qui ont pu arriver à Hamdallaye ont été surpris de trouver un siège encerclé par des agents des forces de l’ordre qui y avait fait pénétrer énormément de gaz lacrymogène. Pire, des motos et véhicules ont été vandalisés.

Selon l’administrateur du siège de l’UFDG, ce sont des agents de la CMIS (Compagnie mobile d’intervention et de sécurité) qui ont attaqué le siège de son parti et vandalisé les véhicules et motos qui étaient garés par des responsables et militants aux abords du siège. « Je te jure que moi-même j’ai perdu conscience… J’ai failli mourir ! Ce qui s’est passé aujourd’hui est extrêmement dangereux… », a notamment dit monsieur Maladho Diallo.

A suivre !

Alpha Assia Baldé est à la Minière pour Guineematin.com

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Télimélé : une importante quantité de drogue saisie par la gendarmerie

16 février 2019 à 12 12 00 02002

La compagnie de la gendarmerie de Télimélé a saisi hier, vendredi 15 février 2019, environ 250 kg de chanvre indien. Le propriétaire de la marchandise prohibée a été identifié mais il reste, pour l’heure, introuvable, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est dans la zone appelée Gadha Bowoun, située dans le secteur M’balia, relevant du quartier Missidé, dans la commune urbaine de Télimélé, que cette saisie a eu lieu. Alertée de la présence d’une quantité de chanvre indien dans une maison de ce quartier, la compagnie de la gendarmerie de Télimélé a déployé des agents sur les lieux. Ils ont perquisitionné la maison et ont procédé à la saisie de la drogue, explique l’Adjudant-chef Aboubacar Camara, officier de police judiciaire à la gendarmerie de Télimélé.

« Vers 16 heures, on a été informé par un individu qui nous a indiqué un coin dans le quartier Missidé, plus précisément à Gadha Bowoun, où un certain Alsény Diallo détiendrait une grande quantité de chanvre indien dans son logement dans une cour. Aussitôt, nous avons formé un groupe de missionnaires, nous sommes allés sur les lieux pour les premières constatations. Après, nous avons vu les indices de la drogue sur les carreaux à la véranda, là où se trouve fermée la quantité de drogue.

Sur le champ, nous avons informé le juge de paix de Télimélé et ses collaborateurs qui n’ont pas tardé à nous amener un mandat de perquisition. Mais avant d’agir, nous avons informé le chef de secteur qui, à son tour, a directement accepté de collaborer avec nous. Donc nous avons fait la perquisition et nous avons trouvé une quantité importante de chanvre indien dans la maison », explique le gendarme.

Selon Cécé Roger Kolié, juge d’instruction à la justice de paix de Télimélé, qui a été associé à cette opération, la quantité de drogue saisie peut être estimée à 250 kg. « Nous avons trouvé une quantité importante de chanvre indien, au total 9 colis. On peut estimer la quantité à 250 kg. Également, nous avons trouvé des paires de ciseaux qui servent à faire la confection des boules de chanvre indien, aussi nous avons trouvé l’instrument qui sert à mesurer le poids de la drogue.

Alors, dès que nous sommes venus, nous avons mis main sur ces colis suspects que nous avons immédiatement transportés au niveau de la gendarmerie. Je voudrais remercier la gendarmerie nationale pour l’exploit et pour avoir filé ces trafiquants de chanvre indien dans la localité, parce que nous sommes dans une dynamique de lutte contre l’insécurité en République de Guinée. Tout le monde sait aujourd’hui que le trafic de drogue a pris une certaine ampleur dans la ville de Télimélé. Tout récemment, nous avons saisi quelques quantités et aujourd’hui voici une deuxième quantité beaucoup plus importante qui est saisie », a-t-il dit.

A noter que le propriétaire de la drogue saisie reste, pour le moment, introuvable. Mais, sa femme a été interpelée et conduite à la gendarmerie où elle devrait être auditionnée.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél: 622525250

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Des tirs à Hamdallaye : le cortège de Cellou Dalein attaqué par la sécurité

16 février 2019 à 11 11 42 02422

« Ça tire partout… Certaines personnes ont perdu conscience ! Le cortège du chef de file de l’opposition a été coupé en deux…», a annoncé un reporter de Guineematin.com qui se trouvait à Hamdallaye dans la matinée de ce samedi, 16 février 2019.

Après son séjour à l’étranger, Cellou Dalein Diallo est revenu en Guinée dans la matinée de ce samedi. Accueilli par de nombreux responsables et militants de son parti à l’aéroport international de Conakry Gbessia, le chef de file de l’opposition guinéenne ralliait son siège, à Commandanya quand son cortège a été attaqué par des agents de forces de l’ordre. Avec des tirs à gaz lacrymogène, ces agents ont réussi à casser le cortège du leader en deux et à empêcher plusieurs responsables et militants de continuer leur route vers Hamdallaye.

A suivre !

De Hamdallaye, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Macenta : Dr Ibrahima Sakho, président du CPUG, à la rencontre de ses militants

16 février 2019 à 11 11 15 02152

Dr Ibrahima Sakho, président du parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée (CPUG) a entamé une tournée ce vendredi, 15 février 2019, en Guinée Forestière. La démarche du jeune politicien vise à présenter son parti et prendre contact avec ses militants, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la région.

C’est par la commune urbaine de Macenta que Dr Ibrahima Sakho, président du CPUG, a débuté sa tournée de prise de contact avec les militants. Accueilli dans l’enceinte d’une école primaire privée de la place, Dr Ibrahima Sakho a parlé de son parti mais aussi du combat politique qu’il compte mener pour le bonheur des guinéens.

À l’entame de son discours, Dr Ibrahima Sakho a dit avoir fondé son parti pour faire le bonheur des citoyens. « J’ai créé ce parti en Guinée, pour que vous ne souffriez plus dans la vie. Parce que, ça fait plusieurs années dans notre pays que nous souffrons. Je prends un exemple : vous savez, moi je suis parti de Conakry il y a deux jours et demi. Deux jours et demi de route, des routes extrêmement difficiles, des routes pas bien du tout. Ce genre de routes que nous avons pour venir chez vous, si ça reste tel, vous allez rester en autarcie. C’est-à-dire d’autres personnes ne pourront pas venir pour vous voir, et vous ne pourrez pas aller voir d’autres personnes pour converser. Et ça, ce n’est pas bon. En choisissant le parti CPUG, ça c’est un des problèmes qui sera résolu définitivement à partir de 2020 », a-t-il lancé sous les applaudissements des militants.

Par ailleurs, Dr Ibrahima Sakho a dit qu’il est temps de laisser la place à la jeune génération pour que les guinéens puissent enfin accéder au vrai changement. « En 2020, le président Alpha Condé ne sera plus président. Son mandat se terminera définitivement. On va le remercier pour ce qu’il a fait pour la Guinée. On va lui demander de laisser la suite aux jeunes qui sont compétents, aux jeunes expérimentés, qui seront plus dynamiques qui sont en phase avec le monde moderne et qui ambitionnent de faire de bonnes choses pour vous et pour la Guinée. Ce jeune là, c’est monsieur Sakho, président du parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée ».

En outre, Dr Ibrahima Sakho a fait savoir qu’il est différent des autres hommes politiques qui tiennent des promesses sans jamais les réaliser. « Je ne suis pas comme ces hommes politiques qui sont venus vous promettre le monde et qui n’ont jamais rien réalisé. Que ça s’arrête. Et je pense que ça s’arrêtera avec Dr Ibrahima Sakho. Ce que je veux pour vous, c’est que vous ayez l’eau courante, que vous ayez l’électricité, que Macenta soit désenclavé. Tout ceci est possible, car on luttera de façon implacable contre la corruption », promet le président du CPUG.

De Macenta, Siba Guilavogui envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620213977/662730531

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Siguiri : un réseau de trafiquants de faux or démantelé par les orpailleurs

16 février 2019 à 10 10 49 02492

Le bureau des orpailleurs de Siguiri a démantelé un réseau de trafiquants de faux or, hier, vendredi 15 février 2019. Les présumés faussaires avaient dissimulé une importante quantité d’argent dans 100 grammes d’or pour revendre au marché, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’or incriminé était déjà vendu par les présumés malfaiteurs à Siguiri à un jeune orpailleur. Mais, après avoir effectué une vérification technique à Conakry, le jeune s’est aperçu de la supercherie alors qu’il s’apprêtait à revendre le faux or. Aussitôt, il alerté le bureau des orpailleurs de Siguiri.

Selon Sanké Camara, du bureau des orpailleurs, « le lundi passé, un orpailleur m’a contacté de Conakry, en me disant qu’il a acheté de l’or à Siguiri. Quand il est parti pour revendre l’or à Conakry, ils ont retrouvé du fer dans l’or acheté à Siguiri. Nous avons mené des enquêtes pour mettre hors d’état de nuire les présumés auteurs des faits ».

Interrogé par notre reporter, Mansa Condé, le chef de la bande de faussaires, a reconnu les faits. « C’est moi qui ai pris l’or, j’ai donné à mon bijoutier. Je lui ai dit de mettre l’argent blanc dedans. Il a agi sous mon ordre. Après, j’ai donné à mon petit pour revendre. C’est la quatrième fois que je le fais », a-t-il avoué.

Un des complices de Mansa Condé a expliqué ce qui s’est passé. Selon Sanassy Ballo, « je suis bijoutier, il m’a donné un travail, il m’a demandé de mélanger avec de l’argent blanc et je l’ai fait ».

Mansa Condé et Sanassy Ballo, les deux présumés faussaires, ont été conduits à la gendarmerie pour la suite des enquêtes.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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