Une nouvelle confrérie musulmane créée en Guinée : « Nanfo Diaby est notre guide spirituel »

17 juin 2021 à 20 08 50 06506

La condamnation de Nanfo Ismaël Diaby par la justice guinéenne n’a nullement découragé ses partisans. Ces derniers ont décidé de créer une nouvelle confrérie musulmane dénommée « Djèdèkolobaaya », qui promeut la Salat (prière) dans la langue maninka (N’ko). Et ils ont choisi l’imam controversé, actuellement détenu à la Maison centrale de Kankan, comme guide spirituel. Ils ont annoncé cette décision dans une déclaration lue ce jeudi, 17 juin 2021, devant la presse, à Kankan. Une déclaration que Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous.

Au nom d’Allah, le tout miséricordieux, le très miséricordieux.

Une assemblée générale constitutive des membres fondateurs de la Confrérie Musulmane de Djèdèkolobaaya s’est tenue virtuellement le dimanche 12 juin 2021 de 17h00 à 20h00.

La réunion a connu la participation de membres établis dans les pays suivants : Belgique, Espagne, Thaïlande, Allemagne, Libye, France, Mali, Côte d’Ivoire, Italie, Guinée Bissau, Nigéria, Congo Brazzaville, Turquie, Arabie Saoudite et la Guinée.

Les résolutions de l’Assemblée générale constitutive sont les suivantes :

Eriger la réunion en assemblée générale constitutive de la confrérie musulmane de Djèdèkolobaaya qui est une association regroupant les membres de la communauté musulmane qui veulent accéder à Dieu en faisant la Salat dans la langue accessible aux fidèles ;

A l’image de nombreuses obédiences musulmanes comme le wahabisme, la Tidjania, la Quadriya, le sunnisme, le chiisme, l’amadia, du soufisme, du mouridisme.., la confrérie de Djèdèkolobaaya s’est constituée et s’administre librement dans le respect de la diversité du monde musulman et des non musulmans ;

Un document islamique issu de sources vérifiables sera bientôt publié dans différentes langues pour expliquer les fondements religieux indiscutables de la validité de la salat dans les autres langues que l’arabe ;

Désigner l’imam Nanfo Ismael DIABY comme le Nyèbaa, Guide Spirituel, de Djèdèkolobaaya ;

Notifier la formation de cette confrérie et la désignation du Nyèbaa Nanfo Ismael DIABY aux différentes autorités administratives des pays concernés y compris à ceux spécifiques de la Guinée, pays du citoyen et de résidence du guide spirituel ;

L’assemblée a décidé que la déclaration informant l’opinion nationale et internationale de la constitution de la confrérie religieuse musulmane de Djèdèkolobaaya sera lue lors d’une conférence de presse à Kankan, ville du guide spirituel Nanfo, le jeudi 17 juin 2021.

Par ailleurs, l’assemblée constitutive demande à la justice et aux autorités religieuses de la Guinée, de mettre fin à l’arbitraire en libérant Nanfo Ismael DIABY, car le Guide n’a enfreint à aucune loi ni islamique, ni à celle de son pays.

De ce fait, si les juridictions nationales guinéennes refusent de dire le Droit dans l’affaire Nanfo, et après avoir épuisé les voies de recours internes, la confrérie de Djèdèkolobaaya, se réserve le droit de saisir contre les juridictions internationales, notamment la cour de justice de la CEDEAO et la cour africaine des droits de l’homme et des peuples.

L’Association Djèdèkolobaaya s’associera au comité de libération du guide Nanfo en renforçant l’équipe de sa défense déjà composée d’un pool d’avocats dont Maître Salif Béavogui, Maitre Mohamed Kourouma et Maitre David Béavogui.

Enfin, la confrérie de Djèdèkolobaaya, salue les personnalités publiques, les avocats, de nombreux anonymes et volontaires qui se sont coalisés pour défendre les droits violés du citoyen Nanfo.

L’assemblée constitutive de Djèdèkolobaaya.

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Crise à la Féguifoot : un autre responsable suspendu

17 juin 2021 à 19 07 49 06496

Quelques semaines après le président de la commission électorale de la Fédération Guinéenne de Football, c’est au tour de son homologue de la commission de discipline d’être sanctionné. Me Alsény Bah est suspendu de toute activité liée au football pour une période de deux mois. 

C’est la décision prise ce jeudi 17 juin 2021 par le président de la commission d’éthique de l’instance dirigeante du football guinéen. Amadou Tham Camara justifie cette décision par le fait que le président de la commission de discipline se serait rendu coupable de menaces et de harcèlements à son encontre.

Guineematin.com vous propose ci-dessous sa décision :

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Sidy Souleymane N’diaye, procureur de Dixinn : « on peut bel et bien incarcérer un journaliste… »

17 juin 2021 à 18 06 47 06476

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn a échangé avec plusieurs journalistes ce jeudi, 17 juin 2021, sur la loi L002 portant liberté de la presse en République de Guinée. C’était à la faveur d’une formation organisée à Conakry par conseil d’administration de la Maison de la presse avec le soutien financier du Système des Nations Unies en Guinée, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place. Sidy Souleymane N’diaye a mis cette occasion à profit pour recadrer ceux qui disent que la loi L002 dépénalise les délits de presse.

Sidy Souleymane N’diaye

« La dépénalisation signifie soustraire une infraction à la sanction du droit pénal. C’est-à-dire supprimer légalement une infraction ou enlever à des faits leur caractère infractionnel. Faudrait-il en cette considération souligner que la loi sur la liberté de la presse, bien qu’excluant une peine d’emprisonnement, n’en comporte pas moins des peines d’amende. Voilà pourquoi nous, nous récusons le terme « dépénalisation ». Parce que l’amende est une peine. Si vous allez dans le sens de ceux qui parlent de dépénalisation, ça veut dire sur la loi sur la liberté de la presse, il n’y a ni emprisonnement ni amende. C’est donc par abus de langage que les gens le disent », a indiqué le magistrat.

Par ailleurs, Sidy Souleymane N’diaye a évoqué la question de la détention provisoire qui divise les journalistes et les magistrats. Selon lui, même si la loi L002 ne prévoit pas une peine de prison pour une personne poursuivie pour délit de presse, le prévenu peut effectivement être placé en détention provisoire. « La détention préventive, actuellement nommée détention provisoire, est prévue par l’article 132 de la loi L002. La notion de détention provisoire veut dire que le prévenu est détenu pour un moment en attendant l’ouverture de la procédure (…). Les juges ne font aucun abus en le faisant. On peut bel et bien incarcérer une personne poursuivie pour délit de presse en attendant l’ouverture du procès. Donc on a rien inventé par rapport à certains journalistes qui ont été l’objet de détention provisoire », a laissé entendre le procureur de Dixinn.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Guinée : pour un dialogue du renouveau social et politique

17 juin 2021 à 18 06 02 06026

Une tribune proposée par Me Halimatou Camara et Professeur Amadou Sadjo Barry : Le dialogue, oui, mais quel dialogue ? Telle est la question lancinante à laquelle sont renvoyées les populations guinéennes. En effet, l’histoire politique de la Guinée postcoloniale montre que ni les transitions démocratiques, ni les réformes constitutionnelles, ni les dialogues politiques n’ont réussi à régler le problème de la violence électorale et à organiser la société sous la forme d’un État de droit. C’est ce que permettent de croire la constance des crises post électorales et l’incapacité des institutions politiques et juridiques de satisfaire aux prérogatives de sécurité, de justice et d’égalité. 

Comme le montreraient l’analyse des pratiques du pouvoir et des modalités de la gouvernance, la culture politique guinéenne ne s’est pas affranchie des pesanteurs qui retardent l’avènement d’un État capable d’être un agent d’unité sociale, de développement économique et politique , à savoir : l’instrumentalisation politique du sentiment communautaire , la personnalisation des pouvoirs publics, le néo patrimonialisme, le dévoiement de la voie légale , l’impunité , la politisation de l’armée, le culte du plus fort. Autrement dit, de 1990 à 2020, toutes les tentatives visant à consolider la paix et favoriser la cohésion sociale en Guinée se sont soldées par des échecs- de la Loi fondamentale de 1991 jusqu’au Rapport de la Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale (2018), en  passant par les Accords de Ouagadougou (2010), le dialogue inter-guinéen facilité par Said Djinit (2013), l’Accord politique du 20 Août 2015, les Accords politiques du 12 octobre 2016 et la rencontre entre Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé (2018).  

Pour que le dialogue ne soit pas qu’une simple palabre  

Ce constat impose que nous adoptions un regard critique sur le nouveau cadre de dialogue proposé par la mouvance présidentielle pour mettre fin à la crise politique qui paralyse notre pays depuis le coup de force constitutionnel du 22 mars 2020. On voit déjà que les décideurs et certains acteurs politiques continuent de souscrire à une conception ponctuelle du dialogue, qui renvoie celui-ci à des discussions entre les forces politiques et sociales au sujet des questions économiques et des prisonniers politiques. C’est là une erreur, car, suivant cette vision réductrice du dialogue, il s’agit de décrisper la situation sociale et politique en s’attaquant aux effets du problème et non à sa cause, la désinstitutionnalisation des pouvoirs publics et le triomphe de l’arbitraire politique qui en découle. Or, aucun dialogue social et politique ne pourra pas sortir la Guinée de la violence électorale et donner un sens à l’État de droit si on n’aborde pas sérieusement la question de l’organisation effective de la sphère publique, ce qui signifie une interrogation collective sur les conditions éthiques, juridiques et institutionnelles de l’exercice du pouvoir. Il nous faut donc penser autrement le dialogue et ses dispositifs en l’inscrivant dans une perspective qui vise une refondation pacifique et démocratique de la société guinéenne. À court terme, on peut vouloir apaiser les tensions ou calmer les esprits au moyen d’un dialogue inclusif. Mais en l’état actuel de l’effondrement de l’État guinéen et de la corruption du lien social, il y a lieu de faire du dialogue un moment susceptible de nous sortir durablement et efficacement du désordre social, du narcissisme politique et de l’anarchie.  Nous n’avons pas besoin seulement de nous parler, comme prétendent certains acteurs politiques. Nous avons besoin, par le sens retrouvé du dialogue, que les décideurs politiques s’engagent à consentir au respect d’un minimum de contraintes éthiques et juridiques sans lequel la Guinée demeura pour longtemps sous l’emprise de la violence politique et de l’arbitraire du plus fort. 

Pour ce faire, nous devons fixer un cadre du dialogue qui obéit aux critères de l’objectivité et de la crédibilité. Ainsi, ce n’est pas aux différents protagonistes ( la mouvance présidentielle et l’opposition ) de définir unilatéralement le processus du dialogue. Non seulement le dialogue ne peut être placé sous la présidence de Kassory Fofana, mais Alpha Condé surtout ne peut nommer un secrétaire permanent du dialogue. Il en va de l’objectivité et de la crédibilité du dialogue social et politique que son organisation soit confiée à une instance neutre et souveraine. Ces exigences sont d’autant plus importantes que nous avons de bonnes raisons de douter de la bonne foi des autorités guinéennes: depuis son intention de briguer un troisième mandat jusqu’au lendemain des élections du 18 octobre 2020, Alpha Condé et ses soutiens ont opposé une fin de non-recevoir à toutes les propositions de dialogue. Qu’est-ce qui motive maintenant le pouvoir à aller au dialogue alors que le gouvernement a été reconduit et que la Cour suprême a acté le troisième mandat ?  

Outre l’insistance sur la neutralité du processus, nous pensons que la réussite du dialogue tiendra à la possibilité d’aborder sans ambiguïté aucune le problème de l’alternance au pouvoir. Moralement et juridiquement, le troisième mandat illustre le mépris à l’endroit des institutions et des lois de notre pays. Politiquement, il signifie un manque de légitimité démocratique et une volonté de dominer exclusivement les appareils de l’État. C’est donc une injustice à laquelle il faudra faire face si le dialogue entend ouvrir la voie à une réelle et authentique transition politique en Guinée. On ne pourra pas décrisper la situation politique actuelle en l’absence d’une réflexion sur les conditions d’une alternance pacifique du pouvoir et d’une réorganisation en profondeur de notre société. Nous espérons d’Alpha Condé qu’il puisse nous mettre au seuil de cette entreprise de renouveau social et politique en acceptant sinon un départ négocié du pouvoir, du moins la mise en place d’un gouvernement de transition et de réconciliation nationale et la dissolution de l’Assemblée nationale. 

Fin

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : une 3ème personne inculpée, le procès s’ouvre le 13 juillet

17 juin 2021 à 17 05 10 06106
Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

Les agents de santé inculpés suite à la mort d’une femme enceinte à l’hôpital régional de Kankan vont bientôt s’expliquer devant la justice. Leur procès va s’ouvrir le 13 juillet 2021, au tribunal de première instance de Kankan. C’est le chef du parquet de cette juridiction qui l’a annoncé au cours d’un point de presse ce jeudi, 17 juin 2021, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ils sont désormais trois personnes poursuivies pour « homicide involontaire » dans cette affaire : Dr Mamady Souaré, gynécologue et médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan, Fatoumata Camara, sage-femme, et Dr Fodé Kaba, gynécologue, en service à la maternité de ce centre hospitalier. Les deux premiers sont détenus depuis quelques semaines à la Maison centrale de Kankan et le troisième a été inculpé hier.

« Hier (mercredi 16 juin 2021), le juge d’instruction a procédé à l’audition en tant que témoin de Dr Fodé Kaba, le second gynécologue en service à l’hôpital régional de Kankan. Suite à son audition, le juge a constaté que les faits étaient suffisamment graves à son endroit et qu’il y avait des charges de nature à motiver son inculpation pour les faits d’homicide involontaire », a indiqué Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan.

Mais contrairement à ses coaccusés, Dr Kaba, lui, reste pour le moment en liberté. Selon Aly Touré, cette décision fait suite à une doléance faite par le collège des médecins de l’hôpital, en rapport avec le gouverneur de Kankan. Ces derniers ont plaidé auprès du parquet pour que l’intéressé ne soit pas placé en détention. Car il est actuellement le seul médecin gynécologue en service à l’hôpital régional de Kankan.

« Il fallait donc par humanisme, puisque la justice aussi a un visage humaniste, prendre en considération cette doléance. Donc pour le moment, Dr Kaba va assurer la permanence jusqu’à ce que la maternité de l’hôpital régional de Kankan soit pourvu en médecin spécialiste », a laissé entendre le procureur de Kankan.

A rappeler que c’est le 15 mai 2021 que Mariame Kandé, une jeune femme enceinte de 11 semaines, est décédée à la maternité de l’hôpital régional de Kankan. Sa famille avait accusé les médecins d’avoir abandonné la patiente parce que le montant de 700.000 francs guinéens qu’ils avaient réclamé pour son traitement n’avait pas été payé.

L’affaire avait suscité une vive indignation à travers le pays. Ce qui avait amené le gouvernement à réagir, annonçant la suspension du chef de la maternité et de la sage-femme qui s’occupait de la patiente et assurant que la justice va faire la lumière sur cette situation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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PLUS DE 200 000 ENTREPRENEURS AFRICAINS ORIGINAIRES DE 54 PAYS AFRICAINS FORMES PAR FONDATION TONY ELUMELU

17 juin 2021 à 17 05 01 06016

Les jeunes entrepreneurs ont achevé la formation en gestion d’entreprise avec à la clé des connaissances assimilées à un MBA

Lagos, le 15 juin 2021 : La Fondation Tony Elumelu (TEF), la principale organisation philanthropique en Afrique qui autonomise les jeunes entrepreneurs africains des 54 pays africains, a achevé avec succès la formation plus de 200 000 entrepreneurs aux compétences de base en gestion d’entreprise dans le cadre de son programme d’entrepreneuriat TEF 2021.

La formation en gestion d’entreprise a été dispensée exclusivement sur TEFConnect, la plate-forme numérique exclusive de la Fondation qui fournit un programme de renforcement des capacités, des conseils et des réseaux commerciaux à plus d’un million d’Africains.

La formation en gestion d’entreprise du programme d’entrepreneuriat de la TEF donne aux entrepreneurs les compétences essentielles nécessaires pour lancer et gérer leurs affaires à un stade précoce de la croissance. Avec un programme unique qui englobe des sujets sur le lancement de votre entreprise, la gestion et les principes fondamentaux de l’entreprise, le leadership et la croissance de l’entreprise, la sélection et la constitution d’une équipe, entre autres, les entrepreneurs sont efficacement outillés pour impulser de la croissance à une entreprise, ainsi que la rentabilité et un succès durable.

Les apprenants ont été invités à des séances d’information hebdomadaires, dans le cadre de la formation, pour répondre aux préoccupations pertinentes et partager les mises à jour essentielles du programme. Tous les entrepreneurs ont reçu un soutien actif auprès de coachs et de mentors qui ont fourni des conseils techniques, des conseils et une interaction individuelle tout au long de la durée du programme de formation.

La formation, qui est l’un des 7 piliers du programme d’entrepreneuriat de la TEF, a été dispensée dans les langues officielles africaines, notamment l’anglais, le français, le portugais et l’arabe, et plus de 40 pour cent des participants formés étaient des femmes.

S’exprimant sur cette étape importante, Ifeyinwa Ugochukwu, PDG de la Fondation Tony Elumelu, a déclaré : « Chaque année, notre engagement à transformer l’Afrique est encore renforcé par la passion, la résilience et le talent des entrepreneurs de haute facture qui intègrent notre programme phare. Notre programme offre une opportunité holistique aux entrepreneurs d’apprendre, de grandir et de contribuer au développement de leurs communautés.

Et la PDG de la TEF d’ajouter : « En outre, cela témoigne de l’empressement et de la volonté des entrepreneurs africains de toute l’Afrique de se rendre disponibles pour transformer le continent pour de bon. Je tiens à féliciter ces entrepreneurs pour leur discipline, leur dévouement et leur travail acharné tout au long de la formation et je me réjouie d’avance de l’immense impact de leurs entreprises dans divers secteurs en Afrique. Nous demeurons résolus à donner aux entrepreneurs africains les ressources et le soutien nécessaires qui garantiront que leurs entreprises peuvent évoluer et conduire un changement durable sur le continent ».

La formation à l’entrepreneuriat TEF est immédiatement suivie d’un processus d’examen du plan d’affaires pour chaque entrepreneur. Les entrepreneurs les plus performants participent ensuite à la phase de lancement du programme, après quoi les entrepreneurs qui réussissent reçoivent un capital d’amorçage non remboursable de 5 000 USD chacun.

La principale organisation philanthropique africaine espère également former et autonomiser des milliers d’autres à travers le continent africain dans le cadre de son engagement à catalyser la croissance économique, à lutter contre la pauvreté et à assurer la création d’emplois.

En 2020, la Fondation Tony Elumelu a célébré ses dix ans d’impact, ayant autonomisé et financé près de 10 000 entrepreneurs africains originaires de 54 pays africains dans le cadre de son programme d’entrepreneuriat TEF d’un montant de 100 millions de dollars américains. La Fondation Tony Elumelu s’inspire de la philosophie économique de Tony Elumelu de l’africapitalisme, qui positionne le secteur privé, et surtout les entrepreneurs, comme principal catalyseur du développement social et économique à long terme du continent africain.

Pour en savoir plus sur la Fondation Tony Elumelu, veuillez visiter le site TonyElumeluFoundation.org; et pour bénéficier de la formation commerciale gratuite de la Fondation, veuillez visiter TEFConnect.com.

Transmis par le service de communication de UBA Guinée

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Condamnation d’Alpha Diallo : ABLOGUI indignée (communiqué)

17 juin 2021 à 16 04 04 06046
Mamadou Alpha DIALLO, président de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI)

(Conakry, le 17 juin 2021) – L’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI) est indignée par la décision condamnant son président, Mamadou Alpha Diallo, au paiement d’une amende le mardi 15 juin par le Tribunal de première instance (TPI) de Dixinn pour ‘’outrage à agent’’.

Cette condamnation à la peine pécuniaire de 500.000 GNF d’amende s’apparente à un soutien que le TPI de Dixinn apporte à des agents de la police routière qui se sont rendus coupables d’abus d’autorité. Car les accusations d’outrage et de violences proférées contre notre président ne visent qu’à le punir pour son refus de se faire racketter par des policiers à Sonfonia alors qu’il revenait de mission le 02 Juin dernier.  Ces pratiques de certaines “brebis galeuses” au sein de la police routière sont le quotidien de beaucoup de citoyens guinéens qui empruntent les différentes routes du pays. Malheureusement,  aucune alternative leur sont offertes pour échapper à cette situation. 

Nous soutenons la décision de M. Diallo d’interjeter appel de cette condamnation injustifiée et remercie le collectif des avocats qui le défend dans cette affaire. 

Nous rassurons que ces déboires judiciaires de notre président n’auront aucun impact sur nos actions citoyennes de promotion de la bonne gouvernance et de la démocratie.

Par ABLOGUI

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Labé : une fille de 12 ans violée par un jeune taxi-motard

17 juin 2021 à 14 02 51 06516

Une jeune fille de 12 ans a été victime de viol hier, mercredi 16 juin 2021, à Labé. L’auteur de l’acte, un jeune conducteur de taxi moto, a été interpellé juste après les faits par des citoyens et conduit au commissariat central de police de Labé, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place. La famille de la victime, représentée par Mamadou Boussiriou Diallo, réclame justice dans cette affaire.

« La fille est apprentie couturière. Elle a quitté l’atelier de couture où elle travaille aux environs de 16 heures (mercredi) pour rentrer à la maison. Elle a signalé un conducteur de moto taxi pour que ce dernier la dépose à Fady. En cours de route, le taxi-motard lui a demandé d’accepter qu’il passe vers Thialakoun pour qu’il vérifie l’état de son bâtiment en construction. Et lorsqu’ils sont arrivés dans une zone isolée, il a demandé à la fille de descendre, tout en la menaçant avec une paire de ciseaux. Il lui a dit que si elle ne se déshabille pas, il va la tuer.

Prise de peur, et seule face son agresseur sans défense, la fille ne pouvait que lui obéir, malgré elle. Après sa salle besogne, le conducteur de taxi moto est sorti de la brousse avec la fille, il a signalé un autre taxi-motard à qui il a demandé de déposer la fille à Fady, où elle devait se rendre. Ce dernier a demandé au violeur de payer 2500 francs comme frais de transport. Il lui a remis un montant de 5000 francs et n’a même pas attendu sa monnaie. C’est ainsi que le motard a regardé la fille et il a constaté qu’elle pleurait.

Il l’a interrogée et elle lui a raconté sa mésaventure. Immédiatement, le jeune est allé informer un groupe de conducteurs de taxis motos qui étaient stationnés tout près. Ils ont tout de suite pourchassé le violeur et ont réussi à le rattraper. Il a été présenté d’abord au syndicat des conducteurs de taxis motos, avant d’être conduit au commissariat central de Labé. Nous demandons à ce qu’il soit puni à la hauteur de sa forfaiture », a dit Boussiriou Diallo.

Les examens médicaux ont confirmé que la fille a été effectivement violée. Elle suit actuellement un traitement à l’hôpital régional de Labé. Quant au violeur présumé, il est détenu au commissariat central de police de Labé, en attendant la fin de l’enquête préliminaire.

 De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com 

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Un gendarme poursuivi pour violence : « elle a tiré mon sexe… »

17 juin 2021 à 13 01 46 06466

Poursuivi pour « coups et blessures volontaires » infligés à madame Simone Sagno, un gendarme, Malick Mansaré, a comparu hier, mercredi 16 juin 2021, devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Le prévenu nié les faits qui lui sont reprochés et s’est fait passer pour la victime dans cette affaire. Il accuse la plaignante de l’avoir agressé physiquement. Il assure que c’est Simone Sagno qui s’est saisie de son sexe et l’a tiré lors d’une dispute en famille à Sangoyah, dans la commune de Matoto. Le ministère public a requis un an de prison dont 6 mois assortis de sursis et une amende d’un million de francs de guinéens à son encontre, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans cette affaire, Malick Mansaré est poursuivi avec son locataire Joseph Korémou. Ils sont tous accusés d’avoir infligé des coups à Simone Sagno lors d’une bagarre à Sangoyah. Une bagarre qui est survenue suite à une mésentente familiale entre les deux prévenus et Almamy Mansaré, l’époux de Simone Sagno et grand frère de Malick Mansaré. Cette mésentente est née de l’opposition de Almamy Mansaré à la reconstruction de magasins par Malick Mansaré et son locataire. Des magasins qui avaient été démolis lors du dernier déguerpissement des emprises de la route à Conakry.

A la barre ce mercredi, les prévenus ont nié les infractions articulées contre eux. Le gendarme Malick Mansaré (le principal mis en cause dans cette affaire) a juré n’avoir jamais porté main sur la plaignante.

« C’est Simone Sagno qui est sortie en proférant des injures grossières contre moi, c’est elle qui est venue m’agresser pendant que j’intervenais entre mon grand frère et mon locataire. Elle est venue, sur l’honneur, elle a pris mon sexe et l’a tiré. C’est les secouristes qui ont enlevé sa main sur sexe. Sekouba qui était de passage l’a tenue d’un côté, Bafodé, un de nos voisins, l’a tenue de l’autre pour la tirer. Elle tenait à la fois mon sexe et le col de ma chemise. Simone Sagno c’est quelqu’un qui dit souvent qu’elle va me créer des problèmes jusqu’à ma mort. C’est pourquoi, quand elle est venue m’attaquer, moi je n’ai pas réagi. C’est les gens heureusement qui sont venus l’empêcher de me faire ce qu’elle voulait. Elle  a pris mon sexe, elle l’a tiré. Moi je ne l’ai pas touché, je n’ai pas vu Joseph aussi la toucher », a indiqué le gendarme Malick Mansaré.

Cependant, ces déclarations de ce prévenu ont été très vite balayées d’un revers de la main par la partie civile. Simone Sagno soutient mordicus que Joseph Korémou l’a poussé et Malick Mansaré a pris tête et l’a cogné contre des briques.

« Malick est contre moi dans notre concession. Il m’a plusieurs fois frappée et mise à nue à Sanoyah devant tout le monde. Il dit qu’il va me tuer. Et cette fois-ci, il a voulu passer à l’acte. Joseph Korémou a fait tomber mon mari à terre. Quand je suis venue intervenir, il m’a poussée, je suis tombée. Et, dès que je me suis relevée, Malick Mansaré s’est attaqué à moi et m’a étranglée en disant qu’il va me tuer. Moi aussi, j’ai tenue sa ceinture. Après, il a pris ma tête, il l’a cognée contre les briques qui étaient à côté ; et, ma tête a commencé à couler de sang. C’est  pourquoi  j’ai porté plainte contre eux », a déclaré Simone Sagno.

Dans ses plaidoiries, l’avocat de la partie civile a demandé au tribunal de retenir les prévenus dans les liens de la prévention et de les condamner solidairement au paiement de 300 millions de francs guinéens à  titre de dommages à sa cliente.

« L’état de santé de ma cliente est aujourd’hui détériorée. Avec ça, ma cliente pourra se faire évacuer, peut-être même à  l’extérieur, pour se traiter », a dit le conseil de la partie civile.

De son côté, suivant les pas de la partie civile, le ministère public a requis un an de prison dont 6 mois assortis de sursis et un million de francs guinéens d’amende.

« Dans les débats, les prévenus ont nié les faits qui leur sont reprochés. Mais, dans  cette affaire, madame Simone est blessée. Les images en font foi. Si les prévenus disent qu’ils n’ont pas battu madame Simone et qu’elle s’est disputée avec personne d’autre que ces 2 (Malick et Joseph), le ministère  public vous demande de tirer toutes les conséquences », a argumenté le ministère public.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 23 juin prochain.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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« Cette fois-ci, Boké fera un succès aux examens nationaux », rassure le DPE

17 juin 2021 à 13 01 24 06246

Faire de bons résultats aux examens nationaux 2021 et faire oublier les échecs des trois années précédentes, c’est l’objectif que se fixe la direction préfectorale de l’éducation de Boké. Et cet objectif, le premier responsable du système éducatif dans la préfecture assure qu’il sera atteint. Il l’a fait savoir au cours d’un entretien qu’il a accordé hier, mercredi 16 juin 2021, au correspondant local de Guineematin.com à Boké.

Les examens nationaux des sessions 2018, 2019 et 2020 ont laissé de mauvais souvenirs à Boké. Cette préfecture a enregistré durant ces trois années, des taux d’admission qui font partie des plus faibles du pays. Mais cette année, les autorités éducatives locales comptent bien inverser cette tendance. Elhadj Dembo Amirou Dramé, le directeur préfectoral de l’éducation de Boké, assure que toutes les dispositions sont prises à cet effet.

Elhadj Dembo Amirou Dramé, directeur préfectoral de l’éducation de Boké

« Il y a eu une prise de conscience au niveau des élèves et au niveau même des enseignants. Maintenant, la grande part revient aux parents en ce qui concerne les révisions dans les foyers. Je peux me permettre de vous dire que cette fois-ci, il y aura un changement qualitatif autour des candidats. Cette fois-ci, nous allons nous racheter, après trois ans de non succès. C’est promis par les enseignant et par les élèves que cette fois-ci, Boké fera peau neuve en ayant même des lauréats dans notre préfecture », a-t-il promis.

En plus de la prise de conscience et de l’engagement pris par l’ensemble des acteurs concernés, le DPE de Boké se félicite aussi de la quiétude qui a caractérisé cette année scolaire. Ce qui a permis un bon déroulement des programmes d’enseignement. « À l’heure actuelle, nous pouvons nous réjouir de l’avancement des programmes d’enseignement à Boké. Depuis le début de l’année, en cadres de la DPE, nous avons organisé une tournée pour aller sensibiliser et conscientiser les élèves et même les parents d’élèves.

Et Dieu merci, l’année scolaire 2020-2021 n’a pas connu de troubles à Boké, surtout dans nos établissements. Aujourd’hui, l’éducation se porte bien et les cours se déroulent comme prévu. Déjà, au secondaire, on est à 82% pour la plupart des matières. Et à l’élémentaire, nous pouvons vous dire que c’est clos, on est en phase de révision en ce moment », a confié Elhadj Dembo Amirou Dramé.

A noter que la direction préfectorale de l’éducation de Boké présente 24.783 candidats dont 11.065 filles aux trois examens nationaux de cette année.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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Conakry : l’élève, le menuisier et la bague magique au tribunal

17 juin 2021 à 13 01 04 06046

Poursuivi pour « escroquerie » portant sur un sac à dos, 2 téléphones et 5 cahiers, Jean Faya Kamano a comparu hier, mercredi 16 juin 2021, devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Ce jeune menuisier de 28 ans est en prison depuis plus d’un mois pour s’être fait passer pour un charlatan dans le but unique de soustraire des biens à une très jeune élève (une fille mineure) qui était sur le chemin de l’école. Le prévenu a nié les faits portés à sa charge, mais le ministère public a requis 2 ans de prison à encontre, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon nos informations, les faits reprochés à Jean Faya Kamano se sont produit le 1er mai dernier à la Cimenterie (dans la préfecture de Dubréka). Sa victime était sur le chemin de l’école lorsqu’il l’a rencontré. Et, il a abordé la fille tout en la faisant croire qu’elle est envoutée et qu’elle sera victime d’un grave accident de la circulation dans quelques jours. Il s’est aussi proposé d’aider la fille à se débarrasser de l’envoutement dont elle est victime.

« Ce jour, je partais à l’école. J’ai rencontré Jean Faya Kamano à la Cimenterie juste à côté de l’usine de ciment. Il m’a dit que quelqu’un a jeté un mauvais sort sur moi ; et, dans quelques jours je vais faire un accident de la circulation et je vais perdre mes deux pieds dans cet accident. J’étais paniquée. Mais, il m’a dit qu’il va m’aider pour éviter cet accident. Il m’a remis un caillou en me demandant d’aller au carrefour où je vais trouver une bague magique. Je suis allé, en laissant mon sac contenant deux téléphones, et 5 cahiers. Dès que j’ai tourné le dos, Jean Faya Kamano a disparu avec mes biens. Le lendemain, il a été retrouvé sur les mêmes lieux. C’est ainsi qu’il a été arrêté par la clameur public et conduit dans notre concession par les jeunes. C’est de là que Mamadou Yaya Bah est venu dire que c’est le même jeune (Jean Faya Kamano) qui a escroqué sa moto. C’est ainsi qu’il a été déposé à la gendarmerie avant d’être placé sous mandat le 5 mai à la maison centrale. Mais, moi je réclame seulement mon sac, mes téléphones, et mes 5 cahiers. Je ne réclame rien de plus », a indiqué la victime devant le tribunal.

Appelé à la barre, le prévenu a nié les accusations portées à son encontre. « Je ne suis pas l’auteur de ces manœuvres. Je suis menuisier de profession. Ce jour, j’avais un rendez-vous dans un chantier à la Cimenterie. Je partais là-bas pour voir si j’allais trouver du travail. Ce n’est pas moi. Peut être elle m’a confondue à un autre », s’est défendu Jean Faya Kamano.

Mais, pour le ministère public, le prévenu est un récidiviste qui est déjà connu au tribunal de première instance de Dixinn ; et, sa culpabilité est établie dans cette affaire.

« L’année dernière, ce même Jean Faya Kamano a été condamné ici à 6 mois de prison ferme pour des faits de recel. Et, le voici encore devant le même tribunal. C’est un récidiviste, un habitué des faits qui a escroqué cette fois-ci une fille mineure. Sa culpabilité est établie. C’est pourquoi le ministère public requiert qu’il vous plaise de le retenir dans les liens de la prévention d’escroquerie en le condamnant à 2 ans de prison ferme. En plus, prendre en compte toutes les prétentions de la partie civile », a requis le procureur audiencier.

De son côté, l’avocat de la défense a plaidé la relaxe de son client. Me Abou Camara assure que Jean Faya Kamano est innocent dans cette affaire.

« Le ministère public ne fait que s’aventurer dans ce dossier. Aucun élément de preuve, aucun témoignage n’a été apporté ici. La plaignante parle d’une pierre et une bague magique qui n’ont jamais été placées sous scellés. Je plaide non coupable et je vous demande de le relaxer purement et simplement pour faute de preuves », a dit Me Mohamed Abou Camara.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 30 juin prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Mamadou Sylla sur le dialogue politique et social : « ce départ ne me rassure pas »

17 juin 2021 à 11 11 14 06146
Elhadj Mamadou Sylla, président de l’UDG

Elhadj Mamadou Sylla n’apprécie pas la façon dont les travaux du cadre de dialogue politique et social ont démarré. Le chef de file de l’opposition guinéenne estime qu’il y avait d’abord des préalables à régler avant d’entamer les consultations. Il l’a fait savoir à travers une publication faite sur sa page Facebook, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Nous avons été surpris par le communiqué du secrétariat permanent du cadre de dialogue convoquant la tenue de la première réunion du dialogue avec les transporteurs, ce mercredi 16 juin 2021. Pour moi, toutes les conditions ne sont pas encore remplies pour la tenue d’un dialogue inclusif. Parce que même le contenu du décret de création dudit cadre permanent de dialogue politique et social a déterminé la composition », a réagi Mamadou Sylla.

Pour le président de l’UDG, la première des choses qu’il fallait faire, c’est de procéder à la composition du cadre permanent de dialogue politique et social et élaborer des termes de référence. Il trouve donc étonnant que les travaux soient lancés sans que ces conditions ne soient réunies et qu’ils se déroulent en l’absence du premier ministre, qui est le président du cadre de dialogue.

« Ce départ ne me rassure pas. On risque de revivre le scénario du dialogue d’avant référendum où le premier ministre rencontrait séparément des acteurs, tout en mettant de côté les vrais acteurs à l’époque tels que : l’UFDG, l’UDG,  l’UFR, le PEDN, le PADES, etc. A quoi cela a-t-il abouti ? Rien. C’est le même schéma qui est en train de se dessiner encore », déplore Mamadou Sylla.

Ouverts hier, mercredi 16 juin 2021, à Conakry, les travaux du dialogue politique et social ont été dirigés par Elhadj Fodé Bangoura, le secrétaire permanent de ce cadre de concertation. Cette première journée a porté sur la problématique du transport routier, avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés par la question.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Moussa Para Diallo : « on ne fait pas du développement avec un don »

17 juin 2021 à 10 10 20 06206
Moussa Para Diallo, président de la Confédération Nationale des Organisations Paysannes de Guinée

Cette semaine, Moussa Para Diallo, le président de la Fédération des Paysans du Fouta et président de la Confédération Nationale des Organisations Paysannes de Guinée, à son domicile à Nongo, dans la commune de Ratoma. Une occasion d’évoquer plusieurs sujets liés au développement agricole, à la campagne agricole 2021, mais aussi à cette fameuse question liée à l’autosuffisance alimentaire. Convaincu des vertus de l’agriculture pour un peuple, M. Diallo a fait savoir « qu’on ne fait pas du développement avec don ».

Décryptage !

Nous sommes déjà dans l’hivernage, parlez-nous de la future campagne agricole de cette année 2021 ?

Moussa Para Diallo : disons  que la future campagne se prépare bien en Guinée dans la mesure où, en région forestière, ils ont déjà semé le maïs et ils s’apprêtent pour les plantations d’hévéa, de palmier à huile et de caféier. Pour ce qui est de la Basse Guinée et de la Moyenne Guinée, quelque part, le maïs est déjà semé ; mais, en Haute Guinée, la pluie retarde un tout petit peu. Ils vont s’y mettre sous peu. Vous avez vu comme tout le monde que le gouvernement a importé en saison sèche un peu d’engrais pour le maraîchage ; en saison pluvieuse, je pense que les engrais sont déjà commandés et en route du Maroc pour la Guinée, selon ce que j’ai appris. Mais, il faut arrêter de se focaliser juste sur une campagne. Maintenant, on est tous interpellés par la nature, parce que les marigots ne cessent de tarir, parce qu’on ne cesse de brûler, on ne cesse de couper le bois. Et vous avez vu avant-hier, le gouvernement a fait un communiqué pour interdire systématiquement la coupe du bois sur l’ensemble du territoire national.  Parce qu’on constate que la saison pluvieuse recule ; et avant, au mois de juin, vous aviez beaucoup de pluie sur l’ensemble du pays. Mais, aujourd’hui, on est le 15 juin et on n’a pas encore beaucoup de pluie. C’est dangereux, c’est grave. Sous peu, à ce rythme, on risque d’avoir des problèmes. Je dirais peut-être que c’est une bonne chose que le gouvernement ait pris cette décision. Mais, je voudrais qu’il aille plus loin pour prendre une autre décision : les feux de brousse. Il faut commencer à arrêter cela systématiquement dans le pays. C’est difficile parce que c’est devenu une routine, mais le gouvernement peut tout. On peut le solliciter pour justement que les feux de brousse, qu’on commence à arrêter ça dans l’ensemble du territoire ; parce que si on brûle tout, la sécheresse va continuer à nous envahir et c’est dangereux pour la vie des concitoyens guinéens.

Ensuite, sur les briques cuites, il serait bon d’arrêter de cuir les briques avec du bois, c’est dangereux. Ils ont commencé à mettre des maisons en terre stabilisée et donc soutenir cette action pour qu’on arrête de systématiquement couper le bois pour brûler des briques maintenant ; et surtout que le gouvernement essaie d’aider les gens pour qu’on ait le gaz dans les ménages. Parce que le charbon de bois devient un facteur catastrophique.

Vous êtes à la tête de la confédération nationale des organisations paysannes de Guinée depuis plus de 10 ans. Dites-nous comment ça se passe au sein de cette organisation ?

Moussa Para Diallo : je suis à la tête de la confédération depuis une quinzaine d’années et disons que ça se passe bien si toutefois on a un bailleur qui est derrière nous. Évidemment, le gouvernement étant là, en plus du gouvernement il y a quelques partenaires financiers qui assistent çà et là quelques producteurs à la base. Que ça soit en Haute Guinée, en Moyenne Guinée, en Forêt ou en Basse Guinée, il y a quand-même quelque chose qui se met en route. Mais, vous savez aussi que le développement, c’est à long terme. Ce n’est pas facile de faire du développement à très court terme. Généralement, à l’exception du gouvernement, les projets sont à très court terme. C’est pour 1 an, 2 ans, 3 ans et maximum 5 ans. Et, pour renouveler ça, c’est très difficile. Mais, il faut qu’on se serre davantage la ceinture et qu’on demande aux gérants du pays de continuer ; mais, surtout de fidéliser chacun en ce qui le concerne et la spéculation qu’il vous fait pour qu’on puisse faire quelque chose de potable dans ce pays et qu’on cesse d’importer à manger, non pas sur le discours ; mais, sur la réalité des choses. Je vous donne un exemple, aujourd’hui on vend à travers Conakry les oranges venues du Maroc alors que dans les quatre coins du pays on peut planter des orangers. C’est regrettable que moi, en tant que président de la confédération des paysans de Guinée, que je dise qu’il faut qu’on cesse d’importer. Il faut qu’on plante. Il faut qu’on commence à planter pour avoir des oranges en Guinée. 

Vous décrivez une situation un peu complexe ; mais, qu’est-ce que vous, au niveau de la confédération, vous faites pour inverser la tendance ?

Moussa Para Diallo : ce n’est pas facile ; mais, j’essaie de réfléchir, de sensibiliser les gens qui nous gèrent d’abord, ensuite pour que les opérateurs économiques se mettent à la tâche pour accompagner leurs localités pour qu’il y ait suffisamment de fruitiers pour qu’on puisse planter en saison pluvieuse. Sinon, ce n’est pas très facile ; mais, à mon niveau, en tant que confédération, je sensibilise les gens pour qu’ils plantent un peu le fruitier. Le fruitier te donne à la fois de l’ombre, à manger et il attire la pluie. Et donc, il enrichit le sol. Je pense que c’est une bonne chose. En ce qui me concerne, depuis une dizaine d’années ou une quinzaine d’années j’essaie d’acheter en début de saison pluvieuse du fruitier pour repartir aux gens ; mais, ce n’est pas grand-chose parce que c’est entre 800 à 1000 plants, alors qu’on aurait peut-être besoin de plus de 4000 ou 5000.

Selon vous, quelle doit être aujourd’hui la priorité du pays pour aller à l’autosuffisance alimentaire ?

Moussa Para Diallo : il faut d’abord de l’organisation. Aller à l’autosuffisance alimentaire, je n’irais pas jusque-là. Moi, je dirais peut-être aller vers un mangé correct avant d’aller à l’autosuffisance alimentaire. Je dirais manger correctement, c’est-à-dire avoir un plat le matin, à midi et le soir ou alors avoir un plat le matin et le soir ou encore un plat à midi et le soir. C’est déjà quelque chose de très costaud. Mais aussi, que les gens apprennent à manger beaucoup de fruits, parce que je pense qu’avec ça, on sera moins malade, nos hôpitaux seront moins remplis. C’est important que chacun de nous, surtout vous les jeunes, que vous puissiez réfléchir, comment déjà innover, non pas seulement que je suis journaliste ; mais, que je donne un plant à ma femme, à mon mari pour qu’il plante. Mais, que le plant puisse réussir, que demain on puisse cueillir une mangue ou une orange ou en tout cas quelque chose chez soi parce que c’est comme ça que la vie commence. Et puis, demain on va aller au-delà.

Vous donnez de la valeur à nos produits ; mais, il n’y a que les populations se plaignent aussi leur cherté sur le marché. Qu’est-ce qui est en train d’être fait au niveau de votre organisation pour soulager les populations dans ce sens ?

Moussa Para Diallo : vous savez, c’est très facile de dire que les prix sont chers. Vous imaginez quand vous prenez quelqu’un qui est du côté de Mandiana par exemple, il fait du piment, le transport est très cher de Mandiana à Kankan, ensuite de Kankan à Conakry. Ça arrive ici dans des conditions pas faciles. Vous diminuez la moitié de la production pour vendre le reste. Est-ce que le prix en ce moment sera cher ou pas ? Je pense que si. Ensuite, vous avez des produits de qualité ; un produit de qualité, je ne dirais pas un produit bio ; mais, un produit de qualité arrosé à l’eau de source, naturellement ça sera cher. Je vous donne juste un exemple : quand vous importez quelque chose d’Europe, vous consommez un poulet du supermarché et vous consommez un poulet bicyclette, comment ça va se faire ? La différence est de taille ; mais, vous allez acheter le poulet bicyclette à un prix élevé parce que tout simplement, il se démerde pour vivre.

La saison dernière, les paysans ont eu d’énormes difficultés pour écouler leurs produits agricoles, notamment à cause de la fermeture des frontières. Est-ce que quelque chose a été faite pour aider ces paysans à amortir cette perte ?

Moussa Para Diallo : différents projets ont été mis en route, non pas pour vendre à moindre prix ; mais, pour donner cadeau aux paysans, soit en engrais, soit en semence, soit des formations, etc. Je connais quelques projets, notamment Enabel, le PEG qui ont donné à l’ensemble des paysans, notamment là où j’évolue, quelque chose pour soulager un peu les producteurs à la base. Ça, je suis témoin.

Combien en ont bénéficié de cet appui?

Moussa Para Diallo : je ne peux pas vous donner des chiffres comme ça ; mais,  en ce que je sache, il y a des aménagements qui se font du côté du PEG en Basse Guinée, en Moyenne Guinée et en Haute Guinée. Quand des aménagements sont faits, ce sont des milliers de paysans qui vont en profiter. Et c’est la même chose du côté d’Enabel qui aménage un peu et qui accompagne les fruitiers de la Basse Guinée et quelques producteurs de la Moyenne Guinée. Je pense que c’est des milliers ; mais, je ne peux pas donner des chiffres exacts parce que je n’en ai pas là où je suis.

Selon vous, qu’est-ce qui entrave aujourd’hui le développement agricole dans notre pays ?

Moussa Para Diallo : c’est nous et pas un autre. Il faut qu’on soit responsable à part entière. Qu’on se donne la main pour produire. Et pour cela, il faut que l’on donne de la valeur ajoutée d’abord à nos productions et à nos producteurs. Je vous donne un exemple, aujourd’hui le kilo de viande à Conakry, c’est pratiquement intouchable. C’est entre 65.000 à 70.000 francs. Les éleveurs ont abandonné, tout le monde a abandonné l’élevage, on s’assoit au bord de la route, on fait une petite table parce que là au moins tu ne seras pas victime de ceci ou de cela. Alors, il faut qu’on revienne un peu en arrière pour dire que si les Etats-Unis nous donne ceci, si l’argentine fait cela, le Brésil fait ceci et le Japon nous donne cela, c’est parce qu’ils ont travaillé et conséquemment, il faut donc qu’on fasse comme ça. Sinon, on risque d’être laissé tout le temps à côté et on n’ira pas loin. Mais, c’est vous journalistes aussi qui doivent faire des choses pour que tout le monde ne se focalise pas que sur la politique. Généralement ici, dès qu’un ministre ou un opposant arrive, tout le monde se met avec des appareils pour filmer et dire voilà ce qu’il a dit. Alors que l’agriculteur, personne ne s’intéresse presque. Mais, c’est pour dire aux gens, intéressez-vous à l’agriculture, à l’élevage.

Dans les radios, il y a des grilles consacrées à l’agriculture ou à l’élevage quand-même ?

Moussa Para Diallo : mais c’est débat. Vous savez que c’est des grilles. On va prendre un mec une fois l’année et puis on l’interroge et ça passe. Tout le monde applaudit ; mais, on n’avance pas l’agriculture avec ça. Je vous donne un exemple, aux Etats-Unis, vous pouvez trouver un mec qui a 3000 hectares. Mais ici, au lieu de soutenir, on vous dira qu’on a eu des investisseurs indiens, chinois, japonais alors que si on soutenait des investisseurs guinéens pour faire la même chose, avec des sanctions, avec des banques où tu peux faire des prêts, je pense que ça sera une excellente chose au lieu de dire : je donne. On ne fait pas de développement avec un don. Si la Chine, les Etats-Unis ou l’Europe nous donne, on ne fera pas de développement. Le développement se fera à travers nos banques, à travers des prêts comme ils l’ont fait chez eux. Et puis, on essaie d’accompagner les producteurs ou d’installer des jeunes producteurs pour qu’ils puissent produire correctement. Mais pas pour une année ou deux ans.

Est-ce que vous ne pensez pas que la pyramide est renversée, que les pauvres s’intéressent beaucoup plus à l’agriculture que les nantis alors que c’est l’inverse qui devrait se produire ?

Moussa Para Diallo : je ne pense pas ; mais, on est moins organisé. Il faut qu’on s’organise parce qu’à mon avis, ce n’est pas une question de pauvre ou de riche. Si on s’organise, on peut réussir. Je vous donne un exemple : au jour d’aujourd’hui, j’ai été contacté par trois personnes : des chinois qui ont au-delà de 200 milliards de dollars comme capital, j’ai été contacté par des indiens et j’ai été contacté par un guinéen qui veut faire du surgelé de frite en Guinée. Tous les trois m’intéressent ; mais, surtout le guinéen qui veut travailler en Guinée, qui va employer des guinéens. Les recettes ou les bénéfices qu’il aura là-dans, il va investir aussi en Guinée. Donc, c’est très intéressant. Je ne renvoie pas les autres parce qu’on se complète dans la vie ; mais, c’est quelque chose de très intéressant. Au guinéen, quand j’ai visité sa petite ferme, je lui disais que seulement la préfecture de Forécariah peut nourrir toute la Basse Guinée ; mais, il faut qu’on retrousse les manches. Regardez, on coupe le bois n’importe où et n’importe comment. Et ça, à un moment donné, il faut qu’on arrête. Vous partez aujourd’hui de Conakry à Koundara, vous ne croiserez pas un singe le long de la route. C’est quand-même grave, il faut qu’on soit responsable.

Mais, pensez- vous qu’aujourd’hui, la politique agricole du gouvernement est satisfaisante ?

Moussa Para Diallo : je pense qu’il ne faut pas tout le temps renvoyer la question au gouvernement. Nous sommes des privés et on est responsable aussi. Il ne faut pas mettre tout le temps la faute à 30 personnes, membres du gouvernement.

Mais, c’est le gouvernement quand-même qui donne des orientations ?

Moussa Para Diallo : l’Etat nous consulte ; et, quand il nous consulte, il faut qu’on soit à mesure de dire voilà, voilà et qu’on s’en tienne à ça. Si on dit que tout doit venir de l’Etat, on risque de passer à côté. Je vous donne un exemple : l’Etat a dit qu’il faut planter des anacardes. On a planté l’anacarde ; mais, qui récolte ? Ce n’est pas l’Etat. Aujourd’hui le prix est élevé, qui profite ? C’est le producteur. Donc, moi je dis qu’il faut qu’on soit tous responsable à part entière pour qu’il y ait une production en Guinée. Actuellement, il y a plus ou moins de piments qui manquent sur le marché. C’est à l’Etat de produire ? C’est à l’Etat de donner les semences ? C’est à nous aussi de se démerder un peu. De fil en aiguille, on pourra faire quelque chose ; mais, il faut qu’on se complète, qu’on se donne la main. Je ne dis pas que l’Etat ne peut pas faire ; mais, l’Etat ne peut pas tout faire. Il faut qu’on soit responsable d’abord avant de se tourner vers l’Etat.

Quel doit-être l’apport des facultés d’agronomie dans ce cadre ?

Moussa Para Diallo : il faut d’abord qu’il y ait de la bonne formation. C’est là qu’il faut interpeller l’Etat pour avoir des bons formateurs partout, pour que ceux qui sortent de nos écoles soient très bien formés, très bien réfléchis avant de les mettre sur le marché du travail.

Vu toutes les difficultés, est-ce que vous avez un message particulier à lancer aux partenaires techniques et financiers et au gouvernement guinéen pour soutenir le secteur agricole?

Moussa Para Diallo : que ça soit aux partenaires ou au gouvernement guinéen, qu’ils assistent davantage les producteurs organisés pour que les autres aussi s’organisent. Qu’ils assistent les éleveurs pour qu’il y ait beaucoup plus d’élevage. Au lieu de décréter le prix d’un kilo de viande, il faut décréter soutenir les éleveurs pour que ces gens-là puissent avoir un bétail conséquent et le prix de viande va baisser tout de suite. Mais, si avec trois têtes, on pense qu’on va baisser le prix de la viande, on se trompe. A mon humble avis, je pense qu’il faut qu’on se donne la main et qu’on se mette à travailler au lieu de se critiquer. S’il y a du bon, on dit que c’est bon et s’il y a du mauvais, on essaie de corriger petit à petit. Mais, vous savez que le développement, ce n’est pas facile. Tu te casses beaucoup la gueule avant de sortir un kilo de fruit.

Interview décryptée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Interdiction de la coupe et du transport de bois en Guinée : réactions des ouvriers et des autorités à Faranah

17 juin 2021 à 10 10 19 06196

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen, à travers le ministère de l’environnement, des eaux et forêts, a interdit jusqu’à nouvel ordre la coupe et le transport de bois dans le pays. Et, paradoxalement, cette mesure contraignante pour les acteurs de la filière bois est favorablement accueilli à Fanarah (une préfecture où des réseaux clandestins d’exportation de bois ont été démantelés récemment). Seuls quelques menuisiers de la place se plaignent et demandent à l’Etat de permettre le transport intérieur du bois, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

La présente interdiction de la coupe et du transport de bois en Guinée s’inscrit dans la lutte contre la décimation des forêts du pays. Et, à Faranah, la direction régionale de l’environnement, des eaux et forêts, promet de veiller au respect scrupuleux de cette décision des autorités. D’ailleurs, sur place, on menace de traduire en justice tout contrevenant à cette décision.

Adjudent Mory Fodé Diané, Directeur régional de l’environnement, des eaux et forêts de Faranah

« Nous sommes les agents du gouvernement ce que ce gouvernement décide c’est ce que nous nous appliquons. La décision de cette année est un peu spéciale. C’est la coupe et le transfert des bois vers la Sierra Léone qui sont sources de ces problèmes sinon le gouvernement chaque année, interdit la coupe et le transfert des bois pour une durée de trois mois mais cette année. Il a pris cette décision un peu tôt. Pour les années précédentes cette décision commençait au 1er juillet mais pour cette année c’est le contraire. Nous demandons tous les acteurs concernés de respecter scrupuleusement cette décision. Tout contrevenant à cette décision sera traduit à la justice », a indiqué l’adjudant Mory Fodé Diané, le directeur régional de l’environnement des eaux et forêts de Faranah.

De son côté, le président de la corporation filière bois de Faranah, Sayon Cissé ( Rougeot), promet d’accompagner cette décision du gouvernement. Il demande aux menuisiers d’utiliser rationnellement le bois à leur disposition et promet de sanctionner sévèrement tous ceux qui passeront outre cette décision des autorités.

« Nous apprécions cette décision du gouvernement parce que si on est dans un pays on doit respecter les lois de ce pays. À partir de l’instant toute personne qui tenterait de violer cette loi nous mettrons main sur lui et nous lui mettrons à la disposition du service de l’environnement. Nous, corporation filière bois de Faranah, accompagnons cette décision jusqu’à une décision qui l’abroge. Je demande à mes pairs coupeurs, vendeurs de bois et menuisiers d’utiliser les bois que nous avons avec nous, mais de ne plus couper ou transférer ces bois ailleurs. Nous allons déployés des enquêteurs sur le terrain, si on arrive à prendre quelqu’un en infraction, il sera sévèrement sanctionné », a prévenu Sayon Cissé.

Pour les menuisiers de la ville, cette décision des autorités est compréhensible au vu de la coupe abusive de bois qui a été constatée récemment à Faranah. Cependant, ils souhaitent que le gouvernement allège cette interdiction en autorisant le déplacement du bois à l’intérieur du pays.

« Nous menuisiers nous étions frustrés quand on a appris qu’on prenne nos bois ici pour les envoyer en Sierra Léone, mais Dieu merci avec cette réaction du gouvernement la solution pourrait être trouvée. Nous prions les autorités pour qu’elles acceptent au moins les bois que nous utilisons sur place soient libérés. Nous vivons de ça et on a des apprentis. Si on n’a pas de bois et que les ateliers  de menuiserie ne fonctionnement pas, c’est difficile pour nous en tant que pères de famille et finalement nos apprentis vont se livrer à la délinquance parce qu’ils n’ont pas quoi faire », a souhaité Abou Bangoura, maître menuisier.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620241513/660272707

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Projet Boffa-Boké : le Consortium SMB-Winning inaugure une voie ferrée de 125 kilomètres

17 juin 2021 à 10 10 05 06056

Boké (Guinée), 16 juin 2021 : Le Consortium SMB-Winning, premier producteur guinéen et africain de bauxite avec environ 40 millions de tonnes exportées en 2020, a inauguré aujourd’hui un nouveau chemin de fer d’exportation de minerai dans le cadre du Projet Boffa-Boké. Avec ce nouveau projet structurant, le leadershipdu Consortium sera renforcé et contribuera à développer une chaîne d’approvisionnement en bauxite plus durable et plus respectueuse de l’environnement.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Président de la République, Son Excellence le Professeur Alpha Condé, du Ministre des Mines et de la Géologie, M. Abdoulaye Magassouba, du Président du Consortium, M. Sun Xiushun, du Président du Conseil d’Administration de la SMB, M. Fadi Wazni, du Directeur Général de la SMB, M. Frédéric Bouzigues, et du Président de la Chambre des Mines, M. Ismael Diakité. Les autorités locales, les responsables des communautés et les sous-traitants guinéens ayant participé à la construction du chemin de fer ont également assisté à la cérémonie.

Traversant les régions de Boké et de Boffa, cette voie ferrée de 125 kilomètres est destinée à relier les gisements de Santou II et de Houda au port fluvial de Dapilon. La nouvelle ligne comprend 21 ponts, deux tunnels et six dépôts et constitue la première ligne construite dans le pays depuis les années 1970. De nombreux sous-traitants guinéens se sont engagés dans la construction de cette voie ferrée. Dans un premier temps, le chemin de fer sera exclusivement consacré au transport de minerai avant de servir également à long terme au transport d’autres produits industriels et agricoles.

L’investissement total de la SMB dans le projet Boffa-Boké atteint 3 milliards de dollars US, ce qui en fait un projet majeur et structurant pour la Guinée. Il comprend la construction de cette ligne de chemin de fer et l’exploitation des gisements de Santou II et Houda, la construction et l’exploitation d’une raffinerie d’alumine sous réserve de résultats favorables à l’issue d’une étude de faisabilité, ainsi que la création d’un corridor de croissance agricole le long de la ligne de chemin de fer.

En tant qu’entreprise citoyenne, le Consortium s’engage à ce que ses projets soient synonymes de création de richesses et d’emplois locaux, d’excellence opérationnelle, de transfert de compétences et de formation continue, de construction d’infrastructures ainsi que synonyme d’une politique RSE exigeante et ambitieuse.

« Le Consortium SMB-Winning souhaite incarner des principes d’intégrité et de responsabilité dans le cadre d’une approche gagnante-gagnante avec l’ensemble de ses parties prenantes pour contribuer à l’essor de l’industrie minière guinéenne et au développement économique de l’ensemble du pays » a déclaré M. Sun Xiushun, Président du Consortium. 

« Le dialogue et la coordination avec toutes les parties prenantes du Consortium sont au cœur du déploiement du Projet Boffa-Boké : les communautés locales, les ONG guinéennes, les autorités locales, les sous-traitants guinéens, l’administration publique, les partenaires internationaux du Consortium. Ensemble, nous saurons faire du Projet Boffa-Boké un projet structurant pour le développement de la Guinée » a déclaré M. Fadi Wazni, Président du Conseil d’Administration du Consortium SMB-Winning.

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Dr Edouard Zoutomou Kpogomou sur le dialogue politique en Guinée : « C’est une perte de temps »

17 juin 2021 à 9 09 36 06366

Rentré en Guinée mardi dernier, 15 juin 2021, après avoir séjourné deux mois aux Etats-Unis, le président de l’UDRP (Union Démocratique  pour le Renouveau et le Progrès), Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, s’est exprimé sur le dialogue politique qui fait débat actuellement dans le pays. Cet opposant au régime Alpha Condé et membre de l’ANAD (une coalition de partis politiques d’opposition) a laissé entendre que cette initiative du chef de l’Etat guinéen « est une perte de temps ». Ce candidat recalé à la présidentielle d’octobre dernier en Guinée a aussi émis des doutes sur la bonne foi du pouvoir de conduire un dialogue sincère pour désamorcer crise politique qui mine le pays depuis les dernières élections, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est peu avant le crépuscule que l’avion du leader de l’UDRP a atterri à l’aéroport international Conakry-Gbéssia. Dr Edouard Zoutomou Kpogomou a été accueilli par une foule de militants et sympathisants qui l’a conduit, à coups de klaxon de véhicules et de motos, jusqu’au quartier général de son parti à Koloma-Soloprimo, dans la commune de Ratoma. Et, devant ce beau monde acquis à sa cause, l’opposant s’est exprimé sur la situation sociopolitique actuelle de la Guinée, notamment le dialogue politique qui fait couler de salives dans la cité.

Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, président de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès)

« C’est bien beau de parler de dialogue, mais il y a des préalables en fait. Il faut montrer qu’on veut dialoguer, il faut dialoguer dans la sincérité. Mais, puisqu’il y a déjà eu des périodes où il y a eu un semblant de dialogue, aucune résolution n’a été implémentée, donc on peut  dire que c’est simplement une perte de temps. Les gents vont se retrouver et en fin de compte, rien ne sort. Vous savez, quand on parle de dialogue, ce n’est pas un problème de personne ; mais ça va dépendre de celui qui va conduire ce dialogue. S’il doit y avoir dialogue, nous nous avions dit qu’au niveau de la présidence, même si nous ne reconnaissons pas cette légitimité, il faut poser des actes. Il ne faut pas appeler les gens au dialogue alors que vous êtes en train de foutre leurs collaborateurs en prison. Il faut une sorte de décrispation de l’environnement politique. C’est ce qui va casser complètement cette crise de confiance et faire en sorte que les gens puissent au moins se parler pour décider de quoi nous allons parler pendant le dialogue », a indiqué Dr Edouard Zoutomou Kpogomou.

Apparemment, le leader de l’UDRP a le sentiment que ce dialogue politique est déjà biaisé, d’autant plus que c’est le président Alpha Condé, sans aucune consultation avec les autres acteurs politiques du pays, qui a fait le choix de celui qui va conduire les pourparlers.

« Le dialogue, le dialogue n’est pas d’aller la crainte sur les pattes, pour dire que vous aller accepter ce qu’on vous dit. C’est pour cela que nous disons que celui qui va conduire le dialogue ne doit pas venir d’un des protagonistes. Le président de la république ne peut à lui seul prendre la décision de faire venir un  interlocuteur où un arbitre. Il y a les autres qui sont là, si vous voulez que le dialogue marche, il faut que nous soyons prêts à nous dire un certain nombre de vérités. C’est seulement à ce prix là que nous allons passer l’éponge sur beaucoup de chose qui se sont passées, parce qu’on ne peut pas continuer à regarder dans le rétroviseur. Il faut que vous sachiez ce que vous allez faire aux autres et les autres aussi  sachent ce que vous leur avez fait. Comme ça vous allez vous entendre et vous allez commencer les choses », a confié Dr Edouard Zoutomou Kpogomou.

Pour cet opposant membre de l’ANAD, le dialogue n’est pas une question de personne. Mais, puisque « tout est inféodé au président Alpha Condé », Dr Edouard Zoutomou Kpogomou estime que des hommes qui doivent conduire le dialogue doit reposer sur le consensus. Et, à ce titre, l’opposant qu’il ne met pas en doute la probité de Fodé Bangoura, le secrétaire général permanent du cadre de dialogue récemment nommé par le chef de l’Etat. Cependant, il a émis des réserve sur la bonne foi du président Alpha Condé de laisser la main libre à Fodé Bangoura.

« Je n’ai rien contre monsieur Fodé Bangoura ; mais, à ce que je sache, monsieur Fodé Bangoura vient à travers le cabinet du chef de file de l’opposition. Il était là, il est membre de ce cabinet. Donc, si monsieur Fodé Bangoura est très bon, c’est un monsieur qui est irréprochable du point de vu de la rigueur et de la droiture, je n’ai pas de problème. Ce n’est pas une question de personne. Mais c’est une question de processus. Vous savez Barak Obama peut venir ici, tant que monsieur Alpha Condé qui est en train de les désigner, il faudra qu’ils fassent ce que monsieur Alpha Condé veut. Donc, la question n’est pas une question de personne. Si on veut trouver quelqu’un, tous les protagonistes doivent se retrouver quelque part, ensemble désigner, s’ils s’entendent sur monsieur Fodé Bangoura, il n’y a pas de problème. Mais, il ne faudrait pas que ça soit seulement monsieur Alpha Condé qui va venir pour conduire ce dialogue. On connait tout est inféodé à monsieur Alpha Condé, c’est ça la vérité. Donc, nous nous pensons que la désignation de Fodé Bangoura n’est pas susceptible d’apporter la solution au problème qui se pose », a martelé Dr Edouard Zoutomou Kpogomou.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225

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Gaoual : l’exploitation de l’or continue malgré l’interdiction imposée par les autorités (reportage)

17 juin 2021 à 8 08 34 06346

Apparemment, la préfecture de Gaoual ne s’est pas vidée de toute la substance humaine d’orpailleurs qui l’a envahi ces dernières semaines. Elle garde encore dans ses entrailles de mineurs téméraires qui ne comptent pas rentrer bredouille du cauchemardesque Eldorado. Ces jeunes, malgré l’interdiction d’exploitation et la fermeture des mines, sont encore en brousse à Kounsitel à la recherche de l’or. Avec la complicité de citoyens locaux, ils arrivent semer les agents de patrouille qui surveillent les sites miniers de la localité, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

Sans le moindre bruit, loin des regards des agents et des autorités locales, des jeunes orpailleurs, équipés de machines sont à la recherche de l’or. Les nouvelles de cette exploitation clandestine se murmurent aux oreilles ; et, nul orpailleur ne veut parler à un journaliste. Après tout, il n’est pas de leur intérêt que leur petit secret soit connu des autorités.

Par précaution, ces orpailleurs travaillent généralement la journée. « La nuit, les torches peuvent attirer l’attention des agents de sécurité », explique brièvement un orpailleur en route pour chercher de l’or dans un village dont il refuse de nous donner le nom. Autant dire qu’ils ont tout prévu pour opérer en mode furtif sous la barbe de ceux qui voudraient arrêter leur travail.

Au niveau des habitants locaux, notamment les jeunes, la nouvelle de cette exploitation clandestine circule. Et, nul ne veut l’ébruiter au près des autorités. Car, chacun attend une occasion (un partenaire qui a une machine détectrice d’or) pour se lancer dans ce qu’ils appellent le « business ». Mais, certains jeunes assurent que des éléments des agents de sécurité déployés à Gaoual sont impliqués dans « le réseau » de cette exploitation clandestine qui foule au sol les décisions du gouvernement de la république.

« L’exploitation continue très bien même, je fais le taxi-moto, je reviens d’un village vers Kounsitel, les orpailleurs sont dans toute la brousse, ils travaillent tranquillement. Ils ont négocié avec les hommes en tenues. Depuis 35 ans je suis à Gaoual il n’y a pas un lieu que je ne connais pas ici. Je vous dis, ils continuent l’exploitation de l’or de la plus belle manière », assure ce jeune sous l’anonymat.

Cette source ne veut pas prendre le risque de se retrouver le viseur des orpailleurs qui pourraient lui rétorquer des représailles sévères pour avoir bousier leur « business ». Mais, il ne garde pas ce « secret » pour des mesures de sécurité seulement. Lui-même ne rêve qu’une occasion pour se plonger dans la pratique. « Il ne faut pas que les hommes en tenues et les autorités cherchent pour eux et nous les citoyens de Gaoual on ne gagne rien. Ce n’est pas normal. Moi je veux quelqu’un qui a une machine on va travailler et gagner pour nous. Personne n’est maudite », ajoute-t-il lors de notre petit entretien.

Tout comme ce taxi-motard qui rêve de se convertir en orpailleur, ce vendeur d’essence (qui m’a pris pour un orpailleur) jure que l’exploitation de l’or se fait de plus belle en brousse à Kounsitel.

« Même en voyant le mouvement des motos, on sait que les gens travaillent. Je jure le travail continue dans les sites et dans d’autres sites qui ne sont pas surveillés », dit-il avec assurance.

En provenance de la Douane de Gaoual pour le marché de la ville, on croise par moment quelques acheteurs d’or. Ils ne sont pas natifs de Gaoual, mais ils sont sur place depuis quelques semaines. Et, ils font de « bonne affaires » en dépit de la fermeture des sites d’exploitation d’or. Ils achètent le métal précieux avec les exploitants clandestins. Sidibé (comme il a voulu qu’on l’appelle dans ce reportage) est venu de Siguiri pour acheter de l’or. Et, il ne se plaint pas de son séjour à Gaoual.

« On gagne l’or un peu. Le gramme c’est à 450 mille francs ou on augmente un peu sur ça, il faut négocier. Nous on veut que Alpha Condé libère les sites pour que les gens travaillent, ils n’ont qu’à nous aider pour ça », indique-t-il à notre micro, tout en tâtant des yeux les environs (pour surement voir s’il n’est pas surveillé).

Un autre acheteur d’or venu de Labé m’interpelle de la main juste après mon entretien avec Sidibé. Il m’a pris pour un orpailleur et il pense que je ne me suis compris avec Sidibé sur le prix de l’or qu’il présume que je détiens. « Tu as de l’or ? Viens on va se comprendre », me dit-il brièvement à notre rencontre.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 621686148

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Droit au développement : la Guinée vers la mise en place d’une expertise nationale

16 juin 2021 à 21 09 17 06176

Par le service de communication du ministère de la Citoyenneté et de l’Unité nationale : Madame la Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale a officiellement lancé ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry (Hôtel NOOM) un atelier de formation sur le droit au développement. L’initiative  est du département de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH). L’objectif est de former une expertise nationale sur le droit au développement.

Les travaux de cet important atelier dureront deux jours et  regroupent des représentants des différents Départements Ministériels, des agences des Nations Unies  et d’organisations de la Société Civile. L’atelier est animé par les  cadres du HCDH  et ceux du Ministère de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale. Ils se relayeront à tour de rôles et débattront de tout le contour de cette importante problématique. Cette première journée a été consacrée à la définition du concept, à sa différence et son interdépendance avec les autres catégories des droits de l’homme. A l’issue des exposés, des débats fort enrichissants interviendront et contribueront à la compréhension des préoccupations des uns et des autres.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le discours de madame la ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale lors de l’ouverture officielle de la cérémonie :

Monsieur Le Représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en Guinée ;

Mesdames et Messieurs les représentants des départements ministériels,

Chers Participants,

Mesdames et Messieurs ;

Nous voici réunis ce matin, pour lancer l’une des toutes premières activités de la mise en œuvre du programme pilote sur le droit au développement en Guinée.

A cette solennelle occasion, je voudrais remercier le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits l’homme en général et sa représentation en Guinée en particulier, pour le soutien constant qu’ils  ne cessent d’apporter au Gouvernement Guinéen dans le cadre de la promotion et de la protection des droits de l’homme dans notre pays. Qu’ils trouvent ici par ma voix, la gratitude du Gouvernement de la République de Guinée, avec le ferme espoir que ce soutien  ira en s’intensifiant et en se  diversifiant, compte tenu du caractère dynamique des droits de l’homme.

Monsieur le Représentant, Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez certainement, la Guinée s’est engagée comme Etat pilote dans le cadre de la mise en œuvre du droit au développement. Cet engagement a été formalisé lors du passage de notre pays, au titre de son troisième examen périodique universel (EPU) à Genève en janvier 2020. En raison de nombreux efforts fournis par le Gouvernement de la République de Guinée en matière de promotion et de protection des droits de l’homme, sous le leadership de Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé,  la demande de la Guinée a été acceptée. C’est dire que désormais, dans le cadre de la mise en œuvre effective du droit au développement, notre pays est scruté et suivi de par le monde entier. Cela implique donc, de la part de la Guinée, de donner des gages certains dans la mise en œuvre effective de cette problématique essentielle qui est au cœur de toutes les politiques de développement  notamment les Objectifs du Développement durable (ODD).

Mais comment tenir un engagement aussi important, sans développer des compétences internes qui puissent porter cette problématique afin de permettre à notre pays de respecter son engagement ? Votre présence ici ce matin constitue le premier élément de réponse à cette question.

Monsieur le représentant,

Mesdames et messieurs,

Le premier paragraphe de l’article 1 de la déclaration sur le droit au développement, adoptée dans la résolution 41/128 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, du 04 décembre 1986, proclame généreusement « le droit au développement est un droit inaliénable de l’homme en vertu duquel, toute personne humaine et tous les peuples ont le droit de participer et de contribuer à un développement économique, social, culturel et politique dans lequel tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales puissent être pleinement réalisés et de bénéficier de ce développement ».

Une analyse fine de ce paragraphe tiré de la déclaration sur le droit au développement, qui est réaffirmée dans plusieurs instruments et résolutions, permet de conclure que le droit au développement se situe au même niveau que les autres droits de l’homme. Il n’est ni un super droit, ni un mini droit, mais un droit de l’homme au même titre que tous les autres droits qui sont universels, inaliénables, indivisibles, interdépendants et intimement liés. Il est aussi un droit individuel et collectif en ce sens qu’il appartient à tous les individus et à tous les peuples. Il met l’accent de façon particulière sur le développement de l’être humain, la participation, l’équité, la non-discrimination et l’auto détermination.  Le sujet central du droit au développement reste l’être humain, il est le participant actif et le principal bénéficiaire. Par conséquent, toutes les politiques et tous les programmes doivent être axés sur les êtres humains et conçus pour que ceux-ci en bénéficient et pour améliorer constamment leur bien-être.

Le Gouvernement de notre pays est résolument engagé à rendre effectif ce droit au développement en République de Guinée.

C’est dans cette perspective qu’au mois de juillet prochain et sous le haut patronage de Monsieur le Président de la République, le Gouvernement Guinéen, envisage l’organisation à Conakry, de la Conférence Internationale sur le droit au développement, autrement dénommée Dialogue Santa Cruz. Cet évènement de portée mondiale, permettra de prouver à la face du monde, que la République de Guinée n’est plus dans un simple engagement, mais dans les actes concrets dans la promotion effective du droit au développement.

Monsieur le représentant,

Et surtout Mesdames et Messieurs les représentants des départements ministériels,

Voici présenter de façon succincte, le défi dans lequel notre pays s’est engagé. Il vous revient donc, à vous d’abord, qui serez désormais les premiers porteurs de cet engagement, de vous impliquer sérieusement dans la mise en œuvre effective du droit au développement en Guinée. Et le premier signal que vous devrez donner de votre engagement, est le sérieux que vous accorderez à cette session de formation. Cela, pour vous permettre d’être désormais les pionniers de la République de Guinée dans sa lutte pour l’effectivité du droit au développement dans notre pays. Je compte donc sur vous, individuellement et collectivement, pour accorder un maximum de sérieux à cette formation et assumer cette responsabilité dans vos différents départements.

C’est sur ces mots que je déclare ouverte la première session de formation sur le droit au développement en Guinée.

Je vous remercie.

Transmis par le service de communication du ministère de la Citoyenneté et de l’Unité nationale

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Guinée : la police et la gendarmerie s’engagent contre les tracasseries sur la route

16 juin 2021 à 20 08 39 06396

Comme annoncé, les travaux du cadre de dialogue politique et social ont débuté ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry. Cette première journée a été consacrée à la problématique du transport routier, avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés par la question. Tous les problèmes qui gangrènent ce secteur ont été débattus et des engagements ont été pris en faveur de leur résolution, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ces discussions ont réuni autour de la table, les syndicats des transporteurs, la police, la gendarmerie, le ministère de la sécurité et celui des travaux publics. Selon le secrétaire permanent de ce cadre de dialogue politique et social, Elhadj Fodé Bangoura, l’objectif était de donner la parole aux acteurs sur le terrain, en vue de faire un diagnostic réel et prendre les dispositions nécessaires pour résoudre les problèmes qui gangrènent le transport routier.

Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue social et politique

« Tous ceux qui interviennent dans le réseau du transport terrestre étaient présents en face de faitière de transport. Les problèmes ont été posés dont certains ont pu être résolus, selon les concernés, et d’autres méritent des réflexions. Parce qu’au finish, ce qui doit être réglementé, doit être réglementé par des textes. Si c’est des lois, on prendra des lois ; si c’est d’autres réglementations, on le fera pour l’intérêt de tous les Guinéens. Car nous sommes tous intéressés par le transport.

Nous nous sommes réunis pour cela. Nous n’avons pas voulu d’intérimaires, nous avons voulu que les acteurs eux-mêmes viennent expliquer leurs problèmes et que ceux qui doivent résoudre ces problèmes soient aussi là », a-t-il indiqué, ajoutant que ce dialogue sera inclusif et thématique. « Chaque fois qu’il y aura un secteur, on prendra les acteurs concernés par ce secteur et les intervenants qui doivent règlementer ce secteur. Ensemble, on trouvera la solution », a laissé entendre Elhadj Fodé Bangoura.

Ces travaux ont permis aux transporteurs d’exprimer leurs préoccupations et de solliciter l’intervention de l’Etat guinéen pour y faire face. Ce qui réjouit Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée.

Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée

« Ce qu’on voulait, on ne l’a pas obtenu aujourd’hui, mais on a l’espoir de l’obtenir. Parce que tous les acteurs du transport sont des Guinéens. S’il y a un avantage aujourd’hui dans le secteur du transport, il faut que nous bénéficiions de cet avantage. Nous avons sollicité des autorités entre autres, la réglementation des transports en République de Guinée. Parce qu’ici, n’importe qui peut se lever pour faire le transport. Donc, le transport doit être laissé aux transporteurs. Nous avons sollicité aussi l’appui du gouvernement au secteur du transport, notamment pour obtenir le crédit automobile. Nous croyons que cela est tombé dans de bonnes oreilles. (…) Pour ce qui est de la routière, la police et la gendarmerie, nous sommes des frères. Il y a des défaillances de part et d’autre des fois, mais on accepte de céder. Mais si on dit aux conducteurs de respecter la loi, la police et la gendarmerie aussi doivent savoir qu’avant tout, nous sommes Guinéens. Il faut d’abord aller à la sensibilisation avant d’aller à la répression. Nous, à notre niveau, on est prêt à être corrigé pour se développer », a dit le syndicaliste.

De leur côté, les services de sécurité, chargés de réguler la circulation routière, ont pris l’engagement de faire face aux problèmes relevant de leur compétences. La gendarmerie promet notamment de traquer les coupeurs de routes qui terrorisent les transporteurs et leurs passagers.

Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la gendarmerie nationale

« La gendarmerie ne s’occupe que de la rase campagne. C’est-à-dire que chaque 5 km après ou avant une ville, la gendarmerie est présente. Cela veut dire que la gendarmerie nationale occupe 75% du territoire national en matière de transport routier. Alors, en compensation de ces barrages, il doit y avoir des équipes mobiles qui vont naturellement prévenir les accidents sur la route sans compter toute la stratégie opérationnelle qu’on ne dévoile pas ici sur les coupeurs de routes. Aujourd’hui, les stratégies ont changé, vous verrez dans les 48 heures, ceux-là que nous allons mettre devant vous pour identifier clairement les bandes qui obstruent la route entre Kindia-Mamou-Labé-Kouroussa et Faranah. Donc il y a tout un ensemble d’opérations sous la coupe naturellement des actions que nous menons en matière de contrôle routier.  On a souvent parlé aussi de tracasseries. Là aussi, avec vous, nous allons travailler, parce qu’il est formellement interdit de réclamer de l’argent aux usagers de la route, en dehors des amandes qui sont souvent demandées aux contrevenants du Code de la route à savoir, ceux qui sont dans les excès de vitesse, ceux qui sont dans l’alcool, la drogue, donc les états pervers qui amènent les gens à des accidents farfelus », a indiqué le général Ibrahima Baldé, Haut-commandant de la gendarmerie nationale.

Général Ansoumane Bafoé Camara, directeur général de la police

Pour sa part, l’inspecteur de police Ansoumane Camara « Baffoé », directeur général de la police nationale, annonce des actions à mener pour mettre fin aux arnaques dont les policiers sont souvent accusés. « Nous avons quatre barrages dans le cadre sanitaire (Yoropoguiya, Coyah, Kountia et de Keïtaya). A ces niveaux-là, en plus du contrôle sanitaire, les transporteurs se plaignent par endroits. Nous avons demandé aux syndicalistes de désigner deux personnes qui vont rester à côté des policiers pour qu’on travaille ensemble pour éviter les arnaques.

Parce qu’il y a des transporteurs qui vont se faire établir des faux certificats de négativité pour sortir, on a pris des cas qui sont sortis à la télévision. Mais pour une question de transparence, nous souhaitons désormais qu’ils viennent à nos côtés, on va travailler ensemble. En ce qui concerne aussi les arnaques à travers les carrefours de Conakry, tout le monde dit que c’est les policiers qui créent les embouteillages. Nous avons aussi demandé aux syndicalistes à travers notre hiérarchie, qu’on se donne la main pour qu’il y ait la fluidité de la circulation dans la ville de Conakry et que les arnaques par endroits cessent.

J’ai dit maintes fois que tout policier qui n’a pas de badge numéroté, ne lui donnez pas vos papiers. Tout élément de la CMIS qui demande un document à un usager de la route, ne lui donnez pas vos papiers. Mais jusqu’à présent, les gens continuent à se plaindre. Donc nous souhaitons désormais que les syndicalistes travaillent avec les policiers, et c’est ce qui va être fait les jours à venir », a déclaré le premier responsable de la police nationale.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Journée de l’enfant africain : la Fondation UBA offre 600 livres au Collège ‘’Château d’eau’’ et au lycée 02 Octobre de Kaloum

16 juin 2021 à 20 08 25 06256

A l’occasion de la célébration de la journée de l’enfant africain (organisée chaque année le 16 juin depuis 1991 par l’Union africaine en souvenir des émeutes de Soweto où des centaines d’enfants ont été massacrés par le régime de l’apartheid lors d’une marche pour leurs droits), la Fondation UBA a fait ce mercredi, 16 juin 2021, un don de 600 livres aux élèves du collège ‘’Château d’eau’’ et du lycée 02 Octobre de Conakry. Ce geste de la ‘’United Bank of Africa (UBA)’’ vise à encourager la culture de la lecture du livre chez ces élèves de la capitale guinéenne, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Tony Odeigah, le directeur général de UBA-GUINÉE, les élèves guinéens s’intéressent actuellement beaucoup plus aux réseaux sociaux qu’aux livres. C’est pourquoi lui et son institution ont trouvé judicieux de venir au secours de ces jeunes élèves pour leur rappeler l’importance du livre dans la vie d’un apprenant.

Tony Odeigah, Directeur Général UBA Guinée

« C’est notre privilège en tant que Banque d’être ici avec les élèves comme le monde entier célèbre la journée de l’enfant africain aujourd’hui. Les jeunes sont les futurs de demain. C’est pourquoi, la fondation de la Banque UBA a pris un jour dans l’année pour faire des donations de livres à des écoles. Parce que nous nous sommes rendu compte et avons réalisé que les élèves ne lisent pas de livres. Dans cette ère, nous sommes préoccupés par les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Whatsapp. La culture de la lecture est en train de s’effacer petit à petit. C’est pour ça que la fondation de la Banque UBA a décidé d’aller faire un projet pour encourager les enfants à lire. Nous faisons cette donation, mais sachez que c’est dans les 23 pays où UBA est implantée. Donc, comme nous commençons cette campagne aujourd’hui, il n’y a pas de meilleurs endroits pour commencer que votre école. Je suis vraiment sûr que n’importe lequel d’entre vous voudra un jour atteindre le niveau d’un directeur de Banque, ou un Ministre par exemple. Mais, si nous ne cultivons pas la culture de lire, nous n’y arriverons pas. Donc, mes chers élèves, notre message aujourd’hui, en tant qu’élèves, je vous encourage à lire un livre par mois. Pas vos manuels scolaires que vous lisez déjà, mais un autre livre que vous lirez. Parce que moi personnellement, c’est mon souhait de voir un ministre sortir de cette école. Qui sait si on ne pourra pas voir même un président. Donc, s’il vous plaît, on vous encourage, lisons un livre aujourd’hui », a indiqué Tony Odeigah à la remise de ce don de livres.

Par ce geste, UBA compte contribuer à implémenter une culture générale aux élèves guinéens. Et, cette initiative est hautement saluée par la direction communale de l’éducation de Kaloum qui abrite les écoles bénéficiaires du présent don.

Ibrahima Yattara, Directeur Communal de l’Education de Kaloum

« Je suis heureux d’être avec vous aujourd’hui à l’occasion de la remise de ce don de livres offert par UBA GUINÉE qui est une institution bancaire panafricaine. Je tiens avant tout à remercier le Directeur général de cette institution au nom de mon chef hiérarchique, à travers lui et tous les travailleurs d’UBA pour ce geste combien de fois magnanime et salvateur qui fortifie la vision du Chef de l’Etat de doter tous les élèves d’un livre. Nous apprécions et nous encourageons cet exemple d’engagement citoyen. Je suis convaincu que les enseignants et apprenants profiterons pleinement en faisant de la lecture leurs loisirs préférés. Il est bon d’avoir un livre, mais il faut l’utiliser à bon escient, » a dit Ibrahima Yattara, le directeur communal de l’éducation de Kaloum.

La toute première remise de ce don s’est tenue au Collège Châteaux d’eau de Kaloum où Aïssatou Diouldé Camara, élève en 9ème Année, a lu un discours au nom des élèves, enseignants et encadreurs dudit établissement scolaire.

Aïssatou Diouldé Camara, élève en 9ème Année au collège Château d’eau

« C’est pour moi un honneur et un grand plaisir de m’adresser à vous au nom des élèves, pour vous traduire les sentiments qui les animent à l’occasion de cette cérémonie de remise de cet important lot de livres scolaires qui faciliteront l’épanouissement de nos capacités en matière de lecture. Merci d’avoir choisi notre école pour témoigner de votre volonté d’accompagner la jeunesse et les enseignants de notre pays. Les élèves, les enseignants ainsi que la direction du collège châteaux d’eau sont très ravis et très honorés de vous voir ici en ce jour solennel qui fera désormais partie dans les annales de son histoire. La lecture du livre est essentielle pour le pays et son développement intellectuel et culturel. C’est autant dire que votre geste est important. Je tiens à vous remercier et vous donner l’assurance que la direction de notre école, sous la clairvoyance de son premier responsable, ne ménagera aucun effort pour utiliser à bon escient ces précieux outils », confié l’élève Aïssatou Diouldé Camara.

Après le collège Château d’eau, la délégation de UBA s’est rendue au lycée 02 Octobre. Et, dans cet autre établissement scolaire du secondaire, c’est Makoly Kourouma, élève en 12ème année Sciences sociales, qui a remercié les donateurs au nom de son école.

Kourouma Makoly, élève en 12ème Année Sciences sociales au Lycée 02 Octobre

« Vous ne pourrez imaginer le bonheur et le sentiment qui nous anime ce matin. C’est à sa juste valeur que nous apprécions et recevons ces outils de formation qui, pour nous, constituent un réel point d’appui pour nous, apprenants. Pour ce geste, le lycée 02 Octobre clame une joie assourdissante qui émerveille son public lecteur. Vous ajoutez à ces apprenants qui, à mon avis, avaient un besoin ardent de livres. L’on sait déjà que le système éducatif guinéen a pour souci majeur l’orientation des apprenants vers la lecture et l’apprentissage des connaissances scientifiques, livresques, techniques et technologiques dans un siècle où les médias fouettent la conscience des jeunes. Nous resterons ouverts à votre banque et à vos appels au nom de tous les bénéficiaires de cette précieuse bienfaisance. Et, merci du fond du cœur », a dit l’élève Makoly Kourouma.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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