Loi de Finances rectificative 2021 : communiqué du CNRD

24 octobre 2021 à 5 05 25 102510

Le comité National du Rassemblement pour le Développement CNRD a animé un point de presse avec le pôle financier hier, samedi 23 octobre 2021 sur la Loi de Finances Rectificative 2021. La rencontre a été présidée par le Colonel Amara Camara, ministre secrétaire général de la présidence de la République.

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Une boutique cambriolée à Télimélé : « ils ont emporté 45 millions de francs »

23 octobre 2021 à 22 10 04 100410
Elhadj Amadou Baïlo Bah

Des voleurs sévissent contre Elhadj Amadou Baïlo Bah, un commerçant basé à Télimélé. Dans la nuit du vendredi à ce samedi, 23 octobre 2021, ils ont cambriolé son magasin situé au quartier Kolly, dans la commune urbaine. Selon la victime, interrogée par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture, les voleurs ont emporté un montant de 45 000 000 de francs guinéens.

Elhadj Amadou Baïlo Bah

« C’est ce samedi matin que j’ai été informé par les riverains que la porte de mon magasin est ouverte. Aussitôt, je me suis rendu sur les lieux. J’ai constaté qu’ils ont endommagé les cinq cadenas ainsi que les serrures de la porte, l’ampoule qui servait à éclairer les lieux a aussi été cassée. Ils ont emporté 45 000 000 de francs guinéens, dont 13 000 000 de francs issus des contributions du projet de Loubha et la Contournante de Gabé. Mon téléphone de transfert de crédits qui contenait 480 000 francs guinéens n’a pas été épargné ainsi que des précieux documents tels que les contrats, les décisions, les chèques et le registre de contributions », a indiqué Elhadj Amadou Baïlo Bah.

Après son constat, la victime a fait une déclaration de vol au commissariat central de police de Télimélé. Elhadj Amadou Baïlo Bah en a profité pour exhorter les autorités à renforcer la sécurité dans la ville de Télimélé. « Nous sollicitons auprès des autorités, surtout celles chargées de la sécurité, de veiller à la quiétude dans la ville en menant des patrouilles nocturnes pour dénicher ces voleurs qui continuent de semer la désolation », a lancé ce commerçant.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél : 622525250

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Gestion des deniers publics : « on sera très regardant et il n’y aura aucun état d’âme », avertit le Colonel Amara Camara

23 octobre 2021 à 21 09 55 105510

Ce samedi, 23 octobre 2021, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) à travers le ministre Secrétaire générale à la présidence de la République et les membres du pouls économique et financier, a animé un point de presse, au Palais Mohamed V, sur la Loi de finances rectificative de l’année, a suivi Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Le Colonel Amara Camara était entouré du Gouverneur de la Banque centrale de Guinée, Dr Louncény Nabé, du Directeur national du Budget, Richard Kamano, du Secrétaire général du ministère du budget, Mamadouba Sylla, de la Secrétaire générale du département de l’économie et des finances, Emelie Bernadette Léno et de plusieurs hauts cadres de l’Etat.

C’est le gouverneur de la Banque centrale, Dr Louncény Nabé qui a ouvert le bal des intervenants en expliquant le constat fait par les nouvelles autorités du pays sur la Loi de finances rectificative de l’année. De cette analyse, il est ressorti un constat très peu reluisant, à en croire le patron de la BCRG.

Colonel Amara Camara, ministre Secrétaire générale à la présidence de la République

« Après analyse, il ressort une hausse globale des dépenses qui suscite des interrogations. Au regard de cette situation, le CNRD constate ce qui suit:  l’inexistence de mécanisme fiable de contrôle sur les dépenses effectivement réalisables; l’absence de support expliquant certaines hausses de dépenses dans les institutions et départements ministériels concernés; le manque de rigueur dans la répartition des dépenses publiques; l’insuffisance d’outils de planification des recettes mobilisables; l’insuffisance de mécanisme de contrôle de la mobilisation et de la sécurisation des recettes; la mauvaise répartition des dépenses budgétaires sans la prise en compte de l’orthodoxie financière », mais ce n’est pas tout.

A cela s’ajoutent des prévisions de dépenses pour des structures quasi inexistantes ou non actives à savoir la CENI, le Haut conseil des collectivités, la Haute Cour de Justice, a relevé Dr Louceny Nabé.

Soucieux de la bonne marche du pays, le CNRD a promulgué la loi de finances rectificative adoptée par l’ancienne Assemblée Nationale en vue de maintenir la légalité budgétaire, a ajouté le conférencier avant de mentionner l’exigence des nouvelles autorités au respect des dispositions de la Loi organique des finances.

 « Toutefois, le CNRD a exigé le respect scrupuleux des dispositions de la loi organique relative aux lois de finances notamment, en ses articles 25 et 28; les dépenses de personnels pour toutes les institutions républicaines et les départements ministériels qui sont renvoyés aux crédits correspondants et figurant dans la loi des finances initiale, exercice 2021; la soumission des demandes de décaissement à une analyse et validation; la production de rapports de l’ensemble des opérations effectuées de façon mensuelle; l’exécution de la loi des finances 2021 de façon intégrale dans son volet recettes ».

Prenant la parole à la suite des débats et répondant aux questions des journalistes portant sur les entretiens entre le CNRD et les responsables des régies financières de l’Etat (les DAF et les établissements publics à caractère industriel et commercial et ceux à caractère autonome), le Ministre Secrétaire général de la présidence de la République, Le Colonel Amara Camara s’est montré ferme. Avant de promettre que des enquêtes et de mesures appropriées sont en train d’être prises par rapport à ces justificatifs déposés par les différents DAF et responsables d’EPIC et EPA.

« Le rôle de l’État, c’est de planifier, d’ordonner et de contrôler. Dans le mécanisme de contrôle qui a été mis en place, il a été constaté que des décaissements ont été effectués à une proposition qui méritait des explications sur des cas particuliers. Les personnes qui étaient responsables de cela ont été rappelées pour des séances de travail. Il leur a été demandé d’apporter des justificatifs des dépenses qui ont été effectuées. À l’heure actuelle, nous disposons de ces justificatifs. Des enquêtes et des mesures appropriées sont en train d’être prises par rapport à ces justificatifs. Là-dessus, on tient à le dire et on est très formel et très catégorique, s’il s’avère que des sorties d’argent n’ont pas été dans l’intérêt public, nous prendrons toutes les mesures. Là-dessus, on sera très regardant et il n’y aura aucun état d’âme. Il est important aujourd’hui en Guinée, qu’on comprenne et accepte que nous devions plutôt servir le pays que de se servir du pays. Moraliser la gestion de la chose publique est la seule chose qui nous permettra de sortir du gouffre dans lequel nous sommes plongés depuis plusieurs années. C’est le combat que le président est prêt à mener », a promis ce haut responsable du Comité national du rassemblement pour le développement.

Selon le Directeur national du Budget, Richard Kamano, les dépenses ont été exécutées à la date du 15 octobre à hauteur de 70%, de même que les recettes. Ce technicien des questions budgétaire s’est toutefois, gardé de donner de chiffres, sans préciser duquel des deux budgets (LFI ou LFR), ce pourcentage est appliqué.

D’autres questions liées au comportement de certains militaires incontrôlés ont été abordées. Sans passer par deux chemins, le Ministre Secrétaire général de la présidence de la République est très clair là-dessus. Tout agent en uniforme qui se présente devant les populations pour demander quoi que ce soit au nom du CNRD, doit être arrêté et remis aux autorités. 

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Transparence des entreprises minières : plusieurs sociétés épinglées par un rapport d’Action Mines

23 octobre 2021 à 21 09 43 104310

L’ONG ‘’Action mines’’ a rendu public ce samedi, 23 octobre 2021, son rapport d’évaluation du niveau de transparence des entreprises minières en Guinée, en termes de publications de données. C’était en présence de nombreux journalistes, des médecins et des membres de la société civile. Dans ledit rapport, plusieurs sociétés minières ont été épinglées par l’ONG pour l’absence d’un site où elles doivent publier régulièrement leurs données, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la perspective de promouvoir la transparence et de susciter un débat public sur la gouvernance des industries extractives, l’ONG Action Mines Guinée, en partenariat avec OSIWA, a initié une évaluation sur la disponibilité et l’accessibilité des informations utiles à la société et à l’opinion publique.

Amadou Bah, Directeur exécutif d’Action Mines Guinée

Selon le Directeur exécutif d’Action Mines Guinée, Amadou Bah, il s’agit de « promouvoir la publication des données sur les sites internet des entreprises minières, conformément à la règlementation nationale et aux bonnes pratiques internationales de transparence. Et, l’évaluation a été faite en quatre composantes : les informations contextuelles, le contenu local, la responsabilité sociale des entreprises et la lutte contre la corruption », a-t-il dit.

A la lecture de ce rapport, il ressort que plusieurs entreprises minières évoluant sur le territoire guinéen se trouvent dans la zone rouge quant à la disponibilité de leurs données. Il s’agit notamment de la SMB, SAG, SMD, Chalco, CDM-Chine, Russal Friguia et Rusal CBK.

Prenant le cas de la société minière de Boké (SMB), elle sort avec un niveau de transparence faible (35%) avec 42 points sur 120 qui constituent le plafonnement. Elle n’a aucune donnée concernant le contenu local et aucune autre pour la lutte contre la corruption. Les autres entreprises comme la SAG, la SMD, Chalco, CDM-Chine, Rusal Friguia et Rusal CBK se retrouvent avec 0% sur l’ensemble des quatre critères d’évaluation.

Par contre les entreprises les plus performantes, mais avec un niveau moyen, ont été la CBG avec 67 points sur 120 (soit 56%), GAC avec 61 points sur 120 (soit 51%) et Bel-air Mining avec 56 points sur 120 (soit 47%).

Face à ces résultats, l’ONG Mines Guinée a formulé des recommandations à chacune des entreprises citées. Pour celles qui sont dans la zone rouge par exemple, il a été demandé de « créer leur site web d’informations dédié à leur projet pour faciliter l’accès à l’information sur leurs activités conformément aux bonnes pratiques et aux attentes légitimes des citoyens guinéens ».  

La rencontre a pris fin par une projection vidéo sur l’exploitation minières de la SMB, de la SAG de Siguiri et surtout sur la gestion des fonds (FODEL) alloués aux communautés impactées.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Fatou Badiar accuse Fabou Camara et Cie : « ils roulent dans des véhicules achetés par mon mari »

23 octobre 2021 à 20 08 50 105010

Comme annoncé précédemment, une délégation du CNRD a rencontré ce samedi, 23 octobre 2021, les victimes des violences d’Etat commises sur l’axe Hamdallaye-Kagbélen sous le régime du président Alpha Condé. La cérémonie, qui s’est tenue à la mosquée turque de Bambéto, a connu la présence notamment de Fatou Badiar Diallo, une dame qui a passé plusieurs années en prison, après avoir été condamnée dans le cadre de l’attaque du domicile privé du président Alpha Condé, en juillet 2011.

L’ancienne pensionnaire de la maison centrale de Conakry a mis l’occasion à profit pour s’exprimer sur les exactions qu’elle a subies ces dernières années. Elle a accusé certains hauts commis de l’Etat, dont le directeur central de la police judiciaire, le contrôleur général Aboubacar Fabou Camara, d’avoir profité de leur position pour lui enlever plusieurs biens mobiliers et immobiliers.

« Nos bourreaux sont devant nous jusqu’à présent. Moi par exemple, ceux qui ont pris mes biens sont là, ils roulent avec trois de mes véhicules. Les domaines que mon mari avait achetés, ils ont tout pris. Les véhicules, ils roulent devant moi. Les Fabou, ils roulent dans ces véhicules que mon mari a achetés. S’il y a la justice, on peut les récupérer », a-t-elle déclaré au micro des journalistes, dont un de Guineematin.

Fatou Badiar dit se réserver pour l’heure de citer d’autres noms, mais elle invite le colonel Mamadi Doumbouya d’écouter les victimes qui, selon elle, ont beaucoup de choses à lui dire. « À ma sortie de prison, je connais ce que j’ai vécu, on a failli me tuer encore. Ils ont envoyé des voitures piégées chez moi, ils m’ont donné comme cadeau. C’est Dieu qui m’a sauvée. Si le chef d’État m’écoute, je sais qu’il va m’écouter, j’ai à lui parler », a dit l’ancienne prisonnière.

Pour Mme Fatou Badiar Diallo, les actes posés jusque-là par le CNRD sont rassurants. Elle exhorte les nouvelles autorités guinéennes à continuer dans ce sens pour rendre justice aux victimes et réconcilier les Guinéens.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

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L’émissaire du CNRD aux familles des victimes à Bambéto : « il y aura la justice »

23 octobre 2021 à 18 06 51 105110

Comme annoncé précédemment, une délégation du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a conféré ce samedi, 23 octobre 2021, avec les familles des victimes des tueries survenues à Conakry pendant la décennie de gouvernance du régime Alpha Condé (le président renversé le 05 septembre dernier par l’armée : ndlr). Cette délégation, conduite par Mohamed Lion Bangoura, était venue demander pardon, au nom du président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, pour la répression aveugle dont les forces de l’ordre ont fait preuve lors des différentes manifestations socio-politiques et qui a couté la vie d’innocentes personnes à Conakry et à l’intérieur du pays. L’émissaire de Mamadi Doumbouya a aussi promis « qu’il y aura la justice » pour ces nombreux cas de morts, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est à la mosquée turque de Bambéto que Mohamed Lion Bangoura a rencontré les familles endeuillées ces dix dernières années par le régime Alpha Condé. Et, dans un discours décousu, l’émissaire du colonel Mamadi Doumbouya a livré un message centré sur le pardon, la justice et la réconciliation nationale.

Tout d’abord, Mohamed Lion Bangoura a laissé entendre que ce n’est pas une ethnie qui a été endeuillée, mais « c’est toute la Guinée » qui a perdu des fils « lors des différents affrontements entre la police et les populations sur l’Axe (l’autoroute Le Prince) ». Ensuite, il a déploré les tueries qui ont marqué le régime déchu, tout en promettant la justice aux victimes. Il a également appelé à prendre en compte le peuple avant la politique et des politiciens.

Mohamed Lion Bangoura, chef de la délégation du CNRD

« Tout-puissant Allah, pardonne tous les morts. Il y a les morts, mais il y a la justice. Il n’y a pas de pardon sans justice. Il y aura la justice. Ces personnes qui sont mortes n’ont pas souhaité partir maintenant. C’était des futurs cadres de ce pays, des présidents de la République, des grands ingénieurs… Mais, ils sont tous partis. Le chef de l’État, le Colonel Mamadi Doumbouya, pense bien que tout le peuple de Guinée, ensemble, nous devons nous unir et nous devons nous renforcer pour l’unité et la réconciliation nationale. Mais, aujourd’hui, nos mamans qui ont perdu leurs maris, des enfants qui ont eu des accidents douloureux comme ce petit qui a la jambe coupée, on me dit qu’il fait parti des meilleurs élèves de sa promotion ; mais, regardez comment il est aujourd’hui. Cela à cause des politiciens. C’est pourquoi il faut beaucoup se méfier de la politique et des politiciens. Le peuple avant les politiciens, le peuple avant la politique. Le bas peuple, c’est le vrai peuple. C’est ce bas peuple qui a eu des moments difficiles sur l’axe, sur l’autoroute, à Galakpaye. Aujourd’hui, nous sommes sur l’axe, nous sommes à Bambéto. Mais, je ne vais pas m’arrêter ici,  j’irai jusqu’à la dernière frontière de la Guinée s’il faut pour réconcilier le peuple, pour que les guinéens soient unis, qu’on se donne la main pour que nous soyons forts et prospères », a dit Mohamed Lion Bangoura.

Pour l’émissaire du colonel Mamadi Doumbouya à cette rencontre à Bambéto, c’est un leurre de penser qu’il n’y aura pas la justice. Car, tous ceux qui ont commis des horreurs vont répondre de leurs actes.

Mohamed Lion Bangoura, chef de la délégation du CNRD

« Nos mamans qui ont perdu leurs maris, qui ont perdu leurs enfants, qui ont perdu leurs neveux, leurs oncles au nom de la République, je viens au nom du chef de l’État, au nom du CNRD et de tout le peuple de Guinée vous demander pardon. Nous vous demandons pardon, parce qu’il y aura la justice. Ceux qui pensent qu’il n’y aura pas la justice se trompent. Notre boussole de justice sera orientée vers tous ceux qui ont commis les horreurs dans ce pays. Ils seront jugés un à un. Ce n’est pas parce que le CNRD est lent, mais ils sont en train de prendre les dispositions pour attraper un grand voleur très puissant, qui a beaucoup d’argent, qui est très influent, qui est avec les mafieux. Il faut connaître la Guinée pour les attraper. Il faut aller doucement avec eux. C’est pourquoi le chef de l’État, le Colonel Mamadi Doumbouya, par ma voix personnelle, vous demande pardon. Il demande pardon à tout le peuple de Guinée. Il vous demande pardon, parce que ce qui s’est passé a eu lieu devant tout le monde. On n’a pas d’autres moyens si ce n’est le pardon. Le pardon, la justice et la réconciliation nationale. Quand vous pardonnez, il y aura la justice. Quand il y a la justice, il y aura la réconciliation », a déclaré Mohamed Lion Bangoura.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Prestations de serment : les dessous de la méthode du Président-Colonel Mamadi Doumbouya

23 octobre 2021 à 17 05 21 102110
Mandian Sidibé, ancien DG de la radio Planète FM

Par Mandian Sidibé : Selon le dictionnaire français, le Serment est  « l’affirmation ou la promesse solennelle faite en invoquant un être ou un objet sacré, une valeur morale reconnue ». En un mot, le serment ramène à la parole d’honneur. Prêter serment ou jurer devant une autorité sur son honneur ou sur un Livre Saint (Coran ou Bible) n’est pas un fait nouveau dans le monde.

Avec son Excellence le Colonel Mamadi Doumbouya, Président de la Transition, Président de la République, Chef de l’État, la prestation de serment est une promesse de fidélité, d’engagement et de dévouement pour la Guinée exigée  des prochains bénéficiaires de décrets présidentiels. Le Colonel-Président n’a-t-il pas prôné haut et fort qu’il est temps de faire preuve d’amour pour la Guinée ?

À la différence de tous ses prédécesseurs au faîte de l’Etat Guinéen, le Président-Colonel Mamadi Doumbouya, avant la signature de tous décrets de nominations, échange préalablement avec les cadres à promouvoir, tout en leur demandant de prêter serment de ne servir que la Guinée et les Guinéens. 

De l’autre côté, toutes prochaines nominations à de hautes fonctions dans l’administration publique sera désormais subordonnée à la démission préalable des bénéficiaires de toutes leurs activités au sein de leurs entreprises et /ou sociétés fictives ou reconnues, pour ceux qui en disposent, histoire d’éviter tout conflit d’intérêts et autres tentatives de corruption. 

Une manière pour Son Excellence Monsieur le Président d’avoir la caution morale de toutes les personnes impliquées dans la gestion de la chose publique. « Le processus de prestations de serment est d’abord dissuasif, avant d’exposer l’auteur de sa violation à d’éventuelles sanctions divines », pour paraphraser le juriste Mamadi 3 Kaba.

En outre, force est de constater  qu’en ce qui concerne la nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement – Mohamed Béavogui – celles des quatre premiers membres du Gouvernement déjà connus et des responsables des hiérarchies militaire et douanière, la signature et la diffusion des décrets ont été bel et bien précédées de la prestation de serment des nouveaux promus devant Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef Suprême des armées. Mais, une kyrielle de ces premières prestations de serment n’ont guère fait l’objet de larges diffusions. 

Désormais, apprend-on de sources bien introduites à la Présidence, que la prestation de serment sera obligatoire pour les prochaines nominations par décret durant toute la Transition, déjà entamée avec assurance et dextérité. Qu’on se le tienne pour dit. 

Son Excellence le Colonel-Président Mamadi Doumbouya, à n’en pas douter, est un Homme incarnant sagesse et humilité, , franchise et sincérité, pragmatisme et fermeté, réalisme et probité morale. Donc aucune clameur publique ne saurait détourner l’Homme providentiel du 05 septembre 2021 des nobles objectifs consignés dans la Charte de la Transition.

L’énormissime chantier patriotique que s’est volontairement et résolument assigné le Messie national porte essentiellement sur le Rassemblement des Guinéens, la Refondation de la Nation Guinéenne,  la moralisation de la vie publique et l’ancrage des jalons d’une Démocratie vraie avant tout retour à l’ordre constitutionnel. N’en déplaise aux pourfendeurs, qui ne sont  guidés que par l’assouvissement de leurs intérêts égoïstes. 

Mandian SIDIBE 

Journaliste, Ancien Directeur Général de la radio « Planète FM « 

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Société Civile : un contre pouvoir ou un contre poids ?

23 octobre 2021 à 16 04 37 103710
Ibrahima SECK

Par Ibrahima SECK : La société civile est l’un des secteurs clés d’un État moderne. Les organisations de la société civile représentent des canaux à travers lesquels des actions collectives peuvent être entreprises. Loin d’être un contre pouvoir, la société civile se veut être un contre poids, un instrument de veille, une force de proposition, un creuset des savoirs et bonnes pratiques non inféodée à un gouvernement où à la politique. 

Les associations professionnelles, les syndicats, les organisations culturelles, religieuses, les médias indépendants, les institutions académiques et de recherche font partie de la société civile.

La crédibilité des organisations de la société civile dépend de ses membres.

Les acteurs de la société civile sont volontaires, indépendants et ne sont pas assujettis à un gouvernement ou à un parti politique. La violation de ce principe est un facteur de discrédit de toute organisation de la société civile.

Toutefois, les acteurs/activistes participent activement à la vie de la nation, leurs avis comptent sur l’ensemble des questions qui engagent le fonctionnement de l’Etat, la vie de la nation.

La compétence d’un acteur de la société civile peut être sollicitée par les décideurs pour jouer un rôle spécifique, celui perd la qualité de membre dès qu’il est inféodé à la politique et aux considérations partisanes.

Tant que ce citoyen parlera et jouera un rôle politique, il perd ses qualités de membre de la société civile. 

Aussi, voudrais-je noter qu’un acteur de la société civile qui arbore une tenue société civile la journée et une autre tenue de militant d’un parti politique la nuit constitue un danger pour l’unité de la nation, le développement économique et sociale du pays. 

La démission d’un tel membre des organisations de la société civile peut paraître aux yeux de l’opinion publique comme un acte de « salut et de salubrité publique ». 

Je le dis au nom de la bonne gouvernance qui signifie, « la création d’institutions crédibles qui fonctionnent bien et qui sont considérées comme légitimes par les citoyens qui leur confèrent le pouvoir de prise de décisions qui affectent leurs vies quotidiennes ».

Quel avenir pour la société civile guinéenne? 

Ibrahima SECK, sociologue, Consultant

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Plat scolaire gratuit en Guinée : Macka Bah fait de la lutte contre la famine en milieu scolaire sa priorité

23 octobre 2021 à 15 03 46 104610
Mamadou Macka Bah, ancien président de la GUICA

Ancien président de la GUICA (Guieans community of America) New York, New Jersey et Connecticut, Mamadou Macka Bah est un ressortissant guinéen vivant aux Etats Unis. Et, depuis quelques temps, il a fait de la lutte contre la faim en milieu scolaire son cheval de bataille. Actuellement, il se bat pour la mise en place de cantines scolaires dans toutes les écoles primaires de Guinée, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Avec le slogan : « plus jamais la famine scolaire en Guinée », Macka Bah rêve de voir tous les écoliers guinéens prendre gratuitement leur petit déjeuner avant les cours. Car, il estime qu’avec un ventre creux, il est extrêmement difficile pour un enfant de se concentrer des heures durant pour suivre et assimiler un cours.

« Je ne comprends pas qu’avec la disponibilité des pommes de terre de Timbi Madina (dans la préfecture de Pita), les grosses patates de Dounet (dans la préfecture de Mamou), les ignames de la Haute Guinée et les fruits et agrumes de Kindia nos écoliers restent en classe de 8 heures à 13 heures sans manger. C’est difficile d’étudier quand on a faim. Mes enfants à New York ont trois (3) plats par jour à l’école, du Lundi au Vendredi. Ils font de bons résultats scolaires. Car, la nourriture joue sur deux aspects sur l’enfant : l’aspect physique et  l’aspect mental. Alors, il est difficile d’espérer une éducation de qualité lorsqu’on ne tient pas compte du repas scolaire. Ce plat du matin donne de l’énergie à l’enfant de bien lire pour mieux affronter son examen. C’est  l’une des  réussites des élèves de l’occident », explique Macka Bah.

Pour ce jeune guinéen qui a eu la chance d’observer le système éducatif d’un pays comme les Etats Unis, le manger procure aux écoliers de la motivation, de l’assurance et de l’énergie pour suivre attentivement les cours. Et, il estime que « le plat scolaire gratuit va rehausser le niveau d’étude et créer de l’emploi en Guinée ». C’est pourquoi il interpelle les guinéens de la diaspora et tous ceux qui ont les moyens en Guinée de soutenir et accompagner cet ambitieux programme de ‘’Cantine scolaire’’ en parrainant au moins une école en nourriture.

« Beaucoup d’enfants, tant en zone urbaine qu’en zone rurale, abandonnent l’école à cause de la famine scolaire. Alors, donnons à manger à nos écoliers. Car, offrir des repas à ces enfants, c’est de leur donner de l’énergie pour mieux affronter les évaluations », assure Macka Bah.

Après avoir servi la communauté guinéenne aux États Unis, Mamadou Macka Bah est rentré au bercail pour contribuer à améliorer le système éducatif guinéen à travers la « distribution de plats gratuits ». Il a déjà fait, lors des examens de cette année, une petite expérience de ce programme qu’il ambitionne de développer et étendre à toutes les écoles primaires publiques (dans un premier temps) du pays. Durant trois jours (du 31 juillet au 02 août 2021), il a offert le petit déjeuner aux candidats à l’examen d’entrée en 7ème Année qui ont composé à l’école primaire de Condetta1 (dans la commune urbaine de Kindia) et à ceux de l’école primaire de Dounet (dans la préfecture de Mamou). Ce service gratuit avait touché 886 élèves candidats. Et, il a été élargi à la commission de surveillance et aux encadreurs de ces deux centres d’examen.

« J’apprécie cet acte humanitaire de monsieur Macka Bah et j’appelle aux autres ressortissants de suivre ces pas afin de pérenniser cette action en créant des cantines scolaires et en participant à la prise en charge des enseignants communautaires. Aussi, il faut offrir de l’eau potable aux élèves en réalisant des forages dans les écoles et construire des latrines dans les écoles qui n’en disposent pas », avait réagi Abdoulaye Barry, le délégué scolaire de l’enseignement élémentaire de Dounet.

A noter que Mamadou Macka Bah rêve de voir, d’ici 2025, toutes les écoles primaires de Guinée disposer de cantine scolaire gratuites.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Niantanina (Mandiana) : un vendeur d’or assassiné à Djélimala

23 octobre 2021 à 15 03 17 101710

Un vendeur d’or a été assassiné jeudi dernier, dans la sous-préfecture de Niantanima, à Mandiana. Des inconnus ont ouvert le feu sur Drissa Diakité, avant de disparaître avec son sac contenant de l’argent et sa moto, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Mandiana.

Âgé d’une trentaine d’années, Drissa Diakité évoluait dans le commerce de l’or. Il achète ce métal précieux avec les mineurs et le revend à d’autres. Dans la soirée du jeudi, 21 octobre 2021, le jeune homme a quitté le district Djélimala, son village, pour se rendre à Gbonko, un autre district de la sous-préfecture de Niantanina, dans le but d’acheter de l’or. Malheureusement, il n’arrivera pas à destination. Des inconnus ont ouvert le feu sur lui à l’aide d’un fusil de chasse, avant de s’emparer de son sac d’argent et de sa moto de marque Apache (une moto qui coûte plus de 20 millions de francs guinéens) pour disparaître.

Ce sont des passants qui sont venus trouver son corps sans vie, abandonné au bord de la route. Ils ont informé les autorités locales, dont le maire de Niantanina, Drissa Diakité. « C’est avec un cœur serré et triste que je vous annonce l’assassinat d’un orpailleur du nom de Drissa Diakité, marié et père de deux enfants. Je lance un cri d’alarme aux nouvelles autorités sur l’insécurité qui bat son plein à Niantanina, une zone minière par excellence. L’exploitation de l’or, qui est un atout pour le développement de notre commune rurale, devient une menace pour notre sécurité », a lancé le maire de Niantanina.

Après le constat des services de santé et de sécurité, le corps de Drissa Diakité a été rendu à sa famille, qui a procédé à son inhumation.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel. 00224 625 81 03 26 

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Christine Mamy, épouse de feu Roger Bamba, à la délégation du CNRD : « sans la justice, je ne peux pas pardonner »

23 octobre 2021 à 14 02 50 105010

Une délégation du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a conféré ce samedi, 23 octobre 2021, avec les familles des victimes des tueries survenues à Conakry lors des manifestations sociopolitiques des dix dernières années sous le régime Alpha Condé. La rencontre a eu lieu à la mosquée turque de Bambéto. Et, à l’occasion de cette réunion, Christine Mamy (l’épouse de feu Roger Bamba, militant de l’UFDG mort en détention à la maison centrale), a exprimé au CNRD son ardent désir de justice.

« Ce que j’ai à dire au président (Mamadi Doumbouya), avant de demander pardon, moi Christine, je demande d’abord la justice. Sans la justice, je ne peux pas pardonner. On veut le pardon, on peut pardonner, mais on veut la justice aussi. Pour le bonheur de la Guinée, on peut pardonner. Mais, il faut la justice d’abord », a martelé Christine Mamy.

Rappelons que Roger Bamba était un cadre de l’UFDG (le principal parti d’opposition au régime de l’ancien président Alpha Condé). Il a été arrêté le 06 septembre 2020 et emprisonné à la maison centrale de Conakry. Il est décédé en détention dans la nuit du mercredi au jeudi, 17 décembre 2020, à l’hôpital Ignace Deen où il a été admis quelques heures plus tôt pour des raisons médicales. Il n’a pas comparu devant un tribunal pour répondre des faits qui lui étaient reprochés. Son épouse avait dénoncé « un crime d’Etat ». Et, de son côté, le FNDC (une entité qui a farouchement combattu le 3ème mandat d’Alpha Condé) avait condamné un « énième assassinat de prisonniers politiques ».

Mohamed Guéasso Doré et Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Kaporo-rails : des femmes interpellent le colonel Mamadi Doumbouya sur un drame causé par Alpha Condé

23 octobre 2021 à 13 01 04 100410

Les victimes du déguerpissement effectué en 2019 à Kaporo-rails, Kipé 2 et Dimesse, à Conakry, font partie des Guinéens qui ont le plus applaudi la prise du pouvoir par le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Car, ce changement de régime a redonné de l’espoir à ces citoyens (dont les maisons ont été cassées et les terres spoliées sans aucune mesure d’accompagnement) dans leur bataille pour obtenir justice.

C’est dans ce cadre que les femmes concernées par ce déguerpissement ont adressé un message aux nouvelles autorités guinéennes, dans une déclaration publiée ce samedi, 23 octobre 2021. Elles ont demandé au colonel Mamadi Doumbouya et son équipe de faire arrêter les travaux en cours dans la zone déguerpie, de reconnaître les « crimes commis par Alpha Condé », de mettre en place un plan de restitution et de dédommagement des propriétaires et d’ouvrir des enquêtes sur cette tragédie afin de punir les coupables.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de leur déclaration :

Makia Touré, porte-parole des femmes victimes
  • Déclaration des femmes victimes de Kaporo-rails, Kipé 2 et Dimesse 2019

Demande d’arrêt des travaux d’IMAAG-HOLDING et de justice pour les familles victimes

En ce jour du 23 octobre 2021, pour la première fois depuis la casse de nos propriétés à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse nous, femmes victimes de cette injustice, venons exprimer à travers cette mobilisation notre cri de détresse.

Nous remercions Dieu pour l’avènement du CNRD qui promet la justice et l’espoir. 

Mais, ceux qui, usant de la violence d’Etat, nous ont dépossédés de nos biens naviguent toujours dans les hautes sphères de l’administration. Pire, ils se moquent de l’engagement des autorités décidées à faire la lumière sur la gouvernance passée. Ils sont décidés à vendre nos terres à des étrangers et d’autres Guinéens riches.

La société ivoirienne IMAAG-HOLDING travaille sur le terrain sans inquiétude. Elle exploite cette cour qui est derrière nous ainsi qu’une autre centrale à béton. Tous les jours, des camions et machines sont en mouvement.

Cela est inacceptable. C’est une moquerie à notre douleur. Nous demandons instamment aux autorités de mettre un terme à ces transactions, illégales et immorales.

Si nous voulons la reconstruction d’une Guinée viable, la vérité et la justice doivent nous guider. Les autorités militaires ont l’obligation morale et légale de remédier aux problèmes créés par Ibrahima Kourouma sur instruction de son maître Alpha Condé.

Le dossier Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse est simple. Il s’agit pour l’Etat de reconnaître les crimes commis par Alpha Condé, de mettre en place un plan de restitution et de dédommagement des propriétaires, et surtout d’ouvrir des enquêtes sur cette tragédie afin de punir les coupables. Ceci en conformité avec les textes légaux.

Les opérations de ventes illégales de nos terrains constituent une entreprise de fraude qui va enrichir des éléments de l’administration. Elles vont compliquer un dossier simple à régler.

Les femmes de Kaporo-rails, Kipé 2 et Dimesse saisissent l’occasion pour rappeler qu’elles et leurs familles ont été victimes de toutes sortes d’humiliation par le régime d’Alpha Condé. Outre les démolitions de nos propriétés, nous avons été brutalisées, insultées et jetées dans la rue comme des étrangères. 3 mille 641  enfants de Kaporo-rails ont été privés de leurs droits dont celui d’aller à l’école. Nos vies ont été détruites. Des familles vivent de façon précaire dans Conakry, Coyah ou Dubréka. Le plus souvent, certaines d’entre nous sont séparées de nos enfants et de nos maris faute de moyens. Nous avons survécu depuis plus de deux ans dans une Guinée où le plus fort écrasait le plus faible.

Des époux qui ont servi la République sont morts en laissant des centaines de veuves avec leurs enfants sans assistance. Le désespoir pousse certains de nos enfants à s’exiler en bravant l’océan. On a enregistré plusieurs décès dans la Mer Méditerranée.

Nous venons interpeller publiquement le Président Mamadi Doumbouya, et lui signifier que nul n’a le droit d’être traité comme nous l’avons été.  Nous voudrions pour terminer rappeler que les victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse ont déposé un mémorandum au CNRD et ont sollicité une audience avec le Chef de l’Etat. Nous restons toujours dans l’attente d’une rencontre qui permettra au Président Doumbouya de mieux comprendre les injustices dont nous avons été l’objet.

Nous espérons que ce mémorandum facilitera les démarches pour la réparation des injustices de Kaporo-Rails. 

Je vous remercie !

Conakry, le 23 octobre 2021

Les femmes du Collectif

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« Meurtre » de Sory Binta à Doghol Touma (Pita) : le parquet général réclame 10 ans de prison contre l’accusé

23 octobre 2021 à 12 12 24 102410

Le procès d’Abdoulaye Diallo, un jeune homme accusé d’avoir tué Sory Binta Diallo, la jeune fille qu’il voulait épouser, s’est poursuivi ce vendredi, 23 octobre 2021, à la Cour d’appel Conakry. L’avocat général a requis 10 ans de réclusion criminelle contre l’accusé, tandis que les conseils du jeune ont sollicité son acquittement, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Les faits pour lesquels Abdoulaye Diallo est jugé se sont produits il y a un peu plus de dix ans, dans la sous-préfecture de Doghol Touma, à Pita. Il est accusé d’avoir mortellement poignardé Sory Binta Diallo, une jeune fille qu’il avait tenté d’épouser, sans succès. Les parents de la fille s’étaient opposés au mariage, disant avoir appris que les deux entretenaient déjà une relation amoureuse. Le 26 mars 2011, la jeune fille est sortie de sa chambre dans un état critique. Elle avait une grave blessure, causée par un couteau, au ventre. Elle est décédée peu de temps après à l’hôpital. Abdoulaye Diallo a été aussitôt mis aux arrêts et placé en détention.

En 2016, il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour meurtre par la cour d’assises de Labé, en audiences foraines. Ses avocats ont protesté, sans succès, contre cette décision devant la Cour d’appel de Conakry. Ils ont finalement saisi la Cour suprême, qui a cassé la décision condamnant Abdoulaye Diallo, invoquant le fait que le présumé auteur n’était pas poursuivi pour meurtre, mais plutôt pour des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans en avoir l’intention. La plus haute institution judiciaire du pays a renvoyé le dossier devant la Cour d’appel de Conakry pour un nouveau jugement.

A l’ouverture de ce procès, 30 juillet 2021, l’accusé avait plaidé non coupable. Abdoulaye Diallo avait laissé entendre que la victime s’est suicidée, en se donnant un coup de couteau dans l’abdomen. « Le 26 mars 2011, elle est venue chez moi, à 11 heures. Je l’ai reçue dans ma chambre. Après, sa sœur est venue frapper à la porte, j’ai refusé d’ouvrir parce qu’elle (Sory Binta) m’a dit de ne pas ouvrir. Ensuite, sa mère aussi est venue frapper à la porte. Finalement, j’ai ouvert la porte. Elle m’a demandé si Sory Binta était dedans, j’ai dit oui.

C’est ainsi que Sory Binta est sortie de la chambre avec un couteau. Elle m’a trouvé arrêté à la porte, elle m’a poignardé au ventre. Elle a continué avec le couteau jusqu’au niveau du forage qui est à quelques mètres de chez moi, elle s’est aussi poignardée. On l’a emmenée à l’hôpital, mais elle a succombé à ses blessures trois jours après. Donc, c’est elle qui s’est poignardée et elle m’a poignardé devant sa mère », a assuré le jeune homme.

Mais, cette version n’a pas convaincu l’avocat général. Dans ses réquisitions présentées lors de l’audience de ce vendredi 22 octobre, Dian Bora Diallo a soutenu que l’accusé a raconté des contre-vérités qui ne se reposent sur aucune logique. « Il a donné volontairement la mort à cette victime, parce qu’on a refusé de la lui donner en mariage. Sa version ne repose sur aucune logique. Même la mère de la victime a dit, que lorsque sa fille sortait de la chambre, elle était ensanglantée et elle a dit : Abdoulaye m’a poignardée (…). Cet accusé a commis un crime. Mais, ce crime doit être rangé dans les crimes passionnels », a dit le représentant du parquet général, tout en demandant à la Cour de condamner l’accusé à la réclusion criminelle à temps de 10 ans pour homicide involontaire.

De son côté, la défense, par la voix de maître David Béavogui, a sollicité l’acquittement de l’accusé pour crime non imputable. « L’accusé lui-même a été victime d’un coup à l’abdomen et les séquelles sont toujours là. Personne parmi nous n’était présent, il n’y a aucune preuve, aucun indice, aucun témoin. Il y a des doutes dans cette procédure et le doute profite à l’accusé. Donc, nous vous demandons de renvoyer Abdoulaye Diallo des fins de la poursuite pour non imputabilité du crime à lui reproché », a plaidé l’avocat de la défense.

La Cour a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 12 novembre prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com 

Tel : 620 589 527/664 413 227

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Situation tendue à la mairie de Ratoma : 26 conseillers demandent des comptes au maire, Issa Soumah

23 octobre 2021 à 10 10 58 105810
Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma

Les relations sont tendues actuellement entre les élus de la commune de Ratoma. Le maire, Issa Soumah, et certains de ses proches, sont accusés par plusieurs autres conseillers de « gestion opaque » du programme de l’AFICCON et du projet d’aménagement et de vente de parcelles dans certains quartiers de la commune, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après le problème lié au « non-respect » du calendrier de la session budgétaire de la mairie, un autre bras de fer est engagé entre le chef de l’exécutif communal de Ratoma et plusieurs de ses collaborateurs. 26 conseillers communaux sur les 45 que compte la mairie ont écrit une lettre au maire pour réclamer des clarifications sur la gestion de plusieurs dossiers, dont celui de l’AFFICON (l’Agence de financement des communes de Conakry) et du projet d’aménagement et de vente de parcelles à Kobaya, Yattaya-Fossidet et Sonfonia, entre autres. Ils sollicitent une rencontre avec Issa Soumah pour tirer au clair tous ces problèmes.

« Il y a une opacité dans la gestion de la mairie de Ratoma par monsieur le maire, en complicité du 1er vice maire, Alpha Oumar Sacko et Cellou Kansala Diallo, président de la commission assainissement et développement durable. D’abord, il y a eu un PAI (Projet d’Investissement annuel) qu’on a préparé lors d’une de nos sessions. Le budget était de 69 milliards. Maintenant, avec l’Agence AFICCON, on a pu obtenir des projets. Mais, le maire a toujours évolué dans l’opacité. Il ne communique pas et n’informe personne. Depuis le mois de janvier, il a décidé de mettre en place une commission de passation de marchés. Seulement le premier vice maire, Sacko, et Cellou Kansala Diallo, ont été informés de ça.

Nous autres, avons été informés un jour que le budget de l’AFICCON est disponible. Et un lundi, on vient à la mairie trouver des appels d’offres affichés. Tout le monde s’est posé des questions, y compris les autres vices maires. Du coup, l’exécutif s’est retrouvé et a décidé de rencontrer le maire. Une réunion d’urgence a été ténue. A l’issue de cette réunion, il s’est avéré que le maire n’a pas été transparent. Il était obligé de présenter des excuses et il fallait dissoudre la commission qu’il a mise en place. Les vices maires ont exigé que cela soit repris et que tous les conseillers soient représentés dans les commissions.

Le premier vice maire, Sacko, a dit qu’ils voulaient travailler de façon confidentielle entre eux pour qu’ils puissent bénéficier des retombées, tout en exécutant les travaux demandés. Les autres vices maires ont répondu que cela serait une trahison. C’est ainsi que nous avons tenu une réunion de sensibilisation où il y a eu au moins 29 conseillers présents sur les 45. C’était le 19 octobre dernier, et nous avons décidé de saisir le maire pour des explications. Parce qu’on ne connaît même pas le montant qui est alloué à la commune par l’AFICCON. A certains, le maire dit que c’est 8 milliards. A d’autres, il parle de 22 milliards. Et le vice maire, Sacko, parle de 25 milliards. Il n’y a aucune cohérence dans ce qu’ils nous disent et cela entraîne le doute », explique un conseiller communal sous couvert d’anonymat.

Pour ce qui est de l’aménagement et la vente de parcelles dans les quartiers Kobaya, Yattaya-Fossidet et Sonfonia, notre source révèle qu’il y a un flou artistique là-dessus. « On ne peut pas aménager un domaine de plus d’une centaine d’hectares sans que la commune ne bénéficie de certaines parcelles pour réaliser certains projets d’intérêt collectif.  Et, le lot qui a été octroyé à la commune a été géré de façon égoïste et confuse par le maire. Certains vices maires et conseillers très proches en ont bénéficié, parce qu’ils évoluent par clanisme. Même des personnes qui ne sont ni conseillers, ni techniciens de la commune ont bénéficié de ces parcelles », ajoute notre source.

Joint au téléphone, le maire de Ratoma, Issa Soumah, a balayé d’un revers de la main toutes ces accusations. « Dans la charte des communes, il n’est écrit nulle part que les conseillers doivent être impliqués dans les commissions de travail pour ce qui est des fonds de l’AFICCON. En ce qui concerne les parcelles, ils n’ont qu’à aller demander aux chefs des quartiers. On a donné des terrains aux chefs coutumiers et aux chinois. Renseignez-vous, si la mairie a eu, je vous donne ma tête à couper », a laissé entendre le chef de l’exécutif communal.  

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineemtin.com

Tél : 622 68 00 41

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Où sont passés les 17 milliards du Grand Hôtel de l’indépendance (Novotel) ? « Je n’ai pas d’appartement à Paris », jure Kapi Camara

23 octobre 2021 à 10 10 52 105210
Ibrahima Kapi Camara, Directeur général de l’OGP

Écrire que la Guinée était mal gérée et que ses biens étaient utilisés par des clans qui nageaient dans l’opulence alors que la population est toujours écrasée par la misère, est un secret de polichinelle. C’était connu de tous ; mais, personne, ni aucune institution n’en faisait son problème. Mêmes les dénonciations de la presse étaient perçues comme de simples ragots et la justice s’est toujours montrée sourde, surtout que les mis en cause avaient des entrées au Palais Sékoutoureya.

Mais, depuis l’arrivée du CNRD du Colonel Mamadi Doumbouya et de son équipe à la tête de la Guinée, avec la promesse de faire de la justice la boussole pour les citoyens, les Guinéens commencent à rêver d’une nouvelle nation où les richesses pourraient servir au développement du pays et non à l’enrichissement personnel de quelques cadres véreux, décidés à retourner la veste au gré du vent pour peu que leurs intérêts personnels puissent être sauvegardés.

Ces derniers temps, les histoires de détournements des deniers publics enflent en Guinée et alimentent la quasi totalité des discussions dans les bureaux, les cafés… même dans les mosquées ! Aujourd’hui, beaucoup de nos compatriotes accordent assez de crédit à la détermination des nouvelles autorités à traquer les faussaires de la République. Ce qui délie les langues même de ceux qui avaient complètement désespéré…

Parmi les innombrables confidences faites ces derniers temps aux journalistes de Guineematin.com, il y a cette affaire de 17 milliards de francs guinéens qui auraient été détournés par Ibrahima Kapi Camara, quand il était Directeur général du Grand Hôtel de l’indépendance (ex Novotel GHI Conakry), réputé très proche du président déchu, Alpha Condé. Un montant qui serait lié aux factures cumulées de l’Etat finalement réglées. On raconte qu’après avoir encaissé ces milliards, Kapi aurait acheté un appartement en France, avant de faire de grandes réalisations dans son Fandjé natal (à Forécariah), sans parler de Conakry.

Au moment où les rumeurs commençaient à courir sur cette affaire, au lieu d’être soumis à des enquêtes, l’homme a été bombardé au poste de Directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP) qu’il occupe depuis lors et sans le moindre risque d’être même auditionné…

Joint au téléphone dans la soirée d’hier, vendredi 22 octobre 2021, par un journaliste de Guineematin.com, Ibrahima Kapi Camara a botté en touche, expliquant que le président Alpha Condé a accepté de solder des factures du CNDD du capitaine Moussa Dadis Camara…

« La dette de l’Etat vis-à-vis de l’hôtel, c’était de 19 milliards. Et, c’était le gâchis du CNDD, à travers le séjour des autorités du CNDD à l’hôtel. Le DAF, Saliou Kobélé, et moi avons fait des démarches auprès du ministère du Budget pour régler cette facture. Après les rapprochements, nous sommes arrivés à un montant de 17 milliards 200 ou 17 milliards 300 millions de francs guinéens. Et, c’est Alpha Condé qui intervenait à chaque fois pour qu’on nous paye. Le montant a été payé en tranche, de 7 ou 8 tranches. Et, le règlement était fait directement à la Banque Islamique. C’est cette somme qui nous a permis de payer les travailleurs. La Banque islamique ne connaît même pas mon compte bancaire. Et, je n’ai pas mon compte bancaire dans cette banque. Il n’y a aucune vérité sur cela », a juré l’ancien patron du Grand Hôtel de l’indépendance.

Ibrahima Kapi Camara a également tenu à parler de l’implication personnelle du Président Alpha Condé pour la fourniture continue d’électricité au Grand Hôtel de l’indépendance (GHI Novotel). « Nous n’avions pas de client à l’hôtel, et on avait des groupes électrogènes qu’on ne pouvait pas carburer. Il fallait donc payer les factures d’EDG. On a payé plus de dix milliards à EDG. Un jour, je suis venu voir le Président pour lui dire qu’on n’a pas de client et j’ai 150 travailleurs, tous des pères de famille. L’hôtel ne peut pas fonctionner sans électricité. Et, je suis parti voir le Président Alpha Condé qui a réglé le problème », a-t-il rappelé.

Pour les biens qui lui sont attribués l’actuel Directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP) a balayé également d’un revers de la main toutes les accusations, sauf dans son village où il parle de rénovation faite avec les autres membres de sa famille…

« Je n’ai aucun appartement à Paris ! Pour les constructions à Fandjé, c’est une résidence familiale qu’on a rénovée ensemble. On a commencé la rénovation il y a des années. Mon père a 16 enfants dont 10 chez ma maman. Cela n’a rien à voir avec mes fonctions », s’est défendu l’ancien patron du Grand Hôtel de l’indépendance (ex Novotel GHI Conakry).

À suivre !

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45 

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Désignation des membres du CNT : les défenseurs des droits de l’homme à couteaux tirés

23 octobre 2021 à 10 10 50 105010
Me Hamidou Barry, avocat

C’est toujours un embrouillamini entre les organisations de défense des droits de l’homme, autour de la désignation de leurs représentants au sein du conseil national de transition (CNT). En dépit des tractations, ces ONG peinent encore à s’accorder sur les deux personnes qui vont siéger en leur nom au sein de cet organe législatif de la transition. Et, la rencontre qu’elles ont eu à Hamdallaye hier, vendredi 23 octobre 2021, n’a fait qu’approfondir leur désaccord et confirmer leur division sur la question. Ces acteurs se sont quittés en queue de poisson avec des dénonciations de « trahison » par endroit.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, la réunion d’hier au siège du MDT (Même Droit pour Tous) entre les représentants des ONG de défense des droits humains avait pour but d’entériner le choix des deux personnes qui iront à leur compte au CNT. Malheureusement, au terme de trois (3) heures de concertations, ces acteurs n’ont pas trouvé un terrain d’entente. Me Hamidou Barry, membre du bureau de l’OGDH, est sorti furieux de la salle de réunion. « C’est une trahison », a-t-il lancé devant les journalistes qui attendaient à la porte.

Apparemment, cet avocat avait déjà été choisi ; et, il faisait partie de la liste qui devait être confirmée à cette rencontre. Malheureusement, son nom a été rayé à la dernière minute au profit d’une certaine Asmaou. Une chose qui l’a mis dans tous ses états. « C’est de la trahison, c’est de la trahison ! Ne m’appelez pas, on n’a plus rien à se dire. J’ai vu votre trahison, vous n’avez rien à me dire », a-t-il hurlé de colère sur un jeune qui voulait le calmer et le convaincre de retourner dans la salle de réunion.

Finalement, ces défenseurs des droits de l’homme se sont quittés en queue de poisson. Mais, une nouvelle rencontre a été programmée pour ce samedi pour tenter de concilier les positions afin de trouver une solution concertée et consensuelle sur cette question.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel : 669681561

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Prestation de serment des Gouverneurs devant le président : un signal fort de loyauté et de probité du CNRD

23 octobre 2021 à 10 10 45 104510

Par Mandian Sidibé : DES ENNEMIS DU PEUPLE S’AGITENT POUR RIEN….

Dans le cadre de la mise en route, sans délai, de son ambitieux programme de normalisation et de moralisation efficaces, efficientes et pérennes de l’administration publique, notamment dans les structures déconcentrées et décentralisées de l’Etat Guinéen, les gouverneurs de régions furent, le vendredi 22 octobre 2021, introduits auprès de Son Excellence Monsieur le Président de la République, par le dynamique et expérimenté Secrétaire Général du Ministère de l’Admnistration du Territoire et de la Décentralisation, Monsieur Yamori Condé. 

L’un des enjeux majeurs de cette rencontre d’envergure  était d’imprégner les représentants du Président de la République au faîte des régions administratives du pays de la nécessité de respecter et de faire respecter, scrupuleusement, le contenu de la Charte de la Transition, mais aussi et surtout de traduire dans les faits l’esprit de  l’engagement pris par Son Excellence Monsieur le Président de la République de servir exclusivement, durant la Transition, le Peuple martyr de Guinée et la Nation Guinéenne. 

C’est justement pour lier l’acte à la parole, quant à la restauration programmée de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, via l’exemplarité des commis de l’Etat, que l’enfant prodige de la ville bénite de Karamo Sékouba Chérif Haidara, le Colonel Mamadi Doumbouya en l’occurrence, a initié, si heureusement, la prestation de serment des administrateurs territoriaux que sont les Gouverneurs de régions. 

Quoi de plus normal et logique, lorsqu’on se remémore furtivement les abus d’autorité et autres actes indélicats dont se sont toujours rendus coupables les administrateurs guinéens, au grand dam bien entendu du citoyen lambda! Comme le sabotage est devenu viscéral et un exercice corsé chez certains Guinéens, pour le moins atteints de cécité et de surdité intellectuelles, la toile commence à être inondée de réactions interrogeant sur la nécessité et la valeur juridique de la prestation de serment des gouverneurs de régions. 

Là-dessus, faut-il marteler que les gouvernorats, référence faite au découpage administratif guinéen, correspondent à ce qui est désigné ailleurs par le vocable « Gouvernements Fédéraux « . Le gouvernement central est piloté par le Président de la République. Les gouvernements territoriaux sont placés sous l’autorité directe des gouverneurs de régions. Il est donc de bon aloi que la prestation de serment du Président de la République soit suivie de celle des Présidents des gouvernements territoriaux, puisque chaque gouverneur bénéficie d’une délégation du pouvoir du Président de la République dans l’exercice de ses fonctions régaliennes au niveau de sa sphère d’autorité. 

Les actes, bons ou mauvais, surtout ceux qui sont taxés d’insensés, posés par les gouverneurs de régions, rejallissent toujours sur celui dont ils se targuent d’incarner la représentativité, qui n’est autre que le Président de la République, Son Excellence Colonel Mamadi Doumbouya. Alors, pourquoi apostropher la prestation de serment des gouverneurs, alors qu’ils constituent la boussole de la gouvernance locale ? 

Heureusement que le Colonel-Président ne prête même pas attention aux actes et propos dilatoires, concentré qu’il est sur la nécessité urgente de procéder à la refondation de la Nation Guinéenne. 

Mandian SIDIBE 

Journaliste, Ancien Directeur Général de la radio « Planète FM »

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Suicide de Souleymane Diallo : le maire de Ratoma dénoncé par Bakary Keita

23 octobre 2021 à 9 09 26 102610
Mohamed Bakary Keita et le défunt Souleymane Diallo

« Sans nul doute, vos actions néfastes sont pour quelque chose dans le suicide de Souleymane. Quelles que fussent les raisons pour lesquelles il s’est donné la mort, le Maire que vous êtes aurait dû se rendre dans sa famille pour lui exprimer votre compassion. Il fut votre collaborateur, un de vos grands soutiens, un membre de votre parti politique, un citoyen de votre commune. En vous refusant  toute présence dans sa famille pour y présenter vos condoléances , vous montrez le mépris que vous n’avez cessé d’avoir à son égard.  Ce ne serait pas trop si je vous dis que vous méprisez la jeunesse de l’UFDG et celle de la commune que vous dirigez… », a notamment écrit Bakary Diakité, président de la jeunesse de l’UFDG.

Dans une lettre ouverte qu’il signe, « en tant que citoyen », le président du Conseil national de la jeunesse de l’UFDG met en relation les difficiles relations entre le maire de Ratoma et Souleymane Diallo, administrateur du marché Taouyah, qui s’est suicidé dans la matinée d’hier, vendredi 22 octobre 2021, chez lui à Koloma.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose cette lettre ouverte :

Lettre ouverte à Monsieur Issa Soumah, Maire de la commune de Ratoma 

Si j’ai pris le soin de vous adresser cette lettre ouverte, c’est que je le fais en tant que citoyen guinéen. Je ne m’adresse pas à vous en qualité de secrétaire national de la jeunesse de l’UFDG ; au sein du parti, il existe des canaux de communication. Comme je ne parle d’un sujet afférent au parti, alors je vous interpelle. Je pourrais faire allusion à ce que nous avons en commun, le parti et ses valeurs, mais ces évocations ne servent qu’à vous rappeler ce que vous savez du sujet que j’aborde et  que vous pourriez avoir sur votre conscience.  

Monsieur le Maire, un de vos collaborateurs, Monsieur Souleymane Diallo, nommé par vous-même comme administrateur du marché de Taouyah s’est donné la mort par pendaison. Il était membre du parti , le même que vous : l’UFDG. Il fut un des membres du comité de soutien à votre élection à l’exécutif communal de Ratoma. Il était chargé de cours dans les universités privées. Il était d’un engagement sans faille quand il s’agissait de défendre les valeurs du parti. Alors, il ne se demandait pas s’il y avait à gagner pour son compte dès lors  que les  intérêts du parti étaient en jeu.  Il était l’un des huit jeunes du parti qui avaient été arrêtés devant le Ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation alors qu’ils protestaient contre l’annulation de la victoire de M. Kalemodou Yansané à l’exécutif communal de Matoto par M. Bourema Condé. Alors que 500 jeunes du parti avaient été annoncés à cette manifestation pacifique, seulement 39 avaient répondu à l’appel. Souleymane Diallo était  dans les premières lignes. Il y fut arrêté avec moi et mis en prison de nombreuses semaines. 

Monsieur le Maire, après que vous l’avez nommé administrateur du marché de Taouyah, vous l’avez dépouillé de toutes ses prérogatives au profit de vos amis. Il était réduit à néant et vivait un grand désespoir qu’il a tu et qui s’est exprimé par le drame affreux qui en a résulté. 

Monsieur le Maire, derrière le suicide, se cache un message, celui de la préférence de la mort souvent violente et imminente à sa condition. Quel triste message ! Les raisons d’un tel choix doivent être identifiés, compris pour qu’il ne se perpétue pas . Le suicide n’est pas un acte anodin.

Monsieur le Maire, un collaborateur dont les prérogatives ne valent rien que le titre, qui n’a pas accès à celui qui le nomme, qui n’est pas écouté par ses collaborateurs, qui se sent méprisé et inutile vit un calvaire qu’il finit par gravir.

Sans nul doute, vos actions néfastes sont pour quelque chose dans le suicide de Souleymane.  Quelles que fussent les raisons pour lesquelles  il s’est donné la mort, le Maire que vous êtes aurait dû se rendre dans sa famille pour lui exprimer votre compassion. Il fut votre collaborateur, un de vos  grands soutiens, un membre de votre parti politique, un citoyen de votre commune. En vous refusant  toute présence dans sa famille pour y présenter vos condoléances , vous montrez le mépris que vous n’avez cessé d’avoir à son égard.  Ce ne serait pas trop si je vous dis que vous méprisez la jeunesse de l’UFDG et celle de la commune que vous dirigez. Nul  besoin de vous rappeler que Souleymane Diallo était aussi un membre actif du CNJ-UFDG, du bureau fédéral de Ratoma 1 et un citoyen respecté de Ratoma pour son éducation. Au-delà de sa personne, il faudra admettre que vous méprisez les jeunes et êtes indifférent à ce qui les touche et insensible à l’épreuve qui frappe vos collaborateurs. Votre acte est inhumain et montre que vous n’êtes pas attentif aux cris de coeur de ceux placés sous votre administration. 

Monsieur le Maire , comment avez-vous pu ne pas être affecté par ce drame ? Comment avez-vous pu être insensible à la mort tragique de Souleymane que vous connaissez bien et qui vous a toujours renouvelé son soutien ? 

J’espère que l’UFDG en tirera toutes les conséquences. Il est évident qu’il existe un fossé entre vous et les citoyens de votre commune . Pour la prochaine élection communale , il serait souhaitable de ne plus préférer Monsieur Issa Soumah aux jeunes du parti de Ratoma dont les compétences, valeurs humaines sont indéniables et surpassent celles du présent Maire. Comme il est méprisant vis-à-vis de la jeunesse du parti, insensible à ses peines, alors nous lui rendrons la pièce de sa monnaie.

Si je me suis résolu à rédiger cette lettre ouverte, c’est que je veux rester fidèle aux valeurs pour la défense desquelles je me suis engagé en politique. Si j’ai choisi de m’engager auprès du Président Cellou Dalein Diallo et que je me bats pour qu’il soit Président de la Guinée , c’est que j’ai la ferme conviction qu’il sera le Président de la réconciliation nationale,  du décollage  économique de notre pays , de la justice et surtout de la défense humaine. J’ai toujours trouvé en lui un homme plein d’humanité et de compassion envers tous, même ceux qui le combattent injustement. Quand un de ceux à qui il a placé sa confiance et que nous avons défendu la candidature manque d’humanité envers un des jeunes du parti , un de ses collaborateurs, membre de la structure juvénile du parti, alors  un sentiment d’indignation m’envahit. C’est celui-là que j’ai bien voulu exprimer dans cette lettre ouverte  qui est une invite à la compassion, à la gratitude et aussi à l’humanité autant de valeurs qu’enseignent le Président Cellou Dalein Diallo.

Mohamed Bakary Keita 

Citoyen et ami de notre regretté Souleymane Diallo

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Menace de grève à la RTG : les travailleurs dénoncent la gestion de Sékouba Savané

22 octobre 2021 à 21 09 18 101810

Dans un mémorandum signé des deux sections syndicales de la RTG (à savoir la CNTG/RTG et la COSATRG/RTG), les travailleurs de la radiodiffusion télévision guinéenne (de la chaîne de Boulbinet et de Koloma) menacent de déclencher une grève générale et illimitée à compter du 25 octobre 2021, si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Dans un document parvenu à Guineematin.com ce vendredi, Saa Martin Fancinadounou et Oumar Barry (pour la CNTG/RTG) et Manga Fodé Touré et Daouda Bah (de la COSATRG/RTG) n’ont pas été tendre avec la Direction générale de la RTG.

Tout d’abord, ils dénoncent les difficiles conditions de vie et de travail dans lesquelles évoluent les journalistes, caméramans, techniciens et les chauffeurs du média d’Etat guinéen. Tout ou presque y manque. Pas de véhicules de reportage, pas de minibus de transport du personnel, pas d’équipements adéquats, pas d’appareils de traitement et de diffusion, pas de couverture du territoire national… les pylônes existants ne sont pas opérationnels…

Sékouba Savané, Directeur général de la RTG

Et, ce n’est pas tout ! La gestion de Sékouba Savané est sérieusement critiquée par ses collègues qui l’accusent d’ethnocentrisme, de clanisme, de divisionnisme, de discrimination et de gestion opaque et sectaire. A ce titre, ils dénoncent la suspension verbale de plusieurs journalistes.

Pour éviter ce débrayage qui pourrait faire mal à l’image du pays, les syndicalistes exigent entre autres, la fin de la suspension des journalistes injustement sanctionnés par le directeur général, le recrutement à la fonction publique des nombreux stagiaires, chassés de la RTG par Sékouba Savané, la remise en marche des équipements de la RTG, le remplacement de ceux qui sont vieillissants, le renouvellement du parc automobile et l’achat de minibus pour transporter le personnel qui souffre de manque de moyen de transport.

A rappeler que la RTG bénéficie régulièrement de soutien financier de la part de l’Etat (voir la LFI 2021 sur le budget du ministère de l’Information et de la Communication) et dispose d’une régie publicitaire dynamique. Mais, le commun des Guinéens se demande où va l’argent et tous les fonds qui entrent sont gérés par qui et comment ? Des questions que les nouvelles autorités pourraient aider à éclaircir pour éviter cette grève dans ce média d’Etat.

À suivre !

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Linsan (Kindia) : une femme de 90 ans succombe après avoir été battue par la maitresse d’un officier militaire

22 octobre 2021 à 20 08 36 103610
Feue Thierno Amy Sylla

Les faits se sont produits hier (jeudi) ; mais, c’est ce vendredi, 22 octobre 2021, que la vieille Thierno Amy Sylla a rendu l’âme au Centre de santé de Linsan où elle avait été admise. Elle a été battue par Aïcha Yombouno, la compagne d’un officier militaire, qui l’accuse d’héberger les autres maitresses de son homme.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est une crise de jalousie d’Aïcha Yombouna qui a viré au drame. La vieille Thierno Amy Sylla et le Commandant de la zone militaire de Linsan, Moussa Camara, habitent le même bâtiment. Et, depuis quelques temps, l’homonyme de Therno Amy et son mari sont en séjour à Linsan. Ce denier est malade (ses pieds sont enflés) ; et, ils sont venus chercher un traitement. Mais, ils occupaient le même bâtiment que la vieille et l’officier militaire. Malheureusement, la compagne du commandant Moussa Camara a eu le ressentiment que son compagnon et l’homonyme de la vieille entretiennent une relation amoureuse. Mais, elle n’a touché un mot à personne.

Ainsi, ce jeudi, l’homonyme de Thierno Amy et son mari ont décidé de rentrer à Conakry. Alors, ils sont allés dire au revoir à l’officier militaire (donc à leur cohabitant). Mais, juste après leur départ, Aïcha Yombouno est venue se jeter sur la vieille Thierno Amy Sylla, tout en l’accusant d’héberger des femmes pour le commandant Moussa Camara (son compagnon).

« Commandant Moussa Camara et sa compagne, Aïcha Yombouno habitent le même bâtiment que l’homonyme de ma mère et son mari. Mais, le militaire et sa compagne sont en location. Ils partagent le même salon avec l’homonyme de ma mère. Ainsi, quand l’homonyme de ma mère et son mari ont voulu voyager sur Conakry, ils ont adressé leur au revoir au Commandant. Mais, dès qu’ils sont partis, Aïcha Yombouno s’est directement attaquée au commandant pour dire qu’elle est au courant de ce qu’il manigance sur son dos en complicité avec la vieille Thierno Amy Sylla. C’était vers 7 heures. Entre temps, la vielle est sortie pour balayer. C’est là qu’Aïcha est venue dire à la vielle que c’est elle qui héberge les femmes du commandant. La  vieille lui a demandé si elle a l’esprit clair, tout en lui expliquant que la femme qui vient de partir est sa fille. Directement, Aïcha a empoigné la vieille, l’a collée au mur et l’a assené des coups. La vielle est tombée. Les enfants ont voulu s’attaquer à Aïcha Yombouno, mais je suis arrivé à ce moment là. J’ai dit aux gens de ne pas la toucher, mais de m’aider plutôt à transporter ma mère à l’hôpital. Je l’ai envoyée au Centre de santé où elle a bénéficié de soins. Elle est restée là-bas et ce matin, à 6 heures, elle a rendu l’âme », a expliqué Bayörè Camara, un des fils de la victime.

Pour l’heure, toutes nos tentatives pour avoir la version de la mise en cause (Aïcha Yombouno) ont été vaines. Mais, de sources concordantes, Aïcha Yombouno a déjà été arrêtée et mise à la disposition de la gendarmerie de Linsan pour des fins d’enquêtes.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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