Convocation du corps électoral : Fodé Oussou dénonce le tandem Alpha Condé-Salif Kébé

12 novembre 2019 à 19 07 00 110011
Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

La vague de réactions se poursuit au sein de la classe politique guinéenne suite à la convocation du corps électoral par le président de la République pour les élections législatives prévues le 16 février 2020. Déçu de cette décision, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, accuse Alpha Condé d’utiliser le président de la CENI, Me Amadou Salif Kébé, pour dérouler un agenda caché. Il l’a dit à l’occasion d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 12 novembre 2019.

« Le président de la République convoque un corps électoral qui n’existe pas. Ça nous prouve à suffisance qu’il a un agenda caché. Rien ne l’obligeait à prendre ce décret. Mais, il a confirmé ce que nous pensons. C’est que le président de la CENI Me Salif Kébé n’obéit qu’aux injonctions de monsieur Alpha Condé. Par ce décret d’hier, au moment où le corps électoral n’est pas constitué, il prouve que c’est le tandem Salif Kébé et monsieur Alpha Condé qui est en train de travailler ensemble. L’objectif principal de tout ça, c’est de voir comment il peut avoir la majorité qualifiée des 2/3 pour qu’il puisse passer son projet de troisième mandat », estime l’opposant.

A l’issue d’une réunion de ses responsables tenue ce mardi à Conakry, la principale formation politique d’opposition du pays a annoncé des démarches à venir auprès des autres partis d’opposition pour faire front commun afin d’exiger la satisfaction de certaines conditions préalables avant d’aller aux élections législatives. Il s’agit notamment de la libération des leaders du FNDC incarcérés, l’installation des conseils de quartiers et ceux régionaux, mais aussi le renoncement au projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Faranah : les cadres de l’Etat outillés sur les missions du service public

12 novembre 2019 à 18 06 58 115811

Les responsables des différents services étatiques de la région de Faranah ont pris part à un atelier qui s’est tenu hier, lundi 11 novembre 2019, au chef-lieu de la région. Organisée par le ministère de la fonction publique, de la réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration, la rencontre consistait à vulgariser trois textes de lois relatifs au travail du service public, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Massé Camara, directeur général du centre de perfectionnement administratif

Selon Massé Camara, directeur général du centre de perfectionnement administratif au ministère de la fonction publique, de la réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration, chef de la délégation du département à Faranah, « l’objectif de cet atelier consiste à vulgariser un certain nombre de textes de lois. Le premier c’est la charte africaine sur les valeurs et principes du service public et de l’administration ; la deuxième c’est la loi 025 qui porte sur l’organisation générale de l’administration publique ; et la troisième c’est la loi L0027 qui porte sur le statut général des agents de l’Etat. Donc nous sommes à Faranah pour un atelier de vulgarisation et d’appropriation de ces textes par les cadres de Faranah pour qu’ils soient en mesure d’interpréter ces textes de lois et soient en mesure d’appliquer ces textes de lois », a-t-il expliqué.

Présent à l’ouverture des travaux, le préfet de Faranah, Elhadj Ibrahima Kalil Keïta, au nom de l’administration locale, a exprimé sa satisfaction par rapport à l’organisation de cet atelier régional. « Si aujourd’hui d’autres cadres bien formés en la matière viennent ici pour partager ce document avec les cadres de la région et de la préfecture de Faranah, c’est une aubaine pour que les gens puissent s’approprier un document aussi important que ce que j’ai vu. Nous comptons aussi sur la presse, parce que si le gouverneur s’assoit dans son bureau pour faire des bonnes choses, si ce qu’il fait n’est pas vulgarisé ça ne sert à rien.

Donc nous comptons sur vous pour que ce document soit bien vulgarisé. Et ça permettra à tout le monde de comprendre son rôle et le rôle des autres. Je dirai aux participants d’être assidus, d’être exacts, d’être ponctuels, de suivre mais aussi de participer pour qu’il y ait un véritable débat parce que ceux qui sont là seront chargés à leur tour de communiquer à d’autres », a exhorté le préfet.

Amadou Kaké, chef de division des ressources humaines de Dabola

A l’issue des travaux, les participants ont exprimé leur satisfaction. C’est le cas de monsieur Amadou Kaké, chef de division des ressources humaines de la préfecture de Dabola, qui dit avoir beaucoup appris au cours de cet atelier. « Au cours de cet atelier, on a appris beaucoup de choses. Et nous pensons que l’amélioration des lois va nous aider encore dans nos différentes tâches. La gestion des ressources humaines, c’est une gestion très difficile, on ne peut pas la faire au hasard. Il faut s’approprier des textes, les interpréter pour pouvoir mener à bien ses activités. Nous avons vu la loi 025 anciennement appelée loi 029 portant organisation des services publics et la loi 0027 anciennement appelée loi 028 mais aussi la charte africaine des services publics. Il y a eu beaucoup d’améliorations. C’est aujourd’hui nous avons eu ces documents mais au fil du temps on pourra mieux connaître le contenu », a-t-il dit.

A noter que des ateliers de ce genre seront organisés dans toutes les régions du pays pour outiller les cadres de l’Etat sur ces textes lois qui régissent leur travail.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Ciré du mouvement Akhadan : « est-ce que Mouctar aurait balancé Grenade pour être ministre ? »

12 novembre 2019 à 18 06 43 114311
Diallo Mamadou Ciré, coordinateur du mouvement AKHADAN des jeunes leaders de l’Axe Hamdallaye-Kagbélen

La sortie médiatique du ministre Mouctar Diallo sur les Grandes Gueules de la radio Espace FM irrite ses anciens partenaires de l’opposition. A l’occasion de la conférence de presse organisée ce mardi, 12 novembre 2019, les propos de Mouctar, qui dit connaitre des jeunes détenant des armes lors des manifestations meurtrières de l’opposition, ont été dénoncés avec véhémence. Mamadou Ciré Diallo du mouvement Akhadan a porté de graves accusations sur le ministre de la Jeunesse et président des Nouvelles (NFD), dans l’affaire Boubacar Diallo alias Grenade, militant de l’UDFG condamné à 10 ans de prison, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamadou Ciré du mouvement Akhadan de l’Axe Hamdallaye-Kagbélen ne décolère pas contre Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et président des NFD. Après l’annonce de la formulation d’une plainte contre lui pour « non dénonciation de crime », les jeunes de l’Axe portent d’autres accusations sur le ministre. Ils établissent un rapport entre l’arrestation et la condamnation de Boubacar Diallo, alias Grenade, et la nomination de Mouctar au gouvernement, ancien farouche opposant à Alpha Condé.

A la fin de la conférence de presse, Mamadou Ciré Diallo, interrogé sur cette question, n’a pas été tendre avec le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes.

Décryptage !

« Il est arrivé un moment où Grenade était un petit sûr de Mouctar. Ils montaient ensemble, ils descendaient ensemble et ils déjeunaient ensemble. Grenade ne quittait même pas le domicile de Mouctar. Donc, si après que Grenade a été accusé comme celui qui tire sur les manifestants, condamné à 10 ans de prison, Mouctar bénéficie d’un décret présidentiel le nommant ministre, et quelque temps après, le même Mouctar vient dans une radio pour dire qu’il connait des jeunes armés, c’est légitime qu’on fasse des rapprochements. Est-ce que Mouctar aurait balancé Grenade pour être ministre ? Parce que c’est clair quand même, il a utilisé les jeunes de l’Axe pour être ministre. Nous ne sommes pas contre, c’est sa façon de faire la politique.

Ceux qu’il a utilisés, c’est à ceux-ci qu’il doit demander des comptes. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il ne représentait rien. C’est lorsqu’il a voulu être tête de liste au niveau du Conseil communal de Ratoma pendant les élections communales, qu’il a eu le soutien de certains de nos amis qui sont des jeunes de l’axe, qui ont dit oui, nous croyons en Mouctar. Il peut être un bon maire. Ceux-ci sont venus parce qu’ils croyaient en lui. Mais, aujourd’hui, tous se sont retournés, tous ont quitté derrière lui, il faut le noter aussi.

Mais, si lui il avait juste fait ça pour aller sillonner les couloirs de la présidence, de faire comprendre au président de la République ou aux proches du président de la République qu’il maîtrise l’Axe et que ça lui a servi à être ministre, on n’a pas de problème pour ça. C’est de la politique.

Mais, aller maintenant jusqu’à vouloir créer des soucis à ces jeunes, c’est des problèmes. Donc, l’indignation c’est au fait quoi, c’est lorsque quelqu’un que vous connaissez bien et qui vous connait aussi, affirme aujourd’hui devant l’opinion nationale et internationale qu’il veut convaincre le monde que c’est nous les manifestants, nous qui sommes en train de manifester, que c’est nous qui sommes en train de nous entre-tuer. C’est là où il y a le hic. Tandis que nous avons des vidéos où nous voyons les forces de défense de sécurité tirer sur les manifestants. Nous avons ces vidéos, chacun de vous les a vues. Ça circule sur les réseaux sociaux. Et, vouloir aujourd’hui dédouaner les forces de défense et de sécurité pour remettre ça sur les jeunes de l’axe, c’est écœurant, c’est choquant. Donc, le ministre Mouctar, on ne pouvait pas attendre ça de lui.

Qu’il cherche vraiment de quoi manger dans les couloirs de la présidence, on s’en tape. Ce n’est pas notre souci. Mais, qu’il nous laisse en paix. Nous voulons vraiment que cela soit pris au sérieux. Et, comme le président l’a fait pour le ministre Kéira, qui est sorti dire qu’il va mettre hors d’état de nuire tous les hors-la-loi, et qu’il y ait eu 16 morts de nos jours, que le président de la République interpelle Mouctar pour qu’il puisse nous donner ne serait-ce que le nom ou nous indexer le nom d’une seule personne qui détient les armes parmi nous les manifestants, nous les jeunes de l’Axe. On est prêt. On veut ça et on veut qu’il nous montre ça. S’il n’arrive pas à le faire, le président n’a qu’à tirer toutes les conclusions ».

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59/ 666 87 73 97

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Tidiane Traoré du RPG à Macenta : « le FNDC mobilise une foule composée de voyous »

12 novembre 2019 à 18 06 32 113211

A la tête d’une forte délégation envoyée par le président Alpha Condé pour une tournée en Guinée forestière, Ahmed Tidiane Traoré, ministre conseiller à la présidence de la République, a animé un meeting dans la soirée du dimanche, 10 novembre 2019, à Macenta. Ce cadre du parti au pouvoir a mis l’occasion à profit pour encore une fois encore tirer à boulets rouges sur l’opposition guinéenne, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Alors que le FNDC, coalition regroupant les partis d’opposition, des organisations de la société et des syndicats entre autres est dans la rue depuis quelques semaines pour protester contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé, le pouvoir bat campagne pour le projet de nouvelle constitution en forêt. Après Kissidougou et Guéckédou, la délégation envoyée par le président de la République est arrivée dimanche soir dans la ville de Macenta.

Après avoir salué la mobilisation des citoyens et la patience dont ils ont fait montre pour les accueillir, Ahmed Tidiane Traoré, ministre conseiller à la présidence de la République et chef de la délégation, a taclé l’opposition. « Nous vous disons que le RPG mobilise les militants, les Hommes. Mais nos adversaires mobilisent la foule. Qu’est-ce que c’est que la foule ? C’est des petits enfants, des écoliers, il y a la section cailloux qui jette des cailloux dans les concessions, sur les véhicules, qui cognent des gens. Donc c’est une foule composée que de voyous. Mais le RPG mobilise le peuple », a-t-il dit.

Ahmed Tidiane Traoré, ancien ministre des Transports

L’ancien ministre des Transports a répondu aussi aux messages favorables à l’organisation d’un référendum constitutionnel qu’on pouvait lire sur les pancartes et que d’autres scandaient à l’arrivée de la délégation. « On a vu vos pancartes parlantes, qui veulent d’une nouvelle constitution, on a tout enregistré. Nous allons rendre le compte rendu. Vous voulez d’une nouvelle constitution oui ou non ? Vous avez dit qu’il faut fixer la date du référendum oui ou non ? » Répond l’auditoire. « Alors le Professeur Alpha Condé comprendra le message », rassure Tidiane Traoré.

De Macenta, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Guinée : l’UFDG pour un front contre la tenue des législatives le 16 février 2020

12 novembre 2019 à 18 06 24 112411
Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG.jpg1

Déjà à couteaux tirés autour du projet de changement de l’actuelle constitution qui ouvrirait la voie à un troisième mandat au président Alpha Condé, pouvoir et opposition devraient s’engager dans un nouveau bras de fer. C’est ce qui ressort en tout cas d’une réunion des responsables de l’UFDG tenue ce mardi, 12 novembre 2019, au quartier général de la formation politique, à Conakry. Le principal parti d’opposition entend rencontrer les autres partis d’opposition pour former un front contre cette décision du président de la République.

C’est Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, qui l’a annoncé au micro d’un reporter de Guineematin.com, à l’issue de la rencontre. « Nous avons décidé de rencontrer les autres partis de l’opposition pour leur faire le compte-rendu de ce que nous avons arrêté et les écouter. Parce que la décision qui doit être prise, n’est pas une décision d’un parti politique. C’est une décision de toute la classe politique. Donc, une délégation a été constituée pour rencontrer les autres partis politiques pour discuter de cette situation.

Je pense qu’après ces discussions, il y aura une prise de position de la classe politique. Ce n’est pas une question de l’UFDG, nous considérons que ce n’est pas juste. Mais puisque nous ne pouvons pas seulement nous exprimer au nom de l’UFDG, nous avons décidé de rester dans le cadre de la classe politique. C’est une élection qui concerne tous les partis politiques », a fait savoir le président du groupe parlementaire Libéral Démocrate à l’Assemblée nationale.

Selon l’opposant, « le souhait de monsieur Alpha Condé, c’est d’opposer les partis politiques pour abandonner la lutte. Créer un peu la zizanie entre les leaders des partis politiques dans le cadre des élections législatives ». D’où la décision de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée de consulter les autres formations politiques d’opposition pour faire front commun dans ce combat.

Fodé Oussou et ses amis de l’UFDG n’entendent pas du tout aller à des élections législatives dans le contexte actuel. « Premièrement, nous avons les leaders du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qui sont en prison et qui ne sont pas libérés. Vous savez qu’ils ont été arrêtés arbitrairement par des gens cagoulés. Deuxièmement, nous avons des gens qui ont été tués pour lesquels il n’y a pas eu d’enquêtes. Troisièmement, on ne peut pas superposer des élections : on a commencé une élection locale qui n’est pas finalisée.

Les chefs de quartiers ne sont pas installés, les conseils régionaux ne sont pas installés. L’élément essentiel c’est aussi le fichier électoral. Il ne faut pas oublier que monsieur Alpha Condé, en 2015, s’était arrangé à mettre dans le fichier électoral plus d’un million 600 mille personnes. Nous ne pouvons pas pour le moment nous prononcer par rapport au processus, mais ce que nous savons, c’est qu’il y a des conditionnalités. Il y a certains problèmes, tant qu’ils ne sont réglés, il reste entendu que nous n’accepterons pas. C’est pour cette raison que nous avons dit qu’il faut être dans le cadre global », a-t-il martelé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Macenta : les maires des communes rurales disent OUI à la nouvelle constitution

12 novembre 2019 à 17 05 57 115711

Après Kissidougou et Guéckédou, la délégation du pouvoir en tournée dans la région forestière de la Guinée, était à Macenta dans la soirée du dimanche, 10 novembre 2019. Les émissaires du président de la République ont été accueillis par les autorités locales et plusieurs citoyens. L’occasion pour les maires des 14 communes rurales de la préfecture, d’exprimer leur soutien au controversé projet de constitution ambitionné par le régime Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

A l’exception du maire de la commune urbaine de Macenta, issu de l’UFDG, les élus des différentes communes de la préfecture ont fait une déclaration commune qui a été lue par leur porte-parole Morigbè Camara, maire de Sengbèdou. Ils ont d’abord salué les actions de développement engagées dans la préfecture dans le cadre de l’ANAFIC, avant d’exprimer leur soutien au projet de nouvelle constitution. « Les Communes de Macenta, à l’instar des autres communes du pays, ont bénéficié au titre de leurs Programmes Annuels d’Investissement (PAI) 2019, de la part de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC) mise en place sur votre initiative (du président de la République, ndlr), d’une importante somme de 16 milliards 560 millions 349 mille 450 francs guinéens en vue de :

La Réhabilitation de la gare routière de Zimodou pour permettre le désengorgement de l’actuelle gare qui constitue un véritable danger public pour nos populations ; la construction de postes de santé dans les communes rurales et urbaines de Macenta ; la réalisation des dalots ; la construction d’écoles, pour ne citer que celles-là. C’est le lieu pour nous de vous dire monsieur le Président de la République, notre détermination à soutenir inconditionnellement le projet de révision constitutionnelle proposé par le gouvernement guinéen. Macenta dit OUI à la nouvelle constitution », a lancé maire de la commune rurale Sengbèdou, Morigbè Camara.

Morigbè Camara

Ces autorités locales ont mis également cette occasion à profit pour solliciter d’autres actions de développement dans la préfecture. « Nous profitons de cette occasion qui nous est offerte pour vous exprimer notre profonde gratitude quant à la réalisation d’importantes infrastructures socio-économiques dans nos collectivités et vous soumettre certaines urgences qui sont : le bitumage de la voirie urbaine de Macenta ; l’aménagement de la rivière Zazazia dont les crues causent assez de dégâts matériels et de pertes en vies humaines chaque année ; la relance du barrage hydroélectrique sur la Lofa ;

La finalisation du projet de rénovation du stade Ahmed Ben Bella de Macenta pour redynamiser les activités sportives de la jeunesse ; la relance de l’usine de Thé de Macenta ; la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Sérédou ; le reprofilage des pistes rurales de Macenta ; la réhabilitation de la route du café ; la construction du Mausolée de l’illustre N’Zébéla Togba PIVI ; la finalisation du reprofilage de la route Macenta-Kossankoro ; l’adduction d’eau de la ville de Sérédou par gravitation », a énuméré le porte-parole des maires.

Après Macenta, la délégation a mis le cap sur N’Zérékoré, la capitale de la Guinée forestière.

À suivre !

De Macenta, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Tueries de manifestants : une plainte contre Mouctar Diallo pour « non dénonciation d’un crime » (avocat)

12 novembre 2019 à 17 05 40 114011

Des familles de victimes de répression lors des manifestations politiques de l’opposition en Guinée ont porté plainte contre Mouctar Diallo, président du parti Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) et ministre de la Jeunesse. Des déclarations faites récemment par le ministre, qui dit connaitre des jeunes détenteurs d’armes lors des manifestations, sont à la base du début de cette procédure. L’annonce en a été faite ce mardi, 12 novembre 2019, à l’occasion d’une conférence de presse animée par maitre Thierno Souleymane Baldé, avocat des familles, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lors d’une sortie médiatique dans l’émission les Grandes Gueules de la radio Espace FM, Mouctar Diallo, président des NFD et ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, a laissé entendre qu’il connait des manifestants armés. Devant cette déclaration, certaines familles de victimes ont exprimé leur souhait de voir Mouctar Diallo s’expliquer pour lever un coin de voile sur les décès de près de 120 manifestants depuis 2011 en Guinée. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la plainte formulée contre Mouctar Diallo, qui a tout le temps réclamé l’appartenance de Djakariaou Diallo à son parti, la 1ère victime tuée par balle sous le régime Alpha Condé.

Maitre Thierno Souleymane Baldé, en tant qu’avocat de la famille de feu Ismaël Diallo, l’une des victimes des violentes manifestations au quartier Hamdallaye-Kabalaya, dans la commune de Ratoma, poursuit Mouctar Diallo pour non dénonciation de crime auprès du procureur de la République.

Maitre Thierno Souleymane Baldé, avocat de la famille de feu Ismaël Diallo

« J’ai déposé la plainte au nom des familles des victimes. Lorsque Monsieur Mamadou Mouctar Diallo a fait sa déclaration au niveau des médias, il y a eu un certain nombre de familles qui sont venues me voir, puisqu’on est toujours en contact. Ils me disent, maitre Baldé on a déposé des plaintes, jusqu’à maintenant nous n’avons aucune suite. Et il y a Mamadou Mouctar Diallo qui affirme connaitre des jeunes qui détiennent les armes. Donc, pourquoi il ne nous dit pas quels sont ces jeunes-là pour qu’en fin notre plainte soit instruite. Je me pose aussi la question, puisque je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il puisse savoir le nom des jeunes qui détiennent les armes sans pour autant les dénoncer. Et comme la loi nous permet, j’ai déposé une plainte conformément à l’article 705 du code pénal pour non dénonciation d’un crime. Donc, non seulement nous demandons à ce que notre plainte soit instruite et qu’ils nous disent exactement quels sont ces jeunes-là qui détiennent les armes afin d’éviter éventuellement qu’il y ait d’autres assassinats. Nous ne connaissons pas la suite, mais nous voulons vraiment arrêter ces massacres », a-t-il laissé entendre.

Madame Safiatou Diallo, mère de Boubacar Bah

Du côté des victimes, Madame Safiatou Diallo, mère de Boubacar Bah, tué en 2015, et d’Ismaël Bah, tué en 2017 lors des manifestations politiques, a dit sa soif de vérité et de justice. « Je ne sais pas qu’est-ce qu’Ismaël Bah pouvait faire pour moi, ainsi que Boubacar Bah. Et quelqu’un d’autre vient les tuer injustement. Je suis venu pour savoir exactement quelles sont les causes de ces assassinats et retrouver les coupables ».

Diallo Mamadou Ciré, coordinateur du mouvement AKHADAN des jeunes leaders de l’Axe Hamdallaye-Kagbélen

Pour sa part, Diallo Mamadou Ciré, coordinateur du mouvement AKHADAN des jeunes leaders de l’Axe Hamdallaye-Kagbélen, n’a pas été tendre avec le ministre Mouctar. « Je ne fais que m’indigner par rapport à sa sortie. Je ne réponds qu’à ce que lui il a dit. Imaginez-vous que nous étions avec quelqu’un, avec lequel nous étions très proches. Ensemble, nous avons planifié l’organisation de plusieurs manifestations. Nous, nous ne sommes pas seulement arrêtés à la planification des manifestations mais, ensemble avec Mouctar, nous avons participé aux manifestations pour l’avènement d’une république démocratique… Il a vendu sa conviction. Parce que, quitter les manifestations tant disque les valeurs pour lesquelles nous étions en train de nous battre ne sont pas acquises, c’est de la trahison. Mais, s’il a utilisé certains jeunes à un moment donné, il a échelonné parce qu’il les a utilisés et qu’aujourd’hui, il va dans l’autre camp, il pouvait au moins les laisser tranquilles. Mais si c’est lui qui essaye encore de charger les jeunes, c’est ignoble », a-t-il déploré.

Maitre Thierno Souleymane Baldé a fait savoir qu’il compte transmettre la copie de la plainte aux institutions qui s’occupent des questions de droits de l’homme et au niveau du corps diplomatique.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Aminata Dabo : une couronne de miss pour la Guinée en Angleterre

12 novembre 2019 à 16 04 55 115511

Aminata Dabo, 22 ans, résident à Londres, diplômée d’un Bachelor en sciences sociales d’études infantiles et adolescentes. Avec pour rêve de faire du modelling un jour, Aminata s’était fixée un objectif en début d’année 2019. Celui de sortir de sa zone de confort pour surmonter son manque de confiance en soi.

Mais, le modelling étant un domaine très convoité en grande-bretagne, compétition très dure, elle décidera alors de participer au concours Miss Prise of Africa 2019 dès que l’opportunité s’est présentée. A ce concours de beauté, 14 candidates ont été pré-sélectionnées pour représenter 11 pays africains. Miss Pride of Africa organisée à Londres était à sa troisième édition, le samedi 02 Novembre 2019.

Une décision pour simplement briser la glace entre elle et le public, de se découvrir elle-même. Jamais Aminata n’avait pensé pouvoir pousser jusqu’à être la miss de l’année après sept semaines de préparation en compagnie des autres candidates avec des participations à des évènements pour la cause des femmes tel que Black Women in Business.

« Ma fierté pour ce prix n’aurait été aussi grande sans le soutien de ma famille et de la communauté que je ne connaissais pas vraiment auparavant. La soirée fût belle; à part le défilé j’ai eu à démontrer la danse Doundoumba que j’avais apprise en quelques jours avec l’aide de ma tante. Mon rêve est en partie réalisée, a travers cette expérience j’ai appris à me découvrir en tant que femme, j’ai surmonté une certaine peur de l’audience. Mon prix est un voyage en faveur d’une ONG de mon choix.
J’ai choisi ACIS « All Children In School » dont la fondatrice est guinéenne et basée ici à Londres mais avec des actions à travers la Guinée. Une ONG qui vient en aide à l’éducation des enfants dans les zones rurales depuis 2017. « Très bientôt je serai en Guinée ».

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Meurtre de Boukariou Baldé à Labé : Madifing Diané, Alphonse Gomou et Richard Fangamou poursuivis

12 novembre 2019 à 14 02 48 114811
Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé
Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé, poursuivi pour le meurtre de l’étudiant Amadou Boukariou Baldé

Il y a un peu plus de six mois que l’étudiant Amadou Boukariou Baldé a été tué par des agents de la sécurité à l’université de Labé. Ce 31 mai 2019, sur ordre du Gouverneur de la région administrative de Labé, des policiers et gendarmes ont été dépêchés à l’université Hafia pour réprimer des étudiants qui étaient en colère contre leurs encadreurs.

Les agents ont battu à mort Amadou Boukariou Baldé et les autorités ont refusé de l’assister. C’est une moto qu’il sera transporté du lieu où les agents l’ont abandonné pour mort vers le premier poste de santé. C’est après que les étudiants iront exiger au rectorat un véhicule pour accompagner leur camarade à l’hôpital régional de Labé où il rendra l’âme.

Venu présenter ses condoléances à la famille, le ministre de l’Enseignement supérieur avait promis de s’impliquer dans ce dossier pour aider les parents à faire arrêter les coupables de ce crime. Mais, probablement informé que les criminels étaient membres du système de gouvernance, Abdoulaye Yéro Baldé a depuis donné sa langue aux chats. Il se murmure d’ailleurs que c’est lui qui a infiltré les étudiants qui, eux aussi, ne fournissent plus d’efforts pour rendre justice à Amadou Boukariou Baldé, malgré leurs premières déclarations.

Après avoir déposé une première plainte, rejetée par le procureur, la famille du défunt vient de déposer une autre avec, cette fois, constitution de partie civile.

Comme lors de la première plainte, ce sont les avocats maître Hamidou Barry et maître Thierno Souleymane Barry, qui accompagnent la famille, avec le soutien de l’OGDH. La famille espère ainsi que la justice pourra auditionner les puissants Madifing Diané (Gouverneur de la région administrative de Labé), Alphonse Gomou (commandant de la compagnie d’intervention et de sécurité de Labé) et Nango Richard Fangamou (commandant de l’escadron mobile de la Gendarmerie de Labé).

Guineematin.com vous propose de visionner, ci-dessous, la plainte :

Plainte de la famille de Boukariou Baldé

A rappeler qu’au-delà du tribunal de Labé, qui est loin de rassurer, la famille compte également poursuivre cette affaire à la Cour de justice de la CEDEAO

A suivre !

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Guinée : un 4ème décès suite à l’attaque du cortège funèbre à Bambéto

12 novembre 2019 à 14 02 41 114111
des véhicules de la police fonçant sur le cortège funèbre, le lundi 04 novembre 2019, à Bambéto

Âgé de 21 ans et élève en classe de 8ème, Alimou Bah a rendu l’âme dans la soirée d’hier, lundi 11 novembre 2019 , une semaine après avoir été blessé par des agents de la sécurité à Bambéto. Comme des milliers d’autres, le défunt (originaire de la sous-préfecture de Bourouwal Tappé, préfecture de Pita) était allé aux funérailles des onze premières victimes des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé.

Trouvé chez lui par un journaliste de Guineematin.com, le père du défunt, monsieur Boubacar Bah, a demandé aux autorités guinéennes d’arrêter de tuer les enfants des autres. Avec la mort de ce jeune, ils sont désormais 18 personnes qui ont perdu la vie depuis le début des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé. Mais, les quatre derniers sont particuliers, puisque tués suite à l’attaque d’un cortège funèbre. Du jamais entendu, jusque-là, en République de Guinée.

Déterminés à faire le maximum pour empêcher une présidence à vie en Guinée, les défenseurs de la Constitution, regroupés au sein du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), annoncent son acte quatre des manifestations le jeudi prochain, 14 novembre.

Paix à l’âme de Bah Alimou, amine !

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Guinée : mini-remaniement ministériel qui met à nu les carences du chef du gouvernement

12 novembre 2019 à 13 01 49 114911

Le mini remaniement ministériel opéré dans la soirée d’hier, lundi 11 novembre 2019, par le président Alpha Condé a mis à nu les carences du chef du gouvernement, Ibrahima Kassory Fofana, et le manque d’anticipation de ce dernier dans la gestion des affaires de l’état.

Sinon, comment comprendre que des manifestations de rues entraînent la mort d’une dizaine de personnes dans un pays normal, gouverné par des hommes et des femmes dont la majorité sont chacun docteur dans son domaine et que personne ne lève le petit doigt pour dénoncer ces crimes.

Alpha Condé a fait un grand pas en prenant seul la décision qui s’impose en ignorant le chef du gouvernement et limoger sanctionner comme il faut le ministre de la sécurité qui n’a rien fait pour éviter ces nombreux cas de morts, mais aussi empêcher qu’on enterre dignement ces victimes, issues de familles nobles, dignes et responsables.

Alpha Ibrahima Kéira, puis qu’il s’agit de lui, a empêché par des manières dont il a le secret les familles biologiques, politiques et tous les sympathisants de ces victimes d’accompagner les 11 morts non seulement à la mosquée, mais aussi au cimetière.

La police dont il a la gestion a pulvérisé de gaz lacrymogène la mosquée de Bambéto et le cimetière faisant fuir tous les fidèles qui accompagnaient dans la douleur et le recueillement ces jeunes arrachés à l’affection de leurs proches.

Dans un monde civilisé, on respecte les morts, un agent de la force publique se met au garde à vous devant un cercueil, le civil observe un moment de silence à la vue d’un corps en direction soit de la mosquée ou du cimetière.

Mais, en Guinée, certains ont violé, profané ces mosquées et ces cimetières, par ce que ce sont des opposants à un 3è mandat pour Alpha Condé qui sont morts. Ils ne méritent aucun respect, aucun égard, aucune attention, mais Dieu est grandeur.

Chacun répondra de ses actes dans ce monde si bas. Un contingent de la police a osé faire çà à Bambéto, un quartier réputé favorable à l’opposition et habité majoritairement par une ethnie dont toutes les victimes sont issues.

Alpha Ibrahima Kéira et tous ceux qui l’ont aidé à commettre cette forfaiture répondront comme d’autres ont répondu en d’autres circonstances.

Quant à Niankoye Lamah, il a refusé de remettre dignement les corps des victimes à leurs parents qui pleuraient dans la cour de la morgue de l’hôpital Ignace Deen, préférant les extraire à deux reprises et les exposer à l’air libre à l’hôpital sino-guinéen, une humiliation qu’un homme libre et saint d’esprit ne peut se permettre.

Alpha Condé a limogé Kéira et Lamah, même s’ils ont été recasés dans l’enclos avec ces titres ronflants de ministres d’état, conseillers comme une soixantaine d’autres. Il a fait son devoir, reste maintenant aux nouveaux venus de nettoyer les écuries.

Débarrasser les départements de tous ces extrémistes qui n’ont rien de républicain, qui gênent la marche honorable de la république et qui s’illustrent tristement dans l’accomplissement de leurs devoirs.

Albert Damantang, je le connais, il n’est pas spécialiste en matière de sécurité publique ; mais, je le connais si intelligent qu’il pourra se tirer d’affaires comme son grand-père l’avait fait pendant la première république.

Personne en Guinée, ne dira que le vieux Damantang Camara qui a été pourtant l’un des grands de ce pays, lui a causé du tort pendant les 26 ans du règne du guide suprême de la révolution qui a tout supprimer sur son passage et c’est pour quoi le vieux père est mort de sa mort naturelle (paix à son âme) contrairement à d’autres.

Le vieux Niankoye Lamah (que je respecte en passant), au crépuscule de sa vie a commis une faute lourde qui lui collera de façon indélébile à la peau en refusant de remettre les dépouilles aux familles éplorées sous prétexte qu’une expertise en médecine légale était en cours pour connaître de quoi nos regrettés enfants sont morts.

Monsieur le ministre, nous sommes pressés de connaître ces résultats pendant que vous êtes encore parmi nous.

Alors, mon cher Albert, digne fils de Kouloumbaly, petit fils de Damantang, assume avec responsabilité la tâche qui est la tienne sans zèle en aidant le président de la République à comprendre, même s’il sait tout.

Mais, il faut savoir qu’en entrant en fonction qu’il y a les « amis » de Kéira qui vont te jeter les peaux de banane, il faut que tu comprennes que les vieux de la police sont très hostiles aux civiles qui viennent les commander, Moussa Sampil et Goureissy Condé en leur temps avaient eu tous les problèmes du monde pour gérer les forces de sécurité.

Fais le ménage, débarrasses toi de toutes les brebis galeuses et des indisciplinés, çà ne fera que renforcer ton pouvoir pour l’accomplissement correcte de ta mission dans cet univers pourri que la police guinéenne.

Je remercie Alpha Condé d’avoir éloigné les arrogants et les hautains dans l’espoir que les nouveaux venus seront à la hauteur sans excès de zèle.

Vive la Guinée

Chérif Aziz

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Siguiri : des jeunes en colère bloquent la carrière de la société Henan Chine à Franwalia

12 novembre 2019 à 12 12 52 115211

Un mouvement de colère a éclaté hier, lundi 11 novembre 2019, à Franwalia, dans la commune rurale abritant la carrière de la société Henan Chine en charge des travaux du tronçon Siguiri-Kintinian. Les habitants de cette localité ont barré la route, empêchant tout mouvement de ladite société. Ils sont mécontents du non respect d’un accord qui prévoyait la réfection de la route qui relie Franwalia à Siguiri, en passant par Kintinian, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De nombreux jeunes de la sous-préfecture de Franwalia, localité située à 45 kilomètres de Siguiri, ont exprimé leur ras-le-bol face aux promesses non tenues des autorités. C’est dans ce cadre qu’ils ont pris d’assaut la route pour empêcher toute circulation, perturbant les activités de la société Henan Chine.

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, Brema Franwalia Camara, président des jeunes de la localité, est revenu sur les raisons de cette colère. « Chez nous, il existe une carrière où la société extrait des matériaux. Avant le démarrage des travaux, nous avons signé une convention avec les autorités administratives de Siguiri. Selon la convention, les autorités avaient demandé à la population de laisser travailler la société. Après les travaux sur le tronçon Siguiri- Kintinian, la société allait faire notre route Franwalia- Siguiri, via Kintinian. Cela fait une année et deux mois qu’on a signé cette convention. Mais, nous constatons que la route Siguiri- Kintinian est achevée, la société Henan Chine commence à retirer peu à peu ses engins et nous, nous sommes dans la poussière. C’est pourquoi, depuis hier lundi nous sommes là », a expliqué monsieur Camara.

L’implication des autorités n’a pas entamé la détermination des manifestants qui campent sur leur position. « Hier lundi, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Siguiri, Siné Magassouba est venu nous trouver pour nous demander de libérer la route, que les contrats de la société ne sont pas encore finis, qu’il reste beaucoup à faire. Il a cité beaucoup de routes qui seront goudronnées, sans nous citer d’ailleurs. Donc nous sommes là, aucun engin de la société ne sortira », a martelé le président de la jeunesse de Franwalia

De Siguiri, Bérété Lanceï condé pour Guineematin.com

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Coupe de la CAF : le Horoya connaît ses adversaires

12 novembre 2019 à 12 12 19 111911

La Confédération Africaine de Football a procédé ce mardi, 12 novembre 2019, au tirage au sort des phases de poules de la coupe de la CAF. Le Horoya AC, seul représentant guinéen à ce stade de la compétition, se retrouve dans la poule B en compagnie de clubs malien, libyen et sud-africain, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ci-dessous la composition des poules

Poule A : FC Nouadhibou (Mauritanie) – Rangers Int. FC (Nigéria) – Pyramids FC (Egypte) – El Masry (Egypte)

Poule B : Bidvest Wits (Afrique du Sud) – El Nasr (Libye) – Djoliba AC de Bamako (Mali) – Horoya AC (Guinée)

Poule C : RS Berkane (Maroc) – DC Motema Pembe (RD Congo) – Zenaco FC (Zambie) – ESAE FC (Bénin)

Poule D : FC San Pedro (Côte d’Ivoire) – Hussania US Agadir (Maroc) – Enyimba FC (Nigéria) – Paradou AC (Algérie).

La phase aller de ces matchs de poules va démarrer dans la deuxième quinzaine de ce mois.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Mohamed Lamine Fofana, ministre de la justice : « Je me sens très honoré »

12 novembre 2019 à 12 12 12 111211
Elhadj Mohamed Lamine Fofana, ministre d’Etat en charge de la Justice et des relations avec les institutions républicaines

Comme annoncé précédemment, Elhadj Mohamed Lamine Fofana, jusque-là ministre de la justice par intérim, a été confirmé hier à ce poste par un décret du chef de l’Etat. Interrogé par un journaliste de Guineematin.com dans la matinée de ce mardi, 12 novembre 2019, le magistrat qui est également ministre conseiller du président de la République chargé des relations avec les institutions républicaines, se dit honoré.

« Je me sens très honoré. Je m’engage à mériter la confiance placée en moi par le Président de la République et le Premier ministre, Chef du gouvernement », a-t-il réagi, avant d’ajouter qu’il compte aborder les dossiers qui l’attendent « avec courage, abnégation et lucidité. Surtout, il faut le souligner, en conformité avec la loi », a assuré le ministre d’Etat de la justice.

A rappeler qu’en plus du Garde des Sceaux, deux autres ministres ont été nommés hier par le Chef de l’Etat. Damantang Albert Camara remplace Alpha Ibrahima Keïra à la tête du ministère de la sécurité et de la protection civile, et le Colonel Rémy Lamah revient à la tête du ministère de la santé en remplacement d’Edouard Nyankoye Lamah.

Ces deux changements justement suscitent plusieurs commentaires au sein de l’opinion. Beaucoup pensent que le limogeage du ministre Alpha Ibrahima Keïra est lié aux événements du 4 novembre dernier, lorsque la police a attaqué le cortège funèbre des 11 jeunes tués lors des manifestations anti-troisième mandat des 14, 15 et 16 octobre dernier.

De son côté, Dr Nyankoye Lamah paye les frais, selon certains, de son implication dans le détournement de plusieurs moustiquaires imprégnées en provenance de la Guinée, retrouvées à Bamako, au Mali, en septembre dernier.

Abdallah BALDE pour Guinematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Saïkou Yaya sur la convocation du corps électoral : « nous sommes dans un Etat néant… »

12 novembre 2019 à 11 11 28 112811
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Le décret présidentiel convoquant le corps électoral pour les législatives, pris dans la nuit d’hier lundi, 11 novembre 2019, continue de faire des vagues en Guinée. L’opposition politique dénonce ce décret qui convoque un corps électoral inexistant. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la matinée de ce mardi, un Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR), se dit étonné que le président prenne un tel décret.

Comme il sait bien le faire, Saïkou Yaya Barry ne manque pas l’occasion de tirer à boulets rouges sur la façon dont la Guinée est gouvernée. C’est le cas en ce qui concerne le décret pris hier et qui convoque le corps électoral pour les élections législatives du 16 février 2020. « Je ne pense que nous soyons aujourd’hui dans un Etat normal. Parce que le problème fondamental, je n’arrive pas à concevoir qu’un homme de Droit, le président de la République soit capable de convoquer un corps électoral qui n’existe pas. Le corps électoral commencera à exister à partir du 21 novembre 2019, parce qu’il y aura une révision. C’est en ce moment seulement, une fois que ce processus terminé, qu’il aura un corps électoral. C’est à partir de là qu’il signera un décret convoquant le corps électoral. Mais, tu ne peux pas mettre en mission une personne qui n’existe pas. Il ne peut pas convoquer un corps électoral inexistant », martèle Saïkou Yaya Barry.

La prise de ce décret démontre que la Guinée n’est pas un Etat, insiste le cadre de l’UFR. « Nous sommes dans quel pays ? Tout est à l’envers. Tout ce qu’on peut faire normalement, on le fait autrement. Je ne sais pas dans quoi nous vivons. Il y a des principes et des règles à respecter et c’est le minimum qu’on peut faire pour qu’un Etat existe. Une élection aussi importante que les législatives, le corps électoral doit exister, tu dois savoir si c’est 4 ou 5 ou 6 millions d’électeurs, les connaitre avant de les convoquer. Dans quoi sommes-nous là ? Dans un Etat néant », lance-t-il.

Par ailleurs, monsieur Barry pense que ce décret qui doit être pris 70 jours avant la date du 16 févier 2020 est illégal, parce qu’on en est à plus de 90 jours. « Ce décret est totalement dans l’illégalité. Est-ce que c’est lui qui gère le pays aujourd’hui ? Est-ce que c’est quelques hommes qui sont entrain de réfléchir pour tout chambouler dans notre pays ? Je me pose des questions. Parce que dans un pays normal, en suivant un minimum de respect des règles, de lois et de principes, il y a des trucs de la République sur lesquels on ne peut pas se dérober », soutient notre interlocuteur.

A la question de savoir si l’UFR prendra par à ces élections du 16 février 2019, Saïkou Yaya dit que le débat est ailleurs. « Le problème, ce n’est pas de savoir s’il faut aller à ces élections ou pas. Nous disons que nous participerons à toutes les élections en République de Guinée. Mais, je demande aux guinéens de bien voir dans quoi nous sommes. Dans quoi nous nous lançons là ? Quel système de gouvernance est entrain de nous gérer ? C’est là le problème ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Convocation du corps électoral : « c’est une bonne chose », estime Ousmane Kaba

12 novembre 2019 à 11 11 26 112611

Le décret du président Alpha Condé convoquant le corps électoral pour les élections législatives prévues le 16 février 2020 suscite une vague de réactions au sein de la classe politique guinéenne. Interrogé sur la question par un journaliste de Guineematin.com, l’opposant Dr Ousmane Kaba a salué cette décision du chef de l’Etat.

Le président du PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir) estime que « c’est une bonne chose. Je trouve qu’il est dans les délais parce qu’il faut 70 jours et on est à peu près à 90 jours. Et, ça permettra en même temps de faire la révision du fichier électoral conformément à la loi. La date du 16 février 2020 est tenable. Si on travaille d’arrache-pied pour que le fichier électoral soit révisé à temps, je ne vois pas de raison pourquoi la date ne sera pas tenable », a-t-il indiqué.

Le PADES semble donc se démarquer de l’UFDG et de l’UFR. Des responsables de ces deux autres formations politiques de l’opposition ont fustigé la convocation du corps électoral par le président Alpha Condé alors que ce corps n’existe pas, puisque la révision du fichier électoral n’est pas encore faite. Ce qui n’est pas l’avis de Dr Ousmane qui, lui, ne trouve aucun grief par rapport à cette décision du président Alpha Condé.

Le PADES est-il d’ores et déjà disposé à participer à ces élections législatives prévues pour se tenir le 16 février prochain ? « Je n’en sais rien. Je ne peux pas vous répondre aujourd’hui. Je suis à Dakar, il faut que je rentre et on discute au niveau du PADES. Mais a priori, un parti politique est fait pour participer aux élections », a répondu Dr Ousmane Kaba.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Education : l’Agence Comin lance la première édition de la rentrée généreuse

12 novembre 2019 à 11 11 22 112211

L’agence de communication (Comin) a lancé hier, lundi 11 novembre 2019, la première édition de la « Rentrée généreuse en faveur de l’éducation et de la jeunesse ». Une initiative qu’elle met en œuvre en partenariat avec plusieurs autres acteurs, dont la fondation PROSMI dirigée par la Première de la République, le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation ainsi d’autres entreprises. Elle s’inscrit dans le cadre de son concept RSE (Responsabilité sociétale d’entreprise) qui vise à promouvoir l’éducation et la jeunesse, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est à l’occasion d’une conférence de presse organisée à Conakry que cette édition a été lancée. L’occasion pour Haby Tall, la fondatrice de l’agence Comin, d’expliquer les raisons qui ont motivé sa structure à initier cette activité. « L’éducation est censée être un domaine qui nous intéresse tous parce que tout simplement nous avons tous des enfants. Il est vrai que certains parmi nous sont privilégiés de pouvoir mettre leurs enfants à l’école et de leur donner tout ce dont ils ont besoin. Mais, ce n’est pas le cas pour tout le monde. Donc nous, on se dit que tout le monde est responsable de l’éducation et on engage les entreprises justement parce que pour la plupart elles ont un impact sur l’environnement, sur la société et sur d’autres domaines. Et la façon pour les entreprises justement d’inverser les choses et d’avoir un impact positif, c’est peut-être de s’engager dans des causes réelles et nous, nous avons choisi l’éducation », a-t-elle souligné.

Cette initiative consiste à offrir à des élèves choisis sur la base de l’excellence et d’autres qui sont nécessiteux, de kits scolaires comprenant les outils dont ils ont besoin pour bien étudier. Selon Haby Tall, au départ, l’objectif était de distribuer 5000 kits aux élèves. Mais finalement, les organisateurs sont revenus à 1000 kits pour cette première édition qui ne concerne que Conakry.

Haby Tall

« Mais l’année prochaine, on espère pouvoir toucher en plus de Conakry, les régions également », a indiqué la fondatrice de Comin. Pour cette édition qui vient d’être lancée, les activités vont durer quatre jours. « Cette initiative commence à parti d’aujourd’hui (lundi, 11 novembre, ndlr). Demain, nous allons nous consacrer à la répartition des kits scolaires. Le mercredi, les activités vont se poursuivre avec du temps d’antenne sur les média avec les entreprises partenaires et les institutions pour parler de leur engagement dans l’éducation. Ensuite, il est prévue une activité éducative et sportive parce qu’on ne peut pas dissocier éducation et sport.

On va également en profiter pour distribuer des kits scolaires aux excellents élèves des écoles publiques. Cela pour encourager les enfants à travailler, à se surpasser pour pouvoir demain subvenir à leurs propres besoins et s’en sortir dans la vie. La dernière, le vendredi, sera la journée généreuse. On va donner les kits scolaires aux élèves des écoles publiques qu’on a choisis avec l’inspection académique », a annoncé Haby Tall.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tel. 661 74 99 64

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Convocation du corps électoral : « les juristes de la Présidence doivent repartir à l’école… »

12 novembre 2019 à 10 10 10 111011
Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

La convocation du corps électoral par le président de la République à la date du 16 février 2020 n’est pas du goût des acteurs politiques de l’Opposition. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com au lendemain de la publication de ce décret, Dr Fodé Ousssou Fofana a annoncé une réunion du conseil politique de l’UFDG ce mardi 12 novembre 2019, pour une réaction appropriée.

« Nous, nous avons décidé de nous retrouver. J’ai fait convoquer une réunion du conseil politique de l’UFDG à midi », a indiqué le vice-président de l’UFDG.

Mais, avant cette rencontre, Dr Fodé Oussou Fofana s’est interrogé sur le bien-fondé du décret du Chef de l’Etat. « On ne peut pas convoquer un corps électoral qui n’existe pas. Avec ce décret, il (le président Alpha Condé) prouve tout simplement qu’à la présidence, même s’il y a des juristes, ils ont besoin d’aller à l’école ».

Visiblement surpris par ce décret, le vice-président de l’UFDG estime que cet acte présidentiel résulte d’une panique. « Un président doit être entouré de conseillers. Et, parmi ces conseillers, il y a des juristes. Ça veut dire que quand tu dois convoquer, il faut savoir qui tu dois convoquer, parce que tu ne peux pas convoquer ce qui n’existe pas. C’est une façon de ridiculiser la République, c’est une façon de prouver qu’il y a des problèmes parce que leur rôle c’est aussi cela. Parce que quand tu as des conseillers comme Kiridi Bangoura qui est secrétaire général à la présidence, qui a organisé tellement d’élections, qui sait c’est quoi un corps électoral, qui sait quels sont les délais légaux pour convoquer un corps électoral, c’est humiliant… C’est quoi le corps électoral ? Le corps électoral, c’est l’ensemble des citoyens enrôlés. Ça veut dire qu’on connait sur les 12 millions de Guinéens, il y a combien de personnes qui sont enrôlées. Mais, ici le corps électoral n’existe pas. Il met d’ailleurs le président de la CENI dans une mauvaise position (…). Ça prouve qu’il y a la panique à bord, c’est complètement la panique. C’est humiliant pour la République », a-t-il dit, précisant que les opposants vont se retrouver pour harmoniser et se prononcer.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Vindicte populaire à Kankan : un mort !

12 novembre 2019 à 9 09 53 115311

Les scènes de vindicte populaire refont surface dans la commune urbaine de Kankan. Deux présumés voleurs de motos, Mory Sagna et Moussa Condé, se sont faits pourchassés par une foule en colère au quartier Hérémakono 2, dans la commune urbaine. Rattrapé par des jeunes déchaînés, Mory Sagna a été battu à mort dans la journée le dimanche dernier 10 novembre 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour lutter contre le phénomène de vol et de criminalité qui prend de l’ampleur dans la cité de Kankan, les citoyens usent parfois de la méthode forte et vont jusqu’à se rendre justice. C’est ainsi qu’au quartier Hérémakono 2, Mory Sagna et Moussa Condé, deux présumés voleurs de moto, ayant échoué à leur tentative, se sont retrouvés entre les mains d’une foule déchaînée.

Un citoyen joint au téléphone par Guineematin.com est revenu sur les faits. « Je quittais chez moi le dimanche matin. Arrivé au niveau de la pompe, j’ai vu deux motards pourchassés par des chauffeurs de taxis motos. Quand j’ai demandé, on m’a dit que ce sont des voleurs. Alors, je me suis joint à eux. C’est comme ça qu’on les a pourchassés en direction de la clinique de Dr Kouyaté. C’est après là-bas qu’on a mis main sur un. J’ai proposé à ce qu’on l’amène chez le chef du quartier. Les jeunes ont décidé de l’amener plutôt au camp. Ils étaient au nombre de deux. J’ai dit à un motard de conduire celui qui a été arrêté dans une cour pour ne pas qu’on le tue. Entre temps, on m’a appelé pour me dire qu’on a arrêté le second vers la station et qu’ils veulent le tuer », a-t-il témoigné.

Le second présumé voleur, Mory Sagna, rattrapé au niveau d’une station service de la place, n’a pas eu assez de chance. Il se fera violemment passé à tabac. « Le second là a été attrapé et frappé par d’autres jeunes au niveau de la station Total. Donc, on l’a retrouvé dans l’agonie. Il n’était pas encore mort. Quand les forces de l’ordre sont venues sur les lieux, ils n’ont pas voulu toucher le corps vu la gravité de son état. Ils ont plutôt décidé de faire appel à une ambulance. C’est comme ça que ça s’est passé», a-t-il expliqué.

Il faut noter que le jeune Mory Sagna a succombé à ses blessures sur le champ avant même que les urgences n’arrivent. Son compagnon d’infortune, Moussa Condé, a été arrêté et conduit au camp Soundjata Keïta.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Conakry : Morton Sylla condamné pour avoir menacé de mort son oncle

12 novembre 2019 à 9 09 42 114211

Poursuivi pour des faits de menace de mort contre son oncle, Mohamed Morton Sylla a été jugé hier, lundi 11 novembre 2019, au tribunal de Première Instance de Mafanco. Bien qu’il ait nié les faits à la barre, Morton Sylla a été reconnu coupable et condamné à deux mois de prison ferme et au payement d’une amende de 500 mille francs guinéens, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Mohamed Morton Sylla, vigile de profession, en service dans une entreprise de surveillance de la place, a été mis aux arrêts et placés sous mandat de dépôt le 05 septembre 2019 à la maison centrale de Conakry. Il était poursuivi pour menace de mort contre son oncle Koutoubou Kéita, décédé il y a de cela quelques semaines.

Au cours des débats, le jeune vigile a nié les faits articulés à son encontre. Il va s’en suivre les réquisitions et plaidoiries des parties au procès.

Le ministère public a, dans ses réquisitions, demandé au tribunal de retenir le prévenu dans les liens de la culpabilité en le condamnant à six (06) mois de prison assortis de sursis. « Mohamed Morton Sylla qui comparait devant votre tribunal n’a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés. Mais, il y a un récépissé qui précise que le prévenu était muni de ciseaux et d’autres objets. Un tel comportement mérite d’être sanctionné avec rigueur. Comme c’est un délinquant primaire, le ministère public requiert qu’il vous plaise de le retenir dans les liens de la culpabilité ; pour la répression, vous ferez application des dispositions des articles 282 et 135 du Code Pénal en le condamnant à six mois de prison assortis de sursis », a requis le procureur.

Suite à la mort du plaignant, Sékou Koutoubou Keita, c’est sa sœur, Nèné Keita, la mère du prévenu, qui a témoigné à la barre au nom de son défunt frère. « Mohamed Morton Sylla est mon enfant, mais il ne m’écoute pas. Dès qu’il commence à se battre, je ne peux pas l’arrêter. Mon frère qui a porté plainte contre son neveu est décédé il y a trois semaines. Je ne suis pas informée de ces menaces de mort à l’endroit de son oncle. Avant qu’il ne rende l’âme, mon frère m’avait dit de chercher à libérer mon fils », a laissé entendre la mère du prévenu.

Statuant sur siège, le juge Amadou Kindy Baldé a d’abord requalifié les faits en violences volontaires avant de retenir Morton Sylla dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, il a été condamné à deux (02) mois de prison et au payement d’une amende de 500 milles francs guinéens, conformément aux dispositions des articles 240 du Code Pénal, 548 et 533 du Code de Procédure Pénale.

Après avoir passé deux mois et une semaine de détention, Morton Sylla recouvre la liberté alors que son oncle est passé de vie à trépas.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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