Bachir Diallo, ministre de la sécurité : « je sais que je vais faire des jaloux ici… »

22 octobre 2021 à 18 06 40 104010
Général Bachir Diallo, ministre de la sécurité

Nommé hier à la tête du ministère de la sécurité et de la protection civile, le général à la retraite Bachir Diallo a pris fonction ce vendredi, 22 octobre 2021. Une cérémonie a été organisée cet après-midi dans la cour du département, à Coléah, pour son installation officielle, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters. A cette occasion, le nouveau patron de la sécurité a pris l’engagement de relever le défi qui l’attend pour mériter la confiance placée en lui par le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya.

« La tâche est immense, mes prédécesseurs l’ont évoqué, car il ne faut pas ignorer que nous avons passé plus d’une décennie où le maintien de l’ordre musclé et qui tournait parfois au sang, a constitué la mission presque exclusive de ce département, ce qui ne devait pas être le cas. Nous devons changer cela. Le président de la République a insisté là-dessus. Le Premier ministre, que j’ai eu l’opportunité de rencontrer avant cette prise de fonction, l’a réitéré également. Ça veut dire que la tâche qui nous attend est immense.

Mais elle n’est pas impossible. Je suis là aujourd’hui pour relever ce défi énorme. Et je vais relever ce défi. Mais, seul je ne pourrai pas. C’est avec vous, avec le concours des uns et des autres, c’est la détermination de tout un chacun, qui nous permettra d’arriver à cette fin. Pour cela, en vertu des pouvoirs qui sont désormais les miens, je vais être amené avec vous et par vous, à faire de ce département le meilleur des départements. Je sais que je vais faire des jaloux ici, mais je vous garantis, on y arrivera », a assuré le ministre de la sécurité et de la protection civile.

Pour y arriver justement, l’ancien attaché de défense à l’Ambassade de Guinée en Algérie, annonce qu’il va faire « un travail méticuleux, qui va consister dans un premier temps, à faire un état des lieux de la police nationale et de la sécurité en Guinée. On va se donner un délai qui ne va pas excéder le mois pour accomplir cette première tâche. D’autres diraient de faire un diagnostic organisationnel, un diagnostic des ressources humaines, un diagnostic des moyens qui sont les nôtres, un diagnostic des ressources financières.

C’est à partir de là que nous allons élaborer un rapport détaillé qui, lui aussi, va déboucher sur un plan d’action. Et c’est ce plan d’action qui va être la feuille de route de ce département. Ce plan d’action prendra en compte l’ensemble des missions et valeurs contenues dans la charte de la transition, c’est la bible », a fait savoir le général à la retraite Bachir Diallo, tout en rassurant ses collaborateurs. « Je prends ici l’engagement solennel de faire un travail collaboratif, un travail qui va associer tout le monde, sans exclusion aucune. Tout ce qui compte pour moi, c’est votre engagement ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 12 43 62

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Levée du couvre-feu : « un ouf de soulagement » pour les tenanciers des lieux de loisir

22 octobre 2021 à 18 06 38 103810
N’Valy Sacko, président des tenanciers de bars et restaurants Guinée

Comme annoncé précédemment, les autorités guinéennes ont levé le couvre-feu instauré depuis mars 2020, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Cette décision fait suite au net recul de la maladie, qui est en passe d’être vaincue en Guinée. Elle est accueillie avec beaucoup de joie par l’association guinéenne des tenanciers des bars, motels, restaurants et boîtes de nuit, qui se battait depuis plusieurs mois pour la levée de ce couvre-feu. Rencontré par un journaliste de Guineematin.com, ce vendredi 22 octobre 2021, Valy Sacko, le président de cette association, a exprimé un grand soulagement.

« C’est un ouf de soulagement. Depuis le début de cette pandémie, le secteur qui a le plus souffert, c’est celui des tenanciers des lieux de loisir, on tirait le diable par la queue. Donc, on avait déjà salué la dernière décision, qui avait allégé le couvre-feu ; et aujourd’hui, nous sommes vraiment soulagés par la levée de cette mesure restrictive. Maintenant, il nous est impératif de demander à nos collègues de respecter la rigueur pour que cette situation dans laquelle nous vivons aujourd’hui demeure et qu’on ne revienne plus à la situation antérieure.

Le contrôle que nous avons mis en place est simple : avec un smartphone, c’est facile de contrôler les pass sanitaires. Il suffit juste de mettre le numéro qui se trouve sur votre carte vaccinale sur le site de l’ANSS, le résultat va démontrer si vous avez effectivement été vacciné. Si oui, vous allez entrer et au cas contraire, on vous demande gentiment de vous retourner », a laissé entendre le président de l’association guinéenne des tenanciers des bars, motels, restaurants et boîtes de nuit.

Il ajoute que l’organisation qu’il dirige a mis en place une commission chargée de veiller au respect des mesures auxquelles est assujettie la réouverture des lieux de loisir. « Nous avons mis en place une commission de veille qui sera dans les lieux de loisir pour vérifier si vraiment les gens respectent les mesures sanitaires édictées par les autorités sanitaires. La commission de veille, pour le moment, est composée de deux personnes, notamment notre chargé de communication et le chargé des affaires extérieures.

Ce sont eux qui prendront une voiture pour sillonner les différentes boîtes de la place pour vérifier l’applicabilité de ce que nous avons promis aux nouvelles autorités pour la levée du couvre-feu dans ces structures. C’est vrai que le nombre de personnes composant cette commission est petit, on envisage de l’augmenter, mais les moins font défaut. Donc, avant d’avoir les moyens nécessaires pour augmenter le nombre, ce sont ces deux responsables de notre association qui vont faire le travail sur le terrain », a fait savoir Valy Sacko.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com

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Levée des barrages : « la décision n’est pas appliquée », se plaignent des chauffeurs

22 octobre 2021 à 18 06 34 103410

C’est avec un grand soulagement que les chauffeurs qui font le transport interurbain ont accueilli la levée de tous les barrages ne se trouvant pas au niveau des frontières. Mais, quelques jours seulement après l’annonce de cette décision, certains d’entre eux commencent à déchanter, après avoir constaté que la mesure n’est pas effective sur le terrain. Certains barrages ont été effectivement levés, mais d’autres sont encore maintenus. Une situation que dénonce maître Alpha Oumar Garambé Diallo, un chauffeur en provenance de Conakry, rencontré à la gare routière de Labé par le correspondant de Guineematin.com dans la ville. Selon lui, les agents qui se trouvent au niveau de ces barrages continuent de racketter les transporteurs.

« C’est une situation que nous ne comprenons pas. A partir du moment où les nouvelles autorités ont annoncé la suppression des barrages, excepté ceux qui se trouvent au niveau des frontières, je m’attendais à la disparition totale de ces barrages. Mais, le constat est tout autre. Entre Kindia et Mamou, nous avons trouvé trois barrages. Au premier barrage, les agents m’ont réclamé de l’argent. Je leur ai demandé pourquoi eux, ils n’ont pas enlevé ce barrage alors que les nouvelles autorités ont annoncé la suppression de tous les barrages, l’agent ne m’a pas répondu, il m’a tout simplement dit que je dois lui donner de l’argent pour la levée du barrage. Je lui ai donné 5000 francs pour passer, mes collègues chauffeurs qui étaient derrière moi, ont été contraints à faire la même chose.

Au niveau du second barrage, toujours entre Kindia et Mamou, le constat était le même. Mais là, malgré l’insistance des agents, j’ai forcé la situation sans m’arrêter. Au troisième barrage, situé entre Kindia et Marina-Oula, les agents m’ont sommé aussi de m’arrêter. Là également je n’ai pas voulu obtempérer, parce que je me dis que rien ne justifie l’existence de cet autre barrage. Mais, quelques minutes après mon passage, c’est un agent que je vois derrière moi sur une moto. Il est venu se garer devant moi pour me demander de me retourner. Lorsque nous sommes arrivés à leur base, ils m’ont demandé de leur présenter mes papiers, ce que j’ai fait. Après ça, leur responsable me demande de payer de l’argent pour non-respect des consignes de sécurité.

J’ai dit que dans tout le pays, les barrages sont supprimés, excepté ceux des frontières. Cela l’a irrité, il m’a dit si c’est ce que je crois, je ne vais pas passer. Après plusieurs minutes de tractations, ils ont finalement coupé un reçu de 140.000 francs pour me remettre. Je ne compte pas payer cet argent, malgré le fait qu’ils détiennent mes papiers. Car je considère cela comme une arnaque. C’est vraiment difficile ce que nous traversons nous chauffeurs sur la route, avec ces agents arnaqueurs. Il faut que les nouvelles autorités nous viennent en aide. Il ne suffit pas seulement de prendre une décision, il faut aussi veiller à son application », a lancé maître Alpha Oumar Garambé Diallo, chauffeur sur la ligne Conakry-Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Délestages du courant à Labé : des femmes manifestent pour réclamer le départ du directeur local de l’EDG

22 octobre 2021 à 18 06 23 102310

Venues des différents quartiers de la commune urbaine de Labé, plusieurs dizaines de femmes ont manifesté ce vendredi, 22 octobre 2021, devant le siège commercial de l’EDG (électricité de Guinée). Ces femmes étaient venues exprimer leur ras-le-bol face aux délestages du courant dans les ménages de la ville et exiger le départ du directeur local de la guinéenne de l’électricité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« EDG, zéro ! EDG, zéro ! » C’est avec ce slogan que les manifestantes ont investi les locaux de l’EDG ce vendredi pour se plaindre des problèmes de courant auxquels elles sont confrontées ces derniers temps. Et, dans la foulée, ces femmes ont demandé le limogeage du directeur de l’EDG à Labé.

« Nous sommes fatiguées par ce manque de courant électrique. Le plus souvent, quand le courant vient, il se trouve que la tension est très faible, ça ne peut même pas supporter nos congélateurs. Et pourtant, nous (les femmes), notre business est lié à la vente de glace dans les marchés hebdomadaires. Mais, faute de courant, nous sommes souvent obligées de jeter une bonne partie de nos marchandises. Le nouveau directeur, nous l’avons accueilli à Labé, nous l’avons accordé tout le respect et la considération dignes d’un chef. Mais, nous avons constaté qu’il (le directeur de l’EDG) ne peut pas satisfaire la population. Maintenant, nous demandons son départ. Comme il ne peut pas gérer la situation, il n’a qu’à partir », a indiqué Mariama Diallo, une des manifestantes et vendeuse de glace au quartier Tata.

Très en colère, Rabiatou Diallo, une des manifestants, dénonce le ‘’tour-tour’’ auquel EDG a mis les quartiers de la ville. Elle déplore également les préjudices que les femmes subissent avec ces interminables délestages du courant.

« Nous sommes très en colère ce matin contre la direction de L’EDG qui n’arrive pas à honorer ses engagements vis-à-vis des clients que nous sommes. Nos aliments et autres produits que nous revendons pourrissent à cause du manque de courant. Ces derniers temps, ils nous servent le courant de façon alternative (par rotation). Et, ce qui nous fait plus mal, c’est du fait que parfois on peut attendre notre tour dans les quartiers sans que ce courant ne vienne. Aujourd’hui, nous sommes venues pour que le directeur de l’EDG nous dise pourquoi le courant n’est pas stable. Nous ne bougerons pas d’ici (du siège de l’EDG) sans avoir une information claire là-dessus. Parce que nous payons régulièrement nos factures », a martelé Rabiatou Diallo venue.

Pour l’instant, la direction de l’EDG n’a pas encore réagi sur cette manifestation. Mais, selon un communiqué qu’elle diffuse depuis quelques temps dans les radios de la plus, la direction locale d’EDG explique ces délestages par « la surcharge au niveau du transformateur 5 MVA, causée par la forte demande de courant de la ville de Labé ». Ledit communiqué précise également que cette desserte de courant par rotation dans la ville de Labé durera « jusqu’à la fin des travaux d’interconnexion qui permettra une nette amélioration de la desserte en électricité ».

A suivre !

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Conflit domanial à Dubréka : Me Paul Yomba et Joachim Gbilimou dénoncent les « mensonges » de l’église protestante

22 octobre 2021 à 18 06 14 101410

A la faveur d’une conférence de presse mercredi dernier, 20 octobre 2021, Me Paul Yomba Kourouma et Me Jaochim Gbilimou ont évoqué le conflit domanial qui oppose leur client, le pasteur Silence Léno (citoyen guinéen résident au Canada) à l’église protestante évangélique de Guinée. Ces deux avocats ont déploré « des contre-vérités et des allégations mensongères » de l’église visant souiller la moralité du pasteur Silence Léno, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ce sont des avocats, visiblement très déçus de l’église protestante évangélique de Guinée, qui étaient face à la presse ce mercredi. Et, ils n’ont pas porté de gangs pour dénoncer les manœuvres de l’église visant à tenir l’image et la dignité de leur client, le pasteur Silence Léno, à cause d’un domaine à Dubréka.

Me Joachim Gbilimou, avocat du pasteur Silence Léno

« Le pasteur Silence Léno a eu la passion de créer des écoles. Et, pour Conakry, il a pensé à Dubréka. Pour ce faire, il s’est adressé aux autorités locales de Dubréka. Un terrain lui a été attribué avec un plan de masse portant son attributaire. L’Etat guinéen en était le cédant. Il a donc édifié sur ce terrain un bâtiment de 3 salles de classe entièrement réalisé sur fonds propres. C’est lorsqu’il a bénéficié d’une bourse d’études au Canada où il s’est rendu, que l’église évangélique de Guinée a eu besoin d’une des salles de classe et on l’a donc demandé à travers son neveu, Félix Léno, la mise à disposition d’une de ses classes. Sensible aux doléances, il a accepté. Un acte a été pris pour dire que le domaine et les classes appartiennent au pasteur Léno. Voyant que le lieu est devenu habitable, les convoitises ont commencé et c’est dans ce cadre que des personnes se disant agir au nom de l’église évangélique de Guinée ont engagé des procédures contre lui (le pasteur Léno) en commençant par la mairie de Dubréka. La mairie a demandé les documents qui attestent la propriété des lieux ; et, seul le pasteur Léno a pu présenter de titre. Quant à ceux qui prétendaient agir au nom de l’église, ils n’ont rien présenté. Les témoins entendus, la mairie a pris un acte pour dire que le domaine appartient au pasteur Léno. Non satisfaits, ces mêmes personnes ont saisi le tribunal de Dubréka qui a aussi donné raison au pasteur Silence Léno. Un appel a été relevé par ces personnes au niveau de la cour d’appel ; et, l’affaire est encore pendante devant la justice », a expliqué Me Gbilimou.

De son côté, Me Paul Yomba Kourouma a regretté le fait que l’honneur et la réputation de son client ont été entamés dans cette affaire. Il a également dénoncé « des contre-vérités et des allégations mensongères » de l’église contre pasteur Silence Léno.

Me Paul Yomba Kourouma

« La dignité fait réagir l’homme lorsqu’elle est atteinte ; et, parfois même, dans cette réaction, l’homme est méconnaissable. Parce que c’est la ressource qui lui reste après avoir tout perdu. Et, c’est ce que le Pasteur Silence Léno est en train de conquérir quand il voit ses adversaires abimer sa réputation. Il est un homme public, un homme moral et c’est cette moralité qui se trouve affectée par des contre-vérités, des allégations mensongères de ses adversaires. Le pasteur Gédéon Grovogui, président du comité exécutif national de l’église protestante évangélique de Guinée qui, aujourd’hui, livre la contradiction du pasteur Silence Léno, au moment de l’acquisition de ces parcelles par le pasteur, n’appartenait pas à l’église. Il était plutôt un employé de l’ambassade de France en Guinée et n’a jamais été comme il se prévaut l’employeur à quelque titre que ce soit du pasteur Léno. Plus grave, ce que ce n’est même pas l’église évangélique protestante de Guinée qui est en justice contre le pasteur Léno ; mais, ce son président qui, pour les besoins de la cause, implique l’église dans ses faits et gestes, dans ses manœuvres dans le seul but de spolier des parcelles », a dénoncé Me Paul Yomba Kourouma.

A en croire cet avocat, les accusations de l’église contre son client ont causé du tort à ce dernier qui a beaucoup perdu en crédibilité aux yeux des nombreux fidèles qui le suivaient sur les réseaux sociaux.

« Même ses abonnés sur Facebook qui recevaient ses messages, ses prédications se sont déconnectés. Et, les éléments, des vidéos lui sont transmises de partout comme pour lui dire que leur confiance placée en lui dans le cadre du sacerdoce avait pris quelques coups. Donc, il s’agit de sérieux préjudices que le pasteur Silence Léno est en train de subir », a dit Me Paul Yomba Kourouma.

A rappeler que dans cette affaire, le domaine litigieux se trouve à Kénendé, dans la commune urbaine de Dubréka.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Konsotami (Télimélé) : Fatoumata Doumbouya tuée par son mari

22 octobre 2021 à 17 05 57 105710

Souleymane Diallo, un père de famille résidant dans la sous-préfecture de Konsotami (Télimélé), a tué son épouse dans la nuit du mardi au mercredi, 20 octobre 2021. Il s’est servi d’un couteau pour poignarder mortellement la dame, Fatoumata Doumbouya. L’homme a été interpellé par les services de sécurité, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Fatoumata Doumbouya, âgée d’une quarantaine d’années, et mère de cinq enfants, était mariée d’abord au grand frère de Souleymane Diallo. Après le décès de son premier époux, elle s’est remariée au jeune frère de ce dernier, celui qui est accusé d’avoir mis fin à ses jours. Selon Foinké, un cousin de la défunte, Fatoumata a vendu récemment quatre de ses vaches pour organiser le mariage de son premier garçon, issu de son premier mariage. Et c’est à cause de cet argent que son mari l’aurait mortellement poignardée.

« Fatoumata Doumbouya avait une quarantaine de vaches. Elle a vendu quatre vaches pour le mariage de son garçon. Cette vente lui a rapporté un montant de plus de 12 millions de francs. Son mari a dit qu’elle ne peut pas dépenser 12 millions uniquement pour le mariage, il lui demandé de diviser le montant en deux et lui donner la moitié, ce qu’elle a refusé. C’est ainsi que dans la nuit du mardi au mercredi, vers 23 heures, ils se sont disputés chaudement. Son mari a pris un couteau pour la poignarder au niveau du cou, elle est décédée. Après l’avoir tuée, il a fermé la porte de la maison.

Il a nettoyé la maison pour disparaître les traces de sang, avant d’amener le corps dans la toilette externe. Il a ensuite appelé la petite sœur de la victime pour lui dire que sa sœur est tombée sur une marmite et qu’elle est décédée. Le maire et le sous-préfet ont été informés, et ils ont aussitôt informé les agents de santé qui sont là-bas. Ces derniers sont allés faire un constat et ils ont dit que ce n’est pas une marmite qui percé la gorge, mais plutôt un couteau, ce qui veut dire que sa mort n’est pas accidentelle. C’est ainsi que son mari a été arrêté et conduit dans la ville de Télimélé, où il a reconnu que c’est lui qui a tué sa femme », a expliqué ce cousin de la victime.

Fatoumata Doumbouya a été inhumée dans la journée du mercredi 20 octobre, à Dara, un village situé à 4 km de Konsotami centre. Son mari, lui, est dans les mains des services de sécurité de Télimélé.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 669681561

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Mort de Souleymane Diallo à Koloma : « mon frère ne peut pas se suicider…», dit Fatoumata Diallo

22 octobre 2021 à 17 05 49 104910
Feu Souleymane Diallo

Comme annoncé précédemment, le corps de Souleymane Diallo, professeur d’université et administrateur du marché Taouyah, a été retrouvé suspendu à une corde ce vendredi, 22 octobre 2021, à Koloma (un quartier de la commune de Ratoma, dans la haute Banlieue de Conakry). Les circonstances et les causes de sa mort n’ont pas encore été déterminées, mais beaucoup s’accordent à dire qu’il s’est suicidé. Cependant, sa jeune sœur, Fatoumata Diallo, ne croit pas à cette thèse qui laisse croire que son frère s’est donné la mort. Elle est formelle sur cela et pour bien de raisons.

Selon des informations recueillies par un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place, c’est aux environs de 6 heures que le corps de ce jeune homme d’une trentaine d’années a été retrouvé dans une concession à Koloma. Il était suspendu à une corde attaché à un petit poteau qui se trouve derrière la porte de sa chambre.

« On l’a trouvé seul, pendu derrière la porte. Il était habillé en boubou blanc, avec un lacet attaché à son cou. Il faisait dos au mur. Mais, puisqu’on était toutes des femmes, chacune venait et fuyait. Donc, on a jugé nécessaire d’informer les autorités du quartier et la police. Ils sont venus faire le constat », a dit Fatoumata Binta Sidibé, une des amis du défunt.

Compte tenu de l’état dans lequel le corps a été retrouvé, beaucoup s’accordent à dire que Souleymane Diallo s’est suicidé. D’ailleurs, il aurait laissé une note, avant de se donner la mort. Une note qui était destinée à Abdoul Salam Sow, un des vices-maire de la commune de Ratoma.

« Le contenu de la lettre parle de nos relations, de sa femme qui est enceinte et du souci qu’il a eu sur le travail qu’il était en train de faire au marché », a révélé Abdoul Salam Sow.

A en croire ce responsable communal, Souleymane Diallo avait des soucis liés à son travail au marché. Mais, personne ne pouvait imaginer que ces soucis allaient lui rester à la tête au point de le conduire au suicide.

« C’est à 7 heures qu’on m’a appelé pour me dire que Souleymane s’est suicidé par pendaison. Il était stressé comme tout responsable, parce que la gestion humaine est difficile. Vous savez que ces derniers temps il y a eu des petits problèmes au marché de Taouyah, des problèmes qu’on a géré avec beaucoup de difficultés. C’est un ancien marché qui devait être refait à l’entendement de la commune, parce que l’accès était difficile. Alors, les gens ont cru que c’était lui (Souleymane Diallo) l’instigateur des choses. Donc, cela lui est resté dans la tête, il avait ce souci et des petites difficultés avec son conseil de discipline. Mais, personnellement, il ne m’a pas parlé ; sinon, ce sont des choses auxquelles, en tant que responsable, on pouvait remédier », a expliqué Abdoul Salam Sow.

Cependant, Fatoumata Diallo, la jeune sœur de Souleymane Diallo, a du mal à concevoir le suicide de son frère. Elle assure que ce jeune homme ne peut pas se donner la mort pour bien de raisons.

Fatoumata Diallo, petite soeur de feu Souleymane Diallo

« On croyait que c’était une mort naturelle ; mais, malheureusement pour nous, une fois-ici, on nous a dit qu’il (Souleymane) s’est suicidé. Mais, mon frère ne peut pas se suicider, parce qu’il a une grande famille où il occupait une très grande responsabilité. Alors, je ne crois pas qu’il puisse faire ça, surtout qu’il attend un enfant. J’ai du mal à y croire », a indiqué Fatoumata Diallo, la gorge nouée à cause de ses pleures depuis le matin.

Un peu plus tôt dans la journée, la police scientifique et la protection civile se sont rendues sur les lieux pour faire le constat et examiner le corps de Souleymane Diallo. Mais, leur présence n’a pas permis aux gens de comprendre grand-chose sur la mort de ce jeune homme d’une trentaine d’années. Car, les agents n’ont pas voulu partager leur conclusion avec la famille et les proches du défunt.

« Nous avons trouvé un corps suspendu à une corde. Nous avons fait nos investigations, nous avons eu à déterminer si c’est un cas suicidaire ou un cas d’homicide », a brièvement confié un agent avant de quitter les lieux.

A noter que le corps de Souleymane Diallo a finalement été mis à la disposition des autorités du quartier et de sa famille pour son enterrement.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Mali : vibrant hommage à feu Thierno Diaka Souaré ! « Nous lui devons reconnaissance… »

22 octobre 2021 à 14 02 40 104010
Feu Thierno Diaka Souaré

Mali ! Depuis quelques jours, un tournoi de football est organisé dans la préfecture de Mali pour rendre hommage à l’un de ses dignes fils, le défunt journaliste Thierno Diaka Souaré.

La jeunesse de Mali centre et les sages se sont mobilisés pour marquer l’évènement à travers des témoignages. Le tournoi a mobilisé 16 équipes de football, la phase de poule est terminée, ce sont les quarts de finale qui démarrent ce vendredi au stade préfectoral de Mali centre. La finale est prévue le samedi 30 octobre 2021.

Chaque jour, les matchs commencent après une minute de silence en la mémoire du défunt Thierno Diaka Souaré.

« C’est un moment de reconnaissance et d’hommage à l’endroit d’un père à nous, un grand-père, un frère pour d’autres. Il fait partie des élites de Mali. Il n’y a pas de raison qu’on ne lui rende pas hommage. Nous avons organisé un tournoi de football qui est en cours. 16 équipes ont été réunies pour la compétition. Les phases de poule sont terminées, 8 équipes sont qualifiées pour les quarts de finale qui démarrent ce vendredi, deux matchs sont au programme ce vendredi et deux autres le samedi. Les demi-finales sont programmées le lundi et le mardi, nous prendrons 2 jours de repos. Le samedi 30 c’est la finale. Le tournoi se déroule sans violence avec une forte mobilisation des populations et des proches du défunt ici à Mali », a déclaré Alpha Oumar Minthé, l’un des organisateurs du tournoi doté du trophée feu Thierno Diaaka Souaré.

Elhadi Ousmane Dieng, historien et l’un des doyens de Mali Centre rend hommage à un jeune-frère qui a contribué au rayonnement de sa ville natale : « Thierno Diaka Souaré est un jeune-frère natif et fils de Mali Yembering qui a été pendant tout son cycle scolaire et supérieur un brillant étudiant. Après ses études aussi, je crois qu’il a fait l’école de Dabadou, il a commencé par l’enseignement où il a passé quelques années avant de se retrouver journaliste à la voix de la Révolution, la RTG à l’époque. Il a été membre du bureau de presse de la présidence sous Sekou Touré, c’est au changement de régime en 1984 qu’il a rejoint la grande équipe de la radio nationale où il a travaillé jusqu’à sa retraite. Il s’est imposé partout par son talent, son dynamisme, son patriotisme. Il avait un amour pour la Guinée et son Mali natal. A chaque fois qu’il rencontrait un proche à lui quel que soit les circonstances, il trouvait un temps pour toi, il trouvait quoi te donner pour la famille. Nous avons ressenti son décès à cause de son apport à la communauté. Thierno Diaka a toujours contribué pour les actions de développement à Mali, il a été l’un des ressortissants le plus dévoué pour faire rayonner Mali. Un exemple marquant, à l’installation de la radio rurale Mali, il s’est vraiment levé pour faire aboutir le projet, il avait contribué moralement, matériellement et financièrement. Il est venu au secours au moment où nous avons eu besoin. On aurait voulu faire plus qu’un tournoi de football pour lui rendre un hommage mérité. C’est une façon pour nous de lui restituer la monnaie sociale. Il repose tout près, nous prions pour le repos de son âme », a témoigné Elhadj Ousmane Dieng.

Décédé l’an dernier, Thierno Diaaka Souaré repose auprès des siens à Pelly, son village situé dans la commune urbaine de Mali.

À lire sur Africaguinee.com

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Bruxelles : Cellou Dalein demande « un soutien appuyé de l’UE à la transition » en Guinée

22 octobre 2021 à 13 01 12 101210

C’est le tout premier voyage à l’étranger de Cellou Dalein Diallo depuis plus d’un an ! À la faveur de la chute du dictateur Alpha Condé, le patron de l’UFDG a pu finalement sortir du territoire national où il était confiné depuis l’élection présidentielle du 18 octobre 2020. Le président de l’UFDG et vice-président de l’internationale Libérale, s’est rendu à Bruxelles pour participer ce vendredi, 22 octobre 2021, au 175ème anniversaire du libéralisme en Belgique, à l’invitation des partis libéraux belges. 

Grâce au très salutaire coup d’État du Colonel Mamadi Doumbouya, Cellou Dalein Diallo reprend désormais son bâton de pèlerin pour jouer pleinement son rôle de vice-président de l’internationale Libérale. Ce matin, il a participé au 175ème anniversaire du libéralisme en Belgique aux côtés de grandes personnalités européennes de la famille libérale.

À cette occasion, Cellou Dalein Diallo a eu de fructueux entretiens avec des personnalités européennes de premier plan. C’est le cas par exemple du Directeur Afrique et Directeur général adjoint du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), Bernard Quentin, assisté de son collaborateur Roberto Olmi et de Madame Marie Shand, Responsable de la coopération internationale de la Commission européenne. 

Celui qui était le principal adversaire de l’ancien président pendant plus de dix ans à la présidence a profité de cette occasion pour plaider en faveur de la République de Guinée, qui entame une transition de tous les espoirs avec le Colonel Mamadi Doumbouya. 

Cellou Dalein Diallo a expliqué à ses interlocuteurs les raisons pour lesquelles les Guinéens soutiennent la junte du CNRD. « L’ordre constitutionnel était déjà rompu en Guinée depuis le double scrutin du 22 mars et le hold-up électoral du 18 octobre 2020 », a indiqué le président de l’UFDG. 

« L’intervention de l’armée doit être considérée comme un premier pas vers le retour à l’ordre constitutionnel », a-t-il indiqué, avant de solliciter aux partenaires européens « un renforcement de la coopération avec la Guinée et surtout un soutien appuyé de l’UE à la transition ».

À suivre !

Mamadou Sadio Baldé pour Guineematin.com

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Conakry : l’administrateur du marché de Taouyah retrouvé mort suspendu à une corde

22 octobre 2021 à 13 01 04 100410

Âgé d’une trentaine d’années, Thierno Souleymane Diallo a été retrouvé mort, suspendu à une corde, ce vendredi, 22 octobre 2021, à Koloma, un quartier de la commune de Ratoma. On ignore encore les causes et les circonstances dans lesquelles il a trouvé la mort ; mais, sur place, c’est la thèse du suicide qui est évoquée par sa famille et ses voisins.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, le défunt était diplômé en économie et dispensait des cours dans des universités privées à Conakry. Il était également l’administrateur du marché de Taouyah (dans la commune de Ratoma). Il se serait donné la mort dans la nuit dans la nuit d’hier à aujourd’hui vendredi.

La police scientifique s’est déjà rendue sur les lieux pour examiner le corps. « Nous avons trouvé un corps suspendu à une corde. Nous avons fait nos investigations, nous avons eu à déterminer si c’est un cas suicidaire ou un cas d’homicide », a brièvement confié un agent.

A noter que Thierno Souleymane Diallo est originaire de la sous-préfecture de Ditinn, dans la préfecture de Dalaba. Il laisse derrière lui une épouse en état de famille très avancé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Donka : conflit domanial ou magouille de fonctionnaires à la recherche d’argent ?

22 octobre 2021 à 9 09 34 103410

Mme Barry Hadja Aye Bobo a occupé plusieurs fonctions sous la première et la deuxième République, dont celles de d’assistante particulière du président Ahmed Sékou Touré. En 2020, elle a été victime d’expropriation illégale d’une partie du domaine qu’elle occupe depuis ses années de service dans la cité ministérielle de Donka. Elle accuse un ancien ministre et son épouse d’avoir comploté avec le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire pour lui retirer cette portion de terre. Rencontrée par un journaliste de Guineematin.com, cette fonctionnaire à la retraite est revenue longuement sur ce dossier, attirant l’attention des nouvelles autorités du pays sur l’injustice dont elle est victime.

Décryptage !

Guineematin.com : vous avez été victime d’expropriation d’un domaine à votre domicile, ici à Donka. Expliquez-nous ce qui s’est passé.

Hadja Aye Barry, victime d’expropriation à Donka

Hadja Néné Aye Bobo Barry : depuis la première  République, je n’avais jamais vu des gens être soutenus par un pouvoir dans l’injustice, dans l’arbitraire, comme ça a été le cas cette fois-ci. J’ai un voisin, l’ancien secrétaire d’Etat à la sécurité, Amadou Camara, qui est marié à une deuxième femme du nom de Marie Ayoub, qui occupe la villa derrière chez moi. Cette femme est venue chez moi et me prier de lui donner deux mètres dans mon domaine pour qu’elle puisse augmenter son annexe où se trouvent ses marchandises. J’ai dit : Marie, chaque fois que tu viens chez moi, tu t’arranges pour qu’on parte dans le jardin puisque tu aimes être là-bas avec moi. C’est maintenant que je comprends que ce n’était pas gratuit, tu voulais avoir quelque chose par là-bas. 

J’ai dit que je ne peux pas déplacer les bornes, parce que cette cité est lotie depuis bien avant l’indépendance. La première République n’a pas touché, la deuxième n’a pas touché et c’est maintenant avec la troisième République que tu veux qu’on enlève les bornes pour qu’on te donne deux mètres ? Si on te donne deux mètres ici, il ne restera plus rien dans le jardin. En plus, il y a des arbres fruitiers qui nous servent d’ombre et que toi-même tu utilises et même d’autres voisins bénéficient de ces fruits. Après cela, elle est allée voir un de mes neveux qui est venu me voir. Quand j’ai montré les bornes, il a dit non, tu ne peux pas déplacer ces bornes, parce que si tu donnes deux mètres, il ne te restera plus rien par là-bas. Il est allé lui rendre compte. 

Finalement, la dame m’a contournée pour aller voir le patrimoine bâti, voir le Directeur général, Mohamed Lamine Yayo, qui a envoyé 12 personnes pour voir si ce que Marie Ayoub leur a dit, c’est-à-dire que le domaine fait partie de sa place, était vrai. Ces fonctionnaires sont venus voir et sont allés rendre compte à Yayo pour dire que c’est faux, les deux parcelles sont voisines mais Marie Ayoub a menti. Finalement, ils se sont dits pourquoi ma parcelle fait 1.600 mètres carrés et que leur parcelle fait 1100 mètres carrés. Elle a marché et démarché. Finalement, c’est l’adjoint de Yayo, le nommé Mounir Cissé, qui est aussi commissaire comme Amadou Camara (l’époux de Marie Ayoub), d’aucuns disent d’ailleurs que c’est Amadou Camara qui l’aurait recruté dans la police, qui a pris la relève. Et c’est lui qui a décidé de m’enlever cette partie pour la donner à Marie Ayoub. Il m’a convoquée pour dire qu’il aimerait que je cède au patrimoine cette partie pour faire une bibliothèque. Au rendez-vous, il est venu en retard pour dire : j’étais avec le président de la République.

Guineematin.com : le président Alpha Condé ?

Hadja Néné Aye Bobo Barry : oui, le président Alpha Condé. Mounir Cissé m’a convoquée pour que je cède cette partie à l’Etat pour faire une bibliothèque. Mais, en sortant, un de ses collaborateurs m’a appelée, il a dit : ne donne pas, c’est Marie Ayoub qui est derrière cette affaire et ce n’est pas pour faire une bibliothèque. J’ai demandé aux gens de l’Harmattan est-ce qu’ils envisageraient de faire une bibliothèque à Donka, ils ont dit non. L’UNESCO aussi n’envisagerait pas de faire une bibliothèque là-bas. Si c’était pour une action éducative comme celle-là, j’aurais peut-être essayé de trouver un espace pour construire cette bibliothèque. Mais, quand j’ai su que c’était une manœuvre dilatoire pour donner la partie à Marie Ayoub qui veut construire des boutiques, comme elle ne sait faire que ça, acheter et vendre, j’ai dit non, ça ne se fera pas. 

Depuis lors, Mounir Cissé a continué à m’écrire, à me harceler. Tantôt il dit que c’est le bien de l’Etat, il veut récupérer la partie. Il m’a envoyé une correspondance pour dire qu’ils sont en train de récupérer les espaces de l’Etat. Qu’ils vont m’envoyer une mission pour essayer de délimiter l’espace qu’ils veulent prendre. Entretemps, un ancien ministre de l’habitat, saisi de cela, a immédiatement écrit à Dr Diané (alors ministre de la Défense nationale et au ministre de l’habitat, Dr Ibrahima Kourouma, pour rappeler que le patrimoine bâti ne gère pas les terrains. Il ne gère que les bâtiments administratifs.

Donc, quand il a vu cela, il était bloqué et ne savait pas exactement ce qu’il devait faire. Il est allé se coller à Mamma Camara, l’actuel secrétaire général du ministère de la ville et de l’aménagement du territoire avec qui, il a concocté encore des scénarios pour dire qu’il y a un conflit domanial à Donka. Non, il n’y a pas de conflit domanial ici. Les plans de chez Amadou et le plan de chez moi sont clairs et complètement différents. Ils ont monté de toutes pièces ce conflit domanial à Donka. Donc, Mamma Camara a aussi envoyé une mission sur le terrain le 4 mars 2020 avec un ordre de mission numéro 0058 MVAT/CAB/DOCAD/2020 du 25 février 2020. Cette mission est venue le 4 mars 2020. J’ai téléphoné à Elhadj T.T qui était ministre d’Etat, conseiller du président de la République parce que lui, il essayait quand même de régler certaines injustices autour de son président. 

Ce dernier a téléphoné à Mohamed Mamma Camara pour dire : qu’est-ce que vous êtes en train de faire ? Laissez cette dame tranquille. Elle a suffisamment travaillé pour l’Etat, donc laissez-là se reposer. Il a dit : je vous donne son numéro, téléphonez et enlevez l’équipe que vous avez mise sur place, parce que j’ai le dossier en main. Mamma Camara prend mon numéro avec Elhadj et il m’appelle. Il dit : Hadja, mon papa vient de m’appeler et je ne savais pas que vous étiez en règle, parce que ce qu’on m’a dit pour qu’on envoie cette mission, c’est faux. Il a dit : donnez-moi le chef de mission qui se trouve sur le terrain. J’ai pris le téléphone pour le donner au chef d’équipe des géomètres. Il leur a dit de mobiliser leurs hommes pour qu’ils quittent le terrain, parce que la mission est annulée. Donc, les gens se sont repliés. 

Quand j’ai repris le téléphone, Mamma m’a dit : Hadja, la demande d’Amadou Camara pour récupérer ce domaine, c’est nul et non avenue. J’ai dit que ce n’est même pas Amadou, mais sa femme Marie  Ayoub qui veut faire des boutiques. Amadou est assis, il est aveugle, mais il est en train de démarcher pour sa femme. Tout l’argent qu’il a eu à la sécurité, c’est à la disposition de cette femme. J’ai dit : laissez-moi tranquille. Marie Ayoub a suffisamment de biens à Conakry ici et à l’extérieur pour convoiter ce petit lopin de terre. Mamma Camara a dit : je vous répète que c’est nul et non avenue. Ça, c’était le 4 mars 2020. Le 9 mai, le matin, on dormait, quand on a entendu le bruit des branches qu’on coupait derrière la maison. On se lève brusquement et on voit beaucoup de personnes  dans la cour en train de couper les arbres.

Guineematin.com : des arbres fruitiers ?

Hadja Néné Aye Bobo Barry : oui, les arbres fruitiers qui étaient sur le domaine en question. J’ai dit : mais, qu’est-ce que vous êtes en train de faire ? Vous avez un ordre de mission ? Ils disent : nous sommes envoyés par le ministre de l’habitat, Dr Ibrahima Kourouma. J’ai dit : où est l’ordre de mission ? Ils m’ont donné un document des jardins botaniques avec pour objet : demande d’abattage et élagage de manguiers. J’ai dit : mais, ça c’est un chef de service espaces verts et élagage. C’est adressé à Mme Camara où il est demandé de payer les dégâts que vous êtes en train de faire sur mon terrain. Ils disent non, c’est le terrain de Mme Camara. L’autre lettre était adressée à Amadou Camara pour dire qu’il faut payer ce qu’on est en train de casser. C’est une lettre avec pour référence 005/DNEF/SJB/ 2019 des jardins botaniques. J’ai dit que ce n’est pas possible. 

Alors, j’ai téléphoné à un ancien ministre de l’habitat aussi, dont je vais taire le nom, qui était conseillé à la présidence. Je lui ai dit qu’il y a des gens qui sont en train d’abattre les arbres. Lui, il envoie des gendarmes pour récupérer les engins qui coupaient les arbres. Entretemps, ces gens aussi ont téléphoné à Dr Ibrahima Kourouma (alors ministre de la ville et de l’aménagement du territoire) qui, à son tour, a téléphoné à l’ancien ministre pour dire : attention, ne bloque pas les machines, parce qu’il s’agit de l’autorité. Alors, l’ancien ministre m’appelle pour dire : je suis obligé de rendre les machines, parce qu’il parait que c’est l’autorité. Il a dit : laisse-les prendre ce qu’ils veulent prendre pourvue qu’il te reste quelque chose. J’ai dit : c’est ce que tu me conseilles ? Je ne comprends pas. Si tu as peur pour ton poste, merci. Sinon, je pensais que tu défends la légalité, la justice et le droit. Tu connais ici, tu as les documents.

Guineematin.com : vous avez dit ça à l’ancien ministre, qui était alors conseiller à la présidence ?

Hadja Néné Aye Bobo Barry : effectivement. Finalement, il a rendu les machines et il n’a même pas osé venir voir ce qui s’était passé sur le terrain.  Mieux, il est allé s’excuser à la présidence pour m’avoir aidée. Par la suite, quand je suis intervenue à la télévision Gangan, il m’a dit : je te conseille de ne pas t’adresser aux médias parce que si tu continues de le faire, moi, je n’interviendrai plus. J’ai dit que ce n’était rien, mais il faut que le monde sache ce qui s’est passé ici. Moi, j’ai toujours agi contre l’illégalité, l’injustice, l’arbitraire. Donc, ce ministre conseiller s’est mis à l’écart. Le lundi, 11 mai 2020, on m’appelle derrière la cour. Qui je vois ? C’est Dr Ibrahima Kourouma avec son staff, dont le même Mamma Camara, Secrétaire général de l’habitat, qui avait dit que la demande d’Amadou était nulle et non avenue, et commissaire Mounir Cissé, Directeur général adjoint du patrimoine bâti. 

Ils étaient en compagnie de gendarmes et de militaires, qui étaient nombreux au carrefour qui est en face de chez moi. On m’appelle et quand je viens, le ministre Kourouma me dit : on était venus pour vous dire que nous prenons de là à là. J’ai dit : mais, le 4 mars, voilà votre Secrétaire général qui m’avait dit que la demande d’Amadou était nulle et non avenue. Voilà, il est là avec vous. J’ai dit : si vous suivez Mounir Cissé, il est là et il y a longtemps qu’il me harcèle pour prendre cette parcelle et la donner à mes voisins. Mounir dit : si vous continuez à parler d’ailleurs, je vous donnerai trois mois de préavis pour vous vider d’ici. J’ai dit, Mounir, c’est si Dieu le veut. J’ai dit : monsieur le ministre, samedi déjà, des gens sont venus couper tous les arbres fruitiers qui étaient là. Moi, je plante beaucoup. J’ai dit : regardez la clôture, ce genre de clôture dans la cité, c’est le seul endroit où ça reste encore. 

Tous les autres ont construit des murs mais moi, j’ai gardé la clôture que j’ai trouvée parce que grâce à ça, il y a de l’air qui entre. Mais, les arbres sont tombés sur la clôture et nous sommes maintenant dans l’insécurité. Il (Dr Ibrahima Kourouma, ndlr) dit : mais, c’est moi qui ai donné l’ordre de les couper. J’ai dit : vous êtes devenus ministre de l’environnement pour venir couper des arbres chez moi ? Il dit : mais, ce n’est pas chez vous, c’est chez Amadou Camara. Je suis rentrée, j’ai pris les plans des deux parcelles : la parcelle de Amadou et ma parcelle. J’ai dit : si on a dit que vous avez fait casser chez Amadou, c’est faux, voici les deux plans. C’est là que j’ai compris qu’il (le ministre) n’avait aucun document, ils sont tombés sur moi comme ça. Dr Kourouma dit : pouvez-vous me prêter ces plans ? J’ai dit oui. Je lui ai donné les plans qu’il a donnés à son Inspecteur général, qui est allé photocopier et venir me rendre les copies. 

J’ai dit : ce que je peux vous dire monsieur le ministre, vous ne connaissez même pas l’endroit, on est venu vous prendre comme ça. Je lui ai demandé de rentrer par le portail et j’ai dit : voilà les bornes fixées avant l’indépendance, voilà les grillages d’avant l’indépendance. Pour vous dire que le travail était bien fait, ces potelets-là existent encore. J’ai eu trois voisins avant Amadou Camara : il y a eu le capitaine Dioubaté et sa femme, le ministre Alafé Kourouma et sa deuxième famille, et Yansané qui était entraîneur de l’ASFAG et qui était marié à une blanche. Quand il est mort, sa femme est rentrée, ses enfants sont restés ici. C’est Amadou Camara qui les a sortis pour occuper la place. Donc, il est mon quatrième voisin. Jusqu’ici, les anciens voisins viennent me voir tellement qu’on avait de bonnes relations. Il n’y a jamais eu de problèmes avec ces familles. 

Dans le voisinage, on a une association où on rend vraiment service. J’ai dit que c’est la première fois que je vois un voisin qui tente de s’accaparer indument, injustement des biens qui ne lui appartiennent pas, tout simplement parce qu’il veut faire plaisir à sa femme qui veut construire des boutiques. Des boutiques commerciales dans une cité résidentielle. Le ministre n’a pas répliqué. J’ai dit : on vous a induit en erreur, parce que vous n’êtes même pas informé. Dès qu’on vous dit telle chose, vous prenez la machine et la voiture, vous venez tomber sur les gens sans sommation, sans information, sans rien. Ils sont sortis, lui et Mounir Cissé, se sont embarqués dans la même voiture. Les autres voitures de leurs cadres ont suivi et ils sont partis. Quand ils sont partis, les gens sont venus casser le mur pour faire rentrer un camion pour déposer les agrégats. Ils ont démoli complètement cette arrière-cour et cette dame Ayoub a profité pour envoyer des loubards pour casser les potelets pour qu’il n’y ait plus de trace de bornes. Il y avait des policiers, des militaires et des gendarmes.

Guineematin.com : ces agents étaient présents pendant qu’on cassait votre mur ?

Hadja Aye Bobo Barry : bien sûr. C’est là que j’ai compris pourquoi les gens se rendent justice. Parce qu’il arrive des moments où vraiment, l’Etat est absent et l’autorité est complice de certains mauvais actes. Ceux qui ont eu à bénéficier de certains attributs de l’Etat, tels que les décrets et autres, ont failli à leur mission. Mais, je ne regrette pas le fait je ne me suis pas rendue justice, parce que ni ma famille, ni les fonctions que j’ai occupées jusqu’ici ne me permettent d’aller faire des choses comme ça. Le 12 mai, c’est le ministre, Dr Ibrahima Kourouma, qui envoie son secrétaire général, Mamma Camara, pour dire qu’ils viennent mettre un mur de 15 rangées de briques. Il a supervisé le travail des maçons. Il était là et il m’a dit : je vous conseille de rester tranquille. 

Si vous ne restez pas tranquille, ce que vous aurez, ça sera plus que ça. Moi, c’est un conseil que je vous donne, c’est le ministre qui m’a envoyé pour faire ce travail. J’ai dit : il vous a envoyé pour casser même les escaliers pour coincer la maison et récupérer ma petite annexe que j’ai construite moi-même ? A partir de là vous avez pris jusqu’au fond là-bas et vous dites que c’est le ministre qui vous a envoyé ? Même si c’est lui qui vous a envoyé pour mettre le mur, mais il ne vous a pas envoyé pour casser mes escaliers. Il a dit : moi, c’est un conseil que je vous donne. Je vous assure, les briques, le sable, le ciment, il allait les chercher chez Marie Ayoub. Il rentrait chez elle et sortait.

Et c’est la sœur de Marie Ayoub qui amenait le repas, l’eau glacée pour les travailleurs. C’est la nuit que les camions faisaient entrer le sable et les agrégats, mais les briques sortaient de chez Marie Ayoub pour construire ce mur. Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est la première fois que je vois un ministère de l’habitat et ses services techniques venir construire un mur. Mais, c’est les travailleurs d’Amadou Camara qui ont cassé des bornes. Un des casseurs, Kazmir Koundouno, a été condamné au tribunal de Conakry 2 à un an d’emprisonnement avec sursis, mais la Cour d’appel de Conakry, par un arrêt de M. André Céphalo Léno, a infirmé le jugement de Conakry 2. Quand j’ai été adjointe au gouverneur de la ville de Conakry, j’ai assisté à des lotissements de cette ville. Je sais qu’en cassant une borne, c’est un délit. J’ai porté plainte contre Amadou Camara et sa femme, le dossier dort depuis 2019 au tribunal de Conakry 2 avec le procureur et ses services. Qu’est-ce qu’on peut dire ? On ne peut pas compter sur la justice. Le dossier qui a été confié aussi au ministre de la justice n’a pas évolué.

Guineematin.com : le ministre de la justice, c’était Me Mory Doumbouya ?

Hadja Aye Bobo Barry : oui, c’était lui. Il était au départ agent judiciaire de l’Etat et c’est à lui qu’on a confié le dossier avant qu’il ne soit nommé ministre par le président de la République. Ses collaborateurs ont travaillé sur ledit dossier, mais jamais un résultat n’est sorti de ça, jusqu’à ce que ce pouvoir d’Alpha soit tombé. Et moi, je me réjouis personnellement de ce qui s’est passé grâce à cette junte. J’espère que ces militaires sauront mettre en place une structure pour lutter contre l’injustice, l’arbitraire et créer un service dynamique contre toute impunité. Que les citoyens Guinéens soient placés à la même enseigne. Qu’il n’y ait pas des citoyens protégés par l’Etat et d’autres qui ne le sont pas. A l’heure actuelle, c’est des policiers du ministère de la sécurité qui sont chez  Amadou Camara et que sa femme utilise pour faire des dégâts chez les autres. Des policiers payés par les citoyens, par l’Etat. Ce n’est pas normal. C’est tout simplement parce qu’Amadou a encore des complices  dans ce ministère.

Guineematin.com : quel est le message que vous lancez aux nouvelles autorités, à travers le colonel Mamadi Doumbouya, qui a déclaré que la justice sera désormais la boussole qui va guider tous les citoyens en Guinée ?

Hadja Aye Bobo Barry : je me réjouis d’abord de leur arrivée, comme beaucoup d’autres Guinéens. Quand on voit l’engouement populaire après leur arrivée, on voit que les Guinéens en avaient marre. Je souhaite que ce qu’il a dit reflète ce qu’il aura à faire et qu’il ne se laissera pas encenser par certaines sirènes qu’on connaît dans ce pays. J’espère qu’il sera très vigilant dans les personnes qu’il aura à nommer et j’espère que ces gens auront à remplacer franchement ceux qu’on a vu faire du n’importe quoi dans ce pays. Il y avait une complicité entre les gens, les ministres se tenaient pour faire du mal. Tel ministre fait du mal, l’autre est informé et ils se couvrent. Il y a une femme ministre à qui je faisais beaucoup confiance, parce qu’elle est valable sur le plan technique. On s’est rencontrées et elle m’a dit : ma sœur, tu es brimée, c’est vrai ; c’est injuste, c’est vrai, mais tu penses que Mory Doumbouya prendra ton dossier pour aller baver sur le ministre de l’habitat ? 

Tu penses qu’il va le faire ? Alors, tu te trompes. J’ai dit : mais, c’est toi qui me dis ça ?  Toi tu es assez proche de lui pour attirer son attention, parce que quand tu veux qu’un système dure, il faut oser dire au chef ce que les autres n’osent pas lui dire. Parce que le chef ne voit pas souvent ce qui se passe derrière sa nuque. Moi, j’ai travaillé avec le président de la République, Ahmed Sékou Touré. J’ai été son assistante. Il y a des choses que les gens n’osaient pas lui dire que je lui disais. Parfois, il se fâchait mais quand il réfléchissait, il m’appelait et disait : tu as raison. Parfois, il te remerciait pour avoir attiré son attention sur quelque chose qui n’était pas bon. L’injustice, quand on peut, il faut la combattre. Donc, j’ai été moulée dans ça. Dans ma famille d’abord, à Dalaba, avec mon père, qui m’a toujours soutenue. Alors, j’ai grandi dans ça. Qu’on m’aime ou qu’on ne m’aime pas, j’essaie de rester dans cette position.  

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot pour clôturer cette interview ?

Hadja Aye Bobo Barry : je souhaite que la junte réussisse surtout à améliorer la situation de ce pays dans tous les domaines. Et il faut faire très attention avec certains secrétaires généraux tels que celui de l’habitat. Vous avez vu ce qui s’est passé chez moi ici où il est venu construire un mur de 15 rangées de briques en une journée. Peut-être que d’autres secrétaires généraux sont corrects, mais il faut que le colonel Doumbouya fasse très attention. Je lui souhaite bonne chance et j’espère qu’ils vont réussir. C’est pour le bien-être et le mieux-être de la population guinéenne.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622680041

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Nomination des 4 membres du Gouvernement : quand l’esprit de rassemblement et d’unité nationale guide les actes du Colonel-président

22 octobre 2021 à 8 08 40 104010
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition

Par Mandian Sidibé : DE QUOI SE MÊLENT LES ÉTERNELS INSATISFAITS ?

On le dira jamais assez ! Le Colonel Mamadi Doumbouya est un don de Dieu à la Guinée et aux Guinéens. Nonobstant les efforts titanesques déployés par Son Excellence Monsieur le Président de la République et la volonté avérée de celui-ci de changer radicalement la donne en Guinée, en termes de gouvernance bien entendu, certains esprits malins demeureront toujours insatisfaits. 

Leur dessein inavoué est de tenter de distraire les nouvelles autorités du pays, alors que celles-ci sont désormais concentrées sur l’essentiel, tendant à sortir la Guinée de sa léthargie. Pourquoi piaffer d’impatience pour le dévoilement de la liste complète du nouveau gouvernement, alors que ceux qui font cette réclamation seront encore les premiers à criailler, en cas de précipitation débouchant sur de mauvais choix effectués par le Colonel-Président. 

Qui veut voyager loin ménage bien sa monture, enseigne un adage populaire. Le Colonel Mamadi Doumbouya sait ce qu’il veut et fait pour le bonheur des Guinéennes et Guinéens. Aucune œuvre humaine n’est parfaite, notamment celles qui sont réalisées dans la précipitation. Qui va lentement et méthodiquement est assuré d’arriver à bon port. 

Rien qu’à travers l’esprit génial de préservation de l’unité nationale, corroboré par les équilibres de tous ordres qui caractérisent la nomination, le 21 octobre 2021, des quatre premiers membres de l’équipe gouvernementale devant être pilotée par Mohamed Béavogui, transparaît éloquemment le rassemblement des Guinéens prôné par le CNRD sous la clairvoyante direction de Son Excellence le Colonel Mamadi Doumbouya. 

Que la liste des membres du nouveau gouvernement soit partiellement ou globalement dévoilée, le plus important réside dans le choix judicieux des filles et fils de Guinée, qui seront à même de répondre efficacement aux nombreuses et légitimes attentes des Guinéens. C’est de cela qu’il s’agit. 

Peu importent les voies et moyens légaux usités pour atteindre cet ultime objectif. Tout le reste n’est que synonyme de diversion et le jeune Colonel-Président n’a guère le temps de s’en préoccuper, puisque l’immensité et la complexité du chantier qui attend le sauveur de la République exigent beaucoup de sérénité, de concentration, de sérieux, de prises de contacts et d’abnégation. Alors, laissons le temps au temps, qui est le meilleur juge. C’est le résultat final qui comptera. Et, de ce point de vue, tous les espoirs sont grandement permis avec le Colonel Mamadi Doumbouya. Point de places pour les détracteurs !

Mandian SIDIBE

Journaliste, Ancien Directeur Général de la radio « Planète FM »

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Faranah : la foudre fait 3 morts et 2 blessés à Tiro

22 octobre 2021 à 7 07 36 103610

Un drame s’est produit hier soir, jeudi 21 octobre 2021, à Tiro, une sous-préfecture située à 42 km de la ville de Faranah. La foudre a tué trois personnes et blessé deux autres dans cette localité. La triste nouvelle a été confirmée par le lieutenant-colonel Jean Louis Kpoghomou, sous-préfet de Tiro, joint au téléphone par le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

« C’est vers 17 heures qu’une forte pluie, accompagnée d’un vent violent, a commencé à s’abattre sur notre sous-préfecture. Cinq personnes, qui rentraient de leur champ, ont été frappées par la foudre. Trois d’entre elles : Mariama Condé et sa fille, Fatoumata Keïta, et Sayon Keïta, ont trouvé la mort. Les deux autres ont été admis au centre de santé, où ils ont été sauvés », a indiqué le sous-préfet de Tiro.

Après le constat des autorités, les corps des victimes ont été rendus à leur famille pour leur inhumation.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Baisse du Covid-19 : le CNRD lève le couvre-feu

22 octobre 2021 à 6 06 38 103810

La tendance baissière de la pandémie de Covid-19, qui est en passe d’être vaincue en Guinée, amène les autorités à lever certaines restrictions prises dans le cadre de la lutte contre cette maladie.

C’est dans ce cadre que le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), la junte militaire au pouvoir, a décidé de lever le couvre-feu, qui était s’étendait de 00h à 4h du matin.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué annonçant cette décision :

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Töbölon (Kagbélen) : les citoyens s’opposent à la vente de leur marché

21 octobre 2021 à 20 08 41 104110

Dans la journée de ce jeudi, 21 octobre 2021, les habitants de Töbölon (dans la préfecture de Dubréka) ont manifesté pour exiger des comptes à leur cheffe de quartier sur la gestion des recettes de leur marché. Cette manifestation fait suite à une information faisant état de la mise en vente d’une partie du marché de Töbölon par les autorités du quartier Kagbélen.

Selon les informations confiées à un reporter de Guineematin.com, c’est la présence de camions bennes au marché de Töbölon qui a surtout alerté les populations de ce secteur sur la volonté des autorités locales de vendre ce lieu de négoce. Mais, depuis quelques jours déjà, une rumeur faisant état de la vente d’une partie de ce marché par la cheffe du quartier Kagbélen circulait dans la cité. C’est donc pour exprimer leur désapprobation de cette initiative que des jeunes et des femmes de Töbölon ont manifesté ce jeudi pour exiger des explications.

Alpha Amadou Bah, porte parole des jeunes de Töbölon

« Notre manifestation fait suite à une information selon laquelle un espace du marché, qui sert de dépotoir, serait mis en vente par la cheffe du quartier Kagbelen. C’est la première raison de notre présence ici. La deuxième, c’est que nous voulons désormais nous impliquer dans la gestion de ce marché. Car, Töbölon marché est presque le seul marché qui n’a pas de bureau et d’administrateur. Ici, les taxes payées par nos mamans sont gérées entre le quartier et celle qui vient chaque jour réclamer le prix du billet au marché. On ne voit pas de retombée… Moi, par exemple, j’ai été l’une des premières personnes à gérer les tickets de ce quartier en 2005. Et, ma première journée, j’ai réuni 400.000 francs. Imaginez de 2005 jusqu’à nos jours combien ils gagnent ici et qu’est-ce qu’ils font de cet argent là. Troisièmement, les femmes du marché demandent de changer la dame qui fait le billetage. Donc, nous, en tant que jeunes, nous voulons des explications par rapport à la vente ou non de cette partie du marché. Parce qu’ils ont tout vendu aux particuliers. Mais, cette fois, si elle (la cheffe du quartier Kagbélen) essaie de vendre ici, nous nous y opposerons fermement et on va empêcher les acheteurs d’occuper le domaine », a indiqué Alpha Amadou Bah, le porte-parole des jeunes de Töbölon.

Pour Taïbou Camara, vendeuse au marché de Töbölon, c’est l’organisation du marché qui constitue actuellement le problème majeur des vendeuses. Car, en réunion avec les sages de Töbölon, la cheffe du quartier Kagbélen a nié avoir vendu leur marché.

Taibou Camara, vendeuse au marché de Töbölon marché

« Notre problème aujourd’hui c’est comment organiser ce marché pour que chacun puisse y vivre tranquillement. Parce que quand on a appris la vente d’une partie de notre marché, on a alerté nos sages. Et, on a tenu une réunion avec les autorités du quartier ce matin. Heureusement, la cheffe du quartier nous a rassurés que le marché n’est pas vendu et ne sera pas vendu. Par rapport au domaine lui-même, il est devenu aujourd’hui le dépotoir du quartier et du marché tout entier. Nous mettons les ordures ici parce qu’il n’y a pas d’ autre endroit où les mettre. Et, la cheffe du quartier nous interdit de mettre les ordures là-bas. Pourtant, nous payons chaque jour 1000 francs pour le billet du marché. Nous sommes prêts à arrêter, mais à condition qu’elle nous montre où mettre les ordures. En tant que vendeuse, nous sommes bien conscientes du danger et de l’odeur nauséabonde que renvoie ce dépotoir d’ordures. Mais, c’est ici que les aliments sont vendus », a expliqué Taïbou Camara.

Interpellée sur les accusations portées contre elle par les populations de Töbölon, la cheffe du quartier Kagbélen n’a pas voulu faire trop de commentaires. Mais, elle a confié que la présence des camions bennes dans ce marché est liée à une action d’assainissement des lieux.

« Nous avons entrepris ces travaux conformément aux idéaux du CNRD qui visent à assainir notre environnement. C’est pourquoi nous avons déplacé des camions bennes pour débarrasser le marché des ordures. Le domaine dont il est question n’est pas vendu. Tout ce qui a été vendu ici ou privatisé a été fait par la commune et non le quartier », a-t-elle dit en off.

Angeline Doré, vendeuse

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Rentrée scolaire : le message du préfet de N’Zérékoré aux élèves

21 octobre 2021 à 20 08 06 100610

A l’occasion de l’ouverture des classes pour l’année scolaire 2021-2022, les autorités ont sillonné plusieurs écoles de la ville de N’Zérékoré, ce jeudi 21 octobre 2021. Le préfet, Colonel Sékou Keïta, a invité les élèves au sérieux et au courage, a constaté le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

Pour marquer cette rentrée scolaire, les autorités administratives, communales et éducatives de N’Zérékoré, ont constitué une délégation pour sillonner certaines écoles de la ville. Le préfet, Colonel Sékou Keïta, le directeur de cabinet du gouvernorat, Jean Smith Sandy, le maire, Moriba Albert Délamou, l’inspecteur régional de l’éducation, Amara Condé, le directeur préfectoral de l’éducation, Moussagbè Diakité, ainsi que les responsables des APEAE, sont allés constater ce qui prévaut dans les établissements en cette première journée de la nouvelle année scolaire. Le préfet de N’Zérékoré a mis l’occasion à profit pour s’adresser aux élèves présents.

Colonel Sékou Keita, préfet de N’zérékoré

« Ce que je demande aux élèves, c’est l’honneur, la loyauté, le courage, l’esprit de discipline sans lesquels aucune éducation ne peut prospérer. Vous êtes les futurs cadres, parmi vous il y a peut-être des présidents, des ministres, des gouverneurs, des préfets, des colonels, des généraux et tant d’autres. Nous aussi nous sommes passés par là. En matière d’éducation, la chance vient au bout de l’effort. C’est pourquoi, je vous demande de prendre courage, d’étudier, de réviser les leçons. Comme on le dit, qui cherche, trouve. Qui ne cherche pas, ne trouve rien. Donc, nous comptons entièrement sur vous, parce que vous êtes la relève. Vous devez être une très bonne relève pour le développement de la Guinée », a dit le colonel Sékou Keïta.

A noter que cette première journée de l’année scolaire 2021-2022 n’a pas connu un grand engouement dans la préfecture de N’Zérékoré. Les encadreurs et la plupart des enseignants ont repris le chemin de l’école, mais très peu d’élèves ont répondu présent.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Ouverture des classes en Guinée : notre constat au lycée et au collège de Kipé

21 octobre 2021 à 19 07 42 104210

Comme annoncé précédemment, les élèves et les enseignants du pré-universitaire en Guinée ont repris le chemin de l’école ce jeudi, 21 octobre 2021, au compte de l’année scolaire 2021-2022. Mais, à Conakry, cette rentrée des classes a été morose dans beaucoup d’écoles. C’est le cas notamment au lycée et au collège de Kipé où une absence notoire des élèves a été constatée, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Très tôt le matin, les enseignants du lycée Kipé ont rallié leurs postes. A 8 heures, ils se sont mis autour du mât avec une poignée d’élèves pour la montée des couleurs. Mais, ils étaient nettement plus nombreux que les élèves présents, alors que ce lycée compte un effectif de plus de 1000 élèves inscrits. Et, de passage dans cette école, Bakary Camara, le directeur communal de l’éducation de Ratoma, a déploré cette absence notoire des élèves à ce premier rendez-vous de l’année scolaire.

Bakary Camara, directeur communal de l’éducation de Ratoma

« Nous sommes au Lycée Kipé et les élèves n’ont pas répondu en grand nombre. Mais, qu’à cela ne tienne, les cours ont effectivement démarré ; puisque tous les professeurs, tous les encadreurs sont là. Cette absence des élèves n’est pas due à un manque d’information, parce que depuis longtemps tout le monde sait que la date de la rentrée est fixée au 21 octobre 2021. Donc, les raisons des absences constatées aujourd’hui, il faut les chercher ailleurs. Parce que toutes les dispositions sont prises pour une bonne rentrée scolaire. Ce que nous avons à lancer aux parents d’élèves, c’est de laisser les élèves venir à l’école. Parce qu’un jour de retard, même une heure de retard, peut avoir des conséquences sur le niveau de l’élève », a indiqué Bakary Camara.

Pour ce premier jour de l’année scolaire, seule la classe de terminale sciences mathématiques a eu un effectif de 10 élèves. Les autres salles de classe n’étaient peuplées que de tables-bancs inoccupées. Une situation qu’Ibrahima Diallo, professeur de Chimie, fait mine de comprendre.

Ibrahima Diallo, professeur de chimie au lycée Kipé

« Cette absence est une habitude pour les élèves. Généralement, si l’ouverture n’est pas fixée en début de semaine, les élèves vont briller par leur absence », a-t-il relativisé.

Également, au Collège Kipé, il n’y a pas eu cours à cause de l’absence des élèves. Seule une poignée était sur place, alors que les enseignants ont répondu massivement à ce premier rendez-vous de l’année scolaire. Mais, le principal dudit Collège, Abdoulaye Fatoumata Traoré, espère que les élèves viendront massivement en début de semaine prochaine.

Abdoulaye Fatoumata Traoré

« À ce jour, nous sommes prêts par rapport à l’aspect pédagogique. Les listes sont affichées devant les salles de classe, les enseignants ont déjà reçu leur emploi du temps… Maintenant, l’absence des élèves aujourd’hui, c’est le fait que l’école a ouvert ses portes en cours de semaine. Donc, les élèves ne vont pas venir en masse. Mais, ce qui est important, c’est que les listes sont déjà affichées, les enfants peuvent maintenant chercher à connaître leurs salles de classe », a dit Abdoulaye Fatoumata Traoré.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com

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Kankan : une boutique cambriolée et plus de 100 millions emportés par des inconnus

21 octobre 2021 à 18 06 29 102910

Le contenu d’une boutique de vente d’objets divers a été vidé et emporté par des inconnus dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 octobre 2021. Les malfrats ont défoncé la porte de la dite boutique installée au quartier Kabada I, commune urbaine de Kankan. Le propriétaire estime la perte à plus de 100 millions de nos francs et plusieurs téléphones emportés, rapporte Guineematin.com à un de ses journalistes.

Le phénomène d’insécurité refait surface à Kankan. Dans la nuit du mercredi à jeudi, la boutique de vente de plusieurs divers objectifs et des matériels électroniques ainsi qu’une forte somme d’argent ont été emportés.

Sambou Traoré, la propriétaire de la boutique a expliqué à la presse dont Guineematin.com, comment il a été informé de la situation :

Sambou Traoré, propriétaire de la boutique

« Ce sont les voisins qui m’ont appelés le matin que la porte de ma boutique a été cassée par les bandits. Il était 7h; donc, je me suis rendu sur les lieux et j’ai vu que la porte a été cassée. Je suis parti à la police, ils m’ont donné un agent qui est venu ouvrir la porte et faire un constat. Pour le moment, je ne connais pas le nombre de téléphones volés, c’est le comptable qui connaît cela, mais l’argent va quand même au-delà de 100 millions », a-t-il dit.

A Kankan, les opérateurs économiques ne sont pas à l’abri de l’insécurité. Sambou Traoré appelle les nouvelles autorités du pays à privilégier la sécurité des personnes et de leurs biens :

« Je pense que les autorités sont là pour protéger les citoyens et leurs biens. J’en appelle aux nouvelles autorités de nous aider à sécuriser la ville. Dans ce quartier, aucun d’entre nous n’a un gardien, c’est Dieu seul qui sécurise nos biens. Et chaque fois c’est la même situation de vol et de braquage que nous vivons », a-t-il laissé entendre.

Les opérateurs économiques portent toujours des plaintes contre X après avoir été victimes de cambriolages ou de vol, mais le plus souvent les enquêtes n’aboutissent à rien, constate-t-on.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : après avoir été étranglée, une fille de 17 ans échappe de justesse à un viol

21 octobre 2021 à 18 06 21 102110

La scène s’est déroulée dans la nuit de mercredi 21 octobre à jeudi, une fille âgée de 17 ans a échappé à un viol. Les faits se sont déroulés au quartier Missiran, dans les périphéries de la commune urbaine de Kankan.

La victime s’est fait prendre par son présumé bourreau lorsqu’elle partait assister à un show de la rue. Elle s’en est sortie avec des traces de ceinture au tour du coup et des cicatrices au niveau du visage. Ses parents l’ont vite transporté à l’hôpital régional de Kankan, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est aux environs de 21h, qu’un jeune âgé de la vingtaine a tenté d’abuser sexuellement de MK au quartier Missiran. Mais la victime a réussi à s’échapper des mains de son bourreau qui l’avait étranglé.

Sa sœur Djakagbè Sylla, raconte la scène : «  hier à 21h, on a entendu la petite sœur rentrer à la maison en pleurant, elle a dit qu’elle ne voyait rien. Je lui ai demandé, il y avait quoi, elle ne pouvait plus se contrôler. Ensuite, j’ai allumé la torche et j’ai vu que les yeux étaient enflés, elle avait des traces sur le coup et le côté droit de la hanche. Je lui ai demandé il y a quoi, elle m’a dit qu’il y avait un jeune d’une vingtaine d’années qui était dans notre quartier, ce dernier lui a demandé de l’accompagner pour assister à un show de la rue. Maintenant, c’est en cours de route que le jeune a changé de direction, lorsqu’elle a constaté cela, elle dit avoir demandé au jeune, où est-ce qu’ils vont, le jeune aurait dit qu’il veut prendre quelque chose à la maison, que si elle pouvait l’accompagner ? Maintenant arrivé à la maison, le jeune a fermé la porte à clef et il lui a demandé de se déshabiller, la fille a refusé. Le jeune s’est mis à la frapper avec la ceinture sur les yeux et il a pris une corde pour l’étrangler, c’est dans ça, qu’elle a crié fort jusqu’à ce qu’elle a réussi à s’échapper » a-t-elle dit.

A la question de savoir si sa jeune sœur entretenait une quelconque relation avec son présumé bourreau, notre interlocutrice dit ne pas pouvoir répondre à cette question.

« Nos petits frères ont dit qu’ils connaissent le jeune parce qu’il a séjourné dans notre quartier, mais je ne sais vraiment pas la relation qui existe entre les deux. J’ai demandé à ma sœur, elle dit qu’il n’y a rien entre eux à part la salutation » a-t-elle fait savoir.

A en croire Djakagbè Sylla, le commissariat de police de Kankan a été saisi du dossier et une enquête va être ouverte afin d’interpeller le jeune.

« Dès que ma sœur a fini de donner les explications, avant d’aller à l’hôpital, on est directement allé au commissariat pour porter plainte. On a trouvé le commissaire sur place, il nous a reçus et il a pris des photos, c’est lui qui nous a conseillé de venir vers l’hôpital pour les premiers soins. Il nous a demandés de réunir toutes les preuves. Ils vont ouvrir une enquête pour mettre main sur le jeune » a-t-elle expliqué.

MK, victime de tentative de viol est actuellement hospitalisée au service d’ophtalmologie de l’hôpital régional de Kankan. Selon les informations, ses yeux seraient en danger si rien n’est fait à temps.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Cour d’appel : Ousmane Gnelloy présente des excuses aux personnes qu’il a offensées

21 octobre 2021 à 18 06 11 101110

Les débats ont été clôturés ce jeudi, 21 octobre 2021, dans le procès en appel d’Ousmane Gnelloy Diallo. La Cour d’appel de Conakry a renvoyé l’audience au 28 octobre prochain pour rendre sa décision. Mais avant, le prévenu a pris la parole pour présenter des excuses aux personnes qu’il a offensées dans ses vidéos publiées sur les réseaux sociaux, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Après la projection de la vidéo incriminée (une vidéo dans laquelle Ousmane Gnelloy Diallo profère des injures) et les plaidoiries des avocats de la défense, il est revenu à l’avocat de la partie civile de présenter ses plaidoiries. Maître Antoine Pépé Lama a demandé à la Cour d’appel de confirmer la décision rendue par le tribunal de première instance de Dixinn, condamnant Ousmane Gnelloy Diallo à cinq ans d’emprisonnement, en toutes ses dispositions.

« Il a tenu des propos injurieux aussi bien à l’encontre des parents de Kadiatou Biro Diallo qu’à l’encontre de Kadiatou Biro Diallo elle-même. Il a tenu des propos inadmissibles, humiliants et insupportables. On nous dit que ce n’est pas Kadiatou Biro Diallo qui a été directement injuriée. Mais qui d’entre nous, ne se sentirait pas vexé quand on insulte son père ou sa mère ? Les injures d’Ousmane Gnelloy ont affecté une icône de la République (…)

Les éléments du dossier ont été bien exposés par le juge Alphonse Charles Wright. Nous vous demandons de confirmer la décision du jugement rendu par le tribunal de Dixinn en toutes ses dispositions. Ils (les avocats de la défense, ndlr) ont dit que la décision du juge Alphonse Charles Wright est populiste, mais c’est une décision mûre, responsable qui vise à éduquer », a déclaré le conseil de Kadiatou Biro Diallo, alias DK.

De son côté, l’avocat général, Alhassane Baldé, a déclaré qu’il y a bel et bien menaces de mort, mais dit-il, « les avocats du prévenu ont peur de dire qu’il y a eu menaces de mort. C’est pourquoi, on vous demande de confirmer en partie la décision qui a été attaquée en lui accordant des circonstances atténuantes. Ousmane Gnelloy Diallo n’a pas sa place en prison. Il est jeune et c’est un père de famille », a requis l’avocat général.

A l’issue des plaidoiries et réquisitions, la Cour a donné la parole à Ousmane Gnelloy pour son dernier mot. Celui qui se faisait appeler « ministre de la défense du président Alpha Condé sur Facebook » a présenté des excuses aux personnes qu’il a offensées dans ses publications sur les réseaux. La juridiction a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 28 octobre 2021. En attendant, Ousmane Gnelloy Diallo retourne à la maison centrale de Conakry, où il est détenu depuis le 29 septembre dernier.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com 

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