La calligraphie en chute : « les Chinois sont venus tout ravager »

18 novembre 2019 à 10 10 16 111611

La calligraphie est l’un des arts pratiqués par un grand nombre de personnes à Conakry. Les pratiquants de ce métier (calligraphes) utilisent leur savoir-faire pour décorer des habits, des tableaux et autres, de manière esthétique. Mais, la plupart d’entre eux se plaignent aujourd’hui de leur situation, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ernest Kolié est calligraphe à Lambanyi. Il exerce ce métier depuis 20 ans. C’est grâce à la calligraphie qu’il a eu tout ce qu’il possède aujourd’hui. « Le métier de calligraphe est un don pour moi, j’ai commencé à le pratiquer depuis 1999, en Côte d’Ivoire. Ce métier m’a permis de faire face à l’avenir de mes enfants, dont deux de mes fils ont fini leurs études grâce à l’art que je pratique. Le troisième fait l’université et le plus petit fait la 9ème année cette année. Et, c’est aussi dans ça que je fais face à leurs conditions de vie », explique-t-il.

Ernest Kolié, calligraphe à Lambanyi

Pour ce qui est de la clientèle, Ernest Kolié compte sur les expatriés. Car ce sont eux qui achètent les tableaux dont les prix varient de 500 000 à 2 000 000 de francs guinéens. Mais, il précise que cette clientèle est rare aujourd’hui « parce que le tourisme n’est pas développé en Guinée. Alors que ce sont les blancs qui sont nos véritables clients. C’est avec eux que nous gagnons quelque chose de consistant. C’est pourquoi, la plupart de ceux qui pratiquent ce métier ne parviennent pas à bien vivre du fruit de leur travail ».

Mohamed Camara, calligraphe basé à Nongo Taady

Une version que partage largement Mohamed Camara, un autre calligraphe basé à Nongo Taady. Passionné de la peinture depuis très tôt, il dit avoir été galvanisé par les cours sur l’art qu’il a suivis au lycée et qui l’ont poussé à opter définitivement pour la calligraphie. Il pratique ce métier depuis 10 ans, mais il peine aujourd’hui à vivre de ce travail. Raison pour laquelle il a décidé de jumeler la calligraphie à la tapisserie pour pouvoir s’en sortir. Pour lui, les difficultés des calligraphes guinéens sont dues en grande partie à l’envahissement du marché par les Chinois.

« Il n’y a pas mal de difficultés qu’on rencontre telles que la qualité des peintures à huile. La peinture à huile qu’on utilisait avant, ne se vend plus sur le marché. C’est le cas de la peinture nationale. Parmi toutes les peintures qu’on vend en Guinée, c’est la peinture nationale qui est la meilleure qualité. Mais celle-ci a disparu a disparu aujourd’hui. Et puis, la calligraphie ne marche pas comme avant. Parce qu’avant, il y a des tableaux d’affiches, des panneaux, des banderoles qui coûtaient cher.

Maintenant, avec l’arrivée de l’art commercial, telles que les banderoles autocollantes qu’on voit sur les véhicules, ce n’est plus comme ça, parce que tout cela était fait avant à la main. Donc les chinois sont venus tout ravager sur le marché. Avant, je parvenais à m’en sortir très bien dans la calligraphie, parce que c’est dans ça que je me suis marié. Mais actuellement je ne m’en sort pas, c’est pourquoi je fais aussi le rotin », a laissé entendre notre interlocuteur.

Ces artisans souhaitent que l’Etat accompagne financièrement les calligraphes et qu’il construise des centres d’artisanat. Ce qui permettrait de booster leur secteur et lui permettre de créer plus d’emplois.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Parlement : le projet de loi de finances initiale 2020 sera présenté ce lundi

18 novembre 2019 à 10 10 01 110111

Selon la 2ème tranche du chronogramme de la session budgétaire en cours, adoptée vendredi dernier par les députés, le gouvernement sera à l’Assemblée nationale ce lundi, 18 novembre 2019, pour présenter le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2020.

Le document dont Guineematin.com tient copie, indique qu’à 10 heures, le gouvernement procédera à la présentation de la politique économique, financière et monétaire de la Guinée, avant la présentation du projet de Loi de Iinances Initiale (LFI) 2020. Ces deux présentations seront faites respectivement par les ministres en charge du Plan, des Finances, le Gouverneur de la BCRG et le ministre du Budget.

Déjà approuvé par le Conseil des ministres, le projet de loi de finances initiale 2020 établit le budget de l’Etat en recettes et en dépenses à environ 26 mille milliards de francs guinéens. Soit 2,6 milliards de dollars américains.

A suivre !

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Siguiri : la mairie de Doko accuse des éco-gardes de détournement de fonds

18 novembre 2019 à 9 09 41 114111

Des agents de la garde forestière relevant de la direction préfectorale de l’environnement, des eaux et forêts de Siguiri sont accusés de détournement de fonds appartenant à la mairie de la commune rurale de Doko. Les autorités locales annoncent que les agents en question ont fait disparaitre un montant de 20 millions de francs qui devait revenir à la commune, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Selon Noufodé Condé, receveur communal à la mairie de Doko, tout est parti d’un recouvrement effectué par des éco gardes dans le district de Kolènda. Les agents auraient disparu avec l’entièreté du montant recouvré alors qu’une partie devait revenir à la mairie de la commune rurale. « Des éco-gardes sont partis faire le recouvrement à Kolènda, ils n’ont pas déposé la part de la commune. Lorsque le maire a été informé de la situation, nous sommes allés voir à Kolènda si réellement c’est la vérité.

Le président du district a confirmé que les agents de l’éco-garde sont réellement passés pour le recouvrement, le montant recouvré dépasse 30 millions de francs. Dans ce montant, la part de la commune était de 20 millions, mais ils ont tout empoché. Le maire est parti informer la direction préfectorale de l’environnement, des eaux et forêts. C’est ainsi que la direction a décidé de muter le chef de des éco-gardes qui était à Doko », a-t-il indiqué.

Toutes nos tentatives d’avoir le directeur préfectoral de l’environnement, des eaux et forêts sont restées, pour l’heure, vaines.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guineematin.com

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Télimélé : inauguration du poste de santé de Ninguétéré/Djindjinma (Brouwal)

18 novembre 2019 à 8 08 59 115911

L’association des Jeunes Ressortissants et Amis de Télimélé en France (AJRATF), en partenariat avec la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé, CIDT, a le plaisir de porter à la connaissance de l’ensemble des ressortissants et résidents de Télimélé, ainsi que la communauté guinéenne, de l’achèvement des travaux de construction et de rénovation du poste de santé de Ninguétéré, souspréfecture de Brouwal, préfecture de Télimélé.

A cet effet, elle invite l’ensemble des autorités locales, les populations, les citoyens de Télimélé et les partenaires, à la céremonie d’inauguration dudit poste de santé, le samedi 23 novembre 2019, à Ninguètéré.

Les travaux démarrés le 17 novembre 2018 ont consisté à : la reprise et l’élargissement de la fondation, la construction d’un nouvel poste de santé de cinq pièces, deux terrasses et un magasin ; l’installation électrique, l’équipement, la construction de toilettes, le renforcement de la clôture, le nivellement de la cour intérieure…

Cette œuvre s’inscrit en droite ligne avec les objectifs définis par la CIDT lors du Forum de septembre 2015, consistant à prioriser des projets dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

Après la rénovation du lycée Ley-Wendou en 2012, la rénovation et l’équipement du centre de santé de Sinta en 2014, la rénovation de l’école primaire de Konkouré en 2016, ce nouveau projet est le quatrième réalisé par l’AJRATF. Il a été co-financé par l’Agence Française de Développement (AFD) à hauteur de 110.000.000 GNF, à travers le dispositif PRA/OSIM du FORIM (Forum des Organisations de Solidarité Internationale Issues des Migrations). Il s’inscrit dans le cadre de la coopération décentralisée entre la France et la Guinée, à travers la mobilisation de ses ressortissants en France.

Le Bureau de l’AJRATF remercie ses membres, les autorités locales, les partenaires techniques, administratifs et financiers, et toutes les personnes de bonne volonté qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de ce projet.

Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter :

Le pilote des travaux : Yagouba Alseny BARRY (+224 622 93 35 10)

Chargé de projets : Oumar DIALLO (+33 669 55 48 75)

Président : Alhassane Penda BALDE (+33 695 25 74 46)

www.ajratf.com/bureau-ajratf@googlegroups.com

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Arrêt des activités de la SAG : ses employés manifestent à Siguiri

18 novembre 2019 à 8 08 39 113911

Une centaine travailleurs de la SAG ont manifesté hier, dimanche 17 novembre 2019, dans les rues de Siguiri. Ils protestaient contre l’arrêt des activités de la société, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Tous vêtus de leur tenue de travail, ces employés de la société aurifère de Guinée, filiale de la compagnie Anglo Gold Ashanti, se sont rassemblés à la place des martyrs de la ville. Ils ont marché jusqu’à la devanture du bloc administratif de la préfecture en passant par le grand marché de Siguiri, protestant contre la décision de la SAG d’arrêter ses activités. Une décision qui les prive de leur travail.

« Nous marchons parce que nous sommes endeuillés. Nous sommes endeuillés parce que les activités de la société qui nous emploie, Anglo Gold Ashanti de Guinée, sont perturbées. Les partenaires ont pris la décision d’arrêter les activités, demandant aux travailleurs de rester à la maison, parce qu’ils n’arrivent plus à travailler », a déclaré Joseph Traoré, l’un des manifestants.

Ces travailleurs reconnaissent que la direction de la SAG a été bien obligée d’arrêter ses activités, en raison des perturbations que la société enregistre régulièrement. « Ces perturbations, nous en sommes tous responsables : le gouvernement, les travailleurs et les communautés. Si chacun faisait son travail, nous ne serions pas là. Si le bailleur prend son argent pour investir dans un pays, il a besoin d’être couvert par la loi. Mais si cette loi ne le couvre plus, il arrêtera ses activités », souligne monsieur Traoré.

Vendredi dernier, plusieurs habitants du district de Fatoya ont envahi des mines d’or exploitées par la SAG. Ils ont arrêté les travaux sur les lieux pour réclamer le bitumage de la route Siguiri-Fatoya par la société. Suite à cela, la direction générale de la société a diffusé un communiqué annonçant l’arrêt de ses activités dans toute la préfecture de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Éliminatoires CAN 2021: la Guinée s’offre la Namibie

17 novembre 2019 à 23 11 02 110211

La Guinée recevait la Namibie ce dimanche, 17 novembre 2019, au compte de la deuxième journée des éliminatoires de la CAN Cameroun 2021. Et, le Syli national s’est imposé (2-0) devant son adversaire, s’emparant ainsi de la tête du groupe A.

Avec la victoire du Mali (0-2) au Tchad, la Guinée entamait ce match avec une grande pression. L’objectif était de l’emporter pour prendre la tête du classement. Le sélectionneur Didier Six avait aussi envie de s’imposer pour sa première au stade du 28 septembre et faire oublier les supporters guinéens la débâcle du Syli national à la dernière Coupe d’Afrique des Nations, en Egypte.

Le technicien français a décidé donc de procéder à des réaménagements par rapport au match du jeudi dernier à Bamako. En plus du gardien de but Aly Keïta qui est blessé, quatre joueurs titulaires lors du précédent match ont démarré cette rencontre sur le banc. Changement de joueurs mais aussi changement de système de jeu pour l’entraîneur guinéen.

Dès le début du match, les Guinéens ont pris le contrôle du ballon. Ils dominent et se procurent de plusieurs occasions mais il faudra attendre la 40ème minute pour que le Syli trouve la faille. Et c’est le défenseur Issiaga Sylla qui a perdu son père mercredi dernier qui est venu ouvrir le score d’une puissante frappe. Un but qui est intervenu peu après un premier changement imprévu que l’entraîneur guinéen a dû opérer après la blessure du défenseur central Simon Falette, remplacé par Julien Jeanvier.

C’est avec ce score que les deux équipes sont parties à la pause. Au retour des vestiaires, les visiteurs se montrent un peu plus entreprenants et inquiètent le Syli. Ils parviennent même à marquer un but refusé pour hors-jeu. La Guinée répond par un deuxième but de Seydouba Soumah « Konkolè », lui aussi refusé pour hors-jeu. Il faudra attendre la 70ème minute pour que la Guinée fasse le break par l’intermédiaire de José Martinez Kanté (2-0).

Avec cette première victoire dans ces éliminatoires, la Guinée prend la tête de son groupe avec 4 points devant le Mali qui a également 4 points. La Namibie est troisième avec 3 points et le Tchad est dernier avec 0 point.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Kindia : des sages invitent à l’unité nationale

17 novembre 2019 à 18 06 33 113311

Sur invitation du Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sekhouna Soumah, une importante cérémonie de sacrifice et de lecture du saint Coran a été organisée ce dimanche, 17 novembre 2019, à Kindia. La démarche vise à prier pour la paix et inviter les Guinéens à ne pas se laisser influencer par les discours appelant à la division, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

De nombreuses personnalités ont pris part à cette rencontre, marquée par la lecture du saint Coran, à plusieurs reprises, et l’immolation d’un animal.

Parmi les personnalités présentes, on peut citer le Kountigui, Elhadj Sekhouna Soumah ; le président de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Pular de Guinée, Elhadj Ousmane Baldé ; les Kountigui des villes de la Basse Côte, l’ancien Premier ministre, Mamady Youla ; l’imam de la mosquée Fayçal, Elhadj Mamadou Saliou Camara ; le président du PUP, Elhadj Fodé Bangoura ; le vice-président de l’UFR, Elhadj Ibrahima Bangoura, entre autres.

Dans son discours, le Kountigui a invité les Guinéens à s’entendre et à ne pas se laisser manipuler par les hommes politiques qui passent le temps dans les bureaux pour leurs intérêts égoïstes.

Dans la même lancée, le président de la Coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée a appelé à la cohésion sociale en Guinée et à l’entraide. « Si la case de ton voisin prend feu, vient l’assister, puisque tu pourrais te retrouver dans la même situation », a conseillé Elhadj Ousmane Baldé.

Interrogé sur cette réunion, Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia a salué cette initiative. Selon lui, les sages de toutes les régions de la Guinée doivent se lever pour dire la vérité à ceux qui incitent à la division pour des fins inavouées.

Nous y reviendrons !

Depuis Kindia, Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : l’intendant du président Alpha Condé rafle le marché du transport de la bauxite de Chalco

17 novembre 2019 à 15 03 35 113511

C’est finalement la société Djoma Group qui assurera le transport de la bauxite que le groupe chinois Chalco produira à partir de mars 2020 sur la mine de Boffa. Selon Africa Mining Intelligence, c’est le 30 octobre dernier que le Chalco a fait cette annonce.

On apprend que Chalco, qui prévoit d’exporter douze millions de tonnes chaque année depuis ce permis, avait lancé l’appel d’offres pour l’évacuation de sa bauxite au début du mois d’octobre.

Fondé et dirigé par Kabinet Sylla, alias « Bill Gates », intendant du président Alpha Condé, Djoma Group rafle plusieurs marchés ces derniers temps en République de Guinée. Selon des sources contactées par Guineematin.com, grâce à l’influence de son fondateur au sommet de l’Etat, ce groupe est désormais devenu un acteur majeur dans plusieurs secteurs clés de l’économie guinéenne. Il compte actuellement quatre (4) filiales et une (1) Association Sportive : BMI, Djoma Mining, Djoma Logistique, Djoma Media, AS Djoma.

En Guinée, certains commentateurs font un lien entre la mainmise du pouvoir (à travers ses préposés) sur les mines du pays et cette volonté du président Alpha Condé de changer la constitution pour continuer à rester à la tête du pays au-delà de son deuxième et dernier mandat. Et, ce lien entre la gestion du pouvoir public et les affaires fait craindre certains investisseurs miniers pour leurs activités et leurs installations en cas de troubles…

Pour le cas spécifique du « Bill Gates guinéen », certains estiment qu’il est aujourd’hui devenu tellement riche qu’il pourrait désormais se passer de sa proximité d’avec le chef de l’Etat pour remporter des appels d’offres même de façon régulière. « Il a un parc automobile impressionnant au niveau de Nongo et il a les moyens pour battre n’importe quel concurrent sur le marché guinéen, même à la loyale… ».

A rappeler que l’ONG britannique Global Witness avait accusé des membres de l’entourage présidentiel (dont Alpha Mohamed Condé, le fils unique du président et son ami Boubah Sampil) de corruption dans l’acquisition des mines guinéennes par l’entreprise de Sable Mining. Même si ce rapport avait suscité assez de commentaires à l’époque (2016) et des promesses d’enquêtes de la part de nos autorités, aucune sanction n’avait été prise en Guinée et trois ans après, on ne connait toujours pas le résultat de ces enquêtes. Contrairement au Liberia par exemple où des enquêtes avaient été immédiatement menées et des sanctions prises par la présidente de l’époque contre ses proches accusés dans le même rapport.

En République de Guinée, le président Alpha Condé qui avait animé une conférence de presse en réaction à ces accusations, s’était énervé et accusé Global Witness, accusateur de son fils unique et conseiller de l’époque d’en vouloir à sa personne…

A suivre !

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Guinée : le défi de l’inévitable changement

17 novembre 2019 à 11 11 58 115811
Elhadj Fodé Oussou Fofana, membre du Front national pour la défense de la constitution

Par Fodé Oussou Fofana : Le pays est caractérisé par une lutte ardue entre les forces rétrogrades qui tirent la Guinée vers le bas et celles qui se battent pour extirper la nation du bourbier dans lequel le Président Alpha Condé l’a plongé afin qu’il s’élève vers le haut.

En effet, les forces rétrogrades ont fini d’instaurer comme mode de gouvernance le pillage de nos maigres ressources, la promotion de la culture de la médiocrité, de la corruption, du détournement des deniers publics, du favoritisme, de l’injustice, des tortures, des tueries, de la barbarie aveugle, de l’impunité, de la stigmatisation, de l’exclusion et de la division.

De nos jours, l’opinion nationale et internationale est suffisamment en mesure d’apprécier les pratiques de gouvernance du Président Alpha Condé qui avait promis d’être à la fois le Mandela et Obama de la Guinée par rapport à celles pratiquées par ces deux figures de réputation internationale.

Le Monde entier a observé le Président Mandela dans l’exercice de ses fonctions. Il a réconcilié les Sud-Africains dans un exercice sans précèdent en amenant son peuple à tourner la page d’un passé divisé, vers un avenir partagé. Ensuite, il a rendu le pouvoir après un seul mandat en confortant la jeune Démocratie Sud-Africaine. Au finish, Il a légué un pays réconcilié vers un destin commun et des institutions solides.

Le Président Obama qui hérita d’une situation économique catastrophique et d’une diplomatie mondiale très controversée. Il s’attela à fouetter l’économie américaine en relevant les secteurs en faillite et lancer des chantiers gigantesques. Il a sorti son pays des différents bourbiers dans lesquels son prédécesseur avait plongé les USA et rétabli la confiance avec le reste du monde.

Le nôtre a divisé les Guinéens, détruit le tissu économique et social, affaibli toutes les institutions en les inféodant et s’apprête à changer la constitution dans le but de s’éterniser au pouvoir en oubliant l’expérience amère de Blaise Compaoré.

Les forces du changement incarnées par le FNDC se battent pour imposer le respect de la Constitution, mettre termes au pouvoir à vie, lutter contre l’impunité, instaurer la culture du mérite, réconcilier les guinéennes et guinéens, promouvoir la primauté de l’état de droit, de la démocratie et de la bonne gouvernance.

Les forces du changement ne laisseront plus le pays être gouverné comme par le passé. Le vent du changement exige de nos dirigeants d’apprendre à être à l’écoute et rendre des comptes au peuple. Notre combat s’inscrit en droite ligne de cette nouvelle exigence qui correspond à nos valeurs et principes de combat.

Elhadj Fodé Oussou Fofana, Membre du FNDC

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Hausse des taxes d’importation du riz blanc : Baïlo Sow tire la sonnette d’alarme

17 novembre 2019 à 9 09 32 113211

Les petits importateurs de riz blanc sont préoccupés par une décision des autorités guinéennes relative à la hausse des taxes d’importation de cette denrée de grande consommation. Mamadou Baïlo Sow, commerçant au grand marché de Madina, a contacté Guineematin.com pour réagir à cette décision qu’il juge mauvaise non seulement pour les petits importateurs mais aussi pour les consommateurs.

« C’est à la suite d’une rencontre des opérateurs économique avec le directeur de la Douane que nous avons été informés qu’à partir du 1er décembre, toute importation du riz blanc dans les containers sera taxée au même prix que le riz étuvé. Si cela se fait, ça veut dire que nous ne pourrons plus importer le riz blanc. Puisque dans ce cas, nous serons obligés de vendre le riz blanc au même prix que le riz étuvé », a-t-il indiqué.

Selon ce commerçant, si cette décision est mise en œuvre, elle va empêcher les petits importateurs d’importer le riz et accorder le monopole aux importateurs. Ce qui aura pour conséquence la hausse du prix du sac de riz. « Les 12 mille ou 20 mille tonnes que les gros importateurs envoient dans les bateaux ne pourront pas satisfaire la population. Il faut qu’il y ait ces petites importations dans les containers pour éviter le manque sur le marché. Et si toutefois il y a manque, cela occasionnera forcément l’augmentation des prix.

Présentement même, si vous avez constaté, il y a une augmentation du prix du riz blanc. Le sac de riz qui se négociait entre 220 000 à 225 000 francs est vendu aujourd’hui à 237 000 à 238 000 francs. Cela est dû au fait que nous les petits importateurs nous n’avons pas de riz. Donc, c’est comme ça que ça se passera. Il y aura toujours manque de riz et les prix vont augmenter. Et ce sont les pauvres citoyens qui vont en souffrir parce que le riz c’est l’aliment de base du guinéen », a dit Baïlo Sow.

Monsieur Sow souhaite une rencontre entre les petits importateurs et le président de la République autour de cette situation avant que la mesure ne rentre en vigueur.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Religion : le Maouloud célébré en différé à l’école Ahloul Bayt de la Cimenterie

16 novembre 2019 à 23 11 30 113011

Maouloud, la fête commémorant la naissance du Prophète Mohamed a été célébrée en différé ce samedi, 16 novembre 2019, à l’école Ahloul Bayt de la Cimenterie, dans la préfecture de Dubréka. Organisée par l’association Ahloul Bayt en collaboration avec l’union des foyers Tidjanistes, la cérémonie a connu la présence de l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, des érudits de la Basse Guinée, la Moyenne et la Haute Guinée ainsi que de nombreux fidèles musulmans, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

A l’ouverture de la rencontre, Alpha Oumar Barry, membre de l’association Ahloul Bayt, est revenu sur l’importance et la nécessite de célébrer cette fête. Selon lui, cela permet aux musulmans d’exprimer l’amour qu’ils ont pour leur Prophète, de faire ses éloges et de se rappeler de ses bons comportements afin de l’imiter dans le bon chemin. Il a expliqué par ailleurs, que même si Maouloud est une innovation, mais sa célébration n’est nullement mauvaise comme le pensent certains musulmans.

Alpha Oumar Barry, membre de l’association Ahloul Bayt

« Le Maouloud étant une innovation c’est-à-dire « Bid’a », est célébré afin de montrer les caractères permis. Il est nécessaire de savoir que l’innovation qu’on appelle « Al Bid’a », selon la loi de l’islam, a été innovée sans avoir été citée ni dans le coran, ni dans la sounna (tradition du Prophète Mohamed, ndlr). Ibn Al Arabi a dit : l’innovation et la nouveauté ne sont pas blâmées, ne sont pas condamnées en quelque sorte par leur appellation d’innovation ou de nouveauté ni même par leur signification. On ne blâme que les innovations et les nouveautés qui contredisent la sounna et le coran et appellent à l’égarement. Nous avons deux types d’informations : l’innovation d’égarement qui est contraire à la sounna et au coran et l’innovation de bonne guidée, qui est conforme au coran et à la sounna », a-t-il fait remarquer.

De son côté, Dr Hafiziou Diallo, président de l’association Ahloul Bayt et imam central de la mosquée Al Moustapha de la Cimenterie, a mis l’occasion à profit pour inviter les musulmans à s’adonner davantage à la formation et à travailler selon les principes de l’islam.

Dr Hafiziou Diallo, imam central de la mosquée Al Moustapha de la Cimenterie

« Ce que nous demandons à tout le monde, c’est de chercher à apprendre les bonnes pratiques de l’islam conformément aux recommandations, de chercher également à être indépendant sur le plan politique, économique, social et culturel. Cela en maîtrisant le coran, en apprenant les sciences du développement dans les différents domaines. Ne restons pas en permanence à travailler pour quelqu’un, à toujours se faire employer, mais aussi à être des employeurs. Exploitons notre intelligence au bénéfice de nous-mêmes et au profit de l’humanité. C’est la seule chose qui nous tirera de la dépendance économique, politique, sociale et culturelle. L’Iran est l’un des pays exemplaires aujourd’hui dans ce domaine. Ils ont su mettre en œuvre l’enseignement islamique qui consiste à développer toutes les sciences et faire des réalisations considérables conformément à l’enseignement islamique », a souligné le leader religieux.

Pour sa part, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, Seyed Hamid Reza Wahid Kiani, a remercié les fidèles massivement mobilisés pour la circonstance avant d’inviter les différents courants de la religion musulmane à l’union et à la compréhension mutuelle.

SE. Seyed Hamid Reza Wahid Kiani, ambassadeur de la République islamique d’Iran

« A tous ceux qui sont ici présents, je vous dis merci pour la mobilisation massive. Ce que je veux dire, que ça soit les Chiites, les Tidjanistes, les Sunnites ou autres, leur religion est la religion musulmane, elle est unique. Tout le monde n’a qu’un et unique Dieu et le Prophète Mohamed (PSL) et sa famille. Tout le monde est unanime qu’il est le messager de Dieu, envoyé à tout le monde. J’appelle tout le monde à l’entente, au respect mutuel et la compréhension mutuelle, même si cela est difficile. A l’ensemble des musulmans, je demande à que l’on n’accepte pas que les ennemis de l’islam créent la division entre nous. Cela risquerait de nous affaiblir. Je prie Dieu qu’il y ait la paix en Guinée et dans tous les pays du monde. Aimons-nous et aidons-nous les uns les autres. Donnons-nous la main pour la force de l’islam », a exhorté le diplomate iranien.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Le cri de cœur d’un élu de Ratoma : « ces tueries doivent s’arrêter, la vie de l’homme est sacrée »

16 novembre 2019 à 20 08 08 110811
Abdoul Salam Sow, 7è vice maire de la commune de Ratoma

La liste des personnes tuées par balles dans le combat contre le contesté projet de 3ème mandat pour Alpha Condé ne cesse de s’allonger. La commune de Ratoma, particulièrement ciblée, paye le plus fort de cette répression qui s’abat sur des civils innocents. Une situation qui provoque un sentiment de révolte, notamment chez Abdoul Salam Sow, 7ème vice maire de Ratoma. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, ce conseiller communal a dénoncé ce qui est entrain de se passer dans certains quartiers de l’Axe et appelle les forces de l’ordre à agir dans les règles de l’art.

Le bras de fer entre le pouvoir et le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a endeuillé une vingtaine de familles en un mois de protestation contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Indigné par cette situation inquiétante, Abdoul Salam Sow s’est fait entendre en dénonçant l’excès de zèle des forces de l’ordre. « J’ai le cœur serré de parler de cette situation aujourd’hui, en tant que responsable de la commune de Ratoma où particulièrement les tueries se font. Il faut dire que cette situation devient de plus en plus préoccupante. Je dois dire que les interventions des services de sécurité sont aujourd’hui caractérisées par un excès de zèle dans le maintien d’ordre au niveau de Ratoma. Les marches débutent au niveau de la commune de Matoto où il y eu des foules importantes, il n’y a pas eu de cas de décès malgré la présence de milliers de marcheurs autour des responsables du FNDC. Pour ce qui est du cas récent, lorsque les gens sont rentrés chez eux, dans leurs quartiers, il y a eu une répression qui est allée à l’excès. Malheureusement, il y a eu des cas de morts de jeunes gens dans les quartiers d’Hamdallaye, de Koloma et de Bomboly. Tous sont âgés de moins de 20 ans. Se mettant à la place de leurs familles, c’est vraiment dur. En tant responsable, ça me fait des soucis », a laissé entendre Salam Sow.

Devant cette terrible épreuve imposée à sa commune, Abdoul Salam Sow invite les services de sécurité à faire preuve de professionnalisme dans le maintien de l’ordre. « Je dirai aux agents des forces de l’ordre d’agir de façon professionnelle dans leurs différentes interventions, en restant sur les lieux qui leur sont indiqués et de ne pas rentrer dans les quartiers et jusque même dans les concessions des familles. Ils doivent comprendre que c’est une position que ces jeunes défendent. Il faut qu’on accepte la liberté d’opinion. Mourir à la fleur de l’âge pour une question de Oui ou de Non dans un pays qui se veut démocratique ne se doit pas. Ces jeunes, s’ils vivaient, ils pouvaient devenir des policiers ou des gendarmes comme eux pour servir ce pays tout comme ils pouvaient devenir des personnalités utiles à la nation », pense-t-il.

En outre, l’élu de Ratoma rappelle que la vie humaine ne doit pas être banalisée à ce point. « La vie de l’homme est sacrée. Rien ne vaut la vie. Ces agents doivent comprendre qu’ils ont leurs fils chez eux, qu’ils dorlotent à leur retour à la maison. Aujourd’hui, c’est des familles entières qui pleurent. Ces tueries doivent s’arrêter. Je profite de cette occasion pour en appeler à la retenue de la part des services de sécurité sur le terrain. Que l’on comprenne que la vie de l’homme n’a pas de prix. Je voudrais que la population de Ratoma qui m’a élu soit en paix, comme tous les autres. Je voudrais aussi que chaque citoyen de la Guinée puisse bénéficier de la liberté d’opinion, et donc de la liberté d’expression puisque c’est un droit pour tous ».

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Guinée : la jeunesse de Koloma demande la libération d’Abdourahmane Sanoh et Cie

16 novembre 2019 à 20 08 01 110111
Boubacar Pelly Bah, porte-parole des jeunes de Koloma Sloprimo

Les leaders du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) condamnés depuis quelques semaines continuent leur séjour carcéral à la maison centrale de Coronthie. Mais, le combat initié par eux contre le 3ème mandat pour Alpha Condé se poursuit, avec une vingtaine de morts. Les soutiens à leur cause ne faiblissent pas. C’est dans cette dynamique que les jeunes de Koloma SOLOPRIMO, dans la commune de Ratoma, ont fait une déclaration ce samedi, 16 novembre 2019.

La démarche vise à dénoncer l’arrestation et la condamnation d’Abdourahmane Sanoh et des ses amis. Les jeunes demandent également leur libération pour éviter que de radicaliser davantage les positions.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le contenu de cette déclaration :

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Guinée : Dr. Ousmane Kaba (PADES) dénonce des assassinats ciblés à Ratoma et appelle à l’union sacrée

16 novembre 2019 à 18 06 39 113911

La répression meurtrière des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat a dominé les débats ce samedi, 16 novembre 2019, au siège du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES). Dr Ousmane Kaba, le président de cette formation politique, a dénoncé les agissements du pouvoir Alpha Condé qui procède à des assassinats ciblés pour saborder le FNDC en vue de réduire son combat sous le prisme ethnique, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un Dr Ousmane Kaba très remonté qui a pris la parole ce samedi devant ses partisans. Il a dénoncé la répression de la marche du FNDC dont son parti est membre dans la contestation du projet de 3ème mandat. « Le jeudi 14 novembre, tout le monde a vu la répression de la marche en Guinée. C’est le lieu de rendre hommage à tous les manifestants, de rendre hommage à tous nos leaders qui ont accepté d’aller braver les gaz lacrymogènes et qui sont prêts hier, aujourd’hui et demain à se battre pour que notre jeunesse puisse vivre dans un pays libre et prospère et dans un pays démocratique. C’est la raison pour laquelle nous condamnons avec la dernière énergie la répression qui en train de s’abattre, la dictature que notre pays est en train de connaître ».

Par ailleurs, Dr Ousmane Kaba a tiré à boulets rouges sur le pouvoir du président Alpha Condé qui procède par des assassinats ciblés dans le dessein de diviser les guinéens. Mais, prévient-il, ça ne marchera pas. « Tout le monde se rend compte que les enfants d’une communauté particulière sont visées en Guinée. Mais, c’est fait exprès, c’est pour diviser le peuple de Guinée, c’est pour que nous allions à la guerre civile. Mais, ça ne se passera pas de cette manière. Ici comme ailleurs, la Guinée restera unie. Aujourd’hui en Guinée, c’est la guerre entre le Bien et le Mal, c’est la guerre entre la démocratie et la dictature. Ils veulent nous entraîner dans une guerre ethnique, mais ils n’arriveront pas. Personne n’arrivera à diviser la Guinée, nous sommes là à veiller à cela, pour qu’on sache qu’en Guinée, nous allons résister ensemble, main dans la main, pour gagner la liberté de notre pays. Comment voulez vous que nous acceptions, 60 ans après l’indépendance, la nouvelle colonisation ? Là, c’est de là qu’il s’agit », a laissé entendre le président du PADES.

Devant ces velléités du pouvoir à détruire le FNDC, Dr Ousmane Kaba invite à l’union sacrée pour préserver notre pays des affres d’une guerre civile. « Je lance un appel à tous les partis politiques, de savoir que nous allons continuer à nous battre tous les jours, tous les guinéens, main dans la main contre la dictature. Dans une Guinée unie, nous allons nous donner la main, parce qu’ils cherchent à nous diviser, ils cherchent à ce qu’il y ait une guerre civile en Guinée, mais il n’y aura pas de guerre civile en Guinée », martèle-t-il.

Enfin, le président du PADES a dénoncé les souffrances endurées par les guinéens à cause de mauvaise gestion qui caractérise le pouvoir en place.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : le ministre Frédéric Loua ovationné par la foule

16 novembre 2019 à 18 06 28 112811

Le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime, a eu droit à un bain de foule ce samedi, 16 novembre 2019, à N’Zérékoré. A son arrivée à la place des martyrs de la ville où le Président Alpha Condé était attendu pour un meeting, Frédéric Loua a été ovationné par une foule en liesse, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cris de joie, applaudissements, chants et danses, c’est ce qui a rythmé l’entrée du ministre à la place des martyrs de N’Zérékoré. Habillé en tenue traditionnelle, Frédéric Loua a été fortement applaudi avant de rejoindre la loge officielle. Ce qui a attiré l’attention de toute l’assistance. A travers cet accueil chaleureux, les habitants de N’Zérékoré expriment leur reconnaissance à l’endroit de Frédéric Loua, natif de la ville, pour ses efforts en faveur du développement de la région.

Artisan majeur de cette mobilisation pour accueillir le Président de la République, le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie maritime a salué « la forte adhésion » des citoyens de N’Zérékoré à la politique de développement du chef de l’Etat et à son projet de changement de l’actuelle constitution. Il a remercié les uns et les autres pour leur reconnaissance à son égard mais aussi à l’endroit du Président de la République.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Saikou Yaya de l’UFR flingue le gouvernement « qui se comporte en djihadiste »

16 novembre 2019 à 17 05 13 111311

La dispersion de la dernière marche du FNDC par les forces de l’ordre et les tueries qui ont suivi sur l’Axe le Prince ont été les sujet phares débattus à l’assemblée hebdomadaire de l’UFR, ce samedi 16 novembre 2019. Le député Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de la formation politique, a fustigé ces situations, accusant le gouvernement guinéen de se comporter comme une organisation djihadiste, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

A l’entame de sa communication, l’honorable Saikou Yaya Barry a demandé à l’assistance d’observer une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes du régime Condé, mais particulièrement celles de la marche du jeudi, 14 novembre 2019. Fustigeant la répression d’une manifestation pourtant pacifique, l’opposant a déclaré que « nous avons un gouvernement qui se comporte en djihadiste, et nous avons une opposition qui se comporte en légaliste. Ils nous opposent des forces asymétriques et nous en tant qu’opposants, nous leur opposons une force conventionnelle. Ça ne peut pas marcher.

Il faudrait bien nous aussi qu’on réfléchisse sur les mêmes forces asymétriques qu’ils nous opposent. On sera obligés de se présenter aussi avec des forces asymétriques. Parce que ce n’est pas normal que tu adresses une correspondance et on refuse de te répondre en violant la loi. Tu cherches à respecter la loi en pratiquant ce que la loi te confère et on sort pour tuer des enfants », a dénoncé ce responsable de l’Union des Forces Républicaines.

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

L’honorable Saïkou Yaya Barry affirme que le pouvoir a infiltré cette manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution dans le but de créer un climat afin de s’attaquer aux leaders du FNDC dont Sidya Touré, président de l’UFR et Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, entre autres. « On infiltre la marche par des escadrons de la mort qui, certainement, étaient préparés pour s’attaquer aux leaders. On les habille comme nous, ils se retournent pour provoquer la police et la gendarmerie pour permettre à cette gendarmerie de s’attaquer aux leaders et aux jeunes qui étaient en train de manifester sans armes et paisiblement.

Nous sommes dans quel pays ? Ça se passe sur l’autoroute et on va tuer à Bomboly sur la route le Prince. Ça se passe sur l’autoroute et on tue des élèves sur la route le Prince, à Hamdallaye. Il est important que les Guinéens de tout bord réfléchissent sur ceux-là qui sont au somment de l’Etat. Parce que j’ai comme l’impression qu’Alpha Condé est en train de décider de semer le chaos dans notre pays. Nous Guinéens, devons réfléchir et analyser cette situation pour combattre et résister », a lancé l’opposant.

Par ailleurs, le secrétaire exécutif de l’UFR a fait savoir que son parti est le plus visé par le pouvoir d’Alpha Condé. Car, soutient-il, « l’arrivée de Sidya Touré au pouvoir montrera aux Guinéens quelque chose de nouveau, comment un pays peut être géré. Alpha Condé ne veut pas voir ça à son vivant. Il ne veut pas qu’on montre l’incompétence de gestion qu’ils ont. Donc, il faut tout faire pour empêcher Sidya Touré d’arriver au pouvoir. C’est ça leur objectif mais Dieu ne va pas l’accepter », a-t-il assuré.

Mohamed Tall, ancien ministre de l’élevage et membre du bureau exécutif de l’UFR

Pour sa part, Mohamed Tall, ancien ministre de l’élevage et membre du bureau exécutif de l’UFR, a invité les militants de son parti à s’armer davantage de courage pour continuer le combat. « Aujourd’hui, on n’est pas loin du but. Restons mobilisés et déterminés. La Guinée est sous les projecteurs du monde entier. La bestialité avec laquelle on nous traite a fini par toucher l’ensemble des pays démocratiques et libres. Continuons, nous ne sommes pas loin de l’objectif. Si quelqu’un n’a pas d’autres solutions sauf la violence, c’est qu’il est aux abois. Ayons ça à l’esprit, continuons et ça va payer », a exhorté le chef de cabinet de Sidya Touré.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Tueries de manifestants en Guinée : la marche des femmes en France

16 novembre 2019 à 16 04 16 111611

Communiqué : les Femmes Guinéennes de France, en tant que Mamans, invitent à une Marche Blanche et silencieuse qu’elles organisent le samedi prochain, 23 Novembre de 14h à 17h. Cette marche (dont l’itinéraire est Porte Dauphine, Parvis des Droits de l’Homme, Place Trocadéro) vise à porter à la connaissance du monde et dénoncer les tueries par balles réelles perpétrées sur la population particulièrement jeune du pays.

Aucune maman de Guinée, toutes régions confondues, ne pouvant rester indifférente à ces tueries délibérées de nos enfants, nous devons nous lever toutes et tous, au-delà de nos divergences, pour crier notre colère contre ceux qui endeuillent les mamans et les familles de Guinée.

Si cela vous touche humainement, venez dire STOP à ces crimes et réclamer Justice. Les mamans, les Mamies, les jeunes femmes, les fillettes… venez toutes et tous ce jour avec des photos des jeunes victimes (habillez-vous en blanc). Nous devons toutes, tous, peu importe notre bord, nous rassembler ce samedi pour rappeler que la vie Humaine est sacrée.

Pour l’amour de la Patrie, bravons la Pluie, le Froid, la Neige pour sortir massivement et MANIFESTER NOTRE Colère et notre RAS-LE-BOL de ses tueries.

Contacts : Dédé BOKONI (07 55 04 41 37)

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Avis de recherche : Mme Mariama Bah est portée disparue

16 novembre 2019 à 16 04 02 110211

Les familles Diallo, Bah, M’Böh, Kaba, amis et alliés portent à la connaissance de la population qu’elles ont perdu de vue une nouvelle fois leur fille, nièce Mariama Bah, communément appelée ‘’Maman’’. Mariama Bah est la première femme de Monsieur Moussa Diallo, commerçant, résident à la Cimenterie, Commune de Ratoma à Conakry.

Âgée de 43 ans, de teint clair, madame Mariama Bah ‘’Maman’’ est sortie de la maison depuis une semaine.

Les familles citées ci-haut prient toute personne qui aurait vu cette dame de les informer en appelant un des numéros suivants : 624 012301 /622 62 45 45/622 56 10 10/620 631151.

NB : Elle a une dépression mentale, mais n’est pas violente.

La famille

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Tueries de manifestants en Guinée : Kalémodou accuse Alpha Condé et le Général Mathurin

16 novembre 2019 à 15 03 48 114811

Les récentes tueries de manifestants, membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), opposés au 3ème mandat pour Alpha Condé en Guinée, ont choqué les consciences. A l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), c’est un sentiment de colère et de révolte qui se dégage. Kalémodou Yansané, un des vice-présidents du principal parti de l’opposition, impute la responsabilité de cette tragédie au président Alpha Condé et aux autorités locales de Conakry. Il l’a annoncé ce samedi 16 novembre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour Kalémodou Yansané, l’appel lancé par le président Alpha Condé à l’affrontement est la conséquence du drame que traverse notre pays en ce moment, avec une vingtaine de tués par balles dans la lutte contre le 3ème mandat. « Au siège d’un parti politique, au RPG Arc-en-ciel, le président de la République a ôté son manteau pour parler comme un citoyen ordinaire, pour appeler à l’affrontement. L’affrontement a commencé et c’est lui qui en a donné le mot d’ordre, c’est lui qui a donné ordre aux militaires de tirer sur les jeunes, c’est lui qui a donné les instructions de brûler le bus, c’est lui qui a donné les instructions à Boureyma Condé d’interdire les cortèges. Il l’a dit publiquement au siège d’un parti politique, c’est le président Alpha Condé lui-même », accuse monsieur Yansané.

Par ailleurs, le vice-président de l’UFDG dénonce le comportement des commis de l’Etat, préoccupés à garder leurs privilèges, en campagne pour le 3ème mandat. « Aujourd’hui, tout le gouvernement, tous les rejetés du peuple de Guinée sont entrain de mener une campagne contre le peuple de Guinée. A la tête de la campagne, le président de l’Assemblée Nationale qui a eu le courage de dire que la Constitution qui lui a permis d’être président du parlement est une constitution qui est contre le peuple de Guinée. C’est une honte pour le pays », a-t-il lancé.

Pour ce qui est de la manifestation du jeudi 14 novembre 2019, soldée par la mort de 4 jeunes gens, Kalémodou Yansané en impute la responsabilité au gouverneur de Conakry et aux maires des communes. Il dénonce une agression contre le Front National pour la Défens de la Constitution (FNDC). « Vous avez tous constaté ce qui s’est passé le 14 novembre à Condébounyi. C’est une agression contre le FNDC. Une agression perpétrée contre le FNDC par les autorités locales de Conakry en complicité avec monsieur le gouverneur. Lui, qui est un général d’armée, qui connait parfaitement la règle en la matière, qui attend la nuit tardive pour dire vous ne passez par ici, mais par là. La première faute qui a abouti aux accrochages vient de là. Les autorités locales n’ont pas pris leurs responsabilités et ont failli à leur devoir. Il aurait dû appeler 48 heures à l’avance les organisateurs pour parler de l’itinéraire. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? J’impute la 1ère responsabilité des affrontements au gouverneur de Conakry », accuse-t-il.

En outre, le président de la séance dément les autorités sur l’origine de l’incendie d’un bus de transport en commun le 14 novembre dernier à Gbessia. « Aujourd’hui, ils passent dans tous les médias pour dire que les militants sont violents. Ils parlent d’un bidon de 20 litres qui a servi à brûler le bus. Comment quelqu’un peut-il être dans une marche avec un bidon de 20 litres d’essence sans se faire repérer par la sécurité qui est là ? Est-ce que c’est possible ça ? Peut-être qu’ils ont organisé eux-mêmes cette affaire de bus brûlé », a-t-il lancé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 9 17

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Alpha Condé à N’Zérékoré : « aujourd’hui, nous avons deux Guinée »

16 novembre 2019 à 15 03 40 114011

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a animé un meeting ce samedi, 16 novembre 2019, dans la ville de N’Zérékoré où il est arrivé hier. Devant de nombreux cadres et citoyens mobilisés pour la circonstance, le chef de l’Etat guinéen a vanté les mérites de sa gouvernance, citant plusieurs actions de développement réalisées sous son règne et d’autres en perspectives dans différents secteurs de développement, a constaté le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

Alpha Condé a déclaré qu’il y a deux Guinée qui contrastent aujourd’hui, faisant allusion aux partisans et aux opposants de son projet de nouvelle constitution, qui lui ouvrirait la voie à un troisième mandat. « Aujourd’hui, nous avons deux Guinée : la Guinée qui veut avancer, tournée vers l’avenir, et ceux qui regardent dans le rétroviseur, qui veulent revenir aux pratiques où ils dilapidaient les fonds de l’Etat pour eux et leurs familles. Voilà les deux Guinée qui contrastent… Ici, vous êtes l’incarnation de la Guinée qui veut aller de l’avant, la Guinée qui veut progresser, la Guinée de demain… Alors, laissons-les regarder dans le rétroviseur. Nous, on regarde devant », a-t-il dit avec un air de sérénité.

Et cela, malgré la contestation en cours dans le pays qui a déjà coûté la vie à une vingtaine de jeunes, tués quasiment tous par balles à l’occasion des manifestations contre un troisième mandat pour l’actuel président Alpha Condé. Cette contestation menée par le Front National pour la Défense de la Constitution, les pertes en vies humaines et autres blessés qui en résultent ne semblent nullement dissuader Alpha Condé. Le chef de l’Etat réitère son engagement à organiser le très controversé référendum constitutionnel.

« Le train de la Guinée a démarré, il y en a qui veulent arrêter ce train, mais ils perdent leur temps. La démocratie c’est quoi ? Les latins disaient Vox Populi-Vox Dei. C’est-à-dire la voix du peuple, c’est la voix de Dieu. Mais, comment peut-on être démocrate et avoir peur du suffrage universel ? Comment peut-on être démocrate et avoir peur que le peuple s’exprime ? Mais, soyez certains, personne ne m’intimidera ! Personne ne m’intimidera ! Je l’ai dit et répété, aujourd’hui encore je le dis haut et fort ici à N’Zérékoré, je ferai ce que le peuple de Guinée veut », a dit Alpha Condé.

Evoquant brièvement les cas de morts enregistrés dans les manifestations contre son projet de troisième mandat, le président de la République a accusé une fois encore ses opposants de « tirer sur les gens pour accuser nos forces armées ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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