Cour d’appel : les avocats d’Ousmane Gnelloy sollicitent la « clémence » de la justice

21 octobre 2021 à 16 04 14 101410

Comme annoncé précédemment, le procès d’Ousmane Gnelloy Diallo se poursuit ce jeudi, 21 octobre 2021, à la Cour d’appel de Conakry. Ce militant du RPG Arc-en-ciel (l’ancien parti au pouvoir), qui se faisait appeler « ministre de la défense du président Alpha Condé sur Facebook », est poursuivi pour injures publiques et menaces de mort par Kadiatou Biro Diallo, alias DK. Après la projection de la vidéo incriminée, la juridiction supérieure a ouvert la phase des plaidoiries et réquisitions, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

La parole est revenue d’abord aux conseils d’Ousmane Gnelloy Diallo pour leurs plaidoiries. Maître Doumbouya, l’un d’eux, a demandé à la Cour de déclarer irrecevable la constitution de partie civile de Kadiatou Biro Diallo, parce que ce n’est pas à elle que le prévenu s’est adressé dans sa vidéo publiée sur les réseaux sociaux, mais plutôt à sa sœur qui vit aux Etats-Unis. Il a également demandé à la juridiction supérieure de « balayer » les faits de menaces de mort, qui « ne sont pas constitués » et d’être clémente sur l’infraction d’injures.

« Nulle part dans cette vidéo projetée, il n’a entendu été Ousmane Gnelloy Diallo parler personnellement de Kadiatou Biro Diallo. Or, c’est elle la partie civile. Elle est différente de sa sœur Aïssatou Biro Diallo. Donc, je vous demande de déclarer sa constitution de partie civile irrecevable et de balayer la décision de menace. Pour l’infraction d’injures publiques, je vous demande d’être clément à son égard. Car il y a de la hargne dans la décision du tribunal de première instance de Dixinn », a-t-il déclaré.

Abondant dans le même sens, son confrère, maître Santiba Kouyaté, a déclaré que la condamnation d’Ousmane Gnelloy Diallo par le juge Alphonse Charles Wright, est une décision populiste et sensationnelle. « Le premier juge, sous l’effet du populisme et du sensationnel, a reconnu les faits de menaces de mort réitérées. Mais aujourd’hui, c’est la troisième audience, même la partie civile n’a pas prouvé l’infraction de menaces de mort réitérées. Donc, cette décision, c’est l’expression de la hargne du juge qui a rendu cette décision. 

Il a dit tout dans ce dossier sauf le droit. C’est un juge unique en son genre. Je vous demande de réformer partiellement le premier jugement du tribunal de Dixinn. Réformer également le jugement pour dire que la partie civile n’a aucune qualité de se constituer partie civile dans cette affaire. Pour le délit d’injures, de faire application de l’article 135 du code pénal guinéen en le retenant dans les liens de prévention tout en lui accordant la clémence », a plaidé Me Santiba Kouyaté.

Après les avocats de Gnelloy, Me Antoine Pépé Lama, l’avocat de Kadiatou Biro Diallo, a pris la parole pour sa plaidoirie.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com 

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Ouverture des classes en Guinée : une rentrée sans engouement dans plusieurs écoles de Conakry

21 octobre 2021 à 15 03 17 101710

Comme annoncé précédemment, la rentrée des classes au compte de l’année scolaire 2021-2022 a eu lieu ce jeudi, 21 octobre 2021, pour les élèves de l’enseignement pré-universitaire en Guinée. Mais, dans plusieurs écoles de Conakry, cette ouverture des classes n’a connu aucun engouement. Les élèves ont majoritairement fait le choix de rester à la maison et de prolonger les vacances, rapporte Guineematn.com à travers un de ses journalistes.

A l’école primaire de Taouyah, 19 enseignants (sur les 23 programmés) étaient présents et prêts à dispenser les cours. Mais, dans les salles de classe, il n’y avait quasiment pas d’élèves.

Alseny Camara, directeur adjoint école primaire Taouyah

« Les élèves n’ont pas répondu massivement aujourd’hui. Peut-être qu’ils attendent le 1er novembre. Mais, c’est aussi la fin du mois, peut-être les parents n’ont pas les moyens pour acheter les fournitures pour les enfants. Aujourd’hui, on a regroupé les 3ème et 4ème années, les 1ère et 2ème années… Les élèves n’ont pas du tout répondu », a déploré Alseny Camara, le directeur adjoint de l’école primaire de Taouyah.

Au Collège-Lycée 1er mars de Matam, le constat est le même. Les élèves y ont brillé par leur absence. Sur un effectif de plus 2000 élèves, seuls 50 ont répondu présent ce matin ; alors que les 34 enseignants programmés ce jeudi ont rallié très tôt cet établissement.

Sékou Camara, proviseur du lycée Matam

« L’ouverture a été effective chez nous. Quand je prends le côté des professeurs, ils ont tous répondu. Malheureusement, les élèves n’ont pas répondu massivement, parce qu’on a reçu 50 élèves sur plus 2000 inscrits… Les kits sanitaires sont là, tout est prêt pour accueillir les élèves. L’État a même amené une équipe pour vacciner les gens contre la COVID-19. Nous avons dit aux parents que si c’est à cause de la tenue que les enfants ne viennent pas, pour un cas exceptionnel, les élèves peuvent venir sans tenue jusqu’à 1er novembre pour vivre les cours. Maintenant, à partir du 1er novembre, on estime que les parents vont prendre des dispositions pour acheter des tenues à leurs enfants. Donc, dire que c’est le manque de tenue qui fait que les élèves ne viennent pas est un argument qui ne passe pas », a dit Sékou Camara, le proviseur du Collège-Lycée 1er mars de Matam.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel : 669681561

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Ouverture des classes en Guinée : 76 présents sur 507 inscrits au collège de Ratoma

21 octobre 2021 à 14 02 53 105310

La rentrée des classes au compte de l’année scolaire 2021-2022 a été effective ce jeudi, 21 octobre 2021, au niveau de l’enseignement pré-universitaire de Guinée. Mais, dans beaucoup d’école du pays, cette ouverture des classes a été morose. C’est le cas au Collège de Ratoma (à Conakry) où il a été constaté une absence remarquable des élèves. Sur un effectif de 507 inscrits dans cet établissement scolaire du secondaire, seuls 76 élèves ont répondu présents à ce premier jour de l’année scolaire, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans cette école de la commune de Ratoma, il n’y a eu aucun engouement pour cette rentrée des classes. Les onze enseignants y étaient programmés pour ce jour ont très tôt rallié cet établissement pour démarrer les cours. Mais, les élèves ont majoritairement brillé par leur absence. Apparemment, même 20% des inscrits n’ont pas été à l’école ce jeudi.

Selon les responsables de ce Collège, sur 507 élèves inscrits et repartis dans onze (11) groupes pédagogiques, seuls 76 étaient présents ce matin. Une situation que déplore madame Bintou Keïta, la directrice chargée des 7ème et 8ème années dans ledit collège.

Mme Barry Bintou Kéïta, directrice chargée des 7ème et 8ème années au collège Ratoma

« L’école a ouvert ses portes aujourd’hui. Les enfants sont en train de traîner encore le pas comme d’habitude. Généralement, quand l’ouverture a lieu en milieu de semaine, les enfants mettent le pont. Ils préfèrent attendre le 1er jour de la semaine suivante. C’est quelque chose que l’éducation doit chercher à comprendre et à corriger. Si réellement on mettait un accent particulier en admettant par exemple que le 1er jour, l’élève qui ne se présente pas, il y aura une évaluation-diagnostic. Et, à l’issu de cette évaluation, l’élève qui n’a pas sa moyenne risque de ne pas être pris à l’école. Si on tapait sur la table avec des points fermés, certainement les parents d’élèves comprendraient. Ça fait combien de temps depuis que la date d’ouverture a été fixée. Tout le monde est informé, mais les gens font la sourde oreille. On avait 11 enseignants programmés ce matin ; et, tous sont là. Mais, les enfants n’ont pas fait le déplacement », a déploré madame Bintou Keïta.

A en croire cette directrice, ce sont les parents d’élèves qui sont responsables de cette absence des élèves en ce premier jour de l’ouverture des classes.

« Même si le parent n’a qu’un seul cahier pour son enfant ; mais, qu’il le laisse venir le jour de l’ouverture. Il peut commencer à recopier dans ce cahier jusqu’à la fin de la semaine, peut-être que ça trouvera qu’il a eu les moyens pour trouver les autres documents. Donc, il faudrait que les parents d’élèves accompagnent les enfants pour l’ouverture. Si le parent sait que l’ouverture c’est tel jour, le matin il réveille son enfant et lui dit va à l’école, l’enfant va partir. Mais, s’il n’est pas encouragé à partir de la maison, ça devient compliqué. Et, c’est à des situations de genre qu’on est confronté », a indiqué madame Bintou Kéïta.  

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Chérif Abdallah aux opérateurs économiques de la région de Boké : « nous devons soutenir le CNRD »

21 octobre 2021 à 12 12 17 101710

En tournée de concertation et de sensibilisation dans la région administrative de Boké, le président du GOHA (groupe organisé des hommes d’affaires) a conféré en début de cette semaine avec les opérateurs économiques de la sous-préfecture de Sangarédi et ceux de la préfecture de Fria. Abdallah Chérif était allé écouter ses pairs pour comprendre leurs difficultés du moment, en vue de trouver ensemble des voies et moyens pour une relance économique réussie en Guinée. Il a également mis l’occasion à profit pour demander aux opérateurs économiques de soutenir le CNRD (la junte militaire qui dirige la Guinée depuis le 05 septembre dernier : ndlr) pour une transition apaisée et réussie dans notre pays, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la région de Boké.

C’est un opérateur économique confiant qui s’est rendu lundi dernier, 18 octobre 2021, dans la sous-préfecture de Sangarédi. Chérif Abdallah, à la tête d’une forte délégation, a bénéficié d’un accueil chaleureux de la part de ses pairs. Et, dans les échanges, Mamadou Diouldé Diallo, le coordinateur du GOHA à Sangarédi, a exprimé les difficultés qui assaillent les opérateurs économiques dans cette sous-préfecture de la région de Boké.

« Monsieur le président du GOHA, nous entrepreneurs avons des difficultés liées à la cherté des prix chez nos fournisseurs. C’est ce qui fait aussi la cherté des prix sur le marché ; mais, c’est quelque chose que nos clients comprennent difficilement. Le mauvais état de nos routes joue aussi contre nous, puisque le prix de transport de nos marchandises est élevé. Nous sollicitons de votre part des négociations pour que les prix des marchandises soient moins chers, afin que le consommateur guinéen soit plus satisfait », a dit Mamadou Diouldé Diallo.

Après Sangarédi, le président du GOHA a mis le cap sur Fria. Et, dans cette préfecture, Abdallah Chérif a conféré mardi avec les opérateurs économiques, mais aussi avec les autorités administratives locales. D’ailleurs, le préfet de Fria, Yaya Kalissa, a exprimé une grande satisfaction de le recevoir dans sa juridiction géopolitique.

« Monsieur le président du GOHA, c’est un plaisir pour moi et pour toute la population de Fria de vous recevoir ce soir. Si c’est moi qui dis de diminuer le prix, certains dirons que c’est parce que je suis militaire. Alors, aujourd’hui nous allons écouter le patron et il va nous dire ce qu’il faut. Nous, à Fria, tout le monde est uni. Notre seul problème c’est l’usine là. C’est cette usine qui nous intoxiquent en longueur de journée avec cette poussière qui ne fini pas. C’est pour ça que je demande aux vendeurs d’aliments de bien les couvrir. Ceux qui vendent du pain doivent les mettre dans les sachets plastiques », a indiqué Yaya Kalissa.

Partout où il est passé, Abdallah Chérif a expliqué les causes de la cherté des prix et a invité les opérateurs économiques à soutenir et accompagner le CNRD pour une relance économique durable en Guinée.

« C’est vrai qu’aujourd’hui tout le monde accuse les commerçants d’appliquer des prix chers dans le marché. Mais, c’est parce qu’ils ne connaissent pas. Sinon, les causes des augmentations des prix sont visibles. Il y a le dédouanement des marchandises qui est cher et les taxes sont élevées. Mais, il y a aussi le monopole qui fait qu’il y a des gens intouchables. Ils fixent les prix comme ils veulent et ils n’ont aucune concurrence. D’autres personnes aussi ont mis des sociétés d’emballage pour venir dire à l’Etat qu’ils ont des usines, alors que c’est faux, c’est juste une société d’emballage. Avec ça, l’Etat les protègent contre la concurrence, pensant que ce sont des usines, alors que ce n’est pas ça du tout. Mais, après ses tournées, le GOHA fera son rapport et moi-même je le donnerai main à main au président de la république, le Colonel Mamady Doumbouya. Parlant du CNRD, je demande à tout le monde de les soutenir. Ne les laissons pas tomber », a indiqué Abdallah Chérif.

A préciser que le président du GOHA a fait aussi un bref escale à Tanéné chez Elhadj Sekouna Soumah le Kontigui de la basse côte pour lui serrer la main avant de continuer son chemin vers Fria.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628 98 49 38

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Levée des barrages en Guinée : ce qu’en disent les transporteurs

21 octobre 2021 à 10 10 37 103710

Dans un communiqué publié sur les médias d’Etat mardi dernier, 19 octobre 2021, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a instruit la levée de tous les barrages en Guinée à l’exception de ceux de nos frontières. À la gare routière de Bambéto où un des journalistes de Guineematin.com s’est rendu le lendemain mercredi pour rencontrer à la fois les usagers de la route, à savoir : syndicats, chauffeurs et passagers, c’est la joie partout.

Tous applaudissent et saluent unanimement cette décision du Président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya.

Elhadj Mamadou Yaya Baldé, le Secrétaire général de la Section syndicale communale des transports de la commune de Ratoma trouve la décision très salutaire.

Elhadj Mamadou Yaya Balde, secrétaire général de la section syndicale communale de transport de la commune de Ratoma

« Cette décision nous arrange. Ça nous épargne des tracasseries routières que nous subissons en longueur de journée et le plus souvent avec les passagers eux-mêmes, parce qu’à chaque barrage, il faut payer de l’argent pour passer. Il y a une manière de sécuriser les gens comme dans les autres pays de la sous-région où tu ne vois les barrages routiers qu’au niveau des frontières seulement ».

Si la décision est venue à point nommé et est saluée par les transporteurs, il est cependant à se demander ou à s’inquiéter sur comment la sécurité des personnes qui se déplacent va être assurée par l’État. D’autant plus que ces derniers temps les coupeurs de routes ont refait surface, s’inquiètent certains usagers de la route.

Mamadou Yaya Barry, chauffeur de Mamou-Conakry pense que la décision reste importante et même lorsqu’il y avait ces barrages, cela n’empêchait pas les coupeurs de routes d’opérer.

Mamadou Yaya Barry, chauffeur de Mamou-Conakry

« Je suis content parce que d’ici à Mamou on traversait au minimum 9 barrages. Et à chacun de ses barrages tu vas payer de l’argent. Tu es obligé de donner entre cinq mille et dix mille francs guinéens. Les nouvelles autorités nous ont sincèrement aidées en enlevant ces barrages. Nous avons peur de l’insécurité, mais même avant, les coupeurs de route existaient donc ça ne change en rien notre peur. Car, même lorsqu’il y avait les barrages, les chauffeurs étaient attaqués par les bandits, dépouillés, certains blessés et même assassinés », rappelle ce chauffeur qui lance un appel aux autorités du pays de prendre toutes les dispositions pour sécuriser les populations et leurs biens.

Ibrahim Diallo, alias Sally Lelouma, un chauffeur sur le tronçon Labé-Conakry, a abordé cette question dans le même sens que son prédécesseur.

Ibrahim Diallo, allias Sally Lélouma, chauffeur de Labe-Conakry

« Dire que c’est l’augmentation du nombre de barrages sur la route qui diminue les attaques contre les usagers de la route, c’est faux. Ça n’a rien à voir avec cela. Lorsqu’il y avait les barrages, moi je suis un chauffeur de profession, je connais tous les coins de la Guinée. Mais malgré les barrages ça n’a pas diminué le nombre de coupeurs de routes qui attaquaient partout et sans même être inquiétés. S’il y a de nouvelles des attaques, on va se référer à la justice, c’est à elle de sanctionner les bandits. Mais nous demandons à ce que les forces de défense et de sécurité soient plus vigilantes pour identifier et neutraliser les coupeurs de route », a demandé cet habitué du tronçon Labé-Conakry.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com

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Exploitation anarchique de l’or à Dinguiraye : 12 burkinabés mis aux arrêts

21 octobre 2021 à 9 09 04 100410

Dans la journée d’hier, mercredi 20 octobre 2021, les autorités communales de la sous-préfecture de Diatiféré (dans la préfecture de Dinguiraye) ont procédé à l’arrestation de 12 orpailleurs Burkinabés soupçonnés d’utiliser du cyanure dans l’exploitation de l’or. Cette arrestation fait suite au bras de fer qui oppose actuellement le maire de Diatiféré (Sory Amoroya Barry) au directeur préfectoral des mines et géologie de Dinguiraye (Mamadou Alpha Condé) sur l’installation de dragues d’exploitation d’or à Maléa (dans le district de Karfa, sous-préfecture de Diatiféré). Et, les mis en cause se trouvent actuellement dans les mains de la gendarmerie de Diatiféré, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région de Faranah.

Selon nos informations, c’est une histoire de « quittances » qui brouille présentement la relation entre le maire de Diatiféré et le directeur préfectoral des mines de Dinguiraye. Les deux sont à couteaux tirés et s’accusent mutuellement de détournement. Mais, ces derniers jours, le maire Sory Amoroya Barry accuse le directeur Mamadou Alpha Condé d’avoir vendu la zone aurifère de Maléa à des Burkinabés, au détriment des populations de Diatiféré. Et, c’est pour défendre les intérêts de sa commune qu’il a fait arrêter ce mercredi 12 Burkinabés qui venaient de débarquer dans sa zone de juridiction géopolitique pour l’exploitation de l’or.

« Le contentieux entre moi et le Directeur préfectoral des mines et  géologie de Dinguiraye est un problème de quittances. Lui seul il ne peut pas manger l’argent du contribuable. C’est à cause de ça qu’il est contre moi. Il a vendu Maléa sans m’informer, il a distribué l’argent sans m’informer. C’est pourquoi, dès que le véhicule des Burkinabés est rentré, je l’ai saisi et j’ai fait arrêter toute l’équipe qui se trouvait à son bord. Dans le véhicule, ils étaient au nombre de 12. Je les ai déposé à la gendarmerie de Diatiféré », a expliqué Sory Amoroya Barry.

Joint au téléphone, le margis-chef Blaise Gomou, Commandant de la brigade de gendarmerie de Diatiféré, a confirmé l’arrestation de ces Burkinabés.

« On a mis aux arrêts12 Burkinabés, ils sont à ma disposition à l’heure où je vous parle. J’ai appelé mes chefs pour leur rendre compte, ils m’ont dit de les garder ici, qu’ils vont déployer une équipe pour Diatiféré pour cette situation. Le véhicule est à la gendarmerie ici sur instruction de nos chefs. Ils ne nous ont pas autorisés de fouiller le véhicule. Ce sont des Bourkinabés, ils sont tous venus pour travailler à Diatiféré. Ils creusent sous forme de puits et lavent les graviers avec leurs produits qu’on appelle cyanure », a précisé le margis-chef Blaise Gomou.

A suivre !

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

Tel : 620241513/660272707

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Kankan : une manifestation de jeunes du quartier Briqueterie fait 3 blessés

21 octobre 2021 à 8 08 51 105110

Les jeunes et certains conseillers de la mosquée du quartier Briqueterie ont battu le pavé hier, mercredi 20 octobre 2021,  pour dénoncer une décision du secrétariat communal des affaires religieuses de Kankan sur le choix de celui qui va remplacer le feu premier imam, Elhdji Sékou Cissé, à la tête leur mosquée. Ces manifestants accusent les autorités religieuses de magouiller pour écarter le deuxième imam (Sékou Sangaré) au profit du quatrième imam (Abou Sanoh) pour le poste de premier imam (après le décès d’Elhadj Sékou Cissé, désormais ancien premier imam). Mais, l’intervention musclée des forces de l’ordre -qui ont fait usage du gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants- a fait trois blessés. Egalement, plusieurs personnes ont été interpellées par les agents.

Selon les informations recueillies par le correspondant de Guineematin.com à Kankan, c’est Elhadj Sékou Cissé qui, de son vivant, avait désigné Sékou Sangaré (le deuxième imam) comme son successeur à la tête de la mosquée de Briqueterie. Et, cette décision n’avait fait l’objet d’une contestation de la part d’Abou Sanoh (le quatrième imam). Mais, après la mort d’Elhadj Cissé, le quatrième imam a exprimé l’ardent désir d’occuper le poste de premier imam au détriment du deuxième. Et, pour y parvenir, il aurait bénéficié du soutien du secrétariat communal des affaires religieuses. Mais, cette décision des autorités religieuses locales est fortement contestée par les populations. Et, ce mercredi, elles ont battu le pavé pour se faire entendre de vive voix.

Oumar Kourouma, un des conseillers

« Quand l’ancien premier imam (Elhadj Sékou Cissé) vivait,  il n’y avait pas de problème dans cette mosquée. Le chef du quartier lui a demandé de lui envoyer la liste de ses adjoints. Il (Elhadj Sékou Cissé) a envoyé la première liste, le chef du quartier a refusé de la signer. Il a envoyé une seconde liste, le chef du quartier a refusé de signer ça aussi. L’imam Cissé a alors décidé de quitter son poste, parce que le chef du quartier ne lui accorde aucun respect. Mais, la ligue islamique est venue lui demander pardon ; et, il a accepté de rester. Après, il a fait une troisième liste où il a nommé Sékou Sangaré deuxième imam, pour que le jour où il ne serait pas de ce monde, Sékou Sangaré prenne sa place de premier imam.  Abou Sanoh était là-bas et il a accepté ce choix. Deux jours après, l’imam Cissé est décédé ; et, Abou Sanoh est venu dire que c’est lui qui doit être le premier imam. Nous, les conseillers, nous avons fait une liste là où nous avons mis Sékou Sangaré comme premier imam et nous avons envoyé à Hassane Kaba de la ligue islamique communale. La ligue a refusé notre liste. Nous avons renvoyé la liste chez l’inspecteur régional des affaires religieuses, lui aussi il l’a refusée. Ils veulent tous que Abou Sanoh soit le premier imam, parce qu’il est plus âgé que Sékou Sangaré. Mais, il (Abou Sanoh) ne connaît pas le coran plus que Sékou Sangaré. Ce dernier se comporte mieux que lui. Nous les conseillers connaissons tout le monde ici. Abou Sanoh ne sera jamais notre premier imam, il restera à son poste de quatrième imam », a expliqué Oumar Kourouma, un des conseillers de mosquée de Briqueterie.

Abordant dans le même sens, Adama Traoré, le porte-parole des jeunes du quartier Briqueterie, accuse l’imam Abou Sanoh de faire un « putsch » contre le successeur légitime du défunt premier imam.

Adama Traoré, porte-parole des jeunes religieux de la mosquée

« Avant le décès de notre imam (Elhadj Sékou Cissé), il avait dit qu’après lui c’est Sékou Sangaré qui prendrait sa place. Et, ils ont demandé à Abou Sanoh trois fois s’il est d’accord, il (Abou Sanoh) a dit : Oui. Comme l’imam Cissé est décédé, il (Abou Sanoh) veut maintenant récupérer la place du premier imam. Nous les jeunes, nous sommes partis revendiquer deux fois à la ligue communale pour dire que nous ne voulons pas d’Abou Sanoh ; et, la ligue a accepté. Soudain, ce matin, le fils de l’inspecteur régional a rappelé pour dire qu’il n’est pas d’accord avec le choix de la ligue communale et les jeunes de cette mosquée. Il dit que c’est la hiérarchie et Abou Sanoh est plus âgé que Sékou Sangaré. Donc, pour lui, c’est Abou Sanoh qui doit être le premier imam. Mais, nous nous ne voulons pas d’Abou Sanoh et nous allons pousser jusqu’à bout », a indiqué Adama Traoré.

Ayant appris les échos de la manifestation de ce mercredi, les responsables préfectoraux des affaires religieuses ont décidé de suspendre les deux imams (Abou Sanoh et Sékou Sangaré) jusqu’à nouvel ordre.

Ibrahima Kalil Kaba, deuxième secrétaire général de la ligue préfectorale

« Depuis que le premier imam de cette mosquée est décédé, les faux problèmes n’en finissent pas. Même pendant la prière d’un vendredi, deux imams s’étaient attaqués en pleine prière. Chacun est venu dire que c’est lui qui va faire le sermon. Mais, en ce qui concerne le cas d’aujourd’hui, ces deux imams sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. La ligue va choisir un imam qui viendra faire parier les gens », a dit Ibrahima Kalil Kaba, deuxième secrétaire général des affaires religieuses.

Au cours de cette manifestation contre l’imam Abou Sanoh, trois blessés ont été enregistrés après l’intervention des forces de l’ordre. Les agents ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Et, ils ont procédé également à des interpellations. 

A noter que le calme est finalement revenu dans le quartier.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : ce qui a été fait pour une rentrée scolaire réussie

21 octobre 2021 à 8 08 43 104310

Fin des vacances pour les élèves et enseignants guinéens. Ils vont reprendre le chemin de l’école ce jeudi 21 octobre 2021. A N’Zérékoré, les responsables éducatifs se montrent rassurants à la veille de l’ouverture des classes. Selon le directeur préfectoral de l’éducation, interrogé ce mercredi par le correspondant local de Guineematin.com, toutes les dispositions sont prises pour une rentrée scolaire réussie.

Moussagbe Diakité, DPE de N’Zérékoré

« Au jour d’aujourd’hui, la direction préfectorale de l’éducation a pris toutes les dispositions idoines pour une ouverture des classes apaisée et réussie pour l’année scolaire 2021-2022. Les constructions scolaires sont entièrement assainies, les salles de classe, les latrines, tout est complètement propre. Le dispositif barrière est maintenu. Il a été recommandé que les enseignants, élèves et encadreurs portent tous des bavettes.

Les emplois du temps sont élaborés au niveau des établissements et les charges sont réparties entre les enseignants. Donc, on est fin prêts pour le démarrage effectif des cours demain dans de bonnes conditions », a indiqué Moussagbè Diakité, le DPE de N’Zérékoré, avant d’adresser un message aux encadreurs et aux parents d’élèves. 

« Il faut se mettre dans la logique d’une ouverture apaisée, réussie et partagée par tous les acteurs dans le strict respect des mesures pédagogiques et administratives, et dans le respect des mesures barrières contre la Covid-19 », a lancé le directeur préfectoral de l’éducation de N’Zérékoré.

Au niveau de l’enseignement technique aussi, la rentrée est prévue ce jeudi, 21 octobre. Jean Guilavogui, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de N’Zérékoré, assure également que tout ce qui est nécessaire a été fait pour la reprise effective des cours.

Jean Guilavogui, inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de N’Zérékoré

« Nous avons d’abord fait une réunion préparatoire au cours de laquelle, nous avons fait passer au peigne fin toutes les situations administratives et pédagogiques qui devraient aboutir à la garantie du bon déroulement de la rentrée. C’est ainsi qu’il y a eu l’assainissement des écoles, l’élaboration de l’emploi du temps individuel de chaque formateur, l’affichage des listes par salle de classe. En plus, l’occasion a été mise à profit pour encourager les parents d’élèves et les motiver à accompagner les enfants pour une bonne rentrée.

Et par rapport aux mesures sanitaires, tout est déjà installé devant chaque salle et même à l’entrée de l’école », a fait savoir le responsable éducatif, ajoutant que « toute personne qui n’a pas sa carte de vaccination sera obligée de se faire vacciner. Sinon, il n’aura pas accès à l’intérieur de la salle. Car la vaccination sera un élément crucial pour être reçu au niveau des établissements ».

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Douane : voici la liste des 123 officiers mis à la retraite

21 octobre 2021 à 7 07 51 105110
Général Toumany Sangaré, ancien Directeur Général des Douanes

Comme annoncé précédemment, le colonel Mamadi Doumbouya a fait le ménage à la douane. Dans un décret publié mercredi soir, 20 octobre 2021, le président de la transition a envoyé 123 officiers à la retraite, dont le général Toumany Sangaré, qui a été limogé aussi de son poste de directeur général des douanes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste complète des officiers concernés par cette décision :

Les Généraux

1)    Général de division Toumany Sangaré

2)    Général de brigade Guilavogui Oubou Zézé

3)    Karinkan Condé

4)    Bangoura Ousmane Léonard

5)    Camara Amadou Gueye

Les Colonels

6)     Traoré Balla

7)    Délamou Pépé Jonas

8)    Koivogui Yoka

9)    Traoré Issa

10)                      Touré Ibrahima Sory

11)                      Condé Amara

12)                      Camara Fodé Amidou

13)                      Soumah Alexandre

14)                      Kourouma Ibrahima

15)                      Bayo Kabinet

16)                      Touré Mohamed Lamine

17)                      Bangoura Lansana

18)                      Keita Kadé Mady

19)                      Traoré Saran

20)                      Camara Mamé

21)                      Traoré Kabinet

22)                      Traoré Mamady

23)                      Camara Sékou Amadou

24)                      Condé Aboubacar

25)                      Wamouno Lamé

26)                      Keita Mansakolon

27)                      Bangoura Jean-Pierre

28)                      Zabré Charles

29)                      Touré Almamy Sékou

30)                      Kaba Morciré

31)                      Camara Ibrahima Kalil

32)                      Bangoura Aboubacar

33)                      Camara Lancei

34)                      Keita Sory

35)                      Kaba Mamady

36)                      Sonassa Kaba

37)                      Traoré Sékou

38)                      Toupouvogui Kolou

39)                      Naomy Paya

40)                      Guilavogui Zézé

41)                      Touré Pévé

42)                      Kourouma Lansana

43)                      Bandiougou Keita

44)                      Touré Mariama Daouda

45)                      Doumbouya Facinet

46)                      Touré Mohamed Saliou

47)                      Camara Kerfalla

48)                      Camara Morlaye

49)                      Sylla Cheick

50)                      Kolié Siba Pascal Mathos

51)                      Zegbélémou Noel Nyankoye

52)                      Bangoura Soriba

53)                      Sylla Mamadou

Les Lieutenants colonels

54)                      Sylla Ibrahima Sory

55)                      Touré Mariama

56)                      Diallo Ousmane Kolon

57)                      Camara Mamadou 3

58)                      Koné Sidiki

59)                      Kalivogui Nyankoye

60)                      Koundouno Madeleine

61)                      Balamou Jean-Bosco

62)                      Samoura Mamadou Dian

63)                      Guémou Nyankoye

64)                      Soumah Ousmane

65)                      Kolié Kéoulen

66)                      Koundano Pierre

67)                      Millimono Tamba Jacques

68)                      Keita Fodé

69)                      Tolno Antoine

70)                      Bangoura Yamoussa

71)                      Bah Aissatou

72)                      Kourouma Sory

73)                      Camara Bakary

74)                      Keita Dantigui

75)                      Samoura Mamadou

76)                      Doumbouya Mamdy

77)                      Soumah Ibrahima

78)                      Diallo Aissata

79)                      Savané Mohamed Youla

80)                      Keita Djenabou

81)                      Camara M’mah

82)                      Sylla Abdoulaye

83)                      Iliga Germain

84)                      Bah Souleymane

85)                      Diallo Djibril

86)                      TolnoJulien Saa

87)                      Youla Fatoumata

88)                      Mara Ousmane

89)                      Diarra Sény

90)                      Bangoura Mabinty

91)                      Savané Balla

92)                      Camara Mohamed Lamine

93)                      Bangoura Lansana

94)                      Camara Ténemba

95)                      Keita Bandiou

96)                      Dioubaté Faramani

97)                      Diallo Nènè Oumou

98)                      Diop Moustapha

99)                      Condé Nounké

100)                 Dombouya Somory

101)                 Camara Wata Sékou

102)                 Kaba Foulématou

103)                 Keita Abdrahmane

104)                 Kleyth Marie

105)                 Barry Boubacar

106)                 Touré Amara

107)                 Doumbouya Ousmane

108)                 Camara Fatou

109)                 Camara Amara

110)                 Camara Kerfalla

Les Commandants

111)                 Grovogui Zaoro

112)                 Soumah Aboubacar

113)                 Sylla Mohamed

114)                 Camara Sékou Abdoul

115)                 Béavogui Nouhou

116)                 Dopavogui Kolou

117)                 Sylla Adama

118)                 Sylla Sékou Amadou

119)                 Condé Dantouman

120)                 Bangoura Mohamed Kassory

121)                 Traoré Djiba

122)                 Baldé Ibrahima Kalil

123)                 Bangoura Amara

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Education : « envoyez vos enfants à l’école Unité Nongo, vous ne le regretterez pas »

20 octobre 2021 à 17 05 59 105910

Après trois mois de vacances, les élèves guinéens vont reprendre demain le chemin de l’école. A la veille de cette rentrée scolaire, le directeur général du Groupe scolaire Unité Nongo a accordé un entretien à Guineematin.com, ce mercredi 20 octobre 2021. Mamoudou Diallo est revenu notamment sur les préparatifs de l’ouverture des classes et les secrets de la réussite de son école.

Décryptage !

Guineematin.com : nous sommes au seuil de l’ouverture des classes, comment est-ce que le groupe scolaire Unité de Nongo est en train de préparer cette rentrée scolaire ?

Mamoudou Diallo, directeur général du groupe scolaire Unité Nongo

Mamoudou Diallo : Unité  Nongo est en train de très bien préparer la rentrée des classes. Il y a deux semaines, nous avons fini pratiquement la préparation administrative. Comprenez ici, l’élaboration de l’emploi du temps, la mise en place des documents pédagogiques, le contrôle de l’effectif d’enseignants que nous avons pour voir s’ils sont tous en place. Au niveau des salles des classes également, on est en train de revoir tous les tableaux et tables bancs qui ont quelques problèmes. 

Guineematin.com : parlez-nous brièvement de votre école, notamment des clés de votre succès.

Mamoudou Diallo : le groupe scolaire Unité Nongo a été créé en 1985 et ouvert en 1986. Beaucoup de cadres de l’administration guinéenne sont passés par ici. L’école se situe dans le quartier Nongo, dans la commune de Ratoma, sur l’axe Kaporo-Lambanyi, non loin de la direction communale de l’éducation de Ratoma (DCE). Nous sommes au bord de la route et l’accès est très facile. C’est d’ailleurs ce qui favorise beaucoup les parents qui travaillent en ville. Ils font juste un coup de frein, nous avons un dispositif qui accueille les enfants dès l’arrêt du véhicule. 

On a un personnel mis en place à cet effet, qui prend les enfants pour les conduire dans les salles de classe. Et à la sortie aussi, on fait le même exercice pour accompagner les enfants. Unité Nongo, c’est aussi un personnel aguerri, notamment notre conseiller pédagogique qui a servi pendant plus de 45 ans dans les écoles guinéennes. Il a beaucoup de cadres qu’il a formés dans ce pays. Et c’est lui qui est en train de nous aider aujourd’hui, de nous appuyer, nous jeunes directeurs, pour la bonne marche de cette école.  

Donc, je dirais aujourd’hui aux parents d’élèves qu’en envoyant leurs enfants dans cette école, ils n’auront aucun regret. Je vais vous donner un petit secret de notre école : si vous voulez, revenez à l’approche des examens, sur la base de notre travail au cours de l’année, on vous dira voilà nos candidats potentiels pour obtenir les différents examens. Vous prenez la liste, vous la gardez. C’est pour vous dire qu’il y a du sérieux ici. 

Vous gardez cette liste, quand on publie les résultats, revenez avec cette liste, vous la comparez avec ce qu’on vous a dit au mois de mai ou au mois de juin. Vous verrez que nous, nous improvisons rien. Nous faisons du bon travail. C’est un petit secret que nous faisons ici. Et nous travaillons en équipe du primaire au collège. Tout le monde se donne les mains pour le bien-être de nos élèves.

Guineematin.com : quelles sont les particularités du groupe scolaire Unité Nongo, qui peuvent vraiment pousser les parents d’élèves à envoyer leurs enfants dans cette école ?

Mamoudou Diallo, directeur général du groupe scolaire Unité Nongo

Mamoudou Diallo : c’est la qualité de la formation, la qualité de l’encadrement, le sérieux et l’accueil que nous avons. Aussi, il y a la collaboration entre les parents, le personnel et la fondation. Le problème, c’est quoi? On dit souvent que les écoles privées, ce n’est que l’argent qui compte. Oui, l’argent compte, mais ici, nous ne mettons pas souvent l’argent devant. 

Parce que si on vous montre tout de suite le registre comptable, vous verrez qu’il y a des parents d’élèves qui nous doivent encore les frais de scolarité de la dernière année scolaire. Les gens nous doivent énormément d’argent. Mais ces enfants-là n’ont pas été mis au dehors, ils n’ont pas perdu l’année scolaire parce que leurs parents n’ont pas payé. Donc, nous faisons aussi du social. C’est ce qui fait la différence entre nous et les autres écoles. 

Guineematin.com : comment parvenez-vous à fidéliser le personnel enseignant ? Parce que c’est un véritable problème au niveau des écoles privées.

Mamoudou Diallo : ici, nous traitons notre personnel comme des membres de notre famille. En plus de ton salaire qui est là, si tu as un problème d’ordre social, la fondation se lève automatiquement pour te secourir en fonction des moyens. Donc, ici, le social prime. Tu peux travailler quelque part où tu es payé à 3 000 000 ou 4 000 000 de francs, mais dès que tu fais une petite erreur, on bondit sur toi, on te licencie en pleine année scolaire. 

Mais nous, on sait que nous sommes des humains : quand il y a un problème, on appelle l’intéressé, on discute, on échange avec la personne. Donc, on peut essayer de remédier par la voie du dialogue, si ce n’est pas fait exprès. Et si ça a été fait de façon volontaire, là aussi, il y a le règlement intérieur. Nous regardons ce que le règlement intérieur dit. Nous appliquons strictement la sanction qui est prévue.

Guineematin.com : pouvez-vous revenir sur les résultats que vous avez obtenus lors des derniers examens nationaux ?

Mamoudou Diallo : il faut reconnaître que ces deux dernières années, on a eu des petits soucis au niveau des résultats. On a eu un peu plus de 50% d’admis, il faut dire la vérité. Mais quand je prends antérieurement, pendant six années consécutives, on a eu 100% d’admis au niveau de l’examen d’entrée en 7ème année par exemple. 

J’ai été même interpellé par la direction communale de l’éducation de Ratoma, qui m’a dit : cette fois-ci, on va veiller sur vous pour savoir comment vous faites. Mais je vous ai dit tout de suite comment nous, nous faisons. Avant d’aller aux examens, nous savons déjà le potentiel d’admis que nous avons sur la liste. Donc, Unité Nongo tire sa célébrité de par son succès.

Entretien réalisé par Saïdou Hady Diallo et Abdallah Baldé pour Guineematin.com 

Tel : 620 589 527/628 08 98 45

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La Fondation Orange Guinée et ChildFund Guinée s’engagent auprès des femmes de Kankama (Dabola)

20 octobre 2021 à 17 05 41 104110

La Fondation Orange Guinée (FOG), à travers sa volonté d’offrir un accès à l’éducation pour tous, developpe des programmes visant contribuer à l’alphabétisation des femmes et favoriser leur autonomisation.

ChildFund Guinée mets en œuvre des interventions pour soutenir les communautés locales dans les domaines de la sante, de la protection de l’enfance, l’education, l’autonomisation des femmes et filles en vue de répondre aux besoins des enfants et leurs communautés.  

Les deux structures ont donc décidé de mutualiser leurs efforts en accompagnant les femmes vulnérables sur l’ensemble du térritoire et plus particulièrement celles en milieu rural.

En effet, les resultats des enquêtes nationales ( INS & World Bank 2016) indiquent que 60% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté ;  89,3% de cette population est en milieu rural.  

Même si ces résultats indiquent une baisse de l’incidence de pauvreté multidimensionnelle ,le nombre d’individus vivant dans cette situation a plutôt augmenté : il passe de 6,07 millions en 2002 à 7,5 millions d’individus en 2014.

Les facteurs économiques ne sont pas les seuls en cause : l’insuffisance d’accès des femmes aux infrastructures de base,aux soins de santé, à l’éducation, aux ressources productives en sont aussi des causes.

Ces chiffres sont hélas bien plus élevés dans la commune de Kankama (Dabola).

Aussi, la FOG & ChildFund y lance un projet d’autonomisation et de renforcement du leadership des femmes/filles (PARL). 

Ce premier projet entend accroitre le revenu de 90 femmes et 10 hommes à travers 4 associations d’Epargne et de Crédit (AVE&C) fonctionnelles

Un but ultime : 

  • transformer ces femmes vulnérables en les formant au leadership pour des actions de sensibilisation de leurs paires sur les méfaits du mariage précoce, de l’excision et surtout  de la necessité de l’éducation des filles. 
  • Doter ces femmes de moyens et ressources (équipements, fonds, formations..) propices à lancer des activités de maraichage et les pereniser.

La Fondation Orange Guinée et ChildFund Guinée entendent affirmer leur engagement à contribuer ensemble à l’entreprenariat feminin en milieu rural et renforcer les dispositifs garants d’une autonomisation perenne des femmes issues de couches dites fragiles.

A propos de la Fondation Orange Guinée

La Fondation Orange Guinée a été créée en 2015 avec la ferme volonté d’accompagner les communautés, particulièrement celles fragiles, dans leur développement. Pour ce faire, elle intervient dans les domaines de la santé (maternelle et infantile),  la culture et l’éducation (avec le numérique comme véritable levier). Ses programmes Ecoles Numériques, Maisons Digitales ou encore les Village Orange touchent plus de 40.000 bénéficiaires; sur la santé, plus de 34.000 foyers ont bénéficié de son programme de mobilisation face à la CoVID19 et 2600 consultations ont pu être menées dans les postes de santé construits. 

Plus d’information sur ici

Mail contact : [email protected]

A propos de CHILD FUND Guinée

ChildFund International est une organisation non gouvernementale travaillant dans plus de 30 pays pour aider les enfants démunis, exclus, et vulnérables à avoir la capacité d’améliorer leur vie et devenir de jeunes adultes, des parents et des leaders qui apporteront des changements positifs et durables dans leurs communautés. ChildFund travaille en Guinée depuis 2005 et est actuellement actif dans 10 préfectures (Labé, Lelouma, Tougué, Koubia, Mali, Kindia, Mamou, Dalaba, Pita et Dabola). Elle soutient les familles et les communautés dans leurs initiatives, au niveau local, afin de les aider à surmonter la pauvreté et assurer le bien-être des enfants. Les activités couvrent les domaines sectoriels de la santé, de la petite enfance et du préscolaire, de l’éducation primaire et secondaire, de la protection de l’enfance, de la justice juvénile, de l’engagement des jeunes et de la protection sociale. Au travers de son programmes de renforcement économiques des ménages, Childfund appui à la mise en place et au fonctionnement de 165 associations villageoies d’epargne et de credit (AVE&C) composees  de 4244 members dont 3460 femmes (81,53%), appui aux groupements agricoles de jeunes et femmes et la dotation de 380 ménages en ruminants et intrants agricoles. 

Plus d’information sur : www.childfund.org,

https://www.facebook.com/ChildFundGuinea/

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Vers la fin du Covid19 en Guinée ? « Doumbouya est efficace contre le variant Alpha… »

20 octobre 2021 à 14 02 35 103510

Depuis la notification du premier cas du COVID-19 en Guinée (le 12 mars 2020), le pays a enregistré officiellement 30 560 cas confirmés dont 385 décès hospitaliers (selon le décompte de l’ANSS à la date 13 octobre 2021). Et, parmi ces cas confirmés, 29 214 ont été guéris. Aujourd’hui, il ne reste plus que 353 cas sont hospitaliers dans l’ensemble des CTE-pi de la République de Guinée. D’ailleurs, l’évaluation de la pandémie au mois de septembre dernier par les autorités sanitaires a permis de constater une baisse de l’indice de positivité (qui est passée de 5% à 3%) et une baisse du taux d’occupation des lits dans les centres de traitement pour la prise en charge de 63 à 32%.

Également, cette évaluation a révélé une baisse considérable du taux d’occupation des lits dans les services de réanimation (qui est passé de 68% à 25%) et une baisse du nombre de décès hospitaliers. Ainsi, avec cette situation où toutes les tendances sont à la baisse, les autorités sanitaires espèrent déclarer la fin de la pandémie du COVID-19 en Guinée avant la fin du mois de novembre. Ce qui, naturellement, constitue une très bonne nouvelle pour les populations guinéennes.

Au mois juillet dernier, les autorités alertaient l’opinion nationale sur une augmentation des cas du COVID-19 en Guinée. A la date du 11 juillet 2021, avec la détection des variant (Alpha et Delta) sur le territoire national, l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) avait déclaré que « le taux de positivité est passé de 2,6 à 3,7% » dans le pays (de la semaine 25 à la semaine 27). Également, l’ANSS avait alerté sur l’augmentation du nombre de décès « avec des cas parmi les sujets de moins de 35 ans ». Mais, depuis cette date, de l’eau a coulé sous le pont et les efforts déployés dans la riposte (vaccination, respect des mesures barrières, le durcissement du couvre-feu…) ont permis d’inverser la tendance.

Selon une note d’information de l’ANSS en date du 11 octobre, l’évaluation du COVID-19 au mois de septembre révèle « une baisse de l’indice de positivité (qui est passée de 5% à 2%) au cours des quatre dernières semaines ; une baisse des cas confirmés (de 552 à 171) ; une baisse des cas confirmés isolés à domicile (qui est passé en moyenne de 346 à 192) ; une baisse du taux d’occupation des lits dans les centres de traitement pour la prise en charge de 63 à 32% ; une baisse du nombre de décès… ».

Depuis le 03 octobre (où 02 cas de décès ont été enregistrés), aucun autre cas de mort du COVID-19 n’a encore été notifié. C’est toujours zéro (0) décès journalier, avec des cas confirmés oscillant entre 7 (sur 1 407 sujets testés par jour) et 25 (sur 1 585 sujets testés par jour) dans le pays.

Et, compte tenu de l’amélioration de la situation marquée par une avancée dans la vaccination, l’ANSS a récemment annoncé qu’elle procédera à la fin de ce mois d’octobre à l’arrêt des activités de prise en charge à domicile. Egalement, le 23 septembre dernier, à la faveur d’une rencontre entre le corps médical et le CNRD (la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée), le directeur général de l’ANSS, Dr Sakoba Keïta, a donné l’espoir d’une fin très proche du COVID-19 en Guinée.

« Dans les jours à venir, vous allez écouter des communiqués qui vont renforcer l’élan que nous avons actuellement. Nous assistons à la baisse du nombre de cas, parce que la troisième vague est en train de terminer… Si tout le monde se donne la main, d’ici fin novembre, on pourra même déclarer la fin de la pandémie en Guinée. Pour le moment, la Guinée a une chance formidable », avait alors déclaré Dr Sakoba Keïta.

Actuellement une vaste « campagne accélérée de vaccination contre le COVID-19 » est en cours en Guinée. Lancée par les autorités sanitaire, cette campagne cible les personnes âgées de 18 ans et plus à Conakry et dans les préfectures de l’intérieur du pays.

Sur les réseaux sociaux, certains guinéens n’ont pas hésité à faire un parallèle entre cet espoir de fin de la pandémie du Covid19 à celui plutôt politique de la fin du 3ème mandat d’Alpha Condé et l’avènement du CNRD du colonel Mamadi Doumbouya, suite au très salutaire putsch du 05 septembre 2021. « Doumbouya est hyper efficace contre le variant Alpha… », se marrent certains internautes.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Violences interethniques à Macenta : les avocats des détenus haussent le ton

20 octobre 2021 à 14 02 08 100810

Près d’une année après les violences intercommunautaires survenues en décembre 2020, à Macenta, le dossier n’est toujours pas jugé. Les personnes accusées d’être responsables des affrontements entre Tomas et Manias (qui avaient fait plusieurs morts et blessés ainsi que des dégâts matériels) sont toujours détenues à la prison civile de N’Zérékoré, en attendant l’ouverture de leur procès. 

Leurs avocats se sont fait entendre ce mercredi, 20 octobre 2021, à travers une déclaration publiée à N’Zérékoré. Ils ont dénoncé le retard de l’ouverture du procès, qui commence à avoir de graves conséquences : l’un des détenus est décédé le 12 octobre dernier à l’hôpital, sans être jugé. Les avocats ont interpellé le CNRD sur cette situation, exhortant les nouvelles autorités guinéennes à mettre les moyens nécessaires à la disposition du TPI de Macenta pour qu’il puisse organiser rapidement le jugement.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration du collectif des avocats de la défense :

Nous, avocats de la défense, commençons par exprimer le sentiment d’espoir imprimé en nous par les nouvelles autorités du CNRD dans les premiers discours à l’occasion de la prise du pouvoir le 5 Septembre 2021. Les autorités du CNRD ont déclaré et soutenu que la justice les sera désormais la boussole de direction de tous les citoyens. Cela a suscité un regain d’espoir et de confiance en nous avocats, partenaires de la justice.

Nous, avocats de la défense des événements malheureux de Macenta des 26, 27 et 28 décembre 2021, sommes surpris de constater avec amertume le retard que connaît le jugement dudit dossier par faute de moyens financiers dont l’instruction est close et les ordonnances de renvoi devant le Tribunal criminel nous ont été notifiées depuis le 22 juin 2021.

Nous sommes également consternés, meurtris et écœurés par la mort de l’un de nos clients en détention en la personne de M. Fassou Théoro le mardi 12 octobre 2021 sans occulter les cas de maladies graves dont souffrent certains de nos clients.

Nous ne manquons pas de rappeler le sempiternel principe sacré et consacré par nos textes lois qui est celui de la présomption d’innocence qui considère tout accusé innocent jusqu’à ce qu’un Tribunal déclare sa culpabilité. Ne dit-on pas couramment et constamment que mieux vaut que cent coupables s’échappent qu’un seul innocent périsse ?

Tout le monde conviendra que l’une des missions principales de l’Etat est de contribuer au bonheur de la population en termes d’égalité de tous devant la justice dans un délai légal et raisonnable. La justice, étant l’une des vertus cardinales, elle assure dans son incarnation le bonheur sinon toujours, du moins la plupart du temps et non seulement dans le présent mais pour l’éternité tout entière.

Nous, avocat de la défense desdits événements malheureux qui revêtent une extrême sensibilité à relent ethnique, sollicitons humblement des autorités du CNRD, en conséquence de ce qui précède, de mettre les moyens financiers nécessaires dans les meilleurs délais à la disposition du Tribunal de Première Instance de Macenta pour la tenue de ce procès dans l’intérêt de la justice pour promotion efficiente de la paix dans le pays en général et dans la préfecture en particulier.

POUR LE COLLECTIF DES AVOCATS DE LA DÉFENSE

Maître Théodore Michel LOUA

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Conakry : le colonel Mamadi Doumbouya accueille le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló

20 octobre 2021 à 11 11 57 105710
Arrivée du Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo à Conakry

Le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, est arrivé en Guinée, ce mercredi 20 octobre 2021, pour une visite d’Etat. Il a été accueilli à l’aéroport international de Conakry-Gbessia par le colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition et chef de la junte militaire qui dirige la Guinée.

Accueil du Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo à Conakry

Le cérémonial d’accueil a connu aussi la présence des présidents des institutions républicaines, de la gouverneure de Conakry, des responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que des corps diplomatique et consulaire accrédités en Guinée. Après cette cérémonie, les chefs d’Etat guinéen et bissau-guinéen se sont dirigés au Palais Mohamed V de Conakry, où est installé le colonel Mamadi Doumbouya.

Umaro Sissoco Embaló est le deuxième chef d’Etat à effectuer une visite officielle en Guinée, après celui de la Sierra Leone, depuis le coup d’Etat du 05 septembre 2021, qui a renversé le président Alpha Condé. Il devrait échanger avec son homologue guinéen autour de la coopération entre leurs deux pays, mais aussi sur les relations entre la Guinée et la CEDEAO.

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo et Colonel Mamadi Doumbouya

Mohamed Guéasso Doré et Amadou Lama Diallo étaient l’aéroport pour Guineematin.com 

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo et Colonel Mamadi Doumbouya
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Bruxelles : Cellou Dalein prendra part au congrès du parti libéral belge

20 octobre 2021 à 11 11 36 103610
Cellou Dalein Diallo

Interdit de sortir du territoire guinéen depuis plusieurs mois, Cellou Dalein Diallo a pu enfin voyager. Le président de l’UFDG a quitté Conakry hier, mardi 19 octobre 2021, moins de deux mois après la chute du régime Alpha Condé, dont il était le principal opposant, renversé par un coup d’Etat militaire le 05 septembre dernier.

Le leader de l’ANAD se rend d’abord à Dakar, puis à Bamako, avant de s’envoler pour l’Europe. Il prendra part notamment au 175ème Congrès du parti libéral belge, prévu le 22 octobre prochain, à Bruxelles. A ce propos, Guineematin.com vous propose ci-dessous un communiqué transmis par le service communication de l’ANAD, l’alliance politique dirigée par Cellou Dalein Diallo.

Cellou Dalein Diallo, Président de l’UFDG et Vice-Président de l’Internationale Libérale, fait partie des personnalités invitées au 175èmeCongrès du parti libéral belge.

L’événement, qui aura lieu le 22 octobre au Palais 12 du Brussels Expo, à Bruxelles, est organisé par l’open VLD (le parti libéral flamand) de l’ancien Premier Ministre, M. Guy Verhofstadt, le MR (Mouvement Réformateur) de Louis Michel et le parti libéral européen.

Cellou Dalein Diallo, un des rares invités non-européens à ce congrès, participera à cet événement aux côtés de grandes personnalités européennes de la famille libérale dont notamment : Charles Michel, Président du Conseil européen, Alexander De Croo, Premier Ministre belge, Mark Rutte, Premier Ministre hollandais, Xavier Bettel, Premier Ministre luxembourgeois, Kaja Kallas, Premier Ministre d’Estonie, Michael Martin, Premier Ministre d’Irlande, Didier Reynders, Commissaire européen à la Justice et Louis Michel, ancien Ministre et Président de l’Assemblée 
paritaire UE-ACP.

Au cours de son séjour dans la capitale belge et européenne, le Président de l’UFDG aura des entretiens avec la plupart de ces personnalités et bien d’autres hauts responsables de la Commission et du Parlement européens. Cellou Dalein ne manquera pas d’expliquer à ses interlocuteurs la situation politique qui prévaut en Guinée et de leur demander de soutenir le processus de transition en cours dans son pays depuis le 5 septembre dernier.

Transmis par le service communication de l’ANAD

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Après Maada Bio, le Général Emballo à Conakry : succès diplomatique du CNRD ?

20 octobre 2021 à 11 11 11 101110
Arrivée du Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo à Conakry

Par Mandian Sidibé : Quelques jours seulement après le séjour de travail du Président Sierra-Leonais, Maada Bio, à présent, c’est autour d’un autre Chef d’État voisin de venir prendre langue avec le CNRD. Il s’agit du Président de Guinée-Bissau, le Général d’armée Umaro Cissoko Emballo. 

Et pourtant, il y a quelques mois seulement, sous le tyran Alpha Condé, cette visite semblait totalement inimaginable, tant et si bien que les relations séculaires de bon voisinage et d’amitié entre la Guinée et certains de ses voisins stratégiques étaient injustement devenues sulfureuses.

Le Chef de l’État Bissau-Guinéen qui s’est toujours opposé au régime défunt de Conakry pour cette fameuse histoire de troisième mandat (coup d’État constitutionnel) salue, à présent, l’avènement au pouvoir du CNRD, ayant à sa tête l’intrépide Colonel Mamadi Doumbouya. 

L’autre signification, pas des moindres,  de cette visite du Président Emballo à Conakry, réside dans la relance des liens d’amitié et de fraternité entre la République de Guinée et la Guinée-Bissau. Le Colonel-Président Mamadi Doumbouya fait, sans nul doute, l’unanimité de reconnaissance dans la sous-région. 

La démarche des Chefs d’État voisins devrait inspirer la CEDEAO, pour enfin se rendre à l’évidence selon laquelle le Colonel Mamadi Doumbouya est accepté par l’entièreté des Guinéens, toutes obédiences socio-politiques et confessionnelles confondues.

Rendez-vous, ce mercredi, à l’aéroport de Conakry, pour la réception du Président Emballo, avec qui Alpha Condé s’était brouillé pour des raisons futiles. D’où la fermeture unilatérale des frontières terrestres entre les deux pays, par l’ancien tyran guinéen, sans raisons intelligentes.

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo et Colonel Mamadi Doumbouya

Mandian SIDIBE, Journaliste, Ancien Directeur Général de la radio « Planète FM « 

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AFICCON : accusée de gestion opaque, la mairie de Matam apporte des précisions

20 octobre 2021 à 11 11 04 100410

« Dans ce genre d’opérations, personne ne peut magouiller, parce que tout ce qui a été fait est clair : les entreprises savent quels sont ceux qui ont soumissionné, quelles sont les entreprises qui ont les documents légaux et elles ont l’œil sur tout le monde. Il faut que les gens sachent que dans cette procédure, la transparence est totale ». C’est la réponse donnée par Ismaël Condé, premier vice maire de Matam, suite à la récente sortie d’un de ses collègues. Youssouf Camara, conseiller communal à la mairie de Matam, avait accusé les autorités communales de « gestion opaque » de la procédure d’attribution des marchés pour l’exécution des projets financés par l’AFICCON. Ismaël Condé s’est exprimé sur cette question dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com hier, mardi 19 octobre 2021.

Guineematin.com : récemment, vous avez lancé un appel d’offres pour l’attribution des marchés aux entreprises qui vont exécuter les projets financés par l’AFICCON. Parlez-nous du déroulement de ce processus.

Ismaël Condé, premier vice-maire chargé du développement local de la commune de Matam

Ismaël Condé : je rappelle d’abord que l’AFICOM (Agence de financement des collectivités de Conakry) a été créée à travers le FODECCON (Fonds de développement des communes de Conakry). C’est le FODECCON qui cherche le financement et c’est l’AFICCON qui gère le fonds. Ce fonds comprend un pourcentage des recettes du port, de l’aéroport et un pourcentage des recettes au niveau de l’ensemble des impôts qui sont  prélevés au niveau de la ville de Conakry. L’utilisation de ce fonds est assurée par l’AFICCON. Donc, il y a deux agences : une agence qui s’occupe de la levée du fonds et une autre de l’utilisation. Et comment ce fonds sera utilisé ? Il y a un système qui a été mis en place. Au début, il y avait une base paritaire, chaque commune a fait la demande des projets qu’elle veut financer dans le cadre de l’élaboration de son PDL (Plan de développement local). 

Pour l’année 2021, les communes ont envoyé leur PAI (Plan annuel d’investissement). Au niveau de notre commune, on a choisi 14 projets sociaux pour une valeur de 55 milliards de francs guinéens. Ces projets sont entre autres : des projets de rénovation d’écoles et de centres de santé, des projets de construction des routes et des maisons des jeunes. Sur les 14 projets, l’AFICCON n’a retenu que 4 pour un montant de 5 milliards 800 et quelques millions. C’est seule l’FICCON qui sait combien de fonds est disponible et quelle est la part de chaque commune. Mais généralement, les communes les plus dotées sont les communes les plus grandes et il y a une 6ème commune de Conakry qui ne dispose à ce jour d’aucune infrastructure, comparativement aux 5 autres communes. Donc, la commune de Kassa a eu une part importante dans le cadre de la gestion de ce premier fonds.

Guineematin.com : après la validation de quatre des quatorze projets que vous avez soumis à l’AFICCON, quelle est l’étape qui a suivi ?

Ismaël Condé : l’AFICCON nous a envoyés un manuel par rapport à l’exécution de ces fonds. Dans ce manuel, il est écrit comment les projets doivent être élaborés : ils nous ont conseillés de mettre en place des commissions, à savoir : la commission de passation des marchés et les commissions de transparence, de contrôle et de réception, de conciliation et d’arbitrage, de contrôle et de validation des marchés… Voilà ce que le manuel nous impose. Mais, l’urgence pour nous était de mettre en place la commission de passation des marchés et celle de transparence. Pour que le nom des entreprises qui vont soumissionner dans le cadre de ce projet soit envoyé à l’AFICCON pour validation. Cette commission est paritaire. C’est-à-dire, toutes les parties prenantes ont leur représentant dedans. 

À Matam, nous avons d’abord deux projets : le lot 1, c’est la construction du centre de santé de Madina et le lot 2, la rénovation de l’école primaire de Matam Lido. Cette affaire a commencé pendant que moi, j’étais en prison. Mais à ma sortie, j’ai appris qu’un conseil extraordinaire s’est tenu entre les élus pour choisir les projets que la commune doit soumissionner. Les élus se seraient prononcés sur le choix de ces deux lieux et les douze autres qui n’ont pas été validés. Cela veut dire que les élus locaux ont donné l’aval à l’exécutif communal de les représenter dans le cadre de la réalisation de ces travaux. Donc, les élus se sont préalablement réunis pour donner ce mandat que le maire est en train d’exécuter aujourd’hui. 

Quand cela a été fait, le maire a envoyé cette liste à l’AFICCON. C’est ainsi que l’AFICCON a convoqué une réunion au gouvernorat pour demander aux communes de commencer le travail par l’ouverture d’un appel d’offres. Au total, il y a eu dix soumissionnaires dont quatre pour les travaux du centre de santé de Madina et six pour l’école primaire de Matam Lido. Moi, j’ai représenté la commune de Matam, en tant que président de la commission de passation des marchés. La commune exécute l’ordre donné par l’agence qui donne l’argent. Mais, jusqu’à présent, l’argent n’est pas là. 

La commune n’a rien à avoir de la gestion du fonds. Le rôle de la commune, c’est de remonter la liste des entreprises soumissionnaires à l’AFICCON pour validation. Allez-y demander à l’AFICCON si une seule commune a reçu un montant dans ce cadre. Tout ce qu’on a dedans, ce sont les infrastructures pour nos populations. Donc, pour l’heure, nous attendons le retour de l’AFICOM par rapport à la validation ou non des entreprises soumissionnaires. Cela veut dire que c’est l’AFICCON qui a le dernier mot dans le choix des entreprises.

Guineematin.com : vous dites que les conseillers communaux sont effectivement impliqués dans le processus, mais ce n’est pas ce que nous a dit l’un d’eux que nous avons rencontré la semaine dernière. Il a accusé l’exécutif communal de gérer le processus de façon opaque et de vouloir favoriser certaines entreprises.

Ismaël Condé : je vais vous dire que dans ce genre d’opérations, personne ne peut magouiller. Parce que tout ce qui a été fait est clair : les entreprises savent quels sont ceux qui ont soumissionné, quelles sont les entreprises qui ont les documents légaux et elles ont l’œil sur tout le monde. Il faut que les gens sachent que dans cette procédure, la transparence est totale. Le fonds n’est ni à la disposition de la commune ni dans le compte bancaire de la mairie. Ni madame le gouverneur ni monsieur le maire de la commune ne pourront détourner cet argent. Ce fonds servira exclusivement à la construction des infrastructures dans nos communes. Et nous, nous y veillerons strictement.

Entretien réalisé par Malick Diakité pour Guineematin.com 

Tel : 626-66-29-27

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RPG AEC : Kassory, Damaro, Diané et Cie convoqués par le CNRD

20 octobre 2021 à 10 10 01 100110
Colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD

La rencontre des responsables du RPG Arc-en-ciel, tenue la semaine dernière au siège de l’ancien parti au pouvoir, ne laisse pas indifférent le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). La junte militaire au pouvoir a convoqué hier, mardi 19 octobre 2021, une dizaine de dignitaires du régime Alpha Condé, au Palais Mohamed V de Conakry.

Parmi eux, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, l’ancien Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et l’ancien ministre de la Défense nationale et des Affaires présidentielles, Dr Mohamed Diané. Ils sont venus s’expliquer sur la réunion tenue à huis clos, le 14 octobre dernier, au siège du RPG Arc-en-ciel, à laquelle ils ont pris part.

Ces dignitaires de l’ancien régime ont fait savoir que cette rencontre visait tout simplement à réorganiser leur parti et à sensibiliser leurs militants. Ils ont assuré n’avoir aucune volonté de poser des actes de nature à porter atteinte à la stabilité du pays. 

De son côté, le CNRD a réitéré sa volonté de n’exclure personne du débat politique, mais aussi sa décision de ne tolérer aucune action allant à l’encontre des instructions qu’il a données aux anciens dirigeants guinéens, au lendemain du coup d’Etat du 05 septembre 2021.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : le CNRD ordonne la levée de tous les barrages routiers

20 octobre 2021 à 9 09 14 101410

Dans un communiqué publié la nuit dernière, le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), a annoncé la levée « avec effet immédiat » de tous les barrages sur le territoire national, excepté ceux des frontières. La junte militaire au pouvoir a fait savoir que les « dispositifs fixes sont remplacés par des dispositifs mobiles ».

Les autorités guinéennes précisent que les patrouilles n’ont pas mission de fouille, sauf sur la base du renseignement. « Il est aussi demandé aux populations civiles de se conformer aux règlements en vigueur et de s’abstenir de donner de l’argent aux éléments des forces de défense et de sécurité », a indiqué le communiqué.

La levée des barrages non conventionnels est depuis quelques années, l’une des principales revendications des transporteurs. Ils se plaignent de rackets de la part des agents déployés au niveau des différents barrages routiers.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Vente de cimetière à Sangoyah-rails ? « c’est un domaine de l’État », a martelé le maire de Matoto

20 octobre 2021 à 9 09 01 100110

Comme annoncé précédemment, les populations de Matoto Khabitaya ont manifesté lundi dernier, 18 octobre 2021, contre la vente d’une partie de leur cimetière par le coordinateur des chefs quartier de Matoto (qui est par ailleurs chef quartier de Sangoyah-Mosquée). Et, compte tenu de la sensibilité de la question, le maire de la commune de Matoto, Mamadouba Toss Camara, s’est très vite saisi de l’affaire. Il s’est entretenu ce mardi avec les deux camps en conflit et a mis le point sur le « i ». Il a notamment laissé entendre que ce cimetière ne fera l’objet d’une vente et que toute personne qui débourse de l’argent pour une parcelle de ce cimetière n’aura que ses yeux pour pleurer, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Au cours de cette rencontre, le maire de Matoto s’est montré catégorique sur le fait que même un mètre de ce cimetière ne sera vendu à quelqu’un. Mamadouba Toss Camara a qualifié « d’allégations » les accusations portées sur le coordinateur des chefs quartiers de Matoto ; mais, il a tout de même dépêché une équipe (composée du service technique de l’habitat et de la garde communale de Matoto) à Sangoyah-rails pour dresser un constat sur ledit cimetière.

Mamadouba Tos Camara, maire de Matoto

« J’ai reçu et écouté les deux parties ; mais, pour le moment, ce sont des allégations jusqu’à preuve du contraire. Le cimetière n’est pas vendu. Mais, celui qui aurait acheté ce lieu n’aura que ses yeux pour pleurer, parce que c’est un domaine de l’État », a martelé Mamadouba Toss Camara.

Pour le porte-parole des jeunes de Khabitaya, cette rencontre avec l’autorité communale a été à la fois satisfaisante et rassurante.

Ismael Soumah, représentant de la jeunesse de Matoto-Khabitaya

« Le maire a pris l’engagement devant les imams et les deux chefs de quartiers pour dire que jusqu’à preuve du contraire le cimetière-là n’est pas vendu. Il a aussi donné l’ordre, moi-même je dois aller sur le terrain avec les gardes communaux, d’aller voir l’état du cimetière. Egalement, il a dit que toutes les emprises entre la route et les rails seront dégagées, parce que la partie appartient à l’État. Donc, quiconque se hasarde à vendre ce cimetière aura affaire avec lui. Je suis satisfait du fait que le problème sera résolu, il (le maire) en a pris l’engagement. Alors, pour le moment, je n’ai pas de craintes. Mais, si je trouve que ça ne va pas, je peux continuer devant ; parce que l’État est là pour ça », a dit Ismaël Soumah.

Naby Laye Touré, chef du quartier Sangoyah-mosquée

De son côté, Naby Laye Touré, chef de quartier Sangoyah-mosquée et coordinateur des chefs quartier de Matoto, se dédouane d’avoir vendu une partie du cimetière. Il est nommément cité dans cette affaire, mais il assure que la partie en conflit ne fait pas partie du cimetière.

« Ce sont 3 parcelles qui ont été offertes par un citoyen du quartier pour servir de cimetière. Mais, cette partie qui pose problème ne fait pas partie du cimetière », a indiqué Naby Laye Touré.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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