Accident de la circulation à Ballandougou (Boffa) : un mort et plusieurs blessés

20 octobre 2021 à 7 07 43 104310

En route pour Kamsar, un véhicule de marque ‘’Peugeot’’, avec à son bord sept (7) personnes (dont un bébé), s’est renversé hier, mardi 19 octobre 2021, à Ballandougou, un village situé non loin de la commune urbaine de Boffa, sur la route nationale Boké-Boffa. Sur place, un mort et quatre blessés (dont deux graves) ont été entrés.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est cet après-midi que cet accident de la circulation s’est produit. Et, c’est une crevaison du pneu avant (côté chauffeur) qui a fait dérouter le véhicule. Il est allé se renverser dans les ravins. Et, une femme y a perdu la vie. Quatre autres personnes ont été blessées dont deux grièvement. Le corps de la femme et les blessés ont été transportés à l’hôpital préfectoral de Boffa.

A noter que ce sont les membres d’une même famille qui étaient dans ce véhicule accidenté. Ils partaient à une cérémonie à Kamsar. Et, c’est Boubacar Barry, journaliste à la radio City Fm, qui conduisait le véhicule. Il a été légèrement blessé à la tête.

N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628 98 49 38

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Guinée : feu Ben Daouda Sylla célébré par les journalistes à Conakry

19 octobre 2021 à 20 08 10 101010

Un an après son décès, l’ancien correspondant d’Africa N°1, Ben Daouda Sylla, a été célébré ce mardi, 19 octobre 2021, à la maison de la presse, à Kipé, dans la commune de Ratoma. L’évènement s’est déroulé en présence de madame Issatou Barry (épouse du défunt journaliste), de l’ancien ministre de l’Information et de la Communication, Justin Morel Junior ; mais aussi des compagnons et promotionnaires du défunt, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est à travers un symposium que la mémoire de feu Ben Daouda Sylla, a été célébrée ce mardi à Conakry. Une occasion pour ses amis et connaissances de se rappeler de ce professionnel de média et de ce qu’il a incarné de son vivant.

Alpha Kabinet Doumbouya, ancien directeur de la RTG

«  Nous ne dirons rien de Ben qui ne soit nos constats et évaluations dans la vie de l’homme. Ben Daouda Sylla fut un grand journaliste, aujourd’hui un modèle. Il avait son style et son premier atout était son stylo qui constituait pour lui un premier instrument de travail par lequel il affichait son style : la clarté, la concision, l’essentiel dans l’information. Bref, le stylo et le style de Ben se résument par la simplicité, la pertinence, la constance dans le travail », a dit Alpha Kabinet Doumbouya, un de ceux qui ont été les plus proches collaborateurs de feu Ben Daouda.

Humble et passionné dans le travail, feu Ben Daouda Sylla a été celui qui a donné de vie au journal de l’an à la RKS (Radio Kaloum Stéréo). Et, son rédacteur en chef de l’époque, Abdourahamane Diallo s’en souvient encore de cette prouesse de ce grand journaliste guinéen.

Abdourahmane Diallo, ancien correspondant de la radio BBC en Guinée

« J’ai été son rédacteur en chef quand il était directeur de la RKS (Radio Kaloum Stéréo) en 2011. Lorsqu’il est arrivé, il a initié des réformes. Le journal de l’an qui était un four tout, c’est Ben qui l’a restructuré pour en faire un journal de 15 minutes. Et, à un moment donné, quand j’ai remplacé Amadou Diallo à la BBC, j’ai passé un élément à la BBC où on voyait Lansana Conté voté à partir de son véhicule, c’était en 2003. A l’époque, cela a provoqué l’ire du gouvernement. Ben m’a appelé et m’a dit : reste tranquille ne panique pas. Il m’a encouragé », a témoigné Abdourahamane Diallo.

Pour Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée, Ben Daouda Sylla était un journaliste dans l’âme. C’était un professionnel de média dont l’objectivité et le caractère rebelle dérangeaient fortement le régime de Conakry.

Amadou Diallo, ancien correspondant de la radio BBC en Guinée

« A la limite, Ben était un rebelle. Si vous devez un jour parler de lui, dites : Ben le rebelle. Vous ne pouviez pas le moudre, le mouler. Moi, je l’ai vu comme ça. C’était ça Ben Daouda Sylla. Il est allé à fond dans le métier. Il a vécu le journalisme. Il dérangeait, non pas parce qu’il est excessif, mais parce qu’il était objectif. Il a dérangé le régime du général Lansana Conté. Il l’a si bien dérangé qu’à un moment donné, le régime a voulu se débarrasser de lui à Africa N°1. Lorsqu’ils ont voulu chasser Ben, on m’a appelé au ministère pour me demander humblement, gentiment de remplacer Ben Daouda à Africa N°1. Je ne l’ai pas accepté pour deux raisons. La première c’est que ça sera une trahison ; et, la deuxième, c’est que je ferais la même chose que lui. J’ai donc dit au chef de cabinet que je ne peux pas », a relaté le doyen Amadou Diallo.  

Larmes aux yeux, sa femme, Issatou Barry, est revenue sur la manière par laquelle elle est devenue membre entière de la famille des journalistes.

Issatou Barry, épouse de feu Ben Daouda Sylla

« Les gens de la RTG Boulbinet m’ont aimé comme une fille journaliste de manière que c’était ma famille. Ben demandait que je fasse à manger tous les mois de ramadan, pendant 9 ans, au moins pour 35 à 40 personnes. Il m’a donné une famille. Je ne suis pas journaliste ; mais, à travers Ben, j’ai aimé la presse », a-t-elle dit.

Pour sa part, l’ancien ministre de l’information et de la communication, Justin Morel Junior, a remercié ceux qui ont eu l’idée d’organiser cette journée commémorative.

Justin Morel Junior, ancien ministre de l’information et de la communication

« A la suite de ceux qui sont passés avant moi, je voudrais dire que le métier (le journalisme : ndlr), si vous le voulez, a des beaux jours devant. En faisant ce que vous venez de faire, célébrer notre métier, célébrer des journalistes qui ont été des modèles, qui ont incarné des valeurs. Dans la vie, ce sont les deux pôles entre lesquels le journaliste doit pouvoir évoluer. Être un modèle, avoir des valeurs et incarner des objectifs de noblesse, de transparence et d’exigence », a indiqué JMJ, avant de se réjouir d’avoir, à un moment de l’histoire repéré des jeunes qu’il a aidés à s’épanouir.  

Feu Ben Daouda Sylla ancien Directeur Général de l’Agence Guinéenne de Presse

Alpha Assia Baldé pour Guineeamatin.com

Tél : 622 68 00 41

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Abdoulaye Sow sur le contentieux à l’USTG : « si le droit n’est pas dit, nous allons déclencher une grève »

19 octobre 2021 à 20 08 06 100610

Le camp d’Abdoulaye Sow n’est pas prêt à abdiquer. Il est bien décidé à poursuivre la bataille qui l’oppose depuis quelques années au camp d’Abdoulaye Camara, autour de la paternité de l’USTG (Union syndicale des travailleurs de Guinée). Ces syndicalistes ont saisi la Cour suprême pour réclamer l’annulation de l’arrêt de la Cour d’appel de Conakry, donnant raison à ses adversaires. Et au cours d’un point de presse animé ce mardi, 19 octobre 2021, ils ont annoncé que si le droit n’est pas dit, ils vont déclencher une grève générale et illimitée, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Pour Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’une des factions rivales de l’USTG, il n’y a aucun doute que c’est le bureau qu’il dirige, a le mandat de parler au nom de cette centrale syndicale. Car, dit-il, seul le congrès qui a élu cette équipe dirigeante a été organisé dans le respect de la procédure en la matière.

Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG

« C’est un groupuscule qui a quitté Conakry pour aller à Mamou pour organiser un soi-disant congrès avec une signature du gouverneur de la région, qui a reçu des ordres directs de la présidence, pendant que celui qui est censé organiser le congrès, Louis M’Bemba Soumah, paix à son âme, était à Conakry. Il avait reporté le congrès pour que tout le monde soit là, qu’on discute, qu’on s’entende. Après donc ce congrès à Mamou, Louis M’Bemba Soumah a convoqué en bonne et due forme et conformément à nos statuts et règlements, le congrès au Palais du peuple, à Conakry. Ce congrès s’est tenu en présence de la majorité des parties prenantes, le procès-verbal a été signé par le secrétaire général lui-même et le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Mohamed Traoré. C’est ce congrès qui répond à l’attente de tous les travailleurs de tous bords, c’est ce congrès qui a tenu compte de nos statuts et règlements intérieurs », a-t-il fait indiqué.

Il ajoute que le camp d’Abdoulaye Camara a saisi d’abord le tribunal du travail pour réclamer l’invalidation du congrès tenu à Conakry, puis le tribunal de première instance de Kaloum, qui l’ont tous les deux débouté. C’est ainsi que l’USTG Mamou s’est transportée à la Cour d’appel de Conakry. Dans son arrêt rendu le 12 octobre dernier, la juridiction supérieure a déclaré que c’est le congrès organisé à Mamou qui est valable, demandant au bureau élu à Conakry de libérer le siège de l’USTG. Une décision inacceptable pour le camp d’Abdoulaye Sow, qui a saisi la Cour suprême pour demander son annulation.

« Nous demandons au CNRD, dont l’avènement au pouvoir a suscité un vent d’espoir, de s’impliquer dans ce dossier pour que le droit soit dit et nous leur demandons d’extirper des rangs de la justice, tous les juges militants. Le bureau exécutif de l’USTG et tous ses démembrements restent fermes : si le droit n’est pas dit, nous allons user de tous les moyens légaux. Nous allons demander à tous nos démembrements d’aller à une grève générale illimitée, si le droit n’est pas dit », a prévenu Abdoulaye Sow. 

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 669681561

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Élaboration d’un code de bonne conduite des journalistes : la HAC met en place une Commission

19 octobre 2021 à 19 07 31 103110

Composée de dix (13) membres, venus des différentes organisations de presse en Guinée (URTELGUI, AGUIPEL, AJG, SPPG, RTG Koloma, REMIGUI, APAC Guinée…), la commission d’élaboration d’un code de bonne conduite des journalistes a été mise en place ce mardi, 19 octobre 2021, par la Haute Autorité de la Communication (HAC). Cette commission est chargée de produire un document qui sera la boussole des journalistes guinéens dans l’exercice de leur travail, surtout en période électorale, a appris un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Présidant cette cérémonie, Boubacar Yacine Diallo, a mis l’occasion à profit pour inviter les membres de ladite commission au travail pour élaborer un document qui garanti la qualité du journaliste telle que défini dans la loi. Le président de la HAC a également précisé que la commission a le choix d’élaborer un code pour la transition ou tout simplement un code des journalistes de Guinée, d’autant que le travail de journaliste ne change pas même en période d’exception.

Boubacar Yacine Diallo, président de la HAC

« Nous avons estimé au niveau de la HAC, qu’il était maintenant indispensable que tous les journalistes se reconnaissent dans un seul code. Et, pour ce faire, il était mieux que ce soient eux-mêmes (les journalistes), tous ensemble, qui rédigent un code dans lequel ils se reconnaîtront, parce que tout simplement fruit de leur réflexion, fruit également de leur expérience sur le terrain. Étant entendu qu’un code n’est qu’un ensemble de recommandations pratiques à l’effet de ne pas contrôler les comportements, mais faire en sorte que les comportements ne soient pas contraires aux vertus de la profession. Comme vous le savez, la profession du journaliste est une profession délicate. Puisqu’il nous est donné le droit et même le devoir d’informer nos concitoyens. C’est une grosse responsabilité qui nous est ainsi attribuée et il arrive que nous allions au delà de ce qui est permis. Parfois aussi en deçà de ce qui est permis.

Je voudrais donc espérer, au nom de mes collaborateurs, que le code qui sera issu de vos travaux sera le code du journaliste guinéen où qu’il se trouve et pour quel que média pour lequel il travaille. Ce que nous recherchons, c’est la qualité du journaliste telle que défini dans la loi. Nous avons donc estimé que les représentants des associations de médias et des associations de presse étaient les mieux habilités à premièrement : rechercher tous les codes qui ont été élaborés pour que vous puissiez vous en servir; les analyser et en tirer profit.

Et, deuxième chose, élaborer un projet de code de bonne conduite des journalistes. Tout à fait au début, on avait estimé qu’il fallait faire un code pour la transition. Mais, que ce soit une transition ou pas, le travail du journaliste ne change pas dans le fond. Donc, vous verrez, il vous appartiendra de décider de faire un code pour la transition ou d’un code simplement pour les journalistes. Nous vous en laissons l’appréciation et toute la latitude. Toujours est-il que vous devez élaborer un projet de code de bonne conduite des journalistes. Et, c’est à vous aussi de faire adopter ce code par les voies appropriées.

Donc, il vous appartient aussi de déterminer la manière par laquelle il faudra faire valider ce code par la majorité des journalistes. Que la grande partie des journalistes soit touchée et que les usagers de la communication soient touchés. Parce que peut-être eux aussi ont des idées à votre intention. Parce qu’ils  sont consommateurs d’informations et maintenant ils sont aussi producteurs d’informations via les réseaux sociaux. Donc, il vous appartiendra de faire adopter par les voies appropriées. Et, c’est à vous de les déterminer.

Ensuite faire de propositions des plans de vulgarisation. Parce que si le code était le meilleur que soit, s’il n’est pas vulgarisé, il ne sert à rien. C’est-à-dire que les gens ne savent même pas qu’il existe et c’est à vous également qu’il incombe toute la responsabilité de faire la promotion de ce code. Voilà entre autres les prérogatives, les attributions que nous avons fixées à votre commission. S’il y a d’autres attributions indispensables, nous les ajouterons. Donc, vous n’êtes pas limité dans le travail que vous avez à faire », a indiqué Boubacar Yacine Diallo.

A la suite de cette allocution du président de la HAC, une élection s’est tenue entre les membres de la commission pour élire un président, un vice-président et un rapporteur. Et, finalement, c’est Oumoul Khairy Chérif qui a été élue présidente de la commission de rédaction du code de bonne conduite des journalistes. Et, séance tenante, elle a promis que la commission qu’elle dirige s’attèlera à la production « d’un code du journaliste tout court » pour encadrer les professionnels des médias en Guinée.

Oumoul Khairy Chérif

« Le travail va reposer sur 4 axes comme l’a dit le président de la HAC. On va faire des recherches, parce que ce n’est pas pour la première fois qu’on fait des codes ici. Mais, ce sont des codes qui étaient bien placés pour des périodes bien déterminées, des périodes transitoires. Alors, cette fois-ci, on a décidé de faire le code du journaliste tout court. Que ça soit en période exceptionnelle ou en période normale. Le code de bonne conduite du journaliste, c’est quoi? Ce sont ses droits et ses devoirs. Qu’est-ce qu’un journal doit faire, qu’est-ce qu’il ne doit pas faire. Ce code doit encadrer le journaliste dans son environnement de travail. Le journaliste n’est pas un juge, il n’est pas policier, il n’est pas commissaire de police. Donc, s’il est cadré par ce code qui lui dit voilà ce que tu dois faire, voilà ce que tu ne dois pas faire, ça le protège aussi », a dit Oumoul Khairy Chérif.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Humanitaire : les Lions clubs offrent des dons à l’hôpital Ignace Deen et au CMC de Matam

19 octobre 2021 à 18 06 56 105610

Les membres de Médico Lions Clubs de France et les Lions Clubs de Guinée ont procédé ce mardi, 19 octobre 2021, à la remise d’un important don de matériel médical d’une valeur de plus de 150 millions de francs guinéens à l’hôpital national Ignace Deen et au Centre médico communal de Matam, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son intervention, au milieu des Lions clubs de Guinée, réunis au CHU d’Ignace Deen, la Vice-Gouverneure du District 403A1 et représentante de Médico Lions clubs en Guinée, Madame Tounkara Mariame Diallo, après avoir salué le leadership de Gérard Chaline qui préside le Médico Lions Clubs de France, a expliqué que cette structure est une organisation humanitaire vieille de 35 ans qui intervient sur tout ce qui touche la santé publique.

Mariame Diallo, vice-gouverneure du District 403A1

« Sa générosité et son dynamisme ont permis la réalisation de nombreux projets en Afrique, Asie, Amérique du Sud et au Moyen Orient », a-t-elle précisé.

Madame la vice-gouverneure a rappelé que le Lions club existe en Guinée depuis 1954 et compte actuellement dans rangs 400 membres, regroupés dans 16 Clubs.

Dans son speech, Mme Tounkara a rappelé  que la mission des Lions clubs est axée sur la promotion du service humanitaire avec la ferme conviction de valoriser et de redonner la dignité humaine aux personnes les plus démunies.

Avant de terminer son intervention, la Vice Gouverneure qui présidait à cette séance de remise a salué Jacques Bessol, le responsable des projets et Gérard Chaline, Président de Médico Lions Clubs de France pour les efforts fournis en faveur des populations guinéennes, ainsi que les autorités à tous les niveaux pour les différentes contributions à la réussite de la cérémonie.

De son côté, Hadja Hadiatou Baldé, a axé son intervention sur l’implication du Lions club international et des Léo dans la lutte contre la surdité et la cécité.

Mme Diallo Hadiatou Badé, présidente de la commission sauvegarde de la vue et de l’ouïe District 403 A1

« On estime à 180 millions le nombre de personnes dans le monde qui souffrent d’une incapacité visuelle. Et 40 à 45 millions parmi elles, sont aveugles. Pourtant 80 % des cas de cécité sont évitables ou guérissables », explique-t-elle, d’où l’intérêt des Lions clubs pour cette activité.

D’ailleurs l’implication des Lions clubs dans la lutte contre la cécité et la surdité ne date pas de maintenant.

« Les Lions sont les Chevaliers de la vue depuis 1925 suite à l’intervention d’Hellên Killer à la Convention internationale aux Etats Unis à l’Ohio. D’où l’intérêt de faire ce don au CHU d’Ignace Deen à travers ses services Ophtalmologique et d’ORL en vue d’aider nos populations », a mentionné la Présidente de la commission sauvegarde de la vue et de l’ouïe District 403 A1,  Madame Diallo Hadiatou Badé. 

Visiblement satisfait de ce don, le Directeur général du centre hospitalo-universitaire d’Ignace Deen, Dr Mohamed Awada, a souligné que celui-ci vient améliorer le plateau technique de leurs structures.

Dr Mohamed Awada, Directeur Général du CHU d’Igance Deen

« Nous sommes très heureux de recevoir ce don qui vient améliorer le plateau technique de nos structures, que ce soit en ophtalmologie ou en ORL. Mais entre les Lions clubs et le CHU d’Ignace Deen, il y a déjà un partenariat qui s’est créé depuis longtemps. Et au-delà de ce partenariat, c’est un partage de vision pour l’amélioration de la qualité de vie et du cadre technique pour notre structure. On ne peut que remercier les Lions clubs qui font beaucoup d’efforts pour l’hôpital national d’Ignace Deen et pour d’autres structures », s’est réjoui Dr Mohamed Awada.

Ce don offert par Medico Lions clubs de France est composé d’équipements et mobilier de bureau d’ophtalmologique et d’ORL comprenant une table de consultation ophtalmologique octogonale mobile tournante sur vérin, « otomat 300 » marqué LUNEAU avec ses équipements démontés ci-après :

L’automatic refactor « HUMPHREY », l’ophtascan B, un microscope marque HAAG, un appareil d’examen de l’œil de marque KOWA, un fauteuil ophtalmo bleu, un siège de consultation sur roulettes, un tabouret fixe de deux cartons de consommables ophtalmo et d’un tabouret avec dossier.

Pour l’ORL, le don est composé d’équipements et de mobiliers de cabinet ORL composé d’un pupitre de consultation avec aspiration, un microscope opératoire sur colonne, une lampe sur colonne flexible, un carton de desserte, un fauteuil « Vermeiren » réglable elect. sur roulettes en cuir beige et un tabouret. Le tout pour un montant de 150 956 276 Francs guinéens, mobilisé grâce aux Lions de la Baule Pays Guérandais, œuvrant sous la bannière de Médico Lions Clubs de France.  

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Cellou Dalein Diallo : l’homme qui peut incarner l’alternance

19 octobre 2021 à 18 06 32 103210

« Je ne suis pas quelqu’un qui casse mon pays ou qui met le feu dans mon pays »

Par Macky Daff : « Cellou Dalein Diallo est-il sur la voie d’être le futur président de la Guinée » ?  En tout cas, c’est un monsieur  aujourd’hui qui gagné la confiance  unanime du peuple de Guinée à travers sa patience et sa responsabilité en mettant l’intérêt général de la Nation en avant. Il est aujourd’hui l’un des leaders politiques guinéens le plus influent et le plus populaire. Il à subit toutes les anomalies de l’ancien régime et il a accepté toutes ses souffrances pour éviter que le pays ne tombe dans une guerre interminable. Cellou est un monsieur qu’il faut soutenir car il a un projet de société  satisfaisant et riche. 

L’homme est souriant et toujours courtois. Il parle paisiblement et ne semble jamais pouvoir s’emporter. Cellou Dalein Diallo est confiant, sûr de lui, charmant, éloquent, fort, prestant, rayonnant, captivant, leader, séduisant, convaincant, intelligent, franc, imposant, influent, grand orateur, sociable, attirant, attrayant, cultivé, fascinant, aimable et spontané. Vous est-il déjà arrivé de tomber sous le charme d’une personne pour être prêt à faire tout ce qu’elle vous demandait ?  De foncer les yeux fermés puisqu’elle savait si bien vous convaincre avec ses moindres faits et gestes ? 

Le pouvoir que Cellou Dalein exerce sur le grand public est associé au charisme. C’est une personnalité charismatique qui a de la prestance et a la capacité de susciter l’attention des autres et l’adhésion de ceux-ci à sa façon de voir les choses. De plus, il a beaucoup d’influence sur les foules et est dotée d’un prestige et d’un pouvoir de séduction exceptionnels. Bien que le charisme soit souvent associé aux relations amoureuses, celui de Cellou est observable dans un contexte politique et fort utile pour un leader. Cellou est une personne charismatique et fait preuve de quelques caractéristiques comme une voix avec des sons plus graves, un rythme plus lent avec un débit qui ne donne pas le temps de réfléchir et un texte ponctué de façon judicieuse avec des silences qui permet de mieux faire passer son message. Le point majeur est l’émotion qui est véhiculée avec une énergie affective et raisonnée. Il sait motiver les foules pour capter les différents désirs de changement de sa population. Cellou se consacre à exprimer des faits, ce qui lui permet d’éviter de dire des mensonges, mais  sans être forcé de dire la vérité.

En affirmant des faits, cela lui permet de mieux atteindre son public. On reconnaît Cellou à sa capacité à transmettre l’envie à ses collaborateurs de le suivre dans la réalisation des objectifs qu’il a préalablement fixés. Cellou est un meneur d’hommes qui parvient toujours à mobiliser ses troupes autour d’une vision et d’une ambition commune. En temps normal, ce sont les collaborateurs qui servent de « fusible » à leurs responsables hiérarchiques directs lorsqu’il s’agit de gérer des dossiers épineux. Mais Cellou Dalein, casse régulièrement les codes établis en servant de « bouclier » à ses bras droits, révélant ainsi une autre facette de son leadership. Le fait de porter une attention aux préoccupations de ses collaborateurs ou de ses partenaires politique peut se manifester simplement par un accomplissement d’actes désintéressés tel qu’une grande disponibilité qui consolide par la même occasion son autorité. L’exigence fait partie des valeurs fondamentales de Cellou qui encourage les militants à donner le meilleur d’eux-mêmes, voire à se surpasser, pour réaliser leurs objectifs. Cellou est un meneur d’hommes digne de ce nom et est toujours présent au côté de ses militants, ou de ses autres interlocuteurs externes afin de mieux comprendre les difficultés auxquelles se heurtent ces derniers, en vue d’apporter la solution la plus appropriée. 

Cellou a confiance en lui ; il ne se compare pas ; ses convictions sont profondes il a une vision et une passion et sait les faire partager. Il aime apprendre, il aime l’innovation, il sait dépasser les limites de sa zone de confort. Il ne cherche pas d’excuses, il trouve des opportunités, il n’a pas besoin de titre, son autorité est naturelle, les obstacles sont pour lui l’occasion de trouver d’autres voies. Cellou choisit d’abord ce qui est bon pour ses collaborateurs, assume la responsabilité de ses décisions, communique lui-même ses choix, se concentre sur les opportunités plus que sur les problèmes et préfère dire « nous » que « je ». Il sait inspirer les membres de son entourage afin qu’ils deviennent, à leur tour, des leaders.  Cellou Dalein est bien dans sa  peau. Il connaît ses qualités et acceptent ses défauts. Il se dégage de lui une impression de calme et de sérénité que l’on appelle la force tranquille. Son estime personnelle en fait une personne différente, avec une grande imagination et une capacité de réfléchir et d’apporter des idées nouvelles qui impactent la vie des autres gens. Il ne cherche pas à devenir une autre personne. Il est juste capable d’exprimer sa vraie personnalité avec force. Et il développe une personnalité qui inspire le respect. Quand on a un profil charismatique, on a confiance en soi et on fait confiance aux autres. La confiance que Cellou Dalein à  lui permet de s’adapter à toutes les circonstances qui s’offrent à lui. Cette confiance en soi lui permet aussi de se lancer continuellement de nouveaux défis et d’entreprendre de nouvelles choses sans craindre inutilement l’échec.

« Le piège pour les hommes politiques est de se sentir invulnérablesintouchablesCela conduit à négliger des choses que l’on juge à tort subalternes ».  Roland Dumas

Par Macky Daff

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Comment rompre avec l’afro-pessimisme et créer une Afrique Emergente

19 octobre 2021 à 18 06 05 100510
Oumar Kateb Yacine Bah

Oumar Kateb Yacine, Consultant-Analyste : L’Afrique reste le continent de misères malgré ses immenses ressources nationales et l’endurance de ses populations galopantes. Qu’elle en est la cause et comment s’en sortir ? 

Depuis plusieurs siècles, les peuples africains sont victimes d’injustices et de brimades multidimensionnelles : la traite des Noirs, la colonisation, les dictatures, les pillages… La cohorte des atrocités infligées aux populations du continent noir n’a ni limite ni d’équivalent dans la civilisation moderne. Les auteurs de ces crimes perpétrés depuis plus de mille ans sont l’œuvre de peuples étrangers certes, mais aussi des Africains-mêmes. C’est évident quand des personnes sont constamment violentées pour le fait de leur race, marginalisées à cause de leur origine, leur histoire, il y a lieu de se demander qu’adviendra-t-il de leurs progénitures ? Elles seront des individus manquant d’estime de soi, des éternels soumis, des potentiels mendiants. Il se trouve que des peuples constitués des pareilles progénitures, comme c’est le cas de nous les Africains, ne pourraient pas renaitre et se frayer le chemin de la lumière, tant qu’ils ne trouvent pas le sursaut né d’un effort de surpassement et d’orgueil humains. C’est sur ce chemin qu’ils trouveront la lumière pour atteindre la liberté, donc le développement.  

Le manque de confiance en soi d’où l’afro-pessimisme

Chez tout individu asservi et avili, le doute est inévitable. L’estime de soi en pareil cas sera au-dessous de la moyenne. C’est le cas de l’Africain. Ce syndrome touche les nations qui n’osent pas s’assumer, en puisant du très fond de leurs civilisations anciennes pour se projeter vers un avenir radieux. Chacune d’elles tombant dans la facilité, singe les autres civilisations, venues d’ailleurs, qui lui sont imposées par la barbarie, la duperie ou la persuasion. Par conséquent, en refusant d’assumer nos propres actes, nous sommes fragilisés et exposés à un double crime. D’abord, celui perpétré par l’autre venant de l’extérieur. Puis, celui commis par nos propres politiciens et gouvernants de mauvais acabits. Il est facile de croire, hélas naïvement, que les nôtres ne vont pas nous nuire, nous tromper quand on leur confie le pouvoir de conduire notre destinée. Car nous croyons en leur sincérité et leur faisons une confiance aveugle voire complice. Pourtant, à travers notre longue et douloureuse histoire: de la traite négrière aux indépendances en passant par la colonisation, il s’est toujours avéré que des Africains exerçant le pouvoir ont été des complices voire des auteurs du système d’exploitation auquel est assujetti le continent noir. 

Il est temps pour nous les Africains de comprendre le monde dans lequel nous vivons. C’est à nous de trouver la solution à nos problèmes. Personne d’autre ne réfléchira à notre place sur comment allons-chasser en nous le doute et le pessimisme qui nous infériorisent jusqu’au bas de l’échelle du développement. Ce doute qui nous empêche de réaliser que nous aussi, nous sommes capables de réaliser des prouesses. Quant à l’étranger, -ce n’est pas de la xénophobie ni du racisme,- il ne s’en soucie point. C’est son intérêt qu’il défend. D’où l’échec de tous ces folklores de coopération « gagnant-gagnant », « aide au développement », « solidarité nord-sud » etc. Ce ne sont que des concepts pour bourrer nos crânes pendant que les richesses du continent sont pillées et évacuées sous formes des matières premières, (donc sous-évaluées), vers des pays riches à travers d’autres continents. Pendant ces temps, nos Etats deviennent de plus en plus endettés car leur balance commerciale est constamment déficitaire, et nos chefs d’Etat qui ne sont en fait que ‘’des gouverneurs noirs’’ dignes du régime colonial et leurs proches, détournent les maigres recettes de nos misérables économies pour les placer dans les banques des paradis fiscaux. Tandis que nous manquons de tout : eau potable, électricité, écoles, hôpitaux, routes, logements décents…

A ce stade, personne ne prendra l’Afrique au sérieux car elle demeure une non-entité économique. Pendant qu’ailleurs (Europe, Amérique, Asie ou Australie), on continue à découvrir des nouvelles idées novatrices nécessaire aux sociétés prospères et dynamiques. L’exemple asiatique est palpant. A moins d’un demi-siècle, la plupart des pays de cette partie du monde (la Corée du Sud, le Singapour, la Chine, la Malaisie, l’Indonésie, l’Inde…) qui étaient au même stade que les nôtres dans les années 1960, ont aujourd’hui intégré le club des économies émergentes voire puissantes. Tandis que les Africains, devenus plus pauvres et lourdement endettés, ainsi frappés par le faible estime de soi, se perdent dans des politiques socialistes ou hyper-étatiques. D’où nos Etats défaillants. Et on s’y cramponne de force à croire que c’est l’unique voie pour accéder à la terre promise.

Le salut ne viendra pas de nos Etats-défaillants

Notre peur de s’assumer nous amène à confier nos avenirs à nos Etats, alors que ceux-ci conduits par des gouvernements téléguidés par l’impérialisme à travers les institutions de Breton Woods sont aussi défaillants tout court. N’est-pas un complexe d’infériorité ? 

Mais en partant de l’idée que tout problème a sa solution, on ose déduire qu’il est possible pour l’Africain de ressurgir sans assistance extérieure ; et quel que soit le complexe d’infériorité qui le ronge à force d’avoir trop subi. Parce que nous avons nos propres valeurs. Celles-ci combinées à celles positives issues de la Civilisation universelle ouvrent la porte menant au monde de la lumière. Il n’est plus à démontrer que l’Africain n’est pas entré dans l’histoire comme prétendait l’autre. Seulement, l’Africain d’aujourd’hui perpétue le pire du colonialisme car il a l’esprit embrigadé par le néocolonialisme et impacté par la guerre froide marquant la seconde moitié du XXème siècle, et de nos jours par la guerre de positionnement entre les grandes puissances. A cet effet, outre la Françafrique, on entend maintenant la Chinafrique, la Russafrique, l’Ameriquafrique et bientôt la Turquafrique. Et tout se rime à fric pour reprendre l’idée sublime de François-Xavier Verschave. Parce que l’Afrique refusant de s’assumer n’est qu’une pompe à fric.  Ceux qui se font convaincre que l’Africain noir est de niveau inférieur car il ne crée pas de valeur se nourrissent d’une peur de s’assumer. D’où l’afro-pessimisme. Et à force de rester à ne rien faire, ne pas croire en nous, laissant à tout aux politiques du type « peaux noires, masques blancs » dirigeant nos Etats défaillants, nous donnons raisons aux pires racistes, notamment aux factions d’extrême droite. 

A l’interne, ces tendances psychologiques négatives ont une manifestation de pire gravissime chez l’Africain. C’est la haine de l’autre. Ces dernières années, par exemple en Afrique du Sud, on a assisté à des scènes d’attaques xénophobes contre des Africains venant d’autres pays du continent. Malheureusement, la patrie du très vénéré Mandela n’est pas un ilot dans l’océan. Dans d’autres endroits de l’Afrique, il arrive que des dirigeants prennent des mesures restrictives contre des citoyens venant d’autres contrées. Un ressortissant de l’Afrique de l’Ouest voulant se rendre dans un pays de l’Afrique centrale ou de l’Afrique australe doit se munir d’un visa, parfois difficile à obtenir comme celui de l’Europe ou de l’Amérique, et vice-versa.

Les Nations européennes ne se gargarisent pas du pan-européanisme pour que leurs citoyens puissent circuler librement dans leurs espaces respectifs. Leurs gouvernants ont simplement confiance en leurs ressortissants qui circulent et commercent sans entrave sur un marché plus ou moins libre. Ainsi, en Afrique la meilleure de commodités pour joindre les discours aux actes, nos gouvernants doivent simplement ouvrir les frontières au lieu de passer leur temps à prêcher le panafricanisme alors que chacun d’eux promeut le protectionnisme dans sa propre prébende.

Se libérer de l’Etat-défaillant 

Nous l’avons dit, les solutions de nos problèmes ne viendront pas d’ailleurs. Aussi, ce n’est pas à nos Etats défaillants de les trouver. Ce qu’on attend de nos dirigeants, c’est de nous créer un cadre de vie propice à l’épanouissement économique, social et culturel. Il s’agit, au prima bord  de mettre en place un mécanisme qui garantit et protège les droits de propriété privée et les marchés libres. L’aune de la voie menant à la prospérité passe par ces facteurs. A partir de là, les Africains seront en mesure de saisir l’opportunité et prendre leur propre destin en main. 

Avec des populations en bonne santé et éduquées (en tenant compte de nos cultures et réalités tournées vers les technologies de l’information), les Africains mis dans un esprit libre et créateur, vont retrouver l’estime de soi, c’est-à-dire briser la peur et être audacieux de s’assumer. C’est dans une telle disposition que chacun sera en mesure de saisir son propre destin. 

Pour sortir de l’ornière, nous avons besoins des citoyens qui osent foncer pour pouvoir réfléchir, créer, produire  par leur propre initiative et leur audace. Mais pas ceux qui s’abritent à l’Etat en cachant leur médiocrité. Le collectivisme à l’Etat tel que nous le pratiquons est contreproductif. Il engendre la paresse, la médiocrité, le népotisme et la corruption.  

Pour y arriver, nous avons besoin d’Africains qui ont confiance en eux. Qui se fient à eux-mêmes pour créer et produire sans devoir se cacher sous la coupe d’un Etat pour dissimuler leur médiocrité. Des Africains qui se sentent égaux à n’importe qui dans le monde et qui puissent échanger, jouer et débattre avec qui que ce soit. La persistance à ce niveau détruit l’esprit de créativité et sacrifie l’espoir des générations émergentes. Tout ce qu’on a essayé ou calqué chez les autres entre le socialisme, le nationalisme, le libéralisme sauvage n’a entrainé que l’échec et désolation. C’est toujours un groupe d’individus dirigeants médiocres, car incapables d’innover, qui réfléchissent pour tout le monde. C’est pourquoi nous restons convaincus que les peuples africains ont besoin de leur propre révolution de lumière. 

Il ne s’agit pas de reproduire ce que la Chine, l’Europe et l’Amérique ont fait. Mais, il faut placer l’individu en tant qu’unité de base d’un ensemble en lui accordant le maximum de liberté. Dans toutes les sociétés où l’homme en tant qu’individu, donc une unité de base d’un ensemble, bénéficie de la liberté de s’exprimer, de penser, de créer, de se mouvoir et de jouir de ses biens et services, il y a eu la prospérité, donc le développement. Tout individu bénéficiant de ces conditions de vie sortira le meilleur de lui-même. L’exemple chinois est éloquent pour ne citer que le plus récent. 

Cela signifie que réduire la liberté d’une personne selon des bases irrationnelles (en établissant des contraintes liées à la race, la communauté, le genre ou la religion) détruit en elle toute capacité de création, ipso facto d’épanouissement. Voilà l’aspect négatif de nos pouvoirs autocratiques adoubés des puissances étrangères dont la seule préoccupation est de s’enrichir au détriment d’une Afrique qui s’enfonce dans la boue chaque jour davantage.

Pour sortir de cette merde, nous devons nous débarrasser de l’afro-pessimisme et se mettre au travail. Chacun doit travailler. Autrement dit, entre l’Etat et l’individu, à chacun de jouer sa partition pour en fin amorcer le chemin d’une Afrique émergente. 

Oumar Kateb Yacine, Consultant-Analyste, Président de l’Institut Afrique Emergente

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L’auto-palpation et le dépistage : deux moyens efficaces pour lutter contre le cancer du sein

19 octobre 2021 à 17 05 21 102110
image d’archive

L’humanité célèbre ce mardi, 19 octobre 2021, la journée mondiale de lutte contre le cancer du sein. Une journée instituée par l’Organisation mondiale de la santé pour promouvoir le dépistage précoce du cancer du sein, qui est la forme de cancer la plus fréquente chez les femmes dans le monde. A cette occasion, un journaliste de Guineematin.com est allé à la rencontre d’un spécialiste pour parler de cette maladie.

En Guinée, il n’est pas facile d’avoir de statistiques fiables sur le nombre de femmes atteintes du cancer du sein. La seule chose dont est sûr en parlant avec les médecins, c’est que cette maladie n’est souvent pas diagnostiquée à temps dans notre pays. En général, c’est lorsque la tumeur atteint une phase grave que les patientes se rendent à l’hôpital. Ce qui rend difficile la prise en charge, selon Dr Mohamed Seydouba Camara, médecin chef de la maternité du centre médical communal (CMC) de Ratoma.

Dr Mohamed Seydouba Camara, médecin chef de la maternité du CMC de Ratoma

« Le problème essentiel chez nous, c’est le manque de diagnostic précoce du sein. Le plus souvent, les femmes ne pratiquent pas l’auto-palpation et ne viennent pas non plus pour faire des examens de dépistage. Pourtant, quand la maladie est diagnostiquée tôt, c’est-à-dire si le cancer n’est pas invasif, si ça n’a pas fait la métastase, c’est très gérable. Parce qu’on peut enlever la tumeur. Mais dès que le cancer devient invasif, on parle de chimiothérapie, de radiothérapie et de la chirurgie lourde. A ce moment-là, le coût devient exorbitant et handicapant pour la femme, parce qu’il faudra qu’on enlève carrément le sein. Malheureusement, chez nous, on rencontre des cas à des stades très avancés », a indiqué ce médecin.

Pour limiter liés à l’amputation du sein et tous les coûts que cela engendre, ce spécialiste conseille les femmes de s’auto-palper. Cette méthode consiste à observer les seins devant un miroir pour voir s’il n’y a pas un changement de taille, de forme, de contour des seins, ou un tout autre changement d’aspect de la peau. Mais aussi, de toucher les seins en vue de repérer la présence éventuelle de bosse, de masse inhabituelle ou un changement de texture. « Leur mari ou leur copain peuvent même les aider à palper les seins. S’ils constatent un quelconque changement, ils informent la femme, qui doit aussitôt se rendre à l’hôpital pour une consultation, afin de savoir si elle a une tumeur ou non », a dit Dr Mohamed Seydouba Camara, médecin chef de la maternité du CMC de Ratoma.

Ce médecin invite aussi le ministère de la santé à mettre en place les moyens nécessaires pour intensifier la sensibilisation sur le dépistage précoce du cancer du sein non seulement à Conakry, mais aussi dans les lieux urbains et ruraux, à l’intérieur du pays. Plusieurs facteurs peuvent le cancer du sein : il y a la cause héréditaire, celle liée à l’avancée de l’âge, la consommation du tabac et de l’alcool, etc. Avoir une alimentation saine (consommer des protéines que l’on peut trouver dans des aliments tels que le maïs, les légumineuses, les céréales, le riz à grains entiers et le poisson, et éviter une consommation excessive de graisse et de viande rouge) peut aider à prévenir cette maladie.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com 

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Dinguiraye : à cause d’une grossesse non désirée, une fille de 15 ans tente de se suicider

19 octobre 2021 à 15 03 45 104510

Dans la soirée du dimanche dernier, 17 octobre 2021, une jeune fille de 15 ans a tenté de se suicider à Dinguiraye. Maïmouna Diallo, qui est orpheline de père et de mère, a attaché une corde dans sa case pour se pendre, mais ses parents sont arrivés à temps pour l’empêcher de se donner la mort. Interpellée par la gendarmerie, l’adolescente a justifié son acte par la honte qu’elle éprouve après être tombée enceinte hors mariage, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant basé à Faranah.

« C’est vrai, j’ai tenté de me suicider. La raison, c’est que ma marâtre, Fatoumata Bah, est en train de chanter mon nom dans la ville, en disant je suis enceinte et que quand je sors le soir, je ne rentre qu’à l’aube. Partout où je passe, les gens me regardent avec mépris. Dimanche dernier, elle m’a chargé de faire une grillade pour un de mes frères, qui est venu de Conakry. Après la cuisine, j’ai partagé le plat en deux. À son retour du marché, elle m’a grondée et a proféré des injures grossières à mon encontre. 

Donc, pour mettre un terme à la honte et la souffrance que je vis, j’ai pris la décision de me suicider. J’ai pris une corde, je l’ai attachée au toit de la case et j’ai mis mon cou dedans. Mais, ils sont à temps pour me sortir de là. Je suis effectivement enceinte, mais je n’ai jamais souhaité avoir une grossesse hors mariage. Mon copain, qui m’a enceintée, se trouve actuellement dans les mines d’or de Kounsitel (Gaoual) », a expliqué Maïmouna Diallo, interrogée par le correspondant de Guineematin.com basé à Faranah.

Également interrogée, Fatoumata Bah, sa marâtre, nie les accusations de Maïmouna Diallo. Elle assure qu’elle a toujours traité la jeune fille comme son propre enfant. « Sa mère et son père sont décédés alors qu’elle était petite, c’est moi qui l’ai élevée. Elle étudie à Conakry avec ses frères mais chaque année, ils viennent passer les vacances avec moi, ici à Dinguiraye. Je ne me souviens d’aucun mal que je lui aurais fait. Je la considère comme mes enfants biologiques. Je l’ai toujours conseillée mais elle n’écoute pas les conseils. C’est ce qui a fait qu’elle a eu cette grossesse. Mais, ce n’est pas une raison de se donner la mort, parce qu’elle n’est pas la première à avoir une grossesse hors mariage », a dit la mère de famille.

Actuellement, Maïmouna Diallo est sous surveillance à la gendarmerie territoriale de Dinguiraye. Joint au téléphone, le commandant Barry, premier responsable de cette gendarmerie, a annoncé que le dossier sera transféré devant la justice.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tel : 620241513/660272707

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Transition en Guinée : Déclaration du Mouvement des Jeunes Conscients d’Afrique (MJCA)

19 octobre 2021 à 15 03 28 102810
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition

Le 05 septembre 2021, le peuple guinéen s’était réveillé avec un changement d‘autorité au plus haut niveau opéré par le Comité National du Rassemblement et du Développement CNRD. Un changement que le Mouvement des Jeunes Conscients d’Afrique salue mais qu’il n’a jamais souhaité.

Nous saluons ce brusque changement de régime dans la mesure où celui déchu ne répondait pas aux aspirations du peuple de Guinée. Nous ne l’avons pas souhaité car nous revenons encore à la case de départ, c’est-à-dire, reprendre le sous-bassement.

Pour rappel, le régime déchu dirigé par le Professeur Alpha CONDE était caractérisé par tous les maux soutenus par des intellectuels véreux qui ne défendaient que leurs intérêts égoïstes. Parmi ces maux, nous pouvons citer : le détournement des fonds publics, l’ethnisation du débat politique, les arrestations arbitraires, les destructions des biens privés entre autres.

Depuis 2018, date de sa création ; le Mouvement des Jeunes Conscients d’Afrique a dénoncé les dérives de la gouvernance du Professeur Alpha CONDE à travers les réseaux sociaux. Rappelons quelques dérives graves qui sont susceptibles d’être qualifiées de hautes trahisons :- Les propos du Professeur Alpha CONDE appelant les militants du RPG arc-en-ciel de s’apprêter à l’affrontement au siège à Gbéssia ;  – Le refus d’ouvrir des enquêtes sur les assassinats d’opposants pendant les manifestations organisées l’opposition ;- La protection d’un militant proférant des injures à l’encontre de toute une communauté et les promoteurs de Labé-sangniaccusés d’être à l’origine de plusieurs incendies criminels en Basse-Guinée pour ne citer que ceux-ci.

Nous (Mouvement des Jeunes Conscients d’Afrique), voudrions suggérer au CNRD de tirer les leçons du Comité Militaire pour le Redressement National (CMRN) de 1984 dirigé par le Colonel Lansana CONTE et du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) qui avait à sa tête le bouillant capitaine Dadis CAMARA en 2008 afin de réussir cette nouvelle transition à laquelle le peuple porte tout son espoir.

Par ailleurs, nous contribuons à la réussite de cette transition en ouvrant deux voix pertinentes capables de solutionner nos problématiques. L’une, il s’agit pour la future échéance électorale de définir de véritables critères d’éligibilité (aptitude physique, expérience, avoir sa famille et ses biens Guinée). Et l’autre, il s’agira au cours de cette transition d’éduquer les Guinéens en les invitant à bannir l’ethnocentrisme.

En battant campagne pour le changement de constitution de 2020, les promoteurs s’étaient inspirés du koudaisme de 2001, disaient-ils aux populations guinéennes. Pour dire donc, le CNRD n’a pas droit à l’erreur afin d’être une meilleure d’inspiration qui ne ressemble pas à celles de 2001 et 2020.

Pour terminer, nous (Mouvement des Jeunes Conscients d’Afrique) promettons d’accompagner le CNRD et le Président de la République, le Colonel Mamady DOUMBOUYA dans la mesure où, ses sources d’inspirations sont au-delà de Jerry RAWLING, également Thomas SANKARANelson MANDELA et l’actuel Chef d’Etat Rwandais, Paul KAGAME.  

Vive l’union nationale !

A bas l’ethnocentrisme !

Vive la République de Guinée !

Ibrahima Sory Diallo, Président du MJCA

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CNT : qui pour représenter la presse et pour quels motifs ? (Par Alpha Koubia Diallo)

19 octobre 2021 à 13 01 21 102110
Alpha Koubia Diallo

Près de deux mois après la prise du pouvoir par le CNRD (Conseil national du rassemblement pour le développement), les Guinéens attendent toujours de connaître les membres du gouvernement de la transition et du conseil national de la transition (CNT). Pour ce qui est du CNT, qui fera office de parlement, il sera composé d’hommes et de femmes issus de différentes entités, comme défini dans la charte de la transition. Parmi ces entités, figure la presse, qui aura deux représentants au sein de l’organe législatif. 

Choisir deux personnes pour représenter tous les journalistes du pays, il est évident que ce n’est pas chose aisée. Mais, on peut rendre l’équation très simple, en se basant sur un certain nombre de critères, dont le professionnalisme, l’intégrité et l’expérience. Je le sais, même en mettant en avant ces critères, on aura bien plus que deux méritants. Mais, parmi eux, il y en a qui pourront facilement se distinguer. Je pense notamment à Alpha Kabinet Doumbouya, ancien directeur général de l’Agence guinéenne de presse (AGP), et Amara Camara, ancien rédacteur en chef de la radio nationale (RTG).

Les deux hommes ont connu un destin similaire : à cause de leur professionnalisme et de leur intégrité, ils ont refusé de faire la propagande du troisième mandat du président Alpha Condé, comme l’ont fait beaucoup d’autres journalistes guinéens. Ce qui leur a coûté, hélas, leurs postes. Tous les deux ont été limogés par le ministre de l’information et de la communication, et remplacés par d’autres. Mais, ces éminents journalistes ont préféré perdre leurs avantages pour rester en phase avec leur conscience et pour garder leur dignité, prouvant encore une fois leur probité morale.

Alors, qui de mieux pour siéger au conseil national de la transition ? En envoyant ces deux cadres (dont le professionnalisme, l’intégrité et l’expérience ne font l’ombre d’aucun doute) à l’hémicycle, nous leur aurons rendu justice et dans le même temps, nous nous serons rassurés d’avoir de dignes représentants au sein de l’organe qui va voter les lois qui régiront désormais notre pays.

Alpha Kabinet Doumbouya
Amara Camara

Alpha Koubia Diallo, journaliste, activiste de la société civile

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Exploitation anarchique d’or à Dinguiraye par des burkinabés : le maire de Diatiferè accuse le DP des mines

19 octobre 2021 à 12 12 59 105910

Depuis quelques temps, le torchon brûle entre Sory Amoroya Barry (le maire de la commune rurale de Diatiféré) et Mamadou Alpha Condé (le directeur préfectoral des mines et géologie de Dinguiraye). Les deux sont à couteau tiré à cause de l’exploitation des mines d’or de Maléa. L’autorité communale accuse le responsable préfectoral des mines de vouloir piller les ressources de sa localité avec la facilitation de l’implantation des Burkinabés qui utilisent les dragues dans l’exploitation de l’or. Mais, le mis en cause rejette en bloc ces accusations. D’ailleurs, il déclare qu’il n’est pas informé de l’arrivée d’un quelconque Burkinabé à Diatiféré, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la région de Faranah.

Selon nos informations, c’est l’exploitation de la zone minière de Maléa dans le district de Karfa (une localité relevant de la sous-préfecture de Diatiféré, dans la préfecture de Dinguiraye) qui brouille actuellement la relation entre le maire de Diatiféré et le directeur préfectoral des mines de Dinguiraye. Avec l’installation des dragues qui utilisent la cyanure dans l’exploitation de l’or, l’autorité communale dénonce une « violation du code minier ». Le maire Sory Amoroya Barry dénonce aussi « le manque de sincérité du directeur préfectoral des mines » dans la gestion des recettes de cette exploitation.

« Le Directeur préfectoral des mines veut imposer à mes  citoyens des Bourkinabés. Et, en tant que premier responsable de la commune, je ne suis pas informé. Il a envoyé des burkinabés à Dinguiraye pour qu’ils puissent travailler dans ma zone. J’ai dit : non. Il a fait des quittances et a remis à mon receveur de l’argent, un montant de 9 millions 800 milles francs guinéens, pour le dragage à Maléa. Mais, il se trouve que c’est seulement les Burkinabés qui ont des machines pour cette activité. J’ai dit au receveur qu’il n’a pas le droit de recevoir un montant sans mon avis. Si quelqu’un doit travailler chez moi, il doit venir me rencontrer pour qu’on en discute. Je m’oppose à toute forme d’exploitation minière qui ne va pas dans l’intérêt de mes populations. Le directeur, ayant négocié le retour des Bourkinabés, serait allé distribuer plus de 60 millions de francs entre les cadres préfectoraux pour que ceux-ci l’appui dans sa démarche. Mais, je ne laisserai aucun Bourkinabé travailler sur le sol de Diatiféré. Car, les produits toxiques qu’ils utilisent sont très dangereux. L’année dernière par exemple, les citoyens de Karfa ont perdu une vingtaine de têtes de bœufs et une quarantaine de moutons et chèvres. Ils menacent de quitter les lieux si toutefois les Bourkinabés reviennent dans leur localité… Monsieur Condé avait appelé son représentant ici pour lui parler des Burkinabés. Ce dernier lui a dit de prendre contact avec le maire, parce qu’il a entendu le maire dire qu’aucun Bourkinabés ne travaillera dans sa commune. A cause de ça, il (le directeur préfectoral des mines) lui a fait remplacer. Ils sont allé remettre 9 millions 7 cents au Douty de Maléa, en lui disant que cette sommes ne doit pas passer dans les mains du maire. Ils ont dit que je me suis opposé à leurs décisions ; donc, ils vont m’enlever et mettre une délégation spéciale dans les jours à venir, en commun accord avec l’autorité », a indiqué Sory Amoroya Barry.

Cependant, pour le directeur préfectoral des mines et géologie de Dinguiraye, il n’en est pour rien dans cette situation. Mamadou Alpha Condé rejette en bloc les allégations du maire à son encontre. Il admet l’existence des dragues à Kifala (une localité située à environ 2 kilomètres de Diatiféré-centre), mais il assure qu’il n’est même pas informé que des Burkinabés sont arrivés à Diatiféré pour exploiter de l’or.

Direction préfectorale des Mines et Géologie de Dinguiraye financée par SMD

« Le dragage dont il est question s’effectue à Kifala non loin de Diatiféré-centre (environ 2 kilomètres). Et, c’est pour un citoyen Guinéen du nom de Alseny Keïta qui avait fait officiellement une demande d’autorisation d’essai de ses machines adressée au président de la commission nationale des mines et géologie et dont il a fait le choix transmis avec avis favorable. Tout de même, il reconnaît avoir vendu des rejets de Maléa (district de Karfa) à 65 millions de francs guinéens. C’est cet argent qui fut reparti entre tous les services concernés, conformément à la clé de répartition élaborée par  les ministères des mines et  géologie, du budget et des finances. Une somme de 9.750.000 francs guinéens a été envoyée au district de Karfa et 5.800.000 francs guinéens à la sous préfecture de Diatiféré », a expliqué Mamadou Alpha Condé.

Par ailleurs, le directeur préfectoral des mines a accusé le maire de Diatiféré d’être impliqué dans le détournement de 274 millions de francs guinéens. « Je suis en possession de toutes les preuves. Je détiens même le rapport signé et cacheté », a dit Mamadou Alpha Condé.

A suivre !

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 620241513/660272707

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Route Kankan-Mandiana : les raisons de l’arrêt des travaux

19 octobre 2021 à 12 12 04 100410

Depuis le mois de juin dernier, les travaux de construction de la route nationale Kankan-Mandiana sont à l’arrêt. Une situation qui préoccupe non seulement les usagers de cette route, mais aussi la société Guiter SA, en charge de l’exécution du projet. Mais qu’est-ce qui est à l’origine de cet arrêt ? Que faut-il faire pour que les travaux puissent reprendre ? Le correspondant de Guineematin.com à Kankan s’est intéressé à ce sujet.

Mamady Condé de Guiter SA

Lancés en 2014, les travaux de construction de la route Kankan-Mandiana sont exécutés aujourd’hui à 45% : 35 kilomètres bitumés et 40 kilomètres remblayés.  « Nous avons un projet de 100 km de deux tranches. La tranche ferme et la tranche optionnelle. A cette date, la tranche ferme est bouclée à 100% depuis 2015-2016. Quant à la tranche optionnelle, nous l’avons entamée en 2020 avec 45% de réalisation à ce jour », a indiqué Mamady Condé, responsable de la cellule de suivi et de contrôle des projets de la Guinéenne de terrassement (Guiter SA).

Depuis son lancement, ce projet a connu trois arrêts. Le dernier cas, qui est intervenu en juin dernier, est toujours en cours. Et, selon Mamady Condé, il est indépendant de la volonté de l’entreprise chargée d’exécuter les travaux. C’est le non-paiement de l’argent de la mission de contrôle qui est à l’origine de l’arrêt des travaux.

« On a connu trois grands arrêts : en 2019, en 2020, et nous sommes à notre troisième arrêt depuis le mois de juin dernier. Cela est dû au non-paiement de l’argent de la mission de contrôle. Sinon, tous nos expatriés sont là, les matériaux sont là, la carrière est disponible et le laboratoire est prêt. Ce qui veut dire que GUITER est fin prêt. Mais, comme  la mission de contrôle n’est pas là, nous sommes obligés d’arrêter d’abord, tout en exécutant des petits travaux d’entretien pour ne pas que la population souffre trop », a fait savoir ce responsable de Guiter SA, ajoutant que route sera faite dans le respect des normes de la CEDEAO, c’est-à-dire avec une structure de quatre couches de bitume.

Serquie Batista Martell, chef des laboratoires de Guiter SA

Pour veiller au respect des normes requises, la société chargée d’exécuter les travaux s’est dotée d’un laboratoire de contrôle de qualité. « Nous avons au labo de Guiter, trois salles d’essai pour faire le contrôle de qualité de tout le chantier. Nous faisons l’essai pour le terrassement, pour le goudron et tous les autres détails qui entrent en ligne de compte dans la construction de la RN7 Kankan-Mandiana.

On ne peut pas construire aujourd’hui une route sans avoir besoin du concours d’un laboratoire pour pouvoir contrôler le travail qui doit être fait sur le terrain. Sans laboratoire, il n’y a pas de qualité dans la construction de routes. Avant de poser le goudron, nous contrôlons tout à partir d’ici », a laissé entendre Serquie Batista Martell, chef des laboratoires de Guiter SA.

Selon les responsables de Guiter SA, ils ont 145 conteneurs de bitume et une trentaine de camions sortis d’usine qui sont disponibles à Conakry. Ils n’attendent que le retour de la mission de contrôle pour les acheminer à Kankan et reprendre les travaux.

 De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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« Vente » d’un cimetière à Conakry ? Les citoyens de Matoto Khabitaya en colère

19 octobre 2021 à 11 11 42 104210

Plusieurs dizaines de citoyens du quartier Matoto Khabitaya (en majorité des jeunes) ont manifesté hier, lundi 18 octobre 2021, contre Naby Laye Touré, le chef du quartier Sangoyah-Mosquée et coordinateur des chefs des quartiers de la commune de Matoto. Ils accusent ce dernier d’avoir vendu une partie de leur cimetière à un particulier qui a déjà entrepris un projet de construction sur place. Mais, le mis en cause réfute ces accusations et menace de porter plainte contre ses accusateurs, rapporte un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Tout a commencé dimanche dernier, lorsque des groupes de jeunes de Matoto Khabitaya sont allés nettoyer le cimetière du quartier. Ils ont constaté qu’un mur a été érigé à l’intérieur dudit cimetière. Ils ont cassé le mur et se sont transporté chez le coordinateur des chefs des quartiers de Matoto qu’ils soupçonnent d’avoir vendu une partie de ce cimetière utilisé par les habitants des quartiers de Wanindara, Matoto-Centre, Khabitaya et Sangoyah -Mosquée pour enterrer leurs morts.

Ismael Soumah, représentant Jeune Matoto-Khabitaya

« On nous a dit de nettoyer notre cimetière, parce qu’il n’est pas beau à voir. Cela fait deux semaines que nous sommes en train de faire passer la communication dans toutes les mosquées pour dire aux gens de se rencontrer ici pour le nettoyage. Hier, comme c’était dimanche, étant donné qu’il n’y a pas de travail, nous avons décidé de venir le faire. Nous sommes venus trouver que ce mur est là. Donc, nous avons fait tomber le mur ; parce que vous voyez, de ce côté, l’État est venu casser. Ça veut dire qu’ici personne ne peut rien faire étant donné que c’est un cimetière. Nous étions à l’intérieur, après quelqu’un est venu et il a commencé à filmer. Nous lui avons dit d’arrêter de filmer, mais il n’a pas accepté. Nos imams lui ont retiré son téléphone. Alors, il est allé prendre une pioche pour venir nous attaquer avec sa femme. Mais, comme il a vu que nous étions plus forts, il est allé à la gendarmerie qui est aux rails, il est revenu avec 3 pick-up. Mais, quand les gendarmes sont venus, ils ont vu qu’on avait fini le défrichage et qu’on creusait une tombe pour un doyen qui est décédé dans le quartier. Alors, eux-mêmes nous ont aidés », a indiqué Isamael Soumah, porte-parole de la jeunesse de Matoto-Khabitaya.

Face à cette situation, les populations de Matoto Khabitaya sont sorties ce lundi pour manifester leur colère. Ils se sont rendus au domicile de Naby Laye Touré, le coordinateur des chefs des quartiers de la commune de Matoto, pour lui demander des explications sur ce morcellement du cimetière. Mais, sur place, le mis en cause a catégoriquement nié avoir vendu une quelconque partie de ce cimetière. D’ailleurs, il a accusé les habitants de Khabitaya d’avoir démoli la clôture du cimetière. Et, il a menacé de les convoquer pour cette « destruction orchestrée par le chef du quartier de Matoto Khabitaya » pour le nuire.

Naby Laye Touré, chef du Quartier Sangoyah-Mosquée

« Quand il y a une vente, c’est les documents, c’est l’acquéreur que vous allez trouver sur le terrain. Je suis le seul qui peut céder là-bas à quelqu’un sous couvert de monsieur le maire. Parce que c’est un lieu public et personne d’autre ne peut céder là-bas. Je sais pourquoi le chef du quartier a réuni tout ce monde pour venir ici, mais ils vont le regretter. C’est lui (le chef du quartier de Matoto Khabitaya) qui a mobilisé maintenant les jeunes pour brouiller la piste et venir m’attaquer. Vous voyez ce monde qui est venu ici, moi, j’ai à faire non seulement au chef du quartier, mais aussi à sa population qui a dit à l’autre (l’imam de Khabitaya) de ne pas se présenter. Qu’est-ce qu’un imam a à voir quand un chef du quartier est convoqué. C’est le chef du quartier qui est responsable de ça, ce ne sont pas des imams. Moi, je n’ai pas porté plainte, les gens l’ont fait pour vérifier si le lieu appartient à Khabitaya ou Sangoyah-mosquée. Mais, bon sang ! Qui peut dire ici, à côté des rails d’Enco5, que ça peut appartenir à Khabitaya qui est limité avec mon secteur I. Ce sont des gens qui ont bouffé tous leurs terrains, ils n’ont pas de cimetière », a indiqué Naby Laye Touré.

A suivre !

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Transition en Guinée : quelles sources de financement pour faire face aux dépenses incompressibles de l’Etat

19 octobre 2021 à 10 10 33 103310
Ibrahima Seck, sociologue

Par Ibrahima Seck : Mon colonel président de la République ! 

Une des conséquences de la prise du pouvoir autrement que par les urnes est l’isolement diplomatique avec pour effet immédiat la suspension des financements.

Comment conduire la transition avec de nouvelles sources de financement ?

L’autonomie dans le financement des priorités nationales doit reposer sur la mobilisation des ressources internes.

Dans le cas spécifique de la Guinée, je vous propose :

1. La réduction de la taille de l’équipe gouvernementale et des gaspillages liés à ce train de vie de l’Etat ;

2. La réduction des représentations diplomatiques et des dépenses de prestiges ;

3. La lutte vigoureuse et résolue  contre la corruption et le détournement des deniers publics ;

4. L’interdiction formelle de la tenue des comptes bancaires hors du territoire national par l’ensemble des dirigeants des organes de la transition ;

5. Le rapatriement de l’argent volé au peuple par les dirigeants véreux et insouciants ;

Somme toute, réduire le train de vie de l’Etat pourrait augmenter le niveau de l’épargne publique et contribuer à stimuler et à mobiliser l’épargne privé.

Ibrahima Seck, sociologue, expert en Gouvernance et Consolidation de la Paix

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Conseil National de la Transition (CNT) : les propositions d’Ibrahima Seck aux futurs membres

19 octobre 2021 à 10 10 29 102910
Ibrahima Seck, sociologue

En attendant la mise en place du conseil national de la transition, je voudrais anticiper pour m’adresser à ses membres encore méconnus mais parmi nous.

La gouvernance c’est aussi la prévision, l’analyse prospective.

Notre CNT fera office de parlement, nos lois seront adoptées par ces membres.

A cet effet, je vous demande : « d’observer les faits sociaux comme des choses ».

Observer les faits sociaux comme des choses signifie 2 choses.

1. De faire une rupture avec les préjugés, les idées préconçues et les fausses évidences.

2.De les observer en dehors de toutes considérations individuelles, partisanes et sentimentales.

L’application de cette règle de Durkheime permettra d’éviter l’adoption des lois sociales taillées sur mesure pour satisfaire une partie ou frustrer une autre partie de la société.

Les lois sociales sont l’émanation de la volonté générale ou du moins de la grande majorité de la population.

Montesquieu dans l’esprit des lois nous indique clairement la typologie des lois :

– Dieu a ses lois

– la nature a ses lois

– Les sociétés ont leurs lois.

Nos lois sociales doivent alors transcender l’individu parce qu’elles proviennent de la société.

La « société » est un tout dont chaque élément contribue à l’équilibre de l’ensemble. 

La disparition d’un élément de la société ne doit pas dysfonctioner l’évolution de l’ensemble. « Prochains  parlementaires » les lois doivent transcender la volonté individuelle qui a toujours caractérisée nos lois organiques et   « constitutions » antérieures.

Mettez la société au dessus de tout.

L’observation, l’écoute, l’analyse et le patriotisme doivent guider vos actions et choix.

La société guinéenne que nous voulons tous dépendra dans une large mesure de l’image que vous lui donnerez au lendemain du référendum.

Donnez nous l’image d’une société unie, juste, équitable, paisible, solidaire, travailleuse que sais-je encore ?

Ibrahima Seck, sociologue, expert en Gouvernance et Consolidation de la Paix

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70 cadres guinéens exécutés en octobre 1971 en Guinée : « On leur a demandé de creuser leurs tombes », dit Dr Fodé Maréga

19 octobre 2021 à 9 09 36 103610

Comme annoncé précédemment, l’Association des Victimes du Camp Boiro (AVCB) a commémoré hier, lundi 18 octobre 2021, les fusillades du 18 octobre 1971 où 70 cadres guinéens qui étaient incarcérés au camp Boiro ont été exécutés sous le régime de feu président Ahmed Sékou Touré. A cette douloureuse occasion qui ravive la douleur de ces tueries en masse sous la première république en Guinée, Dr Fodé Maréga, membre de l’AVCB, a pointé du doigt la cruauté et le caractère sanguinaire du régime Sékou Touré, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Devant les victimes et familles de victimes qui étaient présents ce lundi au Camp Boiro (actuellement Camp Camayenne), Dr Fodé Maréga a laissé entendre que c’est une « ignominie » qui a été commis en Guinée en 1971. Il a également rappelé la manière par laquelle des cadres guinéens ont été tués et jetés dans une fosse commune qu’on leur a forcé à creuser.

« Vous savez, c’est une ignominie qui a été perpétré sur le territoire guinéen en 1971. Et, donc, nous avons aujourd’hui 50 ans de commémoration. C’est cette nuit que nous avions des hauts cadres qui ont servi ce pays, des ministres, des gouverneurs, tous, exécutés le soir de manière atroce. Parce que ces gens ont été réveillés la nuit, ils ont été accompagnés dans les différents charnus, on leur a demandé de creuser leurs tombes, ils ont creusé leurs tombes et ensuite on les a exécutés. Et, ils sont dans une fosse commune sans jugement. Le caractère massif de ce qui s’est passé après le 25 janvier, où il y a eu des pendaisons à Conakry, plus de 22 pendaisons dans toutes les préfectures de la Guinée. C’était sous le régime sanguinaire qui n’a plus lieu d’être », a expliqué Dr Fodé Maréga.

Par ailleurs, Dr Fodé Maréga a demandé au CNRD (la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée) de clôturer les différents charnus pour permettre aux familles des victimes de s’y recueillir.

« Avant-hier, le CNRD s’est recueilli sur la tombe de Kaman Diaby qui a été exécuté dans une fosse commune avec d’autres personnes en 1969. Je voudrais vous dire que nous allons commémorer et nous pensons que nous allons avoir enfin un nouveau souffle pour que cette situation soit réglée. Nous demandons tout simplement aux nouvelles autorités la clôture des différents charnus et que l’endroit soit bien entretenu pour qu’on puisse se recueillir sur la tombe de nos parents », a dit Dr Maréga.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Entrée scolaire 2021/2022 : le groupe scolaire Van Vanholloven fin prêt

19 octobre 2021 à 9 09 25 102510
Mamadou Pathé Bah, Directeur du primaire au groupe Groupe scolaire privé Van Vanholloven

La rentrée scolaire 2021/2022 est officiellement programmée en Guinée pour le 21 octobre. Dans les différents établissements publics et privés, les préparatifs vont bon train. C’est le cas du Groupe scolaire privé Van Vanholloven, situé à Hamdallaye dans la commune de Ratoma, où Guineematin.com a été reçu ce lundi 18 octobre par Mamadou Pathé Bah, Directeur du primaire.

« Notre Groupe scolaire est créé depuis 2004. Il comprend plusieurs groupes pédagogiques. Nous avons le préscolaire qui comprend la petite, moyenne et grande section qui font trois groupes pédagogiques. Le Primaire comprend neuf groupes pédagogiques. Ce qui fait en tout 12 groupes pédagogiques. Ils sont tous tenus par des enseignants qualifiés et expérimentés. Au secondaire, notre groupe comprend un collège et un lycée. Nous avons de la 7ème année en terminale. Au lycée, il y a deux options, les sciences sociales et les sciences mathématiques. Tous les enseignants sont au complet. Nous avons eu des réunions préparatoires et toutes les dispositions sont prises pour une bonne reprise des cours. Au niveau de l’école, les salles de classes, les tables-bancs, la cour de l’école, tout a été revu et remis dans les normes. Les inscriptions et réinscriptions sont entre 60 et 65% des effectifs. Même si c’est aujourd’hui, on peut démarrer les cours sans problème », rassure M. Bah.

Dans ce Groupe scolaire, la rigueur est de mise, insiste le Directeur qui rappelle les résultats recueillis aux examens nationaux.

« Ici, nous suivons chaque enfant. Nous faisons de la formation de chaque élève, une préoccupation particulière. C’est pourquoi notre Groupe scolaire est habitué à avoir des lauréats au niveau national, régional et communal. Pour l’année 2020/2021, nous avons présenté 61 candidats en 6ème année et 53 ont été admis avec 30 mentions. Au BEPC et au Baccalauréat unique également, nous avons fait de succès. Et cette année, nous comptons redoubler voire tripler nos efforts pour faire 100% de succès à l’entrée en 7ème et un pourcentage remarquable aussi bien au BEPC et qu’au BAC unique », a promis cet encadreur qui rassurer les parents d’élèves quant à sa disponibilité à honorer de ses engagements.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Kounsitel : des militaires accusés de favoriser l’exploitation clandestine d’or

19 octobre 2021 à 9 09 05 100510

Depuis la découverte de l’or à Kounsitel, en juin 2021, les populations de cette collectivité de Gaoual n’ont plus la paix du cœur, ne vivent plus dans la quiétude et leur environnement est continuellement détruit avec toutes les conséquences pour le bétail et les pratiques agricoles.

Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com hier, lundi 18 octobre 2021, Abdoulaye Samaké, un des jeunes leaders de la localité, qui préside actuellement le Comité de protection de l’environnement de Gaoual accuse les agents en uniforme d’être à la base de cette pagaille.

Abdoulaye Samaké, jeune leader de Gaoual

 « La situation à Kounsitel est bizarre. C’est la pagaille totale et partout. L’exploitation anarchique se fait nuit et jour et sans arrêt. L’autorité locale ne gagne rien comme taxe. Les militaires sont les seuls bénéficiaires. On creuse partout. Avant même le coup d’Etat, les gens ont réinvesti les lieux. Ils viennent creuser les terrains des gens et ce sont les militaires qui cherchent parfois les orpailleurs pour venir creuser. Les militaires prennent 200 000 francs guinéens, 300 000 francs ou 500 000 francs guinéens. Ils prennent leurs machines avant de les taxer… Ça dépend de la tête du client », dénonce Abdoulaye Samaké. 

Contrairement à la commune urbaine de Gaoual où les orpailleurs ont été vidés des lieux, poursuit-il, la mairie de Kounsitel se voit totalement impuissante face à la ruée vers l’or. « Vous savez, depuis les orpailleurs se sont attaqués aux populations, incendiés la maison des jeunes avant de s’en prendre au responsable des jeunes de la localité qui a vu son domicile réduit en cendre, les populations locales ont peur. Actuellement, les militaires sont les seuls responsables de la situation », déplore-t-il.

Selon Moussa Kéïta, président de la société civile de Gaoual, par ailleurs correspondant de l’agence guinéenne de presse, il y a plus de 300 comptoirs d’achat d’or installés à Kounsitel. Et malgré cette exploitation à outrance du sous-sol de Kounsitel, la communauté et l’Etat ne perçoivent aucun franc.

Egalement joint au téléphone par Guineematin.com, le Gouverneur de Boké, le Colonel Sékou Trésor Camara, se dit très préoccupé par la situation.

Colonel Sekouba Trésor Camara, gouverneur de Boké

« Nous sommes informés de cette arrivée massive de Guinéens à Gaoual. Le préfet m’en a parlé. C’est vrai que l’exploitation est interdite mais la population est plus nombreuse… Par rapport aux accusations portées contre les agents, bon, vous savez, parfois, il y a des détracteurs. Doncc il faut faire attention à ce qu’ils disent. Et par rapport à la gestion de cette situation, vous savez que militairement, la zone relève de Labé et administrativement, elle est de Boké », rappelle le Gouverneur, qui promet d’appeler le Préfet de Gaoual afin de lui demander de normaliser la situation sur le terrain.

Toutefois, selon un orpailleur évoluant à Kounsitel et qui exige l’anonymat, le drame environnement est imparable.

« Tout est détruit sur le plan environnemental. Les gens ne font que venir grossir les rangs des orpailleurs clandestins. Actuellement, aucun site n’est épargné. Mais le plus grand mal, c’est que la localité ne tire aucun profit de cette exploitation alors que c’est chez eux qui est détruit. Ailleurs, il y a des tomboloma (des groupes d’intérêts locaux règlementant l’exploitation artisanale de l’or) comme à Dinguiraye, Kouroussa, Kankan, Siguiri, Mandiana et Kérouné. Dans ces préfectures, partout où tu viens pour exploiter, tu t’adresses forcément à un tomboloma. Tu achètes un ticket d’accès et tu y verses 10 % de tes gains. Et les agents interviennent seulement lorsqu’il y a des problèmes de vol et autres infractions mais ils n’interviennent pas ni dans l’accès, ni dans l’exploitation. Mais à Kounsitel, il n’y a rien de tout cela », dénonce cet orpailleur.

Curieusement, à Kounsitel, le Comité de défense de l’environnement qui regroupait plus de 300 jeunes, a fini par se disloquer. Démoralisés et faute de soutien, les jeunes se sont dispersés dans la nature, laissant le terrain libre et à la merci des orpailleurs clandestins.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Orientations des bacheliers : « nous sommes à près de 85% »

19 octobre 2021 à 9 09 01 100110

Lancées le 12 octobre dernier, les orientations des bacheliers avancent à grands pas. A quatre jours de la fin de l’opération, 85% de ceux qui doivent être orientés ont validé leur inscription sur la plateforme Gupol, a annoncé un responsable qui s’est confié à Guineematin.com, ce lundi 18 octobre 2021. Une avancée obtenue grâce notamment au centre de support technique mis en place à l’Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée (ISSEG), situé au quartier Lambanyi, en banlieue de Conakry. Ce centre apporte une assistance technique aux candidats qui ont des difficultés à faire leurs choix sur le site. 

Isiaka Camara, responsable technique adjoint de l’orientation des bachelier

Issiaka Camara, responsable technique adjoint des orientations des bacheliers en ligne, revient sur le fonctionnement de ce centre. « Depuis le 12 octobre 2021, nous avons mis en place deux équipes d’assistance aux bacheliers ici, à l’ISSEG. Le premier groupe est une équipe technique qui assiste gratuitement tous les bacheliers qui sont à Conakry et environnants, qui n’arrivent pas à s’en sortir à la maison. Ils s’occupent des gens qui viennent ici et qui ont du mal à créer leur compte. Le deuxième groupe est le centre d’appel. 

Ils sont munis de téléphones pour recevoir les préoccupations des bacheliers, où qu’ils soient. Dès que vous avez des difficultés à vous orienter, vous verrez des numéros s’afficher en bas de l’écran. Dès que vous les appelez, on vous demande de vous identifier à travers vos PV, option et session. Parce que c’est à partir de ça que nous, nous avons tout ce qu’il nous faut. Ils sont assis par deux, parce que quand l’un est au téléphone avec un requérant, l’autre, assis devant une machine, note et introduit les informations dans le système », a-t-il expliqué.

Jusque-là, ajoute notre interlocuteur, les agents n’ont pas rencontré un problème qu’ils n’ont pas réussi à résoudre. « Pour le moment, tout se passe bien. On n’a pas encore rencontré de situation à laquelle on n’a pas pu trouver de solution. Les cas qui prennent une journée de traitement avec nous, ce sont les cas d’échec de paiement des frais d’orientation. Il arrive que certains candidats, quand ils finissent de payer et qu’ils voient la confirmation de leur paiement, ils se limitent là-bas. Or, il y a un lien sur lequel il faut cliquer pour rediriger le candidat sur la plateforme pour continuer le processus. 

Quand l’intéressé se limite là, le temps que la société Orange a donné va expirer pendant que lui, il est en train de regarder son reçu de paiement. Automatiquement, ça va apparaître chez nous qu’il a payé mais lui, il n’arrive pas à avancer dans le processus. Quand il nous contacte, on traite et on le débloque. Mais ça peut prendre toute la journée. Parce que ce qu’on était censé faire automatiquement, on le fait maintenant manuellement. S’il vous arrive de payer deux fois les frais, on le saura et à la fin de l’opération, on vous restituera votre argent », a dit Issiaka Camara.

« Comme vous le constatez, il n’y a pas assez de monde ici aujourd’hui. Cela veut dire aussi que les gens comprennent le processus. Avec un simple coup de fil, on peut résoudre votre problème. Officiellement, les candidats admis cette année sont au nombre de 19.669 personnes. Mais nous, nous attendons à orienter plus de 20.000 bacheliers, vu qu’il y a certains des années précédentes qui n’étaient pas orientés. Compte tenu de l’évolution, nous sommes à peu près 85% de candidats orientés. Et d’ici le 22 octobre, nous serons à 100% », a assuré le responsable technique adjoint des orientations des bacheliers en ligne.

Mamadi Kanté, opérateur de GUPOL

Mamady Kanté, est opérateur au niveau du service GUPOL. Depuis le début des orientations, il dit avoir reçu plusieurs types de problèmes. « Les requêtes sont diverses : il y a certains qui ont des problèmes au niveau de leur nom ou prénoms, d’autres c’est au niveau de leur INE, d’autres c’est au niveau de l’orthographe de leur école d’origine ou centre, etc. Nous, notre rôle principal, c’est de les aider à avoir de bonnes informations sur les erreurs d’orthographe. Par exemple, quand vous n’introduisez pas correctement l’orthographe de votre nom ou celui de votre école, le système qui est mis en place considère que c’est une erreur. 

Donc, vous devez écrire conformément à ce qui est mentionné sur votre carte. Il y a également des gens qui se sont trompés sur leur numéro de téléphone. Quand ils appellent, on vérifie leurs informations à travers leur carte. Si on constate un problème, on leur suggère de rectifier l’erreur commise et la plupart sont satisfaits. Au cas où on n’arrive pas à satisfaire l’intéressé à partir du téléphone, on lui demande de venir à l’ISSEG pour se faire assister par une équipe technique », a indiqué cet assistant au centre d’appel.  

Oscar Gamy, frère d’un bachelier

Oscar Gamy est venu au niveau de ce centre pour accompagner son jeune frère, qui avait des difficultés au niveau de la plateforme Gupol. Il rentre satisfait. « Depuis le premier jour, nous avons tenté sur le site, ça n’a pas marché. On a pensé que c’était le réseau qui était trop chargé. Le deuxième jour, on a tenté encore et on a eu les mêmes difficultés. Lorsqu’on cherchait à entrer dans le processus, on nous disait qu’il y avait une erreur de prénoms. Après trois à quatre jours dans cette situation, on a appelé le service examen qui, à son tour, nous a orientés dans ce centre d’appui. 

Ce matin, je suis venu avec mon jeune frère ici. Quand nous sommes arrivés, l’équipe en place nous a bien accueillis. Nous sommes passés devant eux pour d’abord expliquer les problèmes auxquels nous nous sommes heurtés à la maison. Après, les agents qui sont là ont aussi tenté. Effectivement, au départ, il y a eu les mêmes soucis, mais on a fini par y arriver. Dieu merci, ça s’est bien passé. Le processus est simple et rapide. En 20 minutes, on a pu faire l’orientation », s’est-il réjoui.

Le processus d’orientation des bacheliers se poursuivra jusqu’au 22 octobre 2021, sur la plateforme Gupol. 

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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