Fodé Oussou sur le tournoi dédié à Alpha Condé à Pita : « il y avait tout là-bas sauf Pita »

22 avril 2019 à 0 12 03 04034

Le débat se poursuit autour du tournoi de « reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé », organisé récemment à Pita. Au lendemain de la finale, les acteurs politiques s’opposent sur le bilan de cette activité. Si le parti NFD dont le président (Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes) se félicite d’une mobilisation record et qui témoigne de l’adhésion des populations de Pita aux idéaux du président de la République, l’UFDG a une toute autre vision de la chose.

Le principal parti d’opposition du pays indique que les gens qui étaient au stade ne sont pas des habitants de Pita mais plutôt des gens transportés sur les lieux pour tromper le chef de l’Etat. C’est Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, qui l’a confié à Guineematin.com, dans la soirée de ce dimanche, 21 avril 2019.

« Le vrai bilan de ce tournoi va être fait. Et, le bilan là, c’est Alpha qui va tirer les conséquences de ce qui s’est passé à Pita. Parce que les gens qui étaient là-bas sont venus d’ailleurs. Il y a eu des élèves, des enseignants et d’autres citoyens qui ont été transportés là-bas par des camions. Il y avait tout là-bas sauf Pita. Ça veut dire qu’une partie de Conakry était là-bas. Ils ont ramassé les gens, ils les ont emmenés pour impressionner.

Je puis garantir qu’aucun maire n’a participé à la finale parce qu’on a donné des instructions fermes aux maires de ne pas s’associer à cette activité. Mais, comme il fallait justifier l’argent sorti, ils ont transporté des gens. Avec l’appui du ministre de l’Education Nationale, Mory Sangaré, les écoles ont été fermées, les élèves et les enseignants ont été transportés au stade. C’est triste ! »

Pour clore ce débat, l’opposant appelle à l’organisation des élections législatives pour savoir si Pita qui est un fief traditionnel de l’UFDG, votera pour un autre parti. « Ceux qui disent que Pita est avec eux, je leur dis que très bientôt, c’est ce que nous souhaitons en tout cas, il y aura les élections législatives. A l’issue de ce scrutin, on aura la réponse des citoyens de Pita. A ce moment, on saura si les gens qui étaient au stade sont des gens de Pita ou si c’est des gens qui sont transportés.

Si monsieur Alpha Condé pense que Mouctar Diallo peut l’aider à avoir un seul électeur à Pita, il se trompe. C’est pourquoi, je souhaite qu’on organise les élections législatives. Monsieur Alpha Condé lui-même va voir le nombre d’électeurs qu’il a à Pita », a dit le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou Fofana déplore des choses graves dans l’organisation de cet événement. Il s’insurge notamment contre la dénomination donné à l’événement par ses organisateurs. « Si Mouctar Diallo avait juste organisé un tournoi de football à Pita, j’aurais compris. Mais, un tournoi de football en signe de reconnaissance du Fouta au président de la République, reconnaissance par rapport à quoi ?

Est-ce que c’est reconnaissance par rapport aux gens qui sont tués ou bien c’est reconnaissance par rapport aux maisons qui sont cassées ? C’est vraiment pathétique ! Et, ça veut dire que la morale a quitté ce pays, la dignité a quitté ce pays », estime-t-il.

Le vice-président de l’UFDG regrette aussi le comportement du ministre Mouctar Diallo qui est président d’un parti politique et qui s’est habillé aux couleurs du RPG Arc-en-ciel le jour de la finale de ce tournoi de football. Il demande d’ailleurs au ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes de dissoudre son parti pour être conséquent avec lui-même. « Quand tu vois un leader d’un parti politique porter les T-Shirts d’un autre parti politique, je me dis que c’est insensé.

Si le président des NFD porte les T-Shirts du RPG Arc-en-ciel, la seule chose qui lui reste à faire, c’est de dissoudre purement et simplement les NFD dans le RPG Arc-en-ciel. Parce qu’il faut être logique, il faut être conséquent. Aujourd’hui, le parti NFD n’existe que de nom parce que les vices présidents des NFD sont au ministère, le président des NFD est devenu le premier militant du RPG Arc-en-ciel. Donc, il n’a qu’à dissoudre son parti », a demandé Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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CAN U17 : la Guinée domine le Maroc et file en demi-finales

21 avril 2019 à 16 04 58 04584

La Guinée s’est qualifiée pour les demi-finales de la CAN U17 qui se joue en Tanzanie. Le Syli cadet a validé son ticket après sa victoire (1-0) ce dimanche, 21 avril 2019 sur le Maroc, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mission accomplie pour la Guinée. Le Syli cadet a entamé cette rencontre avec une obligation d’avoir au moins un match nul pour se qualifier pour le dernier carré de la compétition. Conscients de l’enjeu du match, les poulains de Mohamed Maléah Camara ont mis les pieds sur le ballon dès l’entame de la rencontre.

La Guinée trouve rapidement le chemin des filets adverses par l’intermédiaire de Aboubacar Conté « Montella », servi par son Capitaine du jour, Algassime Bah. Mais, le but est refusé pour une position de hors-jeu signalée par le deuxième assistant.

La Guinée continue à pousser et se procure de plusieurs occasions qu’elle n’arrive pas à concrétiser. Les deux équipes vont à la pause avec ce score de nul et vierge.

Au retour des vestiaires, les moins de 17 ans guinéens maintiennent leur domination mais ils ne parviennent toujours pas à marquer le but tant attendu. C’est ainsi que Maléah Camara décide de lancer Momo Fandjé Touré, laissé aujourd’hui encore sur le banc.

Et, comme lors du précédent match, ce fut un coaching gagnant pour l’entraîneur du Syli cadet. Car, l’attaquant guinéen a réussi à inscrire le seul but de la rencontre à la 63ème minute, soit 4 minutes seulement après son entrée en jeu.

Dans l’autre match du groupe B, le Cameroun et le Sénégal ont fait un nul (0-0). Le Cameroun termine donc à la première place du groupe avec 7 points, devant la Guinée (6 points). La Guinée qui se qualifie ainsi pour la troisième fois aux demi-finales de la CAN des moins de 17 ans après 2015 et 2017. Le Syli cadet affrontera le Nigeria, leader du groupe A, le 24 avril prochain pour une place en finale.

Depuis Dar es-Salam (Tanzanie), Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Macka Baldé des NFD : « Pita a déjà dit son mot… l’UFDG est en perte de vitesse »

21 avril 2019 à 14 02 43 04434

Au lendemain de la finale du tournoi de football organisé à Pita dans le cadre du mois de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, Macka Baldé, Directeur général adjoint de l’Agence Nationale du volontariat Jeunesse,  a accordé un entretien à Guineematin.com, ce dimanche 21 avril 2019. Le vice-président du parti NFD, dont le président Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, est l’initiateur de cette activité, tire un bilan satisfaisant de l’événement.

Monsieur Baldé salue la qualité de la mobilisation qui témoigne, selon lui, que les populations de Pita adhèrent aux idéaux et aux actions du président de la République, Professeur Alpha Condé. Il en a profité pour répondre à l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, qui a dénoncé l’initiative de Mouctar Diallo. Un parti qu’il dit être en perte de vitesse.

Décryptage !

Guineematin.com : le mois de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, organisé à Pita, s’est achevé par la finale du tournoi de football qui a eu lieu hier, samedi 20 avril 2019. Vous avez l’un des acteurs majeurs de cette activité initiée par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes et président des NFD, Mouctar Diallo, quel bilan en tirez-vous ?

Macka Baldé : c’est une réelle satisfaction qui nous anime aujourd’hui suite ce que les populations de Pita nous ont prouvé hier, et durant tout le temps qu’ont duré ces activités, à travers la grandiose mobilisation en faveur des actions du président de la République, le professeur Alpha Condé. Vous n’êtes pas sans savoir que le terrain n’était pas facile pour nous.

On a été victime de diffamation, de calomnie, de pas mal de choses à travers des médias, à travers des meetings  même qui ont été organisés contre la réussite de notre événement. Mais, malgré tout ça, les populations du Fouta, en particulier ceux de Pita, ont montré leur adhésion à l’initiative et aux actions du président de la République.

Guineematin.com : qui a mené cette campagne de diffamation dont vous parlez ?

Macka Baldé : vous savez que l’UFDG nous a attaqués ouvertement. C’est notamment Fodé Oussou et d’autres membres du parti dont le député périmé de Pita, Diouldé Sow, et celui de Labé, Cellou Baldé. Mais, ce sont des députés périmés qui ne peuvent plus parler au nom de leurs collectivités, au nom de leurs préfectures parce que leur mandat a expiré.

Ils sont venus dire où est Pita, et Pita a répondu. Pita a répondu par l’adhésion des populations en faveur des actions du président de la République. Et, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a eu le courage et l’audace d’initier ce tournoi à une période aussi qui est très difficile.

Vous n’êtes pas sans savoir que des gens sont venus dire qu’on est venu pour le troisième mandat, par rapport à la modification de la Constitution. Ils ont pris aussi le déguerpissement de Kaporo-Rails et l’ont mis sur le dos du président de la République pour dire qu’il déteste le Fouta, qu’il a chassé les populations du Fouta et qu’il ne fallait pas accueillir ce tournoi. Mais, malgré toute cette campagne de diffamation et de calomnie, les populations de Pita ont répondu par le Oui.

Guineematin.com : selon vous, qu’est-ce qui a pesé en votre faveur, qu’est-ce qui a favorisé la mobilisation autour de ce tournoi ?

Macka Baldé : ce qui a pesé, c’est la clairvoyance, c’est la vision, c’est la stratégie, c’est les réalisations, les acquis. En effet, les populations n’ont plus besoin des paroles des politiques qui sont en quête du pouvoir, surtout que ce sont des gens qui ont géré pendant un moment ce pays, dont on connait le résultat.

Les gens ont vu que celui qui est là, malgré toutes les manifestations enregistrées depuis 2010, a réussi quand même à poser des actes concrets. Vous n’êtes pas sans savoir que les manifestations récurrentes découragent les investisseurs à aller dans un pays. Mais, malgré cela, malgré Ebola, le président Alpha Condé a réussi à poser des actes.

Il y a quelques années, lorsque certaines personnalités venaient en Guinée, les gens partaient dormir à Dakar ou Abidjan parce qu’il n’y avait pas d’hôtels dignes de ce nom. Mais aujourd’hui, grâce au président de la République, nous avons pas mal de grands hôtels à Conakry. Au Fouta aussi, le président est en train de réaliser plusieurs œuvres, notamment le bitumage des différentes routes de Pita ; il y a la fibre optique aussi qui est en phase d’être installée un peu partout à Pita, les travaux sont en cours.

Au niveau des collectivités locales, le président a donné 1 milliard et quelques à toutes les sous-préfectures. Quand vous prenez par exemple Timbi Madina qui a reçu pour la première fois 1 milliard 900 millions de francs dans le cadre du développement local, tout ça ce sont des actions qu’il faut saluer. Et quand nous avons été accueillis à Timbi Madina, Maci, Bantighel, Ley Miro, les maires même issus de l’UFDG, ont salué et encouragé les actions que le président est en train de mener sur le terrain.

Donc, les populations sont en train de comprendre que refuser le chef n’est pas en leur faveur, mais il faut plutôt adhérer aux idéaux du président, exprimer leur volonté, leurs besoins pour le président puisse les satisfaire.

Guineematin.com : il y en a quand même qui pensent que cette mobilisation qu’on a constatée à Pita est juste circonstancielle, et qu’elle ne va pas se traduire notamment dans les urnes.

Macka Baldé : si c’était circonstanciel, les gens allaient se mobiliser juste au début. Mais on a constaté que du 06 jusqu’au 20 avril, la mobilisation n’a pas baissé. Il y a eu même des sous-préfectures qui nous ont accueillis alors qu’on n’était pas annoncé. C’est-à-dire, à travers notre cortège, s’ils savent qu’on va dans une localité, ils forment des fils de façon spontanée pour nous attendre.

Il y a quelques années seulement, ce n’était pas du tout simple d’organiser un meeting en faveur du pouvoir au Fouta. Mais aujourd’hui, comme ce parti est en perte de vitesse, ils ont fait toute la campagne de manipulation qu’il y a eu lieu pour boycotter nos activités mais ça n’a pas fonctionné.

Guineematin.com : vous pensez donc que l’UFDG a perdu Pita ?

Macka Baldé : les populations de Pita ont montré qu’elles sont avec le ministre Mouctar Diallo, qu’elles sont avec le président Alpha Condé, et qu’elles sont avec les cadres qui ont accompagné cette initiative. Pita a déjà dit son mot. Ce qu’il faut surtout saluer, c’est que depuis qu’on a commencé ce tournoi, nous n’avons pas vu de banderoles où on insulte le président de la République, où on parle de sabotage, il n’y en a pas eu. Partout, ce qu’on a vu, c’est des banderoles où on parle de paix, d’unité nationale, de cohésion sociale, où on remercie le président de la République pour ses actions.

Cela veut dire simplement que les gens sont en train de prendre conscience surtout à Pita, qui est quand même le poumon de la contestation en Guinée. Quand on parle de l’Axe Hamdallaye-Bambéto-Kagbelen, la plupart ce sont des gens de Pita. Si aujourd’hui, tous ces gens se mobilisent en faveur du président Alpha Condé, je pense que ce sont les mentalités qui sont en train de changer.

Après avoir contesté contre le pouvoir de Lansana Conté, contre la junte militaire et contre le président Alpha Condé lui-même, ils ont compris que la solution se trouve dans les mains du président. Et donc, ils sont en train de rectifier le tir.

Entretien réalisé par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Kindia : les fidèles musulmans de Sambaya dotés d’une nouvelle mosquée

21 avril 2019 à 9 09 19 04194

La nouvelle mosquée de près de 1500 places, offerte à la population du secteur Souaréya, au quartier Sambaya, dans la commune urbaine de Kindia, a été inaugurée le vendredi dernier, 19 avril 2019. La cérémonie a regroupé les autorités administratives, religieuses et communales, ainsi que des personnalités venues de tous les horizons, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Une forte délégation, conduite par le conseiller juridique du secrétariat général des Affaires Religieuses, a été reçue dans le cadre de l’inauguration de cette maison de Dieu. La cérémonie a connu une forte mobilisation des fidèles musulmans venus de divers horizons.

C’est Mohamed Sacko, membre du conseil de quartier de Sambaya et porte-parole des sages, qui a souhaité la bienvenue aux illustres invités. « Votre présence à cette cérémonie est le témoignage éloquent de votre attachement au rayonnement de l’islam. Cette maison de Dieu, que vous avez l’honneur d’inaugurer en ce jour de vendredi saint, a été financée par un ressortissant Saoudien et dont les travaux de construction ont été entièrement effectués par des ouvriers guinéens.

En effet, il convient de signaler qu’Elhadj Sadou Diallo a fait presque toutes ses études coraniques en Arabie Saoudite. C’est grâce à son bon comportement, assorti d’excellents rapports qu’il a tissés avec les donateurs, que cette mosquée a vu le jour. Il est à rappeler qu’à ce jour, l’islam a de grandes dimensions dans le monde et plus particulièrement en Guinée. Le quartier Sambaya s’inscrit dans la même dynamique au regard du nombre de mosquées construites dans la localité », a laissé entendre monsieur Sacko.

Cette nouvelle mosquée, bâtie sur une superficie de 1 800 mètres carrés, possède une bibliothèque, un magasin, des latrines, un forage et un bâtiment servant de logement à l’imam. Son obtention a été rendue possible grâce à l’imam Elhadj Sadou Diallo. « Sa capacité d’accueil est à peu près à 1500 fidèles.

Notre ambition, c’est de pouvoir regrouper les fidèles musulmans pour les enseigner afin qu’ils puissent connaître leur religion parfaitement ; enseigner les enfants, les femmes et les parents, pour qu’ils puissent suivre la voie du prophète Mahomet. C’est pourquoi nous avons fait une année sans inaugurer cette mosquée pour pouvoir instaurer des cours islamiques, Arabe, Théologie, pour attirer les fidèles vers la mosquée », a-t-il précisé.

Pour sa part, Elhadj Ibrahima Ousmane Bah, conseiller juridique du secrétaire général des affaires religieuses, a émis le souhait que cette mosquée serve à renforcer la foi religieuse et la fraternité des fidèles musulmans. « Le motif de notre présence ici, c’est l’inauguration de cette autre mosquée de Dieu qui a été construite par l’intermédiaire de notre frère, Elhadj Sadou Diallo. Nous remercions Dieu de nous donner cette autre chance.

Et, nous pensons que cette perle sera bien utilisée pour essayer non seulement d’adorer Allah et de raffermir les liens de fraternité entre tous les fidèles musulmans de Guinée. Cette ambiance religieuse que nous avons vue, c’est ce qu’il faut toujours chercher à renforcer à travers cette mosquée. Car, nous savons que les mosquées sont construites pour Dieu. Et Dieu nous appelle à nous unir, non seulement dans l’adoration, mais aussi dans notre vie quotidienne », a-t-il rappelé.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

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Le PADES met en garde : « ceux qui soutiennent le 3ème mandat seront tous jugés »

20 avril 2019 à 19 07 41 04414

La lancinante question de la révision de la Constitution pour permettre à Alpha Condé de se maintenir au pouvoir delà de 2020 polarise toutes les attentions dans les états major des partis politiques. Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), a réaffirmé son opposition à cette velléité entretenue par la mouvance présidentielle. C’était à l’occasion de son assemblée générale de ce samedi 20 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’occasion de cette rencontre politique, les responsables du PADES ont une novelle fois dénoncé la campagne en cour en faveur d’une modification de la Constitution guinéenne. Pour Mohamed Kaba, coordinateur chargé des affaires administratives du parti, « quelque soit les formes utilisées ou qu’ils vont nous présenter, que ce soit la modification de la Constitution, qui est d’ailleurs barricadée par certains points par rapport à l’article 27, nous disons non au troisième mandat.

Qu’il s’agisse d’élaborer une nouvelle Constitution, nous disons non au troisième mandat. Qu’il s’agisse par superflu de glisser le mandat comme on l’a fait avec les députés, nous disons non au troisième mandat. Il faut qu’on soit sérieux dans ce pays. Il faut qu’on fasse attention. On ne peut pas sacrifier l’avenir de tout un peuple pour la volonté d’une seule personne. Quelque soit la volonté de cette personne, la vie de 12 ou 13 millions de guinéens que les desiderata d’une seule personne…

Les hommes passent, la nation demeure. Vous avez vue la sortie du Chef de l’Etat qui est allé jusqu’à demander à ce que ses militants soient prêts à l’affrontement pour lui garantir un troisième mandat. C’est extrêmement grave dans un pays où le tissu social est très fragilisé », a regretté Mohamed Kaba.

Par ailleurs, le coordinateur chargé des affaires administratives du PADES a dénoncé l’utilisation des fonds publics pour promouvoir le 3ème mandat. « Vous avez vu, malgré la situation économique difficile, on est en train d’utiliser l’argent public partout dans le pays pour faire la promotion d’un 3ème mandat. Dans une situation difficile, les services sociaux ne sont pas garantis aujourd’hui, nous n’avons pas d’eau, des femmes font des kilomètres pour trouver de l’eau.

Nous n’avons pas de routes. On trouve des occasions pour utiliser nos fonds pour faire la promotion d’un troisième mandat. Qu’est-ce qui est difficile ? On viole la loi. La Loi dit qu’il n’y pas de troisième mandat. Ceux qui se lèvent pour dire qu’il n’y a pas de troisième mandat sont arrêtés et emprisonnés et on laisse ceux qui soutiennent le troisième mandat faire leur promotion. Qui doit être arrêté ? Qui doit aller en prison ? C’est ceux qui violent la Loi. C’est ceux qui font la promotion du troisième mandat actuellement ».

Pour sa part, Ibrahima Camara, un des coordinateurs du PADES, a tiré à boulets rouges sur le président Alpha Condé qui n’a jamais réalisé ses promesses. « Alpha Condé a fait quoi ? Nous avons élu Alpha Condé pour un programme économique. Il a dit qu’il va faire le bonheur de la Guinée. Il a fait des promesses partout. Il a promis des marchés, il a promis l’électricité, il a promis des programmes qu’il n’a jamais respectés. Alpha Condé prend les guinéens pour des moutons, il fait ce qu’il veut.

C’est le seul président dans le monde qui s’arrête devant les médias étrangers pour critiquer le peuple de Guinée. Alpha Condé n’a aucun respect pour le peuple de Guinée. C’est pourquoi, j’ai pitié pour les cadres qui le suivent, parce qu’ils seront jugés ici en Guinée. On les amènera en justice comme au Burkina. Au Burkina, ceux qui ont cultivé le troisième mandat ont été jugés. En République de Guinée, nous les connaissons tous, nous allons les juger tous insha Allah », promet-il.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 666 91 92 25 / 622 91 92 25

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L’UFR sur le fichier électoral : « c’est le plus mauvais jamais fait dans un pays d’Afrique »

20 avril 2019 à 18 06 58 04584

L’assainissement du fichier électoral et la question de la révision de la Constitution pour permettre à Alpha Condé de se maintenir au pouvoir ont été les points débattus ce samedi, 20 avril 2019, au siège de l’Union des Forces Républicaines (UFR). La rencontre a été présidée par Elhadj Ibrahima Bangoura, vice-président du parti, entouré des membres du bureau politique national, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Evoquant l’état du fichier électoral, le responsable de la communication de l’UFR, Ahmed Tidiane Sylla, dira que c’est le plus mauvais fichier électoral de tous les temps. « Il faut obligatoirement une révision sérieuse du fichier électoral. Le fichier que nous avons aujourd’hui, on ne peut pas aller aux élections avec un tel fichier. C’est un fichier qui est corrompu. C’est le plus mauvais fichier électoral jamais fait dans un pays d’Afrique. C’est le seul fichier où la moitié des électeurs sont des fictifs.

Vous avez 1 million 574 mille 388 électeurs qui n’ont pas d’empreinte digitale. Vous avez 522 électeurs qui sont sans père, 550 électeurs sans mères, 1 085 électeurs sans dates de naissance, 1 514 842 électeurs, sans information de leurs profession… Donc, on ne peut pas aller aux élections avec un tel fichier. Si nous voulons aller à des élections sérieuses, si nous voulons que les guinéens choisissent des élus qui les représentent, il faut que le fichier soit sérieusement revu », a indiqué Tidiane Sylla.

Par ailleurs, le responsable de la communication de l’UFR a laissé entendre que le gouvernement actuel a perdu toute crédibilité. « Après 9 ans de gestion catastrophique, après 9 ans d’échec, les guinéens ont compris qu’Alpha Condé ne peut pas. Ils savent qu’ils n’ont jamais gagné une élection dans ce pays. Ils n’ont aucun militant. Si le RPG avait des militants, les gens de Kaloum, de Coyah, de Tanènè, de Boffa, de Boké, n’allaient pas sortir pour dire non au 3ème mandat.

Face à ces contestations, ils ont compris que le peuple n’est pas avec eux. La seule chose sur laquelle ils comptent aujourd’hui, c’est le fichier électoral, parce qu’ils savent quel qu’en soit la détermination du peuple, c’est ce fichier là qui va aux élections…C’est à partir des bureaux de vote fictifs qu’ils volent les élections, parce qu’ils n’ont pas d’électeurs », a-t-il lancé.

Abondant dans le même sens, Fodé Baldé, membre de la cellule de communication de l’UFR, a dénoncé le mauvais bilan d’Alpha Condé qui ne peut militer en sa faveur. « La gouvernance d’Alpha Condé, depuis sa venue au pouvoir, s’exprime par les résultats suivants : En 2018, la Guinée fut le premier pays fournisseur de migrants, 13 068 migrants ont été fournis par le peuple de Guinée à l’étranger. Dans la même année, la Guinée vient juste derrière l’Afghanistan parmi les pays demandeurs d’asile en France : 8 433 guinéens sont demandeurs d’asile sur le territoire français.

Trois milliards de dollars américains ont été utilisés en vain pour l’électricité. Et le gouvernement n’a pas honte de nous dire que la Guinée a une couverture électrique de 18%…Donc, cela veut dire que l’objectif du 3ème mandat ne se tiendra pas, parce que tout simplement le bilan d’Alpha Condé est catastrophique, zéro, médiocre », a-t-il martelé, sous un tonnerre d’applaudissement des militants.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Aboubacar Soumah sur le recensement des enseignants : « ils sont en train de saboter pour voiler les fictifs »

20 avril 2019 à 18 06 31 04314

L’assainissement du fichier des enseignants et la prochaine fête internationale du travail, qui sera célébrée le 1er mai, ont dominé les débats à l’occasion de l’assemblée générale du SLECG (Syndicat libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) de ce samedi 20 avril 2019. Aboubacar Soumah a mis l’occasion à profit pour informer les syndiqués de la suite du recensement et des dispositions à prendre pour que la fête du travail soit belle, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, est revenu sur l’assainissement du fichier des enseignants. « Dans le cadre de l’application du protocole d’accord concernant nos 8 millions de FG, on est en train de poursuivre l’assainissement. Mais, comme l’administration scolaire est en train de prendre toutes les dispositions pour essayer de voiler les fictifs, nous allons voir. Parce que, à notre calcul, si on nous permettait de découvrir tous les fictifs, on serait parti au-delà des 8 millions.

Mais, comme ils sont en train de saboter pour essayer de voiler ces fictifs, parce qu’ils vivent de ça, c’est un réseau très fort une mafia puissante qui est entrain de se servir à travers les fictifs là. Si toute fois, suite à l’assainissement, on n’arrive pas à être satisfait et dans un délai de rigueur, nous allons déclencher la grève et cette fois-ci, elle ne s’arrêtera que lorsqu’on aura obtenu nos revendications », a martelé Aboubacar Soumah.

En outre, Aboubacar Soumah s’est penché sur l’organisation prochaine de la fête des travailleurs. Selon lui, elle sera une occasion pour eux de se mobiliser afin de prouver au monde qu’ils sont prêts à se battre ensemble pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. « L’année passée, on n’était pas invités. Mais, par la force de notre mobilisation, on s’est fait inviter et on s’est imposé. Cette année, c’est nous qui organisons mais sur fond de crise. Cette fois-ci, la CNTG et l’USTG de Mamou sont entrain de préparer ces festivités ensemble.

Mais, le ministre du travail, qui a rencontré toutes les centrales, souhaite que toutes les centrales soient ensemble pour la célébration de cette fête. Ce que nous autre centrale avons accepté. L’USTG, plus les 11 autres centrales, nous avons mis en place une dynamique qu’on a dénommée Mouvement Syndical Guinéen. Nous avons envoyé une délégation vers la CNTG pour que soyons ensemble dans cette dynamique. Ils avaient dit qu’ils allaient nous revenir mais jusqu’à nos jours, ils ne sont pas revenus nous voir pour nous donner leur position par rapport au mouvement syndical que nous avons mis en place.

Donc, nous ne sommes pas certains que nous serons ensemble lors de la fête du 1er mai. On vous a invités pour vous rendre responsables, pour qu’au niveau de toutes les écoles, il y ait une grande mobilisation, pour qu’on prouve que nous sommes des travailleurs dignes de ce pays. Nous invitons tout le monde, à travers notre mobilisation, qu’on sache que nous sommes déterminés et que nous ne sommes pas prêts à reculer. Nous nous battrons toujours dans le cadre de l’amélioration de nos conditions de vie et de travail », a-t-il laissé entendre.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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L’UFDG ne décolère pas : « Mouctar est rentré dans l’histoire par la petite porte »

20 avril 2019 à 17 05 45 04454

C’est sur fond de deuil que le principal parti de l’opposition guinéenne, l’UFDG, a tenu ce samedi, 20 avril 2019, son assemblée générale hebdomadaire. Les débats ont essentiellement tourné autour du tournoi de football organisé à Pita par le ministre de la Jeunesse, Mouctar Diallo, et la question de la nouvelle Constitution que le pouvoir s’apprête à soumettre aux guinéens pour prolonger le mandat d’Alpha Condé à la tête de notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est par l’observation d’une minute de silence pour le repos de l’âme d’Elhadj Telly Bah, décédé ce samedi à Dakar, que Dr Fodé Oussou Fofana a entamé son discours. Selon lui, le défunt est le propriétaire du domaine où se trouve construit le siège de l’UFDG, à Commandayah.

En ce qui concerne le tournoi de football qui vise à reconnaitre les actions réalisées par Alpha Condé pour le Fouta, le vice-président de l’UFDG a demandé aux militants de clore le débat. Selon Dr Fodé Oussou, cette activité, conduite par Mouctar Diallo, n’est pas une préoccupation de son parti.

D’ailleurs, il a donné raison au ministre conseiller à la présidence, Elhadj Bah Ousmane, qui a justifié son absence du tournoi par des raisons de dignité. « Monsieur Bah Ousmane n’est pas de notre parti, il est de l’UPR, mais originaire de Pita. Quand on lui a parlé du tournoi, il a dit : non ! Je ne peux pas parce qu’il y a un problème de dignité. Le problème entre monsieur Alpha Condé et Pita, ce n’est pas un problème de ballon ; mais, un problème de justice. 103 jeunes ont été tués à balles réelles et parmi eux, 82 sont de Pita.

Comment voulez-vous que monsieur Bah Ousmane, qui a de la dignité, qui sait que des gens de Gongoré ont été tués et qu’il n’y a pas eu de justice, comment voulez-vous que cet homme accepte d’aller devant les gens de Gongoré pour dire, sortez et applaudissez pour celui qui a tué vos enfants ? C’est ce que Mouctar a fait. C’est terminé, Mouctar est rentré dans l’histoire de la Guinée par la petite porte et il n’en sortira jamais », soutient Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour prouver que Pita reste toujours sous le contrôle de son parti, Dr Fodé Oussou Fofana rappelle que le Président Alpha Condé avait déjà investi plusieurs milliards de francs guinéens dans son fameux projet de Manden Djallon. Mais, un projet qui avait échoué à l’époque parce que, dit-il, l’UFDG a remporté toutes élections dans la préfecture par après.

Quant au projet de changement de la Constitution, second sujet à l’ordre du jour, le président du groupe parlementaire Libéral Démocrate demande aux militants de son parti de se mettre en rapport avec le Front National pour la Défense de la Constitution et d’éviter d’aller en solo. « Cette affaire de nouvelle constitution n’est pas une affaire de l’UFDG ou de l’opposition républicaine.

C’est problème du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Si vous devez faire des T-shirts, il faut que tout le monde se mette à la disposition du Front. Il ne s’agit pas de mettre des T-shirts et écrire derrière l’UFDG est contre le 3ème mandat », a-t-il conseillé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Pita : la ville prend progressivement les couleurs du RPG Arc-en-ciel

20 avril 2019 à 16 04 59 04594

Depuis quelques heures, la ville de Pita est prise en otage par les propagandistes du RPG Arc-en-ciel qui paradent dans les principaux artères de la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

A quelques heures du coup d’envoi de la grande finale du tournoi de football organisé par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, en guise de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, la ville de Pita est déjà envahie par une marrée zone.

Des motards bardés de l’effigie du père fondateur du RPG Arc-en-ciel paradent dans commune urbaine où ils font des exhibitions sur la Nationale Pita-Labé.

A l’allure où vont les choses, les organisateurs n’auront aucune difficulté à remplir le stade préfectoral. Le public vient de toutes les préfectures, de la région et de Conakry. Comme pour dire que c’est tout le Fouta ou presque qui se mobilise pour apporter un témoignage de reconnaissance au président Alpha Condé. Pas moins de 15 bus sont attendus de Labé.

Sur place, on note déjà la présence des ministres Mouctar Diallo, Mory Sangaré, Moustapha Mamy Diaby, Boubacar Barry et Mme Assiatou Bah (ancienne de l’environnement).

C’est aux environs de 14 heures que le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lemy DIALLO est arrivé à la résidence du préfet de Pita, Khalidou Keïta, en compagnie des préfets Mory Diallo de Mamou et Alpha Boubacar Kaala de Dalaba.

Comme annoncé hier vendredi, 19 avril 2019 par le député uninominal de Pita, Honorable Mamadou Diouldé Sow, tous les inspecteurs régionaux et directeurs préfectoraux de l’éducation de Mamou et Labé sont déjà arrivés avec plusieurs proches collaborateurs.

Un carnaval est prévu de la maison des jeunes au Stade préfectoral de Pita.

De Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Les femmes du RPG se font entendre : « nous disons oui à la nouvelle Constitution »

20 avril 2019 à 16 04 44 04444

Les femmes du RPG Arc-en-ciel se montrent favorables à une nouvelle Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième. Elles l’ont exprimé à l’occasion d’une cérémonie de reconnaissance au chef de l’Etat, organisée ce samedi, 20 avril 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel. La rencontre a connu la présence de la première dame de la République, Djènè Kaba Condé, du président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, et de plusieurs membres du gouvernement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En lieu et place de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel, c’est une cérémonie de reconnaissance à l’endroit du président Alpha Condé qui a eu lieu au siège du RPG Arc-en-ciel, ce samedi 20 avril 2019. Dans son discours, Hadja Mame Keïta, présidente du bureau national des femmes du RPG Arc-en-ciel, a annoncé que les femmes du parti au pouvoir sont favorables à l’adoption d’une nouvelle Constitution.

« Excellence monsieur le président, nous les femmes, nous étions avec vous hier, nous sommes avec vous aujourd’hui et nous serons avec vous s’il plait à Dieu demain. Vous vous êtes engagé pour la Guinée. Guinéens et nous, affirmons sans ambages que votre bilan est un bilan positif et de réussite.

C’est pourquoi, nous disons oui à la nouvelle Constitution, oui au référendum. Vous pouvez compter sur nous en tout lieu et en toute circonstance. Pour ce faire, nous invitons toutes les femmes au travail, dans la paix, dans l’unité nationale, dans la solidarité, la cohésion et le rassemblement comme ça a toujours été au sein de notre grand parti le RPG arc-en-ciel ».

Au nom de la direction nationale du parti et au nom du président de la République, l’honorable Saloum Cissé, secrétaire général du RPG Arc-en-ciel, a remercié les femmes pour l’organisation de cette grandiose manifestation. « Cette manifestation est un témoignage éloquent pour dire à nos détracteurs que le RPG se porte très bien et que les défis majeurs que le président a eu à mener ou qu’il est en train de mener, ces défis-là étaient des plaies inguérissables dans le temps. Aujourd’hui, quand nous prenons les routes, les infrastructures, l’énergie, tous ces secteurs-là sont abordés en même temps et avec la même abnégation », s’est-il félicité.

Le vice-président de l’Assemblée nationale a, ensuite, invité les militants du parti au pouvoir à ne pas écouter les discours des opposants au troisième mandat. « Ne vous laissez pas distraire parce que tous ceux qui sont en train de parler, nous connaissons leur passé. Nous connaissons qui ils sont, d’où ils viennent et où ils veulent nous envoyer. Soyons sereins pour que l’objectif qu’on s’est assigné pour tirer la Guinée de l’ornière soit une réalité. Soyez rassurés que le programme que le président de la République s’est fait, il ne sera pas distrait.

Il doit continuer son élan d’envol économique, il va continuer à faire de la Guinée un havre de paix, d’union et de solidarité. Il va continuer à unir les guinéens parce que très souvent quand nous écoutons certains, ils veulent mettre dans leurs stratégies l’ethnisation de la Guinée. Or, la Guinée est une famille. Cette famille, elle ne sera jamais divisée et c’est ensemble que nous devons réussir, c’est ensemble que nous devons bâtir la Guinée, c’est ensemble que nous allons prouver au monde entier que la Guinée est indivisible. Ce qui unit la Guinée est plus fort que ce qui la divise.

Nous allons continuer à prouver aux autres que cette Guinée était une vieille femme assise sur de l’or et en train de quémander. Et aujourd’hui, cette richesse est en train d’être valorisée dans tous les domaines. Alors, ne nous laissons pas distraire à travers des discours qui ne sont pas du tout appréciables pour des hommes politiques. Soyez rassurées que la direction nationale ne sera en reste pour vous accompagner les femmes », a promis l’honorable Saloum Cissé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Condamnation de Paul Moussa : le Balai Citoyen salue le « le fonctionnement exceptionnel » de la justice

20 avril 2019 à 14 02 20 04204

SOCIETE CIVILE GUINEENNE

Cellule Balai Citoyen (CBC)-Guinée
      Siège social :
Guinée-Conakry/Coleah-Lansebougni

E-mail : cellulebalaicitoyen@gmail.com Tel : (+224) 628 64 58 80/669 47 16 54

COMMUNIQUE DE PRESSE 020/SA/2019

La Cellule Balai Citoyen salue le verdict prononcé dans le cadre du jugement de Monsieur Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’office guinéen de la publicité, et se réjouit du plein fonctionnement exceptionnel de l’appareil judiciaire. Nous espérons que cette condamnation ne s’avérera pas n’être qu’un sursaut isolé et sera suivie par l’interpellation prochaine de l’ensemble des autres bandits à col blanc qui encrassent les rouages de notre nation à tous les niveaux.

Monsieur Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’office guinéen de la publicité (OGP), ainsi que son comptable, Monsieur Inza Bayo, ont été condamnés le lundi 15 avril à cinq ans d’emprisonnement ferme. Ces deux commis de l’Etat étaient poursuivis pour des malversations financières portant sur un montant de plus de 39 milliards de GNF !

Le tribunal de première instance de Kaloum a déclaré Monsieur Diawara coupable de détournement de deniers publics et Monsieur Bayo de complicité. La justice a en outre ordonné la confiscation de leurs biens et les a condamné à payer une amende de 50 millions GNF et à 9 milliards GNF à titre de dommages et intérêts. Le Président du tribunal de Kaloum a décerné un mandat de dépôt immédiat contre les deux coupables.

La Cellule Balai Citoyen ne peut qu’applaudir cette décision qui matérialise de façon concrète la résolution du gouvernement à enrayer la mal gouvernance qui prolifère de façon endémique et maintien notre pays en arrière. Pour la Cellule Balai Citoyen, cette condamnation n’est en rien une fin en elle-même. Il est vital que la plus grande des rigueures devienne systématiquement la norme en la matière.

Si la condamnation de Monsieur Diawara est sans conteste à appréhender comme une victoire en matière de la lutte contre la corruption, ne perdons pas de vue que la bataille sera encore longue. La justice guinéenne demeure encore et toujours à deux vitesse. Sans parler de l’impunité générale qui caractérise le contexte guinéen, trop nombreux ont été les cas de condamnations excessivement clémentes à l’encontre de commis de l’État pourtant inculpés de fraudes en tous genres.

Nous nous permettons de faire remarquer que c’est dans le cadre d’une mission de vérification administrative et financière d’une série d’établissements publics et parapublics que les activités illicites de Monsieur Diawara furent dévoilées. En février dernier, le Premier Ministre avait écrit au Vérificateur Général pour lui demander d’étendre ces audits auprès d’un second lot de sept nouveaux établissements.

Malheureusement, des pressions internes d’ordre politique eurent raison de cette initiative qui visait cette fois la Direction Générale des Douanes (DGD), la Direction Nationale des Impôts (DNI), l’Agence Nationale des Infrastructures Minières (ANAIM), la Société Navale Guinéenne (SNG), le Patrimoine Bâti Public (PBP), la Société Guinéenne des Pétroles (SGP) et le Fonds National de Sauvegarde de l’Environnement.

Nous encourageons le Premier Ministre à poursuivre cette démarche et l’invitons à redoubler d’efforts afin de faire face à ces obstacles qui étaient prévisibles. Ces jeux d’influence et pressions qui entravent cette initiative indispensable de lutte contre la corruption doivent absolument être dénoncés et combattus.

Il est inacceptable que ces audits ne se limitent qu’à une portion des régies financières. Cet état de fait nous laisse le goût amer d’une justice sélective. Nous demandons donc au Président de la République de prendre toutes les dispositions en son pouvoir pour que le Premier Ministre puisse librement poursuivre ce travail.

La Cellule Balai Citoyen continuera à informer et mobiliser la population pour la lutte contre toutes formes de mal gouvernance afin d’assurer que l’intérêt du peuple et la Loi prévalent.

 

                                                                                           Conakry, le 20 avril 2019

                                                                                        Secrétariat Administratif

                                                                                             Aboubacar Diakité

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Déguerpissement à Kaporo-Rails : le collectif des victimes dément le CROSCC et met en garde !

20 avril 2019 à 12 12 46 04464

Les victimes du déguerpissement effectué récemment par le gouvernement guinéen à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, dans la commune de Ratoma, viennent de réagir à la démarche du CROSCC visant, dit-on, à les soutenir. En effet, le Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry a adressé récemment un mémorandum relatif à ce déguerpissement au ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté.

Le Collectif des déguerpis désapprouve la démarche de cette organisation de la société civile, dément ses chiffres et met en garde contre une récupération de leur situation pour d’autres fins. Les victimes se sont exprimées sur la question à travers une déclaration lue devant les médias, ce samedi 20 avril 2019.

Guineematin.com vous livre ci-dessous l’intégralité de la déclaration du collectif des déguerpis.

Collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse 2019

Déclaration

Le collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse a appris le dépôt d’un mémorandum au ministère de l’unité nationale par des acteurs de la société civile. Le document concerne les problèmes des domaines réservés en Guinée avec accent sur les cas de Kaporo-Rails et Kipé 2.

Le collectif a bien reçu une lettre le 8 avril 2019 l’invitant à participer à la cérémonie de remise dudit document prévue pour le jeudi 11 avril au ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté. Après consultation, le bureau a décidé de ne pas s’associer à cette démarche dont il ignore les tenants et les aboutissants.

Par voie de presse, le soir même de la rencontre nous avons appris que des soi-disant membres de notre structure ont été présentés dans la salle. Nous dénonçons cette manière de faire.  

Plus grave, à la page 5 du document, il est dit dans la méthodologie de travail qu’une équipe (d’enquêteurs) a été déployée auprès des déguerpis. Nous insistons sur le fait que les victimes n’ont été associées ni de près ni de loin à ce travail.

En outre, les chiffres fournis ne sont plus d’actualité. Bref, ils sont caducs, ce qui démontre que les rédacteurs du mémorandum n’ont pas travaillé avec les personnes concernées.

Par ailleurs, dans les recommandations,  le Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry, soutenu par le Conseil National des Organisation de la Société Civile Guinéenne, exhorte le gouvernement à trouver de la nourriture et des centres d’accueil aux victimes avant le ramadan.

Nous voulons rappeler ici que nous ne voulons ni de centres d’accueil encore moins de nourritures venant d’un gouvernement qui a bafoué notre dignité tout simplement parce qu’il se sent fort.  Nous exigeons l’application des textes de lois de notre pays, c’est-à-dire le rétablissement des victimes dans leurs droits.

Au ministre de l’unité nationale qui s’engage à accompagner les victimes pour la procédure judicaire, nous lui demandons auprès de quelle juridiction du moment que l’Etat a coché les bâtiments le 22 février 2019 avant même la délibération du tribunal de Dixinn le 1er mars. Pire, la casse de Kipé 2 a eu lieu alors que les occupants avaient déjà interjeté appel de ce jugement. Certaines maisons ont été cochées à 10h et la casse a commencé à 10h30 en présence de plusieurs médias.

A la société civile et à l’ensemble des autres acteurs, nous rappelons que nous sommes ouverts à toute bonne collaboration mais nous mettons en garde tous ceux et toutes celles qui veulent se servir des victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse pour  réaliser leurs affaires.

Nos maisons ont certes été détruites par la machine de la haine, mais nos cœurs et nos esprits restent encore intacts et nous mènerons le combat jusqu’à ce que nous soyons rétablis dans nos droits! Je vous remercie !

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Rénovée à plus de 3 milliards GNF par Oyé Guilavogui, la mosquée centrale de Faranah inaugurée

20 avril 2019 à 12 12 06 04064

La mosquée centrale de Faranah a été inaugurée hier vendredi, 19 avril 2019, par le donateur en personne, Oyé Guilavogui, ministre d’État, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts. On notait la présence d’une forte délégation composée du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, du Secrétaire Général aux affaires religieuses, de la maire de commune de Kaloum et des autorités administratives et religieuses de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De nombreux fidèles musulmans de Faranah ont pris part à l’inauguration de cette mosquée, reconstruite grâce à l’implication d’Oyé Guilavogui. Elle est bâtie sur une superficie de 900 mètres carrés, avec une capacité d’accueil de 2500 fidèles, financée à hauteur de 3 milliards 500 millions de francs guinéens.

Selon Oyé Guilavogui, « la mosquée a été reconstruite depuis le soubassement jusque maintenant grâce à la bénédiction de l’association des jeunes de Faranah qu’on appel SYNADEF. C’est par leur canal que j’ai eu le courage de venir m’investir à Faranah. Faranah, c’est ma belle famille, je suis un des fils d’ici… Je suis très heureux aujourd’hui, la mosquée de Faranah ne fait qu’allonger la liste. Il y a bien d’autres qui ont été inaugurés il y a des années, on ne connaît pas le nombre…

Je suis très heureux avec cette mobilisation massive, la qualité de l’organisation. Il est très difficile d’inaugurer une telle infrastructure sans qu’il y ait des morts ou des blessés. Aujourd’hui, personne ne se plaint, tout le monde se déplace tranquillement et tout le monde s’est acquitté de son devoir religieux. Je leur demande de prendre soin de cette infrastructure qui a coûté très chère ».

Même son de cloche chez Alpha Ibrahima Keira, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. « C’est des sentiments de réconfort et de fierté qui m’animent, mais aussi des sentiments d’espoir parce que les conseils qui ont été donnés par le secrétaire général de la ligue islamique cadrent parfaitement avec la vision politique du chef de l’Etat, Pr Alpha Condé, qui appelle tous les ressortissants de Faranah à l’unité d’action, au renforcement de l’unité nationale et surtout des liens de la fraternité entre les fils de Faranah pour que cesse définitivement les dissensions qu’il y a sur le terrain afin que les gens de Faranah puissent aller ensemble bâtir un Faranah prospère et émergent…

Nous avons noté avec satisfaction la présence de préfectures avoisinantes, qui ont cru envoyer des représentants communier avec nous pour célébrer ce geste magnanime de notre frère, de notre ami, Oyé Guilavogui, le ministre d’État, qui a bien voulu procéder à la reconstruction de cette grande mosquée de Faranah auquel nous disons merci et que tout Faranah lui soit reconnaissant », a dit le ministre.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Guinée-Maroc : le Syli cadet travaille sur la finition pour remporter ce match

20 avril 2019 à 11 11 42 04424

La Guinée affronte le Maroc demain, dimanche 21 avril 2019, au compte de la troisième et dernière journée de la phase de groupes de la CAN U17 qui se joue en Tanzanie. A la veille de cette rencontre qui sera décisive pour l’avenir du Syli cadet dans cette compétition, l’équipe guinéenne se concentre sur les aspects pouvant lui permettre de l’emporter, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Les moins de 17 ans guinéens ont effectué hier, vendredi, leur première séance d’entraînement, en prélude à ce match capital. Selon l’entraîneur guinéen, Mohamed Maléah Camara, les travaux ont porté notamment sur la finition. « Nous savons que nous avons un match décisif à jouer, une finale.

Donc nous avons travaillé un peu la conservation, la possession sans et avec adversaire. Nous avons aussi travaillé devant les buts, parce que pour gagner un match comme ça, il faut être réaliste. Nous allons continuer dans ce sens pour obtenir la qualification », a expliqué le technicien guinéen.

A rappeler que la Guinée, actuelle deuxième de son groupe avec 3 points, doit s’imposer devant le Maroc (1 point) pour se qualifier, sans calculs, en demi-finales.

Depuis Dar es-Salam (Tanzanie), Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Les civils interdits de porter du treillis à Labé : le député Cellou Baldé recadre le préfet

20 avril 2019 à 11 11 21 04214

Comme annoncé dans une précédente dépêche, lors de la cérémonie de mise en place de la police de proximité, le jeudi 18 avril, le préfet de Labé a émis l’idée d’interdire le port de treillis militaires par les civils. Elhadj Safioulaye Bah est allé plus loin en disant que les treillis saisis avec les civils pourraient être brûlés. Une sortie qui provoque la réaction du député uninominal de Labé, Cellou Baldé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette mesure envisagée par le préfet de Labé vise, selon lui, à lutter contre l’insécurité. Sur son compte Facebook, le député uninominal de Labé, a tenu à recadrer le préfet, précisant que la loi n’interdit à aucun citoyen de porter un treillis. « J’ai lu sur le site Guineematin.com la sortie médiatique du préfet sur l’insécurité. Je partage totalement son avis par rapport à la nécessité de lutter contre le grand banditisme et la recrudescence de la criminalité dans la préfecture de Labé.

C’est quand même une priorité, car il y a souvent des cas de viol, des cas d’attaques à main armée, il y a des cas de braquage. Mais de l’autre côté, je l’invite d’avoir un esprit de discernement, parce qu’une chose peut s’avérer utile et logique, mais qui ne soit pas prévue par les dispositions légales. Quand je prends le cas des treillis dont il fait allusion, il n’est pas interdit à un citoyen de porter une culotte aux couleurs militaires, de porter une tee-shirt aux couleurs militaires ou une casquette aux couleurs militaires, parce que cela ne fait pas de lui un bandit.

Ce qui est interdit, c’est que quelqu’un porte l’uniforme militaire, depuis la casquette, la chemise, le pantalon, le ceinturon et les chaussures. Il faut éviter de créer l’amalgame. Parce que nous connaissons le niveau de formation de nos forces de défense et de sécurité. Une fois qu’une décision comme ça est prise par une autorité administrative et qu’il faut l’appliquer en violation des dispositions légales, souvent, les forces de défense et de sécurité font des abus », a écrit le député.

Il faut rappeler que le Gouverneur de Labé, lui, a salué cette décision du préfet. Madifing Diané a félicité et encouragé Elhadj Safioulaye Bah, promettant de lui apporter tout son soutien dans cette démarche.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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FEG 2019 : Lansana Komara se félicite de la réussite de l’événement

20 avril 2019 à 10 10 55 04554

Les rideaux sont tombés sur la troisième édition du Forum de l’Etudiant Guinéen (FEG). L’événement a été clôturé dans la soirée d’hier, vendredi 19 avril 2019, au Palais du peuple de Conakry. C’est le ministre de la Justice, maître Cheick Sako qui a représenté le chef de l’Etat à cette cérémonie, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

A cette occasion, le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail a porté le message des trois ministres en charge du système éducatif guinéen, qui ont co-organisé ce forum. Lansana Komara a rappelé de quoi il a été question au cours de ses trois jours de travaux. « Le Forum de l’Etudiant Guinéen s’érige en véritable cadre de dialogue et de concertation autour des questions liées aux enjeux et aux défis du système éducatif.

Trois jours de rencontres, de conférence-débats, d’ateliers, de concours et d’expositions pour un même but : informer sur les profils du lycée et les métiers qui en découlent, informer sur les programmes de nos institutions d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, informer sur les filières et métiers liés à l’enseignement technique et la formation professionnelle, informer sur les opportunités d’emploi et les offres des institutions partenaires en Guinée », a-t-il déclaré.

Pour le ministre, « ce forum aura permis d’engager des réformes profondes sur les défis majeurs liés à la formation et à l’éducation de notre jeunesse, à l’amélioration des conditions de travail des apprenants, à la formation des formateurs, à l’innovation technique et technologique, à l’amélioration de l’accès à la formation, à l’équité ainsi qu’à l’entrepreneuriat jeune dans un contexte mondial de plus en plus exigeant.

La contribution des élèves et étudiants dans le processus de développement ainsi que celle des filles et femmes dans les sciences et techniques ont également été abordées comme un autre défi majeur à relever. La problématique de la nécessité d’ouvrir des lycées techniques a été posée comme un facteur important dans la préparation des apprenants, désireux d’aller vers la formation technique et professionnelle ».

Ensuite, Lansana Komara a fait savoir que les débats sont loin d’être clos après les trois jours consacrés au FEG. Car, dit-il, « les débats doivent se poursuivre dans les établissements de formation et dans les espaces dédiés à un esprit critique et constructif pour aboutir à des solutions idoines permettant à notre système éducatif d’être performant, d’offrir des meilleurs perspectives de métier, d’emploi et qui contribuent ainsi à un meilleur épanouissement des jeunes.

Tous les acteurs du système éducatif, en concertation avec les entreprises, doivent conjuguer leurs efforts pour la construction de programmes d’enseignement et de formation adaptés au besoin du marché. Nous devons tous ensemble nous atteler à relever ces grands défis en assurant une meilleure synergie de nos actions », a dit Lansana Komara.

Représentant le président de la République à cette rencontre, Me Cheick Sako, ministre de la Justice a félicité les organisateurs du Forum de l’Etudiant Guinéen. « Je voudrais d’ores déjà, exprimer ma profonde satisfaction et surtout féliciter les ministres Abdoulaye Yéro Baldé, Lansana Komara et Mory Sangaré pour la réussite sans surprise de cette troisième édition du Forum de l’Etudiant Guinéen. Voyez-vous, aucun pays ne peut se développer à l’absence de ses propres fils. On l’habitude de dire souvent chez nous, un pays qui oublie ses enfants, qui oublie sa jeunesse, c’est un pays en perdition.

C’est pourquoi, il y a une nécessité absolue d’investir en vous jeunes gens afin de disposer d’une ressource humaine qualifiée et surtout diversifiée. Ce forum qui nous réunit s’inscrit dans ce noble objectif. Et c’est pourquoi, davantage d’attention devait être accordée à sa pérennisation. J’insiste sur le mot pérennisation messieurs les ministres qui sont là. Quand on utilise le vocable pérennisation, j’entends par là une habitude de faire des choses bien dans ce pays, de façon cyclique », a-t-il lancé.

Il faut rappeler que cette cérémonie de clôture du FEG 2019, a été marquée par la finale du concours d’éloquence remportée par la commune de Ratoma face à celle de Matam, la remise des prix aux lauréats du concours en Mathématiques mais aussi par une prestation époustouflante de l’artiste One Time et du groupe Banlieuzard. D’autres prix ont également été décernés aux trois ministres en charge de l’éducation mais aussi aux partenaires financiers qui ont accompagné ce forum.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Conakry : Alpha Condé inaugure le Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie

19 avril 2019 à 18 06 51 04514

Le Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie de Guinée (CERFIG), construit sur le campus universitaire Hadja Mafory Bangoura de Donka, a été inauguré ce vendredi, 19 avril 2019. La cérémonie a été présidée par le professeur Alpha Condé, en présence de nombreux cadres et des partenaires de notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son discours, Dr Doussou Lanciné Traoré, recteur de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, a dit sa joie quant à la construction de ce centre « qui favorisera la vulgarisation de nombreux travaux pratiques qui y seront menés d’une part, et d’autre part, pour apporter un grand plus au capital crédibilité de notre institution.

En effet, Excellence monsieur le président de la République, chers invités, l’enseignement, la recherche, l’enseignement par la recherche, constituent des éléments indispensables pour l’évolution d’une université vers l’excellence. Notre objectif aujourd’hui est d’atteindre cet idéal », a-t-il indiqué.

De son côté, professeur Eric Delaporte, porte-parole du CERFIG Montpellier, a indiqué que la construction de ce centre s’inscrit dans le cadre de la lutte post-Ebola. « C’est-à-dire dans la capacité à pouvoir répondre à de nouvelles épidémies à travers le renforcement des structures : la formation, la recherche. A peine né, ce centre a déjà eu un impact, puisque c’est ici qu’il y a eu, entre-autres, le suivi des gerris d’Ebola.

Si en Guinée on parle de post-Ebola, Ebola reste une réalité dans le monde et en particulier au Congo où sévie la plus importante épidémie que ce pays n’ait jamais connue, plus de 1500 cas, soit une quinzaine de cas tous les jours. C’est l’occasion de le rappeler, puisque les stratégies déployées au Congo sont directement issues des leçons apprises en Afrique de l’Ouest, et plus particulièrement en Guinée.

Le vaccin par exemple qui est utilisé au Congo, a été validé en Guinée ; la prise en charge des survivants réalisés ici à travers le projet post-Ebogui a permis de définir le standard des soins et des préventions réalisées en Guinée ; la liste des acquis est longue, qui illustre l’importance de la recherche pour la santé publique et le rôle du CERFIG dans ce contexte », a-t-il fait remarquer.

Pour sa part, Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur de France en Guinée, a rappelé l’engagement de son pays à accompagner la Guinée. « Ce projet atteste de manière remarquable l’engagement de l’équipe France en faveur du développement de la Guinée, de la recherche scientifique et de l’amélioration du système de santé du pays. Conçu dans le contexte dramatique de l’épidémie à virus Ebola, le CERFIG qui nous rassemble aujourd’hui est désormais bien ancré dans le paysage universitaire et dans l’environnement de la recherche scientifique guinéen.

Et à cet égard, l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) et l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) n’ont pas attendu la fin des travaux du bâtiment et la cérémonie officielle d’aujourd’hui pour lancer rapidement les premiers projets dont celui du post-Ebogui qui touche à sa fin, les projets contact Ebogui et Contrôle Ebogui qui eux étaient consacrés au suivi des personnes qui ont été en contact avec le malade d’Ebola ».

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a, quant à lui, rappelé que l’épidémie d’Ebola qui a frappé la Guinée entre 2013 et 2016 « a mis en évidence le besoin de construire en Guinée des centres de recherche et de formation pérennes à même de répondre efficacement et rapidement à toutes sortes d’épidémies. C’est dans cette dynamique que des chercheurs guinéens et français ont développé des projets de recherche structurant dans le but de comprendre l’émergence, la dissémination et les conséquences d’Ebola et d’autres maladies émergentes.

Ces projets qui tournent autour de l’enseignement, de la recherche ont permis la création du Centre de recherche et de Formation en Infectiologie de Guinée (CERFIG) que le président va inaugurer tout à l’heure. Ce centre, à vocation sous régionale, favorisera une recherche pluridisciplinaire par la conception et la mise en œuvre des projets de recherche clinique dans le domaine des maladies infectieuses et facilitera également la formation par la recherche et l’accueil des chercheurs guinéens et étrangers », a dit le ministre Yéro Baldé.

Pour sa part, le président Alpha Condé a dit sa reconnaissance à la France qui a permis de doter la Guinée de ce centre. « J’avais dit qu’Ebola nous a beaucoup fatigués, avait mis notre économie à terre, mais qu’Ebola peut être une chance pour nous. Car, en tirant la situation de nos hôpitaux et surtout nos laboratoires, nous avions pu aujourd’hui faire en sorte que nous soyons capables de faire face à une autre épidémie.

Je ne souhaite pas qu’il y ait autre épidémie en Guinée, qu’aujourd’hui, nous sommes en mesure de faire face et cela, grâce à nos partenaires français. Je sais que la France nous a accompagnés à lutter contre Ebola. Je n’oublierai pas que le président français est venu lui-même visiter l’hôpital Donka et aller saluer les malades. Ce qui était d’un courage exceptionnel. Et, nous savons aussi la contribution de l’Institut Pasteur. Nous espérons aussi inaugurer bientôt le bâtiment de l’Institut Pasteur », a indiqué le numéro un guinéen.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Réunion du comité de suivi de l’accord politique : l’audit du fichier électoral au centre des travaux

19 avril 2019 à 18 06 01 04014

La 27ème session du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 s’est tenue ce vendredi, 19 avril 2019, au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. La rencontre a tourné autour de la présentation de l’avis de tous les acteurs sur le résultat de l’audit du fichier électoral.

Elle a été présidée par le ministre de tutelle, Bouréma Condé, en présence de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), de la Société Civile, des partenaires techniques et financiers, des représentants de la mouvance présidentielle et de l’opposition, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), maître Amadou Salif Kébé, a promis que son institution prendra en compte toutes les recommandations afin d’organiser les élections législatives le plus tôt que possible. « Chacun a pu poser des questions et faire des recommandations sur leurs mises en application. Il est ressorti que, unanimement, nous sommes d’accord que les recommandations doivent être appliquées pour l’amélioration de notre fichier électoral.

Il y a 77 recommandations qui ne sont pas toutes applicables dès maintenant. Il y a des recommandations à court terme, moins terme et à long terme. Nous nous voulons aller techniquement voir quelles sont les recommandations à mettre en œuvre immédiatement pour aller aux élections le plus rapidement possible.

Nous sommes entrain de préparer les élections législatives. Nous voulions savoir quel est l’avis des acteurs politiques en ce qui concerne le résultat de l’audit et nous intégrerons ces avis dans notre démarche », a indiqué maître Kébé.

Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général Bouréma Condé, par ailleurs président du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016, s’est réjoui de la tournure qu’ont pris les choses. « Nous nous réjouissons de la qualité de travail abattu. Aujourd’hui, les guinéens attendent de tout leurs vœux que la classe politique se retrouve dans ce genre de climat d’apaisement ».

Le député Cellou Baldé, membre du bureau politique de l’UFDG, est revenu sur les points touchés lors de la rencontre et souhaite que toutes les recommandations soient prises en compte. « La CENI nous a fait une présentation synthétisée et bien consolidée du rapport d’audit. Il a été décidé aujourd’hui que les parties prenantes qui sont au tour de la table, notamment les acteurs politiques, vont faire parvenir par écrit au comité de suivi leurs observations.

Ce qu’il faut retenir, c’est que nous ne sommes pas réunis ici pour refaire l’audit du fichier électoral. L’audit a déjà été fait et puis les experts internationaux ont fait des recommandations hiérarchisées. Donc, il s’agit pour la CENI de faire en sorte que ces recommandations soient prises en compte dans le cadre de la révision du fichier électoral avec des indications claires de la part du comité de suivi…

Vous avez par exemple une recommandation forte, qui est la première déclinée, qui dit qu’au vu du nombre de doublons persistants que les électeurs dans leur totalité doivent repasser devant la machine pour être confirmés. Que cela s’impose. Ça, c’est un avis d’auditeur, un avis d’expert », a-t-il expliqué.

De son côté, le député Boubacar Barry, un des vices présidents de l’UFR, a dit son souhait de voir les recommandations soient mises en œuvre. « En ce qui concerne l’UFR, ces recommandations ont été endossées et ce que nous souhaitons aujourd’hui, c’est qu’elles soient mises en œuvre rapidement dans le cadre du recrutement d’un opérateur chargé de la révision du fichier électoral et que ces recommandant soient intégrées dans le cahier de charges. Les résultats de cet audit sont satisfaisants. Nous pensons que c’est ce qui nous permettra de continuer ce travail de la révision et des élections apaisées », a t-il laissé entendre.

De son côté, l’honorable Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, a saisi l’occasion pour répondre aux détracteurs. « On a eu une excellente présentation par la CENI des forces et faiblesses et des recommandations sur le fichier. Ce qui est important et qui a été relayé dans la presse, c’est qu’il y aurait eu 1 million 500 mille personnes qui sont des fictifs et qu’on a qualifié même comme souvent étant des réserves pour le pouvoir dans le fichier électoral.

On a clairement posé la question et ça a été démontré que ça a commencé depuis 2002; 2005; 2008 quand le président de la République rêvait encore d’être président. C’est plutôt parce qu’on n’arrive pas à transférer toutes les données d’un opérateur à un autre, nous sommes arrivés à des cumuls d’électeurs qui n’ont pas d’empruntes dans le fichier. Et un autre a posé la question pourquoi toujours nous changeons d’opérateur ?

C’est parce que l’opposition, à son accoutumée, de demander à ce qu’on change d’opérateur quand ils n’ont plus confiance ou parce que l’opérateur a un prénom qui ne rassure pas souvent. C’est les seuls motifs pour dire changeons d’opérateur. C’était ce qui est important. Mais globalement, nous sommes d’accord que les recommandations soient mises en place dans les meilleures des conditions ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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Le préfet de Siguiri met en garde : « à ceux qui tuent ou blessent, rien ne sera comme avant »

19 avril 2019 à 16 04 19 04194

Le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Siguiri et préfet par intérim, Siné Magassouba, a passé le témoin au colonel Moussa Condé. La cérémonie a eu lieu hier jeudi, 18 avril 2019. Le colonel Condé a fait savoir que la recréation est terminée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la salle de conférence de la préfecture qui a servi de cadre à cette cérémonie de passation de service. Elle a réuni tous les cadres préfectoraux, les sous-préfets en présence du général Mohamed Gharé, gouverneur de la région administrative de Kankan.

Dans son discours, le préfet par intérim, Siné Magassouba a démenti le nombre élevé de conflits relayé par un rapport montré au préfet entrant. « Il y a un rapport qui parle de 77 conflits à Siguiri, je m’inscris en faux contre cette affirmation. Il y a bien des conflits à Siguiri, des conflits miniers liés aux limites. Mais, la plupart est résolue. Quand je prenais fonction, j’ai trouvé 44 conflits », a tenu à souligner Siné Magassouba.

Par ailleurs, monsieur Magassouba a regretté la dégradation de l’environnement que connait la préfecture de Siguiri. « En dépit des mesures adéquates monsieur le préfet, nos cours d’eau ont disparu par l’utilisation des concasseurs ainsi que la coupe abusive du bois le long desdits cours d’eaux, la pollution et la disparition de faune ».

En outre, Siné Magassouba va conseiller son successeur de se pencher sur le budget préfectoral qui est loin d’être une réalité. « Monsieur le préfet, la tâche principale qui vous attend, c’est l’organisation d’un conseil administratifs préfectoral pour doter la préfecture de Siguiri d’un budget. Cela fait trois ans qu’il n’y a pas de budget. Le budget est sur papier, mais le conseil ne se tient pas », a dévoilé le préfet par intérim.

Pour sa part, le préfet entrant, le colonel Moussa Condé, a dit quelles vont être ses priorités. « Mes priorités seront la consolidation de la paix, le développement de Siguiri. J’exhorte à œuvrer pour amener la paix dans les multiples zones de conflits. Jadis, la population qui partageait tout ce qu’elle gagnait se tourne le dos, s’entre-tue aujourd’hui à cause de l’or ».

Pour finir, le colonel Condé a mis en garde les fauteurs de troubles. « A ceux qui ont l’habitude de perturber la quiétude des paisibles populations en volant les biens, en tuant ou en blessant, qu’ils cessent, car rien ne sera comme avant ».

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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CAN U17: le Cameroun file en demies, la Guinée s’apprête à défier le Sénégal

18 avril 2019 à 13 01 38 04384

Vainqueur de la Guinée lors de la première journée de la CAN U17 qui se joue actuellement en Tanzanie, le Cameroun a s’est qualifié ce jeudi, 18 avril 2019 pour les demies finales de la compétition. Cela, après sa victoire 2-1 face au Maroc, au compte de la deuxième journée, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans ce match équilibré et rythmé, c’est le Maroc qui a pris d’abord l’avantage. Les Lionceaux de l’Atlas ont surpris leur adversaire en ouvrant le score à la 22ème minute de jeu par l’intermédiaire de Tawfik Bentayeb.

Sonnés par ce but concédé, les Camerounais tentent de réagir, mais ne parviennent pas à concrétiser leurs nombreuses occasions obtenues en première période.

Au retour des vestiaires, les poulains de Libiih multiplient encore les actions offensives. Ils butent à plusieurs reprises sur le gardien marocain, Taha Mourid, avant de trouver, enfin, le chemin des filets.

Entré en cours de jeu, Ismaïla Seydou, remet les deux équipes à égalité à la 72ème minute. Le Camerounais s’offre même un doublé à la 90ème minute et permet à son équipe de rejoindre le Nigeria en demies finales.

La Guinée qui a perdu son premier match face au Cameroun, sera opposée au Sénégal à partir de 14 TU. Le Syli cadet, actuel dernier de sa poule, doit s’imposer pour rester dans la course pour le dernier carré de cette compétition.

Depuis Dar-es-salam (Tanzanie), Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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