Marche des femmes du FNDC: « nous sommes réunies pour dire Stop aux tueries de nos enfants »

12 décembre 2019 à 12 12 47 124712

Les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) sont dans les rues de Conakry ce jeudi, 12 décembre 2019. Les manifestantes battent le pavé contre les violences meurtrières qui entourent les manifestations sociopolitiques en Guinée, pour exiger que lumière soit faite sur ces bavures. La marche, programmée du carrefour de Hamdallaye à l’esplanade du stade de Dixinn, mobilise déjà du monde au point de ralliement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreuses femmes, issues des partis politiques et de la société civile, ont déjà pris d’assaut le rond point de Hamdallaye, dans la commune de Ratoma, pour cette autre marche des femmes du FNDC. Toutes de blanc vêtues, elles manifestent contre les tueries de leurs enfants (une centaine de morts par balles) à l’occasion des revendications sociopolitiques et exigent que justice soit faite.

Interrogée par notre reporter, l’honorable Aissata Daffé de l’Union des Forces Républicaines (UFR), a expliqué la colère qui anime les femmes avant de faire savoir qu’elles iront jusqu’au bout de la lutte contre l’impunité. « Nous allons continuer à lancer notre cri de cœur à l’endroit de l’opinion nationale et internationale malgré l’indifférence des autorités. Parce qu’il faut que l’injustice cesse en Guinée. Et si nos marches n’aboutissent pas, nous avons plusieurs autres stratégies. En tant que femme, tu fais neuf mois avant de mettre un enfant au monde, il grandit et prêt à devenir quelqu’un, tu vois cet enfant abattu banalement sans justice. Cela fait très mal et c’est difficile à digérer. C’est pourquoi toutes ces femmes se sont réunies ici aujourd’hui pour dire stop aux tueries de nos enfants », a-t-elle laissé entendre.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tel : 00224 623 53 25 04

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Elections législatives : le dépôt des candidatures débute le 18 décembre (Communiqué CENI)

11 décembre 2019 à 16 04 24 122412

En application de l’article 144 du code électoral révisé, relatif à la déclaration de candidatures, la CENI informe les partis politiques présentant des candidats aux différents scrutins des élections législatives à venir que les déclarations de candidatures et le dépôt des dossiers débuteront le mercredi 18 décembre 2019 et se poursuivront jusqu’au vendredi 27 décembre 2019 à minuit.

La CENI livre in extenso le contenu des articles 142 et 143 du code électoral révisé. CITATION :

Article 142 : «Conformément aux dispositions de l’article 61 de la constitution, tout parti politique légalement constitué et désireux de participer aux élections législatives, doit, selon les cas, faire une ou deux (1 ou 2) déclarations :

  • La première concerne les candidatures au scrutin majoritaire uninominal à un tour ;
  • La seconde concerne le scrutin de liste nationale à la représentation proportionnelle.

Les déclarations doivent comporter :

  • La dénomination du parti politique qui accorde l’investiture ;
  • L’emblème proposé pour l’impression des bulletins de vote et éventuellement le signe ou le symbole ou la photographie du candidat ou du leader, au choix du parti, qui doit y figurer ;
  • Les noms, prénoms, filiation, la date et le lieu de naissance, avec précision du service, de l’emploi et du lieu d’affectation, s’il est agent de l’Etat ;
  • La signature de chacun des candidats ;
  • L’indication de la circonscription électorale dans laquelle le candidat se présente pour ce qui concerne le scrutin majoritaire uninominal à un tour ;
  • En annexe, le programme qui sera développé durant la campagne électorale.
  • Les partis ne sont pas tenus de présenter un candidat dans chaque circonscription électorale au scrutin majoritaire uninominal à un (1) tour ;
  • Une même personne ne peut être candidate dans plus d’une circonscription.
  • Une même personne ne peut être candidate sur plus d’une liste de candidature et ne peut non plus être candidate à la fois au scrutin majoritaire uninominal à un tour et au scrutin de liste à la représentation proportionnelle. »
  • Article 143 : « Les déclarations de candidature doivent être accompagnées, pour chaque candidat, des pièces suivantes :
  • Un (1) extrait de naissance ;
  • Un (1) bulletin n°3 du casier judiciaire datant de moins de trois (3) mois ;
  • Une déclaration par laquelle l’intéressé certifie qu’il pose sa candidature, qu’il n’est que sur une seule liste ou dans aucune autre circonscription et qu’il ne se trouve dans aucun des cas d’inéligibilité prévus par la présente Loi ;
  • Le récépissé de dépôt de la caution prévu à l’article 172 du présent Code.
  • Les déclarations sont également accompagnées d’une attestation par laquelle le parti politique investit les intéressés en qualité de candidats. »

La CENI sait compter  sur la bonne foi de chacun des partis politiques désireux de participer à ces différents scrutins.

LA CENI

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Comité inter-parties : l’UFDG et l’UFR boudent les travaux

13 novembre 2019 à 12 12 09 110911

En prélude aux élections législatives prévues le 16 février 2020, la CENI a convié les membres du comité inter-parties à une rencontre ce mercredi, 13 février 2019, à Conakry. L’objectif est d’échanger avec les parties prenantes du processus électoral sur les préparatifs de ces élections. Mais, les grands partis politiques d’opposition n’ont pas répondu à l’invitation de la commission électorale, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Dans la salle, on note la présence de représentants de nombreux partis politiques membres du comité inter-parties. Mais aussi des organisations de la société civile : COFFIG, COJELPAID, REFMAP, CENAFOD, CNOSCG. Des institutions internationales comme l’USAID, la CEDAO, le PNUD et OSIWA sont également représentés à la rencontre.

Selon l’ordre du jour communiqué par la CENI, les travaux vont porter essentiellement sur le partage des résultats de mise en place et de formation des membres des commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) ; échange sur l’état d’avancement des opérations d’identification des électeurs sur le terrain ; échange sur l’état d’avancement des travaux préparatoires des opérations de révision des listes électorales.

Ces travaux se déroulent cependant sans les grands partis politiques d’opposition. Selon le constat de notre reporter, l’UFDG et l’UFR n’ont pas répondu favorablement à l’invitation de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Les places qui leur sont réservées restent toujours vides.

L’UFDG a déjà fait savoir son opposition à aller à des élections législatives dans le contexte actuel et promis de rencontrer les autres formations politiques d’opposition du pays pour former un bloc, afin d’exiger la satisfaction de certaines conditions préalables avant d’aller à ces élections.

Ces conditions sont : la libération des leaders du FNDC incarcérés, l’installation des conseils de quartiers et ceux régionaux, et le renoncement au projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Nouveau drame à Siguiri : 3 morts et 2 blessés dans un éboulement

13 novembre 2019 à 10 10 37 113711
Image d’archive

Un nouvel éboulement s’est produit hier, mardi 12 novembre 2019, dans une mine d’or de la sous-préfecture de Siguiri. Il a coûté la vie à trois personnes et fait deux autres blessés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Cet autre drame est survenu dans la mine appelée Doumbouloko, située entre les districts de Gbèdégbè et Kolènda, dans la sous-préfecture de Doko. Il s’agit d’un ancien site qui était interdit d’exploitation. Mais, certains mineurs se cachaient pour aller travailler sur les lieux, explique Elhadj Loucény Traoré, président de la Croix-Rouge de Doko.

« Là où l’éboulement est survenu, c’est une ancienne mine abandonnée et interdite d’exploitation en raison des risques d’éboulement. Mais, malgré les risques connus de tous et les efforts des Tombolomas (les gendarmes des mines) qui surveillent les lieux, les gens se cachent souvent pour y travailler. Ils se disent que ce genre d’endroits sont propices à l’exploitation minière », a-t-il expliqué.

Il ajoute que « 6 personnes étaient à l’intérieur de la mine au moment de l’éboulement. Ces mineurs utilisaient des machines de concassage pour creuser encore au niveau des anciens trous. Après l’éboulement, une personne est sortie indemne, et elle est partie informer les gens au village. Nous sommes venus commencer les recherches qui ont duré de 12 à 17 heures. On a retrouvé les 5 hommes qui étaient coincés dans le trou : 3 d’entre eux étaient morts et les deux autres sont grièvement blessés », a dit Elhadj Loucény Traoré.

Les trois corps ont été remis aux familles des victimes et les deux blessés ont été conduits à l’hôpital. Cet éboulement survient une semaine après un autre enregistré dans la sous-préfecture de Kintinian et qui a coûté la vie à 13 personnes.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Tidjane Traoré à Gueckédou : « tout ce que vous voulez, le président Alpha Condé le fera »

11 novembre 2019 à 15 03 54 115411
Ahmed Tidiane Traoré, ministre conseiller à la présidence de la République

Après l’étape de Kissidougou, le stade préfectoral de Gueckédou a servi de cadre hier dimanche, 10 novembre 2019, à la tenue d’un meeting sur la nouvelle constitution. La cérémonie a été présidée par l’ex-ministre des transports, Ahmed Tidiane Traoré, représentant du chef de l’Etat. Il était accompagné du président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano ; du ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, Elhadj Papa Koly Kourouma ; du ministre de l’élevage, Roger Patrick Millimouno ; de l’ancien ministre de l’agriculture, Jean Marc Telliano, du ministre conseiller à la présidence, Marc Yombouno, entre-autres, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Apres la présentation des dix noix de cola par la notabilité, suivi du don d’une enveloppe, le maire de la commune urbaine a souhaité la bienvenue à la délégation du chef de l’Etat. Papa Léno en a profité pour citer quelques acquis du président Alpha Condé avant d’annoncer son soutien à l’idée de la nouvelle constitution.

Prenant la parole, l’ex-ministre de l’agriculture et président du RDIG, Jean Marc Telliano, a jonglé avec les mots pour justifier l’idée de nouvelle constitution. « On n’est pas là pour un 3ème mandat, on est là pour la nouvelle constitution. S’il y a nouvelle constitution, on remet les compteurs à zéro. Maintenant, nous commençons à zéro et ça sera le 1er mandat de la 4ème République, et non le 3ème mandat comme le pensent l’opposition et le FNDC. Dans l’ancienne constitution, il y a trop de mensonge dedans. Ils nous disent que la constitution a été votée par la majorité de la population et pourtant, c’est archifaux. Dans la constitution de 2010, on n’a pas parlé des femmes, ni des jeunes et même des handicapés. Et pourtant, les handicapés sont très nombreux en Guinée ».

Pour sa part, Ahmed Tidiane Traoré, ministre conseiller à la présidence de la République et chef de la délégation, Ahmed Tidiane Traoré, a dit avoir pris note de la volonté des citoyens de Gueckédou avant de promettre de remontrer les propos à qui de droit. « Nous savons que vous n’êtes pas contents parce que vous ne voyez pas le président Alpha Condé devant vous. Mais, il me charge de vous dire qu’il reviendra ici à Gueckédou, Kissidougou et Macenta pour vous saluer. Nous avons également lu vos pancartes revendicatives, qui réclament une nouvelle constitution pour notre pays. Nous sommes des missionnaires, nous allons rapporter fidèlement tout ce que vous avez dit au président de la République. Et, le président est à votre service. Tout ce que vous voulez, il le fera », a promis monsieur Traoré.

En outre, l’ancien ministre des Transports va abonder dans le même sens que Jean Marc Telliano. « La Constitution actuelle est provisoire. Est-ce que elle a été votée par le peuple ? Est ce qu’elle a été votée par des députés élus ? C’est une constitution pour pouvoir aller aux élections. Mais, tous ceux qui revendiquent étaient à cette réunion : UFDG, UFR, PEDN, UPG… ils étaient tous là-bas et on a dit que celui qui sera élu comme président doit mettre en place une nouvelle constitution. Il s’agit de ça. Alors, ils en font un problème comme si le ciel allait se coller à la terre. Alors, je vous invite, population de Gueckédou, à aller vous faire recenser si vous êtes prêts à voter en rang serré pour la nouvelle constitution », a-t-il lancé.

A noter qu’après le meeting de Gueckédou qui s’est terminé à 15h, la délégation a mis le cap sur Macenta, comme le prévoyait le programme où une autre manifestation est attendue.

A suivre !

De Guéckédou, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Pas de manif ce lundi à Boké : les raisons, selon le responsable local du FNDC

4 novembre 2019 à 12 12 54 115411
Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC à Boké

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) est à pied d’œuvre à Conakry pour enterrer les 11 victimes tombées dans la lutte contre le 3ème mandat. Il est prévu par le FNDC d’organiser des marches pacifiques dans les préfectures de l’intérieur du pays. Mais, suite à un déficit de communication, la marche n’aura pas lieu à Boké ce lundi, 04 novembre 2019, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’émotion est vive à Conakry où est prévu l’enterrement des 11 victimes des manifestations de14 et 15 octobre 2019. Pendant ce temps, rien ne se passe à Boké, contrairement à Kindia où le FNDC est déjà mobilisé.

Selon Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC, les partis politiques d’opposition basés à Conakry auraient demandé à leurs partisans de Boké de reporter la marche pacifique pour le jeudi, 07 novembre. « Nous ne ferons pas de marche à Boké. Après les assemblées générales dans les QG des partis politiques le samedi dernier à Conakry, plusieurs partis d’opposition ont contacté leur base à Boké pour dire qu’il n’y aura plus de manifestation.

Maintenant, les gens sont démobilisés et c’est difficile pour nous de les rappeler et les dire de revenir dans un espace de temps aussi petit pour manifester aujourd’hui. Mais le jeudi prochain, nous sortirons massivement dans les 5 préfectures de la région pour la marche, pour dénoncer la volonté de tripatouiller la constitution et empêcher un troisième mandat pour Alpha Condé ».

Sur le terrain, tout est normal. Chaque citoyen vaque à ses occupations. Les écoles sont ouvertes, les banques et l’administration fonctionnement normalement. Il en est de même pour le marché, les stations service et le secteur des transports.

Depuis, Boké Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Ben Youssouf en colère : « la Guinée est en train de prendre une vitesse dans le précipice »

4 novembre 2019 à 12 12 17 111711

En plus des parents des victimes des manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé des 14, 15 et 16 octobre dernier, plusieurs membres du FNDC sont présents ce lundi, 04 novembre 2019, à l’hôpital sino-guinéen de Kipé. Ils sont venus récupérer les corps des 11 jeunes tués par balles à l’occasion de ces mouvements de protestation appelés par le Front National pour la Défense de la Constitution. C’est le cas de Dr Ben Youssouf Keïta de l’UFDG. Le député se dit choqué par ce qui se passe aujourd’hui en Guinée et voit notre pays foncer tout droit vers le précipice. Il l’a dit au micro d’un reporter de Guineematin.com présent sur place.

« Je suis choqué. Je suis un homme, c’est pourquoi je ne verse pas de larmes. Sinon c’est ahurissant. De 1958 jusqu’à maintenant, nous n’avons pas connu une telle situation dramatique. Cela me laisse sans un mots et prouve que la Guinée est en train de prendre une vitesse dans le précipice. Je prie Dieu que ça ne s’abatte pas sur les Guinéens, que ça s’abatte sur les dirigeants qui sont responsables de ce qui est en train de se passer maintenant.

L’appel que je lance à l’endroit de monsieur Alpha Condé, c’est qu’il sache qu’il peut tuer tous les Guinéens s’il veut mais qu’il respecte les corps, qu’il respecte les morts, qu’ils soient enterrés dans la plus grande dignité. Que les morts ne soient pas ballottés comme des animaux, comme des brebis galeuses qu’on aurait abattues comme ça par empoisonnement et qu’on aurait jetées en pâture. Ceux qui sont couchés comme ça ne sont plus comme nous, mais un jour nous serons comme eux. Peut-être que demain d’autres tomberont mais le combat continuera jusqu’à l’instauration définitive et totale de la démocratie en Guinée », a-t-il dit.

A noter que parmi les personnalités présentes à l’hôpital sino-guinéen de Kipé, on retrouve Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, en compagnie de son épouse et de plusieurs membres de sa formation politique. Il y a également de nombreux activistes de la société civile et d’autres partisans du FNDC. Ils s’apprêtent à transporter les corps des 11 victimes à la mosquée de Bambéto où les prières rituelles seront faites avant leur inhumation au cimetière de cette localité, à 14 heures.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : les citoyens se mobilisent pour la marche du FNDC

4 novembre 2019 à 11 11 59 115911

Dans un communiqué rendu public hier dimanche, 03 novembre 2019, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) avait demandé à ses antennes à l’intérieur du pays à tenir leur marche de protestation contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. C’est dans ce cadre qu’une forte mobilisation est en cours (11h) à Kindia ce lundi pour une manifestation autorisée par les autorités, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le FNDC de Conakry a décidé de surseoir à sa marche de ce lundi 4 novembre pour s’occuper exclusivement de l’enterrement des onze martyrs tombés lors des manifestations contre le 3ème mandat. A Kindia, de nombreux membres du FNDC se sont retrouvés à la Gare Routière, point de départ de la marche, pour dire non au contesté projet de 3ème mandat pour Alpha Condé.

Les organisateurs s’attendent à une forte mobilisation. C’est ce qu’a laissé entendre Richard Assaf, un des animateurs du mouvement à Kindia. « De l’autre côté à Conakry, ils ont reporté la marche pour une marche funèbre, mais nous à Kindia ici, la marche est maintenue à travers l’autorisation des autorités. Vu l’importance de la manifestation, nous sommes en mesure de vous rassurer que la mobilisation sera de taille ».

Par ailleurs, Richard Assaf est revenu sur ce qui est prévu. « Pour le moment on ne peut pas vous donner une statistique fiable, mais ce qui est sûr, nous aurons à mobiliser des milliers de personnes. La marche va débuter entre 11h et 12h pour aller jusqu’à 15h et nous avons maintenu une ligne droite, de la gare routière de Kindia, où nous nous mobilisons maintenant, jusqu’à la place des martyrs, où nous allons procéder aux différents discours ».

Richard Assaf a également dit son espoir que tout se passera dans les meilleures conditions. « La particularité de la marche d’aujourd’hui à Kindia, c’est de réveiller la conscience de tous les membres du Front, que pour une fois, on est en mesure d’exprimer notre désir et de ne pas avoir peur. La sécurité est là pour nous sécuriser. Elle ne tirera pas sur nous, elle ne nous gazera pas et la marche va se passer dans un esprit pacifique », a-t-il laissé entendre.

A noter que la circulation reste fluide, les citoyens vaquent à leurs affaires. Mais, les boutiques et magasins sont fermés.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Funérailles des jeunes tués dans les manifs du FNDC : les corps sont arrivés à l’hôpital sino-guinéen

4 novembre 2019 à 11 11 23 112311

Comme annoncé précédemment, les 11 jeunes tués lors des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé des 14, 15 et 16 octobre dernier seront inhumés ce lundi, 04 novembre 2019. Les corps, qui avaient été ramenés à la morgue de l’hôpital Ignace Deen, viennent d’arriver à l’hôpital sino-guinéen de Kipé, a constaté un reporter de Guineematin.com qui est sur place.

Depuis le matin, les familles des victimes et quelques responsables du Front National pour la Défense de la Constitution attendaient les corps à la morgue de l’hôpital sino-guinéen de Kipé. Car c’est là que les autorités ont décidé de leur rendre les dépouilles mortelles des jeunes. Une décision qui vise à réduire l’itinéraire du cortège funèbre.

Les 11 corps, qui étaient jusqu’à ce matin à la morgue d’Ignace Deen, sont arrivés à l’hôpital sino-guinéen, où ils seront mis à la disposition des familles des victimes. Le FNDC a déjà envoyé des véhicules pour les transporter à la mosquée de Bambéto. Les prières rituelles seront faites à ce niveau avant l’inhumation prévue au cimetière de Bambeto à 14 heures.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Meurtre d’une vieille à Koubia : deux suspects mis aux arrêts

4 novembre 2019 à 10 10 51 115111

La gendarmerie de Pilimini a interpellé deux jeunes suspectés d’avoir tué une vieille dame il y a un peu plus d’une semaine à Pilimini, dans la préfecture de Koubia. Ces interpellations ont été rendues possibles grâce à la collaboration entre la population et les services de sécurité, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Thierno Boubacar Diallo, qui serait originaire de Labé, est le principal suspect dans cette affaire. Il a été interpellé dans le village de Tollin, dans la sous-préfecture de Pilimini. Selon nos informations, le jeune homme de 27 ans était recherché depuis quelques temps dans cette localité pour un vol qu’il y aurait commis. Des habitants de ce village ont alerté donc la gendarmerie de Pilimini qui est venue mettre main sur lui.

Entendu par les services de sécurité, Boubacar aurait reconnu avoir tué Nènan Djamilatou Diallo le samedi, 26 octobre 2019, au bord de la rivière Wargalanwol. Il aurait agi avec la complicité d’un autre jeune nommé Lamarana Bah, plus connu sous le nom de « DJ Lamzo ». Ce dernier a été également mis aux arrêts. Selon toujours nos informations, Boubacar Diallo a indiqué qu’il opère depuis 2 ans entre Labé et Pilimini (Préfecture de Koubia).

La gendarmerie de Koubia poursuit l’enquête pour en savoir plus sur cette affaire.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Siguiri : un commerçant retrouvé mort dans une école privée

4 novembre 2019 à 10 10 34 113411

Un jeune commerçant, du nom de Souleymane Doumbouya, a été retrouvé mort hier dimanche, 03 novembre 2019, aux environs de 16 heures à Siguiri. La découverte a eu lieu dans la cour de l’école primaire privée d’enseignement général, Taliby Kaba, sise au quartier Kourouni, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le jeune Souleymane Doumbouya, âgé d’une trentaine d’années, a été retrouvé mort dans la cour de l’école appartenant à son grand frère. Selon des informations recueillies auprès de la famille, la victime s’était rendue sur les lieux pour procéder à un nettoyage.

Lamine Doumbouya, un des frères du défunt, interrogé par notre reporter, a expliqué ce qu’il a appris du drame. « Souleymane Doumbouya a été envoyé par notre grand frère pour nettoyer le bassin, pour le remplir puisque les cours doivent reprendre ce lundi 04 novembre. Il aurait été suivi par ses agresseurs. Mais, 15 minutes après son arrivée à l’école, un passant s’est servi de son téléphone en appelant les numéros du journal d’appel. C’est ce passant qui nous a alertés en nous disant que Souleymane a fait un accident », a-t-il expliqué.

Après avoir appris ce qui s’est passé, la famille s’est aussitôt rendue sur les lieux où ils ont découvert des traces de sang. « Quand nous sommes venus, nous avions vu les traces de sang et de bagarre dans la cour de l’école. Il n’avait rien sur lui sauf sa moto qui n’a pas été emportée. Il est mort auprès de sa moto », a dit Lamine Doumbouya.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Hôpital sino-guinéen : les familles attendent les corps de leurs enfants

4 novembre 2019 à 10 10 27 112711

Les 11 jeunes tués par balles en marge des manifestations du 14 octobre dernier et les jours qui ont suivi vont rejoindre leur dernière demeure ce lundi, 04 novembre 2019. Déjà, les familles attendent les corps de leurs proches à la morgue de l’hôpital sino-guinéen de Kipé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Comme on le sait, les corps des jeunes tués en marge des récentes manifestations appelées par le FNDC vont être inhumés ce lundi. Mais, au lieu que le cortège funèbre ne commence à la morgue de l’hôpital Ignace Deen où les corps étaient retenus par l’Etat depuis plus de deux semaines, c’est maintenant de l’hôpital sino-guinéen de Kipé qu’il partira.

Ainsi en a décidé le gouvernement du Professeur Alpha Condé, qui a transféré les corps dans cet établissement hospitalier, plus proche du cimetière de Bambeto où l’inhumation aura lieu. Actuellement, la tristesse se lit sur les visages des proches des victimes présents sur les lieux. Ils attendent de récupérer les corps pour les transporter à la mosquée de Bambeto. L’inhumation est prévue à 14 heures.

A noter que les forces de l’ordre composées uniquement de gendarmes ont repoussé les journalistes qui étaient présents à la morgue de l’hôpital sino-guinéen ce matin.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Coupe CAF : le Horoya élimine Bandari et rejoint les poules

4 novembre 2019 à 10 10 04 110411

Le Horoya AC de Conakry s’est qualifié pour les matchs de poules de la coupe de la CAF. L’équipe guinéenne a validé son ticket après sa victoire (0-1) ce dimanche, 03 novembre 2019, au Kenya contre Bandari.

A l’aller déjà, le HAC avait pris une option pour la qualification en s’imposant (4-2) à Conakry. Le quintuple champion de Guinée est allé arracher une nouvelle victoire au retour sur le terrain du club Kényan. Le seul but de la rencontre a été inscrit par Ocancey Mandela à la 66ème minute de jeu sur une passe en profondeur de Baffour Sebe.

Les hommes de Didier Gomez Da Rosa avaient pourtant mal démarré ce match. Ils ont subi la domination des locaux en première période mais ont réussi à garder leurs cages inviolées. Les rouge et blanc ont relevé la tête en seconde période et ont réussi à s’imposer sur la plus petite des marques. Seule mauvaise nouvelle pour le Horoya, ce sont les blessures du passeur décisif Baffour Sébé. Le Ghanéen qui revenait de blessure est sorti à la 72ème minute après avoir ressenti une douleur. Le défenseur central malien Boubacar Samassékou est également sorti sur blessure à la 80ème minute.

Après avoir été éliminé de la ligue des champions, le Horoya AC va tenter d’aller le plus loin possible dans cette coupe de la CAF. Le tirage au sort de la phase de groupes est prévu dans la deuxième quinzaine de ce mois.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Jeunes tués dans les manifs du FNDC : le gouvernement impose des obsèques discrètes aux familles

2 novembre 2019 à 11 11 18 111811

Après avoir refusé dans un premier temps de les rendre à leurs familles pour leur enterrement, les autorités guinéennes ont annoncé finalement que les corps des 11 jeunes tués dans les manifestations appelées par le FNDC les 14, 15 et octobre sont disponibles. C’est le procureur de Dixinn qui a fait l’annonce dans la soirée du vendredi, 1er novembre 2019. Mais, les autorités refusent catégoriquement la marche funèbre que le FNDC et les familles des victimes comptaient organiser pour accompagner les jeunes à leur dernière demeure, a appris Guineematin.com d’un membre du Front National pour la Défense Constitution.

Dans son communiqué diffusé vendredi soir sur les antennes de la télévision nationale, Sidy Souleymane N’Diaye, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn, a annoncé que les corps sont disponibles et invité les familles des victimes à venir les récupérer. Mais, le même communiqué précise que les corps ne sont plus à la morgue d’Ignace Deen. Ils ont été transférés à l’hôpital sino-guinéen. Et, selon un membre du FNDC, l’objectif de cette démarche est d’empêcher toute mobilisation à l’occasion des funérailles de ces jeunes.

« C’est ce matin, à 9 heures, qu’ils ont déposé tous les corps à l’hôpital sino-guinéen. Le problème, c’est qu’ils veulent nous imposer une procession funèbre discrète. D’abord, entre l’hôpital sino-guinéen et le cimetière de Bambeto, la distance est courte. Et puis, plusieurs services de sécurité sont déployés là-bas. On note la présence du Colonel Balla Samoura qui dirige l’opération, Tiegboro et de plusieurs de ses hommes.

Ils ont laissé entendre que ce sont les familles des victimes qui doivent venir prendre les corps, ils ne veulent pas du tout que le FNDC se mêle de ça. Et les conditions dans lesquelles se trouvent les corps, les familles sont obligées de récupérer pour les inhumer aujourd’hui ou au plus tard demain matin pour ne pas qu’ils se décomposent. Ils ont complètement déshumanisé la Guinée », déplore notre interlocuteur.

Un reporter de Guineematin.com est à l’hôpital sino-guinéen pour en savoir plus sur cette situation.

A suivre !

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Conakry : le FNDC autorisé à marcher sur l’autoroute

1 novembre 2019 à 17 05 08 110811

Comme annoncé précédemment, le Front National pour la Défense de la Constitution compte manifester le lundi, 04 novembre prochain sur l’ensemble du territoire guinéen. Cela, pour protester à nouveau contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. A Conakry, la marche pacifique projetée se par le FNDC a été autorisée par les autorités, a appris Guineematin.com des organisateurs.

Selon Abdoulaye Oumou Sow, le coordinateur de la communication du Front National pour la Défense de la Constitution, le gouvernorat de Conakry a donné ce vendredi, 1er novembre, son aval pour la tenue de cette manifestation prévue sur l’autoroute Fidel Castro. Elle partira du rond-point de la Tannerie pour s’achever sur l’esplanade du palais du peuple, en passant par Madina.

Le FNDC invite les habitants de la capitale guinéenne à se mobiliser massivement pour prendre part à cette marche qui devrait, en principe, se dérouler pacifiquement. La structure composée de partis politique d’opposition, d’activistes de la société civile, de syndicats entre autres, compte mobiliser au moins 5 millions de personnes à travers tout le pays pour dire non au projet de nouvelle constitution, qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Lors de sa première manifestation autorisée du 24 octobre dernier, le FNDC avait réussi une mobilisation impressionnante à Conakry et dans certaines villes de l’intérieur. Reste maintenant à savoir si cette même histoire se répétera le 04 novembre prochain.

A suivre !

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Urgent : l’inhumation des jeunes tués lors des manifs du FNDC reportée

30 octobre 2019 à 11 11 05 100510

C’est l’un des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution qui a fait l’annonce il y a quelques instants. Les funérailles des personnes tuées à Conakry lors des manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé n’auront pas lieu ce mercredi, 30 octobre 2019, comme c’était initialement prévu. Le gouvernement a refusé de rendre les corps à leurs parents, obligeant le FNDC à reporter les obsèques à demain, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Malgré le communiqué publié hier soir par le ministère de Santé et annonçant que les corps ne sont pas encore disponibles puisque les autopsies ne seraient pas encore terminées, le FNDC, en commun accord avec les familles des victimes, avait décidé de maintenir le programme des funérailles des onze jeunes tombés sous les balles des forces de l’ordre lors des manifestations des 14, 15 et 16 octobre dernier à Conakry.

Ce jeudi matin, plusieurs leaders du Front National pour la Défense de la Constitution et des membres des familles des victimes ont rallié la morgue de l’hôpital Ignace Deen de Conakry pour tenter de récupérer les corps. Mais, il leur a été signifié encore une fois qu’ils ne peuvent pas récupérer les corps et qu’ils doivent attendre un peu plus, le temps que les services compétents terminent les autopsies.

C’est ainsi que le FNDC a annoncé le report des obsèques à demain, jeudi 31 octobre 2019. Une date qui sera également difficile à respecter puisque la réception organisée par le pouvoir à l’endroit du président Alpha Condé, de retour d’un séjour à l’étranger, est prévue ce même jour. Pas sûr donc que les autorités acceptent de rendre les corps demain aussi.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : voici le nouveau programme des manifs du FNDC

26 octobre 2019 à 14 02 39 103910

Le Front National pour la Défense de la Constitution a modifié son programme de manifestations prévues la semaine prochaine. La structure qui proteste contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé a renoncé à ses journées ville-morte du lundi et du mardi prochains mais aussi à sa marche prévue pour le mercredi, 30 octobre 2019, a appris Guineematin.com des organisateurs.

Selon le nouveau programme rendu public ce samedi, 26 octobre 2019, par la cellule technique nationale du FNDC, c’est une marche funèbre qui sera finalement organisée le mercredi, 30 octobre 2019, pour l’enterrement des personnes tuées à l’occasion des manifestations de la semaine dernière. S’en suivra une journée de recueillement le vendredi, 1er novembre.

Ensuite, des manifestations contre le projet de troisième mandat seront organisées le lundi, 04 novembre 2019, sur l’ensemble du territoire national. Le FNDC précise qu’il a décidé désormais, « de marcher chaque lundi pour s’opposer catégoriquement au troisième mandat ».

A suivre !

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Le FNDC interdit de manifester à Siguiri : le maire invoque une lettre de Bouréma Condé

26 octobre 2019 à 13 01 22 102210
Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de la commune urbaine de Siguiri
Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de la commune urbaine de Siguiri

Contrairement à Conakry et dans plusieurs autres villes de l’intérieur, les manifestations contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé sont jusque-là interdites à Siguiri. Et, pour justifier son refus d’autoriser l’organisation de ces mouvements de protestation, le maire de Siguiri invoque une lettre du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, interdisant toute manifestation de rue.

Après le refus de la mairie d’autoriser la marche qu’elle comptait organiser le jeudi, 24 octobre 2019, dans la commune urbaine de Siguiri, l’antenne locale du FNDC a adressé une nouvelle lettre d’information aux autorités communales pour une manifestation demain, dimanche. Mais, pour la deuxième fois consécutive, le maire de la ville Koumba Sékou Magassouba a interdit la marche visant à protester contre le changement de l’actuelle Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

« Encore une fois de plus, je ne peux pas vous autoriser à manifester pour des raisons suivantes : nous avons reçu une lettre émanant de notre département de tutelle, signée du ministre Bouréma Condé et adressée aux gouverneurs de régions, préfets et maires, interdisant toutes les manifestations de rue. Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons reçu aucune lettre qui abroge cette décision. Donc en application de cette lettre, je vous interdis de manifester.

Deuxièmement, vous manifestez pourquoi ? Au nom de quelle structure ? Le FNDC ? Nous n’avons reçu aucun document de cette structure. Et le troisième motif, Siguiri n’abrite aucun chef, les chefs que vous cherchez se trouvent à Conakry et Kankan, partez là-bas », a dit le maire de Siguiri à l’endroit des membres du Front National pour la Défense de la Constitution.

Cette sortie de l’autorité locale contraste avec la récente déclaration du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, qui a nié l’interdiction des manifestations de rue dans le pays. De son côté, le FNDC-Siguiri a décidé finalement de renoncer à sa manifestation qui était prévue demain, dimanche 27 octobre 2019, pour éviter tout bras de fer avec les autorités locales.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Prévention des conflits : plusieurs jeunes filles et garçons outillés à Mamou

26 octobre 2019 à 12 12 11 101110

Un atelier sur la mobilisation et l’implication des jeunes hommes et femmes dans la prévention des conflits pour une paix durable s’est tenu cette semaine à Mamou. Il a été organisé par le Groupe de travail Femmes, Jeunes, Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et le Sahel, une plateforme mise en place par le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). L’objectif est de responsabiliser davantage la jeunesse guinéenne et l’amener à s’engager dans la préservation de la paix et la quiétude sociale dans le pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cet atelier de trois jours (du 21 au 23 octobre 2019) a été organisé dans le cadre d’un projet initié par l’UNOWAS et concernant trois pays : la Guinée, le Benin et le Togo. « Ce projet vient pour nous conscientiser et interpeler les jeunes de ces pays. Nous savons que nos marches se transforment souvent en violences, on n’a pas encore intégré la manifestation pacifique », a souligné Makalé Soumah, présidente de l’antenne du réseau Ouest-africain des jeunes filles/femmes leaders de la CEDEAO (ROAJELF).

Selon elle, « ce projet cible 15 préfectures du pays à tensions. Donc ce sont les conducteurs taxis motos, les syndicats et les journalistes qui sont invités. Nous devons éviter, nous jeunes, les violences. Nous devons apprendre à être responsables. On ne peut pas confier une responsabilité à un irresponsable. Il est important d’éviter les violences, les violences n’arrangent rien. Soyons responsable, construisons notre pays », a lancé Makalé Soumah.

Le gouverneur de Mamou s’est fait représenter à la cérémonie d’ouverture des travaux par son chef de cabinet, Bernard Mara. Après avoir souhaité la bienvenue aux organisateurs et participants, il interpellé les jeunes de Guinée sur la nécessité d’éviter les violences. « Au nom de monsieur le gouverneur, nous vous souhaitons la cordiale bienvenue dans la ville carrefour. Vous jeunes, vous jouez un rôle prépondérant.

On parle de conflits si les opinions sont diverses. Et vous les jeunes, vous êtes en première ligne. Si on dit marche en Guinée, cela se transforme souvent en violences … Donc c’est le moment et le lieu de dire aux jeunes que sans paix, pas de développement. Nous vous invitons à suivre attentivement ces enseignements », a-t-il conseillé aux participants.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919/657343939

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Guinée : les manifs contre un 3ème mandat vont se poursuivre la semaine prochaine

18 octobre 2019 à 12 12 58 105810

Même si le calme est revenu et les activités ont repris depuis hier en Guinée, cette situation ne devrait pas durer assez longtemps. Les manifestations appelées par le FNDC contre le projet de changement de l’actuelle Constitution dans le but d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé vont reprendre en début de semaine prochaine. C’est le coordinateur par intérim du Front National pour la Défense de la Constitution qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce vendredi, 18 octobre 2019.

« Ce qui est sûr, la semaine prochaine, nous allons reprendre encore les manifestations sur toute l’étendue du territoire national. Tant que monsieur Alpha Condé ne renonce pas à son projet de troisième mandat, qu’il sache que le peuple de Guinée mènera le combat jusqu’à ce qu’il renonce. Ce combat est un combat de la survie de notre démocratie, par ricochet le combat de notre propre survie. Alors, on ne le mène pas parce qu’on est contre Alpha Condé, mais on le mène parce que c’est notre survie qui est en danger. Alors, il doit savoir raison garder et reculer maintenant.

Si on n’avait pas commencé les manifestations, s’il avait dit à temps qu’il renonce à son projet de troisième mandat, il serait sorti par la grande porte. Mais jusque-là, il a une chance quand même de sortir par la fenêtre. Mais après ce moment, ça ne sera pas la fenêtre, ça sera un trou. Et après ça, il n’y aura même pas ce trou. Donc, c’est le moment pour lui de renoncer parce que nous, on ne va pas renoncer tant qu’il ne renonce pas. Si la justice ne libère pas nos camarades détenus, la semaine prochaine, au lieu de deux ou trois jours, on fera les manifestations tout au long de la semaine. Ça sera des manifestations non-stop », a indiqué Oumar Sylla, plus connu sous le nom de Foniké Mengué.

A noter que le procès des leaders du FNDC arrêtés il y a une semaine environ se poursuit ce vendredi au tribunal de première instance de Dixinn. Le procureur a demandé la condamnation des six activistes anti-troisième mandat à 5 d’emprisonnement et au payement d’une amende de 2 millions de francs chacun.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel.628124362

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