CAN 2019 : Baïssama Sankoh blessé, Lass Bangoura le remplace

19 juin 2019 à 14 02 38 06386
Lass Bangoura

Blessé le dimanche, 16 juin 2019, lors du dernier match amical du Syli national contre les Pharaons d’Egypte (1-3), le défenseur guinéen, Baïssama Sankoh, ne jouera pas la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations 2019.

Le latéral droit de 27 ans est remplacé par l’attaquant de Vancouver, Lass Bangoura, qui revient tout juste de blessure, a appris Guineematin.com auprès de la Fédération Guinéenne de Football.

Baïssama Sankoh

La durée d’indisponibilité de Baïssama qui s’étale sur 21 jours, a contraint le joueur de Caen (France) à déclarer forfait pour cette compétition qui démarre le vendredi, 21juin 2019.

La Guinée effectuera sa première sortie dans cette CAN le samedi, 22 juin 2019, à 20 heures TU à Alexandrie contre Madagascar.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Risque de violences à N’zérékoré : le FNDC entend braver l’interdiction de manifester

13 juin 2019 à 11 11 23 06236

Malgré l’interdiction de sa marche pacifique prévue ce jeudi, 13 juin 2019, l’antenne du FNDC à N’zérékoré n’entend pas abdiquer. La structure maintient la manifestation et appelle les citoyens de la ville à sortir protester contre les agissements « antidémocratiques et liberticides » des autorités locales. Des autorités qui ne comptent pas aussi laisser se dérouler cette manifestation, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est une journée tendue à l’issue incertaine qui s’annonce aujourd’hui à N’zérékoré. Tôt le matin, un important dispositif sécuritaire a été déployé dans la ville, particulière sur le point de ralliement de la manifestation appelée par l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Les forces de l’ordre sont chargées d’empêcher tout regroupement lié à cette marche.

Mais, de leur côté, les responsables du FNDC-N’zérékoré décident d’aller au bras de fer avec les autorités. Ils ont appelé leurs membres et les citoyens de la ville à sortir braver l’interdiction de leur marche. La mobilisation a d’ailleurs commencé au niveau du siège local de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, situé au quartier Mohomou. Plusieurs jeunes ont rallié les lieux et ils se disent déterminés à descendre dans la rue pour protester contre l’interdiction des activités du FNDC dans toute la préfecture de N’zérékoré et les menaces proférées par le préfet contre ses membres.

Pour l’heure, la ville est partagée entre tension et méfiance et la plupart des activités sont paralysées.

A suivre !

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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L’Assemblée nationale en deuil : l’honorable Elhadj Diao Kanté n’est plus !

13 juin 2019 à 9 09 11 06116

L’Assemblée nationale guinéenne est en deuil. Elle vient de perdre l’un de ses éminents membres, en la personne d’Elhadj Diao Kanté. Il est décédé à l’aube de ce jeudi, 13 juin 2019 à Johannesburg (Afrique du Sud), a appris Guineematin.com auprès du 4ème vice-président de l’Assemblée, Elhadj Salim Bah, qui est un ami du défunt.

Membre du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, Elhadj Diao Kanté était président de la Commission affaires étrangères et des guinéens de l’étranger et président de l’union nationale pour l’équité et le développement (UNED).

Le programme du retour de son corps et de ses obsèques fera l’objet d’un communiqué, selon un proche du défunt.

Guineematin.com présente ses sincères condoléances à la famille éplorée et à l’Assemblée nationale.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Conakry : les mosquées se désemplissent après le Ramadan

13 juin 2019 à 7 07 02 06026

La fin du Ramadan entraîne immédiatement un changement de comportement à Conakry. Changement ressenti notamment dans les mosquées. Ces lieux de culte se sont quasiment vidés après ce mois saint des musulmans, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Fini le Ramadan, fini également la prière pour bon nombre de fidèles musulmans. C’est en tout cas le constat qui est perceptible aujourd’hui dans les mosquées de Conakry. Dès le premier vendredi après la fin du Ramadan, la situation était tout le contraire de ce qu’on observait la semaine dernière. A Fayçal par exemple, la plus grande mosquée de la capitale guinéenne, une bonne partie est restée vide à l’occasion de cette prière qui, pourtant, est particulière pour les musulmans. Ce qui était inimaginable pendant le Ramadan.

Durant tout le mois de pénitence pour les musulmans, les mosquées étaient quasiment toutes remplies même lors des 5 prières quotidiennes à plus forte raison celle de vendredi. Pour cette dernière d’ailleurs, la mosquée devenait petite pour accueillir tout le monde, et de nombreux fidèles étaient obligés de prier dehors.

Pourtant, tous les imams qui avaient prédit cette situation ont souvent exhorté les fidèles, pendant le Ramadan, de poursuivre leur dévouement et de continuer à être présents dans les mosquées après ce mois saint. Mais, ces différents appels ne semblent pas être tombés dans de bonnes oreilles.

Saidou Hady Diallo pour Guineemayin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Parlement : plusieurs textes au programme dont la Charte africaine de la renaissance culturelle

12 juin 2019 à 11 11 52 06526

Sauf changement de programme, les députés guinéens vont examiner en séance plénière et sans doute adopter ce mercredi, 12 juin 2019, un total de sept textes, dont des conventions, des projets de loi ainsi que de chartes et de résolutions.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste de ces textes annoncés pour ce mercredi.

1.  Convention entre le gouvernement guinéen et le Royaume d’Espagne relative à la coopération en matière de sécurité et de lutte contre la criminalité, signée le 19 janvier 2019 à Conakry ;

2.  Projet de loi portant protection de la propriété littéraire et artistique en Guinée

3.  Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique signée le 2 novembre 2001 à Paris

4.  Convention portant création de l’alliance pour le bio digesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre (AB/AOC) ;

5.  Résolution 521 (XVII) relative à l’amendement de l’article 38 des statuts de l’Organisation mondiale de tourisme (OMT), visant à introduire le Chinois comme langue officielle de l’Organisation à part l’Anglais, le Français, l’Espagnol, le Russe et l’Arabe ;

6.  Charte de la renaissance Culturelle africaine ;

7.  Convention d’Etablissement entre la Guinée et la société Beverage Market incorporated pour la construction d’une usine de construction de boissons alcoolisées et non alcoolisées en Guinée ;

Depuis l’Assemblée nationale, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Aboubacar Sylla au siège du RPG : « je suis à 100% pour une nouvelle constitution »

8 juin 2019 à 13 01 58 06586

Le ministre d’Etat en charge des Transports et porte-parole du gouvernement a pris part à l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel ce samedi, 08 juin 2019. L’occasion pour l’ancien opposant à Alpha Condé d’exprimer son soutien au projet de nouvelle constitution prôné par le pouvoir pour permettre à l’actuel chef d’Etat de briguer un troisième mandat.

C’est en fanfare que le président de l’UFC a été accueilli ce samedi au siège du parti au pouvoir par le secrétaire général du RPG Arc-en-ciel, l’honorable Saloum Cissé, également 1er vice-président de l’Assemblée nationale, entouré de cadres de son parti et de membres du gouvernement comme Sanoussy Bantama Sow et Alpha Ibrahima Keira, ainsi que de nombreux militants du parti présidentiel. Le ministre d’Etat en charge des Transport était accompagné de son épouse et des membres de la direction nationale de sa formation politique.

Dans son discours d’une quarantaine de minutes, Aboubacar Sylla est revenu entre autres sur le temps qu’il a passé au sein de l’opposition républicaine, sa nomination au gouvernement, avant de donner sa position sur le débat en cours autour d’une nouvelle constitution en Guinée. « Je suis à 100% pour une nouvelle constitution. Celle rédigée en 2010 est obsolète, elle était transitoire. Et, j’ai relevé 20 points dans un mémo adressé au Président Alpha Condé qui justifient le changement de cette constitution », a déclaré l’ancien porte-parole de l’opposition.

Pour lui d’ailleurs, le débat devrait se focaliser sur le contenu du nouveau texte. « Mais, le camp d’en face s’oppose simplement à cause d’un 3ème mandat. Mais ça, c’est un autre débat. Toutefois, avec une nouvelle constitution, les compteurs seront remis à zéro. Et, les chefs sont guidés par Dieu, le peuple et leur conscience. Donc, personne ne peut l’en empêcher », prévient Aboubacar Sylla.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tel : 628089845

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Meurtre de Boukariou Baldé : ce qu’en dit Madifing Diané, gouverneur de Labé

8 juin 2019 à 13 01 26 06266
Elhadj Madifing Diané, gouverneur de la région administrative de Labé

La mort du jeune étudiant, Amadou Boukariou Baldé, le 31 mai 2019, au centre universitaire de Labé, à l’occasion d’une manifestation estudiantine, réprimée par les forces de l’ordre, continue d’alimenter les débats en Guinée. Le gouverneur de la région administrative de Labé, dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com hier vendredi 07 juin 2019, a dit sa part de vérité dans cette affaire. Elhadj Madifing Diané a mis l’occasion à profit pour dire ce qu’il sait de l’évolution des enquêtes dans ce dossier.

Décryptage !

Guineematin.com : comment avez-vous appris les malheureux évènements qui se sont déroulés au centre universitaire de Labé et qui ont conduit à la mort du jeune Amadou Boukariou Baldé ?

Elhadj Madifing Diané : je commencerai d’abord par présenter toutes nos condoléances à la famille du défunt et ajouter que c’est un évènement très regrettable… Avant d’aborder votre question, je tiens vous à vous remercier très sincèrement d’avoir opté par cette démarche, venir à la source pour avoir votre compréhension sur les faits, que de rester à Conakry, commenter son sentiment et divulguer ce qui, à leur sens, paraît bon à être divulgué. Pour revenir donc sur le sujet, j’étais à mon bureau quand mon téléphone a sonné et j’entendais des cris qui demandaient au gouverneur de la région de leur venir au secours, qu’ils sont attaqués.

C’est le rectorat de l’université à Hafia, à quelques kilomètres (22 kilomètres) du centre-ville de Labé. Bon, comme le cri était assez inquiétant, j’ai immédiatement fait venir le directeur de la sureté régionale et le commandant de la région, en les informant de cette réalité et en les invitant à s’y rendre pour voir ce qui s’y passe. J’avais tellement minoré l’ampleur de l’incident que je n’ai envoyé qu’un pick-up, un et un seule pick-up de la police, d’abord qui n’a pas de moyens, mais qui a couplé avec la gendarmerie pour s’y rendre.

Le moyen était de la gendarmerie, je vous ferai voir la note de la réquisition, vous-même vous allez apprécier que j’ai totalement minoré l’ampleur de la chose. C’est arrivé et ils se sont vu même dans l’obligation de replier, vu l’ampleur de la chose. Mais, leur présence quand même a été dissuasive, parce que ça a été le sauve-qui-peut. Les étudiants se sauvent, les services de sécurité, qui n’avaient pas de moyens appropriés pour contenir totalement la chose à cet instant, ont replié. C’était pour avoir un renfort.

Donc, Dieu soit loué, tout est rentré dans l’ordre. Les heures qui ont suivi, il a été simplement informé que l’ampleur des choses a entraîné des dégâts énormes à l’université, tant sur le rectorat que sur les bâtiments et sur les salles de formation : que ça soit les laboratoires et autres. Je vous demanderai d’accepter de faire un tour à l’université, en ce moment vous-même vous allez apprécier l’ampleur des dégâts. Donc, ce n’est que plus tard dans la même journée, qu’on m’a fait un bilan de l’affaire. Un bilan humain au-delà de l’affaire matériel.

On m’a notifié qu’il y a eu trois (3) étudiants blessés. Et qu’il y a eu des gendarmes et policiers blessés, on ne m’a pas donné le nombre. Tous ont été amenés à l’hôpital et tous ont bénéficié des premiers soins de l’hôpital. Ce n’est que dans la soirée, quand je m’apprêtais à faire ma prière pour le Nafila, on a été me chercher à la mosquée et on m’a présenté par information l’état particulièrement critique de ce jeune. Sur les conseils des responsables de l’hôpital, il a été accepté sous mon autorité, que le garçon soit immédiatement transféré vers un centre plus spécialisé compte tenu de la gravité de son état.

Et, c’est pour moi une occasion de féliciter l’hôpital de Labé qui n’a rien ménagé pour dégager immédiatement une ambulance et un médecin accompagnateur. Ils ont préparé le patient et ils l’ont mis en en direction de Conakry. L’objectif était de le conduire à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé. Pour nous, l’affaire s’arrêtait à ce niveau parce que, je suis personnellement rentré chez moi à 2 heures du matin.

Quand le matin je suis venu très tôt aux environs de 9 heures et demi, 10 heures, j’ai été appelé pour dire que vous avez envoyé des militaires et les militaires auraient tiré sur les enfants dans le campus et un de ces enfants aurait été atteint par les balles, qu’il est mort. J’ai dit non, aucun militaire n’a été déployé pour ce maintien d’ordre, rien que quelques policiers et quelques gendarmes. Et quant à la mort de quelqu’un, je ne suis pas encore informé, mais je confirme qu’un des enfants, dans un état particulièrement critique, a été transféré à Conakry.

Peut-être qu’il est mort en cours de route, je n’ai pas encore l’information, mais en tout cas, quand il quittait Labé, il n’était pas encore mort, mais il était dans un état très critique. Ce n’est que quelques instants après, j’ai eu la confirmation effectivement, qu’il est décédé. Bref, tout s’est passé dans la transparence parce que j’avais été informé que le papa avait pris contact avec l’université, il a même eu la possibilité de prendre contact avec l’hôpital. Parce que la même nuit de son transfèrement, le responsable qui avait ce dossier m’a consulté.

Je suis rentré en contact avec le père du garçon qui a quitté Conakry, il voulait venir ici mais il a été informé par ses relations ici que son enfant est transféré sur Conakry et qu’il est en route. Il a donné sa position, il était entre Mamou et Dalaba et il aurait souhaité aller directement à l’hôpital de Dalaba si le véhicule n’a pas dépassé Dalaba pour qu’il puisse descendre avec son fils malade. Il demandait mon avis sur cette question, je dis qu’il n’est pas question.

Guineematin.com : à ce niveau, est-ce que vous aviez pris langue directement avec les parents du jeune Amadou Boukariou Baldé parce que selon nos informations, l’ambulance devait passer prendre les parents qui étaient entre Mamou et Dalaba ?

Elhadj Madifing Diané : personnellement, non. Il n’a jamais été question de passer prendre les parents de ce jeune. J’ai dit, c’est moi qui ai dit il n’est pas question. Devant l’urgence, leur souhait a été présenté au directeur de l’hôpital et peut-être à d’autres personnes, qui ne peuvent pas prendre cette décision. Tu ne peux pas être dans une ambulance avec un enfant qui est dans cet état, qui est ton fils, que ça se passe calmement. Ça, c’est humain.

Guineematin.com : en clair, comme l’ont dit les parents de feu Boukariou Baldé, vous n’avez pas échangé avec eux, mais plutôt avec les responsables de l’hôpital de Labé ?

Elhadj Madifing Diané : je n’ai jamais échangé avec les parents. J’ai échangé sur la situation des parents avec le recteur de l’université, parce que le recteur de l’université m’a rapporté la même chose en me disant qu’il a été obligé lui, de venir au secours des parents pour qu’ils puissent rejoindre leur enfant. Moi et les parents, on n’a jamais parlé. Tout ce que j’ai dit, ça m’a été rapporté ou par le directeur de l’hôpital, ou par le recteur de l’université. Mais, il est évident, il a parlé avec ceux-là auxquels il a présenté tous ses sentiments.

Jusqu’à ce niveau, il n’y avait rien de particulier, on ne savait même pas que le garçon est mort. Ce n’est que le lendemain que moi-même, quand j’ai su que le garçon est mort et qu’on m’a dit, que j’ai envoyé l’armée pour intervenir, c’est en ce moment que j’ai pris la peine de faire la déclaration, déclaration mise à la disposition de toutes les presses locales ici, qu’elles soient écrites ou parlées. Et après, on m’a dit que c’est passé sur les réseaux sociaux. J’ai entendu des gens dire que le gouverneur a été démenti par les parents. Lisez ma déclaration.

Mais par contre, le responsable de la communauté de Télimélé et tous les fils de Télimélé basés à Labé sont venus à mon bureau pour me remercier de ma disponibilité et de ce qui a pu être fait pour sauver leur enfant. Il est là, Elhadj Oumar Télimélé, il est là. Voilà la situation, je n’ai jamais parlé avec les parents sur cette question. Ce que j’ai dit, ce n’est pas pour faire plaisir à quelqu’un. Et puis, je ne leur en veux pas. C’est le sentiment humain, ils sont dans une situation qui exprime leur état d’âme. L’être humain a trois dimensions : l’âme, le corps et l’esprit.

Si les trois ne sont pas en conformité, il est évident que quand on est content, on n’exprime que ce qui est bon, mais quand on n’est pas content, on n’exprime que ce qui n’est pas bon. Je ne leur en veux pas, ils n’ont fait qu’exprimer leur état d’âme : le corps, l’esprit et l’âme. Dans une situation douloureuse, tout être, à leur place, peut réagir de la même manière. Mais, dire qu’ils n’ont pas parlé avec moi, comme si c’est moi qui ai dit que j’ai parlé avec eux.

Je n’ai jamais parlé avec eux, ils n’ont jamais parlé avec moi. Mais, tous les contacts qu’ils ont eus, soit avec l’hôpital, soit avec le rectorat, ou les professeurs ou les amis de rectorat, je suis le décideur de la question, tout s’est passé sous mes doigts, ça m’a été rapporté. Voilà.

Guineematin.com : il se dit que ce jeune étudiant est mort par suite de bastonnade de la part des forces de l’ordre. En tant que première autorité régionale, qu’est-ce que vous en savez ?

Elhadj Madifing Diané : ce sont des histoires. Il a été atteint par des projectiles non létaux, des pierres. Arrivé à Conakry, efforcez-vous de prendre les résultats de l’autopsie. L’autopsie vous confirmera qu’il a été atteint de projectiles non létaux, pas une arme à feu. Et je confirme ici qu’il a été déposé par le secrétaire général du rectorat à l’hôpital. Une première sur moto, ça paraissait plus particulier, il a été pris par celui-ci pour être déposé à l’hôpital.

Ça, c’est des choses que j’ai vérifiées. Le reste, les enquêtes sont ouvertes, parce que j’ai eu la confirmation que les étudiants sont sortis de la classe pour aller se jeter sur le rectorat. Quelque chose qui se passe en dehors des classes, comment se fait-il que les étudiants sortent des classes pour aller se ruer sur le rectorat, s’il n’y a pas quelque chose en dessous ? Cet élément, je le vérifie et il sera vérifié et les résultats seront obtenus immédiatement.

Guineematin.com : depuis que ces malheureux évènements se sont produits, une enquête a été ouverte et on apprend d’ailleurs que certains responsables de l’université ont été interpellés, notamment le chef du département Sociologie. Où en est-on avec les enquêtes ?

Elhadj Madifing Diané : je ne veux pas anticiper les choses. Je suis dans l’obligation de protéger leur dignité. Parce que pour moi, ils bénéficient encore d’une présomption d’innocence. S’ils sont avec les services de sécurité, c’est pour être situé pas par rapport à ce que nous avons entendu. Si ça s’avère concret, il est évident qu’ils seront exposés comme le soleil, parce que ce qu’ils ont fait sera dit.

Guineematin.com : qu’est-ce qu’on reproche à ces enseignants ?

Elhadj Madifing Diané : j’ai entendu que des professeurs indélicats ont demandé, ont pris de l’argent avec la famille. Le problème est parti de là. Trois étudiants de Hafia, au mois d’avril, à la faveur de la visite des Instincts Killers (un groupe d’artistes) ont fait un grave accident sur la nationale Hafia-Labé. L’ampleur de l’accident est telle qu’un d’eux a été amputé d’une jambe et les deux autres dans état très critique. Ce qui fait qu’ils n’ont pas pu aller en classe jusqu’à cet instant.

Quand subitement on les voit à l’université, exiger qu’on leur donne le diplôme. Ce que le rectorat a refusé. Leurs collègues par sentiments, ont adressé une lettre exigente, vous avez toutes les copies ici demandant au rectorat de délivrer. Ce qui n’a pas été fait. Eux tous sont sorties de la classe pour se ruer. Donc pour revenir à votre question, ces professeurs qui avaient eu la chance de rencontrer les parents des enfants, ont pris de l’argent avec ceux-là, en leur promettant le diplôme. Je n’ai pas vérifié encore, je vais le faire. Ce n’est pas la vérité que j’affirme.

C’est des renseignements que j’ai, que je vous délivre, que je suis en train de vérifier. Ce n’est pas encore conclu que c’est comme ça. Mais, c’est comme ça que ça m’a été rapporté. Comme ils ont vu que ce n’est pas prometteur et ils ont pris de l’argent, ils ont intoxiqué les enfants dans les classes, pour leur permettre d’exiger du rectorat la délivrance des diplômes.

Comme il n’y avait pas de solution, les enfants, comme on dit, que la jeunesse a toujours raison, on ne cherche pas dans leur raison à leur donner raison ou dans leur tort à leur donner tort. Même dans leur tort, on leur donne raison parce que c’est la jeunesse qui est là. Nous avons un âge qui nous permet de réfléchir. Eux, ils sont dans un âge de grande excitation etc. Voilà comment s’est arrivé.

Guineematin.com : quel message particulier avez-vous à l’endroit des proches et des parents de ce jeune qui est mort ?

Elhadj Madifing Diané : c’est leur présenter tous nos condoléances et leur exprimer tout le regret. Ce qu’ils doivent savoir, nous qui avons la charge de gérer cette région, nous voyons les jeunes comme l’avenir et le présent de ce pays. On ne peut leur donner que le meilleur de nous-mêmes. Mais, nous ne serons jamais à la base de leur destruction. Quelque que soit leur attitude par rapport à un évènement. Je l’ai dit, on m’a toujours enseigné que la jeunesse a toujours raison.

Moi-même j’ai été jeune, moi-même j’ai participé à des grèves, la grève de 1968, j’étais étudiant, j’ai une vie particulière. Quand je regarde les objectifs de nos grèves, je me moque de moi-même. Mais la jeunesse aidant, en ces temps, j’estimais avoir raison, c’est pour ça pour moi je dis, la jeunesse a toujours raison. Mais, on leur demandera d’accepter, de s’efforcer d’être responsables dans leurs revendications.

Quel que soit la revendication, la raison avant la passion. C’est ce que je peux demander à la jeunesse. C’est par la raison qu’ils pourront construire leur avenir. Ce n’est pas dans la passion qu’ils pourront construire leur avenir.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien, est-ce que vous avez un dernier mot ?

Elhadj Madifing Diané : le dernier mot, c’est toujours préserver la paix, préserver l’unité, préserver l’entente. Je dis, je répète, les jeunes sont le présent et l’avenir de ce pays. Notre souhait est qu’ils aient la bonne éducation, notre souhait est qu’ils aient la bonne information, notre souhait est qu’ils aient la bonne formation. Parce que c’est avec ça et avec ça seulement que ce pays aura un avenir radieux. Parce que ceux qui doivent relever, s’ils n’ont pas la bonne éducation, s’ils n’ont pas la bonne formation, il est évident que le pays restera encore pour longtemps dans ce piège, que Dieu nous en préserve.

Propos recueillis depuis Labé par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : la visite d’Alpha Condé reportée à la dernière minute

8 juin 2019 à 13 01 09 06096

Jusqu’à ce samedi matin, le président de la République était attendu à Kankan. Officiellement, Alpha Condé devait aller répondre à une invitation des enseignants de cette ville de la Haute Guinée. Mais, le chef de l’Etat n’a finalement pas effectué le déplacement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Tout était mis en place pour accueillir le président de la République à Kankan. Ce samedi matin, les partisans du RPG Arc-en-ciel, le parti présidentiel, se sont fortement mobilisés à cet effet. Selon nos informations, les enseignants de Kankan comptaient profiter de l’occasion pour demander à Alpha Condé de proposer une nouvelle constitution aux Guinéens. Ce qui lui permettrait de briguer un troisième mandat.

Mais, au lieu du chef de l’Etat, ce sont 7 ministres originaires de la région qui ont effectué le déplacement. Des indiscrétions soulignent toutefois, que l’arrivée du président Condé n’a pas été annulée, elle aurait été décalée de quelques jours seulement. Alpha Condé pourrait arriver à Kankan le lundi, 10 juin prochain.

Abdoulaye N’Koya Sylla pour Guineematin.com

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Tinguilinta (Boké) : un couple et son hôte tués par asphyxie

8 juin 2019 à 12 12 34 06346

Deux jeunes hommes et une femme ont perdu la vie par asphyxie dans une maison à Tinguilinta, un district relevant de la sous-préfecture de Tanèné, située à 10 kilomètres de Boké, sur la route de Sangarédi. C’est la fumée dégagée par un petit groupe électrogène qui a tué ces personnes, a appris Guineematin.com auprès des autorités locales.

Selon le Maire de la commune rurale de Tanèné, Oumar Kalabane, que nous avons joint au téléphone ce samedi matin, le drame est survenu hier vendredi, 07 juin 2019. Les victimes sont : Mamadou Diallo, âgé de 25 ans, sa femme Adama Hawa N’Diaye, âgée de 17 ans, et son ami Abdou Rahim Diallo, âgé de 22 ans. Ils ont été retrouvés morts dans une chambre vendredi, aux environs de 13 heures.

« Mamadou regardait la télévision avec sa femme et son ami dans sa chambre. Lorsqu’il a commencé à pleuvoir, ils ont pris le petit groupe électrogène Tiger pour le faire rentrer dans la chambre et s’enfermer avec. Ils ont dû maintenant s’endormir tous sans éteindre les appareils. C’est ainsi qu’ils ont été asphyxiés par la fumée qui se dégageait du groupe électrogène. C’est en tout cas ce qu’a estimé le médecin légiste qui a effectué l’autopsie, puisqu’ils ont été retrouvés près de la porte comme s’ils tentaient de sortir, mais impuissants.

C’est hier (vendredi) aux environs de 13 heures, qu’ils ont été retrouvés. Lorsque la maman de Mamadou Diallo a dit n’avoir pas vu son fils depuis le matin, ils sont venus frapper à sa porte mais personne n’a répondu. Finalement, ils ont défoncé la porte et ont trouvé les trois corps couchés », a expliqué le maire de Tanèné.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Mort d’un jeune à Kankan : les services de sécurité accusés

6 juin 2019 à 19 07 42 06426

Des jeunes chauffeurs de taxis et leurs apprentis ont repêché le corps d’un des leurs dans les profondeurs du fleuve Milo à Kankan, ce jeudi 6 juin 2019 à 12 heures. Selon des informations recueillies sur place, Amadou Condé a été pourchassé par des agents vers 9 heures. C’est en tentant de s’échapper avec un de ses amis que la victime est tombée dans l’eau avant de mourir par noyade, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime, répondant au nom d’Amadou Condé, est un chauffeur de profession, âgé de 27 ans. Selon nos informations, c’est en étant assis aux abords du fleuve Milo avec son ami, qu’ils ont aperçu un pickup avec des agents. Pris de peur, les deux jeunes gens ont essayé de se sauver pour ne pas se faire arrêter. Le premier est passé, mais le second a eu moins de chance.

Le rescapé, du nom de Moussa Diawara, est revenu sur ce qui s’est passé. « Quand on s’est rencontré ici, on s’est salué, il avait de la drogue. Il a un peu roulé. Après, il m’a dit que l’endroit-là est isolé, d’aller s’asseoir de l’autre côté. On est allé, on a causé, il m’a montré sa carte d’identité. Il s’appelle Amadou Condé. Son papa s’appelle Mamadou Condé. Après, les gendarmes sont venus, il a eu peur, on s’est tous jeté dans l’eau. Lui, il n’a pas pu nager. C’est Dieu qui m’a sauvé », a-t-il dit.

Pour sa part, Mohamed Camara, un autre témoin oculaire de la scène, a laissé entende que c’est la police qui est intervenue. « Nous, on était juste assis à côté, on a vu deux jeunes se jeter à l’eau. L’un a pu remonter, l’autre est resté, il s’est noyé. C’est le pick-up des policiers qui était garé. Après, deux agents sont descendus pour pourchasser les jeunes. Le pick-up a continué à Kankan Coura », a-t-il expliqué.

C’est aux environs de 12 heures que le corps sans vie d’Amadou Condé a été repêché du fond du fleuve par Mohamed Diakité, un jeune volontaire. « Quand moi je suis venu, j’ai trouvé des gens qui disaient qu’une personne est en train de se noyer. Après, je me suis déshabillé, je suis descendu le chercher. Je l’ai remonté. Mais malheureusement, il était mort déjà », a révélé le jeune homme.

Ces deux versions qui accusent la police et la gendarmerie ont été balayées d’un revers de main par les deux services.

Cette situation a irrité les jeunes qui ont pris le corps de la victime dans un cercueil pour le déposer devant le commissariat de la police. Sur les lieux, la situation a dégénéré. L’on a assisté à une pluie de cailloux contre du gaz lacrymogène. Les jeunes ont fini par battre en retraite.

Le corps a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Kankan. Le calme est revenu, mais jusqu’au moment où on mettait cet article en ligne, l’identité du service descendu au fleuve Milo n’est pas encore connue.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Fête de Ramadan : aucun accident de la circulation enregistré à Labé (Police)

6 juin 2019 à 19 07 08 06086

La police routière de Labé dresse un bilan satisfaisant de la célébration de la fête marquant la fin du Ramadan. Selon ce service de sécurité, aucun cas d’accident de la circulation n’a été enregistré à cette occasion dans la ville de Karamoko Alfa Mo Labé, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les jours de fête sont des moments de joie qui se soldent souvent par de la tristesse à Labé. Une tristesse causée par le taux élevé d’accidents de la circulation enregistrés et qui font des blessés, des dégâts matériels et parfois même des morts. Mais cette année, la fête de Ramadan a dérogé à cette règle. Selon la police routière, aucun cas d’accident n’a été enregistré le jour de la fête et un seul a été enregistré le lendemain.

« Le jour de la fête, il n’y a pas eu d’accidents. C’est le lendemain que les gens qui partaient pour les salutations familiales faisaient de l’abus. C’est ce jour qu’un seul cas d’accident a été enregistré, la collusion entre deux véhicules aux environs de 3 heures du matin. L’un voulait éviter un trou et il est parti cogner la partie le véhicule qui venait en sens inverse.

Heureusement, on n’a pas enregistré de blessés, seulement les dégâts matériels ont été importants », a déclaré le colonel Tidiane Sanoh, commissaire spécial de la sécurité routière de Labé.

Selon l’officier, « si vous voyez que cette fois-ci il n’y a pas eu assez d’accidents que l’année précédente, c’est dû au fait que la sensibilisation est comprise par les usagers. Ils ont compris qu’il ne faut pas rouler, ivre, et qu’il faut respecter le code de route. Le service de sécurité routière de Labé se félicite de ce constat ».

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Fête de Ramadan : 4 personnes arrêtées à Siguiri pour n’avoir pas respecté les consignes des autorités

6 juin 2019 à 18 06 10 06106

Comme c’est le cas très souvent, le jour de la célébration de la fête marquant la fin du Ramadan n’a pas fait l’unanimité cette année encore en Guinée. Des habitants de certaines localités du pays ont décidé de fêter mercredi au lieu de mardi, jour officiel de la fête. Et, cela a donné lieu à des arrestations à Silabada, district de la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri, a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les quatre personnes interpellées sont : l’imam, le muezzin, le président du district et son adjoint. Leur interpellation est intervenue après la prière marquant la fête du Ramadan, organisée hier mercredi, 05 juin 2019 dans la localité. Ils sont accusés d’avoir désobéi aux autorités religieuses du pays, qui ont annoncé la célébration de cette fête le mardi, 04 juin.

« C’est une désobéissance aux autorités du pays, on ne peut avoir un Etat dans un Etat, les autorités ont annoncé que la fête de l’Aïd El Fitr sera célébrée le mardi. Ce jour, ils ont jeûné pour fêter le mercredi. Nous avons interpellé donc 4 personnes, elles seront attendues sur procès-verbal, elles vont expliquer devant la justice. Car la Guinée est un État unitaire », a déclaré Namory Doumbouya, sous-préfet de Doko.

Les quatre personnes sont détenues actuellement à la gendarmerie de Siguiri, où elles seront entendues avant d’être déférées en justice.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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FESABAG : la justice annule l’exclusion de Marie Ivonne Coumbassa et Cie

6 juin 2019 à 17 05 01 06016

Le feuilleton judiciaire qui opposait la Fédération Syndicale Autonome des Banques, Assurances et Micro-finance de Guinée(FESABAG), représentée par son secrétaire général, Abdoulaye Sow, à Marie Yvonne Coumbassa et Cie, a pris fin ce jeudi, 6 juin 2019. Le tribunal civil de Kaloum a rendu sa décision en annulant l’acte de suspension et d’exclusion de trois syndicalistes des rangs de la FESABAG, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, madame Marie Ivonne Coumbassa, madame Makoura Onivogui et monsieur Alpha Baldé, tous membres de la FESABAG, se sont vus suspendre puis exclure de ladite structure par le camp du secrétaire général, Abdoulaye Sow. Après cet acte, les trois personnes concernées ont tout d’abord assigné la FESABAG au tribunal de travail à Mafanco. Mais, ce tribunal s’est déclaré incompétent à juger de cette affaire. Par après, les trois compagnons d’infortune ont saisi le tribunal civil de Kaloum pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits.

Dans leur plainte, ils ont demandé au tribunal l’annulation de l’acte de suspension et d’exclusion pris par la FESABAG à leur encontre. Le tribunal civil de Kaloum s’est par la suite déclaré compétent pour entendre la cause de toutes les deux parties et cela, après plusieurs tractations et arguments contradictoires entre les deux parties aux procès.

Ainsi, après plusieurs audiences, le tribunal civil présidé par madame Mariama Doumbouya, a annulé ce jeudi, 6 juin 2019, l’ensemble des décisions et actes pris par la FESABAG contre Marie Ivonne Coumbassa, madame Makoura Onivogui et monsieur Alpha Baldé.

Par cette décision, les trois personnes concernées vont désormais réintégrer la structure.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Kankan : vive tension suite à la mort d’un jeune homme dans le fleuve Milo

6 juin 2019 à 14 02 57 06576

La tension est vive ce jeudi après-midi, 06 juin 2019, à Kankan entre des jeunes surchauffés et des agents commissariat central de la police. Tout est parti de la découverte du corps sans vie d’un jeune homme aux abords du fleuve Niger. Il aurait été pourchassé par les agents avec un autre avant de tomber dans le fleuve, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, deux jeunes gens, supposés être des consommateurs de chanvre indien, ont été pourchassés par les agents de la police. Si le premier a réussi à traverser le fleuve Milo, il n’en a pas été le cas du second qui est tombé dans l’eau avant de perdre la vie, apprend-on.

C’est devant cette situation que des jeunes gens, très remontés, ont pris le corps de la victime dans l’après midi de ce jeudi pour se diriger vers le commissariat central de police. Il s’en est suivi un violent échange de cailloux et de gaz lacrymogène. C’est fut la débandade aux environs de 14 heures.

Les jeunes ont laissé le corps dans un cercueil dans les locaux du commissariat.

A suivre !

Abdoulaye N’Koya Sylla pour Guineematin.com

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Soupçons de corruption : le président de la CAF interpellé à Paris (médias)

6 juin 2019 à 14 02 00 06006

Le malgache Ahmad Ahmad, président de la Confédération Africaine de Football, a été interpellé dans la matinée de ce jeudi, 06 juin 2019 à Paris, rapportent nos confrères de Jeune Afrique. Des soupçons de corruption sont à l’origine de cette arrestation du puissant président de l’instance dirigeante du football africain, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos confrères, monsieur Ahmed a été interpellé « ce jeudi matin vers 8h30 à l’hôtel de Berri, à Paris, pour être entendu par les services de l’Office Central de Lutte contre la Corruption et les Infractions Financières et Fiscales (OCLCIFF) ».

Jeune Afrique ajoute que l’interpellation d’Ahmad Ahmad « serait liée au contrat rompu unilatéralement par la CAF avec l’équipementier allemand Puma pour s’engager avec la société Tactical Steel, basée à La Seyne-sur-Mer. Une signature de contrat qui, selon l’ex-secrétaire général de l’instance continentale Amr Fahmy, aurait été favorisée par la proximité entre Ahmad Ahmad et un des dirigeants de l’entreprise française, et dont le surcoût atteindrait 830 000 dollars (739 000 euros) ».

Dans ce dossier, il y a quelques semaines, le patron du foot africain avait pourtant laissé entendre que « toutes les décisions ont été prises de manière collégiale et transparente ».

Il faut rappeler que cette interpellation de monsieur Ahmad intervient au lendemain de la tenue dans la capitale française du congrès de la FIFA, l’instance dirigeante du football mondial, qui a vu la réélection du président Gianni Infantino.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Manifestation contre le préfet de Fria : des élèves rejoignent le mouvement

6 juin 2019 à 13 01 55 06556

La manifestation, reprise hier mercredi, 05 juin 2019 à Fria par un groupe de femmes qui exige le départ de leur préfet, commence à prendre de l’ampleur. Les femmes ont, en effet, bénéficié du soutien de plusieurs enfants, dont des élèves qui ont rejoint la manifestation ce jeudi, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

La tension est palpable tout comme la méfiance, ce jeudi, dans la ville industrielle de Fria, où les activités sont paralysées. Cela, en raison de la manifestation relancée hier, mercredi, par un groupe de femmes qui réclame le départ sans délai ni condition de leur préfet, Hadja Gnalen Condé.

Ce jeudi matin, les manifestantes ont investi la cour de la préfecture avec des slogans hostiles à madame le préfet. Un peu plus tard, elles ont bénéficié du soutien de plusieurs élèves, dont certains en tenue scolaire, qui ont rejoint la manifestation. Ces enfants sont sortis avec des pancartes sur lesquels sont écrits des slogans comme : « Gnalen Condé Zéro ; Départ de Gnalen Condé ».

Pour le moment, cette manifestation se déroule sans incident, sous l’œil vigilant des policiers et gendarmes qui sont postés à la rentrée du bloc administratif préfectoral.

À suivre !

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Fête de Ramadan : plusieurs accidents recensés dans les hôpitaux de Conakry

6 juin 2019 à 13 01 22 06226

Contrairement au bilan fourni hier par la police et qui faisait état de quelques cas d’accidents moins graves à Conakry, certains hôpitaux de la capitale visités ce jeudi, 06 juin 2019 par un reporter de Guineematin.com, relèvent de nombreux accidents, dont certains graves. C’est notamment l’hôpital sino-guinéen de Kipé et le centre médical Mères et Enfants, situé à Kaporo-Rails.

A l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé, Dr Lansana Kourouma, chef de service des urgences, a confié que les 4 cas d’accidents ont été enregistrés le jour de la fête. « Effectivement, le jour de la fête, nous avons reçu 4 cas d’accidents. Des accidents graves qui ont nécessité une prise en charge dans le service des soins intensifs de l’hôpital. Heureusement, il n’y a pas eu de mort jusqu’à maintenant », a-t-il annoncé.

Selon lui, sur ces quatre accidents, trois impliquent des motos uniquement et le quatrième a eu lieu entre un véhicule et une moto. « Pour le moment, les victimes sont aux soins intensifs et il n’y a pas eu de cas de morts. Les victimes ont toutes eu des traumatismes crâniens graves et voilà pourquoi ils sont aux soins intensifs. Ce matin même lors de la réunion du staff technique de l’hôpital, on a parlé de l’un d’entre eux qui doit être transféré vers la structure de neurochirurgie parce qu’il n’est plus dans un état de coma », ajoute Dr Kourouma.

Le responsable des urgences de l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne a profite de l’occasion pour remercier la direction de son hôpital, et à travers elle, le ministère de la santé qui aurait tout mis à leur disposition pour la prise en charge des cas d’accidents liés à la fête.

Au centre Mères et Enfants de Kaporo-Rails, situé sur la transversale Kipé-Bambéto, Dr Alpha Oumar Diambouria Diallo a fait savoir que l’hôpital a enregistré neuf (9) cas d’accidents le jour de la fête et le lendemain. « Au total, pendant les deux jours (avant-hier mardi et hier mercredi, ndlr) nous avons enregistré au moins 9 cas d’accidents de la circulation. La majorité des cas touche la couche juvénile et est causée principalement par l’état d’ivresse », a-t-il indiqué.

Selon lui, toutes les victimes de ces accidents ont eu des traumatismes crâniens et des plaies qui ont nécessité des prises en charge. « Contrairement aux années antérieures, cette fois-ci, les traumatismes n’ont pas entraîné de perte de connaissance, mais il y a eu des plaies et des fractures ».

Même s’il note une réduction des cas par rapport aux années précédentes, Dr Alpha Oumar Diambouria Diallo invite encore la jeunesse à éviter la consommation de l’alcool. Il déplore également le manque de communication entre les structures sanitaires privées et les services de sécurité qui, dit-il, ne prennent souvent pas en compte les données des cliniques dans leurs rapports.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Fête de l’Aïd El Fitr : un important dispositif sécuritaire mis en place à Conakry (Police)

3 juin 2019 à 20 08 58 06586

Un dispositif sécuritaire particulièrement important sera déployé à Conakry et ses environs demain mardi, 04 juin 2019, jour de la célébration de la fête marquant la fin du Ramadan. C’est le porte-parole de la police nationale qui a annoncé la nouvelle lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi de ce lundi, 03 juin, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le contrôleur général de police, Mamoudou Camara, c’est à la demande du ministre de la sécurité et de la protection civile qu’un dispositif a été conçu dans le cadre du maintien de l’ordre dans la circulation. Et, à cet effet, trois services ont été requis pour accompagner la direction centrale de la sécurité routière. Il s’agit de la direction centrale des unités d’intervention (CMIS), les commissariats centraux de la ville de Conakry ainsi que les services de la police judiciaire. Ils prendront en compte avant, pendant et après la fête du Ramadan.

« Le dispositif qui est déjà mis en place a bien fonctionné durant le mois de Ramadan, et cela a permis la fluidité de la circulation dans les zones critiques au niveau de la ville de Conakry. C’est ce qui nous a permis d’amender les imperfections et ensuite de prévoir une coordination et une supervision du dispositif qui a été en place », a annoncé le porte-parole de la police nationale.

Par rapport à la fête qui donne lieu souvent à des embouteillages ou à des accidents de la circulation, le contrôleur général de la police a fait savoir que c’est le dispositif déjà existant depuis le début du mois de Ramadan qui sera renforcé. A la seule différence, dit-il, il y a non seulement la sécurisation des itinéraires ; mais aussi, la sécurisation des lieux de prières.

« Nous avons conçu un dispositif où nous avons encore impliqué la direction centrale des unités d’intervention (CMIS), les commissariats centraux de la ville de Conakry ainsi que les services de la police judiciaire pour que chacun en ce qui le concerne procède à la sécurisation des itinéraires mais aussi des lieux de prière dans les différentes communes de Conakry ».

L’officier de police se réserve cependant de donner de chiffres exacts sur le nombre d’agents qui composent ce dispositif. « C’est purement confidentiel à nous. Ce qui est important ce que nous prenons en compte tous les facteurs. Et il faut savoir que ce n’est pas seulement que la route nous sécurisons. Il y a aussi les lieux de prières qui attirent des milliers de personnes. Ces lieux seront sécurisés tant au niveau de Conakry qu’au niveau de Coyah et Dubréka. Nous ne prenons aucun risque et nous ne minimiserons aucune intersection », a-t-il rassuré.

Le général Mamadou Camara précise que le plan de supervision et de coordination ne vise pas les usagers, mais ce que les policiers eux-mêmes font sur le terrain pour éviter des exactions et le mauvais comportement de certains agents sur le terrain.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Veille de la fête de Ramadan : certains coiffeurs se plaignent de la rareté des clients

3 juin 2019 à 20 08 27 06276

Dans quelques heures, les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer la fête maquant la fin du mois de Ramadan. A l’heure des préparatifs, les ateliers de coiffure de Conakry connaissent fortunes diverses. Si certains coiffeurs se plaignent de la rareté des clients, d’autres refoulent tout simplement du monde, a constaté sur le terrain Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A quelques heures de la fête de l’Aïd El-Fitr, certains salons de coiffure connaissent un grand engouement. C’est le cas du Salon Afro de Patricia Lamah, situé au quartier Kipé Dadia, dans la commune de Ratoma. Selon Patricia Lamah « il y a de l’engouement, le monde est là. C’est depuis trois jours qu’on a ouvert, les clients viennent tous les jours. On se rend compte qu’il y a beaucoup de personnes qui se sont préparées pour cette fête là.

Si je fais une comparaison, je dirai qu’il y a une grande différence entre l’année passée et cette année, parce que cette année il y a beaucoup de clientes qui viennent, il y a beaucoup de femmes qui se sont préparées et qui veulent se coiffer aux cheveux naturels. Donc, nous voyons qu’il y a un changement au niveau des femmes suite à notre sensibilisation qu’on a faite sur le tissage et la dépigmentation. Je suis très ravie de voir tout ce beau monde opter pour le naturel », a fait savoir la jeune coiffeuse.

Plus loin, Patricia Lamah justifie cette affluence au niveau de son salon par le fait que ses prix sont abordables. « Aujourd’hui, il y a beaucoup de monde qui retourne vers le naturel et les prix sont plus abordables. Imaginez-vous que quelqu’un qui veut faire le brésilien doit payer de 3 à 4 millions, alors que pour faire une coiffure Nabi, on le fait à 50 mille francs. C’est encore moins cher et c’est plus joli. Chez moi ici, j’ai ouvert, c’est pour que le service soit accessible à tous.

C’est pour qu’une élève du lycée, une étudiante à l’université puisse venir se faire coiffer ou une femme entrepreneure ou une femme employée de banque puisse venir se faire coiffer. Donc, c’est pour que le service soit de qualité et accessible à toutes. C’est pour ça que j’ai ouvert ce centre afin que tout le monde puisse y trouver son goût. On travaille ici de 7h à minuit, parfois jusqu’à 2h du matin.

Pour les coiffures, le plus souvent, les clientes qui viennent optent pour des coiffures avec leurs cheveux. Donc, c’est avec 50 mille francs guinéens. Avec 50 mille tu peux faire une très belle coiffure. Mais il y a d’autres prix. Ça varie en fonction aussi des modes puisque nous avons ici des modes qui vont jusqu’à 1 million 500 mille ou 2 millions, c’est notamment les looks », a-t-elle indiqué.

Du côté de Nongo, Fatoumata Sylla se plaint de la rareté des clients. Cette étudiante pratique la coiffure depuis longtemps. Selon elle, « je ne reçois pas beaucoup de clientes. Les clientes viennent de temps en temps, puis aujourd’hui, il n’y a que 3 clientes ici. Je pense que les clientes viendront après. Mais pour le moment, je n’ai assez de clientes », déplore la Fatoumata Sylla.

A la question de savoir les raisons de ce manque d’engouement pour son salon, Fatoumata Sylla pense que c’est la conjoncture qui le veut ainsi. « Cette rareté peut s’expliquer par la conjoncture économique actuelle. Ici, moi ma coiffure c’est 50 mille FG. Mais, si je dis aux clientes, c’est 50 mille, elles disent que c’est trop. Certaines disent qu’elles n’ont que 20 mille FG, d’autres disent 15 mille, D’autres 10 mille. Moi aussi, je vois que les moyens ne sont pas là. Donc, je ne peux pas les laisser partir parce qu’à l’heure là, il n’y a pas d’argent. A l’heure là, c’est difficile », a-t-elle laissé entendre.

Ce sentiment est partagé par Mohamed Lamine Camara, coiffeur au même quartier de Nongo, dans la commune de Ratoma. « La fête se prépare, il y a un peu d’engouement malgré la galère. Ça fait trois jours que je suis là. Les clients viennent quand même petit-à-petit, puisque chez moi ici, ce n’est pas cher comme chez les autres. Ici, je coiffe à 5 000 francs par personne.

Par contre, chez les autres, on fait à 10 mille ou à 15 mille francs guinéens. Moi j’ai diminué, parce qu’à l’heure là, tout le monde souffre. La conjoncture est là. Il y a la galère bien sûr, mais ça va passer. C’est le bon Dieu qui donne l’argent et c’est lui qui retire encore », a laissé entendre le jeune homme, fataliste.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin

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Religion : la fête du Ramadan sera célébrée demain mardi en Guinée

3 juin 2019 à 20 08 17 06176

C’est officiel, la Guinée va célébrer l’Aïd El Fitr, la fête marquant la fin du Ramadan, demain mardi, 04 juin 2019. L’annonce a été faite dans une déclaration du secrétariat général des Affaires religieuses, publiée dans la soirée de ce lundi sur les ondes de la radio nationale.

Guineematin.com souhaite bonne fête à tous les fidèles musulmans de Guinée.

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