Dalaba : la préfecture aussi attaquée et pillée

22 janvier 2020 à 15 03 06 01061

image d’archive

Les violences se poursuivent à Dalaba, où des citoyens manifestent depuis hier, à l’appel du FNDC, contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Après la police, la prison civile et la gendarmerie, c’est le siège de la préfecture qui a été la cible des manifestants.

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N’Zérékoré : 5 morts et plusieurs blessés dans un accident de la circulation

11 janvier 2020 à 20 08 31 01311

Un grave accident de la circulation s’est produit dans la soirée de ce samedi, 11 janvier 2020, à N’Zérékoré. Il a fait au moins 5 morts et de nombreux blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon nos informations, c’est un bus transportant des passagers en provenance de Senko, dans la préfecture de Beyla, pour Conakry, qui a dérouté pour se renverser dans un ravin, à la sortie de la ville de N’Zérékoré. Les cinq corps et les blessés ont été conduits d’urgence à l’hôpital régional de N’Zérékoré.

Nous y reviendrons !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Conakry : plusieurs responsables du SLECG mis aux arrêts

11 janvier 2020 à 20 08 04 01041

Onze responsables du SLECG, dirigé par Aboubacar Soumah, ont été mis aux arrêts ce samedi, 11 janvier 2020. Ils ont été interpellés au lycée Bonfi et conduits au commissariat central de Matam, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Joint au téléphone, maître Salifou Béavogui, l’avocat des syndicalistes, est revenu sur les circonstances de leur interpellation. « Ils ont appris que le proviseur du lycée de Bonfi, Alhassane Bérété, a fait déshabiller un enseignant de son école devant les élèves, au motif que ce dernier a observé le mot d’ordre de grève lancé par le SLECG.

C’est ainsi que le bureau national du SLECG a dépêché une délégation pour aller s’informer. Mais, quand les membres de cette délégation est arrivée dans cette école, c’est la police qui vient les interpeller pour les conduite au commissariat central de Matam. Au moment où je vous parle, ils sont en interrogatoire dans ce commissariat », a expliqué l’avocat.

Pour l’heure, on ne sait pas qu’est-ce qui est reproché à ces responsables du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée. Mais, d’ores et déjà, leur avocat « proteste énergiquement contre ces arrestations arbitraires et exige leur remise en liberté », a dit Me Salifou Béavogui.

De son côté, Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG, promet de durcir le ton si ses collègues ne sont pas remis en liberté.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62

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Manifs contre un 3ème mandat en Guinée : le message du FNDC aux forces de défense et de sécurité

11 janvier 2020 à 11 11 16 01161

A la veille du début de ses manifestations continues contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé, le FNDC adresse un message aux forces de défense et de sécurité guinéennes. Dans une déclaration rendue publique ce samedi, 11 janvier 2020, le Front National pour la Défense de la Constitution a exhorté les forces armées du pays « à la retenue, à renoncer à toute forme de violences et à respecter le droit des citoyens à manifester contre le coup d’État civil à partir du lundi 13 janvier 2020 ». Guineematin.com vous livre ci-dessous l’intégralité de cette déclaration.

 Front National pour la Défense de la Constitution

DÉCLARATION N°0 45

L’imminence d’un coup d’État civil a été officiellement annoncée par le Président Alpha Condé le 19 décembre 2019. En conséquence, le FNDC interpelle les Forces de défense et de sécurité à assumer pleinement leur rôle républicain, à tirer les leçons du passé et à refuser d’être un instrument de répression sanglante contre son peuple.

Est-il nécessaire de rappeler le contexte et le rôle fondamental qu’a joué l’armée guinéenne dans l’instauration de la démocratie et de l’État de droit par le transfert du pouvoir aux civils conformément à la « Déclaration conjointe de Ouagadougou » le 15 janvier 2010 ?

Tous les sacrifices humains et matériels qui ont été consentis durant cette période sombre ne sont-ils pas suffisants pour garantir l’alternance démocratique en Guinée ?

En dépit des réformes engagées en leur sein, les forces de défense et de sécurité sont-elles prêtes à ternir davantage leur image de sang et à être la risée des autres armées républicaines de la sous-région en obéissant aveuglément aux ordres manifestement illégaux d’un pouvoir civil qui est, en partie, le fruit de leur renoncement ?

Depuis le 14 octobre 2019, le peuple de Guinée démontre de façon résolue et pacifique son opposition catégorique au coup d’État constitutionnel à travers de gigantesques manifestations sans précédents.

La communauté internationale et, plus particulièrement, celle ouest africaine s’est clairement désolidarisée du projet illégal et inopportun de changement de constitution pour un 3ème mandat en faveur de M. Alpha Condé.

En dépit des protestations populaires, de toutes les mises en garde officielles et officieuses, M. Alpha Condé et son clan d’arrivistes se radicalisent davantage et se montrent plus sourds que jamais. Comme conséquences de leur obstination, on dénombre à ce jour des centaines d’arrestations, des centaines de blessés et 26 jeunes (âgés de 14 ans à 32 ans) tous impunément tués par balles. Il est inacceptable que tant de crimes ignobles soient commis en vue d’imposer un pouvoir à vie au profit d’un vieillard de plus 82 ans qui pense que son âge, sa fonction et le temps seront une excuse ou une échappatoire.

Les Forces de défense et de sécurité comprendront-elles que l’on veut leur charger de tirer les marrons du feu ?

Il est certain que M. Alpha Condé est déterminé à exécuter toutes les menaces qu’il a lui-même proférées contre son propre peuple. Pire, le régime s’active actuellement à planifier des affrontements ethniques dans plusieurs régions du pays en vue de créer le chaos qui servirait de prétexte à leur projet machiavélique.

Le FNDC dénonce ce cynisme, alerte la communauté internationale et invite les populations à s’opposer farouchement à la division qui est devenue l’ultime stratégie de ce clan de pilleurs et d’arrivistes.

Nous rappelons que l’armée est une institution de la République. A ce titre, la sauvegarde de l’unité nationale, la lutte pour le respect de la Constitution et de l’alternance démocratique sont un devoir sacré qui s’imposent à l’ensemble des forces de défense et de sécurité au même titre que les institutions civiles de la République.

Le FNDC exhorte les Forces de défense et de sécurité à la retenue, à renoncer à toute forme de violences et à respecter le droit des citoyens à manifester contre le coup d’État civil à partir du lundi 13 janvier 2020.

Vive la République ! Vive la Guinée ! Pas de Référendum !

Pas de 3ème Mandat ! Pas de Coup d’État Constitutionnel !

Vive l’alternance démocratique dans un climat apaisé!

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons!

Conakry, le 11 janvier 2020.

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Maroc : plus de 27 000 migrants irréguliers, dont des guinéens, arrêtés en 2019

27 décembre 2019 à 15 03 17 121712

La direction générale de la sûreté nationale (DGSN) du Maroc a rendu public le bilan de ses réalisations en 2019. Dans son communiqué relayé par l’agence officielle Maghreb Arabe Presse (MAP), cette direction a annoncé l’arrestation de 27 317 candidats à la migration irrégulière, dont 20 141 individus de nationalités étrangères au cours de l’année qui s’écoule.

Depuis quelques années, le Maroc est considéré comme un leader international en matière de migration, à cause du nombre important de candidats à l’immigration clandestine vers l’Europe, qui prennent le départ sur ses côtes. Pour inverser la donne, le pays est aujourd’hui en train de déployer de gros efforts pour lutter contre ce phénomène, devenu actuellement une préoccupation mondiale. Et, pour y arriver, le royaume chérifien procède à des arrestations de candidats à cette pratique et au démantèlement des réseaux criminels spécialisés dans la traite des êtres humains et l’organisation de la migration clandestine.

Selon un communiqué de la direction générale de la sûreté nationale marocaine, 505 organisateurs d’opérations de la migration clandestine soupçonnés d’être impliqués dans 62 réseaux criminels spécialisés dans la traite des êtres humains et l’organisation de la migration clandestine ont été arrêtés au cours de l’année 2019 dans le pays. Le même communiqué précise que 27.317 candidats à la migration irrégulière, dont 20.141 de nationalités étrangères ont été arrêtés, et 3.021 faux documents de voyage ou pièces d’identité ont été saisis au cours de cette année qui s’achève.

Des Guinéens dans le lot 

Dans son communiqué, la direction générale de la sûreté nationale marocaine ne cite pas expressément les pays d’origine des 20.141 migrants irréguliers de nationalités étrangères, qui ont été arrêtés au cours de l’année. Mais, il n’y a pas de doute que des guinéens soient parmi ce groupe.

Au cours du mois de septembre dernier, près de 200 guinéens avaient été arrêtés à Nador, une ville située au nord-est du Maroc et à quelques kilomètres à l’est de l’enclave espagnole de Melilla. Ces arrestations avaient eu lieu après la mort suspecte d’un ressortissant guinéen dans la forêt de Nador, où étaient retranchés plusieurs migrants qui voulaient rallier les côtes européennes.

En plus, au cours de l’année 2019, des guinéens (en majorité des candidats à l’immigration clandestine) vivant dans le royaume chérifien, ont alerté à plusieurs reprises sur des cas de chasse à l’homme des services de sécurité marocains, visant des migrants dont des guinéens qui se trouvent en grand nombre dans ce pays.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Deen Touré sur les législatives : « je ne suis candidat ni sur la liste du RPG, ni sur celle de l’UFR »

27 décembre 2019 à 13 01 03 120312

Ces derniers temps, une rumeur a circulé à Conakry, faisant état d’une candidature de l’honorable Dr Ibrahima Deen Touré, vice-président de l’UFR et président du groupe parlementaire Alliance républicaine, au compte du RPG Arc-en-ciel. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, l’intéressé a démenti catégoriquement cette rumeur.

Il se dit étonné d’apprendre, à travers les réseaux sociaux, qu’il est inscrit sur la liste de candidature du parti au pouvoir pour le scrutin des listes nationales à la représentation proportionnelle. « Je ne suis candidat ni sur la liste du RPG, ni sur la liste de l’UFR ». Toutefois, Dr Deen Touré ne ferme pas la porte à un retour au parlement pour un second mandat. Il indique qu’il pourrait probablement se porter candidat sur une autre liste.

A rappeler que Dr Ibrahima Deen Touré n’est plus en odeur de sainteté avec le président de l’UFR, dont il était le conseiller principal. Ne partageant plus la même ligne politique que Sidya Touré, le député a pris ses distances avec l’Union des Forces Républicaines, dont il dirigeait le groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tel: 628 08 98 45

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Conakry : un corps sans vie retrouvé dans la rue à Kipé

27 décembre 2019 à 12 12 26 122612

Une jeune femme d’une trentaine d’années a été retrouvée morte ce vendredi, 27 décembre 2019, au centre émetteur, dans le quartier Kipé. La victime était une démente qui vivait dans la rue, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La victime se prénomme Mariama. Atteinte d’une dépression mentale, elle vivait dans la rue, précisément au centre émetteur de Kipé, depuis quelques années. « Je travaille ici depuis deux (2) ans. Et pendant tout ce temps, je voyais cette dame monter et descendre ici. Elle mangeait les restes des plats que les gens laissaient au bord de la route et dormait devant les boutiques qui sont là. Je la voyais aussi fumer de la cigarette, et tout le temps elle souriait en passant », témoigne Aboubacar Camara, syndicaliste des transporteurs basé au rond-point de Kipé.

Jusqu’à ce vendredi matin, la jeune femme était en vie. Alpha Camara, commerçant au centre émetteur, a été surpris d’apprendre qu’elle est décédée. « Je l’ai trouvée ici ce matin quand je suis arrivé. On s’est salué et elle a souri, je suis donc monté pour ouvrir. Entretemps, je l’ai entendu pousser des cris, mais je ne l’ai pas trop considérée. Quelques temps plus tard, j’ai entendu les gens dire qu’elle était morte », explique le commerçant.

Le chef de quartier de Kipé était informé de la situation de Mariama. Selon lui, elle est morte des suites de maladie. « Il y a cinq (5) jours que nous avons été informé de la présence d’une folle qui est malade ici au centre émetteur. Nous sommes donc venus nous enquérir de la situation, et nous avons trouvé qu’il fallait absolument alerter les services de santé, car elle ne se contrôlait plus.

C’est ainsi que la commune a mis la Croix-Rouge à notre disposition. Nous l’avons prise ici pour l’envoyer à Donka où elle a été admise au service de la psychiatrie. Mais puisqu’elle n’avait pas de parents pour rester à ses côtés et elle ne se contrôlait pas, elle a finalement été ramenée dans l’espoir de retrouver ses parents », a indiqué Elhadj M’Bemba Soumah.

A noter que le centre émetteur de Kipé abrite beaucoup de déments, qui vivent des restes de manger provenant des restaurants environnants. Pour le président du conseil de quartier, « c’est un coin de fous. Même hier, quand je passais ici, il y avait une autre folle qui hurlait et qui parlait n’importe comment. Généralement, ils sont sans adresse. »
Pour éradiquer ce phénomène qui constitue aussi une source d’insécurité pour les citoyens, les autorités du quartier disent remonter les informations au niveau communal pour que les dispositions nécessaires soient prises. Elhadj M’Bemba Soumah appelle surtout à la responsabilité des familles dans la gestion de leurs malades mentaux. « Il faut que chacun contrôle sa famille, que chacun maitrise sa famille. On ne peut pas laisser son propre enfant comme ça dans la nature, même s’il est malade », a-t-il dit.

Au moment où nous quittions les lieux, les services de police et de la protection civile étaient à pied d’œuvre pour transporter le corps vers les services compétents pour des fins d’autopsie et d’inhumation.

Alsény Kaba pour Guineematin.com

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Cellou Dalein gagne le procès contre l’Etat à la Cour Suprême : « justice est rendue »

26 décembre 2019 à 15 03 25 122512

Comme annoncé précédemment, le président de l’UFDG et les listes de son parti lors des élections locales du 4 février 2018, ont remporté le procès intenté contre l’Etat guinéen devant la Cour Suprême du pays. La Chambre administrative de la juridiction supérieure a reçu favorablement le recours du camp de Cellou Dalein Diallo, relatif à la non installation des conseils de quartiers et de districts, élus il y a bientôt deux ans.

Elle a « enjoint au ministre en charge des collectivités locales de prendre sans délai, les mesures nécessaires à l’exécution de l’ensemble des dispositions de l’article 100 du code électoral ». C’est-à-dire de faire en sorte que les conseils de quartiers et de districts soient rapidement installés. La Cour a également « enjoint au Premier ministre d’y veiller conformément à l’alinéa 2 de l’article 58 de la constitution ». Cet alinéa dit que le Premier « assure l’exécution des lois et des décisions de justice… »

Juste après le prononcé de cette décision, les avocats des deux parties opposées dans ce procès ont réagi devant les micros des journalistes qui étaient sur place. « Aujourd’hui, nous pourrons qu’être heureux parce que justice est rendue. C’est un grand pas pour la démocratie dans notre pays. Nous pensons que dans les prochains jours, nous verrons nos chefs de quartiers installés, comme vaut le droit. La démocratie, c’est d’abord la démocratie participative, la démocratie à la base », a déclaré Me Thierno Souleymane Barry, l’un des avocats de Cellou Dalein Diallo.

Par contre, Me Bernard Sâa Dissi Millimono, l’avocat de l’Etat, soutient que le droit n’a pas du tout été dit dans cette affaire. « La décision que la Cour Suprême a rendue, est une décision illégale, ce n’est pas une bonne décision de justice. Elle est contraire à la loi qui régit la Cour Suprême. Nous sommes en matière de recours pour excès de pouvoir, précisément un recours contre une décision de monsieur le Premier ministre, une décision implicite. Et l’article 89 de la loi organique qui régit la Cour Suprême dit qu’il n’y a de décision implicite que lorsqu’il y a un silence gardée pendant plus de quatre mois.

Ce qui veut dire que pour attaquer le Premier ministre devant la Cour Suprême pour une décision implicite, il faudrait qu’il ait gardé le silence durant plus de quatre mois après qu’une réclamation ait été portée devant lui. Mais dans ce dossier, il y a certes une réclamation qui a été portée devant le Premier ministre, mais monsieur Cellou Dalein Diallo n’a pas attendu que ce délai soit acquis. Il a saisi la Cour Suprême alors que le Premier ministre était encore dans les délais légaux », a-t-il indiqué.

L’avocat ajoute que la requête du camp de Cellou Dalein Diallo n’a pas mentionné aussi les noms, prénoms et domiciles des membres des listes de l’UFDG. Ce qui est contraire aux dispositions de l’article 49 de la loi organique qui régit la Cour suprême, selon maître Bernard Sâa Dissi Millimono.

A noter toutefois que les décisions de la Cour Suprême ne sont pas susceptibles de recours.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62

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Labé : un jeune blessé par balle par un policier

26 décembre 2019 à 9 09 43 124312

Un homme habillé en tenue de police a ouvert le feu sur un jeune homme à Labé. L’acte s’est passé le mardi, 24 décembre 2019, à Safatou 1, dans la commune urbaine. Mamadou Bhoye Bah, âgé d’une vingtaine d’années, a reçu la balle dans la cuisse. Il a été évacué à l’hôpital régional, où un correspondant de Guineematin.com à Labé est allé recueillir son témoignage.

« J’étais parti chez un ami pour passer la journée, c’était entre 12 heures et 13 heures. J’ignore ce qui s’est passé à l’intérieur, j’ai juste vu deux hommes s’introduire dans le chantier où travaille mon ami, qui est maçon. Directement, ils ont procédé à des tirs en l’air. Mes amis ont eu peur et ont pris la fuite. Quand je me suis levé aussi pour m’enfuir, l’homme qui était habillé en tenue de police a tiré sur moi, je suis tombé.

Il s’est approché de moi en m’insultant mais je ne l’ai pas reconnu. Je crois quand même qu’il était en état d’ébriété. Il m’a laissé couché là en train de perdre du sang pour partir. Quelques temps après, j’ai perdu connaissance. Et quand j’ai repris mes esprits, j’ai aperçu un conducteur de taxi moto, de passage, je l’ai fait signe. Ce dernier m’a pris pour me déposer à l’hôpital », a-t-il expliqué.

A l’hôpital régional de Labé, Mamadou Bhoye Bah a reçu des soins, et sa vie n’est plus en danger. Selon lui, ses parents ont déjà déposé une plainte contre X au commissariat central de Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Urgent : le FNDC reporte sa manifestation au 6 janvier

25 décembre 2019 à 18 06 05 120512

Même si elle avait finalement été autorisée avec un itinéraire modifié, la marche que le FNDC comptait organiser demain, jeudi 26 décembre 2019, n’aura pas lieu. Elle a été reportée au 6 janvier 2020, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Célébration de Noël : un Pasteur demande aux politiques « de mettre de l’eau dans leur vin… »

24 décembre 2019 à 16 04 33 123312

A quelques heures de la célébration de la fête de Noël, l’heure est aux préparatifs dans les églises catholiques et protestantes de la capitale guinéenne. Elle sera célébrée dans la nuit de ce mardi 24 au mercredi 25 décembre 2019. Pour parler des contours de cette fête, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Kazely Béavogui, pasteur à l’église Pentecôte Alléluia de Belle Vue, dans la commune de Dixinn.

La communauté chrétienne du monde célèbre Noël dans quelques heures. L’heure est aux derniers réglages pour une célébration réussie de l’anniversaire de la naissance du Christ.

Selon Kazely Béavogui, pasteur à l’église Pentecôte Alléluia de Belle Vue, « l’histoire la fête de Noel est juste une adaptation qu’ils ont eu à faire parce qu’au temps du roi Mirol, il y avait une adoration de dieu du soleil, de dieu de la lumière, qui était une fête des païens. Alors, les gens se sont dit que si certaines personnes arrivent à célébrer le dieu de la lumière, nous avons la vraie lumière qui est Jésus-Christ et c’est elle qui doit être célébrée. De ce fait, la vraie lumière est le Christ qui est venu sur terre pour éclairer tout le monde. Alors, c’est ainsi que nous avons toujours cherché à évangéliser ces païens en leur disant que la lumière qu’ils adorent, n’est pas la vraie lumière mais, celle du Christ qui est la vraie lumière », a dit le pasteur.

La célébration de Noël avec des guirlandes et autres boules luminescentes n’est pas étrangère à cette histoire, précise notre interlocuteur. « C’est pourquoi, pendant cette célébration divine, les communautés chrétiennes procèdent à la décoration des sapins, à la remise des cadeaux aux enfants. En réalité, je ne suis entrain d’adorer ces sapins-là, mais nous sommes entrain de démontrer que la vraie lumière, c’est Jésus-Christ. Et, les gens commencent à faire des cadeaux, des dons. Pour cela, il faut le dire haut et fort, que le vrai don que Dieu nous a envoyé, c’est Jésus-Christ. Et, comme Jésus-Christ est le fils de Dieu, il est venu pour partager l’amour de Dieu avec nous, à son absence, nous partageons aussi à cette occasion de la fête de noël, l’amour de Dieu avec les gens à travers la remise des cadeaux et des dons pour que chacun puisse savoir qu’un jour, Dieu nous a fait un don. Pour finir, je m’en vais vous dire que cette fête de noël est un jour de joie pour adorer le seigneur Jésus », a fait savoir.

En outre, Kazely Béavogui a expliqué qu’il y a une différence dans la célébration. « Contrairement à l’église catholique, qui s’accentue uniquement à adorer à Jésus-Christ dans leur prêche à ce jour de Noël, nous en tant qu’évangélistes, nous cherchons à évangéliser les gens qui ne viennent pas à l’église à ce jour important. Et cette occasion de la fête qui marque la naissance de notre seigneur, nous allons prier pour que notre pays, la Guinée, retrouve une paix durable. Nous demandons aux politiques de mettre de l’eau dans leur vin parce que c’est Dieu qui donne le pouvoir ».

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél : 661 74 99 64

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Kindia : la fête de noël s’annonce belle à la Paroisse Sainte-Croix

24 décembre 2019 à 16 04 15 121512

A l’instar de leurs coreligionnaires du monde entier, les fidèles chrétiens de Kindia célèbrent noël dans la nuit de ce 24 et dans la matinée du 25 décembre 2019. A la Paroisse Sainte-Croix de la ville, les leaders religieux s’activent sur les derniers préparatifs de cette fête, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon Sœur Elisabeth Mansaré de la congrégation des dames de Kindia, ils vont mettre l’occasion à profit pour rappeler les textes bibliques et parler principalement de la venue de Jésus Christ. « Noël c’est la naissance du Christ. Le Christ est né le jour de noël, et c’est lui le prince de la paix, un sauveur envoyé pour sauver l’humanité. Nous sommes tous contents de sa venue, voilà pourquoi on fait une crèche pour rappeler les textes bibliques, car notre seigneur Jésus est né dans une crèche », a-t-elle indiqué.

Pour célébrer cette importante fête chrétienne, plusieurs activités sont au programme dans cette église catholique. Il y aura notamment une veillée de prières, annonce le Père André Mamadouba Camara, le Curé de la Paroisse Sainte-Croix. « Nous les Chrétiens, nous estimons que c’est quand Dieu s’est fatigué de nous parler, de parler aux Hommes, qu’il a décidé d’envoyer son fils, Jésus Christ, qui va se faire homme pour éprouver des conditions humaines.

Donc Dieu s’est fait homme en son fils Jésus Christ, qui est venu nous sauver en donnant sa propre vie. C’est ce mystère de l’amour de Dieu que nous proclamons en noël. Cette nuit, il y a la nuit de la veillée qui commence à partir de 22 heures, au milieu de la nuit, en principe, c’est la naissance de Jésus. Et demain mercredi, 25 décembre, c’est la fête », a-t-il dit.

Dans beaucoup d’églises du pays, les fidèles chrétiens vont mettre cette fête à profit pour prier en faveur du dénouement de la crise politique actuelle, et pour la préservation de la paix et la quiétude en Guinée.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com
Tél. : 628 51 88 88

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Siguiri: des femmes manifestent contre un conseiller d’Alpha Condé

24 décembre 2019 à 14 02 43 124312

Plusieurs femmes, en colère, manifestent ce mardi, 24 décembre 2019, à Siguiri. Elles protestent contre Mady Kaba Camara, un ministre conseiller à la présidence de la République. Ce dernier est accusé d’avoir emprisonné illégalement huit personnes proches des manifestantes, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Au nombre d’une centaine, les manifestantes ont quitté le du district de Frenkamaya, relevant de la sous-préfecture de Kinièbakoura. Foulards rouges à la tête, elles ont parcouru une distance de 17 kilomètres à pieds pour rallier la ville de Siguiri. Elles sont venues dans le but de rencontrer le préfet pour lui exprimer leur colère, suite l’incarcération de 8 de leurs proches.

Ces derniers auraient été arrêtés et conduits à la prison civile de Siguiri pour s’être opposés à « l’expropriation » d’un domaine agricole leur appartenant, par Mady Kaba Camara, ministre conseiller du président de la République et originaire de la localité. Les protestataires scandaient des slogans hostiles au ministre, tout en exigeant la libération de leurs maris et fils.

« Nous manifestons contre la dictature de Mady Kaba, nous sommes fatigués de sa dictature. Il veut nous exproprier le domaine de nos pères par force. Il a envoyé un document, demandant à nos enfants et maris de signer ce document. Comme ceux-ci ont refusé de le signer, il les a tous ramassés pour les jeter en prison. Donc nous sommes là pour réclamer la libération de nos maris et nos enfants », a déclaré Nagmouma Keïta, une manifestante.

A la préfecture, il a été signifié à ces femmes que le Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri, n’est pas sur place. Elles ont décidé alors de camper devant le bloc administratif préfectoral pour l’attendre.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Attaque à main armée à Kindia : un pharmacien blessé, une forte somme d’argent emportée

24 décembre 2019 à 13 01 37 123712

Des présumés bandits, munis d’armes de guerre, ont braqué un pharmacien aux environs de 5 heures du matin, hier lundi 23 décembre 2019, au quartier Sambaya, dans la commune urbaine de Kindia. La victime, Elhadj Ismaël Kindia Diallo, s’apprêtait à se rendre à Conakry pour faire des achats quand il s’est fait dépouiller de plusieurs millions de francs guinéens par les malfrats en cavale, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

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Candidatures aux législatives : des jeunes du RPG AEC s’opposent aux choix du parti à Yomou

24 décembre 2019 à 13 01 23 122312

Les décisions prises lors de la convention nationale du RPG Arc-en-ciel, tenue en fin de semaine dernière à Conakry, ne font pas l’unanimité à la base. C’est notamment à Yomou, où des jeunes du parti au pouvoir s’opposent au choix de Fatou Kanté pour être candidate de la formation politique à la députation uninominale dans cette préfecture. Ils ont manifesté dans la rue hier, lundi 23 décembre 2019, pour protester contre cette décision des responsables du RPG Arc-en-ciel, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Lors du congrès organisé le 19 décembre dernier à Yomou, c’est Mathieu Kpoghomou, le maire de cette commune urbaine, qui avait été choisi pour être le candidat du RPG Arc-en-ciel à la députation uninominale dans cette ville. Il est secondé par Michel Sonomy comme suppléant, et Ibrahima Kaba a été désigné candidat du parti au scrutin des listes nationales à la représentation proportionnelle.

Mais, ces choix faits à la base n’ont pas été validés par le bureau politique national du RPG arc-en-ciel. Lors d’une convention nationale, tenue du jeudi au dimanche dernier à Conakry, les responsables du parti au pouvoir ont choisi la dame Fatou Kanté comme candidate au scrutin uninominal à Yomou, Ahmed Sékou Touré comme suppléant, et Michel Sonomy comme candidat sur la liste nationale.

Au lendemain de la clôture de cette convention nationale, plusieurs jeunes sont descendus dans les rues de Yomou pour exprimer leur colère. « Nous sommes très en colère depuis que nous avons appris que le bureau politique national du parti n’a pas tenu compte de la liste qui est sortie du congrès tenu ici à Yomou. Cette liste est le choix de la population à la base, nous ne voulons pas que le RPG perde à Yomou mais ça dépendra du bureau politique national. Si cette liste n’est pas validée, le RPG ne fera même pas de campagne à Yomou. Pour éviter cela, ils n’ont qu’à valider purement et simplement la liste consensuelle venue de la base », a déclaré Joseph Kpoghomou, l’un des manifestants.

Nestor Haba, un autre membre du bureau de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel à Yomou, était aussi dans la rue pour exprimer sa désapprobation du choix fait par les responsables du parti à Conakry. « Nous sommes contre la liste que la convention nationale du parti a approuvée à Conakry. Et si toutefois le président validait cette liste, qui désigne Fatou Kanté comme candidate du parti au scrutin uninominal, nous lui assurons que l’opposition gagnera à Yomou. Parce que nous, nous ne voulons que Mathieu, rien que Mathieu, sans lui nous allons quitter le parti RPG. Fatou n’est pas connue ici à Yomou, et elle s’est longtemps opposée au le RPG, nous nous demandons pourquoi le président l’a choisie pour être candidate du parti », a-t-il dit.

Reste à savoir quelle sera la réaction du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel face à cette protestation.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Véritable pagaille à l’Assemblée nationale : les députés de l’opposition réclament leurs primes bloquées

24 décembre 2019 à 12 12 03 120312

Une scène aussi folle qu’hilarante s’est produite ce mardi, 24 décembre 2019, à l’Assemblée nationale guinéenne. Alors que les députés étaient réunis pour clôturer leur session budgétaire, dont les travaux se sont achevés hier, les élus de l’opposition se sont levés pour réclamer leurs primes « bloquées» par le président du Parlement. Ils ont obligé Claude Kory Kondiano à suspendre la cérémonie de clôture, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Tout était prêt pour procéder à la cérémonie de clôture de cette session, la dernière peut-être pour cette législature, puisque le pays s’apprête à aller à de nouvelles élections législatives. Les députés, le représentant du président de la République, les représentants du gouvernement, les diplomates accrédités en Guinée, tous étaient présents à l’hémicycle. Sans savoir ce qui l’attendait, le président de l’Assemblée nationale a ouvert la cérémonie, qui devait être marquée par le discours du représentant du chef de l’Etat et celui du chef du Parlement.

Et juste après, les députés de l’opposition se sont levés pour exprimer leur colère. Ils ont semé une véritable pagaille dans la salle pour réclamer leurs primes : de logement, de voyage, de carburant… pour le dernier trimestre, qui seraient bloquées par le président de l’Assemblée nationale. Des primes qui s’élèvent à hauteur d’environ 1 milliards 200 millions de francs guinéens, selon les élus de l’UFDG et certains de l’UFR.

Après un brouhaha qui a duré plusieurs minutes, le président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, a été obligé de suspendre la cérémonie pour se retirer de l’hémicycle. En attendant son retour dans la salle, les députés protestataires assurent qu’il n’y aura pas de cérémonie de clôture tant qu’ils ne vont pas rentrer en possession de leur argent.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Une délégation du FNDC au siège de l’UFDG : « en janvier, il y aura des actions fortes »

21 décembre 2019 à 16 04 47 124712

Une délégation de la coordination nationale du FNDC a effectué des visites ce samedi, 21 décembre 2019, dans les sièges de certains partis politiques d’opposition du pays. Ces responsables du Front National pour la Défense de la Constitution ont profité des assemblées générales hebdomadaires de ces formations politiques pour aller délivrer un message à leurs militants. Au siège de l’UFDG, c’est Ibrahima Diallo, le coordinateur des opérations du FNDC, qui a adressé le message de la coordination aux militants mobilisés sur les lieux.

Il a indiqué que lui et ses collègues sont venus pour remercier d’abord les militants du principal parti d’opposition du pays, pour leur mobilisation à l’occasion des marches du FNDC et les sensibilisations qu’ils mènent dans les quartiers. « Nous sommes venus vous dire aussi que monsieur Alpha Condé a annoncé son projet de coup d’Etat constitutionnel. Il nous appartient de résister face à l’oppression. Nous devons être plus que jamais déterminés pour dire à monsieur Alpha Condé que le 21 décembre 2020, à 00 heure, il va partir du pouvoir.

Nous devons résister face à l’oppression parce que la constitution de mai 2010 nous donne ce droit. Si aujourd’hui le pouvoir est déterminé à 100%, les responsables du FNDC sont déterminés à 1000%. Nous vous demandons de vous mobiliser, d’aller dans les quartiers, dans les secteurs, dans les carrés, sensibiliser les citoyens à sortir le 26 décembre pour montrer à monsieur Alpha Condé qu’il va marcher sur notre cadavre avant d’aboutir à son projet de nouvelle constitution.

Nous voudrions vous dire aussi de rester à l’écoute. Au mois de janvier, il y aura des actions fortes, des actions très fortes. Monsieur Alpha Condé, qu’il soit sûr d’une chose, la détermination c’est le FNDC, l’engagement c’est le FNDC et il va partir du pouvoir le 21 décembre 2020 », a dit ce responsable du Front National pour la Défense de la Constitution.

En réponse, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a dit que l’UFDG est très honorée par cette visite de cette délégation à son siège. « Les militantes et militants de l’UFDG sont heureux de vous accueillir aujourd’hui au siège de notre parti. Comme vous le savez, les militants de l’UFDG sont aussi des militants du FNDC, c’est pourquoi nous sommes très fiers de vous accueillir ici. Et nous saisissons cette occasion pour vous adresser les vives félicitations des militants de l’UFDG pour le combat que vous menez au sein du FNDC avec eux », a-t-il déclaré.

Le chef de file de l’opposition guinéenne a ensuite rassuré ses hotes de la détermination des responsables et des militants de son parti à répondre à leurs appels et à poursuivre le combat contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé jusqu’au bout. « Nous vous rassurons que le 26 décembre, tous ces militants que vous voyez ici et beaucoup d’autres qui ne sont pas là, seront dans les rues pour manifester et exprimer de la manière la plus éloquente leur opposition au troisième mandat.

Et après le 26, le programme qui sera établi, vous trouverez toujours en première ligne les militants et les responsables de l’UFDG… pour arrêter monsieur Alpha Condé dans son obstination de compromettre la démocratie et l’état de droit dans notre pays », a laissé entendre Cellou Dalein Diallo.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Humanitaire : la fondation Orange Guinée au secours des élèves handicapés du Centre Sogué

21 décembre 2019 à 14 02 13 121312

La fondation Orange Guinée pour l’humanitaire a offert 150 tablettes braille et d’autres outils aux élèves aveugles et malvoyants du centre Sogué, situé à la cité de Solidarité de Taouyah. La remise officielle de ces équipements a eu lieu le vendredi, 20 décembre 2019. Ce don vise à faciliter la formation de ces jeunes déficients visuels, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce geste de la société de téléphonie mobile s’inscrit dans le cadre de son programme citoyen. Une façon de témoigner de promouvoir l’accès à l’éducation pour tous. « Ce don s’inscrit dans le cadre de l’intervention de la fondation Orange dans les différents secteurs, dont les plus prioritaires sont la santé et l’éducation parce que ce sont les droits fondamentaux de l’être humain. Nous sommes déjà intervenus dans certaines écoles primaires avec des tablettes et autres. C’est avec beaucoup d’émotion d’ailleurs que nous procédons à la remise de ce don et nous sommes heureux de contribuer à l’éducation des enfants surtout les plus vulnérables », a déclaré Fatogoma Aristide Sanon, directeur général adjoint d’Orange Guinée, ajoutant que ce geste n’est que le début. « Nous allons continuer dans ce sens pour essayer de vous apporter plus de soutiens possible », a-t-il promis.

En recevant ce don au nom des élèves de son école, Delphine Senya Zoumanigui, la directrice générale de l’école des aveugles et malvoyants du Centre Sogué, a exprimé une grande satisfaction. « Ces tablettes que vous nous offrez aujourd’hui, sont les matériels très essentiels sans lesquels nos enfants ne peuvent pas apprendre. Donc si vous venez ce matin pour nous faire ce grand don, nous ne pourrons que vous dire merci, et que ce geste ne soit pas le dernier mais plutôt le début d’un partenariat fructueux. Car malgré les avancées, le centre enregistre des difficultés liées notamment à la formation des formateurs en pédagogie et en informatique, le besoin de doter le centre en outils informatiques, le non fonctionnement de notre cantine », a indiqué la directrice.

L’union guinéenne des aveugles et malvoyants, représentée à cette cérémonie par Bobo Barry, a salué aussi ce geste de la fondation Orange Guinée et remercié ses responsables. « C’est pour nous un immense honneur de recevoir ce don de matériels didactiques que la fondation Orange offre à l’école Sogué. L’union guinéenne des aveugles et malvoyants apprécie hautement cette fondation qui démontre qu’elle est véritablement tournée vers l’amélioration des conditions d’étude des personnes atteintes de déficience visuelle. Actuellement, cette école a besoin d’accompagnement et d’appui véritable afin de répondre aux nombreuses attentes des enfants qu’elle accueille. Je remercie donc au nom de l’union et de tous les jeunes bénéficiaires de ce centre, la fondation Orange Guinée pour ce geste ».

A noter qu’en plus des 150 tablettes braille, ce don est composé de 150 poinçons à tête ronde, 28 lignes et 30 caractères. Ce qui permettra aux élèves aveugles et malvoyants d’écrire et d’apprendre plus facilement leurs leçons.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626 66 29 27

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Mamou : l’OIM sensibilise sur les méfaits de la migration irrégulière

21 décembre 2019 à 13 01 45 124512

Prévue le 18 décembre de chaque année, la journée internationale des migrants a été célébrée le vendredi, 20 décembre 2019, à Mamou. L’événement a été organisé par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), en collaboration avec l’organisation guinéenne pour la lutte contre la migration irrégulière. La rencontre a réuni à la maison des jeunes de la ville, des migrants retournés et des élèves entre autres, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est sous le thème « Nous… Ensemble » que cette rencontre a été organisée. Elle a été marquée par plusieurs activités. Il notamment de la projection d’un film produit par un migrant de retour, suivie de témoignages d’autres migrants retournés sur les difficultés liées à la migration irrégulière. Une façon de sensibiliser les jeunes sur les méfaits de cette forme de migration.

Dans son discours de circonstance, Mohamed Dougounou, le représentant de l’OIM dans la région de Mamou, a indiqué que « la célébration de cette journée intervient dans un contexte de raffermissement des relations entre la Guinée et l’organisation internationale pour les migrations. Cette coopération remontant à l’année 2000, touche diverses dimensions de la gestion des migrants : accueil et réintégration des migrants, migration, développement et politique migratoire, santé, urgence et transition, immigration et gestion des frontières.

Ces interventions de l’OIM contribuent à l’atteinte des objectifs du plan cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD 2011-2022), document stratégique aligné sur les priorités du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) et celles des objectifs de développement durable », a indiqué le responsable onusien.

Présent à cette cérémonie, le chef de cabinet du Gouvernorat de Mamou a salué l’organisation de cet événement dans une ville qui connaît un départ massif de jeunes, candidats à l’immigration clandestine. Samba Héry Camara a ensuite rassuré que « la gestion des questions migratoires fait partie des priorités du gouvernement guinéen aujourd’hui. En témoignent la mise en place d’une politique migratoire et l’obtention du gros fonds d’assistance au retour volontaire et à la réintégration des migrants.

Sur la tortueuse route du désert et de la mer, certains de nos jeunes, dans l’espoir d’aller mobiliser des ressources et les rapatrier chez nous, ont perdu la vie dans des circonstances extrêmement douloureuses. Cependant, il faut reconnaître qu’avec l’OIM, la migration n’est profitable au migrant et à la société, que si elle est faite conformément aux lois », a rappelé l’émissaire du Gouvernorat de Mamou.

La célébration de cette journée intervient à un moment où la Guinée est classée parmi les pays les plus grands pourvoyeurs de migrants irréguliers en Europe.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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