Cambriolage au ministère de l’Elevage : « ils ont défoncé 4 portes, dont celle du payeur »

19 août 2019 à 13 01 51 08518
Roger Patrick Millimouno, ministre de l’Elevage

Le bâtiment abritant trois (3) directions du ministère de l’Elevage à Kaloum a enregistré un cambriolage dans la nuit du dimanche à lundi 19 août 2019. Selon nos informations, quatre portes de quatre bureaux ont été défoncés, dont le bureau du payeur. Un seul ordinateur portable a été emporté, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Nous sommes venus ce lundi matin, on a trouvé que quelques quatre bureaux ont été défoncés, dont le bureau du payeur. Ils ont tenté de casser le coffre-fort à travers un marteau. Ils ont tout fait, mais ils n’ont pas pu l’ouvrir. Dans un autre bureau, c’est un ordinateur portable de marque Lenovo qui a été emporté. Il appartient à l’un des chefs de section de la Direction des Ressources Humaines. C’est ce qu’on a constaté », a révélé sous anonymat un travailleur du ministère.

coffre-fort du ministère de l’Elevage

Selon notre interlocuteur, « le laboratoire diagnostic a également été visité. Ils ont cassé la porte du directeur. Ce matin, on a constaté que rien n’a été emporté dans ce bureau ».

Après cette découverte, la gendarmerie a dépêché des agents sur les lieux pour faire le constat et mener les enquêtes. « Ils ont interrogé le vieux gardien des lieux. Lui, il dit qu’il avait fermé tous les grands portails et qu’il avait les clés. Les agents n’ont pas constaté par où les gens sont rentrés. Face au gendarme, le vieux pense que les auteurs du cambriolage seraient montés par les fenêtres de l’un des bureaux. C’est cette hypothèse qu’il a donnée. Les gendarmes disent que les enquêtes vont être menées pour tenter de faire la lumière sur ce cambriolage », a expliqué notre source.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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N’zérékoré : la chanteuse Agnès la star inhumée sur fond d’interrogations

19 août 2019 à 13 01 23 08238

L’artiste Gobou Agnès Délamou, connue sous le nom d’Agnès la star, a rejoint sa dernière demeure hier, dimanche 18 août 2019. La chanteuse et danseuse forestière a été inhumée au cimetière Pierre du quartier Kpama 2, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Mais, le flou toujours total sur les circonstances de sa mort, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

En plus des autorités locales, de nombreux habitants de N’zérékoré se sont mobilisés pour la circonstance. Après la levée du corps à la morgue de l’hôpital régional, une foule compacte a accompagné le corps de l’artiste, en état de décomposition, à sa dernière demeure. Après l’inhumation, les questions persistent sur les circonstances de la mort de celle qui était adulée à N’zérékoré.

En l’absence d’une version officielle sur la question, les spéculations vont bon train. Et, selon un proche de la défunte, Agnès Délamou est décédée suite à une bagarre qui l’a opposée à d’autres personnes. « Agnès la star s’est battue avec trois de ses copines le 08 août dernier, elle avait reçu de violents coups. Le lendemain, elle a saisi la police et les accusées ont été interpellées.

Après, Agnès est allée dans une clinique de la ville. Après la visite, le médecin traitant lui a prescrit des médicaments, et ce sont ces médicaments-là qu’elle prenait. Lorsqu’elle s’est sentie mieux, Agnès est repartie à la police pour retirer sa plainte et celles qui l’ont battue ont été libérées. Mais, elle se plaignait de son état de santé et a fini par rendre l’âme dans sa chambre », a-t-il confié.

Pour l’heure, les médecins n’ont pas communiqué sur les résultats de l’autopsie, et aucune autorité ne s’est encore prononcée sur le sujet. Les fans de la chanteuse, eux, s’impatientent de savoir qu’est-ce qui est à l’origine de sa mort. Le maire de la commune urbaine de N’zérékoré, Moriba Albert Délamou, promet que si l’enquête révèle que des gens sont impliqués dans cette affaire, ils seront traqués et sanctionnés conformément à la loi.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Gestion des fonds de l’ANAFIC : « l’agent de développement local, l’ingénieur conseil, n’écoutent que peu le maire »

19 août 2019 à 12 12 23 08238

Récemment, le gouvernement guinéen a doté les communes urbaines et rurales du pays d’importants moyens financiers dans le cadre de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Ces fonds visent à favoriser le développement local. Mais, tout n’est apparemment pas rose là-dedans. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, le maire de la commune rurale de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, est revenu sur la gestion de cette manne financière.

La commune rurale de Koumbia devrait bénéficier d’un montant d’un milliard 860 millions de francs guinéens au compte de l’ANAFIC. Selon le maire, à la date du 12 août 2019, la commune de Koumbia n’a reçu que 30 % de l’enveloppe promise par l’ANAFIC. Pourtant, Koumbia compte trois projets inscrits dans le cadre du Plan Annuel d’Investissement (PAI). Il s’agit de la réhabilitation d’une piste rurale, de la réparation de certains forages et la construction d’une école.

Pour ce qui de la piste rurale, Mamadou Saliou Kaltamba a fait savoir qu’il s’agit de la route Koumbia-Kembéra, qui fait 25 kilomètres. « Bien avant l’avènement de l’ANAFIC, le conseil avait entamé des travaux d’identification de tous les axes routiers non praticables et identifié les points critiques sur les autres. Ainsi, nous avons fait réaliser une étude de faisabilité sur la route Koumbia-Kembéra.

Quand l’ANAFIC nous a demandés de soumettre trois projets prioritaires, nous n’avons pas tardé de proposer la route Koumbia-Kembéra, dont le montant de la réalisation est estimé à plus de 5 milliards. Mais pour un départ, nous voulions réhabiliter le premier tronçon allant de Hakkoudé Thyandhi à Madina-Guilédji, y compris le pont de Guilédji dont l’adjudication est déjà faite ».

Par ailleurs, le maire est revenu sur les forages concernés par la réparation et sur la construction d’une école à Guidaly. « Nous avons décidé de réhabiliter au moins la moitié des 150 forages existants au niveau de Koumbia. Nous avons fait venir une équipe de Labé qui est venue vérifier et nous a fait des propositions de réparation pour une enveloppe de 240 millions de francs. Il faut signaler que l’équipe avait réparé 15 forages pendant ce contrôle. Nous voulons non seulement réparer ces forages, mais les équiper en panneaux solaires.

Il s’agit des forages de l’école du centre situé à côté de la gendarmerie, du forage de la mosquée et celui à la sous-préfecture. Nous voulons également poser des bornes fontaines au marché. Il faut d’ailleurs saluer nos compatriotes vivant en France, notamment l’association de nos femmes, qui ont financé un forage au niveau du marché à bétail, au marché dit « Chantier ». Là également, nous entendons faire une adduction d’eau pour distribuer au niveau des deux différents sites du marché. Egalement, nous avons inscrit dans le cadre des projets financés par l’ANAFIC, la réalisation de l’école de Guidaly ».

En ce qui concerne le montant l’enveloppe financière accordée à sa municipalité, le maire de Koumbia a fait savoir que « pour cette année, nous avons obtenu 1 milliard 860 millions de francs guinéens et nous avons une prévision de 2 milliards 600 millions FG pour 2020 ».

Malgré la performance de l’équipe communale et les belles annonces de l’ANAFIC, seuls 30% du montant alloué à Koumbia ont été décaissés, à la date du 12 août 2019. « De ces trois projets, seule l’école de Guidaly a été financée à hauteur de 30% du montant prévu. Les deux autres projets, à savoir la réparation des forages et la reconstruction de la route (le 1er tronçon), n’ont rien reçu jusqu’ici.

Pour le cas de l’école, l’entrepreneur qui est d’ici est à plus de 75% d’exécution des travaux. Pour cela d’ailleurs, il a toutes nos félicitations. Actuellement, il est au niveau de la couverture. Disons que nous n’avons reçu que 30% du montant annoncé par l’ANAFIC », a dit Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba.

Si ailleurs ce faible taux de décaissement est justifié par l’ANAFIC à cause du mauvais montage des projets par les communes, cette justification passe mal à Koumbia. « Je ne saurai le dire, si c’est à cause d’un mauvais montage des projets. Il n’y a que le fiduciaire et l’ANAFIC qui peut répondre à cette question. Ce que je sais, si l’Etat a raison de dire qu’il faut faire attention dans l’utilisation de l’argent, puisqu’il y a des communes qui ne sont pas habituées à gérer, mais une chose est sûre, si on multiplie les interventions, c’est là où commencent les petites combines.

Par exemple, l’agent de développement local, l’ingénieur conseil, n’écoutent que peu le maire. Ils écoutent le fiduciaire. Ce qui n’est pas bon pour le fonctionnement correct de la commune », a estimé Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba.

De Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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France : Macron a-t-il dissuadé Alpha Condé et Ouattara de briguer un 3ème mandat ?

19 août 2019 à 12 12 05 08058

Le jeudi, 15 août 2019, la France a commémoré le 75ème anniversaire du débarquement de Provence. Cette année, ce sont les présidents guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara qui ont été invités à cette cérémonie. En Guinée et Côte d’Ivoire, cette invitation du président français a été saluée comme une marque de considération. Mais selon certains, Emmanuel Macron a invité les deux hommes pour les dissuader de briguer un troisième mandat dans leurs pays.

C’est le site d’informations Afriksoir.net qui a révélé la nouvelle. Le média ivoirien indique qu’Emmanuel Macron a dit à ses hôtes que plusieurs rapports font état de possibilités de graves troubles en Guinée et en Côte d’Ivoire, au cas où Alpha Condé et Alassane Ouattara mettent à exécution leur volonté de modifier les constitutions de leurs pays pour s’offrir un troisième mandat.

Et, le président français a exprimé clairement l’opposition de son pays aux projets de troisième mandat des deux chefs d’Etats, révèlent nos confrères, citant un diplomate français qui a parlé sous anonymat. « Ce n’est pas par hasard que le président français a invité ces deux dirigeants africains dont les pays n’étaient pas forcément les plus gros pourvoyeurs de contingents de soldats coloniaux, lors de la seconde guerre mondiale.

A travers des mots particulièrement bien choisis pour ne pas choquer ses hôtes, Macron a clairement fait savoir que le gouvernement français ne soutiendrait pas de projet de nature à menacer la stabilité sociopolitique en Côte d’Ivoire et en Guinée, dont les auteurs seraient les dirigeants au pouvoir », a écrit Afriksoir.

Cette information a été confirmée par un journaliste de France24 qui était aux commémorations du débarquement de Provence. Selon lui, Emmanuel Macron a profité du déjeuner qu’il a offert à ses hôtes pour aborder le sujet avec eux. « Alassane Ouattara et Alpha Condé, présidents de ces deux pays, ont des élections l’année prochaine aussi bien en Côte d’Ivoire qu’en Guinée. Et l’un comme l’autre, ces deux chefs d’Etat sont à la fin de leur deuxième mandat.

Les constitutions de leurs pays respectifs leur interdisent de se représenter, et l’un et l’autre sont en train de modifier la constitution pour potentiellement revenir sur ces règles, en tout cas se donner la possibilité de se représenter. Il y a évidemment un repas qui était prévu. Sans doute qu’un des thèmes de conversation a été bien cette modification des constitutions. Et probablement, les autorités françaises en ont profité pour ne pas les encourager à le faire », a-t-il déclaré.

Récemment, le sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines a déclaré que les Etats-Unis ne sont pas opposés sur le principe de modifier une constitution en Afrique. Il a précisé toutefois que son pays est opposé à toute réforme constitutionnelle dont le but est de maintenir un président au pouvoir. Ces positions de Washington et de Paris vont-elles dissuader Alpha Condé et Alassane Ouattara dans leurs projets de changer les constitutions de leurs pays pour briguer un troisième mandat ?

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Fin du FOJEK à Boké : les jeunes attendent la mise en œuvre des recommandations

19 août 2019 à 10 10 56 08568

La deuxième édition du forum des jeunes de Kakandé s’est achevée dans la soirée d’hier, dimanche 19 août 2019, à Boké. Pendant trois jours, les jeunes de cette région minière ont discuté de plusieurs thèmes se rapportant au développement local, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est le préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, qui a présidé la cérémonie de clôture de ce forum, en présence des autorités communales et de la société civile locale. « Ces trois jours de travaux ont permis d’échanger sur des programmes importants pour le développement de Boké. Ça veut dire que les jeunes sont dans un élan fort.

Il ne s’agit plus de mettre des barrages sur la route, il faut changer de lieux des débats. Désormais, les débats c’est dans les salles comme ça, pour échanger sur les sujets qui peuvent vous permettre de vous développer. C’est pourquoi je remercie sincèrement l’ONG qui a initié ce forum et l’ensemble des participants », a déclaré le préfet.

Selon les organiseurs, plus de 200 jeunes ont pris part à cette rencontre. Et, les travaux ont débouché sur plusieurs recommandations. « C’est vrai que nous avons fait des recommandations, mais c’est l’application qui reste un problème. Nous allons passer par tous les moyens pour voir comment prendre en compte les recommandations des collectivités de Boké.

Monsieur le ministre des Mines a pris l’engagement de les défendre auprès du gouvernement et cela nous réconforte. D’ailleurs, nous lui disons merci pour ça. Il ne s’agit pas de promettre mais nous attendons l’application sur le terrain et nous sommes vraiment optimistes », a dit Basékou Dramé, le président du forum des jeunes de Kakandé.

A noter que les recommandations faites sont adressées à l’Etat, aux sociétés minières, aux communes de la région et aux jeunes de Boké. Chacun est demandé de jouer sa partition pour un développement harmonieux du « poumon économique » de la Guinée.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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AG du PADES à Banankoro : « si vous mourez pour Alpha et le RPG, vous serez mal partis à l’au-delà »

19 août 2019 à 9 09 31 08318

Comme d’habitude, l’antenne du PADES à Banankoro a tenu son assemblée générale hebdomadaire le weekend dernier dans cette sous-préfecture, relevant de la préfecture de Kérouané. Cette rencontre a été marquée par l’adhésion de plusieurs responsables et militants locaux du RPG Arc-en-ciel. Ces derniers ont expliqué leur départ du parti au pouvoir par des problèmes qui minent cette formation politique depuis deux ans dans la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce sont en tout 50 militants du RPG Arc-en-ciel, dont des jeunes, des femmes et de personnes âgées, qui ont exprimé leur adhésion au Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), dirigé par l’opposant Dr Ousmane Kaba. Bangaly Keïta, le porte-parole des dissidents du parti présidentiel, a expliqué les raisons de leur choix.

« Nous étions au RPG Arc-en-ciel depuis 93, on nous a maltraités, humiliés, mais on n’a pas changé un seul jour. Depuis 2017 jusqu’à maintenant, le RPG est malade chez nous, de nouvelles têtes tentent encore de nous maltraiter et nous humilier devant le président de la République et le BPN (Bureau Politique National) qui n’ont pas eu la solution à ce problème depuis deux ans.

On a affronté le régime Conté et on a tout subi. Aujourd’hui encore, les gens viennent nous chasser du parti. Donc nous avons vu que si vous mourrez pour Alpha et le RPG vous serez mal partis à l’au-delà. Ils ont créé 5 sections, mais les passassions tardent. Car il y a une main noire qui est derrière cette affaire. Alors, moi je ne veux pas perdre mon temps dans les futilités », a-t-il expliqué.

En réponse, la présidente du bureau fédéral du PADES à Banankoro, Aminata Sanoh communément appelée M’mamy, a salué la venue de ces anciens RPGistes dans son camp. « Aujourd’hui, nous pouvons être fiers de nous-mêmes. Car le PADES est le seul parti politique qui tient des assemblées générales hebdomadaire à Banankoro, les autres sont tous morts.

Et nos assemblées connaissent la participation massive des bureaux de base et du bureau fédéral dans son intégralité (…) Dr Ousmane Kaba est un leader qui a posé des actes avant de chercher à être président. Nous allons dissoudre le parti de Koro ici et le jeter à la poubelle. Venez au PADES car ce parti n’est pas un véhicule qui, quand vous l’aidez à s’allumer, il prend sa direction et vous abandonne. Dr Ousmane Kaba connait ses amis d’hier et d’aujourd’hui », a-t-elle laissé entendre.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Naufrage d’une pirogue à Siguiri : 5 personnes portées disparues

18 août 2019 à 16 04 30 08308

Cinq personnes sont portées disparues dans le naufrage d’une pirogue survenue dans la soirée du samedi, 17 août 2019, dans la préfecture de Siguiri. Le drame a eu lieu non loin du débarcadère de Kinièbaköro, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Siguiri.

Selon les témoignages, 10 personnes étaient à bord de la pirogue qui s’est renversée. Il s’agit de joueurs de tam-tam qui rentraient d’une fête et leurs accompagnateurs. Ils quittaient le village de Tiguibiri pour Kinièbaköro, district relevant de la commune urbaine de Siguiri. « Le drame est survenu aux environs de 19 heures. C’est à la faveur de la fête de Tabaski que notre village (Tiguibiri) a décidé d’organiser la danse des masques (Ködèn).

Pour le faire, nous avons invité des joueurs de tam-tam venant de Kinièbaköro. Après le spectacle, ils ont embarqué à bord d’une pirogue avec des accompagnateurs pour rentrer chez eux. A quelques mètres du débarcadère de Kinièbaköro, la pirogue s’est renversée sous l’effet du vent qui soufflait. Quatre personnes ont été secourus et sauvés par des pêcheurs et les six autres ont disparu », a expliqué Noumoriba Kanté, témoin du drame.

Après plusieurs heures de recherches, menées par des pêcheurs, le corps de l’un des disparus (une fille) a été retrouvé ce dimanche. Les 5 autres sont toujours introuvables.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Axe Boké-Gaoual : plusieurs véhicules bloqués au niveau de pont de Kogon

18 août 2019 à 15 03 49 08498
Image d’archive

La circulation est coupée depuis hier, samedi 17 août 2019, sur la nationale Boké-Gaoual. C’est un camion remorque qui est tombé en panne au niveau du pont de Kogon, a appris Guineematin.com de témoins se trouvant sur place.

« Il y a plusieurs véhicules qui sont bloqués au niveau du pont de Kogon, du côté de la préfecture de Boké. Un camion remorque en partance pour Boké a reculé et a barré complètement la route. Des véhicules de marchandises sont garés de part et d’autre de la route. De nombreux passagers dont des femmes et des enfants sont en souffrance ici puisqu’il n’y a ni eau ni à manger », a expliqué Moustapha Diallo, un passager en provenance de Conakry qui est bloqué sur les lieux.

Aux dernières nouvelles, certaines voitures ont réussi à se frayer un chemin. Mais, les camions, bus et autres véhicules de poids lourd restent encore bloqués sur place.

Cette route nationale Boké-Gaoual, longue de 190 km, malgré sa meilleure plateforme et sa rentabilité économique pour le pays, est dans un très mauvais état.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tel: 628089845

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Protection civile : un seul service de secours avec un seul camion d’incendie pour toute la commune de Ratoma

18 août 2019 à 8 08 37 08378

Les sapeurs-pompiers jouent un rôle prépondérant dans un pays. Puisque ce sont eux qui sont chargés de secourir les citoyens quand ils sont victimes d’incendie. Mais en Guinée, les services publics de protection civile n’ont pas bonne presse aux yeux de l’opinion. Car dans la plupart des cas, ils ne parviennent pas à répondre aux attentes des populations qui sollicitent leur aide. Qu’est-ce qui explique ce manque d’efficacité ?

Un reporter de Guineematin.com a posé la question au commandant Mohamed Camara, responsable du service d’incendie et de secours de la commune de Ratoma. Ils ont abordé le fonctionnement de ce service et les difficultés auxquelles il est confronté.

Décryptage !

Guineematin.com : votre service est d’une importance capitale puisque vous êtes censés secourir les personnes qui sont victimes d’incendies. Mais, sur le terrain, les citoyens sont loin d’être satisfaits de votre travail. On vous accuse notamment d’intervenir le plus souvent en retard. Pourquoi cette lenteur ?

Commandant Mohamed Camara : vous savez, actuellement, on a assez de difficultés surtout sur le plan matériel. Parce que si vous prenez la commune de Ratoma, elle est la deuxième plus grande comme de Conakry. Donc, avec toute cette population, on a qu’un seul camion d’incendie opérationnel. On a aussi une ambulance et une camionnette à double usage, c’est-à-dire qu’on peut s’en servir pour transporter des corps tout comme des matériels.

Si l’ambulance n’est pas opérationnelle, on utilise la camionnette pour transporter les corps. Mais, si ça coïncide qu’il pleut, on ne peut pas transporter les corps dedans puisqu’on ne peut pas mettre le corps à ciel ouvert sous la pluie. Donc ce sont les trois véhicules que nous avons dans la commune Ratoma pour le moment.

On est en manque de beaucoup de matériels de travail. Les immeubles ne font que pousser et nous n’avons de camion à échelle. Par exemple, s’il y a le feu au cinquième étage d’un immeuble et que le camion que nous avons ici ne peut pas éteindre le feu, il nous faut des camions à échelle pour nous faciliter d’accéder aux étages supérieurs.

On a aussi besoin de plus de citernes à eau, parce que même si on vient trouver que la maison touchée par l’incendie a été brûlée, ce sont les camions à eau qui nous permettent de limiter les dégâts. Et puis, nous sommes vraiment en manque de bouches d’eau. Ceux qui disent que les sapeurs-pompiers viennent en retard, ils ont parfois raison, mais ils ne savent pas les difficultés que nous avons ici. Souvent, on n’a même pas d’eau dans la citerne.

Dans toute la commune de Ratoma, il n’y a qu’un seul service d’incendie et de secours avec un seul camion  d’incendie et une ambulance. L’équipement, il n’y en a pas c’est ça la réalité. Sinon, la formation des gens ne fait pas défaut ici, mais ce sont les matériels qui manquent. Mais, avec le peu de matériels que nous avons, on se débrouille à secourir les gens en attendant d’avoir plus de moyens. On a des promesses de la part de notre direction, de l’Etat, de la coopération française qui nous appuie beaucoup. On espère que ces promesses vont se concrétiser pour qu’on puisse être plus efficaces.

Guineeamatin.com : vous dites que vous avez un seul camion-citerne. Combien de litres d’eau peut contenir ce camion ?

Commandant Mohamed Camara : le seul camion-citerne que nous avons ici à Ratoma, ne prend seulement que 3000 litres. Et, il n’y a pas de poteaux d’incendie ni de bouches d’incendie là où on peut tirer de l’eau de façon urgente. Si vous remplissez le camion ici et vous bougez pour aller intervenir à Kagbelen, vous perdez combien de litres d’eau avant d’arriver à destination ?

Et quand nous utilisons les deux lances, on peut utiliser plus de 700 litres par minute. Quand on calcule ça, on aura combien de litres durant 30 minutes ? Ça ne va pas suffire et les gens ne comprennent pas tout cela. Ils vont dire que les pompistes sont venus, mais ils n’ont pas d’eau. Pourtant, nous, on ne gare jamais la citerne sans la remplir.

Mais, où il faut prendre de l’eau ? Soit il faut aller jusqu’à la rivière de Kakimbo, soit à l’aéroport. Ce sont les deux endroits où on fait le remplissage du camion-citerne. Parfois, vous arrivez à Wanindara, vous trouvez que l’eau est finie, il faut encore reprendre la voiture pour revenir à Kakimbo. Durant tout ce temps, les gens vont dire qu’on ne veut pas travailler. Souvent, on est obligés de faire appel aux autres centres comme Matoto et Kaloum pour venir nous aider.

Parce qu’on sait la quantité d’eau que nous avons ne peut pas servir la commune de Ratoma. Dans les autres pays, on n’a même pas besoin de déplacer le camion-citerne puisque qu’il y a des bouches d’eau un peu partout. Il suffit seulement d’envoyer le camion à échelle et les motopompes  pour brancher à la bouche d’incendie et travailler.

Guineematin.cm : combien de personnes travaillent dans ce service ?

Commandant Mohamed Camara : l’effectif total ici, c’est 116 éléments, dont 90 hommes et 26 femmes. Comparativement à la superficie de Ratoma 62km2 avec une population de 776 770 habitants, 34 quartiers, 211 secteurs et 504 carrés. Donc protéger toutes cette population avec un seul camion d’incendie, ce n’est pas facile.

Nous demandons vraiment de l’aide, pas à l’Etat seulement, mais à toutes personnes qui souhaiteraient nous aider : les organisations humanitaires notamment. Nous sommes au service de la population mais la population doit savoir aussi nos difficultés. Ils doivent cesser de lancer les cailloux sur les agents, ils  n’ont qu’à se mettre à l’idée que nous sommes là pour les protéger.

Nous ne sommes pas contre eux, et surtout notre service est gratuit. Quelqu’un qui vient te secourir dans les situations difficiles et tu t’attaques à lui, ce n’est pas les pompiers qui mettent le feu, nous nous venons pour intervenir. Ils nous confondent souvent aux policiers, mais tout cela est lié au manque de sensibilisation et d’information. Parce que si la population est bien informée de nos difficultés concernant les équipements et aussi l’Etat de la route et les embouteillages, ils vont comprendre. Mais c’est à nous de leur expliquer tout ça.

Guineematin.com : quel est le pourcentage de vos interventions sur le terrain pour cette année par exemple ?

Commandant Mohamed Camara : les statistiques d’intervention en secourisme, en extinction et en transport de corps, pour les mois de janvier, février et mars, c’est 54% d’intervention. Pour le deuxième trimestre, les mois d’avril, mai et juin, c’est 41% d’intervention. Ça explique largement, malgré nos faibles moyens, que nous sommes en mouvement.

Guineematin.com : il y a parfois des agents qui se blessent sur le terrain pendant les interventions. Comment se fait leur prise en charge ?

Commandant Mohamed Camara : depuis qu’on a commencé à travailler ici, beaucoup de nos agents ont été blessés. Pour cette année, nous avons enregistrés 3 cas de blessures. Pour l’année passée, on ne peut pas déchiffrer le nombre exact parce que les gens confondent les sapeurs-pompiers et la politique. Ils s’attaquent à nous avec des cailloux, ils ne savent pas faire la différence entre la tenue d’un policier et la tenue des sapeurs-pompiers. Dès qu’ils vous voient, ils ne cherchent pas à savoir d’où venons-nous et ils s’attaquent directement à nous.

Quand même, quand il y a des blessés, on remonte la liste au niveau du département, c’est la direction qui s’occupe des blessés.  Tout ce que nous traversons ici, le ministère est au courant de tout. Parce que nous remontons toutes les informations et souffrances que nous traversons ici. Avant de faire quoi que ce soit, nous informons la hiérarchie. Donc, ils savent ce qui se passe ici. Et ils font ce qu’ils peuvent faire pour nous.

Guineematin.com : avez-vous un message à passer à l’endroit des citoyens ?

Commandant Mohamed Camara : ce que je peux dire à la population, c’est de ne pas s’en prendre aux sapeurs-pompiers, car cela n’est pas la solution. S’ils sont venus en retard, c’est qu’ils ont des raisons. En plus des problèmes de matériels et du manque d’eau qu’on a, il y a des cas d’embouteillages. Dans la circulation, on dit de faire deux lignes, mais on peut tomber parfois sur 4 lignes sur la route.

A pareilles circonstances, comment les sapeurs-pompiers peuvent passer même s’il y a un cas d’urgence ? Donc, notre retard est dû parfois à l’embouteillage et à la distance. Nous, nous leur demandons de nous comprendre surtout la situation du terrain nous pose problème.

Interview réalisée par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : 622 07 93 59    

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Réticence des citoyens impactés par le projet de Souapiti : le préfet de Télimélé en sapeur-pompier à Sinta

17 août 2019 à 17 05 17 08178

Dans le cadre de la réalisation du projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti, le gouvernement guinéen prévoit la délocalisation de près de 3000 personnes. Des réticences sont constatées sur le terrain, au district de Konkouré, dans la sous-préfecture de Kollet, à Télimélé. Les citoyens du district se disent inquiets du non respect de la convention qui les lie aux responsables du projet pour la construction de leurs nouveaux habitats à Kondon Boofou, dans la commune rurale de Sinta rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Pour aplanir les divergences et faciliter le déplacement des populations relocalisées, le préfet de Télimélé a fait un tour à Konkouré le mercredi 14 et le jeudi 15 août 2019. Amadou Sadio Diallo a sensibilisé les populations, jusque-là opposées au déménagement. Les échanges ont porté sur le complément de la construction de leur collège de proximité, la construction du marché et de 70 autres bâtiments pour les autres familles qui n’ont vu ni clés, ni maisons.

« Je commence d’abord par la remise des clés. Quand le projet Souapiti a proposé la remise des clés, la population a refusé. C’est ainsi que le projet m’a appelé. Je suis venu m’entretenir avec la population. Finalement, les gens ont accepté de prendre les clés et aller voir les lieux où elles doivent être désormais.

Ça devait être suivi par les déménagements, mais les gens n’avaient pas voulu alors que depuis le 10 août, on devait faire les vannes du barrage de Souapiti, c’est-à-dire l’envahissement de l’eau au niveau des villages. Mais, il y a des conditions posées qu’il faut respecter, sinon ils ne vont pas quitter », a expliqué le préfet.

Pour faire face aux exigences des citoyens, le préfet annonce qu’une commission a été constituée à cet effet. « Nous avons mis en place une commission de 10 personnes qui vont représenter les populations. Au lieu que tout le monde se déplace, ces membres vont se déplacer en compagnie des maires de Kollet, Sinta, les chefs des districts impactés, les chefs des secteurs impactés, plus le projet Souapiti. On est parti à Kondon Boffou, nous avons vu un travail formidable, gigantesque.

Quand une case à Konkouré est remplacée par une maison, c’est un atout. Même si elles ne sont grandes, mais elles sont très jolies. Nous sommes partis au marché, le hangar et les houles qu’ils ont construits pour eux, là aussi, on a constaté que c’est un bon travail. Toutes les conditions qui ont été posées, la société va les remplir », rassure Amadou Sadio Diallo.

En outre, les populations de Kambaya concernées par le déplacement, ont été aussi rassurées que tout sera mis en œuvre pour les satisfaire. « Nous sommes venus à Kambaya, nous sommes tombés d’accord, les gens déménagent aujourd’hui même (le jeudi 15 août) par secteur et ils sont partis, tous satisfaits.

La commission mise en place leur a demandé de bien travailler et de nous remonter l’information afin de l’envoyer à qui de droit. Nous avons demandé la présence de la police et de la gendarmerie pour leur sécurité et celle de leurs biens. Il y a 529 maisons construites pour eux », a dit le préfet de Télimélé.

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Mamou : des employés de SKK-Sécurité menacent de couper le réseau de MTN Guinée

17 août 2019 à 16 04 17 08178

Travaillant au compte de la Société Service Kanazawan (une société de sécurité sous-traitante de MTN et Orange Guinée, via respectivement les sociétés A Ingénierie et IPT), les surveillants des sites abritant les pylônes de la société de téléphonie MTN sur l’axe routier Mamou-Faranah sont en colère contre leurs patrons. Au nombre de 16, ces employés réclament à leur employeur le paiement de deux mois d’arriérés de salaire ; faute de quoi, ils menacent de couper le réseau et interdire l’accès aux sites concernés. Ils l’ont fait savoir lors d’un entretien accordé le vendredi soir, 16 août 2019, à un reporter de Guineematin.com à Mamou.

Selon nos informations, certains de ces employés ont commencé ce travail de surveillant en 2008, lors de l’implantation des pylônes de la société Areeba-Guinée (devenue MTN) le long de la route nationale Mamou-Faranah. Et, au cours des années, ils ont eu la douloureuse expérience des arriérés de salaire. Des arriérés qui sont restés impayés jusqu’à ce jour. Et, avec cette nouvelle cumulation de salaires impayés qui vient de commencer, ces hommes (qui abandonnent tous pour veiller nuit et jour sur les sites de la société MTN) redoutent une répétition de l’histoire. C’est pourquoi, ces surveillants ont décidé cette fois, de briser le silence.

« En 2015, ils ont mangé 5 mois de salaire qu’on devait percevoir. A l’époque, chaque surveillant touchait 420 mille francs guinéens. Nous avons protesté comme nous le pouvions pour rentrer en possession de notre argent, en vain. On est allés jusqu’à faire un débrayage et interdire l’accès aux sites pour toute maintenance. C’est après ça qu’on s’est retrouvés pour discuter. Ils nous ont dit de nous organiser en groupe et aller à Conakry pour qu’ils nous disent comment les salaires de 5 mois ont été mangés.

Finalement, on s’est entendu d’oublier cet argent et continuer le travail. C’est alors qu’ils ont promis de nous payer à partir du 25 de chaque mois. Mais, cette promesse n’a pratiquement pas été respectée. Car, des fois, c’est 20 jours après la fin du mois qu’on nous paie le salaire du mois. Cependant, depuis 2015 jusqu’au mois de mai 2019, il n’y a pas eu d’arriérés. Mais, depuis le salaire du mois de mai, on n’a rien reçu. Jusqu’à présent, nous ne sommes pas rentrés en possession de nos salaires pour les mois de juin et juillet.

Et, nous tendons vers la fin du mois d’août. Ce qui nous fera (si rien n’est fait d’ici-là) trois mois de salaire impayés. On a peur de subir ce qu’on a vécu en 2015. C’est pourquoi nous sommes devant vous (Guineematin.com) aujourd’hui, en train de parler de ce problème. Nous voulons récupérer notre argent. Et, s’ils savent qu’ils ne peuvent plus nous payer, nous préférons qu’ils nous rendent nos dus et qu’ils mettent fin à notre collaboration », a expliqué Ibrahima Sory Sow, le porte-parole de ces surveillants.

A défaut d’obtenir leur argent, les surveillants grognards décident de boycotter le travail. Ils menacent même de couper le réseau si leurs salaires ne sont pas payés d’ici le 18 août prochain. « Nous donnons un dernier ultimatum à nos chefs ! Si on ne reçoit pas nos salaires jusqu’au 18 août, le réseau sera coupé dans nos sites. En plus, nous ne voulons pas d’entretien sur les sites. Même si le carburant finit dans les moteurs, on ne veut voir personne là-bas. Et, si on apprend qu’un surveillant parmi nous a ouvert le portail à quelqu’un pour un travail dans un de nos sites, il aura à faire à nous », a averti Ibrahima Sory Sow.

Pour cet autre surveillant, Mamadou Diouma Condé, le plus difficile dans cette affaire est le fait que rien ne leur a été dit sur la destination de leur argent. « Dans un contrat, quand tu fais ton travail, tu dois normalement recevoir ton salaire. Mais, si on se tait sur ton argent, sans qu’on te dise quoique ce soit, c’est difficile pour quelqu’un qui a des enfants… Quand on a commencé à revendiquer pour nos salaires, ils (SSK) nous ont dit d’attendre jeudi (avant-hier).

Et, lorsqu’on les a appelés jeudi dernier, ils ont dit que l’argent n’est pas venu. Cependant, nous nous avons des dettes et nos créanciers ne connaissent pas notre situation. Donc, nous voulons qu’ils nous disent quelque chose. Si nous avons quelque chose avec eux, qu’ils nous le rendent. Et si nous n’avons rien avec eux, qu’ils nous le disent aussi », a indiqué Mamadou Diouma Condé.

Interpellé sur le sujet, le coordinateur régional de SSK, chargé de la sécurité Areeba-MTN et du carburant en moyenne Guinée, à Faranah et à Télimélé, Mamadou Samba Camara, soutient que c’est « le guide » des surveillants qui est à l’origine de ces deux mois de salaires impayés. « En moyenne Guinée, j’ai au moins 512 pylônes à surveiller pour Orange-Guinée et près de 153 pylônes pour MTN. Et, ce ne sont que les surveillants de 9 sites (sur la route de Faranah) et ceux de quelques 4 à 7 sites d’ici Pita qui ne sont pas encore payés.

Mais, pour ceux qui sont sur la route de Faranah, leur guide, Sory Touré, avait été convoqué ici (à Mamou) pour prendre leur argent du mois de juin. Cependant, comme il avait déjà mangé son salaire en herbe en contractant des dettes avec notre comptable, il a dit qu’il ne vient pas et qu’il veut les deux mois (juin et juillet). Donc, on était obligés de garder leurs salaires jusqu’à la fin du mois de juillet. Maintenant, je vous donne l’assurance que d’ici jeudi, au plus tard, ils seront en possession de leurs salaires de juin et juillet », a réagi Mamadou Samba Camara.

A suivre !

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Union des sinistrés de Souapiti : « c’est un groupuscule d’arnaqueurs »

17 août 2019 à 14 02 04 08048

La construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, situé à la lisière des préfectures de Dubréka et Télimélé, en Basse Côte, a atteint sa vitesse de croisière. Mais, des voix s’élèvent dans certaines communautés impactées par sa construction pour exprimer leur refus de rejoindre certains sites de relocalisation aménagés à cet effet. Le chef du Département Environnement et Développement Durable du projet crie à la manipulation « d’un groupuscule d’arnaqueurs », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ibrahima Kéita, directeur du Département Environnement et Développement Durable du projet d’aménagement de Souapiti, au terme de l’élaboration d’un Plan de Gestion Environnementale et Sociale, les responsables du projet se sont rendu compte qu’il fallait déplacer 16 000 personnes. « C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, nous sommes heureux de dire que nous avons déplacé sept (7) sites sur les huit (8).

Ces huit (8) sites concernent le pré-remplissage du barrage qui va commencer très bientôt. Le dernier village à déplacer, c’est les villages de Kounkouré et ses environs. Donc si nous terminons à déplacer Konkouré, nous sommes en train de le faire, ça veut dire que le premier objectif du barrage est déjà atteint : nous allons commencer à stocker de l’eau, soit un milliards 375 millions de mètres cube d’eau ».

Mais, la relocalisation a fait grincer des dents récemment. Des personnes issues de ces communautés se sont constituées en « union pour la défense des sinistrés de Souapiti ». Cette union, à travers une conférence de presse organisée à Conakry, le 22 juillet 2019, a dénoncé la manière dont les dédommagements ont été effectués. Selon eux, le projet n’a pas tenu compte de tous les aspects pour déplacer les communautés.

A l’issue de cette sortie médiatique, « ces frondeurs », ont été invités par les responsables du projet à l’effet d’aplanir les divergences, a expliqué Ibrahima Kéita. « On a été appelés par des gens, le 15 juillet 2019, qui nous ont dit qu’ils sont une association intéressée par le projet, qu’ils veulent rencontrer la direction pour échanger autour du projet. On a dit que c’est une très bonne chose. Lorsqu’ils sont venus chez nous, nous leur avons expliqué tout ce que nous sommes en train de faire. De la construction des bâtiments jusqu’au recensement des arbres. Ils ont dit qu’il y a des choses qu’ils n’avaient pas comprises. Ils ont dit qu’ils vont être nos messagers auprès des populations.

Avant de partir, ils nous ont demandé de l’argent. Nous leur avons donné 4 millions de francs devant un huissier, qui a été payé à 5 millions. Ils ont évoqué des difficultés de déplacement. Finalement, nous leur avons donné près de 20 millions de francs, tellement qu’on a eu confiance en eux. Nous, on avait demandé à déplacer Konkouré. Mais, au lieu d’aller sensibiliser les populations, ils sont partis les révolter. C’est là qu’on s’est rendu compte que ce sont des arnaqueurs et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, nous avons des problèmes pour déplacer le village de Konkouré ».

Devant cette difficulté, les responsables du projet de Souapiti se sont rendus ces derniers jours à Konkouré. « C’est des gens qui doivent quitter pour aller à Kondonbofou, dans Kambayah. C’est eux-mêmes qui ont choisi le coin. C’est le plus grand site. Ils nous avaient dit d’attendre le lendemain de la fête de Tabaski pour qu’ils partent rejoindre les sites aménagés pour eux. Mais, à la date convenue, on envoie les camions, ils disent qu’ils ne bougent pas. On leur a rappelé notre accord, ils nous disent de surseoir à toute activité.

Toute la direction du projet et une délégation du Ministère de l’Administration du Territoire, on s’est transporté à Konkouré ces derniers jours pour comprendre ce qui ne va pas. On est parti, sous la direction du préfet de Télimélé et le directeur de l’administration du territoire, nous avons eu un accord et hier jeudi, 15 août 2019, les populations étaient prêtes à partir. Mais, il y a d’autres personnes qui viennent les intimider, pour les dissuader. On a commencé à déplacer Kounkouré. Gnâbély qui fait 19 ménages a déjà rejoint le site et les autres vont suivre », a expliqué monsieur Kéita.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Manque d’engagement des militants du RPG-AEC : l’assemblée de ce samedi annulée

17 août 2019 à 13 01 10 08108

Comme tous les autres partis politiques représentatifs de la République de Guinée, les responsables et militants du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel, devaient se retrouver ce samedi en assemblée générale. Ces rencontres hebdomadaires sont des occasions pour les dirigeants de communiquer aux militants (et à l’opinion publique en général) les choix et options du parti face aux enjeux du moment.

Mais, pour le parti du président Alpha Condé, cette communion entre le sommet et la base n’a pas existé ce samedi, 17 août 2019 ! Selon un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place, c’est la faible mobilisation qui a empêché la rencontre.

C’est Dr Sékou Condé qui a annoncé l’annulation de cette assemblée. Selon le secrétaire permanent du RPG arc-en-ciel, le plus grand nombre de responsables et militants du parti sont encore à l’intérieur du pays et le reste empêché par les intempéries !

Dr Sékou Condé, secrétaire permanent du RPG arc-en-ciel

« Nous remercions tous ceux qui ont fait le déplacement ce matin pour notre assemblée générale. Comme vous le savez, il est presque 12 heures moins le quart, la salle n’est pas remplie. C’est parce que beaucoup de militants ont fait le déplacement à l’intérieur pour la fête de Tabaski. Et, les intempéries constatées actuellement à Conakry empêchent les militants de venir à l’assemblée générale. Sur ce, nous avons décidé de remercier ceux qui ont fait le déplacement ce matin et leur dire qu’aujourd’hui, l’assemblée générale ne pourra pas se tenir. Nous demandons donc à tous les responsables de repartir et on attend la semaine prochaine pour l’assemblée générale », a-t-il lancé.

Ceci laisse penser que le parti du président Alpha Condé n’a de militants véritablement engagés que ceux qui viennent de la Guinée profonde. En tous les cas, les assemblées générales se poursuivent actuellement dans les sièges des autres partis politiques, notamment à l’UFDG et au PADES.

Est-ce un signe de fébrilité du parti au pouvoir ? En attendant d’en savoir davantage, il importe de rappeler que le RPG arc-en-ciel s’est déjà montré incapable de se trouver un autre leader que son Président-Fondateur, le professeur Alpha Condé, qui continue de présider ce parti, alors que la Constitution guinéenne interdit une telle fonction à un président de la République…

Avec Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Réduction des sociétés grossistes de médicaments : « il y a une bonne avancée…», dit Dr Manizé Kolié

17 août 2019 à 11 11 40 08408

Le gouvernement et ses partenaires sont décidés à mettre de l’ordre dans l’importation et la vente des médicaments en Guinée. Après avoir réduit le nombre de sociétés importatrices de médicaments de 104 à 58, les autorités comptent encore diminuer ce nombre, en le ramenant à 04. Les membres du Syndicat des Pharmaciens et d’autres structures, constitués en commission, ont tenu une réunion marathon dans les locaux du ministère de la Santé ce vendredi, 16 août 2019.

A la fin de cette réunion de près de 10 heures d’horloge, Dr Manizé Kolié, secrétaire général du Syndicat des Pharmaciens d’Officines Privées de Guinée, a confié ses impressions à un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Guineematin.com : vous sortez d’une longue réunion relative à la réglementation de l’importation des produits pharmaceutiques. Que peut-on retenir de cette rencontre ?

Dr Manizé Kolié : nous sommes sur la centralisation des résultats de l’évaluation des sociétés grossistes. Nous sommes dans une expédition depuis le 15 juillet, et nous sommes à la phase de la centralisation. C’est la phase la plus importante parce que nous avons des objectifs. Les objectifs, c’est de rester dans la dynamique du Chef de l’Etat.

Quand il nous a reçus en audience le 27 mars 2019, il nous a conseillé de revoir le nombre de sociétés grossistes dans notre pays. Par rapport à ce qui se passe dans la sous-région, nous sommes à un nombre pléthorique. Il y a trop de sociétés grossistes en Guinée, et c’est ce qui fait qu’il y a un marché parallèle inadmissible qu’on ne peut pas gérer.

Guineematin.com : à l’issue de cette réunion, qu’est-ce qui a été décidé ?

Dr Manizé Kolié : la réunion était entre les membres de la commission qui a eu à faire cette évaluation. Nous sommes en train de regarder les notes. Parce que sur le terrain on a visité chaque société grossiste et on a donné des notes à chaque société grossiste par rapport aux 15 critères d’évaluation. C’est ce qu’on est en train de recouper. On veut ramener le nombre de 58 à 4 sociétés importatrices de médicaments. Quand vous prenez le ratio qui dit que 3 millions d’habitants pour une société grossiste, ça veut dire qu’on doit encore aller de façon drastique, on doit quitter de 58 à 4 sociétés.

On peut retenir de cette réunion qu’il y a une bonne avancée et qu’on se comprend : les membres de la commission, tous corps confondus. Parce qu’il y a l’inspection générale, l’ordre des pharmaciens, le syndicat, il y a la DNPM (Direction Nationale de la Pharmacie et du Médicament). Donc, on se comprend. Et je crois qu’avant la fin de la semaine prochaine, on aura complètement terminé et puis identifié un résultat qui sera accepté de tous.

Guineematin.com : quel est le dernier mot ?

Dr Manizé Kolié : le dernier mot, c’est de dire que nous sommes à une phase importante. Notre pays en avait vraiment besoin. Si on dit que la Guinée a 104 sociétés grossistes ça fait mal. Alors que dans la sous-région, chaque pays tourne à deux ou à trois sociétés grossistes. Et cette évaluation qui a commencé va aller très loin. Parce qu’après cette évaluation des sociétés grossistes de médicaments, on va évaluer les pharmacies privées.

Et après les pharmacies privées, le ministère a envie d’aller même dans les cliniques privées. On n’était pas à l’abri des faux médicaments. C’est une histoire d’assainir vraiment le secteur pharmaceutique pour que nous puissions vraiment disposer de produits de bonne qualité pour nos populations.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sinta (Télimélé) : les ressortissants en communion pour le développement de la localité

17 août 2019 à 11 11 07 08078

Les ressortissants de la commune rurale de Sinta, relevant de préfecture de Télimélé, sont plus que jamais mobilisés pour le développement socioéconomique de la localité. C’est dans cette dynamique que l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI) a organisé avant-hier, jeudi 15 août 2019, une cérémonie de sacrifice et de lecture du saint Coran. La démarche vise à consolider la paix et promouvoir le développement local, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses correspondants.

Dans le cadre de la poursuite de ses activités, l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI) a organisé une cérémonie de sacrifice et de lecture de saint Coran au chef lieu de la sous-préfecture. La cérémonie a eu lieu en présence des autorités religieuses, administratives et de nombreux invités venus de tous les horizons.

Selon Dr Mamadou Billo Doumbouya, président de l’ONG ADSI, « nous sommes venus chez nous pour nous ressourcer, communier avec nos parents et profiter de l’occasion pour organiser un sacrifice qui est à sa deuxième édition. Cette fois-ci, on a eu l’occasion d’apporter un plus à la sous-préfecture en créant un centre de lecture pour les enfants et que tout le monde puisse en profiter. Vous savez que l’éducation, c’est la base fondamentale de tout développement. Les ressources humaines dépassent les ressources minières ou autres ressources naturelles.

Quand nous avons des ressources humaines compétentes, on peut toujours résoudre nos problèmes. Et quand nous avons des ressources naturelles sans ressources humaines, cela ne sert à rien. Je crois qu’il faut s’accentuer sur la formation et l’éducation. En plus de la cérémonie de lecture du saint Coran avec l’appui des membres de l’association qui sont non seulement en Guinée et ceux de l’étranger, nous avons pu créer ce point de lecture qui, à la longue, sera une grande bibliothèque ».

Poursuivant son intervention, Dr Mamadou Billo Doumbouya s’est réjoui du taux de réussite au baccalauréat enregistré à Sinta, tout en mettant en garde les heureux admis. « J’espère que c’est le fruit de notre travail. Les élèves ont intérêt à fournir de l’effort. Même si on les déclare admis, s’ils sont incompétents, ils ne serviront à rien dans la vie… »

En outre, le l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI), est revenu sur les difficultés qui assaillent la structure. « Depuis cinq ans, nous évoluons avec cette organisation qui est devenue une ONG certifiée. Au niveau national, nous avons eu l’agrément national. C’est vrai qu’il y a des difficultés dans toutes associations : la mobilisation des personnes, des fonds.

On avait des ambitions plus fortes que cela, c’est ce qu’on a réussi à faire cette fois ci. Mais nous allons faire une évaluation, voir comment réparer la première école primaire de Sinta qui s’est décoiffée, comment la rendre opérationnelle d’ici l’ouverture prochaine. Et, nous lançons un appel aux personnes de bonne volonté, aux institutions et aux bailleurs, de nous aider à restaurer cette école qui date de l’époque coloniale ».

La cérémonie de sacrifice a été présidée par Elhadj Thierno Amadou Oury Teli Boofi Diallo, secrétaire préfectoral des affaires religieuses de Télimélé. « J’étais venu présider la cérémonie de sacrifice, à travers une lecture de saint Coran, organisée par les fils ressortissants de Sinta pour faire des prières et de bénédictions qui est une volonté commune de toute la population.

Le coran a été lu plusieurs fois et le sacrifice a eu lieu. Tout s’est très bien passé. On a béni pour tout le monde et pour tout le pays. Si tu vois qu’on parle de développement chez nous et qu’on nous donne des écoles, des hôpitaux, c’est grâce à la prière et à la bénédiction des nos aïeux », a t il rappelé.

Pour sa part, Thierno Sadou Bah, sous-préfet adjoint de Sinta, au nom des autorités administratives, a remercié les initiateurs de cette activité. « Nous nous réjouissons de cette cérémonie énormément car il y a eu un impact positif, non seulement sur le plan de l’éducation, mais aussi sur le plan social. Depuis qu’ils ont commencé à faire des sacrifices, beaucoup de choses ont changé. Nous les remercions très infiniment. Et je demande aux autres natifs, vivant ici et ailleurs, d’adhérer massivement à cette ONG afin de contribuer au décollage socio économique et culturel de chez nous », a-t-il conseillé.

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Hausse du prix du carburant en Guinée : une grève syndicale en perspective ?

17 août 2019 à 10 10 13 08138

L’USTG dirigée par Abdoulaye Sow vient de réagir à la récente augmentation du prix du carburant en Guinée. Le prix du litre d’essence est passé de 9500 à 10 000 francs à la pompe. Dans une déclaration publiée hier, vendredi 16 août 2019, et dont copie est parvenue à Guineematin.com, l’union syndicale des travailleurs de Guinée a dénoncé une « augmentation de façon unilatérale » du prix du carburant.

La centrale syndicale a appelé le gouvernement à revoir cette situation, faute de quoi, elle « se réserve le droit de faire appel à l’ensemble des Travailleuses et Travailleurs de Guinée à une mobilisation pour la défense de leurs conditions de vie et de travail déjà précaires ».

Voir ci-dessous la déclaration signée d’Aboubacar Soumah, secrétaire général adjoint de l’USTG.

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Conakry : le journaliste Ibrahima Sadio Bah libéré

17 août 2019 à 9 09 23 08238

Moins de 24 heures après son interpellation, le journaliste Ibrahima Sadio Bah, officier médias de la Fédération guinéenne de football, a été remis en liberté. Il a été libéré après son audition qui a eu lieu dans la journée d’hier, vendredi 17 août 2019, dans les locaux du secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, dirigé par le colonel Moussa Tiegboro Camara.

Rien n’a filtré pour l’instant sur cette audition et sur les raisons qui ont conduit à la libération du journaliste. Ibrahima Sadio Bah a été interpellé dans la soirée du jeudi dernier à son domicile, à Kaloum, suite à une plainte pour diffamation déposée par Chérif Haïdara, conseiller personnel du Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Corruption au sein du Syli national : Amadou Diaby et Paul Put lourdement sanctionnés

16 août 2019 à 20 08 13 08138

La commission d’Ethique de la Fédération guinéenne de football a rendu sa décision sur l’enquête qui était en cours autour des allégations de corruption au sein de l’équipe nationale guinéenne. Elle a reconnu Amadou Diaby, premier président de la Féguifoot, et Paul Put, ancien entraîneur de l’équipe nationale guinéenne, coupables des accusations portées à leur encontre.

Pour cela, la commission a interdit Amadou Diaby d’exercer toute activité liée au football en Guinée pendant 7 ans et l’a condamné au payement d’une amende de 25 000 euros. De son côté, Paul Put est interdit d’exercer à vie toute activité relatives au football en Guinée et est sommé de payer une amende de 100 000 euros.

Voir ci-dessous la décision de la commission d’Ethique de la FGF.

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Port de pêche de Kaporo : « 20 gilets pour 182 barques, qu’est-ce que vous allez faire avec ? »

16 août 2019 à 19 07 21 08218

Le secteur de la pêche artisanale n’est pas épargné par les difficultés qui assaillent toutes les couches socioprofessionnelles de la Guinée. Le manque de gilets de sauvetage et la saison des pluies sont des facteurs de risque pour de nombreux pêcheurs artisanaux, victimes quelques fois de naufrages. Le port de pêche de Kaporo, dans la commune de Ratoma, connaît bien cette triste réalité. Trois pêcheurs de ce port ont trouvé la mort dans un naufrage survenu dans la première semaine du mois d’août 2019.

Dans un entretien accordé à un reporter à Guineematin.com dans la journée de ce vendredi, 16 août 2019, le chef dudit port est revenu sur les difficultés du moment. Marouf Soumah a également évoqué une série de mesures prises ce vendredi pour minimiser les risques d’accidents.

Guineematin.com : vous étiez en réunion ce matin avec les pêcheurs de votre zone. De quoi il a été question au cours cette rencontre ?

Marouf Soumah : nous sommes en train de sensibiliser les jeunes. Comme il y a eu beaucoup d’accidents mortels ces derniers temps, nous sommes en train de les sensibiliser. Parce que pour faire la pêche, il y a des conditions à remplir. Il ne s’agit pas de venir et s’embarquer pour aller directement à la mer. Il y a des gens qui sont venus récemment ici, ils ne savent pas comment pêcher. Ils viennent, ils s’embarquent et directement ils vont à la mer. Or, pour être un grand pêcheur, il y a des techniques qu’il faut adopter. Mais eux, ils ne savent pas ça. Donc, ce sont ces différentes techniques que nous sommes en train de leur donner.

Guineematin.com : on apprend que cette rencontre fait suite à plusieurs difficultés que vous rencontrez sur le terrain. Parlez-nous de ces difficultés.

Marouf Soumah : les difficultés sont très nombreuses, mais la principale, c’est le manque total de gilets de sauvetage. Les pêcheurs n’ont reçu aucun gilet au niveau de notre port cette année. Donc ça, c’est la première difficulté. La deuxième difficulté, c’est l’abandon de notre port de pêche par l’Etat. La société qui devrait venir rénover le port reste indifférente. Il faut bien regarder, il n’y a rien au port. Troisième difficulté, on est en manque de filets de pêches. Là aussi, l’Etat en a parlé, mais il n’y a eu aucune suite.

L’Etat nous a demandé de retirer les vieux filets pour qu’il nous envoie des nouveaux. Mais, il n’a pas envoyé. Donc, on ne peut pas retirer ce qu’on a, alors qu’on n’a pas envoyé même la moitié des nappes. Donc, l’Etat ne vient pas en aide. C’est nous-mêmes qui fabriquons les barques, et nous achetons les moteurs aussi à 28 millions de francs guinéens. Donc, les difficultés sont vraiment nombreuses.

Par rapport aux gilets de sauvetage, Kaporo n’a rien eu cette année, Nongo aussi n’a rien eu. L’année passée, le port de Kaporo a eu 20 gilets de sauvetage. Imaginez 20 gilets de sauvetage pour 182 barques motorisées. Il n’y a pas une barque qui peut prendre ici deux pêcheurs. C’est de trois jusqu’à 10 pêcheurs. Quand on vous donne 20 gilets à partager pour 182 barques, qu’est-ce que vous allez faire avec ça ? On a partagé ça, mais c’était insuffisant. Cette année, on n’a rien eu. Rien.

Guineematin.com : la semaine dernière, trois pêcheurs de votre port ont trouvé la mort dans un naufrage. Est-ce que vous pensez que cet accident est dû au manque d’équipements ?

Marouf Soumah : d’une part, oui. Surtout le manque de gilets de sauvetage. Cette année, il y a eu beaucoup d’accidents mortels. Même hier (jeudi 15 août ndlr) Kindia nous a appelé pour dire qu’il y a un naufrage. Ici à Kaporo, on a perdu trois pêcheurs la semaine passé. Il s’agit de Tamsir Sylla, Mikaelou Camara et Bouba Camara. Tous, des jeunes pêcheurs. Ceux-ci sont décédés : Un, parce qu’il n’y avait pas de gilets de sauvetage, et deux, à cause des algues.

Guineematin.com : quel message avez-vous à lancer à l’endroit des autorités ?

Marouf Soumah: nous demandons à l’Etat de venir nous aider. Nous souffrons. Imaginez par exemple moi, j’ai deux barques. Et chaque barque à au moins 9 pêcheurs, et chaque pêcheur à une famille. Donc, il faut que l’Etat vienne à notre aide. Nous sommes des guinéens souffrants, l’Etat n’a qu’à penser à nous comme les autres.

Interview réalisée par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Départs massifs des NFD : les démissionnaires dénoncent Mouctar Diallo et le projet de nouvelle constitution

16 août 2019 à 17 05 43 08438

Plusieurs membres du parti Nouvelles Démocratiques (NFD), dirigé par l’actuel ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, vient d’enregistrer une vague de démissions. Douze (12) membres de la formation politiques ont annoncé leur départ de la formation politique, à travers une déclaration communiqué lue devant les médias ce vendredi, 16 août 2019, à Conakry.

Ils justifient leur démission notamment par la décision des NFD de soutenir le projet de nouvelle constitution et le fait que le président du parti Mouctar Diallo « œuvre pour son intérêt personnel et non pour celui du parti et de la nation ».

Conakry, le 17 Août 2019

Déclaration

Guinéennes et Guinéens

Militantes, Militants et Sympathisants des NFD Nouvelles Forces Démocratiques.

Nous, membres du BPN élargies aux différentes Fédérations (sections et comités de bases) de Ratoma de l’intérieur du pays :(Fria :Tormelin et Pita Leymiro) ,de l’extérieur du pays Fédération du Sénégal et du Libéria.

Statuant sur le discours du président des NFD (Nouvelles Forces Démocratiques) Monsieur Mouctar Diallo en date du 09/06/2019, concernant l’idée de la modification constitutionnelle ouvrant la voie à une pérennisation au pouvoir du Président de la République le professeur Alpha Condé.

Etant donné qu’en 2001 notre pays a connu pour la première fois de son histoire une modification constitutionnelle qui a ouvert la voie au pouvoir d’alors à une présidence à vie pour le feu Général Lansana Conté (KOUDEISME) .

Tirant les leçons des conséquences sociopolitiques, mais aussi économiques très néfastes qui ont engendré et qui ont conduit par la suite aux douloureux événements de 2006 et de janvier et février 2007 ayants occasionnés d’énormes pertes en vies humaines et des dégâts matériels inestimables.

Nous tenons à rappeler à l’opinion Nationale et internationale que le parti NFD Nouvelles Forces Démocratiques est né des cendres de ces douloureux événements, dont la mission est de défendre à tout prix l’instauration d’un véritable état de droit qui avait d’ailleurs aboutit à l’installation d’un gouvernement de large consensus dirigé par le Prémier Ministre Monsieur Lansana Kouyaté.

Apres la mort de Général Lansana conté la nuit du 22 au 23 décembre 2008 ayant permis l’arrivée au pouvoir du (CNDD).

Les NFD nouvelles forces démocratiques étaient au premier rang pour dénoncer les dérives du Conseil National pour la Démocratie et le Développement CNDD aux commandes du pays vis à vis du peuple de Guinée.

Et cela a provoqué les tragiques événements de septembre 2009 causant la mort de plus de 150 personnes et de nombreux viols perpétrés sur les femmes dans l’enceinte du stade du 28 septembre.

Cela nous a ouvert la voie à une nouvelle transition dirigée par le Général Sékouba Konaté.

  • vu que les objectifs des Nouvelles Forces Démocratiques(NFD) est la défense des acquis démocratiques ;
  • vu que la majorité des responsables des différentes structures n’adhèrent pas à cette décision de soutenir une nouvelle constitution
  • vu que le président des NFD œuvre pour son intérêt personnel qu’à celui du parti et de la Nation.
  • vu la naïveté de certains cadres du BPN bureau politique national ;
  • vu que certains membres du BPN sont manipulés, corrompus et complices du président du parti ;
  • vu que le président Mouctar considère ce parti comme étant sa propre entreprise ;

— vu que le président et ses acolytes œuvrent pour une fonte du parti dans le bateau RPG Arc –en-ciel ;

  • vu que la première victime de ce pouvoir Diakariaou Diallo était un fervent militant des NFD, et dont la justice tarde à faire la lumière sur son assassinat.
  • vu que dans tout combat démocratique est synonyme d’une alternance au pouvoir.

-vu que les dispositions de la constitution de 2010 limitent le nombre de mandat à deux et la durée de cinq ans.

-Considèrent que le président des NFD Mouctar Diallo a trahit les idéaux du parti et son engagement pour l’instauration d’une véritable démocratie et d’un état de droit en Guinée.

Par conséquent, les différents responsables, militants et sympathisants réunis ici et signataires de la présente déclaration considèrent que cette déclaration de Mouctar Diallo n’engage que lui et seulement lui, et démissionnent officiellement en se retirant de toutes les instances des NFD.

Vive l’alternance
Vive la démocratie et la bonne gouvernance
Vive la République
Vive le peuple de Guinée
Ensemble sauvons la nation.

Ont signé

Hamidou Barry 621 43 80 20

Aboubacar Solokouré Diallo 664 89 19 89

Amadou barry 620 070 642

Abdoulaye Sall 628 56 47 50

Ibrahima Damba 629 13 85 89

Oumar Sila Bah 662 33 35 52

Sadou Diallo 624 57 94 64

Abdoulaye Baldé 620 26 85 42

Mamadou Diao Baldé 624 13 12 75

Aissatou Oury Diallo 622 37 87 53

Yébhé Diallo 621 23 70 94

Amadou Condé 622 70 15 52

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