Côte d’Ivoire: 10 ans après la crise post-électorale, Alassane Ouattara reçoit Laurent Gbagbo

27 juillet 2021 à 21 09 56 07567
Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo

C’est la première rencontre entre le chef de l’État et son prédécesseur depuis le retour de ce dernier le mois dernier après son acquittement des accusations de crimes contre l’humanité à la CPI. Laurent Gbagbo est arrivé au palais présidentiel mardi 27 juillet en fin d’après-midi. « Comment tu vas Laurent? Content de te voir », a lancé Alassane Ouattara à Laurent Gbagbo en l’accueillant sur le perron du palais présidentiel à Abidjan.

C’est l’événement que tout le monde attendait en Côte d’Ivoire : les retrouvailles entre le gagnant officiel de la présidentielle 2010, et celui qui déclare encore aujourd’hui que la victoire lui a été confisquée. Cette rencontre est considérée comme une étape essentielle au processus de réconciliation nationale, que tous les bords politiques appellent de leurs vœux.

Dix ans après la terrible crise post-électorale responsable de plus de 3 000 morts selon les Nations unies, Alassane Ouattara reçoit donc Laurent Gbagbo. Jusqu’à présent, les deux hommes ne s’étaient parlé que discrètement au téléphone au début du mois.

La dernière fois que les deux hommes se sont vus, c’est le 25 novembre 2010 à l’occasion d’un inédit débat télévisé d’entre-deux tours, au ton courtois, ne laissant pas présager de la violente crise électorale qui allait suivre. La suite est connue : Laurent Gbagbo est arrêté en avril 2011, transféré à la Cour pénal internationale qui l’acquittera. Durant ces dix années, aucun contact direct n’a eu lieu entre les deux hommes.

Marche vers la réconciliation

Depuis son retour triomphal le 17 juin dernier, le fondateur du FPI s’est d’abord rendu dans son village natal de Mama, s’est envolé pour Kinshasa à l’invitation de l’opposant Jean-Pierre Bemba (son voisin de cellule à la CPI), a dîné avec le président congolais Félix Tshisekedi, avant de rendre visite à l’ancien chef d’État ivoirien Henri Konan Bédié, devenu son allié depuis les législatives de mars dernier.

La rencontre entre les deux présidents Ouattara-Gbagbo fait suite à des déclarations peu amicales issues de leurs camps respectifs ces derniers jours. Lors de la fête de Tabaski, il y a une semaine, le chef de l’État appelait à poursuivre la marche vers la réconciliation. Le lendemain, le gouvernement annonçait une entrevue prochaine avec son prédécesseur. Depuis, les deux camps sont restés discrets sur ce rendez-vous, on n’en connait pas le format exact. Il n’est par exemple pas certain qu’il y ait un tête-à-tête entre les deux hommes.

Plusieurs dossiers possibles au menu

Côté pouvoir, on n’a de cesse de répéter que la rentrée de l’opposant historique en Côte d’Ivoire illustre avant tout le retour d’un citoyen chez lui. Du côté des partisans de Laurent Gbagbo, on définit l’entrevue de cet après-midi de « visite de courtoisie dans une éthique républicaine ». Elle insiste sur la logique d’apaisement de l’ancien chef d’État. En somme, ces retrouvailles s’inscrivent d’abord dans une logique de fraternité africaine.

Pour l’instant, aucun détail ne filtre sur le contenu de l’entretien. Mais ce ne sont pas les sujets d’ordre politique qui manquent. Au début du mois, Laurent Gbagbo annonçait vouloir saluer les prisonniers d’opinion de tout bord politique toujours en détention. La requête, refusée par le ministre de la Justice pour raison de sécurité, pourrait être remise sur la table.

Il y a aussi la situation judiciaire de l’opposant, condamné par la justice ivoirienne durant son séjour à la CPI à vingt ans de prison dans l’affaire dite du « casse de la BCEAO ». Le président Alassane Ouattara avait déjà laissé entendre qu’une amnistie serait possible.

Et puis il y a bien sûr l’avenir politique des deux présidents. On prête au chef de l’État l’intention d’imposer un âge limite de 75 ans aux candidats à la fonction suprême, qui aurait pour effet d’éliminer de fait les deux hommes.

Les deux camps s’évertuent en tout cas à dire que cette première audience joue d’abord en faveur d’une décrispation du climat politique.

RFI

Lire

Mali : l’agresseur du président Assimi Goita est mort en détention

26 juillet 2021 à 8 08 56 07567
Assimi Goita

L’homme qui était accusé d’avoir tenté mardi d’assassiner à l’arme blanche le président de transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, et qui était depuis aux mains des services de sécurité malien, est «décédé», a indiqué dimanche 25 juillet soir le gouvernement malien.

L’assaillant, dont l’identité n’a pas été dévoilée, s’était précipité vers l’homme fort du Mali durant la prière musulmane de l’Aïd al-Adha, à la Grande mosquée de Bamako, et avait tenté de lui asséner un coup de couteau. Assimi Goïta, auteur de deux coups d’État en moins d’un an au Mali, avait reçu immédiatement le soutien de ses gardes du corps, qui ont maîtrisé l’agresseur. Le colonel Goïta était sorti indemne de l’attaque. Son agresseur, un homme d’apparence jeune qui était vêtu d’un jeans et d’une chemise blanche, a été appréhendé et emmené manu militari par la Sécurité d’État, les services de renseignement maliens.

L’enquête se poursuit

Une enquête a été ouverte «pour fait de tentative d’assassinat et d’atteinte à la sûreté de l’État», selon les autorités. Mais le suspect n’a a aucun moment été présenté aux autorités judiciaires, a indiqué dimanche soir à l’AFP une source judiciaire ayant requis l’anonymat. «Au cours des investigations qui ont permis de mettre en évidence des indices corroboratifs des infractions sus-visées, son état de santé s’est dégradé. Admis au CHU Gabriel Touré, puis au CHU du Point G (deux hôpitaux de Bamako), il est malheureusement décédé», a indiqué dimanche soir le gouvernement dans un communiqué lu sur la télévision publique ORTM. «Une autopsie a été immédiatement ordonnée pour déterminer les causes de son décès», selon le communiqué.

«Le gouvernement rappelle toutefois que son décès ne fait pas obstacle à la poursuite de l’enquête déjà en cours au niveau du parquet de la commune II (de Bamako), surtout que les premiers indices collectés et les informations recueillies indiquent qu’il ne s’agissait pas d’un élément isolé», ajoute le gouvernement, qui n’avait jusqu’ici privilégié aucune hypothèse, dans un pays meurtri par une violence multiforme depuis des années.

Lefigaro.fr

Lire

Maison centrale de Conakry : 3 complices présumés de l’évasion de Mohamed Sidy arrêtés

19 juillet 2021 à 8 08 12 07127

Une évasion assez curieuse a eu lieu dans la nuit du samedi au dimanche 18 juillet 2021, à la Maison centrale de Conakry. Mohamed Sidy Diallo, présenté comme étant le cerveau du kidnapping de l’opérateur économique Thierno Mamadou Dansoko, a réussi à s’enfuir de la grande prison de Guinée. Plusieurs personnes, soupçonnées être ses complices ont été interpellées, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mohamed Sidy Diallo

Selon nos informations, Mohamed Sidy Diallo réussit à s’évader de la Maison centrale de Conakry, un endroit pourtant très sécurisé. Son absence a été constatée dimanche matin, alors qu’il avait répondu à l’appel lors du contrôle effectué en début de soirée du samedi. Une évasion qui laisse beaucoup d’interrogations et des soupçons de complicité, surtout que rien n’a été cassé pour lui permettre de sortir.

Et trois responsables de la prison : le régisseur adjoint, le gardien principal, le gardien chef adjoint, plus un agent de la garde pénitentiaire ont été identifiés comme étant ses complices présumés. Les trois premiers ont été interpellés et le dernier, lui, est pour l’heure introuvable, a-t-on appris. Selon le Contrôleur général Boubacar Kassé, porte-parole de la police nationale, les personnes interpellées seront présentées au directeur central de la police judiciaire, ce lundi 19 juillet.

Mohamed Sidy Diallo était détenu depuis avril 2021 à la Maison centrale de Conakry. Il est poursuivi pour terrorisme, enlèvement, séquestration, demande de rançon, association de malfaiteurs, vol aggravé, détention et usage d’armes de guerre.

A suivre !

Lire

Arrestation de Bogola Haba et Thierno Yaya : « c’est la tendance du système pour asseoir la dictature »

15 juillet 2021 à 12 12 57 07577
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Des réactions se font entendre au sein de la classe politique guinéenne, suite à l’arrestation de deux nouveaux opposants. Thierno Yaya Diallo, président du parti Guinée moderne, et Kéamou Bogola Haba, président d’honneur du parti UGDD, ont été interpellés hier soir à Conakry. Ils ont été conduits à la direction centrale de la police judiciaire, où le premier a été libéré et le second placé en garde à vue. Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce jeudi, 15 juillet 2021, Saïkou Yaya Barry, le secrétaire exécutif de l’UFR (Union des Forces Républicaines), a condamné fermement ces arrestations.

« C’est vraiment dommage ce qui est arrivé à ces opposants. Ça démontre dans quel État et dans quel système nous sommes. Je parle des arrestations arbitraires sans motifs et sans procédure dont font l’objet les opposants… La tendance du système, c’est de museler l’opposition et empêcher tous les opposants au système de parler. Il faut arrêter certains et empêcher d’autres de sortir pour pouvoir asseoir la dictature. Mais je dois dire qu’il (le pouvoir) se fatigue parce tant que cette situation perdure, ça va faire pourrir le système. Et cette façon d’agir contre les opposants ne fera galvaniser l’opposition. Ça va rendre la carapace de cette opposition plus forte », a-t-il déclaré.

A l’opposition justement, ce responsable du parti de Sidya Touré lance un appel à l’unité. Pour lui, si les opposants continuent d’aller en rangs dispersés comme c’est le cas actuellement, ils ne pourront pas barrer la route à la dictature imposée par le régime Alpha Condé. « J’interpelle tous ceux qui sont dans cette opposition, toutes les forces vives de la nation, à se retrouver et à éviter d’aller en rangs dispersés pour combattre cette dictature imposée au peuple de Guinée. Nous avons une plateforme qui avait pris forme et qui a pris de l’envergure (le FNDC, ndlr). Il ne sert à rien d’aller en rangs dispersés. Il faut partir d’une réflexion plus approfondie et agir conséquemment dans le strict respect de la loi.

Je ne suis pas contre que des partis de l’opposition fassent des alliances. Mais il est plus important que tout le monde se retrouve et réfléchisse ensemble pour trouver la démarche nécessaire, en fonction de l’objectif qu’on va se donner, mais qu’on va respecter. Il faudrait bien que toutes les forces vives se retrouvent et réfléchissent ensemble pour éviter que les gens soient pris comme des poussins. Il faut que toutes les forces vives se lèvent pour barrer la route à cette dictature, car c’est une minorité qui est en train de martyriser toute la population guinéenne aujourd’hui. Je condamne fermement ces arrestations et tout ce qui se passe actuellement dans ce pays comme dictature », a dit Saïkou Yaya Barry.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel: 622919225

Lire

Kankan : pas de Mamaya cette année (officiel)

15 juillet 2021 à 11 11 56 07567
Célébration de la Mamaya en 2019, à Kankan

La Mamaya (fête traditionnelle qui réunit chaque année les fils résidents et ressortissants de Kankan) n’aura pas lieu cette année encore. La coordination des sèdès, qui organise l’événement, en concertation avec la notabilité de Kankan, a décidé de l’annuler. Elle justifie cette décision par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.

Mohamed Lamine Kaba, alias Ringo, le président de la coordination des sédès de Kankan

C’est dans la soirée du mercredi, 14 juillet 2021, que la coordination des sèdès a annoncé l’annulation de la Mamaya 2021, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan. « Dans le cadre du respect de l’état d’urgence sanitaire prôné par le gouvernement, nous sommes au regret d’informer la population de Kankan et les amis de Kankan, qui ont l’habitude de nous rejoindre après la fête de tabaski à Kankan, qu’il n’y aura pas de Mamaya cette année. Les sages de Kankan, en harmonie avec la décision du gouvernement, ont décidé de ne pas faire de regroupement », a dit Mohamed Lamine Kaba, alias Ringo, le président de la coordination des sédès de Kankan.

C’est la deuxième année consécutive que la Mamaya de Kankan est annulée pour cause de Covid-19. Et la coordination des sèdès invite ses structures à démultiplier l’information pour éviter que les gens ne fassent le déplacement. « Je crois qu’on est à une semaine de la fête, donc nous sommes dans le temps pour que l’information soit relayée et qu’on prenne des dispositions idoines pour que la Mamaya ne soit pas organisée. Mais, le terrain (sur lequel l’événement se tient habituellement, ndlr) ne sera pas libre. Comme l’année dernière, nous organiserons la lecture du coran et des sacrifices pour qu’il y ait la paix et l’unité nationale dans notre pays », a précisé M. Kaba.

A noter que depuis 1940, c’est seulement en 2020 et en 2021 que la Mamaya n’est pas organisée à Kankan. Cette fête traditionnelle a même été érigée récemment en patrimoine national par le ministère de la culture.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

Lire

L’opposant Thierno Yaya après sa libération : « je ne sais pas pourquoi nous avons été arrêtés »

15 juillet 2021 à 11 11 27 07277
Thierno Yaya Diallo, président du parti Guinée Moderne

Comme annoncé précédemment, le président du parti Guinée moderne, Thierno Yaya Diallo, a recouvré sa liberté quelques heures après son arrestation avec Kéamou Bogola Haba, le président d’honneur du parti UGDD. L’opposant a été libéré tard la nuit, tandis que son compagnon d’infortune, lui, est placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire. Interrogé dans la matinée de ce jeudi 15 juillet 2021 sur les circonstances de son interpellation et ce qui a finalement prévalu à sa libération, M. Diallo a laissé entendre qu’il n’est jusque-là pas « édifié » sur les causes de sa mésaventure.

« C’est à la suite de la conversion de l’ANAD, qui était une alliance électorale en alliance politique, que je suis rentré à la maison… Et après, M. Bogola Haba est venu me rendre visite afin qu’on échange un peu. On est resté pendant près d’une trentaine de minutes chez moi, et après je me suis préparé pour aller chez ma femme. Et c’est au niveau du portail qu’on s’est rencontré avec les agents qui nous ont interpellés. Ils nous ont dit de les suivre immédiatement, sans résister parce qu’ils sont venus nous chercher. Et nous aussi, nous les avons suivis pour aller à la DPJ. Moi, j’étais à bord de mon propre véhicule », a-t-il expliqué.

A la DPJ, le leader du parti Guinée moderne dit avoir eu trois entretiens, y compris avec le contrôleur général Aboubacar Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire. « Il n’y a pas eu quelque chose de concret qui nécessitait que je sois gardé là. Donc, j’ai été libéré peu avant 2 heures du matin », a dit l’opposant, précisant qu’il n’en sait sur les raisons du placement de Bogola Haba en garde à vue à la direction centrale de la police judiciaire.

« On ne nous a pas permis de nous parler, parce qu’on était totalement séparé. On s’est croisé devant certains bureaux, mais je ne suis même pas édifié sur les raisons de notre interpellation. Jusque-là, je ne sais pas pourquoi nous avons été arrêtés et pourquoi Bogola est toujours retenu. J’espère qu’il y aura de la lumière sur tout ça », a dit Thierno Yaya Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Conakry : F2DHG présente les résultats de son étude sur les violences faites aux femmes en période de Covid-19

10 juillet 2021 à 11 11 53 07537

La pandémie de Covid-19 a contribué à l’exacerbation des violences faites aux femmes en Guinée. C’est la conclusion d’une étude menée par l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée (F2DHG). L’organisation de la société civile a présenté les résultats et validé le rapport de cette étude ce vendredi, 9 juillet 2021, à Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a assisté à la cérémonie.

Dans plusieurs du monde, le constat révèle que les violences à l’égard des femmes ont connu une augmentation, suite aux restrictions de libertés imposées par la pandémie de Covid-19. C’est ce qui a amené l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains de Guinée (F2DHG) à lancer le 20 mars 2021, un projet intitulé « Lutte contre les violences faites aux femmes en période de Covid-19 », grâce au soutien financier d’OSIWA-Guinée.

Et la première phase de ce projet a consisté à mener une étude sur la typologie et la cartographie des violences faites aux femmes en période de Covid-19 en Guinée. Confiée à un cabinet de consulting, cette étude a été réalisée sur une période de deux mois dans 12 communes urbaines du pays, dont la zone du Grand Conakry. Au terme de leurs travaux, les enquêteurs sont arrivés à la conclusion que la pandémie de Covid-19 a contribué à l’exacerbation des violences faites aux femmes en Guinée.

« Globalement, nous avons eu à interviewer 992 personnes. Et en fonction des résultats, nous pensons que l’étude s’est déroulée dans les meilleures conditions. Les principales conclusions de nos études sont les suivantes : de façon générale, il y a eu une exacerbation des violences au niveau des ménages pendant le Covid-19. Il y a eu plusieurs formes de violences telles que : les insultes, les humiliations, les mariages forcés, les viols et autres types de violences », a indiqué Soumaïla Bayo, le consultant du projet.

Sur les 12 communes touchées par l’étude, celle de Coyah arrive en tête du classement, avec 39% de taux de violences faites aux femmes. Le stress, la détérioration des conditions socio-économiques et la limitation des déplacements sont évoqués comme étant les causes de cette situation qui affecte les femmes. Des résultats que l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains de Guinée compte mettre à profit pour mener des actions concrètes sur le terrain, en vue de lutter contre les violences à l’égard des femmes.

Moussa Yero Bah, journaliste et présidente de l’ONG F2DG-G

« Ce travail va permettre à beaucoup d’organisations d’avoir des éléments sous la main pour pouvoir parler des violences faites aux femmes spécifiquement en période de Ccovid-19. C’était l’objectif visé par rapport à cette étape de notre projet de lutte contre les violences faites aux femmes qui a été lancé au mois de mars dernier. Donc, ce n’est qu’une phase d’un projet. Maintenant qu’on a le rapport validé sous la main, cela va nous permettre de continuer le travail.

C’est-à-dire en allant vers les communautés et sensibiliser ces communautés pour mieux les outiller à savoir préserver les femmes en période de pandémie. Mais aussi, ça nous permettra de toucher les organisations de la société civile qui sont citées dans ce rapport, et sensibiliser toutes ces communautés aux risques liés aux violences faites aux femmes en période de Covid-19, ça va être la prochaine étape ce projet », annonce la journaliste Moussa Yéro Bah, présidente de l’ONG F2DHG.

Au nom du ministère des droits et l’autonomisation des femmes, la cheffe de cabinet du département a salué cette initiative de l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains Guinée (F2DHG). Ramatoulaye Camara a invité l’ensemble des acteurs concernés à se servir des résultats de cette étude pour orienter les actions sur le terrain dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes.

« La réalisation d’une enquête sur les violences faites aux femmes en période de Covid-19 répond à la nécessité de considérer l’impact de cette pandémie sur les hommes et les femmes, afin de fournir une réponse adaptée aux besoins et aux défis. Les résultats de cette étude doivent être utilisés par l’ensemble des partenaires comme un outil d’orientation et de prévention pour inverser la tendance des violences faites aux femmes durant et après cette pandémie », a-t-elle indiqué.

Depuis sa création en 2013, l’ONG Femmes, Développement des Droits Humains en Guinée (F2DHG) œuvre pour le respect des droits humains et des libertés fondamentales, mais aussi pour l’émancipation des femmes à travers leur formation et leur sensibilisation pour la connaissance de leurs droits, leur autonomisation et leur implication dans le processus de développement poitique et socioéconomique et politique de la Guinée.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

Lire

Accord entre l’APB et la FESABAG : la grève des travailleurs des banques évitée

10 juillet 2021 à 9 09 59 07597
Signature convention collective entre l’APB et la FESABAG

La grève annoncée dans le secteur des banques, institutions de micro-finances et assurances de Guinée n’aura finalement pas lieu. Après quelques jours de négociations, l’association professionnelle des banques (APB) et la fédération syndicale autonome des banques, assurances et micro-finances de Guinée (FESABAG) sont parvenus à un accord permettant d’éviter cette grève.

Les deux parties ont signé la nouvelle convention collective des travailleurs qui était la principale revendication de la FESABAG. La cérémonie de signature a eu lieu dans la soirée du vendredi, 9 juillet 2021, en présence du gouverneur de la banque centrale de la République et de l’inspecteur général du travail.

Composée de 32 articles, cette nouvelle convention collective va entrer en vigueur le 1er janvier 2022. Elle va améliorer substantiellement les conditions de vie et de travail des employés des banques, institutions de microfinances et assurances de Guinée. Dr Alia Camara, inspecteur général du travail, est revenu sur les conditions d’application, de dénonciation et de révision de ce document.

Dr Alia Camara, inspecteur général du travail

« Cette convention pourra être dénoncée par l’une ou l’autre partie au plutôt 5 ans après sa date de signature. Elle pourra être révisée ou dénoncée en tout ou partout à toute époque par l’une des parties contraintes donnant un préavis de 3 mois signifié à l’autre partie par lettre recommandée avec accusé de réception à l’inspection générale du travail. La notification de la révision et de la dénonciation doit préciser les motifs et soutenir un projet de nouvelle convention.

La partie qui prendra l’initiative de la dénonciation devra accompagner sa lettre d’un nouveau projet de convention sur les points mises en cause, afin que les pourparlers puissent démarrer sans retard et dans un délai qui n’excède pas 3 mois après réception de la lettre recommandée qui la motive. De toute façon, la convention reste en vigueur jusqu’à l’application de la nouvelle convention signée par la suite de la dénonciation et de la demande de révision formulée par l’une des parties », a-t-il expliqué.

Le président de l’APB, Guy Laurent Fondjo, et le secrétaire général de la FESABAG, Abdoulaye Sow, ont tous les deux exprimé leur joie par rapport à l’obtention de cet accord.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Lire

Début des examens de sortie à Faranah : « toute défaillance sera sanctionnée »

9 juillet 2021 à 19 07 17 07177
Aboubacar Sidiki Diakité, inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Faranah

C’est parti pour les examens de sortie à Faranah. Les épreuves pratiques ont débuté ce vendredi, 9 juillet 2021, dans les écoles d’enseignement technique et professionnel de la région. A cette occasion, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle a prodigué des conseils aux candidats, tout en leur adressant une mise en garde, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette année, la région de Faranah présente 961 candidats dont 493 filles aux examens de sortie. Issus de six écoles, dont quatre publiques, ces élèves en fin de cycle sont répartis dans quatre centres d’examen. Tout en assurant que toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement des épreuves, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle a demandé aux candidats de respecter scrupuleusement les consignes pour éviter toute surprise désagréable.

« Je demande aux candidats d’être sereins, de respecter les consignes que les encadreurs vont donner pour le bon déroulement des examens. Au niveau des travaux pratiques, il faut bien exécuter les ouvrages pour que l’appréciation puisse se passer dans les meilleures conditions. La discipline est de rigueur et la tolérance zéro va effectivement s’appliquer. Donc toute défaillance sera sanctionnée par l’élimination directe du candidat et en travaux pratiques et en théorie », a prévenu Aboubacar Sidiki Diakité.

A rappeler que cette phase pratique va prendre fin le 21 juillet prochain. Et le lendemain, 22 juillet 2021, les candidats vont entamer les épreuves théoriques de ces examens de sortie.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224620241513/660272707

Lire

N’Zérékoré : le gouverneur encourage les jeunes à s’intéresser à l’enseignement technique

9 juillet 2021 à 18 06 36 07367
Des candidats aux examens de sortie en évaluation pratique à N’Zérékoré

En marge du début des épreuves pratiques des examens de sortie, ce vendredi 9 juillet 2021, le gouverneur de N’Zérékoré a déploré le fait que les jeunes guinéens n’accordent pas beaucoup d’intérêt à l’enseignement technique. Le général Mohamed Gharé a encouragé les élèves à s’orienter vers l’apprentissage des métiers qui sont porteurs d’emploi et de développement, a constaté le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

Des candidats aux examens de sortie en évaluation pratique à N’Zérékoré

La phase pratique des examens de sortie a débuté ce vendredi 9 juillet 2021, dans les écoles d’enseignement technique et professionnel de la Guinée. A N’Zérékoré, c’est le gouverneur de la région qui a procédé au lancement officiel des épreuves au centre de formation professionnel (CFP) de la ville. Le général Mohamed Gharé était accompagné du maire de N’Zérékoré, du secrétaire général chargé des collectivités décentralisées et de l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. S’adressant aux candidats, il leur a rappelé le principe de tolérance zéro qui caractérise ces évaluations, tout en les encourageant à faire du sérieux dans leur travail.

Le gouverneur de N’Zérékoré, Mohamed Gharé, au lancement des examens de sortie

« Chers candidats, nous commençons par vous souhaiter bonne chance et plein succès à l’examen de sortie. Vous savez, l’enseignement technique est la base du développement d’un pays. Aujourd’hui donc, vous commencez les examens pratiques. Retenez que tous les examens nationaux en République de Guinée sont incarnés par la tolérance zéro en matière de fraude. Parce que nous voulons avoir sur le marché de l’emploi de véritables techniciens et professionnels. J’ose croire qu’après ces examens, vous aurez de très bons résultats. Parce que moi-même, souvent je passe dans ce centre, je vois comment les étudiants se mettent au travail », a déclaré le général Mohamed Gharé.

Des candidats aux examens de sortie en évaluation pratique à N’Zérékoré

Sur le terrain, l’autorité régionale a déploré le faible nombre de candidats dans certaines filières. C’est le cas notamment de la menuiserie qui n’a que deux candidats à ces examens de sortie. Une situation, dit-il, qui n’est ni à l’avantage des jeunes qui ont besoin de travail, ni à l’avantage du pays qui a besoin de techniciens pour son développement. « Je profite de l’occasion pour demander aux jeunes et aux parents d’élèves de s’intéresser à l’enseignement professionnel. Parce qu’un jeune qui fait une étude technique et professionnelle ne chôme pas dans la vie pratique. Il se prend toujours en charge.

Et autant qu’il fait du sérieux, il est accompagné par l’Etat. La remarque que j’ai pu faire ici, c’est qu’au niveau de la menuiserie, il n’y a malheureusement que deux candidats. Alors que la menuiserie a une importance capitale. Comme nous le savons, notre pays est totalement en chantier avec le développement amorcé. C’est pourquoi les jeunes doivent s’intéresser à l’enseignement technique et à la formation professionnelle », a lancé le gouverneur de la région de N’Zérékoré.

Il faut noter qu’ils sont au total 2 094 candidats dont 1 105 filles à affronter les épreuves des examens de sortie dans la région de N’Zérékoré. Ils sont répartis dans 7 centres, dont 4 dans la ville de N’Zérékoré et 3 dans les préfectures de Guéckédou, Macenta et Beyla.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
Tel : +224620166816/666890877

Lire

Examens de sortie : le message du gouverneur de Kankan aux candidats

9 juillet 2021 à 17 05 22 07227
Des candidates aux examens de sortie dans la filière Santé

Les épreuves pratiques des examens de sortie ont débuté ce vendredi, 9 juillet 2021, dans les écoles d’enseignement technique et professionnel de la Guinée. A Kankan, c’est le gouverneur Sadou Keïta qui a procédé au lancement officiel des épreuves, au centre de santé Titi Camara, sis au quartier Briqueterie. Le premier responsable de la région a mis l’occasion à profit pour prodiguer des conseils aux candidats, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Sadou Keïta, gouverneur de Kankan

« Je vous demande de ne pas vous précipiter. Cet examen est différent des autres, vous le constaterez parce qu’on passe maintenant à la véritable pratique. Moi, je ne suis pas médecin, mais je sais qu’il y a des gens qui viennent se plaindre de paludisme, et on leur donne directement un sérum. Pourtant, il faut d’abord faire le diagnostic pour savoir si l’intéressé n’a pas le diabète ou la tension. Je voudrais vous dire de beaucoup réfléchir avant de sauter sur le thème. Et je vous rappelle qu’on ne copie pas en pratique », a dit Sadou Keïta, gouverneur de la région de Kankan.

Aly Kaké, inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Kankan

1913 candidats dont 1123 filles prennent part à ces examens de sortie dans la région de Kankan. Et selon l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, chacun d’eux sera mis à l’épreuve pour jauger son niveau. « Nous avons les candidats de la santé qui font leurs travaux pratiques dans les structures sanitaires et les autres qui font leurs travaux pratiques sur le terrain dans la réalisation de certains ouvrages. Chaque candidat aura à participer à l’exécution de ces travaux. Ils sont suivis par leurs formateurs et par nous-mêmes. Donc chacun sera évalué dans un domaine bien défini », indique Aly Kaké.

Youssouf Diallo, candidat

Youssouf Diallo est l’un des candidats à ces examens de sortie, dans la filière chaudronnerie. Il soutient que les épreuves ont bien débuté et se déroulent bien pour le moment. « Comme vous le voyez, tout se passe bien pour l’instant. Ces évaluations pratiques se passent de façon collective et individuelle, ça dépend des travaux. Et comme je l’ai dit, pour l’instant, nous n’avons pas de problèmes. Tous les matériels de travail sont là », a dit ce candidat.

A noter que cette phase pratique prendra fin le 21 juillet prochain. Elle sera suivie de la phase théorique, qui va débuter le 22 juillet 2021.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

Lire

Examens nationaux : « les candidats doivent être en amitié avec leurs cahiers »

9 juillet 2021 à 16 04 28 07287

A moins de deux semaines du début des examens nationaux 2021, les acteurs du système éducatif guinéen s’activent sur les préparatifs. Et à cette occasion, le censeur du lycée de Gaoual a adressé un message aux différents candidats. Ils leur demandent d’intensifier les révisions pour être à l’abri de toute surprise désagréable, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

La préfecture de Gaoual compte trois lycées : un dans la commune urbaine, un dans la sous-préfecture de Koumbia et un autre dans la sous-préfecture de Kakoni. Ces trois établissements présentent 122 candidats au baccalauréat, dont 101 sont issus du lycée de Gaoual. « Au niveau du lycée de Gaoual, nous avons 64 candidats en sciences sociales, 19 en sciences expérimentales et 18 en sciences mathématiques », a indiqué Kodopé Raphaël Loua, censeur du lycée de Gaoual.

« Cette année, nous remercions Dieu parce qu’il n’y a pas eu de problèmes, il n’y a pas eu de défaillances. Et avec la bonne entente entre mes collègues et moi, tous les programmes sont achevés, nous sommes maintenant sur les révisions. Nous avons programmé les professeurs qui viennent travailler avec les candidats dans les matières de spécialité. Donc à notre niveau, tout est prêt pour l’examen du baccalauréat », ajoute le responsable éducatif.

Le censeur du lycée de Gaoual invite les candidats à la sérénité et au sérieux dans le travail. « J’encourage tous les candidats de la Guinée. Le baccalauréat n’est pas difficile, c’est difficile seulement pour celui qui n’apprend pas. J’invite tous les candidats de la Guinée d’être en amitié avec leurs cahiers, parce que si on ne révise pas, on ne peut pas réussir. Si tu ne comprends pas quelque chose, tu demandes aux professeurs, ils sont là pour ça », conseille Kodopé Raphaël Loua.

De son côté, l’école primaire Alpha Yaya Diallo de Gaoual présente 120 candidats dont 57 filles à l’examen d’entrée en 7ème année. Et selon le directeur de l’établissement, Mamadouba Soumah, « les préparatifs vont bon train. « Les préparatifs vont bon train. Conformément au calendrier de la région, nous avons commencé les compositions dans les classes intermédiaires en même temps que l’examen blanc, mardi dernier. On a pris les photos des candidats depuis longtemps.

Dans ce domaine d’ailleurs, la préfecture de Gaoual est classée première. En ce qui concerne l’état d’avancement des programmes, il est acceptable, parce que nous sommes à 89,08%. D’ici la date indiquée pour les examens réels, on va achever les programmes. Nous organisons aussi des révisions gratuites dans notre établissement pour permettre à nos candidats d’être mieux outillés. Chaque soir, de 16 heures à 18 heures, j’ai deux groupes pédagogiques de la 6ème année, tenus par deux maîtres, qui viennent pour les révisions », a dit M. Soumah.

De leur côté, les candidats rencontrés dans ces deux écoles se disent sereins et confiants. Ils promettent de donner le meilleur d’eux-mêmes pour passer avec succès leur examen.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel.621686148

Lire

Grève de la FESATEL : l’ARPT menace de sanctionner les opérateurs téléphoniques

9 juillet 2021 à 16 04 08 07087
Yacouba Cissé, directeur général de l’autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT)

Les autorités guinéennes ont réagi à la menace de grève de la FESATEL (Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications), qui annonce la coupure des appels téléphoniques et des services internet à partir du lundi, 12 juillet 2021.

Dans un courrier en date de ce vendredi 9 juillet, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) a mis en garde les opératerus de téléphonie mobile Orange, Areeba et Cellcom. Elle menace de prendre des sanctions contre toute société qui manquera à ses obligations, consistant à assurer la continuité et la qualité des services fournis aux utilisateurs finaux.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la copie du courrier :

Lire

Cellou Dalein sur la condamnation d’Ismaël Condé : « la justice a exécuté l’ordre d’Alpha Condé »

9 juillet 2021 à 8 08 25 07257
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

Cellou Dalein Diallo a réagi à la condamnation d’Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG. Le principal opposant guinéen accuse la justice d’avoir exécuté l’ordre donné par le président Alpha Condé en condamnant son collaborateur à 3 ans et 4 mois d’emprisonnement pour « offense au chef de l’Etat ». Pour lui, cette décision vice tout simplement à « punir » Ismaël Condé pour avoir adhéré à l’UFDG.

« Notre justice, ayant reçu l’ordre de Alpha Condé de punir Ismaël Condé pour avoir adhéré à l’UFDG après son départ du RPG, tenta vainement de l’incriminer dans une loufoque affaire de contrats de la commune de Matam où le jeune Ismaël est Vice-maire. C’est finalement « une offense au Chef de l’Etat » que notre justice trouva comme alibi pour exécuter l’ordre reçu et condamner le jeune Ismaël à, tenez-vous bien, 3 ans et 4 mois de prison ferme. Quelle honte ! », s’est exclamé Cellou Dalein Diallo sur sa page Facebook.

Lire

Université de Sonfonia : les enseignants-chercheurs menacent d’aller en grève à partir du 28 juin

24 juin 2021 à 14 02 54 06546

Les cours risquent d’être perturbés dans les prochaines semaines à l’Université général Lansana Conté de Sonfonia, si les autorités ne prennent pas rapidement des dispositions pour faire face au mécontentement des enseignants-chercheurs de cette institution d’enseignement supérieur.

Ces derniers menacent de déclencher une grève illimitée à partir du lundi, 28 juin 2021, pour protester contre le « non-respect » de la nomenclature des emplois de l’enseignement supérieur. Ils s’insurgent contre les « nominations fantaisistes qui font que l’université de Sonfonia a tendance à devenir « un véritable laboratoire pour la promotion de la médiocrité ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous leur préavis de grève :

République de Guinée

Travail-Justice-Solidarité

Le Collectif des Enseignants Chercheurs de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia (UGLCSC)

PREAVIS DE GREVE

Chers Collègues Enseignants

  • Considérant; que depuis le 13 Août 2020, nous avons dénoncé les dysfonctionnements néfastes qui affectent le bon fonctionnement de notre université, à la clef, une plateforme revendicative comportant 10 points dont le respect strict de la nomenclature des emplois de l’enseignement supérieur régis par le décret N° 176/PRG/SGG/98 du 27 Septembre 1989, modifié par le décret D/N°062/PRG/SGG/2013, portant gouvernance des institutions publiques d’enseignement supérieur et de recherche scientifique.
  • Tout en précisant que les arrêtés d’application de ce dernier décret ne sont pas pris à date.
  • Considérant; que toutes les voies de recours ont été épuisées par les multiples correspondances adressées aux autorités depuis le 13 Août 2020.
  • Considérant; qu’en date du 16 Février 2021 une note technique a été adressée à la Présidence de la République pour décrisper cette situation, qu’en date, le collectif n’a pas eu de retour comme réponse à notre revendication.
  • Considérant; qu’une demande avait été introduite au niveau des élus du peuple (Assemblée Nationale) afin d’intervenir auprès du Président de République pour débloquer la crise qui servit au sein de notre institution d’enseignement supérieur.
  • Considérant; que l’éducation est la condition sine qua-non pour le développement harmonieux de toute nation que pour ces motifs elle doit être préservée contre toutes incompétences et la promotion de la médiocrité.
  • Considérant; que les dernières nominations des cadres dans les institutions d’enseignement supérieur ne prennent pas en charge, la nomenclature des emplois qui constitue un critère légal pour le bon fonctionnement des institutions d’enseignement supérieur.
  • Considérant; que l’université de Sonfonia par ces nominations fantaisistes a tendance de devenir un véritable laboratoire pour la promotion de la médiocrité, que cela en toute violation du statut spécifique du personnel de l’enseignement supérieur.
  • Prenant en compte; l’engagement et la détermination de l’ensemble des enseignants chercheurs à respecter les nomenclatures des emplois de l’enseignement supérieur qui obéissent aux hiérarchies suivantes : conformément aux articles 3 et 4 dudit décret qui disposent : 
  • Article 3: « la nomenclature des emplois de l’enseignement supérieur obéit à la hiérarchie suivante » :
  1. Professeur
  2. Maître de conférences
  3. Maître assistant
  4. Assistant
  • Article 4 : « la nomenclature des emplois de la recherche obéit à la hiérarchie suivante :
  1. Directeur de recherche
  2. Maître de recherche
  3. Chargé de recherche
  4. Attaché de recherche
  • Prenant également en compte; la frustration, l’indignation et l’humiliation des professeurs, maître de conférences, et les maîtres assistants par l’autorité.

Le collectif des enseignants chercheurs de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia (UGLCS) décide de déclencher une grève illimitée à compter du Lundi 28 juin 2021 jusqu’à la satisfaction générale des revendications.

Ont signé :

Le Président : Fayimba MARA

Le Vice-Président : El Maître Hamidou BARRY

Rapporteur : Mamadou Adama SOW

Fait à Conakry le 22 Juin 2021

Lire

Baro (Kouroussa) : 7 personnes mortes après avoir consommé un plat de tô

24 juin 2021 à 14 02 36 06366

Les faits se sont produits mardi dernier, 22 juin 2021, dans la sous-préfecture de Baro, une localité située à 26 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Kouroussa.

Un groupe de plus de dix (10) personnes a consommé un plat de tô. Et quelques heures plus tard, sept (7) personnes de ce groupe ont subitement perdu la vie, appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants de la région de la Haute Guinée.

A en croire l’agent de santé dépêché à Baro par la direction préfectorale de la santé de Kouroussa, les premiers cas de décès ont été enregistrés hier (mercredi). Quatre personnes sont décédées ce jour. Et ce jeudi, trois autres personnes ont perdu la vie. Ce qui fait un bilan de 7 morts.

Aux dernières nouvelles, le préfet de Kouroussa, la directrice préfectorale de la santé et certains médecins de l’hôpital préfectoral de Kouroussa seraient déjà arrivés à Baro pour tenter de déterminer la cause réelle de ces cas de mort.

Nous y reviendrons !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

L’opposant Ismaël Condé à la barre : « ça fait 9 mois que je suis en prison pour rien »

21 juin 2021 à 15 03 32 06326
Ismaël Condé, premier vice-maire de Matam

Le procès d’Ismaël Condé, premier vice maire de Matam et membre du bureau exécutif de l’UFDG, s’est ouvert ce lundi 21 juin 2021, au tribunal de première instance de Mafanco (Conakry). L’opposant est jugé dans deux dossiers différents.

Dans le premier dossier, il est poursuivi avec le maire de Matam, Seydouba Sacko, par une PME de ramassage d’ordures pour des faits d’escroquerie, complicité, entrave à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés, les concessions et d’égalité de service public. Des accusations que les deux mis en cause ont rejetées en bloc, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Dans cette affaire, c’est le coordinateur de la PME « Etoile Emergente », Sékou Kaba, qui poursuit les deux premiers responsables de la commune de Matam, tous les issus de l’opposition (le maire est membre de l’UFR, le parti de Sidya Touré ; et le vice maire est de l’UFDG, le parti de Cellou Dalein Diallo). Il les accuse notamment d’avoir fait travailler ses employées (52 femmes) pendant deux mois et 19 jours sans les payer.

Le maire de Matam, qui a été le premier à comparaître dans cette affaire, a expliqué que le contrat signé avec la PME de ramassage d’ordures « Etoile Emergente » n’engageait pas la responsabilité financière de la mairie. « C’est la PME qui doit payer ses employés à travers ses abonnés. Ce n’est pas la mairie qui va payer les employés du PME. Dans le contrat, la responsabilité financière de la mairie n’est pas engagé », a indiqué Seydouba Sacko.

De son côté, le premier vice maire de Matam, Ismaël Condé, a laissé entendre qu’il n’a aucune responsabilité dans le contrat dont il est question. « Ça fait aujourd’hui 9 mois je suis en prison pour rien. Je ne suis ni attributaire, ni signataire, ni bénéficiaire de ce contrat. J’ai seulement donné des conseils à M. Sékou Kaba (le coordinateur de la PME Etoile Emergente, ndlr) qui est venu me voir. Il m’a dit qu’il veut avoir un contrat de ramassage d’ordures avec la mairie.

Je lui ai dit d’aller adresser une correspondance à monsieur le maire (…) Et j’ai été intermédiaire dans l’acquisition d’un camion de l’agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique (ANASP). Après l’acquisition du contrat, je n’ai rien reçu et je n’ai jamais signé un ordre de mission », a dit le transfuge du parti au pouvoir, qui a rejoint le principal parti d’opposition du pays.

Après la déposition des deux prévenus, le tribunal a renvoyé ce dossier à huitaine pour la comparution de la partie civile et des témoins. Il a ensuite ouvert le second dossier dans lequel Ismaël Condé est poursuivi pour des faits d’offense sur la personne du président de la République, production, diffusion, et mise à la disposition d’autrui de données de nature à troubler l’ordre public par le biais d’un système informatique.

A suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

Lire

Boubacar Diallo « Grenade » après sa libération : « je remercie le chef de l’Etat… »

19 juin 2021 à 12 12 39 06396
Boubacar Diallo dit Grenade avec son avocat, à sa sortie de prison

Au lendemain de la publication du décret annonçant la grâce présidentielle accordée à Boubacar Diallo alias Grenade et Mamadi Condé alias Madic 100 frontière, les deux anciens militants de l’UFDG ont recouvré leur liberté ce samedi, 19 juin 2021. A leur sortie de prison, seul Grenade a accepté de s’exprimer devant les micros des journalistes, dont un de Guineematin.com, qui les attendaient devant la Maison centrale de Conakry. Et le jeune homme s’est contenté juste de remercier le président Alpha Condé et toutes les personnes qui l’ont soutenu depuis son incarcération.

« Je remercie mes parents, mes frères, mes camarades et mes avocats, qui se sont sacrifié jours et nuits pour nous soutenir et se battre pour notre libération. Je remercie le chef de l’Etat d’avoir pensé à nous, il nous avoir prouvé qu’il est le père de la nation. Je remercie également le ministre de la Justice, garde des sceaux, l’administration pénitentiaire, le régisseur de la Maison centrale, mais aussi le médecin chef et tout le personnel de l’infirmerie de la Maison centrale, de m’avoir traité comme un fils, d’avoir respecté mes droits et de s’être battus jours et nuits pour mon état de santé. Après ici, j’irai chez ma grand-mère qui est malade », a déclaré Boubacar Diallo dit Grenade.

Cet ancien militant engagé du principal parti d’opposition en Guinée était détenu depuis le 22 juin 2018 à la Maison centrale de Conakry. Poursuivi pour « tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre », il a été condamné à 10 ans d’emprisonnement par le tribunal de première instance de Dixinn. Et cette peine a été confirmée récemment par la Cour d’appel de Conakry. Finalement, le jeune homme, qui a toujours clamé son innocence dans cette affaire, s’est résolu à écrire une lettre au président Alpha Condé. Il a demandé pardon au chef de l’Etat guinéen, sollicitant une remise de peine.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

Lire

Me Pépé Lama contre Fabou Camara : le procès ouvert au tribunal de Kaloum

16 juin 2021 à 12 12 57 06576
Aboubacar Fabou Camara, directeur central de la police judiciaire

Le procès du directeur central de la police judiciaire (DCPJ) s’est ouvert ce mercredi, 16 juin 2021, devant le tribunal de première instance de Kaloum.

Le contrôleur général Aboubacar Fabou Camara est poursuivi avec un de ses collaborateurs (le commandant Sékou Ly) pour « injures publiques et atteinte aux libertés individuelles » par l’avocat Me Pépé Antoine Lama. Cette première audience a été consacrée à la fixation du montant de la caution, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est en présence de la partie civile et des deux prévenus que ce procès s’est ouvert. Après quelques discussions autour de la consignation, le tribunal a fixé le montant que la partie civile doit payer à 3 millions de francs, avant de renvoyer le dossier au 23 juin prochain pour l’ouverture des débats.

Le lundi, 7 juin 2021, Me Pépé Antoine Lama a annoncé avoir été injurié et retenu pendant plus d’une demi-heure dans les locaux de la direction centrale de la police judiciaire par le contrôleur général Aboubacar Fabou Camara et le commandant Sékou Ly.

Le patron de la DCPJ avait réagi dans les médias, en apportant un démenti aux déclarations de l’avocat. Ce dernier a décidé de porter plainte pour demander à la justice de faire la lumière sur cette affaire.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Lire

Dialogue politique et social : les consultations débutent ce mercredi 16 juin

16 juin 2021 à 7 07 28 06286
Elhadj Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue politique et social

Annoncés depuis plusieurs mois, les travaux du cadre de dialogue politique et social vont enfin débuter ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry.

L’annonce a été faite par Fodé Bangoura, le secrétaire permanent de ce cadre de concertation à travers un communiqué publié mardi soir à la télévision nationale, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes. Il précise que ces consultations se feront à l’hôtel Kaloum et qu’elles commenceront par le secteur des transports.

Il faut dire que ce dialogue politique a très peu de chance de produire des résultats positifs. Car la plupart des grands partis d’opposition, notamment l’UFDG et ses alliés de l’ANAD, l’UFR et le PEDN, ont déjà annoncé qu’ils participeront aux travaux, tels que voulus par le pouvoir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Lire