Massacre du 28 septembre 2009 : à la rencontre d’une victime qui vit dans la misère à Dakar

1 octobre 2019 à 14 02 34 103410

Le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre 2009 dans le stade du même nom à Conakry a été commémoré en fin de semaine dernière en Guinée. Une date renfermant souvenirs traumatisant et colère frénétique chez la plupart des victimes encore vivantes qui ne réclament que la justice. C’est le cas de Fatoumata Barry qui a fui le pays après ces douloureux événements pour se réfugier dans la capitale sénégalaise.

Comme beaucoup de guinéens, elle a suivi la sortie médiatique du ministre guinéen de la justice par intérim à la veille de cette date anniversaire. Mohamed Lamine Fofana a tenu à rassurer que son département est à pied d’œuvre pour permettre la bonne tenue du procès. Il promet qu’avant la fin de l’année, il y aura une évolution dans le dossier.

Nonobstant ces propos du ministre guinéen de la justice qui peuvent constituer une lueur d’espoir pour ces nombreuses victimes qui ont soif de justice, Fatoumata Barry est loin d’être rassurée. Pour elle, il ne s’agit là que d’une simple promesse qui, comme les précédentes, ne sera pas suivie d’effet. Car certaines personnes inculpées par la justice guinéenne continuent de bénéficier du soutien et de l’appui de l’actuel chef de l’Etat Alpha Condé.

Fatoumata Barry qui vit dans des conditions extrêmement difficiles à Dakar, explique qu’elle arrive à survivre grâce à son petit commerce. Elle vend du thé et des bonbons.

Un petit commerce dont les bénéfices ne lui permettent pas de se nourrir à sa faim, encore moins se prendre une chambre. C’est pourquoi, elle est actuellement sans domicile fixe dans la capitale sénégalaise. C’est avec beaucoup d’inquiétudes et d’impuissance qu’elle assiste à la tombée de chaque nuit. Car cette période représente pour elle celle de tous les dangers.

Avec un air triste, elle lance : « ma situation est critique. Sans maison, je suis dans l’insécurité. Dormir dans des chantiers en construction où sur la terrasse des gens n’a rien de rassurant d’autant plus que je suis une femme. »

Se sentant abandonnée, elle ne cache pas sa frustration envers son parti, l’UFDG, qui ne lui apporte aucune assistance et aucune attention. A la question de savoir est-ce qu’elle a été contactée par les ONG guinéennes s’intéressant au sort des victimes du massacre du 28 septembre 2009, elle sourit timidement et répond par la négative.

« Je n’ai été contactée par personne. Ni même par l’association des victimes du massacre du 28 septembre 2009. Si vous ne m’aviez pas donnée l’opportunité de m’exprimer en ce jour marquant le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre, personne n’allait même se rappeler de mon existence », soutient-elle.

C’est avec fulgurance qu’elle passe du rire à la mélancolie, de la colère à la détermination de rentrer en Guinée afin de poursuivre la lutte pour l’instauration d’un vrai Etat de droit, socle de tout développement.

Par Alpha Amadou Diari Diallo, blogueur guinéen vivant à Dakar

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Conakry : le journaliste Tamba Zacharie Millimouno victime d’attaque armée

19 septembre 2019 à 12 12 25 09259
Tamba Zacharie Millomono

Des individus armés ont attaqué le domicile de Tamba Zacharie Millimouno, l’un des animateurs de l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace Guinée. L’attaque a eu lieu dans la nuit d’hier à ce jeudi, 19 septembre 2019, au quartier Entag dans la commune de Ratoma, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est à 2 heures qu’un groupe d’hommes armés a fait irruption au domicile du journaliste. Les assaillants, non identifiés, ont ouvert le feu tuant son chien. Ils ont emporté également deux motos qui étaient sur les lieux. Tamba Zacharie, lui, s’est en sorti indemne.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Macenta : la manifestation des opposants au changement de constitution étouffée

19 septembre 2019 à 11 11 28 09289

La marche pacifique du mouvement « Elazologa Atebein », une combinaison des langues locales : loma et malinké qui signifie ça ne marchera prévu ce jeudi, 19 septembre 2019, à Macenta, n’a finalement pas eu lieu. Des contre-manifestants aidés par les forces de sécurité ont étouffé la manifestation, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Macenta.

Malgré l’interdiction de leur manifestation par la mairie de Macenta, les opposants au changement de l’actuelle constitution ambitionné par le pouvoir avaient décidé de descendre dans la rue pour se faire entendre. Tôt le matin, des jeunes ont brûlé des pneus à la rentrée de la ville pour annoncer les couleurs de la journée. La commune urbaine se réveillée donc dans une atmosphère de méfiance : les commerces fermés et la circulation quasi inexistante.

Mais, alors que les organisateurs se préparaient dans les quartiers pour sortir manifester dans la rue, des contre-manifestants favorables au projet de nouvelle constitution et les services de sécurité sont sortis à leur recherche. Quatre jeunes habillés aux couleurs du mouvement qui organise la manifestation et qui circulaient en motos ont été interpellés et conduits à la police. Les responsables de la structure « Elazologa Atebein », eux, ont dû se cacher pour éviter d’être arrêtés.

Actuellement, (11h20’), les leaders de la protestation contre la nouvelle constitution à Macenta sont invisibles dans la ville. Ils seraient recherchés par la police. La vie commence à reprendre son cours normal dans la commune urbaine.

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Recrutement pour le compte du ministère de l’environnement : le concours reporté

19 septembre 2019 à 10 10 52 09529
Billy Nankouman Doumbouya, ministre de la Fonction Publique

Initialement prévu en fin de semaine, le concours de recrutement de 1500 conservateurs de la nature pour le compte du ministère de l’environnement a été reporté à une date ultérieure. L’annonce a été faite par le ministère en charge en fonction publique, a appris Guineematin.com à travers un communiqué du département.

« Le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration informe l’ensemble des candidats au concours de recrutement direct de 1.500 conservateurs de la nature pour le compte du Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts session 2019 du report à une date ultérieure de l’examen. Une nouvelle date fera l’objet d’un autre communiqué », indiqué le communiqué.

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Macenta : une manifestation contre le changement de constitution prévue ce jeudi

19 septembre 2019 à 10 10 08 09089

Le mouvement « Elazologa Atebein », une combinaison des langues locales : loma et malinké qui signifie ça ne marchera pas, entend organiser une manifestation de rue ce jeudi, 19 septembre 2019, dans la ville de Macenta pour protester contre le projet de nouvelle constitution. Même si la manifestation a été interdite par la mairie de la ville, les organisateurs décident de la maintenir, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

« Le mouvement Elazologa Atebein, nous avons prévu ce jeudi, 19 septembre 2019, une marche de protestation contre le projet de nouvelle constitution ou de 3ème mandat dans la ville, et les promesses non tenues du président de la République à l’endroit des jeunes de Macenta. Parce qu’il y a de cela un mois, certaines femmes et jeunes du RPG ont manifesté pour dire que la préfecture de Macenta est pour la nouvelle constitution.

Ce qui est absolument faux. Ce sont des membres du RPG qui se sont retrouvés pour organiser ce mouvement. Et après leur manifestation, nous aussi, nous avons souhaité organiser la nôtre ce jeudi, 19 septembre », a indiqué Toupou Albert, secrétaire administratif du mouvement Elazologa Atebein.

Les organisateurs disent avoir déposé une lettre d’information à la mairie « mais, le maire a rejeté la lettre. Nous avons dit qu’on n’a pas déposé la lettre pour demander une autorisation mais plutôt pour l’informer parce que la constitution nous autorise à manifester. Et depuis ce jour, il y a des rumeurs qui circulent partout dans la ville que l’une des deux ethnies majoritaires dans la ville veut s’attaquer à l’autre et qu’on doit surseoir à notre manifestation. Ce qui est absolument faux ».

Toupou Albert « une manœuvre dilatoire des politiques », visant à étouffer leur manifestation. « Ce sont des politiques qui sont derrière ces rumeurs. Mais, notre marche de ce jeudi reste bel et bien maintenue. Nous allons sortir et manifester pacifiquement. Et, nous disons aussi à tous nos membres qu’on ne sort pas pour s’attaquer à quelqu’un, on ne sort pas pour s’attaquer à la boutique de quelqu’un.

Nous sortons pour manifester pacifiquement pour dire que nous aussi, nous sommes opposés à l’idée du projet de nouvelle constitution ou de 3ème mandat », a laissé entendre le secrétaire administratif du mouvement Elazologa Atebein.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, la mobilisation a commencé dans les quartiers de la ville.

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Boffa : le FNDC empêche à nouveau la tenue d’un débat sur le changement de la constitution

17 septembre 2019 à 14 02 40 09409

L’antenne préfectorale du FNDC a empêché une nouvelle fois la tenue de la journée de consultation organisée par une association d’enseignants favorable au changement de l’actuelle constitution guinéenne. Ce qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. Les défenseurs de la constitution de 2010 ont barré la route aux organisateurs de la rencontre, les obligeant à rebrousser chemin, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après l’échec de son activité du mercredi, 11 septembre dernier, le Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National (CEPDN) a décidé de revenir à Boffa pour essayer d’organiser une « journée de consultation » sur le changement de la constitution voulu par le pouvoir. Pour permettre la réussite de l’événement, le nouveau préfet de Boffa s’est occupé de préparer le terrain.

Le lieutenant-colonel Abdourahmane Keïta est allé à la rencontre des différentes couches sociales ces derniers jours pour tenter de les convaincre à accepter que ce débat se tienne pour que les citoyens puissent donner leur avis sur le sujet.

Mais, ce fut peine perdue. Car tôt ce mardi, plusieurs jeunes, vêtus de T-Shirts du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ont pris d’assaut le rond-point qui mène à la maison des jeunes de la ville. Ils sont venus barrer la route aux organisateurs pour les empêcher d’arriver à cet endroit où devait se tenir la rencontre.

« Nous ne sommes pas là pour enfreindre les activités de la population, nous sommes là pour empêcher la délégation qui vient pour parler le troisième mandat. Ils étaient venus pour la première fois, mais ils n’ont pas pu faire ce qu’ils voulaient. Ils ont décidé de revenir cette fois encore pour essayer de berner la population. Mais, nous restons tenaces à ce sujet et nous disons Amoulanfé. La constitution, c’est pour toute la nation. La constitution, elle est sacrée », a déclaré Jean Noël Barry, l’un des membres du FNDC à Boffa.

En raison de cette mobilisation des opposants au changement de l’actuelle constitution, les organisateurs de la journée de consultation ont dû rebrousser chemin pour rentrer à Conakry. Pour la deuxième fois en l’espace d’une semaine, ils ont échoué face à l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution à Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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Tenue des législatives : plusieurs commissaires de la CENI se désolidarisent de la date annoncée

16 septembre 2019 à 14 02 55 09559

Comme annoncé précédemment, le président de la CENI a communiqué au Premier ministre la date du 28 décembre 2019 pour la tenue des élections législatives en Guinée. Mais, cette date ne fait pas l’unanimité même au sein de l’institution électorale. L’ensemble des commissaires issus de l’opposition désapprouvent et se désolidarisent « du travail effectué par le président de la CENI accompagné uniquement de certains techniciens » de l’institution électorale. Ils estiment que ce calendrier n’est pas réaliste et qu’il ne permet pas d’organiser des élections crédibles et transparentes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué signé des 7 commissaires de la CENI issus de l’opposition.

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Guinée : les élections législatives prévues au 28 décembre (CENI)

16 septembre 2019 à 14 02 07 09079
Me Salifou Kébé, président CENI

Comme nous l’avions annoncé récemment, la CENI tient à organiser les élections législatives avant la fin de cette année. Et, c’est la date du 28 décembre qui a été choisie par les dirigeants de l’institution électorale pour la tenue du scrutin, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, maître Amadou Salif Kébé qui l’a annoncé ce lundi, 16 septembre 2019, au sortir d’une rencontre avec le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. Cette date sera sans doute validée par le président de la République. Car lors de sa dernière adresse à la nation, Alpha Condé avait émis le souhait que ces élections se tiennent avant la fin de cette année.

Par contre, l’opposition ne devrait pas approuver ce calendrier. Au sein de la CENI déjà, les commissaires sont fortement divisés sur la question. Ceux issus de la mouvance souhaitent répondre à la demande du chef de l’Etat alors que ceux de l’opposition estiment qu’en procédant ainsi, les activités seront bâclées et que le processus ne sera pas crédible. On s’achemine visiblement vers un autre bras de fer entre pouvoir et opposition, déjà à couteaux tirés sur le changement de l’actuelle constitution voulu par le régime Alpha Condé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Didier Six, entraîneur de la Guinée : ce qu’en pensent certains acteurs du football guinéen

14 septembre 2019 à 13 01 38 09389

Le choix de Didier Six pour succéder à Paul Put à la tête du Syli national de Guinée suscite une vague de réactions. Dans les quartiers de Conakry tout comme sur les réseaux sociaux, le sujet fait débat. C’est dans ce contexte qu’un reporter de Guineematin.com a interrogé plusieurs acteurs du monde du football guinéen ce samedi, 14 septembre 2019. Et, ils ont des avis divergents sur la question.

Décryptage !

Salif Kansita Camara, vice-président de la ligue régionale de football de Kindia : je ne peux que me réjouir parce que je pense que c’est un bon choix. Ce ne sont que des techniciens qui connaissent bien le football qui se sont réunis pour faire le choix. Moi, je suis administrateur, je ne suis pas technicien, je ne suis pas spécialiste habilité à faire le choix d’un entraîneur. Quand les techniciens venus de différents départements : Féguifoot, comité olympique, direction technique nationale, ministère des sports se retrouvent pour faire un choix, je me dis que c’est un bon choix. Et, j’espère qu’il va réussir la mission qui lui sera confiée.

Kémoko Camara, ancien gardien du Syli national : l’entraîneur choisi, je ne le connais pas, donc je ne peux pas dire grand-chose sur lui. Mais s’il m’était donné de faire le choix j’aurai choisi un entraîneur guinéen. Pour moi, il serait bien de donner la chance à un guinéen que d’aller prendre encore un entraîneur expatrié qui ne connaît pas le football guinéen. Mais, comme il a été choisi par les dirigeants du football, je souhaite qu’il commence à travailler à la base pour bâtir une équipe nationale locale et chercher à bien connaître le championnat guinéen.

Doromadou Mohamed Aziz, ancien footballeur : moi, ce que je déplore, on prend un entraîneur étranger qu’on paye à des milliers d’euros ou des millions de francs guinéens par mois et que cette personne n’arrive pas à satisfaire le public guinéen. Alors qu’on aurait pu prendre un entraîneur local qui allait être payé moins cher, on le met dans des bonnes conditions pour bien travailler et faire des résultats satisfaisants. Donc, moi j’aurais souhaité qu’on prenne un entraîneur local et qu’on lui laisse la main libre pour bien travailler.

Mohamed Martin Junior, arbitre national: j’approuve le choix de Didier Six, parce qu’il y a eu de nombreux postulants, et finalement c’est lui qui a été retenu parmi tous ceux-ci. Je pense que c’est parce qu’il le mérite. Tout ce que je peux dire au nouveau sélectionneur, c’est de ne pas faire comme les autres. Il a vu ce qui vient de se passer avec son prédécesseur (Paul Put, ndlr). Et actuellement, la population guinéenne suit de près la gestion de notre football. Donc, s’il n’y a pas de résultats, il sera obligé de partir.

Aliou Barry, footballeur professionnel : j’apprécie ce choix, parce que ce que j’ai lu sur le nouvel entraîneur, ça m’encourage beaucoup. Non seulement en tant que footballeur il a joué des compétitions continentales et a remporté des trophées avec l’équipe de France, mais aussi il a une bonne expérience en tant qu’entraîneur. Donc, je pense qu’avec toute cette expérience, il va nous apporter du bon fruit.

Propos recueillis par Aïssatou Sow pour Guineematin.com

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Banankoro : un accrochage entre RPGistes fait plusieurs blessés

13 septembre 2019 à 20 08 49 09499
image d’archive

Un nouvel affrontement a éclaté ce vendredi, 13 septembre 2019, entre deux factions rivales du RPG Arc-en-ciel à Banankoro, sous-préfecture relevant de la préfecture de Kérouané. Le bilan fait état de plusieurs blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cet accrochage est survenu au domicile du doyen Elhadj Djomba Mory Traoré, le plus ancien responsable du RPG à Banankoro. C’est son domicile qui abrite le siège de l’actuel parti au pouvoir dans cette sous-préfecture de la Haute Guinée. Selon nos informations, son camp s’apprêtait à tenir son assemblée générale hebdomadaire, lorsque des jeunes membres du groupe rival sont venus déverser du sable au lieu du meeting.

Ce qui aurait choqué les organisateurs de la rencontre et provoqué un affrontement entre les deux camps rivaux, tous membres du RPG Arc-en-ciel. Il est difficile pour l’heure de faire le bilan exact de cet accrochage. Mais, nos sources font état de plusieurs blessés léger des deux camps. Aucune personne n’a été interpellée suite à ces violences. D’ailleurs, aucune autorité ne s’est interposée entre les deux groupes.

Ce n’est pas la première fois qu’un affrontement oppose les factions rivales du parti du président Alpha Condé à Banankoro. En septembre 2018, les deux camps s’étaient violemment affrontés, faisant une dizaine de blessés. Certains avaient dû être évacués à Conakry pour des soins intensifs. Plusieurs personnes avaient, alors été interpellées et envoyées à Kankan où elles ont été détenues pendant plusieurs mois, avant d’être libérées sans procès.

A suivre !

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Galère avec GUPOL : à la rencontre de Bah Oury, le « sauveur » des bacheliers

13 septembre 2019 à 18 06 59 09599

Depuis quelques jours,  les bacheliers ont entamé le processus d’enregistrement sur la plateforme GUPOL dans le cadre des orientations dans les institutions d’enseignement supérieur public de Guinée. Mais, nombre d’entre eux rencontrent aujourd’hui des difficultés à s’enregistrer. Pour faciliter la tâche à ces centaines de jeunes en difficultés, Mamadou Oury Bah, membre du Parlement des Jeunes Leaders de la Société Civile, a décidé de voler à leur secours depuis le quartier Koloma, dans la commune de Ratoma.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce vendredi, 13 septembre 2019, Mamadou Oury Bah a dit qu’il offre gratuitement ses services à tout bachelier en difficultés et qui sollicite un coup de main. Selon lui, plus de 230 bacheliers ont déjà été assistés gratuitement, des comptés ont été créés en leurs noms, ils ont pu s’inscrire sans coup férir.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous a poussé à engager cette démarche qui vise à aider ces bacheliers à s’inscrire sur la plateforme GUPOL ?

Mamadou Oury Bah : ce qui nous a poussés, c’est les cris de cœur de certains étudiants sur les réseaux sociaux qui n’arrivaient pas à créer leurs comptes pour accéder à la plateforme. On a jugé nécessaire de leur venir en aide en lançant un SOS, de l’aide à l’orientation des étudiants gratuitement. 

Guineematin : depuis quand avez-vous commencé cette action en faveur des bacheliers et combien  ont été orientés par vos soins ?

Mamadou Oury Bah : j’ai commencé à le faire depuis le 07 septembre dernier. De ce jour à la date d’aujourd’hui, nous avons pu orienter gratuitement et de façon directe, avec contact physique, 234 étudiants. De façon indirecte avec les réseaux sociaux, VIBER, IMO, WathsApp, Messenger, nous avons touché plus d’une centaine qui avaient des sérieux problèmes ; et les témoignages le prouvent sur les réseaux sociaux. 

Guineematin.com : qu’est-ce qui fait que vous faites ça gratuitement alors que vous avez la possibilité de faire payer ces jeunes ?

Mamadou Oury Bah : le travail d’un leader, c’est le leadership. Pour moi, le bonheur se trouve en aidant les autres. Mais, c’est aussi interpeller le ministère de l’Enseignement Supérieur pour leur faire comprendre que les élèves, les étudiants ne maitrisent  pas l’outil informatique et éventuellement dans les prochaines années, de multiplier les centres d’orientation.

Pour l’instant, il y a un seul centre. Normalement, ça devrait se faire au siège du parlement des jeunes leaders de la société civile, mais faute de moyens logistiques que ça soit le wifi et autres, nous avons jugé nécessaire  de le faire dans les écoles là où nous avons des bureaux et j’avoue que tous les étudiants qui sont passés par là se sont retournés avec un sourire. Et cela nous donne la force de contunier. 

Guineematin: quels sont les problèmes que vous rencontrez depuis que vous avez commencé à aider ces jeunes bacheliers ?

Mamadou Oury Bah : c’est un seul problème qu’on a eu à rencontrer. Il y a un jeune qui était effectivement admis sur les bases de données, mais qui n’avait pas de nom. Il n’avait que le prénom alors que la plateforme est conçue avec de champs obligatoires à remplir. Autrement dit que c’est obligatoire de remplir le nom et le prénom su ce champ. On ne savait pas quel nom donné à l’étudiant.

On avait essayé avec le nom BALDE, mais automatiquement la plateforme nous indique que ces enregistrements n’étaient pas disponibles car il était enregistré avec le prénom  seulement. Finalement, on lui a dit d’aller vers ministère pour qu’on puisse régler son cas.

Guineematin.com : cela veut dire que vous avez réussi à satisfaire tout le monde ?

Mamadou Oury Bah : nous avons réussi à satisfaire tout le monde dans le cadre général, que ça soit en contact physique ou de façons indirecte sur les réseaux sociaux. 

Guineematin: quel est votre mot de la fin ?

Mamadou Oury Bah : c’est juste appeler le ministère de multiplier les  centres d’orientation, c’est-à-dire les lieux publics pour faire un centre. Moi j’ai reçu un étudiant venu de N’zérékoré pour récupérer son diplôme. C’est des choses  qui devraient se faire dans la région administrative. Chaque région devrait avoir une direction où on pouvait retirer ses attestations sans problèmes. 

Entretien réalisé par Aissatou Sow pour Guineematin.com 

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Vers la reprise des manifestations à N’zérékoré ? Le préfet veut revoir l’accord signé avec le FNDC

13 septembre 2019 à 17 05 40 09409
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N'zérékoré
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

On s’achemine certainement vers la reprise des manifestations des partisans et des opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé à N’zérékoré. Les autorités locales décident de réviser l’accord signé en juin dernier avec l’antenne régionale du FNDC et qui interdisait toute manifestation politique dans la région, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à N’zérékoré.

Dans une lettre circulaire publiée ce vendredi, 13 septembre 2019, le préfet de N’zérékoré invite les parties prenantes aux négociations ayant abouti à la signature du procès-verbal du 19 juin dernier à une rencontre le lundi, 16 septembre prochain. Elhadj Sory Sanoh précise que cette rencontre porte sur la révision de l’accord qui avait permis de suspendre toutes les manifestations politiques dans la région de N’zérékoré.

L’artisan de l’accord absent ?

Cet accord fait suite à une manifestation organisée le 13 juin 2019 par l’antenne régionale du FNDC à N’zérékoré, et qui avait été violemment réprimée par les forces de l’ordre. Une personne avait été tuée, une dizaine d’autres blessées, des commerces pillés et incendiés. C’est dans ce contexte tendu que Cécé Loua, ancien maire de N’zérékoré et coordinateur régional de l’UFR, a mené une médiation qui a permis de signer un accord entre les opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé et les autorités locales.

Un accord dont Cécé Loua n’est pas prêt de cautionner la révision. Il a d’ores et déjà annoncé qu’il ne participera à la rencontre du lundi prochain. « Je ne participerai pas à cette réunion de concertation pour ne pas donner ma caution à la rupture d’un pacte dont j’ai été le principal artisan. Que Dieu aide N’zérékoré », a déclaré monsieur Loua.

Du côté du FNDC, on apprend qu’aucune décision n’est encore prise par rapport à sa participation ou non à la rencontre convoquée par le préfet. « Nous sommes une structure nationale bien organisée et bien structurée. Nous allons d’abord nous concerter avant de répondre si nous allons prendre part où non à cette rencontre », annonce Job Lucas Kpoghomou, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution.
À suivre !

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Football : Didier Six désigné nouvel entraîneur de la Guinée

13 septembre 2019 à 15 03 17 09179

Le Syli national de Guinée a un nouveau sélectionneur. Il s’agit du français Didier Six. L’annonce vient d’être faite au cours d’une conférence de presse qui se tient en ce moment au siège de la Fédération Guinéenne de Football, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Le technicien français a été choisi au terme d’un appel d’offre lancé récemment par l’instance dirigeante du football guinéen suite au limogeage de l’ancien sélectionneur de la Guinée Paul Put. Didier Six va signer un contrat de 3 ans avec la Guinée. Il aura pour objectif de qualifier le Syli national à la Coupe d’Afrique des Nations 2021 et à la Coupe du monde Qatar 2022.

Nous y reviendrons !

Ibrahima Sory Diallo est au siège de la FGF pour Guineematin.com

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Consultations nationales : Cellou Dalein ne répondra pas à l’invitation de Kassory

12 septembre 2019 à 13 01 04 09049

Selon le programme des consultations entamées par le Premier ministre guinéen autour du projet de changement de l’actuelle constitution, le chef de l’opposition sera reçu le lundi, 16 septembre 2019, au Palais de la Colombe. Le planning publié par la Primature indique la rencontre entre Cellou Dalein Diallo et Kassory Fofana va durer une heure (12h30-13h30). Mais, on apprend que l’opposant ne répondra pas à cette invitation. C’est Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG et proche de Cellou Dalein Diallo qui a confié l’information à Guineematin.com ce jeudi, 12 septembre 2019.

« Les gens veulent juste amuser la galerie, mais il ne sert à rien de continuer à faire perdre du temps aux gens. Je pense que l’objectif principal que ces gens ont, c’est de semer la zizanie au sein de l’opposition. Ils pensent qu’ils peuvent semer la zizanie, mais ils se trompent. Nous avons déjà dit que cette consultation, dans le fond et dans la forme, n’a pas de sens.

Dans le fond, personne ne peut vouloir demander à un peuple de laisser ce que la constitution dit pour faire autre chose. C’est comme si on vient demander aux gens, est-ce que voulez, malgré le fait que la constitution ne le permet pas, donner un troisième mandat au président Alpha Condé.

Sur la forme, celui qui est en train de faire la consultation, sa position est connue, il a dit qu’il est d’accord. Nous aussi, notre position est connue, nous l’avons dit et répété que nous ne sommes pas d’accord avec cette affaire de nouvelle constitution et que nous ne participerons pas à un référendum sur cette question. Donc pour nous, il n’y a plus de consultation, il n’y a plus de débat à faire sur cette question.

Donc, le président Cellou Dalein ne répondra pas non seulement en tant que chef de file de l’opposition, il ne répondra pas à cette convocation en tant que président de l’UFDG, et aucun responsable de l’opposition ne répondra à ça », a assuré Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale, le pouvoir organise ces consultations pour tout simplement chercher à légitimer son projet de nouvelle constitution afin d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Et pour cela, il pense que les autorités devront trouver une autre alternative, parce que l’opposition ne leur prêtera pas le flanc.

« Ils n’ont qu’à demander au ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, de créer un parti politique pour chaque militant du RPG Arc-en-ciel et ils vont faire les consultations entre eux là-bas. Mais nous, on n’est pas concernés par ce débat. C’est pourquoi, on n’a pas participé aussi au débat qui en cours en ce moment à l’Assemblée nationale », a dit l’opposant.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Kassory à l’Assemblée Nationale : les députés de l’opposition boudent les consultations

12 septembre 2019 à 12 12 32 09329

Le Premier ministre, Ibrahima Kassory FOFANA, est effectivement arrivé au Palais du peuple ce jeudi, 12 septembre 2019 aux environs de 11h. Cette visite sur les lieux s’inscrit dans le cadre des consultations avec les acteurs de la vie nationale, comme préconisé par le président Alpha Condé lors de son adresse à la nation du 04 septembre dernier, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est la salle des actes du Palais du Peuple qui a abrite cette rencontre entre le parlement et le locataire de la Primature. Mais, comme il fallait s’y attendre, les représentants de l’opposition sont absents de la salle où se tiennent les consultations.

Il s’agit notamment de leurs représentants dans le bureau de l’Assemblée Nationale et des responsables des deux groupes parlementaires : le Libéral Démocrate et l’Alliance Républicaine.

Par contre, les membres de la majorité parlementaire, membres du bureau et présidents de commissions sont massivement présents à cette rencontre avec Ibrahima Kassory Fofana, accompagné de quelques cadres de son cabinet et de certains membres du gouvernement.

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tel: 628089845

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Licenciements à la SAG : plusieurs jeunes manifestent à Siguiri

11 septembre 2019 à 20 08 09 09099

Un mouvement de colère a éclaté dans la soirée de ce mercredi, 11 septembre 2019, dans la commune urbaine de Siguiri. De nombreux jeunes de la ville sont descendus dans la rue pour protester contre le licenciement de plusieurs employés guinéens par la SAG, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est aux environs de 18 heures que cette manifestation a commencé. Des jeunes en colère ont envahi la route reliant la ville de Siguiri à la sous-préfecture de Kintinia, où est basée la Société Aurifère de Guinée (SAG). Ils ont érigé des barricades sur cette route, bloquant complètement le passage. Les manifestants protestent contre le licenciement de 6 employés de la SAG. Pour eux, la société veut se débarrasser tout simplement des travailleurs guinéens au profit des étrangers.

« Nous sommes là pour dire à la SAG que trop c’est trop. C’est seulement nos frères guinéens qui sont licenciés et remplacés par des sud-africains. Donc si on ne se lève pas, la SAG va mettre tous nos frères à la porte sans motifs », a déclaré Nouhan Traoré, l’un des manifestants.

Au moment où nous mettons cet article en ligne (20h 05), les manifestants sont toujours dans la rue. La circulation est toujours bloquée entre La ville de Siguiri et la sous-préfecture de Kintinia. Plusieurs employés de la SAG qui rentraient du travail sont bloqués à Kintinia, tout comme ceux qui voulaient faire le sens inverse.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Justice : le migrant retourné, le coffre-fort et les 48 millions de francs

11 septembre 2019 à 19 07 17 09179

Après avoir longtemps séjourné en Algérie et au Maroc dans le but de se rendre en Europe, le jeune Ousmane Bangoura s’est vu dans l’obligation de rentrer en Guinée. Aussitôt revenu, ce rescapé du Sahara et de l’enfer maghrébin, s’est retrouvé à la maison centrale de Coronthie, accusé d’abus de confiance et de vol sur un montant de 48 millions de FG par son ancien associé, Mohamed Lamine Cherif, frigoriste au quartier Dixinn. Son procès s’est ouvert ce mercredi, 11 septembre 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ousmane Bangoura a répondu aux questions du juge au tribunal de Dixinn dans une affaire d’abus de confiance et de vol présumés de 48 millions de FG. Ces infractions auraient été commises en 2018. Après son retour au pays, Ousmane Bangoura été mis aux arrêts et placé sous mandat de dépôt le 23 juillet 2019.

A la barre, le jeune homme a nié en bloc les faits articulés contre lui. « Je vendais dans son magasin des congélateurs et je lui rendais l’argent. Il me paye 200 mille francs guinéens par mois. On a travaillé un an et quelques mois ensemble. Un jour, il m’a accusé de vol d’une bouteille de gaz. Il y a eu altercation entre nous. Cela m’a poussé à quitter le magasin. Je suis allé au village, à Coyah. Après, je suis allé en aventure. Je suis allé au Mali, puis en Algérie et après au Maroc.

Trois semaines après mon arrivée en Algérie, c’est ma maman qui m’a appelé pour me dire que Mohamed Lamine Cherif est venu lui dire que j’ai volé son argent qui se trouvait dans son coffre-fort. Or, moi je n’ai jamais touché à son coffre fort, je n’ai jamais déposé de l’argent là-bas, et il ne m’a jamais remis les clefs de son coffre-fort. Comme je n’ai pas pu traverser pour aller en Europe, je suis revenu en Guinée. C’est ainsi qu’il m’a mis aux arrêts. Mais, je ne connais rien dans cette affaire », a-t-il insisté.

De son côté, le plaignant Mohamed Lamine Cherif soutient mordicus que c’est Ousmane Bangoura qui a pris son argent en défonçant son coffre-fort. « Son rôle, c’est de venir ouvrir le magasin. Il est venu prendre la clef chez sa tente où on confie la clef pour aller ouvrir le magasin. Ce jour, il est venu prendre la clef à 7 heures. Il est allé ouvrir le magasin. Il a gâté le coffre-fort à l’aide d’un tournevis. Il a pris les 48 millions de francs guinéens. Il était avec quelqu’un qui confectionne les clefs-minutes. Il a refermé le magasin et il a voyagé avec son compagnon », a expliqué le plaignant.

Poursuivant sa narration des faits, Mohamed Lamine Cherif dira que c’est un peu plus tard qu’il va découvrir la « supercherie ». « Je suis venu à 8 h 30. J’ai trouvé que le magasin est fermé. Je suis allé chercher la clef là où on a l’habitude de la confier. La dame me dit qu’Ousmane Bangoura est venu prendre la clef le matin et il l’a ramenée aussitôt. J’ai pris la clef, je suis allé ouvrir le magasin et j’ai trouvé que le coffre-fort est gâté. J’ai attendu Ousmane Bangoura jusqu’à 11 heures. Il n’est pas venu. C’est par après que les gens m’ont dit qu’il est parti à son village, à Coyah ».

Pour ce qui est de leurs relations avant qu’on en arrive là, le plaignant a fait savoir que pendant les deux ans qu’ils ont travaillé ensemble, son employé ne l’a jamais volé de l’argent. « On a travaillé ensemble pendant 2 ans. Mais, il ne m’a pas volé de l’argent, et je ne lui ai jamais donné les clefs du coffre-fort. Seulement, il m’a volé une bouteille de gaz. Sept mois après ce vol, il est venu défoncer le coffre-fort pour prendre ce montant de 48 millions de francs guinéens. Et, il a voyagé sans me dire au revoir », a-t-il ajouté.

Dans ses réquisitions, le procureur Boubacar 1 Bah, après avoir relaté les faits, a dit que les infractions d’abus de confiance et de vol ne sont pas établies a l’encontre du prévenu. « Dans cette affaire, il n’y a pas eu d’abus de confiance parce qu’il n’y a pas eu remise de l’argent ou d’un bien que le prévenu a refusé de rendre. Donc pour l’abus de confiance, le ministère public demande de le relaxer pour délit non établi. En ce qui concerne le vol, il est difficile de défoncer un coffre-fort le matin à Dixinn sans que cela ne retienne l’attention des gens.

L’effraction d’un coffre-fort demande beaucoup d’efforts. Donc, le ministère public ne peut pas imputer ce vol à Ousmane Bangoura. La partie civile elle-même a dit qu’elle n’a jamais remis la clef du coffre-fort à Ousmane Bangoura. C’est pourquoi, le ministère public vous demande de relaxer purement et simplement Ousmane Bangoura pour délit non constitué », a dit le procureur.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 18 septembre 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Choix des boursiers guinéens pour le Maroc : le DG de Bill Clinton réclame des explications

11 septembre 2019 à 18 06 23 09239

Les responsables du groupe scolaire Bill Clinton ne sont pas du tout satisfaits du choix des boursiers guinéens devant aller faire leurs études supérieures au Maroc. Mamadou Oury Bah, le directeur général de l’école, ne comprend pas comment la sélection a été faite et demande des explications aux autorités éducatives. Il l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mercredi, 11 septembre 2019.

Cette année, le groupe scolaire Bill Clinton, située au quartier Koloma, dans la commune de Ratoma, s’attendait à avoir deux boursiers pour le Maroc. Car c’est de cette école que sont issus le 16ème de la République au Baccalauréat unique session 2019 pour l’option sciences sociales et le 28ème de la République pour l’option sciences mathématiques.

Mais, les responsables de l’établissement scolaire ont été surpris de constater que le nom d’Abdourahmane Diallo, le 16ème de la République en sciences sociales, ne figure pas sur la liste des boursiers, alors que d’autres élèves qui sont classés derrière lui se retrouvent sur cette liste. Une situation incompréhensible pour Mamadou Oury Bah, le directeur général du groupe scolaire.

« En sciences sociales, on a eu le 16ème de la République, en sciences mathématiques, on a eu le 28ème de la République. Mais, c’est seulement le 28ème de la République, Maladho Barry, qui a été retenu parmi les boursiers pour le Maroc, le 16ème de la République, lui, n’a pas été retenu. Moi-même je me demande pourquoi il n’a pas été retenu. Parce que c’est un élève qui a eu 15,50 en Philosophie, 17 en Economie, 14 en Anglais, 14 en Histoire, 12 en Géographie et 08 en Mathématiques. On ne peut pas nous dire que la raison c’est parce qu’il a obtenu une faible note en Mathématiques, parce que le 6ème de la République a eu 4 en Mathématiques.

Donc, on ne peut pas me dire que c’est par rapport aux Mathématiques qu’il n’a pas été choisi. D’ailleurs, sur la liste des boursiers, on constate que les noms du 31ème, du 46ème, du 50ème du 69ème et même du 86ème y figurent au niveau des sciences Mathématiques. Donc, pourquoi le 16ème de la République qui vient de notre école ne figure pas sur la liste des boursiers de l’Etat devant aller au Maroc ? », S’interroge-t-il, réclamant des explications de la part du le Service National des Bourses Extérieures (SNBE). « Je demande des explications par rapport à cette omission de notre élève sur la liste ».

Mais, ce n’est pas tout. Mamadou Oury Bah désapprouve aussi la façon même dont la liste des bourses a été présentée. « Cette année, l’école d’origine et le PV des boursiers ne figurent pas sur la liste. Pourquoi cela ? D’ailleurs, d’habitude, la sélection des boursiers de l’Etat se fait au Maroc. Mais cette année, on a appris que la sélection a été faite ici en Guinée avec une équipe marocaine. Nous, nous ne sommes pas satisfaits de ça et nous demandons des explications », a-t-il dit.

A noter que nous avons tenté de rentrer en contact avec le responsable du Service National des Bourses Extérieures (SNBE) pour en savoir plus sur cette affaire, mais sans succès. Son téléphone a sonné plusieurs fois, mais personne n’a répondu à nos appels. Nous y reviendrons.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Gendarmerie nationale : le colonel Balla Samoura suspendu pour 3 mois

11 septembre 2019 à 16 04 41 09419

Le Colonel Balla Samoura, directeur régional de la gendarmerie de Conakry, a été suspendu de ses fonctions pour trois mois par sa hiérarchie et muté à l’intérieur du pays. L’annonce a été faite ce mercredi, 11 septembre 2019, appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Aucune précision n’a été donnée sur les raisons la suspension de cet officier supérieur, qui ne communique que très peu dans les médias. Toutefois, de nombreux observateurs font un lien avec sa sortie ratée dans l’émission Les Grandes Gueules de la radio Espace FM.

Une sortie consécutive au décès par noyade d’un jeune homme au port de pêche de Kaporo, dans la commune de Ratoma, suite à une descente d’agents sur les lieux à la recherche de présumés consommateurs de chanvre indien.

Cette suspension du Colonel Balla Samoura rappelle celle du Colonel Mamadou Alpha Barry, également épinglé après une sortie caustique sur les Grandes Gueules contre le ministre de la Défense.

A l’allure où vont les choses, nombre d’observateurs redoutent « un silence radio total » à la gendarmerie où il sera désormais compliqué d’avoir un répondant.

Guineematin.com

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Boffa : le FNDC empêche la tenue d’un débat sur le changement de constitution

11 septembre 2019 à 16 04 15 09159

Une mission du Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National (CEPDN), venue de Conakry, a organisé une consultation sur le changement de l’actuelle constitution ce mercredi, 11 septembre 2019, à Boffa. Mais, la rencontre n’a été que de courte durée. Elle a été empêchée par l’antenne locale du FNDC et plusieurs jeunes opposés au projet de nouvelle constitution, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Les organisateurs de ce débat ont joué, pourtant, à la prudence. Avec la bénédiction du maire de la commune urbaine, ils ont convié toutes les couches sociales de la ville à une rencontre sans donner l’objectif ni l’ordre du jour de cette rencontre. Jeunes, femmes, sages, autorités, ONG et associations de la préfecture ont répondu massivement à l’appel. Lorsque tout le monde a pris place, le maire de Boffa a pris la parole pour annoncer les couleurs de l’événement.

« Boffa est une préfecture démocratique. L’exemple qui prouve cela est que c’est seule Boffa qui a installé ses maires sans problèmes et au même moment. Aujourd’hui, notre rencontre est une occasion pour toutes les parties prenantes de s’exprimer librement sur le changement de la constitution, dire ce qu’il pense du changement de constitution sans contrainte », a déclaré Me Saïdouba Kissing Camara, le maire de Boffa.

Après l’introduction du maire, Sory Sidibé, le chef de mission du Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National a expliqué les motifs de l’organisation de cette rencontre, revenant sur l’historique de la constitution guinéenne. Mais, il a été stoppé par des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

« Les gens sont surpris ici, parce que nous, nous pensions que cette cérémonie visait à présenter le nouveau préfet de Boffa à la population. Mais, à notre fort étonnement, on trouve qu’il s’agit d’un débat sur le changement de la constitution. Nouvelle constitution, référendum, troisième mandat, nous on ne parle pas de ça ici, on ne veut pas de ce débat. Pliez vos bagages et partez ! », a lancé un membre du FNDC.

Ensuite, plusieurs jeunes, dont certains sont habillés aux couleurs du Front National pour la Défense de la Constitution, ont envahi les lieux. Ils ont procédé à des jets de pierres, provoquant la débandade. Ce qui a empêché la tenue du débat voulu par les organisateurs.

Les consultations sur le projet de nouvelle constitution initiées par le président Alpha Condé ont démarré hier à Conakry. Le Premier ministre, qui conduit les travaux, va rencontrer l’Assemblée nationale demain, jeudi. Mais le FNDC, mouvement composé des partis d’opposition, de structures de la société civile, de syndicats, d’artistes… a déjà annoncé qu’il ne participera à ce débat. Pour le front opposé au projet de nouvelle constitution, il n’est pas question de débattre de cette question.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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