Le baccalauréat unique, session 2020, a démarré ce mardi, 25 août 2020, en Guinée. Au total, 96 461 candidats dont 36 152 filles (pour tous profils confondus) vont affronter les épreuves de cet examen qui constitue l’ultime étape à franchir pour mettre le pied à l’université. Ainsi, dans la commune de Ratoma (à Conakry), 12 455 candidats dont 5 417 filles vont tenter de décrocher le ticket pour les études supérieures. Ces candidats sont répartis dans 500 salles de classes contenues dans 33 centres d’examens. Ils sont surveillés par 1000 encadreurs (soit deux surveillants par salle). Et, c’est le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Dr Aboubacar Oumar Bangoura, qui a présidé au lancement de la première épreuve (Anglais) dans cette commune de Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à l’école primaire de Kipé2.

Le coup d’envoi a été donné au Centre « école primaire de Kipé2 », en présence des autorités administratives communales de Ratoma et des autorités éducatives communales et régionales de Conakry. Et, dans ce centre qui accueille 316 candidats dont 177 filles (répartis dans 11 salles), c’est le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui a donné le ton à 9 heures 05’. Dr Aboubacar Oumar Bangoura a mis cette occasion à profit pour mettre les candidats en garde contre la pandémie de COVID-19 qui sévit actuellement en Guinée (tout comme dans 196 pays et territoires à travers le monde). Il a également donné d’utiles conseils aux candidats sur la manière de se prendre pour bien affronter la présente évaluation.

Aboubacar Oumar Bangoura, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique

« Je vous informe que, selon les résultats récents de l’ANSS, nous avons constaté que le nombre de cas de COVID-19 s’est élevé et que le plus grand nombre a été constaté au niveau des élèves et étudiants. Donc, faites très attention. Sachez que vous êtes en période d’examens et vous voulez étudier pour servir le pays demain. Préservez votre santé, respectez les barrières sanitaires. Donc, je vous conseille de faire beaucoup attention… Après les examens, rentrez à la maison. On a été comme vous. Donc, soyez rassurés que ce que vous êtes en train de faire est noble. On vous encourage d’étudier, d’être persévérants. Vous êtes les futurs cadres de demain dans notre pays… Dans les évaluations comme ça, au BAC, faites attention. Quand vous avez les sujets, il faut d’abord répondre au brouillon. Il faut toujours noter les premières idées. Il ne faut pas oublier les PV. En plus, si vous avez cinq questions par exemple, la question où vous vous sentez bien, commencez toujours par répondre à celle-là. Donc, je vous souhaite bonne chance », a dit Dr Aboubacar Oumar Bangoura, tout en procédant à la remise officielle d’un don de masques destinés aux candidats.

Présent au lancement de la première épreuve (Anglais) de ce centre d’examen de la commune de Ratoma, Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG et membre de la coordination générale du baccalauréat, s’est réjoui des dispositions prises pour le bon déroulement de cet examen en cette période de pandémie de COVID-19. Il a aussi exhorté tous les acteurs qui interviennent dans ce processus d’accorder à cette évaluation tout le sérieux qu’il faut, afin que chaque élève récolte exactement le fruit de ses efforts.

Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

« Vue le constat général que je viens de faire au niveau de ce centre, j’estime que toutes les mesures sont prises pour mettre une barrière entre les élèves candidats et la maladie de COVID-19 qui fait actuellement des ravage dans le monde… Les candidats ont tous répondu, il n’y a pas d’absence enregistrée pour le moment. Tous les surveillants sont aussi présents. Donc, en tant que coordinateur général du baccalauréat, le constat est d’une manière générale satisfaisant. Maintenant, le conseil que je peux donner aux surveillants et aux candidats, c’est de faire en sorte qu’il n’y ait pas de fraude. Nous voulons donner une qualification à notre éducation et l’évaluation en est un facteur extrêmement important. Donc, il faut accorder à cette évaluation tout le sérieux qu’il faut pour que les produits (les élèves) qui y sortent soient compétitifs au plan national et international et que ceux qui seront admis le soient par leurs propres efforts », a indiqué Aboubacar Soumah.

A noter qu’en plus des kits de lavage des mains, deux agents de santé et deux agents de sécurité sont déployés au centre « école primaire Kipé2 » où on ne retrouve que des élèves du profil sciences expérimentales.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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