L’appel du gouvernement guinéen à reprendre les cours dans les différents établissements scolaires du pays, après trois (3) semaines de « repos forcé », a été suivi dans la commune urbaine de Boké. Mais, de façon assez morose, a constaté le correspondant local de Guineematin.com qui a sillonné quelques centres éducatifs de la ville.

A commencer par le complexe collège et lycée Filira, en passant par le collège Tamakené, les écoles élémentaires de Gorreye, de Boké centre et de Hadja M’mah Camara, ainsi que le lycée Yomboya, les classes sont ouvertes et quelques unes fonctionnent avec des effectifs faibles.

Au lycée Filira par exemple, sur douze (12) salles de classes, il n’y avait que quatre (4) qui faisaient cours au moment de notre visite (à 9H 40′). Au lycée Yomboya sept (7) classes sur onze faisaient cours (9H 00). Quand aux écoles élémentaires visitées par notre correspondant, la quasi-totalité des classes fonctionnent normalement. Mais le constat est que partout, ce sont les élèves qui n’ont pas répondu massivement, la majeure partie des enseignants ayant cours aujourd’hui ont fait actes de présence.

Également, les écoles professionnelles ont partiellement reprises les cours. C’est en tout cas le constat de Guineematin.com à l’école de soins de santé communautaire de Boké (ESSCB) où des faibles effectifs suivent les cours, ensuite au centre de formation professionnel (CFP) où certaines filières font aussi cours.

Par ailleurs, il est important de noter que partout, nous avons souhaité entendre les chefs d’établissements. Mais, ils ont refusé de faire le moindre commentaire, comme s’ils avaient reçu des consignes fermes de la hiérarchie de ne pas parler aux médias. « Vous pouvez faire votre constat. Mais on n’ose pas parler », a répondu un chef d’établissement de la place.

Il faut préciser que les enseignants ont repris le chemin de l’école mais avec un moral très bas. De part et d’autres, les  remarques sont les mêmes : « nous avons été trahit par les secrétaires généraux de l’intersyndicale FSPE-SLECG, mais nous ne pouvons rien ».

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242

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