Mines : ce que Tidiane Koïta, le président des orpailleurs de Guinée, demande à la junte du CNRD

17 septembre 2021 à 11 11 50 09509

Le président de l’Union des orpailleurs de Guinée est l’un des acteurs qui ont pris la parole à l’occasion de la rencontre le comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD) et les patrons des sociétés minières évoluant en Guinée. Rencontre tenue hier, jeudi 16 septembre 2021, au Palais du peuple, à Conakry, et qui s’inscrit dans le cadre des concertations nationales sur la conduite de la transition. Tidiane Koïta a mis l’occasion à profit pour adresser quelques doléances aux nouvelles autorités guinéennes. Il s’agit de la modernisation de la production de l’or, la sécurisation des orpailleurs, la reprise de l’achat de l’or par la Banque centrale, entre autres.

« Ce que moi j’ai demandé aux nouvelles autorités, c’est d’accompagner les orpailleurs artisanaux. Premièrement, nous avons demandé la mécanisation pour moderniser notre secteur en vue d’accroitre la production pour qu’on puisse accompagner le panier de la ménagère à travers l’injection de grandes quantités de devises sur le marché local. Nous avons aussi demandé à être sécurisés, parce que nous sommes victimes de braquages. On a plus de 2.500.000 dollars qui sont bloqués par des bandits, nous souhaitons que les autorités nous aident à récupérer ça.

Nous avons également demandé la construction d’une raffinerie digne de nom en République de Guinée. J’ai demandé au président d’intervenir auprès de la Banque centrale pour qu’ils reprennent l’activité d’achat d’or et de sécuriser le transport de l’or de l’intérieur à Conakry. La mise en place d’une compagnie minière locale qui doit permettre non seulement aux orpailleurs mais aussi à d’autres commerçants d’être en sécurité », a déclaré le président de l’Union des orpailleurs de Guinée, qui s’est exprimé au micro d’un journaliste de Guineematin.com, au sortir de la rencontre.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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L’Ambassade de Guinée à Washington rencontre l’Association Minière Américaine (NMA)

15 septembre 2021 à 21 09 29 09299

La délégation de l’Ambassade de Guinée aux États Unis d’Amérique qui séjourne toujours à Las Vegas dans le cadre de l’exposition minière internationale, a rencontré ce mercredi, 15 septembre 2021, Mme Veronika Kohler SHIME, la Vice-Présidente chargée des relations internationales de l’Association Minière Américaine (NMA). Une organisation qui regroupe plus de 250 compagnies minières américaines.

Mme Verinika Koller Shime s’est dit très contente de voir la Guinée représentée à cet évènement surtout après les derniers développements du pays. « Votre présence est rassurante pour les investisseurs du secteur minier américain. » a-t-elle dit.  La délégation guinéenne a profité de cette occasion pour parler de la réouverture des frontières aériennes et maritimes, par les autorités du CNRD ainsi que de la poursuite de la production minière. 

Interrogé sur l’état d’esprit des investisseurs et sur leurs perspectives du secteur minier guinéen, M. Diallo Mamadou, conseiller économique de l’ambassade répond : « Ce qui se passe chez nous est apparemment très suivi par le milieu de l’industrie minière. En échangeant avec les investisseurs ici, nous avons eu le sentiment que les premières mesures prises en faveur du secteur minier par les autorités ont été bien accueillies. L’interview du Président de la Chambre des Mines qui a rassuré les membres de l’organisation des mesures de protection et de respect des engagements contractuels sont à mon avis, à l’avantage du secteur minier ».

A noter que cette exposition prendra fin aujourd’hui.

Nima Barry pour Guineematin.com

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Guinée : le CNRD annule le prélèvement de 5% sur les salaires des fonctionnaires

14 septembre 2021 à 22 10 56 09569

C’est une bonne nouvelle pour de nombreux fonctionnaires guinéens. Le comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), la junte militaire au pouvoir en Guinée, a décidé d’abroger la décision relative au prélèvement de 5% sur les salaires des fonctionnaires. Les nouvelles autorités guinéennes ont annoncé cette mesure dans un communiqué publié ce mardi, 14 septembre 2021, à la télévision nationale.

« Dans le but d’améliorer les capacités d’achat des ménages, le CNRD informe l’ensemble des fonctionnaires de la fonction publique, de l’abrogation de la mesure du prélèvement des 5% des salaires des fonctionnaires. Le ministère du Budget et celui de l’Economie et des Finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application du président communiqué », a annoncé le porte-parole du CNRD.

Le prélèvement de 5% sur les salaires des fonctionnaires, qui est entré en vigueur fin août dernier, s’inscrivait dans le cadre de l’opérationnalisation de l’institut national d’assurance-maladie obligatoire (INAMO) et de la caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l’Etat (CNPSAE).

Guineematin.com

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Une délégation de l’Ambassade de Guinée aux États-Unis à l’Exposition Minière Internationale de Las Vegas pour rassurer les investisseurs miniers

14 septembre 2021 à 21 09 20 09209

Une délégation de l’Ambassade de Guinée à Washington DC séjourne actuellement à Las Vegas pour représenter la Guinée à l’exposition Minière Internationale de Las Vegas. Cette exposition qui va se dérouler du 13 au 15 septembre 2021 est la plus importante exposition minière du monde. Elle enregistre plus de 1000 participants, dont des équipementiers miniers. Des transactions y sont effectuées pour l’achat d’équipements ainsi que des présentations des dernières innovations dans le secteur.

La délégation de l’Ambassade est composée du Conseiller Économique M. DIALLO Mamadou et de la Responsable Financière Mme TOURE Adama Keita. Joint au téléphone, M. Diallo a expliqué les raisons de la présence de notre Ambassade à cette exposition internationale par la nécessité de rassurer les investisseurs miniers : « Nous sommes à cette exposition à la demande de nos autorités de tutelle qui ont souhaité qu’on profite de cette occasion pour rassurer le milieu des investisseurs miniers. Une délégation du Ministère des Mines devait assister à cette exposition mais les derniers développements survenus dans le pays l’en a empêchée. Il était donc important que notre représentation diplomatique soit présente afin de rassurer le milieu des investisseurs. »

Pour être plus explicite, M. Diallo explique : « Comme vous le savez, à la suite des évènements survenus chez nous, on a enregistré une augmentation du prix de l’aluminium qui s’explique en partie par les inquiétudes des miniers sur les perspectives du pays. Notre pays est devenu deuxième producteur mondiale de bauxite.  Tout événement qui va se passer en Guinée va impacter le cours des prix de l’aluminium. Nous profitons donc de cette tribune pour faire passer le message des nouvelles autorités aux miniers. Notre pays a une longue tradition de protection des investisseurs miniers, la CBG qui est installée depuis les années 1970 n’a jamais arrêté ses activités pour des raisons politiques. En plus, les toutes premières décisions du CNRD ont été de rassurer les sociétés minières installées en Guinée et comme réponse à ces mesures nous avons vu par exemple la réaction du Président de la Chambre des Mines que les sociétés minières sont rassurées par ces premières mesures. Nous essayons donc de profiter de notre séjour ici à Las Vegas pour faire passer ce message ».

Il faut rappeler que cette exposition minière internationale prendra fin le mercredi 15 septembre 2015.

Nima Barry pour Guineematin.com

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Chambre des mines de Guinée : tenue de la session ordinaire du conseil d’administration après l’avènement du CNRD au pouvoir

14 septembre 2021 à 11 11 29 09299

« Evaluation du contexte des opérations minières tel qu’observé depuis les récents évènements. » C’est sous ce thème que la chambre des mines de Guinée a tenu hier, lundi 13 septembre 2021, la session ordinaire de son conseil d’administration. Au cours de cette rencontre -qui s’est tenue au siège de la chambre des mines, à Conakry- il a été question de faire le diagnostic du secteur minier guinéen depuis l’arrivée au pouvoir en Guinée du comité national de rassemblement et du développement (la junte militaire qui a renversé le régime d’Alpha Condé). Et, globalement, un constat satisfaisant a été dressé par les participants à la présente session, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Selon Ismaël Diakité, le président de la Chambre des mines de Guinée, tous les actes encore posés par le CNRD sur le secteur minier sont louables et rassurants.

Ismaël Diakité, président de la chambre de mines de Guinée

« Pour cette session ordinaire, on a pratiquement un seul point à l’ordre du jour : celui d’évaluer le contexte des opérations minières tel qu’observé depuis les récents événements (le coup d’Etat contre Alpha Condé). Le constat général que nous faisons, c’est que le secteur minier a été soulagé de toutes les flexibilités qui ont été mises en place pour que les opérations minières puissent continuer sans heurts. Et, au-delà de ça, nos investisseurs ont été rassurés sur le fait que les conventions qui sont en place vont être préservées. Et donc, tout ceci crée une certaine confiance et une certaine volonté de continuer à travailler pour soutenir l’économie guinéenne… L’analyse que nous pouvons faire aujourd’hui est  qu’il y a un  certain nombre de décisions qui ont été prises et qui vont dans le très bon sens. L’assouplissement du couvre-feu nous a permis de continuer à faire travailler nos équipes sur le terrain, l’ouverture des frontières terrestres, maritimes et aériennes qui nous permet de continuer à explorer, à faire venir les travailleurs et à faire importer tous les équipements et les matériaux dont on a besoin pour conduire les opérations minières. Et, au-delà de ça, tout le contexte sécuritaire qui a été créé dans les bassins miniers et qui crée vraiment un apaisement au niveau non seulement des travailleurs, mais aussi chez les communautés environnantes. Donc, nous sommes rassurés et nous sommes confiants. Et, pour nous, ce sont de nouvelles perspectives qui vont nous permettre d’engager des investissements plus importants pour que le secteur minier puisse soutenir l’économie et la population guinéenne », a indiqué Ismaël Diakité.

A en croire le président de la Chambre des mines de Guinée, le CNRD fait preuve d’une volonté qui met en confiance les responsables du secteur minier, notamment les directeurs généraux et les investisseurs auxquels ils rendent compte. Et, « cela va permettre de maintenir le volume d’exportation et éviter la perte des emplois ».

D’ailleurs, Ismaël Diakité promet que la Chambre des mines qu’il dirige sera représentée le 16 septembre prochain à la rencontre de concertation à laquelle le CNRD a convié tous les responsables d’entreprises minières en Guinée.

« Au niveau de la chambre des mines, on a fait le décompte de ceux qui sont en opération et de ceux qui sont en développement. Donc, sur les 57 membres de la de la chambre des mines de Guinée, certainement il y aura une quinzaine, en tout cas pas plus d’une vingtaine, qui vont être présents, en particulier les responsables des compagnies qui sont en opération dans le domaine de la bauxite, de l’or et du fer. Ceux qui sont en phase de développement également sur le terrain, autrement dit en phase de construction et qui ont dépassé la phase d’exploration », a précisé Ismaël Diakité.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 67 36 81

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AMI : Recrutement d’un Assistant technique au niveau local pour appuyer la mise en œuvre du projet d’assistance technique à l’emploi des jeunes en République de Guinée

13 septembre 2021 à 19 07 17 09179

RÉPUBLIQUE DE GUINÉE

Travail – Justice – Solidarité 

MINISTERE DU PLAN ET DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

UNITE DE COORDINATION ET D’EXECUTION DES PROJETS (UCEP)

PROJET D’ASSISTANCE TECHNIQUE A L’EMPLOI DES JEUNES (PATEJ)

AVIS A MANIFESTATION D’INTERET

 SERVICES DE CONSULTANTS (Individuel)

 

Secteur                                                           : Développement social

Référence de l’accord de de don FAT             : 5900155016367

N° de Projet                                                        : P-GN-I00-009

Date de l’avis                                                     : 10 septembre 2021

Intitulé de la mission                                         : Recrutement d’un Assistant technique au niveau local pour

appuyer la mise en œuvre du projet d’assistance technique à l’emploi des jeunes en République de Guinée.

Le Gouvernement de la République de la Guinée a reçu un financement du Groupe de la Banque Africaine de Développement  afin de soutenir le coût du Projet d’assistance technique à l’emploi des jeunes (PATEJ), et a l’intention d’utiliser une partie des sommes accordées au titre de ce don pour financer le contrat des services d’un consultant individuel, assistant technique au niveau local, pour appuyer la mise en œuvre du projet d’assistance technique à l’emploi des jeunes en République de Guinée.

Les services prévus au titre de cette prestation comprennent :

  • Appui au processus de renforcement du cadre réglementaire et institutionnel pour l’emploi et l’entreprenariat des jeunes à travers l’élaboration de la Politique Nationale de l’Emploi (PNE) et du Renforcement du dispositif de mise en œuvre de la PNE ;
  • Soutien au processus d’amélioration de l’employabilité des jeunes afin de renforcer le cadre institutionnel de l’enseignement technique, professionnel, en gestion des projets de développement et en appui technique à l’entreprenariat des jeunes.

Le consultant devra posséder les qualifications et expériences suivantes :

  • Avoir au Minimum un Master I ou équivalent en sciences économiques ou en particulier en économie du développement, en analyse macroéconomique et sectorielle ou en économie du travail ;
  • Justifier d’une formation complémentaire en matière d’élaboration de politique nationale de l’emploi et de l’emploi des jeunes et de programmation sur l’emploi et l’emploi des jeunes ;
  • Justifier d’une expérience d’au moins cinq (5) ans dans l’appui aux politiques nationales de l’emploi, et aux programmes emploi des jeunes ;
  • Justifier d’une connaissance de base du cadre juridique, politique et économique de la Guinée ;
  • Justifier d’une expérience de trois (3) années de travail pertinente en lien avec les politiques nationales de l’emploi et les programmes emploi des jeunes ;
  • Une expérience de deux (2) années de travail avec les Ministères en charge de l’emploi et du travail, de la formation professionnelle, des services publics de l’emploi, et des départements sectoriels est un atout majeur ;
  • Avoir une expérience de trois (3) années de travail dans un projet financé soit par la BAD, le PNUD ou du BIT ou un autre partenaire technique et financier (PTF) de la Guinée serait un atout ;
  • Justifier d’une très bonne maîtrise du français écrit et parlé, et avoir des capacités de rédaction, de communication et de coopération avec divers acteurs.
  • Compétences de haut niveau en planification, organisation et gestion du temps, y compris la flexibilité, le souci du détail et la capacité à travailler sous pression pour respecter les échéances changeantes.

Les consultants seront évalués sur la base de leurs dossiers de candidature, suivant les critères et le barème de notation ci-après :

Critères Score
I. Qualifications générales et formation en adéquation avec la mission (Master I en sciences économiques ou en particulier en économie du développement, en analyse macroéconomique et sectorielle ou en économie du travail) 10
Moins de BAC + 4 0
Au moins BAC + 4 10
II. Expériences générales de cinq (5) années dans la réalisation de missions d’appui aux politiques nationales de l’emploi et aux programmes emploi des jeunes. 20
Moins de 5 ans d’expérience 0
Au moins 5 ans d’expérience 20
III. Expériences spécifiques en lien avec les politiques nationales de l’emploi et les programmes emploi des jeunes.

–       Avoir participé à des missions en lien avec les politiques nationales de l’emploi et les programmes emploi des jeunes : 10 points par mission similaire

40
IV. Expérience de travail dans un projet financé soit par la BAD, le PNUD, le BIT ou un autre partenaire technique et financier (PTF) de la Guinée.

–       5 points par projet

15
V. Expérience de travail avec les Ministères en charge de l’emploi et du travail, ou de la formation professionnelle, ou des services publics de l’emploi, et des départements sectoriels 5
–       Oui 5
–       Non 0
VI. Connaissance linguistique et informatique 5
–     Connaissance du français 2.5
–     Connaissance informatique (Word, Excel, PowerPoint, Internet) 2.5
VII. Connaissance du contexte socio-économique et de l’environnement de l’emplois jeunes 5
–     Si Guinée 5
–     Si Afrique de l’Ouest 3
–     Si Afrique subsaharienne 2
–     Autres 0
TOTAUX 100

Le score minimum requis pour être sélectionné est de 70 points sur 100. Le candidat classé premier dont la note totale est égale ou supérieure au score minimum ci-avant cité sera invité à négocier un contrat. Au cas où des consultants seront classés 1er ex-aequo, le candidat ayant le plus grand nombre de missions évaluées pour le critère III sera sélectionné.

Le consultant retenu devra fournir les documents suivants : une ou les copies légalisée(s) du ou des diplômes et les copies légalisées des attestations de travail des employeurs et des attestations de service fait délivrées par le Client, et les preuves complémentaires de qualification et d’expériences jugées nécessaires.

L’Unité de Coordination et d’Exécution des Projets (UCEP) du Ministère du Plan et du Développement Économique invite les consultants à présenter leur candidature en vue de fournir les services décrits ci-dessus. Les consultants intéressés doivent produire les informations sur leur capacité et expérience démontrant qu’ils sont qualifiés pour les prestations (CV détaillé, copies de diplômes et attestations de formations, références de prestations similaires, expériences dans des missions comparables accompagnées des preuves de réalisation notamment des attestations de services faits délivrées par le Client, certificats de travail des employeurs, etc.) Pour chaque mission similaire, les consultants devront présenter les informations suivantes : le nom et le descriptif de la mission, le pays où a été exécutée la mission, le nom du client, la date et la durée de la mission, le coût du projet en lien avec la mission, ainsi que les performances du projet réalisé.

Les critères d’éligibilité, l’établissement de la liste restreinte et la procédure de sélection seront conformes au « Cadre de passation des marchés pour les opérations financées par le Groupe de la Banque », Edition octobre 2015 de la Banque Africaine de Développement, qui est disponible sur le site web de la Banque à l’adresse : http://www.afdb.org.

Les consultants intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires et les termes de références à l’adresse mentionnée ci-dessous, aux heures d’ouverture de bureaux, du lundi au vendredi, de 8h00 à 16h30.

Les expressions d’intérêt doivent être déposées à l’adresse ci-après, ou transmises par courrier électronique en version PDF avec la mention « Recrutement d’un Assistant technique au niveau local pour appuyer la mise en œuvre du projet d’assistance technique à l’emploi des jeunes en République de Guinée – avis à manifestation d’intérêt n°001 » au plus tard le 01er octobre 2021 à 12h00 minutes GMT.

Ministère du Plan et du Développement Économique

Unité de Coordination et d`Exécution des Projets.

À l’attention : Monsieur Abdoulaye Wansan BAH,

Coordonnateur de l’UCEP

Immeuble MAB, 1er étage près de l`Hôtel du Golf

Minière, Commune de Dixinn-Conakry-Rép. de Guinée.

Tel : +224 62 00 39 69 / 622 42 43 98 / 623 26 14 96

E-mail: [email protected]

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Éviction d’Alpha Condé : la chambre de commerce de Matam salue le courage et le professionnalisme de la junte

13 septembre 2021 à 14 02 00 09009

Dans une déclaration publiée ce lundi, 13 septembre 2021, la chambre communale de commerce, d’industrie et d’artisanat de Matam, s’est prononcée sur le coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé. Les commerçants ont salué le courage et le professionnalisme de la junte militaire qui a pris le pouvoir après avoir arrêté l’ancien chef d’Etat guinéen. Ils ont aussi émis le souhait de discuter avec les nouvelles autorités pour trouver les voies et moyens d’atténuer le coût du panier de la ménagère.

Guineematin.com vous propose ci-dessous leur déclaration :

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UBA enregistre une croissance des revenus de 33% en glissement annuel et annonce un dividende intérimaire de 20 000 par action

13 septembre 2021 à 8 08 23 09239

La principale institution financière d’Afrique, United Bank for Africa (UBA) Plc, a annoncé ses résultats financiers semestriels audités pour le semestre clos le 30 juin 2021, montrant une croissance impressionnante dans toutes les principales lignes de revenus et indicateurs de performance.

L’institution financière panafricaine a enregistré une croissance de 33,4% de son bénéfice avant impôts qui est passé à 76,2 milliards de nairas (185,5 millions de dollars) en juin 2021, contre 57,1 milliards de nairas (139,1 millions de dollars) enregistré au cours de la même période de 2020, se traduisant par un rendement annualisé des capitaux propres moyens de 17,5% contre14,4%  une année auparavant.

Cette prouesse a été atteinte malgré l’environnement commercial et économique difficile qui a été occasionné par la lenteur des activités suite au confinement mondial lié à la pandémie de Covid-19.

Les résultats enregistrés auprès de la Bourse nigériane ont montré que le profit après impôts du Groupe s’élevait à 147,5 millions de dollars, soit une augmentation significative de 36,3 % par rapport aux 108,2 millions de dollars enregistrés au premier semestre 2020, tandis que le résultat brut est passé à 769,6 millions de dollars contre 732,0 millions de dollars au mois de juin 2020 soit une croissance de 5%.

Au 30 juin 2021, l’actif total du Groupe a franchi la barre des 19,5 milliards de dollars pour atteindre 20,2 milliards de dollars contre 18,7 milliards à la fin de l’exercice 2020. Les dépôts des clients ont également franchi la barre des 14,6 milliards de dollars, augmentant de 7,4 % pour atteindre 14,8 milliards de dollars au cours de la période considérée, contre 13,8 milliards de dollars en décembre 2020.

Les fonds propres du Groupe sont restés solides se chiffrant à 1,83 milliard de dollars contre 1,76 milliard de dollars en décembre 2020, reflétant sa forte capacité de génération de capital interne. Conformément à la culture de la banque consistant à verser à la fois un dividende intérimaire et final en espèces, le Conseil d’administration d’UBA Plc a déclaré un dividende intérimaire de 20 kobo par action pour chaque action ordinaire de 50 kobo détenue par ses actionnaires.

Le directeur général du groupe UBA, M. Kennedy Uzoka, s’est félicité de la performance de la banque au premier semestre de l’année, en déclarant : « Ce premier semestre a été solide pour nous, car la reprise économique mondiale a dépassé les attentes, créant un effet positif sur la confiance des consommateurs et des entreprises, l’épargne et les activités d’investissement. Nous avons constaté que cela avait un impact positif sur notre entreprise, alors que nous continuions à tirer parti de nos principaux leviers stratégiques – les personnes, les processus et la technologie, et notre philosophie du client d’abord, pour révolutionner l’expérience client chez UBA. »

Il a ajouté que l’investissement de la banque dans le reste de l’Afrique (excl. Nigeria) continue de donner de bons résultats pour le groupe. Selon lui « les avantages de la diversification panafricaine des activités du Groupe sont une fois de plus évidents, avec une croissance des bénéfices bruts et des revenus d’intérêts de 5,1 % et 8,3%  respectivement, malgré l’environnement de faible rendement de notre plus grand marché, le Nigeria. Nous réalisons des progrès remarquables dans notre stratégie qui positionne progressivement UBA comme la banque de choix sur le continent, grâce à notre accent sur l’innovation technologique et la meilleure expérience client. »

Poursuivant, le DG du groupe a souligné que la banque reconnaît les effets de grande envergure de la pandémie sur les entreprises du monde entier et reste concentrée sur sa promesse de toujours fournir à nos clients les meilleures expériences bancaires possibles. « Notre performance H12021 reflète nos efforts progressifs pour tirer parti de la forte dynamique avec laquelle nous avons commencé l’année. En tant qu’organisation axée sur les objectifs, nous restons déterminés dans notre quête d’une croissance soutenue de l’acquisition de clients, des volumes de transactions et du bilan, alors que nous consolidons notre position sur le marché comme « Africa’s Global Bank » dans les années à venir, améliorant ainsi les moyens de subsistance à travers le continent »,  a fait observer Uzoka.

Le directeur financier du groupe UBA, Ugo Nwaghodoh, a pour sa part noté que l’objectif de la banque est d’améliorer sensiblement la qualité des bénéfices tout en maintenant un levier d’exploitation positif ainsi qu’une qualité d’actifs de premier ordre. « Le Groupe a enregistré un RoAE de 17,5% (contre 14,4% au S1 2020) et un NIM de 5,8% (contre 5,4% au H12020) alors que nous avons joué avec diligence dans l’environnement de rendement volatil pour le meilleur rendement de nos actifs productifs d’intérêts. La position de capital est restée solide, avec des ratios de solvabilité et de liquidité de 24,9 % (22,4 % au premier semestre 2020) et 58,3 % (58,2 % au premier semestre 2020). , suffisamment solide pour soutenir nos ambitions de croissance », a-t-il déclaré. 

Le GCFO a souligné que même si l’environnement opérationnel reste largement incertain et volatil, malgré une amélioration marquée du stress macroéconomique induit par Covid-19, UBA continuera à renforcer sa résilience grâce à son modèle d’entreprise géographiquement diversifié pour soutenir la croissance des bénéfices bruts du Groupe. 

« Nous restons attachés à nos objectifs respectifs de croissance du RoAE et des dépôts de 18% et 15% pour l’exercice 2021, alors que nous continuons d’investir dans des opportunités de croissance dans nos zones d’opération, tout en gérant prudemment le capital et le bilan », a déclaré Nwaghodoh. 

United Bank for Africa Plc est une institution financière panafricaine de premier plan, offrant des services bancaires à plus de vingt-cinq millions de clients, dans plus de 1 000 bureaux d’affaires et points de contact client, dans 20 pays africains. Avec une présence aux États-Unis d’Amérique, au Royaume-Uni et en France, UBA connecte les personnes et les entreprises à travers l’Afrique par le biais de la vente au détail ; banque commerciale et d’entreprise; paiements et envois de fonds transfrontaliers innovants ; financement du commerce et services bancaires auxiliaires.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Un commerçant interpelle les nouvelles autorités guinéennes : « ne suivez pas le chemin de l’ancien régime »

11 septembre 2021 à 11 11 48 09489
Mamadou Baïlo Sow, commerçant à Madina

Les réactions continuent de se faire entendre en Guinée, suite au coup d’Etat militaire du 5 septembre 2021, qui a renversé le président Alpha Condé. En plus des organisations politiques et de la société civile, des particuliers se sont également entendre sur ce sujet d’actualité. C’est le cas notamment de Mamadou Baïlo Sow, commerçant au grand marché de Madina.

Dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, il a adressé des doléances à la junte militaire au pouvoir. Il demande notamment aux nouvelles autorités guinéennes de ne suivre le chemin emprunté par le régime d’Alpha Condé qui, dit-il, a causé du tort à de nombreux commerçants guinéens. Il souhaite que l’équipe du colonel Mamady Doumbouya facilite à tous les commerçants l’exercice de leurs activités.

« L’ancien régime a favorisé la concurrence déloyale, puisqu’il a notamment interdit l’importation du riz dans les conteneurs. Ce qui a défavorisé les petits importateurs. Pourtant, le commerce ressemble à une forêt, si vous coupez les petits arbres en ne laissant que les grands, la forêt n’aura finalement plus de valeur. Les Libanais étaient plus favorisés par rapport aux commerçants guinéens, ce qu’ils disaient aux autorités, c’est ce qu’elles faisaient, nous souffrons beaucoup ici à cause d’eux. Ils fixent les prix comme ils veulent et nous, on ne peut pas faire comme eux, car ils importent plus que nous.

C’est pourquoi, je demande aux nouvelles autorités de ne pas suivre le chemin de l’ancien régime. Ils doivent nous laisser importer le riz dans les conteneurs. Car si le riz se fait rare sur le marché, cela va entraîner la hausse des prix. Donc, nous voulons que les nouvelles autorités ouvrent la porte à tous ceux qui peuvent importer le riz. Nous leur demandons aussi de contrôler ceux qui ont des petites et moyennes entreprises pour les amener à mettre tous les commerçants sur le même pied d’égalité », a sollicité le commerçant.

Mamadou Baïlo Sow propose également la mise en place d’une structure composée de commerçants, d’administrateurs, de gendarmes et policiers ainsi que de journalistes, pour pouvoir veiller sur les prix.

Mariame Diallo pour Guineematin.com

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Gel des comptes bancaires : la BCRG précise qui sont les cadres concernés par la mesure

10 septembre 2021 à 18 06 07 09079

On connaît maintenant qui sont les cadres du régime Alpha Condé concernés par le gel des comptes bancaires annoncé hier soir par le CNRD, la junte militaire qui a renversé l’ancien président guinéen.

Il s’agit des secrétaires généraux, chefs de cabinet et DAF des ministères, les directeurs nationaux et les directeurs nationaux adjoints, le directeur général des impôts et son adjoint, le directeur général des douanes et son adjoint, le directeur général du trésor et de la comptabilité publique et son adjoint, le directeur général du budget et son adjoint.

C’est la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) qui l’a fait savoir dans un communiqué publié ce vendredi, 9 septembre 2021. Elle a demandé aux Banques primaires de veiller au respect scrupuleux de cette mesure.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le courrier de la BCRG :

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UBA Guinée lance les « UBA Business Series »

9 septembre 2021 à 17 05 03 09039

Dans sa stratégie d’accompagnement de petites et moyennes entreprises, la banque UBA Guinée lance les « UBA Business Series », qui est un panel de discussion en ligne avec ses clients en particuliers et le grand public en général.

Se déroulant chaque mois, « UBA Business Series », est une initiative de renforcement des capacités de la banque, où des experts, leaders et chefs d’entreprise bien connus dans leur domaine, partageront leur connaissance avec une audience essentiellement constituée de petites et moyennes entreprises.

La première édition se tiendra le Jeudi 16 Septembre 2021 sur la page Facebook de UBA Guinée et aura comme invitée spéciale, Mme Maimouna Barry Baldé, Directrice Générale de NSIA Assurances.

Le thème de cette édition de la série est « Les enjeux de l’assurance pour les banques ».

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La BCRG va-t-elle finir par règlementer les Etablissements Financiers islamiques en Guinée ?

31 août 2021 à 11 11 07 08078
Ibrahim Mansaré, consultant en Finance Islamique

Une réflexion de M. Mansaré Ibrahim, Consultant en Finance islamique, par ailleurs secrétaire général adjoint de l’Association Guinéenne pour la Promotion de la Finance Islamique en Guinée (AGFI). L’article vise à mettre en lumière l’extrême urgence pour la régulation de la finance islamique en dégageant l’importance et la nécessité d’une réglementation qui favorisera l’émergence économique. Il met également, l’accent sur les potentiels et les atouts que celle-ci peut apporter à la stabilité financière après sa réglementation afin de promouvoir l’accès à l’investissement tout en favorisant une croissance forte à long terme en Guinée.

Selon l’auteur, le secteur de la finance islamique vient au secours de la finance mondiale depuis précisément la crise estivale de 2008. Cette finance a connu une forte croissance à travers le monde et pourrait atteindre sans doute environ 2 900 milliards d’euro à l’horizon 2021. Le système de cette finance participative retient pour principales valeurs, la justice, l’équité, la transparence et la responsabilité sociale de l’investissement.

Du fait que cette finance partitive ne soit pas contestée par l’Europe, l’Asie et le monde entier qui s’y intéressent inlassablement, les grands économistes et les institutions financières internationales telles que la Banque Mondiale et le Fond Monétaire International (FMI) recommandent aux Etats d’Afrique d’en faire un modèle de gouvernance économique.

C’est pourquoi, nous les spécialistes devront faire des propositions pertinentes afin que l’Etat s’intéresse à cette finance socialement responsable et prometteuse pour contrecarrer la précarité, la pauvreté et le chômage.

Ces principes sont entre autres, d’après Ibrahim Mansaré, cette finance est participative et couvre l’ensemble des transactions et produits financiers conformes aux principes du droit d’affaires musulman. Elle respecte fondamentalement le principe de partage des pertes et des profits (PPP). Elle est aussi fondée sur l’interdiction de l’intérêt, la spéculation et de l’incertitude. Elle prohibe Également l’investissement dans l’économie boursière et toutes activités considérées comme illicites telles que (tabac, jeu de hasard, etc.).

De nos jours, l’Afrique compte plus de cent Banques islamiques, quarante-quatre Compagnies d’Assurances islamiques (Takaful), trente-six Institutions de micro finance Islamique, une dizaine des fonds islamiques et autres. Cependant, le constat démontre que l’Etat guinéen, malgré cette opportunité incontournable pour mobiliser des fonds au niveau régional qu’international, la Guinée n’en profite pas.

Quel modèle d’intégration de la finance islamique dans l’écosystème économique guinéen?

A rappeler qu’en Guinée, nous avons une Banque islamique depuis 1983 et récemment, quelques fenêtres islamiques dans certaines banques conventionnelles de la place. Il faut impérativement que l’institut régulateur (BCRG), élabore un cadre réglementaire spécifique à ce type de finance innovatrice et participative à la stabilité économique du pays. Développer et régulariser une politique de gouvernance demeure urgente s’impose réellement. Vu que cette finance ne peut prospérer sans un environnement règlementé, ce manque de réglementation fait perdre à la Guinée assez d’opportunités d’investissement dont les pays voisins en bénéficient royalement. La gouvernance nécessite la mise en place d’un ensemble de mesures et de dispositifs pour instaurer un climat de confiance, de transparence et de responsabilité indispensable pour promouvoir des investissements à long terme.

En tout état de cause, la finance islamique a deux obligations en termes de gouvernance pour son fonctionnement et sa mise en place propice et correcte. Elle ne peut prospérer sans ces deux standards fondamentaux dans un pays laïc. Elle est conforme à un couple de lois plus précisément le droit d’affaires islamiques et le droit d’affaire conventionnels dans un environnement adéquat et approprié.

La BCRG va-t-elle à l’épreuve de la règlementation des institutions financières islamiques

Je recommande à ce que la BCRG associe à l’expertise des spécialistes guinéens, un cabinet international spécialisé afin d’avoir un cadre réglementaire approprié et adapté. Toutefois, il faut en amont, anticiper la mise en place provisoire de certaines circulaires et des instructions pour aider les établissements exerçant la finance islamique en Guinée de se conforme aux normes et aux préceptes de la finance islamique. En outre chercher des compétences en termes d’implémentation de la gouvernance de conformité aux principes de la finance islamique au niveau central en Guinée.

Par expérience, la Banque Islamique de Développement (BID) a toujours œuvré pour l’apport technique et financier aux pays qui veulent règlementer et régulariser le secteur de la finance islamique. A cet effet, la Guinée n’aurait qu’à formaliser sa demande administrative pour bénéficier des opportunités financières et techniques.

En somme, l’État Guinéen devrait envisager le lancement des Sukuk souverains pour mobiliser plus de fonds pour le développement des infrastructures et des industries de qualité avec des coûts raisonnables, moins de risques et très attractifs pour aller au-delà de nos bailleurs de fonds traditionnels. Les Sukuk sont aussi à même de contribuer à accroître la stabilité financière de notre pays ainsi que l’amélioration du PIB et la croissance des indicateurs macroéconomiques du pays dans une dynamique d’émergence socio-économique plus large, une croissance forte et profitable pour le pays.

Ibrahim Mansaré, consultant en Finance Islamique, secrétaire Général Adjoint de l’Association Guinéenne pour la promotion de la Finance Islamique en Guinée (AGFI)

Courriel : [email protected]

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Hausse du prix du carburant en Guinée : une autre lecture

16 août 2021 à 8 08 26 08268

Libre Opinion : Les autorités politiques du pays ont procédé à l’augmentation de 22,2% du prix de carburant à la pompe dans ce contexte difficile marqué par l’apparition de la Covid-19 et ses conséquences macroéconomiques dans le pays depuis son apparition le 12 mars 2020. A notre humble avis, cette décision s’expliquerait par les difficultés rencontrées par l’Etat guinéen dans le cadre de la collecte des ressources budgétaires en raison de la baisse de l’activité économique mais aussi la faiblesse du niveau d’exécution des dépenses publiques qui sont d’ailleurs fondamentales pour la relance de l’économie nationale post Covid-19 à en croire la théorie keynésienne portant sur le multiplicateur des dépenses publiques.

D’entrée de jeu, il convient de souligner que cette hausse du prix du carburant que nous avons enregistré ces derniers jours résulterait certainement de la hausse du prix du brut entre janvier 2020 et juin 2021 où le prix moyen s’est fixé à USD 60,04. Même si le prix du brut a fléchi en avril 2020 pour se situer à USD 18,38, il va de soi qu’il a connu une hausse vertigineuse en juin 2021 pour atteindre USD 73,15 contre USD 70,24 ce dimanche 15/08/2021 au moment de la clôture des marchés financiers. C’est pourquoi nous pensons qu’il est important de reformer les systèmes de régulation des prix domestiques des produits pétroliers de manière à assurer la flexibilité en fonction de la fluctuation du cours du baril au niveau international.

Etant donné que la hausse des prix à la pompe est un sujet très sensible en République de Guinée, le gouvernement a sondé la population pendant un laps de temps pour étudier son éventuel comportement avant de prendre une telle décision et éviter ainsi la résistance sociale face à cette politique susceptible de pénaliser les pauvres. A en croire le ministre des hydrocarbures ainsi que le gouvernement de la Banque Centrale, le maintien du prix du carburant à la pompe à GNF 9 000 dans ce contexte où le prix du baril ne fait que monter en raison de la reprise modérée de l’activité économique mondiale, aura un impact considérable sur le budget de l’Etat qui en supportera les coûts, ce qui peut en retour conduire à une réduction des dépenses sociales.

L’objectif de cette analyse est d’éclairer la lanterne de l’opinion publique et les autorités politiques sur les véritables enjeux des réformes à entreprendre à notre humble avis, pour minimiser l’impact de cette hausse du prix du carburant à la pompe qui a du mal à passer auprès des ménages guinéens notamment les chauffeurs de taxi.

L’essentiel des statistiques fournies est le résultat du recoupement de diverses données officielles du Ministère de l’économie et des finances (cf. Instruction n° 0012 MEF/CAB du 03 août 2021) mais aussi du Ministère des hydrocarbures à travers ses multiples tableaux élaborés par le Comité Paritaire des Prix des Produits Pétroliers de l’Office National des Pétroles.

De la particularité de la toute dernière structure prix du carburant :

L’analyse de la nouvelle structure du prix du carburant à la pompe parut le 03/08/2021 indique une petite variation du prix d’entrée de l’essence (composante des hydrocarbures très consommée en République de Guinée) de 4,7% passant de GNF 5 683,28 en juillet 2021 à GNF 5 953,37 en août 2021 (soit 54,1% du prix du détail), ayant ainsi occasionné, un accroissement systématique de toutes les taxes et marges revenant à l’Etat guinéen même si les proportions sont restées constantes sur la période sous-revue. C’est dans ce contexte que les droits de portes se sont accru de 333,0% [(+333,0% = (1 360,71/314,21-1)] en raison de la hausse de des droits de douanes de 955% [(+955,0% = (1 141,20/108,17) -1]. De même, la TSPP (passée GNF 0 pour les mois précédents à GNF 128), la Redevance d’Entretien Routier [+100% = (500/250) -1)], la TVA collectée [+23,0%= 1628,47/1323,45) -1] ont également connu des hausses vertigineuses pour atteindre 1 990, 85. A ce montant s’ajoute l’arrondi de GNF 0,45 ce qui correspond à 1191,3 sensiblement égale aux GNF 2 000 (écart entre les GNF 11 000 et les GNF 9 000). Entre temps, les miniers, les ambassades ainsi que l’EDG et la SEG achètent de l’essence comme le gasoil à moins de 9 300.  De plus, les intermédiaires (distributeurs, transporteurs et les détaillants) n’ont pas vu leur marge augmenter au cours de cette revue à la hausse du prix du carburant à la pompe ; car, ils continuent toujours à percevoir respectivement GNF 555, GNF 550 et GNF 300. Et, cela, depuis 2018 ; soit, un total de GNF 1405 (12,7% du prix du détail contre 15,6% quand le prix du carburant à la pompe était à GNF 9 000).

Du coup, on se rend compte que l’Etat guinéen percevrait une part importante du prix du carburant à la pompe à travers ses taxes et marges (GNF 3 641,37/litre soit 33,1% du prix du détail, sauf erreur ou mauvaise interprétation de la structure du prix du carburant à la pompe). A en croire les autorités, ce montant équivaut à l’éventuelle subvention de l’Etat sur le carburant au moment où on vendait le carburant à GNF 8 000. Selon le ministre des hydrocarbures, cette même subvention dépassait GNF 600 millions entre avril et juillet 2021. Fort malheureusement, la structure du prix ne montre en aucun cas une ligne de subvention pour la population, on constate plutôt une baisse des tarifs pour les ambassades, les miniers, la SEG et l’EDG. Les questions que nous nous posons dans tout ça sont les suivantes : pourquoi l’Etat guinéen taxerait-il un produit qu’il subventionne ? Quelle est la part réelle de cette subvention dans le prix du brut ?

Le principal problème de l’économie guinéenne est qu’elle n’est pas encore engagée dans des stratégies de diversification de son économie à travers des plans pluriannuels de développement prévoyant ainsi des investissements publics dans des grands projets d’infrastructure et dans le domaine social afin de pallier à cette forte dépendance budgétaire envers la TSPP. Il convient toutefois de saluer les reformes mises en place par le ministère du budget à travers ces Centres de Gestion Agrées (CGA) dans le cadre de la formalisation du secteur informel, la réorganisation de la DNI à la suite d’un diagnostic stratégique impliquant divers partenaires nationaux et étrangers et l’assistance du FMI, le paiement des impôts, taxes et redevances dus à l’Etat par virement bancaire etc.   

Enfin, l’augmentation des prix des produits de consommation courante (en particulier les produits alimentaires) est une donnée à surveiller dans les prochains jours dans l’ensemble du pays car elle affecte directement les populations et peut être une raison de mécontentement populaire.

De la résistance opposée par certains agents économiques :

Malgré que l’Etat guinéen ait communiqué sur le prix du transport, les chauffeurs de taxi notamment ceux de la capitale Conakry ont décidé de boycotter cette décision émanent des autorités en bravant cette mesure et en passant outre. Et pourtant, ces mêmes chauffeurs de taxi ont dû longtemps profité lorsque le prix du tronçon était à GNF 1 300 au moment où le prix du carburant à la pompe valait GNF 9 000 en raison de l’absence dans la circulation fiduciaire des petites coupures non imputable forcément aux autorités monétaires qui ont continuer à les produire pour pallier à ce problème que nous connaissons aujourd’hui mais la plupart des agents économiques ont parfois eu du mal à les accepter lors des opérations de retraits dans les guichets des banques primaires, chacun préférant ainsi les grandes coupures en dehors des périodes fête.

Toujours est-il vrai de souligner que le niveau de vie de la plupart des guinéens ne fait que baisser en raison surtout de la baisse l’activité économique attribuable à la Covid-19 qui a causé à un moment donné un arrêt brusque de certaines activités économiques notamment le transport aérien donc des agences de voyage, le tourisme, la culture (suspension des concerts dédicaces, voyages etc.). Ces chauffeurs de taxi n’ont pas été à la marge de cette pandémie car, parfois obligés de limiter leur déplacement et/ou de facturer doublement les tronçons pour survivre aux différents barrages et arrêts mis en place par certains policiers qui sont parfois très emmerdant de telle sorte qu’ils les dépouillent de tout leur avoir en fin de journée.       

A notre humble avis, cette augmentation quoique pour le moment mal justifiée par les autorités politiques durant cette période de pandémie (présence de virus Lassa, Marbourg et Covid-19) ne nécessite en aucun cas l’augmentation du prix du transport dans la capitale Conakry car, d’après nos calculs, le tronçon passe de GNF 1 300 à GNF 1 584 désormais.

S’agissant de l’intérieur du pays, nous pensons que la détérioration de la qualité de nos routes requiert impérativement un léger ajustement à la hausse du prix du transport car les conducteurs de taxi, minibus et bus enregistreront un niveau de consommation énorme sur ces routes qui mènent à l’intérieur du pays. Hélas, depuis plus de 2 ans, Conakry est quasiment coupé de l’intérieur du pays durant l’hivernage de telle sorte que les quelques chauffeurs de camions, bus, taxi et minibus qui se hasardent à emprunter les routes font parfois plusieurs jours avant d’arriver à destination alors qu’avant cette situation, ils ne faisaient que moins de 12h sur certaines routes (cas de chez-moi à Yembering).        

De l’argument développé par le gouvernement sur cette hausse du prix du carburant :

Si de nos jours, les autorités politiques du pays ont comparé le prix pratiqué à la pompe en Guinée à ceux de nos pays voisins notamment le Sénégal et la Cote d’Ivoire ayant enregistré des PIB respectifs de 23,58 milliards USD et 58,54 milliards USD en 2019 contre 12,3 milliards USD (2019), c’est juste une erreur d’appréciation de la réalité car ces différents pays cités ont non seulement un taux de change fixe par rapport à l’Euro (donc une monnaie forte), mais aussi et surtout ils ne courent pas le risque de dépréciation du FCFA et de l’inflation. De plus, de la même manière dont ils nous dépassent en PIB (quasiment le double du PIB guinéen pour le Sénégal et le quintile pour la Cote d’Ivoire), leur revenu par habitant dépasse celui des guinéens. Ce qui fait qu’un tel prix n’affecterait en rien leur niveau de consommation habituelle.     

De l’autre côté, notre monnaie s’est dépréciée de l’ordre de 60% entre 2011 et 2021 selon le Gouverneur de la Banque Centrale. De plus, le taux de change s’est chiffré en moyenne à fin mai 2021 à GNF 9 798 contre un dollar américain et GNF 11 904 contre un Euro, soit des dépréciations nominales de respectivement face au dollar américain et à l’Euro de 3,6% et 14,5%.  Ce qui veut dire que sur la période concernée, le Franc Guinéen a perdu 3,6% de sa valeur par rapport au dollar américain et 14,5% par rapport à l’euro en glissement annuel. Ceci pourrait expliquer probablement la supériorité du prix pratiqué par les pays cités ci-dessus au détriment du notre.

Par ailleurs, les perturbations de l’activité économique suite à l’avènement de la Covid-19 couplés avec les mouvements sociaux liés aux élections présidentielles de 2020 et de ses avatars ont bloqué à un moment donné le circuit économique et influencé le volume des exportations du pays tout en occasionnant une hausse des prix des denrées alimentaires de première nécessité. Ces évènements ont causé également l’arrêt de la production dans plusieurs secteurs économiques occasionnant ainsi la baisse systématique des recettes de l’Etat.    

Quelques pistes de solution :

Nous ne saurons terminer cette petite analyse sans pour autant apporter quelques pistes de solutions comme tout guinéen soucieux du devenir de son pays.  

  • Les autorités politiques devraient assurer le développement du secteur du transport indispensable pour l’accroissement de recettes du pays. Par ailleurs, si aujourd’hui ce secteur semble être délaissé par le secteur privé tout comme l’Etat, c’est parce qu’en dépit des efforts fournis par ce dernier, les populations n’accordent point d’importance à ces biens qu’ils considèrent propre à l’Etat et qu’ils détruisent à la moindre manifestation. De plus, aucune gestion sérieuse n’a été faite des différents bus qui nous ont été offerts de par le passé. Tout est laissé dans un laxisme total pour preuve, aucune sanction n’a été prononcé à l’encontre des différents cadres qui ont assuré le suivi de ce matériel roulant.    
  • Le ministère du transport devrait également mener la réflexion pour développer d’autres moyens de déplacement à l’image de ceux existants dans certains pays voisins avec des pass forfaitaires de transport journaliers, hebdomadaires et mensuels afin de pallier à cette insuffisance d’offre de moyens de déplacement par rapport à une demande largement insatisfaite et dont la conséquence ne sera que la hausse du prix du transport.   
  • L’Etat guinéen doit veiller à l’application stricte des mesures prises pour la capitale Conakry et faire une petite révision des prix du transport pour l’intérieur du pays en attendant le rétablissement des voiries rurales. Dans le même sillage, revenir sur les mesures appliquées au début de l’année 2000 qui consistaient à faire une réduction du tarif pour les élèves contre le maintien d’un même niveau de transport pour les adultes.
  • A défaut de tout ce qui précède, l’Etat guinéen devrait réviser à la baisse le prix du carburant à la pompe afin de soulager ainsi une frange importante de la population car nos calculs ont permis de démontrer que si le prix revenait à GNF 10 000, le transport tournerait autour de GNF 1 444 sensiblement égal aux GNF 1 500.
Mamadou Safayiou DIALLO, analyste Economique

Par Safayiou DIALLO

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Koumbia (Gaoual) : les éleveurs fuient pour la Guinée Bissau

1 août 2021 à 21 09 05 08058

« Pendant la saison des pluies, il y a partout des jardins d’anacarde, des champs de riz et d’arachides. Nous n’avons nulle part où aller pour faire paître nos animaux sans traverser des champs… Pendant toute la saison, ce sont des problèmes à la police ou à la gendarmerie pour dévastation de récolte. En saison sèche, nous manquons d’aliments et d’eau pour le bétail. A cela, s’ajoutent les agressions contre notre bétail. Des gens qui viennent blesser les bœufs, ils coupent les cornes, leur assènent des coups parfois mortels. D’autres bêtes sont volées. Et, souvent, avec les tracasseries administratives, les éleveurs victimes sortent déçus de la justice. Ils se retrouvent sans bête, sans argent et sans paix du cœur », a expliqué Moumini Diré Diallo. Le coordinateur des éleveurs de Koumbia demande au ministère de l’élevage de tout mettre en oeuvre pour sauver ce secteur. « Nous avons besoin d’aliments pour le bétail, d’eau, d’espace où faire paître nos bêtes. Mieux, nous avons besoin d’une justice équitable qui ne tolère pas les malfaiteurs et ne nuit pas les victimes », a-t-il dit.

Le secteur de l’élevage est confronté à de sérieux problèmes dans la sous-préfecture de Koumbia, préfecture de Gaoual, considéré pourtant comme étant le berceau de la race Ndama, a appris un journaliste de Guineematincom de la Coordination des éleveurs de cette municipalité. Selon Moumini Diré Diallo, plus d’une cinquantaine d’éleveurs ont décidé de traverser les frontières guinéennes pour aller s’installer en Guinée Bissau.

« Depuis deux à trois ans, plusieurs éleveurs ont conduit leurs troupeaux en République de Guinée Bissau, à la recherche de pâturage, d’eau et de sécurité », a indiqué le Président de la Coordination des éleveurs de Koumbia, lors d’un entretien accordé à Guineematin. Ce responsable local du secteur de l’élevage déplore les conditions d’exercice de ce métier en Guinée, réputée l’un des pays les plus propices à l’élevage.

Moumini Diré Diallo, Président de la Coordination des éleveurs de Koumbia

« Pendant la saison des pluies, vous avez partout des jardins d’anacarde, des champs de riz et d’arachides. Nous n’avons nulle part où aller pour faire paître nos animaux sans traverser des champs. Nos pâturages habituels sont envahis et ce sont des occupations anarchiques avec assez de problèmes pour les éleveurs. Pendant toute la saison, ce sont des problèmes à la police ou de la gendarmerie pour dévastation de récolte. En saison sèche, nous manquons d’aliments et d’eau pour le bétail. Les bœufs meurent d’eux-mêmes et certains deviennent squelettiques par manque d’aliments. A cela, s’ajoutent les agressions contre notre bétail. Des gens qui viennent blesser les bœufs gratuitement, ils coupent les cornes, ils leur assènent des coups parfois mortels. D’autres bêtes sont volées. Et, souvent, avec les tracasseries administratives, les éleveurs victimes sortent déçus de la justice. Ils se retrouvent sans bête, sans argent et sans paix du cœur. C’est tout cela réuni qui les conduit à quitter le pays. Aujourd’hui, vous avez plus de  quatre mille cinq cent têtes de bœufs, sans compter les petits ruminants, qui sont de l’autre côté de nos frontières, où les éleveurs ont de meilleures conditions d’accueil, de vie et de travail », a expliqué monsieur Diallo, qui pointe un doigt accusateur sur le comportement de la justice et de certains agents des services de sécurité.

Si cet éleveur salue les efforts du gouvernement dans la lutte contre les maladies bovines, Mody Moumini Diallo lance un appel pressant au ministère de l’agriculture et de l’élevage pour venir au secours aux éleveurs.

« Nous demandons aux autorités de l’élevage d’agir pour sauver le secteur de l’élevage. Nous avons besoin d’aliments pour le bétail, nous avons besoin d’eau, nous avons besoin d’espace où faire paître nos bêtes. Mieux, l’éleveur a besoin d’être mis en confiance. Nous avons besoin d’une justice équitable qui ne tolère pas les malfaiteurs et ne nuit pas les victimes. C’est ce qui peut aider au retour de ceux qui sont partis et à rassurer ceux qui sont sur place de rester », a-t-il dit.

Déjà, les conséquences de cette débandade commencent à créer une situation des plus difficiles pour les populations de cette sous-préfecture réputée pour son lait caillé naturel et abondant et sa viande de bœuf au prix d’ami…

« Vous avez vu, à l’occasion de cette fête, beaucoup de familles n’ont pas eu de viande. C’est très dommage. Plus sérieux encore, le prix de l’animal au marché dépasse de tout commentaire. Un taurillon qui coûtait à peine 2 millions se négocie à plus de 3 millions. Le kilogramme de viande fixé à 30 000 francs guinéens a grimpé à 45 000. Le prix des petits ruminants et même de la volaille a explosé. Si rien n’est fait, nous ne savons pas jusqu’où cela peut aller. C’est très préoccupant. Le lait et le beurre de vache, n’en parlons pas. Maintenant, les femmes se servent de la poudre de lait importé pour faire du lait caillé. C’est très grave pour le secteur de l’élevage, l’un des sérieux contributeurs au développement du pays et pourvoyeur d’emploi permanent », a déploré cet éleveur qui insiste sur l’éveil du gouvernement pour sauver le secteur.

« Avant, il y avait un projet qu’on appelait PROGEB qui a beaucoup aidé les éleveurs. Mais, aujourd’hui, les trois points d’eau hérités de celui-ci à Koumbia sont nettement insuffisants pour les 135 mille bœufs (chiffre estimatif, ndlr) de la contrée. Les autres installations sont en souffrance et demandent d’être restaurées et les éleveurs ont besoin d’être formés aux nouvelles techniques de l’élevage pour la fabrication d’aliments », a précisé Mouminé Diré Diallo.

Depuis Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Le développent durable et l’agenda 2030

30 juillet 2021 à 21 09 54 07547

En septembre 2015, les Objectifs du Développement Durable (ODD) remplaçaient officiellement les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Lesquels, au nombre de 8, avaient un résultat pour le moins mitigé. 193 Etats se retrouvaient donc à New York pour envisager l’avenir de la planète. De 8 objectifs pour les OMD, on passe à 17 pour les ODD. Autre différence entre les premiers et les seconds, cette fois, il n’y a pas que les pays pauvres qui sont concernés. Les pays développés le sont aussi.

Voici donc les 17 Objectifs du Développement Durable :

1)- Éliminer la pauvreté ;

2)- Combattre la faim ;

3)- Encourager le bien-être grâce aux soins de santé ;

4)- Assurer une éducation/instruction de qualité pour tous ;

5)- Réaliser l’égalité entre hommes et femmes ;

6)- Permettre l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires ;

7)- Permettre à tous l’accès à des énergies propres à un prix abordable ;

8)- Encourager un travail décent, rémunéré correctement ;

9)- Permettre à tous d’avoir accès aux infrastructures et aux technologies modernes ;

10)- Réduire les inégalités ;

11)- Améliorer la sécurité dans les villes et les communautés humaines ;

12)- Encourager une consommation responsable ;

13)- Stopper les changements climatiques ;

14)- Protéger les océans ;

15)- Prendre soin de l’environnement ;

16)- Promouvoir la paix ;

17)- Atteindre ces objectifs grâce à des partenariats mondiaux à tous les niveaux de la politique, de l’économie et de la société ;

Ces objectifs n’ont pas été fixés de façon hasardeuse. Ils s’adaptent à la situation du monde actuel en général et à celle des pays en voie de développement en particulier. Elaborés par des spécialistes du monde entier, ces objectifs sont tous pertinents. Contrairement aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, les ODD concernent même les grandes puissances. Et, en 2030, chaque Etat devra rendre compte de ce qu’il a fait pour atteindre ces objectifs.

Quand on sait que 2030, c’est demain, est-il permis d’espérer que les ODD ne connaîtront pas le même sort que les OMD ? Particulièrement, pour les pays les moins avancés du monde. Pour le cas de la Guinée, le rêve d’atteindre ces objectifs est plutôt chimérique. Pour ce premier numéro que nous consacrons au développement durable, nous allons prendre l’exemple de l’objectif numéro 4 : « Assurer une éducation de qualité pour tous ».

La Guinée ne sera pas le seul pays, à la fois de l’Afrique et du monde, qui risque de  ne pas atteindre ces objectifs d’ici l’échéance 2030. Mais c’est le cas de la Guinée qui nous intéresse ici. En dépit d’une amélioration notable, l’école guinéenne reste confrontée à des difficultés de tous ordres. On peut citer entre autres, le niveau des enseignants et surtout le manque d’infrastructures scolaires et même universitaires.

L’éducation de qualité commence par le cadre dans lequel l’élève ou l’étudiant reçoit sa formation. Or dans maintes localités de la Guinée, notamment à l’intérieur du pays, les enfants étudient dans des huttes. D’autres dans hangars dépourvus de murs. D’autres encore le font à même le sol. Les plus chanceux sont dans des écoles délabrées et vétustes mais aussi pléthoriques.

Même les universités n’échappent pas au nombre pléthorique. Particulièrement les universités publiques, comme celle de Sonfonia où les étudiants sont parfois obligés d’aller avant le lever du jour pour avoir une place. Les retardataires n’ont pas le choix que de rester debout pour suivre le cours. Lorsqu’une salle, capable de recevoir 100 personnes est prise d’assaut par un nombre 5 fois plus, il va de soi que le cours ne sera pas assimilé. Etudier dans des conditions pareilles rend les études non pas attrayantes mais dégoûtantes. Ce qui oblige de nombreux étudiants à déserter l’université pour se retrouver dans la rue comme vendeurs ambulants, laveurs de voitures ou même porteurs de bagages.

Or, comme dit le dicton populaire, si le roi s’enfuit ses courtisans s’envolent. Si l’université est aussi mal lotie, quelle sera le sort du primaire et du secondaire ? Sur la base de la réalité que nous vivions au quotidien, atteindre l’objectif numéro 4 des ODD d’ici 2030 relève d’un miracle. Malheureusement, il n’existe pas de miracle dans le développement.

A suivre !

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Banques : la BICIGUI change de nom et devient VISTAGUI

30 juillet 2021 à 9 09 58 07587

Changement de dénomination pour la Banque internationale pour le commerce et l’industrie de Guinée. La BICIGUI devient désormais VISTAGUI. Ce changement fait suite à l’acquisition de la participation majoritaire de BNP Paribas au capital de l’institution bancaire. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse animée ce jeudi 29 juillet 2021, à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après plus de deux ans de négociations, les groupes Vista Bank et BNP Paribas sont parvenus à un accord. Le premier a racheté les parts du second au capital de la BICIGUI, qui prend ainsi la dénomination de VISTAGUI. Selon Manga Fodé Touré, le président du conseil d’administration de l’institution bancaire, c’est une synergie qui est en train de naître entre les deux groupes qui ont la même stratégie commerciale et qui sont implantées un peu partout en Guinée.

Manga Fodé Touré, président du conseil d’administration de VISTAGUI

« Nous avons la même cible de clientèle et aujourd’hui nous avons l’occasion de travailler ensemble, de faire le plus grand groupe bancaire de Guinée. Donc, je pu vous dire, surtout aux clients, que c’est une synergie qui est en train de naître et qui va faire que les clients auront beaucoup plus de facilité pour avoir des bons crédits, des services bancaires, etc. », a-t-il dit, ajoutant qu’en plus du nom, plusieurs autres aspects vont changer.

« Il y aura changement de système d’information, changement d’approche sur la gestion des fondamentaux de la banque. Notre objectif étant d’être plus efficace, d’être beaucoup plus au service de la clientèle qui a fait confiance aux deux banques depuis très longtemps, de mieux les servir et aussi de faire un développement harmonieux du groupe Vista », a dit M. Manga Fodé Touré, président du conseil d’administration de la VISTAGUI.

Pour le groupe Vista, cette acquisition est très importante dans sa stratégie de croissance. Elle lui permet notamment de renforcer sa position et de devenir une institution financière incontournable en Guinée. Et, selon son président, Simon Tiemtoré, le groupe compte s’investir dans plusieurs domaines, notamment les PME et PMI, l’agriculture, mais aussi les grandes entreprises.

Simon Tiemtoré, président du groupe Vista

« Nous voulons faire remarquer notre disponibilité, notre engagement à être un catalyseur du développement de l’économie guinéenne. Et, à mobiliser les ressources nécessaires pour pouvoir soutenir les PME/PMI, les femmes, les jeunes, le secteur de l’agriculture qui est cher, mais aussi les grandes entreprises pour faire de la Guinée une grande place financière. Et à l’avenir, la Guinée sera dotée d’un grand holding qui va piloter la zone monétaire ouest-africaine », a annoncé M. Simon Tiemtoré, président du groupe Vista Bank.

A noter qu’au-delà de la Guinée, le groupe Vista a conclu des partenariats stratégiques avec plusieurs autres institutions financières mondiales. Il entend maximiser les opportunités sur ses marchés pour s’imposer comme l’institution financière de choix grâce à ses produits bancaires et d’assurances innovants.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : la Banque UBA signe avec NSIA Assurance

28 juillet 2021 à 20 08 47 07477

UBA Guinée (filiale de United Bank for Africa) et NSIA Banque et Assurance ont lancé un partenariat ce mardi, 28 juillet 2021, à Conakry. La cérémonie de lancement a eu lieu dans les locaux de la banque UBA Guinée (dans la commune Kaloum), en présence de plusieurs cadres et responsables des deux institutions bancaires, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la promotion des nouveaux produits d’assurance initiés et proposés par NSIA Assurance à UBA Guinée (l’une de ses partenaires privilégiés). C’est également une opportunité pour UBA de renforcer ses produits à travers sa clientèle, mais aussi pour NSIA assurance de rentrer dans le cadre de sa mission qui est celle d’apporter des solutions d’assurance, de protection et de financement au plus grand nombre des populations, à travers ses clients et ses partenaires privilégiés dont notamment UBA.

A la cérémonie de lancement de ce partenariat, une vidéo a été projetée pour largement informer sur les mécanismes et les produits qui entrent dans le cadre de cette collaboration. Et, Madame Baldé Maïmouna Barry, la Directrice Générale de NSIA Assurance et NSIA vie Assurance, est ensuite revenue sur un certain nombre de produits à mettre au service de la clientèle de UBA.

Madame Baldé Maïmouna Barry, Directrice Générale de NSIA Assurance et NSIA vie Assurance

« L’objectif de cette rencontre est le lancement d’un partenariat entre notre banque et assurance NSIA et la banque UBA. La banque et assurance, c’est en fait un canal à travers lequel les banques et assurance NSIA et UBA vendent leurs produits d’assurance via leurs guichets… Notre intervention dans le cadre de ce partenariat se porte sur un certain nombre de points : nous avons déjà sélectionné les produits qui soient adaptés et adaptables aux clients de UBA, mais vous avez entendu parler de l’assurance études qui permet de garantir les études des enfants, vous avez le compte UBA épargne plus qui permet d’épargner en vue de réaliser ses rêves et ses projets. En plus, vous avez aussi le compte parrainé qui répond à une problématique réelle, c’est-à-dire qu’en cas de disparition d’un parent qu’il ait un montant à reverser aux ayants droits. Vous avez aussi l’assistance auto qui vient changer l’assurance classique qui est vendue sur le marché, pour qu’en cas de panne ou de difficultés sur la route, NSIA, à travers son produit assistance auto, vienne au secours à ses clients (clients de UBA). Vous avez également suivi, nous avons présenté le produit assurance de cartes bancaires », a notamment expliqué Maïmouna Barry.

Pour sa part, Madame Fanta Kaba, Directrice Marketing et communication UBA Guinée, a exprimé l’engagement de sa banque à œuvrer en faveur de la promotion, auprès des clients de sa banque, des produits d’assurance proposés par NSIA Assurance.

Mme Fanta Kaba, Directrice Marketing et communication UBA Guinée

« Aujourd’hui, c’était le lancement simultané de nos produits. Nous travaillons depuis plusieurs mois sur ce projet. C’est un projet qui va permettre d’avoir une proximité en termes de services et produits de qualité. Donc, avec la couverture NSIA plus les produits UBA, les populations auront une flexibilité en termes de dommages lorsqu’il y a des sinistres ou d’autres choses. Et, UBA est prête à faire de son mieux pour la promotion de ces produits de NSIA auprès de notre clientèle », a dit Fanta Kaba.

Abondant dans le même sens, Mamadou Lamine Dabo, Directeur de la trésorerie UBA Guinée, a beaucoup apprécié les produits de NSIA Assurance. Il a alors promis que UBA respectera les engagements en ce qui concerne la promotion des produits d’assurance. 

Mamadou Lamine Dabo, Directeur de la trésorerie UBA Guinée

« Aujourd’hui, c’est le lancement des produits d’épargne initiés et proposés par NSIA Assurance à notre banque UBA. Nous avons pris connaissance de ces produits dont nous aurons l’obligation de faire la promotion à travers nos canaux, nos agences auprès de notre clientèle. L’objectif de ce partenariat, c’est est aussi de faire la promotion de ces produits à travers nos clients qui seront intéressés. Parce que c’est des produits très attrayants. Et, vue que UBA est une Banque panafricaine, nous sommes présents dans 20 pays en Afrique et en Guinée nous sommes premiers en termes de produits digitaux, nous allons faire de sorte que ces produits soient connus de notre clientèle et lui servent de façon utile. Donc, le choix porté sur notre banque UBA est un choix privilégié. Nous ferons tout pour que ces produits soient bien connus par nos clients dans l’intérêt des deux institutions ; à savoir, UBA et NSIA », a promis Mamadou Lamine Dabo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : +224622919225 / +224666919225

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Formation de 600 cadres impliqués dans la commande publique : avis de manifestation d’intérêt

28 juillet 2021 à 15 03 46 07467

Formation de 600 cadres impliqués dans la commande publique sur les textes et procédures issues de la reforme des marchés publiques en Guinée, voici les critères et tout ce qu’il faut pour cet Avis de manifestation d’intérêt :

Avis de manifestation d’intérêt pour l’appui à la formation 600 cadres impliquées dans la commande publique en Guinée

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Guinée : nos mines et le développement durable

24 juillet 2021 à 10 10 30 07307

Libre Opinion : La République de Guinée est devenue un pôle d’attraction pour les compagnies minières en raison de l’abondance des ressources naturelles dont regorgent son sol et son sous-sol. Alors, depuis 2010, le pays a connu un boom minier qui s’est matérialisé par une forte exploitation de la bauxite par plusieurs compagnies étrangères et nationales dans la région de Boké. La question à se poser ici est de savoir comment, et dans quelles conditions, l’exploitation des ressources naturelles peut-elle favoriser le développement durable ?

Quand on parle de développement durable en lien avec l’exploitation minière, malheureusement l’État se focalise sur le développement économique, la lutte contre le chômage, l’amélioration des conditions de vie des citoyens, etc. tout en oubliant les problèmes environnementaux. Or, pour atteindre le développement durable dans le secteur minier, la prise en compte des trois dimensions du développement durable (l’économie, le social et l’environnement) est nécessaire. En effet, il est important de savoir ce qu’est le développement durable et comment ces trois dimensions pourront-elles favoriser le développement durable.

Qu’est-ce que le développement durable

 Le développement durable a donné lieu à des définitions différentes par plusieurs auteurs en fonction de leurs champs d’expertise. Mais la plus reconnue est celle de la Commission de Brundtland qui le définit comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la possibilité pour les générations à venir de satisfaire les leurs » (Rapport-brundtland, 1987, p. 7).

Pour favoriser un développement de ce type dans le cadre de l’exploitation des ressources minières de la République de Guinée, le concept de développement durable peut être défini à cet égard comme l’ensemble des actions de développement visant à maintenir un équilibre entre la rentabilité économique, la protection de l’environnement et le respect de la société humaine. Il est en effet primordial, voire nécessaire, de prendre en compte les tensions inévitables entre les trois dimensions (l’économie, le social et l’environnement) du développement durable par l’État et les compagnies minières dans leur politique.

Comment ces trois dimensions peuvent-elles favoriser le développement durable ?

Les dimensions du développement durable

Le développement durable, dans sa dimension économique renvoie à une croissance économique (Martin, 2002). Cette croissance doit favoriser, d’une part, la création d’emploi, d’opportunités économiques pour les fournisseurs et les commerces locaux afin d’améliorer les conditions de vies des populations, et d’autre part contribuer au développement des entreprises locales et nationales.

Dans sa dimension sociale, le développement durable doit assurer la satisfaction des besoins fondamentaux (la santé, l’éducation, l’alimentation, le logement, etc.), améliorer la qualité de vie, réduire les inégalités sociales, respecter les droits de la personne et faire respecter les cultures et coutumes de la société (Reed, 1999). En outre, le développement durable doit favoriser la participation des acteurs sociaux à toutes les prises de décisions (Reed, 1999).

Sur le plan environnemental, le développement durable doit se faire sans causer des dégâts sur l’environnement ou à tout le moins minimiser autant que possible les atteintes à l’environnement afin de permettre aux futures générations de profiter de l’exploitation des ressources naturelles comme rapporte le rapport de Brundtland. En plus de cela, le développement durable exige la protection et la gestion de l’environnement pour permettre aux écosystèmes (marins et terrestres) d’assurer leurs fonctions écosystémiques dont dépend notre survie (Reed, 1999).           

Au-delà de l’équilibre entre les trois dimensions, la mise en place d’un système de gouvernance favorisant la transparence, la concertation, la consultation et la participation de tous les acteurs (l’État, les entreprises, les associations communautaires, les mouvements associatifs, la société civile, etc.) dans les prises de décisions est inévitable. En clair, il faudrait aussi une synergie d’action entre le ministère des Mines et de la Géologie, de l’Environnement et des Eaux et Forêts, de l’Économie et des Finances et celui des droits de l’Homme pour s’assurer non seulement de l’équité, mais aussi de l’application effective des trois dimensions dans le cadre de l’exploitation minière pour garantir un développement durable pour les générations actuelles et futures.

En conclusion, il faudra que l’État guinéen, les compagnies minières et la société civile puissent se mettre ensemble pour favoriser ce modèle de développement pour l’intérêt de la nation.

Par Mohamed Camara

Étudiant à la maîtrise en Études de l’environnement à l’Université de Moncton

Moncton – Nouveau-Brunswick – Canada.

Contact : [email protected]

               [email protected]

Mohamed Camara
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Entreprenariat : la richesse interne va-t-elle vers l’effondrement ? Et si la Guinée adoptait le modèle de l’ANC ?

12 juillet 2021 à 12 12 27 07277

Libre Opinion : Après plusieurs années de l’indépendance, la Guinée a plongé dans un système économico-social communiste où tout était concentré au niveau de la machine étatique qui a vu naître bon nombre d’hommes d’affaires qui, à leur tour, ont migré vers la Sierra Léone, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal.

N’étant pas à l’époque dans l’esprit du système politico-économique guinéen, ces hommes d’affaires ont permis à l’économie des pays voisins de prospérer, tout en donnant naissance à la chaine des  industrielles d’hommes d’affaires  pour le bien être du secteur tertiaire de nos différents pays.

En faisant un clic sur le comment se caractérise l’économie sociale et celle capitaliste, nous pouvons, nous même, tirer les leçons pour équilibrer l’économique de notre pays.

Si c’est vrai que l’économie socialiste est un système de production où les biens et services sont produits directement pour l’utilisation, contrairement à un système économique capitaliste, où les biens et services sont produits pour générer des profits (et donc indirectement à l’emploi) « Avec les ressources naturelles et techniques , nous pourrons faire une nette lecture sur le comportement machiavélique des petits clans touffus de banditisme à col blanc, une classe qui essaye de ‘’prendre la Guinée en otage’’ pour remplir leurs poches.

A l’avènement des militaires de 1984 suite à un Coup d’Etat, la junte a sitôt opté pour le libéralisme économique et le multipartisme afin de permettre à tous les guinéens d’aspirer au bonheur et cela a permis à de nombreux guinéens (Résidents, ressortissants, exilés) de rentrer au bercail pour gérer leur destin.

C’est à partir de là que les chaines industrielles ont commencé à se développer dans tout le pays. Le pays s’était rapidement doté d’un Code des investissements, un Code très attractif devant permettre aux investisseurs nationaux et étrangers de s’intéresser au modèle économique très jeune dont disposait notre pays, la Guinée.

Avec ce modèle économique, le Président Lansana Conté permettra à un certain nombre de guinéens d’avoir des lignes de crédits pour donner naissance à la richesse interne. C’est avec ces crédits que l’Etat octroyait à une nouvelle classe d’hommes d’affaires de créer des unités industrielles de tout genre dans la cité. Une stratégie qui a permis la création de nombreux emplois dans tous les secteurs d’activité de la vie économique guinéenne.

Dans la gestion de la chose publique sous l’ère Conté, certaines personnes sorties de nulle part, ont pensé que personne ne pouvait être riche que leurs petits clans. Une attitude qui a occasionné un sursaut national qui a failli renverser le régime Conté en janvier 2007.

Pour la plupart des guinéens, il est inconcevable que notre pays, la Guinée, soit considéré comme un scandale géologique et qu’on soit pauvre en recherchant toujours le quotidien.

De mouvement social en mouvement social, le  peu d’infrastructures dont  dispose le pays, se verra être pillé par des jeunes, femmes et hommes en colère contre le système de Gouvernance du groupe d’individus, des prétendus être intouchable.

C’est pourquoi, un 23 mois de décembre 2008, la junte militaire ayant appris sitôt la mort du Général Lansana Conté, se planifie par rapport à la prise du pouvoir et après, a dissout l’Assemblée nationale, suspendu la Constitution du pays au nom du Conseil National de Développement et Démocratie (CNDD), pour mieux gérer les affaires courantes du pays et organiser les élections crédibles.

C’est ainsi que plusieurs hauts gradés et intouchables de l’Etat avaient été interpellés pour fait de corruption, de trafic de drogue, de malversations financières et de détournements des deniers publics. Et là, nous sommes en 2008-2009.

Avec une pression de l’opposition guinéenne, des forces vives et de la communauté internationale, la junte quittera le pouvoir pour faire place à un autre régime éphémère piloté cette fois, par le général Sékouba Konaté. Le CNDD qui avait l’ambition d’assurer un développement durable du pays se verra sevré de toutes ses vives ambitions.

En 2010, les élections présidentielles sont organisées et le Pr Alpha Condé est porté à la tête de la magistrature suprême de la République de Guinée pour gérer les destinées de ses compatriotes.

Dans les 5 premières années de gestion du pays, le Président a dit ouvertement qu’il ne connaissait pas les cadres du pays et c’est ainsi qu’il a pu retenir certains cadres qui ont travaillé avec feu Général Lansana Conté dans le but de cerner de mieux en mieux le fonctionnement de l’Administration publique guinéenne. Et pour cet état de fait, il fera appelle à d’autres intellectuels de la diaspora guinéenne et organisera un concours de recrutement pour mieux assainir et mettre fin à toutes sortes de gabegies financières afin que notre pays soit fréquentable.

Qu’il soit un pays ami avec les institutions de Breton Wood pour que les investisseurs étrangers puissent avoir confiance à l’Etat guinéen.

Hélas ! Certains les cadres les plus dangereux et les intouchables du régime Conté reversés dans la nouvelle République, ne jurent qu’au nom de la destruction de leurs frères et sœurs de la Guinée.

Les nantis subissent les effets de l’ouragan de la mauvaise gestion, de la Mal gouvernance ceci, à travers la délation, la diffamation à outrance et du mépris des autres enfants du pays.

 Partant de cela, nous pouvons citer à juste titre, le cas de Ibrahima Kassus Dioubaté qui a été victime du clan mafieux occupant encore des postes stratégiques dans les structures étatiques.

Et pendant ce temps, d’autres se font passer pour «Des conseillers du président» de ma République dans la gestion des centrales de Coronthie.

Ibrahima Kassus Diabaté, jeune entrepreneur aguerri, promoteur et actionnaire dans le projet des maisons de type standard international va poursuivre son partenaire étranger qui est devenu par la suite le chouchou incontesté du petit clan qui continue de tirer profit des installations et les centrales de K-Energie. N’ayant pas obtenu gain de cause, M.Diabaté va saisir une juridiction supranationale qui va le rétablir dans ses droits et va condamner l’Etat guinéen au payement d’une somme de plus de 40 millions de dollars américains US. A date, l’Etat peine à payer cette somme au profit du jeune Diabaté.

Par contre, faut-il signaler qu’il y a d’autres Ibrahima Kassus  Diabaté qui sont victimes de ces petits clans qui seraient proches du Chef de l’Etat.

Si nous essayons de faire un tour au niveau des jeux de hasard où il y a eu des victimes du clan destructeur des idéaux de développement durable.

Il y a plus de deux ans, le peu de guinéens qui étaient actionnaires dans le PMU (Pari Mutuel de Guinée), se verraient refuser le renouvellement de leur licence Et pour cause, c’est à l’Etat d’organiser ou d’avoir le monopole des paris. Pourtant, les statuts de la structure sont très clairs à cet effet.

Aujourd’hui, le rétroviseur se trouve braqué vers la société de celui qui a eu le courage pour la toute première fois de valoriser le secteur du jeux de hasard. Mais pour l’instant, plusieurs acteurs se sont impliqués pour rétablir la vérité dans ladite affaire qui risquerait de reverser des milliers des jeunes dans la rue.

Essayons de faire aussi un tour vers le secteur touristique qui se trouve d’ailleurs au pied ‘’du mont continue de souffrir de l’œuvre des non professionnels’’. Ici, aucun programme digne de nom n’est mis en place par l’Etat pour promouvoir ledit secteur.

Par contre, il y a des privés qui continuent d’investir dans le secteur. Mais en réalité, depuis l’avènement en Guinée de la pandémie de COVID-19, toutes les activités sont aux arrêts, voir au point mort.

Malgré la présence de cette pandémie, certains guinéens sont restés partenaires des investisseurs étrangers qui ont pu rétablir certains employés des hôtels dans leurs droits.

Pourtant dans ce petit clan qui prend tout le pays en otage,  un élément qui avait géré un hôtel mais qui, après, s’est vu très endetté à cause de la  mauvaise gestion et de la dilapidation des deniers publics.

Alors, il est temps que nos gouvernants sachent que même en période de crise liée au COVID-19, d’autres nations ont continué d’octroyer des fonds à des entrepreneurs locaux pour la survie de leurs entreprises. Mais c’est tout à fait le contraire en Guinée.

De ce fait, le pays devrait s’aligner dans cette dynamique pour encourager les porteurs de projets et préserver le peu de richesses locales pour le rayonnement de la Guinée.

Bref, encourager les guinéens à investir sur place, c’est contribuer au développement local à la base.

Voilà le modèle de Développement que l’ANC et l’Afrique du Sud ont épousé pour valoriser l’Entrepreneuriat local qui fait bouger leurs populations y compris les jeunes.

Un système de Gouvernance qui les hisse au sommet de l’Afrique où ils sont premiers grâce à l’entrepreneuriat local, l’un des véritables piliers du Développement à la base.

Et si la Guinée emboitait le pas ?

Par Alpha Kamara, citoyen

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