Menaces d’Alpha Condé : Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, le président du GOHA, appelle les commerçants à résister

12 juillet 2021 à 12 12 10 07107
Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA)

Le président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) hausse le ton et appelle à la résistance totale face à Mr Alpha Condé Condé qui fait asseoir sa dictature dans le pays et  qui a plongé la Guinée dans un carcan infernal en fermant les frontières guinéennes avec le Sénégal la Guinée Bissau et la Sierra Leone. Il ose porter des menaces à l’endroit des commerçants et des opérateurs économiques. 

Mr Alpha Condé, on récolte toujours ce qu’on a semé. Aujourd’hui, tout ce qui arrive à la Guinée, notamment la flambée des prix est tout à fait logique puisque vous pensez faire du mal aux commerçants et opérateurs économiques. Les menaces bidon ne nous ébranlent point car nous allons tenir bon dans ce combat. 

Aujourd’hui, la Guinée est isolée. Vous pensez faire souffrir les commerçants alors, Mr Alpha réveillez-vous. Nous ne sommes pas des gens qu’on peut manipuler. Nous allons nous battre et résister face à votre mauvaise gouvernance.

C’est pourquoi, je dis à tous les commerçants et opérateurs économiques que les menaces de Alpha Condé n’est qu’un coup d’épée dans l’eau. On va continuer notre combat, celui de défendre les droits des commerçants et opérateurs économiques victimes de destructions et d’incendie de leurs biens.

Vous ne pourrez jamais exercer quoi que ce soit sur nous. Votre mauvaise gouvernance basée sur le diviser pour mieux régner est une cause perdue d’avance. 

Le président du GOHA appelle encore à tous les  commerçants de résister face à la dictature de Mr Alpha Condé car lui même l’a écrit et répété  » le Poisson commence à pourrir toujours par la tête « 

Vous cherchez et voyez les ennemis partout alors que le problème de la Guinée c’est vous.

Chérif Mohamed Abdallah Haïdara, président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA)

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Menaces sur les appels téléphoniques et la connexion internet : Orange Guinée communique

11 juillet 2021 à 16 04 21 07217

La Direction Générale d’Orange Guinée informe son aimable clientèle qu’elle a été saisie par le bureau de la Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications (FESATEL) concernant l’application d’un avis de grève à compter du 12 juillet 2021

La Direction Générale d’Orange Guinée tient à rassurer l’ensemble de ses clients des dispositions prises pour assurer la continuité de services, conformément à nos obligations de cahier de charges.

La Direction Générale d’Orange Guinée compte sur la bonne compréhension de tous.

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Quelle méthode de calcul adéquate pour le gain ou la perte du pouvoir d’achat ?

11 juillet 2021 à 9 09 43 07437
Mamadou Safayiou DIALLO, analyste Economique

Par Mamadou Safayiou DIALLO, analyste Economique : Puisqu’il nous est venu à l’idée d’aborder la notion du pouvoir d’achat (sujet à polémique suite à l’évolution du Niveau Général des Prix), allons tout droit sur la véracité principale dont prolifèrent tous les autres. 

De nos jours, bon nombre d’employés des secteurs public et privé voient leur pouvoir d’achat s’effrité en raison de l’inflation (causée principalement par la hausse des denrées alimentaires) qui pour le moment demeure incontrôlée par les autorités compétentes en la matière malgré tous les efforts fournis dans le cadre de la stabilisation des prix (présence des variables externes pour lesquels nous n’avons pas de bouclier anti-choc). Mais si tout va bien, la Banque Centrale de la République de Guinée compte contenir cette inflation en la ramenant à deux (2) chiffres en décembre 2021, avant de s’établir à 9,4 % donc à un (1) chiffre au troisième trimestre de l’année 2022 (cf. Communiqué du Comité de Politique Monétaire du 31 mars 2021) si jamais l’effet lié à la fermeture des frontières avec certains pays voisins, le coût des transports maritimes qui est passé du simple au double voir même le triple, la Covid-19 quoi que non encore évalué ainsi que les travaux de reconstruction des infrastructures routières venait à être atténué.   

Pour faciliter la compréhension de nos lecteurs (la majorité n’étant pas économiste vu le choix du canal de diffusion de ce papier qui sera accessible à tout le monde) nous allons partir des exemples simples et pratiques afin d’éclairer la lanterne des autorités administratives, les délégations syndicales qui se pencheront sur le sujet dans le futur ainsi que les employés des secteurs cités ci-haut sur les véritables enjeux des réformes à entreprendre en matière de correction de la perte du pouvoir d’achat en leur exposant la méthode de calcul standard élaborée pour la circonstance. 

D’entrée de jeu, il convient de souligner que la plupart des agents économiques estiment de manière simple que lorsque leur revenu augmente de 5% et que celle de l’inflation de 2%, leur pouvoir d’achat a progressé de 3%. Par ailleurs, malgré le fait que cette méthode de calcul soit plus ou moins acceptable, elle comporte toutefois beaucoup de limites car faire une simple soustraction entre l’évolution des revenus et l’inflation ne donne qu’un résultat approximatif de la hausse du pouvoir d’achat. 

De la définition du Pouvoir d’achat :

Le pouvoir d’achat correspond à la quantité de bien pouvant être achetée avec un revenu donné. Par exemple, avec GNF 330 000 en poche en juillet 2021, on peut acheter un sac de riz de 50 kg en raison de GNF 6 600 le kg.    

Calculer l’évolution du pouvoir d’achat revient dans ce cas à déterminer l’évolution des volumes de biens pouvant être acquis, en fonction de la variation des revenus des agents économiques et des prix. En reprenant le même exemple, imaginons que le revenu disponible augmente de 10% (le nouveau revenu disponible sera de : 363 000 = 10% de 330 000) mais que le prix du kilogramme de riz n’augmente que de GNF 2 000 pour se chiffrer à GNF 8 600 (+30%), on ne peut plus acheter que 42 kg de riz (363 000/8600).  

Autrement dit, le pouvoir d’achat en riz a reculé de 19% (de 50 à 42 kg). On le voit clairement ici : faire la différence entre la hausse des revenus (+10%) et l’inflation (+ 30%) ne donne pas le même résultat puisque la soustraction aboutirait dans notre exemple à une baisse de pouvoir d’achat de 20%.

De l’utilisation de la bonne formule : cas du gain du pouvoir d’achat. 

L’évaluation avec précision du gain ou de la perte de pouvoir d’achat, revient à mesurer le rapport entre l’évolution des revenus et l’évolution des prix. Pour ce faire, la formule à utiliser est la suivante : Gain/Perte du pouvoir d’achat = [(1+r) /(1+i)] – 1 avec r étant le taux de croissance du revenu et i l’inflation

Lorsque la croissance des revenus et l’inflation restent voisines de 0 ou sont très faibles, la soustraction [r-i] donne effectivement un résultat assez proche. Avec les 5% de hausse des revenus que nous avons illustré à l’introduction, et 2% d’inflation, le gain réel de pouvoir d’achat est de 2,94% (soit quasiment les 3% obtenus par soustraction).

En revanche, lorsque les valeurs s’accroissent (ce qui est le cas sur une longue période), les écarts deviennent flagrants. Par exemple, lorsque le revenu augmente de 50% et que les prix progressent de 20%, le gain réel de pouvoir d’achat ne sera pas de 30% mais plutôt de 25%.

De la perte du pouvoir d’achat suite à une stabilité du revenu 

Pour calculer la perte du pouvoir d’achat, le même raisonnement que nous avons utilisé jusque-là peut s’appliquer. L’exemple le plus édifiant consiste à poser comme hypothèse une stagnation des revenus combiné avec un doublement des prix (100% d’inflation). Faire dans ce cas la soustraction entre l’évolution des revenus (0%) et l’inflation (-100%) conduirait à conclure tout simplement que le pouvoir d’achat a été réduit de 100%. Or, si les prix doublent, lepouvoir d’achat baissera réellement de 50% (1+0/1+1) -1=0,5%100 ce qui donne les -50%). Ce qui veut dire que les agents économiques pourront acheter deux fois moins de produits. 

Au terme de cette analyse, nous devrions souligner que ce papier ne prétend, en aucun cas, remettre en cause les combats qui sont menés depuis plusieurs années par les acteurs à plusieurs niveaux, plus particulièrement les divers combats menés par les délégations syndicales de ce pays dans le souci de défendre l’intérêt des travailleurs. Mais, elle se veut tout simplement une contribution à l’avancement de la recherche sur le mode de correction de la perte du pouvoir d’achat occasionnée par l’inflation dans le contexte l’économie guinéenne.

Safayiou DIALLO, Analyste économique

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Accord entre l’APB et la FESABAG : la grève des travailleurs des banques évitée

10 juillet 2021 à 9 09 59 07597
Signature convention collective entre l’APB et la FESABAG

La grève annoncée dans le secteur des banques, institutions de micro-finances et assurances de Guinée n’aura finalement pas lieu. Après quelques jours de négociations, l’association professionnelle des banques (APB) et la fédération syndicale autonome des banques, assurances et micro-finances de Guinée (FESABAG) sont parvenus à un accord permettant d’éviter cette grève.

Les deux parties ont signé la nouvelle convention collective des travailleurs qui était la principale revendication de la FESABAG. La cérémonie de signature a eu lieu dans la soirée du vendredi, 9 juillet 2021, en présence du gouverneur de la banque centrale de la République et de l’inspecteur général du travail.

Composée de 32 articles, cette nouvelle convention collective va entrer en vigueur le 1er janvier 2022. Elle va améliorer substantiellement les conditions de vie et de travail des employés des banques, institutions de microfinances et assurances de Guinée. Dr Alia Camara, inspecteur général du travail, est revenu sur les conditions d’application, de dénonciation et de révision de ce document.

Dr Alia Camara, inspecteur général du travail

« Cette convention pourra être dénoncée par l’une ou l’autre partie au plutôt 5 ans après sa date de signature. Elle pourra être révisée ou dénoncée en tout ou partout à toute époque par l’une des parties contraintes donnant un préavis de 3 mois signifié à l’autre partie par lettre recommandée avec accusé de réception à l’inspection générale du travail. La notification de la révision et de la dénonciation doit préciser les motifs et soutenir un projet de nouvelle convention.

La partie qui prendra l’initiative de la dénonciation devra accompagner sa lettre d’un nouveau projet de convention sur les points mises en cause, afin que les pourparlers puissent démarrer sans retard et dans un délai qui n’excède pas 3 mois après réception de la lettre recommandée qui la motive. De toute façon, la convention reste en vigueur jusqu’à l’application de la nouvelle convention signée par la suite de la dénonciation et de la demande de révision formulée par l’une des parties », a-t-il expliqué.

Le président de l’APB, Guy Laurent Fondjo, et le secrétaire général de la FESABAG, Abdoulaye Sow, ont tous les deux exprimé leur joie par rapport à l’obtention de cet accord.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Société Minière de Mandiana : l’Hon. Eva Cross salue le démarrage des activités

9 juillet 2021 à 10 10 03 07037

Une haute délégation composée du ministre des Mines et de la géologie, Abdoulaye Magassouba, des cadres de son cabinet et la Présidente de la Commissions Mines et industrie de l’Assemblée nationale, s’est rendue le dimanche dernier, 4 juillet 2021, à Loïla, dans la commune rurale de Koundian, relevant de la préfecture de Mandiana pour visiter l’usine de traitement d’or de la Société Minière de Mandiana (SMM), a appris Guineematin.com, auprès de l’Assemblée nationale.

Un évènement vivement salué par l’Honorable Eva Cross, Présidente de la Commission Mines et Industrie de l’Assemblée nationale émerveillée par la qualité des installations mais aussi et surtout du volume des investissements en un temps record.

Native de Mandiana, cette députée, qui a contribué pleinement à la mise en place de cette société minière dans cette partie orientale de la Guinée, réputée pauvre, malgré son riche sous-sol, a confié à Guineematin.com, ses sentiments de bonheur et de fierté retrouvés pour toute une région.

Honorable Eva Cross, présidente de la Commission mines et industrie de l’Assemblée nationale

« Je commence par vous dire qu’après cette visite, je me sens toute heureuse. Et c’est le lieu et l’occasion pour moi de saluer l’engagement et la volonté matérialisée du président de la République en faveur des populations de cette localité confrontée à de sérieux problèmes de développement. Sans l’engagement personnel du Chef de l’Etat, nous ne serions pas ici pour parler d’une usine d’exploitation industrielle d’or. Voyez-vous, Loïla, c’est à plus de 60 km du Chef-lieu de Mandiana, où il n’y avait pratiquement rien. Mais aujourd’hui, nous nous sommes embarqués à Conakry dans l’avion et en une heure 15 mn, nous avons atterri à Loïla. Si vous ajoutez l’usine elle-même et les autres réalisations connexes, j’exprime tout naturellement ma profonde gratitude en tant qu’élue du peuple au Pr Alpha Condé. Je n’oublie pas de saluer, c’est vrai, le dévouement des cadres à tous les niveaux du département des Mines et de la Géologie et par extension à tous les cadres des autres départements et du pays, qui ont de près ou de loin contribué à la réalisation de ce bijou. Je me rappelle encore, comme si c’était hier, le 24 février 2017, quand l’Assemblée nationale a voté la ratification de cette Convention pour l’exploitation industrielle de l’or de Mandiana. Il y avait le doute qui habitait certains sceptiques. Mais aujourd’hui, c’est avec un grand bonheur que nous assistons au démarrage effectif des activités de la Société Minière de Mandiana (SMM). Ce 4 juillet 2021, la délégation a été impressionnée par la qualité et la nature des installations de cette usine de traitement. Sans risque de me tromper, je pense que c’est la plus moderne de son genre en Guinée. Les essais ont commencé et sont concluants. Les premiers lingots de 24 kg d’or sont coulés et la société peut réellement passer à la production », s’est réjouie l’honorable Eva Cross.

Si la députée salue cette réussite c’est parce que la Société Minière de Mandiana à travers Managem, une société marocaine, a honoré ses engagements d’investir plus de 211 millions de dollars contre 110 millions initialement prévus, pour réaliser des installations de pointe avec une technologie de dernière génération.

Mais ce n’est pas tout. « Je suis contente aujourd’hui pour l’installation de cette unité industrielle de grande utilité pour notre pays et pour la préfecture de Mandiana. Avec cette société, et conformément au Code minier de notre pays, c’est plus de 800 emplois directs et plus de 1500 emplois indirects qui vont être créés. Mieux, pour le développement local, désormais, la préfecture de Mandiana va bénéficier des impôts et taxes miniers, sans compter le FODEL, qui vont soulager considérablement la population et contribuer au progrès social de la communauté. C’est le plus important pour moi, en tant qu’élue du peuple et fille de cette localité », a indiqué la Présidente de la Commission mines et industrie du parlement.

Mais, dit-elle, l’autre satisfaction tirée de cette réussite est le renforcement de l’excellence des relations entre la Guinée et le Royaume du Maroc.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Dr Louncény Nabé aux députés : « le franc guinéen s’est stabilisé depuis septembre 2020 »

8 juillet 2021 à 11 11 53 07537
Dr Louncény Nabé, Gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG)

Le dimanche dernier, 4 juillet 2021, les membres du pool économique et financier du gouvernement (les ministres Mamady Camara, de l’économie et des finances, et Ismaël Dioubaté du Budget, ainsi que le Gouverneur de la Banque centrale, Dr Louncény Nabé) étaient à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions des députés après la présentation, la veille, du document de cadrage budgétaire pluriannuel (2022-2024), a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans sa sérénité habituelle, le patron de la Banque centrale, à la suite des deux ministres cités plus haut, a tenu à apporter des informations sur la situation financière du pays ; et, particulièrement, sur le comportement de la monnaie guinéenne, dont la dépréciation est perçue par tous.

De la problématique du taux de change du franc guinéen et à sa dépréciation par rapport aux principales devises étrangères (euros et dollars), « C’est vrai qu’il a glissé continuellement », concède-t-il, tout en précisant que par moment, ce glissement a été un peu plus fort.

« De 1986 jusqu’aujourd’hui, le franc guinéen est passé de quelques 300 francs pour un dollar américain à un peu moins de dix mille aujourd’hui, le franc guinéen a glissé un peu continuellement… Par moment, ce glissement a été un peu plus fort. Mais, depuis septembre-octobre 2020, le Franc guinéen s’est stabilisé sur le marché officiel de change et sur le marché parallèle, il s’est même consolidé. En juin, juillet août, septembre 2020, sur le marché parallèle, le Franc guinéen était à dix mille six cent francs (10 600 GNF) pour un dollar. Aujourd’hui, on est à moins de dix mille francs pour un dollar. Dans notre histoire monétaire, c’est la première fois que cela se présente. Contrairement, à certaines limites déformées par un certain nombre de personnes, l’Etat s’est désendetté auprès de la Banque centrale depuis 2011 quand le gouvernement a décidé de fonctionner à base caisse », a expliqué l’argentier du pays.

Cependant, Dr Nabé, reconnaît que le pays a connu deux périodes sanitaires d’exception (2014-2016) marquées par Ebola et depuis 2020, par le Covid-19.

« Toutes les deux périodes ont bénéficié de la compréhension et la collaboration pour les éléments de réponse avec les Institutions de Breton Wood. Mais, depuis, beaucoup d’efforts ont été consentis pour ramener cet endettement à des niveaux compatibles avec la loi. En moyenne, on est au-dessous du plafond statutaire depuis le début de l’année », a expliqué le Gouverneur de la Banque centrale.

Par ailleurs, Dr Louncény Nabé a consacré une bonne partie de son intervention à parler des politiques et programmes développés par la BCRG depuis 2011. Une dynamique qui suit le cours des principales monnaies et le cours des matières premières. Des efforts qui le permettent de dire qu’en Afrique parmi tous les pays qui ont leurs monnaies indépendantes, aucun ne va mieux que la Guinée.

« Je pourrai vous dire que nous faisons mieux que beaucoup d’autres pays africains, même parmi ceux qui sont cités en exemple », a déclaré le gouverneur.

Pour lui, le taux change dépressif dont a parlé le ministre du Budget lors de son exposé, est lié aux exportations (de la bauxite, ndlr). Mais en rien, poursuit Dr Nabé, l’inflation n’est liée à cela mais plutôt à la crise sanitaire. « Nous avons des instruments pour calculer cela », soutient le gouverneur, visiblement confiant sur l’état de santé de la monnaie nationale.

Pour réussir le pari d’une monnaie forte et d’une économie compétitive, Louncény Nabé, énumère des conditions de transparence pour que le secteur privé puisse se mouvoir dans des conditions idéales.

« A la BCRG, il y a une centrale à risque qui est mise en place. On poursuit les séries de réformes avec la centrale de bilans et ces réformes sont en cours. C’est le cas du fonds de garantie et de prêts aux entreprises. Ce fonds est créé par décret et les membres du Conseil d’administration, nommés. Le processus de recrutement du Directeur est en cours. Le capital est libéré par l’Etat…Tout cela, c’est pour permettre aux opérateurs de bien évoluer en comptant non pas sur l’Etat mais sur leurs propres efforts », a souligné le principal banquier du pays.

Pour conclure, Dr Louncény Nabé, régulièrement saisi par les femmes députées sur la question d’inclusion et d’autonomisation de la junte féminine, a donné une bonne nouvelle par la mise en place d’une stratégie nationale d’inclusion économique et financière élaborée à cet effet par la Banque centrale. Le document sera prochainement soumis à l’Assemblée nationale pour son adoption, a indiqué Dr Nabé.

Après des remarques objectives sur le document de cadrage pluriannuel 2022-2024, le Président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, a déclaré prendre acte du document, au nom de la représentation nationale. Et ce, dans l’attente de la présentation de la loi de Règlement.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Guinée : voici les conséquences directes et indirectes du doublement de la taxe des appels téléphoniques (TCT)

8 juillet 2021 à 10 10 57 07577
Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

Par Kaba Mamadi, Consultant, Spécialiste en Digitalisation/Télécom/NTIC : Dans l’attente de la promulgation du nouveau code général des Impôts dans lequel la TCT est doublée par un vote des députés à l’Assemblée nationale, on peut attirer l’attention sur les impacts que cette décision pourrait entraîner sur les consommateurs à faible revenu, les sociétés de téléphonie, mais aussi sur les recettes collectées par l’Etat dans le secteur.

Il est important de rappeler que la forte pénétration d’internet en République de Guinée a une conséquence sur l’épanouissement de la téléphonie classique qui est un pilier important dans le recouvrement des recettes en Télécommunication. Après analyse de l’évolution de la téléphonie ces dernières années et de la condition de vie de la plupart des Guinéens, le premier impact de cette décision est sur les consommateurs à faible revenu, qui peinent à avoir le minimum pour leur communication téléphonique. Imaginons que ces frais se retrouvent à la hausse !
Le deuxième impact est à la fois sur les sociétés des téléphoniques et les recettes de l’Etat dans le domaine de la téléphonie en ce sens où la croissance en téléphonie est axée sur l’élasticité du prix et de la demande qui varie de façon opposée pour la plupart du temps. C’est à dire que lorsque le prix augmente le risque que la demande baisse est très élevé. En d’autres termes, l’augmentation de la TCT entraînera une réduction considérable des minutes d’appels téléphoniques nationales et internationales.
Ainsi, ce fait nous mènera aux conséquences ci-après :

  • Beaucoup moins de recettes que celles attendues provenant de ladite taxe ;
  • Une réduction du chiffre d’affaires pour les opérateurs qui, à son tour affectera d’autres taxes comme la TARTEL qui est imposée à chaque opérateur à hauteur de 3% du chiffre d’affaire.
    Sachant que les coûts d’intégration et d’exploitation pour la plupart des opérateurs ne diminueront pas, leurs profits en téléphonie prendra un coup considérable ; et, alors, la contribution des opérateurs à l’impôt sur les bénéfices en pâtira et les recettes du secteur avec.
    Enfin, il importe de préciser que le secteur des télécommunications en Guinée a du potentiel, il est possible d’ouvrir une assiette fiscale ailleurs pouvant permettre la croissance des recettes sans impacts socio-économiques désastreux.

Kaba Mamadi, Consultant, Spécialiste en Digitalisation/Télécom/NTIC

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Double taxation des appels téléphoniques (passant de 60 à 120 GNF/Min) : une décision aux impacts inquiétants !

7 juillet 2021 à 11 11 36 07367
Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

Par Kaba Mamadi, Consultant, Spécialiste en Digitalisation/Télécom/NTIC : En 2016, une nouvelle taxe a été introduite dans la téléphonie en Guinée. Appelée TCT, cette « Taxe sur la communication Téléphonique » a été approuvée par l’Assemblée Nationale de l’époque avec une imposition de soixante francs guinéens par minute (60GNF/Min) et exclusivement prise en charge par le consommateur. Les raisons de cette nouvelle taxe ont été justifiées dans le temps par l’impact de l’épidémie à virus Ebola sur notre économie.

Et, l’actuelle Assemblée nationale a récemment approuvé une proposition de loi qui double cette taxation, passant alors de soixante francs guinéens par minute (60GNF/Min) à cent vingt francs guinéens par minute (120/Min) ! Comme bon nombre de concitoyens, nous nous posons la question sur les impacts et conséquences de cette nouvelle décision sur les consommateurs en téléphonie et sur le secteur de la téléphonie.

Il est important de savoir que tous les États ont le droit d’ouvrir ou réadopter une assiette fiscale en cas de besoin ou contrainte économique. Le même droit s’étend sur le positionnement de l’assiette fiscale ; c’est-à-dire, le secteur d’activité devant supporter la charge fiscale. Par ailleurs, l’application de ce droit doit impérativement aller dans le sens du bien-être de tout un chacun.

A mon avis, la Guinée étant un pays où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté, les taxes à la charge du citoyen rendent la vie plus difficile aux pauvres au lieu de l’améliorer. Les pauvres seront plus pauvres et les riches plus riches, en sachant que nos recettes à mobiliser sont plus à satisfaire les comptes personnels de certaines grosses pontes que ceux de l’Etat.

Cette décision est-elle le fruit de la facilité ?  Personnellement, je parie que doubler la TCT aura moins d’impacts dans la mobilisation des recettes dans les conditions actuelles ou la téléphonie est moins convoitée par les abonnés. Avec la forte vulgarisation d’internet et les services qui en découlent, il est bon de savoir que la téléphonie n’est plus une nécessité aussi importante en communication analogique/numérique. Donc, cette décision une fois appliquée, viendra augmenter les couts de l’appel téléphonique dans notre pays !

De nos jours, la plupart des abonnés mobile ont un service internet fréquent et disponible sur leurs portables. Alors, avec ce nouveau coût à la hausse des appels téléphoniques classiques, il est logique que de nombreux abonnées pourraient choisir les appels via internet que ceux via la téléphonie mobile ordinaire.

Alors, si nous avons moins d’appels téléphoniques, cela signifie qu’il y aura moins de taxes TCT que l’État pourra recouvrir. Conséquence, les objectifs économiques à atteindre à travers cette décision ne seront qu’un mirage. Bref, nous assisterons au boycott de la téléphonie classique puisque plusieurs alternatives moins coûteuses s’offrent aux abonnés.

A mon avis, une telle décision affectant le consommateur (Citoyen) ne devrait pas être une surprise pour tous. Elle aurait dû être au centre d’une négociation en amont entre Etat, l’association patronale des Télécoms et les représentations des consommateurs afin de pourvoir trouver un équilibre satisfaisant les trois camps. Malheureusement, aujourd’hui, il sera difficile de revenir en arrière ! Alors, à mon humble avis, la prochaine étape doit être comment atténuer l’impacts socio-économiques de cette décision sur le consommateur et le secteur de la téléphonie ?

Face à ce défi, les pistes de solutions à cette problématique feront l’objets de notre prochain article !

Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

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Débat d’orientation budgétaire 2021 : voici le discours intégral de « Kaba Guiter (secteur privé)

3 juillet 2021 à 11 11 27 07277
Honorable Amadou Damaro Camara, président de l’Assemblée nationale

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, l’Assemblée nationale a enregistré hier, vendredi 3 juillet 2021, l’ouverture du Débat d’orientation budgétaire. Au nom du gouvernement, c’est le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, qui a fait la présentation.

Invité à prendre part à ces travaux, le secteur privé guinéen, représenté par Ansoumane Kaba , »Guiter », a tenu à faire des observations sur le cadrage macroéconomique du gouvernement pour les trois années à venir.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité dudit document :

DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE

INTERVENTION DU SECTEUR PRIVE

JUILLET 2021

Ansoumane Kaba, Kaba Guiter
  • Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
  • Mesdames et Messieurs les Ministres,
  • Honorables Députés,
  • Mesdames et Messieurs les Hauts Cadres de l’Administration,
  • Mesdames et Messieurs les Directeurs de sociétés et Chefs d’entreprises,
  • Distingués Invités,

Mesdames et Messieurs,

Le secteur privé salue et félicite les honorables Députés de la 9ème Législature et les assure de sa disponibilité à accompagner le développement économique et social de notre pays.

L’organisation du Débat d’Orientation Budgétaire devrait être l’occasion pour le secteur privé de faire des recommandations appropriées sur le Document de programmation Budgétaire pluriannuel 2022-2024. Malheureusement, la réception tardive du Document ne nous a pas permis d’apporter une contribution écrite.

Ce Débat d’Orientation Budgétaire se tient dans un contexte exceptionnel marqué par les impacts de la crise sanitaire sur l’économie nationale.

Le secteur privé salue les efforts du Gouvernement qui ont permis d’atteindre des résultats économiques appréciables en 2020.

Une telle performance, pour être durable, ne peut être possible que grâce à une mobilisation accrue des recettes intérieures, une amélioration de la compétitivité des entreprises et une augmentation des investissements du secteur privé.

La crise économique liée à la COVID-19 a impacté considérablement l’activité économique globale. Le chiffre d’affaires de la majorité des entreprises hors mines a fortement baissé.

En dépit de la résilience affichée par notre économie, cette tendance pourrait se maintenir et les perspectives à court terme s’assombrir si la charge fiscale sur les entreprises devenait insoutenable.

Il est certain qu’au-delà de cette année, les effets de la crise se répercuteront tant sur les Finances publiques que sur la trésorerie des entreprises.

Un Plan de soutien a été initié par le Gouvernement au profit des PME pour leur permettre de supporter les chocs dus à la contraction significative de l’activité économique. Ce plan mérite d’être poursuivi et amplifié.

Les Patronats saluent les efforts du Gouvernement dans le cadre de la dématérialisation des procédures de déclarations fiscales. La télédéclaration et le télépaiement sont des innovations majeures qui améliorent le suivi et la sécurisation des recettes fiscales.

Il faut surtout regretter l’étroitesse de l’assiette des entreprises concernées par la e-Tax, car la réforme ne vise que les entreprises soumises au régime déclaratif. Le niveau atteint par l’informalité des activités économiques est un facteur important dans la faiblesse de la pression fiscale.

Excellence Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Le secteur privé est conscient des défis de la mobilisation des recettes fiscales. Dans un contexte de transition fiscale rendue nécessaire par l’opérationnalisation de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF), il devient urgent de repenser notre politique fiscale.

Au-delà de sa mission de financement du budget de l’Etat, la politique fiscale devrait accorder une attention soutenue à la promotion économique et sociale.

Il existe certainement des dispositifs d’incitation à l’investissement dans les secteurs porteurs de croissance et d’emplois. Mais, il convient aussi et surtout de les adapter au contexte socio-économique sous-régional qui fait face à plusieurs défis à la fois structurels et conjoncturels.

Nous partageons la préoccupation du Gouvernement d’élargir l’assiette fiscale, tout en maintenant les mesures incitatives au plan économique et des mesures protectrices du pouvoir d’achat au plan social. Autrement dit, il faut que le système fiscal permette d’améliorer les ressources publiques tout en préservant la solidité des entreprises.

Cependant, nous estimons que l’augmentation de la pression fiscale ne doit pas se traduire par l’accroissement de la charge fiscale sur les seules entreprises formelles. Elle doit plutôt viser les niches fiscales et les secteurs non fiscalisés et sous-fiscalisés.

VOICI NOTRE ANALYSE ET NOS RECOMMANDATIONS :

  • Premièrement, les dépenses fiscales constituent un levier de politique publique et un outil de promotion économique et social. Leur analyse permettrait d’évaluer l’impact des mesures fiscales dérogatoires accordées aux entreprises et aux ménages A ce titre, le secteur privé estime qu’il faut trouver le juste équilibre entre le besoin d’élargissement de l’assiette fiscale et la nécessité de soutenir l’investissement en tant que moteur de la croissance économique.

Il y a lieu de signaler tout de même que les exonérations ad hoc génèrent d’importantes pertes de recettes. Leur suppression serait salutaire pour les Finances publiques.

  • Deuxièmement, il faut optimiser la fiscalisation du secteur informel et extirper de ce secteur les opérateurs qui utilisent des méthodes souterraines pour échapper à l’imposition.

En effet, l’étroitesse de l’assiette fiscale s’explique en grande partie par le poids considérable du secteur informel.

  • Troisièmement, la fiscalisation des marchés publics n’est pas adaptée aux besoins de financement de l’économie et devient un canal de déperdition des recettes.

Il convient dès lors de revisiter le régime fiscal et douanier applicable aux marchés publics, de même que les autorisations d’achat en hors taxes accordées aux entreprises conventionnées et à leurs sous-traitants.

Cette démarche vise à rendre la matière imposable plus saisissable et à renforcer le régime d’imposition en fonction du chiffre d’affaires réalisé.

  • Quatrièmement, l’instabilité réglementaire caractérisée par de multiples arrêtés modifiant à la hausse les taux d’imposition empêche les entreprises de planifier le coût de leurs activités dans la durée. Nous suggérons que de telles dispositions relèvent du domaine de la loi.

Excellence Monsieur le Président,

Honorables Députés,

La conjoncture économique est défavorable à une mobilisation accrue des recettes fiscales.

Conscient de cette réalité, le secteur privé estime que cette crise doit être une occasion d’approfondir la réflexion sur la nécessité de réorienter notre politique économique.

Il faut entre autres mieux organiser et soutenir les opérateurs privés évoluant dans des filières compétitives et stratégiques qui apportent une croissance et créent des emplois. Nous pensons notamment à l’agriculture vivrière et industrielle, à l’agroalimentaire, à la transformation des produits de la pêche et de l’élevage.

Les Patronats, Associations, Groupements professionnels et les autres Opérateurs du secteur privé souhaitent que les mesures d’amélioration du climat des affaires soient renforcées, en particulier celles qui ont un impact sur l’investissement, l’emploi et l’entrepreneuriat.

Le poids élevé des coûts de facteurs ne favorise pas l’éclosion d’un secteur privé moderne et performant.

Nous devons nous préparer à affronter cette rude compétition que va nécessairement entraîner la mise en œuvre de la ZLECAF. Le défi reste donc la nécessité d’adapter notre politique fiscale et budgétaire à l’environnement économique et social régional.

C’est pourquoi, toute hausse brutale des impôts et taxes rendra moins compétitives les entreprises et pourrait conduire in fine à leur fermeture.

La croissance économique dans notre pays serait renforcée par des mesures publiques à prendre pour accompagner le secteur privé national, créateur d’emplois et de richesses. A cet égard, l’enjeu principal reste toujours l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Celle-ci passe par des investissements massifs et ciblés dans l’énergie et les infrastructures.

La relance de l’activité économique doit également s’opérer dans un contexte de maîtrise de l’inflation, facteur de compétitivité, sous l’effet d’une politique monétaire prudente mais accommodante pour l’activité des entreprises.

Excellence Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Le secteur privé remercie Monsieur le Ministre du Budget de l’avoir associé à l’examen du Projet de Code Général des Impôts soumis à la Représentation Nationale pour adoption.

Le secteur privé a formulé des observations et des recommandations importantes dans le cadre de la mobilisation optimale de nouvelles ressources fiscales.

Notre politique fiscale doit permettre d’améliorer les recettes budgétaires. Toutefois, elle ne doit pas entraîner des conséquences négatives sur le niveau des investissements, sur le pouvoir d’achat, sur la compétitivité des produits et sur le niveau des emplois.

A titre d’exemple, il est prévu dans le projet de Code Général des Impôts, un Impôt Minimum Forfaitaire fixé à 0,5% du chiffre d’affaires, sans plafonnement. Le plafond en vigueur est de 75 millions pour les moyennes entreprises et 100 millions de Francs Guinéens pour les grandes entreprises, même s’il est constaté un déficit.

Supprimer ce maximum aggraverait les difficultés financières des entreprises et augmenterait le déficit comptable.

Le secteur privé estime que le taux de l’IMF ne peut pas être proportionnel au chiffre d’affaires réalisé sans être plafonné. Si tel est le cas, l’impôt sera forcément une taxe sur le chiffre d’affaires et les opérateurs économiques seront enclins à les répercuter sur le prix de vente. Cette répercussion conduira inéluctablement au renchérissement des prix, donc à la réduction du pouvoir d’achat.

Le secteur privé propose que l’IMF soit plafonné à un niveau raisonnable.

Concernant l’imputation des déficits antérieurs, nous demandons la suppression de cette limitation à 70% du bénéfice de l’exercice. Ceci est contraire aux pratiques généralement admises en matière de droit comptable et de pratique fiscale.

Nous recommandons le maintien des dispositions en vigueur dans le CGI actuel tout en prorogeant le délai de prescription du déficit reportable à cinq ans au lieu de trois ans.

En ce qui concerne les droits d’accises, les taux proposés dans le nouveau Code Général des Impôts auraient pour effet d’obérer la compétitivité des entreprises produisant localement au profit de celles qui importent. Cela se produirait au détriment de la création d’emplois locaux par les entreprises qui participent structurellement au développement économique et social.

Excellence Monsieur le Président,

Honorables Députés,

L’objectif que nous recherchons est de parvenir à plus d’équité, plus de justice et plus de neutralité fiscale, de sorte qu’il y ait une meilleure répartition de l’impôt en fonction de la faculté contributive de chacun.

Nous savons tous que de nombreuses niches de ressources et d’opportunités de recettes fiscales et non fiscales existent, mais restent insuffisamment exploitées.

L’Administration fiscale doit trouver des méthodes novatrices de gestion de ces recettes pour valoriser l’important potentiel fiscal existant. L’essentiel des charges fiscales doit cesser de reposer sur les seules entreprises du secteur formel.

Le Guinea Business Forum (GBF) qui est un cadre de concertation Public-Privé pourrait être mis à contribution pour coordonner toutes les initiatives et stratégies définies.

S’agissant de la dette intérieure, nous plaidons pour qu’une attention particulière soit accordée à l’apurement des créances des opérateurs privés. Un plan d’apurement progressif des dettes dues aux fournisseurs de l’Etat pourrait être programmé pour leur permettre de remplir leurs engagements vis-à-vis des banques et autres fournisseurs.

En matière de promotion du contenu local, la stratégie mise en place donne des résultats insuffisants et ne permet pas de valoriser les capacités des ressources humaines, entrepreneuriales et matérielles locales.

Le secteur privé plaide pour la mise en place progressive de véritables plans de soutien à la préférence nationale pour augmenter :

  • L’approvisionnement en biens et services des sociétés par les entreprises locales ;
  • L’embauche du personnel local ;
  • Les capacités des acteurs locaux dans l’environnement minier.

Nous proposons l’application stricte du droit de préférence nationale notamment en relevant le quota de cotraitance et de sous-traitance locales et en définissant les mécanismes de suivi.

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Distingués Invités,

Nous exprimons notre profonde gratitude au Gouvernement Guinéen avec à sa tête Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Docteur Ibrahima Kassory FOFANA, sous le leadership de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Professeur Alpha CONDE, pour les efforts constants en faveur du développement socio-économique de notre pays.

Nous remercions également l’Institution parlementaire, en particulier Son Excellence Monsieur Amadou Damaro CAMARA, pour son rôle constructif dans le dialogue entre les Institutions et les Opérateurs économiques.

Nous ne saurions terminer notre propos sans vous réitérer encore une fois l’engagement du secteur privé à œuvrer pour le développement socio-économique de notre pays.

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« Antonio Souaré n’est pas actionnaire ou dirigeant de Guinée Games », rappelle la LONAGUI qui s’engage à préserver les emplois

2 juillet 2021 à 14 02 46 07467

Dans le cadre de la décision de cessation du contrat de concession dont bénéficiait la société de jeu Guinée Games, la Loterie nationale de Guinée (LONAGUI), par le biais de sa Directrice générale, apporte une précision de taille via le communiqué ci-joint. 

En effet, contrairement à une certaine opinion très répandue tendant souvent à assimiler la fin du contrat de Guinée Games à un acharnement contre la personne de M. Antonio Souaré, la LONAGUI indique ici que ce dernier n’est en fait plus ni actionnaire, ni dirigeant de Guinée Games. « Il a cédé la totalité de ses actions dans Guinée Games depuis septembre 2016 et l’acte de cession a été notifié à la LONAGUI et aux organismes intéressés par la cession« , peut-on en effet lire dans le communiqué. 

Par ailleurs, dans ce même communiqué, la LONAGUI réitère son engagement de préserver les « emplois directs et indirects liés aux activités de la société Guinée Games et garantira les intérêts des parieurs et de l’Etat ».

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Guinée : les banques seront fermées lundi jusqu’à 12 H

2 juillet 2021 à 12 12 00 07007

Si vous avez une opération bancaire urgente, vous avez intérêt à l’effectuer dès maintenant. Car toutes les banques primaires du pays seront fermées lundi prochain, 5 juillet 2021, jusqu’à midi.

En effet, la Fédération syndicale autonome des banques et assurances et microfinances de Guinée (FESABAG) convie les employés des institutions bancaires à une assemblée générale de 8 heures à 12 heures.

Selon l’organisation syndicale, qui a lancé un préavis de grève hier, jeudi 1er juillet 2021, cette assemblée générale vise à informer les travailleurs sur la situation des négociations de la convention collective des banques.

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Guinée : les travailleurs des banques menacent d’aller en grève

1 juillet 2021 à 13 01 37 07377
Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG

Le secteur bancaire guinéen risque de connaître une crise dans les prochaines semaines. La fédération syndicale autonome des banques et assurances de Guinée (FESABAG) menace de déclencher une grève générale, sans pour autant donner une date pour le début de ce mouvement de protestation. Elle justifie cette démarche par le « manque manifeste » de volonté des patrons des banques de négocier avec leurs employés autour de la révision  de la convention collective d’août 2004.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le préavis de grève de la FESABAG adressé à l’association professionnelle des banques (APB) :

Préavis de grève FESABAG

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Dubréka : Tibou Kamara ordonne la fermeture de l’usine de la société Odhav Multi-industries

29 juin 2021 à 7 07 02 06026

Le ministre de l’industrie et des PME a pris des mesures drastiques suite à un accident de travail survenu récemment à l’usine de la société Odhav Multi-industries (située dans la préfecture de Dubréka) et qui a fait un mort.

Tibou Kamara a ordonné la fermeture de l’usine jusqu’à nouvel ordre et la mise en demeure de sa direction générale pour fournir des explications sur cette situation. Le ministre annonce aussi qu’une enquête sera diligentée afin de déterminer les circonstances du décès et établir les responsabilités.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué annonçant ces décisions :

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Les impôts se métamorphosent grâce à des réformes porteuses, devenues irréversibles

27 juin 2021 à 18 06 26 06266
Aboubacar Makissa Camara, Directeur national des impôts

Il y a cinq ans, l’administration fiscale renvoyait l’image d’un service où il n’y avait que des alibaba emmitouflés dans le manteau d’agents de service public, qui se servaient à volonté dans les maigres recettes qui étaient alors mobilisées.

Cette image, au fil du temps, va voler en éclat au gré de réformes porteuses et courageusement menées. N’en déplaisent aux nihilistes, ces personnes qui sont bornées à tout peindre en noire.

Il a donc fallu l’arrivée de l’actuelle équipe dirigeante qui a fait siennes, les directives du Président de la république et des différents ministres qui se sont succédé à la tête du département de la tutelle. Des directives qui consistent à assurer une mobilisation accrue des recettes et à les sécuriser.

Il en est notamment des réformes qui ont été initiées visant à dématérialiser les procédures de payement. En d’autres termes, c’est d’éviter que les payements des contribuables transitent dans les mains des agents qui pourraient être en effet tentés de les dissimuler pour des fins personnelles.

Il y a eu d’abord le NIF-P, puis le e-tax, qui est la plus emblématique. Cette dernière qui est une véritable révolution fiscale, aujourd’hui évidente, est la preuve de l’engagement et de la détermination du Directeur national des impôts, de doubler et sécuriser les recettes, ce conformément à sa lettre de mission

Déployée en septembre, et rendue obligatoire pour tous les payements depuis janvier 2021, la plateforme a enregistré l’adhésion de plus de 2 800 grandes et moyennes entreprises.

Ce sont des entreprises fidélisées, désormais localisées et identifiées. Ce qui est un exploit inattendu, soutiennent des partenaires interrogés par la rédaction.

Aussi, à travers cette plateforme, les impôts ont pu recevoir des payements qui s’élèvent à hauteur de 3 mille 700 milliards GNF.

A la direction nationale des impôts, on rassure que la dématérialisation des procédures fiscales, est effective.

En ce qui concerne l’interconnexion avec d’autres services, le constat révèle une grande satisfaction chez les concernés.

Cette interconnexion est à ce jour effectif entre la DNI et la BCRG, les douanes, les marchés publics et l’APIP.

Dans un prochain numéro, nous reviendrons sur ce volet avec la réaction des acteurs concernés.

Par le service de communication 

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Guinée : pourquoi la LONAGUI reprend les segments de jeu de Guinée Games ?

27 juin 2021 à 17 05 01 06016
Aminata Sylla, Directrice Générale de la LONAGUI

Via un courrier en date du 21 juin 2021, que la Directrice Générale de la Loterie nationale de Guinée (LONAGUI) a adressé aux responsables de la société Guinée Games, elle a annoncé qu’elle n’entendait pas renouveler le contrat de concession dont bénéficiait cette dernière. Au nombre des motifs mis en avant pour justifier cette décision, on peut citer le manque de transparence reproché à Guinée Games notamment en rapport avec la déclaration de ses chiffres d’affaires, le non-respect par elle de nombreuses clauses contractuelles dont celles en rapport avec le partage de masse collectée ou la transmission des procès-verbaux de loto ou encore la faible protection des parieurs qui ne sont pas remboursés même quand les jeux sont annulés.

Au-delà, la LONAGUI dont les prérogatives, outre l’organisation et la régulation, couvrent « la gestion et l’exploitation de toutes les formes de loteries, de jeux de pronostics et assimilés en République de Guinée », voudrait, à l’instar de nombreuses entités identiques dans la sous-région, mieux contrôler un secteur dont les enjeux touchent jusqu’au domaine sensible de la sécurité (blanchiment de capitaux, financement du terrorisme, etc.).

Dans un monde aux prises avec toutes formes d’insécurité, la tendance pour les Etats est de ne pas laisser le secteur de la loterie entre les mains de particuliers. Au-delà, comme cela est perceptible avec la LONACI (Côte d’Ivoire, ndlr), quand l’exploitation de la loterie est assurée par l’Etat, cela peut bien bénéficier à la société dans son ensemble, en dehors des seuls parieurs : construction d’écoles, de lieux de loisirs, de centres de santé dans le but d’appuyer le gouvernement dans l’atteinte de ses objectifs. Et dans le cas de la Guinée, il se trouve que la LONAGUI a déjà une expérience qui a fait ses preuves avec le pari hippique (PMU).

 En effet, à peine installée, la nouvelle direction à la tête de la LONAGUI, en 17 mois d’activité, avec le seul PMU, a pu mobiliser 75 milliards GNF. C’est dire que la LONAGUI dispose désormais de la logistique et de l’expertise requises. A titre de comparaison, dans le même domaine, en 10 ans, Winya n’avait pu mobiliser que 103 milliards GNF. Quant à Guinée Games, avec tous ses produits dont le loto, le pari sportif en ligne et en kiosque, n’aura généré que 133 milliards GNF en 10 ans à l’Etat guinéen.

Enfin, pour les employés de Guinée Games, pas de quoi s’inquiéter vraiment, dans la mesure où dans un communiqué rendu public le 24 juin 2021, la Direction générale de la Loterie nationale de Guinée assurait « les salariés et l’ensemble du réseau commercial (revendeurs et prestataires) de son engagement à leur transfert au compte de la LONAGUI avec le maintien de leurs avantages acquis ».

C’est du reste ce qui s’est passé dans le cas de PMU.

A suivre !

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Vers l’exposition universelle des œuvres d’arts à Dubaï : les sculpteurs guinéens inquiets !

25 juin 2021 à 17 05 09 06096
Amara Condé, sculpteur, membre du bureau de l’union régionale des sculpteurs de Guinée

Prévue du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022, la 34ème ‘’Exposition Universelle de Dubaï’’ verra la participation d’artistes venus de tous les continents. Ce rendez-vous d’affaire et d’échange culturel est une opportunité pour les artistes (sculpteurs, peintre…) d’exposer et de vendre des œuvres d’arts et de reprendre vie après avoir été durement éprouvés par la crise sanitaire liée au COVID-19. Et, à ce grand rendez-vous de la renaissance dans la « Cité-Etat » de Dubaï (aux Emirats Arabes Unis), les artistes guinéens, notamment les sculpteurs ne comptent pas jouer aux abonnés absents. Ils sont prêts et très déterminés à y prendre part pour faire la promotion de l’artisanat guinéen aux yeux du monde. Mais, ces derniers temps, ils bouillonnent surtout d’inquiétudes à l’idée de se faire représenter par des « administrateurs » à cette foire internationale.

Dans un entretien accordé récemment à Guineematin.com, le sculpteur Amara Condé, membre du bureau de l’union régionale des sculpteurs de Guinée, a laissé entendre qu’il leur a été dit que leurs œuvres peuvent être acheminées à Dubaï et ce sont des administrateurs qui devront les défendre et si possible les vendre à ramener l’argent en Guinée.

« Depuis l’arrivée de la Covid19 jusqu’à nos  jours, nos activités artisanales sont fortement impactées.  Parce que c’est dans les grandes cérémonies, les réceptions, les colloques, les réunions que nous nous parvenons à écouler nos produits. Mais, aujourd’hui, ces réunions se passent de façon virtuelle. Donc, on n’a pas les moyens pour écouler nos produits. La foire expo 2021 Dubaï qui est à l’horizon est notre seul espoir aujourd’hui pour faire écouler certains de nos produits que nous détenons il y a plus de 5 ans. Mais, on a des inquiétudes par rapport à notre participation à cette foire. Pourquoi ? Parce qu’on a eu à faire des rencontres avec les organisateurs. Ils nous ont dit qu’on aura un conteneur disponible dans lequel on va embarquer nos pièces et leurs prix. Que c’est des administrateurs qui iront cette fois-ci à notre place vendre ces pièces et revenir avec notre argent reconvertis en francs guinéens », a indiqué Amara Condé.

A en croire ce sculpteur, envoyer des « administrateurs » à la place des artistes dans une exposition comporte d’énormes risques, d’autant plus que ces administrateurs n’ont aucun savoir faire pour entretenir ou restaurer des œuvres d’art.

« Avec les produits sculptés, vous ne pouvez pas réunir 30 pièces d’un point A à un point B sans qu’il n’y ait des dommages. Il y aura des pièces qui vont se casser. Ensuite, il y a des pièces qui ont besoin d’être entretenues chaque jour où chaque semaine pour les rendre consommables. Mais, celui qui n’est pas professionnel en la matière ne peut pas faire ces entretiens là. Et, même les explications, ce n’est pas un administrateur qui va expliquer, définir le rôle de ces produits devant un touriste. Et le touriste est curieux de savoir cette pièce représente quoi chez vous? Donc, il faut être de la matière pour bien défendre les pièces », a expliqué Amara Condé.

Pour éviter d’éventuels désagréments (qui pourraient être très dommageable pour les artisans guinéens), ce membre du bureau de l’union régionale des sculpteurs de Guinée demande aux organisateurs de l’exposition de faire accompagner les administrateurs de quelques artistes (notamment des sculpteurs) qui vont se charger des œuvres.

« Je demande aux organisateurs (qui sont cette fois-ci le partenariat public et privé) et au département du tourisme de nous assister, de choisir quelques-uns parmi nous (les artistes) pour la participation à cette foire. Notre participation y va non seulement dans nos intérêts, mais aussi dans l’intérêt de la nation guinéenne. Parce que dans le décor des stands et des pavillons, notre pays a eu toujours le premier prix à travers nos produits sculptés », a confié Amara Condé.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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3ème édition du SIHACO : plus de 2 500 professionnels attendus à Conakry

25 juin 2021 à 16 04 46 06466

La 3ème édition du salon des infrastructures, de l’habitat et de la construction (SIHACO) se tiendra sous le Haut patronage du président de la République, le Pr. Alpha Condé sur l’esplanade du Palais du peuple de Conakry, du 9 au 13 novembre. C’est l’annonce faite par le Directeur général du Centre international guinéen des expositions, (CIGEX), Malick Koly, lors d’un déjeuner de presse organisé dans la matinée de ce vendredi, 25 juin 2021, au siège du CIGEX, à Conakry.

A cette occasion, les principaux acteurs impliqués dans cet évènement ont rassuré les hommes des médias des dispositions pratiques déjà prises pour donner à ce rendez-vous toutes les chances de sa réussite. « Fruit d’un partenariat public-privé, le SIHACO veut permettre au secteur de l’habitat et de la construction de bénéficier d’une vitrine de qualité afin d’offrir aux acteurs du domaine, l’opportunité de développer des synergies pour croissance respective », a indiqué Monsieur Koly.

Sachant bien que tous les secteurs socioéconomiques sont interdépendants, de l’habitat à la protection de l’environnement en passant par l’aménagement du territoire, à la construction, au logement et de tous les autres domaines, le SIHACO se veut une opportunité pour les tous les acteurs impliqués en vue d’un partage d’expérience, d’enseignement et de profit, a insisté le patron CIGEX, qui avait à ses côtés, Aly Victor Koniono, l’un des responsables de la SOGUIFIL et des Universitaires spécialisés dans la construction.

La 3ème édition du SIHACO s’annonce donc sous de bons auspices tant au niveau de l’organisation que de la participation aussi bien au niveau national qu’international.

Sont attendus à ce rendez-vous de l’habitat et de la construction, plus de 2 500 composés d’exposants, experts, architectes, hauts cadres, Ministres, de représentants de structures professionnelles et institutionnelles venant dans 30 pays au moins.

Dans un communiqué remis à la presse, le Comité d’organisation invite l’ensemble des acteurs du secteur immobilier et services connexes du lancement de ses activités, le 30 juin 2021 à 10 heures, à l’hôtel Kaloum.

Sont conviés à cette rencontre, les membres du gouvernement, le Corps diplomatique et consulaire, les institutions nationales et internationales, les organisations patronales et professionnelles, les promoteurs immobiliers, les experts, les architectes, les industriels du bâtiment, les banques et assurances, les établissements universitaires et professionnels.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Cessation de concession à GUINEE GAMES : la LONAGUI « assurera la continuité de l’exploitation de tous les segments de jeux »

24 juin 2021 à 17 05 32 06326

Depuis la diffusion manifestement malencontreuse dans l’après-midi de ce mercredi 23 juin, dans les médias et les réseaux sociaux, d’une lettre de la Direction générale de la LONAGUI relative à la cessation de la concession accordée à la société Guinée Games, les commentaires vont bon train.

En particulier, du côté des employés de ladite société et des parieurs, on est à la fois inquiet et angoissé. Les uns se demandant s’ils ne risquent pas de se retrouver au chômage, et les autres, s’il ne sera pas fin au pari duquel ils récoltaient des gains de temps en temps. Eh bien, la LONAGUI invite à ne point s’inquiéter. Comme on peut le voir en effet dans le communiqué ci-dessous, la tutelle des paris et des jeux assure d’une part aux salariés et à l’ensemble du réseau commercial de son « engagement à leur transfert au compte de la LONAGUI avec le maintien de leurs avantages acquis ». D’autre part, la Direction générale de la LONAGUI promet aux parieurs et à l’opinion nationale qu’elle « assurera sans aucune interruption, en accord avec les autorités de tutelle, la continuité de l’exploitation de tous les segments de jeux exploités auparavant par la société Guinée Games »

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MICROCREDIT : le CRG accélère la campagne agricole à Macenta

21 juin 2021 à 8 08 28 06286
Un groupement de femmes appuyé par le CRG à Macenta (photo d’archives)

Depuis plusieurs semaines, le Crédit Rural de Guinée, la plus grande institution de micro finance du pays est très active dans les milieux paysans à Macenta, au Sud-Est du pays. Sous des formes diverses, il apporte son appui décisif aux agriculteurs de la localité.

En dépit des difficultés liées aux défauts de remboursement constatés au cours de la campagne agricole 2019-2020, le CRG compte injecter cette année environ 11,5 milliards de francs guinéens dans l’agriculture, sur un budget d’environ 24,1 milliards GNF validé pour 2021.

Déjà 5 milliards GNF ont déjà été octroyés aux paysans, a précisé Abdoulaye Touré, délégué régional du CRG à Macenta.

Au cours de la campagne 2019-2020, marquée par la crise sanitaire (Covid-19 et Ebola), le CRG a constaté que plusieurs emprunteurs n’avaient pas respecté les échéances de février, mars et avril 2020, pour les crédits libérés l’année précédente.

« Ils avaient fini la campagne agricole courante (riz, arachide, etc) sans rembourser les prêts qu’ils ont voulu différer sur les produits forestiers (café, hévéa, huile de palme, banane, etc). Sur environ 6,5 milliards GNF, environ 2,5 milliards étaient en impayés et nous avons dû déployer des efforts pour recouvrer ces montants », a dénoncé Touré.

A titre de comparaison, à la même période pour la campagne 2018-2019, les impayés étaient de seulement 600 millions GNF.

Pour la petite histoire, les produits forestiers sur lesquels comptaient les adhérents du CRG à Macenta pour rembourser leurs crédits ont souffert de la fermeture des frontières avec la Sierra Leone et le Libéria…

Pour contourner les difficultés, le CRG a pris cette année la décision de ramener les remboursements aux mois de décembre, janvier et février.

« Tous les crédits octroyés en 2020, sont remboursés en décembre 2020, janvier et février 2021. Le système marche très bien et il  n’y a plus de problème. Le remboursement se fait sur la base des fruits de la récolte », précise Touré.

Avec le nouveau système, le CRG a repris de plus belle ses activités indispensables pour extirper de la pauvreté des dizaines de milliers de famille.

Cheick Soumah

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PLUS DE 200 000 ENTREPRENEURS AFRICAINS ORIGINAIRES DE 54 PAYS AFRICAINS FORMES PAR FONDATION TONY ELUMELU

17 juin 2021 à 17 05 01 06016

Les jeunes entrepreneurs ont achevé la formation en gestion d’entreprise avec à la clé des connaissances assimilées à un MBA

Lagos, le 15 juin 2021 : La Fondation Tony Elumelu (TEF), la principale organisation philanthropique en Afrique qui autonomise les jeunes entrepreneurs africains des 54 pays africains, a achevé avec succès la formation plus de 200 000 entrepreneurs aux compétences de base en gestion d’entreprise dans le cadre de son programme d’entrepreneuriat TEF 2021.

La formation en gestion d’entreprise a été dispensée exclusivement sur TEFConnect, la plate-forme numérique exclusive de la Fondation qui fournit un programme de renforcement des capacités, des conseils et des réseaux commerciaux à plus d’un million d’Africains.

La formation en gestion d’entreprise du programme d’entrepreneuriat de la TEF donne aux entrepreneurs les compétences essentielles nécessaires pour lancer et gérer leurs affaires à un stade précoce de la croissance. Avec un programme unique qui englobe des sujets sur le lancement de votre entreprise, la gestion et les principes fondamentaux de l’entreprise, le leadership et la croissance de l’entreprise, la sélection et la constitution d’une équipe, entre autres, les entrepreneurs sont efficacement outillés pour impulser de la croissance à une entreprise, ainsi que la rentabilité et un succès durable.

Les apprenants ont été invités à des séances d’information hebdomadaires, dans le cadre de la formation, pour répondre aux préoccupations pertinentes et partager les mises à jour essentielles du programme. Tous les entrepreneurs ont reçu un soutien actif auprès de coachs et de mentors qui ont fourni des conseils techniques, des conseils et une interaction individuelle tout au long de la durée du programme de formation.

La formation, qui est l’un des 7 piliers du programme d’entrepreneuriat de la TEF, a été dispensée dans les langues officielles africaines, notamment l’anglais, le français, le portugais et l’arabe, et plus de 40 pour cent des participants formés étaient des femmes.

S’exprimant sur cette étape importante, Ifeyinwa Ugochukwu, PDG de la Fondation Tony Elumelu, a déclaré : « Chaque année, notre engagement à transformer l’Afrique est encore renforcé par la passion, la résilience et le talent des entrepreneurs de haute facture qui intègrent notre programme phare. Notre programme offre une opportunité holistique aux entrepreneurs d’apprendre, de grandir et de contribuer au développement de leurs communautés.

Et la PDG de la TEF d’ajouter : « En outre, cela témoigne de l’empressement et de la volonté des entrepreneurs africains de toute l’Afrique de se rendre disponibles pour transformer le continent pour de bon. Je tiens à féliciter ces entrepreneurs pour leur discipline, leur dévouement et leur travail acharné tout au long de la formation et je me réjouie d’avance de l’immense impact de leurs entreprises dans divers secteurs en Afrique. Nous demeurons résolus à donner aux entrepreneurs africains les ressources et le soutien nécessaires qui garantiront que leurs entreprises peuvent évoluer et conduire un changement durable sur le continent ».

La formation à l’entrepreneuriat TEF est immédiatement suivie d’un processus d’examen du plan d’affaires pour chaque entrepreneur. Les entrepreneurs les plus performants participent ensuite à la phase de lancement du programme, après quoi les entrepreneurs qui réussissent reçoivent un capital d’amorçage non remboursable de 5 000 USD chacun.

La principale organisation philanthropique africaine espère également former et autonomiser des milliers d’autres à travers le continent africain dans le cadre de son engagement à catalyser la croissance économique, à lutter contre la pauvreté et à assurer la création d’emplois.

En 2020, la Fondation Tony Elumelu a célébré ses dix ans d’impact, ayant autonomisé et financé près de 10 000 entrepreneurs africains originaires de 54 pays africains dans le cadre de son programme d’entrepreneuriat TEF d’un montant de 100 millions de dollars américains. La Fondation Tony Elumelu s’inspire de la philosophie économique de Tony Elumelu de l’africapitalisme, qui positionne le secteur privé, et surtout les entrepreneurs, comme principal catalyseur du développement social et économique à long terme du continent africain.

Pour en savoir plus sur la Fondation Tony Elumelu, veuillez visiter le site TonyElumeluFoundation.org; et pour bénéficier de la formation commerciale gratuite de la Fondation, veuillez visiter TEFConnect.com.

Transmis par le service de communication de UBA Guinée

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