Projet Boffa-Boké : le Consortium SMB-Winning inaugure une voie ferrée de 125 kilomètres

17 juin 2021 à 10 10 05 06056

Boké (Guinée), 16 juin 2021 : Le Consortium SMB-Winning, premier producteur guinéen et africain de bauxite avec environ 40 millions de tonnes exportées en 2020, a inauguré aujourd’hui un nouveau chemin de fer d’exportation de minerai dans le cadre du Projet Boffa-Boké. Avec ce nouveau projet structurant, le leadershipdu Consortium sera renforcé et contribuera à développer une chaîne d’approvisionnement en bauxite plus durable et plus respectueuse de l’environnement.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Président de la République, Son Excellence le Professeur Alpha Condé, du Ministre des Mines et de la Géologie, M. Abdoulaye Magassouba, du Président du Consortium, M. Sun Xiushun, du Président du Conseil d’Administration de la SMB, M. Fadi Wazni, du Directeur Général de la SMB, M. Frédéric Bouzigues, et du Président de la Chambre des Mines, M. Ismael Diakité. Les autorités locales, les responsables des communautés et les sous-traitants guinéens ayant participé à la construction du chemin de fer ont également assisté à la cérémonie.

Traversant les régions de Boké et de Boffa, cette voie ferrée de 125 kilomètres est destinée à relier les gisements de Santou II et de Houda au port fluvial de Dapilon. La nouvelle ligne comprend 21 ponts, deux tunnels et six dépôts et constitue la première ligne construite dans le pays depuis les années 1970. De nombreux sous-traitants guinéens se sont engagés dans la construction de cette voie ferrée. Dans un premier temps, le chemin de fer sera exclusivement consacré au transport de minerai avant de servir également à long terme au transport d’autres produits industriels et agricoles.

L’investissement total de la SMB dans le projet Boffa-Boké atteint 3 milliards de dollars US, ce qui en fait un projet majeur et structurant pour la Guinée. Il comprend la construction de cette ligne de chemin de fer et l’exploitation des gisements de Santou II et Houda, la construction et l’exploitation d’une raffinerie d’alumine sous réserve de résultats favorables à l’issue d’une étude de faisabilité, ainsi que la création d’un corridor de croissance agricole le long de la ligne de chemin de fer.

En tant qu’entreprise citoyenne, le Consortium s’engage à ce que ses projets soient synonymes de création de richesses et d’emplois locaux, d’excellence opérationnelle, de transfert de compétences et de formation continue, de construction d’infrastructures ainsi que synonyme d’une politique RSE exigeante et ambitieuse.

« Le Consortium SMB-Winning souhaite incarner des principes d’intégrité et de responsabilité dans le cadre d’une approche gagnante-gagnante avec l’ensemble de ses parties prenantes pour contribuer à l’essor de l’industrie minière guinéenne et au développement économique de l’ensemble du pays » a déclaré M. Sun Xiushun, Président du Consortium. 

« Le dialogue et la coordination avec toutes les parties prenantes du Consortium sont au cœur du déploiement du Projet Boffa-Boké : les communautés locales, les ONG guinéennes, les autorités locales, les sous-traitants guinéens, l’administration publique, les partenaires internationaux du Consortium. Ensemble, nous saurons faire du Projet Boffa-Boké un projet structurant pour le développement de la Guinée » a déclaré M. Fadi Wazni, Président du Conseil d’Administration du Consortium SMB-Winning.

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Apiculture à Kaïlondji (Télimélé) : Bocar Sylla produit jusqu’à une tonne de miel par an

15 juin 2021 à 13 01 03 06036
Bocar Sylla, apiculteur à Kaïlondji-Dando, dans la sous-préfecture de Sogolon

Âgé d’une cinquantaine d’années et environnementaliste, Bocar Sylla est un passionné de l’apiculture. Ce fils résident de Kaïlondji-Dando (un district de la sous-préfecture de Sogolon, préfecture de Télimélé) produit du miel depuis une dizaine d’années maintenant. Actuellement, il produit jusqu’à une tonne de miel par an. Il y a quelques années depuis qu’il a décidé de se passer du confort de la ville au profit des activités agropastorales au près de ses parents. Et, avec quelques pratiques élémentaires de l’apiculture en tête, il a fait des ruches qui lui permettent de récolter du miel deux fois par an. Aujourd’hui, son rêve est de former « une coopérative » avec les apiculteurs traditionnels afin de se pencher sur la mise en place d’une miellerie dans la préfecture de Télimélé.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com samedi denier, 12 juin 2021, Bocar Sylla a accepté de parler de cette activité (l’apiculture) qui le passionne tant. « je ne suis pas un spécialiste, je suis un amateur », dit-il avec modestie alors qu’il nous faisait visiter ses ‘’ruches kényanes’’ à Kaïlondji.

Décryptage !

Guineematin.com : comment êtes-vous venus à l’apiculture ?

Bocar Sylla : Je ne suis pas un spécialiste, je suis un simple amateur. J’ai eu la chance de découvrir ce modèle de ruche à partir de Boké où j’évoluais avec l’institut Jane Goodall dans le cadre de la protection des chimpanzés. A un niveau d’évolution de notre projet, il était question d’identifier des microprojets d’intérêt communautaire. Une mesure compensatrice à l’endroit des populations bénéficiaires, parce qu’à chaque fois qu’on leur demandait de ne pas tuer les chimpanzés, certains disaient que ceux-ci pillent leurs récoltes. Les blancs ont décidé de trouver une mesure alternative à ce problème. C’est ainsi qu’ils nous ont demandé d’aider les populations à trouver des microprojets et nous avons identifié ce genre de projet. Depuis, voyant  l’intérêt qui se trouve dedans, je me suis dit pourquoi ne pas expérimenter une telle idée chez moi. C’est ainsi que j’ai décidé, depuis le 1er janvier 2011, de revenir au bercail (à Kaïlondji), au près de mes parents, pour initier ce microprojet que je suis avec d’autres activités génératrices de revenu. Grâce à ça, j’assure l’éducation de mes enfants et je m’en sors grâce à Dieu.

Guineematin.com : actuellement vous avez combien de ruches et où est-ce qu’elles sont placées ?

Bocar Sylla, apiculteur à Kaïlondji-Dando, dans la sous-préfecture de Sogolon

Bocar Sylla : Actuellement, j’ai une vingtaine de ruches installées ; mais, pas toutes habitées. Cette saison, j’ai été victime d’un feu de brousse ; sinon j’avais plus d’une cinquantaine de ruches. Bon nombre sont partis en flamme. Pour parer à cela, j’ai décidé d’installer désormais mes ruches sur les roches. Cela permet de limiter les dégâts en cas de feu.

Guineematin.com : Quelle est la quantité de miel que vous récoltez par ruche et comment vous faites pour la commercialisation ?

Bocar Sylla : Ça dépend du volume de la caisse en question. Par exemple, si ces caisses sont bien chargées, je peux avoir entre 30 à 35 kilogrammes de miel. Pour la commercialisation, depuis que les gens ont su que je suis dans cette activité, beaucoup de personnes viennent vers moi pour demander est-ce que j’ai du miel. Ils disent qu’ils ont appris que je fais du miel ; mais, pas comme les autres le fond et que mon miel est de qualité. Donc, les gens viennent vers moi pour se procurer du miel qui est très propre, parce que moi je n’utilise pas le feu et l’eau dans la récolte. Je ne brûle pas mon miel. Étant environnementaliste de profession, je suis contre toute pratique qui contribuerait à la destruction de la faune sauvage qui a tant d’intérêt économique pour la population. Parfois, je peux produire jusqu’à une tonne de miel par an. Et, pour un client qui vient jusque dans mon village, je peux lui vendre le litre à 20.000 francs guinéens. Donc, moins cher par rapport aux autres.  

Guineematin.com : dans cette activité, est-ce que vous bénéficiez du soutien de la part de l’Etat ou d’une ONG ?

Bocar Sylla : pour ne pas mentir, depuis que je me suis lancé dans cette activité, je n’ai obtenu de l’appui de personne. L’année dernière par exemple, la mission européenne était venue en Guinée dans le cadre d’un projet de miellerie. J’étais avec l’ex maire de la commune urbaine de Télimélé, monsieur Bantaya, on voulait coopérer avec eux pour installer une miellerie à Télimélé. Ils sont venus jusqu’ici pour voir ce que je fais. Ils m’ont posé assez de questions et m’ont promis que quand ils reviendront en Guinée, nous allons collaborer et travailler ensemble. Ils étaient très satisfaits du résultat qu’ils ont constaté sur le terrain.

Guineematin.com : à part vous, est-ce qu’il y a d’autres apiculteurs dans la préfecture de Télimélé ? Et si oui, est-ce que vous envisagez de créer une coopérative avec eux ?

Bocar Sylla : ce n’est pas exclu et c’est mon souhait le plus ardent. Même dans mon village ici, il y a assez d’apiculteurs ; mais, traditionnels. Eux, leur façon de récolter le miel est tout à fait différente de celle que moi je pratique. Et, il n’y a pas ce que je n’ai pas fait pour leur tirer par-là. Je n’ai pas manqué à leur dire venez, même si vous ne voulez pas abandonner les anciennes pratiques, mais ayez le courage de venir auprès de moi, coopérons et peut-être avec les résultats que nous allons obtenir, c’est possible que vous puissiez abandonner l’ancienne pratique qui n’est qu’une activité destructrice de l’environnement. Un apiculteur traditionnel peut sortir toute une journée en train de courir d’un buisson à l’autre, d’une montagne à l’autre à la recherche des essaims sauvages. De fois, ils ont du mal à coucher l’arbre où se trouve l’essaim. Ils peuvent passer jusqu’à 3 heures ou 4 heures en train d’abattre un arbre et que le résultat devient négatif. De fois ils ne parviennent même pas à avoir un ou deux litres de miel. C’est pourquoi, avec les ruches que vous voyez ici, si elles sont en maturité, vous pouvez facilement avoir 30 à 40 litres de miel.   

Guineematin.com : est-ce qu’il y a un produit particulier que vous utilisez pour attirer les abeilles vers vos ruches ?

Bocar Sylla : je n’ai pas un produit spécifique pour attirer les abeilles. Mais, dans l’installation des ruches, il faut tenir compte de la période. Autrement dit, ce n’est pas à n’importe quelle période que les abeilles peuvent venir habiter une ruche. En tout cas, c’est mon constat depuis que je me suis lancé dans cette activité. Mais, cela n’empêche, à chaque fois que j’en fabrique une nouvelle ruche, pour attirer les abeilles, j’utilise son propre produit qui n’est autre que la cire ou bien le miel lui-même. Avec la cire fondue, j’utilise des bandelettes de cire au niveau des barrettes et je viens frotter ça devant le trou de vol. Sans tarder, une ou deux jours après, je viens trouver qu’il y a déjà un essaim qui est installé. Parfois, j’utilise la poudre du riz mélangée avec de la pâte d’arachide et du miel que je viens frotter devant le trou de vol. A part cela, je n’utilise rien d’autre.

Guineematin.com : vous faites combien de récoltes dans l’année et quel est votre souhait aujourd’hui à travers cette activité?

Bocar Sylla : étant un amateur, j’ai besoin d’un encadrement solide pour être beaucoup  plus performant dans cette activité qui me passionne. Je peux faire une ou deux fois de récolte par an et par ruche. Mon souhait c’est de voir cette activité devenir une activité qui va s’étendre sur toute ma sous-préfecture et pourquoi pas ma préfecture, Télimélé. Je ne vous mens pas, si on tient avec tout le sérieux cette activité, on peut être à l’abri de beaucoup de maux. Parce que c’est une activité porteuse.

Les journalistes, Bachir Sylla et Alpha Assia Baldé en compagnie de l’Apiculteur, Bocar Sylla

Interview réalisée à Kaïlondji par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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CBG : UNE NOUVELLE IDENTITE VISUELLE POUR MIEUX COMMUNIQUER

12 juin 2021 à 21 09 02 06026

Kamsar – 11 juin 21, la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), un des leaders mondiaux dans l’industrie de la bauxite a annoncé aujourd’hui le lancement officiel de sa nouvelle identité visuelle.

Réunissant des représentants du gouvernement guinéen, les acteurs majeurs de l’industrie minière, des membres des missions diplomatiques, des représentants des actionnaires de la CBG, des membres de la Direction de la compagnie ainsi que les media guinéens, la cérémonie a eu lieu ce 11 juin, 2021, dans un complexe hôtelier de Conakry.

Elle a été ponctuée par la projection d’une vidéo institutionnelle (qui explique en quoi la CBG fait beaucoup plus que de la bauxite, et en quoi elle est la plus guinéenne des entreprises minières de Guinée), par le discours du Directeur Général de la compagnie, M. Souleymane Traoré, l’intervention du représentant du gouvernement guinéen, et une séance d’échanges avec les professionnels des media.   

Souleymane Traoré, Directeur Général de la compagnie de la CBG

« Aujourd’hui, force est de reconnaitre que l’industrie minière et celle de la bauxite en particulier a connu des évolutions considérables, explique M. Traoré. Cette donne exige des acteurs du secteur à mieux faire et à se surpasser, et ce dans tous les domaines, pour répondre aux multiples défis qui s’imposent à notre industrie. Il renchérit, c’est dans ce contexte et avec la bénédiction et le soutien de nos actionnaires que notre compagnie a entrepris un important projet de révision et d’amélioration de sa stratégie de communication ». 

Le Directeur Général de la CBG précise que : « A travers ce projet, nous entendons surtout aussi réaffirmer et protéger notre position de leader mondial tout en mettant en avant notre leitmotiv qui est celui de faire plus que de la bauxite ».

M. Abdoulaye Wahab Diakhaby, Directeur National Adjoint des Stratégies Minières qui représentait le Ministre des Mines et de la Géologie a souligné : « Il faut avoir l’honnêteté de reconnaitre que la CBG est toujours allée au-delà des attentes pour contribuer au développement de la Guinée.  Je reconnais et soutiens leur slogan qui dit qu’ils font plus que de la bauxite. C’est indiscutable ! Cependant, je souhaite qu’ils aillent plus loin encore pour transformer la bauxite en alumine, et éventuellement en aluminium ».

Transmis par le service de communication de la CBG

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Transparence des entreprises minières : ce qui a éliminé Chalco, SAG, SMD, CDM-Chine, Rusal…

12 juin 2021 à 18 06 40 06406

L’ONG Action mines (Amines) Guinée a publié hier, vendredi 11 juin 2021, les résultats de son évaluation portant sur le niveau de transparence des entreprises minières en Guinée. La CBG se hisse en tête du classement en matière de publication de données sur son site internet, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le gouvernement guinéen, à travers le ministère des mines et de la géologie, s’est engagé à promouvoir la transparence et la redevabilité dans la gouvernance du secteur minier. C’est dans ce cadre qu’un nouveau Code minier a été élaboré en 2011 et amendé en 2013, qui en ses articles 153 à 158, promeut la transparence et la lutte contre la corruption dans le secteur minier.

Le pays a souscrit également à l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), qui dans sa norme 2019, notamment l’exigence 7, encourage la divulgation des données liées à l’exploitation minière. Une façon d’aider les citoyens en général, et les communautés qui abritent les zones d’exploitation en particulier, à obtenir toutes les informations souhaitées sur les entreprises évoluant sur le territoire guinéen.

Ainsi, dans la perspective de promouvoir la transparence et de susciter un débat public sur la gouvernance des industries extractives, l’ONG Action Mines Guinée a initié une évaluation des entreprises minières en exploitation. Cela en vue de s’assurer qu’elles respectent la réglementation nationale et les bonnes pratiques internationales de transparence.

L’évaluation a porté sur la disponibilité des informations autour de quatre composantes : les informations contextuelles, le contenu local, la responsabilité sociale de l’entreprise et la lutte contre la corruption.  Selon Mamadou Oury Barry, chargé de suivi et évaluation de l’ONG Action Mines Guinée, 10 entreprises minières en phase d’exploitation ont été visées par cette évaluation, réalisée pendant la période du 25 mai au 29 juin 2020.

Mamadou Oury Barry, Chargé du suivi et évaluation d’Action Mines Guinée

« L’un des critères fondamentaux (pour être évalué) était d’avoir un site internet ou une plateforme numérique de publication des données. Sur cette base, à la date couverte par l’évaluation, seulement quatre d’entre elles, ayant un site internet, ont été prises en compte. Ce sont par ordre décroissant, la CBG, GAC, Bel-Air Mining et SMB. Les six autres entreprises minières : SAG, SMD, Chalco, CDM-Chine, Rusal Friguia et RUSAL CBK, n’avaient pas de sites internet pour leurs projets en Guinée. Elles n’ont donc pas satisfait à ce critère éliminatoire et ont été retirées de l’échantillon », a-t-il indiqué.

A l’issue de l’évaluation des quatre entreprises qui répondaient aux critères, la Compagnie Minière de Guinée (CBG) s’est classée en tête. « En termes de disponibilité des informations autour des quatre composantes qui sont : informations contextuelles, contenu local, responsabilité sociale de l’entreprise et lutte contre la corruption, la CBG totalise 67 points sur 120, soit 56%. Elle est suivie par GAC qui a un total de 61 points sur 120, soit 51%. Bel-Air Mining occupe le 3ème rang avec 56 points sur 120, soit 47%. La SMB obtient 42 points sur 120, soit 35% », a annoncé Mamadou Oury Barry. 

Après cette évaluation, l’ONG Action mines (Amines) Guinée a fait des recommandations adressées aux différentes sociétés minières en exploitation dans le pays.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: +224622919225

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Cas des détenus politiques : l’épouse de Chérif Bah adresse un message aux Guinéens

11 juin 2021 à 15 03 15 06156
Mme Bah Hadja Maïmouna Diallo, épouse de Chérif Bah et vice-présidente du bureau national des femmes de l’UFDG

Dans une note publiée ce vendredi, 11 juin 2021, Hadja Maïmouna Diallo, épouse de Chérif Bah (vice-président de l’UFDG), s’est exprimée une nouvelle fois sur la détention de son mari et des autres opposants incarcérés depuis 8 mois à la Maison centrale de Conakry. Tout en dénonçant une « parodie de justice » qui n’a que trop duré, l’opposante remercie tous ceux qui ont apporté leur soutien et leur solidarité aux détenus politiques et à leurs familles pendant cette période difficile. Elle demande à tous les Guinéens de formuler des prières en faveur de leur libération.

Guineematin.com vous propose ci-dessous son message :

Cela fait huit mois que mon cher époux et ses compagnons sont privés de leur liberté.

Huit mois qu’ils sont privés de la chaleur de leurs familles.

Huit mois qu’ils subissent des conditions de détention indignes de leur personnalité.

Huit mois qu’ils cohabitent avec les rats, les punaises, les cafards et les moustiques.

Malgré cette flagrante injustice, le peuple de Guinée est fier de la bravoure et de la dignité dont ils ont fait preuve jusqu’à ce jour.

Je profite, par ailleurs de l’occasion, au nom de tous les détenus et de leurs familles, pour remercier le peuple de Guinée pour son soutien et ses encouragements pendant cette période difficile que nous traversons. Nous sommes profondément touchés par le fait que les guinéens ne nous aient pas oublié.

Merci à nos parents, amis et sympathisants. Merci pour le soutien moral, matériel et financier car en effet, ma maison n’a pas désempli depuis le premier jour de leur détention. C’est davantage le cas les week-ends, à tel point que mon mari et moi avons convenu que je n’aille plus lui rendre visite en prison les dimanches et ce afin de pouvoir recevoir l’affluence de monde qui vient nous témoigner leur soutien.

Merci pour les grands paniers de fruits, pour les cartons remplis de tous genre, pour les paroles réconfortantes. En effet, plus précieuses que le diamant le plus pur, car elles me rappellent constamment que « Ton mari est un symbole pour ce pays. Il ne ferait pas de mal à une mouche. Il est honnête, sincère et a toujours été un rassembleur. Il restera dans les annales de notre histoire comme étant un bâtisseur de cette nation, un homme loyal, sincère et foncièrement honnête. Lui et ses compagnons ne méritent absolument pas ce traitement. »

Je n’oublie pas les guinéens de l’étranger, qui nous n’ont pas arrêté de nous témoigner à travers divers canaux, leur attachement, leur forte compassion et leur sympathie.

Merci pour les cotisations, venant de personnes allant des plus modestes, aux plus nantis, surtout pendant le mois saint du Ramadan. Sachez que c’est grâce à vous que de nombreux détenus ont tout simplement pu jeûner.

Sachez que c’est votre soutien à tous, la conviction de leur innocence, et l’évidence pour tous les guinéens et la communauté internationale, de la grotesque comédie politique dont ils sont les dommages collatéraux, qui leur permet de tenir le coup. Nous savons tous qu’ils ne sont pas à leur place et cette parodie de justice n’a que trop duré. Cela fait huit mois, 212 jours plus précisément que le monde entier attend leur libération. La prison est dure pour tout le monde, mais l’est encore plus pour un innocent.

Néanmoins le sacrifice de leur liberté au profit de la nation, leur a permis de constater avec émotion, l’attachement des guinéens à leurs modestes personnes.
Mon mari m’a dit un jour, « C’est vrai que je souffre d’être en prison, mais je souffre encore plus de savoir que ma détention fait souffrir tant de personnes. Voilà ce qui m’empêche réellement de dormir la nuit ». C’est ça d’être Cherif Bah : incapable d’être la cause de la souffrance d’autrui.

En ce vendredi, jour de rassemblement et de prière sainte, j’en appelle à tous les guinéens ! Au nom de tous les détenus injustement incarcérés, je vous demande de formuler une prière pour leur libération, que celle-ci résonne sur toute l’étendue du territoire !

Hadja Maïmouna Bah Diallo

Épouse du détenu Ibrahima Chérif Bah.

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SADEN 2021 : plus de 30.000 participants, 5 lauréats empochent plusieurs millions de francs

11 juin 2021 à 11 11 10 06106

La troisième édition du Salon des Entrepreneurs (SADEN) de Guinée a pris fin dans la soirée du jeudi 10 juin 2021, à Conakry. Présidée par le parole-parole du gouvernement, Tibou Kamara, la cérémonie a été marquée par la remise de prix aux lauréats. Cinq entrepreneurs guinéens ont bénéficié d’un accompagnement financier de plusieurs millions de francs, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Organisée sous le thème : « l’entrepreneuriat à l’épreuve de la Covid-19 », la troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée a été ponctuée d’ateliers de panels et de compétitions. A l’issue des travaux, cinq participants ont remporté les prix qui étaient en jeu, empochant des dizaines de millions de francs guinéens. Le prix SADEN-FULBRIGHT, qui s’élève à 5000 dollars, est revenu au projet Hadem de Korka Barry. Un motif de joie et d’encouragement pour le jeune entrepreneur.

Korka Barry, lauréat

« Le projet Hadem, c’est une plateforme que nous voulons mettre en place qui va permettre de favoriser le covoiturage urbain. Aujourd’hui, si vous avez fait le constat, beaucoup de Guinéens ont des difficultés à se déplacer. Ce qui nous a donc amené à réfléchir à une solution qui va permettre aux propriétaires de voitures qui quittent leurs domiciles et viennent en ville pour travailler de pouvoir collaborer avec les jeunes, afin de covoiturer ensemble. Ça a non seulement un impact économique et sociétal très important, mais aussi ça va faciliter la création d’emplois et ça va permettre aux propriétaires de véhicules de rentabiliser leur trajet. Ce projet va aussi permettre de réduire la pollution. Avec ce prix, je vais renforcer mon équipe d’ingénieurs, parce que nous sommes en train de développer l’application actuellement », a réagi Korka Barry.

Fatoumata Soumah, lauréate

Les quatre autres lauréats, dont les projets ont été jugés innovants, ont empoché chacun un montant de 30 millions de francs. Parmi eux, Fatoumata Soumah qui a remporté le prix de la catégorie féminine, avec son projet Final vision éducative. « Je suis très heureuse et très ravie d’être gagnante de ce concours, ça m’a vraiment touché, je remercie les organisateurs. Notre projet est un projet éducatif qui met en collaboration les parents d’élèves et l’école dans le suivi régulier des activités scolaires et parascolaires. Comme vous le savez, en Guinée, il y a beaucoup d’élèves qui détournent leurs frais de scolarité et après restent derrière la cour de l’école sans que les parents ne soient au courant.

Du coup, nous avons réussi à mettre une solution en place qui est une plateforme numérique qui va mettre les parents d’élèves et l’école en collaboration. Et quand un parent d’élève a cette application dans son téléphone, il va recevoir chaque soir les informations de son enfant pour savoir s’il a été en classe ou pas, s’il a payé les frais de scolarité ou s’il est régulier à l’école. Bref, tout ce qui concerne les activités scolaires de l’élève. Une façon pour nous d’aider le système éducatif guinéen pour que ça puisse avancer d’une autre manière », a déclaré la lauréate.

Ibrahima Camara, lauréat

Dans la catégorie Agrobusiness du prix CBG de l’entreprise de l’année, c’est Ibrahima Camara, président de la Coopérative des Jeunes pour le Développement Agricole de Guinée (COJDAGUI), qui a remporté le prix. Ce dernier est à sa troisième participation au SADEN. « C’est un grand plaisir pour moi de remporter ce prix. Car j’ai été trois fois successives candidat à ce prix, mais c’est seulement cette année que j’ai pu l’emporter. Ce prix représente pour moi le plafond de récompense pour la visibilité des jeunes entrepreneurs en Guinée. La COJDAGUI, notre entreprise, a été créée en 2014 et elle évolue dans l’agro-business dans la chaîne de valeur du riz. Notre objectif, c’est de produire du riz de qualité selon les normes alimentaires pour la consommation de la population guinéenne », a-t-il indiqué.

Les deux autres prix dans les catégories sociale et urbain sont revenus respectivement aux projets Guinée Art Afrique et GESBAT. Présidant la cérémonie de clôture du SADEN 2021, le ministre de l’industrie et des PME, porte-parole du gouvernement, a exprimé la satisfaction des autorités guinéennes par rapport à la tenue de cette rencontre de deux jours. « Je vais commencer par féliciter et remercier les organisateurs pour cet événement qui a été l’occasion de passer en revue l’ensemble des politiques publiques et des stratégies pour la promotion de l’entreprenariat et l’épanouissement des entrepreneurs guinéens (…)

Tibou Kamara, porte-parole du gouvernement

Je vous invite donc tous à travailler à un effort de paix, à un effort concorde national pour créer des conditions de la confiance dans notre pays, qui vous offriront à chacun une opportunité de réussir et une chance pour notre pays de devenir grand et prospère. Au nom de son Excellence monsieur le président de la République, Pr Alpha Condé, de son premier ministre, chef du gouvernement, Dr Ibrahima Kossory Fofana, et de l’ensemble du gouvernement, que nous sommes à la tâche pour créer les meilleurs conditions de confiance dans notre pays et les meilleures opportunités pour l’investissement et les investisseurs dans notre pays », a dit Tibou Kamara.

A noter que cette troisième édition du Salon des Entrepreneurs (SADEN) de Guinée a réuni près de 1000 personnes en présentiel, 30.000 personnes ont suivi la rencontre sur le Web et près de 1000 personnes ont suivi la retransmission des travaux dans les Universités de Kindia, Labé, Kankan et N’Zérékoré, a annoncé Dr Himi Deen Touré, Vice-président du SADEN. La quatrième édition est prévue pour les 9 et 10 mars 2022.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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SADEN 2021 : LA CBG ASSUME SON ROLE DE LEADER

9 juin 2021 à 21 09 13 06136

Communiqué : Kamsar – 9 juin 21, la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), un des leaders mondiaux dans l’industrie de la bauxite a annoncé aujourd’hui son soutien, en qualité de sponsor Platinum, à la tenue du Salon des Entrepreneurs de Guinéen (SADEN), édition 2021.

La cérémonie d’ouverture a eu lieu aujourd’hui 09 juin, 2021, dans un complexe hôtelier de Conakry. Cet évènement annuel majeur réunit les acteurs de l’écosystème entrepreneurial de la Guinée, et les partenaires internationaux pour porter des réflexions et engager des discussions entre des experts venus d’horizons divers sur les enjeux et les grands défis du secteur.

M. Souleymane Traoré, Directeur Général de la compagnie

En apportant son soutien à SADEN, la CBG réaffirme la quintessence de sa vision qui se résume dans son slogan : « nous faisons plus que la bauxites ». Le Directeur Général de la compagnie, M. Souleymane Traoré, a expliqué dans son discours d’ouverture les raisons qui ont motivé la CBG à apporter son soutien au SADEN : « cet évènement de par sa nature, cadre parfaitement avec notre vision et notre philosophie d’entreprise. ». « Dans notre vision, renchérit M. Traoré, nous disons que l’activité minière peut et doit aller beaucoup plus loin, bien au-delà de la production et de la commercialisation de la bauxite. Il faut lui donner un visage aussi humain et humanisant que possible, et c’est à cela que notre compagnie s’est attelée depuis ses origines. »

M. le Directeur Général a surtout souligné le rôle capital que joue l’entreprenariat pour garantir la soutenabilité du développement économique des pays : « Il est évident que les mines en elles seules ne peuvent pas garantir le développement d’un pays, de façon soutenable. Il faut diversifier l’économie. A mon sens, l’entrepreneuriat est l’un des meilleurs leviers qu’on peut utiliser pour diversifier l’économie d’un pays, en créant une classe moyenne forte dans des secteurs porteurs de croissance de façon durable. C’est ce que le SADEN est en train de faire, et c’est ce qui nous a motivé à nous joindre à eux. » Il faut rappeler que le SADEN est à sa troisième édition, et le thème de cette année était : l’entreprenariat à l’épreuve de la Covid-19. Les organisateurs de l’événement ont remercié leurs partenaires, notamment la CBG qui a assuré le rôle de sponsor Platinum.

Transmis par le service de communication de la CBG

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Santé : la Guinée et ses partenaires évaluent les acquis du comité de pilotage des programmes PASA 1 et 2

9 juin 2021 à 20 08 55 06556

Sous l’égide du secrétaire général du ministère de la santé, Dr Sékou Condé, le 4ème comité de pilotage du Programme d’appui à la santé (PASA 1) et le 1er comité de pilotage du Projet d’appui au renforcement du système de santé (PASA 2) se sont tenus à Conakry ce mercredi, 9 juin 2021. Cette réunion en ligne, organisée dans les locaux du ministère de la santé, a regroupé les acteurs institutionnels impliqués dans le projet, les partenaires de mise en œuvre (EF, GIZ), les partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de la société civile, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Identifié par le gouvernement guinéen, le programme d’appui à la santé (PASA 1) s’inscrit dans un contexte sectoriel sanitaire initialement faible et frappé par l’épidémie d’Ebola depuis 2013. Ce programme a été lancé le 21 janvier 2015 avec le financement de l’Union européenne (19 millions d’euros) et l’agence française de développement (9,55 millions d’euros). Son objectif spécifique est d’appuyer le ministère de la santé à travers le renforcement de ses capacités dans ses fonctions prioritaires pour la relance des services de santé, l’amélioration du fonctionnement et du financement de services de santé, en particulier pour la santé maternelle et infantile dans la région de N’Zérékoré, ainsi que le renforcement de la Pharmacie Centrale de Guinée en vue d’améliorer l’acquisition et la distribution des médicaments dans le pays et dans la région de N’Zérékoré.

Actuellement, ce projet est dans une phase de clôture. Mais, sa continuité est assurée par le projet d’appui au renforcement du système de santé (PASA 2). Ce présent projet s’inscrit également en complémentarité avec le programme d’aide budgétaire de l’Union européenne qui soutient l’effort contributif de l’Etat guinéen au secteur de la santé. Et, il vise l’amélioration de l’état de santé des mères et des enfants de moins de 5 ans, ainsi que l’amélioration de la résilience aux crises épidémiologiques. Ceci à travers l’amélioration de la gouvernance du secteur de la santé, la gestion financière et des ressources humaines, une meilleure utilisation des services de santé par les mères et les enfants de moins de 5 ans dans la région de N’Zérékoré et les préfectures de Kissidougou et Kérouané. Il (PASA 2) est cofinancé à hauteur de 26,35 millions d’euros par l’Union européenne (23 millions d’euros à travers le 11ème FED), l’Allemagne (2,35 millions d’euros) et la France (1 million d’euros). Et, il est mis en œuvre par la GIZ et Expertise France (deux agences de l’Union européenne) pour la période 2019-2023.

Ainsi, la réunion virtuelle de ce lundi au ministère de la santé consistait à faire le bilan des activités menées par le comité (PASA 1) et d’acter la planification de la prochaine période (PASA 2). Cette rencontre a permis notamment de mettre en œuvre l’instance de gouvernance du projet entre les partenaires des programmes, de dresser le bilan de la période écoulée et d’acter la planification de la période à venir ; de recevoir des orientations et recommandations pour la mise en œuvre des deux programmes ; d’échanger sur les axes d’intervention des programmes avec des partenaires de mise en œuvre prévus, en vue de leur appropriation ; et, d’échanger sur les axes d’intervention des programmes avec des partenaires techniques et financiers actifs dans le secteur de la santé pour une meilleure coordination.

Dr Sékou Condé, secrétaire général du ministère de la santé

« Au cours de cette rencontre, nous avons eu à apprendre que l’exécution de la première phase a été globalement une réussite. Mais, il y a eu du retard dans l’exécution des travaux d’infrastructures. Sur la base de cette leçon apprise, nous avons discuté avec les partenaires en charge de la mise en œuvre des nouvelles composantes du projet, à savoir : la GIZ et l’Expertise France, pour nous mettre d’accord sur l’état d’avancement de la 2ème phase, notamment l’appui à la gouvernance financière, pour améliorer l’exécution de la dépense publique, l’appui à la gestion des ressources humaines pour faire en sorte que le personnel soit fidélisé à son poste de travail, surtout à l’intérieur du pays. La troisième des choses, c’est le développement des infrastructures, l’élaboration des plans types en tenant compte du nouveau contexte de manière à avoir des infrastructures beaucoup plus normalisées répondant aux standards habituels. Après les discussions, il y a eu un consensus sur les recommandations et dans 6 mois, nous allons nous retrouver pour faire le point », a indiqué Dr Sékou Condé au sortir de cette rencontre d’échange.

Selon le secrétaire général du ministère de la santé, plusieurs acquis ont été obtenus dans le cadre du PASA 1. Il s’agit notamment de l’amélioration des indicateurs de santé dans la région de N’Zérékoré, l’augmentation de la demande du point de vue de la santé reproductive avec la diminution du taux de malnutrition, la disponibilité des médicaments à travers l’appui à la pharmacie centrale de Guinée. « Ce sont des acquis sur lesquels la phase 2 va s’appuyer de manière à capitaliser les succès et tirer les leçons des difficultés rencontrées », a précisé Dr Sékou Condé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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SADEN 2021 : faire de la Covid-19 une opportunité pour les entrepreneurs guinéens

9 juin 2021 à 20 08 12 06126

La troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN) a été officiellement lancée ce mercredi, 9 juin 2021, à Conakry. La cérémonie d’ouverture des travaux a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement, des représentants des missions diplomatiques et consulaires accréditées en Guinée et des partenaires techniques et financiers du pays. La rencontre qui va durer deux jours (9 et 10 juin) vise à appuyer les entrepreneurs guinéens en vue de favoriser la résilience de l’économie du pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est sous le thème : « L’entrepreneuriat à l’épreuve de la Covid-19 » que se tient cette troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée. La rencontre connaîtra la participation de plus de 500 personnes, venues de différentes villes de la Guinée et de l’étranger. Elle permettra d’accompagner les entrepreneurs guinéens et les aider à transformer les impacts négatifs de la pandémie de Covid-19 en une opportunité de résilience de leurs entreprises.

« Cette année, le SADEN se fixe pour objectif d’offrir des pistes de réflexion et de développer des ateliers de formation, afin de faire de la crise sanitaire du Covid-19, une réelle opportunité pour nos entrepreneurs et un moyen de renforcement des capacités des entrepreneurs locaux », a indiqué Sékouba Mara, directeur général de l’AGUIPE (L’agence guinéenne pour la promotion de l’emploi) et président du Comité d’organisation du SADEN 2021.

En plus de l’information et de la formation des entrepreneurs, le SADEN va aussi accompagner les quatre meilleurs projets pour faciliter leur mise en œuvre. « Les 4 projets qui seront retenus vont être accompagnés par le SADEN. Donc ils vont avoir un prix et ça va leur permettre de compenser des difficultés liées à la problématique de la pandémie du Covid-19 », ajoute Sékouba Mara.

Djénab Dramé, ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

C’est la ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre. Djénab Dramé a laissé entendre que le SADEN est une véritable opportunité que le gouvernement met à la disposition des entrepreneurs guinéens.

« Le principal artisan pour booster les jeunes entrepreneurs, les encourager, les accompagner, les soutenir, c’est quand même le gouvernement. Donc on se dit que le SADEN offre une autre opportunité au gouvernement de s’exprimer et informer ces entrepreneurs sur les opportunités de formation qui pourront leur permettre, dans l’avenir, d’entreprendre, de se prendre en charge, et aussi les rappeler les différents défis, dont celui du temps. Parce que le temps demeure le plus grand défi des entrepreneurs », a dit la ministre.

Selon les organisateurs, l’une des particularités de cette édition par rapport à celles précédentes, c’est qu’elle est retransmise en direct dans les villes de Kankan, Kindia, Labé et N’Zérékoré.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Conakry : le DG de la banque Société Générale Guinée jugé pour « détournement d’un bien saisi »

9 juin 2021 à 10 10 26 06266

Le procès du directeur général de la banque Société Générale Guinée s’est ouvert hier, mardi 8 juin 2021, au tribunal de première instance de Kaloum. Il est poursuivi par Maïmouna Soumah, une guinéenne résidant en Angleterre, pour « détournement d’un bien saisi ». La plaignante réclame près de 600 millions de francs guinéens au patron de l’institution financière privée, a appris un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

C’est en l’absence du prévenu que ce procès s’est ouvert hier. La citation à comparaître aurait pourtant été servie ; mais, le directeur général de la Société Générale Guinée SA n’a pas répondu présent. Ce qui n’a pas empêché le tribunal d’entendre Mme Maïmouna et son avocat, qui ont livré leur version des faits. Selon Me Mohamed Sampil, sa cliente a porté plainte, suite « refus » du DG de la SGG d’exécuter une décision de justice rendue en sa faveur dans le cadre d’un conflit domanial l’opposant à un officier de la gendarmerie.

« Ma cliente, Mme Maïmouna Soumah, bénéficiaire d’un jugement correctionnel du tribunal de première instance de Dixinn, a fait pratiquer une saisie attribution de créance. Cette saisie a été attaquée en contestation par l’adversaire de ma cliente, Togba cé Maomi. Sa contestation a été déclarée irrecevable par la présidente du tribunal de première instance de Dixinn. Donc, nous avons pris un certificat de non contestation et l’huissier commis par ma cliente a commandé à la banque de payer le montant saisi entre ses mains sur le compte de Togba cé Maomi. Chose que la banque a refusé.

Face à ce refus, ma cliente a engagé une procédure de référé pour difficultés d’exécution, et la banque a été condamnée à se libérer de ce montant sous peine d’une astreinte. Toujours face au refus de la banque, l’huissier a pratiqué une saisie sur un véhicule appartenant à la banque en constituant gardien, le directeur général de la Société Générale Guinée. 30 jours après, puisqu’il n’y a pas eu de contestation, nous avons pris un certificat de non contestation de la saisie vente.

Et, l’huissier s’est adressé une fois encore à la banque pour procéder à l’enlèvement du véhicule saisi. Malheureusement, le véhicule ne lui a pas été remis. Et, puisque la loi condamne de telles pratiques, ma cliente a saisi le tribunal correctionnel de Kaloum pour détournement d’un bien saisi », a expliqué l’avocat de la partie civile, demandant au tribunal de condamner le directeur général de la Société Générale Guinée au paiement d’un montant global de 590 millions de francs guinéens.

« Sur un montant de 168 millions concernant le montant de la saisie, la banque a payé par chèque déjà les 78 millions saisis sur le compte de Togba cé Maomi. Donc, le reliquat, c’est 90 millions et quelques. Et, nous demandons que la banque soit condamnée à titre principal à ce montant et à 500 millions de francs de dommages et intérêts en faveur de ma cliente Mme Maïmouna Soumah », a plaidé Me Mohamed Sampil.

De son côté, le procureur a demandé au tribunal de condamner le DG de la banque Société Générale Guinée au paiement d’une amende de 25 millions de francs guinéens. Finalement, la présidente du tribunal, Mariama Bamba Kallo, a renvoyé le dossier au 22 juin 2021pour rendre sa décision.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Ruée vers l’or à Gaoual : envahissement des localités, rareté de nourriture… Déjà 2 morts !

8 juin 2021 à 19 07 59 06596

Depuis quelques jours, la préfecture de Gaoual est subitement devenue l’eldorado du pays où l’or, la meilleure qualité selon les experts, a été découvert et exploité à ciel ouvert par des orpailleurs venus par des centaines de milliers à travers le pays, a appris Guineematin.com, de son correspondant local.

La découverte de l’or dans la préfecture de Gaoual, crée des appétits à travers tout le pays. Des milliers de personnes en voitures ou en motos continuent de rallier la localité à la recherche du métal jaune. Si l’on peut se réjouir de ce cadeau de la nature, il faut tout de suite commencer à déplorer les conséquences parfois dramatiques liées à cette nouvelle situation.

Déjà des morts sur le terrain

Selon le correspondant local de Guineematin.com, les accidents foisonnent à Gaoual. Notamment les accidents de moto dont l’un a couté la vie à une personne.

En deux jours, deux personnes ont perdu la vie. La première, Sory Condé, la trentaine et originaire de Dabola, a subitement perdu la vie, alors qu’il était en rang et sous un soleil de plomb devant le siège de la commune urbaine, pour faire enregistrer sa machine de détection hier, lundi 7 juin 2021.

A Toumbo Bowé, une des trois localités aurifères, située à 5 km de la commune urbaine de Gaoual, le vieux Thierno Samba Djarga Camara, imam du secteur appelé « 5 kilos », a été fauché par une moto, avant de rendre l’âme à l’hôpital.

Autorités débordées, des milliers de machines recensées

Des personnes venues de Mandiana, de Kankan, de Kérouané, de Siguiri, de Kouroussa, de Dabola et de la région de Labé, visiblement grossies par celles des localités environnantes de la commune urbaine de Gaoual ont pris d’assaut la préfecture à la recherche de l’or. Certaines informations font état de la présence des personnes de nationalités étrangères comme des Burkinabé, Ivoiriens, Ghanéens, Sénégalais et d’autres sont dans le lot de chercheurs de ce bonheur tout rêvé.

Dans la matinée de ce mardi, 08 juin 2021, ce sont 2005 machines de détection d’or qui ont été recensées par la commission préfectorale mise en place à cet effet. Et, le ticket d’entrée par machine est fixé entre 250 mille à un million de francs guinéens selon sa puissance.

Rareté de nourriture

En seulement cinq jours, la population de Gaoual a doublé, sinon triplé, estiment des habitants interrogés par notre correspondant local. Certains estiment à cent mille, le nombre de personnes qui vadrouillent à travers les trois localités aurifères en exploitation. Aujourd’hui, le sac de riz du pays (barabara) qui est habituellement vendu à 450 mille francs se négocie à 800 mille francs guinéens. Le kilogramme de riz importé se vend entre huit mille et neuf mille francs. Les condiments sont devenus rares et chers en cette interminable saison sèche. Le plat de riz est passé de cinq mille à 10 mille francs et à partir de 18 heures, il n’y a plus rien à manger.

Activités agricoles paralysées, craintes pour les écoles

Habituellement réputées agropastorales, les populations de la préfecture de Gaoual sont largement obnubilées par la recherche d’or. Ce qui a eu pour conséquences la paralysie des activités agricoles en ce début de saison des pluies, également perturbée par la rareté des pluies. Toutes les autres collectivités de la préfecture se sont vidées de leurs bras valides. De Wendou M’Bour à Malanta, en passant par Foulamory, Touba et Kakoni, les activités agricoles et commerciales sont fondamentalement affectées. Des étalagistes aux grossistes, tous les commerçants ont fermé portes et fenêtres pour aller dans les mines. Les champs on en parle pas. Tout est abandonné au profit des mines. L’autre crainte est le débrayage des écoles en cette fin d’année. Alors que plusieurs établissements avaient enregistré de mauvais résultats lors des derniers examens, les populations craignent que cette nouvelle situation ne vienne empirer la formation des enfants. Il faut noter que plusieurs écoles ont des contractuels et d’enseignants communautaires mal payés qui pourraient être tentés de changer de statut.

Les sites d’or se multiplient

Actuellement, les sites qui accueillent les chercheurs d’or sont passés de un à trois. Kassenga, dans la commune rurale de Kounsitel, Toumbo Bowé et Alphaya, dans la commune urbaine de Gaoual sont les trois localités où les orpailleurs découvrent presqu’à ciel ouvert des pépites d’or d’une qualité supérieure. Déjà, certains individus comment à changer de statut. On peu rencontrer plusieurs jeunes qui ont gagné entre dix et trente millions de francs guinéens. Certains exploitants ont pu avoir jusqu’à 120 millions de francs guinéens ! Le gramme d’or est vendu sur place à 450 mille francs et plusieurs négociants y ont déjà pris place.

Destruction de l’environnement

Aujourd’hui, les populations de Gaoual sont très préoccupées par cette exploitation sauvage qui détruit considérablement l’environnement. Mais, joint au téléphone par Guineematin.com, le Directeur préfectoral de l’environnement, Mamoudou Condé, a essayé de minimiser les dégâts pourtant visibles sur le terrain. Pour lui, cette exploitation artisanale d’or en cours n’affecte pas aussi dangereusement le couvert végétal. « Ce sont des trous de quelques centimètres de la terre arable qui est concernée. Aucun des orpailleurs n’est permis d’utiliser de gros moyens pour aller en profondeur. Les outils utilisés sont artisanaux et rudimentaires. Les arbres ne sont pas abattus, contrairement à certaines affirmations », a juré Mamoudou Condé.

Mais, de toute évidence, l’intérêt des populations locales et le pays tout entier passe par une réglementation de cette activité qui n’a pas une bonne cohabitation avec l’environnement. L’arrivée des sociétés d’exploitation industrielle respectueuses de l’environnement et du code minier guinéen est donc salutaire.

Moussa Gaoual Camara et Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Nouvelle taxe téléphonique en Guinée : quels impacts sociaux-économiques ?

7 juin 2021 à 12 12 25 06256
Kaba Mamadi, Consultant en digitalisation, NTIC, TELECOM

C’est en 2017 que l’Assemblée nationale guinéenne a donné son approbation pour la mise en place d’une taxe dite « taxe d’Interconnection » dont le montant prélevé est de 20 francs guinéens par minute sur les appels inter-opérateurs. La même année, un arrêté d’application ministériel a été signé afin d’acter cette décision des élus du peuple.

Quelle est donc cette nouvelle taxe qui crée des polémiques dans la cité ?

Il y a peu, un nouvel arrêté ministériel vient modifier celui de 2017 et donnant le droit à l’Etat de non seulement facturer la taxe d’Interconnection inter-réseaux dite « Off-net » mais aussi une autre taxe du même montant sur les appels au sein d’un même réseau « On-net ».

La bonne nouvelle pour le dernier consommateur est que cette nouvelle charge fiscale sera exclusivement prise en charge par les opérateurs !

Alors quelles sont les conséquences sociales et économiques de cette nouvelle assiette fiscale sur le secteur des télécommunications ?

Pour répondre à cette question, il faut rappeler que le marché des télécommunications guinéen est largement dominé et dompter par un seul opérateur qui représente plus de 60% dudit marché. Alors les conséquences immédiates de cette nouvelle taxe est la création d’un environnement fiscal insupportable par les opérateurs les plus faibles. A rappeler qu’il y a peu, le pouvoir public ferma les locaux d’un des opérateurs pour non acquittement de ces obligations fiscales.

Si la charge fiscale actuelle peine à être payée par certains opérateurs, sera-t-il judicieux d’en imposer plus ? Comme le dit les experts en fiscalité, trop d’impôt tue l’impôt !

En parlant des conséquences, une pression fiscale insupportable peut entrainer la suppression des emplois mais aussi la liquidation ou la fermeture des portes d’une société. Il n’est point à rappeler les conséquences de la liquidation ou de la fermeture d’une société téléphonique sur les emplois et par conséquent sur le bien être d’une tranche de la société.

A en croire les spécialistes en économie, l’économie guinéenne est certe résiliente mais reste très fragile avec un déficit budgétaire conséquent. Bref, les dépenses de l’Etat sont largement supérieures à son budget et sa capacité de mobilisation de ressources.

A mon avis, la création d’une assiette fiscale et le choix de l’assiette est le droit de tout Etat !

Cependant le choix de l’assiette fiscale au sein de la téléphonie mobile n’est pas à mon avis le meilleur de tous. Je suppose que la taxe sur la téléphonie mobile en Guinée est saturée.

D’une analyse personnelle du secteur, je propose avec conviction qu’il sera judicieux et plus juteux pour l’Etat de se tourner vers la nouveauté dans le secteur qui est le Mobile Money en particulier et la transaction électronique en générale. Cette partie du secteur est aujourd’hui une mine d’or exploitée et à exploiter par les Etats africains comme signaler dans l’un de mes articles précédant dédié à cet effet. Voir : https://guineematin.com/2020/12/14/mobiles-money-une-aubaine-a-exploiter-par-letat-en-guinee/

En parlant des causes de cette nécessité de taxe, j’aimerai humblement signaler qu’elles sont macro-économiques et non rien à avoir avec les investissements en infrastructures de l’Etat dans le secteur des télécommunications. Il est à rappeler que les deux investissements majeurs à savoir le câble sous-marin et la dorsale à fibre optique sont des investissements gérés par des sociétés anonymes S.A commerçant exclusivement qu’avec les opérateurs et dont les revenus sont partagés entre l’Etat et ses actionnaires. Ils ne peuvent en aucun cas être la cause d’une nécessité de taxation.

Kaba Mamadi, Consultant Spécialiste en Digitalisation et Télécommunications

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Journée mondiale de l’environnement : l’ONG Action Mines plaide pour l’application du nouveau code minier guinéen

6 juin 2021 à 23 11 25 06256
Amadou Bah, directeur exécutif d’Action Mines Guinée

L’humanité a célébré hier, samedi 05 juin 2021, la journée mondiale de l’environnement. En marge de cette célébration, Guineematin.com est allé à la rencontre de monsieur Amadou Bah, le directeur exécutif d’Action Mines Guinée et coordinateur du des organisations de défense des droits des communautés impactés par les projets de développement, pour parler de l’impact de l’exploitation minière sur l’environnement en Guinée. Et, du point de vue de ce cadre de la société civile guinéen, l’environnement est aujourd’hui fortement menacé en Guinée. Cette situation serait favorisée en grande partie par la non-application de la législation en vigueur dans le pays et qui y régit l’exploitation minière.

Décryptage !

Guineematin.com : En tant qu’organisation de la société civile évoluant dans le domaine minier,  vous déployez souvent des missions sur le terrain pour évaluer l’impact de l’exploitation minière. Aujourd’hui, quel constat peut-on dresser dans les zones minières en matière de protection et de préservation de l’environnement ?

Amadou Bah : il faut d’abord dire que l’impact environnemental est défini dans le code de l’environnement révisé en 2019. Dans ce code, on définit l’impact environnemental comme étant une activité réalisée sur l’environnement y compris la santé, la sécurité humaine, la flore et la faune, le sol, l’air,  l’eau, le climat, le paysage et les monuments historiques où autres structures physiques ou bien l’interaction entre ces facteurs.  Donc, ces impacts peuvent couvrir l’aspect patrimoine culturel, les conditions socio-économiques des communautés qui vivent dans les localités concernées. Et donc, il faut dire qu’il y a une réelle menace sur l’environnement guinéen compte tenu de la multiplicité des projets miniers, compte tenu des entreprises sur l’environnement, notamment la déforestation et autres activités nuisibles au couvert végétal. 

Guineematin.com: Peut-on dire que le boom minier qui rapporte beaucoup plus d’argent  à  la Guinée est en train de provoquer une situation que le pays aura bien du mal de gérer dans les années futures ?

Amadou Bah: Oui. La Guinée tire l’essentiel de sa substance de l’exploitation ministère, parce que cette activité représente 30,47% des revenus de l’Etat, 78% des recettes d’exploitation. C’est que le secteur minier est le secteur qui tire l’essentiel de la croissance de la Guinée. Mais, si nous mettons dans la balance l’impact économique et l’impact environnemental, vous trouverez qu’il y a bien des sources d’inquiétude pour le futur et pour les futures générations, dans la mesure où il a des impacts résiduels des projets miniers. Nous avons des impacts cumulatifs des différents projets. En exemple, vous prenez Boké, il y a l’impact individuel de chaque projet, il y a l’impact cumulatif qui va parfois au-delà de la zone de production. Donc, c’est  important aujourd’hui pour l’Etat d’avoir une vision assez stratégique de l’exploitation minière, tout en mettant dans la balance, comme on le dit souvent dans les principes du développement durable, l’aspect économique et social,  environnemental et écologique. Il est important de mettre en place un mécanisme de contrôle strict et de suivi régulier des impacts environnementaux afin de chercher à les juguler tel que prévu par les textes et surtout les normes internationales en la matière. 

Guineematin.com : Compte tenu de la situation que vous venez de décrire ici, peut-on dire que l’application des textes de loi fait défaut dans ce secteur minier en Guinée ?

Amadou Bah: aujourd’hui, il y a un réel problème d’application des textes en Guinée. Il faut le dire, le code minier élaboré en 2011 et révisé en partie en 2013 n’est pas encore appliqué dans son entièreté. Qui dit code, dit forcément textes d’application. Qu’est-ce qu’on appelle textes d’application ? Ce sont les décrets et les arrêtés qui viennent expliquer comment une disposition contenue dans le code doit s’appliquer de façon pratique sur le terrain.  Aujourd’hui, les textes relatifs à l’environnement ne sont pas entièrement pris. Je vous donne un exemple. Le texte d’application de l’article 144 relatif à la fermeture et à la réhabilitation des sites d’exploitation n’est pas encore pris. Et, cet article prévoit qu’il y ait un fonds fiduciaire, un fonds qui doit être alimenté par les sociétés minières pour servir de fonds de garantie pour la réhabilitation des sites d’exploitation, pour préparer l’après mines. Parce que comme on le dit dans le code minier à  l’article 142 qui indique le droit minier n’éteint pas le droit de propriété. C’est-à-dire qu’après l’exploitation ministère, il faut que ces terres nous reviennent afin qu’on puisse les exploiter à  nouveau. Mais, il faut qu’un système de réhabilitation soit mis en place. Aujourd’hui on avance sur le terrain, il y a d’énormes impacts, mais le dispositif réglementaire normatif qui doit encadrer et accompagner l’exploitation pour apporter cet équilibre entre exploitation économique et la préservation du capital naturel n’est pas encore réel sur le terrain. Donc, aujourd’hui, il n’est important que le gouvernement aille dans le sens de mise en place de ce système. Parce qu’il n’y a pas une espèce qui ne tire sa substance de l’environnement. C’est important que l’écosystème environnemental soit protégé. Afin qu’on vive en harmonie avec le monde animal et végétal qui nous entoure. 

Guineematin.com : Pourtant le code minier guinéen prend en compte l’aspect environnemental. Pourquoi malgré cela on se retrouve dans cette situation ?

Amadou Bah: il y a un déficit de gouvernance. Il faut d’abord qu’on soigne la gouvernance générale dans ce pays. Il faut qu’on se dise cette vérité. Tant qu’on ne soigne pas cette gouvernance en déficit, les conditions de gouvernance des secteurs particuliers ne seront pas également bonnes. Nous avons pris pour habitude de prendre des textes que nous voilons en longueur de journée. Comment voulez-vous, dans un pays qui se veut sérieux, qu’on élabore un code et que 10 ans après ce code n’ait pas ces textes d’application. C’est aberrant qu’on ait un code de l’environnement, 3 ans après, que ce code n’ait pas ses textes d’application. Est-ce que c’est sérieux.  Je crois que ça ne donne pas l’image d’une volonté politique allant dans le sens de gouverner de façon cohérente. La Guinée est allée à plusieurs reprises à des rencontres internationales sur l’environnement, relatives à la protection de l’environnement qui nous imposent des mesures internes en termes de cadres normatifs, légaux et réglementaires qui protègent l’environnement, les communautés, la santé et les droits humains. La Guinée doit faire face à ce déficit, à ce vide juridique que le gouvernement a  entretenu depuis environ 10 ans. Il faut que le cadre institutionnel qui est chargé de l’application de ces textes soit meublé. Qu’on ait des textes mais aussi de l’autre, des institutions qui vont s’occuper de la mise en application des textes. 

Guineematin.com: Que faut-il faire concrètement pour juguler ce problème environnemental ?

Amadou Bah: Il faut donner le pouvoir et les moyens aux structures en charge de contrôle des mesures prises dans les textes relatifs à la protection de l’environnement. Je prends en exemple le bureau d’études d’impact social et environnemental (BGDE) qui est chargé de mettre en œuvre la politique gouvernementale en matière d’études d’impact social et environnemental et de contrôle d’audit d’environnemental. Cette structure doit être dotée d’un personnel compétent à la pointe de la connaissance de l’environnement. 

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225

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Interconnexion électrique : le président Adama Barrow salue les travaux effectués à Souapiti

5 juin 2021 à 12 12 13 06136

En séjour de travail en Guinée depuis jeudi dernier, 03 juin 2021, le président gambien, Adama Barrow, a effectué une visite guidée sur les installations du barrage hydroélectrique de Souapiti. Il était accompagné par le Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, de la ministre de l’Energie, ainsi que plusieurs personnalités. Le chef de l’Etat gambien a mis à profit cette occasion pour appeler les chefs d’Etat des pays membres de l’OMVG à « libérer leurs contributions » pour faire de l’interconnexion électrique une réalité au bénéfice des populations de cette zone d’intégration, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Avant de se rendre sur le chantier de Souapiti, l’hôte de marque de Conakry depuis quelques jours et président de l’OMVG (organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie) a eu droit à un briefing sur les objectifs de l’interconnexion électrique entre la Guinée, la Guinée Bissau, le Sénégal et la Gambie. A travers le haut-commissaire de l’OMVG, Elhadj Lansana Fofana, le président Adama Barrow a été informé que le projet d’interconnexion est de 183 kilomètres en haute tension dans pays (la Gambie) et deux postes y seront installés (un à Soma et un autre à Birikama). « Ces deux postes pourront couvrir une bonne partie des besoins électriques de la Gambie », a laissé entendre le haut-commissaire de l’OMVG.

Sur le terrain, le président Adama Barrow a été impressionné par la qualité de ce gigantesque barrage hydroélectrique de Souapiti qui suscite déjà beaucoup d’espoir en Guinée et dans la sous région ouest-africaine. Le chef de l’Etat gambien, visiblement très satisfait des travaux effectués sur ce site, a exprimé tout l’importance et l’attention qu’il accorde à cette infrastructure qui s’inscrit dans le cadre de l’ambitieux projet d’interconnexion dont son peuple se sent hautement concerné.

«Je profite de cette visite pour remercier le Président de la République de Guinée et son gouvernement pour m’avoir donné l’opportunité de venir sur ce site et voir ce projet. Personnellement, je ne suis pas quelqu’un qui ose l’hélicoptère ; mais, compte tenu de l’importance de ce projet, j’ai voulu prendre le risque parce qu’il fallait que je vienne voir le site et pouvoir rendre compte. En tant que Président, je suis le représentant du peuple gambien et ce projet intéresse socialement tout mon peuple et ça m’intéresse à plus d’un titre », a dit le Président Adama Barrow.

En sa qualité de président en exercice de l’OMVG, le chef de l’Etat gambien a profité de cette visite pour appeler ses homologues des pays membres de l’OMVG à libérer leurs contributions pour la réalisation du projet d’interconnexion. Adama Barrow aussi félicité le président guinéen Alpha Condé qui a payé toutes les contributions de la Guinée qui couvrent jusqu’à l’année 2021.

« Je lance un appel aux présidents des autres pays, le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau et la Guinée, que tout le monde libère leurs contributions pour faire en sorte que ce projet livre sa promesse. Je sais que le problème budgétaire est un défi pour l’organisation. Et, c’est pour ça que je fais appel à tous les chefs d’Etat pour qu’on accorde la priorité à ce projet compte tenu de son utilité sociale… J’exhorte aussi les populations à s’approprier de ce projet. C’est un projet social qui est bénéfique pour toutes les populations de notre pays. Donc, j’exhorte tout le monde de faire en sorte qu’on puisse réussir ces travaux pour qu’ils soient aux bénéfices des populations », a indiqué Adama Barrow, tout en émettant l’espoir de pouvoir inaugurer le projet d’interconnexion dans son pays au plus tard en octobre prochain.

De retour de Souapiti, Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Guinée : la LONAGUI vers la certification ISO 9001 version 2015

5 juin 2021 à 8 08 54 06546

Engagée dans l’amélioration constante de ses performances, la Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI) cherche à obtenir la certification ISO 9001 version 2015. Elle a lancé officiellement son programme de certification à cette norme au cours d’une cérémonie organisée ce vendredi, 4 juin 2021, à Conakry. Présidée par la directrice générale de la LONAGUI, la cérémonie a connu la présence de plusieurs personnalités, notamment le président du Conseil d’administration de l’entreprise et le chef de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Selon Madame Aminata Sylla, directrice générale de la Loterie Nationale de Guinée, ce nouveau programme de certification revêt une grande importance. Il permettra notamment à la LONAGUI de se démarquer et de faire mieux que la plupart des entreprises guinéennes.

Madame Aminata Sylla, Directrice Générale de la LONAGUI

« Dans un environnement économique de plus en plus exigeant, marqué notamment par une concurrence féroce, la recherche de la qualité est un impératif pour toute entreprise qui veut assurer sa survie et surtout rassurer quant à sa capacité à progresser et à s’épanouir. La certification est un gage de sérieux et de mise en application des bonnes pratiques. Grâce à la certification, la LONAGUI pourra, on le croit fermement, se démarquer pour faire mieux que la plupart des entreprises guinéennes ou tout au moins intégrer durablement le cercle restreint des meilleures d’entre elles. La conformité à la norme ISO 9001 fournit la preuve de l’efficacité du fonctionnement interne de l’entreprise et peut se traduire par la fidélisation et l’élargissement de la base client de cette dernière », a-t-elle expliqué.

Dans la mise en œuvre de ce programme de certification, la LONAGUI travaille avec le cabinet ISC. Le manager général de ce cabinet trouve cette démarche salutaire et très importante. Yoga Félicien promet de travailler sans complaisance et avec efficacité pour l’atteinte de l’objectif visé.

« Nous serons sans complaisance, avec beaucoup d’efficacité mais avec beaucoup de courtoisie. Nous venons de franchir une étape, celle de l’élaboration de la documentation. Et nous allons commencer bientôt une seconde étape, c’est-à-dire la mise en œuvre de toute sous-traitance. J’invite tous les acteurs à ne pas se défaire de cette documentation. C’est-à-dire que désormais, dans notre fonctionnement, dans la réalisation de nos activités, une seule question est primordiale : qu’est-ce que la qualité nous demande de faire ? Voilà ce qu’on va faire pour que dans quelques mois, nous arrivions à notre satisfaction », a dit M. Yoga Félicien.

Présent à cette cérémonie, le chef de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances a salué aussi cette démarche. Au nom de son ministre, il a félicité et encouragé la direction générale de la LONAGUI pour l’efficacité de son travail. « Aujourd’hui, la direction de la LONAGUI et le personnel méritent toutes les félicitations et tous les encouragements de monsieur le ministre. Parce qu’il y a belle lurette que ces problèmes de certification ISO ont commencé, mais très peu d’entreprises guinéennes ont accepté de s’y soumettre.

Donc quand une entreprise publique de ce genre accepte d’aller vers cette sommité, nous ne pouvons que l’encourager et en même temps lui souhaiter courage. Nous pensons et nous avons la conviction que l’équipe qui est en place saura relever les défis. Nous savons que la LONAGUI est en train d’atteindre les objectifs qui lui sont confiés. Donc au nom de monsieur le ministre, nous félicitons, nous remercions et encourageons la direction et le personnel de la LONAGUI à aller plus haut », a dit Mamady Kaba.

Ibrahima Kalil Konaté, Président du Conseil d’Administration de la LONAGUI

Depuis l’arrivée de l’actuelle équipe dirigeante de la Loterie Nationale de Guinée, l’entreprise étatique a réalisé des performances très remarquables. Selon le président de son Conseil d’administration, Ibrahima Kalil Konaté, jusqu’en 2019, la LONAGUI versait un montant supérieur ou égal à 2 milliards de francs guinéens par an au trésor public. Mais l’année dernière, avec la reprise en main de PMU Guinée, elle a élevé ce montant à 45 milliards de francs guinéens.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Mines-Conférence : le Directeur Général Adjoint de Winning Consortium Simandou partage son expérience à l’ISMGB

29 mai 2021 à 21 09 57 05575

La Gestion d’Exploitation des Projets Miniers Majeurs (Mines Métalliques) en Guinée est la thématique d’une Conférence-Débat qui s’est tenu ce samedi 29 mai 2021, dans l’amphithéâtre de L’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké, (ISMGB). Organisée par le département des services géologiques de cette institution d’enseignement supérieur. C’est le Directeur Général Adjoint de Winning Consortium Simandou qui a animée cette conférence devant un panel d’étudiants, d’encadreurs et des responsables de l’ISMGB.

La Directrice Générale de l’ISMGB, Docteur Diaka SIDIBÉ a dans son discours de bienvenue saisi l’opportunité pour remercier les actions positives du Consortium SMB Winning à l’endroit de son institution. Poursuivant, elle rappelle tous les efforts des responsables de la SMB en faveur de l’émergence scientifique, pédagogique et infrastructurel de cette première école des mines de Guinée. « Les sociétés minières sont des partenaires stratégiques pour notre institution. Je voudrais particulièrement féliciter le Consortium pour la donation effective de 100 mille dollars US à notre école pour nous permettre le démarrage de la construction de notre bloc administratif, l’implication personnel du conférencier qui est le PCA de la Chambre des Mines de Guinée pour notre retour comme membre de cette instance après 13 ans d’absences ».

Responsables de l’institut, étudiants en licence et en master, enseignants-chercheurs tous ont répondu massivement à cette conférence pour mieux s’outiller et se préparer à la vie professionnelle.

Dans sa présentation, Ismael Diakité a mentionné  les principales étapes de conception et d’exécution des projets intégrés dans le secteur minier en mettant l’accent sur les phases d’identification, d’évaluation, de construction d’opération et de clôture qui toutes, s’inscrivent dans la préparation d’une étude faisabilité complète. 

Il a également insisté sur la Responsabilité sociétale des entreprises ainsi le développement durable tenant en compte les normes et standards en la matière notamment ceux de la SFI et des Principes de l’Equateur. La conformité légale et réglementaire dans ce domaine constitue un impératif dans la décision d’investissement au même titre que les critères de rentabilité financière et économique.

Une occasion pour le DGA de Winning Consortium Simandou de partager son expérience sur le complexe projet de développement du Simandou dans son volet environnemental lié à la réalisation des infrastructures notamment le chemin de fer très attendu par les guinéens. Après son exposé, le conférencier a projeté une vidéo illustrant les opérations minières et l’essai du transport ferroviaire sur la ligne Dapilon-Santou qui sera inauguré le 16 juin prochain à Boké.  

Interpelé pendant de la phase des questions sur le volet employabilité des projets miniers, Ismael Diakité n’a pas manqué de parler des opportunités qu’offre le secteur surtout aux étudiants de cette institution. Il lance néanmoins une invite aux apprenants à l’assaut du savoir, à la maitrise des langues comme l’anglais et à l’appropriation des nouvelles technologies à ceux qui souhaitent faire carrière dans les mines.

Les participants ont apprécié  la tenue de cette conférence SCIENTIFIQUE, c’est le cas de Sylla Mohamed Lamine étudiant en master à L’ISMGB « c’est un sentiment de joie de voir un de nos ainés qui est passé par cet institut, venir partager avec nous ses expériences, chose qui pourra nous permettre de connaître comme eux afin de mieux s’y prendre lorsque nous serons appelés à servir dans le secteur minier ».

De telles initiatives permettent aux étudiants d’acquérir une confiance en soi et d’avoir tous les atouts nécessaires pour être compétitifs afin d’accéder à des emplois descends. Au sorti de ce débat, le conférencier M. Ismaël Diakité s’attend à ce que  « la direction générale de l’ISMGB continue à solliciter les compagnies minières à travers la chambre des mines, les contacts individuels pour qu’il ait une adéquation entre la formation et l’emploi ».

À noter que cette conférence-débat a été sanctionnée par la remise des satisfécits : Un pour le conférencier, un autre dédié à M. Frédéric Bouzigues, Directeur Général de la SMB et Dr Elhadj Ismaël Diallo, ancien chef de département de la géologie. A travers cette rencontre, la Fondation SMB Winning a offert un lot de matériels : deux ordinateurs, des imprimantes, des marteaux de géologue et des GPS.

Par le service de communication du consortium SMB-Winning

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Le MCR prévient le gouvernement : « la hausse du prix du carburant va entraîner des soulèvements »

29 mai 2021 à 18 06 17 05175
Les responsables du MCR, à la maison de la presse de Guinée, le 29 mai 2021

L’augmentation annoncée du prix du carburant préoccupe le Mouvement Carton Rougé (MCR). En marge d’une conférence de presse animée ce samedi, 29 mai 2021, le chargé de communication de cette organisation de la société civile a interpellé le gouvernement sur les conséquences négatives que pourrait engendrer une telle mesure. Selon Mohamed Lamine Sooto Diallo, une hausse du prix du carburant à l’heure actuelle va étouffer la grande majorité des Guinéens déjà durement éprouvés par la conjoncture économique du pays, et conduire à un soulèvement populaire, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« L’augmentation du prix du carburant en Guinée est synonyme d’apocalypse et de la fin de la vie à Conakry. Le panier de la ménagère est déjà très cher, il faut débourser plus de 100.000 francs pour pouvoir bien manger. Et si on augmente le prix du carburant dans ces conditions, ce sera la fin du monde… Donc il faut apprendre à exiger que nos administrateurs, nos gouvernants, renoncent à l’augmentation du prix du carburant, parce qu’on a trop subi. Il faut dire aux autorités de revoir la cherté du coût de la vie, sinon le peuple de Guinée sera bientôt à l’agonie.

Aujourd’hui, nous ne nous retrouvons pas dans nos dépenses, nous ne nous retrouvons pas dans nos obligations familiales… Et la hausse du prix du carburant va faire galoper tout sur le marché et finalement, on ne va pas s’en sortir. Donc nous espérons que cette hausse n’interviendra pas. Et je pense que si elle intervenait, je ne souhaite pas pour la Guinée, mais il y aura des soulèvements, parce qu’il y a un ras-le-bol », a prévenu le chargé de communication du Mouvement Carton Rouge (MCR).

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Journée de l’Afrique : la 3ème édition de « UBA Africa Conversations » 2021 célébrée sous le thème « AFRIQUE FACE AU MONDE »

27 mai 2021 à 13 01 53 05535

Présente dans 20 pays en Afrique (et également aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France), United Bank for Africa (UBA) a toujours été à l’avant-garde de la promotion de l’unité du continent africain. C’est dans ce cadre d’ailleurs que cette banque panafricaine a lancé, en 2019 « UBA Africa Conversations », une initiative établie comme des éditions pour célébrer la journée de l’Afrique (une journée instituée le 25 mai 1963 par l’Union africaine pour célébrer chaque année les africains, le continent africain, sa croissance et ses progrès). Et, cette année, c’est à travers une conférence, placée sous le thème : « Afrique face au Monde », que UBA a commémoré cette journée de la liberté africaine. Une conférence tenue mardi dernier, 25 mai 2021, par visioconférence et à laquelle plusieurs personnalités du continent dont le président Rwandais, Paul Kagamé, ont pris part.

Chaque année (depuis 10 ans) UBA célèbre cette journée de l’Afrique à travers le continent, pour mettre en valeur notre diversité et nos collaborations qui nous permettent de grandir ensemble en tant que continent. Et, cette année, cette journée commémorative du 25 mai a été mise à profit pour échanger sur des questions pertinentes qui affectent l’Afrique et les Africains.

Plusieurs invités de marque et des panelistes, comme le Président Paul Kagamé, Dr Ngozi Okonjo-Iweala (ancienne ministre des économies de la république fédérale du Nigeria), Makhtar Diop (l’économiste sénégalais), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus (Directeur Général de l’OMS) ont pris part à ce rendez-vous virtuel de partage d’expériences qui a été organisé à cet effet. Et, les débats ont essentiellement portés sur l’indépendance financière du continent noir, la formation et la prise de conscience de ses ressources humaines, le respect de la zone de libre échange continentale. L’accent a aussi été mis sur le travail des « talentueux africains » sur et en dehors du contient, visant à contribuer et à intensifier la nécessité pour les africains de pendre soin de leur continent et de créer un environnement plus sûr. L’objectif est surtout d’inciter les africains à relever les défis et saisir les opportunités offertes par les interventions locales et internationales pour façonner l’avenir de l’Afrique.

Prenant la parole à cette conférence, le président Rwandais, Paul Kagamé, a insisté sur le « respect mutuel » qui doit régir les relations entre l’Afrique et le reste du monde. L’ancien président en exercice de l’Union africaine (2018-2019) a invité la jeunesse du continent à se bouger pour se prendre en charge et sortir l’Afrique de la dépendance.

« Demandez-vous d’abord ce que vous vouliez devenir dans la vie. Beaucoup d’entre vous sont partis à l’école et ils ont leurs diplômes. Cela doit vous amener à vous défier vous-même pour pouvoir vous prendre en charge vous-même. Car les gens ne pourront vous donner que ce qu’ils ont. L’Afrique doit sortir dans cette politique de dépendance. Les autres profitent de cela pour nous traiter de tout. Or, le fait qu’on soit pauvre ne veut pas dire qu’on ne mérite pas respect et dignité… Donc, il faut que l’occident apprenne à respecter l’Afrique et les africains ; et qu’il y ait un respect mutuel. La pauvreté n’est pas notre identité en tant que continent », a martelé le président Paul Kagamé.

A noter que la journée de la liberté africaine est célébrée chaque année à travers l’Afrique et le reste du monde. Cette journée est un moment symbolique de l’histoire pour célébrer les Africains, le continent africain, sa croissance et ses progrès.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Labé : la mairie et les syndicats des taxis motos à couteaux tirés

26 mai 2021 à 18 06 11 05115

Rien ne va plus entre les syndicats des conducteurs de taxis motos et les autorités communales de Labé. Les deux camps s’opposent autour de l’opération de recensement des taxi-motards de la ville, initiée récemment par la mairie, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

A l’issue d’une réunion tenue ce mardi, 25 mai 2021, l’intersyndical des taxis motos s’est fendue d’une déclaration, dans laquelle il annonce la suspension de sa participation au processus de recensement des membres de la corporation, initié récemment par la mairie de Labé. Les syndicalistes dénoncent une « opération mafieuse », dont l’objectif est de nuire à leur secteur.

« On a suspendu notre participation à cette opération de recensement pour la simple raison que les autorités communales ne sont pas claires sur ce qu’elles sont en train de faire. Pour preuve, dans un premier temps, ils nous avaient dit que le recensement n’allait pas être un facteur de résilience du contrat établit entre nous. Mais nous avons compris que derrière ce recensement, ils veulent éliminer tous nos chefs de gares et nos contrôleurs qui sont sur le terrain. Nous nous opposons fermement à cela.

C’est pourquoi, nous invitons tous les conducteurs de taxis motos affiliés à nos deux structures syndicales (CNTG et USTG, ndlr), à rester sereins et à suivre le mot d’ordre donné par nous les responsables syndicaux. Qu’ils sachent que nous n’allons pas les trahir dans ce combat », a indiqué Thierno Abdourahmane Pammel Diallo, le secrétaire général du syndicat des conducteurs de taxis motos de Labé, affilié à la CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée).

Mais, cette sortie de l’intersyndical des taxis motos n’entame en rien la détermination des autorités communales à mener l’opération de recensement des taxi-motards. Younoussa Baldé, président de la commission Economie et Finances à la mairie de Labé, indique ce processus se poursuivra avec ou sans les syndicalistes jusqu’au bout.

« Notre souhait le plus ardent, c’était de continuer notre partenariat gagnant-gagnant avec les taxi-motards. Mais s’ils trouvent qu’ils n’ont plus un intérêt à défendre dans le processus, ils tout à fait le droit de se retirer. Qu’à cela ne tienne, la commune continuera de travailler pour le bonheur de tous et pour la sécurisation de ses recettes, avec ou sans la corporation des taxis motos. Il reviendra à la commune de faire appel à un ensemble s’il le faut même des taxis motos, comme ils maitrisent le secteur pour qu’on collabore, ou alors on fait un appel d’offre. Mais qu’ils sachent qu’avec ou sans eux, le recensement se fera », a annoncé ce conseiller communal.

Pour l’heure, aucune date n’a été annoncée pour le début de ce recensement, qui est diversement apprécié par les conducteurs de taxis motos.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : Saham Assurance change de nom et devient Sanlam

25 mai 2021 à 19 07 40 05405

La société Saham Assurance Guinée change de dénomination et devient désormais Sanlam Guinée. C’est le directeur général de l’entreprise qui l’a annoncé au cours d’une conférence de presse ce mardi, 25 mai 2021, à Conakry. Quelles sont les raisons de ce changement ? Quels impacts pour les assurés ? Le responsable de la société a répondu à ces questions au cours de cette rencontre avec les médias, a constaté un journaliste de Guineematin.com sur place.

Désormais, on ne parle plus de Saham Assurance en Guinée. L’entreprise s’appelle maintenant Sanlam Guinée. Un changement de dénomination qui s’explique par plusieurs facteurs, selon Bapouri Ismaël Coulibaly, le directeur général de la société. « Saham devient Sanlam pour faire suite à un processus engagé depuis 2018, qui a consisté à l’acquisition de 100% du capital du groupe Saham par le coactionnaire Sanlam.

Bapouri Ismaël Coulibaly, Directeur Général de Sanlam Guinée

Sa participation dans le groupe Saham est passée de 46% à 100% de capital. Cela procède également de la volonté de donner une identité unique au groupe sur l’ensemble de son périmètre d’évolution, afin d’éviter que nous ayons des marques disparates d’une zone à une autre. Aussi, ce changement participera au renforcement de la structure financière de la filiale Guinée et à établir de façon forte, l’appartenance de Saham Guinée au groupe Sanlam », a-t-il indiqué.

Le directeur général de Sanlam Guinée ajoute que ce changement de dénomination ne restera pas sans conséquences. Il assure qu’il aura un impact très positifs sur le service rendu par la société en République de Guinée. « Je peux vous rassurer qu’il y aura un impact fort sur au profit des assurés . Il y aura de nouveaux produits qui vont apparaître. Ces offres vont être adaptées au contexte local, donc il y aura un contenu local fort dans ces offres, conformément aux besoins du marché guinéen.

Il y a toute la solvabilité et la capacité financière  qui se trouve renforcée. Il y a cette grande capacité de souscription également qui est offerte aux assurés. Si par le passé, il y avait des besoins d’aller se faire couvrir à l’étranger, aujourd’hui ces besoins pourront être satisfaits en partie localement. Avec Sanlam, l’offre produit sera davantage diversifiée avec une grande flexibilité, une grande agilité dans l’approche. Une simplification des processus en matière de souscription et en matière d’indemnisation », annonce M. Coulibaly.

Sanlam vient aussi avec de nouvelles ambitions, qui consistent notamment à éteindre sa zone de couverture. A date, nous avons un staff d’une cinquantaine de personnes en République de Guinée, avec pour ambition d’augmenter ce niveau à travers nos projets d’extension, d’ouverture et d’implantation à travers les villes de l’intérieur. Au-delà des villes de l’intérieur, nous sommes en plein développement également au niveau de nos bureaux de Conakry.

Nous pensons que nos effectifs ne pourront aller qu’en grandissant. Sanlam s’engage à contribuer à la création d’un monde, où il fait bon vivre et à permettre à la population d’y mener la meilleure vie possible comme l’indique notre signature Vivez en toute confiance. L’ambition de Sanlam est aussi de faire partie du Top 3 des compagnies sur tous ses marchés et segments », a laissé entendre Bapouri Ismaël Coulibaly, directeur général de Sanlam Guinée.

A noter que le groupe Sanlam opère à travers plus 200 entreprises dans 43 pays, dont 33 en Afrique. Il fournit des solutions et services financiers aux clients particuliers et institutionnels à savoir : planification financière et le conseil ; assurance non vie et vie réassurance ; gestion de patrimoines, intermédiations boursières ; gestion des fonds de santé et asset management, etc.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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