Cambriolage au ministère de l’Elevage : « ils ont défoncé 4 portes, dont celle du payeur »

19 août 2019 à 13 01 51 08518
Roger Patrick Millimouno, ministre de l’Elevage

Le bâtiment abritant trois (3) directions du ministère de l’Elevage à Kaloum a enregistré un cambriolage dans la nuit du dimanche à lundi 19 août 2019. Selon nos informations, quatre portes de quatre bureaux ont été défoncés, dont le bureau du payeur. Un seul ordinateur portable a été emporté, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Nous sommes venus ce lundi matin, on a trouvé que quelques quatre bureaux ont été défoncés, dont le bureau du payeur. Ils ont tenté de casser le coffre-fort à travers un marteau. Ils ont tout fait, mais ils n’ont pas pu l’ouvrir. Dans un autre bureau, c’est un ordinateur portable de marque Lenovo qui a été emporté. Il appartient à l’un des chefs de section de la Direction des Ressources Humaines. C’est ce qu’on a constaté », a révélé sous anonymat un travailleur du ministère.

coffre-fort du ministère de l’Elevage

Selon notre interlocuteur, « le laboratoire diagnostic a également été visité. Ils ont cassé la porte du directeur. Ce matin, on a constaté que rien n’a été emporté dans ce bureau ».

Après cette découverte, la gendarmerie a dépêché des agents sur les lieux pour faire le constat et mener les enquêtes. « Ils ont interrogé le vieux gardien des lieux. Lui, il dit qu’il avait fermé tous les grands portails et qu’il avait les clés. Les agents n’ont pas constaté par où les gens sont rentrés. Face au gendarme, le vieux pense que les auteurs du cambriolage seraient montés par les fenêtres de l’un des bureaux. C’est cette hypothèse qu’il a donnée. Les gendarmes disent que les enquêtes vont être menées pour tenter de faire la lumière sur ce cambriolage », a expliqué notre source.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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N’zérékoré : la chanteuse Agnès la star inhumée sur fond d’interrogations

19 août 2019 à 13 01 23 08238

L’artiste Gobou Agnès Délamou, connue sous le nom d’Agnès la star, a rejoint sa dernière demeure hier, dimanche 18 août 2019. La chanteuse et danseuse forestière a été inhumée au cimetière Pierre du quartier Kpama 2, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Mais, le flou toujours total sur les circonstances de sa mort, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

En plus des autorités locales, de nombreux habitants de N’zérékoré se sont mobilisés pour la circonstance. Après la levée du corps à la morgue de l’hôpital régional, une foule compacte a accompagné le corps de l’artiste, en état de décomposition, à sa dernière demeure. Après l’inhumation, les questions persistent sur les circonstances de la mort de celle qui était adulée à N’zérékoré.

En l’absence d’une version officielle sur la question, les spéculations vont bon train. Et, selon un proche de la défunte, Agnès Délamou est décédée suite à une bagarre qui l’a opposée à d’autres personnes. « Agnès la star s’est battue avec trois de ses copines le 08 août dernier, elle avait reçu de violents coups. Le lendemain, elle a saisi la police et les accusées ont été interpellées.

Après, Agnès est allée dans une clinique de la ville. Après la visite, le médecin traitant lui a prescrit des médicaments, et ce sont ces médicaments-là qu’elle prenait. Lorsqu’elle s’est sentie mieux, Agnès est repartie à la police pour retirer sa plainte et celles qui l’ont battue ont été libérées. Mais, elle se plaignait de son état de santé et a fini par rendre l’âme dans sa chambre », a-t-il confié.

Pour l’heure, les médecins n’ont pas communiqué sur les résultats de l’autopsie, et aucune autorité ne s’est encore prononcée sur le sujet. Les fans de la chanteuse, eux, s’impatientent de savoir qu’est-ce qui est à l’origine de sa mort. Le maire de la commune urbaine de N’zérékoré, Moriba Albert Délamou, promet que si l’enquête révèle que des gens sont impliqués dans cette affaire, ils seront traqués et sanctionnés conformément à la loi.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Gestion des fonds de l’ANAFIC : « l’agent de développement local, l’ingénieur conseil, n’écoutent que peu le maire »

19 août 2019 à 12 12 23 08238

Récemment, le gouvernement guinéen a doté les communes urbaines et rurales du pays d’importants moyens financiers dans le cadre de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Ces fonds visent à favoriser le développement local. Mais, tout n’est apparemment pas rose là-dedans. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, le maire de la commune rurale de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, est revenu sur la gestion de cette manne financière.

La commune rurale de Koumbia devrait bénéficier d’un montant d’un milliard 860 millions de francs guinéens au compte de l’ANAFIC. Selon le maire, à la date du 12 août 2019, la commune de Koumbia n’a reçu que 30 % de l’enveloppe promise par l’ANAFIC. Pourtant, Koumbia compte trois projets inscrits dans le cadre du Plan Annuel d’Investissement (PAI). Il s’agit de la réhabilitation d’une piste rurale, de la réparation de certains forages et la construction d’une école.

Pour ce qui de la piste rurale, Mamadou Saliou Kaltamba a fait savoir qu’il s’agit de la route Koumbia-Kembéra, qui fait 25 kilomètres. « Bien avant l’avènement de l’ANAFIC, le conseil avait entamé des travaux d’identification de tous les axes routiers non praticables et identifié les points critiques sur les autres. Ainsi, nous avons fait réaliser une étude de faisabilité sur la route Koumbia-Kembéra.

Quand l’ANAFIC nous a demandés de soumettre trois projets prioritaires, nous n’avons pas tardé de proposer la route Koumbia-Kembéra, dont le montant de la réalisation est estimé à plus de 5 milliards. Mais pour un départ, nous voulions réhabiliter le premier tronçon allant de Hakkoudé Thyandhi à Madina-Guilédji, y compris le pont de Guilédji dont l’adjudication est déjà faite ».

Par ailleurs, le maire est revenu sur les forages concernés par la réparation et sur la construction d’une école à Guidaly. « Nous avons décidé de réhabiliter au moins la moitié des 150 forages existants au niveau de Koumbia. Nous avons fait venir une équipe de Labé qui est venue vérifier et nous a fait des propositions de réparation pour une enveloppe de 240 millions de francs. Il faut signaler que l’équipe avait réparé 15 forages pendant ce contrôle. Nous voulons non seulement réparer ces forages, mais les équiper en panneaux solaires.

Il s’agit des forages de l’école du centre situé à côté de la gendarmerie, du forage de la mosquée et celui à la sous-préfecture. Nous voulons également poser des bornes fontaines au marché. Il faut d’ailleurs saluer nos compatriotes vivant en France, notamment l’association de nos femmes, qui ont financé un forage au niveau du marché à bétail, au marché dit « Chantier ». Là également, nous entendons faire une adduction d’eau pour distribuer au niveau des deux différents sites du marché. Egalement, nous avons inscrit dans le cadre des projets financés par l’ANAFIC, la réalisation de l’école de Guidaly ».

En ce qui concerne le montant l’enveloppe financière accordée à sa municipalité, le maire de Koumbia a fait savoir que « pour cette année, nous avons obtenu 1 milliard 860 millions de francs guinéens et nous avons une prévision de 2 milliards 600 millions FG pour 2020 ».

Malgré la performance de l’équipe communale et les belles annonces de l’ANAFIC, seuls 30% du montant alloué à Koumbia ont été décaissés, à la date du 12 août 2019. « De ces trois projets, seule l’école de Guidaly a été financée à hauteur de 30% du montant prévu. Les deux autres projets, à savoir la réparation des forages et la reconstruction de la route (le 1er tronçon), n’ont rien reçu jusqu’ici.

Pour le cas de l’école, l’entrepreneur qui est d’ici est à plus de 75% d’exécution des travaux. Pour cela d’ailleurs, il a toutes nos félicitations. Actuellement, il est au niveau de la couverture. Disons que nous n’avons reçu que 30% du montant annoncé par l’ANAFIC », a dit Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba.

Si ailleurs ce faible taux de décaissement est justifié par l’ANAFIC à cause du mauvais montage des projets par les communes, cette justification passe mal à Koumbia. « Je ne saurai le dire, si c’est à cause d’un mauvais montage des projets. Il n’y a que le fiduciaire et l’ANAFIC qui peut répondre à cette question. Ce que je sais, si l’Etat a raison de dire qu’il faut faire attention dans l’utilisation de l’argent, puisqu’il y a des communes qui ne sont pas habituées à gérer, mais une chose est sûre, si on multiplie les interventions, c’est là où commencent les petites combines.

Par exemple, l’agent de développement local, l’ingénieur conseil, n’écoutent que peu le maire. Ils écoutent le fiduciaire. Ce qui n’est pas bon pour le fonctionnement correct de la commune », a estimé Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba.

De Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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France : Macron a-t-il dissuadé Alpha Condé et Ouattara de briguer un 3ème mandat ?

19 août 2019 à 12 12 05 08058

Le jeudi, 15 août 2019, la France a commémoré le 75ème anniversaire du débarquement de Provence. Cette année, ce sont les présidents guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara qui ont été invités à cette cérémonie. En Guinée et Côte d’Ivoire, cette invitation du président français a été saluée comme une marque de considération. Mais selon certains, Emmanuel Macron a invité les deux hommes pour les dissuader de briguer un troisième mandat dans leurs pays.

C’est le site d’informations Afriksoir.net qui a révélé la nouvelle. Le média ivoirien indique qu’Emmanuel Macron a dit à ses hôtes que plusieurs rapports font état de possibilités de graves troubles en Guinée et en Côte d’Ivoire, au cas où Alpha Condé et Alassane Ouattara mettent à exécution leur volonté de modifier les constitutions de leurs pays pour s’offrir un troisième mandat.

Et, le président français a exprimé clairement l’opposition de son pays aux projets de troisième mandat des deux chefs d’Etats, révèlent nos confrères, citant un diplomate français qui a parlé sous anonymat. « Ce n’est pas par hasard que le président français a invité ces deux dirigeants africains dont les pays n’étaient pas forcément les plus gros pourvoyeurs de contingents de soldats coloniaux, lors de la seconde guerre mondiale.

A travers des mots particulièrement bien choisis pour ne pas choquer ses hôtes, Macron a clairement fait savoir que le gouvernement français ne soutiendrait pas de projet de nature à menacer la stabilité sociopolitique en Côte d’Ivoire et en Guinée, dont les auteurs seraient les dirigeants au pouvoir », a écrit Afriksoir.

Cette information a été confirmée par un journaliste de France24 qui était aux commémorations du débarquement de Provence. Selon lui, Emmanuel Macron a profité du déjeuner qu’il a offert à ses hôtes pour aborder le sujet avec eux. « Alassane Ouattara et Alpha Condé, présidents de ces deux pays, ont des élections l’année prochaine aussi bien en Côte d’Ivoire qu’en Guinée. Et l’un comme l’autre, ces deux chefs d’Etat sont à la fin de leur deuxième mandat.

Les constitutions de leurs pays respectifs leur interdisent de se représenter, et l’un et l’autre sont en train de modifier la constitution pour potentiellement revenir sur ces règles, en tout cas se donner la possibilité de se représenter. Il y a évidemment un repas qui était prévu. Sans doute qu’un des thèmes de conversation a été bien cette modification des constitutions. Et probablement, les autorités françaises en ont profité pour ne pas les encourager à le faire », a-t-il déclaré.

Récemment, le sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines a déclaré que les Etats-Unis ne sont pas opposés sur le principe de modifier une constitution en Afrique. Il a précisé toutefois que son pays est opposé à toute réforme constitutionnelle dont le but est de maintenir un président au pouvoir. Ces positions de Washington et de Paris vont-elles dissuader Alpha Condé et Alassane Ouattara dans leurs projets de changer les constitutions de leurs pays pour briguer un troisième mandat ?

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Fin du FOJEK à Boké : les jeunes attendent la mise en œuvre des recommandations

19 août 2019 à 10 10 56 08568

La deuxième édition du forum des jeunes de Kakandé s’est achevée dans la soirée d’hier, dimanche 19 août 2019, à Boké. Pendant trois jours, les jeunes de cette région minière ont discuté de plusieurs thèmes se rapportant au développement local, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est le préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, qui a présidé la cérémonie de clôture de ce forum, en présence des autorités communales et de la société civile locale. « Ces trois jours de travaux ont permis d’échanger sur des programmes importants pour le développement de Boké. Ça veut dire que les jeunes sont dans un élan fort.

Il ne s’agit plus de mettre des barrages sur la route, il faut changer de lieux des débats. Désormais, les débats c’est dans les salles comme ça, pour échanger sur les sujets qui peuvent vous permettre de vous développer. C’est pourquoi je remercie sincèrement l’ONG qui a initié ce forum et l’ensemble des participants », a déclaré le préfet.

Selon les organiseurs, plus de 200 jeunes ont pris part à cette rencontre. Et, les travaux ont débouché sur plusieurs recommandations. « C’est vrai que nous avons fait des recommandations, mais c’est l’application qui reste un problème. Nous allons passer par tous les moyens pour voir comment prendre en compte les recommandations des collectivités de Boké.

Monsieur le ministre des Mines a pris l’engagement de les défendre auprès du gouvernement et cela nous réconforte. D’ailleurs, nous lui disons merci pour ça. Il ne s’agit pas de promettre mais nous attendons l’application sur le terrain et nous sommes vraiment optimistes », a dit Basékou Dramé, le président du forum des jeunes de Kakandé.

A noter que les recommandations faites sont adressées à l’Etat, aux sociétés minières, aux communes de la région et aux jeunes de Boké. Chacun est demandé de jouer sa partition pour un développement harmonieux du « poumon économique » de la Guinée.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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AG du PADES à Banankoro : « si vous mourez pour Alpha et le RPG, vous serez mal partis à l’au-delà »

19 août 2019 à 9 09 31 08318

Comme d’habitude, l’antenne du PADES à Banankoro a tenu son assemblée générale hebdomadaire le weekend dernier dans cette sous-préfecture, relevant de la préfecture de Kérouané. Cette rencontre a été marquée par l’adhésion de plusieurs responsables et militants locaux du RPG Arc-en-ciel. Ces derniers ont expliqué leur départ du parti au pouvoir par des problèmes qui minent cette formation politique depuis deux ans dans la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce sont en tout 50 militants du RPG Arc-en-ciel, dont des jeunes, des femmes et de personnes âgées, qui ont exprimé leur adhésion au Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), dirigé par l’opposant Dr Ousmane Kaba. Bangaly Keïta, le porte-parole des dissidents du parti présidentiel, a expliqué les raisons de leur choix.

« Nous étions au RPG Arc-en-ciel depuis 93, on nous a maltraités, humiliés, mais on n’a pas changé un seul jour. Depuis 2017 jusqu’à maintenant, le RPG est malade chez nous, de nouvelles têtes tentent encore de nous maltraiter et nous humilier devant le président de la République et le BPN (Bureau Politique National) qui n’ont pas eu la solution à ce problème depuis deux ans.

On a affronté le régime Conté et on a tout subi. Aujourd’hui encore, les gens viennent nous chasser du parti. Donc nous avons vu que si vous mourrez pour Alpha et le RPG vous serez mal partis à l’au-delà. Ils ont créé 5 sections, mais les passassions tardent. Car il y a une main noire qui est derrière cette affaire. Alors, moi je ne veux pas perdre mon temps dans les futilités », a-t-il expliqué.

En réponse, la présidente du bureau fédéral du PADES à Banankoro, Aminata Sanoh communément appelée M’mamy, a salué la venue de ces anciens RPGistes dans son camp. « Aujourd’hui, nous pouvons être fiers de nous-mêmes. Car le PADES est le seul parti politique qui tient des assemblées générales hebdomadaire à Banankoro, les autres sont tous morts.

Et nos assemblées connaissent la participation massive des bureaux de base et du bureau fédéral dans son intégralité (…) Dr Ousmane Kaba est un leader qui a posé des actes avant de chercher à être président. Nous allons dissoudre le parti de Koro ici et le jeter à la poubelle. Venez au PADES car ce parti n’est pas un véhicule qui, quand vous l’aidez à s’allumer, il prend sa direction et vous abandonne. Dr Ousmane Kaba connait ses amis d’hier et d’aujourd’hui », a-t-elle laissé entendre.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Conakry : SOS pour Mme Hawa Doumbouya, atteinte de cancer

19 août 2019 à 0 12 34 08348
Mme Hawa Doumbouya, atteinte de cancer à l’épaule droite
Madame Hawa Doumbouya, atteinte de cancer

Originaire de la sous-préfecture de Kogninakoro, préfecture de Mandiana, madame Hawa Doumbouya, 40 ans, traîne un cancer à l’épaule droite depuis près de 30 ans. Après des traitements infructueux dans les hôpitaux nationaux, la dame a été évacuée à Tunis où on lui demandera plus d’argent qu’elle n’en avait. Elle rentrera ainsi en Guinée dans l’espoir de se faire aider pour les frais sanitaires. Malheureusement, depuis deux ans, elle n’a plus aucun moyen et n’a pas reçu le soutien souhaité. Aujourd’hui, elle se tourne vers l’Etat et d’éventuelles bonnes volontés pour espérer avoir l’aide nécessaire pour reconquérir sa santé.

Trouvée à son domicile, à Bambéto, madame Hawa Doumbouya a expliqué à un reporter de Guineematin.om que sa vie a basculé après avoir été victime d’un accident de la circulation sur la voie publique à Kogninakoro, son village national. Elle n’était âgée alors que de 10 ans.

« Je traîne cette maladie depuis très longtemps. J’ai été victime d’un accident de la circulation quand j’avais 10 ans. Quelques mois après, j’ai remarqué la formation d’une petite boule au niveau de mon épaule droite. Mais, au fur et à mesure que les années passaient, la boule prenait de plus en plus forme, elle grossissait. C’est ainsi que j’ai commencé des traitements. Nous sommes allés dans plusieurs hôpitaux, notamment à Donka, Ignace Deen, Jean Paul II, etc. Les médecins ont dit qu’ils ne savent pas de quoi je souffre. Ils m’ont conseillé d’aller en Tunisie. Mon mari a alors vendu tous les biens qu’il avait pour m’envoyer à Tunis. Là-bas, les médecins ont dit que je souffrais du cancer et qu’il fallait que je subisse une intervention chirurgicale. Mais, on n’avait plus d’argent puisque mon mari avait dépensé environ cent millions de francs guinéens. Les médecins tunisiens ont dit que je devais préparer encore un montant d’environ cent autres millions de francs guinéens ; sinon, ils ne peuvent rien faire pour moi. Alors, nous sommes revenus en Guinée, puisqu’on n’avait plus d’argent », a expliqué madame Doubouya, aujourd’hui très triste.

Selon la pauvre dame, depuis son retour en Guinée, il y a près de deux ans, elle ne parvient toujours pas à avoir ce montant. Et, malheureusement, la maladie ne fait que se développer chaque jour dans son corps. « Je demande de l’aide. Je souffre. Vous voyez qu’en plus de mon bras, tout mon coup est enflé. Je n’ai pas de moyens. Je prie toutes les personnes de bonnes volontés de me venir en aide afin que je puisse retrouver ma santé. Je prie le président de la République, le professeur Alpha Condé, les membres du gouvernement à me venir en aide afin que je sois guérie de cette maladie et de pouvoir vivre avec mes enfants et mon mari », a-t-elle exhorté.

A noter que madame Hawa Doumbouya est mère de 6 enfants dont 2 garçons. Elle n’a aucun moyen. Pour tous ceux qui acceptent de l’aider, prière d’appeler directement la dame au (00224) 621 42 98 25.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankalabé (Dalaba) : inauguration d’une école et d’un centre de formation islamique à Coléah

18 août 2019 à 22 10 22 08228

Le ministre de la jeunesse et de l’emploi jeunes, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), entouré du gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lemy Diallo et celui de Labé, Elhadj Madifing Diané, ainsi que de l’inspectrice générale de l’Education, Hadja Néné Fatou Diallo, a présidé hier, samedi 17 août 2019, la cérémonie d’inauguration de deux infrastructures socio-éducatives dans le district de Coléah, relevant de la commune rurale de Kankalabé, à 80 km du chef-lieu de la préfecture de Dalaba, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Il s’agit d’une école primaire d’enseignement général de 6 salles de classe et d’un centre de formation islamique en R+1 à régime d’internat, entièrement financés par la famille de l’érudit, Thierno Hamidou Diallo, Khalif général de la contrée, pour un coût global de réalisation estimé à 2 milliards 300 millions de francs guinéens, en raison de plus de 700 millions pour l’école primaire et un milliard six cent millions (1.600.000.000 GNF), pour le centre de formation islamique, selon un des bailleurs des édifices flambants neufs, Elhadj Bachir Coléah Diallo.

L’évènement était aussi rehaussé de la présence remarquable de plusieurs saints, Khalifs généraux de l’islam, imams et autres chefs religieux et traditionnels du Fouta comme Elhadj Thierno Badrou Bah, inspecteur régional des Affaires Religieuses de Labé et Thierno Siradiou Diallo de Madina Niannou.

Arrivée sur les lieux, vers 13 h, la délégation du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a été chaleureusement accueillie par les sages de la localité. Mouctar Diallo et sa suite ont été introduites chez le Cheick Elhadj Hamidou Diallo pour les bénédictions.

La cérémonie a commencé par la visite du centre islamique composé de plusieurs salles de lectures du saint coran et une bibliothèque. La délégation du ministre Mouctar Diallo s’est rendue à la mosquée pour la prière et les bénédictions des sages et hauts dignitaires religieux du Foutah. Une enveloppe a été présentée comme contribution du président de la République. Cette présentation a été introduite par Elhadj Badrou Bah de Labé qui n’a pas manqué de remercier le chef de l’Etat, professeur Alpha Condé, pour ce geste symbolique. Il a rappelé les bienfaits que le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a faits à l’endroit de la jeunesse, des sages et des femmes de Guinée.

Après la mosquée, les officiels ont procédé à l’inauguration de l’école primaire de 6 salles de classe, une direction et des logements pour les enseignants. Un complexe scolaire qui porte le nom du Cheick Elhadj Hamidou Diallo.

Prenant la parole au nom du président de la République et de la délégation, le gouverneur de Labé, Elhadj Madifing Diané a remercié la notabilité pour la qualité de l’accueil et le ministre Mouctar pour les actions qu’il mène sur le terrain en faveur du développement.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Naufrage d’une pirogue à Siguiri : 5 personnes portées disparues

18 août 2019 à 16 04 30 08308

Cinq personnes sont portées disparues dans le naufrage d’une pirogue survenue dans la soirée du samedi, 17 août 2019, dans la préfecture de Siguiri. Le drame a eu lieu non loin du débarcadère de Kinièbaköro, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Siguiri.

Selon les témoignages, 10 personnes étaient à bord de la pirogue qui s’est renversée. Il s’agit de joueurs de tam-tam qui rentraient d’une fête et leurs accompagnateurs. Ils quittaient le village de Tiguibiri pour Kinièbaköro, district relevant de la commune urbaine de Siguiri. « Le drame est survenu aux environs de 19 heures. C’est à la faveur de la fête de Tabaski que notre village (Tiguibiri) a décidé d’organiser la danse des masques (Ködèn).

Pour le faire, nous avons invité des joueurs de tam-tam venant de Kinièbaköro. Après le spectacle, ils ont embarqué à bord d’une pirogue avec des accompagnateurs pour rentrer chez eux. A quelques mètres du débarcadère de Kinièbaköro, la pirogue s’est renversée sous l’effet du vent qui soufflait. Quatre personnes ont été secourus et sauvés par des pêcheurs et les six autres ont disparu », a expliqué Noumoriba Kanté, témoin du drame.

Après plusieurs heures de recherches, menées par des pêcheurs, le corps de l’un des disparus (une fille) a été retrouvé ce dimanche. Les 5 autres sont toujours introuvables.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Axe Boké-Gaoual : plusieurs véhicules bloqués au niveau de pont de Kogon

18 août 2019 à 15 03 49 08498
Image d’archive

La circulation est coupée depuis hier, samedi 17 août 2019, sur la nationale Boké-Gaoual. C’est un camion remorque qui est tombé en panne au niveau du pont de Kogon, a appris Guineematin.com de témoins se trouvant sur place.

« Il y a plusieurs véhicules qui sont bloqués au niveau du pont de Kogon, du côté de la préfecture de Boké. Un camion remorque en partance pour Boké a reculé et a barré complètement la route. Des véhicules de marchandises sont garés de part et d’autre de la route. De nombreux passagers dont des femmes et des enfants sont en souffrance ici puisqu’il n’y a ni eau ni à manger », a expliqué Moustapha Diallo, un passager en provenance de Conakry qui est bloqué sur les lieux.

Aux dernières nouvelles, certaines voitures ont réussi à se frayer un chemin. Mais, les camions, bus et autres véhicules de poids lourd restent encore bloqués sur place.

Cette route nationale Boké-Gaoual, longue de 190 km, malgré sa meilleure plateforme et sa rentabilité économique pour le pays, est dans un très mauvais état.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tel: 628089845

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Protection civile : un seul service de secours avec un seul camion d’incendie pour toute la commune de Ratoma

18 août 2019 à 8 08 37 08378

Les sapeurs-pompiers jouent un rôle prépondérant dans un pays. Puisque ce sont eux qui sont chargés de secourir les citoyens quand ils sont victimes d’incendie. Mais en Guinée, les services publics de protection civile n’ont pas bonne presse aux yeux de l’opinion. Car dans la plupart des cas, ils ne parviennent pas à répondre aux attentes des populations qui sollicitent leur aide. Qu’est-ce qui explique ce manque d’efficacité ?

Un reporter de Guineematin.com a posé la question au commandant Mohamed Camara, responsable du service d’incendie et de secours de la commune de Ratoma. Ils ont abordé le fonctionnement de ce service et les difficultés auxquelles il est confronté.

Décryptage !

Guineematin.com : votre service est d’une importance capitale puisque vous êtes censés secourir les personnes qui sont victimes d’incendies. Mais, sur le terrain, les citoyens sont loin d’être satisfaits de votre travail. On vous accuse notamment d’intervenir le plus souvent en retard. Pourquoi cette lenteur ?

Commandant Mohamed Camara : vous savez, actuellement, on a assez de difficultés surtout sur le plan matériel. Parce que si vous prenez la commune de Ratoma, elle est la deuxième plus grande comme de Conakry. Donc, avec toute cette population, on a qu’un seul camion d’incendie opérationnel. On a aussi une ambulance et une camionnette à double usage, c’est-à-dire qu’on peut s’en servir pour transporter des corps tout comme des matériels.

Si l’ambulance n’est pas opérationnelle, on utilise la camionnette pour transporter les corps. Mais, si ça coïncide qu’il pleut, on ne peut pas transporter les corps dedans puisqu’on ne peut pas mettre le corps à ciel ouvert sous la pluie. Donc ce sont les trois véhicules que nous avons dans la commune Ratoma pour le moment.

On est en manque de beaucoup de matériels de travail. Les immeubles ne font que pousser et nous n’avons de camion à échelle. Par exemple, s’il y a le feu au cinquième étage d’un immeuble et que le camion que nous avons ici ne peut pas éteindre le feu, il nous faut des camions à échelle pour nous faciliter d’accéder aux étages supérieurs.

On a aussi besoin de plus de citernes à eau, parce que même si on vient trouver que la maison touchée par l’incendie a été brûlée, ce sont les camions à eau qui nous permettent de limiter les dégâts. Et puis, nous sommes vraiment en manque de bouches d’eau. Ceux qui disent que les sapeurs-pompiers viennent en retard, ils ont parfois raison, mais ils ne savent pas les difficultés que nous avons ici. Souvent, on n’a même pas d’eau dans la citerne.

Dans toute la commune de Ratoma, il n’y a qu’un seul service d’incendie et de secours avec un seul camion  d’incendie et une ambulance. L’équipement, il n’y en a pas c’est ça la réalité. Sinon, la formation des gens ne fait pas défaut ici, mais ce sont les matériels qui manquent. Mais, avec le peu de matériels que nous avons, on se débrouille à secourir les gens en attendant d’avoir plus de moyens. On a des promesses de la part de notre direction, de l’Etat, de la coopération française qui nous appuie beaucoup. On espère que ces promesses vont se concrétiser pour qu’on puisse être plus efficaces.

Guineeamatin.com : vous dites que vous avez un seul camion-citerne. Combien de litres d’eau peut contenir ce camion ?

Commandant Mohamed Camara : le seul camion-citerne que nous avons ici à Ratoma, ne prend seulement que 3000 litres. Et, il n’y a pas de poteaux d’incendie ni de bouches d’incendie là où on peut tirer de l’eau de façon urgente. Si vous remplissez le camion ici et vous bougez pour aller intervenir à Kagbelen, vous perdez combien de litres d’eau avant d’arriver à destination ?

Et quand nous utilisons les deux lances, on peut utiliser plus de 700 litres par minute. Quand on calcule ça, on aura combien de litres durant 30 minutes ? Ça ne va pas suffire et les gens ne comprennent pas tout cela. Ils vont dire que les pompistes sont venus, mais ils n’ont pas d’eau. Pourtant, nous, on ne gare jamais la citerne sans la remplir.

Mais, où il faut prendre de l’eau ? Soit il faut aller jusqu’à la rivière de Kakimbo, soit à l’aéroport. Ce sont les deux endroits où on fait le remplissage du camion-citerne. Parfois, vous arrivez à Wanindara, vous trouvez que l’eau est finie, il faut encore reprendre la voiture pour revenir à Kakimbo. Durant tout ce temps, les gens vont dire qu’on ne veut pas travailler. Souvent, on est obligés de faire appel aux autres centres comme Matoto et Kaloum pour venir nous aider.

Parce qu’on sait la quantité d’eau que nous avons ne peut pas servir la commune de Ratoma. Dans les autres pays, on n’a même pas besoin de déplacer le camion-citerne puisque qu’il y a des bouches d’eau un peu partout. Il suffit seulement d’envoyer le camion à échelle et les motopompes  pour brancher à la bouche d’incendie et travailler.

Guineematin.cm : combien de personnes travaillent dans ce service ?

Commandant Mohamed Camara : l’effectif total ici, c’est 116 éléments, dont 90 hommes et 26 femmes. Comparativement à la superficie de Ratoma 62km2 avec une population de 776 770 habitants, 34 quartiers, 211 secteurs et 504 carrés. Donc protéger toutes cette population avec un seul camion d’incendie, ce n’est pas facile.

Nous demandons vraiment de l’aide, pas à l’Etat seulement, mais à toutes personnes qui souhaiteraient nous aider : les organisations humanitaires notamment. Nous sommes au service de la population mais la population doit savoir aussi nos difficultés. Ils doivent cesser de lancer les cailloux sur les agents, ils  n’ont qu’à se mettre à l’idée que nous sommes là pour les protéger.

Nous ne sommes pas contre eux, et surtout notre service est gratuit. Quelqu’un qui vient te secourir dans les situations difficiles et tu t’attaques à lui, ce n’est pas les pompiers qui mettent le feu, nous nous venons pour intervenir. Ils nous confondent souvent aux policiers, mais tout cela est lié au manque de sensibilisation et d’information. Parce que si la population est bien informée de nos difficultés concernant les équipements et aussi l’Etat de la route et les embouteillages, ils vont comprendre. Mais c’est à nous de leur expliquer tout ça.

Guineematin.com : quel est le pourcentage de vos interventions sur le terrain pour cette année par exemple ?

Commandant Mohamed Camara : les statistiques d’intervention en secourisme, en extinction et en transport de corps, pour les mois de janvier, février et mars, c’est 54% d’intervention. Pour le deuxième trimestre, les mois d’avril, mai et juin, c’est 41% d’intervention. Ça explique largement, malgré nos faibles moyens, que nous sommes en mouvement.

Guineematin.com : il y a parfois des agents qui se blessent sur le terrain pendant les interventions. Comment se fait leur prise en charge ?

Commandant Mohamed Camara : depuis qu’on a commencé à travailler ici, beaucoup de nos agents ont été blessés. Pour cette année, nous avons enregistrés 3 cas de blessures. Pour l’année passée, on ne peut pas déchiffrer le nombre exact parce que les gens confondent les sapeurs-pompiers et la politique. Ils s’attaquent à nous avec des cailloux, ils ne savent pas faire la différence entre la tenue d’un policier et la tenue des sapeurs-pompiers. Dès qu’ils vous voient, ils ne cherchent pas à savoir d’où venons-nous et ils s’attaquent directement à nous.

Quand même, quand il y a des blessés, on remonte la liste au niveau du département, c’est la direction qui s’occupe des blessés.  Tout ce que nous traversons ici, le ministère est au courant de tout. Parce que nous remontons toutes les informations et souffrances que nous traversons ici. Avant de faire quoi que ce soit, nous informons la hiérarchie. Donc, ils savent ce qui se passe ici. Et ils font ce qu’ils peuvent faire pour nous.

Guineematin.com : avez-vous un message à passer à l’endroit des citoyens ?

Commandant Mohamed Camara : ce que je peux dire à la population, c’est de ne pas s’en prendre aux sapeurs-pompiers, car cela n’est pas la solution. S’ils sont venus en retard, c’est qu’ils ont des raisons. En plus des problèmes de matériels et du manque d’eau qu’on a, il y a des cas d’embouteillages. Dans la circulation, on dit de faire deux lignes, mais on peut tomber parfois sur 4 lignes sur la route.

A pareilles circonstances, comment les sapeurs-pompiers peuvent passer même s’il y a un cas d’urgence ? Donc, notre retard est dû parfois à l’embouteillage et à la distance. Nous, nous leur demandons de nous comprendre surtout la situation du terrain nous pose problème.

Interview réalisée par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : 622 07 93 59    

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Les déplacés de Souapiti inquiets : « nous sommes prêts à venir rester à Kondon Boofou, mais… »

18 août 2019 à 6 06 13 08138
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Comme annoncé précédemment, pendant deux jours, le préfet de Télimélé a rencontré les populations du district de Konkouré, dans la sous-préfecture de Kollet, impactées par le projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti. Amadou Sadio Diallo est venu sensibiliser les citoyens pour les persuader à rejoindre la localité de Kondon Boofou, à Sinta. Devant les engagements pris par les uns et les autres, les populations acceptent de partir mais posent des exigences, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

L’inquiétude est de mise chez les citoyens concernés par ce déplacement. Lors de leur rencontre avec le préfet de Télimélé, ils n’ont pas manqué de les énumérer tout en espérant qu’une solution sera trouvée.

C’est le cas de Mamadou Bhoye Barry, cultivateur de profession, dans le district de Kounkouré. « Notre choix a porté sur le village de Kondon Boofou. Les travaux de réalisation des maisons et infrastructures ont été réalisés. Certains parmi nous ont leurs clés disponibles. Mais, certains parmi nous n’ont pas vu leurs maisons et les clés. Cela nous inquiète à plus d’un titre. Les maisons qui sont construites ont le courant électrique installé, mais qui n’est pas opérationnel d’abord. A l’heure où nous sommes, sur proposition de Mr le préfet de Télimélé et du DG du projet, ils nous ont dit de déménager. Mais, c’est difficile pour nous parce qu’il n’y pas de nourriture dans ces maisons. Ensuite, le fait que certains parmi nous n’ont pas reçu leurs maisons nous met mal à l’aise. Même les maisons que certains ont reçues ne sont pas au complet. En plus de l’entretien qu’on a eu à faire, Mr le préfet et les responsables, nous nous engageons à déménager. Mais, il faut que les engagements de part et d’autres soient respectés. Nous n’avons aucun arbre fruitier pour cueillir la nourriture. Nous lançons un appel au DG du projet et au gouvernement de nous aider. Les travaux de construction de notre collège et le grand marché ont démarré. On attend la fin ».

Même son de cloche chez Hawa Bhoye Diallo, citoyenne de Kounkouré centre, qui dénonce le non respect des engagements par le Projet Souapiti. « Nous sommes présentement à Kondon Boofou pour voir nos maisons, après avoir reçu mes clés en ce qui concerne notre déménagement. Cela est de commun accord entre les autorités et la population. Les maisons qu’on a reçues sont de bonne qualité. Chez moi par exemple, j’ai reçu une maison d’une chambre et un salon. Et pourtant, je devais recevoir trois chambres, car il y a mes 3 jeunes garçons, la mère de mon mari, plus mon mari et moi même. Comment allons-nous tous rester dans une chambre et un salon ? Nous sommes près de 3000 personnes concernées par ce déménagement et 70 familles n’ont pas vu leurs maisons avec les clés », a révélé la bonne femme.

En outre, Hawa Bhoye Diallo dit qu’ils sont prêts à rejoindre leurs nouveaux habitats à condition que le projet Souapiti respecte ses engagements à leur égard. « Nous sommes très contents du président de la République, le professeur Alpha Condé, qui a réalisé ce grand projet à son temps, qui a un intérêt pour le pays. Nous sommes prêts à venir rester à Kondon Boofou, dans la commune rurale de Sinta. Mais, nous voulons que les engagements soient respectés de part et d’autre. Si tu vois la colère des citoyens, c’est que les autorités n’ont pas raison. Nous avons accepté de déguerpir parce que c’est dans l’intérêt de tous les guinéens, sinon on préfère rester chez nous », a-t-elle laissé entendre.

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628416796 /664354238

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Kankalabé (Dalaba) : inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè

18 août 2019 à 4 04 48 08488

La commune rurale de Kankalabé a abrité le jeudi dernier, 15 août 2019, la cérémonie d’inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè, du nom de l’une des 9 provinces du Fouta Théocratique, dans l’actuelle préfecture de Dalaba, relevant de la Région Administrative de Mamou, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

L’évènement qui était rehaussé de la présence d’une importante délégation de l’inspection régionale des Affaires Religieuses de Mamou, accompagnée de son secrétariat préfectoral de Dalaba, a mobilisé plusieurs ressortissant du Kolladhè venu des Etats-Unis d’Amérique, Angola, Sierra Léone, Conakry, Kindia, Mamou, Dalaba et Labé.

L’édifice flambant neuf a été réalisé en 3 ans par les fils ressortissants de la localité qui ont mobilisé au total près d’un milliard 500 millions de francs guinéens, sur initiative du doyen Elhadj Abdoulaye Yero Djarel, un opérateur économique installé à Conakry.

président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé
Mamadou Ciré Baldé, président de la commission d’organisation de la cérémonie

« Nous avons dans notre sous-préfecture 8 districts. Chaque district a son centre de formation islamique. Mais, ce centre qui est derrière-moi, on l’a appelé ‘’Centre Islamique de Kolladhè’’, c’est pour toute la sous-préfecture de Kankalabé. On a eu à faire des reboisements dans les 8 districts de la sous-préfecture de Kankalabé. 1000 plants forestiers par district et 80 plants fruitiers (orange et mangue) dans les différents districts. On a eu à acheter des poubelles publiques pour l’assainissement, des kits sanitaires pour les postes de santé et le centre de santé et on a envoyé des livres coraniques et des Diouzou pour les centres islamiques », a expliqué le président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé.

Fama Sanoh, Sous-préfet de Kankalabé

Représentant le préfet de Dalaba à cette cérémonie, le sous-préfet de la localité a demandé avec insistance que les cours programmés dans ce centre de formation islamique respectent les normes d’un islam modéré, c’est-à-dire qui ne cultive ni haine, ni violence. « Le bâtiment que nous venons d’inaugurer est un bâtiment pour l’expansion de l’islam. Je voudrais donc profiter et dire à ceux qui vont enseigner l’islam aux enfants ici de donner l’enseignement coranique sous les principes édictés par le Coran original » a indiqué le sous-préfet de Kankalabé, Fama Sanoh.

Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis
Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis

Parmi ceux qui n’ont pas voulu se faire conter cet évènement historique, Thierno Aliou Diallo est le président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. « Lorsque nous avons reçu le programme de cet évènement, nous avons réuni les ressortissants de Kankalabé et Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. Nous avons cotisé pour trouver un peu. C’est ce que nous avons envoyé. Nous avons aussi pris en charge les frais de couverture médiatique de l’activité », a-t-il déclaré.

L’inauguration de ce centre de formation islamique du Kolladhè a coïncidé avec la 5ème édition des sacrifices tournants organisée, cette année, à Kankalabé, par l’Association pour le Développement de Dalaba et la journée s’est terminée en apothéose par un match amical entre l’équipe sous-préfectorale de Kankalabé et son homologue de Mombéya.

De retour de Kankalabé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 269 551

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Alternance en 2020 : « nous devons tourner la page du RPG… »

17 août 2019 à 21 09 28 08288

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) ne rate pas l’occasion pour tirer à boulets rouges sur le pouvoir en place. La récente tentative « d’intimidation » de Dr Ousmane Kaba à Kankan par le pouvoir ne passe pas toujours pas. Le parti invite à un sursaut national pour tourner la page du RPG, le parti au pouvoir en Guinée, après 2020. L’annonce en a été faite ce samedi 17 août 2019 à l’occasion de l’assemblée générale du parti à son siège à Nongo, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre a été présidée par Mohamed Diakité, membre de la coordination du parti. Dans son discours, monsieur Diakité a félicité les jeunes de la Haute Guinée pour l’accueil réservé à Dr Ousmane Kaba. « On a voulu empêcher Dr Ousmane Kaba d’entrer dans sa ville natale, à Kankan. Mais malgré ça, c’est à travers son discours qu’il a prouvé sa sagesse aux guinéens. Il a dit que celui qui va m’interdire d’entrer à Kankan n’est pas né d’abord. Mais, il faut retentir que les intimidations, ça ne marchera pas car nous allons sensibiliser les gens pour que le pays démarre une autre histoire en 2020. C’est l’occasion pour nous de remercier la jeunesse de Siguiri, de Kankan et Mandiana pour la mobilisation et la démonstration de force. La démonstration des jeunes de la Haute Guinée montre que la victoire et le chemin pour 2020 sont entrain de se poser pour le PADES. Et je vous informe que même les jeunes de Mandiana ont effectué le déplacement pour être à Siguiri et suivre le convoi du président de Siguiri jusqu’à Kankan ».

Par ailleurs, Mohamed Diakité est revenu sur le mauvais état des routes de notre pays qui doit dissuader les guinéens à accepter le 3ème mandat. « L’heure est grave et les guinéens traversent un moment difficile à travers le gouvernement actuel. Aujourd’hui, le pays va mal, l’état des routes en est un exemple : de Conakry à Yomou, les routes sont impraticables… Avec cette situation, on nous parle de 3ème mandat. Où est la morale ? Nous devons tourner la page du RPG. Je vais rappeler aux guinéens que le changement de la Constitution est un danger pour la Guinée. Nous devons tourner la page du RPG pour redonner l’espoir à la jeunesse guinéenne et aux femmes guinéennes. Et pour cela, nous devons travailler avec la jeunesse du PADES et son président pour y parvenir », conseille-t-il.

L’insalubrité a également été abordée par le président de séance. Selon Mohamed Diakité, « l’insalubrité de la ville de Conakry a atteint un niveau inexplicable. Malgré tout ce qui est fait, malgré tout ce qui est dit, le constat reste le même. Tout ça, à cause de la mauvaise gouvernance actuelle. De Kaloum à Kàka, on ne peut pas respirer, c’est une honte pour la Guinée. Le 09 juin 2019, il y a eu naissance d’un mouvement pour l’assainissement de la ville de Conakry et l’Etat a débloqué 9 milliards 600 millions de FG juste pour l’assainissement de la ville. Mais, le travail n’a pas été fait. Les détenteurs de ce projet doivent s’expliquer devant la loi, car aujourd’hui tout le monde se plaint, les femmes dans les marchés et nous continuons à payer les taxes tous les jours et chaque fin du mois. Pour nous, les taxes sont destinées à nettoyer les marchés, à ramasser les ordures pour les dégager et envoyer ailleurs. Mais, c’est le contraire qui est sur le terrain. C’est vraiment révoltant…»

Aissatou Sow pour Guineematin.com

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Entrepreneuriat jeunes : plusieurs jeunes formés par l’ONG Jeunes solidaires

17 août 2019 à 20 08 13 08138

Jeunes solidaires, une organisation mixte-regroupant des associations de jeunesse et des jeunes entrepreneurs, en partenariat avec l’ONG belge TRIAS a bouclé ce samedi, 17 août 2019, à Conakry, une formation de trois jours en faveur de 19 de ses membres venus de Conakry et des villes de l’intérieur. Cet atelier s’inscrit dans le cadre du renforcement technique de ces jeunes, afin de leur doter les outils nécessaires pour la réalisation de leurs projets d’entreprises, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cet atelier a porté sur trois axes : Entrepreneuriat ; Leadership ; Environnement et Citoyenneté. Il a mobilisé principalement les jeunes membres de l’organisation de l’intérieur du pays (Dabola, Mamou, Kindia, Télimélé, Coyah, Boffa et Forécariah) et des antennes de Matoto, Matam (Conakry) ainsi que quelques jeunes entrepreneurs, pour un total de 19 participants, dont 8 filles.

Aminata Doukouré, responsable de la mobilisation de l’ONG Jeunes solidaires
Aminata Doukouré, responsable de la mobilisation de l’ONG Jeunes solidaires

A l’occasion de la cérémonie de clôture, Aminata Doukouré, responsable de la mobilisation de l’ONG Jeunes solidaires, au nom président de la structure Alpha Touré, a remercié les participants pour l’attention particulière et l’intérêt qu’ils ont fait montre lors de ces trois jours de formation. Selon elle, la formation figure parmi les priorités de son ONG. « Parmi les actions des Jeunes solidaires, il y a la formation qui fait partie. De nos jours, nous avons remarqué que sur le marché de l’emploi, beaucoup de jeunes, quand il s’agit d’un entretien d’embauche, ont des problèmes. Souvent, sur 100 jeunes, on trouve qu’il n’y a que 10 qui ont le niveau requis.

Donc, au niveau de notre association, on s’est dit qu’il est très important de former les jeunes pour qu’ils soient capables de se défendre sur le marché de l’emploi, pour que les jeunes soient capables de donner le meilleur d’eux-mêmes. Nous organisons des formations à chaque fois que nous en avons l’occasion. Donc, cette formation n’est pas une première, chaque fois, nous organisons ce type de formations. Mais il faut le dire, nous sommes très satisfaits de la qualité de cette formation et des participants aussi », a-t-elle fait savoir.

Adama Chérif Camara, enseignant-chercheur et directeur général du cabinet d’études et de formation pour le développement
Adama Chérif Camara, DG du cabinet d’études et de formation pour le développement

Abondant dans le même sens, Adama Chérif Camara, enseignant-chercheur et directeur général du cabinet d’études et de formation pour le développement, s’est dit satisfait de la contribution des participants à cette formation. Selon lui, les modules dispensés tournaient autour de quatre aspects. « Les modules portaient sur le diagnostic local ; l’étude du marché ; le montage des projets économiques ; et les opportunités économiques. Mais, il faut dire que je suis très satisfait. Parce qu’après la formation, il a fallu également que nous demandions non seulement aux organisateurs, mais aussi aux participants ce qu’ils pensaient de la qualité de la formation. Et après la formation, tous ont dit qu’elle était bonne.

Avec cette mondialisation et au regard de nos responsabilités et du contexte guinéen, nous nous sommes posés un certain nombre de questions liées à la vie associative. C’est comment permettre aux organisations de jeunesse guinéennes de s’aider elles-mêmes afin qu’elles puissent prendre elles-mêmes leur développement, et comment être aussi efficacement un mobilisateur de ressources exogènes et endogènes pour le développement de l’organisation. Le conseil que j’ai souvent à donner aux jeunes, c’est de se lancer dans l’entrepreneuriat. Parce que l’Etat guinéen ne peut pas tout faire. Donc à côté de l’administration, les jeunes peuvent faire des initiatives pour se prendre en charge et s’auto-employer », a-t-il conseillé.

Tenin Keïta, porte-parole des participants
Tenin Keïta, porte-parole des participants

S’exprimant au nom de ses collègues participants, Tenin Keïta, a remercié les organisateurs de cette formation. Elle a promis de démultiplier les connaissances apprises à ses autres collègues qui n’ont pas eu la chance d’y prendre part. « Mon premier sentiment, c’est un sentiment de satisfaction par rapport à la qualité de la formation et surtout la pertinence des thèmes traités. Il s’agit notamment du diagnostic local qui est un aspect très important dans la gestion de montage d’un projet. Parce que pour monter ton projet, il faut connaître ton public cible, mais il faut connaître également ce que veut ce public avant de monter le projet.

Nous avons aussi eu à suivre l’étude du marché qui est très important pour un entrepreneur. Parce que pour monter une entreprise, il faut connaitre le marché, il faut connaitre les besoins de la population avant de te lancer dans une activité. Après cette formation, je compte m’investir à enseigner, à faire comprendre d’autres jeunes surtout ceux qui veulent entreprendre la nécessité de se former, de suivre ce genre de formation », a-t-elle laissé entendre.

A noter que l’ONG Jeunes solidaires a lancé récemment un appel à candidatures pour la remise de la première édition du prix « Jeune entrepreneur (e) solidaire », prévu au mois de novembre prochain. Selon les responsables de l’organisation, ce prix a pour objectif de stimuler et de récompenser les efforts de nos jeunes entrepreneurs (es) et potentiels entrepreneurs (es) de Conakry et de l’intérieur du pays ayant bénéficié de leur programme de formation en création et gestion d’entreprises démarré en 2017.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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3ème mandat : Cellou appelle à résister à la corruption, à l’intimidation, à la répression…

17 août 2019 à 20 08 02 08028
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne

« Pourquoi ne veut-on pas organiser à bonne date les élections ? Pourquoi on ne veut pas installer les conseils de quartiers et des régions ? Nous avons beaucoup de défis à relever. Il faut que vous restiez mobilisés parce que monsieur Alpha Condé pense que, comme il a mis les PA, c’est terminé. Il faut que vous restiez mobilisés jusqu’à la victoire », a lancé le chef de l’opposition guinéenne.

Le retard excessif dans l’installation des conseils de quartiers et de régions passe toujours mal à l’Union des Forces Démocratiques Guinée (UFDG). Le parti a dénoncé ce manque de responsabilité du gouvernement guinéen à l’occasion de son assemblée générale tenue ce samedi 17 août 2019. L’occasion a été mise à profit par Cellou Dalein Diallo pour demander aux militants de son parti à tous les citoyens de resserrer les rangs dans le combat pour le respect des lois de la République, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La séance de ce samedi a été présidée par Cellou Dalein Diallo en présence de nombreux militants. Selon le président de l’UFDG, « monsieur Alpha Condé est entrain d’utiliser les trois instruments pour faire passer son projet : l’intimidation, la répression et la corruption. Des sommes d’argent sont déversées dans le pays pour acheter les leaders d’opinion, pour acheter les élus afin qu’ils soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Il y a la répression et l’intimidation aujourd’hui. Vous entendez qu’il y a un journaliste de lynx FM qui est convoqué à la DPJ parce qu’il aurait fait passer dans son émission Doussou Condé. Plusieurs journalistes ont des convocations qui attendent. L’intimidation et la répression constituent les instruments privilégiés pour Alpha Condé pour un projet de 3ème mandat ».

Face à cette situation, le chef de file de l’opposition appelle à la résistance pour empêcher Alpha Condé de s’octroyer un 3ème mandat. « Résistons à la corruption, résistons à l’intimidation, résistons à la répression. Je ne parle pas de l’UFDG, je parle des citoyens guinéens parce que nous voulons qu’il y ait une démocratie apaisée dans notre pays, qu’il y ait l’Etat de droit, que les textes des lois soient respectés. Mais vous avez vu la fois dernière les recours administratifs introduits pour l’installation des conseils de quartiers et des conseils de régions. Nous avons écrit au ministère de l’administration, nous avons écrit aux communes. Maintenant, nous avons saisi la Cour Suprême parce que la Loi est claire. Elle stipule bien que: 15 jours après les installations des exécutifs communaux, on doit installer les conseils de quartiers; 60 jours après l’installation des exécutifs communaux, on doit installer les conseils des régions. Mais monsieur Alpha Condé ne veut pas accepter d’abord, comme d’habitude. Sinon, on n’en serait pas là aujourd’hui. Mais, soyez prêts à vous battre aussi pour exiger qu’on respecte la Loi. Toutes les batailles que nous avons menées, c’est pour exiger qu’on respecte la Loi. Bon Dieu ! L’installation des conseils de quartiers, c’est une loi organique qui la définit. Pourquoi ne veut-on pas organiser à bonne date les élections ? Pourquoi on ne veut pas installer les conseils de quartiers et des régions ? Nous avons beaucoup de défis à relever. Il faut que vous restiez mobilisés parce que monsieur Alpha Condé pense que, comme il a mis les PA, c’est terminé. Il faut que vous restiez mobilisés jusqu’à la victoire », a lancé Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Sanction contre Amadou Diaby : ses avocats réclament des preuves

17 août 2019 à 19 07 45 08458

Le camp Amadou Diaby a réagi suite à la sanction infligée au vice-président suspendu de la Féguifoot par la commission d’éthique de la Fédération guinéenne de football. Ses avocats dénoncent vigoureusement cette décision et demandent à la commission de fournir les preuves qui ont motivé cette sanction. Ils se sont fait entendre à travers une conférence de presse animée ce samedi, 17 août 2019, à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Interdiction d’exercer toute activité liée au football en Guinée pendant 7 ans dont 5 fermes et payement d’une amende de 25 000 euros, c’est la sanction infligée à Amadou Diaby, reconnu coupable de corruption au sein de l’équipe nationale de football. « Cette décision cabale, usant du même modus operandi que la décision de suspension (…), prise contre M. Amadou Diaby par la même commission d’Ethique, sur la foi de dénonciations calomnieuses de M. Paul Put (…), n’a guère surpris M. Amadou Diaby qui est serein et reste confiant que cette décision injuste et sans fondement sera sanctionnée par toute structure sérieuse et professionnelle de l’éthique », ont réagi les avocats d’Amadou Diaby.

Me Maliki Ibrahim, avocat inscrit au Barreau du Mali
Me Maliki Ibrahim, avocat au Barreau du Mali, venu à Conakry défendre Amadou Diaby

« Nous sommes venus dire à la presse notre indignation. Parce que dans le dossier qui nous occupe, la commission d’éthique à qui incombe le fardeau de la preuve n’a pas pu apporter la preuve, n’a pas pu apporter un seul élément, même pas un indice pouvant asseoir la culpabilité d’Amadou Diaby. S’agissant de faits de corruption, le seul passage substantiel pour éclairer la lanterne de tout le monde, c’est une confrontation entre Amadou Diaby et Paul Put », ajoute Me Maliki Ibrahim, avocat inscrit au Barreau du Mali.

Les conseils d’Amadou Diaby accusent le président de la commission d’Ethique de la Féguifoot, Amadou Tham Camara, d’avoir empêché cette confrontation. « Ce qui est bizarre, c’est que c’est le président de la commission qui refuse cette confrontation. C’est lui a appelé Paul Put pour lui dire de ne pas venir être confronté à Amadou. Aujourd’hui, nous apprenons que ça s’est fait le 07 août. Ils nous appellent le 13 août pour dire vous allez être confrontés le 14 août. Ce même jour, on nous dit que l’instruction est clôturée, allez-y en prendre connaissance.

Et nous apprenons hier par un huissier commis par Paul Put que déjà le lendemain ou le président de la commission l’a dissuadé d’être confronté à Amadou Diaby. Il a quitté, il a disparu. Alors, qui a intérêt au crime ? Nous nous posons cette question. En tout état de cause, ce qui transparait, c’est qu’il y a un conflit d’intérêt manifeste entre les faits en cause et le président de la commission d’Ethique de le Féguifoot », estime Me Maliki Ibrahim.

Pour lui, « Amadou Diaby, il est d’une innocence pure et sans tache. Amadou Diaby n’est pas le genre, étant un passionné de la réussite et du rayonnement du football guinéen, à recevoir les broutilles de la part Paul Put dont on connait la moralité (…) La question simple c’est de dire que la commission nous montre quels sont les éléments de preuve ».

Les avocats d’Amadou Diaby annoncent que si cette décision est maintenue, ils vont saisir les instances supérieures.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (+224) 622 07 93 59

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Décès de Jacques Diouf, ancien DG de la FAO : communiqué de la présidence

17 août 2019 à 19 07 35 08358

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a la profonde douleur de vous annoncer le décès de Monsieur Jacques Diouf, Conseiller Spécial chargé de l’Agriculture et du Développement Rural, survenu ce jour samedi 17 août 2019 à Paris.

Avant d’entamer sa féconde collaboration avec le Président de la République, Monsieur Jacques Diouf a été diplomate, homme politique sénégalais ayant exercé les fonctions de Secrétaire d’Etat puis Ambassadeur de la République du Sénégal, avant d’être Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

Le Conseiller Spécial chargé de l’Agriculture et du Développement Rural, Monsieur Jacques Diouf, a apporté une contribution fondamentale dans la définition et la mise en œuvre de la Politique de développement Agricole accélérée de la Guinée.

Aux côtés du Président de la République, il a participé à toutes les négociations pour la formulation des programmes d’autosuffisance alimentaire, du développement de l’agriculture commerciale et de l’introduction de nouvelles technologies dans le monde rural guinéen.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, présente ses condoléances à la famille de l’illustre disparu, au peuple africain, au peuple et au Gouvernement sénégalais, aux collaborateurs de Monsieur Jacques Diouf à la FAO et dans d’autres organisations internationales.

Que l’âme du défunt repose en paix.

Sékhoutouréya, 17 août 2019

Le Bureau de Presse de la Présidence

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Saïkou Yaya Barry accuse : « Damaro a près de 40 camions à Boké… »

17 août 2019 à 19 07 22 08228
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR et président de l’AG de ce samedi

La pauvreté qui mine de nombreuses familles guinéennes est vivement dénoncée par les opposants au régime du président Alpha Condé. Selon l’Union des Forces Républicaines (UFR), cette pauvreté est aggravée par la dilapidation des biens publics par une minorité de guinéens au détriment de la majorité du peuple. C’est Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif du parti, qui l’a annoncé à l’occasion de l’assemblée générale de ce samedi 17 août 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Comme à son habitude, Saïkou Yaya Barry de l’UFR n’a pas ménagé la gestion de notre sous l’ère Alpha Condé. Selon le secrétaire exécutif du parti républicain, « la pauvreté sévit, les gens sont en train de mourir de faim. Quand vous voyez quelqu’un est tombé de tension, de diabète, c’est parce qu’il est mal nourri, c’est parce qu’il mange ce qu’il peut gagner. Tu manges ce que tu vois, tu ne peux pas choisir ton alimentation. Alors que l’alimentation est fondamentale pour la vie d’un homme. Mais tu ne peux pas dans la pauvreté actuelle que nous vivons ».

Selon lui, il n’y a pas un gouvernement aussi médiocre que celui que nous avons en ce moment. « Nous allons de mal en pis. Il y a des sous-préfectures encore proches des sociétés minières qui n’ont pas encore un minimum de forage pour qu’ils boivent de l’eau potable. Encore une fois, nous avons une population très jeune. Normalement partout dans le monde, c’est une richesse quand vous avez une population jeune, une richesse incommensurable, une richesse forte qui doit travailler, faire des activités. Mais, il faut un Etat, une organisation pour permettre à ces gens-là d’être canalisés, de travailler pour le bien de l’ensemble du pays. Mais il n’y a pas un gouvernement aussi médiocre que le gouvernement que nous avons actuellement dans ce pays. Je ne sais pas qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu. On disait que le gouvernement de monsieur Saidou Fofana et Mamady Youla étaient médiocres. Mais le gouvernement actuel est plus médiocre que les gouvernements qui se sont succédés », soutient-il.

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

D’ailleurs, Saïkou Yaya Barry a laissé entendre que les richesses du pays sont actuellement partagées entre 50 personnes. « Nous allons gagner le combat contre ces personnes qui veulent s’accaparer des biens de tout le pays. Le pays est riche, mais ces richesses sont partagées entre 50 personnes au détriment de 12 millions de guinéens. Ils ne sont pas nombreux. C’est ces 50 personnes qui veulent détruire la vie de 12 millions de guinéens. Mais est-que nous allons accepter ça ? »

En outre, ce proche de Sidya Touré invite les guinéens à ne pas se laisser faire. « Il faut que les guinéens se réveillent, car ces gens-là ne peuvent rien. Ce qu’il n’a pas pu faire pendant 9 ans, ce n’est pas en 6 mois qu’il va le faire. Alpha Condé a eu beaucoup de chance. Venir gérer un pays et un peuple très docile, très musulman, qui accepte tout. C’est ça la Guinée. Mais, je crois que les guinéens commencent à comprendre, car pendant 9 ans rien n’a changé… »

Pour Finir, Saikou yaya Barry accuse le chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale d’être un businessman. « Tu vois le président d’un groupe parlementaire comme les Damaro, c’est les affaires qui l’intéressent. C’est ce qui me fait d’ailleurs pitié avec les gens du RPG que j’ai connus, avec lesquels je me suis battu dans ce pays. Ils se sont battus, ils ont eu des résultats, mais c’est des personnes comme ça qui sont venues à la dernière minute pour profiter de leur pouvoir. Damaro a près de 40 camions à Boké, gérés par son fils. Ça lui rapporte près de 5 millions de dollars. En attendant, les militants du RPG qui se sont battus pendant 20 ans pour qu’Alpha Condé arrive au pouvoir n’ont absolument rien. Et lui, il se permet de parler et de se taper la poitrine, parce qu’il a eu l’argent. Mais l’argent de qui ? Qui s’est battu pour ça ? Ils sont en train de mourir de faim en Haute Guinée ou dans les quatre coins de la Guinée. Le RPG que je respecte, les gens que je respecte ne se sont pas battus pour que des gens comme les Amadou Damaro Camara et consorts tirent profit de leur combat. Et c’est ce qui se passe aujourd’hui », soutient-il.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Dr Ousmane Kaba à Kankan : « j’ai été chassé au RPG-ARC… »

17 août 2019 à 18 06 21 08218
Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir

En séjour dans la région de Kankan pour célébrer la fête de Tabaski, Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a mis l’occasion à profit pour redynamiser les structures de son parti en vue des prochaines échéances électorales.

Dans une conférence de presse organisée hier vendredi, 16 août 2019, à son domicile dans la sous-préfecture de Karifamoriyah, à 7 km de la commune urbaine, Dr Ousmane a abordé plusieurs sujets liés l’actualité locale et nationale, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est devant un parterre de journalistes que le numéro 1 du PADES est revenu sur les circonstances qui l’ont poussé à prendre ses distances du RPG Arc-en-ciel. « Vous savez, les gens se souviennent encore, c’est mon premier parti que j’ai fusionné dans le RPG en 2012 pour fonder le RPG Arc-en-ciel. Mais par finir, je ne me suis pas compris avec mon grand frère, le Pr Alpha Condé, il a insulté les malinkés, toute la Guinée est témoin de ça.Mais j’ai dit que je n’étais pas d’accord, il s’est frustré et ils m’ont chassé du RPG Arc-en-ciel. Moi aussi je suis allé me tranquilliser, c’est ainsi beaucoup d’amis sont venus me voir, ils m’ont proposé de créer notre parti », a-t-il expliqué.

Poursuivant son intervention, il révèle qu’il a eu toutes les peines du monde pour d’obtenir un agrément pour son nouveau parti, le PADES. « Quand nous avons créé notre parti, ils ont refusé de nous donner l’agrément. On a tout fait, ils ont refusé. Pourtant, dans la Constitution, il est dit que si les conditions sont réunies, chaque personne peut créer son parti politique, mais ils ont refusé, on leur a demandé pourquoi, ils ont refusé de le dire. Maintenant, on a trimbalé le gouvernement à la Cour Suprême, on a eu raison, on a autorisé le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation de nous donner notre agrément. C’est comme ça qu’on l’a obtenu ».

Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir

Parlant du débat qui fait rage actuellement en Guinée, concernant le projet de nouvelle Constitution, Dr Ousmane Kaba s’est montré catégoriquement opposé à cette idée. « Si on a créé le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), tout gouvernement a le droit de proposer une nouvelle Constitution dans le cadre d’un referendum, mais la question se situe ailleurs. Pourquoi nous avons rejeté cette initiative ? Vous savez, lorsqu’on a élu le chef de l’Etat en 2010, et il a juré sur la Constitution, il a dit moi Alpha Condé, je jure de respecter la Constitution et de faire respecter cette Constitution. En 2015 aussi, il a fait la même chose. Et il a dit, « en cas de parjure, que je subisse la rigueur de la loi ». Donc nous, nous estimons que c’est lors de la campagne qu’un président doit dire à ses électeurs qu’il souhaiterait changer la Constitution s’il est élu président de la République, mais ce n’est pas au moment de partance que vous allez dire que vous voulez changer la Constitution. Deuxième raison, pourquoi on veut changer la Constitution ? Est-ce que ce changement est dans l’intérêt de la population ? La préoccupation du gouvernement, c’est de permettre un troisième mandant au président », a-t-il dénoncé.

Pour finir, Dr Ousmane Kaba a déploré le manque de courant électrique qui frappe de plein fouet actuellement la commune urbaine de Kankan. Selon lui, la solution ne réside pas dans les groupes électrogènes, mais plutôt dans la construction de micros barrages électrogènes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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