GUINÉE GAMES présente le Conakry Open Games 2019 !!

12 février 2019 à 19 07 05 02052

Communiqué : Du 16 février au 3 mars à la bluezone de Kaloum, Guinée Games, pour fêter ses 10 ans, est heureux de vous convier à venir supporter votre commune pour la grande compétition de football et de basket lors du Conakry Open Games.

Pendant ces 2 semaines de fêtes, les habitants de Conakry sont invités à nous rejoindre tous les jours à partir de 16h, pour venir participer à de nombreux jeux (babyfoot, playstation, concours de tirs,…) et gagner de nombreux cadeaux.

Chaque week-end, venez profiter de nos concerts gratuits avec vos artistes favoris.

Alors, rendez-vous dès le 16 février à la Bluezone de Kaloum pour l’ouverture de la compétition avec Soul Bangs et Gnamakala en concert gratuit.

Conakry Open Games 2019, c’est parti !

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Coyah : ouverture des audiences criminelles avec 30 dossiers concernant 72 personnes

12 février 2019 à 18 06 56 02562

Les audiences criminelles ont été ouvertes officiellement hier lundi, 11 février 2019, au Tribunal de Première Instance de Coyah. A l’ouverture des audiences, le Procureur de la République a évoqué trente (30) dossiers concernant soixante douze (72) personnes, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours, le président du tribunal, maitre Cheick Ahmed N’Diaye, a dit que c’est la première fois que des affaires criminelles sont jugées au TPI de Coyah. Par le passé, a-t-il rappelé, les dossiers criminels de cette préfecture étaient acheminés vers Kindia.

Prenant la parole, le procureur de la République, Fallou Doumbouya, a promis des procès justes et équitables, où le droit sera dit. Selon lui, le tribunal criminel de Coyah va siéger et conduire les affaires les plus graves que la société reprouve. « Si le souhait des hommes, c’est de vivre dans la paix et dans la sécurité, les malfaiteurs, eux, exploitent la crainte et la faiblesse des victimes pour se rendre heureux », a dit monsieur Fallou Doumbouya.

Par ailleurs, le représentant du Ministère Public a précisé qu’au cours des audiences, trente (30) affaires criminelles sont inscrites au rôle, concernant 72 personnes, dont 18 cas de viol ; 09 cas d’association de malfaiteurs, de détention illégale d’arme de guerre, de vol à main armée, de coups et blessures volontaires, de détention et consommation de substances psychotropes ; 02 cas d’incendie volontaire ; et, 01 cas de complicité d’assassinat.

Selon le monsieur Fallou Doumbouya, « nous donnons la garantie que ni les contraintes matérielles, ni la nécessité d’évacuer des contentieux très importants, ne nous pourra faire oublier au cours de l’examen de ce dossier, les principes universels du droit qui raisonnent en chaque magistrat qui connait son sacerdoce. Nous avons le devoir impérieux de requérir avec fermeté la recherche de l’efficacité dans la lutte contre la délinquance et sur le respect des droits fondamentaux des parties », a dit le procureur.

Quant au vice maire de la commune rurale de Wonkifong, monsieur Abdoulaye Sylla, il a apprécié le fait que l’audience soit tenue à Coyah, contrairement au passé où les détenus étaient envoyés à Kindia ou bien à Conakry pour jugement. « Si cette fois-ci, cela se passe ici à Coyah, c’est une bonne chose pour les populations », a-t-il dit.

Pour la journée d’hier, première du genre à Coyah, une seule affaire était inscrite au rôle. Il s’agit de l’affaire, ministère public contre un groupe de 14 personnes qui ont été présentées. Ces personnes sont poursuivies, entre-autres, pour incendie volontaire, destruction et dégradation d’édifices publics et privés, menace, rébellion à la libre circulation sur la voix publique, coups et blessures volontaires et outrage à agent.

Les accusés dans ce dossier sont : Seydouba Bangoura, Alsény Bangoura, Lansana Bangoura, Seydouba Camara, Alpha Bangoura, Ibrahima Sory Sylla, Sékou Camara, Mamadouba Sylla, Abdoulaye Soumah, Bernard Guilavogui, Naby Zégbélamou, Yamoussa Camara, Issiagha Conté et Fodé Camara.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Labé : les contractuels préparent activement un débrayage dans les écoles publiques de la région

12 février 2019 à 18 06 36 02362

Les contractuels d’Etat qui espéraient bénéficier d’une prime spéciale et d’une intégration à la Fonction Publique (FP) préparent activement un débrayage général dans les établissements scolaires du public à l’élémentaire et au secondaire pour protester contre ce qu’ils qualifient de trahison de la part des encadreurs de l’éducation et des autorités gouvernementales, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Les contractuels qui donnent actuellement des cours dans les établissements scolaires du public dans la Région Administrative (RA) de Labé se sont retrouvés en assemblée générale dans l’après-midi de ce mardi, 12 février 2019, au quartier Madina de la Commune Urbaine pour évaluer la situation et harmoniser les positions en vue de réussir le boycott des cours qu’ils envisagent afin de contraindre le gouvernement guinéen à honorer ses engagements pris, début janvier 2019, de leur verser une prime spéciale d’encouragement suivie d’une intégration à la Fonction Publique guinéenne.

« Nous étions réunis dans le cadre de la mobilisation et de la sensibilisation. Vous savez que nous avons répondu favorablement à l’appel de son excellence monsieur le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (ENA). Nous avons été mutés dans les établissements scolaires avec des actes officiels. Nous avons pris services aussi avec des actes officiels. Nous avons servi durant tout ce temps. Si au dernier moment, on nous dénie ce mérite, alors que c’est une prime exceptionnelle qui a été octroyée à tous les enseignants contractuels sur toute l’étendue du territoire national. Nous estimons qu’il est inconcevable que la région de Labé, en général et la préfecture de Labé en particulier, soient exclues dans cet effort national d’encouragement des contractuels enseignants du pays. Nous étions là donc pour pouvoir nous mobiliser, nous organiser et nous structurer, conformément à la volonté de nos amis de Conakry » a expliqué le porte-parole des contractuels enseignants de la région de Labé, Alpha Mamadou Cellou Diallo.

Il était aussi question « de rappeler aux uns et aux autres que nous tenons aussi à l’engagement à la Fonction Publique promis par monsieur le président de la République. Nous allons nous battre jusqu’au dernier souffle que cela soit et que Labé ne soit pas exclue de ce processus » a ajouté notre interlocuteur.

En envisageant aujourd’hui de boycotter les cours, les contractuels de Labé savent pertinemment qu’ils n’ont relayé aucun titulaire dans les salles de classe de leurs écoles d’affectation.

« Le déficit d’enseignants étaient une réalité. Ils nous ont affectés dans des salles de classe qui n’avaient de chargé de cours. Avant même la grève du SLECG, les élèves ne recevaient les cours dans nos matières de spécialités et dans les différentes écoles où nous avons été mutés » a insisté Alpha Mamadou Cellou Diallo qui a révélé que même les maîtres d’écoles qui ont été recrutés pour l’élémentaire n’ont remplacé personne à leurs postes d’affectation.

« Le manque criard d’enseignant était palpable. Notre recrutement n’a rien à voir avec la grève du SLECG. C’est une coïncidence malheureuse qui fait croire à l’opinion que nous avons été recrutés pour saboter la grève du SLECG » conclu-t-il.

Il semble également que le boycott des cours va effectivement commencer avant la fin de cette semaine, rassure le porte-parole des contractuels de la région.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Kankan : l’installation de l’exécutif communal prévue ce mercredi (Préfet)

12 février 2019 à 18 06 28 02282

L’installation tant attendue de l’exécutif communal de la commune urbaine de Kankan est programmée pour demain mercredi, 13 février 2019. C’est le préfet, Aziz Diop, qui l’annonce à travers un avis émis à cet effet et invitant à la tenue de la première session du conseil communal de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est un ouf de soulagement pour les citoyens de Kankan qui vont enfin voir le bout du tunnel, plus d’un an après les élections locales. L’installation tant attendue du conseil communal a été programmée par l’administration à travers un avis de tenue de la première session du conseil au cours de laquelle il sera procédé à l’installation de l’exécutif communal.

Déjà, plusieurs observateurs avaient vu cette décision venir depuis le retrait de la candidature de l’ex président de la délégation, Bakary Kaba, par la notabilité le dimanche passé. De nombreux citoyens se réjouissent déjà de ce programme d’installation d’autant plus que ces derniers jours, la ville de Kankan a connu plusieurs remous sociaux de la part des jeunes qui exigeaient l’installation du conseil communal.

Du côté des conseillers, ceux de l’opposition ne semblent avoir aucun problème, si l’on en croit Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG. Par contre, c’est tout le contraire du côté du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. Selon nos informations, les conseillers peinent toujours à trouver un consensus sur la personne à présenter à moins de 24h de l’installation du ’un maire.

Un important dispositif sécuritaire devrait être déployé dans la cour de la mairie pour la journée de mercredi qui déterminera les destinées de la commune urbaine de Kankan pour les 5 prochaines années.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Siguiri : un enfant de 6 ans perd la vie dans un incendie

12 février 2019 à 18 06 04 02042

Un enfant de 6 ans a perdu la vie dans un incendie survenu hier lundi, 11 février 2019, aux environs de 23 h, au quartier Bolibana1, dans la commune urbaine de Siguiri. Un court-cuit serait à l’origine du drame, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est un enfant de six (6) ans, du nom de Kaiba Magassouba, élève en classe de première année, qui a perdu la vie dans cet incendie.

Selon son père, Moussa Magassouba, encore sous le choc, c’est pendant la nuit que sa famille a été réveillée par les flammes. « J’étais couché dans ma chambre, l’odeur d’une flemme me parvenait. Dès que j’ai ouvert la porte, j’ai vu le feu au salon. Je rentre dans la chambre des enfants, le feu était là. Je les ai évacués. Il restait la victime, mais les gens me disaient qu’il est sorti. C’est après l’incendie que nous sommes rentrés voir l’enfant qui était couché sous le lit. Il a été amené à l’hôpital, mais il était déjà mort ».

Le feu a consumé tout le bâtiment.

À rappeler que la préfecture de Siguiri ne dispose pas d’un service de sapeurs-pompiers.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Boffa : inauguration d’un pont de 48 m construit par la Communauté d’Araponka

12 février 2019 à 17 05 50 02502

Par un membre de la communauté : Le pont de Télébou Kiry situé à 90 km de la ville de Boffa dans la Sous-préfecture de Lisso a été inauguré dimanche, 10 février par les autorités préfectorales et communales de la localité.

D’une longueur de 48 m sur 4 m de hauteur, cet ouvrage de franchissement est réalisé à un coût global estimé à un milliard deux cent cinquante millions trois cent milles (1. 250.300.000) de francs guinéens entièrement financé par la communauté à travers l’Union Nondy d’Araponka créée en 2014.

L’union regroupe plus de 180 villages, des communes rurales de Lisso, de Tamita, de Coléah, de la commune urbaine de Boffa et la commune rurale de Daramagnaki dans la Préfecture de Télimélé.

Travaux réalisés à travers les cotisations des citoyens et des personnes de bonne volonté

Les travaux ont débuté en avril 2016 soit 3 ans pour l’exécution du pont. L’Union Nondy (l’union de la vérité en langue locale soussou) avait d’abord entrepris des séances de sensibilisation dans tous les villages qui composent la communauté Araponka, pour qu’ils s’investissent, selon le président de l’Union El hadj Tafsir Soumah, dans le développement de la localité. Surtout dans la construction des ouvrages de franchissement qui constituaient un blocus à l’écoulement de leurs produits agricoles et d’élevage vers les centres villes.

« Pour la réalisation de ce pont nous avons demandé un sac de ciment à chaque famille d’Araponka comme contribution et chaque lundi était consacré aux travaux. Tout le monde s’est mobilisé parce que notre contrée n’a jamais eu la chance depuis le temps de nos aïeux de bénéficier même des travaux de reprofilage à plus forte raison d’un pont de la part du gouvernement » a regretté El hadj Tafsir Soumah.

La construction de ce pont relie les communautés et les cultures

Le pont de Télébou Kiry relie directement la Préfecture de Boffa à celle de Télémilé par la commune rurale de Daramagnaki. Il permet à ces deux communautés composées de Soussous et Peulhs à se fréquenter à travers les marchés hebdomadaires et échanger les produits d’une part, et d’autre part facilite l’émulation culturelle entre eux à travers les mariages et les écoles coraniques, principaux centres de formation des apprenants d’Araponka.

‘’ Depuis le démarrage des travaux de ce pont, les peulhs d’Araponka ont promis de donner chaque lundi du travail un bœuf pour la sauce et cela a continué jusqu’à ce jour de l’inauguration. Aujourd’hui les peulhs et les soussous d’Araponka c’est seulement la langue qui nous sépare mais nous sommes ensemble, nous travaillons ensemble’’ a informé le président de l’union nondy

Les communautés sont en avance sur l’Etat

Émerveillé par la réalisation de l’infrastructure, le maire de la commune urbaine de Boffa Me Seydouba Kissing Camara, a félicité et encouragé la population de la localité.

Pour lui cette réalisation montre réellement que les populations sont en avance sur les autorités. « Les populations sont en avance sur les autorités, ça se passe comme ça partout dans le monde. Ce que l’Etat ne fait pas les communautés le font. Elle indique des voies à suivre par nous les gouvernants » a fait remarquer l’ancien président des Huissiers de Guinée.

Sidya Touré, fils de Boffa et l’un des invité de la cérémonie inaugurale, soutient que c’est la transparence qui a permis à la communauté de mener ce projet jusqu’à terme.

A l’inauguration de cet ouvrage de franchissement aucune autorité préfectorale notamment le préfet et le directeur préfectoral des travaux publics n’étaient présente, aucune autre du gouvernement ni de la région de Boké. Mais l’infrastructure a été présentée au maire de Boffa et sous-préfets présents de remettre au gouvernement comme la contribution de la communauté Araponka pour le développement de la Guinée.

A rappeler qu’en plus de ce pont de Télébou Kiry, l’union nondy a réalisé d’autres infrastructures notamment celui de Loumbé dans Bakôrô et à yénghéri bôta sur la même piste qui mène à Télébou.

Ben Oumar SYLLA, membre de la communauté

Tél. : 628 36 90 56

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Engouement pour le recrutement dans l’Armée : dans la peau d’un candidat !

12 février 2019 à 16 04 57 02572

L’enceinte du tribunal de première instance de Mafanco et de l’état civil étaient bondées de monde ce mardi 12 février 2019. Pour cause, ce sont plusieurs jeunes gens qui étaient sur les lieux pour se procurer de certaines pièces dans le cadre du recrutement annoncé dans l’Armée par le gouvernement, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

En lieu et place des prisonniers de la maison centrale de Kaloum, ce sont plusieurs citoyens animés du désir de porter la tenue militaire qui étaient nombreux dans les locaux du tribunal de première instance de Mafanco.

La présence massive de ces jeunes s’explique par le fait qu’ils doivent constituer des documents exigés pour le recrutement. Ils étaient donc nombreux à chercher dans les couloirs du TPI de Mafanco, certaines pièces comme le certificat de nationalité et le casier judiciaire.

Une quête pas facile pour les concernés, qui sont obligés de faire la queue devant les bureaux pour avoir ces précieux documents.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, un étudiant en licence 4 Génie Civil dans une université de la place et qui désir intégrer l’armée guinéenne a confié : « je suis venu chercher mon certificat de nationalité et le casier judiciaire. Pour les deux pièces, j’ai payé 60 000 (soixante mille) francs guinéens. Mais, certains de nos amis disent que le prix est normalement à 25 000 (vingt-cinq mille) francs guinéens par pièce. Je viens de recevoir ces deux documents ; mais, il y a une erreur de saisie sur mon casier judiciaire. Au lieu d’écrire Mamady Kourouma, c’est écrit Mamady Oularé ! Donc, je cherche à le changer », a-t-il indiqué.

Malgré toutes ces difficultés rencontrées dans l’obtention des documents, notre interlocuteur reste tout de même confiant. « Quand tu intègres l’armée, ton poste est garanti, contrairement à d’autres postes dans l’administration publique. On paie très tôt les salaires ; et, en plus, on vous ravitaille en denrées alimentaires ».

A quelques mètres du TPI de Mafanco, se trouve l’Etat Civil. Là aussi, c’est le même engouement. Les deux bureaux séparés pour la circonstance sont pris d’assaut par les demandeurs. Pour s’informer du processus de délivrance des documents, le reporter de Guineematin.com s’est mis dans la peau d’un candidat qui tient à intégrer la grande muette. Nous avons alors trouvé un homme assis dans un bureau sombre et qui a l’air d’être fatigué par la forte demande. Tenant un registre en main et quelques billets de banque, notre hôte nous reçoit : « ici, le certificat de nationalité, c’est à 20.000 francs guinéens. Même prix pour le casier judiciaire. Si c’est le certificat de résidence, il faut payer 10.000 francs guinéens. Si tu paies l’argent aujourd’hui, tu peux passer prendre les documents le jeudi », a-t-il lancé.

A rappeler que les dossiers à fournir pour ce recrutement sont les suivants : un extrait de naissance, 4 photos d’identité, un certificat de visite et de contre visite, un certificat de nationalité, un certificat de résidence, une photocopie de la carte d’identité, un casier judiciaire et une demande manuscrite adressée au ministre d’État chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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UNE JOURNÉE MÉMORABLE pour Me Abdoul Kabèlè CAMARA !

12 février 2019 à 16 04 52 02522

Abdoul Kabèlè CAMARA (souvent désigné par son acronyme, « AKC») né le 12 février 1950 à Coyah est un Ancien magistrat des Cours et Tribunaux du Sénégal, ancien Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger ancien Ministre Délégué à la Défense Nationale et ancien Ministre d’Etat en charge de la Sécurité et de la Protection Civile.

Depuis Octobre 2018, il est le nouveau Leader du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD)

A l’occasion de son anniversaire, la cellule de Communication du parti lui adresse un vibrant message.

Lisez…

A tout honneur, tout seigneur Excellence, Monsieur le Président Abdoul Kabèlè CAMARA,

En votre titre de rassembleur et fervent avocat du peuple, nous avons l’insigne honneur enveloppé d’un plaisir grandement partagé, en ce jour si spécial, plus spécial que les autres jours, pour vous souhaiter au nom de la cellule de Com du RGD, un joyeux et agréable anniversaire. Et par la même occasion vous réaffirmer, notre indéfectible attachement à votre inlassable action politique. Puisse votre ambitieux projet politique pour la Guinée permette de poser des bases solides et des fondements d’un avenir radieux pour tous les Guinéens.

En ce jour particulier pour vous et votre famille Mr le Président, nous vous exprimons notre sincère gratitude et témoignage de notre totale et entière loyauté. Car, notre disponibilité, celle du bureau administratif et de tous les membres du RGD ne vous fera jamais défaut.

Monsieur le président, nous tenons encore une fois de plus à vous souhaiter un joyeux anniversaire et prions le miséricorde Dieu dans sa grande bonté de vous accordez la chance de fêter plusieurs autres 12 février dans la santé, la longévité, la joie, la prospérité et le succès dans votre immense et exaltante mission de bâtisseur de la Guinée

Affectueusement

Par la cellule de la Communication du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD)

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Me Alseny Aïssata : le parquet de Dixinn veut empêcher l’UFDG d’accéder au pouvoir

12 février 2019 à 16 04 11 02112

Les plaidoiries des avocats de la défense se poursuivent dans le dossier contre Boubacar Diallo, alias Grenade. Après maître Thierno Souleymane Baldé, c’est son confrère maître Alseny Aissata Diallo qui a pris la parole pour dénoncer une affaire politico-judiciaire, rapportent les deux journalistes de Guineematin.com qui sont dépêchés sur place.

Le très fougueux Alseny Aïssata Diallo accuse le pouvoir exécutif guinéen de vouloir mettre sous sa coupe le législatif et le judiciaire. « Aujourd’hui, le parquet de Dixinn a la palme d’or dans ce combat. L’objectif de ce parquet est d’empêcher un parti politique d’accéder au pouvoir. Il a agi dans ce sens ; mais, sans jamais apporter une preuve contre Grenade. Le procureur a prêché dans le désert », a-t-il fait observer.

Par ailleurs, maître Alseny Aissata Diallo a dit que pour n’importe quel militant, sympathisant ou responsable de l’UFDG, « la plus grande formation politique du pays », le procureur est prompt à agir. Mais, quand ils sont victimes, « aucune enquête n’est ouverte. Le chef de ce parti a été victime d’une tentative d’assassinat, sa voiture a reçu une balle. Il n’y a jamais eu de suite ».

Pour maître Alseny Aissata Diallo, « devant le manque notoire de preuves, votre tribunal ne peut entrer en condamnation. Je vous prie de ne pas suivre les réquisitions du procureur. Ne l’envoyer pas à l’abattoir, ne l’envoyer pas à la guillotine ».

Plus loin, l’avocat a critiqué les tortures subies par Boubacar Diallo dans les mains des gendarmes pour lui extorquer des aveux. « On pensait que ces pratiques étaient révolues, des pratiques du premier régime de la Guinée indépendante », a encore dénoncé l’avocat.

L’audience a été renvoyée au 18 février pour la suite des plaidoiries.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo et Salimatou Diallo depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Me Baldé réclame la libération de Grenade : « il n’y a ni preuves, ni partie civile »

12 février 2019 à 14 02 56 02562
Me Thierno Souleymane Baldé

Après les réquisitions du parquet de Dixinn, qui a requis 20 ans de détention criminelle contre Boubacar Diallo, dit Grenade, ses avocats sont en train de chercher à le sortir de ce mauvais pas. Selon maître Thierno Souleymane Baldé, aucune preuve n’a été apportée par le parquet, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui sont sur place.

C’est maître Thierno Souleymane Baldé qui a été le premier avocat du collectif de la défense à prendre la parole pour sa plaidoirie. « Mon client a été arrêté sur une simple dénonciation. Pire, ses avocats, parents et amis n’ont pas pu avoir accès à lui. Il a été maintenu en isolement et détenu pendant plus d’une année. Par ailleurs, aucun de ses accusateurs n’est venu s’expliquer ni devant le juge d’instruction, ni ici devant cet auguste tribunal », a-t-il fait observer, avant d’indiquer qu’on « ne peut condamner Boubacar Diallo sur de simples suppositions ».

Plus loin, l’avocat fera remarquer que les droits de son client ont été violés du début à la fin, une manière de contredire les propos avancés par le procureur, Sidy Souleymane N’diaye. « Notre client a été qualifié de criminel avant même que son procès ne s’ouvre, à travers les médias et tout au long des débats. Il n’a pas bénéficié de la présomption d’innocence », a dénoncé maître Thierno Souleymane Baldé.

Démontant les arguments du procureur, l’avocat a rappelé que Boubacar Diallo ne pouvait pas avoir une kalachnikov, tirer 19 balles, sans blesser quelqu’un. « Il n’y a pas de blessés, ni de partie civile dans ce dossier. Logiquement, le gaz lacrymogène ne pouvait empêcher à Grenade de blesser quelqu’un. C’est impossible ! Il n’y a aucune preuve. On ne peut pas condamner Boubacar Diallo sur de simples suppositions », dit-il.

Parlant de l’accusation de « détention d’armes de guerre », maître Baldé a rappelé au tribunal que les images de son client avec une kalachnikov ont été prises dans une brigade de gendarmerie dont le logo y est d’ailleurs visible.

C’est pourquoi, l’avocat a demandé au tribunal de faire application de l’article 544 du Code Pénal qui consiste à acquitter l’accusé faute de preuves.

Alpha Mamadou Diallo et Salimatou Diallo depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Tribunal de Dixinn : 20 ans de prison requis contre Grenade

12 février 2019 à 14 02 01 02012

Le procureur de Dixinn continue de faire ses réquisitions dans le dossier de Boubacar Diallo alias Grenade, poursuivi pour « tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre ». Sidy Souleymane N’diaye a présenté l’accusé sous un tableau sombre, rapporte Guineematin.com à travers ses reporters qui suivent actuellement les débats au tribunal.

Le procureur, très à l’aise dans ses réquisitions, poursuit sa démarche visant à charger l’accusé pour que le juge, Ibrahima Khalil Diakité, rentre en condamnation. Selon lui, il y a bien eu tentative de meurtre, parce qu’il y a intention coupable du jeune homme, derrière qui les enquêteurs ont retrouvé 19 étuis de kalachnikov. « Il a fallu que les agents se servent du gaz lacrymogène, non létale, pour empêcher Boubacar Diallo de commettre un carnage ».

Devant cet état de fait, le procureur estime qu’il y a bien tentative de meurtre. « Les faits sont graves et ont considérablement troublé l’ordre public. Tout procureur est préoccupé par l’ordre public. C’est ça le droit pénal. Il n’est pas décent et il est illégal de s’attaquer aux forces de l’ordre. Boubacar Diallo a passé le plus clair de son temps à manœuvrer pour empêcher les forces de l’ordre de remplir leur mission. Je veux que ce procès serve d’exemples », a-t-il insisté.

Dans ses réquisitions, le procureur a insisté que « la solution aux difficultés politiques et sociales ne réside jamais dans la rue ; mais, dans la concertation et le dialogue ».

Insistant sur le fait que selon lui ce jeune militant détenait une arme, Sidy Souleymane N’diaye a fixé le jeune : « Boubacar Diallo, vous n’aviez pas le droit de porter une arme. Les photos en font foi. Vous ne vous êtes pas comporté en citoyen. Vous n’êtes pas militaire, vous n’êtes pas gendarme, vous n’êtes pas policier ; mais, vous avez détenu une arme de guerre, une kalachnikov ».

Finalement, le procureur estime qu’il y a eu un cumul d’infractions « détention illégale d’armes de guerre et tentative de meurtre ». Il a ainsi demandé au tribunal de « déclarer Boubacar Diallo dit Grenade, convaincu et coupable des infractions de tentative de meurtre et détention illégale d’armes de guerre. Pour la répression, de le condamner à 20 ans de réclusion criminelle et une période de sûreté de 5 ans ».

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo et Salimatou Diallo depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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Viol présumé d’une fille de 15 ans à Kobayah : Moussa Doumbia acquitté après 3 ans de prison

12 février 2019 à 13 01 36 02362

Placé sous mandat de dépôt le 08 Février 2016, pour le viol d’une jeune fille de 15 ans à Kobayah (dans la commune de Ratoma), Moussa Doumbia a été acquitté hier, lundi 11 Février 2019, par le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma). Ce citoyen ivoirien de 26 ans a été déclaré non coupable par le tribunal qui l’a ainsi renvoyé des fins de la poursuite pour délit non constitué, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi le procès.

Les faits qui étaient reprochés à Moussa Doumbia remontent au 25 janvier 2016. Ce citoyen ivoirien de 26 ans était étudiant à l’université de Sonfonia. Parallèlement à ses études, il travaillait au compte d’une PME de ramassage d’ordure à Conakry. Il était contrôleur et procédait, auprès des clients, au recouvrement des frais du ramassage des ordures pour son employeur. C’est dans ce cadre que le 25 Janvier 2016, Moussa Doumbia s’est rendu au domicile de l’une de ses clientes à Kobayah. Il trouva sa cliente absente des lieux. Cependant, avec la bénédiction de la jeune sœur de cette dernière, il entrera vérifier les poubelles avant de quitter les lieux. Le lendemain, il sera arrêté pour le viol de la jeune sœur de sa cliente, une jeune fille âgée de 15 ans.

A l’enquête préliminaire et chez le magistrat instructeur, Moussa Doumbia plaidera non coupable des faits mis à sa charge. Ce qui n’empêchera pas son placement sous mandat de dépôt et son renvoi devant le tribunal criminel pour l’ouverture d’un procès.

A la barre, Moussa Doumbia a clamé son innocence et a plaidé non coupable de ce viol qu’on lui reproche et pour lequel il est en prison depuis le 08 Février 2016.

« C’était un Jeudi vers 7 heures, je suis allé faire le recouvrement des frais (50 000 GNF) pour le ramassage des ordures. Je suis venu taper à la porte. Une fille (sa présumée victime) a ouvert la porte. Je lui ai demandé après la propriétaire de la maison, elle m’a dit que sa sœur (la propriétaire de la maison) est absente, qu’elle est partie au travail. Je lui ai alors chargée de dire à sa sœur que je reviendrais le soir. J’ai immédiatement quitté cette concession pour aller chez un autre client. Je ne suis plus revenu chez cette cliente. Le soir (le même jeudi) quand je suis rentré au bureau, mon patron m’a dit qu’il a reçu une convocation me concernant. J’ai pris la convocation et le vendredi, je me suis rendu à la police pour savoir de quoi il était question. C’est là qu’on m’a arrêté. Et, depuis ce jour, je suis en prison », avait expliqué Moussa Doumbia à l’ouverture de son procès.

Malgré les multiples reports enregistrés dans ce procès, la partie civile n’a jamais voulu se présenter devant le tribunal qui a jugé cette affaire. Et, ce lundi, le ministère public a requis « l’acquittement au profit du doute » à l’endroit de l’accusé. « En matière pénal, le doute profite à l’accusé. Et puisque, malgré les efforts et les moyens déployés par le parquet, la partie civile n’a pas voulu se présenter devant votre tribunal pour un débat contradictoire, le ministère public requiert l’acquittement de l’accusé Moussa Doumbia », a dit le procureur audiencier, Bakary Camara.

De son côté, l’avocat de la défense, maître Kpana Emmanuel Bamba a dit qu’il n’y a même pas de doute dans cette affaire. « Il faut avoir le courage de le dire. Ce dossier est une histoire qui a été montée de toutes pièces par une prétendue partie civile qui n’a jamais voulu être devant ce tribunal pour s’expliquer. Il n’y a pas eu de viol. Et, même si c’était le cas, rien n’impute ce viol à mon client. C’est pourquoi, je vous demande très respectueusement de renvoyer Moussa Doumbia des fins de la poursuite », a plaidé maître Kpana Emmanuel Bamba.

Dans son délibéré, le tribunal a finalement renvoyé Moussa Doumbia des fins de la poursuite, tout en constatant la non comparution de la partie civile.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Le procureur de Dixinn à Grenade : « Vous êtes une Grenade offensive ! Vous êtes dangereux…»

12 février 2019 à 13 01 17 02172
Sidy Souleymane N’Diaye, procureur de la République près le tribunal de Dixinn

Le dernier virage dans le procès de Boubacar Diallo, dit Grenade, a été entamé ce mardi, 12 février 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Après les débats très houleux d’hier, lundi, on en est aujourd’hui aux réquisitions et plaidoiries des parties au procès, a constaté sur place Guineematin.com à travers ses reporters.

C’est le procureur, Sidy Souleymane N’diaye, qui a été le premier à prendre la parole. Dans ses réquisitions, il a rappelé les faits. Selon le procureur, c’est de retour de l’enterrement de Saidou Bah, agent de sécurité de l’UFDG, que « Grenade a utilisé un PMAK, une arme létale, contre les forces de l’ordre, non armées. Sur place, Grenade a laissé 19 étuis de balles ! En maniant l’arme, il s’est blessé avec. Ses protecteurs, après l’avoir fait circuler dans deux cliniques de Conakry, l’ont exfiltré pour le Sénégal »…

Par ailleurs, Sidy Souleymane N’diaye a dit au tribunal que « Grenade, qui dirige la section cailloux, est un homme dangereux, sans état d’âme ».

En outre, le procureur estime que Grenade a été traité normalement, alors que l’accusé a dit hier avoir été torturé sous les yeux du procureur. « Il était là hier à émouvoir le public et à jeter le discrédit sur les forces de l’ordre. Nous avons été profondément heurté par l’opprobre que vous avez jeté sur les officiers de la police judiciaire ».

Selon le procureur, « à votre âge (25 ans, ndlr), vous ne trouvez pas mieux que de vous surnommer Grenade. Vous êtes une grenade offensive, vous êtes dangereux pour la quiétude sociale. Au lieu d’être à l’école, vous avez préféré parader avec des camouflages, utiliser des armes ».

Plus loin, Sidy Souleymane N’diaye a demandé au juge de prêter une oreille attentive aux propos qu’il est en train de tenir.

Salimatou Diallo et Alpha Mamadou Diallo depuis le TPI Dixinn pour Guineematin.com

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5 élus du RPG empêchés de voter à Ouré-Kaba : « On s’est réuni plus de 17 fois, ils ont refusé de comprendre »

12 février 2019 à 10 10 11 02112
Elhadj Ousmane Barry, maire élu contestée de Ouré-Kaba

Comme annoncé précédemment, l’élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba (dans la préfecture de Maou) a eu lieu hier, lundi 11 Février 2019. Une élection à laquelle cinq conseillers du RPG arc-en-ciel, le parti au pouvoir, ont été empêchés d’assister.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, « ces séquestrés dans les locaux du crédit rural de Ouré-kaba jusqu’à la fin du vote » qui a porté Elhadj Ousmane Barry, le candidat du RPG, à la tête de cette commune rurale, ne voulaient pas voter pour ce dernier. Au contraire, deux d’entre eux voulaient se porter candidat au poste de maire. C’est à cause de ce malentendu d’ailleurs que l’élection qui devait se tenir le 22 janvier dernier… https://guineematin.com/2019/02/11/oure-kaba-mamou-linstallation-du-conseil-communal-annonce-ce-lundi/

Joint au téléphone par Guineematin.com, le maire élu, Elhadj Ousmane Barry (86 ans) a confirmé la séquestration des cinq conseillers du RPG arc-en-ciel, qui ont ainsi été empêchés de participer au vote. Mais, le patron contesté de la commune rurale de Ouré-Kaba rejette la responsabilité sur le comité directeur du RPG arc-en-ciel.

Elhadj Ousmane Barry

« Ce n’est pas parce qu’ils (les cinq conseillers séquestrés du RPG) ont refusé de voter pour moi qu’ils ont été écartés du vote. On s’est réuni plus de 17 fois, ils ont refusé de comprendre. Ils ont été suppliés, nous sommes allés à Conakry, le ministre Bantama Sow est venu jusque-ici (Ouré-Kaba) pour les supplier. Ils ont refusé d’entendre raison. Moi, je n’ai aucun problème. S’ils veulent, ils votent pour moi, s’ils ne veulent pas, ils laissent tomber. De toutes les façons, quand moi je viens ici, d’autres vont voter pour moi. Est-ce que leur absence aujourd’hui a empêché le vote de se dérouler ? Ils ont été écartés. Mais, c’est le comité directeur du parti (le RPG) qui connait ça. Parce que quiconque veut être candidat ici, doit sortir sous les couleurs du parti. Donc, c’est le comité directeur qui connait cette affaire », a expliqué le maire Elhadj Ousmane Barry.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste des cinq conseillers du RPG qui ont été séquestrés pour ne pas participer au processus qui a conduit à l’élection et à installation de l’exécutif communal de Ouré-Kaba.

1)- Karamoko Alseny Diandian

2)- Karamoko Lamine Mansaré

3)- Lamine Camara (président du district de Yomaya-limban)

4)- Seny Leingué Mansaré (président de district de Sitakoto)

5)- Aly Sogoroyah

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Election contestée à Ouré-Kaba (Mamou) : les graves révélations d’un conseiller du RPG

12 février 2019 à 9 09 14 02142
Elhadj Ousmane Barry, maire contesté de Ouré-Kaba

Comme indiqué par nos précédentes dépêches, l’élection d’Elhadj Ousmane Barry (86 ans) à la tête de la commune rurale de Ouré-Kaba (dans la préfecture de Mamou) hier, lundi 11 février 2019, est contestée à la fois par ses adversaires de l’opposition que par certains conseillers du parti au pouvoir.

Guineematin.com a appris que cinq conseillers du RPG arc-en-ciel (dont deux qui voulaient se présenter pour la mairie) ont été séquestrés avant le vote et remplacés par des personnes qui n’étaient même pas de la liste des candidats. Les cinq conseillers qui avaient été détenus sont : Karamoko Alseny Diandian, Karamoko Lamine Mansaré, Lamine Camara (président du district de Yomaya-limban), Seny Leingué Mansaré (président de district de Sitakoto) et Aly Sogoroyah.

Libérés après le vote, ces conseillers « séquestrés » (ont refusé de reconnaître ce vote et dénoncent des pratiques illégales et inacceptables. Selon le conseiller élu, Karamoko Alseny Diandian (un des tous premiers militants du RPG à Ouré-kaba), lui et quatre autres conseillers du RPG ont été persécutés depuis le dimanche. Leur calvaire aurait commencé à la résidence du préfet de Mamou, Mory Diallo, en présence du Gouverneur de la région administrative, Amadou Oury Lammy Diallo, et du ministre de la culture, des sports et du patrimoine historique, Sanoussy Bantama Sow (originaire de Ouré-Kaba).

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité des propos de Karamoko Alseny Diandian.

Karamoko Alseny Diandian

« Depuis le Dimanche, les autorités nous ont appelés à Mamou, chez le préfet. Ils nous ont réuni là-bas au nombre de 13 personnes. Du côté du RPG, on était 8. Il y avait quatre (4) conseillers de la liste indépendante (Benkan) et un (1) conseiller de l’UPR. Sur place, il y avait le ministre Bantama Sow, le gouverneur, le préfet, les deux secrétaires généraux de la préfecture et un important dispositif de sécurité. La cour de la résidence était pleine de gendarmes et de policiers. On a trouvé au moins cinq (5) pick-up de gendarmes et de policiers sur place. A notre arrivée, on ressemblait à des prisonniers. Il n’y a pas ce que le ministre ne nous a pas dit. Il a utilisé toutes les façons qu’il connait pour insulter quelqu’un, pour nous rabaisser. Ensuite, il a ordonné au comité directeur du parti de nous enlever de la liste des conseillers du RPG. Nous avons passé la journée là-bas, enfermés dans la cour du préfet. Ils ont confisqué nos téléphones. Même quand on voulait aller aux toilettes, les agents refusaient de nous l’accorder. C’est dans ça qu’on a passé la journée du Dimanche. Aujourd’hui encore, lundi, les autorités ont répété la même chose. Le RPG a huit (8) conseillers. Ils m’ont pris, moi et quatre autres conseillers pour nous enfermer dans les locaux du crédit rural. Nous sommes tous les cinq des conseillers du RPG. Ils ont pris cinq (5) autres personnes, toutes originaire de Bantamayah et une autre de Ouré-Kaba centre pour nous remplacer. Ce sont ces gens-là qui ont voté à notre place. Des gens que nous ne connaissons même dans le parti (le RPG). Et, pourtant, nous les cinq conseillers qui avons été enfermés aujourd’hui, nous sommes ceux qui ont implanté et enraciné le RPG à Ouré-Kaba. Ils nous ont enfermés et ils ont aussi confisqué nos téléphones. C’est quand ils ont fini de faire tout ce qu’ils avaient à faire qu’ils sont venus nous libérer. Et, pour nous libérer aussi, ils ont posé une condition. Ils nous ont dit qu’avant de recouvrer notre liberté, nous devons d’abord signer un engagement qui dit que nous reconnaissons l’élection de Elhadj Ousmane Barry. Nous avons répondu que comme sans notre consentement ils l’ont mis à la tête de la commune, on ne va pas signer un engagement pour sortir. Nous avons dit qu’ils ne peuvent pas nous enfermer tout ce temps et nous dire de signer un engagement. Maintenant que nous sommes libres, nous sommes en train de voir ce que nous pouvons faire, nous les cinq conseillers qui avons été enfermés, puisse que c’est nous qui sommes les fondateurs du RPG ici. Si pour tout ce que nous avons fait pour le RPG dans nos cinq districts, c’est comme ça, en nous enfermant, que le parti nous remercie, on va faire en sorte que ça n’arrive plus jamais. Comme c’est le RPG qui nous enferme, il ne nous enfermera plus », a expliqué Karamoko Alseny Diandian au téléphone de Guineematin.com

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Le budget du chef de file de l’opposition bloqué : « on est dans la jungle… »

12 février 2019 à 8 08 32 02322

Depuis plus d’une année maintenant, le chef de file de l’opposition guinéenne ne reçoit pas son budget. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, ne digère cet état de fait. L’opposant qui a contacté Guineematin.com par téléphone, s’en prend au Président Alpha Condé qu’il accuse de transformer la Guinée en jungle.

C’est en 2017 que Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, a commencé à recevoir son budget de chef de file de l’opposition, en raison de 500 millions de francs guinéens par trimestre. Mais, au bout de quelques mois, le déblocage de l’argent a été arrêté. Depuis, le président de l’UFDG n’a plus rien perçu de ce budget et il n’a non plus reçu les deux véhicules prévus par la loi portant sur le chef de file de l’opposition.

Plus d’une année après, le vice-président de l’UFDG s’insurge contre cette situation. Dr Fodé Oussou Fofana rappelle d’abord que ce budget n’est pas une subvention qui est donnée à l’UFDG, encore moins une aumône. « Cette affaire de chef de file de l’opposition et le budget qui est lié est du domaine de la loi. Ce n’est pas la volonté de monsieur Alpha Condé, ce n’est pas son argent, ce n’est pas lui qui paye, c’est du domaine de la loi. C’est la loi qui dit que le chef de file de l’opposition, c’est le leader du parti de l’opposition qui a le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale.

Et c’est la même qui dit que le chef de file de l’opposition a droit à un budget qui a été voté. Ce n’est pas honteux donc de prendre l’argent du budget du chef de file de l’opposition. C’est comme le Président de l’Assemblée nationale qui a un budget de souveraineté, c’est comme le Président de la République qui a un budget de souveraineté, c’est comme le Président de la Cour suprême, c’est comme les présidents de toutes les institutions qui ont un budget », a déclaré le président du groupe parlementaire Libéral-Démocrate à l’Assemblée nationale.

Parlant du blocage de ce budget et de tous les avantages consacrés au chef de file de l’opposition, Fodé Oussou Fofana estime que c’est « parce qu’on est dans la jungle, on est dans la merde. Alpha Condé fait ce qu’il veut, il traite les Guinéens comme il veut, il n’y a personne qui peut ouvrir les yeux pour dire que ce n’est pas normal ce qu’il fait. Sinon, un Président de la République n’a aucune autorité de bloquer un budget d’une institution qui est consacrée par la loi. Parce que ce n’est pas de l’aumône qu’il donne, c’est du domaine de la loi. On n’a pas besoin de s’entendre avec le chef de file de l’opposition pour lui donner son donner son budget. Si la loi dit de lui donner un budget, il doit le recevoir ».

L’opposant précise toutefois, que sa sortie ne vise pas à réclamer le budget du chef de file de l’opposition mais elle vise plutôt à dénoncer cette autre violation manifeste de la loi par le Président Alpha Condé. « De toutes les façons, on ne se bat pas pour un budget de chef de file de l’opposition. Notre objectif, c’est d’amener Cellou à Sékhoutouréya. Mais ce qui est énervant, c’est le fait que monsieur Alpha Condé instaure la dictature et fait ce qu’il veut. C’est comme si l’argent de la Guinée est devenu son argent, il le donne à qui il veut », a-t-il expliqué.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Procès de « Grenade » : « c’est le procès de la honte », dit Me Béa

12 février 2019 à 7 07 47 02472

Comme annoncé précédemment, le procès de Boubacar Diallo, communément appelé Grenade s’est ouvert hier, lundi 12 février 2019, devant le Première Instance de Dixinn. Le jeune militant de l’UFDG, principal parti de l’opposition guinéenne, est accusé de « tentative d’assassinat et de détention illégale d’armes de guerre ».

Après la première journée de débats, les avocats de l’UFDG (qui défendent l’accusé) ont dénoncé « un dossier politico-judiciaire monté de toutes pièces dans le seul but de condamner un innocent ». Pour maître Salifou Béavogui, l’un des avocats, Boubacar Diallo est la victime dans cette affaire.

« Ceux-là qui devaient être au tribunal à sa place, parce qu’ils ont tiré sur lui, ont changé de camp, ils sont devenus des accusateurs. Mais, ils ne sont jamais venus à la barre pour une confrontation. Cela signifie qu’ils ont inventé cette histoire pour atteindre leur objectif. Ce procès, c’est le procès de la honte, c’est le procès de non droit parce que dès son interpellation et son déferrement au tribunal, nous avons attaqué la procédure. Depuis le 23 avril 2018, la procédure a été annulée, tout le dossier a été annulé pour violation substantielle des règles de droit de la défense. Depuis le 23 avril 2018, ce jeune devait être libéré ; mais, on a continué à le garder, je ne sais pas pour faire plaisir à qui.

Il a dit à la barre ici qu’il a été torturé pour dénoncer l’honorable Ousmane Diallo et Hadja Halimatou Dalein Diallo ; c’était l’objectif recherché, selon lui. Mais, quand même, il ne peut pas accuser des personnes, dès lors que lui-même il n’est coupable de rien. Cette arme dont on l’accuse de détenir devrait être représentée au tribunal ; mais, cela n’a pas été fait, il n’existe même pas un récépissé fait par le greffe qui atteste que cette arme a été placée sous scellé. Pour égarer le tribunal, monsieur le Procureur a tenté de nous faire avaler l’argument selon lequel, les armes de guerre sont directement envoyées dans les garnisons militaires. Nous sommes d’accord ; mais, ces armes passent par la justice, il doit délivrer un document qui doit figurer dans le dossier.

Mais, dans le dossier, il n’existe aucune trace d’arme en dehors des photos prises sous l’effet de la contrainte à la gendarmerie avec le logo qui y apparaît. Conséquence, c’est un dossier politico-judiciaire, monté de toutes pièces dans le seul but de condamner un innocent. Dans ce dossier, monsieur le Procureur est en difficulté, il va tenter d’amener coûte que coûte le tribunal à faire une condamnation. Mais, comme les faits sont têtus, les magistrats aguerris qui ont le destin de ce dossier ne se laisseront pas entraîner sur la piste du Procureur de la République », a déclaré à la presse maître Salifou Béavogui, au sortir de cette journée d’audience.

Après cette première journée de débats, l’audience de ce mardi, 12 février 2019, sera consacrée aux réquisitions du Procureur et aux plaidoiries des avocats.

Les reporters de Guineematin.com seront évidemment sur place pour tout vous relayer…

A suivre !

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Horoya-Platinum : Patrice Neveu veut les trois points

11 février 2019 à 21 09 23 02232

Le Horoya AC reçoit le Platinum FC demain, mardi 12 février 2019, à Conakry, dans le cadre de la quatrième journée des phases de la ligue des champions africaine. A la veille de cette rencontre, le coach du HAC a annoncé que l’objectif de son équipe est de marquer autant que possible pour remporter les trois points en jeu. Patrice Neveu l’a dit en conférence de presse d’avant match.

10 jours après s’être allé s’imposer (0-1) à Bulawayo, sur le terrain du Platinum FC, le Horoya AC accueille l’équipe Zimbabwéenne demain, mardi, au stade du 28 septembre de Conakry. Comme à l’aller, le champion de Guinée veut l’emporter pour rester dans la course à la qualification. Et cette fois, Patrice Neveu, l’entraîneur de l’équipe guinéenne, veut jouer haut pour marquer le maximum de buts possibles afin d’éviter toute surprise.

« L’animation devra être beaucoup plus dans l’aspect offensif, il faudra que nous soyons beaucoup plus prolifiques qu’au match aller. C’est vrai que nous nous efforçons de corriger les erreurs après chaque match, ça sera le cas ce mardi. La priorité c’est gagner le match, c’est ça l’objectif même si nous encaissons (…) Le plus important chez nous, c’est les trois points de la victoire », a annoncé le technicien français, qui appelle ses joueurs à ne pas sous-estimer leur adversaire.

Un adversaire qui vient à Conakry avec l’objectif de faire un bon résultat. Même s’il trouve que son équipe n’est pas au même niveau que son adversaire, l’entraîneur du Platinum reste positif. « Nous sommes une petite équipe par rapport au Horoya. Nous n’avons que 7 ans d’existence, mais cela ne veut pas dire que nous n’allons pas jouer à fond cette opposition. Nous voulons progresser, et pour ça il faut faire de bons résultats. Donc, nous allons nous investir pour faire le résultat contre le Horoya, même s’il nous a battus à l’aller (…) Dans le football, on peut perdre à domicile et aller gagner à l’étranger. Tout est possible », a laissé entendre Norman Mapeza.

A noter que le Horoya est privé de son seul buteur au match aller, Marius Assoko. L’international malien est suspendu pour cumul de cartons. Le milieu de terrain nigérien, Mohamed Djibo, est également incertain pour cette rencontre, dont le coup d’envoi est prévu à 16 TU.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Kankan : guinéens et maliens à l’école de la prévention et la gestion des conflits transfrontaliers

11 février 2019 à 19 07 12 02122

Devant la fréquence des conflits transfrontaliers, responsables guinéens et maliens se sont retrouvés ce lundi, 11 février 2019, à Kankan. La démarche vise à se pencher sur la prévention et la gestion desdits conflits, mais aussi à conduire des campagnes de sensibilisation conjointes des populations frontalières, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il s’agit d’une rencontre d’échange d’idées du comité interrégional de pilotage des activités de coopération transfrontalière Mandiana et Siguiri (Guinée), Yanfolila et Kangaba (Mali).

En effet, ces dernières années, que ce soit vers Siguiri ou Mandiana, les conflits transfrontaliers ont souvent opposé des guinéens et des maliens. Parfois, des cas de morts et de blessés sont enregistrés des deux côtés. C’est pour mettre fin à ces conflits que les acteurs impliqués, en l’occurrence les autorités maliennes et guinéennes, se sont retrouvés à Kankan.

La rencontre, qui vise à mettre en place des structures de coopération dans les espaces déjà définis par les deux pays, « s’inscrit dans le cadre de la recherche des solutions aux questions de coopération et de développement des zones frontalières, qui ont toujours été au centre des préoccupations des populations et des autorités des deux Etas ».

Boubakar Bagayoko

Selon Boubakar Bagayoko, gouverneur de la région de Sikasso, dans la république du Mali, chef de mission, la Guinée et le Mali ont été divisés par la France. « Nous avons été divisés par le colonisateur, donc une frontière est entre nous. Mais, quand les uns sont assis à côté des autres, il faut quand même qu’ils s’entendent pour faire la gestion de tout ce qui se passe des deux côtés de cette frontière. Donc, nous sommes venus pour que nous nous asseyions, pour que nous discutions, pour mettre des papiers comme il faut, pour la gestion et la bonne coopération transfrontalière », a-t-il expliqué.

Mohamed Gharé

Pour sa part, le gouverneur de Kankan a mis un accent particulier sur la délégation malienne, forte de plusieurs membres. « Cette présence très significative, qui s’inscrit dans la tradition du bon voisinage, exprime à la fois les relations de solidarité profonde entre le peuple malien et guinéen et concrétise la relation d’amitié et de fraternité entre nos deux chefs d’Etats. C’est un moment solennel de rappeler, avec ferme conviction, que le Mali et la Guinée restent et demeurent liés par l’histoire et la Géographie, que ni les soubresauts ni velléités incontrôlées ne pourront ébranler », a laissé entendre Mohamed Gharé.

Mamoudou Tapily

Ce projet, exécuté sur le terrain sous financement du ministère Allemand des affaires étrangères, à travers la GIZ, rentre dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui aux programmes frontières de l’union africaine. Mamoudou Tapily, conseiller technique régional en gestion des frontière à la GIZ, a dit ses attentes. « Ce que nous attendons, c’est le lancement officiellement des activités de gestion des frontières, particulièrement les activités de coopération transfrontalière, entre les collectivités frontalières de la république de Guinée et celles frontalières de la république du Mali. Comme vous le savez, la Guinée et la Mali sont des pays frères. Mais, mais il y a beaucoup d’incompréhension sur le terrain, vu que les frontières ne sont pas matérialisées ».

A rappeler que la fin des travaux est prévue pour le 14 février 2019.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 27 13 24

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5 conseillers du RPG écartés à Ouré-Kaba : l’UFDG crie à une mascarade électorale…

11 février 2019 à 18 06 08 02082
Elhadj Ousmane Barry, maire contesté de Ouré-Kaba

Comme annoncé par une précédente dépêche de Guineematin.com, l’élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba (dans la préfecture de Mamou) a eu lieu ce lundi, 11 février 2019. A l’issue du vote, Elhadj Ousmane Barry (à égalité de voix avec son adversaire de l’UFDG) a été investi maire de cette commune rurale « parce qu’il est le plus âgé que son adversaire », dit-on. Mais, cet argument est déjà attaqué par l’UFDG qui dénonce une mascarade électorale et une violation de la loi.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, cinq conseillers du RPG (dont deux qui voulaient se présenter contre Elhadj Ousmane Barry) ont été vidés de la salle de vote.

Joint au téléphone cet après, Madiou Diallo, le secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou, a parlé plutôt d’une séquestration. « Il y a eu cinq conseillers du RPG qui ont été vidés de la salle de vote. Ils ont été séquestrés au siège du crédit rural jusqu’à la fin du processus. Et, ce sont les gens du pouvoir qui ont fait cela parce qu’ils savaient que parmi ces cinq conseillers du RPG, il y a de potentiels candidat qui pouvaient battre celui qu’ils ont envisagé d’investir maire de Ouré-kaba », a expliqué Madiou Diallo.

Officiellement, 22 conseillers (sur les 23 élus le 04 Février 2018) étaient présents dans la salle de vote et que ces 22 élus ont tous participé à l’élection qui a propulsé Elhadj Ousmane Barry à la tête de la mairie de Ouré-kaba.

Mais, le secrétaire fédéral de l’UFDG jure que ce n’était pas la bonne information. Selon Madiou Diallo, « les cinq conseillers élus du RPG qui ont été séquestrés ont été remplacés par des individus qui sont acquis à la cause de Elhadj Ousmane Barry et du RPG. Ce sont ces individus qui ne sont pas des conseillers qui ont voté à la place des conseillers séquestrés ».

Cette information est confirmée au téléphone de Guineematin.com par plusieurs sources qui ont suivi cette élection. Certaines sources précisent d’ailleurs que « même les téléphones des cinq conseillers séquestrés ont été confisqués. Ceci, pour les empêcher de communiquer avec l’extérieur ».

Madiou Diallo

Mais, le comble dans cette histoire, indique Madiou Diallo, c’est le refus des autorités d’accepter un quelconque remplacement de la conseillère (Mariama Bah) de l’UFDG qui était absente des lieux. « Ils ont remplacé les cinq conseillers du RPG. Et, en même temps, ils ont refusé qu’on remplace la conseillère de l’UFDG qui était absente. Ils ont aussi refusé la procuration », a-t-il dénoncé.

Parlant de la démarche que va adopter l’UFDG face à cette situation, Madiou Diallo privilégie une option légale. « À partir du moment où la loi a été violée, c’est de notre droit de nous plaindre. Les dispositions légales ont été violées à plusieurs niveaux. D’abord, le dépôt légal de la convocation de l’élection n’a pas été respecté. La loi a prévu 72 heures. Mais, c’est seulement hier nuit que l’information a été donnée que l’élection allait se passer aujourd’hui (lundi). La deuxième violation de la loi, c’est le faut de faire sortir les conseillers légaux du RPG qui devaient participer au processus, pour les remplacer par de simples citoyens de Ouré-Kaba qui n’ont rien à voir avec l’élection. Et, tenez-vous bien ! Malgré le fait d’avoir remplacé cinq conseillers du RPG, ils ont refusé qu’on remplace la conseillère de l’UFDG qui était absente. Ils ont refusé aussi la procuration. Donc, compte tenu de tous ces facteurs, il est de notre droit de nous plaindre, même si nous connaissons tous la justice guinéenne… », a indiqué le secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou, tout en dénonçant une élection à l’image de celle de Matoto (Conakry).

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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