Violences interethniques à Macenta : les avocats des détenus haussent le ton

20 octobre 2021 à 14 02 08 100810

Près d’une année après les violences intercommunautaires survenues en décembre 2020, à Macenta, le dossier n’est toujours pas jugé. Les personnes accusées d’être responsables des affrontements entre Tomas et Manias (qui avaient fait plusieurs morts et blessés ainsi que des dégâts matériels) sont toujours détenues à la prison civile de N’Zérékoré, en attendant l’ouverture de leur procès. 

Leurs avocats se sont fait entendre ce mercredi, 20 octobre 2021, à travers une déclaration publiée à N’Zérékoré. Ils ont dénoncé le retard de l’ouverture du procès, qui commence à avoir de graves conséquences : l’un des détenus est décédé le 12 octobre dernier à l’hôpital, sans être jugé. Les avocats ont interpellé le CNRD sur cette situation, exhortant les nouvelles autorités guinéennes à mettre les moyens nécessaires à la disposition du TPI de Macenta pour qu’il puisse organiser rapidement le jugement.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration du collectif des avocats de la défense :

Nous, avocats de la défense, commençons par exprimer le sentiment d’espoir imprimé en nous par les nouvelles autorités du CNRD dans les premiers discours à l’occasion de la prise du pouvoir le 5 Septembre 2021. Les autorités du CNRD ont déclaré et soutenu que la justice les sera désormais la boussole de direction de tous les citoyens. Cela a suscité un regain d’espoir et de confiance en nous avocats, partenaires de la justice.

Nous, avocats de la défense des événements malheureux de Macenta des 26, 27 et 28 décembre 2021, sommes surpris de constater avec amertume le retard que connaît le jugement dudit dossier par faute de moyens financiers dont l’instruction est close et les ordonnances de renvoi devant le Tribunal criminel nous ont été notifiées depuis le 22 juin 2021.

Nous sommes également consternés, meurtris et écœurés par la mort de l’un de nos clients en détention en la personne de M. Fassou Théoro le mardi 12 octobre 2021 sans occulter les cas de maladies graves dont souffrent certains de nos clients.

Nous ne manquons pas de rappeler le sempiternel principe sacré et consacré par nos textes lois qui est celui de la présomption d’innocence qui considère tout accusé innocent jusqu’à ce qu’un Tribunal déclare sa culpabilité. Ne dit-on pas couramment et constamment que mieux vaut que cent coupables s’échappent qu’un seul innocent périsse ?

Tout le monde conviendra que l’une des missions principales de l’Etat est de contribuer au bonheur de la population en termes d’égalité de tous devant la justice dans un délai légal et raisonnable. La justice, étant l’une des vertus cardinales, elle assure dans son incarnation le bonheur sinon toujours, du moins la plupart du temps et non seulement dans le présent mais pour l’éternité tout entière.

Nous, avocat de la défense desdits événements malheureux qui revêtent une extrême sensibilité à relent ethnique, sollicitons humblement des autorités du CNRD, en conséquence de ce qui précède, de mettre les moyens financiers nécessaires dans les meilleurs délais à la disposition du Tribunal de Première Instance de Macenta pour la tenue de ce procès dans l’intérêt de la justice pour promotion efficiente de la paix dans le pays en général et dans la préfecture en particulier.

POUR LE COLLECTIF DES AVOCATS DE LA DÉFENSE

Maître Théodore Michel LOUA

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Conakry : le colonel Mamadi Doumbouya accueille le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló

20 octobre 2021 à 11 11 57 105710
Arrivée du Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo à Conakry

Le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, est arrivé en Guinée, ce mercredi 20 octobre 2021, pour une visite d’Etat. Il a été accueilli à l’aéroport international de Conakry-Gbessia par le colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition et chef de la junte militaire qui dirige la Guinée.

Accueil du Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo à Conakry

Le cérémonial d’accueil a connu aussi la présence des présidents des institutions républicaines, de la gouverneure de Conakry, des responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que des corps diplomatique et consulaire accrédités en Guinée. Après cette cérémonie, les chefs d’Etat guinéen et bissau-guinéen se sont dirigés au Palais Mohamed V de Conakry, où est installé le colonel Mamadi Doumbouya.

Umaro Sissoco Embaló est le deuxième chef d’Etat à effectuer une visite officielle en Guinée, après celui de la Sierra Leone, depuis le coup d’Etat du 05 septembre 2021, qui a renversé le président Alpha Condé. Il devrait échanger avec son homologue guinéen autour de la coopération entre leurs deux pays, mais aussi sur les relations entre la Guinée et la CEDEAO.

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo et Colonel Mamadi Doumbouya

Mohamed Guéasso Doré et Amadou Lama Diallo étaient l’aéroport pour Guineematin.com 

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo et Colonel Mamadi Doumbouya
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Bruxelles : Cellou Dalein prendra part au congrès du parti libéral belge

20 octobre 2021 à 11 11 36 103610
Cellou Dalein Diallo

Interdit de sortir du territoire guinéen depuis plusieurs mois, Cellou Dalein Diallo a pu enfin voyager. Le président de l’UFDG a quitté Conakry hier, mardi 19 octobre 2021, moins de deux mois après la chute du régime Alpha Condé, dont il était le principal opposant, renversé par un coup d’Etat militaire le 05 septembre dernier.

Le leader de l’ANAD se rend d’abord à Dakar, puis à Bamako, avant de s’envoler pour l’Europe. Il prendra part notamment au 175ème Congrès du parti libéral belge, prévu le 22 octobre prochain, à Bruxelles. A ce propos, Guineematin.com vous propose ci-dessous un communiqué transmis par le service communication de l’ANAD, l’alliance politique dirigée par Cellou Dalein Diallo.

Cellou Dalein Diallo, Président de l’UFDG et Vice-Président de l’Internationale Libérale, fait partie des personnalités invitées au 175èmeCongrès du parti libéral belge.

L’événement, qui aura lieu le 22 octobre au Palais 12 du Brussels Expo, à Bruxelles, est organisé par l’open VLD (le parti libéral flamand) de l’ancien Premier Ministre, M. Guy Verhofstadt, le MR (Mouvement Réformateur) de Louis Michel et le parti libéral européen.

Cellou Dalein Diallo, un des rares invités non-européens à ce congrès, participera à cet événement aux côtés de grandes personnalités européennes de la famille libérale dont notamment : Charles Michel, Président du Conseil européen, Alexander De Croo, Premier Ministre belge, Mark Rutte, Premier Ministre hollandais, Xavier Bettel, Premier Ministre luxembourgeois, Kaja Kallas, Premier Ministre d’Estonie, Michael Martin, Premier Ministre d’Irlande, Didier Reynders, Commissaire européen à la Justice et Louis Michel, ancien Ministre et Président de l’Assemblée 
paritaire UE-ACP.

Au cours de son séjour dans la capitale belge et européenne, le Président de l’UFDG aura des entretiens avec la plupart de ces personnalités et bien d’autres hauts responsables de la Commission et du Parlement européens. Cellou Dalein ne manquera pas d’expliquer à ses interlocuteurs la situation politique qui prévaut en Guinée et de leur demander de soutenir le processus de transition en cours dans son pays depuis le 5 septembre dernier.

Transmis par le service communication de l’ANAD

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Après Maada Bio, le Général Emballo à Conakry : succès diplomatique du CNRD ?

20 octobre 2021 à 11 11 11 101110
Arrivée du Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo à Conakry

Par Mandian Sidibé : Quelques jours seulement après le séjour de travail du Président Sierra-Leonais, Maada Bio, à présent, c’est autour d’un autre Chef d’État voisin de venir prendre langue avec le CNRD. Il s’agit du Président de Guinée-Bissau, le Général d’armée Umaro Cissoko Emballo. 

Et pourtant, il y a quelques mois seulement, sous le tyran Alpha Condé, cette visite semblait totalement inimaginable, tant et si bien que les relations séculaires de bon voisinage et d’amitié entre la Guinée et certains de ses voisins stratégiques étaient injustement devenues sulfureuses.

Le Chef de l’État Bissau-Guinéen qui s’est toujours opposé au régime défunt de Conakry pour cette fameuse histoire de troisième mandat (coup d’État constitutionnel) salue, à présent, l’avènement au pouvoir du CNRD, ayant à sa tête l’intrépide Colonel Mamadi Doumbouya. 

L’autre signification, pas des moindres,  de cette visite du Président Emballo à Conakry, réside dans la relance des liens d’amitié et de fraternité entre la République de Guinée et la Guinée-Bissau. Le Colonel-Président Mamadi Doumbouya fait, sans nul doute, l’unanimité de reconnaissance dans la sous-région. 

La démarche des Chefs d’État voisins devrait inspirer la CEDEAO, pour enfin se rendre à l’évidence selon laquelle le Colonel Mamadi Doumbouya est accepté par l’entièreté des Guinéens, toutes obédiences socio-politiques et confessionnelles confondues.

Rendez-vous, ce mercredi, à l’aéroport de Conakry, pour la réception du Président Emballo, avec qui Alpha Condé s’était brouillé pour des raisons futiles. D’où la fermeture unilatérale des frontières terrestres entre les deux pays, par l’ancien tyran guinéen, sans raisons intelligentes.

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo et Colonel Mamadi Doumbouya

Mandian SIDIBE, Journaliste, Ancien Directeur Général de la radio « Planète FM « 

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AFICCON : accusée de gestion opaque, la mairie de Matam apporte des précisions

20 octobre 2021 à 11 11 04 100410

« Dans ce genre d’opérations, personne ne peut magouiller, parce que tout ce qui a été fait est clair : les entreprises savent quels sont ceux qui ont soumissionné, quelles sont les entreprises qui ont les documents légaux et elles ont l’œil sur tout le monde. Il faut que les gens sachent que dans cette procédure, la transparence est totale ». C’est la réponse donnée par Ismaël Condé, premier vice maire de Matam, suite à la récente sortie d’un de ses collègues. Youssouf Camara, conseiller communal à la mairie de Matam, avait accusé les autorités communales de « gestion opaque » de la procédure d’attribution des marchés pour l’exécution des projets financés par l’AFICCON. Ismaël Condé s’est exprimé sur cette question dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com hier, mardi 19 octobre 2021.

Guineematin.com : récemment, vous avez lancé un appel d’offres pour l’attribution des marchés aux entreprises qui vont exécuter les projets financés par l’AFICCON. Parlez-nous du déroulement de ce processus.

Ismaël Condé, premier vice-maire chargé du développement local de la commune de Matam

Ismaël Condé : je rappelle d’abord que l’AFICOM (Agence de financement des collectivités de Conakry) a été créée à travers le FODECCON (Fonds de développement des communes de Conakry). C’est le FODECCON qui cherche le financement et c’est l’AFICCON qui gère le fonds. Ce fonds comprend un pourcentage des recettes du port, de l’aéroport et un pourcentage des recettes au niveau de l’ensemble des impôts qui sont  prélevés au niveau de la ville de Conakry. L’utilisation de ce fonds est assurée par l’AFICCON. Donc, il y a deux agences : une agence qui s’occupe de la levée du fonds et une autre de l’utilisation. Et comment ce fonds sera utilisé ? Il y a un système qui a été mis en place. Au début, il y avait une base paritaire, chaque commune a fait la demande des projets qu’elle veut financer dans le cadre de l’élaboration de son PDL (Plan de développement local). 

Pour l’année 2021, les communes ont envoyé leur PAI (Plan annuel d’investissement). Au niveau de notre commune, on a choisi 14 projets sociaux pour une valeur de 55 milliards de francs guinéens. Ces projets sont entre autres : des projets de rénovation d’écoles et de centres de santé, des projets de construction des routes et des maisons des jeunes. Sur les 14 projets, l’AFICCON n’a retenu que 4 pour un montant de 5 milliards 800 et quelques millions. C’est seule l’FICCON qui sait combien de fonds est disponible et quelle est la part de chaque commune. Mais généralement, les communes les plus dotées sont les communes les plus grandes et il y a une 6ème commune de Conakry qui ne dispose à ce jour d’aucune infrastructure, comparativement aux 5 autres communes. Donc, la commune de Kassa a eu une part importante dans le cadre de la gestion de ce premier fonds.

Guineematin.com : après la validation de quatre des quatorze projets que vous avez soumis à l’AFICCON, quelle est l’étape qui a suivi ?

Ismaël Condé : l’AFICCON nous a envoyés un manuel par rapport à l’exécution de ces fonds. Dans ce manuel, il est écrit comment les projets doivent être élaborés : ils nous ont conseillés de mettre en place des commissions, à savoir : la commission de passation des marchés et les commissions de transparence, de contrôle et de réception, de conciliation et d’arbitrage, de contrôle et de validation des marchés… Voilà ce que le manuel nous impose. Mais, l’urgence pour nous était de mettre en place la commission de passation des marchés et celle de transparence. Pour que le nom des entreprises qui vont soumissionner dans le cadre de ce projet soit envoyé à l’AFICCON pour validation. Cette commission est paritaire. C’est-à-dire, toutes les parties prenantes ont leur représentant dedans. 

À Matam, nous avons d’abord deux projets : le lot 1, c’est la construction du centre de santé de Madina et le lot 2, la rénovation de l’école primaire de Matam Lido. Cette affaire a commencé pendant que moi, j’étais en prison. Mais à ma sortie, j’ai appris qu’un conseil extraordinaire s’est tenu entre les élus pour choisir les projets que la commune doit soumissionner. Les élus se seraient prononcés sur le choix de ces deux lieux et les douze autres qui n’ont pas été validés. Cela veut dire que les élus locaux ont donné l’aval à l’exécutif communal de les représenter dans le cadre de la réalisation de ces travaux. Donc, les élus se sont préalablement réunis pour donner ce mandat que le maire est en train d’exécuter aujourd’hui. 

Quand cela a été fait, le maire a envoyé cette liste à l’AFICCON. C’est ainsi que l’AFICCON a convoqué une réunion au gouvernorat pour demander aux communes de commencer le travail par l’ouverture d’un appel d’offres. Au total, il y a eu dix soumissionnaires dont quatre pour les travaux du centre de santé de Madina et six pour l’école primaire de Matam Lido. Moi, j’ai représenté la commune de Matam, en tant que président de la commission de passation des marchés. La commune exécute l’ordre donné par l’agence qui donne l’argent. Mais, jusqu’à présent, l’argent n’est pas là. 

La commune n’a rien à avoir de la gestion du fonds. Le rôle de la commune, c’est de remonter la liste des entreprises soumissionnaires à l’AFICCON pour validation. Allez-y demander à l’AFICCON si une seule commune a reçu un montant dans ce cadre. Tout ce qu’on a dedans, ce sont les infrastructures pour nos populations. Donc, pour l’heure, nous attendons le retour de l’AFICOM par rapport à la validation ou non des entreprises soumissionnaires. Cela veut dire que c’est l’AFICCON qui a le dernier mot dans le choix des entreprises.

Guineematin.com : vous dites que les conseillers communaux sont effectivement impliqués dans le processus, mais ce n’est pas ce que nous a dit l’un d’eux que nous avons rencontré la semaine dernière. Il a accusé l’exécutif communal de gérer le processus de façon opaque et de vouloir favoriser certaines entreprises.

Ismaël Condé : je vais vous dire que dans ce genre d’opérations, personne ne peut magouiller. Parce que tout ce qui a été fait est clair : les entreprises savent quels sont ceux qui ont soumissionné, quelles sont les entreprises qui ont les documents légaux et elles ont l’œil sur tout le monde. Il faut que les gens sachent que dans cette procédure, la transparence est totale. Le fonds n’est ni à la disposition de la commune ni dans le compte bancaire de la mairie. Ni madame le gouverneur ni monsieur le maire de la commune ne pourront détourner cet argent. Ce fonds servira exclusivement à la construction des infrastructures dans nos communes. Et nous, nous y veillerons strictement.

Entretien réalisé par Malick Diakité pour Guineematin.com 

Tel : 626-66-29-27

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RPG AEC : Kassory, Damaro, Diané et Cie convoqués par le CNRD

20 octobre 2021 à 10 10 01 100110
Colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD

La rencontre des responsables du RPG Arc-en-ciel, tenue la semaine dernière au siège de l’ancien parti au pouvoir, ne laisse pas indifférent le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). La junte militaire au pouvoir a convoqué hier, mardi 19 octobre 2021, une dizaine de dignitaires du régime Alpha Condé, au Palais Mohamed V de Conakry.

Parmi eux, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, l’ancien Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et l’ancien ministre de la Défense nationale et des Affaires présidentielles, Dr Mohamed Diané. Ils sont venus s’expliquer sur la réunion tenue à huis clos, le 14 octobre dernier, au siège du RPG Arc-en-ciel, à laquelle ils ont pris part.

Ces dignitaires de l’ancien régime ont fait savoir que cette rencontre visait tout simplement à réorganiser leur parti et à sensibiliser leurs militants. Ils ont assuré n’avoir aucune volonté de poser des actes de nature à porter atteinte à la stabilité du pays. 

De son côté, le CNRD a réitéré sa volonté de n’exclure personne du débat politique, mais aussi sa décision de ne tolérer aucune action allant à l’encontre des instructions qu’il a données aux anciens dirigeants guinéens, au lendemain du coup d’Etat du 05 septembre 2021.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : le CNRD ordonne la levée de tous les barrages routiers

20 octobre 2021 à 9 09 14 101410

Dans un communiqué publié la nuit dernière, le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), a annoncé la levée « avec effet immédiat » de tous les barrages sur le territoire national, excepté ceux des frontières. La junte militaire au pouvoir a fait savoir que les « dispositifs fixes sont remplacés par des dispositifs mobiles ».

Les autorités guinéennes précisent que les patrouilles n’ont pas mission de fouille, sauf sur la base du renseignement. « Il est aussi demandé aux populations civiles de se conformer aux règlements en vigueur et de s’abstenir de donner de l’argent aux éléments des forces de défense et de sécurité », a indiqué le communiqué.

La levée des barrages non conventionnels est depuis quelques années, l’une des principales revendications des transporteurs. Ils se plaignent de rackets de la part des agents déployés au niveau des différents barrages routiers.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Vente de cimetière à Sangoyah-rails ? « c’est un domaine de l’État », a martelé le maire de Matoto

20 octobre 2021 à 9 09 01 100110

Comme annoncé précédemment, les populations de Matoto Khabitaya ont manifesté lundi dernier, 18 octobre 2021, contre la vente d’une partie de leur cimetière par le coordinateur des chefs quartier de Matoto (qui est par ailleurs chef quartier de Sangoyah-Mosquée). Et, compte tenu de la sensibilité de la question, le maire de la commune de Matoto, Mamadouba Toss Camara, s’est très vite saisi de l’affaire. Il s’est entretenu ce mardi avec les deux camps en conflit et a mis le point sur le « i ». Il a notamment laissé entendre que ce cimetière ne fera l’objet d’une vente et que toute personne qui débourse de l’argent pour une parcelle de ce cimetière n’aura que ses yeux pour pleurer, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Au cours de cette rencontre, le maire de Matoto s’est montré catégorique sur le fait que même un mètre de ce cimetière ne sera vendu à quelqu’un. Mamadouba Toss Camara a qualifié « d’allégations » les accusations portées sur le coordinateur des chefs quartiers de Matoto ; mais, il a tout de même dépêché une équipe (composée du service technique de l’habitat et de la garde communale de Matoto) à Sangoyah-rails pour dresser un constat sur ledit cimetière.

Mamadouba Tos Camara, maire de Matoto

« J’ai reçu et écouté les deux parties ; mais, pour le moment, ce sont des allégations jusqu’à preuve du contraire. Le cimetière n’est pas vendu. Mais, celui qui aurait acheté ce lieu n’aura que ses yeux pour pleurer, parce que c’est un domaine de l’État », a martelé Mamadouba Toss Camara.

Pour le porte-parole des jeunes de Khabitaya, cette rencontre avec l’autorité communale a été à la fois satisfaisante et rassurante.

Ismael Soumah, représentant de la jeunesse de Matoto-Khabitaya

« Le maire a pris l’engagement devant les imams et les deux chefs de quartiers pour dire que jusqu’à preuve du contraire le cimetière-là n’est pas vendu. Il a aussi donné l’ordre, moi-même je dois aller sur le terrain avec les gardes communaux, d’aller voir l’état du cimetière. Egalement, il a dit que toutes les emprises entre la route et les rails seront dégagées, parce que la partie appartient à l’État. Donc, quiconque se hasarde à vendre ce cimetière aura affaire avec lui. Je suis satisfait du fait que le problème sera résolu, il (le maire) en a pris l’engagement. Alors, pour le moment, je n’ai pas de craintes. Mais, si je trouve que ça ne va pas, je peux continuer devant ; parce que l’État est là pour ça », a dit Ismaël Soumah.

Naby Laye Touré, chef du quartier Sangoyah-mosquée

De son côté, Naby Laye Touré, chef de quartier Sangoyah-mosquée et coordinateur des chefs quartier de Matoto, se dédouane d’avoir vendu une partie du cimetière. Il est nommément cité dans cette affaire, mais il assure que la partie en conflit ne fait pas partie du cimetière.

« Ce sont 3 parcelles qui ont été offertes par un citoyen du quartier pour servir de cimetière. Mais, cette partie qui pose problème ne fait pas partie du cimetière », a indiqué Naby Laye Touré.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Accident de la circulation à Ballandougou (Boffa) : un mort et plusieurs blessés

20 octobre 2021 à 7 07 43 104310

En route pour Kamsar, un véhicule de marque ‘’Peugeot’’, avec à son bord sept (7) personnes (dont un bébé), s’est renversé hier, mardi 19 octobre 2021, à Ballandougou, un village situé non loin de la commune urbaine de Boffa, sur la route nationale Boké-Boffa. Sur place, un mort et quatre blessés (dont deux graves) ont été entrés.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est cet après-midi que cet accident de la circulation s’est produit. Et, c’est une crevaison du pneu avant (côté chauffeur) qui a fait dérouter le véhicule. Il est allé se renverser dans les ravins. Et, une femme y a perdu la vie. Quatre autres personnes ont été blessées dont deux grièvement. Le corps de la femme et les blessés ont été transportés à l’hôpital préfectoral de Boffa.

A noter que ce sont les membres d’une même famille qui étaient dans ce véhicule accidenté. Ils partaient à une cérémonie à Kamsar. Et, c’est Boubacar Barry, journaliste à la radio City Fm, qui conduisait le véhicule. Il a été légèrement blessé à la tête.

N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628 98 49 38

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RTG : ce qu’on sait de la grève des journalistes de la radio nationale

19 octobre 2021 à 22 10 26 102610

La radio nationale (RTG Koloma) est paralysée par une grève déclenchée ce mardi, et dont la durée n’a pas été annoncée. Les journalistes ont décidé de cesser momentanément le travail pour protester contre leur « ségrégation » par les autorités, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Les programmes de la radio nationale n’ont pas fonctionné normalement ce mardi, 19 octobre 2021. Les grandes éditions d’information, dont le 12h45 et le 19h45 n’ont pas été diffusées. Ce sont des flashs d’information qui ont été diffusés à leur place. Le 22h00 devrait connaître le même sort.

A l’origine de cette situation, un débrayage des journalistes de la rédaction du journal parlé, qui ont décidé de faire un retrait de travail pour protester contre le traitement qui leur est réservé. Ils se disent ségrégués par les autorités, qui ne les associent pas à la couverture des activités officielles et ne diffusent pas les décrets à la radio nationale.

A suivre !

Alpha Koubia Diallo pour Guineematin.com 

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Guinée : feu Ben Daouda Sylla célébré par les journalistes à Conakry

19 octobre 2021 à 20 08 10 101010

Un an après son décès, l’ancien correspondant d’Africa N°1, Ben Daouda Sylla, a été célébré ce mardi, 19 octobre 2021, à la maison de la presse, à Kipé, dans la commune de Ratoma. L’évènement s’est déroulé en présence de madame Issatou Barry (épouse du défunt journaliste), de l’ancien ministre de l’Information et de la Communication, Justin Morel Junior ; mais aussi des compagnons et promotionnaires du défunt, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est à travers un symposium que la mémoire de feu Ben Daouda Sylla, a été célébrée ce mardi à Conakry. Une occasion pour ses amis et connaissances de se rappeler de ce professionnel de média et de ce qu’il a incarné de son vivant.

Alpha Kabinet Doumbouya, ancien directeur de la RTG

«  Nous ne dirons rien de Ben qui ne soit nos constats et évaluations dans la vie de l’homme. Ben Daouda Sylla fut un grand journaliste, aujourd’hui un modèle. Il avait son style et son premier atout était son stylo qui constituait pour lui un premier instrument de travail par lequel il affichait son style : la clarté, la concision, l’essentiel dans l’information. Bref, le stylo et le style de Ben se résument par la simplicité, la pertinence, la constance dans le travail », a dit Alpha Kabinet Doumbouya, un de ceux qui ont été les plus proches collaborateurs de feu Ben Daouda.

Humble et passionné dans le travail, feu Ben Daouda Sylla a été celui qui a donné de vie au journal de l’an à la RKS (Radio Kaloum Stéréo). Et, son rédacteur en chef de l’époque, Abdourahamane Diallo s’en souvient encore de cette prouesse de ce grand journaliste guinéen.

Abdourahmane Diallo, ancien correspondant de la radio BBC en Guinée

« J’ai été son rédacteur en chef quand il était directeur de la RKS (Radio Kaloum Stéréo) en 2011. Lorsqu’il est arrivé, il a initié des réformes. Le journal de l’an qui était un four tout, c’est Ben qui l’a restructuré pour en faire un journal de 15 minutes. Et, à un moment donné, quand j’ai remplacé Amadou Diallo à la BBC, j’ai passé un élément à la BBC où on voyait Lansana Conté voté à partir de son véhicule, c’était en 2003. A l’époque, cela a provoqué l’ire du gouvernement. Ben m’a appelé et m’a dit : reste tranquille ne panique pas. Il m’a encouragé », a témoigné Abdourahamane Diallo.

Pour Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée, Ben Daouda Sylla était un journaliste dans l’âme. C’était un professionnel de média dont l’objectivité et le caractère rebelle dérangeaient fortement le régime de Conakry.

Amadou Diallo, ancien correspondant de la radio BBC en Guinée

« A la limite, Ben était un rebelle. Si vous devez un jour parler de lui, dites : Ben le rebelle. Vous ne pouviez pas le moudre, le mouler. Moi, je l’ai vu comme ça. C’était ça Ben Daouda Sylla. Il est allé à fond dans le métier. Il a vécu le journalisme. Il dérangeait, non pas parce qu’il est excessif, mais parce qu’il était objectif. Il a dérangé le régime du général Lansana Conté. Il l’a si bien dérangé qu’à un moment donné, le régime a voulu se débarrasser de lui à Africa N°1. Lorsqu’ils ont voulu chasser Ben, on m’a appelé au ministère pour me demander humblement, gentiment de remplacer Ben Daouda à Africa N°1. Je ne l’ai pas accepté pour deux raisons. La première c’est que ça sera une trahison ; et, la deuxième, c’est que je ferais la même chose que lui. J’ai donc dit au chef de cabinet que je ne peux pas », a relaté le doyen Amadou Diallo.  

Larmes aux yeux, sa femme, Issatou Barry, est revenue sur la manière par laquelle elle est devenue membre entière de la famille des journalistes.

Issatou Barry, épouse de feu Ben Daouda Sylla

« Les gens de la RTG Boulbinet m’ont aimé comme une fille journaliste de manière que c’était ma famille. Ben demandait que je fasse à manger tous les mois de ramadan, pendant 9 ans, au moins pour 35 à 40 personnes. Il m’a donné une famille. Je ne suis pas journaliste ; mais, à travers Ben, j’ai aimé la presse », a-t-elle dit.

Pour sa part, l’ancien ministre de l’information et de la communication, Justin Morel Junior, a remercié ceux qui ont eu l’idée d’organiser cette journée commémorative.

Justin Morel Junior, ancien ministre de l’information et de la communication

« A la suite de ceux qui sont passés avant moi, je voudrais dire que le métier (le journalisme : ndlr), si vous le voulez, a des beaux jours devant. En faisant ce que vous venez de faire, célébrer notre métier, célébrer des journalistes qui ont été des modèles, qui ont incarné des valeurs. Dans la vie, ce sont les deux pôles entre lesquels le journaliste doit pouvoir évoluer. Être un modèle, avoir des valeurs et incarner des objectifs de noblesse, de transparence et d’exigence », a indiqué JMJ, avant de se réjouir d’avoir, à un moment de l’histoire repéré des jeunes qu’il a aidés à s’épanouir.  

Feu Ben Daouda Sylla ancien Directeur Général de l’Agence Guinéenne de Presse

Alpha Assia Baldé pour Guineeamatin.com

Tél : 622 68 00 41

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Abdoulaye Sow sur le contentieux à l’USTG : « si le droit n’est pas dit, nous allons déclencher une grève »

19 octobre 2021 à 20 08 06 100610

Le camp d’Abdoulaye Sow n’est pas prêt à abdiquer. Il est bien décidé à poursuivre la bataille qui l’oppose depuis quelques années au camp d’Abdoulaye Camara, autour de la paternité de l’USTG (Union syndicale des travailleurs de Guinée). Ces syndicalistes ont saisi la Cour suprême pour réclamer l’annulation de l’arrêt de la Cour d’appel de Conakry, donnant raison à ses adversaires. Et au cours d’un point de presse animé ce mardi, 19 octobre 2021, ils ont annoncé que si le droit n’est pas dit, ils vont déclencher une grève générale et illimitée, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Pour Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’une des factions rivales de l’USTG, il n’y a aucun doute que c’est le bureau qu’il dirige, a le mandat de parler au nom de cette centrale syndicale. Car, dit-il, seul le congrès qui a élu cette équipe dirigeante a été organisé dans le respect de la procédure en la matière.

Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG

« C’est un groupuscule qui a quitté Conakry pour aller à Mamou pour organiser un soi-disant congrès avec une signature du gouverneur de la région, qui a reçu des ordres directs de la présidence, pendant que celui qui est censé organiser le congrès, Louis M’Bemba Soumah, paix à son âme, était à Conakry. Il avait reporté le congrès pour que tout le monde soit là, qu’on discute, qu’on s’entende. Après donc ce congrès à Mamou, Louis M’Bemba Soumah a convoqué en bonne et due forme et conformément à nos statuts et règlements, le congrès au Palais du peuple, à Conakry. Ce congrès s’est tenu en présence de la majorité des parties prenantes, le procès-verbal a été signé par le secrétaire général lui-même et le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Mohamed Traoré. C’est ce congrès qui répond à l’attente de tous les travailleurs de tous bords, c’est ce congrès qui a tenu compte de nos statuts et règlements intérieurs », a-t-il fait indiqué.

Il ajoute que le camp d’Abdoulaye Camara a saisi d’abord le tribunal du travail pour réclamer l’invalidation du congrès tenu à Conakry, puis le tribunal de première instance de Kaloum, qui l’ont tous les deux débouté. C’est ainsi que l’USTG Mamou s’est transportée à la Cour d’appel de Conakry. Dans son arrêt rendu le 12 octobre dernier, la juridiction supérieure a déclaré que c’est le congrès organisé à Mamou qui est valable, demandant au bureau élu à Conakry de libérer le siège de l’USTG. Une décision inacceptable pour le camp d’Abdoulaye Sow, qui a saisi la Cour suprême pour demander son annulation.

« Nous demandons au CNRD, dont l’avènement au pouvoir a suscité un vent d’espoir, de s’impliquer dans ce dossier pour que le droit soit dit et nous leur demandons d’extirper des rangs de la justice, tous les juges militants. Le bureau exécutif de l’USTG et tous ses démembrements restent fermes : si le droit n’est pas dit, nous allons user de tous les moyens légaux. Nous allons demander à tous nos démembrements d’aller à une grève générale illimitée, si le droit n’est pas dit », a prévenu Abdoulaye Sow. 

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 669681561

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Élaboration d’un code de bonne conduite des journalistes : la HAC met en place une Commission

19 octobre 2021 à 19 07 31 103110

Composée de dix (13) membres, venus des différentes organisations de presse en Guinée (URTELGUI, AGUIPEL, AJG, SPPG, RTG Koloma, REMIGUI, APAC Guinée…), la commission d’élaboration d’un code de bonne conduite des journalistes a été mise en place ce mardi, 19 octobre 2021, par la Haute Autorité de la Communication (HAC). Cette commission est chargée de produire un document qui sera la boussole des journalistes guinéens dans l’exercice de leur travail, surtout en période électorale, a appris un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Présidant cette cérémonie, Boubacar Yacine Diallo, a mis l’occasion à profit pour inviter les membres de ladite commission au travail pour élaborer un document qui garanti la qualité du journaliste telle que défini dans la loi. Le président de la HAC a également précisé que la commission a le choix d’élaborer un code pour la transition ou tout simplement un code des journalistes de Guinée, d’autant que le travail de journaliste ne change pas même en période d’exception.

Boubacar Yacine Diallo, président de la HAC

« Nous avons estimé au niveau de la HAC, qu’il était maintenant indispensable que tous les journalistes se reconnaissent dans un seul code. Et, pour ce faire, il était mieux que ce soient eux-mêmes (les journalistes), tous ensemble, qui rédigent un code dans lequel ils se reconnaîtront, parce que tout simplement fruit de leur réflexion, fruit également de leur expérience sur le terrain. Étant entendu qu’un code n’est qu’un ensemble de recommandations pratiques à l’effet de ne pas contrôler les comportements, mais faire en sorte que les comportements ne soient pas contraires aux vertus de la profession. Comme vous le savez, la profession du journaliste est une profession délicate. Puisqu’il nous est donné le droit et même le devoir d’informer nos concitoyens. C’est une grosse responsabilité qui nous est ainsi attribuée et il arrive que nous allions au delà de ce qui est permis. Parfois aussi en deçà de ce qui est permis.

Je voudrais donc espérer, au nom de mes collaborateurs, que le code qui sera issu de vos travaux sera le code du journaliste guinéen où qu’il se trouve et pour quel que média pour lequel il travaille. Ce que nous recherchons, c’est la qualité du journaliste telle que défini dans la loi. Nous avons donc estimé que les représentants des associations de médias et des associations de presse étaient les mieux habilités à premièrement : rechercher tous les codes qui ont été élaborés pour que vous puissiez vous en servir; les analyser et en tirer profit.

Et, deuxième chose, élaborer un projet de code de bonne conduite des journalistes. Tout à fait au début, on avait estimé qu’il fallait faire un code pour la transition. Mais, que ce soit une transition ou pas, le travail du journaliste ne change pas dans le fond. Donc, vous verrez, il vous appartiendra de décider de faire un code pour la transition ou d’un code simplement pour les journalistes. Nous vous en laissons l’appréciation et toute la latitude. Toujours est-il que vous devez élaborer un projet de code de bonne conduite des journalistes. Et, c’est à vous aussi de faire adopter ce code par les voies appropriées.

Donc, il vous appartient aussi de déterminer la manière par laquelle il faudra faire valider ce code par la majorité des journalistes. Que la grande partie des journalistes soit touchée et que les usagers de la communication soient touchés. Parce que peut-être eux aussi ont des idées à votre intention. Parce qu’ils  sont consommateurs d’informations et maintenant ils sont aussi producteurs d’informations via les réseaux sociaux. Donc, il vous appartiendra de faire adopter par les voies appropriées. Et, c’est à vous de les déterminer.

Ensuite faire de propositions des plans de vulgarisation. Parce que si le code était le meilleur que soit, s’il n’est pas vulgarisé, il ne sert à rien. C’est-à-dire que les gens ne savent même pas qu’il existe et c’est à vous également qu’il incombe toute la responsabilité de faire la promotion de ce code. Voilà entre autres les prérogatives, les attributions que nous avons fixées à votre commission. S’il y a d’autres attributions indispensables, nous les ajouterons. Donc, vous n’êtes pas limité dans le travail que vous avez à faire », a indiqué Boubacar Yacine Diallo.

A la suite de cette allocution du président de la HAC, une élection s’est tenue entre les membres de la commission pour élire un président, un vice-président et un rapporteur. Et, finalement, c’est Oumoul Khairy Chérif qui a été élue présidente de la commission de rédaction du code de bonne conduite des journalistes. Et, séance tenante, elle a promis que la commission qu’elle dirige s’attèlera à la production « d’un code du journaliste tout court » pour encadrer les professionnels des médias en Guinée.

Oumoul Khairy Chérif

« Le travail va reposer sur 4 axes comme l’a dit le président de la HAC. On va faire des recherches, parce que ce n’est pas pour la première fois qu’on fait des codes ici. Mais, ce sont des codes qui étaient bien placés pour des périodes bien déterminées, des périodes transitoires. Alors, cette fois-ci, on a décidé de faire le code du journaliste tout court. Que ça soit en période exceptionnelle ou en période normale. Le code de bonne conduite du journaliste, c’est quoi? Ce sont ses droits et ses devoirs. Qu’est-ce qu’un journal doit faire, qu’est-ce qu’il ne doit pas faire. Ce code doit encadrer le journaliste dans son environnement de travail. Le journaliste n’est pas un juge, il n’est pas policier, il n’est pas commissaire de police. Donc, s’il est cadré par ce code qui lui dit voilà ce que tu dois faire, voilà ce que tu ne dois pas faire, ça le protège aussi », a dit Oumoul Khairy Chérif.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Humanitaire : les Lions clubs offrent des dons à l’hôpital Ignace Deen et au CMC de Matam

19 octobre 2021 à 18 06 56 105610

Les membres de Médico Lions Clubs de France et les Lions Clubs de Guinée ont procédé ce mardi, 19 octobre 2021, à la remise d’un important don de matériel médical d’une valeur de plus de 150 millions de francs guinéens à l’hôpital national Ignace Deen et au Centre médico communal de Matam, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son intervention, au milieu des Lions clubs de Guinée, réunis au CHU d’Ignace Deen, la Vice-Gouverneure du District 403A1 et représentante de Médico Lions clubs en Guinée, Madame Tounkara Mariame Diallo, après avoir salué le leadership de Gérard Chaline qui préside le Médico Lions Clubs de France, a expliqué que cette structure est une organisation humanitaire vieille de 35 ans qui intervient sur tout ce qui touche la santé publique.

Mariame Diallo, vice-gouverneure du District 403A1

« Sa générosité et son dynamisme ont permis la réalisation de nombreux projets en Afrique, Asie, Amérique du Sud et au Moyen Orient », a-t-elle précisé.

Madame la vice-gouverneure a rappelé que le Lions club existe en Guinée depuis 1954 et compte actuellement dans rangs 400 membres, regroupés dans 16 Clubs.

Dans son speech, Mme Tounkara a rappelé  que la mission des Lions clubs est axée sur la promotion du service humanitaire avec la ferme conviction de valoriser et de redonner la dignité humaine aux personnes les plus démunies.

Avant de terminer son intervention, la Vice Gouverneure qui présidait à cette séance de remise a salué Jacques Bessol, le responsable des projets et Gérard Chaline, Président de Médico Lions Clubs de France pour les efforts fournis en faveur des populations guinéennes, ainsi que les autorités à tous les niveaux pour les différentes contributions à la réussite de la cérémonie.

De son côté, Hadja Hadiatou Baldé, a axé son intervention sur l’implication du Lions club international et des Léo dans la lutte contre la surdité et la cécité.

Mme Diallo Hadiatou Badé, présidente de la commission sauvegarde de la vue et de l’ouïe District 403 A1

« On estime à 180 millions le nombre de personnes dans le monde qui souffrent d’une incapacité visuelle. Et 40 à 45 millions parmi elles, sont aveugles. Pourtant 80 % des cas de cécité sont évitables ou guérissables », explique-t-elle, d’où l’intérêt des Lions clubs pour cette activité.

D’ailleurs l’implication des Lions clubs dans la lutte contre la cécité et la surdité ne date pas de maintenant.

« Les Lions sont les Chevaliers de la vue depuis 1925 suite à l’intervention d’Hellên Killer à la Convention internationale aux Etats Unis à l’Ohio. D’où l’intérêt de faire ce don au CHU d’Ignace Deen à travers ses services Ophtalmologique et d’ORL en vue d’aider nos populations », a mentionné la Présidente de la commission sauvegarde de la vue et de l’ouïe District 403 A1,  Madame Diallo Hadiatou Badé. 

Visiblement satisfait de ce don, le Directeur général du centre hospitalo-universitaire d’Ignace Deen, Dr Mohamed Awada, a souligné que celui-ci vient améliorer le plateau technique de leurs structures.

Dr Mohamed Awada, Directeur Général du CHU d’Igance Deen

« Nous sommes très heureux de recevoir ce don qui vient améliorer le plateau technique de nos structures, que ce soit en ophtalmologie ou en ORL. Mais entre les Lions clubs et le CHU d’Ignace Deen, il y a déjà un partenariat qui s’est créé depuis longtemps. Et au-delà de ce partenariat, c’est un partage de vision pour l’amélioration de la qualité de vie et du cadre technique pour notre structure. On ne peut que remercier les Lions clubs qui font beaucoup d’efforts pour l’hôpital national d’Ignace Deen et pour d’autres structures », s’est réjoui Dr Mohamed Awada.

Ce don offert par Medico Lions clubs de France est composé d’équipements et mobilier de bureau d’ophtalmologique et d’ORL comprenant une table de consultation ophtalmologique octogonale mobile tournante sur vérin, « otomat 300 » marqué LUNEAU avec ses équipements démontés ci-après :

L’automatic refactor « HUMPHREY », l’ophtascan B, un microscope marque HAAG, un appareil d’examen de l’œil de marque KOWA, un fauteuil ophtalmo bleu, un siège de consultation sur roulettes, un tabouret fixe de deux cartons de consommables ophtalmo et d’un tabouret avec dossier.

Pour l’ORL, le don est composé d’équipements et de mobiliers de cabinet ORL composé d’un pupitre de consultation avec aspiration, un microscope opératoire sur colonne, une lampe sur colonne flexible, un carton de desserte, un fauteuil « Vermeiren » réglable elect. sur roulettes en cuir beige et un tabouret. Le tout pour un montant de 150 956 276 Francs guinéens, mobilisé grâce aux Lions de la Baule Pays Guérandais, œuvrant sous la bannière de Médico Lions Clubs de France.  

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Cellou Dalein Diallo : l’homme qui peut incarner l’alternance

19 octobre 2021 à 18 06 32 103210

« Je ne suis pas quelqu’un qui casse mon pays ou qui met le feu dans mon pays »

Par Macky Daff : « Cellou Dalein Diallo est-il sur la voie d’être le futur président de la Guinée » ?  En tout cas, c’est un monsieur  aujourd’hui qui gagné la confiance  unanime du peuple de Guinée à travers sa patience et sa responsabilité en mettant l’intérêt général de la Nation en avant. Il est aujourd’hui l’un des leaders politiques guinéens le plus influent et le plus populaire. Il à subit toutes les anomalies de l’ancien régime et il a accepté toutes ses souffrances pour éviter que le pays ne tombe dans une guerre interminable. Cellou est un monsieur qu’il faut soutenir car il a un projet de société  satisfaisant et riche. 

L’homme est souriant et toujours courtois. Il parle paisiblement et ne semble jamais pouvoir s’emporter. Cellou Dalein Diallo est confiant, sûr de lui, charmant, éloquent, fort, prestant, rayonnant, captivant, leader, séduisant, convaincant, intelligent, franc, imposant, influent, grand orateur, sociable, attirant, attrayant, cultivé, fascinant, aimable et spontané. Vous est-il déjà arrivé de tomber sous le charme d’une personne pour être prêt à faire tout ce qu’elle vous demandait ?  De foncer les yeux fermés puisqu’elle savait si bien vous convaincre avec ses moindres faits et gestes ? 

Le pouvoir que Cellou Dalein exerce sur le grand public est associé au charisme. C’est une personnalité charismatique qui a de la prestance et a la capacité de susciter l’attention des autres et l’adhésion de ceux-ci à sa façon de voir les choses. De plus, il a beaucoup d’influence sur les foules et est dotée d’un prestige et d’un pouvoir de séduction exceptionnels. Bien que le charisme soit souvent associé aux relations amoureuses, celui de Cellou est observable dans un contexte politique et fort utile pour un leader. Cellou est une personne charismatique et fait preuve de quelques caractéristiques comme une voix avec des sons plus graves, un rythme plus lent avec un débit qui ne donne pas le temps de réfléchir et un texte ponctué de façon judicieuse avec des silences qui permet de mieux faire passer son message. Le point majeur est l’émotion qui est véhiculée avec une énergie affective et raisonnée. Il sait motiver les foules pour capter les différents désirs de changement de sa population. Cellou se consacre à exprimer des faits, ce qui lui permet d’éviter de dire des mensonges, mais  sans être forcé de dire la vérité.

En affirmant des faits, cela lui permet de mieux atteindre son public. On reconnaît Cellou à sa capacité à transmettre l’envie à ses collaborateurs de le suivre dans la réalisation des objectifs qu’il a préalablement fixés. Cellou est un meneur d’hommes qui parvient toujours à mobiliser ses troupes autour d’une vision et d’une ambition commune. En temps normal, ce sont les collaborateurs qui servent de « fusible » à leurs responsables hiérarchiques directs lorsqu’il s’agit de gérer des dossiers épineux. Mais Cellou Dalein, casse régulièrement les codes établis en servant de « bouclier » à ses bras droits, révélant ainsi une autre facette de son leadership. Le fait de porter une attention aux préoccupations de ses collaborateurs ou de ses partenaires politique peut se manifester simplement par un accomplissement d’actes désintéressés tel qu’une grande disponibilité qui consolide par la même occasion son autorité. L’exigence fait partie des valeurs fondamentales de Cellou qui encourage les militants à donner le meilleur d’eux-mêmes, voire à se surpasser, pour réaliser leurs objectifs. Cellou est un meneur d’hommes digne de ce nom et est toujours présent au côté de ses militants, ou de ses autres interlocuteurs externes afin de mieux comprendre les difficultés auxquelles se heurtent ces derniers, en vue d’apporter la solution la plus appropriée. 

Cellou a confiance en lui ; il ne se compare pas ; ses convictions sont profondes il a une vision et une passion et sait les faire partager. Il aime apprendre, il aime l’innovation, il sait dépasser les limites de sa zone de confort. Il ne cherche pas d’excuses, il trouve des opportunités, il n’a pas besoin de titre, son autorité est naturelle, les obstacles sont pour lui l’occasion de trouver d’autres voies. Cellou choisit d’abord ce qui est bon pour ses collaborateurs, assume la responsabilité de ses décisions, communique lui-même ses choix, se concentre sur les opportunités plus que sur les problèmes et préfère dire « nous » que « je ». Il sait inspirer les membres de son entourage afin qu’ils deviennent, à leur tour, des leaders.  Cellou Dalein est bien dans sa  peau. Il connaît ses qualités et acceptent ses défauts. Il se dégage de lui une impression de calme et de sérénité que l’on appelle la force tranquille. Son estime personnelle en fait une personne différente, avec une grande imagination et une capacité de réfléchir et d’apporter des idées nouvelles qui impactent la vie des autres gens. Il ne cherche pas à devenir une autre personne. Il est juste capable d’exprimer sa vraie personnalité avec force. Et il développe une personnalité qui inspire le respect. Quand on a un profil charismatique, on a confiance en soi et on fait confiance aux autres. La confiance que Cellou Dalein à  lui permet de s’adapter à toutes les circonstances qui s’offrent à lui. Cette confiance en soi lui permet aussi de se lancer continuellement de nouveaux défis et d’entreprendre de nouvelles choses sans craindre inutilement l’échec.

« Le piège pour les hommes politiques est de se sentir invulnérablesintouchablesCela conduit à négliger des choses que l’on juge à tort subalternes ».  Roland Dumas

Par Macky Daff

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Comment rompre avec l’afro-pessimisme et créer une Afrique Emergente

19 octobre 2021 à 18 06 05 100510
Oumar Kateb Yacine Bah

Oumar Kateb Yacine, Consultant-Analyste : L’Afrique reste le continent de misères malgré ses immenses ressources nationales et l’endurance de ses populations galopantes. Qu’elle en est la cause et comment s’en sortir ? 

Depuis plusieurs siècles, les peuples africains sont victimes d’injustices et de brimades multidimensionnelles : la traite des Noirs, la colonisation, les dictatures, les pillages… La cohorte des atrocités infligées aux populations du continent noir n’a ni limite ni d’équivalent dans la civilisation moderne. Les auteurs de ces crimes perpétrés depuis plus de mille ans sont l’œuvre de peuples étrangers certes, mais aussi des Africains-mêmes. C’est évident quand des personnes sont constamment violentées pour le fait de leur race, marginalisées à cause de leur origine, leur histoire, il y a lieu de se demander qu’adviendra-t-il de leurs progénitures ? Elles seront des individus manquant d’estime de soi, des éternels soumis, des potentiels mendiants. Il se trouve que des peuples constitués des pareilles progénitures, comme c’est le cas de nous les Africains, ne pourraient pas renaitre et se frayer le chemin de la lumière, tant qu’ils ne trouvent pas le sursaut né d’un effort de surpassement et d’orgueil humains. C’est sur ce chemin qu’ils trouveront la lumière pour atteindre la liberté, donc le développement.  

Le manque de confiance en soi d’où l’afro-pessimisme

Chez tout individu asservi et avili, le doute est inévitable. L’estime de soi en pareil cas sera au-dessous de la moyenne. C’est le cas de l’Africain. Ce syndrome touche les nations qui n’osent pas s’assumer, en puisant du très fond de leurs civilisations anciennes pour se projeter vers un avenir radieux. Chacune d’elles tombant dans la facilité, singe les autres civilisations, venues d’ailleurs, qui lui sont imposées par la barbarie, la duperie ou la persuasion. Par conséquent, en refusant d’assumer nos propres actes, nous sommes fragilisés et exposés à un double crime. D’abord, celui perpétré par l’autre venant de l’extérieur. Puis, celui commis par nos propres politiciens et gouvernants de mauvais acabits. Il est facile de croire, hélas naïvement, que les nôtres ne vont pas nous nuire, nous tromper quand on leur confie le pouvoir de conduire notre destinée. Car nous croyons en leur sincérité et leur faisons une confiance aveugle voire complice. Pourtant, à travers notre longue et douloureuse histoire: de la traite négrière aux indépendances en passant par la colonisation, il s’est toujours avéré que des Africains exerçant le pouvoir ont été des complices voire des auteurs du système d’exploitation auquel est assujetti le continent noir. 

Il est temps pour nous les Africains de comprendre le monde dans lequel nous vivons. C’est à nous de trouver la solution à nos problèmes. Personne d’autre ne réfléchira à notre place sur comment allons-chasser en nous le doute et le pessimisme qui nous infériorisent jusqu’au bas de l’échelle du développement. Ce doute qui nous empêche de réaliser que nous aussi, nous sommes capables de réaliser des prouesses. Quant à l’étranger, -ce n’est pas de la xénophobie ni du racisme,- il ne s’en soucie point. C’est son intérêt qu’il défend. D’où l’échec de tous ces folklores de coopération « gagnant-gagnant », « aide au développement », « solidarité nord-sud » etc. Ce ne sont que des concepts pour bourrer nos crânes pendant que les richesses du continent sont pillées et évacuées sous formes des matières premières, (donc sous-évaluées), vers des pays riches à travers d’autres continents. Pendant ces temps, nos Etats deviennent de plus en plus endettés car leur balance commerciale est constamment déficitaire, et nos chefs d’Etat qui ne sont en fait que ‘’des gouverneurs noirs’’ dignes du régime colonial et leurs proches, détournent les maigres recettes de nos misérables économies pour les placer dans les banques des paradis fiscaux. Tandis que nous manquons de tout : eau potable, électricité, écoles, hôpitaux, routes, logements décents…

A ce stade, personne ne prendra l’Afrique au sérieux car elle demeure une non-entité économique. Pendant qu’ailleurs (Europe, Amérique, Asie ou Australie), on continue à découvrir des nouvelles idées novatrices nécessaire aux sociétés prospères et dynamiques. L’exemple asiatique est palpant. A moins d’un demi-siècle, la plupart des pays de cette partie du monde (la Corée du Sud, le Singapour, la Chine, la Malaisie, l’Indonésie, l’Inde…) qui étaient au même stade que les nôtres dans les années 1960, ont aujourd’hui intégré le club des économies émergentes voire puissantes. Tandis que les Africains, devenus plus pauvres et lourdement endettés, ainsi frappés par le faible estime de soi, se perdent dans des politiques socialistes ou hyper-étatiques. D’où nos Etats défaillants. Et on s’y cramponne de force à croire que c’est l’unique voie pour accéder à la terre promise.

Le salut ne viendra pas de nos Etats-défaillants

Notre peur de s’assumer nous amène à confier nos avenirs à nos Etats, alors que ceux-ci conduits par des gouvernements téléguidés par l’impérialisme à travers les institutions de Breton Woods sont aussi défaillants tout court. N’est-pas un complexe d’infériorité ? 

Mais en partant de l’idée que tout problème a sa solution, on ose déduire qu’il est possible pour l’Africain de ressurgir sans assistance extérieure ; et quel que soit le complexe d’infériorité qui le ronge à force d’avoir trop subi. Parce que nous avons nos propres valeurs. Celles-ci combinées à celles positives issues de la Civilisation universelle ouvrent la porte menant au monde de la lumière. Il n’est plus à démontrer que l’Africain n’est pas entré dans l’histoire comme prétendait l’autre. Seulement, l’Africain d’aujourd’hui perpétue le pire du colonialisme car il a l’esprit embrigadé par le néocolonialisme et impacté par la guerre froide marquant la seconde moitié du XXème siècle, et de nos jours par la guerre de positionnement entre les grandes puissances. A cet effet, outre la Françafrique, on entend maintenant la Chinafrique, la Russafrique, l’Ameriquafrique et bientôt la Turquafrique. Et tout se rime à fric pour reprendre l’idée sublime de François-Xavier Verschave. Parce que l’Afrique refusant de s’assumer n’est qu’une pompe à fric.  Ceux qui se font convaincre que l’Africain noir est de niveau inférieur car il ne crée pas de valeur se nourrissent d’une peur de s’assumer. D’où l’afro-pessimisme. Et à force de rester à ne rien faire, ne pas croire en nous, laissant à tout aux politiques du type « peaux noires, masques blancs » dirigeant nos Etats défaillants, nous donnons raisons aux pires racistes, notamment aux factions d’extrême droite. 

A l’interne, ces tendances psychologiques négatives ont une manifestation de pire gravissime chez l’Africain. C’est la haine de l’autre. Ces dernières années, par exemple en Afrique du Sud, on a assisté à des scènes d’attaques xénophobes contre des Africains venant d’autres pays du continent. Malheureusement, la patrie du très vénéré Mandela n’est pas un ilot dans l’océan. Dans d’autres endroits de l’Afrique, il arrive que des dirigeants prennent des mesures restrictives contre des citoyens venant d’autres contrées. Un ressortissant de l’Afrique de l’Ouest voulant se rendre dans un pays de l’Afrique centrale ou de l’Afrique australe doit se munir d’un visa, parfois difficile à obtenir comme celui de l’Europe ou de l’Amérique, et vice-versa.

Les Nations européennes ne se gargarisent pas du pan-européanisme pour que leurs citoyens puissent circuler librement dans leurs espaces respectifs. Leurs gouvernants ont simplement confiance en leurs ressortissants qui circulent et commercent sans entrave sur un marché plus ou moins libre. Ainsi, en Afrique la meilleure de commodités pour joindre les discours aux actes, nos gouvernants doivent simplement ouvrir les frontières au lieu de passer leur temps à prêcher le panafricanisme alors que chacun d’eux promeut le protectionnisme dans sa propre prébende.

Se libérer de l’Etat-défaillant 

Nous l’avons dit, les solutions de nos problèmes ne viendront pas d’ailleurs. Aussi, ce n’est pas à nos Etats défaillants de les trouver. Ce qu’on attend de nos dirigeants, c’est de nous créer un cadre de vie propice à l’épanouissement économique, social et culturel. Il s’agit, au prima bord  de mettre en place un mécanisme qui garantit et protège les droits de propriété privée et les marchés libres. L’aune de la voie menant à la prospérité passe par ces facteurs. A partir de là, les Africains seront en mesure de saisir l’opportunité et prendre leur propre destin en main. 

Avec des populations en bonne santé et éduquées (en tenant compte de nos cultures et réalités tournées vers les technologies de l’information), les Africains mis dans un esprit libre et créateur, vont retrouver l’estime de soi, c’est-à-dire briser la peur et être audacieux de s’assumer. C’est dans une telle disposition que chacun sera en mesure de saisir son propre destin. 

Pour sortir de l’ornière, nous avons besoins des citoyens qui osent foncer pour pouvoir réfléchir, créer, produire  par leur propre initiative et leur audace. Mais pas ceux qui s’abritent à l’Etat en cachant leur médiocrité. Le collectivisme à l’Etat tel que nous le pratiquons est contreproductif. Il engendre la paresse, la médiocrité, le népotisme et la corruption.  

Pour y arriver, nous avons besoin d’Africains qui ont confiance en eux. Qui se fient à eux-mêmes pour créer et produire sans devoir se cacher sous la coupe d’un Etat pour dissimuler leur médiocrité. Des Africains qui se sentent égaux à n’importe qui dans le monde et qui puissent échanger, jouer et débattre avec qui que ce soit. La persistance à ce niveau détruit l’esprit de créativité et sacrifie l’espoir des générations émergentes. Tout ce qu’on a essayé ou calqué chez les autres entre le socialisme, le nationalisme, le libéralisme sauvage n’a entrainé que l’échec et désolation. C’est toujours un groupe d’individus dirigeants médiocres, car incapables d’innover, qui réfléchissent pour tout le monde. C’est pourquoi nous restons convaincus que les peuples africains ont besoin de leur propre révolution de lumière. 

Il ne s’agit pas de reproduire ce que la Chine, l’Europe et l’Amérique ont fait. Mais, il faut placer l’individu en tant qu’unité de base d’un ensemble en lui accordant le maximum de liberté. Dans toutes les sociétés où l’homme en tant qu’individu, donc une unité de base d’un ensemble, bénéficie de la liberté de s’exprimer, de penser, de créer, de se mouvoir et de jouir de ses biens et services, il y a eu la prospérité, donc le développement. Tout individu bénéficiant de ces conditions de vie sortira le meilleur de lui-même. L’exemple chinois est éloquent pour ne citer que le plus récent. 

Cela signifie que réduire la liberté d’une personne selon des bases irrationnelles (en établissant des contraintes liées à la race, la communauté, le genre ou la religion) détruit en elle toute capacité de création, ipso facto d’épanouissement. Voilà l’aspect négatif de nos pouvoirs autocratiques adoubés des puissances étrangères dont la seule préoccupation est de s’enrichir au détriment d’une Afrique qui s’enfonce dans la boue chaque jour davantage.

Pour sortir de cette merde, nous devons nous débarrasser de l’afro-pessimisme et se mettre au travail. Chacun doit travailler. Autrement dit, entre l’Etat et l’individu, à chacun de jouer sa partition pour en fin amorcer le chemin d’une Afrique émergente. 

Oumar Kateb Yacine, Consultant-Analyste, Président de l’Institut Afrique Emergente

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L’auto-palpation et le dépistage : deux moyens efficaces pour lutter contre le cancer du sein

19 octobre 2021 à 17 05 21 102110
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L’humanité célèbre ce mardi, 19 octobre 2021, la journée mondiale de lutte contre le cancer du sein. Une journée instituée par l’Organisation mondiale de la santé pour promouvoir le dépistage précoce du cancer du sein, qui est la forme de cancer la plus fréquente chez les femmes dans le monde. A cette occasion, un journaliste de Guineematin.com est allé à la rencontre d’un spécialiste pour parler de cette maladie.

En Guinée, il n’est pas facile d’avoir de statistiques fiables sur le nombre de femmes atteintes du cancer du sein. La seule chose dont est sûr en parlant avec les médecins, c’est que cette maladie n’est souvent pas diagnostiquée à temps dans notre pays. En général, c’est lorsque la tumeur atteint une phase grave que les patientes se rendent à l’hôpital. Ce qui rend difficile la prise en charge, selon Dr Mohamed Seydouba Camara, médecin chef de la maternité du centre médical communal (CMC) de Ratoma.

Dr Mohamed Seydouba Camara, médecin chef de la maternité du CMC de Ratoma

« Le problème essentiel chez nous, c’est le manque de diagnostic précoce du sein. Le plus souvent, les femmes ne pratiquent pas l’auto-palpation et ne viennent pas non plus pour faire des examens de dépistage. Pourtant, quand la maladie est diagnostiquée tôt, c’est-à-dire si le cancer n’est pas invasif, si ça n’a pas fait la métastase, c’est très gérable. Parce qu’on peut enlever la tumeur. Mais dès que le cancer devient invasif, on parle de chimiothérapie, de radiothérapie et de la chirurgie lourde. A ce moment-là, le coût devient exorbitant et handicapant pour la femme, parce qu’il faudra qu’on enlève carrément le sein. Malheureusement, chez nous, on rencontre des cas à des stades très avancés », a indiqué ce médecin.

Pour limiter liés à l’amputation du sein et tous les coûts que cela engendre, ce spécialiste conseille les femmes de s’auto-palper. Cette méthode consiste à observer les seins devant un miroir pour voir s’il n’y a pas un changement de taille, de forme, de contour des seins, ou un tout autre changement d’aspect de la peau. Mais aussi, de toucher les seins en vue de repérer la présence éventuelle de bosse, de masse inhabituelle ou un changement de texture. « Leur mari ou leur copain peuvent même les aider à palper les seins. S’ils constatent un quelconque changement, ils informent la femme, qui doit aussitôt se rendre à l’hôpital pour une consultation, afin de savoir si elle a une tumeur ou non », a dit Dr Mohamed Seydouba Camara, médecin chef de la maternité du CMC de Ratoma.

Ce médecin invite aussi le ministère de la santé à mettre en place les moyens nécessaires pour intensifier la sensibilisation sur le dépistage précoce du cancer du sein non seulement à Conakry, mais aussi dans les lieux urbains et ruraux, à l’intérieur du pays. Plusieurs facteurs peuvent le cancer du sein : il y a la cause héréditaire, celle liée à l’avancée de l’âge, la consommation du tabac et de l’alcool, etc. Avoir une alimentation saine (consommer des protéines que l’on peut trouver dans des aliments tels que le maïs, les légumineuses, les céréales, le riz à grains entiers et le poisson, et éviter une consommation excessive de graisse et de viande rouge) peut aider à prévenir cette maladie.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com 

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Dinguiraye : à cause d’une grossesse non désirée, une fille de 15 ans tente de se suicider

19 octobre 2021 à 15 03 45 104510

Dans la soirée du dimanche dernier, 17 octobre 2021, une jeune fille de 15 ans a tenté de se suicider à Dinguiraye. Maïmouna Diallo, qui est orpheline de père et de mère, a attaché une corde dans sa case pour se pendre, mais ses parents sont arrivés à temps pour l’empêcher de se donner la mort. Interpellée par la gendarmerie, l’adolescente a justifié son acte par la honte qu’elle éprouve après être tombée enceinte hors mariage, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant basé à Faranah.

« C’est vrai, j’ai tenté de me suicider. La raison, c’est que ma marâtre, Fatoumata Bah, est en train de chanter mon nom dans la ville, en disant je suis enceinte et que quand je sors le soir, je ne rentre qu’à l’aube. Partout où je passe, les gens me regardent avec mépris. Dimanche dernier, elle m’a chargé de faire une grillade pour un de mes frères, qui est venu de Conakry. Après la cuisine, j’ai partagé le plat en deux. À son retour du marché, elle m’a grondée et a proféré des injures grossières à mon encontre. 

Donc, pour mettre un terme à la honte et la souffrance que je vis, j’ai pris la décision de me suicider. J’ai pris une corde, je l’ai attachée au toit de la case et j’ai mis mon cou dedans. Mais, ils sont à temps pour me sortir de là. Je suis effectivement enceinte, mais je n’ai jamais souhaité avoir une grossesse hors mariage. Mon copain, qui m’a enceintée, se trouve actuellement dans les mines d’or de Kounsitel (Gaoual) », a expliqué Maïmouna Diallo, interrogée par le correspondant de Guineematin.com basé à Faranah.

Également interrogée, Fatoumata Bah, sa marâtre, nie les accusations de Maïmouna Diallo. Elle assure qu’elle a toujours traité la jeune fille comme son propre enfant. « Sa mère et son père sont décédés alors qu’elle était petite, c’est moi qui l’ai élevée. Elle étudie à Conakry avec ses frères mais chaque année, ils viennent passer les vacances avec moi, ici à Dinguiraye. Je ne me souviens d’aucun mal que je lui aurais fait. Je la considère comme mes enfants biologiques. Je l’ai toujours conseillée mais elle n’écoute pas les conseils. C’est ce qui a fait qu’elle a eu cette grossesse. Mais, ce n’est pas une raison de se donner la mort, parce qu’elle n’est pas la première à avoir une grossesse hors mariage », a dit la mère de famille.

Actuellement, Maïmouna Diallo est sous surveillance à la gendarmerie territoriale de Dinguiraye. Joint au téléphone, le commandant Barry, premier responsable de cette gendarmerie, a annoncé que le dossier sera transféré devant la justice.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tel : 620241513/660272707

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Transition en Guinée : Déclaration du Mouvement des Jeunes Conscients d’Afrique (MJCA)

19 octobre 2021 à 15 03 28 102810
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition

Le 05 septembre 2021, le peuple guinéen s’était réveillé avec un changement d‘autorité au plus haut niveau opéré par le Comité National du Rassemblement et du Développement CNRD. Un changement que le Mouvement des Jeunes Conscients d’Afrique salue mais qu’il n’a jamais souhaité.

Nous saluons ce brusque changement de régime dans la mesure où celui déchu ne répondait pas aux aspirations du peuple de Guinée. Nous ne l’avons pas souhaité car nous revenons encore à la case de départ, c’est-à-dire, reprendre le sous-bassement.

Pour rappel, le régime déchu dirigé par le Professeur Alpha CONDE était caractérisé par tous les maux soutenus par des intellectuels véreux qui ne défendaient que leurs intérêts égoïstes. Parmi ces maux, nous pouvons citer : le détournement des fonds publics, l’ethnisation du débat politique, les arrestations arbitraires, les destructions des biens privés entre autres.

Depuis 2018, date de sa création ; le Mouvement des Jeunes Conscients d’Afrique a dénoncé les dérives de la gouvernance du Professeur Alpha CONDE à travers les réseaux sociaux. Rappelons quelques dérives graves qui sont susceptibles d’être qualifiées de hautes trahisons :- Les propos du Professeur Alpha CONDE appelant les militants du RPG arc-en-ciel de s’apprêter à l’affrontement au siège à Gbéssia ;  – Le refus d’ouvrir des enquêtes sur les assassinats d’opposants pendant les manifestations organisées l’opposition ;- La protection d’un militant proférant des injures à l’encontre de toute une communauté et les promoteurs de Labé-sangniaccusés d’être à l’origine de plusieurs incendies criminels en Basse-Guinée pour ne citer que ceux-ci.

Nous (Mouvement des Jeunes Conscients d’Afrique), voudrions suggérer au CNRD de tirer les leçons du Comité Militaire pour le Redressement National (CMRN) de 1984 dirigé par le Colonel Lansana CONTE et du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) qui avait à sa tête le bouillant capitaine Dadis CAMARA en 2008 afin de réussir cette nouvelle transition à laquelle le peuple porte tout son espoir.

Par ailleurs, nous contribuons à la réussite de cette transition en ouvrant deux voix pertinentes capables de solutionner nos problématiques. L’une, il s’agit pour la future échéance électorale de définir de véritables critères d’éligibilité (aptitude physique, expérience, avoir sa famille et ses biens Guinée). Et l’autre, il s’agira au cours de cette transition d’éduquer les Guinéens en les invitant à bannir l’ethnocentrisme.

En battant campagne pour le changement de constitution de 2020, les promoteurs s’étaient inspirés du koudaisme de 2001, disaient-ils aux populations guinéennes. Pour dire donc, le CNRD n’a pas droit à l’erreur afin d’être une meilleure d’inspiration qui ne ressemble pas à celles de 2001 et 2020.

Pour terminer, nous (Mouvement des Jeunes Conscients d’Afrique) promettons d’accompagner le CNRD et le Président de la République, le Colonel Mamady DOUMBOUYA dans la mesure où, ses sources d’inspirations sont au-delà de Jerry RAWLING, également Thomas SANKARANelson MANDELA et l’actuel Chef d’Etat Rwandais, Paul KAGAME.  

Vive l’union nationale !

A bas l’ethnocentrisme !

Vive la République de Guinée !

Ibrahima Sory Diallo, Président du MJCA

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CNT : qui pour représenter la presse et pour quels motifs ? (Par Alpha Koubia Diallo)

19 octobre 2021 à 13 01 21 102110
Alpha Koubia Diallo

Près de deux mois après la prise du pouvoir par le CNRD (Conseil national du rassemblement pour le développement), les Guinéens attendent toujours de connaître les membres du gouvernement de la transition et du conseil national de la transition (CNT). Pour ce qui est du CNT, qui fera office de parlement, il sera composé d’hommes et de femmes issus de différentes entités, comme défini dans la charte de la transition. Parmi ces entités, figure la presse, qui aura deux représentants au sein de l’organe législatif. 

Choisir deux personnes pour représenter tous les journalistes du pays, il est évident que ce n’est pas chose aisée. Mais, on peut rendre l’équation très simple, en se basant sur un certain nombre de critères, dont le professionnalisme, l’intégrité et l’expérience. Je le sais, même en mettant en avant ces critères, on aura bien plus que deux méritants. Mais, parmi eux, il y en a qui pourront facilement se distinguer. Je pense notamment à Alpha Kabinet Doumbouya, ancien directeur général de l’Agence guinéenne de presse (AGP), et Amara Camara, ancien rédacteur en chef de la radio nationale (RTG).

Les deux hommes ont connu un destin similaire : à cause de leur professionnalisme et de leur intégrité, ils ont refusé de faire la propagande du troisième mandat du président Alpha Condé, comme l’ont fait beaucoup d’autres journalistes guinéens. Ce qui leur a coûté, hélas, leurs postes. Tous les deux ont été limogés par le ministre de l’information et de la communication, et remplacés par d’autres. Mais, ces éminents journalistes ont préféré perdre leurs avantages pour rester en phase avec leur conscience et pour garder leur dignité, prouvant encore une fois leur probité morale.

Alors, qui de mieux pour siéger au conseil national de la transition ? En envoyant ces deux cadres (dont le professionnalisme, l’intégrité et l’expérience ne font l’ombre d’aucun doute) à l’hémicycle, nous leur aurons rendu justice et dans le même temps, nous nous serons rassurés d’avoir de dignes représentants au sein de l’organe qui va voter les lois qui régiront désormais notre pays.

Alpha Kabinet Doumbouya
Amara Camara

Alpha Koubia Diallo, journaliste, activiste de la société civile

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