Ouverture du dialogue politique en Guinée : Bah Oury de l’UDRG dénonce « un faux pas »

19 juin 2021 à 10 10 40 06406
Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG)

Le leader de l’Union des démocrates et le renouveau de la Guinée (UDRG) fait partie de ceux qui ont toujours appelé à la tenue d’un dialogue pour dissiper les malentendus et décrisper le climat sociopolitique très tendue en Guinée, bien avant la dernière présidentielle en Guinée. Mais, à peine un dialogue est ouvert cette semaine, Bah Oury trouve déjà des couacs aux pourparlers.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, vendredi 18 juin 2021, l’opposant a dénoncé « un faux pas » qui risque d’entrainer des conflits de compétence entre le cadre de dialogue et le gouvernement de la république. Le leader de l’UDRG dit avoir été « surpris » par le communiqué annonçant le démarrage du dialogue politique et social.

« J’ai été très surpris du communiqué que nous avons entendu il y a deux jours convoquant les secteurs des transports pour une échéance d’entretien dans le cadre du dialogue politique et social. Premièrement, le cadre n’est pas encore constitué. En dehors du président qui est le Premier ministre et le secrétaire permanent, la composition telle qu’elle a été présentée dans le décret n’est pas encore mise en place. Donc, je ne peux pas comprendre comment une structure peut commencer à travailler alors qu’institutionnellement, elle n’est pas totalement constituée. Deuxièmement, je considère que procéder par des discussions sectorielles de ce genre, c’est le risque de se noyer dans un amas de problème et de ne pas apporter une réponse concrète et pratique, parce que fondamentalement, l’objectif de ce cadre de dialogue, selon notre lecture, c’est de travailler à la restauration de la cohésion et la décrispation politique et à une meilleure gestion des affaires du pays pour ne pas être perpétuellement dans des crises récurrentes.  Donc, aller de manière sectorielle, c’est le risque de se noyer dans cette accumulation des problèmes que la Guinée connaît aujourd’hui.

De ce point de vue, ça risque également, sans aucun doute, de créer des conflits de compétences et d’objectif entre le gouvernement et ce cadre de discussion. Parce que ce qui a été présenté le premier jour, c’est le rôle et le travail du ministère des Transports. C’est ce département qui doit rencontrer les composantes du secteur pour apporter des éléments de solution. Ce n’est pas un cadre politique en dehors du ministère sectoriel de faire ce travail. Donc, les conflits de compétence peuvent survenir entre le gouvernement et cette structure.

Troisièmement, je considère qu’il faut prendre les problèmes de manière globale. Il faut définir l’agenda, la méthodologie, les objectifs assignés permettant d’aller dans toutes les directions et de dénaturer la problématique qui s’impose aujourd’hui à la Guinée qui a besoin d’une concertation pour régler les problèmes fondamentaux qui risquent d’impacter négativement sur sa stabilité et sur la paix. C’est une urgence et si le gouvernement veut aller dans ce sens, c’est une bonne chose. S’il ne va pas dans ce sens, ça veut dire que l’explosion ne fera que retarder », a expliqué Bah Oury.

A en croire cet opposant au régime Alpha Condé, le dialogue qui vient d’être amorcé est mal parti ; et, en l’état, il n’augure rien de bon pour le pays.

« C’est évident que c’est un faux pas déjà qui est enregistré. Ce n’est pas comme ça qu’on peut dialoguer dans un pays qui est confronté à des crises institutionnelles, politiques, sécuritaires, économiques, financières et dont la stabilité est profondément menacée et la cohésion sociale fortement malmenée. C’est ça qui est la problématique, ce n’est pas d’aller faire le travail du ministre des transports », a indiqué Bah Oury.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Aly Kaba salue la grâce accordée à 2 détenus politiques et rappelle… « Cellou Dalein ne réclame plus sa prétendue victoire… »

19 juin 2021 à 10 10 25 06256
Honorable Aly Kaba, président Groupe parlementaire RPG Arc-En-Ciel

À l’occasion d’un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com, le patron du groupe parlementaire RPG Arc-En-Ciel au pouvoir, a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment la grâce présidentielle accordée à deux membres de l’opposition, le dialogue politique, le refus des principaux opposants de participer aux concertations, le retour d’exil de Souleymane Thian’guel Bah, l’inauguration des chemins de fer Boké-Boffa et la découverte de mines d’or à Gaoual.

Actualité oblige, Mamady Condé, alias Modic 100 Frontière et Boubacar Diallo, alias Grenade, ont été graciés par le président de la République dans la soirée d’hier, vendredi 18 juin 2021. Ce geste vivement salué par l’opinion ne laisse pas indifférent le parti au pouvoir, le RPG Arc-En-Ciel. A travers l’Honorable Aly Kaba, membre du Bureau politique, cette formation politique salue cette grandeur d’esprit du Pr. Alpha Condé.

« Je salue cette grandeur d’esprit et la magnanimité de son Excellence Monsieur le Président de la République qui vient encore d’utiliser l’une de ses prérogatives consacrées par l’article 38 de la Constitution pour remettre en liberté des citoyens en conflit avec la loi. Cela démontre le caractère humaniste de l’homme d’État, qui souhaite voir tous les citoyens de son pays vivre dans la liberté et la paix dans un pays également paisible et harmonieux ».

Parlant de l’ouverture du dialogue, sous l’égide du Secrétaire permanent, Elhadj Fodé Bangoura, Président du PUP, Honorable Aly Kaba apprécie tout l’intérêt porté par les acteurs du transport au cadre de concertation mis en place.

« Le dialogue politique est bien parti. Et, c’est l’occasion de se réjouir de l’ouverture du cadre de Dialogue. J’apprécie à sa juste valeur l’intérêt que les acteurs du transport (premier secteur sollicité) ont accordé à cette concertation. Les préoccupations soulevées trouveront graduellement des solutions pour le bien des usagers.  Chaque acteur va jouer sa partition pour relever les nombreux défis énumérés ».   

S’agissant du refus des principaux leaders d’opposition de prendre part à ces discussions et notamment Elhadj Cellou Dalein Diallo, Président de l’UFDG qui a dévoilé une liste de préalables pour sa participation au dialogue, l’Honorable Aly Kaba, ne fait pas de cadeau aux adversaires du parti au pouvoir.

« Bien que je n’approuve pas cette stratégie qui consiste à s’abriter derrière des préalables pour tenter d’effacer les crimes et régler tous les problèmes d’un camp avant d’être autour de la table, je constate que M. Cellou Dalein et son parti ont certainement fini le deuil des échecs électoraux ; car, la revendication de la prétendue victoire au scrutin du 18 Octobre 2020, a disparu de la liste des préalables ». 

Saluant comme de nombreux Guinéens le retour au bercail de l’ancien Coordinateur de la cellule de Communication de l’UFDG, ce responsable du Bureau politique national du RPG-Arc-En-Ciel, indique que le retour d’un guinéen dans son pays est un phénomène ordinaire. Il rappelle de passage que « conformément à notre constitution, nul ne doit être contraint à l’exile ». 

L’autre élément de l’actualité qui a retenu l’attention du Président du groupe parlementaire de la majorité est bien l’inauguration, le jeudi dernier, des chemins de fer Boké-Boffa, longs de 125 km. Pour le parlementaire, ce chef-d’œuvre « est une illustration s’il en était besoin, des nombreuses et gigantesques réalisations du gouvernement Guinéen sous le leadership du Pr Alpha CONDÉ, Président. C’est une véritable avancée à saluer », a-t-il fait remarquer.

Comme de nombreux observateurs, la découverte de mines d’or à Gaoual, ne laisse pas indifférent Aly Kaba, lui-même issu d’une région où l’abondance du métal jaune fait l’unanimité.

« Après la mesure de fermeture de ces mines, prise par les autorités, une concertation doit être ouverte entre tous les acteurs concernés par  ce secteur, en vue d’élaborer une meilleure stratégie qui pourrait permettre de tirer le maximum de profit, tout en réduisant les risques potentiels liés à la  forme anarchique d’exploitation qui avait commencé », a-t-il conseillé.

Actuellement, des exploitants clandestins font le cache-cache avec les forces de sécurité déployées sur le terrain dans un énorme risque sécuritaire et environnemental.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Libération de Grenade et Madic 100 frontière : la joie du Dr Ben Youssouf Keita de l’UFDG

19 juin 2021 à 9 09 57 06576
Dr Ben Youssouf Keïta, membre du conseil politique de l’UFDG

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a accordé la grâce présidentielle à deux anciens militants engagés de l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays) qui sont détenus à la Maison centrale de Conakry. Il s’agit de Boubacar Diallo alias Grenade et Mamadi Condé alias Madic 100 frontière, condamnés respectivement à 10 ans et un an d’emprisonnement.

Cette décision du chef de l’Etat guinéen, annoncée hier soir, vendredi 18 juin 2021, à la télévision nationale, suscite des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Dr Ben Youssouf Keïta, membre du conseil politique de l’UFDG, s’est prononcé sur le sujet dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com ce samedi matin. L’opposant se dit très heureux de savoir que les deux jeunes « injustement détenus » vont enfin recouvrer leur liberté.

« Je me réjouis profondément du fond de mon cœur de la liberté totale recouvrée par ces deux compatriotes. Comme vous le savez, ils ont été arrêtés, emprisonnés, jugés et condamnés pour des raisons purement politiques. Ce ne sont pas des criminels, ce ne sont pas des bandits. Ce ne sont même pas des bandits à col blanc à plus forte raison des bandits de grand chemin.

C’est tout simplement des Guinéens qui ont leurs opinions, leur manière de voir la politique et leur manière de mener le combat pour le bonheur du peuple de Guinée. Maintenant qu’ils ont payé cher ce combat par la privation de leur liberté pendant plusieurs années pour l’un et plusieurs mois pour l’autre, les voir graciés, on ne peut que se réjouir », a réagi l’ancien député.

Toutefois, ce proche de Cellou Dalein Diallo estime que cette décision du président Alpha Condé est insuffisante pour décrisper le climat politique en Guinée. « On ne minimise personne, mais il y a des hauts responsables, des hauts gabarits de l’opposition en prison. Alors, si on veut totalement décrisper la situation, il faut accélérer le jugement de ces personnalités et les libérer. Parce que le maintien de ces personnalités en prison ne détend pas l’atmosphère politique », a dit Dr Ben Youssouf Keïta.

A rappeler que Boubacar Diallo alias Grenade était condamné pour « tentative de meurtre et détention illégale d’arme de guerre ». De son côté, Mamadi Condé alias Madic 100 frontière était condamné pour « atteinte aux institutions de la République, téléchargement, diffusion et mise à la disposition d’autrui de messages de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics ».

Tous les deux avaient demandé pardon au président Alpha Condé, implorant sa clémence.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Décret : Alpha Condé accorde la grâce à Grenade et Madic100 frontière

18 juin 2021 à 20 08 56 06566
Alpha Condé, président de la République

À travers un décret publié dans la soirée de ce vendredi, 18 juin 2021, le président Alpha Condé a accordé la grâce présidentielle à deux prisonniers politiques. Tous les deux militants de l’UFDG (principal parti de l’opposition guinéenne), Mamadi Condé, alias Madic 100 frontière, et Boubacar Diallo, dit Grenade, avaient, chacun, présenté des excuses au chef de l’État et sollicité sa clémence.

À suivre !

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Dr. Faya sur le dialogue politique : « Cellou, Sidya, Ousmane Kaba… étaient tous au PUP avec Fodé Bangoura… C’est un atout, s’il sait l’exploiter »

18 juin 2021 à 13 01 46 06466
Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral

De retour au pays après plus de trois mois d’absence, Dr Faya Millimouno, le président du Bloc Libéral (BL), s’est exprimé hier, jeudi 17 juin 2021, sur l’actualité sociopolitique brûlante de la Guinée (dialogue politique, condamnation de Oumar Sylla, etc) et sur l’état de santé de son parti le BL. L’opposant au régime Alpha Condé. C’était à l’occasion d’un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com, le patron du BL croit dur comme fer que la libération des détenus politiques pourrait contribuer significativement à décrisper le climat politique et donner la chance au dialogue politique.

Décryptage !

Guineematin.com : le dialogue politique et social a été lancé hier à Conakry sous l’égide d’Elhadj Fodé Bangoura. Vous n’étiez pas là à sa nomination comme secrétaire permanent de ce dialogue. Alors, comment avez-vous accueilli sa nomination et quelle lecture faites-vous de ce début de dialogue ?

Dr Faya Millimouno : je dois commencer par dire que nous avons été les tous premiers à appeler au dialogue, parce que notre pays était sur une pente très raide. Les tensions étaient plus vives qu’elles ne le sont maintenant. Elles ne sont pas encore complètement dissipées, mais les tensions étaient véritablement vives. Alors, aujourd’hui nous sommes contents de savoir que tous les acteurs, même si certains posent des conditions, sont plus ou moins d’accord que nous allions au dialogue. Je n’étais pas là quand on a nommé Elhadj Fodé Bangoura, je suis de ceux qui pensent que nous avons des ressources qu’il faille exploiter. Je n’ai jamais été très séduit par les groupes de contact internationaux. Des gens qui ne connaissent pas le pays. Ibn Chambas est venu ici une dizaine de fois, il n’y a pas eu de solution. Djinit l’a précédé. Est-ce qu’on a des ressources internes ? Des Juristes, anthropologues, ethnologues, ceux qui, véritablement, connaissent les réalités guinéennes qui peuvent travailler à faire parler les guinéens entre eux ? Oui ! Il y en a. Monsieur Fodé Bangoura a été, à un moment donné, appelé le petit président de notre pays. Très proche de Lansana Conté et il a travaillé presqu’avec la majorité des acteurs politiques que nous avons aujourd’hui. Regardez autour du président Alpha Condé, beaucoup de ceux qui étaient avec lui au PUP sont autour du président Alpha Condé. Et beaucoup de ceux qui sont dans l’opposition, que ce soit Cellou Dalein, Sidya Touré, Ousmane Kaba, c’est des gens qui ont étroitement collaboré avec lui. Cette connaissance des acteurs est un atout. S’il sait l’exploiter, je crois que ça peut permettre de relever le défi lié à l’exclusivité de ce dialogue. Parce qu’il faut que tout le monde y prenne part et que tous les enjeux soient sur la table pour que nous arrivions à quelque chose de mieux pour le pays.

Guineematin.com : ce dialogue a été lancé avec les acteurs du secteur du transport. Est-ce que vous pensez que c’est déjà un bon début ou bien il fallait commencer par les questions politiques qui semblent intéresser plus d’un?

Dr Faya Millimouno : j’ai vu qu’ils ont commencé le dialogue par le secteur du transport. Mais, il faut commencer par reconnaître que dans tous les secteurs, il y a des problèmes. Et donc, si en écoutant les acteurs on pense trouver des débuts de solution, tant mieux. Mais, là où le bas blesse effectivement, c’est au niveau politique. Parce que là où le manque d’entente, de compréhension fait beaucoup plus d’impact négatif sur la vie nationale, c’est au niveau politique. Mais, je n’ai pas la prétention de dire que j’ai la solution de dire qu’il fallait commencer par tel ou tel. Peut-être qu’il y a une stratégie qui se déroule. Essayons seulement de ne faire aucun sujet un tabou. Nous avons de véritables problèmes, le pays est fermé à ses frontières Nord avec le Sénégal, avec la Guinée Bissau. Ça a un impact négatif sur la vie nationale. Nous avons des prisonniers, certains y sont morts, il y en a qui ont une santé précaire… Tous les sujets doivent être sur la table et ce dialogue ne doit pas ressembler aux précédents.

Guineematin.com : Le chef de file de l’opposition, Elhadj Mamadou Sylla, dit ne pas croire à ce dialogue parce que selon lui, il y avait des préalables à satisfaire. Est-ce que c’est votre avis aussi ?

Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Dr Faya Millimouno : il est clair qu’aujourd’hui il y a des choses qu’il faille faire pour baisser la tension. Nous au BL, nous travaillons à cela depuis très longtemps. Lorsque j’ai rendu visite à nos amis Ousmane Gaoual, Etienne Soropogui, Cellou Baldé, Abdoulaye Bah, Chérif Bah ; mais, surtout à ceux que nous ne pouvons pas nommer, quand je suis passé trois fois à la maison centrale, ayant été moi-même locataire là-bas, je sais ce que les gens vivent. Et puis, je suis en train de faire comme je peux pour que leur libération soit acquise. Je suis de ceux qui pensent que la libération, ne serait-ce que temporaire, parce qu’on peut dire : pour ne pas interférer avec le judiciaire, puisqu’il y a eu des accusations portées contre eux, que la procédure se poursuive ; mais, que cela soit fait selon ce que nous savons du droit. Lorsqu’on accuse, on donne la preuve. On n’accuse pas pour dire à celui qui est accusé de prouver qu’il est innocent. Celui qui accuse donne la preuve. Je vois d’ailleurs que dans le dossier qui concerne nos camarades, il y a une grande évolution. Il y a beaucoup de choses qu’on a dites au début de la procédure qu’on leur reprochait. La lecture des chefs d’accusation aujourd’hui nous fait penser à une grande évolution. On ne parle plus de fabrication ou de détention d’armes. ça veut dire que peut-être au cours de la procédure on s’est rendu compte qu’on est allé très vite en besogne et que ces gens-là ne sont pas des monstres comme on l’a prétendu et d’ailleurs elles sont allées eux-mêmes à la police judiciaire pour répondre aux convocations. On n’est pas venu les prendre. Certains diront que c’est un préalable ; mais, le fait de les libérer, ne serait-ce que provisoirement, peut faire baisser les tensions et donner la possibilité que le dialogue prenne place. Une autre chose que certains sont en train de citer comme préalables et que moi je pense que c’est essentiel, ce n’est pas une question de dialogue. Je suis un homme politique, je voyage beaucoup. Ça me met mal à l’aise de faire le test de Covid parce que je dois aller au Sénégal ou en France ou ailleurs, je paye mon billet et que ça soit au moment où je dois m’embarquer qu’on me dise non, tu ne peux pas voyager. La justice peut faire mieux que ça. Nous sommes tous justiciables. Si pour une procédure en cours il y a quelque chose qui m’est reproché et qui donne raison à la justice de restreindre mes mouvements on peut dire : monsieur Millimono, pour telle procédure en cours dont vous êtes cités, vous ne pouvez pas sortir du pays. Là, c’est transparent, c’est connu de tous. Ça n’ajoute pas à la frustration que je sois laissé d’abord en train de me préparer parce que je réponds à une invitation ou que je vais pour une visite médicale et que ça soit quand je suis prêt à prendre l’avion qu’on me dit que je ne peux pas voyager. Au-delà du fait que nous devons dialoguer, je trouve que ce n’est pas normal que ça se passe dans notre pays. Non, ce que certains pensent que c’est un préalable pour dialoguer, je pense qu’on doit simplement agir là-dessus, montrer une volonté politique là-dessus pour que d’abord, sur le plan de l’image du pays, nous ne continuons pas à être cités comme un pays qui prend d’assaut  sur les droits et libertés des populations.

Guineematin.com : ces dérives que vous êtes en train de citer, c’est notamment l’UFDG qui en est la principale victime. Mais, est-ce que cela veut dire que vous comprenez leur position de conditionner leur participation à ce dialogue à la libération de ses cadres emprisonnés, la libération de leur siège et de ses bureaux ; mais, aussi leur liberté de voyager ?

Dr Faya Millimouno : je comprends leurs soucis. A la place de tous les partis qui sont concernés, le Bloc Libéral serait tenté d’agir de la même façon. Il y a l’UFDG, comme vous l’avez dit, qui fait partie ; l’UFR qui s’est battu deux fois, trois fois avant de pouvoir obtenir la possibilité de sortir ; mon frère et ami, Abé Sylla, est passé par là. Donc, je dis simplement que ça n’honore pas notre pays ; et, on peut faire mieux. Ça fait plus de 60 ans qu’on est indépendant et nous sommes les précurseurs en matière de promotion des valeurs démocratiques, la Guinée a pris le devant ; mais aujourd’hui, nous semblons être  à la traîne. C’est pourquoi, au-delà du fait que nous devons aller au dialogue, j’invite ceux qui nous gouvernent, et particulièrement l’appareil judiciaire, à faire preuve de plus de professionnalisme dans la façon de faire les choses.

Guineematin.com : puisque nous parlons des questions judiciaires, il y a une semaine, Oumar Sylla Foniké Mangué a été condamné à une lourde peine de prison ferme. En première instance, il avait été condamné à 11 mois. En appel, le procureur demande 2 ans et finalement le juge annonce 3 ans. Quelle est votre lecture de cette autre actualité ?

Dr Faya Millimouno : naturellement et de façon générale, on dit qu’on ne commente pas une décision de justice. Mais, cette condamnation ne va pas dans la bonne direction parce qu’il y a eu un combat qui a été mené et ce combat n’était pas vide de sens. Quand on dit que le FNDC a mené le combat pour ne pas que la constitution change, ce n’est pas un combat vide de sens. Le président, Alpha Condé qui est là aujourd’hui, dans les années 2000, il a mené le même combat pour que la constitution de la Guinée ne change pas au temps de Lansana Conté. Alors, il ne faut pas qu’on installe notre pays dans une tradition de présidence à vie. Le combat a été mené, au bout, un président a été proclamé élu, investi, à travers un processus qui a connu la participation de tout le monde. Je crois qu’il est dans l’intérêt de tout le monde aujourd’hui qu’on ne continue pas à chercher la bête noire. Mais, que l’on mette la balle à terre et qu’on travaille tous à créer une atmosphère apaisée.

Guineematin.com : revenons maintenant sur le sujet concernant votre parti. Pendant que vous êtes en procès avec certains anciens responsables du BL, on a vu le départ du chargé des questions électorales du parti. Comment avez- vous accueilli cette démission ?

Dr Faya Millimouno : ce n’est pas nouveau. Je suis très étonné que les médias fassent une actualité. Moi, en tant que président, avant même que je ne voyage pour les Etats-Unis au mois de mars, c’est en novembre que j’ai obtenu une lettre de démission de la part de Samuel Kourouma. Alors, je lui ai répondu au nom du parti pour lui souhaiter bonne chance. Ça, c’était en novembre. Nous sommes en juin, on lui a souhaité bonne chance où il dépose ses valises. Donc, on ne fait pas de commentaire sur ça parce que c’est une histoire vraiment ancienne.

Guineematin.com : mais, qu’est-ce qui a été à l’origine de son départ.

Dr Faya Millimouno : nous, nous n’avons pas besoin d’expliquer sur ce qui a été à l’origine de son départ. C’est lui qui a dit qu’il quitte le parti, on lui a souhaité bonne chance et nous nous continuons notre marche. Qu’il ait la chance d’évoluer, on sera sur le terrain politique, on se rencontrera et nous sommes appelés à faire peut-être des choses ensemble.

Guineematin.com : avec ce départ qu’on peut ajouter au procès est-ce que vous ne pensez pas aujourd’hui que le Bloc Libéral a vraiment besoin du sang neuf ?

Dr Faya Millimouno, président du parti Bloc Libéral

Dr Faya Millimouno : pour le procès, il ne faut pas mêler le BL. Ce n’est pas le BL qui poursuit, c’est moi-même. Même si j’ai besoin de me servir des archives du BL, je dois avoir l’autorisation du parti ; parce que je ne suis qu’un individu. Alors, ce procès, je le fais pour des raisons pédagogiques. Nous nous battons pour des valeurs ; et, la calomnie, la diffamation n’est pas une valeur. C’est une contrevaleur. Il vous souviendra que lorsqu’en communicant ici, au siège du parti, j’ai confondu Mohamed Lamine Fofana à Mamadou Lamine Fofana, j’ai fait l’objet de poursuite pour diffamation. J’ai été en prison ; mais, j’avais le cœur tranquille, parce que j’ai reconnu qu’il y a avait une erreur. J’ai fait une déclaration là-dessus. Et donc, j’étais en harmonie avec moi-même. Il y a eu par le passé des gens qui m’ont attaqué dans les médias pour dire beaucoup de choses, je n’ai pas répondu. Je leur ai donné l’opportunité d’aller devant la justice solennellement pour donner les preuves. Pour l’instant, cette procédure telle que je la vois, les gens on leur dit d’amener la preuve, ils amènent d’autres accusations. Je souhaite simplement que le droit soit dit dans cette affaire.

Guineematin.com : quel est votre mot de fin ?

Dr Faya Millimouno : c’est de dire que le BL aujourd’hui se porte mieux. Je viens de quitter l’extérieur où, malgré la Covid-19, j’ai pu quand-même par les applications interposées conférer avec les autres structures qui sont en Europe, aux Etats-Unis. Le parti se porte de plus en plus mieux parce qu’à l’interne, on avait l’impression qu’il y avait comme si c’était des ennemis qui se retrouvaient. On n’avait plus un même objectif. Aujourd’hui, l’objectif est commun et que les choses se font dans la sérénité. Au moment où nous parlons, plusieurs missions sont à l’intérieur du pays et notre mission est en train de se poursuivre dans le grand Conakry. Même le dimanche dernier j’étais à la tête d’une forte délégation à Coyah. Et ce dimanche nous serons à Manéah. Le parti gagne aujourd’hui ses forces et ce qui est important, j’invite tous les militants et les sympathisants à redoubler d’effort pour que nous délivrions la marchandise par rapport à la promesse que nous avons faite au peuple de Guinée, créer la rupture.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Faranah : un conseil communal des enfants installé dans la ville

18 juin 2021 à 13 01 34 06346

Il existe désormais un conseil communal des enfants à Faranah. Il a été installé hier, jeudi 17 juin 2021, par l’ONG Tostan Guinée, en collaboration avec les autorités de la ville. L’initiative vise la prise en compte des préoccupations des enfants dans les programmes de développement local, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

C’est une équipe de 33 enfants, dirigée par un bureau de 5 membres, qui a été installée. Elle sera un intermédiaire entre la mairie de Faranah et les enfants de cette ville. La mise en place de ce tout premier conseil communal des enfants à Faranah est une initiative de l’ONG Tostan Guinée. Elle fait suite à un constat selon lequel, les préoccupations des enfants ne sont suffisamment prises en compte dans les programmes de développement local, indique Alhassane Diakité, l’un des responsables de l’ONG Tostan.

« C’est un constat que nos responsables ont fait sur le terrain par rapport à la prise en charge des enfants dans les programmes de développement local (PDL) des collectivités locales. Ils ont initié un projet de décentralisation, consistant à apprendre aux élus leur rôle et responsabilités et ce que la population peut faire pour le développement. À l’issue de ça, nous avons constaté que la priorité des femmes et des enfants n’étaient pas prises en compte. C’est ainsi que nous avons jugé nécessaire que ces élus formés dans les collectivités acceptent d’être les communes amies des enfants. Ces enfants élus doivent jouer le rôle d’interface entre la commune et les autres enfants », a-t-il dit.

Ce conseil communal est chargé d’identifier les problèmes des enfants et aller les défendre auprès de leur collectivité. Et sa mise en place est saluée par les autorités communales de Faranah. « Nous saluons et remercions l’ONG Tostan. Et nous apprécions son initiative qui consiste à faire de notre commune, une collectivité amie des enfants. Aujourd’hui, de façon consensuelle, un conseil communal de 33 membres a été élu dont un bureau exécutif de 5 membres. Nous saluons Tostan et ces enfants qui sont désormais nos amis. Nous voulons que le conseil communal des enfants de Faranah soit une référence dans le bon sens »,a dit Amara Kouyaté, conseiller communal à la mairie de Faranah.

Élue à la tête de ce conseil communal des enfants de Faranah, Tèwa Kamano, élève en classe de 7èmeannée dans une école privée de la place, a exprimé sa satisfaction. « Je suis vraiment contente. Je remercie Dieu et mes parents de m’avoir permis d’être élue maire des enfants de la commune urbaine de Faranah. J’invite mes collègues au travail et au sérieux dans nos activités pour dignement défendre  nos droits », a lancé la première maire des enfants de Faranah.

A noter que la ville de Faranah n’est pas la seule concernée par cette initiative de l’ONG Tostan Guinée. Des conseils communaux des enfants seront installés aussi dans les communes urbaines et rurales de Dabola, Arfamoussaya, Beindou, Manfran, Kissidougou, Dinguiraye, Kalinko et Djalakoro.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tel : 00224620241513/660272707

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Côte d’Ivoire : retour triomphal de Laurent Gbagbo

18 juin 2021 à 10 10 50 06506

Dix ans après son transfèrement à La Haye, Laurent Gbagbo est de retour en Côte d’Ivoire. Un évènement inédit. Un chef d’État, accusé de crimes contre l’humanité, extradé par son pays, revient triomphalement dans ce pays dix ans après, totalement blanchi par la justice internationale. Pour cet opposant historique devenu président de la République, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Ce mois de juin 2021 est différent le mois d’avril 2011, année à laquelle il fut expédié comme un colis à La Haye, au Pays-Bas.

Même si les pro-Gbagbo évitent tout triomphalisme, l’acquittement de l’ancien président par la Cour Pénale internationale est incontestablement une grande victoire pour cet homme. Finalement on a le sentiment que l’éloignement de celui dont la présence aurait été plus que gênante pour le nouveau président n’avait d’autre objectif que de permettre à Alassane Ouattara de diriger librement la Côte d’Ivoire. Comme on dit à Abidjan, deux caïmans ne peuvent pas cohabiter pacifiquement dans le même marigot.

Laurent Gbagbo

Dire à la planète entière que personne n’est coupable de la mort de près de 3 000 personnes est une insulte à l’intelligence de l’humanité entière. Et pourtant, le transfèrement de Laurent Gbagbo était censé justement rendre justice aux victimes. Mais le fait que depuis la fin de la crise la machine judiciaire interne et externe n’a sévit que contre un seul camp, fragilisait cette justice. Certes c’est le refus de Laurent Gbagbo et les siens de reconnaitre les résultats de l’élection présidentielle qui fut à l’origine de la crise. Mais, il est indéniable que des crimes ont été commis par les deux camps. Alors que jusqu’ici aucun responsable du camp Ouattara n’a été inquiété.

D’où le cri à la justice partielle, parcellaire et partiale par le camp Gbagbo ainsi qu’une bonne partie de l’opinion publique tant locale qu’internationale. Que la justice ivoirienne ne lève pas un petit doigt pour demander des comptes aux vainqueurs, cela se comprend sous les tropiques.  Même si cela ne se justifie pas. Dans nos pays, la justice est souvent aux ordres du pouvoir en place. Il est illusoire de penser que la justice ivoirienne pouvait demander des comptes aux vainqueurs.

En revanche, le silence de la justice internationale est plutôt troublant voire révoltant. En poursuivant un seul camp, la CPI a apporté de l’eau au moulin de tous ceux qui estiment qu’elle ne poursuit que les faibles. La Cour pénale internationale est accusée d’être comme une toile d’araignée. Elle attrape le faible et se fait écraser par le fort. Paradoxalement, l’acquittement de Laurent Gbagbo et certains de ses proches comme Charles Blé Goudé a quelque peu redoré le blason de la CPI. Une nouvelle fois la CPI a montré qu’elle préfère acquitter un coupable que de condamner un innocent.

Il reste à savoir si, après le retour du bouillant ancien président, la CPI va se tourner vers l’autre partie. Ou si elle a va passer les trois milles victimes comme perte et profit. Car ce ne sont pas des extra-terrestres qui sont descendus pour perpétrer des massacres à Abidjan. Pourtant l’hypothèse de l’impunité est la plus plausible dans la mesure où, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur, les protagonistes et les partenaires de la côte d’Ivoire semblent privilégier la réconciliation nationale au détriment de la justice.

Ce qui serait une grave erreur. Sans vérité, sans justice, les victimes et les leurs vont faire semblant d’avoir pardonné et même oublié. Mais ils n’attendront qu’une seule occasion pour prendre leur revanche. Ainsi, devant l’incapacité de la CPI à rendre justice, les Ivoiriens doivent impérativement trouver les mécanismes appropriés pour organiser une réconciliation basée sur la vérité et la justice. Autrement le réveil des vieux démons qui dorment sera des plus terribles.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Maison centrale : « Grenade » présente des excuses à Alpha Condé et sollicite sa clémence

18 juin 2021 à 8 08 23 06236

C’est peut-être le dernier recours pour Boubacar Diallo alias « Grenade » pour espérer sortir de prison. Deux semaines après sa condamnation à 10 ans d’emprisonnement par la Cour d’appel de Conakry, l’ancien militant de l’UFDG implore la clémence du président Alpha Condé.

Dans une lettre en date du 15 juin 2021, qu’il aurait lui-même signée, le jeune homme demande pardon au chef de l’Etat guinéen et sollicite une remise de peine. Boubacar Diallo « Grenade » dit avoir pris conscience de ses erreurs et promet à sa sortie de prison, de se comporter désormais en bon citoyen.

Guineematin.com vous propose ci-dessous sa lettre adressée à Alpha Condé :

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Guinée : pour un dialogue du renouveau social et politique

17 juin 2021 à 18 06 02 06026

Une tribune proposée par Me Halimatou Camara et Professeur Amadou Sadjo Barry : Le dialogue, oui, mais quel dialogue ? Telle est la question lancinante à laquelle sont renvoyées les populations guinéennes. En effet, l’histoire politique de la Guinée postcoloniale montre que ni les transitions démocratiques, ni les réformes constitutionnelles, ni les dialogues politiques n’ont réussi à régler le problème de la violence électorale et à organiser la société sous la forme d’un État de droit. C’est ce que permettent de croire la constance des crises post électorales et l’incapacité des institutions politiques et juridiques de satisfaire aux prérogatives de sécurité, de justice et d’égalité. 

Comme le montreraient l’analyse des pratiques du pouvoir et des modalités de la gouvernance, la culture politique guinéenne ne s’est pas affranchie des pesanteurs qui retardent l’avènement d’un État capable d’être un agent d’unité sociale, de développement économique et politique , à savoir : l’instrumentalisation politique du sentiment communautaire , la personnalisation des pouvoirs publics, le néo patrimonialisme, le dévoiement de la voie légale , l’impunité , la politisation de l’armée, le culte du plus fort. Autrement dit, de 1990 à 2020, toutes les tentatives visant à consolider la paix et favoriser la cohésion sociale en Guinée se sont soldées par des échecs- de la Loi fondamentale de 1991 jusqu’au Rapport de la Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale (2018), en  passant par les Accords de Ouagadougou (2010), le dialogue inter-guinéen facilité par Said Djinit (2013), l’Accord politique du 20 Août 2015, les Accords politiques du 12 octobre 2016 et la rencontre entre Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé (2018).  

Pour que le dialogue ne soit pas qu’une simple palabre  

Ce constat impose que nous adoptions un regard critique sur le nouveau cadre de dialogue proposé par la mouvance présidentielle pour mettre fin à la crise politique qui paralyse notre pays depuis le coup de force constitutionnel du 22 mars 2020. On voit déjà que les décideurs et certains acteurs politiques continuent de souscrire à une conception ponctuelle du dialogue, qui renvoie celui-ci à des discussions entre les forces politiques et sociales au sujet des questions économiques et des prisonniers politiques. C’est là une erreur, car, suivant cette vision réductrice du dialogue, il s’agit de décrisper la situation sociale et politique en s’attaquant aux effets du problème et non à sa cause, la désinstitutionnalisation des pouvoirs publics et le triomphe de l’arbitraire politique qui en découle. Or, aucun dialogue social et politique ne pourra pas sortir la Guinée de la violence électorale et donner un sens à l’État de droit si on n’aborde pas sérieusement la question de l’organisation effective de la sphère publique, ce qui signifie une interrogation collective sur les conditions éthiques, juridiques et institutionnelles de l’exercice du pouvoir. Il nous faut donc penser autrement le dialogue et ses dispositifs en l’inscrivant dans une perspective qui vise une refondation pacifique et démocratique de la société guinéenne. À court terme, on peut vouloir apaiser les tensions ou calmer les esprits au moyen d’un dialogue inclusif. Mais en l’état actuel de l’effondrement de l’État guinéen et de la corruption du lien social, il y a lieu de faire du dialogue un moment susceptible de nous sortir durablement et efficacement du désordre social, du narcissisme politique et de l’anarchie.  Nous n’avons pas besoin seulement de nous parler, comme prétendent certains acteurs politiques. Nous avons besoin, par le sens retrouvé du dialogue, que les décideurs politiques s’engagent à consentir au respect d’un minimum de contraintes éthiques et juridiques sans lequel la Guinée demeura pour longtemps sous l’emprise de la violence politique et de l’arbitraire du plus fort. 

Pour ce faire, nous devons fixer un cadre du dialogue qui obéit aux critères de l’objectivité et de la crédibilité. Ainsi, ce n’est pas aux différents protagonistes ( la mouvance présidentielle et l’opposition ) de définir unilatéralement le processus du dialogue. Non seulement le dialogue ne peut être placé sous la présidence de Kassory Fofana, mais Alpha Condé surtout ne peut nommer un secrétaire permanent du dialogue. Il en va de l’objectivité et de la crédibilité du dialogue social et politique que son organisation soit confiée à une instance neutre et souveraine. Ces exigences sont d’autant plus importantes que nous avons de bonnes raisons de douter de la bonne foi des autorités guinéennes: depuis son intention de briguer un troisième mandat jusqu’au lendemain des élections du 18 octobre 2020, Alpha Condé et ses soutiens ont opposé une fin de non-recevoir à toutes les propositions de dialogue. Qu’est-ce qui motive maintenant le pouvoir à aller au dialogue alors que le gouvernement a été reconduit et que la Cour suprême a acté le troisième mandat ?  

Outre l’insistance sur la neutralité du processus, nous pensons que la réussite du dialogue tiendra à la possibilité d’aborder sans ambiguïté aucune le problème de l’alternance au pouvoir. Moralement et juridiquement, le troisième mandat illustre le mépris à l’endroit des institutions et des lois de notre pays. Politiquement, il signifie un manque de légitimité démocratique et une volonté de dominer exclusivement les appareils de l’État. C’est donc une injustice à laquelle il faudra faire face si le dialogue entend ouvrir la voie à une réelle et authentique transition politique en Guinée. On ne pourra pas décrisper la situation politique actuelle en l’absence d’une réflexion sur les conditions d’une alternance pacifique du pouvoir et d’une réorganisation en profondeur de notre société. Nous espérons d’Alpha Condé qu’il puisse nous mettre au seuil de cette entreprise de renouveau social et politique en acceptant sinon un départ négocié du pouvoir, du moins la mise en place d’un gouvernement de transition et de réconciliation nationale et la dissolution de l’Assemblée nationale. 

Fin

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Mamadou Sylla sur le dialogue politique et social : « ce départ ne me rassure pas »

17 juin 2021 à 11 11 14 06146
Elhadj Mamadou Sylla, président de l’UDG

Elhadj Mamadou Sylla n’apprécie pas la façon dont les travaux du cadre de dialogue politique et social ont démarré. Le chef de file de l’opposition guinéenne estime qu’il y avait d’abord des préalables à régler avant d’entamer les consultations. Il l’a fait savoir à travers une publication faite sur sa page Facebook, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Nous avons été surpris par le communiqué du secrétariat permanent du cadre de dialogue convoquant la tenue de la première réunion du dialogue avec les transporteurs, ce mercredi 16 juin 2021. Pour moi, toutes les conditions ne sont pas encore remplies pour la tenue d’un dialogue inclusif. Parce que même le contenu du décret de création dudit cadre permanent de dialogue politique et social a déterminé la composition », a réagi Mamadou Sylla.

Pour le président de l’UDG, la première des choses qu’il fallait faire, c’est de procéder à la composition du cadre permanent de dialogue politique et social et élaborer des termes de référence. Il trouve donc étonnant que les travaux soient lancés sans que ces conditions ne soient réunies et qu’ils se déroulent en l’absence du premier ministre, qui est le président du cadre de dialogue.

« Ce départ ne me rassure pas. On risque de revivre le scénario du dialogue d’avant référendum où le premier ministre rencontrait séparément des acteurs, tout en mettant de côté les vrais acteurs à l’époque tels que : l’UFDG, l’UDG,  l’UFR, le PEDN, le PADES, etc. A quoi cela a-t-il abouti ? Rien. C’est le même schéma qui est en train de se dessiner encore », déplore Mamadou Sylla.

Ouverts hier, mercredi 16 juin 2021, à Conakry, les travaux du dialogue politique et social ont été dirigés par Elhadj Fodé Bangoura, le secrétaire permanent de ce cadre de concertation. Cette première journée a porté sur la problématique du transport routier, avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés par la question.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Dr Edouard Zoutomou Kpogomou sur le dialogue politique en Guinée : « C’est une perte de temps »

17 juin 2021 à 9 09 36 06366

Rentré en Guinée mardi dernier, 15 juin 2021, après avoir séjourné deux mois aux Etats-Unis, le président de l’UDRP (Union Démocratique  pour le Renouveau et le Progrès), Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, s’est exprimé sur le dialogue politique qui fait débat actuellement dans le pays. Cet opposant au régime Alpha Condé et membre de l’ANAD (une coalition de partis politiques d’opposition) a laissé entendre que cette initiative du chef de l’Etat guinéen « est une perte de temps ». Ce candidat recalé à la présidentielle d’octobre dernier en Guinée a aussi émis des doutes sur la bonne foi du pouvoir de conduire un dialogue sincère pour désamorcer crise politique qui mine le pays depuis les dernières élections, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est peu avant le crépuscule que l’avion du leader de l’UDRP a atterri à l’aéroport international Conakry-Gbéssia. Dr Edouard Zoutomou Kpogomou a été accueilli par une foule de militants et sympathisants qui l’a conduit, à coups de klaxon de véhicules et de motos, jusqu’au quartier général de son parti à Koloma-Soloprimo, dans la commune de Ratoma. Et, devant ce beau monde acquis à sa cause, l’opposant s’est exprimé sur la situation sociopolitique actuelle de la Guinée, notamment le dialogue politique qui fait couler de salives dans la cité.

Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, président de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès)

« C’est bien beau de parler de dialogue, mais il y a des préalables en fait. Il faut montrer qu’on veut dialoguer, il faut dialoguer dans la sincérité. Mais, puisqu’il y a déjà eu des périodes où il y a eu un semblant de dialogue, aucune résolution n’a été implémentée, donc on peut  dire que c’est simplement une perte de temps. Les gents vont se retrouver et en fin de compte, rien ne sort. Vous savez, quand on parle de dialogue, ce n’est pas un problème de personne ; mais ça va dépendre de celui qui va conduire ce dialogue. S’il doit y avoir dialogue, nous nous avions dit qu’au niveau de la présidence, même si nous ne reconnaissons pas cette légitimité, il faut poser des actes. Il ne faut pas appeler les gens au dialogue alors que vous êtes en train de foutre leurs collaborateurs en prison. Il faut une sorte de décrispation de l’environnement politique. C’est ce qui va casser complètement cette crise de confiance et faire en sorte que les gens puissent au moins se parler pour décider de quoi nous allons parler pendant le dialogue », a indiqué Dr Edouard Zoutomou Kpogomou.

Apparemment, le leader de l’UDRP a le sentiment que ce dialogue politique est déjà biaisé, d’autant plus que c’est le président Alpha Condé, sans aucune consultation avec les autres acteurs politiques du pays, qui a fait le choix de celui qui va conduire les pourparlers.

« Le dialogue, le dialogue n’est pas d’aller la crainte sur les pattes, pour dire que vous aller accepter ce qu’on vous dit. C’est pour cela que nous disons que celui qui va conduire le dialogue ne doit pas venir d’un des protagonistes. Le président de la république ne peut à lui seul prendre la décision de faire venir un  interlocuteur où un arbitre. Il y a les autres qui sont là, si vous voulez que le dialogue marche, il faut que nous soyons prêts à nous dire un certain nombre de vérités. C’est seulement à ce prix là que nous allons passer l’éponge sur beaucoup de chose qui se sont passées, parce qu’on ne peut pas continuer à regarder dans le rétroviseur. Il faut que vous sachiez ce que vous allez faire aux autres et les autres aussi  sachent ce que vous leur avez fait. Comme ça vous allez vous entendre et vous allez commencer les choses », a confié Dr Edouard Zoutomou Kpogomou.

Pour cet opposant membre de l’ANAD, le dialogue n’est pas une question de personne. Mais, puisque « tout est inféodé au président Alpha Condé », Dr Edouard Zoutomou Kpogomou estime que des hommes qui doivent conduire le dialogue doit reposer sur le consensus. Et, à ce titre, l’opposant qu’il ne met pas en doute la probité de Fodé Bangoura, le secrétaire général permanent du cadre de dialogue récemment nommé par le chef de l’Etat. Cependant, il a émis des réserve sur la bonne foi du président Alpha Condé de laisser la main libre à Fodé Bangoura.

« Je n’ai rien contre monsieur Fodé Bangoura ; mais, à ce que je sache, monsieur Fodé Bangoura vient à travers le cabinet du chef de file de l’opposition. Il était là, il est membre de ce cabinet. Donc, si monsieur Fodé Bangoura est très bon, c’est un monsieur qui est irréprochable du point de vu de la rigueur et de la droiture, je n’ai pas de problème. Ce n’est pas une question de personne. Mais c’est une question de processus. Vous savez Barak Obama peut venir ici, tant que monsieur Alpha Condé qui est en train de les désigner, il faudra qu’ils fassent ce que monsieur Alpha Condé veut. Donc, la question n’est pas une question de personne. Si on veut trouver quelqu’un, tous les protagonistes doivent se retrouver quelque part, ensemble désigner, s’ils s’entendent sur monsieur Fodé Bangoura, il n’y a pas de problème. Mais, il ne faudrait pas que ça soit seulement monsieur Alpha Condé qui va venir pour conduire ce dialogue. On connait tout est inféodé à monsieur Alpha Condé, c’est ça la vérité. Donc, nous nous pensons que la désignation de Fodé Bangoura n’est pas susceptible d’apporter la solution au problème qui se pose », a martelé Dr Edouard Zoutomou Kpogomou.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225

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Droit au développement : la Guinée vers la mise en place d’une expertise nationale

16 juin 2021 à 21 09 17 06176

Par le service de communication du ministère de la Citoyenneté et de l’Unité nationale : Madame la Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale a officiellement lancé ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry (Hôtel NOOM) un atelier de formation sur le droit au développement. L’initiative  est du département de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH). L’objectif est de former une expertise nationale sur le droit au développement.

Les travaux de cet important atelier dureront deux jours et  regroupent des représentants des différents Départements Ministériels, des agences des Nations Unies  et d’organisations de la Société Civile. L’atelier est animé par les  cadres du HCDH  et ceux du Ministère de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale. Ils se relayeront à tour de rôles et débattront de tout le contour de cette importante problématique. Cette première journée a été consacrée à la définition du concept, à sa différence et son interdépendance avec les autres catégories des droits de l’homme. A l’issue des exposés, des débats fort enrichissants interviendront et contribueront à la compréhension des préoccupations des uns et des autres.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le discours de madame la ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale lors de l’ouverture officielle de la cérémonie :

Monsieur Le Représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en Guinée ;

Mesdames et Messieurs les représentants des départements ministériels,

Chers Participants,

Mesdames et Messieurs ;

Nous voici réunis ce matin, pour lancer l’une des toutes premières activités de la mise en œuvre du programme pilote sur le droit au développement en Guinée.

A cette solennelle occasion, je voudrais remercier le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits l’homme en général et sa représentation en Guinée en particulier, pour le soutien constant qu’ils  ne cessent d’apporter au Gouvernement Guinéen dans le cadre de la promotion et de la protection des droits de l’homme dans notre pays. Qu’ils trouvent ici par ma voix, la gratitude du Gouvernement de la République de Guinée, avec le ferme espoir que ce soutien  ira en s’intensifiant et en se  diversifiant, compte tenu du caractère dynamique des droits de l’homme.

Monsieur le Représentant, Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez certainement, la Guinée s’est engagée comme Etat pilote dans le cadre de la mise en œuvre du droit au développement. Cet engagement a été formalisé lors du passage de notre pays, au titre de son troisième examen périodique universel (EPU) à Genève en janvier 2020. En raison de nombreux efforts fournis par le Gouvernement de la République de Guinée en matière de promotion et de protection des droits de l’homme, sous le leadership de Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé,  la demande de la Guinée a été acceptée. C’est dire que désormais, dans le cadre de la mise en œuvre effective du droit au développement, notre pays est scruté et suivi de par le monde entier. Cela implique donc, de la part de la Guinée, de donner des gages certains dans la mise en œuvre effective de cette problématique essentielle qui est au cœur de toutes les politiques de développement  notamment les Objectifs du Développement durable (ODD).

Mais comment tenir un engagement aussi important, sans développer des compétences internes qui puissent porter cette problématique afin de permettre à notre pays de respecter son engagement ? Votre présence ici ce matin constitue le premier élément de réponse à cette question.

Monsieur le représentant,

Mesdames et messieurs,

Le premier paragraphe de l’article 1 de la déclaration sur le droit au développement, adoptée dans la résolution 41/128 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, du 04 décembre 1986, proclame généreusement « le droit au développement est un droit inaliénable de l’homme en vertu duquel, toute personne humaine et tous les peuples ont le droit de participer et de contribuer à un développement économique, social, culturel et politique dans lequel tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales puissent être pleinement réalisés et de bénéficier de ce développement ».

Une analyse fine de ce paragraphe tiré de la déclaration sur le droit au développement, qui est réaffirmée dans plusieurs instruments et résolutions, permet de conclure que le droit au développement se situe au même niveau que les autres droits de l’homme. Il n’est ni un super droit, ni un mini droit, mais un droit de l’homme au même titre que tous les autres droits qui sont universels, inaliénables, indivisibles, interdépendants et intimement liés. Il est aussi un droit individuel et collectif en ce sens qu’il appartient à tous les individus et à tous les peuples. Il met l’accent de façon particulière sur le développement de l’être humain, la participation, l’équité, la non-discrimination et l’auto détermination.  Le sujet central du droit au développement reste l’être humain, il est le participant actif et le principal bénéficiaire. Par conséquent, toutes les politiques et tous les programmes doivent être axés sur les êtres humains et conçus pour que ceux-ci en bénéficient et pour améliorer constamment leur bien-être.

Le Gouvernement de notre pays est résolument engagé à rendre effectif ce droit au développement en République de Guinée.

C’est dans cette perspective qu’au mois de juillet prochain et sous le haut patronage de Monsieur le Président de la République, le Gouvernement Guinéen, envisage l’organisation à Conakry, de la Conférence Internationale sur le droit au développement, autrement dénommée Dialogue Santa Cruz. Cet évènement de portée mondiale, permettra de prouver à la face du monde, que la République de Guinée n’est plus dans un simple engagement, mais dans les actes concrets dans la promotion effective du droit au développement.

Monsieur le représentant,

Et surtout Mesdames et Messieurs les représentants des départements ministériels,

Voici présenter de façon succincte, le défi dans lequel notre pays s’est engagé. Il vous revient donc, à vous d’abord, qui serez désormais les premiers porteurs de cet engagement, de vous impliquer sérieusement dans la mise en œuvre effective du droit au développement en Guinée. Et le premier signal que vous devrez donner de votre engagement, est le sérieux que vous accorderez à cette session de formation. Cela, pour vous permettre d’être désormais les pionniers de la République de Guinée dans sa lutte pour l’effectivité du droit au développement dans notre pays. Je compte donc sur vous, individuellement et collectivement, pour accorder un maximum de sérieux à cette formation et assumer cette responsabilité dans vos différents départements.

C’est sur ces mots que je déclare ouverte la première session de formation sur le droit au développement en Guinée.

Je vous remercie.

Transmis par le service de communication du ministère de la Citoyenneté et de l’Unité nationale

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Guinée : la police et la gendarmerie s’engagent contre les tracasseries sur la route

16 juin 2021 à 20 08 39 06396

Comme annoncé, les travaux du cadre de dialogue politique et social ont débuté ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry. Cette première journée a été consacrée à la problématique du transport routier, avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés par la question. Tous les problèmes qui gangrènent ce secteur ont été débattus et des engagements ont été pris en faveur de leur résolution, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ces discussions ont réuni autour de la table, les syndicats des transporteurs, la police, la gendarmerie, le ministère de la sécurité et celui des travaux publics. Selon le secrétaire permanent de ce cadre de dialogue politique et social, Elhadj Fodé Bangoura, l’objectif était de donner la parole aux acteurs sur le terrain, en vue de faire un diagnostic réel et prendre les dispositions nécessaires pour résoudre les problèmes qui gangrènent le transport routier.

Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue social et politique

« Tous ceux qui interviennent dans le réseau du transport terrestre étaient présents en face de faitière de transport. Les problèmes ont été posés dont certains ont pu être résolus, selon les concernés, et d’autres méritent des réflexions. Parce qu’au finish, ce qui doit être réglementé, doit être réglementé par des textes. Si c’est des lois, on prendra des lois ; si c’est d’autres réglementations, on le fera pour l’intérêt de tous les Guinéens. Car nous sommes tous intéressés par le transport.

Nous nous sommes réunis pour cela. Nous n’avons pas voulu d’intérimaires, nous avons voulu que les acteurs eux-mêmes viennent expliquer leurs problèmes et que ceux qui doivent résoudre ces problèmes soient aussi là », a-t-il indiqué, ajoutant que ce dialogue sera inclusif et thématique. « Chaque fois qu’il y aura un secteur, on prendra les acteurs concernés par ce secteur et les intervenants qui doivent règlementer ce secteur. Ensemble, on trouvera la solution », a laissé entendre Elhadj Fodé Bangoura.

Ces travaux ont permis aux transporteurs d’exprimer leurs préoccupations et de solliciter l’intervention de l’Etat guinéen pour y faire face. Ce qui réjouit Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée.

Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée

« Ce qu’on voulait, on ne l’a pas obtenu aujourd’hui, mais on a l’espoir de l’obtenir. Parce que tous les acteurs du transport sont des Guinéens. S’il y a un avantage aujourd’hui dans le secteur du transport, il faut que nous bénéficiions de cet avantage. Nous avons sollicité des autorités entre autres, la réglementation des transports en République de Guinée. Parce qu’ici, n’importe qui peut se lever pour faire le transport. Donc, le transport doit être laissé aux transporteurs. Nous avons sollicité aussi l’appui du gouvernement au secteur du transport, notamment pour obtenir le crédit automobile. Nous croyons que cela est tombé dans de bonnes oreilles. (…) Pour ce qui est de la routière, la police et la gendarmerie, nous sommes des frères. Il y a des défaillances de part et d’autre des fois, mais on accepte de céder. Mais si on dit aux conducteurs de respecter la loi, la police et la gendarmerie aussi doivent savoir qu’avant tout, nous sommes Guinéens. Il faut d’abord aller à la sensibilisation avant d’aller à la répression. Nous, à notre niveau, on est prêt à être corrigé pour se développer », a dit le syndicaliste.

De leur côté, les services de sécurité, chargés de réguler la circulation routière, ont pris l’engagement de faire face aux problèmes relevant de leur compétences. La gendarmerie promet notamment de traquer les coupeurs de routes qui terrorisent les transporteurs et leurs passagers.

Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la gendarmerie nationale

« La gendarmerie ne s’occupe que de la rase campagne. C’est-à-dire que chaque 5 km après ou avant une ville, la gendarmerie est présente. Cela veut dire que la gendarmerie nationale occupe 75% du territoire national en matière de transport routier. Alors, en compensation de ces barrages, il doit y avoir des équipes mobiles qui vont naturellement prévenir les accidents sur la route sans compter toute la stratégie opérationnelle qu’on ne dévoile pas ici sur les coupeurs de routes. Aujourd’hui, les stratégies ont changé, vous verrez dans les 48 heures, ceux-là que nous allons mettre devant vous pour identifier clairement les bandes qui obstruent la route entre Kindia-Mamou-Labé-Kouroussa et Faranah. Donc il y a tout un ensemble d’opérations sous la coupe naturellement des actions que nous menons en matière de contrôle routier.  On a souvent parlé aussi de tracasseries. Là aussi, avec vous, nous allons travailler, parce qu’il est formellement interdit de réclamer de l’argent aux usagers de la route, en dehors des amandes qui sont souvent demandées aux contrevenants du Code de la route à savoir, ceux qui sont dans les excès de vitesse, ceux qui sont dans l’alcool, la drogue, donc les états pervers qui amènent les gens à des accidents farfelus », a indiqué le général Ibrahima Baldé, Haut-commandant de la gendarmerie nationale.

Général Ansoumane Bafoé Camara, directeur général de la police

Pour sa part, l’inspecteur de police Ansoumane Camara « Baffoé », directeur général de la police nationale, annonce des actions à mener pour mettre fin aux arnaques dont les policiers sont souvent accusés. « Nous avons quatre barrages dans le cadre sanitaire (Yoropoguiya, Coyah, Kountia et de Keïtaya). A ces niveaux-là, en plus du contrôle sanitaire, les transporteurs se plaignent par endroits. Nous avons demandé aux syndicalistes de désigner deux personnes qui vont rester à côté des policiers pour qu’on travaille ensemble pour éviter les arnaques.

Parce qu’il y a des transporteurs qui vont se faire établir des faux certificats de négativité pour sortir, on a pris des cas qui sont sortis à la télévision. Mais pour une question de transparence, nous souhaitons désormais qu’ils viennent à nos côtés, on va travailler ensemble. En ce qui concerne aussi les arnaques à travers les carrefours de Conakry, tout le monde dit que c’est les policiers qui créent les embouteillages. Nous avons aussi demandé aux syndicalistes à travers notre hiérarchie, qu’on se donne la main pour qu’il y ait la fluidité de la circulation dans la ville de Conakry et que les arnaques par endroits cessent.

J’ai dit maintes fois que tout policier qui n’a pas de badge numéroté, ne lui donnez pas vos papiers. Tout élément de la CMIS qui demande un document à un usager de la route, ne lui donnez pas vos papiers. Mais jusqu’à présent, les gens continuent à se plaindre. Donc nous souhaitons désormais que les syndicalistes travaillent avec les policiers, et c’est ce qui va être fait les jours à venir », a déclaré le premier responsable de la police nationale.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Dr Faya Millimouno au tribunal : « Je n’ai jamais reçu un franc de Cellou Dalein »

16 juin 2021 à 18 06 48 06486
Dr Faya Millimono, président du BL

Comme annoncé précédemment, le Bloc Libéral (BL) lave son linge sale depuis février dernier devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Le leader dudit parti, Dr Faya Millimouno, poursuit six anciens militants et responsables du BL pour diffamation. Le procès s’est poursuivi ce mercredi, 16 juin 2021, devant cette juridiction de première instance avec la déposition de la partie civile. Dr Faya Millimouno s’est défendu, tout en demandant aux prévenus d’apporter les preuves des accusations qu’ils portent contre lui dans les médias, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

A la barre, le leader du BL est tout d’abord revenu sur les propos tenus par ses anciens collaborateurs à son encontre et qu’il juge aujourd’hui diffamatoire.

« Ces personnes (les prévenus : ndlr) ont dit que lors de mes voyages les gens me donnent de l’argent pour le parti et que je ne fais pas de compte rendu. Ils sont allés jusqu’à dire que lors des dernières élections communales, Cellou Dalein m’avait donné 40 millions que je n’ai pas présenté au parti. Qu’ils apportent la preuve. Je n’ai jamais reçu un sou de Cellou Dalein ; et d’ailleurs, je rappelle qu’à l’époque, le président de l’UFDG était en alliance avec le RDIG de Jean Marc Telliano pour me combattre. Ces deux leaders ont présenté une liste commune à Guéckédou. Les prévenus ont dit également que je voyage à l’intérieur du pays avec Alpha Condé. Alors, j’attends qu’on m’apporte les preuves de tout ce qu’ils ont dit », a dit Dr Faya Millimono.

Poursuivant sa déposition devant le tribunal, le leader du BL est revenu les raisons de l’annulation du congrès virtuel à l’origine des bisbilles qui ont conduit le BL à laver son linge sale devant la justice.

« Lors du congrès virtuel, il y a eu des ratés : certains membres n’étaient pas informés, d’autres n’avaient pas de connexion. On s’est entendu d’utiliser des SMS. Mais, là aussi, il y a eu un SMS qui est venu de Faranah, l’intéressé a dit dans le message : je vote pour Thierno Boubacar. Et, quelques minutes après, un autre message vient du même numéro de Faranah et l’intéressé dit qu’il est à Labé et il vote pour Thierno Boubacar. Là, j’ai dit : non, il y a un problème. Voici autant de problèmes qui ont amené à l’annulation de ce congrès » a justifié Dr Faya Millimouno.

Seulement, pour la défense le leader du BL a joué un grand rôle dans l’annulation de l’acte qui a désigné madame Mariame Diallo comme responsable juridique au sein du parti, au motif que cette fille est originaire du Fouta. Mais, devant le tribunal, Dr Faya Millimouno (partie civile dans cette affaire) rejeté ces accusations. Il a laissé entendre qu’il n’est pas « un ethno-stratège » comme on a tendance à le présenter ces derniers temps.

« Bien que nous ne soyons pas là pour cette question, je précise que cette annulation de la désignation de madame Mariame Diallo est venue du bureau exécutif. Je ne suis pas un président directeur général, je suis leader du Bloc Libéral. Je fais des propositions allant dans le sens de l’intérêt du parti. Et au sein du parti, c’est la Guinée qui est là. Je ne suis pas ethno-stratège comme on laisse entendre, la décision a été prise par le bureau exécutif et non Faya », s’est défendu Dr Faya Millimouno.

A la question du ministère public de savoir si les prévenus avaient reçu mandat d’aller parler devant les médias, le leader du Bloc Libéral a répondu par la négative.

« Au BL, personne n’est autorisé à aller dans les médias pour s’attaquer au parti ou bien à un responsable du parti. Celui qui le fait sera sanctionné. Donc, ces prévenus n’avaient aucun mandat du parti d’aller dans les médias », a dit Dr Faya Millimouno.

Finalement, le tribunal a renvoyé l’audience au 30 juin prochain pour la suite des débats.

A rappeler que dans ce dossier, le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimouno, accuse Thierno Boubacar Baldé, Halimatou Baldé, Mamadou Maz Bah, Mamadou Oury Diallo, Boubacar Pita Bah et Ibrahima Sory Sow (tous anciens cadres du Bloc Libéral) de diffamation  lors d’une conférence de presse tenue le 30 novembre 2020 à Conakry.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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L’Ambassadeur du Royaume-Uni chez Cellou Dalein : « j’ai pu lui faire part des conflits… »

16 juin 2021 à 18 06 28 06286
Cellou Dalein Diallo et David Mcllroy, Ambassadeur du Royaume-Uni en Guinée

Cellou Dalein Diallo multiplie les rencontres avec les diplomates étrangers pour échanger avec eux autour de la situation sociopolitique en Guinée, très tendue depuis que le président Alpha Condé a décidé de s’accrocher au pouvoir au terme de ses deux mandats légaux.

Quelques jours après avoir rencontré les Ambassadeurs des Etats-Unis et de l’Union européenne, le coordinateur du Système des Nations Unies et le représentant de la CEDEAO en Guinée, le président de l’UFDG a reçu l’Ambassadeur du Royaume-Uni, David Mcllroy, à son domicile, ce mercredi 16 juin 2021.

Cellou Dalein Diallo et David Mcllroy, Ambassadeur du Royaume-Uni en Guinée

« J’ai pu ainsi lui faire part des conflits qui opposent mon Parti à l’Exécutif et qui tirent leur origine de la violation par ce dernier de la Constitution, des lois de la République et des décisions de justice.

Il a réitéré́ l’attachement de son pays au respect par ses partenaires des droits humains et des règles et principes de l’État de droit et de la démocratie », a annoncé le principal opposant guinéen sur les réseaux sociaux.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Mandat d’arrêt contre Elie Kamano : « nous en tirerons toutes les conséquences »

16 juin 2021 à 16 04 15 06156
Elie Kamano, artiste, président du Parti Guinéen pour la Solidarité, la Démocratie et le Développement (PGSD)

Le tribunal de première instance de Kaloum a décerné un mandat d’arrêt contre l’artiste et politicien Elie Kamano. Cette décision a été prise ce mercredi, 16 juin 2021, par le juge Mohamed Diawara. Elle fait suite à l’absence répétée du reggae man guinéen au procès l’opposant à l’ancien président de la Fédération guinéenne de football. Salifou Camara « Super V » poursuit Elie Kamano pour « injures et diffamation par le biais d’un système informatique ». L’avocat du prévenu dénonce une injustice et annonce que son camp tirera toutes les conséquences de cette décision du juge.

« C’est pour des raisons de santé qu’il (Elie Kamano) n’était pas dans la salle. Nous avons voulu expliquer cela au tribunal, mais nous pensons que le terrain était déjà préparé pour ça. C’est une injustice et c’est ce qui est terrifiant dans notre pays. Les faibles sont toujours persécutés, intimidés, pourchassés. Sinon dans cette affaire, toutes les parties sont constituées. M. Elie Kamano avait à son tour déposé plainte contre M. Salifou Camara « Super V » pour atteinte à la vie privée.

Cette plainte est à la DCPJ depuis bientôt un mois. Nous avons écrit à M. le procureur de la République pour lui demander d’intervenir afin cette plainte soit instruite et transmise au tribunal pour que les deux parties comparaissent devant le tribunal, impossible. Donc il y a du deux poids deux mesures. Nous prenons acte de ce mandat qui vient d’être décerné et nous en tirerons toutes les conséquences de droit. Mais mon client ne se laissera pas faire, nous allons continuer à nous battre pour défendre sa cause », a promis Me Salifou Béavogui.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Alpha Condé aux Guinéens : « nous allons passer quelques mois difficiles… »

16 juin 2021 à 15 03 22 06226
Alpha Condé, président de la République

Le président Alpha Condé a inauguré ce mercredi, 16 juin 2021, le chemin de fer Dapilon-Santou, dans la préfecture de Boké. Le chef de l’Etat guinéen a mis l’occasion à profit pour adresser un message dit de « vérité » à ses compatriotes. Il reconnaît les difficultés économiques auxquelles sont confrontés les Guinéens, mais leur demande d’accepter cette situation qui, selon lui, seront bientôt jugulées. Comme à ses habitudes, Alpha Condé ne s’est pas empêché aussi de lancer des piques à ses opposants, qu’il qualifie d’ennemis de la République.

Guineematin.com vous propose ci-dessous un extrait de son discours :

 « Bien sûr, la vie est difficile aujourd’hui. Personne ne pensait que cette maladie allait durer tant. Les conditions de vie sont difficiles, mais c’est la situation partout. Si vous allez dans les pays voisins, vous verrez que les gens souffrent plus qu’en Guinée. Comment mettre fin à ça ?

Ce n’est pas en écoutant ces ennemis de la Guinée qui ont échoué à empêcher le référendum et qui viennent dire la vie est chère. Rien ne se gagne sans le travail. Il faut qu’on se dise la vérité. Nous allons passer quelques mois difficiles, nous devons l’accepter. Mais comment  sortir de là ? C’est de développer l’agriculture, des usines pour que notre riz ne soit plus acheté à des dollars, mais que ce soit du riz produit en Guinée.

Hier, j’étais obligé de m’occuper de la bagarre politique avec ceux qui voulaient détruire la Guinée. Il fallait tout le temps être avec des gendarmes et des policiers pour assurer la sécurité. Aujourd’hui, il y a la paix et le pays est stable. J’ai décidé de prendre les choses en main. L’argent du pays doit aller dans les caisses de l’État, non pas dans les caisses de quelques individus, pour eux et leurs familles. (…) Maintenant, la fraude n’est plus possible. Les fonctionnaires qui pensent qu’en dehors de leurs salaires ils doivent prendre l’argent de l’État, ça aussi c’est fini.

Maintenant, je connais très bien l’administration guinéenne. Je connais maintenant tous les trous, même là où les souris passaient. Alors, j’ai fermé tous ces trous (…). Il n’est plus question que l’argent du pays soit détourné par quelques cadres à leur profit seulement et celui de leurs familles. Quand cet argent rentre dans les caisses, ça permet à l’État de développer le pays. On dit que j’ai mis le pays sur le frein, mais je n’ai fait que rendre au peuple ce qui lui revient », a laissé entendre Alpha Condé.

Guineematin.com

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Dialogue politique et social : les consultations débutent ce mercredi 16 juin

16 juin 2021 à 7 07 28 06286
Elhadj Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue politique et social

Annoncés depuis plusieurs mois, les travaux du cadre de dialogue politique et social vont enfin débuter ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry.

L’annonce a été faite par Fodé Bangoura, le secrétaire permanent de ce cadre de concertation à travers un communiqué publié mardi soir à la télévision nationale, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes. Il précise que ces consultations se feront à l’hôtel Kaloum et qu’elles commenceront par le secteur des transports.

Il faut dire que ce dialogue politique a très peu de chance de produire des résultats positifs. Car la plupart des grands partis d’opposition, notamment l’UFDG et ses alliés de l’ANAD, l’UFR et le PEDN, ont déjà annoncé qu’ils participeront aux travaux, tels que voulus par le pouvoir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Les jeunes de Siguirikoura1 en colère : « le régime d’Alpha condé est une tortue, il faut le chauffer pour qu’il sorte sa tête »

15 juin 2021 à 17 05 11 06116
Mairie de la commune urbaine de Siguiri

Sauf changement de dernières minutes, les jeunes de Siguirikoura1 (un quartier de la commune urbaine de Siguiri) vont battre le pavé jeudi prochain, 17 juin 2021, pour réclamer la reprise des travaux de pavage des routes de leur quartier. Apparemment, ils sont lassés des fausses promesses ; et, désormais, ils comptent utiliser le langage de la rue pour attirer l’attention des autorités sur leur situation. Ces jeunes disent avoir compris que « le régime d’Alpha Condé est une tortue » qu’il faut chauffer le derrière.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, les travaux de pavage des voiries du quartier Siguirikoura1 ont été lancés à la veille des élections communales de février 2018 en Guinée. Ces travaux avaient démarré avec faste pour s’arrêter au lendemain de ce scrutin communautaire. Et depuis, les habitants du quartier attendent la reprise des travaux, en vain.

Ainsi, lassé de l’interminable attente, les populations de ce quartier de la commune urbaine de Siguiri, notamment les jeunes, veulent passer à la vitesse supérieure. Et, dans leur initiative, une « marche pacifique » pour se faire entendre des autorités qui font jusque-là sourde oreille à leur sollicitation. Ils comptent investir la rue jeudi prochain et promettent d’y rester jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

« Au préambule des élections communales passées, les autorités sont venues lancer les travaux de pavage de notre voirie. Après les élections, les travaux ont été arrêtés. Et, jusqu’à présent nous sommes sur ça. Aujourd’hui il est difficile d’accéder à une concession dans le quartier. L’hivernage passée, un enfant a perdu la vie dans un caniveau. A chaque fois qu’on écrit aux autorités, elles nous disent d’attendre. Il y a deux mois, le quartier Faraniko a paralysé la ville de Siguiri. Et, le gouvernement a satisfait la réclamation de ce quartier. Le régime d’Alpha Condé est une tortue, il faut le chauffer pour qu’il sorte sa tête. C’est pourquoi, le 17 juin 2021, nous allons manifester jusqu’à la satisfaction de nos réclamations. C’est la voie que le régime d’Alpha Condé nous a tracé », a martelé Mamoudou Bana Camara, le secrétaire général des jeunes de Siguirikoura1.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Libération de Toumba Diakité ? La Cour suprême rejette la demande de ses avocats

15 juin 2021 à 15 03 40 06406

C’est une nouvelle déception pour le commandant Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba, en détention depuis quelques années à la Maison centrale de Conakry. La Cour suprême a rejeté ce mardi, 15 juin 2021, le pourvoi en cassation introduit par les avocats de l’ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara (le chef de la junte qui a pris le pouvoir à la mort du président Lansana Conté), qui se battent depuis plusieurs mois pour tenter d’obtenir une liberté provisoire pour leur client.

La plus haute institution judiciaire du pays a jugé le pourvoi recevable en la forme, mais l’a rejeté au fond. Ce qui veut dire que Toumba Diakité, seul détenu parmi les personnes inculpées dans le cadre du massacre du 28 septembre 2009, (plus de 150 morts, de nombreux blessés et des femmes violées, selon des ONG de défense des droits de l’homme), va devoir rester encore en prison.

Ses avocats promettent de se tourner vers les juridictions supranationales pour réclamer la libération de leur client, malade en prison.

A suivre !

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