Louda Baldé (PUR) après sa rencontre avec Fodé Bangoura : « il nous a rassuré de son ouverture d’esprit »

10 juin 2021 à 16 04 06 06066
Mamadou Louda Baldé, président du PUR

Comment réunir tous les partis politiques au tour de la table pour parler de paix ? Cette question était au menu d’une rencontre de prise de contact qui a eu lieu ce jeudi, 10 juin 2021, entre le président du parti pour l’unité et le renouveau (PUR)  et le secrétaire général permanent du cadre de dialogue social et politique (par ailleurs président du parti de l’unité et du progrès). Mamadou Louda Baldé (en compagnie du Mouvement Carton Rouge et l’ONG Alternative Citoyenne) et Fodé Bangoura se sont entretenus à huit clos au siège du PUP. Et, au sortir de la rencontre, le leader du PUR a renouvelé sa confiance au secrétaire général permanent du cadre de dialogue social et politique. Il a assure que Fodé Bangoura est un homme crédible autour de qui les guinéens devrait accepter de se retrouver et parler des questions qui les opposés, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Au terme de cette rencontre de prise de contact entre ces deux hommes politiques, c’est le président du PUR qui a fait le compte rendu à la cohorte de journalistes qui attendaient à la porte. Et, Mamadou Louba Baldé n’a pas caché sa joie d’avoir eu des échanges fructueux avec le tout nouveau secrétaire général permanent du cadre de dialogue social et politique.

Mamadou Louda Baldé, président du PUR

« Vous n’êtes pas sans savoir que le 29 mai dernier, on a organisé un point de presse, on a écrit un mémorandum à travers le Mouvement Carton Rouge, l’ONG Alternative Citoyenne et le PUR. Donc, on a écrit un mémorandum dans lequel on a inscrit des préalables comme la libération des détenus politiques, la cessation de toute forme de poursuites à l’encontre des opposants, donner tous les moyens logistiques à monsieur Fodé Bangoura, ouvrir les frontières afin de donner une crédibilité à ce dialogue-là pour attirer l’attention de l’ensemble des partis politiques afin que monsieur Fodé Bangoura qui est un homme crédible, puisse réussir sa mission. L’objectif de monsieur Fodé Bangoura, c’est comment réunir tous les partis politiques. Il y a certains déjà qui se disent qu’ils ne vont pas participer. Ils sont sur leur raison en disant que le dialogue n’est pas crédible. C’est dans ce contexte que nous avons écrit un mémorandum pour satisfaire ces préalables. Une fois satisfait, ça peut encourager les partis qui ne veulent pas participer à venir autour de la table. Donc, c’est dans ce contexte qu’on est venu faire une prise de contact avec son excellence monsieur Fodé Bangoura. Et, il nous a rassuré de son ouverture d’esprit et en même temps de l’ouverture du dialogue inclusif. Il nous a surtout montré sa crédibilité et sa disponibilité. Il dit que le dialogue va être inclusif ; mais, il attend que son bureau soit installé de manière officielle. Il va recevoir tous les médias et mettre toutes les propositions sur la table autour de laquelle les fils et filles du pays se réuniront pour parler de l’unité et de la paix » a indiqué Mamadou Louba Baldé.

A en croire le président du PUR, ces échanges qui ont été entamés ce jeudi vont se poursuivre après l’installation officielle du bureau du secrétaire général Fodé Bangoura. Ainsi, Mamadou Louda Baldé invite les guinéens, notamment les acteurs politiques, à conjuguer leurs efforts afin de donner de la force à ce dialogue.

« Nous profitons de l’occasion pour attirer toute l’attention de la population guinéenne, à ceux qui veulent s’inscrire dans ce sens, de nous contacter afin qu’on puisse réunir nos forces et qu’on puisse donner de la force à ce dialogue. Parce qu’on sait que toutes les guerres se sont terminées autour d’une table afin que nos institutions soient indépendantes et que la mission soit accomplie. La suite, on continue sur les plans d’action. Ça c’était un plan d’action et il nous a dit qu’il va nous contacter une fois son bureau installé. Là, nous reviendrons avec le mémorandum, le présenter de manière officielle ; et après, nous continuerons de demander l’audience de toutes les institutions qui veulent nous écouter afin qu’on puisse montrer notre inquiétude » a confié Mamadou Louda Baldé. 

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Condamnation de Foniké Menguè : « une journée de honte nationale pour la justice » (FNDC)

10 juin 2021 à 15 03 58 06586
Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, responsable en charge des antennes et de la mobilisation du FNDC

COMMUNIQUÉ : Ce jeudi 10 juin 2021 marque une journée de honte nationale pour la justice guinéenne soumise aux ordres d’une dictature féroce. Oumar Sylla dit Foniké Manguè, Responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC vient d’être injustement condamné par la Cour d’appel de Conakry, présidée par Seydou Keita, à trois (3) ans de prison ferme pour s’être opposé au 3ème mandat illégal et illégitime du dictateur Alpha Condé.

Cette condamnation politico-judiciaire ordonnée par le dictateur Alpha Condé fait suite à l’appel relevé par le Procureur du 3ème mandat Sidy Souleymane NDiaye contre le jugement du Tribunal de Dixinn qui avait relaxé Oumar Sylla dit Foniké pour délit non constitué, le 28 août 2020.

Le FNDC condamne énergiquement cette décision d’allégeance et cette soumission totale de certains magistrats au pouvoir autoritaire du dictateur Alpha Condé au détriment de la loi et de la justice. Cette surenchère politique à travers des peines fantaisistes sorties du chapeau des juges aux ordres de la dictature fait voler en éclat le peu d’espoir de ceux qui doutaient encore de la détermination du dictateur Alpha Condé à faire crouler toutes les institutions du pays. 
Le FNDC salue la constance, le courage indéfectible, l’attachement inconditionnel aux valeurs démocratiques et le sens élevé de dignité dont fait montre Oumar Sylla dit Foniké Menguè dans ces douloureuses épreuves que lui impose sans relâche le dictateur Alpha Condé.

Le FNDC demeure engagé avec le peuple opprimé de Guinée à poursuivre le combat contre le 3ème mandat illégal et illégitime imposé dans le sang et par toutes les formes de répression féroce des militants de la démocratie. 

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

Conakry, le 10 juin 2021.

La Coordination nationale du FNDC

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Cellou Dalein chez Soulay Thiâ’nguel : « j’étais très choqué et étonné… »

10 juin 2021 à 15 03 52 06526

A la tête d’une forte délégation composée de plusieurs membres de son parti et d’un représentant de ses alliés de l’ANAD, Cellou Dalein Diallo s’est rendu ce jeudi, 10 juin 2021, au domicile de Souleymane Thiâ’nguel Bah, à Conakry. Cette visite intervient trois jours après le retour de l’ancien directeur de la cellule de communication de l’UFDG, qui a passé 5 ans d’exil en France. Le principal opposant du régime Alpha Condé et sa suite sont allés présenter leurs condoléances à leur collaborateur suite au décès de son père, a appris Guineematin.

« Nous sommes venus présenter les condoléances suite au décès du papa de Thiâ’nguel à l’époque. Maintenant que lui-même est revenu, il est de notre devoir de venir encore pour la même cause. Souleymane Thiâ’nguel Bah est un membre du conseil politique de l’UFDG qui était en exil. Le voyant de retour, nous sommes contents, réconfortés et délivrés d’un poids lourd, car son exil nous a longtemps déchiré le cœur. Nous lui présentons les condoléances et nous lui souhaitons la bienvenue », a déclaré Honorable James Deen Baldé, porte-parole de la délégation, cité par la cellule de communication de l’UFDG.

De son côté, Cellou Dalein Diallo a mis cette occasion à profit pour rappeler les circonstances dans lesquelles Souleymane Thiâ’nguel Bah s’est retrouvé en exil en France. Cela, après avoir été accusé d’avoir joué un rôle dans le meurtre du journaliste Mohamed Koula Diallo, en février 2016, devant le siège de l’UFDG. « Quand le papa de Souleymane Thiâ’nguel Bah est décédé, j’étais peiné sachant que son fils aîné qu’il aime et qui l’a beaucoup aidé n’était pas présent pour l’accompagner.

Le voyant aujourd’hui de retour en famille, je lui ai dit que s’il y a quelqu’un qui peut être plus content que moi, ça serait les membres de sa famille. Je me rappelle chaque jour de la manière dont Thiâ’nguel s’est retrouvé sur la liste des accusés. Lorsqu’il y a eu ce problème au siège de l’UFDG, j’étais avec lui. Il n’était même pas sorti. Pendant les enquêtes menées par la gendarmerie, des dizaines de personnes ont été interrogées. Il n’y avait pas Thiâ’nguel sur la liste, personne aussi n’avait prononcé son nom pendant toutes les phases de l’enquête.

Aucun officier de justice n’avait prononcé son nom. Aucun juge ne l’a entendu. C’est lorsque que le juge d’instruction avait parlé de l’Ordonnance de renvoi qu’on a retrouvé son nom dedans. Tout le monde était surpris. J’étais très choqué et étonné. C’était une grave injustice. Et sa condamnation constituait l’une des pires injustices du pays. Voilà comment il a été en exil. Aujourd’hui nous sommes très contents de son retour. Nous prions pour le repos de l’âme de son papa », a déclaré le président de l’UFDG.

En réponse, le porte-parole de la famille de Souleymane Thiâ’nguel Bah a exprimé leur reconnaissance à l’endroit de l’UFDG. « Notre Souleymane Thiâ’nguel Bah connaît tout ce que l’UFDG a fait pour la famille et est très content, puis vous remercie. Toute la famille vous remercie. Vous aviez pris toutes les charges pour les obsèques du vieux quand il est décédé. Beaucoup de choses importantes ont été faites par l’UFDG et nous vous en sommes reconnaissants », a souligné le représentant de la famille, également cité par la cellule de communication de l’UFDG.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Congo : au pays de « l’Empereur » Sassou, triste anniversaire pour la conférence nationale

10 juin 2021 à 14 02 13 06136
Sassou Nguesso

BRAZZAVILLE, 10 JUIN 2021 (AFP) – « On peut dire que la déception est totale »: plus qu’ailleurs en Afrique, les opposants au Congo-Brazzaville célèbrent avec amertume le 30e anniversaire de leur « conférence nationale » vers la démocratie, quelques semaines après la réélection écrasante de l’indéboulonnable président Sassou Nguesso.

C’était en 1990-91, dans la foulée de la chute des dictatures soviétiques. Le président français François Mitterrand mettait en garde les autocrates africains -dont Denis Sassou Nguesso- au sommet de la Baule: sans démocratie, moins d’aide.

Du Bénin au Zaïre (actuelle RDC), en passant par le Gabon et la Côte d’Ivoire, des « conférences nationales » ouvertes aux opposants ont tenté d’écrire les règles du multipartisme.

Le succès a été foudroyant à Brazzaville. Un an après la fin de la conférence le 10 juin 1991, le président Denis Sassou Nguesso était battu par Pascal Lissouba aux élections.

Encore aujourd’hui, il s’agit du seul exemple d’alternance en Afrique centrale, mis à part le compromis politique qui a conduit à la passation de pouvoir entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi en République démocratique du Congo en janvier 2019.

Trente ans et quatre guerres civiles plus tard, le président Denis Sassou Nguesso, 77 ans dont 37 au pouvoir, a été réélu en mars pour un quatrième mandat avec plus de 88% des voix. Son fils a été nommé ministre.

Né de la conférence nationale, le principal parti d’opposition UPADS a boycotté le scrutin du 21 mars, en dénonçant ses conditions d’organisation.

Fils d’une figure de 1991, le candidat de l’opposition Guy-Brice Parfait Kolélas est décédé du Covid le lendemain du scrutin. Il a été crédité de 7,84% des voix selon le résultat officiel.

Les opposants du précédent scrutin de 2016 (Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa) sont en prison, condamnés à des peines de 20 ans pour « atteinte à la sécurité de l’Etat ».

Dans ce pays où l’opposition est décapitée, l’esprit de la « conférence nationale » s’est largement dissipé.

« On peut constater avec regret que la plupart des acquis de la conférence ont été remis en cause », affirme à l’AFP l’opposant Clément Miérassa.

– Espoirs déçus –

La promotion de la démocratie, la lutte contre la corruption, la réconciliation nationale étaient entre autres valeurs prônées par la conférence nationale, se souvient M. Muiérassa, 72 ans, un économiste qui a joué un rôle actif à l’époque.

Fondateur du Parti social démocrate congolais (PSDC) il a fait partie du gouvernement de transition (1991-1992) avec un Premier ministre, André Milongo, disposant des prérogatives d’un chef d’Etat.

La lutte contre la corruption passait par « la Commission des biens mal acquis », ajoute Clément Miérassa.

« Aujourd’hui l’indice de perception de la corruption est de 19/100, faisant apparaître le Congo comme l’un des pays les plus corrompus du monde, dans le top 10 des pays les plus corrompus d’Afrique », constate-t-il. 

Des enquêtes ont été ouvertes en France sur les « bien mal acquis » de la famille présidentielle.

« La Conférence a suscité beaucoup d’espoirs au sein de la population », se rappelle Grégoire Lefouoba, un autre ancien de 1991.

La conférence voulait débarrasser le Congo de tous ses vieux démons, ajoute-t-il: « le tribalisme, le clanisme, le favoritisme, le clientélisme et surtout la violence politique érigée en art politique ».

Participant à la conférence nationale, M. Lefouoba a été ministre du président Lissouba. Il milite aujourd’hui au PCT, le parti au pouvoir.

– Des regrets –

En 30 ans de démocratie, le Congo a enregistré au moins quatre guerres civiles, dont celle de 1997 qui a permis le retour au pouvoir de Denis Sassou Nguesso.

« L’histoire politique du Congo depuis l’indépendance n’est qu’une succession de violences », remarque Ulrich Stevio Baralangui, enseignant d’histoire à l’université Marien Ngouabi.

Dans son dernier discours d’investiture, le président Sassou Nguesso a parlé de « rupture avec les mentalités déviantes et les comportements pervers du passé », dont « la corruption, la fraude » et « le népotisme et la tendance à la gabegie ».

Ailleurs en Afrique, les « conférences nationales » ont connu des fortunes diverses, des alternances au Bénin au maintien de la famille Bongo au pouvoir au Gabon, en passant par des épisodes de violence en Côte d’Ivoire et en RDC.

Quant au président Sassou Nguesso, ses homologues de Guinée et de Côte d’Ivoire l’appellent désormais « l’Empereur ».

AFP

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Foniké Menguè condamné à 3 ans de prison : ses avocats annoncent une nouvelle bataille

10 juin 2021 à 13 01 30 06306
Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, responsable en charge des antennes et de la mobilisation du FNDC

Comme annoncé précédemment, Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) a été condamné 3 ans de prison ferme. Cette décision a été rendue publique ce jeudi, 10 juin 2021, par la Cour d’appel de Conakry. La défense de l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé dénonce une « décision bancale » et annonce qu’elle va l’attaquer devant la Cour suprême. C’est Me Abdoulaye Keïta, membre du collectif des avocats de Foniké Menguè, qui a annoncé cette nouvelle bataille, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Me Abdoulaye Keïta, membre du collectif des avocats de Foniké Menguè

« C’est une surprise pour nous. On ne s’attendait pas à cette condamnation. La défense s’attendait à la relaxe pure et simple de Foniké Menguè. Vous savez qu’au niveau du tribunal de première instance de Dixinn, Foniké Menguè avait été relaxé purement et simplement sur la base de l’article 544. Maintenant, puisqu’il y a eu jonction de procédures : la procédure de Dixinn et celle de Mafanco, le procureur avait requis 2 ans de prison ferme. Aujourd’hui, la Cour d’appel de Conakry le condamne à 3 ans de prison ferme. C’est une décision bancale. Et la défense ne va pas se limiter là, elle va continuer le combat jusqu’au bout. Nous allons user de nos voies de recours pour aller devant la Cour suprême », a annoncé l’avocat.

A rappeler que ce procès en appel de Foniké Menguè portait sur deux dossiers. Dans le premier dossier, l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé était poursuivi pour « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort ». Des faits pour lesquels il a été jugé et déclaré non coupable, le 28 août 2020, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Une décision contre laquelle le procureur de la République près le TPI de Dixinn avait aussitôt relevé appel.

Dans le second dossier, l’activiste de la société civile était poursuivi pour « provocation directe d’un attroupement non armée suivi d’effets ». Des faits dont il a été déclaré coupable et condamné, le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement par le Tribunal de Première Instance de Mafanco. Une décision jugée injuste par les avocats du prévenu, qui ont interjeté appel pour réclamer l’ouverture d’un nouveau procès devant la Cour d’appel de Conakry.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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Conakry : la Cour d’appel réduit fortement la peine de Madic 100 frontière

10 juin 2021 à 12 12 49 06496
Mamadi Condé, alias Madic 100 frontière

Après plusieurs reports, l’arrêt de la Cour d’appel de Conakry dans le procès de Mamadi Condé, alias Madic 100 frontière, est tombé ce jeudi 10 juin 2021. La juridiction supérieure a condamné le célèbre militant de l’UFDG à un an d’emprisonnement ferme. Une peine nettement inférieure à celle qui lui avait été infligée en première instance, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Arrêté lors de la crise qui a suivi l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, Mamadi Condé, alias Madic 100 frontière, a été condamné le 8 février 2021, à 5 ans d’emprisonnement et au paiement de 100 millions de francs guinéens d’amende. Une décision prononcée par le tribunal de première instance de Dixinn, qui l’a reconnu coupable d’atteinte aux institutions de la République, téléchargement, diffusion et mise à la disposition d’autrui, de messages de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics.

Des faits que l’opposant, résidant au Canada, avait partiellement reconnus lors de son procès, demandant pardon à toutes les personnes qu’il a attaquées dans ses publications sur sa page Facebook. Ses avocats avaient alors interjeté appel contre cette décision, ce qui a permis l’ouverture d’un nouveau procès devant la Cour d’appel de Conakry.

Au cours de ce procès, le parquet général a demandé la réduction de la peine infligée à l’opposant de 5 à 1 an d’emprisonnement. De leur côté, les avocats de la défense ont demandé la relaxe pure et simple de leur client, non coupable selon eux des faits retenus contre lui en première instance. Attendue depuis le 22 avril dernier, la décision de la Cour d’appel de Conakry n’est intervenue que ce 10 juin 2021.

Une décision qui va sans doute réjouir le principal concerné, qui pourra recouvrer sa liberté dans un peu plus de cinq mois. Car Madic 100 frontière, placé sous mandat de dépôt le 26 novembre 2020, a déjà purgé plus de la moitié de sa peine.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Urgent : Foniké Menguè condamné à 3 ans de prison

10 juin 2021 à 10 10 54 06546
Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, responsable en charge des antennes et de la mobilisation du FNDC

C’est une mauvaise nouvelle pour Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, et ses proches. La Cour d’appel de Conakry a condamné le responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) à 3 ans de prison ferme. Cette décision a été annoncée ce jeudi, 10 juin 2021, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ce procès en appel de Foniké Menguè portait sur deux dossiers. Dans le premier dossier, l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé était poursuivi pour « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort ». Des faits pour lesquels il a été jugé et déclaré non coupable, le 28 août 2020, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Une décision contre laquelle le procureur de la République près le TPI de Dixinn avait aussitôt relevé appel.

Dans le second dossier, l’activiste de la société civile était poursuivi pour « provocation directe d’un attroupement non armée suivi d’effets ». Des faits dont il a été déclaré coupable et condamné, le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement par le Tribunal de Première Instance de Mafanco. Une décision jugée injuste par les avocats du prévenu, qui ont interjeté appel pour réclamer l’ouverture d’un nouveau procès devant la Cour d’appel de Conakry.

A l’issue des débats, la Cour d’appel de Conakry a conclu que M. Oumar Sylla est coupable des faits qui lui sont reprochés et a prononcé une peine de trois ans d’emprisonnement à son encontre.

Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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France : ces présidents agressés avant Emmanuel Macron

10 juin 2021 à 10 10 05 06056

Le chef de l’État français a reçu une gifle de la part d’un jeune homme, le mardi dernier, 08 juin 2021, à Tain l’Hermitage dans la Drôme. Une agression rare mais pas inédite envers un président ou un Premier ministre en exercice.

La scène a eu lieu durant un déplacement d’Emmanuel Macron à Tain l’Hermitage, dans la Drôme, nouvelle étape de son déplacement accompagnant la reprise du pays, post-Covid-19.

Macron s’approche d’un groupe de personnes massées derrière des barrières, puis échange brièvement avec un homme. Saisissant l’avant-bras du président, l’individu lui assène une gifle, ou « une tentative de gifle », préfère l’entourage du président, qui a poursuivi sa visite, a priori donc, sans séquelle physique. L’agresseur, un Drômois de 28 ans, a été interpellé avec un accompagnant du même âge. De Marine Le Pen (RN) à Fabien Roussel (PCF), en passant par Gérard Larcher (LR), Olivier Faure (PS) ou encore François Hollande, l’intégralité de la classe politique française a fustigé l’acte commis contre le président. 

Et pourtant ce n’est pas première fois qu’un président de la République française est agressé par un citoyen. Même si certains pensent à tort que cela n’est possible que depuis la démystification voire la banalisation de la fonction présidentielle par un certain François Hollande. Avant Macron, Nicolas Sarkozy avait été agressé le 30 juin 2011 à Brax (Lot-et-Garonne). Un homme de 32 ans, employé municipal d’Agen, agrippe la veste du président Sarkozy en train de saluer des habitants rassemblés derrière une barrière de sécurité. Regrettant son geste par la suite, il déclare avoir voulu dire au chef de l’Etat qu’il faut « écouter les gens qui l’ont élu ». Il sera condamné à six mois de prison avec sursis. 

Le 23 juin 2010, au cours d’une visite de Nicolas Sarkozy dans des quartiers sensibles de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), un jeune homme de 21 ans lui lance : « Va te faire enculer connard, ici t’es chez moi ». L’homme est blessé lors de l’interpellation et condamné à 35 heures de travaux d’intérêt général pour outrage au chef de l’Etat. 

Comme nous l’avons dit, il n’y a pas que les derniers chefs d’Etat français qui ont fait l’objet d’agression physique. Le très charismatique Jacques Chirac a essuyé une tentative de meurtre et crachats. Le 14 juillet 2002, Maxime Brunerie, 25 ans, tente d’atteindre M. Chirac avec un fusil 22 long rifle dissimulé dans un étui à guitare lors du défilé présidentiel sur les Champs-Elysées. Le tir est dévié par un spectateur. Brunerie est condamné en décembre 2004 à dix ans de réclusion criminelle. Il est libéré en août 2009. 

Le 4 mars 2002, le même président Chirac, qui effectue son deuxième déplacement sur le thème de la sécurité durant la campagne présidentielle, est la cible de crachats à Mantes-la-Jolie (Yvelines), en pleine affaire sur les marchés publics d’Ile-de-France, tandis que fusent quelques « Chirac voleur ». 

Même le héros de Seconde Guerre mondiale a échappé à des tentatives d’assassinat. En effet, le Général de Gaulle a été victime d’une des plus graves atteintes à un président de la République en exercice. A cinq reprises, entre 1961 et 1965, des attentats ont visé le héros de la Seconde Guerre mondiale. Le plus grave ayant été celui du « Petit-Clamart« , organisé par une douzaine de partisans de l’Algérie française de l’OAS armés jusqu’aux dents. Heureusement, sans faire de victimes. 

Plus récemment encore, Lionel Jospin a été aspergé de ketchup. Le 17 avril 2002, venu à Rennes pour son dernier meeting de campagne présidentielle, le Premier ministre-candidat est aspergé de ketchup par deux jeunes mineurs alors qu’il remontait l’allée centrale du Parc des expositions où il devait prendre la parole devant 7000 personnes. 

Pour revenir à Emmanuel Macron, quand il était ministre de l’Economie, il avait été pris pour cible le 6 juin 2016 par des manifestants hostiles à la loi duTravail, qui lui avaient jeté des œufs lors d’un déplacement à Montreuil (Seine-Saint-Denis) en lui criant « casse-toi ! ». 

Comme on le voit, ce n’est ni la banalisation de la fonction présidentielle ces dernières années ni l’âge de Macron encore moins le manque de charisme de l’actuel président français qui lui a valent la paire de gille qu’il a reçue. Avant lui beaucoup d’autres, et non des moindres, avaient été pris pour cible. Y compris l’un des plus hommes politiques que la patrie des droits de l’homme a connus. En l’occurrence le général De Gaulle. C’est donc une triste tradition française que de s’en prendre à un chef d’Etat. Une situation inimaginable sur le continent noir. D’ailleurs beaucoup d’internautes ironisent en disant qu’il faut d’avance présenter les condoléances aux familles d’éventuels candidats pour la gifle présidentielle. Les exemples pris ci-haut constituent, s’il en était besoin, qu’en dépit de tout, la France reste un modèle. Car aucun agresseur d’un président n’a pris la perpétuité. A plus forte raison d’être abattu par la garde rapprochée du président victime d’agression. Si c’était sous les tropiques, celui que notre confrère Mamane de RFI appelle « sergent s’en fou la mort » aurait logé une balle dans la tête de l’agresseur.

A cette exécution sommaire, l’opposition aurait été accusée d’être en connivence avec l’agresseur. Ou encore les puissances étrangères. Car si, comme nous l’avons dit, les fonctions présidentielles sont banalisées de nos jours en France, ce n’était pas le cas sous le règne de De Gaulle. C’est comme si quelqu’un tentait d’assassiner Sékou Touré. Contrairement à l’agresseur de De Gaulle, si l’agressé était un africain son agresseur n’aurait jamais eu la chance de passer devant un juge.

C’est cela la démocratie, la vraie. Autant elle vous met à l’abri d’un coup d’Etat militaire, avec à la clé l’assassinat du président avec parfois femme et enfants, autant elle vous fragilise. Si vous n’êtes pas un citoyen comme un autre, vous n’êtes pas non plus un demi-dieu.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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3ème mandat d’Alpha Condé : Mme Bangoura Hadja Fatou Doumbouya du RPG condamnée pour « offense au chef de l’Etat »

10 juin 2021 à 8 08 20 06206
Madame Bangoura Hadja Fatou Doumbouya

« J’ai dénoncé le fait que l’unique fils que j’ai et qu’on devait enrôler dans l’armée ne soit pas enrôlé. On l’a envoyé à Kissidougou pour être enrôlé ; mais, il n’a pas été enrôlé… De surcroît, on m’a demandé 5 millions pour qu’il soit enrôlé. C’est ce qui m’a aussi de plus énervé. Que je me batte pour un parti qui arrive au pouvoir et les cadres de ce parti me demandent de l’argent pour l’enrôlement de mon fils, c’est vraiment difficile… ».

Madame Bangoura Hadja Fatou Doumbouya, une militante du RPG arc-en-ciel (parti au pouvoir en République de Guinée depuis plus de dix), a été condamnée à 18 mois de prison dont 14 assortis de sursis par le tribunal de première instance de Mafanco. Elle était poursuivie pour « offense sur la personne du président de la République (Alpha Condé), production, diffusion et mise à disposition d’autrui des données de nature à troubler l’ordre public, injures par le biais d’un système informatique ». Des faits que la prévenue a reconnus dès l’ouverture de son procès, rapporte le journaliste que Guineematin.com avait dépêché au tribunal pour suivre ce procès.

C’est une condamnation synonyme de remise en liberté pour Madame Bangoura Hadja Fatou Doumbouya. Incarcérée à la maison centrale depuis le 29 janvier dernier, cette militante très engagée du RPG arc-en-ciel a été condamnée à une peine de prison assortie de sursis pour les faits qui lui sont reprochés. Des faits qu’elle avait reconnus devant le tribunal correctionnel de Mafanco où elle s’était confondue en excuses à la barre à l’ouverture de son procès, le 03 juin dernier.

« Tout ça, c’est parce que j’ai aimé le président de la République et son parti pour lequel je me suis toujours battue. Oui, je reconnais avoir produit la vidéo dont on parle… J’ai dénoncé le fait que l’unique fils que j’ai et qu’on devait enrôler dans l’armée ne soit pas enrôlé. On l’a envoyé à Kissidougou pour être enrôlé ; mais, il n’a pas été enrôlé… De surcroît, on m’a demandé 5 millions pour qu’il soit enrôlé. C’est ce qui m’a aussi de plus énervé. Que je me batte pour un parti qui arrive au pouvoir et les cadres de ce parti me demandent de l’argent pour l’enrôlement de mon fils, c’est vraiment difficile. Mais, ce que j’ai dit, je le regrette aujourd’hui. Je demande pardon au tribunal et au gouvernement », avait dit Madame Bangoura Hadja Fatou Doumbouya devant cette juridiction de première instance.

Visiblement, son appel au pardon a été entendu par le tribunal correctionnel. Car, bien qu’elle a été déclarée coupable d’offense au chef de l’Etat, Madame Bangoura Fatou Doumbouya n’a été condamnée qu’à 18 mois de prison dont 14 mois assortis de sursis. En termes clairs, elle vient de recouvrer sa liberté, même si l’épée de Damoclès reste suspendue sur sa tête pour au moins 5 ans…

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Dialogue politique : l’UFDG prend une nouvelle décision ferme

10 juin 2021 à 7 07 44 06446

Au terme d’une réunion de son conseil politique tenue ce mercredi, 9 juin 2021, l’UFDG a pris une nouvelle décision par rapport au dialogue politique en perspective. Le principal parti d’opposition du pays annonce qu’il ne parlera plus de ce sujet qui fait débat au sein de la classe politique tant que :

« Les cadres et militants de l’UFDG de l’ANAD et du FNDC seront maintenus en prison ; les bâtiments de l’UFDG abritant son siège et ses bureaux seront fermés et occupés par les forces de défense et de sécurité ; le président du parti (Cellou Dalein Diallo), son épouse et ses proches collaborateurs seront arbitrairement privés de leurs droits et libertés de voyager ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué du parti :

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Nana Akufo-Addo du Ghana attendu à Conakry : Mamadou Sylla n’est pas invité… (Communiqué)

9 juin 2021 à 19 07 45 06456
Alpha Condé et Mamadou Sylla

Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la République de Guinée et la République sœur du Ghana, Son Excellence Monsieur Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président Ghanéen, effectuera à partir du jeudi 10 juin 2021, une visite de travail et d’amitié à Conakry.

Sont conviées à prendre part au cérémonial d’accueil prévu le jeudi 10 juin 2021 à 15h00 à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, les personnalités ci-après :

•       Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

•       Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

         Monsieur le Haut Représentant du Chef de l’Etat ;

•       Monsieur le Président de la Cour Suprême ;

•       Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle ;

•       Monsieur le Président de la Cour des Comptes ;

•       Monsieur le Président de la Haute Autorité de la Communication ;

•       Madame la Présidente du Conseil Economique, Culturel et Social ;

•       Monsieur le Médiateur de la République ;

•       Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante ;

•       Monsieur le Secrétaire permanent du cadre de dialogue ;

  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

•       Mesdames et Messieurs les Ministres Conseillers membres du Cabinet Présidentiel ;

•       Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;

•       Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale ;

•       Messieurs les Chefs des Etats-majors des Armées de Terre, de l’Air et de la Marine ;

•       Monsieur le Chef d’Etat-major Particulier de la Présidence ;

•       Messieurs les Directeurs Généraux de la Police Nationale, de la Douane et des Conservateurs de la Nature ;

  • Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et les Représentants des Organisations Internationales ;

•       Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry, le 09 juin 2021

Mamady Sinkoun Kaba, Ambassadeur, Directeur du Protocole d’Etat

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Guinée : la COREDE, une nouvelle alliance politique, voit le jour

9 juin 2021 à 19 07 13 06136
Elhadj Mamadou Sylla, président de l’UDG

La Convergence pour la Renaissance de la Démocratie en Guinée (COREDE), une nouvelle alliance politique créée autour du chef de file de l’opposition, Mamadou Sylla, a officiellement vu le jour ce mercredi, 9 juin 2021, à Conakry. 17 partis politiques ont signé la charte de cette nouvelle coalition, qui entend fonder un nouvel ordre politique en Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Construire une majorité politique suffisamment représentative des sensibilités qui structurent la société guinéenne pour atteindre nos objectifs politiques est nécessaire. Ceci est valable aussi bien pour gagner les élections que pour faire aboutir des revendications en usant de pressions appropriées. La Guinée, caractérisée par l’existence de plusieurs diversités régionales, ethniques, culturelles et sociales, a besoin de chercher l’intégration des points de vue du plus grand nombre pour forger un consensus fort et stable dans la durée », souligne cette charte, lue par le président du PLP, Laye Souleymane Diallo.

La COREDE estime qu’il est dans l’intérêt de tous de rassembler et de fédérer les partis politiques qui convergent dans la même démarche de faire prospérer une opposition crédible, constructive et responsable. « Pour ce faire, nous devons recréer la confiance en surpassant les divergences et animosités personnelles et en maîtrisant le choc des ambitions individuelles pour y parvenir. En effet, l’issue de notre combat dépend avant tout, de notre capacité à faire émerger un pôle politique structuré, innovant et efficace. Notre ultime objectif à cet égard, est de mobiliser les citoyens épris de changement autour d’un projet global alternatif qui a pour finalité de fonder un nouvel ordre politique dont la Guinée a besoin », mentionne le document.

Selon Laye Souleymane Diallo, cette nouvelle alliance politique entend « engager la Guinée dans des réformes institutionnelles visant une relégitimation des institutions de la République pour leur conférer une crédibilité et une solidité,  rénover le système électoral aussi bien les organes de gestion du processus que la constitution d’un fichier électoral exhaustif et sincère de la totalité du corps électoral de l’intérieur comme de l’extérieur du pays, rendre l’administration publique et territoriale neutre et républicaine pour une meilleure organisation des élections transparentes et équitables, promouvoir les fondements de l’État de droit et de la justice ».

Les partis signataires de cette charte sont : l’UDG de Mamadou Sylla, la GéCi de Fodé Mohamed Soumah, l’UFD de Baadiko Bah, l’UDRG de Bah Oury, le PACT de Dr Makalé Traoré, le FAN de Hadja Makalé Camara, le BL de Dr Faya Millimouno, le MPDG de Siaka Barry, l’UDIR de Bouya Konaté, GDE d’Aboubacar Soumah, l’ARN de Me Pépé Koulémou, le PLP de Laye Souleymane Diallo, le PNP de Mamadou Saliou Diallo, PDTG de Dr Taliby Dos Camara, NG deMohamed Cissé, ADPG de Boubacar Bah, et PRD de Thierno Mamadou Bah.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Procès de l’opposante Marie Madeleine Dioubaté : la partie civile fait une nouvelle demande

9 juin 2021 à 17 05 53 06536
Marie Madelaine Dioubaté

Le procès de Marie Madeleine Dioubaté, présidente du Parti des Ecologistes de Guinée, s’est poursuivi ce mercredi 9 juin 2021, au tribunal de première instance de Dixinn. Cette audience, tout comme la précédente d’ailleurs, s’est tenue en l’absence de l’opposante guinéenne, résidant en France, et sa sœur Nana Martine Dioubaté, qui réside au Mali.

Les sœurs Dioubaté sont poursuivies pour abus de confiance et complicité d’abus de confiance portant sur un diamant d’une valeur de 45 millions de dollars américains. Au cours de cette audience, la partie civile a demandé au tribunal de faire une jonction de procédures entre ce dossier et celui concernant deux autres citoyens poursuivis dans le cadre de cette même affaire, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« Il y a un premier dossier dans lequel le ministère public a poursuivi Thierno Algassimou Diallo et Mamadou Lamarana Diallo pour abus de confiance et complicité. Le second dossier a été introduit sur l’initiative de ma cliente Mlle Djéïnabou Diallo, victime d’abus de confiance. Elle a cité Marie Madeleine Dioubaté et sa sœur Nana Martine Dioubaté. Cette affaire a été évoquée la semaine dernière, la consignation a été fixée, et nous avons versé ce montant.

Aujourd’hui, nous avons demandé la jonction de la procédure puisque les faits ont été commis par plusieurs personnes, résidant dans divers lieux. Il y a des faits qui ont été commis en Guinée, d’autres au Mali et d’autres en France. Mais la loi guinéenne, notamment l’article 12 du Code pénal, indique que lorsque des Guinéens commettent des infractions, même s’ils se trouvent à l’étranger, les juridictions guinéennes sont compétentes pour les juger. C’est pourquoi nous avons demandé cette jonction, parce qu’on ne peut pas juger les uns et laisser les autres.

Imaginez-vous que nous plaidions le dossier de Mamadou Lamarana et de Thierno Algassimou, qu’une décision soit rendue et que nous soyons obligés encore de plaider le second dossier. S’il y a deux décisions contradictoires dans cette affaire, en ce moment, on va parler de mal jugé. C’est pourquoi, il est logique et légales que les deux affaires soient jointes pour en faire une seule affaire pour que toutes ces personnes soient jugées par la même juridiction », a expliqué Thierno Amadou Oury Diallo, avocat de la partie civile.

Le tribunal a renvoyé l’audience au 23 juin prochain pour se statuer sur cette demande de la partie civile.

A rappeler que le diamant dont il est question dans cette affaire a été ramassé par la ménagère Djéïnabou Diallo, à Lambanyi, un quartier de la banlieue de Conakry. Par le biais d’un démarcheur, elle a remis la pierre précieuse à Nana Martine Dioubaté, qui l’a ensuite donnée à sa sœur Marie Madeleine Dioubaté. Peu après, cette dernière a déclaré que le diamant a été volé en France. Une version à laquelle ne croient pas la plaignante et son avocat. C’est pourquoi, ils ont porté plainte contre les sœurs Dioubaté pour « abus de confiance et complicité d’abus de confiance ».

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Guinée : retour au bercail de Soulay Thiâ’nguel à quel prix ?

9 juin 2021 à 17 05 22 06226
Souleymane Thiâ’nguel Bah

Depuis quelques jours, certains militants du principal parti de l’opposition envoient des flèches à des responsables dudit parti. Lesquels sont soupçonnés de connivence avec l’adversaire. C’est dans ce contexte de suspicion qu’un responsable du  parti et non des moindres revient de son exil. Ce qui conforte ceux qui pensent que le pouvoir est en train de négocier avec certains responsables et militants du parti pour, sinon anéantir tout au moins affaiblir ce parti qui reste toujours une épine dans le pied du régime.

Comme par coïncidence, le retour de l’ancien responsable de communication de l’UFDG de ses longues années d’exil en France intervient au moment où trois cadres du parti, détenus à la maison centrale de Conakry, ont lancé un appel au dialogue. Cela veut dire que, d’une manière ou d’une autre, cet appel n’est pas tombé dans des oreilles sourdes. Le retour de Souleymane Bah, connu sous le nom de Soulay Thiâ’nguel, ne peut être que le fruit d’une négociation entre l’intéressé et les autorités guinéennes, estime-t-on.

Ces négociations incluraient-elles le départ de cet intellectuel de son parti et par ricochet son adhésion au parti au pouvoir ? Les jours et semaines à avenir nous édifieront. Il faut noter toutefois qu’au plan juridique, la Guinée avait déjà déclaré que le Soulay Thiâ’nguel qui a fait l’objet de condamnation n’est pas le responsable de la communication de l’UFDG. Mais l’histoire ressemble fort à celle de l’hyène que la légende nous raconte : « alors que tout le monde était réuni quelque part, quelqu’un a crié attrapez-le. L’hyène a immédiatement détalé de toutes ses forces. Interrogé quelques jours plus tard pourquoi elle a fui, elle a demandé si, après sa fuite, on a attrapé un autre à sa place. La réponde fut négative. L’hygiène a conclu alors qu’elle avait eu toutes les bonnes raisons de détaler.

Soulay Thiâ’nguel sait qu’il ne doit son salut qu’à son départ du pays à l’époque. Aujourd’hui la donne a changé. Le troisième mandat a été obtenu. Les pressions externes s’intensifient. Le régime a besoin de montrer sa volonté de décrisper la situation. C’est ce contexte qui a favorisé le retour en exil de Souleymane Bah.

Pour revenir aux soupçons et à la suspicion qui règnent au sein du principal parti de l’opposition, ce retour négocié n’est pas de nature à apaiser l’esprit de ceux qui sont tombés dans un état paranoïaque dans ce parti. Mais il existe un précédent qui pourrait les rassurer. En l’occurrence le cas Bah Oury. Pour beaucoup d’observateurs, après la grâce accordée à M. Bah et son retour d’exil, l’ancien ministre devait être nommé par Alpha Condé. Cela ne s’est jamais produit. Tout en prenant ses distances vis-à-vis de son ancien parti, il a gardé une certaine indépendance critique dans la gestion des affaires publique du pays.

Comme le premier Bah, on peut penser que le second n’a pas marchandé son retour. Surtout pas pour confirmer tous les soupçons qui hantent actuellement les esprits dans son parti. Dans tous les cas, et quelle que soit la décision que le revenant va prendre, ce dernier a déjà subi un préjudice irréparable. Il pourrait certes pardonner, mais jamais oublier la douleur qui fut la sienne de perdre son père quand il était contraint à tort à vivre loin des siens.

Avant même le mea culpa des autorités guinéennes, l’accusation portée contre Souleymane Bah avait laissé nombre de Guinéens incrédules. Cet intellectuel étant tout sauf un criminel.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Retour de la peine de mort en Guinée ? « C’est une régression… », dit l’OGDH

9 juin 2021 à 13 01 43 06436
Me Alpha Amadou DS Bah, vice-président de l’OGDH

Depuis quelques jours, le vice-président de l’UFC (union des forces du changement), l’honorable Kaly Bah, plaide pour le retour de la « peine de mort » en Guinée. Ce parlementaire brandit la peine de mort comme une arme très efficace pour lutter contre la criminalité sans cesse grandissante dans le pays. Mais, sont plaidoyer ne trouve visiblement aucun écho favorable dans les rangs des organisations de défense des droits humains.

A l’OGDH (organisation guinéenne de défense des droits humains) on promet déjà torpiller ce projet qui représente « une régression » des droits humains en Guinée. Cette structure qui s’est durement battue (aux côtés d’autres) pour l’abolition de la « peine de mort » dans le pays en 2016 dénonce également une idée irréaliste et inenvisageable.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, mardi 08 juin 2021, le vice-président de l’OGDH, Me Alpha Amadou DS Bah, a laissé entendre que la peine de mort ne constitue pas une garantie à la fin de la criminalité (comme tente de le faire croire le député Kaly Bah).

« C’est une régression qu’il veut faire. Parce que les droits humains ont tellement évolué dans notre pays, qu’on n’a pas besoin de la peine de mort pour faire appliquer la loi. La question ce n’est pas la sévérité des peines, mais l’inapplicabilité des peines. Si les peines qui existent actuellement sont mises en application, cela va réduire drastiquement la violence et les infractions dans notre pays. Donc, la peine de mort n’est pas la solution. La solution c’est d’appliquer les peines qui sont prévues par rapport aux infractions qui sont concernées. Par exemple, l’assassinat peut être puni de la peine de réclusion à perpétuité. Nous estimons que cette peine est largement suffisante. En fait, notre arsenal juridique est suffisant pour mettre fin aujourd’hui à l’impunité. Donc, le retour à la peine de mort n’est pas réaliste et n’est pas envisageable dans notre pays, parce que ça constitue une régression pour les droits humains. Et mieux, aux États-Unis, la peine de mort est appliquée dans plusieurs Etats; mais, cela n’a pas réduit le taux de criminalité. Ces Etats ont le plus fort taux de criminalité dans le monde. Même si la peine de mort est appliquée, cela ne constitue pas une garantie qu’il n’aura pas de criminalité. Donc, cela n’est pas une solution que nous nous envisageons et nous pensons que notre arsenal juridique est largement suffisant. Il faut tout simplement que cela se passe au niveau des parquets pour que ceux-ci requièrent des peines conséquentes à la hauteur des forfaitures des criminels. Et mieux, pour éviter des erreurs judiciaires. Parce qu’on dit souvent qu’il vaut mieux libérer mille coupables que de condamner un innocent. C’est évident que quand quelqu’un est exécuté, on ne peut plus revenir, même s’il y avait eu erreur de jugement », a indiqué Me Alpha Amadou DS Bah.

Pour ce défenseur des droits humains, la Guinée a actuellement d’autres défis à relever qui ne soient pas un projet de retour à la peine de mort. Et, aux promoteurs de ce projet, Me Alpha Amadou DS Bah prévient que l’OGDH en fera obstacle.

« Nous allons nous lever contre et faire un plaidoyer au niveau de l’Assemblée pour ne pas qu’un tel projet aboutisse. On a d’autres défis à relever que de se lancer dans la modification du code de procédure qui a été révisé en 2016. Même la peine de mort qui existait dans l’ancien code n’a presque jamais été appliquée. Pendant presqu’une décennie, il n’y a pas de peine de mort, excepté le procès des gangs de 1996. C’était déjà une loi déjà désuète à l’époque, parce qu’on n’a jamais eu recours à la peine de mort dans notre pays. Donc, nous ne sommes pas favorables à une telle démarche », a tranché le vice-président de l’OGDH.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Dialogue politique : Biro Soumah exige la présence de l’ONU pour diriger les discussions

8 juin 2021 à 19 07 52 06526
Aboubacar Biro Soumah, président du Parti pour le Progrès et le Changement

Le président du PPC (Parti pour le Progrès et le Changement) est prêt à participer à un dialogue politique avec le pouvoir guinéen, à une seule condition. Il faut que les discussions soient présidées par les Nations Unies, qui veilleront aussi à l’application des conclusions qui en sortiront. L’opposant l’a fait savoir dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 8 juin 2021.

A l’image de ses collègues de l’ANAD (Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie), Aboubacar Biro Soumah n’est pas enthousiasmé par le cadre de dialogue politique permanent, mis en place récemment par le président Alpha Condé. Le président du PPC (Parti pour le Progrès et le Changement) trouve que l’histoire récente de la Guinée ne plaide pas en faveur d’un nouveau dialogue politique inter-guinéen, tel que voulu par le pouvoir. Il se demande d’ailleurs si certains Guinéens sont amnésiques pour inciter l’opposition à participer à ce dialogue.

« Nous avons à faire à un régime qui a un système communiste, où la communication communiste prend le dessus. On nous parle de ce fameux cadre de dialogue politique permanent, comme si on avait oublié notre passé récent. Nous savons qu’Alpha Condé a fait 10 ans au pouvoir, mais la Guinée n’a jamais eu un cadre de dialogue sincère et réaliste. Malgré tout, on fait aujourd’hui encore un débat dans la cité autour de ce fameux dialogue. Je me demande qu’est-ce qui ne va pas avec la mémoire de certains Guinéens. Sinon, si quelqu’un gère un pays pendant 10 ans sans respecter même sa propre signature, pourquoi inciter les gens à aller au dialogue avec lui ? » S’interroge l’opposant.

Pour expliquer son étonnement, cet allier de Cellou Dalein Diallo rappelle que depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, « nous avons fait 5 dialogues, dont les conclusions n’ont jamais été appliquées.  On a même vu des cadres du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir) et des membres du gouvernement nier avoir apposé leurs signatures sur un accord conclu au siège de l’UFDG. Or, Amadou Damaro Camara et Bouréma Condé avaient signé cet accord. Cela s’est passé devant moi. Mais après, ils ont nié carrément avoir apposé leurs signatures sur cet accord. Comment un pays peut aller de l’avant si ses dirigeants se comportent de la sorte ? ».

Le président du PPC précise que son camp n’est pas opposé à l’idée de dialoguer avec le pouvoir. Cependant, il n’est pas prêt à participer à un nouveau dialogue sans avoir la garantie que cette fois, l’accord qui sera obtenu sera appliqué. Et pour cela, l’opposant indique qu’il faut faire appel aux Nations Unies pour diriger les discussions et veiller à la mise en œuvre des conclusions qui en sortiront.

« Personne ne refuse le dialogue. Même au sein d’une famille, entre la femme et son mari, il y a le dialogue. Mais il faut que le dialogue soit sincère et que ce qui est conclu soit mis en application, au bénéfice de tout le monde. Mais si tel n’est pas le cas, je pense bien que le dialogue n’a pas sa place. Aujourd’hui, tout le monde a besoin de dialogue. Mais il faut que ce soit un dialogue sincère et honnête, qui sera piloté cette fois-ci par la communauté internationale, en l’occurrence les Nations Unies. On ne peut pas trouver un Guinéen qui pourra diriger ce cadre de dialogue et faire appliquer ses conclusions, car toutes les institutions sont inféodées au pouvoir exécutif », estime Aboubacar Biro Soumah.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Crise politique en Guinée : Sidya Touré au Quai d’Orsay…

8 juin 2021 à 19 07 44 06446
Sidya Touré et Mohamed Sall au sortir du Quai d’Orsay ce mardi, 08 juin 2021

Accompagné de son Directeur Cabinet, Mohamed Tall, le Président Sidya Touré a été reçu au Quai d’Orsay ce  mardi, 8 juin 2021, par le Directeur Afrique du département, M Christophe Bigot, rapporte la cellule de communication de l’UFR, le parti de l’ancien Premier ministre guinéen.

Pendant une heure et demi, les deux personnalités ont échangé sur la situation socio-politique de la Guinée. Le Président Sidya Touré a parlé à ses interlocuteurs de la précarité qui prévaut dans le  pays due à la mauvaise gouvernance et la corruption, l’absence de l’administration (l’État Néant), l’insécurité, le cas des prisonniers politiques, la liberté pour les partis politiques d’exercer leurs activités, le manque de liberté de circuler des acteurs socio-politiques…

Au sortir de  cette rencontre, le Président Sidya Touré s’est dit très satisfait des échanges avec Monsieur Bigot.

Par la Cellule de communication de l’UFR

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Ouverture du dialogue, bisbilles au sein de l’UFDG : ce qu’en dit Jacques Gbonimy

8 juin 2021 à 14 02 44 06446

Depuis quelques jours, le débat sur l’ouverture d’un dialogue pour décrisper le climat politique en Guinée focalise l’attention et fait couler assez d’encre et de salive dans le pays. Ce débat, alimenté par la demande d’aller au tour de la table formulée par certains cadres de l’UFDG (Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah, Cellou Baldé) écroués à la maison centrale de Conakry depuis le lendemain de la présidentielle du 18 octobre dernier en Guinée. Cette demande des prisonniers politiques est largement commentée par l’opinion ; et, au sein de l’UFDG elle est même sujet de division. Certains cadres de ce parti d’opposition tiennent à clouer le bec à d’autres du même bord et qui n’ont pas l’air d’accepter d’aller dans le sens du dialogue en ces moments de tempêtes éprouvantes pour l’UFDG. Mais, pour le président de l’UPG (union pour le progrès de la Guinée), nul ne refuse d’aller au dialogue s’il y a la sincérité et la bonne foi des acteurs.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, lundi 07 juin 2021, l’opposant Jacques Gbonimy a laissé entendre que tout le monde reconnaît la vertu du dialogue ; mais, dans le cas guinéen, il faut des préalables.

Jacques Gbonimy, président de l’UPG

« Si nous prenons un peu l’historique, le 22 mars 2020 il y a eu des élections couplées : législatives et référendum. Ce qui s’est passé, ce qu’il y a eu des gens qui ont perdu la vie, certains ont été emprisonnés et il y a eu beaucoup de blessés. Nous sommes arrivés à la présidentielle du 18 octobre avec un certain nombre de candidats. Au sortir, il y a eu une crise réelle parce qu’un candidat a gagné dans les urnes et un autre a été déclaré par la CENI et la Cour constitutionnelle. Donc, si aujourd’hui, il doit y avoir débat, le débat doit être sur le contentieux électoral ; parce que toute la crise que nous vivons est partie de ce contentieux électoral. Tout le monde parle de dialogue ; mais, beaucoup ne savent pas sur quoi on va dialoguer et quels sont ceux qui sont concernés par ce dialogue. Aujourd’hui, il faut définir ce cadre de dialogue et à l’intérieur de ce cadre, définir ceux qui sont concernés et les thèmes à débattre », a indiqué Jacques Gbonimy.

Parlant de la tribune des trois opposants qui appellent au dialogue, le président l’UPG invite à faire la part des choses.

« Concernant nos collègues qui sont en prison, c’est vrai aujourd’hui c’est le souci de tous les Guinéens ; mais, il faut aussi faire une différence entre les thèmes du dialogue et les préalables. Leur libération constitue pour nous un préalable pour aller à ce dialogue et non un thème à aller débattre pendant le dialogue. Donc, nous nous demandons aujourd’hui la libération de nos collègues ; et si encore on ne veut pas les libérer, puisque le dossier est vide, qu’on les juge et qu’on les libère à partir de la justice parce que depuis plusieurs mois ils sont incarcérés. Ils ne peuvent pas continuer à vivre en prison. On sait qu’au niveau de la justice même, c’est devenu une patate chaude dans ses mains. Mais, si cette justice est impartiale comme les magistrats le disent, qu’on juge nos collègues et qu’on les libère ; mais, pas sur la base du compromis ou des négociations. Il faut que la justice soit impartiale par rapport au dossier », a martelé Jacques Gbonimy.

A en croire l’ancien commissaire de la CENI et actuel président de l’UPG, c’est le manque de confiance entre les acteurs qui empêche encore la tenue d’un dialogue pour décrisper la sphère politique. Car, les mauvaises souvenirs des dialogues antérieurs et dont les conclusions n’ont jamais été appliquées sur le terrain hantent encore les esprits et aliment suspicions et méfiances entre les acteurs politiques.

« Personne n’est fermé au dialogue. Mais, il s’agit de voir de quoi on va dialoguer et qui sont ceux qui sont concernés. Puisque de par le passé, les dialogues n’ont jamais eu de suite, sans que les résolutions ne soient appliquées. C’est ce manque de confiance qui fait qu’on a des difficultés pour aller autour de table. On ne croit pas à la sincérité de ceux qui veulent qu’on aille au dialogue, sans quoi personne ne s’oppose à un dialogue s’il est sincère et que les résultats qui en sortiront vont être appliqués. Il faut aussi un dialogue entre ceux qui ont des contentieux ; mais, on ne peut pas se lever un bon matin et dire que ça ne va pas en Guinée, on va aller au dialogue. Nous nous pensons que le conflit part des élections du 18 octobre et ceux qui doivent aller au  dialogue ne sont que ceux qui sont concernés par les résultats de ces élections », a fait savoir Jacques Gbonimy.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Le fédéral de l’UFR à Washington nommé par Alpha Condé : « une surprise pour nous », dit le parti de Sidya Touré

8 juin 2021 à 12 12 12 06126
Saîkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Le président Alpha Condé vient de piocher encore dans les rangs de l’union des forces républicaines (UFR) de l’ancien Premier ministre Sidya Touré. Dans un décret rendu public les ondes des médias d’Etat hier, lundi 07 juin 2021, le chef de l’Etat guinéen a nommé Lamine Sununu Kaba, jusque-là fédéral de l’UFR à Washington (aux Etats-Unis), au poste de « premier conseiller du Premier ministre Kassory Fofana ». Cette nomination ce cadre de l’UFR serait vraisemblablement une « surprise » pour les dirigeants du parti républicain. Et, le secrétaire exécutif dudit parti ne cache pas son étonnement.

Dans un court entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mardi, 08 juin 2021, Saïkou Yaya Barry a évoqué « une regrettable perte » qui prouve une fois de plus que « le RPG n’a pas de ressource » en son sein.

« Monsieur Sununu était notre fédéral à Washington. Ça a été une surprise pour nous d’entendre ce décret de nomination. Mais, j’avoue que la lutte politique, c’est la lutte politique. Il y a certains qui descendent, il y en a d’autres qui montent. C’est vrai que c’est regrettable de perdre un cadre qui était avec nous depuis le début de ce combat. Mais, il faut encore retenir qu’on se rend compte définitivement que le RPG n’a pas de ressource, que pendant 30 ans ils sont en train de se battre pour le pouvoir ; mais, c’est d’autres personnes qui en bénéficient. Et, le seul orphelin dans cette affaire, c’est le RPG », a dit Saïkou Yaya Barry.

Poursuivant son speech, le secrétaire exécutif de l’UFR a laissé entendre que « ceux qui peuvent changer la Guinée sont actuellement à l’opposition ». Il a également souhaité bon vent à Lamine Sununu Kaba.

« Nous nous réjouissons de faire savoir au monde que les cadres compétents sont avec nous. Même si certains quittent le parti, aujourd’hui il faut reconnaître que l’essentiel de ceux qui peuvent changer ce pays se trouvent à l’opposition ; et donc à l’UFR. C’est la raison de ce comptage à la recherche de recrutement de nos responsables. Je dis bon vent à monsieur Sununu qui a quand-même lutté pendant des années avec nous. Et, aujourd’hui, tout ce que nous pouvons dire c’est qu’il est rentré dans un système qui ne peut lui permettre de faire un travail sérieux », a indiqué Saïkou Yaya Barry.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : ce qui a favorisé le retour d’exil de Soulay Thiâ’nguel…

8 juin 2021 à 11 11 45 06456
Souleymane Thiâ’nguel Bah

Retour au bercail pour Souleymane Bah, plus connu sous le nom de Soulay Thiâ’nguel. L’ancien directeur de la communication de l’UFDG est rentré en Guinée dans la soirée du lundi, 7 juin 2021, après cinq ans d’exil en France. Son retour fait suite à des négociations qu’il a menées avec l’aide de certains de ses amis autour du président Alpha Condé, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est en 2016, après le meurtre du journaliste Mohamed Koula Diallo devant le siège de l’UFDG, à Conakry, que les ennuis ont commencé pour Souleymane Thiâ’nguel Bah. Alors directeur de la cellule de communication du principal parti d’opposition du pays, cet écrivain et metteur en scène, qui donnait des cours dans plusieurs universités du pays, a dû quitter la Guinée pour éviter de se faire arrêter. Il était déjà en France lorsque le procès des auteurs présumés de ce crime s’est tenu.

A l’issue du procès, le Tribunal de Première Instance de Dixinn (Conakry 2) a condamné par contumace un certain Thiâ’nguel, sans donner plus de détails sur son identité, à la réclusion criminelle à perpétuité. Mais lorsque l’affaire est arrivée devant la Cour de justice de la CEDEAO, basée à Abuja (Nigeria), l’Etat guinéen a précisé que le nommé Thiâ’nguel qui a été condamné n’est pas Souleymane Thiâ’nguel Bah de l’UFDG. Un soulagement pour l’opposant qui, normalement, avait désormais la latitude de rentrer dans son pays, sans crainte.

Mais malgré son envie de revenir en Guinée, Soulay Thiâ’nguel est resté sur ses gardes pour éviter de tomber dans un piège. Selon nos informations, il a mené des démarches, avec l’aide de certains de ses amis autour du président Alpha Condé pour réparer l’injustice dont il a été victime : celle de vivre en exil pendant cinq ans pour un crime qu’il n’a pas commis. Ce qui l’a empêché même d’assister aux obsèques de son père, décédé pendant qu’il était en exil. Ayant su tous les détails sur l’affaire, Alpha Condé aurait donné des instructions pour que le jeune opposant puisse rentrer en Guinée, en toute sécurité́, en toute sérénité́.

Comment réagira l’UFDG face à cette situation ?

Pour l’instant, le principal parti d’opposition du pays, qui ne reconnaît pas la réélection du président Alpha Condé pour un troisième mandat, n’a pas fait de réaction officielle. Mais selon des indiscrétions, certains membres de la formation politiques accusent Soulay Thiâ’nguel d’avoir négocié son retour pour aller au gouvernement. Ce que dément catégoriquement une source du dossier, qui assure que cette question n’a jamais été́ abordée au cours des discussions qui ont permis le retour de M. Bah.

« Espérons seulement que les militants et responsables de l’UFDG ne jetteront pas Souleymane Thiâ’nguel Bah en pâtures. Car sa loyauté́ n’a jamais fait défaut. Au moment où on a pensé́ qu’il allait se retourner contre son parti, il est resté droit dans ses bottes. Il a continué́ à défendre l’UFDG malgré́ son exil », rappelle notre source.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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