Enlèvement et assassinat d’Elhadj Doura : le procès renvoyé au 26 juillet

12 juillet 2021 à 20 08 04 07047
Elhadj Abdourahmane Diallo

Comme annoncé précédemment, le procès des présumés auteurs de l’enlèvement, la séquestration et l’assassinat d’Elhadj Abdourahmane Diallo, plus connu sous le nom d’Elhadj Doura, s’est poursuivi ce lundi, 12 juillet 2021, au tribunal de première instance de Dixinn. Cette audience a été consacrée en grande partie à la déposition de l’accusé Idrissa Diallo, poursuivi pour recel dans cette affaire.

Le jeune homme a reconnu avoir reçu et gardé 99 mille sur les 100 mille dollars payés comme rançon par la famille d’Elhadj Doura, en vue d’obtenir sa libération. Mais il assure qu’il n’est nullement impliqué dans l’enlèvement, la séquestration et l’assassinat de l’opérateur économique. Idrissa Diallo dit avoir gardé cet argent « de bonne foi » à la demande d’Elhadj Mamadou Diallo (le cerveau présumé de cette affaire) sans savoir que sa provenance était illicite.

Selon lui, il a connu Elhadj Mamadou Diallo en 2009, alors que ce dernier était distributeur de riz et de la tomate importés, et qu’il n’imaginait pas un seul instant que celui-ci faisait des enlèvements. « J’ai appelé 32 fois Elhadj Mamadou Diallo pour qu’il puisse venir récupérer son argent, mais en vain. Finalement son numéro ne passait même pas. Je gardais cet argent de bonne foi, parce que je ne savais pas qu’il provenait d’une affaire louche », a-t-il dit, ajoutant qu’il avait déjà rendu le montant en question à son propriétaire, avant son interpellation.

Après Idrissa Diallo, un autre accusé, Thierno Mamadou Kann, est passé à la barre. Mais peu après sa comparution, le tribunal a renvoyé l’audience au 26 juillet prochain pour la suite des débats.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Kankan : 860 kg de viande de dinde saisies par les autorités

12 juillet 2021 à 19 07 02 07027

C’est à l’occasion d’une mission de contrôle des dépôts, initiée par le service contrôle qualité de Kankan que cette importante saisie de viande de dinde a été effectuée la semaine dernière dans le dépôt local de la société ‘’SONIT PÊCHE’’ ; mais c’est ce lundi, 12 juillet 2021, que 860 kilogrammes de viande contenus dans 86 cartons ont été présentés aux médias locaux. Cette quantité de viande de dinde saisie a été importée de la Pologne ; et, des analyses seraient déjà en cours pour déterminer si cette viande est impropre à la consommation ou pas, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

Selon nos informations, il n’y avait aucune fixation des autorités sur le dépôt de la société SONIT PÊCHE. Mais, c’est suite au récemment communiqué du ministère du commerce, interpellant les guinéens sur la présence en Guinée de la viande de dinde congelée et contaminée par la « Salmonelle enterica thyphimirium » en provenance de la Pologne, qu’une mission de contrôle a été déployée dans les différents dépôts de Kankan. Et, c’est dans ce cadre que ces 86 cartons de viande de dinde importés de la Pologne ont été découverts dans le dépôt de SONIT PÊCHE. Ils ont été immédiatement saisis par le service contrôle qualité.

Djibril Diallo, chef du service de contrôle qualité

« Dès que le ministère a fait le communiqué, nous nous sommes mis, sous la houlette du directeur préfectoral du commerce, à la tâche. Nous avons contrôlé tous les frigos de Kankan, c’est ainsi que dans le frigo de SONIT PÊCHE, nous avons trouvé 86 cartons de viande de dinde en provenance de la Pologne soit 860 kilogrammes et dont nous avons directement saisi. J’ai ensuite informé la direction générale et je leur ai donné le contrat du fournisseur de la société SONIT PÊCHE qui se trouve à Conakry. Une quantité a été saisie là-bas aussi. Les analyses ont commencé et après tout, nous communiquerons le résultat » a expliqué Djibril Diallo, le chef service contrôle qualité de Kankan.

Après cette saisie et par manque de locaux de conservation, les cartons de viande de dinde indexés ont été confiés encore à la société SONIT PÊCHE. Un échantillon a été acheminé à Conakry pour une analyse. Mais déjà, le gérant du dépôt local de SONIT PÊCHE, Mory Kourouma, assure qu’il disposait de ce stock avant le communiqué du ministère du commerce appelant la population à s’abstenir de consommer de la viande de dinde pour le moment. Il indique également qu’il n’aucun gramme du présent stock n’avait été jusque-là sur le marché aux consommateurs.

Mory Kourouma

« Le stock est arrivé avant le communiqué du ministère du commerce. Ici, on reçoit de cargaison en provenance de la Turquie, la France et la Pologne, après le communiqué, le service contrôle qualité s’est présenté ici et a saisie la quantité. Ils nous ont interdit de vendre cette viande à la population, et on n’a rien vendu. D’ailleurs, depuis que le communiqué est passé, les citoyens sont retissant à l’idée de venir se procurer de la viande », a dit Mory Kourouma.

A noter qu’en plus des 86 cartons de viande de dinde saisis chez SONIT PÊCHE, le service contrôle qualité a réussi à mettre main sur plus de 1000 cartons de viande dinde dans d’autres dépôt de la ville de Kankan. Ces cartons, importés de la France et Turquie ont été saisis à la ‘’Poissonnerie d’Afrique (880 cartons)’’, à l’entreprise ‘’Ahmed Jamal et Frère (79 cartons) et à ‘’Djigui Frigo (50 cartons)’’.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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17 opposants « oubliés » en prison : leur avocat interpelle la justice guinéenne

12 juillet 2021 à 18 06 20 07207

Parmi les nombreux militants de l’opposition arrêtés à la veille du double scrutin du 22 mars 2020 en Guinée, 17 sont toujours en prison sans jugement. Leur avocat demande à la justice guinéenne d’ouvrir rapidement leur procès ou alors de les libérer tout simplement. Me Salifou Béavogui a lancé cet appel dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 12 juillet 2021.

A la veille du double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) du 22 mars 2020, de nombreux opposants au changement de la Constitution guinéenne ont été interpellés dans plusieurs villes du pays : Conakry, Coyah, Boké, Faranah, Macenta, N’Zérékoré… Ils ont été déportés au camp militaire de Soronkoni, à Kankan, où ils ont été détenus pendant plusieurs mois.

Après plusieurs dénonciations faites par leurs avocats et les organisations de défense des droits de l’homme, ces militants de l’opposition ont été ramenés à Conakry. Plusieurs d’entre eux ont été libérés nuitamment au Km36 et à Kagbelen, et 17 autres ont été conduits à la CMIS d’Entag. Ils ont ensuite été déférés au tribunal de première instance de Mafanco, qui les a placés sous mandat de dépôt le 1er mars 2020, à la Maison centrale de Conakry. Et depuis, ils attendent toujours leur jugement.

Me Salifou Béavogui, avocat

« L’affaire de Soronkoni est un dossier qui est aujourd’hui piétiné. C’est un dossier qui est aujourd’hui oublié. C’est un dossier qui est aujourd’hui mis de côté. Or, dans ce dossier, il y a plusieurs opposants qui sont emprisonnés depuis près de 16 mois aujourd’hui. Ils ne sont ni jugés, ni libérés. Pourtant, depuis le mois d’octobre 2020, le juge d’instruction a transmis son ordonnance de fin d’instruction.

Et cette fois-ci, au lieu d’être poursuivis pour port illégal d’uniforme et participation à une association de malfaiteurs, ils sont plutôt poursuivis pour attroupement de nature à troubler l’ordre public et la tranquillité. Ce n’est pas vrai », a indiqué leur avocat, Me Salifou Béavogui.

« Nous demandons leur libération ou l’ouverture de leur procès. Si vous voyez cette requalification des faits, c’est parce que le dossier est vide. On ne peut pas arrêter des gens qui ne se connaissent même pas et qui ne se sont jamais fréquentés pour dire qu’ils ont formé un attroupement », soutient l’avocat.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel : 622919225 / 666919225

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Kindia : la délégation spéciale de Linsan installée par le préfet, N’fansoumane Touré

12 juillet 2021 à 15 03 51 07517

A la faveur d’une cérémonie organisée le samedi dernier, 10 juillet 2021, dans les locaux de la sous-préfecture de Linsan, la délégation spéciale de cette commune rurale a été installée par le préfet de Kindia, N’fansoumane Touré. Cette équipe de onze membres, dirigée par Elhadj Baba Adama Diallo, est chargée de conduire les destinées de cette collectivité décentralisée jusqu’aux prochaines élections communales et communautaires en Guinée. Sa mise en place fait suite à un arrêté du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation portant composition de la délégation spéciale de Linsan, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région de Kindia.

C’est sous une ambiance festive que l’autorité préfectorale de Kindia a procédé à l’installation de la délégation spéciale de la commune rurale de Linsan. C’était en présence de plusieurs cadres régionaux et préfectoraux de Kindia, de la ligue islamique et de plusieurs invités dont des fils ressortissants de Linsan. Et, dans une brève allocution, le préfet N’fansoumane Touré a présenté les onze membres de cette délégation spéciale avant de procéder à son installation sous les regards admiratifs et les applaudissements des citoyens qui ont pris part à cette rencontre qui sera à jamais gravée dans les annales de l’histoire contemporaine de Linsan.

N’fansoumane Touré, préfet de Kindia

« C’est une longue lutte qui a été menée par les paisibles populations de Linsan dans son entièreté notamment Kinsan et Sannoun qui se sont donnés les mains avec l’appui des résidents ; mais aussi, la contribution non négligeable des ressortissants pour que le district de Linsan soit érigé en sous-préfecture. L’acte a été pris par le président de la république depuis le 02 juin 2017. Mais, vous savez, dans le cadre de la politique du développement, il y a toujours la cohabitation entre le pouvoir nommé et le pouvoir élu. Donc, le district a été érigé en sous-préfecture, mais ce qui est du domaine de la loi, ce qu’à travers le parlement ce que l’assemblée nationale vote une loi qui érige une sous-préfecture en commune, donc en collectivité décentralisée. C’est ce qui a été fait en 2021 à travers le décret promulguant cette loi par le président de la république. Mais, vous savez, quand on parle des collectivités décentralisées, le pouvoir il est élu, ce n’est pas un pouvoir nommé. Il y a des dispositions spéciales qui peuvent être prises par l’Etat, à travers le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, qui met en place les délégations spéciales pour que les affaires courantes puissent être dégagées jusqu’aux nouvelles élections. C’est cette cérémonie qui nous a regroupées aujourd’hui. Donc, la commune rurale de Linsan, tout le monde s’est donné rendez-vous pour la mise en place de la délégation spéciale dont l’arrêté a été fait par le ministre de l’administration et de la décentralisation. Ils sont au nombre de 11 », a déclaré le préfet N’fansoumane Touré.

Présent à cette rencontre, Mamadouba Sylla, le secrétaire général du ministère du budget et fils ressortissant de Linsan a exprimé sa satisfaction de voir le « consensus » qui se dégage autour de cette équipe communale. Il a ensuite décrit cet événement comme « un jour de réconciliation des populations » de Linsan, avant d’inviter chacun à œuvrer pour faire de cette commune rurale un « havre de paix » où chaque citoyen peut s’y reconnaître et s’épanouir.

Mamadouba Sylla, secrétaire général au ministère de budget et fils ressortissant de Linsan

« Je suis étreint par l’émotion de voir notre collectivité érigée en CR (commune rurale). Cela est le fruit d’une mûre réflexion et d’un consensus issu de l’entente entre les fils et surtout la volonté politique de son excellence monsieur le président de la république, sous l’impulsion des autorités à la base. Nous sommes vraiment très satisfaits. Aujourd’hui c’est un jour historique pour Linsan, un jour glorieux pour les populations de Linsan et un jour de réconciliation pour tous les citoyens de Linsan. Le message est clair, aujourd’hui c’est de dire aux populations de Linsan que les efforts fournis sont reconnus par le gouvernement ; et, le président Alpha Condé compte sur eux et qu’ils doivent se donner les mains pour se battre pour le développement de la localité. Faire rayonner la paix, faire de Linsan un havre de paix » a dit Mamadouba Sylla.

Très heureux d’avoir pris les commandes de cette très jeune commune rurale, Elhadj Baba Adama Diallo, le président de la délégation spéciale de Linsan, a tendu une main fraternelle à tous les fils et filles de Linsan pour « un développement durable » de leur localité.

Elhadj Baba Adama Diallo, président de la délégation spéciale de Linsan

« La joie est très immense pour nous, parce que ce que nous cherchions depuis plus de 50 ans, c’est aujourd’hui que nous l’obtenons par la grâce de Dieu. Je tends la main à tout un chacun pour venir travailler notre commune rurale pour un développement durable. Je demande également à ceux qui sont frustrés de venir travailler avec moi. Aujourd’hui, c’est moi, demain pourra être eux », a déclaré Elhadj Baba Adama Diallo.

De retour de Linsan, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628516796

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Idrissa Diallo à la barre : « je ne sais rien de l’enlèvement d’Elhadj Doura »

12 juillet 2021 à 14 02 14 07147
Elhadj Abdourahmane Diallo

Le procès des auteurs présumés de l’enlèvement et l’assassinat de l’opérateur économique Elhadj Abdourahmane Diallo, plus connu sous le nom d’Elhadj Doura, se poursuit ce lundi, 12 juillet 2021, à Conakry. Un nouvel accusé a comparu ce matin devant le tribunal de première instance de Dixinn pour répondre des faits de « recel » pour lesquels il est poursuivi.

Idrissa Diallo a reconnu avoir reçu et gardé un montant de 99 mille dollars de la part d’Elhadj Mamadou Diallo (le cerveau présumé de cette affaire), mais il assure ne rien savoir de l’enlèvement, la séquestration et l’assassinat d’Elhadj Doura, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui suit le procès. Il dit avoir pris ce montant parce qu’il ne pouvait pas se douter de la provenance de son argent.

« Le 10 décembre 2019, j’étais couché chez moi, à Petit Simbaya, lorsque Koto Elhadj Mamadou Diallo m’a appelé, à 16h 30, il m’a dit d’aller le trouver à Cosa, sur la route de la Tannerie. Lorsque je suis parti, il m’a remis 100 mille francs guinéens, en billets de 20.000 francs, il m’a dit d’aller rencontrer un certain Kann, qui va me remettre quelque chose. Je suis allé rencontrer Mamadou Kann, qui m’a remis 50 mille dollars de la part de Koto Elhadj Mamadou Diallo.

Mamadou Kann m’a accompagné jusqu’à ce que j’aie pris un taxi. Dès que j’ai pris le taxi, Elhadj Mamadou Diallo m’a appelé pour me dire de remettre l’argent à un de ses amis. Mais son ami-là m’a fait promener presque dans tout Conakry, la nuit. Il m’a dit d’aller au carrefour de Lambanyi, à Fossidet, puis à la station TMI de Lambanyi. Finalement, il m’a dit d’aller déposer l’argent dans un coin sombre, à côté de la station de Lambanyi. Mais j’ai refusé cela, en lui disant que moi, je ne travaille pas comme ça.

C’est en ce moment que j’ai appelé Elhadj Mamadou Diallo, et ce dernier m’a dit qu’il va lui-même venir pour qu’on dépose l’argent à la banque. Mais il n’est pas venu. Ensuite, le 15 décembre, Mamadou Kann est venu me remettre encore 49 mille dollars à la demande d’Elhadj Mamadou Diallo. Dans ce montant, j’ai acheté une moto et j’ai pris 13 mille dollars pour aller me soigner au Sénégal, parce j’ai un problème de reins. Mais avant, j’avais appelé Elhadj Mamadou Diallo à plusieurs reprises pour lui remettre son argent, mais son numéro ne passait pas.

Et avant d’aller au Sénégal, j’ai confié 35 mille dollars à M. Baldé, un cambiste, et 45 mille dollars à Thierno Amadou. A mon retour du Sénégal, j’ai été surpris de  trouver Elhadj Mamadou Diallo chez moi, à Labé. C’est là-bas que je lui ai rendu son argent. Moi, je l’ai connu en 2009, pendant qu’il travaillait avec beaucoup d’entreprises, il était fournisseur de riz et de tomate. Donc je ne doutais pas de l’origine de ce montant », a expliqué Idrissa Diallo.

« Lorsque j’ai restitué son argent à Labé, je suis revenu à Conakry pour reprendre mes activités. Mais le 28 janvier, j’ai été arrêté par le commandant Lancei Camara de Kipé. Il m’a mis en garde à vue. Le 30 janvier, ils m’ont fait sortir et pour me filmer, avant de me transférer à Coyah. Mais je ne sais rien de l’enlèvement, la séquestration et l’assassinat d’Elhadj Abdourahmane Diallo. Dans ce groupe, je ne connais que Kann et Elhadj Mamadou Diallo », ajoute l’accusé.

Les débats se poursuivent devant le tribunal criminel de Dixinn. Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour  Guineematin.com

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Pathé Diallo battu par son patron nigérian : « il m’a donné un coup… mon testicule s’est écrasé »

12 juillet 2021 à 14 02 07 07077
Mamadou Pathé Diallo, victime de violences de la part de son patron

En quête de justice depuis des années, Mamadou Pathé Diallo vient de briser le silence pour évoquer publiquement la violence dont il a été victime en 2016 de la part de son patron nigérian, Jonathan Bazo, au marché Madina à Conakry. Ce jeune guinéen, âgé d’une trentaine d’années, a été passé à tabac par son employeur pour un présumé vol d’argent. Ce vol n’a jamais été prouvé ; mais, les coups administrés à Pathé Diallo eux ont laissé des traces, de graves blessures. Un de ses « testicules a été complètement écrasé » par le violent coup qu’il a reçu sur sa partie génitale.

Aujourd’hui encore, il traine les séquelles de cette violente bastonnade dont il a été victime. Il lui arrive très souvent de pisser du sang à la place des urines. Son médecin lui a déjà suggéré une « évacuation pour le Maroc où la France pour une intervention chirurgicale » lui permettant au moins de faire des enfants. Mais, dépourvu de moyen, il ne peut effectuer ce voyage. Sa femme l’a même quitté parce qu’il a été jugé « inapte » au lit… Et, pendant ce temps, l’auteur de tous ses maux d’aujourd’hui se la coule douce dans la nature sans aucune contrainte.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, cette descente aux enfers a commencé en 2016 pour Mamadou Pathé Diallo, après au moins 2 ans de travail dans le magasin de Jonathan Bazo à Madina. Ce dernier est un vendeur de pièces de rechange de véhicules. Il faisait son négoce avec le jeune Pathé Diallo à qui, parfois, il donnait plusieurs dizaines de millions de francs guinéens à verser à la banque. Mais, dans la journée du 22 avril 2016, cette relation de confiance et de collaboration entre ces deux hommes a viré au cauchemar. Jonathan Bazo a accusé Pathé Diallo de vol d’argent et lui a infligé de violents coups sur différentes parties de corps (y compris sa partie génitale).

« Jonathan Bazo était mon patron depuis 2014. Il a l’habitude de me donner de 15 à 30 millions de francs guinéens, parfois en dollars, pour aller faire le versement. Maintenant, le 22 avril 2016, il m’a donné une somme de 30 mille dollars pour aller verser dans une entreprise. Après, je suis revenu lui remettre le reçu. Une heure plus tard, mon frère Tibou m’a appelé pour me dire qu’il voulait me faire un dépôt de 600 mille francs pour lui acheter un téléphone Androïd. Je lui ai donné mon accord. Entretemps, je me suis approché au patron pour lui demander la permission d’aller acheter le téléphone de mon frère au marché. Il a accepté. C’est ainsi je suis allé faire le retrait pour aller acheter le téléphone et je suis revenu. À 16 heures, pendant que nous étions tous au magasin, il a appelé un cambiste pour lui faire la devise. Quand celui-ci est venu, il a sorti un montant de 10 millions en billet de 10 mille francs. Cela a coïncidé à l’appel de mon grand frère pour savoir si j’ai pu acheter son téléphone. J’ai donc mis la main à la poche pour sortir mon téléphone qui sonnait. Soudain, il (Jonathan Bazo) se lève en me disant : Pathé, c’est comme ça que tu travailles ? J’ai répondu comment ça ? Il m’a dit : tu es en train de me voler comme ça. J’ai dit non, je ne suis pas en train de te voler. Il m’a demandé de me lever pour me fouiller. Je me suis tout de suite levé en soulevant mes deux mains pour qu’il fasse sa fouille. Il a commencé à fouiller les deux poches de mon pantalon et il a retrouvé une somme de 200 mille sur moi. Il a automatiquement dit que c’est son argent. Pourtant, tous les 10 millions étaient en billet de 10 000 et l’argent qu’il a pris sur moi était en billet de 20 000 francs. Furieux contre moi, il m’a d’abord donné un coup au niveau de ma partie génitale et plusieurs autres sur ma figure et un peu partout sur le corps comme il est plus robuste que moi. Les gens m’ont transporté d’urgence au CHU de Donka. De là-bas, on m’a transféré à Ignace Deen. Les médecins ont dit de faire l’échographie. Au réveil, le médecin m’a dit que le testicule est complètement écrasé, qu’il faut que je subisse des interventions chirurgicales. Donc, j’ai fait ça. Après, j’ai porté plainte à la DPJ. On a convoqué le Nigérian, il est allé et a reconnu les faits. Sur place, il a versé neuf millions pour les premiers soins. Après, il est venu en personne me voir à l’hôpital Ignace Deen. Quand il a vu mon état, il a fondu en larme et m’a demandé pardon avant de rentrer. Il est resté comme ça sans être arrêté par la DPJ. Quand je suis sorti de l’hôpital pour la maison, il est encore venu me rendre visite. Il m’a dit ce jour qu’il va me donner un salaire à vie et que si le médecin dit que je ne pourrai plus satisfaire les femmes et faire des enfants, qu’il va me donner un de ses enfants. Je lui ai dit que tout cela n’est pas un problème, mais d’attendre que je sois guéri et qu’on me dise que je ne peux plus faire d’enfants. Après chez moi, il est allé dire à la DPJ qu’il est allé me donner un sac de riz et du sucre et une somme de 300 mille pour ma dépense. Quelqu’un m’a appelé de la DPJ pour me demander ça.  J’étais tout étonné. Le lendemain, il (Jonathan Bazo) est venu aussi avec un diplomate de leur ambassade, lui aussi est venu avec une promesse qu’il va m’acheter 100 vaches. Je leur ai dit que c’est mon état de santé qui m’inquiète d’abord », a expliqué Mamadou Pathé Diallo.

Malheureusement, la procédure dans cette affaire a assez trainé ; et, en lieu et place d’une justice, Pathé Diallo aurait été menacé d’emprisonnement par le juge Diawara (à l’époque juge d’instruction du tribunal de Dixinn et actuellement procureur général à la Cour d’Appel).

« Difficilement la DPJ a accepté de déférer le dossier au tribunal. Et, quand le dossier a été déféré au tribunal de Dixinn, le juge d’instruction a appelé mon avocat pour lui demander de me dire d’aller au tribunal. Je suis allé le rencontrer avec mon avocat. Le juge m’a demandé de lui expliquer le problème, je lui ai expliqué tout. Après, il m’a demandé ce que je demande dans cette affaire. J’ai dit que j’ai juste besoin d’argent pour me soigner. Il m’a dit d’accord, qu’il va programmer le dossier dans un mois et que le prévenu est mis sous contrôle judiciaire. Quelques temps après, mes amis de Madina m’ont appelé pour me dire que mon patron est allé à Dubaï et qu’il voyage souvent en Chine et ailleurs. Préoccupé, je suis allé voir le juge qui m’a dit qu’il est placé sous contrôle judiciaire. Ce jour, le juge Diawara (qui est actuellement procureur à la cour d’appel, à l’époque juge d’inscription à Dixinn) m’a dit ceci : s’il (Jonathan Bazo) voyage, et après ? Ou bien tu veux l’envoyer chez un marabout ou encore parler du problème dans les médias ? Mais, si jamais j’attends moi mon nom dans un média, je vais t’enfermer. J’ai dit alors si vous pensez à m’emprisonner dans mon état de souffrance-là, je préfère la prison que de me laisser faire. Du coup, il a ordonné un gendarme de me mettre dehors… », a indiqué Mamadou Pathé Diallo.

Malheureusement, ce jeune guinéen est encore très souffrant. Et, avec sa couille écrasée, Pathé Diallo a perdu sa femme. Son épouse à tout bonnement demandé le divorce parce qu’il ne peut plus faire d’enfant à moins d’une évacuation en France ou au Maroc. Une évacuation dont il n’a pas les moyens de se payer.

« Là où je vous parle, il y a un de mes testicules qui est complètement écrasé, opéré et enlevé par les médecins. Depuis mon retour à la maison, je suis vraiment malade. Depuis que ma femme a senti que je ne peux pas faire d’enfants dans cet état, elle m’a quitté. Elle est partie il y a 3 ans. Je me suis marié le 22 mars 2016 avec elle ; et, un mois après (le 22 avril de la même année), j’ai eu ce problème. Mon médecin me dit pour faire des enfants il faut qu’on m’évacue dans les pays comme la France, le Maroc, la Tunisie, la Chine… pour faire l’opération. J’ai eu du mal à manger du riz et autres, dès que je les mange, mon ventre me fait très mal. Actuellement, je ne prends que du jus et du Lipton. Et, ça fait deux mois que je perds mon sang en urinant et en partant au sel. Je demande à toute personne de bonne volonté, les ONG, mais surtout au président de la République de m’assister. Car, mon état de santé est en danger. Aussi, je voudrais dire que le juge qui est censé me protéger s’est très mal comporté à mon égard dans cette affaire au profit d’un étranger parce que je suis tout simplement pauvre », a dit Mamadou Pathé Diallo.

A noter qu’après moult péripéties, le dossier de Pathé Diallo a été jugé en première, en 2017, au tribunal de Dixinn. Et, cette juridiction a condamné Jonathan Bazo à 6 mois de prison assortis de sursis et au payement de 9 millions francs guinéens à titre de dommage et intérêt à la partie civile (Pathé Diallo). Mais, n’ayant pas été satisfait, la partie civile a fait appel de cette décision ; et, un procès en appel dans cette affaire est programmé pour le 28 juillet prochain à la Cour d’Appel de Conakry.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Siguiri : « les médecins ont refusé de lui faire une césarienne »

12 juillet 2021 à 9 09 16 07167

Une femme enceinte est décédée samedi dernier, 10 juillet 2021, à la maternité de l’hôpital préfectoral de Siguiri. Elle a rendu l’âme pendant qu’elle tentait de mettre au monde des jumeaux. Son mari accuse les médecins d’être responsables de sa mort et annonce qu’il va porter plainte, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Kaba Diakité, le mari de la défunte, est partagé aujourd’hui entre tristesse et indignation. Il estime que les médecins de l’hôpital préfectoral de Siguiri sont responsables de la mort de son épouse et des deux enfants qu’elle portait. Car, dit-il, s’ils avaient accepté d’intervenir à temps en lui faisant une césarienne, la dame aurait pu être sauvée.

« C’est à 6 heures du matin que ma femme a commencé à ressentir de la douleur. Nous sommes immédiatement partis au centre de santé de Bolibana, mais les sages-femmes qui étaient de garde là-bas nous ont signifié qu’elles ne peuvent pas s’occuper d’elle. Elles nous ont orientés vers l’hôpital préfectoral.

Quand nous sommes arrivés à l’hôpital préfectoral, nous avons trouvé un certain Dr Keïta sur place. Après consultation, il nous a dit que le travail n’a pas commencé. Il a prescrit une piqûre que j’ai achetée, et la douleur s’est calmée. Il nous a dit de rentrer à la maison pour revenir un peu plus tard, parce que le travail allait commencer dans quelques heures. Effectivement, la douleur a repris à 10 heures, et nous sommes directement repartis à l’hôpital.

Mais cette fois, le nommé Keïta n’y était pas, nous avons trouvé une nouvelle équipe sur place. Ils l’ont fait entrer dans la salle d’accouchement, où elle est restée de 11 heures à 17 heures. Pendant tout ce temps, elle criait.  J’ai demandé aux médecins de lui faire une césarienne si elle est incapable d’accoucher d’elle-même, surtout qu’elle n’avait plus de force, mais ils n’ont pas accepté.

Ils ont fait des va-et-vient là-bas jusqu’à 17 heures, puis ils sont venus me dire que ma femme est décédée », explique Kaba Diakité, qui promet de saisir la justice sur cette situation. « Je porterai plainte contre ces agents de santé. Parce que s’ils avaient accepté d’opérer ma femme, elle aurait certainement pu être sauvée », a-t-il indiqué.

Interrogé sur cette situation, le médecin chef de la maternité de l’hôpital préfectoral de Siguiri assure que la dame n’a pas manqué l’assistance. Il précise que les médecins n’ont pas refusé de faire la césarienne, mais qu’ils avaient d’abord un autre problème à résoudre.

« Je n’étais pas là au moment des faits. Mais selon le rapport de l’équipe de garde que j’ai reçu, on ne peut pas dire qu’on n’a pas assisté cette dame, parce qu’elle est morte sur la table de réanimation. La dame a effectivement demandé la césarienne, mais elle avait fait une chute de tension, donc il fallait d’abord la réanimer avant la césarienne. Et c’est au cours de cette réanimation qu’elle a rendu l’âme », a dit Dr Tassy Bérété.

A noter que la défunte, Nany Sidibé, était mère de 5 enfants, elle était à son sixième geste. Elle a été inhumée hier, dimanche 11 juillet 2021, à Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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La SMB organise l’examen médical annuel 2021 pour tous ses employés

12 juillet 2021 à 9 09 14 07147

Dans le cadre de son programme de Prévoyance Santé, la SMB a organisé du 6 au 11 juillet l’examen médical annuel de l’ensemble de ses employés avec l’appui de nombreux médecins issus du corps médical guinéen. Cet examen médical permet d’interroger le salarié sur son état de santé mais également de l’informer sur les risques éventuels auxquels l’expose son poste de travail.

Afin d’assurer la sécurité des employés participant à l’examen physique pendant la pandémie, tous les médecins ont été soumis à un test PCR de Covid-19 à l’avance. Le port des masques était obligatoire et une distance de 1,5 mètre devait être tenue. Pour s’assurer du bon déroulement de ces examens, le département des ressources humaines avait mis en place un programme précis, avec des présentations de la situation dans chaque département de la SMB.

Pour Frédéric Bouzigues, Directeur Général de la SMB : « Comme depuis le début de nos activités en 2015, et surtout en cette période difficile due à la pandémie de COVID 19, la santé de nos employés et la sécurité sanitaire sont nos priorités au sein de la SMB. En tant qu’entreprise responsable, nous tenons à avoir un système efficace qui nous permet d’adapter nos politiques HSSE ».

Transmis par le service de communication

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Attaque d’une ferme avicole à Siguiri ? 950 poulets tués ! (victime)

12 juillet 2021 à 8 08 35 07357

Cette mort en masse de poulets a été enregistrée dans la nuit de vendredi à samedi, 10 juillet 2021, dans une ferme avicole à Siguirini, une sous-préfecture située à environ 150 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Siguiri. En un temps record, 950 poulets sont morts dans cette ferme de plus de 1000 poulets appartenant au jeune entrepreneur Aly Savané. Pour l’heure on ignore ce qui a décimé cette ferme ; mais, la « piste criminelle » a déjà été envisagée par la victime, d’autant plus qu’aucune substance toxique n’a été retrouvée dans l’alimentation desdits poulets par les services vétérinaires. Une enquête a été ouverte pour les autorités locales, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région de Kankan.

Selon nos informations, c’est à 2 heures que le premier constat de cette mort en masse de poulets a été fait par le vigile de ladite ferme. Ce dernier, a immédiatement informé son patron, Aly Savané, de la triste nouvelle au téléphone.

« Le vendredi je me suis déplacé pour aller acheter les matériels de la ferme. La même nuit, à 2 heures du matin, mon vigile m’a appelé pour me dire que pendant qu’il allait dormir, les poules se portaient bien. Mais, à son réveil à 2 heures, il dit avoir trouvé plusieurs d’entre elles sont mortes et d’autres faisaient du bruit. Maintenant, c’est étant à Siguiri là-bas que j’ai appelé le sous-préfet qui est venu faire le constat. Mais, de 2 heures à 8 heures dans la matinée du samedi, il y avait 800 morts parmi les poulets. Ensuite, d’ici la soirée le nombre avait atteint 950. Maintenant, il ne me reste que 53 têtes de poulets », a expliqué Aly Savané.

A en croire ce jeune entrepreneur, c’est un investissement de 150 millions de francs guinéens qui vient d’être perdu en quelques heures sans aucune cause apparente. Car, l’analyse de l’alimentation des poulets de la ferme n’a révélé aucune substance nuisible. Et, les vétérinaires venus de Kankan et Siguiri privilégie déjà la piste criminelle.

« Le sous-préfet a fait venir des vétérinaires de Kankan et Siguiri ainsi que le directeur préfectoral de l’élevage de Siguiri. Après les investigations, ils ont opéré certains poulets et diagnostiqués leur mangé et leur l’eau à boire ; mas ils n’ont pas trouvé de maladie. Ils sont retournés à Kankan avec un échantillon qui va être évacué sur Conakry pour avoir beaucoup d’explications. Mais avant de partir, ils m’ont dit que probablement, les poulets ont été aspergés de gaz », a indiqué Aly Savané.

A noter qu’une enquête a déjà été ouverte par les autorités locales de Siguirini pour situer la responsabilité dans ce qui vient de décimer cette ferme avicole.

Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Menaces sur les appels téléphoniques et la connexion internet : Orange Guinée communique

11 juillet 2021 à 16 04 21 07217

La Direction Générale d’Orange Guinée informe son aimable clientèle qu’elle a été saisie par le bureau de la Fédération Syndicale Autonome des Télécommunications (FESATEL) concernant l’application d’un avis de grève à compter du 12 juillet 2021

La Direction Générale d’Orange Guinée tient à rassurer l’ensemble de ses clients des dispositions prises pour assurer la continuité de services, conformément à nos obligations de cahier de charges.

La Direction Générale d’Orange Guinée compte sur la bonne compréhension de tous.

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Accident d’un camion à Balandougouba (Mandiana) : 6 morts et 10 blessés

11 juillet 2021 à 16 04 10 07107

Un grave accident de la circulation s’est produit hier, samedi 10 juillet 2021, dans la sous-préfecture de Balandougouba, située à 125 kilomètres de Mandiana. C’est un camion benne qui s’est renversé sur une colline, alors qu’il transportait des femmes qui quittait une mine artisanale pour rejoindre leur village. Et, selon des informations confiées au correspondant préfectoral de Guineematin.com, le bilan est très lourd : six femmes sont mortes sur place et dix autres personnes ont été blessées (dont 9 femmes et l’apprenti-chauffeur).

Très ému par cette énorme perte, monsieur Djanko Camara, le sous-préfet de Balandougouba, joint au téléphone par Guineematin.com, a expliqué que parmi les 6 femmes décédées, cinq sont du district de Kinieni (situé à 2 Km de Balandougouba centre) et la sixième est du centre. Et, sur les dix personnes blessées, quatre sont du centre et les six autres sont du district de Kinieni.

Djanko Camara, sous-préfet de Balandougouba

« Nous somme endeuillés par cette tragédie qui vient de frapper nos différentes familles. Cet  accident a tué six femmes qui quittaient la mine d’or. Pour rentrer au village, elles sont montées sur un camion rempli de gravier. Malheureusement, au niveau de la colline, située à moins de deux kilomètres de Balandougouba centre, le camion s’est renversé », a dit le sous-préfet de Balandougouba, Djanko Camara. 

À en croire l’autorité sous-préfectorale, quatre des dix personnes blessées ont été envoyées chez des guérisseurs traditionnels, réputés très efficaces pour le traitement des fractures, dans le district de Gnany ; et, les 6 autres blessés ont été conduits à l’hôpital préfectoral de Mandiana.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées, ainsi qu’à l’autorité sous-préfectorale de Balandougouba.

De Mandiana, Mamady Konoma Kéïta pour Guineematin.com

Tél. : 00224 625 81 03 26  

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Guinée Games, mais pourquoi se cassent-ils la nénette pour l’avoir ?

11 juillet 2021 à 14 02 50 07507

Libre Opinion : Antonio Souaré, un homme, une vision et un patriote acharné au travail qui a fait du néant, l’une des entreprises les plus dynamiques de la sous-région ouest africaine.

Guinée Games, c’est la matérialisation de la pensée de cet homme sur le terrain ; c’est l’adéquation parfaite du dire et du faire, du verbe vers le concret. Qui eut cru à cette époque, il y’a une vingtaine où les chiffres d’affaires tournaient autour 500 milles gnf ? où les gains des parieurs étaient 10 fois supérieurs au stock disponible ?

Antonio Souaré a eu très tôt le nez creux, en y mettant toute son énergie or, il aurait pu comme un coq en pâte, mener une toute autre vie.

Maintenant que Guinée Games dégage une santé financière irréprochable, certains veulent en profiter pour tirer des plans sur la comète. Guinée Games, c’est la vache à traire à tout prix.

Des principes, des règles insidieuses à la mords-moi le nœud sont échafaudés avec pour dessein de se faire la tête d’Antonio Souaré.

Bien qu’ayant officiellement transférer la gestion de l’entreprise à un tiers, il n’en demeure pas que c’est sa création, le fruit de son imagination, qu’il ne peut voir décapiter sans sourciller.

Lorsqu’on a assez amassé sur le dos du peuple, on finit par avoir les dents du fond qui baignent, on finit par devenir insatiables. Guinée Games, c’est le nouveau gâteau à se partager. Et pourtant au-delà de toutes les supputations, il s’agit d’une entreprise citoyenne, au centre de toutes les préoccupations du monde culturel, footballistique et juvénile de la Guinée ; Guinée Games donne sans en redemander, Guinée Games soutient sans contrepartie, Guinée Games finance sans condition aucune. Une telle entreprise n’est pas à abattre. Si la Lonagui s’en accapare, hélas c’est la mort programmée de ce fleuron des sociétés Guinéennes.

Pourquoi la Lonagui ne doit pas toucher à Guinée Games ?

Depuis la migration de PMU vers la LONAGUI c’est une gestion opaque des fonds par la Direction, cas de malversations financières, et l’amateurisme. Tous les superlatifs sont possible pour qualifier cette gestion peu orthodoxe selon nos sources.
Mais pour comprendre ce dont nous parlons revenons en arrière plus précisément en AOUT 2019 date à laquelle l’entreprise à été nationalisée.
Autrefois une structure privée avec pour non PMU WNIYA SARL, L’entité a été reprise par la Lonagui en Aout 2019 après 10 ans gestion par un privé. A l’époque, pour rendre possible cette migration plusieurs promesses avaient été faites par l’actuelle Directrice Générale Dame Aminata Sylla notamment le maintien de tous les avantages dont disposaient les travailleurs avant la nationalisation à savoir : le contrat de travail type CDI certifié par l’APIP, Prise en charge sanitaire du personnel et leur petite famille au moins à hauteur de 60%, la prime de 1% sur le chiffre d’affaire net réalisé du mois, les sim flottes pour les appels professionnels et les carburants de fonctionnement comme ça existait à winiya. A ce jour depuis la nationalisation de PMU par la Lonagui histoire est de constater qu’en plus de perdre tous ses avantages la moitié des caissiers et caissières dans les différentes agences qui avaient dix (10) ans d’expériences ont été remplacés par des nouveaux qui il faut le rappeler n’ont pratiquement aucune connaissance dans l’exploitation des jeux hippiques à en croire nos sources. Avec cette attitude qu’on peut qualifier de promesses manquées ou du moins trahison de la part de nouvelle direction sous la houlette de dame Aminata Sylla les travailleurs de PMU/LONAGUI sont aujourd’hui partagés entre amertume et déception. En lieu et place d’un contrat CDI comme promis par les responsables de la Lonagui les travailleurs sont soumis à une signature de notes d’engagements.
Parlons à présent de la clé de répartition de la manne financière générée par l’exploitation de PMU/LONAGUI. Dans l’ancien temps avant la nationalisation de PMU WINIYA nos enquêtes ont révélé que la clé de répartition se présentait comme suit :
Parieurs : 53%
Société PMU : 32%
Etat trésor public : 10%
Activités socioculturelles : 1%
Lonagui : 2%
PMU France : 2%.

Cependant depuis la reprise de la société par la Lonagui force est de constater qu’aucune information ne filtre dorénavant sur la nouvelle clé de répartition en terme simple la direction de la Lonagui entretient le flou sur les fonds générés par les jeux. Personne ne sait à date selon nos sources à part dame Aminata Sylla à combien s’élève ces fonds et comment ils sont repartis entre le trésor public, les parieurs, la Lonagui mais aussi les prestataires étrangers, car il est important de mentionner que depuis la nationalisation de PMU la gestion du serveur informatique et la plateforme sont assurées par les camerounais et la gestion des terminaux revient aux maliens et à date aucune information ne filtre sur les pourcentages accordés à ces partenaires dans le cadre de la clé de répartition. Une situation qui favorise des malversations financières à grande échelles. Toujours selon nos sources les chefs d’agence qui autrefois avaient accès à la liste des paris effectués pour une question de transparence n’ont plus droit à cela de nos jours. Poursuivant dans le cadre notre enquête il faut rajouter le cas lié à la destination des purgés. On appelle « purgé » dans le jargon des jeux tout gain non réclamé par les parieurs après la course du jour. Dans l’ancien PMU avant la migration vers la Lonagui ces purgés étaient collectés par la Direction ensuite remis dans la cagnotte pour les parieurs. Mais à ce jour depuis la nationalisation personne ne connait la destination de ces purgés. Nos enquêtes nous ont amené à constater qu’il y a un manque de transparence dans l’exploitation de PMU/LONAGUI, un manque de visibilité dans le traitement des paris et la perte des avantages des travailleurs autrefois garanties par leur ancien employeur. Ce qui nous amènent d’ailleurs, à des questionnements légitimes:
Quelle est la nouvelle clé de répartition des recettes de courses PMU version LONAGUI?
La part de l’état et des activités socioculturelles sont-elles versées respectivement au trésor public et au Ministère de la culture par la Lonagui si oui à combien s’élève les pourcentages?
La plateforme qui est aujourd’hui gérée par les camerounais sur quelle base elle a été obtenue?
Quel est le taux de CA revenant aux camerounais dans le cadre de l’obtention de la plateforme?
Quel est le prix d’achat de la plateforme ?
Quel est le taux de pourcentage sur le CA revenant aux maliens dans le cadre de l’exploitation des terminaux de vente dans les kiosques. Voilà autant de questions auxquelles la direction de la Lonagui devrait répondre pour espérer convaincre l’opinion publique sur leur capacité à pouvoir reprendre la société Guinée Games qui est deux (2) fois plus complexe que PMU avec un système plus sophistiqué sans oublier les milliers d’emplois générés par la direction de Guinée Games depuis plus de 20 ans. WAIT AND SEE

Une opinion de Henry Camara

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Décès d’un étudiant à Kankan : Ousmane Sylla perd la vie en plein match de football

11 juillet 2021 à 11 11 08 07087

Décès d’un étudiant à Kankan : Ousmane Sylla perd la vie en plein match de football

C’est une triste nouvelle !  Ousmane Sylla, étudiant de la deuxième année du département des sciences du langage de l’université Julius Nyerere de Kankan a rendu la vie dans la soirée d’hier, samedi 10 juillet 2021. Ce jeune de 25 ans jouait avec ses amis un match de football au quartier Énergie qui opposait les étudiants de la Licence 2 (entre les classes A et B). Après sa crise sur le terrain, il a été transporté d’urgence à l’hôpital régional ; mais, c’est un dépôt de corps qui a été constaté. 

Originaire de la préfecture de Kindia, Ousmane Sylla a décroché son baccalauréat en 2019 à Conakry pour être orienté à l’université de Kankan. 

Après une nuit à l’hôpital régional, le corps du jeune étudiant quittera à jamais Kankan ce dimanche, 11 juillet 2021, pour être transporté dans les heures qui suivent à Kindia où il rejoindra sa dernière demeure. 

Paix à son âme, amine !

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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Suicide à Télimélé : un jeune homme s’est pendu à Hafia

11 juillet 2021 à 10 10 29 07297

Le corps sans vie de Oury Baïlo Bah, un mécanicien de 32 ans, a été retrouvé dans sa chambre au quartier Hafia, dans la commune urbaine de Télimélé. Le jeune homme se serait pendu par un fil électrique hier, samedi 10 juillet 2021.

Selon les informations recueillies par le correspondant local de Guineematin.com, le défunt était en Côte d’Ivoire où il a contracté une maladie psychiatrique. Il avait alors été ramené à Télimélé pour être immobilisé pendant un bon moment avant d’être délivré par son père. 

Selon sa famille, tout semblait bien se passer pour Oury Baïlo jusqu’à 13 heures. Malheureusement, lorsqu’il est entré dans sa chambre, il s’est pendu par un fil électrique. 

Et, dès qu’elle a constaté son décès, sa famille a informé les autorités locales qui y ont envoyé une délégation. Dans un premier temps, le corps a été envoyé à l’hôpital préfectoral avant d’être rendu à la famille qui annonce son enterrement ce dimanche, 11 juillet 2021.

Paix à son âme, amine !

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél : 655363665

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Dinguiraye : 2 personnes mortes après avoir consommé une eau souillée

10 juillet 2021 à 17 05 23 07237

Deux personnes sont décédées à Dinguiraye, après avoir bu une eau impropre à la consommation. Deux autres personnes ayant présenté les mêmes symptômes sont aujourd’hui en convalescence, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Le 28 juin 2021, Mamadou Ly, 50 ans, est mort des suites de diarrhée, à Sabèrè Faran, un village relevant du district de Fammèrè Lydoubhé, dans la sous-préfecture de Banora (Dinguiraye). Une dizaine de jours plus tard, Fadima Diallo, 60 ans, est décédée dans des circonstances similaires, le 6 juillet 2021, dans la même localité.

Deux autres habitants du village, des jeunes garçons, sont tombés malades, faisant également la diarrhée. Informée de cette situation, la direction préfectorale de la santé a déployé une équipe sur le terrain pour des investigations. Et à l’issue de leurs travaux, les enquêteurs ont conclu que c’est l’eau consommée par ces citoyens qui est à l’origine de cette situation.

« Dans ce village très reculé, les Hommes et les animaux partagent une seule source d’eau, c’est là-bas où tout le village s’approvisionne en eau. Après la tombée de la pluie, les eaux de ruissellement ont probablement entraîné des saletés dans la source, puisque le lieu n’est pas protégé. C’est ce qui a créé le problème », a confié Dr Aboubacar Sidibé, directeur préfectoral de la santé de Dinguiraye.

Face à cette situation, la DPS a fait plusieurs recommandations, dont entre autres : filtrer et faire bouillir l’eau de boisson puis la refroidir pour la consommation et approvisionner le village en chlore pour le traitement de l’eau de boisson. Mais selon Dr Aboubacar Sidibé, pour résoudre durablement ce problème, il faut mettre en place au moins un puits artisanal amélioré dans ce village pour permettre à ses habitants d’avoir de l’eau potable.

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

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Vol à main armée et assassinat : 3 jeunes lourdement condamnés à Coyah

10 juillet 2021 à 13 01 58 07587

Le tribunal de première instance de Coyah a condamné hier, vendredi 9 juillet 2021, trois jeunes qui étaient jugés pour des faits d’association de malfaiteurs, vol à main armée, détention illégale d’armes et assassinat. Les accusés ont écopé de peines allant de 5 à 30 ans de réclusion criminelle, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mamadou Aliou Diallo alias Bac13, Ibrahima Sory Diallo alias Mo et Sékou Traoré, ont été arrêtés par la gendarmerie de Coyah, à la suite de plusieurs attaques à mains armées enregistrées en 2019 dans cette préfecture. Au cours de l’une de ces attaques, Boubacar Barry, un habitant de la localité de Bentouraya, a été tué par balles dans la nuit du 29 avril 2019. Les trois jeunes, accusés d’avoir perpétré ces attaques, ont été placés sous mandat le 24 mai 2019. En comparaissant devant le tribunal criminel de Coyah, les accusés ont tous rejeté les faits mis à leur charge.

« On m’a arrêté seul et conduit à la BAC10. Les agents m’ont frappé et torturé. Ils ont cité plusieurs attaques à mains armées survenues au pont KK, à Gombonya et à Coyah, mais je n’ai rien reconnu, parce que je n’ai jamais participé à une association de malfaiteurs », a déclaré Mamadou Aliou Diallo.

« Je suis maçon. Je n’ai jamais fait usage d’une arme de guerre. Je n’ai jamais participé à une opération armée. Je ne suis au courant de rien dans cette affaire », a dit Sékou Traoré. Même son de cloche chez Ibrahima Sory Diallo alias Mo.

Mais la représentante du ministère public a aussitôt balayé les arguments des accusés. Djénè Cissé a indiqué que ce groupe est responsable de plusieurs attaques à mains armées perpétrées dans la préfecture de Coyah. « Dans le groupe, il y a un certain Ibrahima Kalil Keïta alias Toguin (un militaire) qui n’a pas été interpellé, alors qu’il est considéré comme le pivot dans cette affaire. Pour Sékou Traoré qui est chauffeur, il a mis son véhicule à la disposition de ces malfrats pour réaliser leurs opérations.

Il est complice pour le vol qui s’est produit à Gombonya, chez Sékou Doura Traoré. Au pont de KK aussi, ils ont utilisé son véhicule pour réaliser l’attaque. Il a aidé ces personnes à réaliser leurs forfaitures. Mais par rapport à l’assassinat de Boubacar Barry, on ne peut pas lui imputer cette responsabilité, parce qu’il n’a pas participé à cette opération. Pour Mamadou Aliou Diallo, il a été cité dans cette affaire, mais en aucun cas il n’a participé à une opération. On ne trouve aucun indice qui peut l’incriminer. 

Concernant Ibrahima Sory Diallo alias Mo, les faits d’association de malfaiteurs, vol à main armée et assassinat sont établis à son égard. C’est pourquoi, le ministère public vous demande d’acquitter Mamadou Aliou Diallo, de condamner Sékou Traoré à 5 ans de réclusion et 50 millions de francs guinéens de dommages et intérêts pour la famille de Sékou Doura Traoré, et condamner Ibrahima Sory Diallo alias Mo, à 20 ans de réclusion criminelle et 100 millions de francs guinéens de dommages et intérêts pour la famille du défunt Boubacar Barry », a requis la procureure.

De son côté, l’avocat de la défense, Me Abdoulaye Keïta, a demandé au tribunal d’acquitter purement et simplement Mamadou Aliou Diallo et Sékou Touré, et d’accorder de larges circonstances atténuantes à Ibrahima Sory Diallo. Mais dans sa décision, le tribunal a reconnu tous les trois accusés des faits qui leur sont reprochés. Il a condamné Mamadou Aliou Diallo à 5 ans de réclusion criminelle, Sékou Traoré à 10 ans de réclusion criminelle et Ibrahima Sory Diallo à 30 ans de réclusion criminelle. 

Une décision surprenante pour l’avocat de la défense qui promet de l’attaquer devant la Cour d’appel de Conakry. « C’est une décision amer. Le ministère public avait requis l’acquittement pour Aliou Diallo, 5 ans de réclusion contre Sékou Traoré et 20 ans contre Ibrahima Sory Diallo, alias Mo. Mais je suis vraiment étonné que le tribunal criminel dans sa décision, condamne Mamadou Aliou Diallo à 5 ans, Sékou Traoré à 10 ans et Ibrahima Sory Diallo à 30 ans de réclusion criminelle.

C’est une décision excessive et anormale. Le droit n’a pas été dit dans cette affaire, le tribunal est passé à côté. C’est pourquoi on ne va pas se limiter à ce stade, on va relever appel de la décision pour que la cour d’appel de Conakry examine cette affaire à nouveau », a déclaré Me Abdoulaye Keïta.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620589527/664413227

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Conakry : F2DHG présente les résultats de son étude sur les violences faites aux femmes en période de Covid-19

10 juillet 2021 à 11 11 53 07537

La pandémie de Covid-19 a contribué à l’exacerbation des violences faites aux femmes en Guinée. C’est la conclusion d’une étude menée par l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée (F2DHG). L’organisation de la société civile a présenté les résultats et validé le rapport de cette étude ce vendredi, 9 juillet 2021, à Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a assisté à la cérémonie.

Dans plusieurs du monde, le constat révèle que les violences à l’égard des femmes ont connu une augmentation, suite aux restrictions de libertés imposées par la pandémie de Covid-19. C’est ce qui a amené l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains de Guinée (F2DHG) à lancer le 20 mars 2021, un projet intitulé « Lutte contre les violences faites aux femmes en période de Covid-19 », grâce au soutien financier d’OSIWA-Guinée.

Et la première phase de ce projet a consisté à mener une étude sur la typologie et la cartographie des violences faites aux femmes en période de Covid-19 en Guinée. Confiée à un cabinet de consulting, cette étude a été réalisée sur une période de deux mois dans 12 communes urbaines du pays, dont la zone du Grand Conakry. Au terme de leurs travaux, les enquêteurs sont arrivés à la conclusion que la pandémie de Covid-19 a contribué à l’exacerbation des violences faites aux femmes en Guinée.

« Globalement, nous avons eu à interviewer 992 personnes. Et en fonction des résultats, nous pensons que l’étude s’est déroulée dans les meilleures conditions. Les principales conclusions de nos études sont les suivantes : de façon générale, il y a eu une exacerbation des violences au niveau des ménages pendant le Covid-19. Il y a eu plusieurs formes de violences telles que : les insultes, les humiliations, les mariages forcés, les viols et autres types de violences », a indiqué Soumaïla Bayo, le consultant du projet.

Sur les 12 communes touchées par l’étude, celle de Coyah arrive en tête du classement, avec 39% de taux de violences faites aux femmes. Le stress, la détérioration des conditions socio-économiques et la limitation des déplacements sont évoqués comme étant les causes de cette situation qui affecte les femmes. Des résultats que l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains de Guinée compte mettre à profit pour mener des actions concrètes sur le terrain, en vue de lutter contre les violences à l’égard des femmes.

Moussa Yero Bah, journaliste et présidente de l’ONG F2DG-G

« Ce travail va permettre à beaucoup d’organisations d’avoir des éléments sous la main pour pouvoir parler des violences faites aux femmes spécifiquement en période de Ccovid-19. C’était l’objectif visé par rapport à cette étape de notre projet de lutte contre les violences faites aux femmes qui a été lancé au mois de mars dernier. Donc, ce n’est qu’une phase d’un projet. Maintenant qu’on a le rapport validé sous la main, cela va nous permettre de continuer le travail.

C’est-à-dire en allant vers les communautés et sensibiliser ces communautés pour mieux les outiller à savoir préserver les femmes en période de pandémie. Mais aussi, ça nous permettra de toucher les organisations de la société civile qui sont citées dans ce rapport, et sensibiliser toutes ces communautés aux risques liés aux violences faites aux femmes en période de Covid-19, ça va être la prochaine étape ce projet », annonce la journaliste Moussa Yéro Bah, présidente de l’ONG F2DHG.

Au nom du ministère des droits et l’autonomisation des femmes, la cheffe de cabinet du département a salué cette initiative de l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains Guinée (F2DHG). Ramatoulaye Camara a invité l’ensemble des acteurs concernés à se servir des résultats de cette étude pour orienter les actions sur le terrain dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes.

« La réalisation d’une enquête sur les violences faites aux femmes en période de Covid-19 répond à la nécessité de considérer l’impact de cette pandémie sur les hommes et les femmes, afin de fournir une réponse adaptée aux besoins et aux défis. Les résultats de cette étude doivent être utilisés par l’ensemble des partenaires comme un outil d’orientation et de prévention pour inverser la tendance des violences faites aux femmes durant et après cette pandémie », a-t-elle indiqué.

Depuis sa création en 2013, l’ONG Femmes, Développement des Droits Humains en Guinée (F2DHG) œuvre pour le respect des droits humains et des libertés fondamentales, mais aussi pour l’émancipation des femmes à travers leur formation et leur sensibilisation pour la connaissance de leurs droits, leur autonomisation et leur implication dans le processus de développement poitique et socioéconomique et politique de la Guinée.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Accord entre l’APB et la FESABAG : la grève des travailleurs des banques évitée

10 juillet 2021 à 9 09 59 07597
Signature convention collective entre l’APB et la FESABAG

La grève annoncée dans le secteur des banques, institutions de micro-finances et assurances de Guinée n’aura finalement pas lieu. Après quelques jours de négociations, l’association professionnelle des banques (APB) et la fédération syndicale autonome des banques, assurances et micro-finances de Guinée (FESABAG) sont parvenus à un accord permettant d’éviter cette grève.

Les deux parties ont signé la nouvelle convention collective des travailleurs qui était la principale revendication de la FESABAG. La cérémonie de signature a eu lieu dans la soirée du vendredi, 9 juillet 2021, en présence du gouverneur de la banque centrale de la République et de l’inspecteur général du travail.

Composée de 32 articles, cette nouvelle convention collective va entrer en vigueur le 1er janvier 2022. Elle va améliorer substantiellement les conditions de vie et de travail des employés des banques, institutions de microfinances et assurances de Guinée. Dr Alia Camara, inspecteur général du travail, est revenu sur les conditions d’application, de dénonciation et de révision de ce document.

Dr Alia Camara, inspecteur général du travail

« Cette convention pourra être dénoncée par l’une ou l’autre partie au plutôt 5 ans après sa date de signature. Elle pourra être révisée ou dénoncée en tout ou partout à toute époque par l’une des parties contraintes donnant un préavis de 3 mois signifié à l’autre partie par lettre recommandée avec accusé de réception à l’inspection générale du travail. La notification de la révision et de la dénonciation doit préciser les motifs et soutenir un projet de nouvelle convention.

La partie qui prendra l’initiative de la dénonciation devra accompagner sa lettre d’un nouveau projet de convention sur les points mises en cause, afin que les pourparlers puissent démarrer sans retard et dans un délai qui n’excède pas 3 mois après réception de la lettre recommandée qui la motive. De toute façon, la convention reste en vigueur jusqu’à l’application de la nouvelle convention signée par la suite de la dénonciation et de la demande de révision formulée par l’une des parties », a-t-il expliqué.

Le président de l’APB, Guy Laurent Fondjo, et le secrétaire général de la FESABAG, Abdoulaye Sow, ont tous les deux exprimé leur joie par rapport à l’obtention de cet accord.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Djassa d’or 2021 : Guineematin reçoit son prix de meilleur site de la Guinée

9 juillet 2021 à 22 10 55 07557


Sacré meilleur site d’informations guinéen au Djassa d’or 2021, Guineematin.com a reçu le prix qui lui est décerné par la structure Djassa multi communication, organisatrice de l’événement. C’était à l’occasion d’une cérémonie qui s’est tenue le 6 juillet 2021 dans les locaux de la Haute Autorité de la Communication, à Conakry. Tous les lauréats de cette édition du Djassa d’or étaient présents à cette cérémonie pour recevoir leur récompense.

C’est sous la houlette du président de la Haute Autorité de la Communication, Boubacar Yacine Diallo, que s’est tenue cette cérémonie, qui a connu la présence des commissaires de la HAC, de plusieurs responsables de médias et de vétérans de la presse guinéenne. Une occasion pour les organisateurs du Djassa d’or 2021 de remettre les prix aux médias et aux professionnels de l’information, distingués au cours de cette édition. En plus du trophée qui lui a été décerné, Guineematin.com, sacré meilleur site web guinéen en 2021, a reçu aussi un ordinateur portable comme récompense pour la qualité de son travail.

Yacine Diallo, président de la HAC

Et à la remise de ce prix, le président de la HAC a tenu à rendre hommage au fondateur et administrateur général de Guineematin.com, dont il loue le courage et la passion pour son métier. « Je voudrais dire un mot sur le propriétaire de Guineematin.com, M. Nouhou Baldé, qui est un journaliste dans le sang. Il a été longtemps directeur de la publication du journal hebdomadaire l’Observateur. Pour l’anecdote, lorsque j’ai démissionné de mes fonctions de directeur général de l’Office de la radiotélévision guinéenne, c’était un samedi, le premier  journaliste qui est arrivé chez moi, c’était Nouhou Baldé. D’abord pour me présenter ses regrets et ses encouragements mais aussi pour m’interviewer. Je lui avais dit que j’écrirais plutôt un livre », a rappelé Boubacar Yacine Diallo.

Madame Médine Magbé Konaté, présidente du Djassa d’or

Après la remise des prix aux différents lauréats, Madame Magbé Médine Konaté, présidente directrice générale de Djassa multi communication, la structure qui organise le Djassa d’or depuis 10 ans, s’est félicitée de la réussite de l’événement. « J’exprime toute ma satisfaction pour la réussite de cette cérémonie, mais je mets surtout un accent  particulier sur le côté social du Djassa d’or. Aujourd’hui, je ne ferai que me réjouir parce que nous avons pu atteindre notre objectif, qui est celui de primer les meilleurs dans toutes les catégories de la presse dans notre pays. 

Et on a pu mobiliser plus de 51 millions 720 mille pour un confrère, qui est loin des salles de rédaction, parce qu’il est malade. Le Djassa d’or, c’est le côté humanitaire. Comme je le dis toujours, ce n’est pas les différents prix qu’on vous remet, ce n’est pas les trophées qu’on vous donne, ce n’est pas le matériel qu’on vous donne, mais c’est cette solidarité là que je demande à tout un chacun. C’est la meilleure action que nous pouvions faire », a-t-elle déclaré. 

La patronne du Djassa d’or a ensuite lancé un appel à  l’union sacrée de la presse pour une meilleure qualification du journalisme en Guinée. « En participant au concours, c’est la profession qui s’améliore puisqu’on a peu de formations dans le domaine. Je vous demande de parler des sponsors sans lesquels cet événement n’aurait pas eu lieu. J’en appelle également aux sponsors de faire confiance à la presse pour communiquer. Avec cette cérémonie, vous connaissez les meilleurs et aimez communiquer bien pour votre image. Je vous invite à le faire », a lancé Mme Magbé Médine Konaté.

A rappeler que pour cette édition du Djassa d’or, plus de 20 prix ont été attribués à des journalistes, techniciens, promoteurs, managers et des entreprises de presse.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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