Sénégal : Hissène Habré, ancien président du Tchad, est mort des suites de Covid-19

24 août 2021 à 11 11 31 08318
Hissène Habré

L’ancien président du Tchad, Hissène Habré, est décédé ce mardi, 24 août 2021, à l’âge de 79 ans, au Sénégal où il purgeait une peine de prison à perpétuité pour crimes contre l’humanité. C’est le ministre de la justice sénégalais qui a annoncé la nouvelle. « Habré a été remis entre les mains de son Seigneur », a ainsi déclaré Malick Sall sur la chaîne TFM. Selon les médias sénégalais, l’ancien chef d’Etat a succombé au Covid-19.

Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, avait été condamné le 30 mai 2016 à la prison à vie à l’issue d’un procès inédit à Dakar – par les Chambres africaines extraordinaires, créées en vertu d’un accord entre l’Union africaine et le Sénégal –, où il avait été déclaré coupable de crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement. Une commission d’enquête tchadienne a ainsi estimé à 40 000 le nombre d’assassinats politiques perpétrés par son régime.

Renversé en 1990 par un coup d’Etat qui avait installé au pouvoir Idriss Déby (mort en avril 2021 et remplacé par l’un de ses fils, Mahamat Idriss Déby Itno) et l’avait contraint à l’exil au Sénégal, Hissène Habré a commis ces exactions par le truchement de sa police politique, la redoutable DDS, la direction de la documentation et de la sécurité.

Avec le monde.fr

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Ebola en Côte d’Ivoire : les précisions de l’Ambassadeur guinéen Sinkoun Camara

22 août 2021 à 16 04 59 08598
Elhadj Abdourahmane Sinkoun Camara, ambassadeur de Guinée en Côte d’Ivoire

Depuis la découverte d’un cas d’Ebola sur une guinéenne, arrivée à Abidjan la semaine le 11 août, la polémique enfle entre la Côte d’Ivoire et la Guinée. D’un côté on parle de cas d’Ebola, accompagné de la fermeture des frontières terrestres entre les deux pays et des mesures drastiques pour traquer le virus, et de l’autre, on émet le doute sur cette déclaration « hâtive » des autorités sanitaires ivoiriennes.

Joint au téléphone ce dimanche, 22 août 2021, par un journaliste de Guineematin.com, l’ambassadeur Elhadj Abdourahmane Sinkoun Camara a soutenu qu’aucun Guinéen n’est stigmatisé et que des mesures sont prises pour permettre aux experts venus de Conakry d’accéder aux malades. Il a en outre apporté des précisions sur le niveau de collaboration entre les autorités des deux pays, avant de rassurer la qualité des relations entre la Guinée et la Côte d’Ivoire.

« La République de Guinée et la République de Côte d’Ivoire sont deux pays frères qui entretiennent de meilleures relations historiques d’amitié et de coopération. Nos Chefs d’Etat (le Pr Alpha Condé et son homologue, Dr Alassane Ouattara) sont des frères et amis. Ils entretiennent également d’excellentes relations de coopération et de fraternité », a indiqué le diplomate dès l’entame de notre entretien.

Concernant la découverte d’un cas d’Ebola à Abidjan, l’ambassadeur rassure les sceptiques. « Nous avons effectivement eu des séances de travail avec le ministre de l’intérieur et de la sécurité de Côte d’Ivoire. Sa préoccupation était de savoir comment est-ce que notre compatriote Kadiatou Diallo est rentrée en Côte d’Ivoire ? Quels sont ses contacts et quelles sont les informations que nous disposons dans ce cadre ? Nous avons répondu à toutes ces questions dans un climat de compréhension mutuelle. A ce jour, aucun Guinéen n’est stigmatisé en Côte d’Ivoire. A ce jour, c’est vrai que les frontières terrestres sont fermées de part et d’autre ; mais, la voie aérienne reste libre et les Guinéens sont libres de rentrer en République de Côte d’Ivoire comme ils le veulent », a dit l’Ambassadeur Abdourahmane Sinkoun Camara.

Concernant les mesures prises par l’Ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire, poursuit M. Camara, « nous avons eu des séances de travail avec les Présidents des Coordinations, les Présidents des amicales et les responsables politiques. Nous leur avons donné de larges informations par rapport à cette réalité d’Ebola et nous les avons invités au respect des mesures prises par le Gouvernement ivoirien et nous avons surtout insisté sur le respect des gestes barrières pour se protéger eux-mêmes contre la maladie et protéger les autres également ».

A propos de la visite des experts de la santé en Côte d’Ivoire, sollicitée par les autorités Guinéennes et le second résultat des analyses de l’échantillon, le diplomate se veut prudent.

« Cette décision est souveraine. C’est au gouvernement ivoirien de prendre la décision sur la question. De notre côté, nous sommes en train de travailler pour que les experts puissent accéder aux malades. Pour le 2ème résultat des analyses, je ne peux rien dire pour le moment. Il faudrait attendre que nous ayons les résultats de l’analyse du 2ème laboratoire comme l’exigent les procédures de l’OMS. Quand il y a un cas d’Ebola, il faudrait toujours que deux laboratoires indépendants fassent des analyses et que les résultats trouvés soient identiques. C’est à cette seule et unique condition qu’on peut effectivement déclarer la présence d’Ebola en République de Côte d’Ivoire », tempère notre interlocuteur.

Depuis l’annonce de cas isolé d’Ebola trouvé sur une Guinéenne partie de Labé pour Abidjan en Côte d’Ivoire, les autorités sanitaires des deux pays sont sur le qui-vive pour éteindre la maladie, au cas où elle est effectivement confirmée.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tel: 628 08 98 45

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Drame en Afghanistan : les femmes et les filles, victimes présumées des Talibans

22 août 2021 à 16 04 40 08408
Dr. Pierrette Herzberger-Fofana

Dr. Pierrette Herzberger-Fofana : La prise du pouvoir par les Talibans qui a mis en déroute le gouvernement afghan a incité le  Parlement Européen a convoqué les députés en vacances à une session extraordinaire pour une réunion conjointe de la commission Affaires étrangères (AFET) et celle de Développement.(DEVE) Ci-joint le communiqué  de  la vice-présidente de la commission « Développement »  

Nous sommes tous sous cette onde de choc, abasourdis, à la suite de la prise du pouvoir par les Talibans en Afghanistan. Nous sommes confrontés à un état d’urgence avec le retrait des troupes européennes qui confirme l’ échec monumental que la mission s’était assignée. La situation actuelle est un désastre, et va remettre en question la politique migratoire de l’Union européenne en ce qui concerne les réfugiés. La peur règne en Afghanistan et il va falloir en tirer des leçons.

L’Union européenne doit faire preuve de solidarité vis-à-vis de tous ceux qui ont participé à mettre en valeur les droits humains. En effet, les femmes Afghanes avaient contribué à l’édification d’une société civile démocratique. Elles espéraient également ouvrir des perspectives prometteuses aux générations de femmes qui allaient leur succéder.

En effet jusqu’à cette date, 27 % des 250 sièges du parlement afghan étaient réservés aux femmes. L’éducation a connu un regain de   participation des femmes qui a atteint un taux de plus 65 %. Des millions de filles ont pu fréquenter des établissements scolaires, des milliers de jeunes femmes ont pu aller à l’université. On estime également qu’environ 22 % de la main-d’œuvre afghane est désormais féminine et que les femmes occupaient des postes de décision dans la politique, dans le système judiciaire et dans l’armée.  Plus de 200 femmes exerçaient la profession de juges. En avril 2021, on comptait plus de 4 000 femmes dans les forces de l’ordre.

Tous ces réalisations en faveur des femmes et des filles vont probablement s’envoler. On peut supposer que ces droits acquis durant ces 20 dernières années seront confisqués   par le nouveau régime. Malgré les déclarations de façade des Talibans, comme le laisse supposer leur déclaration :

«Les femmes pourraient travailler dans les limites de la charia » 

Il est probable que cela ne soit qu’un vœu pieux. Et même si les Talibans font actuellement les yeux doux au pays occidentaux, il faut être méfiant en ce qui concerne leur future politique.

Il sera “intéressant” de voir comment la Charia sera interprétée.

Que signifie cela ? Les Talibans accepteront-ils que les femmes occupent des postes de décision ?. Les images de violence que l’on voit à la télévision ne présagent rien de bon.

Or, selon les rapports des activistes, des femmes ont été renvoyées de leur travail et de leurs universités dans les villes tombées sous le contrôle des Talibans. Les flagellations de femmes dans les campagnes ont repris de plus belle. Il en est de même des mariages forcés qui ont déjà commencé dans les provinces conquises par les Talibans. Les femmes doivent être maintenant accompagnées d’un chaperon quand elles sortent. Il est clair que les autres traditions désuètes comme les mutilations génitales féminines (MGF) et les comportements caducs vont suivre. L’Afghanistan est un pays de tradition patriarcale. Les Talibans ne vont pas vouloir perdre le contrôle qu’ils peuvent effectuer sur les femmes en les forçant à des restrictions dans le domaine de l’éducation, de leur préférence vestimentaire et celui de leur liberté de mouvement. Déjà les affiches de mode féminine sont recouvertes d’une peinture blanche.  

Le peuple Afghan : les femmes, les filles, les enfants méritent de vivre en sécurité et en dignité. Par conséquent toutes formes de discrimination, d’abus et de violence doivent être absolument bannies.

Quel est l’état des négociations entre l’Union européenne avec les pays voisins afin de pouvoir faire évacuer non seulement ceux qui ont travaillé avec les pays européens, comme les interprètes et les traducteurs.trices mais aussi les activistes, les agents des organisations humanitaires  et  les militant-e.s des droits humains qui ont défendu les valeurs universelles ? Nous devons envisager d’accorder des visas humanitaires à toutes ces personnes afin qu’elles puissent être réparties dans les divers pays européens qu’elles ont servi en Afghanistan.

L’Union européenne doit apporter une aide humanitaire et un soutien aux Afghans et Afghanes qui ont besoin de protection. Il va falloir trouver de nouveaux canaux de communication avec les Talibans afin qu’ils acceptent de respecter les droits des femmes. 

L’Afghanistan est l’un des grands bénéficiaires de l’aide européenne au développement, en ce moment critique et dramatique, que compte faire l’Union Européenne afin que les droits humains qui sont des droits universels ne soient pas compromis et que la sécurité et la dignité du peuple et particulièrement des femmes et des filles Afghanes soient assurées par le nouveau régime ?

Dr.  Pierrette Herzberger-Fofana,

Députée au Parlement Européen,

Vice-Présidente de la commission Développement

Membre de la commission Affaires Étrangères

Réunion extraordinaire conjointe de la Commission Développement DEVE et Affaires étrangères AFET sur la situation en Afghanistan.

Parlement européen.

Bruxelles.19.8.2021

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Redynamisation du Conseil de l’Entente : le ministre ivoirien Alcide Djédjé chez Patrice Kouamé

21 août 2021 à 21 09 09 08098

Le vendredi 20 août 2021, le ministre ivoirien délégué auprès du ministre d’Etat,  ministre des Affaires Etrangères, de l’intégration et de la diaspora, Son Excellence Monsieur Alcide Djédjé était au siège du Conseil de l’Entente  sis à Abidjan Cocody 2 plateaux. 

Il y était dans le cadre d’une visite de prise de contact avec SEM Patrice Kouamé, secrétaire exécutif de l’Institution.

Les questions  liées à la redynamisation et à la visibilité des actions de l’institution ont été abordées au cours de cette rencontre. 

Par le Service communication

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Décès du Dr Touré à Haïti : le ministère de la santé et l’OMS au chevet de sa famille

18 août 2021 à 21 09 15 08158

Une délégation conduite par le ministre de la santé et le représentant de l’OMS en Guinée s’est rendue ce mercredi, 18 août 2021, au domicile du Dr Ousmane Touré, décédé dans la nuit du samedi à dimanche dernier à Haïti. Ce médecin guinéen est l’une des nombreuses victimes du séisme qui a frappé ce pays pauvre d’Amérique du nord, où il est en mission de l’OMS dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Les autorités sanitaires sont allées présenter leurs condoléances et compatir à la douleur de sa famille, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Rémy Lamah, ministre de la santé, médecin général

« Je suis porteur du message du chef de l’État, président de la République, Pr Alpha Condé, et de tout le gouvernement à l’endroit de la famille de Dr Touré qui est mort de façon tragique à Haïti avec l’arme en main. Il était allé porter main-forte de ce côté dans le cadre de la riposte contre la Covid-19 au compte de l’OMS », a déclaré le ministre de la santé, médecin général Rémy Lamah, avant de louer la bravoure du Dr Ousmane Touré. Personnellement, je l’ai connu et je l’ai côtoyé pendant la première épidémie d’Ebola en Guinée (2014-2016).

Je sais personnellement le rôle qu’il a joué afin que la Guinée puisse à cette époque, de façon rapide, contrôler cette épidémie bien que nous étions à notre première expérience. C’est la même expérience qui l’a conduit en RDC où il a aidé le peuple congolais à vaincre cette épidémie. Donc, c’est avec consternation qu’on a appris cette mauvaise nouvelle et le président de la République nous a instruits de prendre toutes les dispositions nécessaires pour lui rendre hommage mérité », a dit le ministre.

Pr Georges Alfred Ki-Zerbo, représentant de l’organisation mondiale de la santé (OMS) en Guinée

De son côté, le Pr Georges Alfred Ki-Zerbo, représentant de l’organisation mondiale de la santé (OMS) en Guinée, a exprimé la douleur de l’institution onusienne suite au décès du médecin guinéen. « Les mots nous manquent pour qualifier la douleur et la consternation avec laquelle l’organisation mondiale de la santé a appris le décès dans le séisme qui a frappé Haïti du Dr Ousmane Touré. C’était un combattant émérite de la santé globale. Il a servi la nation guinéenne avec brio.

Il a aussi sur plusieurs terrains en RDC et deux fois à Haïti, porté l’étendard de l’OMS et de la santé globale en tant que guinéen (…) Donc, nous sommes venus nous tenir auprès de sa famille biologique pour témoigner notre profonde sympathie et toutes nos condoléances, mais aussi prier le Tout-puissant pour qu’il ait son âme dans son paradis. Et que son sacrifice et toutes les œuvres qu’il a eues à faire pour la Guinée et le monde retombent en bénédiction sur sa famille et que cela soit reconnu éternellement », a souhaité le Pr Ki-Zerbo.

Morlaye Sanoh, oncle maternel du défunt, porte parole de la famille

Cette visite réconforte la famille du Dr Touré. Fodé Morlaye Sanoh, l’oncle maternel du défunt, a vivement remercié les autorités pour cette action. « C’est une visite symbolique pour nous. Au nom de la famille, je voudrais remercier le ministre de la santé et le représentant de l’OMS en Guinée pour cette visite. Remercier également le président de la République pour son implication personnelle pour le rapatriement du corps. Nous remercions aussi tous ses camarades qui ne cessent de consoler la famille. Je voudrais aussi en profiter pour remercier la presse qui, à cause de sa mobilisation, Dr Touré est présenté aujourd’hui sur le plan national comme un héros de la santé publique.

En cette période douloureuse pour nous, il m’est difficile de dire ce que la famille ressent face à la disparition douloureuse et tragique de notre fils. Il était tout pour nous. Je me rappelle encore lorsqu’il a été recruté en 2015 pour la lutte contre Ebola. Il est venu me dire : Tonton, je suis recruté pour la lutte contre Ebola. Je lui ai répondu en disant : mais petit tu es fou ou quoi ? Toi, tu veux affronter la mort ? Il m’a dit : non Tonton, j’ai étudié pour ça et je suis prêt à aller contre votre volonté. Alors, je prie le Tout-puissant Allah qu’il l’accepte en grâce ».

À noter que cette délégation conjointe composée de plusieurs cadres du ministre de la santé et de la représentation de l’OMS en Guinée, a remis une enveloppe symbolique et des denrées alimentaires à la famille du regretté Dr Ousmane Touré.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Ebola : le portrait d’un virus tueur

18 août 2021 à 16 04 14 08148
A blood collection tube label as fake ebola virus positive

 AFP- Le virus Ebola, dont un cas suspect a été identifié en Côte d’Ivoire après une première contamination confirmée détectée samedi, est un tueur redoutable pour l’Homme, responsable au total de plus de 15 000 morts depuis 1976.

– D’où vient le virus ? –

Le virus Ebola est identifié pour la première fois en 1976 en République démocratique du Congo (RDC, à l’époque Zaïre). Ce virus de la famille des filoviridae (filovirus) doit son nom à une rivière du Nord du pays, près de laquelle la première épidémie a éclaté.

Cinq « sous-types » distincts de virus Ebola ont depuis été répertoriés : Zaïre, Soudan, Bundibugyo, Reston et Forêt de Taï. Les trois premiers sont à l’origine d’importantes épidémies sur le continent africain.

– Comment se transmet-il ? –

Le virus circule parmi les chauve-souris mangeuses de fruits, considérées comme l’hôte naturel d’Ebola et qui ne développent pas la maladie.

D’autres mammifères comme les grands singes, les antilopes ou les porcs-épics peuvent le véhiculer puis le transmettre à l’Homme.

Lors d’une épidémie, Ebola se transmet entre humains par contacts directs et étroits. Une personne saine est contaminée par les « fluides corporels » d’un malade: sang, vomissures, matières fécales…

Contrairement à la grippe, ce virus ne se transmet pas par voie aérienne. Ebola est donc moins contagieux que de nombreuses maladies virales.

Mais ce virus est redoutable en raison de son taux de létalité très élevé: environ 50% et jusqu’à 90% pour certaines épidémies, selon l’OMS.

– Quels symptômes ? –

Après une période d’incubation de 2 à 21 jours (en moyenne autour de cinq jours), Ebola se manifeste par une brusque fièvre, avec une faiblesse intense, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête et de gorge et, dans certains cas, des hémorragies.

Des séquelles sont fréquemment observées chez les survivants: arthrite, problèmes de vue, inflammation de l’œil et troubles auditifs.

– Quels traitements ? –

« Aucun traitement homologué n’a pour l’instant démontré sa capacité à neutraliser le virus », indique l’OMS, précisant que plusieurs sont à l’étude. Des traitements basés sur des anticorps monoclonaux « ont montré une certaine efficacité chez l’homme, et peuvent donc être utilisés en complément des traitements de support », précise l’Institut Pasteur.

Un premier vaccin, fabriqué par le groupe américain Merck Sharp and Dohme, s’est avéré très protecteur contre le virus dans le cadre d’un essai majeur mené en Guinée en 2015.

Ce vaccin, préqualifié en novembre 2019 par l’OMS pour homologation, a été utilisé à plus de 300.000 doses dans une campagne de vaccination ciblée en RDC.

Un deuxième vaccin expérimental, du laboratoire américain Johnson&Johnson, a été introduit en octobre 2019 à titre préventif dans les zones où le virus est absent, et plus de 20.000 personnes vaccinées.

– La pire épidémie (2013-2016) –

Partie du Sud de la Guinée en décembre 2013, l’épidémie la plus violente de l’histoire s’est propagée aux pays voisins de l’Afrique de l’Ouest.

Elle a coûté la vie à plus de 11.300 personnes sur près de 29.000 cas enregistrés, selon l’OMS qui a déclaré l’épidémie terminée en mars 2016. Les victimes étaient concentrées à plus de 99% au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.

– Dixième et onzième épidémies en RDC –

La dixième épidémie a démarré le 1er août 2018 dans la province du Nord-Kivu en RDC. L’OMS en a fait une urgence sanitaire de portée internationale en juillet 2019, quand elle menaçait les pays voisins.

Les autorités congolaises ont proclamé en juin 2020 la fin de cette épidémie, la deuxième plus grave en Afrique (avec quelque 2.280 décès) après celle de 2013-2016.

Sans lien avec cette épidémie-là, une onzième épidémie de fièvre Ebola a démarré en juin 2020 dans la province congolaise de l’Equateur. La RDC en a annoncé la fin le 18 novembre (55 morts).

– 12e épidémie en RDC, 2e en Guinée –

La RDC a annoncé le 7 février 2021 la résurgence de la maladie dans l’Est. Grâce à l’utilisation d’un vaccin, la fin de cette douzième épidémie sera déclarée moins de trois mois plus tard, le 3 mai (six décès).

Le 14 février, la Guinée annonçait la réapparition d’Ebola dans le Sud-Est du pays. Après le déploiement rapide de moyens, dont des vaccins, la fin officielle de cette deuxième épidémie est déclarée le 19 juin (12 décès).

– 1er cas depuis 1994 en Côte d’Ivoire –

Le 14 août, les autorités ivoiriennes ont été informées par l’Institut Pasteur d’un cas détecté à Abidjan, le premier depuis 1994 en Côte d’Ivoire. Il s’agit d’une Guinéenne de 18 ans arrivée trois jours plus tôt de ce pays voisin.

L’OMS a aussi signalé mardi un cas suspect et neuf cas contacts identifiés. 

Une opération de vaccination des agents du secteur de la santé a commencé lundi à Abidjan.

AFP

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Le second tour de la présidentielle à Sao Tomé-et-Principe de nouveau repoussé

18 août 2021 à 15 03 38 08388

SAO-TOME ET PRICIPE, 18 AOUT 2021 (AFP)- Le second tour de la présidentielle à Sao Tomé-et-Principe, petit archipel du golfe de Guinée, a été repoussé une deuxième fois au 5 septembre, après un vote du parlement, a appris mercredi l’AFP.

La commission électorale avait déjà reporté le vote au 29 août alors qu’il devait avoir lieu initialement le 8 août, à la suite d’un recours déposé par un des candidats.

Carlos Vila Nova, du principal parti de l’opposition, l’Action indépendante démocratique (ADI, centre-droit), est arrivé en tête au premier tour le 18 juillet avec 43,3% des suffrages, et affrontera lors du second tour Guilherme Posser da Costa, du parti de la coalition gouvernementale, le Mouvement pour la libération de Sao Tomé-et-Principe (MLSTP, centre-gauche), arrivé en deuxième position avec 20,7% des voix. 

Le président de l’Assemblée nationale, Delfim das Neves, dont le Parti de la convergence démocratique (PCD) appartient lui aussi à la coalition gouvernementale, était arrivé en troisième position et avait dénoncé des fraudes. 

M. Neves avait déposé un recours devant le tribunal constitutionnel, dont il a finalement été débouté.

La nouvelle date fixée est prévue deux jours après la fin du mandat du président de la République actuel, Evaristo Carvalho. Selon la Constitution, M. Neves doit assurer l’intérim en cas de vacance du pouvoir. Mais le président en exercice pourrait également assumer sa charge jusqu’à la prise de fonction du nouveau président élu.

Dans ce pays de quelque 210.000 habitants, colonie portugaise jusqu’en 1975, le président, élu pour cinq ans, n’a qu’un rôle honorifique, de représentation et de promulgation des textes, l’essentiel du pouvoir exécutif dans ce régime parlementaire revenant au Premier ministre. 

Après 15 années d’un régime marxiste au parti unique, Sao Tomé s’est ouvert au multipartisme en 1991. L’île est considérée comme un des modèles de démocratie parlementaire en Afrique.

L’archipel figure au 135e rang mondial sur quelque 190 pays dans le dernier classement de l’ONU pour l’Indice de Développement Humain (IDH).

En 2017, les deux tiers de la population vivaient en dessous du seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

AFP

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Le ministre Alcide Djédjé prêt à accompagner l’UJPLA

18 août 2021 à 14 02 05 08058
Yao Noël, président de l’UJPLA, et ministre Alcide Djédjé

L’Union des journalistes de la presse libre Africaine ( U.J.P.L.A), organisation panafricaine d’hommes et femmes des médias va bénéficier de l’appui et du soutien du ministère délégué auprès du ministère d’État, ministère des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la diaspora.  

Voilà ce qui ressort de l’audience qu’a accordée le mardi 17 aout à son cabinet le ministre Alcide Djédjé au président de l’UJPLA, l’ivoirien Yao Noël. 

L’UJPLA qui a une vocation continentale et qui a été mise sur pied par des journalistes de plusieurs pays africains, entend jouer pleinement sa partition dans la dynamique de l’intégration du continent. 

« Auprès du ministre Alcide Djédjé, l’Union des journalistes de la presse libre Africaine a trouvé une oreille plus que attentive pour la réalisation de ses objectifs de promotion de la liberté de la presse et de défense de la sécurité des journalistes partout sur le continent », a déclaré M. Yao Noël au sortir des entretiens avec le ministre Djédjé. 

Se positionnant résolument dans l’optique de la « renaissance » et de la revalorisation internationale de l’Afrique, l’UJPLA va entreprendre et mener des actions bénéfiques dans ce sens. 

Avant d’effectuer une prochaine visite de travail au Ghana en vue des discussions relatives à la conclusion d’un Accord de siège avec les autorités ghanéenes au plus haut niveau, M. Yao Noël dit avoir vu la nécessité d’informer au préalable le ministre de l’intégration  et  celui de la Communication.

« En tant qu’ivoirien, il est normal et tout à fait indiqué que je m’entretienne avec les autorités de mon pays pour les informer, recueillir leurs avis et conseils en vue de la réussite de cette mission », a estimé le Président Yao Noel. 

Le ministre Alcide Djédjé qui s’est réjoui de cette initiative, a félicité et encouragé l’UJPLA dont l’action s’inscrit dans la droite ligne de l’option  panafricaine et intégrationniste de la Côte d’Ivoire et de l’Union africaine (UA).

L’audience a duré environ une heure. 

Amorofi Bakama

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Guinée-Côte d’Ivoire : « la frontière est effectivement fermée »

17 août 2021 à 20 08 15 08158

La rumeur qui courait depuis hier a été confirmée par un responsable communal de Lola, qui s’est confié à Guineematin.com ce mardi, 17 août 2021. Selon notre source, la frontière qui sépare la Guinée et la Côte d’Ivoire est effectivement fermée. Une mesure mise en œuvre, selon lui, par la partie ivoirienne, qui n’a toutefois pas encore communiqué sur le sujet.

« Pour le moment, nous n’avons reçu aucune note officielle dans ce sens. Mais je vous confirme que la frontière est effectivement fermée par nos voisins ivoiriens. Tous les véhicules qui quittent la Guinée pour la Côte d’Ivoire sont bloqués à Wolono, un des secteurs de la sous-préfecture de Guéasso, dans la préfecture de Lola. Et ceux qui font le sens inverse, sont bloqués à Ouaninou, en Côte d’Ivoire », a confié notre source.

Même si les autorités ivoiriennes n’ont pas encore communiqué sur le sujet, beaucoup pensent que la décision de fermer cette frontière est liée à la découverte d’un cas positif d’Ebola à Abidjan. En effet, la patiente (une jeune dame de 18 ans) est arrivée de la Guinée avec la maladie. Elle est actuellement prise en charge dans la capitale ivoirienne, où plusieurs personnes qui ont voyagé dans le même véhicule qu’elle sont également mises en observation.

A suivre !

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Cas de la guinéenne testée positive à Ebola à Abidjan : les premiers contacts recensés à Labé

16 août 2021 à 22 10 57 08578

Les lignes ont bougé dans le processus d’identification des contacts de la jeune dame en provenance de Labé, qui a été testée positive à Ebola à Abidjan (Côte d’Ivoire). Réticente au départ, la famille de la patiente a finalement accepté de collaborer avec les autorités sanitaires, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

C’est un soulagement pour les autorités sanitaires de Labé. Jusqu’à ce lundi matin, 16 août 2021, elles peinaient à rentrer en contact avec la famille de la jeune dame qui a été testée positive à Ebola, quelques jours seulement après son arrivée dans la capitale ivoirienne, en provenance de Labé. Mais un peu plus tard dans la journée, les choses ont évolué dans la bonne direction. La famille a fini par accepter de collaborer avec les services de santé, qui cherchent à identifier et suivre tous les contacts de la patiente.

Une avancée saluée par le directeur préfectoral de la santé de Labé. « Nous continuons les investigations qui nous ont amenés pour le moment jusqu’à identifier la famille d’où est venue la jeune dame. Il y avait des réticences un peu de la part de la famille mais actuellement, nous avons trouvé la porte d’entrée pour pouvoir mieux évaluer la situation. Et on est en train d’identifier tous les contacts pour le suivi. Ce sont les investigations qui vont nous permettre de dire qui et qui ont eu des contacts avec elle.

Je viens d’appeler notre équipe qui est sur le terrain, les agents m’ont dit qu’ils sont actuellement au centre de santé de Ley Saarè, où il y a un agent de santé supposé être un de ses contacts. Après il y a la mère de la jeune dame et une de ses sœurs qu’on a identifiées », a annoncé Dr Mamadou Hady Diallo. Il ajoute que le domicile de la belle-famille de la patiente, où elle vivait depuis deux mois, a également été identifié. Les habitants des lieux doivent également être recensés et suivis pendant 21 jours.

Mais ce n’est que le début du processus. Le plus dur, c’est l’identification de toutes les personnes qui ont pu être en contact avec la patiente de Labé à Abidjan. Sachant qu’elle a voyagé par la voie routière et qu’elle a fait des escales à Macenta et à N’Zérékoré, cette mission s’annonce difficile voire impossible. « Avant de se rendre en Côte d’Ivoire, elle a traversé beaucoup de préfectures. Et on nous a dit qu’elle a passé un bref séjour à N’Zérékoré et à Macenta. Pour le moment, on ne sait même pas si c’est à Labé qu’elle a contracté la maladie ou si c’est en dehors de Labé », a dit le DPS de Labé.

Les autorités ont identifié un site à Safatou, un quartier de Labé, pour recevoir d’éventuels cas positifs ou de contacts à isoler.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Côte d’Ivoire : début des vaccinations contre Ebola

16 août 2021 à 21 09 06 08068

ABIDJAN, 16 AOUT 2021 (AFP) – L’opération de vaccination des agents du secteur de la santé contre le virus Ebola a débuté lundi en Côte d’Ivoire où un cas a été détecté il y a quelques jours à Abidjan, le premier depuis près de 30 ans, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Du brancardier au professeur de médecine, des dizaines de membres du personnel de santé ont reçu des doses de vaccin lors de cette opération qui s’est déroulée au sein Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody, un quartier d’Abidjan.

La Côte d’Ivoire a reçu de Guinée 5.000 doses de vaccins contre Ebola et « va vacciner le personnel de santé, les parents proches de la victime et ses contacts », a déclaré à l’AFP Germain Mahan Séhi, membre de la cellule de communication du ministère. 

Des sources sanitaires ivoiriennes avaient indiqué que les premières vaccinations des « groupes cibles », avaient débuté dimanche. 

Ces vaccinations démarrent après « la formation (…)  de plusieurs dizaines d’agents vaccinateurs en présence de cinq experts de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) venus de la Guinée » voisine, durement touchée de 2013 à 2016 et où le virus est réapparu en 2021.

Samedi, les autorités sanitaires ivoiriennes ont été informées par l’Institut Pasteur « d’un cas positif de maladie à virus Ebola après examen d’un échantillon prélevé » la veille « sur une jeune fille âgée de 18 ans de nationalité guinéenne« . 

« Il est extrêmement préoccupant que cette épidémie ait été déclarée à Abidjan, une métropole de plus de quatre millions d’habitants », avait estimé Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, dans un communiqué. 

« Aucun élément n’indique que le cas détecté en Côte d’Ivoire est lié à la récente flambée épidémique qui a touché la Guinée », estime l’OMS. « Une enquête plus approfondie et un séquençage génomique permettront d’identifier la souche du virus et de déterminer s’il existe un lien ». 

Ebola est une maladie virale souvent mortelle, qui touche les humains et d’autres primates. « Les taux de létalité ont varié de 25 à 90% lors des épidémies précédentes » selon l’OMS. « Néanmoins, il existe désormais un traitement efficace, et si les patients sont pris en charge à un stade précoce de la maladie, avec en parallèle des soins de soutien, leurs chances de survie s’améliorent considérablement ».

AFP

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L’opposant zambien, Hakainde Hichilema, bat le président sortant Edgar Lungu : un espoir pour les opposants africains ?

16 août 2021 à 12 12 42 08428

Aux premières de ce lundi, 16 août 2021, la Commission électorale de la Zambie a déclaré le candidat de l’opposition Hakainde Hichilema (59 ans) vainqueur de l’élection présidentielle du 12 août. Le candidat du Parti uni pour le développement national (UPND) a battu le président sortant Edgar Lungu (64 ans) avec 2 810 757 des suffrages exprimés contre 1 814 201 voix pour son adversaire et candidat du Front patriotique (PF), a annoncé le président de la commission électorale.

Cinq fois candidat malheureux, Hakainde Hichilema avait déjà affronté le président Edgar Lungu à deux reprises : d’abord lors d’une élection spéciale en 2015, suite au décès inattendu de Michael Sata, alors président. L’année suivante, le président Lungu s’est à nouveau imposé, remportant un mandat complet de cinq ans.

C’est sans doute une nouvelle qui peut procurer de la joie aux africains, avides des changements démocratiques et particulièrement aux opposants qui rêvent d’alternance.

Les opposants guinéens Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré, Lansana Kouyaté et Cie peuvent par exemple y puiser un argument contre ceux qui souhaitent les voir quitter la scène (après trois tentatives infructueuses contre Alpha Condé) qu’ils peuvent bien se faire installer à Sékoutouréya à la 4ème élection présidentielle…

Enfin, un si grand écart de voix (2 810 757 des suffrages exprimés contre 1 814 201 pour le président sortant) prouve que les citoyens peuvent bien se débarrasser des régimes impopulaires, malgré la tentation des dirigeants africains à s’accrocher au pouvoir…

À suivre !

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Ebola à Abidjan : voici la déclaration du Gouvernement ivoirien

14 août 2021 à 23 11 14 08148

Les autorités sanitaires du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle ont été informées ce jour, 14 août 2021, par l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire, d’un cas POSITIF de Maladie à Virus EBOLA après l’examen d’un échantillon prélevé le 13 août 2021 aux urgences médicales du CHU de Cocody, sur une jeune fille âgée de 18 ans, de nationalité Guinéenne.

Cette jeune fille a quitté Labé en Guinée à destination d’Abidjan par voie routière. Elle est arrivée en Côte d’Ivoire le 11 août et a été diagnostiquée et prise en charge immédiatement par nos services sanitaires, le 12 août 2021 à 20 heures.

Il s’agit d’un cas isolé et importé.

La patiente est actuellement en isolement et prise en charge au centre de traitement des Maladies Hautement Épidémiques du CHU de Treichville.

La Côte d’Ivoire dispose des vaccins contre Ebola. Le Gouvernement procédera à la vaccination des groupes cibles (personnel de santé de première ligne, contacts immédiats de la patiente, les forces de sécurité aux points d’entrée…).

A la réception des résultats des analyses ce jour à 7 heures, une réunion d’urgence du comité de veille sanitaire s’est tenue ce jour, à 10 heures, sous la présidence de M. le Ministre en charge de la Santé et de l’Hygiène Publique.

Ce même jour, à 18 heures, vient de se tenir, sous la présidence de Monsieur le Premier Ministre, une réunion interministérielle d’urgence à la Primature.

Pierre Dimba, Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle

Au terme de cette séance de travail, les mesures suivantes ont été arrêtées :

  • Réactivation de la surveillance communautaire de la riposte à Ebola ;
  • Organisation du suivi de tous les contacts identifiés ;
  • Sensibilisation, prévention, diagnostic et prise en charge des cas confirmés ;
  • Vaccination immédiate des groupes cibles ;
  • Respect des directives pour le diagnostic et la prise en charge des fièvres hémorragiques ;
  • Poursuite du strict respect des mesures barrières édictées contre le COVID-19 qui restent valables pour la Maladie à virus Ebola ;
  • Collaboration transfrontalière intense avec la Guinée ;
  • Mise en œuvre des procédures standards du Règlement Sanitaires Internationale (RSI).
    Le Gouvernement remercie les partenaires techniques et financiers qui se sont rapidement manifestés pour exprimer leur soutien dans la riposte sanitaire.

Il rassure la population et les invite à la sérénité. Toutes les dispositions sont prises pour faire face à la situation. Le dispositif sanitaire pour le contrôle de la maladie existe et a été éprouvé avec succès par le passé. Le Gouvernement invite les populations au respect des mesures d’hygiène et de prévention.

Fait à Abidjan le 14 Août 2021

Pour le Gouvernement, le Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle

Pierre DIMBA

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Burkina Faso : fin de l’atelier régional sur la santé de la reproduction et la planification familiale

14 août 2021 à 13 01 40 08408

L’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), en collaboration avec Population Council et le gouvernement du Faso a organisé (du 10 au 12 août 2021, à Ouagadougou au Burkina Faso) un atelier régional d’orientation des journalistes sur la santé de la reproduction et la planification familiale.

Au total, 40 journalistes et blogueurs venus des 9 pays membres du Partenariat de Ouagadougou dont la Guinée ont pris part à ce rendez-vous de Ouagadougou. Cette rencontre avait pour objectifs, renforcer leurs connaissances et solliciter leurs contributions dans la promotion de la santé de la reproduction/planification familiale (SR/PF) dans les pays membres du Partenariat de Ouagadougou  (PO); partager avec eux les avancées et défis dans le domaine de la SR/PF auxquels font face les pays du PO dans un contexte de crise sanitaire sécuritaire et humanitaire ; amener les participants à se familiariser sur les  objectifs et priorités du PO définis dans la nouvelle stratégie (2021-2030)  et aussi sensibiliser les hommes de médias sur les conséquences de la COVID 19 sur les politiques et programmes de SR/PF dans la sous-région.

C’est d’abord Madame Fatou Bintou Mbow représentante Pays du Population Council, basé au Sénégal, qui, au nom de son institution, a remercié l’Unité de Coordination du partenariat de Ouagadougou (UCPO) de les avoir associés à l’organisation de cette rencontre avant de saluer la présence massive des hommes de médias à ce rendez-vous.

« Nous allons passer ensemble 3 jours à échanger sur des questions en lien avec les droit de la santé sexuelle et reproductive (DSSR) et la planification Familiale (PF) dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités dans ce domaine, des journalistes et blogueurs qui constituent des partenaires stratégiques du mouvement du PO. Cet atelier qui est le 3ème de ce genre, après Dakar et Bamako, tenus respectivement en 2014 et 2017, et constitue une activité préparatoire au concours d’excellence en production médiatique sur la SR/PF Co organisé par Population Council et l’UCPO tous les ans depuis 2014 », a-t-elle indiqué.

La Représentante de Population Council, a rappelé que le thème retenu pour cette année est : « La planification familiale dans un contexte humanitaire, l’impact de la COVID 19 sur les DSSR et la mobilisation de ressources locales ».

Selon Madame Fatou Bintou Mbow, le thème de cette année s’impose à aux participants de manière impérieuse du fait de la crise sanitaire à laquelle tous les pays du PO sont aujourd’hui confrontés, mais aussi parce cet atelier coïncide au moment où l’UCPO a identifié ses quatre priorités dans sa nouvelle stratégie (2021-2030) afin de mieux réussir son objectif, ces prioritaire sont :  de la recherche, les normes sociales, la planification familiale en contexte humanitaire et la mobilisation de ressources.

Une initiative inclusive, poursuit-elle, qui  amènera forcement à  l’implication des organisations de la société civile comme partenaires stratégiques dans l’atteinte des objectifs 2030 dans sa nouvelle stratégie (2021-2030).

S’adressant professionnels des médias l’experte a relevé le besoin impératif d’une mise à niveau des journalistes et blogueurs pour une meilleure connaissance des enjeux de la SR/PF dans un contexte régional marqué par une crise à la fois sanitaire, sécuritaire et humanitaire.

De son côté, le ministre de la santé du Burkina Faso, Dr Charlemagne Marie Ragnag Néwendé Ouadraogo, président de la cérémonie d’ouverture de l’atelier régional des journalistes sur la planification familiale dans un contexte humanitaire et sécuritaire, a insisté sur l’impact de la COVID-19 sur les Droits et Santé Sexuels et Reproductifs (DSSR) et la mobilisation de ressources locales.

Le ministre a invité les participants à réfléchir sur ces questions capitales ici au Burkina Faso, au cœur d’une zone sahélienne troublée par l’insécurité et la pandémie avant de rappeler que la tenue de cet atelier dans son pays n’est pas fortuite car, souligne-t-il, « le Partenariat de Ouagadougou, (PO) », est né ici au Burkina Faso, en 2011.

Depuis lors, les neuf pays membres qui le composent et qui cheminent ensemble, ont fortement amélioré l’accès des femmes, des adolescents et des jeunes à l’information et aux services de planification familiale dira le le Ministre de la santé.

Dr Charlemagne Marie Ragnag Néwendé Ouadraogo, ministre de la santé du Burkina Faso

« Nous avons osé ensemble. Nous avons réussi ensemble et nous entendons continuer unis sur le chemin du progrès. Les succès et ceux des pays frères représentés dans cette salle sont une source de motivation. Nous devons cependant faire plus et mieux au cours des prochaines années pour nous inscrire dans la nouvelle vision du Partenariat de Ouagadougou qui couvrira la période 2021-2030. Les pays membres du Partenariat de Ouagadougou devront, à la fin de cette période, enrôler quelque 13 millions de femmes nouvelles utilisatrices de la contraception moderne doublant ainsi le chiffre actuel qui est de 6,5 millions. Nous atteindrons cet objectif », a promis le ministre.

En saluant les contributions des experts, le Dr Charlemagne Marie Ragnag Néwendé Ouadraogo a dit avoir la conviction que les discussions seront fructueuses pour soutenir les démarches respectives dans l’atteinte des objectifs à l’horizon 2030.

Aux journalistes et blogueurs, le ministre a attiré l’attention sur l’occasion qui leur est offerte dans l’acquisition des connaissances scientifiques liées à la planification familiale dans un contexte humanitaire, l’impact de la COVID-19 sur les Droits et Santé Sexuels et Reproductifs (DSSR) et la mobilisation de ressources locales.

Pour ce membre du gouvernement, un nouveau défi se dresse pour les pays membres du PO. « Nous relèverons ensemble dans la solidarité comme pendant la décennie écoulée ; car, pour créer les conditions d’une capture du dividende démographique, il s’avère nécessaire d’investir dans la planification familiale affirme le ministre de la santé. Il a mis l’accent sur la responsabilité des hommes des médias.

« Les populations ont besoin de vous pour recevoir des informations justes et utiles  et, surtout, qui vas servir à faire des choix éclairés et à changer les comportements », a conclu le ministre burkinabé de la santé.

De Ouagadougou, Kadiatou Thierno DIALLO

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Barkhane, MINISMA… Et si le Mali et l’Afrique tiraient la leçon afghane

12 août 2021 à 9 09 18 08188

Un pays protégé par une puissance étrangère est à l’image d’un homme dont la vie ne dépend que d’une assistance respiratoire. Ce qui se passe actuellement en Afghanistan devrait inspirer les Africains en général et les Maliens en particulier. Ces derniers ne devraient pas attendre que ce qui arrive aujourd’hui aux Afghans leur arrive demain.

Les Etats-Unis ont réalisé qu’ils ne peuvent pas rester éternellement en Afghanistan. Aussi longtemps qu’ils resteraient, il va falloir partir un jour. Ce qui veut dire que leur présence n’est rien d’autre qu’une fuite en avant. Comme dit un proverbe de chez nous, un chien perché sur les épaules de son maître ne peut jamais ramener un gibier. Tôt ou tard, il faut quitter ce pays et laisser ses habitants régler leurs différends.

Depuis l’annonce par le nouveau président américain de son intention de quitter ce pays, le régime de Kaboul savait que ses jours sont comptés. Chaque mètre carré abandonné par un soldat américain est occupé par un agent taliban. Plus leur nombre est réduit, plus les soldats Yankee savent que la vie de ceux qui restent est menacée. Ce qui va accélérer le rythme de départ. A la fin ça risque d’être une véritable débandade.

Cet aveu d’impuissance de la première puissance du monde ne manquera pas de faire tache d’huile dans d’autres régions du monde. Et plus particulièrement dans le Sahel. La France, qui a du mal à impliquer l’Europe dans le bourbier sahélien, va sans doute s’inspirer du cas américain. Ce qui augure des lendemains qui déchantent pour certains pays du Sahel comme le Mali. Lequel Mali ne doit sa survie en tant qu’Etat qu’à l’intervention et la présence française.

Malheureusement pour ce vaste pays, au lieu de construire un Etat et une armée forts, il s’enfonce dans sa fragilité et sa frilosité au point de ramer le Mali aux années 60 et 70 avec leurs corolaires de coup d’Etat militaire. Ce qui fait que ce pays a aujourd’hui deux défis majeurs à relever. Le tout premier étant celui de bâtir des institutions fortes et capables de maintenir ce pays comme un Etat stable. Le deuxième c’est justement comment éviter l’embrasement général et la disparition de ce pays en tant qu’Etat indépendant et souverain.

En effet, si, en Afghanistan, les talibans, en dépit de leur radicalisation, sont capables de diriger un pays, en revanche au Mali les groupes armés ne sont pas organisés pour assumer une telle responsabilité. Leur éventuelle invasion de Bamako créerait un véritable chaos dans ce pays et chez tous ses voisins immédiats dont la Guinée.

C’est en raison de ce danger qui nous guette que les Africains et plus particulièrement la CEDEAO ne doivent pas croiser les bras et attendre que la France gère toute seule le dossier malien. Si le feu s’allume demain au Mali c’est toute la sous-région qui risque de s’embraser. D’où l’impérieuse nécessité de prendre les devants afin d’aider ce pays, confronté à ses pires difficultés avec une junte miliaire dont l’obsession de rester au pouvoir est un secret de polichinelle, pour que le Mali sorte la tête de l’eau. Il y va de son avenir mais aussi de celui de ses voisins.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : Nicolas Sarkozy en visite à Conakry

6 août 2021 à 15 03 01 08018

Nicolas Sarkozy est de nouveau en Guinée. L’ancien président français est arrivé ce vendredi, 6 août 2021, à Conakry. Il a été reçu par le président Alpha Condé au palais Sékhoutouréya. L’objectif de cette visite n’a pas été dévoilé, mais ces dernières années, Nicolas Sarkozy est devenu fréquent en Guinée.

En 2020, il a effectué trois visites à Conakry. L’ancien chef d’Etat devenu intermédiaire d’affaires. Il avait réussi à rapprocher l’Etat guinéen à l’homme d’affaires Beny Steinemetz, patron de la Beny Steinmetz Group Ressources (BSGR). La Guinée avait alors retiré sa plainte contre le milliardaire franco-israélien, et la BSGR a renoncé à toute prétention sur Simandou, le plus grand gisement de fer au monde.

Guineematin.com

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JO de Tokyo : repêchée, la guinéenne Yarie Camara rate sa dernière chance

5 août 2021 à 11 11 59 08598

Fatoumata Yarie Camara n’a pas réussi à profiter de la nouvelle opportunité qui lui a été offerte aux Jeux olympiques de Tokyo. Eliminée d’entrée après avoir perdu son premier combat (8-2) contre la Japonaise Risako Kawai, la lutteuse guinéenne a été repêchée. Ce qui lui donnait la possibilité d’aller chercher la médaille de bronze du tournoi de lutte libre des moins de 57 kg.

Malheureusement, elle a raté cette dernière chance en s’inclinant (10-0) ce jeudi, 5 août 2021, face à la Mongole Khongorzul Boldsaikhan. Elle rentre donc sans médaille, tout comme les quatre autres athlètes guinéens qui ont pris part aux JO de Tokyo. Mamadou Samba Bah (judo), Aissata Deen Conté (athlétisme) et Mamadou Tahirou Bah (natation), ont aussi été éliminés dès leur premier match.

De son côté, Mariama Lamarana Touré (natation) n’a pas pu participer à sa compétition pour cause de retard. En raison du tâtonnement des autorités du pays, la délégation guinéenne est arrivée tardivement dans la capitale japonaise. Le gouvernement avait annoncé d’abord que le pays se retirait de ces JO pour cause de Covid-19, avant de revenir sur cette décision.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 12 43 62

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Koumbia (Gaoual) : les éleveurs fuient pour la Guinée Bissau

1 août 2021 à 21 09 05 08058

« Pendant la saison des pluies, il y a partout des jardins d’anacarde, des champs de riz et d’arachides. Nous n’avons nulle part où aller pour faire paître nos animaux sans traverser des champs… Pendant toute la saison, ce sont des problèmes à la police ou à la gendarmerie pour dévastation de récolte. En saison sèche, nous manquons d’aliments et d’eau pour le bétail. A cela, s’ajoutent les agressions contre notre bétail. Des gens qui viennent blesser les bœufs, ils coupent les cornes, leur assènent des coups parfois mortels. D’autres bêtes sont volées. Et, souvent, avec les tracasseries administratives, les éleveurs victimes sortent déçus de la justice. Ils se retrouvent sans bête, sans argent et sans paix du cœur », a expliqué Moumini Diré Diallo. Le coordinateur des éleveurs de Koumbia demande au ministère de l’élevage de tout mettre en oeuvre pour sauver ce secteur. « Nous avons besoin d’aliments pour le bétail, d’eau, d’espace où faire paître nos bêtes. Mieux, nous avons besoin d’une justice équitable qui ne tolère pas les malfaiteurs et ne nuit pas les victimes », a-t-il dit.

Le secteur de l’élevage est confronté à de sérieux problèmes dans la sous-préfecture de Koumbia, préfecture de Gaoual, considéré pourtant comme étant le berceau de la race Ndama, a appris un journaliste de Guineematincom de la Coordination des éleveurs de cette municipalité. Selon Moumini Diré Diallo, plus d’une cinquantaine d’éleveurs ont décidé de traverser les frontières guinéennes pour aller s’installer en Guinée Bissau.

« Depuis deux à trois ans, plusieurs éleveurs ont conduit leurs troupeaux en République de Guinée Bissau, à la recherche de pâturage, d’eau et de sécurité », a indiqué le Président de la Coordination des éleveurs de Koumbia, lors d’un entretien accordé à Guineematin. Ce responsable local du secteur de l’élevage déplore les conditions d’exercice de ce métier en Guinée, réputée l’un des pays les plus propices à l’élevage.

Moumini Diré Diallo, Président de la Coordination des éleveurs de Koumbia

« Pendant la saison des pluies, vous avez partout des jardins d’anacarde, des champs de riz et d’arachides. Nous n’avons nulle part où aller pour faire paître nos animaux sans traverser des champs. Nos pâturages habituels sont envahis et ce sont des occupations anarchiques avec assez de problèmes pour les éleveurs. Pendant toute la saison, ce sont des problèmes à la police ou de la gendarmerie pour dévastation de récolte. En saison sèche, nous manquons d’aliments et d’eau pour le bétail. Les bœufs meurent d’eux-mêmes et certains deviennent squelettiques par manque d’aliments. A cela, s’ajoutent les agressions contre notre bétail. Des gens qui viennent blesser les bœufs gratuitement, ils coupent les cornes, ils leur assènent des coups parfois mortels. D’autres bêtes sont volées. Et, souvent, avec les tracasseries administratives, les éleveurs victimes sortent déçus de la justice. Ils se retrouvent sans bête, sans argent et sans paix du cœur. C’est tout cela réuni qui les conduit à quitter le pays. Aujourd’hui, vous avez plus de  quatre mille cinq cent têtes de bœufs, sans compter les petits ruminants, qui sont de l’autre côté de nos frontières, où les éleveurs ont de meilleures conditions d’accueil, de vie et de travail », a expliqué monsieur Diallo, qui pointe un doigt accusateur sur le comportement de la justice et de certains agents des services de sécurité.

Si cet éleveur salue les efforts du gouvernement dans la lutte contre les maladies bovines, Mody Moumini Diallo lance un appel pressant au ministère de l’agriculture et de l’élevage pour venir au secours aux éleveurs.

« Nous demandons aux autorités de l’élevage d’agir pour sauver le secteur de l’élevage. Nous avons besoin d’aliments pour le bétail, nous avons besoin d’eau, nous avons besoin d’espace où faire paître nos bêtes. Mieux, l’éleveur a besoin d’être mis en confiance. Nous avons besoin d’une justice équitable qui ne tolère pas les malfaiteurs et ne nuit pas les victimes. C’est ce qui peut aider au retour de ceux qui sont partis et à rassurer ceux qui sont sur place de rester », a-t-il dit.

Déjà, les conséquences de cette débandade commencent à créer une situation des plus difficiles pour les populations de cette sous-préfecture réputée pour son lait caillé naturel et abondant et sa viande de bœuf au prix d’ami…

« Vous avez vu, à l’occasion de cette fête, beaucoup de familles n’ont pas eu de viande. C’est très dommage. Plus sérieux encore, le prix de l’animal au marché dépasse de tout commentaire. Un taurillon qui coûtait à peine 2 millions se négocie à plus de 3 millions. Le kilogramme de viande fixé à 30 000 francs guinéens a grimpé à 45 000. Le prix des petits ruminants et même de la volaille a explosé. Si rien n’est fait, nous ne savons pas jusqu’où cela peut aller. C’est très préoccupant. Le lait et le beurre de vache, n’en parlons pas. Maintenant, les femmes se servent de la poudre de lait importé pour faire du lait caillé. C’est très grave pour le secteur de l’élevage, l’un des sérieux contributeurs au développement du pays et pourvoyeur d’emploi permanent », a déploré cet éleveur qui insiste sur l’éveil du gouvernement pour sauver le secteur.

« Avant, il y avait un projet qu’on appelait PROGEB qui a beaucoup aidé les éleveurs. Mais, aujourd’hui, les trois points d’eau hérités de celui-ci à Koumbia sont nettement insuffisants pour les 135 mille bœufs (chiffre estimatif, ndlr) de la contrée. Les autres installations sont en souffrance et demandent d’être restaurées et les éleveurs ont besoin d’être formés aux nouvelles techniques de l’élevage pour la fabrication d’aliments », a précisé Mouminé Diré Diallo.

Depuis Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Guinée-Angola : voici ce qui va changer (communiqué conjoint)

31 juillet 2021 à 15 03 22 07227

 À l’invitation de son frère et ami, son excellence Pr Alpha Condé, président de la république de Guinée, son excellence João Manuel Gonçalves Lourenço, président de la république d’Angola, accompagné par madame la première dame d’Angola et à la tête d’une importante délégation gouvernementale a effectué une visite officielle en république de Guinée, le 29 juillet 2021. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations traditionnelles d’amitié et de coopération qui a toujours existé entre les deux pays.

Les deux chefs d’État ont eu des entretiens en tête-à-tête qui se sont déroulés dans une atmosphère de parfaite cordialité et de compréhension mutuelle sur des questions d’intérêt commun tant sur le plan bilatéral, régional, et international. Au cours de leur entretien, les deux chefs d’État ont échangé des informations relatives à la situation sociopolitique, économique et sécuritaire de leurs pays respectifs. 

À l’occasion, le Pr Alpha Condé s’est réjoui des avancées remarcables enregistrées en république d’Angola depuis l’accès de son excellence João Laurenço à la magistrature suprême de son pays. Par ailleurs, il a salué le rôle comme bien important que joue son excellence João Manuel Laurenço tant sur le plan économique que sur le règlement des crises et l’apaisement des foyers de tension dans la région des grands lacs en sa qualité de président en exercice de la conférence internationale sur la région des grands lacs et sur le reste du continent africain. Il a profité pour féliciter la république d’Angola qui assume avec succès la présidence en exercice de la communauté des pays de langue portugaise pour une période de deux ans. 

Son excellence, João Manuel Gonçalves Lourenço a, à son tour, rappelé l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre la république de Guinée et la république d’Angola depuis plusieurs décennies. Il a magnifié le sacrifice consentit par le peuple de Guinée à travers le feu président Ahmed Sékou Touré dans la lutte de libération de l’Angola.

Son excellence João Gonçalves Laurenço a, par la suite félicité son frère et ami, son excellence Professeur Alpha Condé, pour sa brillante réélection à la magistrature suprême de son pays et pour ses nombreuses initiatives et reformes entreprises en Guinée pour l’amélioration des conditions de vie des populations et pour le développement socioéconomique de la Guinée. Il l’a finalement félicité pour la présidence actuelle de la Guinée du groupe des 77 plus la Chine. il l’a souhaité une excellente réussite ainsi que son leadership dans le cadre des énergies renouvelables en Afrique. 

Au plan bilatéral, les deux chefs d’État ont apprécier les relations séculaires d’amitié et de coopération entre les deux pays et se sont engagés à insufflé une nouvelle dynamique à celle-ci. Ils ont décidé de promouvoir une coopération mutuellement avantageuse dans les domaines présentant un intérêt commun pour les deux pays. Pour se faire, les deux chefs d’État ont instruit leurs ministres des affaires étrangères de procéder à l’évaluation de l’état de la coopération entre les deux pays. 

À cet égard, les deux parties se sont convenus de la tenue de la deuxième session de la commission mixte de coopération à Conakry dont la date sera fixée par voie diplomatique. Au regard du contexte sécuritaire dégradant et la multiplication des mouvements terroristes et intégristes en Afrique et dans le monde. 

Leur excellence, Professeur Alpha Condé et João Gonçalves Lourenço se sont engagés à instruire leurs ministres concernés d’explorer les opportunités de coopération. Notamment dans le domaine militaire et sécuritaire à travers la formation et le renforcement de capacités, l’échange des informations et de renseignements, de sécurisation des frontières, la circulation illicite des armes légères et les petits calibres.

En outre, les délégations des deux pays ont eu des échanges fructueux dans divers domaines dont les affaires étrangères, la défense et la sécurité, les questions migratoires, la justice, l’éducation, les investissements publics et privés, les mines, le transport, l’agriculture, l’élevage, la pêche, le pétrole et le gaz, ainsi que dans le domaine de la santé. 

Les ministres des affaires étrangères des deux pays ont procédé à la signature du mémorandum d’enttente portant sur la consultation politique. Les deux hommes d’État ont mentionné les énormes opportunités économiques qu’offrent leur pays respectifs. Ils ont ainsi invité les opérateurs économiques guinéens et angolais a créé un partenariat gagnant gagnant en vue de renforcer et de diversifier les échanges entre les deux pays. 

Abordant la crise sanitaire, les deux chefs d’État se sont réjouis des stratégies mises en place dans leurs pays respectifs dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la COVID-19 qui sévit encore dans le monde et ont insisté sur la nécessité d’un accès équitable aux vaccins. 

Au plan Africain, les deux chefs d’État ont apprécié l’évolution significative de la démocratie sur le continent. Ils ont cependant déploré la persistance des foyers de tension dans certains pays ainsi que la montée en puissance du terroriste et l’intégrisme religieux et la circulation des armes légères et les  petits calibres qui freinent le développement. À cet effet, ils ont condamné les attentats terroristes récurrents à l’est de la république démocratique du Congo, au Burkina Fasso, au Mali, au Tchad, au Nigeria, au Niger et au Mozambique. Les deux chefs d’État se sont engagés à une meilleure coordination de leur action sous l’égide de l’Union africaine pour créer les conditions favorables à la paix et à la sécurité régionale et internationale. 

Leur excellence, le professeur Alpha Condé et João Manuel Gonçalves Laurenço ont réitéré leur engagé en faveur de la défense et de la promotion des intérêts de l’Afrique et se sont félicités des positions concertées des chefs d’État de l’Union africaine visant à parler d’une seule voix sur l’ensemble des problèmes régionaux et internationaux. Les deux chefs d’État ont appelé leurs pairs à la mise en œuvre de l’agenda 2063 et des reformes engagés au niveau de l’Union africaine en faveur desquelles ils ont réaffirmé leurs soutiens.

Ils se sont également réjouis du lancement de la première phase de l’accord sur la zone de libre-échange continental africain. Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et de la sauvegarde de l’environnement, les deux hommes d’État ont réitéré leur soutien à la mise en œuvre de l’accord de Paris et ont invité la communauté internationale au respect des engagements pris à cet effet. 

Durant son séjour, son excellence João Gonçalves Laurenço a effectué une visite au port autonome de Conakry et à l’usine de condiments bravo ainsi qu’une rencontre de courtoisie aux anciens combattants guinéens de la guerre de libération de l’Angola. Le  président Lourenço a été élevé à la dignité de grand-croix de l’ordre national du mérite de la république de Guinée. 

Au terme de sa visite en Guinée, son excellence João Gonçalves Laurenço a remercié son excellence, le professeur Alpha Condé, président de la république de Guinée, le gouvernement et le peuple de Guinée pour la qualité de l’accueil, l’hospitalité généreuse et fraternelle dont lui-même et sa délégation ont fait l’objet durant leur séjour.

Son excellence Gonçalves Laurenço, président de la république d’Angola a adressé une invitation à son frère et ami, professeur Alpha Condé a effectué une visite officielle en République d’Angola. Le professeur Alpha Condé, président de la république de Guinée a accueilli favorablement cette invitation dont la date sera fixé ultérieurement en commun accord par voie diplomatique. 

Fait à Conakry, le 30 juillet 2021

Pour le gouvernement de la République de Guinée, son excellence Dr Ibrahima Kalil Kaba, ministre des affaires étrangères et les guinéens de l’étranger.

Pour le gouvernement d’Angola, son excellence, Tété Antonio, ministre des relations extérieures.

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Guinée : Alpha Condé et João Lourenço visitent le port de Conakry

30 juillet 2021 à 20 08 01 07017

Arrivé hier, jeudi 29 juillet 2021, pour une visite d’amitié et de travail de 24 heures en Guinée, le président angolais était sur le terrain ce vendredi. João Manuel Gonçalves Lourenço, en compagnie de son homologue guinéen, Alpha Condé, a visité les installations de Conakry Terminal au port autonome de Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les deux chefs d’Etat sont allés constater la modernisation des installations portuaires, dont le quai qui a été élargi pour permettre au port de Conakry de recevoir les gros navires, le scanner qui permet de lutter contre l’évasion fiscale et de détecter les cas de fraude, mais aussi les portiques. Du port autonome, Alpha Condé et João Lourenço ont visité aussi les installations de la société Les Grands Moulins de Conakry, situées à Petit Bateau, dans la commune de Kaloum.

Après ces visites de terrain, les deux chefs d’Etat vont présider ce soir, une cérémonie de signature de plusieurs accords entre la Guinée et l’Angola. Des accords qui portent sur plusieurs domaines, dont l’économie, les mines, la sécurité, l’agriculture et sur le secteur portuaire.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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