Josep Borrell : « Nous devons combler le fossé mondial en matière de vaccination »

28 mai 2021 à 9 09 42 05425
Josep Borrell – Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne

Fin mai 2021, seuls 2,1 % des Africains ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19. Nous devons combler le fossé qui se creuse en matière de vaccination entre les économies avancées et les pays en développement afin d’éviter ce que Tedros Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, a qualifié d' »apartheid vaccinal ». C’est à la fois une obligation morale et dans l’intérêt de tous.

Dès lors, il nous faut agir au niveau multilatéral et à l’échelle planétaire pour accroître la production de vaccins et accélérer leur déploiement partout dans le monde. C’est la voie choisie par l’UE depuis le début de la pandémie. C’est désormais également celle retenue par les dirigeants du G20 lors du sommet mondial sur la santé qui s’est tenu à Rome le 21 mai dernier.

La pandémie continue de tuer des milliers de personnes chaque jour et, au rythme actuel, la population mondiale ne sera pas vaccinée dans son ensemble avant 2023. Or vacciner très largement cette population est le seul moyen de mettre fin à la pandémie. A défaut la multiplication des variants risque de compromettre l’efficacité des vaccins existants.

La vaccination est également un préalable à la levée des restrictions qui entravent nos économies et nos libertés. Ces restrictions pénalisent le monde entier, mais elles pèsent encore plus lourdement sur les pays en développement. Les pays avancés peuvent en effet s’appuyer davantage sur des mécanismes sociaux et des leviers de politique économique afin de limiter l’impact de la pandémie sur leurs citoyens.

Si le fossé mondial en matière de vaccination n’est pas comblé, il risque d’inverser la tendance à la baisse de la pauvreté et des inégalités planétaires observée ces dernières décennies. Une telle dynamique négative freinerait l’activité économique et accroîtrait les tensions géopolitiques. Le coût de l’inaction serait à coup sûr beaucoup plus élevé pour les économies avancées que ce que nous devrions dépenser collectivement pour aider à vacciner le monde entier. C’est pourquoi l’UE accueille favorablement le plan de 50 milliards de dollars proposé par le Fonds monétaire international dans le but de pouvoir vacciner 40 % de la population mondiale en 2021 et 60 % d’ici mi-2022.

Pour atteindre cet objectif, une action multilatérale étroitement coordonnée est nécessaire. Nous devons résister à la double menace que représentent d’un côté la « diplomatie des vaccins », qui lie la fourniture de vaccins à des objectifs politiques, et de l’autre le « nationalisme vaccinal », qui consiste à réserver les vaccins pour son seul pays. Contrairement à d’autres, l’UE a rejeté ces deux approches depuis le début de la pandémie. Jusqu’à présent, nous sommes le seul acteur mondial qui ait vacciné sa propre population tout en exportant parallèlement de grandes quantités de vaccins et en contribuant de façon substantielle au déploiement des vaccins dans les pays à faible revenu. Les Européens peuvent être fiers de ce que nous avons accompli.

En 2020, l’UE a soutenu la recherche et le développement de vaccins à grande échelle et contribué de manière significative à la mise au point de la nouvelle génération de vaccins à ARN messager. L’UE est ensuite devenue un des principaux producteurs de vaccins contre la COVID-19 : 40 % environ des doses utilisées jusqu’à présent dans le monde sont produites dans l’UE. L’UE a également exporté 240 millions de doses vers 90 pays, ce qui correspond approximativement au nombre de doses que nous avons utilisées en son sein.

L’UE, avec ses États membres et ses institutions financières — ce que nous appelons l' »Équipe Europe » — a commencé également à faire don de vaccins à ses voisins dans le besoin, en particulier dans les Balkans occidentaux. Elle entend faire don d’au moins 100 millions de doses supplémentaires aux pays à revenu faible et intermédiaire avant la fin de 2021, comme convenu lors du dernier Conseil européen. Avec une contribution de 2,8 milliards d’euros, l’Équipe Europe est également le principal contributeur au dispositif COVAX, qui permet aux pays les plus pauvres d’avoir accès aux vaccins. Environ un tiers de l’ensemble des doses COVAX livrées jusqu’à présent ont été financées par l’UE. Pourtant, cet effort est encore largement insuffisant pour empêcher que le fossé mondial ne se creuse en matière de vaccination.

Pour combler ce fossé, les pays disposant des connaissances et des moyens nécessaires devraient augmenter leurs capacités de production, afin de pouvoir à la fois vacciner leur propre population et exporter davantage de vaccins, comme le fait l’UE. En coopération avec les fabricants de vaccins, nous nous efforçons de porter les capacités de production de l’UE à plus de 3 milliards de doses par an d’ici à la fin de 2021. Nos partenaires industriels européens se sont engagés à fournir avant la fin de 2021 1,3 milliard de doses de vaccins à prix coûtant aux pays à faible revenu et à un prix réduit aux pays à revenu intermédiaire. Ils se sont également engagés à livrer plus de 1,3 milliard de doses en 2022, dont une grande partie sera distribuée par le dispositif COVAX.

Tous les Etats doivent éviter les mesures restrictives qui perturbent les chaînes d’approvisionnement des fabricants de vaccins dans d’autres pays. Nous devons également faciliter le transfert de connaissances et de technologies, afin que davantage de pays puissent produire des vaccins. Pour notre part, nous encourageons vivement les producteurs européens à le faire, en particulier en Afrique. J’ai participé au sommet de Paris consacré au soutien financier à l’Afrique qui s’est tenu le 18 mai dernier. A cette occasion, les dirigeants du continent ont souligné que l’Afrique importe 99 % de ses vaccins. Il faut que cela change. L’Équipe Europe lance une initiative avec ses partenaires africains, afin de renforcer les capacités de fabrication de vaccins, de médicaments et de technologies de la santé en Afrique. Cette initiative bénéficiera d’un financement de 1 milliard d’euros provenant du budget de l’UE et des institutions européennes de financement du développement,

L’octroi de licences volontaires est le moyen privilégié de réaliser ces transferts de technologie et de savoir-faire. S’il s’avère insuffisant, l’accord sur les ADPIC existant et la déclaration de Doha de 2001 prévoient déjà la possibilité de licences obligatoires. Selon certains pays, le recours à ces mécanismes de flexibilité demeure toutefois trop compliqué et trop lent. Afin d’accélérer ces transferts de technologie, l’UE présentera une nouvelle proposition dans le cadre de l’OMC au début du mois de juin.

La pandémie de COVID-19 nous a rappelé combien la santé est un bien public mondial. Notre action commune pour combler le fossé mondial en matière de vaccination contre la COVID-19 doit être la première étape sur le chemin de la véritable coopération globale dans le domaine de la santé prévue par la déclaration de Rome adoptée lors du sommet mondial sur la santé.

Josep Borrell – Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne

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Le Nigeria nomme un nouveau chef de l’armée

27 mai 2021 à 15 03 14 05145
Le major général Farouk Yahaya, nouveau chef de l’Armée

ABUJA, 27 MAI (AFP) – Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a nommé jeudi un nouveau général à la tête de l’armée, six jours après la mort du chef de l’armée dans un crash d’avion militaire dans le nord du pays.

Le président « a nommé le major général Farouk Yahaya comme nouveau chef de l’armée », a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Avant sa nomination, qui doit cependant encore être entérinée par l’Assemblée nationale, le général Yahaya commandait la première division de l’armée nigériane ainsi que l’opération militaire contre la rébellion jihadiste dans le nord-est du pays, selon ce communiqué. 

Cette annonce intervient six jours après le décès dans le crash d’un avion avec dix autres officiers du lieutenant général Ibrahim Attahiru, nommé le 26 janvier, alors que le président Buhari était sous le feu des critiques après des mois de grave détérioration de la situation sécuritaire. 

Ce troisième accident cet avion militaire, le troisième depuis le début de l’année, avait eu lieu peu avant son atterrissage prévu à l’aéroport international de Kaduna, à cause de mauvaises conditions climatiques, selon l’armée.

La tâche du nouveau chef de l’armée est immense alors que le pays le plus peuplé d’Afrique est le théâtre de plusieurs conflits meurtriers.

Depuis 2009, la rébellion jihadiste dans le nord-est du pays a fait plus de 40.000 morts et forcé plus de 2 millions de personnes à fuir leur domicile.

La possible mort chef du groupe jihadiste Boko Haram, Abubakar Shekau, attaqué la semaine dernière par des jihadistes rivaux liés à l’organisation Etat islamique (EI), pourrait changer la donne sur ce front. 

L’armée est également engagée dans le nord-ouest et le centre du pays, où des bandes criminelles sèment la terreur dans les zones rurales, attaquant des villages, volant du bétail et multipliant les enlèvements contre rançon.

Elle est également déployée aux côtés de la police pour restaurer la sécurité dans le sud-est du pays, où les attaques armées se multiplient sur fond de velléité indépendantiste. 

Enfin, elle patrouille au large des côtes, dans le golfe de Guinée, repaire de pirates qui attaquent les bateaux et se livrent à des enlèvements. 

AFP

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Oumar Yacine Bah, Président de l’Institut Afrique Emergente : « avec les micros Etats, l’Afrique restera toujours la proie de l’Ogre que constituent les pays riches »

27 mai 2021 à 14 02 08 05085
Oumar Yacine Bah, Président de l’Institut Afrique Emergente

Oumar Yacine Bah, ancien journaliste et fondateur d’organes de presse (Le Djawiré, Le Jour, Guinée Nouvelle), a siégé à la toute première équipe de la Haute Autorité de la Communication (HAC), de 2015 à 2020. Il est aujourd’hui à la tête de l’Institut Afrique Emergente, un jeune think tank citoyen, A l’ occasion de l’An 58 de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue le 9 juillet 2002  l’Union Africaine (UA), nous l’avons rencontré pour parler de cette organisation panafricaine mais aussi aborder quelques sujets d’actualité du continent. Il nous livre ici son analyse.

Avant d’entamer le vif du sujet, Monsieur Bah que signifie l’Institut Afrique Emergente  que vous dirigez présentement et quelle est sa mission?

L’Institut Afrique Emergente est un think tank indépendant à but non lucratif, ayant son siège à Conakry,  qui a une vision panafricaniste. Regroupant un groupe d’intellectuels (consultants, chercheurs, enseignants et autres experts), ce think tank mise sur la valorisation des ressources humaines à travers le continent par l’éveil des consciences de nos populations afin qu’elles puissent se prendre en charge et ; nous constituons ‘’un laboratoire d‘idées’’ issues de nos recherches pour en faire des propositions aux décideurs au niveau des pouvoirs publics et ceux du secteur privé. Aussi, nous comptons œuvrer pour le renforcement d’une société civile responsable, indépendante par le biais de programmes de formations. Tout ceci peut se matérialiser à des travers des travaux de recherche, des publications, des conférences et des séminaires.

Pourquoi avez-vous choisi Conakry comme siège de votre think tank ?

Avant tout nous sommes en Guinée, c’est notre pays de naissance. Mais, il ne faut pas oublier que le Guinéen est très panafricaniste par le fait de son passé. Le Président Sékou Touré, père de l’indépendance guinéenne, a joué un rôle de premier plan en Afrique, notamment dans la phase de décolonisation. Il est l’un des pères fondateurs de l’OUA. Diallo Telli a été d’ailleurs le premier secrétaire général de cette organisation panafricaine, une décennie durant. Et quoi qu’on dise, l’actuel président de la République, Alpha Condé, est un panafricaniste. Pendant sa jeunesse, il a dirigé la Fédération des étudiants africains en France (FEANF), créée par le groupe de l’ancien directeur général de l’UNESCO, Amadou Mathar Mbow en 1950. Déjà, parmi les membres fondateurs de la FEANF, il y avait un autre Guinéen, N’Ki Traoré.  Ce n’est pas pour rien donc que le président Alpha Condé  a été désigné  président en exercice de l’Union Africaine en 2017.

 Donc comme vous le constatez, notre  vision est de haute portée, mais pas impossible, car nous croyons en la capacité de l’Afrique de sortir de l’ornière et de se projeter dans un futur immédiat où elle sera la locomotive de l’Humanité entière. Quand on dit que « l’Afrique est l’avenir du monde », ce n’est pas une utopie. Ça peut être une réalité à condition qu’on parvienne à nous départir de l’afro-pessimisme et de nous libérer du joug de l’ignorance et de la pauvreté.

Justement, ce 25 mai 2021, l’Afrique vient de célébrer les 58 ans de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue Union Africaine. En tant qu’analyste, quel est votre constat sur l’évolution du continent durant ces six décennies ?

Avant tout, je dirais qu’il faut rendre hommage aux pères fondateurs de l’OUA comme l’Empereur Hailé Sélassié 1er , les Présidents Gamal Abdel Nasser, Kwame Nkrumah, Ahmed Sékou Touré, Jomo Kenyatta, Multon Obote, Julius Nyerere, Modibo Keita, Léopold Sédar Senghor, Houphouët Boigny, William Tubman etc… qui ont eu le mérite et le courage de poser les premiers jalons de l’union continentale alors qu’on venait de sortir fraichement de la colonisation et en pleine période de guerre froide. A ce niveau, leur acte a été salutaire. Mais si on se fonde sur l’idéal préconisé par les pères fondateurs de l’OUA, on peut dire que le projet tel que nous le concevons aujourd’hui a été est un échec. Car l’idéal consistait à créer l’intégration politique et économique du continent pour en faire un ensemble fort, uni et prospère où les Africains parlent d’une même voix. Autrement dit, la création d’un Etat fédéral à l’instar des Etats-Unis d’Amérique. Mais tel n’est pas le cas aujourd’hui. Le principal acquis de l’Organisation panafricaine  est la décolonisation totale du continent. Ce qui est d’ailleurs à relativiser, vu les immixtions régulières et intempestives des puissances étrangères dans nos affaires intérieures. Plus de 60 ans d’indépendance, nos sociétés sont déchirées plus que jamais, la pauvreté est devenue plus endémique.

A votre avis, de quoi est dû cet échec ?

Un édifice pour qu’il puisse résister aux temps et aux intempéries, il doit avoir un fondement solide. Or, les pères fondateurs ont pris à l’époque une option consistant à bâtir l’union africaine dans son intégralité par étapes. Ce qui n’a pas marché parce qu’ils n’ont pas suivi Kwame Krumah. Celui-ci, dans son discours prononcé le 24 mai 1963 à Addis Abeba lors du sommet des 33 chefs d’Etat marquant l’acte de naissance de l’OUA,  disait «  Notre objectif c’est, dès maintenant, l’unité africaine. Il n’y a pas de temps à perdre. Nous devons maintenant nous unir ou périr. ». Et c’est là où nous sommes aujourd’hui, malheureusement. On dirait que le leader ghanéen devançait son époque puis que dans ce même discours, qui devrait être une bréviaire pour nous aujourd’hui, il affirmait que « notre indépendance économique réside dans notre Union Africaine et exige la même concentration sur les réalisations d’ordre politique. » et plus loin, il ne manquera pas d’avertir ses pairs en disant : « Si nous ne créons pas dès maintenant l’Unité africaine, nous qui siégeons ici aujourd’hui, nous serons demain les victimes et les martyrs du néo-colonialisme. ». Les faits lui donneront raison bon sang.  Pourtant, dans une vision claire et pragmatique, il a esquivé des pistes en indiquant que « Cette union, nous devons la réaliser, sans sacrifier nécessairement nos diverses souverainetés, grandes ou petites, nous avons, dès maintenant et ici même forgé une union politique fondée sur une défense commune, des affaires étrangères et une diplomatie communes, une nationalité commune, une monnaie africaine, une zone monétaire africaine et une Banque centrale africaine ».

Hélas, la plupart des chefs d’Etat présents à ce sommet pensaient à leur fauteuil de dirigent et à leurs souverainetés. Avec le principe de non-ingérence, la plupart d’entre eux ont fait de leurs micros-Etats des propriétés personnelles en instaurant des partis uniques, étouffant dans l’œuf toute émergence démocratique. Au fil du temps, l’OUA devient un syndicat de chefs d’Etat, ignorant les intérêts de la base que constitue le peuple africain. Devenue l’Union Africaine en 2002, cette triste réalité n’a pas changé.

L’actualité oblige, au Mali voisin, on vient d’enregistrer un nouveau coup d’Etat, si on peut le dire ainsi, huit mois après celui qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keita, perpétré par la même junte. Quelle analyse en faites-vous ?

La situation au Mali est très inquiétante dans la mesure où le pays est en proie de conflits multidimensionnels, à la fois djihadistes, régionalistes et communautaristes depuis 10 ans. Des forces étrangères s’y battent contre le terrorisme afin de ramener la paix et la sécurité dans le pays et surtout freiner la contagion aux pays frontaliers non encore touché par le phénomène du terrorisme. Pendant ces temps, les militaires maliens qui ont essuyé des lourdes pertes face aux djihadistes se battent à Bamako sur le terrain politique alors qu’ils devraient être au front. Mais tout cela est arrivé par le fait de la mauvaise gouvernance des pouvoirs successifs dans une démocratie de façade comme c’est le cas de la plupart des Etats africains. La chute de Kadhafi orchestrée par l’Occident, la France et les Etats-Unis au premier plan, a été une aubaine pour les djihadistes et autres groupes de malfaiteurs de tout acabit qui se sont emparés de l’arsenal libyen pour semer aujourd’hui la terreur dans toute la bande sahélo-sahélienne. La Libye, en guerre tribale, est devenue un terreau des djihadistes, des contrebandiers, des trafiquants d’armes et d’êtres humains.Voilà à quoi le Mali est confronté aujourd’hui à l’instar de ses voisins, le Burkina, le Niger et même la Côte d’Ivoire.

Pour revenir à ce que vous avez appelé coup d’Etat, il n’y a rien d’étonnant dans la mesure où le président de la Transition, Bah N’daw et son premier ministre, Moctar Ouane « mis hors de leurs prérogatives » (avant leur démission collective)  par le chef de l’ex-junte, Assimi Goïta, ne sont pas issus d’un régime démocratique. C’est le Conseil national pour le salut du peuple, CNSP, dissout en janvier 2021 qui, sous la pression internationale, les a choisis, après son putsch qui a provoqué la chute du président IBK. Si le patron de cette même ex-junte, estimant que les deux ont violé la charte de la transition, les démet aujourd’hui, ce n’est pas étonnant ça. N’oubliez pas qu’il y a eu récemment au Tchad un précédent dangereux pour l’avenir de la démocratie en Afrique. Après la mort au front du Maréchal Idriss Déby Itno, son fils, le Général Mahamat Idriss Déby Itno, à la tête d’un Comité militaire de transition, a pris le pouvoir. Ipso facto, il a eu l’onction d’Emmanuel Macron. La France très présente dans la région à travers son armée qui combat le terrorisme islamique, a dû préférer « la stabilité » pour accompagner la transition militaire alors que la succession pourrait se régler par la voie constitutionnelle. L’Union Africaine n’a fait que de suivre le doigt de Macron. Et avec complaisance ! Ni le président de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Mahamat Faki (ancien Premier ministre d’Idriss Déby), ni le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres n’a eu un mot dur pour condamner les putschistes de Ndjamena et les sommer de rendre le pouvoir aux civils, comme cela se devait. Car, à leur entendement le Tchad fournit des contingents importants dans les autres pays victimes d’agression de Boko Haram, Daesch ou Aqmi. Donc, il faut accompagné la transition pour éviter l’implosion du pays. Ça y ait. Seulement que cette politique de deux poids deux mesures risque d’avoir des effets nocifs dans le processus démocratique à travers nos pays.

Pour revenir au cas malien, je ne pense pas que la menace des sanctions contre les militaires prônées ça et là, serait la bonne option. Maintenant qu’une mission de la CEDEAO, à sa tête Good Luck Jonathan, ancien président du Nigeria, est à Bamako, attendons de voir quelle sera l’issue des pourparlers avec les différents acteurs de la crise malienne. Quoi qu’il arrive, il ne faut pas perdre de vue qu’il faudra impérativement sauver la cohésion au sein des forces armées maliennes bien qu’elles soient beaucoup fragilisées. Toute implosion au sein de cette armée entraînera un chao général que personne ne souhaite et qui sera difficile à gérer. Parce qu’il ne faut pas oublier que la Russie est présente dans la région. Déjà, elle dispute la France en RCA et au Tchad. En partie, ce qui se passe au Mali est une guerre de positionnement stratégique entre les grandes puissances.

Pour finir que préconisez-vous pour que règne la paix en Afrique et que les Africains puissent se consacrer au développement de leur continent ?

A mon avis, d’abord, il nous faut un système démocratique fondé sur nos valeurs africaines et une gouvernance saine, dépourvue de corruption, de gabegie financière, de démagogie, du népotisme. Tout ceci n’est possible qu’avec des institutions fortes comme le disait Barack Obama « l’Afrique a besoin des institutions fortes et non des hommes forts ». Nos Etats doivent investir utiles, c’est-à-dire prioriser l’éducation, la santé, l’agriculture, l’énergie, la communication et le transport.

Les gouvernants doivent se pencher sérieusement sur la fédération continentale. Avec les micros-Etats, l’Afrique restera toujours la proie de l’Ogre que constituent les pays riches.

Propos recueillis par Alpha Ibrahima Diallo

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Mali : le président et le premier ministre de transition libérés

27 mai 2021 à 10 10 29 05295

Le président et le premier ministre de transition maliens, arrêtés lundi et démissionnaires selon les militaires, ont été libérés dans la nuit, a affirmé jeudi 27 mai à l’AFP un responsable militaire.

« Le premier ministre et le président de transition ont été libérés cette nuit vers 01H30 (locales et GMT). Nous avons respecté notre parole », a-t-il dit sous couvert d’anonymat. Des membres des familles ont confirmé leur libération. Les deux hommes sont rentrés chez eux à Bamako, a indiqué leur entourage, sans que les conditions de leur remise en liberté aient été précisées.

Leur libération était une des exigences de la communauté internationale face à ce qui s’apparente au deuxième coup d’Etat en neuf mois. L’homme fort du pouvoir malien, le colonel Assimi Goïta, avait fait arrêter lundi le président Bah Ndaw, le premier ministre Moctar Ouane mais aussi le nouveau ministre de la Défense qu’ils venaient de choisir, ainsi que d’autres hautes personnalités. Le colonel Goïta les avait accusés d’avoir formé un nouveau gouvernement sans le consulter alors qu’il est le vice-président en charge des questions de sécurité, attribution primordiale dans un pays dans la tourmente des violences en tous genres, et notamment djihadistes.

Les militaires avaient indiqué mardi que Bah Ndaw et Moctar Ouane avaient démissionné, sans qu’on sache dans quelles conditions. Depuis leur arrestation, le président et le premier ministre de transition étaient tenus au secret au camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, là où le président Ibrahim Boubacar Keïta, réélu un an plus tôt, avait été conduit lui aussi par les colonels en août 2020 et poussé à annoncer sa démission.

Source : lefigaro.fr

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Journée internationale des Casques bleus : 3 guinéens parmi les militaires auxquels il sera rendu hommage à l’ONU

26 mai 2021 à 19 07 38 05385

New York, 25 mai 2021 – La Journée internationale des Casques bleus de l’ONU sera observée le jeudi 27 mai 2021 au siège de l’Organisation, à New York. Le Secrétaire général, António Guterres, déposera une gerbe en l’honneur des plus de 4 000 Casques bleus tombés sous le drapeau de l’ONU depuis la première mission de paix en 1948.  Il prsidera également une cérémonie de remise de la Médaille Dag Hammarskjöld décernée à titre posthume aux 129 militaires, policiers et personnels civils de 44 pays qui ont perdu la vie en 2020 et au début de cette année.

Les militaires de Guinée qui seront honorés à titre posthume sont : 2ème Classe Moise Oulafe, 2ème Classe Ouo-Ouo Sonomou et le Sergent Sidiki Kone qui travaillaient au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

La Guinée est le 31e pays contributeur de troupes et de personnel de police aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Plus de 700 soldats et policiers guinéens sont actuellement déployés dans les missions de l’ONU en Abyei, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Mali, au Soudan du Sud et au Sahara occidental.

Le Secrétaire général remettra par ailleurs le prix du « Militaire de l’année pour la défense de l’égalité des genres » à la Commandante Steplyne Buyaki Nyaboga, une officière de l’armée kenyane qui a servi au sein de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD). Créé en 2016, le « Prix du Militaire de l’année pour la défense de l’égalité des genres » décerné par les Nations Unies reconnaît le dévouement et les efforts d’un soldat de la paix dans la promotion des principes de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité.

Dans un message à l’occasion de la Journée, le Secrétaire général a déclaré à propos des soldats de la paix tombés au combat : « Leur service et leurs contributions ne seront jamais oubliés ». Il a ajouté : « J’exprime ma profonde gratitude aux 85 000 personnels civils, policiers et militaires actuellement déployés dans certaines zones de conflit les plus difficiles du monde pour protéger les personnes vulnérables et aider à construire la paix. Malgré les restrictions imposées par la pandémie, ainsi que le risque d’infection, ces hommes et femmes ont poursuivi leur mission tout en soutenant également les autorités locales dans la lutte contre le COVID-19. J’offre mes sincères condoléances aux familles des soldats de la paix qui ont été victimes de cette terrible maladie ».

Le thème de la célébration de cette année est « Le chemin vers une paix durable : tirer parti du pouvoir des jeunes pour la paix et la sécurité ». Des dizaines de milliers de jeunes soldats de la paix déployés à travers le monde jouent un rôle clé en aidant les missions des Nations Unies à mettre en œuvre les activités qui leur sont confiées, avec la participation active des jeunes des communautés d’accueil.

Dans toutes nos missions, les soldats de la paix collaborent avec les jeunes pour réduire la violence et maintenir la paix, notamment par le biais de programmes de DDR (Désarmement, démobilisation et réintégration) et de réduction de la violence communautaire.

Le Secrétaire Général Adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a déclaré : « Nous saluons le dévouement et le courage de nos soldats de la paix, qui servent et agissent admirablement dans des environnements difficiles, aggravés par la pandémie en cours. Je rends également hommage à nos jeunes soldats de la paix qui apportent énergie et innovation et servent de modèles aux populations de jeunes qui travaillent sans relâche pour assurer une représentation et une participation significatives aux processus politiques.

Il a ajouté : « Nos soldats de la paix méritent notre plein soutien et nous devons continuer à travailler ensemble pour faire tout ce que nous pouvons pour améliorer leur sûreté et leur sécurité et leur donner les outils nécessaires pour réussir ».

La Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies a été établie par l’Assemblée générale en 2002 pour rendre hommage à tous les hommes et femmes servant dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU et pour honorer la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la cause de la paix. L’Assemblée générale a proclamé le 29 mai Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, car c’est à cette date, en 1948, que la première mission onusienne de maintien de la paix – l’ONUST- a commencé ses opérations en Palestine. Depuis lors, plus d’un million de femmes et d’hommes ont servi dans 72 opérations de maintien de la paix des Nations Unies, affectant directement des millions de personnes et sauvant d’innombrables vies. Aujourd’hui, le maintien de la paix de l’ONU déploie plus de 89 000 militaires, policiers et civils dans 12 opérations.

Transmis par le service de communication du bureau des Nations Unies en Guinée

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Mali : Assimi Goika devient président de la transition, après la démission de Bah N’Daw

26 mai 2021 à 14 02 23 05235
Assimi Goika et Bah N’Daw

Le président de la transition, Bah N’Daw, a remis sa démission à son vice-président, Assimi Goïta. Ce dernier devient, de fait, le nouveau chef de la transition.

Moins de 48 heures après avoir démis de leurs fonctions le président de la transition, Bah N’Daw, et son Premier ministre, Moctar Ouane, le colonel Assimi Goïta devient de fait le nouveau président de la transition.

Bah N’Daw a en effet remis, ce mercredi 26 mai, sa démission ainsi que celle de son Premier ministre à celui qui était, jusque-là, son vice-président. Le gouvernement, dont la composition avait été dévoilée le 24 mai, quelques heures avant le coup de force des militaires, est quant à lui dissous.

Point de non-retour

Cette annonce vient confirmer la reprise en main de l’exécutif par le chef de la junte qui a mené le coup d’État contre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le 18 août dernier.

Les tensions entre Assimi Goïta et Bah N’Daw s’étaient accrues depuis la reconduction de Moctar Ouane au poste de Premier ministre, le 14 mai dernier. Mais c’est l’annonce de la composition du nouveau gouvernement, lundi soir, qui a constitué le point de non-retour.

Assimi Goïta, tenu à l’écart des discussions, contestait en particulier l’éviction de deux de ses fidèles, membres influents de l’ancien Conseil national pour le salut du peuple (CNSP, officiellement dissous en janvier) : les colonels Modibo Koné et Sadio Camara, qui était respectivement ministres de la Sécurité et de la Défense dans le précédent gouvernement.

Interpellés le 24 mai au soir, Bah N’Daw et Moctar Ouane se trouvent depuis au camp militaire de Kati, situé à une quinzaine de kilomètres de Bamako. C’est également le cas du général Souleymane Doucouré, qui devait devenir le nouveau ministre de la Défense, et de Kalilou Doumbia, conseiller spécial de Bah N’Daw.

Source : Jeuneafrique

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Bah Oury : « il faut de nouveaux leaderships forts pour relancer l’Union Africaine »

26 mai 2021 à 8 08 01 05015
Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG)

A l’occasion de la célébration du 58ème anniversaire de la création de l’Union africaine, l’opposant guinéen, Bah Oury, a donné son avis sur le fonctionnement de cette organisation continentale. Pour le président de l’UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée), l’UA a suffisamment montré ses limites dans la gestion des problèmes du continent. C’est pourquoi, il estime qu’il faut l’émergence de nouveaux leaderships dans les différents pays pour relancer l’institution et lui permettre de jouer pleinement le rôle qui lui a été assigné par ses pères fondateurs. Il l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 25 mai 2021.

« Nous sommes dans un contexte où le souffle démocratique qui avait soufflé au début des années 90 avec les conférences nationales souveraines, avec l’éclosion du multipartisme et le fait de faire prospérer la démocratie de type libéral telle qu’elle était exprimée a atteint ses limites. Pratiquement, 30 ans après, nous sommes dans un contexte de crise, d’essoufflement des processus de constitution des Etats. Et les réponses positives ne sont pas encore suffisamment apportées. D’où les renoncements, les reculs des processus démocratiques tel qu’on le constate actuellement.

Si ce n’était que l’aspect institutionnel, il va de soi que les luttes politiques classiques allaient permettre de restaurer, d’une manière ou d’une autre, l’élan démocratique. Par contre, les crises se sont aggravées. Nous ne sommes plus face à des contestations politiques internes, nous sommes face à une géopolitique mondiale avec des forces de plus en plus forte de type djihadiste tel que ça s’exprime sur le Sahel et sur la corne de l’Afrique jusqu’au niveau des confins du Mozambique aujourd’hui. Vous avez des frontières qui éclatent, des gouvernants qui ont amené leurs pays à être des Etats en faillite et c’est le problème qui se pose.

Donc, l’Union africaine qui est dans la dynamique du respect sacrosaint de la souveraineté nationale des Etats, n’est plus de ce point de vue en mesure de faire face à un contexte géostratégique qui est profondément bouleversé. D’où la nécessité d’envisager d’autres dynamiques, d’autres paradigmes pour qu’il y ait de nouveaux leaderships qui puissent émerger pour donner un contenu beaucoup plus positif et constructif de l’élan panafricaniste au lieu d’avoir des attitudes conservatrices qui, dans une certaine mesure, ne font que reléguer l’Afrique de plus en plus en arrière.

Mais il ne faut jamais désespérer de l’avenir. A chaque problème, d’une manière ou d’une autre, il y aura des solutions. Espérons que les solutions les plus heureuses et vertueuses l’emporteront. Mais, encore une fois, pour que l’Union africaine puisse reprendre un élan neuf, un élan positif, il faudrait que dans certains Etats moteurs, il y ait de nouveaux leaderships forts qui puissent prendre le relais, qui puissent prendre une nouvelle vision, une nouvelle pratique de la gouvernance pour faire espérer des changements concrets et notables, tant dans la manière de gouverner que dans la conception de cette gouvernance elle-même », a dit M. Bah.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Dr Zoutomou à propos de l’Union africaine : « elle a complètement raté sa cible »

25 mai 2021 à 17 05 23 05235
Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, président de l’UDRP

Que retenir des 58 ans d’existence de l’Union africaine ? Le bilan est largement décevant aux yeux de Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, président de l’Union Démocratique pour le Renouveau de la Guinée (UDRP). Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 25 mai 2021, l’opposant guinéen a déclaré que l’organisation continentale a failli à la mission qui lui a été assignée à sa création.

« A sa création, l’OUA avait suscité beaucoup d’espoirs. On se rappelle que le président guinéen de l’époque, Ahmed Sékou Touré, était l’un des acteurs de la création de cette organisation, en mai 1963. Au départ, l’OUA avait de très bonnes intentions. Mais par la suite, je crois qu’elle a complètement raté sa cible. Parce qu’à l’intérieur de l’organisation, on n’était plus en train de chercher l’autonomie politique, qui pouvait ensuite être transformée en une arme de bataille sur le plan économique. Cela n’a pas été fait.

Aujourd’hui, avec la transformation de l’OUA en l’Union africaine (UA), je pense que les choses se sont empirées, parce qu’on a l’impression que l’Union africaine, au lieu de compter sur elle-même pour influer davantage sur la place que l’Afrique doit avoir sur le champ mondial, est plutôt en train de tendre la main aux puissances. Et dans ces conditions, on a l’impression que nous voulons plutôt que les puissances étrangères viennent résoudre nos problèmes à notre place. Pour moi, c’est aussi un échec. Aujourd’hui, on parle de 58ème anniversaire, les coups d’Etat militaires et les changements de constitutions sont là.

En fait, nous devrions être à un stade où l’Union africaine devrait être le champion de la création et du maintien des institutions fortes gouvernementales fortes en Afrique. Mais plutôt, c’est un laisser-aller, on dirait que les chefs d’Etat ne sont là que pour se défendre les uns les autres en fonction des liens particuliers d’amitié qu’ils ont. Ça ne devrait pas être ainsi. L’Union africaine devait être une véritable institution, mais on n’est pas encore arrivé à notre but. Elle n’a pas atteint ce qu’elle devait faire à partir de la base donnée par l’OUA », a estimé le président UDRP.

Le président de l’UDRP, si l’Union africaine ne se reprend pas pour se monter plus efficace dans la défense des intérêts des populations, elle risque tout simplement de disparaître. « Je n’ai pas une balle de cristal pour déterminer ce que réserve l’avenir de cette institution. Mais, à partir de la tendance que nous voyons, puisque l’UA actuelle est muette devant tous les manquements et devant toutes les agressions, on a l’impression que si on ne fait pas attention, elle risque de cesser d’exister. C’est peut-être trop dire, mais c’est la tendance. Parce que si une organisation n’est pas efficace, elle n’arrive plus à rassembler tous les éléments qui pouvaient lui permettre d’accomplir la mission qu’on lui a été confiée, elle cesse d’exister.

Même si ce n’est pas dans les faits, mais dans les comportements, elle va cesser d’exister. Et dans ces conditions, les gens n’en tiendront plus compte. C’est ce qui se fait aujourd’hui. Quand cette union dit qu’on ne peut pas accepter qu’il y ait des gouvernements militaires, mais un peu partout les gouvernements militaires surgissent sans qu’elle ne dise quelque chose. Et, on dit que qui ne dit rien, consent. Ça veut dire que cette institution est en train d’accepter cet état de fait, et c’est malheureux pour le continent », a dit Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Mali : le président et le Premier ministre demis de leurs fonctions

25 mai 2021 à 15 03 22 05225
Assimi Goika, Bah N’Daw et Moctar Ouane

Au lendemain de leur arrestation par des militaires, le président malien et le premier ministre de transition ont été démis, mardi 25 mai, de leurs fonctions par le colonel Assimi Goïta qui les accuse de tentative de « sabotage » de la transition.

« Le processus de transition suivra son cours normal et les élections prévues se tiendront courant 2022 », a également déclaré le colonel Goïta, dans une déclaration lue à la télévision publique par un collaborateur en uniforme.

Le colonel, à la tête des putschistes qui avaient renversé le président élu, Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 août 2020, a reproché au président, Bah N’Daw, et au premier ministre, Moctar Ouane, d’avoir formé un gouvernement sans se concerter avec lui, bien qu’il soit chargé de la défense et de la sécurité, domaines cruciaux dans le pays en pleine tourmente.

« Une telle démarche témoigne d’une volonté manifeste du président de la transition et du premier ministre d’aller vers une violation de la charte de transition (…), d’où une intention avérée de sabotage de la transition », a-t-il estimé.
La charte, grandement rédigée par les colonels, est un texte référence de la transition censée ramener des civils au pouvoir.

Le président et le premier ministre maliens ont été arrêtés lundi, quelques heures à peine après avoir formé un nouveau gouvernement. La composition du gouvernement communiquée lundi a, semble-t-il, mécontenté les colonels. Certes, des militaires conservaient des postes-clés, mais deux figures de l’ancienne junte étaient écartées des portefeuilles primordiaux de la défense et de la sécurité.

Assimi Goïta, qui est également vice-président de la transition, a assuré mardi s’être vu « dans l’obligation d’agir » et de « placer hors de leurs prérogatives le président et le premier ministre ainsi que toutes les personnes impliquées dans la situation ».

Source : lemonde.fr

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Mamadou Baadiko Bah : « l’Union africaine est là pour la forme »

25 mai 2021 à 15 03 00 05005
Mamadou Baadiko Bah, président du parti UFD

Comme annoncé précédemment, ce mardi 25 mai 2021 marque le 58ème anniversaire de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue finalement l’Union Africaine (UA). Une occasion pour certains acteurs de la classe politique guinéenne de jeter un regard sur l’action de l’organisation continentale, censée promouvoir l’unité, la souveraineté et le développement du continent. C’est le cas de Mamadou Baadiko Bah, président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) et député à l’Assemblée nationale. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, l’opposant guinéen a estimé que l’UA ne répond pas aujourd’hui aux aspirations des peuples africains.

« Aujourd’hui, l’Union africaine est là pour la forme et n’arrive à produire aucun résultat concret. Toutes ses résolutions sont ignorées. On les convient comme étant des vœux pieux et ça ne dérange personne. C’est pourquoi, on dit aujourd’hui que l’UA est un syndicat des chefs d’Etat. En plus, les gens s’en servent pour des leviers de politiques intérieures. Comme la présidence est tournante, n’importe qui s’installe à sa tête, c’est pour faire valoir ça sur son territoire.

Nous avons un bel exemple ici avec le président Alpha Condé qui, durant toute sa mandature à l’Union africaine, n’a fait que se battre avec des tueurs comme Pierre Nkurunziza du Burundi, comme Yaya Jammeh de la Gambie pour que l’Union africaine sorte collectivement du traité de la Cour pénale internationale. Voilà donc, c’est un syndicat des chefs d’Etat qui est là, où chacun cherche à défendre des intérêts égoïstes et non pas les intérêts de toute l’Afrique », a déclaré l’opposant guinéen.

Pour lui, les peuples africains doivent être plus exigeants vis-à-vis de leurs dirigeants. Cela, afin de les contraindre à œuvrer en faveur de l’unité et du développement du continent, tel que souhaité par les pères fondateurs de l’Union africaine. « Il faut que les peuples africains mettent la pression pour exiger de leurs dirigeants qu’ils s’engagent résolument sur le chemin de l’unité africaine et qu’on sorte de ces grandes mèches inutiles de cette bureaucratie incommensurable, et qu’on aille à des actes concrets… Parce que jusqu’à présent, les dirigeants n’ont pas montré une véritable volonté de casser la domination étrangère sur l’Afrique, et c’est le fond du problème », a dit Mamadou Baadiko Bah.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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An 58 de l’UA : Aly Kaba rend un vibrant hommage aux pères fondateurs de l’organisation

25 mai 2021 à 13 01 15 05155
L’honorable Aly Kaba, président du groupe parlementaire du RPG

Ce mardi 25 mai 2021 marque le 58ème anniversaire de la création de l’Union africaine. A cette occasion, le président du groupe parlementaire du RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée nationale a rendu un vibrant hommage aux pères fondateurs de l’organisation continentale. Pour l’honorable Aly Kaba, la date du 25 mai 1963 rappelle l’attachement des premiers chefs d’Etat africains à l’unité et à la souveraineté du continent.

« C’est l’occasion de rendre un vibrant hommage aux leaders africains qui ont été les précurseurs et artisans de l’unité du continent dans le but de parler d’une même voix pour la défense d’une communauté de destin en transcendant les clivages et autres divergences internes. Convaincus qu’unie l’Afrique sera forte et inébranlable devant l’envahisseur. C’est pourquoi, le sillon tracé par les nos devanciers : feus Ahmed Sékou Touré, l’empereur Hailé Sélassié 1er, Kwamé Nkrumah, Modibo Keïta, Houphouët Boigny, Maurice Yaméogo, Felix Roland Moumiye, Léopold Sédar Senghor, Hamani Diori, Ahmed Ben Bella, Gamal Abdel Nasser, entre autres, ainsi que les poursuivants et initiateurs de la modernisation de l’OUA en UA en 1999, je veux citer entre autres, Mouammar Kadhafi, Nelson Mandela, etc. doit être suivi », a déclaré le député.

Pour le chef de la majorité parlementaire, les défis actuels de l’Afrique exigent plus d’unité, de solidarité et d’efficacité dans la coopération, l’intégration et le développement du continent. C’est dans ce cadre d’ailleurs qu’il salue l’initiative du chef de l’Etat guinéen, de mettre en place un cadre un dialogue politique et social, en vue d’aplanir les divergences entre les acteurs de la classe politique et se tourner vers le développement socioéconomique du pays.

« Nous nous réjouissons non seulement de la mise en place du cadre permanent de dialogue par son Excellence monsieur le Président de la République, mais également du choix de son premier responsable en la personne d’Elhadj Fodé Bangoura. En effet, nous retenons de l’homme, un cadre discret, expérimenté, suffisamment responsable. Dans la conscience collective, c’est un homme des dossiers qui a servi longtemps et loyalement le feu Général Lansana Conté. Nous pensons qu’il pourra mettre à profit sa longue expérience et sa connaissance du milieu politique guinéen, pour rapprocher les positions et amoindrir les divergences entre les acteurs », a dit ce proche du Pr Alpha Condé.

S’adressant à l’opposition, ce haut cadre du parti au pouvoir demande à ses acteurs d’accepter d’aller autour de la table, seule issue pour favoriser la décrispation de la situation politique du pays. « Je demande aux plus sceptiques, de mettre de côté leurs égos et d’accepter de venir autour de la table, lieu idéal de règlement des différends », a lancé l’honorable Aly Kaba.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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58 ans de l’Union africaine : « le PDG-RDA déplore la ruée, le cirque ambulant et répétitif de certains chefs d’Etat »

25 mai 2021 à 9 09 23 05235
Mohamed Touré, secrétaire général du PDG-RDA

A l’occasion de la célébration du 58ème anniversaire de la création de l’Union africaine, le PDG-RDA a publié une déclaration ce mardi, 25 mai 2021. Le parti de Sékou Touré, premier président de la République de Guinée a rendu hommage aux chefs d’Etat qui se sont donné la main pour mettre en place une organisation censée unir les africains et défendre les intérêts du continent.

Par contre, la formation politique dénonce les agissements de certains dirigeants actuels du continent, notamment ceux qui ont pris part au dernier sommet de Paris sur le financement des économies africaines, ébranlées par la pandémie de Covid-19. Le PDG-RDA appelle l’Afrique « s’unir pour contrer la décadence civilisationnelle de l’Europe et d’autres parties du monde incompatible avec son développement ».

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous sa déclaration :

CELEBRATION DU 25 MAI 2021 (25 Mai 1963-25Mai 2021) 58ème ANNIVERSAIRE DE L’UNITE AFRICAINE U.A)

Déclaration

La Célébration en Guinée comme partout ailleurs en Afrique du 58ème Anniversaire de la création de l’O.U.A. est un devoir continental de Mémoire. 58 ans, c’est seulement 2 ans de moins que la durée de la colonisation de la Guinée par la France pendant 60 ans.

L’expérience guinéenne de la lutte politique et syndicale à l’échelle continentale ne date pas du 25 Mai 1963 ; on peut se souvenir en effet que Ahmed Sékou Touré premier responsable syndical des Postes et Télécommunication en Guinée en 1945, fut élu premier Secrétaire Général de l’UGTAN (Union Générale des Travailleurs d’Afrique Noire) dès sa création à Cotonou en 1957, soit un (1) an avant la proclamation de l’indépendance de la République de Guinée le 02 Octobre 1958.

La CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée), fruit de la prise de conscience des travailleurs de Guinée face à l’exploitation coloniale, embrassait tous les domaines de la vie nationale, Africaine et internationale et dont la compétence était reconnue à l’échelle continentale, avait présidé aux destinées de l’OUSA(Organisation de l’Unité Syndicale Africaine) dès sa création, pour engager une lutte sans merci contre le colonialisme pour la reconnaissance des droits légitimes des travailleurs africains.

La Lutte multiforme du PDG-RDA au plan continental ne s’est pas limitée seulement à la défense du prolétariat africain, elle a aussi également embrassé tous les domaines de la lutte sociale. Nous rappelons que c’est une guinéenne qui fut la présidente de la panafricaine des femmes à sa création en Août 1962 et cela jusqu’au 3 avril 1984, date du coup d’Etat militaire qui a plongé notre pays dans la désolation. Notre jeunesse, la JRDA, bénéficiant du soutien et de l’encadrement constant de son parti, a elle aussi contribué à la vivacité de la panafricaine de la jeunesse en 1985.

Le PDG-RDA, parti de la Révolution Démocratique Africaine a bel et bien démontré que ce qui était bon pour la République de Guinée était aussi bon incontestablement pour l’Afrique et pour tous les pays épris de paix et de justice sociale. Nous n’en citons pour preuve que la grandiose participation de notre pays à l’animation des objectifs de l’O.U.A. par les exemples que nous venons de citer et par le fait qu’une guinéenne a présidé le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Ouvrant la brèche fatale dans le système colonial français par le vote massif du ‘’NON’’ le 28 Septembre 1958, la jeune République écrivait dans sa première constitution une volonté affichée d’abandon d’une parcelle de sa souveraineté au profit d’un ensemble africain plus large et plus prospère. L’Union Guinée-Ghana-Mali en est une preuve éloquente. Cette Union marquait le premier pas du groupe dit de Casablanca, invitant les pays africains à fonder une union continentale pour la construction d’une Afrique unie et prospère.

Nul n’ignore le rôle éminemment fondamental joué par le Camarade Président Ahmed Sékou Touré, qui avec une diplomatie aiguisée et rangée, est parvenu à convaincre les chefs d’Etats africains, aboutissant ainsi à la création de l’O.U.A. (Organisation de l’Unité Africaine) le 25 Mai 1963 à Addis-Abeba aujourd’hui devenue U.A. Ahmed Sékou Touré, kwamé Nkrumah, Modibo Keita, Gamal Abdel Nasser, Ahmed Ben Bella, l’Empereur Aillé Sélassié, Jomo Kenyatta, le Roi Mohamed V pour ne citer que ceux-là parmi bien d’autres en sont les pères fondateurs.

L’O.U.A. à cette époque comprenait seulement quelques membres, car la lutte de libération de tous les pays africains colonisés n’était pas encore finie. L’un des objectifs principaux de l’O.U.A. était donc celui de la décolonisation par le soutien et le renforcement de la lutte multiforme à tous les niveaux y compris celle militaire par laquelle bien d’autres pays africains étaient obligés de mener pour se soustraire du joug colonial.

Dans cette lutte la jeune République de Guinée s’était engagée à fond, elle avait préparé déjà une bataille diplomatique internationale et avait acquis le consentement, la collaboration et la participation sur tous les continents des peuples épris de paix et de justice.

Transcendant ainsi les difficultés de son édification économique, elle a reçu ici sur son territoire et a entraîné les combattants de tous les pays en lutte contre le colonialisme ; elle a offert des armes, financé et envoyé partout son armée révolutionnaire pour lutter arme à la main au prix du sang. A travers des milliers de cadres et de soldats guinéens pour la libération de l’Afrique, la Guinée n’a eu de cesse qu’après l’admission de tous les pays africains libres au sein de l’O.U.A.

Des cadres guinéens de toutes les spécialités ont été envoyés sur demande à tous les pays libérés qui en avaient sollicité pour se relever des pertes économiques et humaines dues à la guerre impitoyable dont leur avait soumise le colonialisme moribond. Au coup d’Etat du 3 avril 1984, seul le conflit armé du Maroc avec le Sahara occidental perdurait encore. La lutte pour la stabilité et l’unité de chaque pays africain a toujours été la préoccupation de la jeune République de Guinée.

Pour se soustraire de toute velléité d’annihilation de sa liberté et de celle des autres pays africains, la République de Guinée a été membre fondateur du mouvement des pays non-alignés dont il a amplifié toutes les activités au maximum ouvrant la voie aux autres pays africains pour une coopération tout azimut avec tous les pays du monde, brisant de ce fait le lien ombilical sciemment entretenu par les anciennes puissances coloniales pour faire prospérer leur entreprise néocolonialiste de l’Afrique.

Défiant et opposant une résistance éclairée et responsable à toutes les machinations savamment fabriquées par la France-Afrique, le peuple révolutionnaire de Guinée a toujours aidé les peuples au sein de l’O.U.A. à renforcer les organisations régionales, à ne compter que sur ses propres forces et sur l’aide précieuse et inconditionnelle des pays épris de paix et de justice.

Le PDG-RDA déplore la ruée, le cirque ambulant et répétitif de certains chefs d’Etat africains de pays anciennement colonisés par la France à la dernière réunion du Groupe France-Afrique. Nous n’oublions pas l’agression du 22 Novembre 1970 orchestrée par les puissances étrangères de la France, de l’Allemagne, du Portugal et même des Etats-Unis contre la Guinée ; encore moins La destruction de l’Etat libyen récemment par les mêmes officines associées à d’autres d’ailleurs ; le déclenchement des rebellions armées à travers l’Afrique qui ne sont pas le souhait et l’œuvre des peuples qui en souffrent, c’est l’œuvre du néocolonialisme international dont la France est l’un des acteurs les plus criminellement impliqués. Les forces vives de l’Afrique se noient dans la Méditerranée aux portes de la France et de l’Europe.

Israël qui dans la recherche effrénée d’un espace vital couvre d’un déluge de feu le peuple agressé de la Palestine sous l’œil froid et complice de l’Europe et des Etats-Unis. Le droit de se défendre contre l’occupation de Jérusalem, de la bande de Gaza et d’autres territoires colonisés leur est refusé alors qu’on le reconnaît et on le soutien pour Israël.

La résistance radicalisée du Hamas est déclarée terroriste ; devant le soutien des peuples arabes au peuple palestinien, l’impérialisme mondial dont les yeux sont rivés sur le pétrole arabe, arme et surarme Israël. Aucune résolution du conseil de sécurité pour une paix durable ne passe, cette guerre qui dure depuis la fin de la seconde (2ème) guerre mondiale a fait des millions de morts innocentes.

En Afrique, depuis les années 60 après l’accession précipitée des anciennes colonies à l’indépendance, dans combien de pays n’y a-t-il pas eu de coups d’Etat ou de troubles sociopolitiques meurtrières ou de politique de développement économique compromises ? Que de gouvernements fantoches qui rampent à leurs pieds ?

Le sort de la Palestine n’est-il pas comparable à celui des pays africains ; ici et là c’est la conquête des énergies formidables et des matières premières. L’Europe et l’Amérique ont combattu Hitler mais ils font aujourd’hui pire que lui à travers le monde. L’Afrique doit s’unir pour contrer la décadence civilisationnelle de l’Europe et d’autres parties du monde incompatible avec son développement. L’Afrique est le berceau de l’humanité qui recèle toujours des valeurs de régénérescence de l’humanité.

Le PDG-RDA salue donc et encourage les efforts du Parti Révolutionnaire des peuples Africains de Kwame Ture aux Etats-Unis. Sa lutte pour l’égalité raciale aux Etats-Unis a un écho africain favorable et identique en Guinée où elle trouvera toujours une solidarité indéfectible et fraternelle. L’injustice, grande comme un volcan, peut être éteinte par une goutte d’eau contenant la verge car Dieu aime la vérité et flétrie le mensonge.

Par les services du néocolonialisme, le FMI et la Banque Mondiale ont imposé un système de gouvernance aux pays africains dont principalement la Guinée, par des projets d’ajustements structurels qui ont détruit tous les acquis économiques de notre pays, par la liquidation des infrastructures économiques à partir de 1986.

Les manœuvres de la France-Afrique continuent d’endeuiller les économies africaines qui subissent la cherté année après année sans aucun moyen de se relever et ce, malgré la dénonciation on le sait de l’actuel Président français lors de ses premières sorties de prises de contacts avec certains chefs d’Etats africains ; rien n’en fut puis que les mêmes manœuvres continuent à produire les mêmes effets encore et encore. Pour preuve la dernière réunion convoquée en France de 21 chefs d’Etats africains et de délégations est illustrative.

En cette journée de la Célébration du 58ème anniversaire de l’O.U.A., le PDG-RDA, Parti Révolutionnaire de Guinée du Rassemblement Démocratique Africain rassure les peuples africains de rester fidèle à sa doctrine politique, a ses engagements de toujours lutter pour la justice et l’égalité des peuples opprimés, de rester fidèle au panafricanisme en partageant la lutte et le soucis d’indépendance, de souveraineté et de développement légitime où que ce soit sur le continent africain.

Le PDG-RDA, section du Rassemblement Démocratique Africain rassure les peuples épris de paix et de justice dans le monde, d’appliquer toujours une politique éclairée de neutralisme positif et de ne jamais prêter le flanc à la corruption internationale.

Le PDG-RDA suit avec une attention particulière les événements politiques au Mali, encourage les changements prometteurs intervenus dans la vie politico-administrative du pays et rassure le parti SADI (solidarité Africaine pour la démocratie et l’indépendance) du Panafricaniste leader le Camarade Oumar Mariko, de son indéfectible attachement pour le salut de l’Union pour la Révolution Démocratique Africaine ‘’URDA’’.

Le PDG-RDA, parti de la Révolution Démocratique Africaine soucieux de garder sa place d’avant-garde dans la lutte légitime des peuples africains pour la paix et le bonheur rend solennellement hommage aux pères fondateurs de l’O.U.A.

Le PDG-RDA interpelle tous les chefs d’état d’Afrique sur la situation de son Secrétaire général le camarade Mohamed Toure, fils et digne continuateur de l’œuvre combien immortelle du Président Ahmed Sékou Toure, détenu avec son épouse Denis Cross Touré aux Etats-Unis d’Amérique.

Nous invitons tous et chacun à réfléchir sur cette citation tirée d’un discours historique du Président Ahmed Sékou Toure « dans la vie des nations et des peuples, il y a des instants décisifs de leur destin autour desquels s’édifient des légendes qui s’inscrivent en Lettre d’or au registre de l’ histoire, marquant de manière particulière au graphique de la difficile évolution humaine, des points culminants, des sommets qui expriment autant de victoires de l’homme sur lui-même, autant de conquêtes de la société sur le milieu naturel qui l’entoure.» fin de citation.

A l’occasion du 58ème anniversaire de l’O.U.A., ensemble, main dans la main luttons jusqu’à la victoire finale.

Prêt pour la Révolution !

Camarade Mohamed Touré

Secrétaire Général du PDG-RDA

P/O Honorable Oyé Beavogui

Secrétaire Général par Intérim.

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Arrestation du président et du Premier ministre du Mali : la CEDEAO et l’UA haussent le ton

25 mai 2021 à 8 08 30 05305

« Un acte d’une gravité extrême ». C’est ainsi que la CEDEAO et l’Union africaine qualifient l’arrestation du président de la transition au Mali, son Premier ministre, et plusieurs de ses collaborateurs. Dans un communiqué publié la nuit dernière, le président de la Commission de la CEDEAO et son homologue de l’UA ont exigé la libération de toutes les personnes arrêtées et le retour de l’armée dans les casernes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous leur communiqué conjoint :

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Mali : le président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane arrêtés

24 mai 2021 à 23 11 09 05095

Le président de la transition et son Premier ministre ont été interpellés par des militaires et conduits au camp de Kati, d’où le putsch contre Ibrahim Boubacar Keïta était parti, en août dernier.

La composition du nouveau gouvernement venait à peine d’être annoncée sur les antennes de l’ORTM que la situation à Bamako s’est subitement tendue. Des mouvements de troupes ont été observés au camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, ainsi que dans plusieurs points de la capitale.

Selon nos informations, le président de la transition, Bah N’Daw, ainsi que le Premier ministre, Moctar Ouane, ont été conduits sous escorte militaire à Kati. Des sources au sein du Conseil national de la transition (CNT), de la Minusma ainsi qu’un diplomate ouest-africain l’ont confirmé à Jeune Afrique.

Cette soudaine montée de tension intervient après l’annonce de la mise à l’écart, dans le gouvernement Moctar Ouane II, de deux membres influents de l’ex-Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), qui a mené le putsch du 18 août 2020 contre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

Le colonel Modibo Koné a dû céder son poste de ministre de la Sécurité et de la Protection civile au général Mamadou Lamine Ballo, tandis que le colonel Sadio Camara a quitté le très stratégique ministère de la Défense où le remplace le général Souleymane Doucouré, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air qui était jusque-là secrétaire général du ministre de la Défense.

Source: Jeuneafrique

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Italie : suicide d’un migrant guinéen en instance d’expulsion

24 mai 2021 à 19 07 12 05125

ROME, 24 MAI (AFP) – Un migrant guinéen qui avait survécu à une attaque violente début mai mais faisait l’objet d’une procédure d’expulsion s’est suicidé, a annoncé lundi son avocat.

Mosua Balde, 23 ans, avait été attaqué par trois hommes le 9 mai à Vintimille, une ville côtière près de la frontière avec la France, alors qu’il mendiait près d’un supermarché. La vidéo de cette agression avait été largement diffusée sur les médias et réseaux sociaux de la péninsule.

Le lendemain, la police avait identifié les agresseurs, engageant une procédure contre eux mais sans procéder à leur arrestation. Après avoir reçu des soins à l’hôpital, Mosua Balde, sans permis de séjour, avait reçu un avis d’expulsion et été placé dans un centre de détention à Turin, la capitale du Piémont (Nord-Ouest).

Le jeune guinéen, placé à l’isolement pour des « raisons médicales » non précisées, a été retrouvé mort dans sa chambre dimanche matin, a précisé son avocat Gianluca Vitale à l’AFP.

Mosua Balde, qui n’avait pas réussi à obtenir le droit d’asile, vivait depuis quelque temps en Italie près de la frontière française, et avait aussi vécu auparavant en France, selon l’avocat, qui l’a vu pour la dernière fois vendredi.

Me Vitale cherchait à stopper son expulsion et à présenter une nouvelle demande d’asile. « Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de le faire », a-t-il commenté.

L’Italie est souvent le lieu d’arrivée en Europe des migrants africains recherchant une vie meilleure sur le continent. Nombre d’entre eux cherchent ensuite à rejoindre les pays plus riches du Nord de l’Europe.

AFP

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Un camion fou fonce dans un village de Guinée-Bissau : 14 morts

24 mai 2021 à 2 02 02 05025

BISSAU (AFP) – Quatorze personnes ont été tuées dimanche en Guinée-Bissau lorsqu’un camion a fait une sortie de route et a foncé dans un village du sud du pays, ont indiqué des sources policière et hospitalière.

Le chauffeur du camion a perdu le contrôle de son véhicule à grande vitesse dans un virage et a percuté, à l’aube, plusieurs maisons du petit village de Cambessé, à environ 180 km au sud de la capitale Bissau, a indiqué un policier sous le couvert de l’anonymat.

Treize villageois et le chauffeur du camion ont péri dans l’accident, a-t-il précisé.

Un employé d’un hôpital de Bissau a confirmé ce bilan à l’AFP.

Ex-colonie portugaise, la Guinée-Bissau est un pays pauvre d’environ deux millions d’habitants, où les accidents de la route sont fréquents, notamment en raison d’un réseau routier en mauvais état.

AFP

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Un guinéen victime de racisme à Laval (France) : « Dépêche-toi esclave », écrit une cliente à ce jeune livreur d’Uber Eats

21 mai 2021 à 6 06 15 05155

Les faits se sont produits vendredi dernier à Laval (une ville située à environs 300 kilomètres de Paris et chef-lieu du département de la Mayenne en région des Pays de la Loire), mais c’est ce jeudi, 20 mai 2021, que l’information a été révélée par nos confrères de ‘’France Bleu’’. Yaya (la victime) est un jeune guinéen de 34 ans et travaille depuis sept (7) mois chez Uber Eats (une plateforme de livraison de plats cuisiné) à Laval. Il était en route pour apporter une commande à une cliente lorsque cette dernière (qui apparemment savait qu’il était noir) lui envoie un message violent : « dépêche-toi esclave. Je vais te donner un (1) centime, tu mérite que sa ». Et, très choqué par ce message raciste, le jeune guinéen a porté plainte au commissariat de Laval pour « injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ».

Selon les informations, Yaya est arrivé en France en 2009. Il travaille pour la plateforme Uber Eats depuis 7 mois à Laval et il n’avait jamais eu de problème. Sur son profil sur Uber Eats, il est noté par ses clients avec 98% de satisfaction pour 2796 commandes livrées. Mais, le vendredi dernier, 14 mai 2021, il a subi un choc terrible. Il a été moralement blessé par une cliente qui lui écrit un message raciste. « dépêche-toi esclave… », a écrit sa cliente à son égard. C’était vers 20 heures. Et, n’ayant pas pu supporter « ces insultes insupportables », Yaya a décidé de ne pas livrer la commande à cette cliente qui venait de se défouler sur lui. Il a tout simplement appelé la plateforme Uber Eats qui s’est chargée d’annuler la commande de la cliente insolente.

« Je ne pouvais pas lui remettre sa commande, parce que ces insultes, c’est insupportable. Une fois arrivé là-bas (chez la cliente), on peut se bagarrer », a déclaré le jeune livreur chez nos confrères de France bleu.

A en croire Yaya, la cliente savait que sa peau était noire. Car, sa photo s’affiche sur son profil Uber Eats et les clients y ont accès. « Une fois qu’on a accepté une commande, le client voit notre photo directement sur l’écran. Nous, on voit seulement son nom et son numéro de téléphone : on ne voit pas son visage », précise le livreur d’Uber Eats.

Comme les faits se sont produits un peu tard vendredi, Yaya a attendu lendemain (samedi) pour aller porter plainte au commissariat de Laval. Il déposé plainte pour « injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » pour dénoncer le racisme dont il a été victime. « On est dans un pays de droits, je ne pouvais pas faire justice moi-même », dit-il alors qu’il est encore rongé par la douleur des mots de la cliente insolente.

Mais, Yaya a surtout dénoncé ce racisme pour éviter que cet acte ne se reproduise. Car, au-delà de sa propre personne, si ce cas ci est passé sous silence, ses collègues pourraient également être victimes de tels propos dans l’avenir. Et, dans ce combat, il peut compter sur l’accompagnement de Uber Eats. Cette plateforme de livraison de repas cuisinés a déjà annoncé faire le nécessaire pour « suspendre le compte de la cliente ». Et, dans un communiqué, la plateforme rappelle qu’elle ne tolère « aucune discrimination envers les livreurs, les restaurants et les clients, que cela soit en raison de leur origine, de leur religion, de leur handicap, de leur orientation ou identité sexuelle, de leur situation familiale, de leur âge ou tout autre facteur de discrimination ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Cellou Dalein invité à un colloque à Lomé : l’opposant pourra-t-il enfin voyager ?

20 mai 2021 à 8 08 27 05275
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

L’Université de Lomé (Togo) organise du 26 au 28 mai 2021, un colloque intitulé « Du CFA à l’Eco : quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’Ouest ? ». Parmi les personnalités invitées à prendre part à cette rencontre, figure le principal opposant guinéen, Cellou Dalein Diallo. Il est sollicité à cause de son expertise sur le thème à débattre, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mais, il faut souligner que le président de l’UFDG reçoit cette invitation à un moment où il est interdit de sortir du territoire guinéen depuis plusieurs mois. Par deux fois, l’opposant a été bloqué à l’aéroport de Conakry et empêché de voyager, alors qu’il voulait aller participer aux obsèques de Soumaïla Cissé et Hamed Bakayoko, respectivement ancien Premier ministre du Mali et de la Côte d’Ivoire.

Les autorités guinéennes vont-elles enfin permettre à Cellou Dalein Diallo de voyager pour aller prendre part à ce colloque de Lomé ? Pour l’heure, cette question reste entière.

Vous pouvez lire ci-dessous la lettre d’invitation adressée à Cellou Dalein Diallo :

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25 personnalités guinéennes ciblées par des eurodéputés : voici la réaction du gouvernement

18 mai 2021 à 19 07 17 05175

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, des députés européens ont rendu public la liste des 25 dignitaires du régime Alpha Condé qui sont menacées de sanctions pour des violences des droits de l’homme en République de Guinée. Peu après la publication de cette liste, les dignitaires concernés ont réagi au nom du Gouvernement.

En attendant de savoir la suite qui sera donnée à ce qui pourrait être le début de la déchéance (au moins diplomatique) de certains dirigeants de notre pays, Guineematin.com vous propose la réponse du Gouvernement, signée par son porte parole, Tibou Kamara, lui-même dans le viseur des protecteurs des droits humains…

Une liste de personnalités Guinéennes qu’un groupe de députés européens voudraient voir “sanctionner” par l’union européenne pour des faits loin d’être établis, circulent allègrement dans les médias, à des fins de propagande, certainement. Car, la réponse du Haut Représentant de l’institution européenne auquel la “requête” a été adressée est claire et explique sa position qui, loin d’être coercitive et dogmatique, rappelle la tradition de dialogue et de concertation entre l’Europe et la Guinée.

A ce jour, la Guinée poursuit les consultations habituelles et suivies avec son partenaire Européen par les canaux diplomatiques connus de tous. Et, comme il est de règle dans les relations internationales, chaque partie respecte la souveraineté de l’autre et reste aussi à l’écoute sans le moindre préjugé pour comprendre ses préoccupations et en tenir compte dans l’analyse de toutes les situations.

Dans toutes les démocraties, chacun est libre de ses convictions, a le droit d’exprimer ses opinions et d’avoir des sympathies politiques. L’État Guinéen croit à la liberté d’expression, même, avec les excès qui l’accompagnent.

Et, il ne peut assimiler les prises de positions des uns et des autres fractionnaires à un discours officiel ou aux décisions des États ou d’institutions internationales. Un amalgame volontaire pour distraire l’opinion publique ou laisser croire à des légitimités acquises.

La Guinée, est certes ouverte au monde et coopère avec tous les États et institutions internationales, mais demeure jalouse de son indépendance, chèrement acquise, et revendique comme tous les peuples du monde son droit à l’auto-détermination, à choisir son chemin et à décider librement de son destin.

L’État Guinéen, comme tous les États du monde, est engagé à défendre ses institutions, sa sécurité intérieure et extérieure dans le respect des libertés publiques et des Droits démocratiques. Une mission régalienne confrontée à de nombreuses tentatives et velléités de remettre en cause l’ordre constitutionnel et des visées de changements inconstitutionnels de régime.

Les violences déplorées au cours d’événements et de manifestations politiques en découlent et méritent d’être analysées sans passions ni stigmatisation systématique d’acteurs responsables et conséquents, érigés en bouc-émissaires parfaits pour être jeté en pâture à une opinion crédule ou de partenaires de bonne volonté. La vérité est à ce prix, la justice aussi.

Tibou Kamara,

Ministre D’État, Conseiller Spécial, Ministre de l’Industrie et des PME, Porte-parole du Gouvernement.

Fait à Conakry, le mardi 18 mai 2021

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Sanctions de l’UE : voici la liste des 25 dignitaires du régime Alpha Condé ciblés par les eurodéputés

18 mai 2021 à 19 07 07 05075

Le Premier ministre guinéen et plusieurs membres de son gouvernement, des présidents d’institutions nationales, mais aussi des responsables des forces de défense et de sécurité, composent la liste de 25 dignitaires du régime Alpha Condé dans le viseur de 32 députés du parlement européen.

Ces eurodéputés ont transmis récemment les noms des personnalités concernées à la Commission européenne. Ils réclament des sanctions individuelles contre ces hauts responsables guinéens, accusés d’avoir joué un rôle dans les multiples cas de violations des droits enregistrées ces dernières années en Guinée.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste complète des personnalités ciblées :

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