Putrajaya en Malaisie : le Ministre des Affaires religieuses accueille le Secrétaire Général de l’Académie internationale de l’OCI

18 mai 2021 à 17 05 25 05255

Dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de travail entre le Secrétariat Général de l’Académie internationale de la jurisprudence islamique de l’OCI et les départements et institutions malaisiens en charge des affaires religiouses et des recherches  scientifiques, Son Excellence le Professeur Koutoubou Moustapha SANO, le Secrétaire  général de l’Académie, a été reçu le lundi 17 mai 2021 à Putrajaya, la capitale administrative malaisienne, par l’Honorable Dr. Zul Kifli Mohamed Bakri, le Ministre malaisien chargé des affaires religieuses. Ce dernier a souhaité la bienvenue à son hôte en Malaisie. Il lui a également exprimé ses vives félicitations pour sa nomination à la tête de l’Académie, d’une part, et, d’autre part, pour les réformes qualitatives que l’Académie connaît depuis sa prise de fonction. 

En plus, pour le ministre malaisien, cette visite s’inscrit dans le dynamisme insufflé à l’Académie par le Professeur SANO. 

À cet effet, il a exprimé le souhait ardent de fortifier   davantage la coopération scientifique et intellectuelle entre l’Académie et toute institution religieuse et scientifique, particulièrement le Conseil national de Fatwah et le département national en charge du développement des affaires islamiques. 

Pour sa part, le Professeur Koutoubou SANO a remercié l’honorable, le ministre malaisien pour l’accueil si chaleureux et les aimables paroles envers sa modeste personne. Ensuite, il lui a assuré de la disponibilité totale de l’Académie et de son engagement personnel de renforcer davantage les liens de travail et de coopération entre l’Académie et les institutions malaisiennes.

Pour ce faire, les deux se sont mis d’accord de signer le mercredi le 19 mai 2021, un mémorandum d’entente (MoU) entre les deux parties, afin de définir les stratégies, les programmes et activités devant concrétiser cette coopération voulue, et devenir ainsi un modèle de partenariat à suivre. 

À la fin de la rencontre, le Professeur Koutoubou SANO a accordé une interview de 45 minutes à la télévision nationale malaisienne, en vue de clarifier la prévision de la jurisprudence islamique relative à l’utilisation des vaccins disponibles contre la Covid-19. Le Professeur a confirmé la permission de la chariah d’utiliser ces vaccins. Il a lancé un appel pressant aux musulmans à travers le monde, afin de se vacciner et de respecter scrupuleusement les gestes barrières édictés par les autorités sanitaires compétentes de leurs pays respectifs.

Le service de communication

Lire

Sanctions de l’UE contre Dadis et Cie : Asmaou Diallo de l’AVIPA salue « un grand pas »

17 mai 2021 à 16 04 27 05275

C’est avec beaucoup de satisfaction que la présidente de l’Association des Victimes et Amis (AVIPA) accueille les sanctions infligées par l’Union européenne à cinq hauts responsables du CNDD (Conseil National pour la Démocratie et le Développement), la junte militaire qui avait pris le pouvoir en Guinée, après la mort du président Lansana Conté.

Il s’agit du capitaine Moussa Dadis Camara, du colonel Jean-Claude Pivi, du colonel Moussa Tiégboro Camara, du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, et d’Abdoulaye Chérif Diaby. Accusés d’avoir joué un rôle dans le massacre du 28 septembre 2009 (157 morts, des centaines de blessés et plusieurs femmes violées), ces personnalités guinéennes sont interdites de voyager dans les Etats membres de l’UE et leurs avoirs qui y sont détenus sont gelés.

Dans un entretien qu’elle a accordé à Guineematin.com, ce lundi 17 mai 2021, Mme Asmaou Diallo a salué « un grand pas » dans le dossier des événements du 28 septembre. « Cette décision vient à point nommé, surtout que nous sommes toujours en train de réclamer justice dans cette affaire. Aujourd’hui, le fait de citer les noms de ces personnes que tout le monde connaît est un grand pas. Nous avons toujours demandé à nos autorités, que ces personnes soient mises en congé en attendant le procès.

Mais le gouvernement n’a pas accepté cette doléance. Maintenant l’Union européenne a pris ces sanctions en citant les noms des intéressés. Heureusement, ils ont donné les noms, tout le monde les connait aujourd’hui. Ça, c’est un grand pas », a réagi la présidente de l’AVIPA, ajoutant que les victimes du massacre du 28 septembre 2009 pensent que « nous sommes sur la bonne voie pour aller au procès ».

Elle demande aux autorités guinéennes de s’inscrire dans cette logique pour permettre enfin que lumière soit faite ces douloureux événements. « A partir du moment où l’Union européenne a sanctionné ces 5 personnes, je pense que c’est le moment que la Guinée puisse emboîter le pas pour organiser immédiatement le procès. Parce que déjà, on connaissait les personnes inculpées. Maintenant parmi les personnes inculpées, 5 sont sanctionnées par l’Union européenne. Mais ce ne sont pas que ces 5 personnes seulement qui sont responsables de ce qui s’est passé au stade. Il y en a d’autres.

C’est pourquoi, nous nous demandons à l’Etat guinéen de s’impliquer rapidement pour montrer à l’opinion nationale et internationale qu’il est engagé pour protéger le peuple de Guinée. Parce que le massacre du 28 septembre, c’est le peuple de Guinée qui l’a subi. Ce ne sont pas seulement les victimes qui étaient au stade, mais c’est le peuple de Guinée entier qui a subi le mal (…) Donc il faut que le gouvernement organise le procès pour que les victimes puissent dormir mieux », a lancé Mme Asmaou Diallo, qui souhaite la tenue d’un procès juste et équitable dans un bref délai.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

Lire

Dadis et Cie sanctionnés par l’UE : « ce sont des mesures insuffisantes », selon Bah Oury

17 mai 2021 à 13 01 46 05465
Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG)

Les sanctions infligées par l’Union européenne à cinq responsables du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) sont diversement appréciées en Guinée. Si certains s’en félicitent, d’autres par contre estiment que la mesure est insuffisante au regard des crimes commis le 28 septembre 2009, à Conakry.

Et, c’est dans ce deuxième groupe que l’on retrouve l’opposant Bah Oury, président de la commission d’organisation de la manifestation violemment réprimée au stade du 28 septembre de Conakry. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce lundi 17 mai 2021, le président de l’UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée) a estimé que ces sanctions sont insignifiantes par rapport à l’ampleur de la situation.

« Les mesures contre ces 5 personnes qui ont été citées, ce sont des mesures qui datent de plus de 10 ans. Et, ce sont des mesures que je trouve, dans le contexte actuel, insuffisantes pour prendre en compte l’ampleur du désastre et de la tragédie du 28 septembre », a réagi Bah Oury, farouche opposant de la junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara, qui avait pris le pouvoir en Guinée, après la mort du président Lansana Conté.

Pour lui, le plus important aujourd’hui est de faire la lumière sur le massacre du 28 septembre 2009 (qui avait fait 157 morts, des centaines de blessés et des femmes violées, selon plusieurs organisations de défense des droits de l’homme) pour sanctionner les auteurs de ces crimes et réhabiliter les victimes. Une mission à laquelle les autorités guinéennes ont failli, soutient le président du parti UDRG.

« Les autorités guinéennes qui ont fait semblant de vouloir juger cette affaire, ont leurré aussi bien la communauté nationale qu’internationale par rapport à leur volonté de mener une justice sereine, équitable pour que les responsabilités soient situées dans cette tragédie. Je ne trouve pas, dans le contexte actuel, une capacité politique des autorités guinéennes de juger cette affaire pour deux principales raisons.

Premièrement, le temps a fait que beaucoup de témoins ne sont plus de ce monde aujourd’hui. Et donc, c’est une volonté de faire disparaître des preuves et des témoignages qui auraient pu édifier l’opinion et la justice sur les véritables responsables de cette tragédie. Deuxièmement, depuis 10 ans, la nécessité de faire un jugement par rapport à ce dossier du 28 septembre, c’était pour éviter la répétition ou la récidive de cette tragédie, quel que soit le lieu et quelles que soient les populations cibles.

Malheureusement, ces 10 années et plus ont montré qu’il y a eu des répétitions et d’ethno-stratégies, notamment en Guinée forestière et à Conakry. C’est pour dire que la capacité politique d’organiser ce jugement n’est plus d’actualité par les autorités guinéennes actuelles », a laissé entendre M. Bah.

A rappeler que les cinq personnalités sanctionnées par l’Union européenne sont : le capitaine Moussa Dadis Camara, le colonel Jean-Claude Pivi, le colonel Moussa Tiégboro Camara, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, et Abdoulaye Chérif Diaby. Accusés d’avoir joué un rôle dans le massacre du 28 septembre, ces hauts responsables du CNDD sont interdits de voyager dans les Etats membres de l’UE et leurs avoirs qui y sont détenus sont gelés.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Palestine : la détresse d’un peuple sans défense

17 mai 2021 à 5 05 08 05085

Libre Opinion : Depuis presque maintenant une semaine, les bombardements continuent entre Israël et le Hamas faisant déjà plus de 200 victimes côté palestinien dont une quarantaine d’enfants et d’une dizaine de morts côté israélien.

Ces violations des droits de l’homme se passent sous le silence coupable de la communauté internationale qui est d’ordinaire très prompte à infliger des sanctions et à intervenir contre, le plus souvent, des État plus faibles ou à l’idéologie anticapitaliste. Il y a quelques semaines en arrière, la communauté internationale, les États-Unis à leur tête, menaçait la Russie et lui infligeait des sanctions pour avoir arrêté une seule personne, l’opposant Alexei Navalny. Aujourd’hui, des dizaines d’innocents palestiniens sont tués sans que cela n’emeuve personne. Évidemment quand il s’agit d’Israël, plus personne n’est capable de discernement et on ferme les yeux sur les violations du droit international.

Instrumentalisation de l’antisémitisme à des fins politiques

Il faut bien dire qu’à la suite du mandat britannique sur la Palestine de 1936 à 1947, les nations unies étaient parvenues à un plan de partage favorisant la création d’un État juif capitale Jérusalem Ouest (Israël) et d’un État palestinien avec pour capitale Jérusalem Est et la vieille ville de Jérusalem sous mandat international. Après la création de l’Etat d’Israël en 1948, à la suite de conflits notamment la guerre des 6 jours (1967) Israël commença la colonisation des territoires palestiniens avec l’annexion de Jérusalem-Est capitale de l’Etat futur palestinien.

Aujourd’hui, dès lors que l’on critique la politique du gouvernement Israëlien, on est taxé d’antisémitisme. Il faut d’emblée souligner que l’antisémitisme est une abomination. C’est le fait de manifester une hostilité à l’encontre des juifs en tant que groupe ethnique, religieux et c’est une forme de racisme à laquelle il faut énergiquement s’opposer.

À l’inverse, l’antisionisme est considéré, même si l’expression a évolué depuis ses origines, par le milieu intellectuel comme la critique de la politique du gouvernement Israëlien notamment sa colonisation des territoires palestiniens. Dès lors que l’on critique la politique du gouvernement israélien et de son Premier ministre Benjamin Netanyahu, on est considéré comme antisémite. Ce qui fait qu’aujourd’hui la plupart des intellectuels ont peur de se positionner sur le conflit israélo-palestinien, et les médias mainstreams s’accommodent de cette réalité et passent sous silence les crimes commis dans les territoires palestiniens.

Le géopolitologue Pascal Boniface disait à juste raison, dans son ouvrage « Antisémite » que je vous invite à lire par ailleurs, <<On se sert, on instrumentalise l’antisémitisme au profit de la défense politique d’un gouvernement en l’occurrence celui de Benjamin Netanyahu >> lequel Premier ministre depuis son accession à la tête de l’Etat hébreu a occupé presque les 2/3 du territoire palestinien.

Statut quo Ante, la solution du conflit

Pourtant, la résolution 478 du conseil de sécurité des Nations unies de 1980 condamne la colonisation des territoires palestiniens et demande à Israël de mettre fin à l’occupation. Mais les américains qui restent le parrain d’Israël refusent toute application du droit international en se contentant de déclarations minimalistes à chaque fois. Après la reconnaissance par Trump en 2017 de Jérusalem comme unique capitale de l’Etat d’Israël, une autre résolution fut votée mais visiblement c’est la raison du plus fort qui l’emporte aujourd’hui.

L’expulsion illégale de familles palestiniennes au profit de colons juifs à Jérusalem-Est est à l’origine de ce conflit qui martyrise le peuple gazaouis.

Tant que Benjamin Netanyahu restera Premier ministre d’Israël, et tant que la communauté internationale continuera sur son attitude complaisante vis-à-vis de la colonisation, il n’y aurait pas de paix au proche Orient car ce conflit même s’il comporte une dimension religieuse, est avant tout territorial donc juridique. C’est par le droit qu’il aura la paix entre israéliens et palestiniens.

#FreePalestine

Par Alexandre Naïny BERETE

Lire

Massacre du 28 septembre : Dadis, Toumba, Tiegboro…sanctionnés par l’Union européenne

16 mai 2021 à 12 12 39 05395
Moussa Dadis Camara et Toumba Diakité

On connaît maintenant les cinq personnalités guinéennes sanctionnées par l’Union européenne. Quelques jours après l’annonce de cette décision par Josep Borrell, haut représentant et vice-président de la Commission européenne, lepoint.fr a révélé les identités des intéressés. Il s’agit du capitaine Moussa Dadis Camara, de Jean-Claude Pivi, du colonel Moussa Tiégboro Camara, du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, et d’Abdoulaye Chérif Diaby.

Interdiction de voyager et gel des avoirs

Dans un courrier daté du 12 mai, Josep Borrell, haut représentant et vice-président de la Commission européenne, a indiqué que cinq auteurs de ce massacre « (faisaient) l’objet d’un régime de sanctions individuelles de l’UE (interdiction de voyager sur le territoire des États membres de l’UE et gel des avoirs qui y sont détenus). Le renouvellement de ce régime de sanctions sera examiné en septembre 2021. »

Il s’agit de Moussa Dadis Camara, qui présidait au moment des faits le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et réside aujourd’hui au Burkina Faso, de Jean-Claude Pivi, alors chargé de la sécurité présidentielle, de Moussa Tiégboro Camara, ex-ministre des Services spéciaux, de la Lutte antidrogue et du Grand Banditisme, d’Abdoulaye Chérif Diaby, ex-ministre de la Santé, et de l’ancien aide de camp de Dadis Camara, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba Diakité.

Ce courrier de Josep Borrell laisse entendre que ces sanctions sont effectives. Leur application fait suite à une lettre adressée le 8 avril par 32 eurodéputés. Ils réclamaient notamment la « mise en action » du « nouvel instrument de sanctions » dont l’Union européenne (UE) s’est dotée le 7 décembre 2020 pour « cibler les responsables de graves violations des droits de l’homme et de graves atteintes à ces droits partout dans le monde, quel que soit le lieu où elles sont commises et quelle que soit l’identité de ces personnes ».

« Nous sommes ravis de constater une avancée sur le système de sanctions, qui permettent aujourd’hui de punir cinq personnes, même si, vu l’ampleur des violences survenues le 28 septembre 2009, ce n’est pas suffisant. Mais c’est un début, car à un moment donné la diplomatie ne suffit plus. Et quel est le poids de l’Europe au niveau international si elle n’a pas de moyen de pression ? » commente Salima Yenbou, eurodéputée du Groupe des Verts.

Le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), qui, comme Bah Oury, fondateur de ce parti, avait été grièvement blessé le 28 septembre 2009, a salué ces sanctions. « On ne peut que se réjouir. C’est un pas de plus dans la lutte contre l’impunité qui encourage la récidive dans la violation des droits humains, a-t-il réagi. Malheureusement, en Guinée, Alpha Condé utilise ce massacre comme instrument d’intimidation des militaires impliqués dans les exactions pour les avoir à sa dévotion, et il n’est pas prêt pour l’instant à les juger. Il se sert de ces hommes aux mains sales pour continuer à réprimer, et ces derniers savent que leur sort dépend d’Alpha. »

Courrier musclé des eurodéputés

Dans leur courrier adressé le 8 avril 2021 à Josep Borrell, les 32 eurodéputés ne mâchent pas leurs mots sur la situation politique en Guinée. Ils évoquent le double scrutin référendaire et législatif du 22 mars 2020 comme « l’une des élections les plus contestées, les plus violentes et les moins démocratiques » du pays, avec un fichier électoral « taillé sur mesure », rappellent que « monsieur Alpha Condé » est « resté sourd » face à tous les appels au dialogue des leaders religieux, déplorent « une rupture de la démocratie » ou encore la mort de 250 personnes « tuées souvent à bout portant par des agents des forces de défense et de sécurité » dans des « manifestations pacifiques » de l’opposition depuis 2010.

Un ton vigoureux assumé. « Les signataires sont pour la plupart de nouveaux parlementaires qui en ont marre de la langue de bois, résume l’eurodéputée Salima Yenbou. Il y a par ailleurs une volonté de voir la Commission européenne se positionner de façon plus ferme face à certaines situations, et pas seulement en Guinée. »

À Conakry, la présidence, par la voix de son conseiller spécial Tibou Camara, a émis des doutes sur l’objectivité de « ce groupe de députés » : « En ne tendant une oreille attentive qu’aux allégations d’opposants au régime, (il) n’a donc perçu qu’un seul son de cloche. (…) Le gouvernement réitère sa volonté et sa disponibilité à recevoir toutes les bonnes volontés et à discuter (…) de la « situation » réelle de la Guinée, sans préjugés ni procès d’intention », a-t-il dit. Et de préciser que « Son Excellence professeur Alpha Condé a un passé politique et une éthique personnelle qui l’engagent à défendre et promouvoir les droits humains et à toujours militer pour la démocratie ».

« En tant qu’eurodéputés, nous tenons à entendre toutes les voix, y compris celles des sociétés civiles, qui doivent avoir le droit de cité. Mais, quand on interpelle de la sorte, c’est qu’on a déjà émis des appels auprès des officiels… Et puis nous voyons aussi les images, les vidéos qui circulent lorsque des exactions sont commises.

Le président guinéen prétend avoir une éthique, promouvoir les droits de l’homme et la démocratie. Qu’il nous le prouve en organisant des procès pour juger les personnes supposées responsables de violences dans son pays. De notre côté, nous faisons notre part en appliquant des sanctions sur notre territoire », rétorque l’élue européenne Salima Yenbou, en allusion également aux centaines d’arrestations arbitraires consécutives à la présidentielle du 18 octobre dernier.

Source : lepoint.fr

Lire

Violation des droits de l’homme en Guinée : la Commission européenne répond aux eurodéputés

12 mai 2021 à 17 05 32 05325

Par la voix de son vice-président et haut représentant, la Commission européenne a répondu ce mercredi, 12 mai 2021, à la lettre des 32 députés du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme en Guinée. Josep Borrell Fontelles a rappelé les actions menées par l’UE face aux multiples cas de violations des droits humains enregistrées ces dernières années en Guinée.

Il a annoncé notamment des sanctions individuelles prises à l’encontre de cinq personnes impliquées dans le massacre du 28 septembre 2019. Les intéressés, dont les noms n’ont pas été cités, sont interdits de voyager dans les pays membres de l’Union européenne et leurs avoirs sont gelés dans ces Etats.

Selon lui, une nouvelle session de dialogue politique est prévue entre les autorités guinéennes et l’Union européenne pour aborder les questions de gouvernance et de droits de l’homme en Guinée. Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la lettre Josep Borrell Fontelles.

JOSEP BORRELL FONTELLES

HAUT REPRÉSENTANT

VICE PRESIDENT DE LA COMMISSION EUROPÉENNE

 Brussels, 12/05/2021

A (2021)2800902-2804189

A tous les députés européens signataires de la lettre sur la situation en Guinée,

Chers membres du Parlement européen,

J’ai lu avec beaucoup d’attention votre lettre sur la situation des droits de l’homme en Guinée, cosignée par 32 membres du Parlement européen. Je partage vos préoccupations à bien des égards et l’Union européenne continue de suivre de près cette situation critique, pour laquelle elle est restée constamment engagée et n’a cessé de déployer ses efforts de médiation, notamment en coordination avec la CEDEAO, l’Union africaine et les Nations unies.

Dans la déclaration du 20 mars 2020, l’UE avait déjà mis en garde contre le contexte de polarisation extrême entourant le double scrutin du 22 mars 2020 (élections législatives et référendum constitutionnel) et ne considérait pas que les conditions d’organisation d’un scrutin sérieux et pacifique, dont le résultat pourrait être accepté par tous, étaient réunies. Comme vous le savez, dans ces conditions, l’Union européenne a renoncé à déployer une mission d’experts électoraux.

Dans la déclaration du 26 mars 2020, l’UE a dénoncé le climat de forte tension dans lequel s’est déroulé le double scrutin du 22 mars, entaché de violences ayant fait plusieurs morts, et a jugé inacceptables les actes de violence et l’usage disproportionné de la force par les forces de sécurité. Le caractère non inclusif et non consensuel de ces élections et du registre électoral, qui a porté atteinte à leur crédibilité, a également été dénoncé.

Il a été noté que l’absence d’une mission d’observation régionale et internationale reconnue remettait également en cause la validité du processus, et que les divisions intercommunautaires se creusaient dangereusement. L’UE a réitéré son soutien aux initiatives de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour réhabiliter le processus électoral, désamorcer les tensions et rétablir un dialogue entre toutes les parties.

De même, dans ma déclaration au nom de l’UE à la veille de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, j’ai indiqué qu’à l’approche du scrutin, l’UE partageait les préoccupations déjà exprimées par les acteurs régionaux et internationaux quant aux conditions de sa préparation. J’ai appelé à éviter la violence et la détérioration de la situation avant, pendant et après le scrutin et réaffirmé le plein soutien de l’UE à toutes les initiatives de la CEDEAO, de l’Union africaine, des Nations unies et de l’Organisation internationale de la Francophonie pour désamorcer les tensions et rétablir un dialogue entre les parties en vue de renforcer le cadre électoral.

À la suite de l’élection, l’UE a pris note, le 27 octobre 2020, des résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Toutefois, l’UE a estimé que des questions subsistaient quant à la crédibilité du résultat, questions auxquelles il conviendrait de répondre dans le cadre d’un dialogue inclusif et de la poursuite du processus de validation prévu par la loi. L’UE a condamné une nouvelle fois les violences qui ont causé la mort de nombreuses personnes. Elle a exhorté les autorités à mener des enquêtes indépendantes afin que justice soit rendue dans les meilleurs délais.

Le climat post-électoral est resté tendu. Le 18 décembre 2020 et le 21 janvier 2021, l’UE a déploré la mort de plusieurs militants politiques, M. Mamadou Oury Barry, M. Roger Bamba, qui étaient en détention provisoire à la prison centrale de Conakry, après la mort d’Ibrahima Sow et de Mamadou Lamarana Diallo au cours des mois précédents. L’UE a exhorté les autorités guinéennes à mener une enquête indépendante afin d’élucider les causes de leur décès, rappelant qu’elle considère le respect de l’État de droit comme une priorité du nouveau mandat présidentiel, et demande la libération des prisonniers politiques.

Quant aux auteurs du massacre du 28 septembre 2009, l’UE a toujours exigé qu’ils soient jugés, ce qui n’a malheureusement pas été le cas à ce jour. Cinq personnes impliquées dans le massacre, qualifié de crime contre l’humanité, font l’objet d’un régime de sanctions individuelles de l’UE (interdiction de voyager sur le territoire des États membres de l’UE et gel des avoirs qui y sont détenus). Le renouvellement de ce régime de sanctions sera examiné en septembre 2021.

J’ai demandé au SEAE (Service Européen pour l’Action Extérieure) de poursuivre le dialogue avec les autorités, qui nous ont informés qu’elles seraient disposées à organiser une nouvelle session de dialogue politique avec l’UE (la dernière a eu lieu en janvier 2019). Un tel dialogue serait l’occasion d’aborder les questions de gouvernance et de droits de l’homme en Guinée. En outre, les autorités ont annoncé que le mécanisme de dialogue entre le gouvernement et l’opposition (opposition parlementaire et  » extra-parlementaire « , y compris l’UFDG de Cellou Dalein Diallo), récemment créé, serait bientôt activé. L’UE suivra et réévaluera la situation à la lumière des développements futurs.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Josep Borrell Fontelles

Lire

Journée de l’Europe 2021 – Déclaration de la Délégation de l’UE en Guinée

11 mai 2021 à 13 01 31 05315

Conakry, 9 mai 2021 – Le 9 mai 2020, mes collègues des États membres en Guinée (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie) et moi-même, lancions un vibrant appel à la solidarité et à la compassion à l’endroit des peuples guinéen et européen au plus fort de la pandémie de Covid-19. Je formulais personnellement le vœu pour une célébration normale de la Fête de l’Europe en 2021 comme nous le faisons ici depuis plusieurs années.

Hélas, pour la deuxième année consécutive, la Fête de l’Europe sera célébrée dans un contexte de pandémie où la Covid-19 continue d’ôter des vies, de distendre les liens sociaux et de malmener les économies de nos pays.
Si nous ne pouvons pas nous réunir autour d’un verre ou être assis côte à côte dans une salle de cinéma pour fêter l’Europe comme il se doit, notre espoir pour une telle perspective se renforce grâce, entre autres, à l’arrivée des vaccins. Nous connaissons également mieux le virus, ses modes de transmission et savons mieux nous protéger.

Face à cette crise sans précédent, l’Europe, loin de fléchir et de se recroqueviller sur elle-même, a fait preuve d’une incroyable résilience et d’unité pour combattre le virus et offrir sa solidarité aux peuples du monde. Elle a décidé d’agir en équipe en créant la #TeamEurope pour soutenir les pays partenaires dans la lutte contre la pandémie et ses conséquences.

Le montant de l’investissement atteint près de 36 milliards d’euros pour le monde entier dont 45 millions (530 milliards GNF) mobilisés à ce jour en faveur de la Guinée pour appuyer la riposte.

Cette avancée « main dans la main », c’est l’ambitieux projet de paix, d’union, de partenariat, de valeurs partagées et de solidarité lancé le 9 mai 1957 par Robert Schuman qui est à l’œuvre. C’est un projet remarquable, vivant qui poursuit sa construction 64 ans après son lancement.

L’Europe est devenue plus que jamais indispensable dans un monde complexe. Elle agit donc sans attendre en s’appuyant sur sa colonne vertébrale : l’union.

Nous restons soudés pour offrir à nos citoyens les emplois, la santé et la sécurité dont ils ont besoin pour vivre heureux.

Nous restons unis pour travailler avec nos partenaires en investissant davantage dans la coopération au développement, dans les énergies propres et en protégeant notre planète terre.
Nous réaffirmons haut et fort notre profond attachement à la démocratie, à l’Etat de droit et à la défense des droits de l’homme, ce sont des valeurs fondatrices de notre Union.

Nous sommes convaincus que l’intégration régionale, la vraie, passe par le respect des règles et principes auxquels les parties ont librement consentis. Les décisions de nos organisations et nos États doivent refléter les aspirations de nos citoyens. C’est à cela que travaille l’Europe des Peuples.

Il y a soixante-huit ans, le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman, proposait de créer une autorité conjointe pour superviser la production française et allemande de charbon et d’acier. Il lançait ainsi un projet ambitieux et remarquable qui a infléchi le cours de l’histoire européenne et redéfini la place de l’Europe dans le monde.
Ce projet, un projet de paix, de partenariat, de valeurs partagées et de solidarité, est loin d’être arrivé à sa fin.

Dans le monde actuel, l’Union européenne est plus indispensable que jamais.
Elle est indispensable pour nos citoyens, qui ont besoin de croissance économique, d’emplois, de sécurité, de perspectives et de droits.

Et nos citoyens savent très bien que, dans un contexte mondialisé, nous ne pouvons obtenir des résultats que si nous sommes soudés comme l’est l’Union européenne.

Il en va de même pour nos partenaires – tous ceux qui veulent travailler dans un esprit de coopération pour renforcer le multilatéralisme, la paix, le développement durable, un commerce libre et équitable, les droits de l’homme et la démocratie. Unis, nous sommes à vos côtés.

Nous sommes à vos côtés pour la sécurité et la paix, dans notre voisinage et au-delà. Nous investissons énormément dans nos capacités en matière de sécurité, pour la défense de notre Union mais aussi pour prévenir les conflits et promouvoir la paix dans le monde.

Nous sommes à vos côtés pour le développement et la croissance durables. Nous investissons toujours plus, partout dans le monde, en matière de coopération au développement, d’énergie propre et d’atténuation du changement climatique, de recherche et d’éducation, et dans nombre d’autres domaines.

L’Union européenne est un projet vivant, qui s’adapte et relève de nouveaux défis à chaque année qui passe. Nous sommes bien décidés à ce que notre projet continue d’être une force positive dans le monde, et nous aspirons à œuvrer en ce sens avec tous nos partenaires.

Lire

Matières premières et décollage de l’Afrique : contraintes et opportunités ! Voici le passage du PM, Kassory Fofana

30 avril 2021 à 17 05 58 04584

Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, Chef du Gouvernement

Avant-hier, mercredi 28 avril 2021, le Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, a été l’invité d’honneur d’un webinaire de la Fondation Prospective et Innovation, en partenariat avec l’association Commodities for Nations et CyclOpe. Modéré par l’ancien Premier ministre français et président de la Fondation Prospective et Innovation, Jean-Pierre Raffarin, ce webinaire a porté sur la contribution possible des recettes d’exportations par l’Afrique de matières premières et des produits transformés, au financement des économies africaines.

Lire

Action pour unir les Guinéens : 2ème appel de Cherif Mohamed Abdallah Haidara

29 avril 2021 à 9 09 38 04384

Cherif Mohamed Abdallah HAIDARA

Appel au Peuple de Guinée pour une véritable réconciliation nationale !

Filles et Fils de la République de Guinée, le monstre de la division guette notre beau pays.

Le 28 Septembre 1958, notre peuple a voté à près de 97% pour l’indépendance. Ce taux très élevé prouve que c’est dans l’unité que ce choix historique a été fait.

Depuis cette date, nous avons traversé bien d’épreuves mais dans l’unité nous avons ensemble résisté.

Lire

Kindia : à la rencontre du Pr Lamine Diabaté, ce Guinéen qui a enseigné Emmanuel Macron

28 avril 2021 à 8 08 27 04274

Professeur d’Histoire et de Géographie, Lamine Diabaté a contribué à la formation de l’actuel président français. Il a enseigné Emmanuel Macron au collège d’excellence de Sèvre (France) en 1988-1989. A la retraite, cet enseignant vit aujourd’hui dans la ville de Kindia, très loin de son ancien élève. Conseiller du préfet de Kindia et agriculteur, le Pr Lamine Diabaté a raconté son histoire dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Lire

France : des opposants guinéens prévoient un accueil mouvementé pour Alpha Condé

27 avril 2021 à 11 11 12 04124

Le président Alpha Condé est attendu le 28 mai 2021 en France, où il est invité par son homologue français, Emmanuel Macron. Et, cette visite du chef de l’Etat guinéen risque d’être très mouvementée. Car les opposants guinéens vivant dans ce pays comptent mettre l’occasion à profit pour protester contre Alpha Condé et son régime. Plusieurs organisations politiques et de la société civile appellent à une manifestation à Paris, dont la date n’est pas encore annoncée.

Lire

Indonésie : le chef des renseignements de Papouasie abattu par des rebelles

26 avril 2021 à 13 01 11 04114

AFP-JAKARTA- Le chef des services de renseignement de la province indonésienne de Papouasie a été abattu dans une embuscade par des rebelles indépendantistes, a indiqué lundi l’armée indonésienne tandis que le président du pays a appelé à écraser le mouvement séparatiste dans la région en proie aux violences.

Lire

« Donner l’exemple et Sauvegarder le bien commun en Afrique » : 9 personnalités africaines signent une tribune sur la situation au Tchad

26 avril 2021 à 12 12 30 04304

Décembre 2017. De gauche à droite : S.E.M Mohamed Ould Abdoul Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, S.E.M Idriss Deby Itno, Président de la République du Tchad, S.E.M Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat, M. André Parant Secrétaire Général Adjoint du Quay d’Orsay, Mme Soukayna Kane, Directrice des Opérations de la Banque Mondiale pour le Mali, la Guinée, le Niger et le Tchad, M. Abdoulaye MAR DIEYE, Directeur du Bureau Régional du PNUD pour l’Afrique

Nous publions ci-dessous une tribune de 9 personnalités* sur la situation préoccupante au Tchad. « Les évènements du Tchad appellent au « réveil » du peuple, au rapide sursaut des Africains et des institutions africaines pour un renouveau des pratiques politiques et pour la sauvegarde du bien commun, par excellence, que constitue l’exercice démocratique », écrivent ces acteurs engagés en signant à visage découvert, ce qui est plutôt rare sur de tels thèmes. In extenso.

Lire

Coup d’Etat au Tchad après la mort d’Idriss Deby : la réaction de l’Union africaine

24 avril 2021 à 18 06 51 04514

L’opinion publique a appris le mardi dernier, 20 avril 2021, que les rebelles tchadiens du FACT (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad, dirigé par le général Mahamat Mahadi Ali) ont réalisé leur promesse de libérer leur pays de la dictature d’Idriss Deby. Plus de trente ans après son putsch et au moment où on s’attendait à voir le « le maréchal du Tchad » célébrer sa élection à un sixième mandat, c’est sa mort qui est annoncée.

Lire

Faire de l’Afrique « le premier continent du monde » : Me Traoré sur cette promesse d’Alpha Condé

24 avril 2021 à 10 10 30 04304

Me Mohamed Traoré

« Le combat que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer afin que l’Afrique, d’ici 2050, soit le premier continent du monde ». C’est l’annonce faite par le président Alpha Condé dans son discours tenu hier, à N’Djamena, à l’occasion des funérailles du président tchadien, Idriss Deby Itno. Et, cette sortie du chef de l’Etat guinéen ne laisse pas indifférent Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée. Dans un message qu’il posté sur sa page Facebook, ce samedi 24 avril 2021, l’avocat s’est interrogé sur la faisabilité de cette promesse « exportée » du chef de l’Etat guinéen.

Lire