Clash entre Paris et Bamako : « nous serons très heureux que la France plie bagage et quitte notre pays »

4 juin 2021 à 13 01 26 06266
Mohamed Sidibé, président du Haut Conseils des Maliens en Guinée

Comme annoncé précédemment, la France a annoncé hier, jeudi 3 juin 2021, la suspension de sa coopération militaire avec le Mali. Une décision qui fait suite au deuxième coup d’Etat en neuf mois perpétré par l’Armée malienne, et qui va entraîner l’arrêt des opérations des soldats français déployés au Mali. Comment cette décision est-elle accueillie par les Maliens vivant en Guinée ? Faut-il craindre une aggravation des problèmes sécuritaires dans le pays ? Un journaliste de Guineematin.com a posé ses questions à Mohamed Sidibé, le président du Haut Conseils des Maliens en Guinée. 

Nous vous proposons ci-dessous leur entretien :

Guineematin.com : suite au nouveau coup d’Etat enregistré récemment au Mali et qui a conduit au départ du président et du premier ministre de la transition, la France a décidé de suspendre sa coopération militaire bilatérale avec votre pays. Une décision qui entraîne un arrêt des opérations conjointes menées par les militaires de la force française « Barkhane » avec les Forces armées maliennes (FAMa). Est-ce qu’il ne faut pas craindre des conséquences graves, notamment l’avancée des djihadistes qui sont dans le nord du Mali ?

Mohamed Sidibé : est-ce que la France a empêché l’avancée des djihadistes ? Parce qu’il faut quand même bien analyser la situation. La France, à un moment donné, a effectivement stoppé l’avancée des djihadistes. Les Maliens l’ont applaudi et on est sorti brandir le drapeau de la France. Mais par la suite, ça n’a pas évolué, parce que les djihadistes ont continué à sortir. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a eu plus de 200 mille morts depuis que la France est là-bas. Aujourd’hui, 80% du pays n’est pas sous contrôle de l’Etat et pourtant, il y la France. 

Les djihadistes opèrent à visage découvert aussi bien dans le centre que dans le nord du pays. Kidal n’est pas accessible aux autorités maliennes alors que la France est là. Nous, nous pensons que la France a rendu un service. Mais si elle ne peut plus continuer dans la même logique, nous serons très heureux qu’elle plie bagage et qu’elle quitte. Ça va passer ou ça va casser. On aura un pays ou on n’aura pas de pays, quand même on aura assumé nos responsabilités. Mais l’histoire d’une bouteille à moitié vide, à moitié pleine, ce n’est pas la meilleure politique.

Guineematin.com : justement, comment comprenez-vous cette position radicale de la France, qui refuse au Mali ce qu’elle a accepté au Tchad ?

Mohamed Sidibé : moi, je ne rentre pas dans la comparaison. Autrement dit, ce n’est pas le point de vue de la France qui m’intéresse. Ce qui m’intéresse, c’est que le peuple malien a eu besoin d’un changement, de rectifier la trajectoire de la transition, les militaires l’ont fait et on l’a approuvé. Maintenant, que la France approuve ou pas, ça n’engage qu’elle.

Guineematin.com : avant la France, la CEDEAO et l’Union africaine avaient déjà pris des sanctions contre le Mali. Elles ont suspendu le pays de leurs institutions suite à la reprise du pouvoir par l’Armée malienne. Quelle lecture faites-vous de ces décisions ?

Mohamed Sidibé : je comprends aisément les sanctions auxquelles on fait état. La condamnation des coups d’Etat, c’est un point de principe. Et c’est l’un des principes intangibles même aussi bien au niveau de la CEDEAO qu’au niveau de l’Union africaine. On n’a pas parlé d’embargo, mais de suspension du Mali dans les institutions de ces deux organisations. Comme vous le savez, les institutions de la CEDEAO par exemple, c’est la commission, la conférence du conseil des ministres et des chefs d’Etat ainsi que le parlement de la CEDEAO. Ne pas participer à ceci, est-ce que ça ne fait pas des économies ? 

A quoi ça sert de payer des députés pour aller assister à des réunions dont les résultats sont connus d’avance ? Je pense qu’il n’y a pas de problème par rapport à cela et je suppose que c’est pour un moment parce que dans leur résolution, ils disent qu’il faut accompagner la transition, qu’il faut que la transition soit soutenue pour respecter le délai. Il y a quand même une contradiction. On vous suspend, on veut vous accompagner dans le processus, on veut que vous respectiez le délai. Normalement, c’est ou on est amis, on travaille ensemble pour une bonne fin de transition, ou bien on n’est pas amis, chacun gère ses humeurs et sa façon de conduire.

Guineematin.com : quel est votre message personnel aujourd’hui par rapport à la situation qui prévaut dans votre pays ?

Mohamed Sidibé : mon message, c’est de dire que nous avons besoin du soutien de tous les Maliens. Nous avons besoin aussi de l’accompagnement des pays amis, notamment la République de Guinée. Nous avons des problèmes avec la France et les organisations affiliées à la France, mais nous avons tous besoin aujourd’hui de l’appui des pays africains, de l’appui des pays frères à travers une aide qui ne dit pas son nom. De mon point de vue, le combat qui se fait actuellement au Sahel, c’est la politique de l’Autruche.

Parce qu’on ne peut dire que ces puissances ne peuvent pas combattre des mouvements. Comment ils n’arrivent pas à les neutraliser alors qu’ils ont des avions, des drones ? Quand un mouvement se lève au Tchad, dans les heures qui suivent, vous voyez qu’il est neutralisé, parce que les informations sont données. Mais au Mali, malheureusement, ce n’est pas le cas. Donc la communauté internationale juge les choses en fonction de ses intérêts ou en tout cas de ses humeurs.   

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41  

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Hajj 2021 : toujours des doutes sur la participation des pèlerins guinéens à la Mecque

4 juin 2021 à 9 09 56 06566

A moins de deux mois du pèlerinage aux lieux saints de l’Islam, (le 19 juillet est probablement la journée d’Arafat), la Guinée n’est pas fixée sur sa participation ou non au Grand pèlerinage de la Mecque pour l’année 2021. Malgré les sollicitations d’entretien exprimées plusieurs fois par un reporter de Guineematin.com auprès des autorités de l’Ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite en Guinée, il n’y a toujours aucune réponse.

Le mercredi dernier, 2 juin, une source non officielle de la chancellerie, a expliqué ceci à notre rédaction de la part du Chargé d’affaire du Royaume saoudien : « ils accéderont à la demande de Guineematin.com dès qu’ils auront une réaction du ministère du Hajj et de la Omra ». comme pour dire qu’ils ne peuvent rien nous dire pour le moment, ne sachant pas eux-mêmes si la Guinée sera autorisée ou pas à participer à ce pèlerinage.

Même son de cloche au Département guinéen des Affaires religieuses. Aucun responsable du Secrétariat général aux affaires religieuses n’accepte de se prêter à nos récurrentes questions sur la participation ou pas des candidats guinéens au Grand pèlerinage 2021.

Dans les couloirs de ce Département, des voix soutiennent de plus en plus l’impossibilité, en tout cas, pour la Guinée, de prendre part, comme dans le passé, à ce voyage religieux. Même si l’Arabie Saoudite a annoncé, le 6 mai dernier, la tenue du Grand pèlerinage cette année.

Ces pessimistes évoquent la présence non seulement du nouveau coronavirus qui a fait d e nombreuses victimes un peu partout dans le monde, même en Arabie Saoudite, mais également de la résurgence d’Ebola et de la présence de la fièvre Lassa en Guinée. En terme clair, même si les deux dernières maladies sont circonscrites, des inquiétudes demeurent à ce niveau pour la participation de la Guinée à ce rendez-vous mondial.

Ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Un groupe de cadres qui croit encore au miracle pense qu’il est bien possible pour les fidèles musulmans de la Guinée de renouer avec le voyage religieux, après une année d’interruption, liée au confinement généralisé de mars 2020, imposé par la propagation vertigineuse du Covid-19 dans le monde.

Il est à préciser qu’à ce jour, au Secrétariat général des affaires religieuses, il n’est mentionné nulle part, sur aucune affiche, des conditions de participation au pèlerinage de cette année, encore moins des modalités à suivre pour être du lot des pèlerins. Ce qui pousse certains à conseiller aux futurs candidats de se garder pour le moment de donner leur argent à qui que ce soit, jusqu’à ce que le Royaume Saoudien informe officiellement la Guinée l’autorisation ou non de prendre part au pèlerinage de cette année.

A rappeler que l’année dernière et les deux années sévères d’Ebola, la Guinée n’avait pas été autorisée à envoyer des pèlerins à la Mecque. Habituellement, avec plus de 90% de la population musulmane, la Guinée  fait voyager plus de sept mille candidats au pèlerinage.

À suivre !

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Coup d’Etat au Mali : la France suspend sa coopération militaire avec le pays

4 juin 2021 à 7 07 31 06316
Emmanuel Macron rencontre des soldats français de la force « Barkhane » au Mali

Paris est passé de la menace aux actes au Mali. A la suite du coup d’Etat du 24 mai, qui a porté au pouvoir le colonel Assimi Goïta, la France a décidé de suspendre « à titre conservatoire et temporaire » sa coopération militaire bilatérale avec ce pays du Sahel, a confirmé au Monde, jeudi 3 juin, le ministère des armées. Une décision qui entraîne un arrêt sine die des opérations conjointes menées par les militaires de la force française « Barkhane » avec les Forces armées maliennes (FAMa).

Cette annonce intervient alors que le Mali a connu, le 24 mai, son deuxième coup d’Etat en à peine neuf mois. Ce jour-là, le président de transition, Bah N’Daw, et son premier ministre, Moctar Ouane, ont été arrêtés puis contraints à la démission par les hommes du colonel Goïta, déjà auteurs du putsch du 18 août 2020, qui avait renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK ».

La décision française de suspendre sa coopération militaire avec le Mali entraîne aussi l’arrêt des activités de formations menées par les Français auprès des militaires et des forces de sécurité maliennes. « Ces décisions seront réévaluées dans les jours à venir au regard des réponses qui seront fournies par les autorités maliennes », faisait-on savoir, jeudi soir, au ministère des armées.

L’armée malienne se voit ainsi coupée de deux de ses principaux soutiens : la France et les Etats-Unis. Au lendemain du putsch, les Américains avaient en effet annoncé la suspension de leur assistance aux forces maliennes.

« Il n’y a plus de légitimité démocratique »

Depuis 2014, quelque 5 000 hommes de l’opération française « Barkhane » sont déployés au Sahel, particulièrement dans le nord du Mali, pour combattre les groupes djihadistes qui y sévissent, affilés à Al-Qaida et à l’organisation Etat islamique (EI).

Mais Emmanuel Macron avait laissé entendre, le 30 mai, lors d’un entretien au Journal du dimanche, qu’il ne resterait pas « aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ». En ligne de mire, aussi, du président français : le profil des nouvelles autorités maliennes, qu’il craint plus ouvertes à « l’islamisme radical ». « Si cela va dans ce sens, je me retirerai », avait assuré M. Macron.

Les militaires maliens qui ont repris le pouvoir se savaient sous la menace de sanctions françaises. Au lendemain de l’arrestation de l’exécutif malien, Paris avait menacé de prendre des « sanctions ciblées » contre les putschistes si le processus de transition ne reprenait pas son « cours normal ». Depuis, MM. N’Daw et Ouane, bien que libérés par la junte, n’ont pas été réinstallés dans leurs fonctions. C’est le colonel Goïta lui-même qui s’est installé comme président de la transition. Il doit prêter serment lundi 7 juin, à Bamako, avant de désigner son futur premier ministre.

Le Mali avait déjà été suspendu, il y a quelques jours, des instances sous-régionales – la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) – et de l’Union africaine (l’UA) à la suite de ce nouveau coup de force. La Cédéao réclamait notamment la nomination d’un premier ministre qui ne soit pas un militaire mais un civil et le respect de la date prévue pour l’élection présidentielle au Mali, fixée au 27 février 2022.

« Des exigences et des lignes rouges ont été posées par la Cédéao et par l’UA pour clarifier le cadre de la transition politique au Mali. Il revient aux autorités maliennes d’y répondre rapidement », affirmait-on au français ministère des armées, jeudi en début de soirée.

Lemonde.fr

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L’Union africaine et la re-crise malienne : la mauvaise leçon venue du Tchad

3 juin 2021 à 11 11 20 06206
Dr Thierno Souleymane BARRY, Docteur en droit, Université Laval/Université de Sherbrooke (Canada), Professeur de droit, Consultant et Avocat à la Cour

Par Dr Thierno Souleymane BARRY : 18 août 2020 : coup d’État militaire au Mali avec le renversement du Président Keita et mise en place d’un Comité militaire. Ferme condamnation de l’UA et de la CEDEAO et fixation d’un plan de retour à un régime civil sous la gouverne du Président Bah Ndaw. 20 avril 2021 : annonce de la mort du Président Deby Itno et de son remplacement par un Comité militaire de transition présidé par son fils Mahamat Itno. Timide réaction de l’UA et de la CEEAC, avec aucune sanction en vue. Deux faits quasi-similaires ont abouti à deux réactions divergentes, en dépit de la ferme position de l’UA et de la CEDEAO sur le changement anticonstitutionnel du pouvoir qui est celle du refus d’acceptation d’un tel changement et l’exigence du retour à l’ordre constitutionnel. 28 mai 2021 : Assimi Goita renverse à nouveau le gouvernement civil intérimaire et nouvelles mesures fermes de l’UA et de la CEDEAO allant jusqu’à la suspension du Mali de leurs instances. Pour bien cerner cette déambulation politico-stratégique illisible, nous allons successivement effectuer un bref rappel du dispositif combiné de l’UA et de la CEDEAO sur le respect de la légalité constitutionnelle, la mauvaise leçon offerte par le précédent tchadien et les couacs dans la gestion du cas malien.

Bref rappel du dispositif combiné de l’UA et de la CEDEAO sur le respect de la légalité constitutionnelle en Afrique

Le continent africain, tirant les leçons de son passé tumultueux en matière de résistance au processus démocratique et des effets indésirables qui en résultent, s’est doté d’instruments contraignants allant dans le sens du respect de la démocratie et des droits de l’homme. C’est le sens de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance adoptée le 30 janvier 2007. Son article 32 condamne tout changement anticonstitutionnel de gouvernement, une condamnation assortie de sanctions allant de la suspension du dit État jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel. Le Protocole additionnel sur la démocratie et de la bonne gouvernance de la CEDEAO du 21 décembre 2021, lu avec le Protocole du 10 décembre 1999, abonde dans le même sens. Son article 1er c interdit tout changement anticonstitutionnel et son article 45 liste une série de sanctions culminant à la suspension du dit État des instances de la CEDEAO. Ces deux dispositions militent en faveur du respect du processus démocratique comme mode normale d’accession et du maintien au pouvoir, condamnent fermement la rupture de la légalité constitutionnelle et exigent son rétablissement sous peine de sanctions. A défaut d’un équivalent du dispositif de la CEDEAO dans la zone CEEAC, on peut bien indiquer que celui de l’UA couvrirait à suffisance aussi le cas tchadien.

La mauvaise leçon venue du Tchad ou la genèse d’un dangereux précédent pour la dévolution démocratique du pouvoir en Afrique

Pour rappel, le Président tchadien Idriss Deby Itno venait d’être réélu pour gérer les destinées du Tchad pour un nouveau mandat lorsqu’il a été tué au front aux dires du communiqué officiel. En pareilles circonstances, on aurait pu respecter la légalité constitutionnelle selon les prévisions de la constitution tchadienne. Tel n’a pas été le cas. C’est un Comité militaire qui a été mis en place. Ainsi, la Charte africaine de la démocratie sus citée devrait-elle trouver à s’appliquer avec rigueur. Cependant, en lieu et place d’une telle démarche, on a assisté à un ballet diplomatique semblant bénir cet accroc à l’une des plus grandes réussites de l’UA et de la CEDEAO à savoir le refus absolu des coups d’États en Afrique. S’il faut tenir compte des aspects géostratégiques, il ne faut pas sacrifier les principes contenus dans ladite Charte.

L’Union africaine, la CEDEAO et la re-crise malienne. Ce qui a été fait et ce qu’il faut faire

Sans établir un lien direct entre le cas malien et celui tchadien, il est tout à fait légitime de s’interroger sur la fermeté avec laquelle les auteurs du coup d’État d’avril au Mali sont revenus sur la gestion consensuelle de la transition qu’ils avaient préalablement acceptés sous la menace des sanctions combinées de l’UA et de la CEDEAO. Pour ne pas vider la Charte africaine de la démocratie, il est nécessaire, pour le Mali, de continuer à accompagner la transition malienne par des moyens et l’expertise requise jusqu’au retour de la légalité constitutionnelle. Il doit en aller de même pour le cas tchadien, avec plus de fermeté.

Pour terminer, il est plus qu’impératif de revenir aux fondamentaux du dispositif de l’UA et de la CEDEAO sur le respect de la légalité constitutionnelle en Afrique dans le double but de décourager toutes velléités de changement anticonstitutionnel du pouvoir à travers des coups d’États et autres modes similaires et d’encourager l’instauration de la dévolution et du maintien démocratique du pouvoir sur le continent.

-Juris Guineensis No 6.

Conakry, le 02 juin 2021

Dr Thierno Souleymane BARRY,

Docteur en droit, Université Laval/Université de Sherbrooke (Canada)

Professeur de droit, Consultant et Avocat à la Cour

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Maroc : les étudiants guinéens annoncent une grève générale à partir du 4 juin

2 juin 2021 à 12 12 29 06296
Sékouba Doukouré et Amadou Traoré

L’association des stagiaires, élèves et étudiants guinéens au Maroc (ASEGUIM) appelle à une grève générale et illimitée à compter du vendredi 4 juin 2021. Selon les organisateurs, ce mouvement de protestation fait suite au non-paiement de la deuxième tranche des bourses d’entretien et des primes de vacances des boursiers. L’ASEGUIM invite tous les élèves, étudiants et stagiaires guinéens au Maroc, à se mobiliser pour revendiquer leurs droits.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’avis de grève :

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Conakry : Adama Barrow, président Gambien, attendu chez Alpha Condé

2 juin 2021 à 11 11 48 06486
Adama Barrow, président gambien

Communiqué : Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la République de Guinée et la République de Gambie, Son Excellence Monsieur Adama Barrow, Président Gambien, effectuera à partir du jeudi 3 au vendredi 4 juin 2021, une visite d’Etat à Conakry.

Sont conviées à prendre part au cérémonial d’accueil prévu le jeudi 3 juin à 13 h00 à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, les personnalités ci-après :

•       Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

•       Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

•       Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle;

•       Monsieur le Président de la Cour Suprême ;

•       Monsieur le Président de la Cour des Comptes ;

•       Monsieur le Président de la Haute Autorité de la Communication;

•       Madame la Présidente du Conseil Economique, Culturel et Social ;

•       Monsieur le Médiateur de la République ;

•       Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante ;

•       Monsieur le Secrétaire permanent du cadre de dialogue Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

•       Mesdames et Messieurs les Ministres Conseillers membres du Cabinet Présidentiel ;

•       Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;

•       Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale;

•       Messieurs les Chefs des Etats-majors des Armées de Terre, de l’Air et de la Marine;

•       Monsieur le Chef d’Etat-major Particulier de la Présidence ;

•       Messieurs les Directeurs Généraux de la Police Nationale, de la Douane et des Conservateurs de la Nature ;

  • Mesdames  et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et les Représentants des Organisations Internationales ;

•       Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry, le 2 juin 2021

               Mamady Sinkoun Kaba

Ambassadeur, Directeur du Protocole d’Etat

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Coup d’Etat au Mali : l’Union africaine suspend le pays et menace la junte militaire

2 juin 2021 à 8 08 30 06306
Assimi Goïta, le chef de la junte militaire au Mali, entouré de quelques collaborateurs

L’Union africaine (UA) a annoncé mardi soir dans un communiqué sa décision de suspendre le Mali, théâtre en mai d’un second coup d’Etat militaire en neuf mois. L’UA « décide […] de suspendre immédiatement la République du Mali de sa participation à toutes les activités de l’Union africaine, ses organes et ses institutions, jusqu’à ce qu’un ordre constitutionnel normal soit rétabli dans le pays », déclare dans ce texte le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’organisation.

L’UA appelle les militaires maliens à « urgemment et inconditionnellement retourner dans leurs casernes et à s’abstenir de toute interférence future dans le processus politique au Mali ». Elle demande à établir les conditions pour le retour à une transition démocratique « sans entrave, transparente et rapide. » « Sans quoi, le Conseil n’hésitera pas à imposer des sanctions ciblées et d’autres mesures punitives » contre ceux qui empêchent la transition, ajoute le texte.
Une mission d’évaluation au Mali.

La décision de l’UA suit de quelques jours celle de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui a également annoncé suspendre le Mali de ses institutions. Ce pays du Sahel a connu deux coups d’Etat en neuf mois. Le 18 août 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK », accusé de corruption et d’impuissance face à l’insécurité, est renversé par un putsch après plusieurs mois de manifestations antigouvernementales.

L’UA suspend alors le Mali. Mais l’organisation continentale lève cette décision début octobre, après que la junte s’est engagée à une transition vers un pouvoir civil dans les 18 mois. Le 15 avril 2021, les autorités de transition fixent dans ce sens des dates en février et mars 2022 pour les élections présidentielle et législatives. Mais en mai, les militaires, mécontents d’une recomposition du gouvernement décidée suite à une contestation grandissante, arrêtent le président et le Premier ministre, Bah Ndaw et Moctar Ouane, conduits sous la contrainte au camp militaire de Kati, près de Bamako.

La Cour constitutionnelle déclare ensuite chef de l’Etat et président de transition le colonel Assimi Goïta, homme clé dans l’actuelle crise politique. Ce dernier a assuré que les élections prévues se tiendront courant 2022. Dans son communiqué, l’UA appelle à ce qu’aucun des responsables actuels ne se présente aux élections à venir et demande la levée des « restrictions » sur tous les acteurs politiques, dont Bah Ndaw et Moctar Ouane, actuellement assignés à résidence. Elle annonce également l’organisation prochaine d’une mission d’évaluation au Mali.

Source : 20 minutes

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Al-Sheikh, le Ministre Saoudien des affaires islamiques, reçoit le Pr. Koutoubou SANO à Djeddah

1 juin 2021 à 17 05 42 06426

Dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de partenariat stratégique, entre l’Académie internationale de la jurisprudence islamique et les États membres de l’OCI, particulièrement le pays du siège, le Royaume d’Arabie Saoudite, le secrétaire général de ladite Académie, Professeur Koutoubou Moustapha SANO, a été reçu, le lundi 31 mai par le très puissant ministre saoudien chargé des affaires islamiques, en l’occurrence le Dr. Abdul Latif al-Sheikh. 

A cette occasion, ce dernier a réitéré les félicitations du Royaume pour la nomination du Professeur Koutoubou à la tête de l’Académie. Il a également exprimé sa satisfaction en ces termes : « Certes vous méritez cette nomination, parce que vous savons tous que vous êtes une référence, un homme intelligent, cultivé, intègre, persévérant et sage. Nous comptons entièrement sur votre personnalité, votre capacité intellectuelle et votre savoir-faire, en vue de relever les défis de temps auxquels les deux milliards de fidèles musulmans au monde, font face aujourd’hui dans tous les domaines de la vie. 

Nous savons également compter sur votre leadership, votre capacité managériale et votre vaste expérience, afin de relancer conséquemment le rôle si important et si indispensable de l’Académie, pour répondre aux aspirations et aux attentes de la Ummah à travers une présentation correcte et équilibrée des enseignements de l’islam ».

Aussi, il a exprimé la disponibilité  totale de son département à accompagner l’Académie dans tous les domaines d’intérêt commun, notamment la promotion de la modération et de la pondération dans le monde, l’organisation des conférences et fora intellectuels, ainsi que la publication des recherches scientifiques. 

Pour sa part, son Excellence, le Professeur Koutoubou Moustapha SANO, Secrétaire général de l’Académie, a remercié SEM le Ministre, pour l’accueil chaleureux et les paroles si aimables à son endroit. Il lui a assuré de ses efforts pour mériter la confiance placée  en sa modeste personne, par l’OCI, en lui confiant la gestion  de la première référence mondiale pour la Fatwah et la jurisprudence islamique. 

Il a également assuré son interlocuteur de sa détermination à renforcer, davantage, les relations de coopération et de coordination entre l’Académie et le ministère, en vue d’apporter des solutions appropriées aux enjeux de la vie contemporaine.

À la fin de la rencontre, qui a duré deux heures de temps, les deux personnalités se sont mises d’accord sur l’importance épineuse de signer, incessamment, un mémorandum d’entente devant permettre de définir les actions concrètes pour un partenariat stratégique exemplaire. 

Pour clôturer, le Professeur Koutoubou SANO, a accordé une interview aux journalistes de la télévision nationale saoudienne. 

Par la Cellule de communication

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Coup d’Etat au Mali : la Cédéao prend une sanction contre le pays

31 mai 2021 à 7 07 27 05275

La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, réunie ce dimanche, a décidé de cette sanction suite au nouveau coup d’État survenu dans le pays. Elle appelle le Mali à nommer un Premier ministre issu de la société civile.
Les présidents africains se sont une nouvelle fois penchés, dimanche, sur le cas du Mali.

La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), l’organisme régional, tenait au Ghana un sommet exceptionnel pour tenter de trouver une solution acceptable à un nouveau coup d’État qui a secoué le pays. Les dirigeants ont finalement décidé dimanche de suspendre le Mali de leurs institutions communes en réponse au récent double putsch des militaires maliens.

«Après de longues discussions, les chefs d’État et de gouvernement ont décidé de suspendre le Mali des institutions de la Cédéao (Communauté des États d’Afrique de l’Ouest)» et «appellent à la nomination immédiate d’un Premier ministre issu de la société civile», selon le communiqué publié à l’issue de leur rencontre.

Lundi dernier au Mali, le vice-président, le colonel Assimi Goïta, avait donné l’ordre d’arrêter le président de la transition, Bah N’Daw et le premier ministre Moctar Ouane. Les deux hommes avaient choisi de «démissionner» deux jours plus tard alors qu’ils étaient encore aux mains des militaires putschistes. Assimi Goïta s’était ensuite proclamé président de la transition.

Source : Lefigaro

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Mali : la Cour constitutionnelle déclare Assimi Goïta président de la transition

29 mai 2021 à 8 08 40 05405
Assimi Goïta, président de la transition malienne

La Cour constitutionnelle malienne a déclaré le colonel Assimi Goïta, chef de l’Etat et président de la transition censée ramener les civils au pouvoir. C’est un arrêt rendu ce vendredi 28 mai 2021 qui l’a annoncé, parachevant ainsi le deuxième coup de force conduit par l’officier et les militaires qu’il dirige en neuf mois.

Jusque-là vice-président de la transition, le colonel Goïta exerce désormais « les fonctions, attributs et prérogatives de président de la transition pour conduire le processus de transition à son terme. Il portera le titre de président de la transition, chef de l’Etat », indique l’arrêt de la Cour constitutionnelle.

La Cour constitutionnelle en arrive là après avoir constaté la « vacance de la présidence de la transition » consécutive à la démission de celui qui était jusqu’alors le président de la transition, Bah Ndaw.

Lundi dernier, le colonel Goïta, homme fort du Mali depuis le coup d’Etat qu’il a mené le 18 août 2020 avec un groupe d’officiers, avait fait arrêter le président Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane, cautions civiles de la transition ouverte après le putsch.

Le lendemain, mardi, il a annoncé mardi les avoir démis de leurs charges. Leur mise à l’écart a ensuite été présentée comme une démission, sans qu’on sache si elle était volontaire ou forcée.

La CEDEAO va se réunir demain, dimanche, à Accra (Ghana) pour discuter de cette nouvelle situation au Mali.

Avec l’AFP

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Josep Borrell : « Nous devons combler le fossé mondial en matière de vaccination »

28 mai 2021 à 9 09 42 05425
Josep Borrell – Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne

Fin mai 2021, seuls 2,1 % des Africains ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19. Nous devons combler le fossé qui se creuse en matière de vaccination entre les économies avancées et les pays en développement afin d’éviter ce que Tedros Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, a qualifié d' »apartheid vaccinal ». C’est à la fois une obligation morale et dans l’intérêt de tous.

Dès lors, il nous faut agir au niveau multilatéral et à l’échelle planétaire pour accroître la production de vaccins et accélérer leur déploiement partout dans le monde. C’est la voie choisie par l’UE depuis le début de la pandémie. C’est désormais également celle retenue par les dirigeants du G20 lors du sommet mondial sur la santé qui s’est tenu à Rome le 21 mai dernier.

La pandémie continue de tuer des milliers de personnes chaque jour et, au rythme actuel, la population mondiale ne sera pas vaccinée dans son ensemble avant 2023. Or vacciner très largement cette population est le seul moyen de mettre fin à la pandémie. A défaut la multiplication des variants risque de compromettre l’efficacité des vaccins existants.

La vaccination est également un préalable à la levée des restrictions qui entravent nos économies et nos libertés. Ces restrictions pénalisent le monde entier, mais elles pèsent encore plus lourdement sur les pays en développement. Les pays avancés peuvent en effet s’appuyer davantage sur des mécanismes sociaux et des leviers de politique économique afin de limiter l’impact de la pandémie sur leurs citoyens.

Si le fossé mondial en matière de vaccination n’est pas comblé, il risque d’inverser la tendance à la baisse de la pauvreté et des inégalités planétaires observée ces dernières décennies. Une telle dynamique négative freinerait l’activité économique et accroîtrait les tensions géopolitiques. Le coût de l’inaction serait à coup sûr beaucoup plus élevé pour les économies avancées que ce que nous devrions dépenser collectivement pour aider à vacciner le monde entier. C’est pourquoi l’UE accueille favorablement le plan de 50 milliards de dollars proposé par le Fonds monétaire international dans le but de pouvoir vacciner 40 % de la population mondiale en 2021 et 60 % d’ici mi-2022.

Pour atteindre cet objectif, une action multilatérale étroitement coordonnée est nécessaire. Nous devons résister à la double menace que représentent d’un côté la « diplomatie des vaccins », qui lie la fourniture de vaccins à des objectifs politiques, et de l’autre le « nationalisme vaccinal », qui consiste à réserver les vaccins pour son seul pays. Contrairement à d’autres, l’UE a rejeté ces deux approches depuis le début de la pandémie. Jusqu’à présent, nous sommes le seul acteur mondial qui ait vacciné sa propre population tout en exportant parallèlement de grandes quantités de vaccins et en contribuant de façon substantielle au déploiement des vaccins dans les pays à faible revenu. Les Européens peuvent être fiers de ce que nous avons accompli.

En 2020, l’UE a soutenu la recherche et le développement de vaccins à grande échelle et contribué de manière significative à la mise au point de la nouvelle génération de vaccins à ARN messager. L’UE est ensuite devenue un des principaux producteurs de vaccins contre la COVID-19 : 40 % environ des doses utilisées jusqu’à présent dans le monde sont produites dans l’UE. L’UE a également exporté 240 millions de doses vers 90 pays, ce qui correspond approximativement au nombre de doses que nous avons utilisées en son sein.

L’UE, avec ses États membres et ses institutions financières — ce que nous appelons l' »Équipe Europe » — a commencé également à faire don de vaccins à ses voisins dans le besoin, en particulier dans les Balkans occidentaux. Elle entend faire don d’au moins 100 millions de doses supplémentaires aux pays à revenu faible et intermédiaire avant la fin de 2021, comme convenu lors du dernier Conseil européen. Avec une contribution de 2,8 milliards d’euros, l’Équipe Europe est également le principal contributeur au dispositif COVAX, qui permet aux pays les plus pauvres d’avoir accès aux vaccins. Environ un tiers de l’ensemble des doses COVAX livrées jusqu’à présent ont été financées par l’UE. Pourtant, cet effort est encore largement insuffisant pour empêcher que le fossé mondial ne se creuse en matière de vaccination.

Pour combler ce fossé, les pays disposant des connaissances et des moyens nécessaires devraient augmenter leurs capacités de production, afin de pouvoir à la fois vacciner leur propre population et exporter davantage de vaccins, comme le fait l’UE. En coopération avec les fabricants de vaccins, nous nous efforçons de porter les capacités de production de l’UE à plus de 3 milliards de doses par an d’ici à la fin de 2021. Nos partenaires industriels européens se sont engagés à fournir avant la fin de 2021 1,3 milliard de doses de vaccins à prix coûtant aux pays à faible revenu et à un prix réduit aux pays à revenu intermédiaire. Ils se sont également engagés à livrer plus de 1,3 milliard de doses en 2022, dont une grande partie sera distribuée par le dispositif COVAX.

Tous les Etats doivent éviter les mesures restrictives qui perturbent les chaînes d’approvisionnement des fabricants de vaccins dans d’autres pays. Nous devons également faciliter le transfert de connaissances et de technologies, afin que davantage de pays puissent produire des vaccins. Pour notre part, nous encourageons vivement les producteurs européens à le faire, en particulier en Afrique. J’ai participé au sommet de Paris consacré au soutien financier à l’Afrique qui s’est tenu le 18 mai dernier. A cette occasion, les dirigeants du continent ont souligné que l’Afrique importe 99 % de ses vaccins. Il faut que cela change. L’Équipe Europe lance une initiative avec ses partenaires africains, afin de renforcer les capacités de fabrication de vaccins, de médicaments et de technologies de la santé en Afrique. Cette initiative bénéficiera d’un financement de 1 milliard d’euros provenant du budget de l’UE et des institutions européennes de financement du développement,

L’octroi de licences volontaires est le moyen privilégié de réaliser ces transferts de technologie et de savoir-faire. S’il s’avère insuffisant, l’accord sur les ADPIC existant et la déclaration de Doha de 2001 prévoient déjà la possibilité de licences obligatoires. Selon certains pays, le recours à ces mécanismes de flexibilité demeure toutefois trop compliqué et trop lent. Afin d’accélérer ces transferts de technologie, l’UE présentera une nouvelle proposition dans le cadre de l’OMC au début du mois de juin.

La pandémie de COVID-19 nous a rappelé combien la santé est un bien public mondial. Notre action commune pour combler le fossé mondial en matière de vaccination contre la COVID-19 doit être la première étape sur le chemin de la véritable coopération globale dans le domaine de la santé prévue par la déclaration de Rome adoptée lors du sommet mondial sur la santé.

Josep Borrell – Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne

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Le Nigeria nomme un nouveau chef de l’armée

27 mai 2021 à 15 03 14 05145
Le major général Farouk Yahaya, nouveau chef de l’Armée

ABUJA, 27 MAI (AFP) – Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a nommé jeudi un nouveau général à la tête de l’armée, six jours après la mort du chef de l’armée dans un crash d’avion militaire dans le nord du pays.

Le président « a nommé le major général Farouk Yahaya comme nouveau chef de l’armée », a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Avant sa nomination, qui doit cependant encore être entérinée par l’Assemblée nationale, le général Yahaya commandait la première division de l’armée nigériane ainsi que l’opération militaire contre la rébellion jihadiste dans le nord-est du pays, selon ce communiqué. 

Cette annonce intervient six jours après le décès dans le crash d’un avion avec dix autres officiers du lieutenant général Ibrahim Attahiru, nommé le 26 janvier, alors que le président Buhari était sous le feu des critiques après des mois de grave détérioration de la situation sécuritaire. 

Ce troisième accident cet avion militaire, le troisième depuis le début de l’année, avait eu lieu peu avant son atterrissage prévu à l’aéroport international de Kaduna, à cause de mauvaises conditions climatiques, selon l’armée.

La tâche du nouveau chef de l’armée est immense alors que le pays le plus peuplé d’Afrique est le théâtre de plusieurs conflits meurtriers.

Depuis 2009, la rébellion jihadiste dans le nord-est du pays a fait plus de 40.000 morts et forcé plus de 2 millions de personnes à fuir leur domicile.

La possible mort chef du groupe jihadiste Boko Haram, Abubakar Shekau, attaqué la semaine dernière par des jihadistes rivaux liés à l’organisation Etat islamique (EI), pourrait changer la donne sur ce front. 

L’armée est également engagée dans le nord-ouest et le centre du pays, où des bandes criminelles sèment la terreur dans les zones rurales, attaquant des villages, volant du bétail et multipliant les enlèvements contre rançon.

Elle est également déployée aux côtés de la police pour restaurer la sécurité dans le sud-est du pays, où les attaques armées se multiplient sur fond de velléité indépendantiste. 

Enfin, elle patrouille au large des côtes, dans le golfe de Guinée, repaire de pirates qui attaquent les bateaux et se livrent à des enlèvements. 

AFP

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Oumar Yacine Bah, Président de l’Institut Afrique Emergente : « avec les micros Etats, l’Afrique restera toujours la proie de l’Ogre que constituent les pays riches »

27 mai 2021 à 14 02 08 05085
Oumar Yacine Bah, Président de l’Institut Afrique Emergente

Oumar Yacine Bah, ancien journaliste et fondateur d’organes de presse (Le Djawiré, Le Jour, Guinée Nouvelle), a siégé à la toute première équipe de la Haute Autorité de la Communication (HAC), de 2015 à 2020. Il est aujourd’hui à la tête de l’Institut Afrique Emergente, un jeune think tank citoyen, A l’ occasion de l’An 58 de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue le 9 juillet 2002  l’Union Africaine (UA), nous l’avons rencontré pour parler de cette organisation panafricaine mais aussi aborder quelques sujets d’actualité du continent. Il nous livre ici son analyse.

Avant d’entamer le vif du sujet, Monsieur Bah que signifie l’Institut Afrique Emergente  que vous dirigez présentement et quelle est sa mission?

L’Institut Afrique Emergente est un think tank indépendant à but non lucratif, ayant son siège à Conakry,  qui a une vision panafricaniste. Regroupant un groupe d’intellectuels (consultants, chercheurs, enseignants et autres experts), ce think tank mise sur la valorisation des ressources humaines à travers le continent par l’éveil des consciences de nos populations afin qu’elles puissent se prendre en charge et ; nous constituons ‘’un laboratoire d‘idées’’ issues de nos recherches pour en faire des propositions aux décideurs au niveau des pouvoirs publics et ceux du secteur privé. Aussi, nous comptons œuvrer pour le renforcement d’une société civile responsable, indépendante par le biais de programmes de formations. Tout ceci peut se matérialiser à des travers des travaux de recherche, des publications, des conférences et des séminaires.

Pourquoi avez-vous choisi Conakry comme siège de votre think tank ?

Avant tout nous sommes en Guinée, c’est notre pays de naissance. Mais, il ne faut pas oublier que le Guinéen est très panafricaniste par le fait de son passé. Le Président Sékou Touré, père de l’indépendance guinéenne, a joué un rôle de premier plan en Afrique, notamment dans la phase de décolonisation. Il est l’un des pères fondateurs de l’OUA. Diallo Telli a été d’ailleurs le premier secrétaire général de cette organisation panafricaine, une décennie durant. Et quoi qu’on dise, l’actuel président de la République, Alpha Condé, est un panafricaniste. Pendant sa jeunesse, il a dirigé la Fédération des étudiants africains en France (FEANF), créée par le groupe de l’ancien directeur général de l’UNESCO, Amadou Mathar Mbow en 1950. Déjà, parmi les membres fondateurs de la FEANF, il y avait un autre Guinéen, N’Ki Traoré.  Ce n’est pas pour rien donc que le président Alpha Condé  a été désigné  président en exercice de l’Union Africaine en 2017.

 Donc comme vous le constatez, notre  vision est de haute portée, mais pas impossible, car nous croyons en la capacité de l’Afrique de sortir de l’ornière et de se projeter dans un futur immédiat où elle sera la locomotive de l’Humanité entière. Quand on dit que « l’Afrique est l’avenir du monde », ce n’est pas une utopie. Ça peut être une réalité à condition qu’on parvienne à nous départir de l’afro-pessimisme et de nous libérer du joug de l’ignorance et de la pauvreté.

Justement, ce 25 mai 2021, l’Afrique vient de célébrer les 58 ans de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue Union Africaine. En tant qu’analyste, quel est votre constat sur l’évolution du continent durant ces six décennies ?

Avant tout, je dirais qu’il faut rendre hommage aux pères fondateurs de l’OUA comme l’Empereur Hailé Sélassié 1er , les Présidents Gamal Abdel Nasser, Kwame Nkrumah, Ahmed Sékou Touré, Jomo Kenyatta, Multon Obote, Julius Nyerere, Modibo Keita, Léopold Sédar Senghor, Houphouët Boigny, William Tubman etc… qui ont eu le mérite et le courage de poser les premiers jalons de l’union continentale alors qu’on venait de sortir fraichement de la colonisation et en pleine période de guerre froide. A ce niveau, leur acte a été salutaire. Mais si on se fonde sur l’idéal préconisé par les pères fondateurs de l’OUA, on peut dire que le projet tel que nous le concevons aujourd’hui a été est un échec. Car l’idéal consistait à créer l’intégration politique et économique du continent pour en faire un ensemble fort, uni et prospère où les Africains parlent d’une même voix. Autrement dit, la création d’un Etat fédéral à l’instar des Etats-Unis d’Amérique. Mais tel n’est pas le cas aujourd’hui. Le principal acquis de l’Organisation panafricaine  est la décolonisation totale du continent. Ce qui est d’ailleurs à relativiser, vu les immixtions régulières et intempestives des puissances étrangères dans nos affaires intérieures. Plus de 60 ans d’indépendance, nos sociétés sont déchirées plus que jamais, la pauvreté est devenue plus endémique.

A votre avis, de quoi est dû cet échec ?

Un édifice pour qu’il puisse résister aux temps et aux intempéries, il doit avoir un fondement solide. Or, les pères fondateurs ont pris à l’époque une option consistant à bâtir l’union africaine dans son intégralité par étapes. Ce qui n’a pas marché parce qu’ils n’ont pas suivi Kwame Krumah. Celui-ci, dans son discours prononcé le 24 mai 1963 à Addis Abeba lors du sommet des 33 chefs d’Etat marquant l’acte de naissance de l’OUA,  disait «  Notre objectif c’est, dès maintenant, l’unité africaine. Il n’y a pas de temps à perdre. Nous devons maintenant nous unir ou périr. ». Et c’est là où nous sommes aujourd’hui, malheureusement. On dirait que le leader ghanéen devançait son époque puis que dans ce même discours, qui devrait être une bréviaire pour nous aujourd’hui, il affirmait que « notre indépendance économique réside dans notre Union Africaine et exige la même concentration sur les réalisations d’ordre politique. » et plus loin, il ne manquera pas d’avertir ses pairs en disant : « Si nous ne créons pas dès maintenant l’Unité africaine, nous qui siégeons ici aujourd’hui, nous serons demain les victimes et les martyrs du néo-colonialisme. ». Les faits lui donneront raison bon sang.  Pourtant, dans une vision claire et pragmatique, il a esquivé des pistes en indiquant que « Cette union, nous devons la réaliser, sans sacrifier nécessairement nos diverses souverainetés, grandes ou petites, nous avons, dès maintenant et ici même forgé une union politique fondée sur une défense commune, des affaires étrangères et une diplomatie communes, une nationalité commune, une monnaie africaine, une zone monétaire africaine et une Banque centrale africaine ».

Hélas, la plupart des chefs d’Etat présents à ce sommet pensaient à leur fauteuil de dirigent et à leurs souverainetés. Avec le principe de non-ingérence, la plupart d’entre eux ont fait de leurs micros-Etats des propriétés personnelles en instaurant des partis uniques, étouffant dans l’œuf toute émergence démocratique. Au fil du temps, l’OUA devient un syndicat de chefs d’Etat, ignorant les intérêts de la base que constitue le peuple africain. Devenue l’Union Africaine en 2002, cette triste réalité n’a pas changé.

L’actualité oblige, au Mali voisin, on vient d’enregistrer un nouveau coup d’Etat, si on peut le dire ainsi, huit mois après celui qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keita, perpétré par la même junte. Quelle analyse en faites-vous ?

La situation au Mali est très inquiétante dans la mesure où le pays est en proie de conflits multidimensionnels, à la fois djihadistes, régionalistes et communautaristes depuis 10 ans. Des forces étrangères s’y battent contre le terrorisme afin de ramener la paix et la sécurité dans le pays et surtout freiner la contagion aux pays frontaliers non encore touché par le phénomène du terrorisme. Pendant ces temps, les militaires maliens qui ont essuyé des lourdes pertes face aux djihadistes se battent à Bamako sur le terrain politique alors qu’ils devraient être au front. Mais tout cela est arrivé par le fait de la mauvaise gouvernance des pouvoirs successifs dans une démocratie de façade comme c’est le cas de la plupart des Etats africains. La chute de Kadhafi orchestrée par l’Occident, la France et les Etats-Unis au premier plan, a été une aubaine pour les djihadistes et autres groupes de malfaiteurs de tout acabit qui se sont emparés de l’arsenal libyen pour semer aujourd’hui la terreur dans toute la bande sahélo-sahélienne. La Libye, en guerre tribale, est devenue un terreau des djihadistes, des contrebandiers, des trafiquants d’armes et d’êtres humains.Voilà à quoi le Mali est confronté aujourd’hui à l’instar de ses voisins, le Burkina, le Niger et même la Côte d’Ivoire.

Pour revenir à ce que vous avez appelé coup d’Etat, il n’y a rien d’étonnant dans la mesure où le président de la Transition, Bah N’daw et son premier ministre, Moctar Ouane « mis hors de leurs prérogatives » (avant leur démission collective)  par le chef de l’ex-junte, Assimi Goïta, ne sont pas issus d’un régime démocratique. C’est le Conseil national pour le salut du peuple, CNSP, dissout en janvier 2021 qui, sous la pression internationale, les a choisis, après son putsch qui a provoqué la chute du président IBK. Si le patron de cette même ex-junte, estimant que les deux ont violé la charte de la transition, les démet aujourd’hui, ce n’est pas étonnant ça. N’oubliez pas qu’il y a eu récemment au Tchad un précédent dangereux pour l’avenir de la démocratie en Afrique. Après la mort au front du Maréchal Idriss Déby Itno, son fils, le Général Mahamat Idriss Déby Itno, à la tête d’un Comité militaire de transition, a pris le pouvoir. Ipso facto, il a eu l’onction d’Emmanuel Macron. La France très présente dans la région à travers son armée qui combat le terrorisme islamique, a dû préférer « la stabilité » pour accompagner la transition militaire alors que la succession pourrait se régler par la voie constitutionnelle. L’Union Africaine n’a fait que de suivre le doigt de Macron. Et avec complaisance ! Ni le président de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Mahamat Faki (ancien Premier ministre d’Idriss Déby), ni le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres n’a eu un mot dur pour condamner les putschistes de Ndjamena et les sommer de rendre le pouvoir aux civils, comme cela se devait. Car, à leur entendement le Tchad fournit des contingents importants dans les autres pays victimes d’agression de Boko Haram, Daesch ou Aqmi. Donc, il faut accompagné la transition pour éviter l’implosion du pays. Ça y ait. Seulement que cette politique de deux poids deux mesures risque d’avoir des effets nocifs dans le processus démocratique à travers nos pays.

Pour revenir au cas malien, je ne pense pas que la menace des sanctions contre les militaires prônées ça et là, serait la bonne option. Maintenant qu’une mission de la CEDEAO, à sa tête Good Luck Jonathan, ancien président du Nigeria, est à Bamako, attendons de voir quelle sera l’issue des pourparlers avec les différents acteurs de la crise malienne. Quoi qu’il arrive, il ne faut pas perdre de vue qu’il faudra impérativement sauver la cohésion au sein des forces armées maliennes bien qu’elles soient beaucoup fragilisées. Toute implosion au sein de cette armée entraînera un chao général que personne ne souhaite et qui sera difficile à gérer. Parce qu’il ne faut pas oublier que la Russie est présente dans la région. Déjà, elle dispute la France en RCA et au Tchad. En partie, ce qui se passe au Mali est une guerre de positionnement stratégique entre les grandes puissances.

Pour finir que préconisez-vous pour que règne la paix en Afrique et que les Africains puissent se consacrer au développement de leur continent ?

A mon avis, d’abord, il nous faut un système démocratique fondé sur nos valeurs africaines et une gouvernance saine, dépourvue de corruption, de gabegie financière, de démagogie, du népotisme. Tout ceci n’est possible qu’avec des institutions fortes comme le disait Barack Obama « l’Afrique a besoin des institutions fortes et non des hommes forts ». Nos Etats doivent investir utiles, c’est-à-dire prioriser l’éducation, la santé, l’agriculture, l’énergie, la communication et le transport.

Les gouvernants doivent se pencher sérieusement sur la fédération continentale. Avec les micros-Etats, l’Afrique restera toujours la proie de l’Ogre que constituent les pays riches.

Propos recueillis par Alpha Ibrahima Diallo

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Mali : le président et le premier ministre de transition libérés

27 mai 2021 à 10 10 29 05295

Le président et le premier ministre de transition maliens, arrêtés lundi et démissionnaires selon les militaires, ont été libérés dans la nuit, a affirmé jeudi 27 mai à l’AFP un responsable militaire.

« Le premier ministre et le président de transition ont été libérés cette nuit vers 01H30 (locales et GMT). Nous avons respecté notre parole », a-t-il dit sous couvert d’anonymat. Des membres des familles ont confirmé leur libération. Les deux hommes sont rentrés chez eux à Bamako, a indiqué leur entourage, sans que les conditions de leur remise en liberté aient été précisées.

Leur libération était une des exigences de la communauté internationale face à ce qui s’apparente au deuxième coup d’Etat en neuf mois. L’homme fort du pouvoir malien, le colonel Assimi Goïta, avait fait arrêter lundi le président Bah Ndaw, le premier ministre Moctar Ouane mais aussi le nouveau ministre de la Défense qu’ils venaient de choisir, ainsi que d’autres hautes personnalités. Le colonel Goïta les avait accusés d’avoir formé un nouveau gouvernement sans le consulter alors qu’il est le vice-président en charge des questions de sécurité, attribution primordiale dans un pays dans la tourmente des violences en tous genres, et notamment djihadistes.

Les militaires avaient indiqué mardi que Bah Ndaw et Moctar Ouane avaient démissionné, sans qu’on sache dans quelles conditions. Depuis leur arrestation, le président et le premier ministre de transition étaient tenus au secret au camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, là où le président Ibrahim Boubacar Keïta, réélu un an plus tôt, avait été conduit lui aussi par les colonels en août 2020 et poussé à annoncer sa démission.

Source : lefigaro.fr

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Journée internationale des Casques bleus : 3 guinéens parmi les militaires auxquels il sera rendu hommage à l’ONU

26 mai 2021 à 19 07 38 05385

New York, 25 mai 2021 – La Journée internationale des Casques bleus de l’ONU sera observée le jeudi 27 mai 2021 au siège de l’Organisation, à New York. Le Secrétaire général, António Guterres, déposera une gerbe en l’honneur des plus de 4 000 Casques bleus tombés sous le drapeau de l’ONU depuis la première mission de paix en 1948.  Il prsidera également une cérémonie de remise de la Médaille Dag Hammarskjöld décernée à titre posthume aux 129 militaires, policiers et personnels civils de 44 pays qui ont perdu la vie en 2020 et au début de cette année.

Les militaires de Guinée qui seront honorés à titre posthume sont : 2ème Classe Moise Oulafe, 2ème Classe Ouo-Ouo Sonomou et le Sergent Sidiki Kone qui travaillaient au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

La Guinée est le 31e pays contributeur de troupes et de personnel de police aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Plus de 700 soldats et policiers guinéens sont actuellement déployés dans les missions de l’ONU en Abyei, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Mali, au Soudan du Sud et au Sahara occidental.

Le Secrétaire général remettra par ailleurs le prix du « Militaire de l’année pour la défense de l’égalité des genres » à la Commandante Steplyne Buyaki Nyaboga, une officière de l’armée kenyane qui a servi au sein de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD). Créé en 2016, le « Prix du Militaire de l’année pour la défense de l’égalité des genres » décerné par les Nations Unies reconnaît le dévouement et les efforts d’un soldat de la paix dans la promotion des principes de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité.

Dans un message à l’occasion de la Journée, le Secrétaire général a déclaré à propos des soldats de la paix tombés au combat : « Leur service et leurs contributions ne seront jamais oubliés ». Il a ajouté : « J’exprime ma profonde gratitude aux 85 000 personnels civils, policiers et militaires actuellement déployés dans certaines zones de conflit les plus difficiles du monde pour protéger les personnes vulnérables et aider à construire la paix. Malgré les restrictions imposées par la pandémie, ainsi que le risque d’infection, ces hommes et femmes ont poursuivi leur mission tout en soutenant également les autorités locales dans la lutte contre le COVID-19. J’offre mes sincères condoléances aux familles des soldats de la paix qui ont été victimes de cette terrible maladie ».

Le thème de la célébration de cette année est « Le chemin vers une paix durable : tirer parti du pouvoir des jeunes pour la paix et la sécurité ». Des dizaines de milliers de jeunes soldats de la paix déployés à travers le monde jouent un rôle clé en aidant les missions des Nations Unies à mettre en œuvre les activités qui leur sont confiées, avec la participation active des jeunes des communautés d’accueil.

Dans toutes nos missions, les soldats de la paix collaborent avec les jeunes pour réduire la violence et maintenir la paix, notamment par le biais de programmes de DDR (Désarmement, démobilisation et réintégration) et de réduction de la violence communautaire.

Le Secrétaire Général Adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a déclaré : « Nous saluons le dévouement et le courage de nos soldats de la paix, qui servent et agissent admirablement dans des environnements difficiles, aggravés par la pandémie en cours. Je rends également hommage à nos jeunes soldats de la paix qui apportent énergie et innovation et servent de modèles aux populations de jeunes qui travaillent sans relâche pour assurer une représentation et une participation significatives aux processus politiques.

Il a ajouté : « Nos soldats de la paix méritent notre plein soutien et nous devons continuer à travailler ensemble pour faire tout ce que nous pouvons pour améliorer leur sûreté et leur sécurité et leur donner les outils nécessaires pour réussir ».

La Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies a été établie par l’Assemblée générale en 2002 pour rendre hommage à tous les hommes et femmes servant dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU et pour honorer la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la cause de la paix. L’Assemblée générale a proclamé le 29 mai Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, car c’est à cette date, en 1948, que la première mission onusienne de maintien de la paix – l’ONUST- a commencé ses opérations en Palestine. Depuis lors, plus d’un million de femmes et d’hommes ont servi dans 72 opérations de maintien de la paix des Nations Unies, affectant directement des millions de personnes et sauvant d’innombrables vies. Aujourd’hui, le maintien de la paix de l’ONU déploie plus de 89 000 militaires, policiers et civils dans 12 opérations.

Transmis par le service de communication du bureau des Nations Unies en Guinée

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Mali : Assimi Goika devient président de la transition, après la démission de Bah N’Daw

26 mai 2021 à 14 02 23 05235
Assimi Goika et Bah N’Daw

Le président de la transition, Bah N’Daw, a remis sa démission à son vice-président, Assimi Goïta. Ce dernier devient, de fait, le nouveau chef de la transition.

Moins de 48 heures après avoir démis de leurs fonctions le président de la transition, Bah N’Daw, et son Premier ministre, Moctar Ouane, le colonel Assimi Goïta devient de fait le nouveau président de la transition.

Bah N’Daw a en effet remis, ce mercredi 26 mai, sa démission ainsi que celle de son Premier ministre à celui qui était, jusque-là, son vice-président. Le gouvernement, dont la composition avait été dévoilée le 24 mai, quelques heures avant le coup de force des militaires, est quant à lui dissous.

Point de non-retour

Cette annonce vient confirmer la reprise en main de l’exécutif par le chef de la junte qui a mené le coup d’État contre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le 18 août dernier.

Les tensions entre Assimi Goïta et Bah N’Daw s’étaient accrues depuis la reconduction de Moctar Ouane au poste de Premier ministre, le 14 mai dernier. Mais c’est l’annonce de la composition du nouveau gouvernement, lundi soir, qui a constitué le point de non-retour.

Assimi Goïta, tenu à l’écart des discussions, contestait en particulier l’éviction de deux de ses fidèles, membres influents de l’ancien Conseil national pour le salut du peuple (CNSP, officiellement dissous en janvier) : les colonels Modibo Koné et Sadio Camara, qui était respectivement ministres de la Sécurité et de la Défense dans le précédent gouvernement.

Interpellés le 24 mai au soir, Bah N’Daw et Moctar Ouane se trouvent depuis au camp militaire de Kati, situé à une quinzaine de kilomètres de Bamako. C’est également le cas du général Souleymane Doucouré, qui devait devenir le nouveau ministre de la Défense, et de Kalilou Doumbia, conseiller spécial de Bah N’Daw.

Source : Jeuneafrique

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Bah Oury : « il faut de nouveaux leaderships forts pour relancer l’Union Africaine »

26 mai 2021 à 8 08 01 05015
Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG)

A l’occasion de la célébration du 58ème anniversaire de la création de l’Union africaine, l’opposant guinéen, Bah Oury, a donné son avis sur le fonctionnement de cette organisation continentale. Pour le président de l’UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée), l’UA a suffisamment montré ses limites dans la gestion des problèmes du continent. C’est pourquoi, il estime qu’il faut l’émergence de nouveaux leaderships dans les différents pays pour relancer l’institution et lui permettre de jouer pleinement le rôle qui lui a été assigné par ses pères fondateurs. Il l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 25 mai 2021.

« Nous sommes dans un contexte où le souffle démocratique qui avait soufflé au début des années 90 avec les conférences nationales souveraines, avec l’éclosion du multipartisme et le fait de faire prospérer la démocratie de type libéral telle qu’elle était exprimée a atteint ses limites. Pratiquement, 30 ans après, nous sommes dans un contexte de crise, d’essoufflement des processus de constitution des Etats. Et les réponses positives ne sont pas encore suffisamment apportées. D’où les renoncements, les reculs des processus démocratiques tel qu’on le constate actuellement.

Si ce n’était que l’aspect institutionnel, il va de soi que les luttes politiques classiques allaient permettre de restaurer, d’une manière ou d’une autre, l’élan démocratique. Par contre, les crises se sont aggravées. Nous ne sommes plus face à des contestations politiques internes, nous sommes face à une géopolitique mondiale avec des forces de plus en plus forte de type djihadiste tel que ça s’exprime sur le Sahel et sur la corne de l’Afrique jusqu’au niveau des confins du Mozambique aujourd’hui. Vous avez des frontières qui éclatent, des gouvernants qui ont amené leurs pays à être des Etats en faillite et c’est le problème qui se pose.

Donc, l’Union africaine qui est dans la dynamique du respect sacrosaint de la souveraineté nationale des Etats, n’est plus de ce point de vue en mesure de faire face à un contexte géostratégique qui est profondément bouleversé. D’où la nécessité d’envisager d’autres dynamiques, d’autres paradigmes pour qu’il y ait de nouveaux leaderships qui puissent émerger pour donner un contenu beaucoup plus positif et constructif de l’élan panafricaniste au lieu d’avoir des attitudes conservatrices qui, dans une certaine mesure, ne font que reléguer l’Afrique de plus en plus en arrière.

Mais il ne faut jamais désespérer de l’avenir. A chaque problème, d’une manière ou d’une autre, il y aura des solutions. Espérons que les solutions les plus heureuses et vertueuses l’emporteront. Mais, encore une fois, pour que l’Union africaine puisse reprendre un élan neuf, un élan positif, il faudrait que dans certains Etats moteurs, il y ait de nouveaux leaderships forts qui puissent prendre le relais, qui puissent prendre une nouvelle vision, une nouvelle pratique de la gouvernance pour faire espérer des changements concrets et notables, tant dans la manière de gouverner que dans la conception de cette gouvernance elle-même », a dit M. Bah.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
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Dr Zoutomou à propos de l’Union africaine : « elle a complètement raté sa cible »

25 mai 2021 à 17 05 23 05235
Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, président de l’UDRP

Que retenir des 58 ans d’existence de l’Union africaine ? Le bilan est largement décevant aux yeux de Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou, président de l’Union Démocratique pour le Renouveau de la Guinée (UDRP). Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mardi 25 mai 2021, l’opposant guinéen a déclaré que l’organisation continentale a failli à la mission qui lui a été assignée à sa création.

« A sa création, l’OUA avait suscité beaucoup d’espoirs. On se rappelle que le président guinéen de l’époque, Ahmed Sékou Touré, était l’un des acteurs de la création de cette organisation, en mai 1963. Au départ, l’OUA avait de très bonnes intentions. Mais par la suite, je crois qu’elle a complètement raté sa cible. Parce qu’à l’intérieur de l’organisation, on n’était plus en train de chercher l’autonomie politique, qui pouvait ensuite être transformée en une arme de bataille sur le plan économique. Cela n’a pas été fait.

Aujourd’hui, avec la transformation de l’OUA en l’Union africaine (UA), je pense que les choses se sont empirées, parce qu’on a l’impression que l’Union africaine, au lieu de compter sur elle-même pour influer davantage sur la place que l’Afrique doit avoir sur le champ mondial, est plutôt en train de tendre la main aux puissances. Et dans ces conditions, on a l’impression que nous voulons plutôt que les puissances étrangères viennent résoudre nos problèmes à notre place. Pour moi, c’est aussi un échec. Aujourd’hui, on parle de 58ème anniversaire, les coups d’Etat militaires et les changements de constitutions sont là.

En fait, nous devrions être à un stade où l’Union africaine devrait être le champion de la création et du maintien des institutions fortes gouvernementales fortes en Afrique. Mais plutôt, c’est un laisser-aller, on dirait que les chefs d’Etat ne sont là que pour se défendre les uns les autres en fonction des liens particuliers d’amitié qu’ils ont. Ça ne devrait pas être ainsi. L’Union africaine devait être une véritable institution, mais on n’est pas encore arrivé à notre but. Elle n’a pas atteint ce qu’elle devait faire à partir de la base donnée par l’OUA », a estimé le président UDRP.

Le président de l’UDRP, si l’Union africaine ne se reprend pas pour se monter plus efficace dans la défense des intérêts des populations, elle risque tout simplement de disparaître. « Je n’ai pas une balle de cristal pour déterminer ce que réserve l’avenir de cette institution. Mais, à partir de la tendance que nous voyons, puisque l’UA actuelle est muette devant tous les manquements et devant toutes les agressions, on a l’impression que si on ne fait pas attention, elle risque de cesser d’exister. C’est peut-être trop dire, mais c’est la tendance. Parce que si une organisation n’est pas efficace, elle n’arrive plus à rassembler tous les éléments qui pouvaient lui permettre d’accomplir la mission qu’on lui a été confiée, elle cesse d’exister.

Même si ce n’est pas dans les faits, mais dans les comportements, elle va cesser d’exister. Et dans ces conditions, les gens n’en tiendront plus compte. C’est ce qui se fait aujourd’hui. Quand cette union dit qu’on ne peut pas accepter qu’il y ait des gouvernements militaires, mais un peu partout les gouvernements militaires surgissent sans qu’elle ne dise quelque chose. Et, on dit que qui ne dit rien, consent. Ça veut dire que cette institution est en train d’accepter cet état de fait, et c’est malheureux pour le continent », a dit Dr Edouard Zoutomou Kpoghomou.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
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Mali : le président et le Premier ministre demis de leurs fonctions

25 mai 2021 à 15 03 22 05225
Assimi Goika, Bah N’Daw et Moctar Ouane

Au lendemain de leur arrestation par des militaires, le président malien et le premier ministre de transition ont été démis, mardi 25 mai, de leurs fonctions par le colonel Assimi Goïta qui les accuse de tentative de « sabotage » de la transition.

« Le processus de transition suivra son cours normal et les élections prévues se tiendront courant 2022 », a également déclaré le colonel Goïta, dans une déclaration lue à la télévision publique par un collaborateur en uniforme.

Le colonel, à la tête des putschistes qui avaient renversé le président élu, Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 août 2020, a reproché au président, Bah N’Daw, et au premier ministre, Moctar Ouane, d’avoir formé un gouvernement sans se concerter avec lui, bien qu’il soit chargé de la défense et de la sécurité, domaines cruciaux dans le pays en pleine tourmente.

« Une telle démarche témoigne d’une volonté manifeste du président de la transition et du premier ministre d’aller vers une violation de la charte de transition (…), d’où une intention avérée de sabotage de la transition », a-t-il estimé.
La charte, grandement rédigée par les colonels, est un texte référence de la transition censée ramener des civils au pouvoir.

Le président et le premier ministre maliens ont été arrêtés lundi, quelques heures à peine après avoir formé un nouveau gouvernement. La composition du gouvernement communiquée lundi a, semble-t-il, mécontenté les colonels. Certes, des militaires conservaient des postes-clés, mais deux figures de l’ancienne junte étaient écartées des portefeuilles primordiaux de la défense et de la sécurité.

Assimi Goïta, qui est également vice-président de la transition, a assuré mardi s’être vu « dans l’obligation d’agir » et de « placer hors de leurs prérogatives le président et le premier ministre ainsi que toutes les personnes impliquées dans la situation ».

Source : lemonde.fr

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Mamadou Baadiko Bah : « l’Union africaine est là pour la forme »

25 mai 2021 à 15 03 00 05005
Mamadou Baadiko Bah, président du parti UFD

Comme annoncé précédemment, ce mardi 25 mai 2021 marque le 58ème anniversaire de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue finalement l’Union Africaine (UA). Une occasion pour certains acteurs de la classe politique guinéenne de jeter un regard sur l’action de l’organisation continentale, censée promouvoir l’unité, la souveraineté et le développement du continent. C’est le cas de Mamadou Baadiko Bah, président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) et député à l’Assemblée nationale. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, l’opposant guinéen a estimé que l’UA ne répond pas aujourd’hui aux aspirations des peuples africains.

« Aujourd’hui, l’Union africaine est là pour la forme et n’arrive à produire aucun résultat concret. Toutes ses résolutions sont ignorées. On les convient comme étant des vœux pieux et ça ne dérange personne. C’est pourquoi, on dit aujourd’hui que l’UA est un syndicat des chefs d’Etat. En plus, les gens s’en servent pour des leviers de politiques intérieures. Comme la présidence est tournante, n’importe qui s’installe à sa tête, c’est pour faire valoir ça sur son territoire.

Nous avons un bel exemple ici avec le président Alpha Condé qui, durant toute sa mandature à l’Union africaine, n’a fait que se battre avec des tueurs comme Pierre Nkurunziza du Burundi, comme Yaya Jammeh de la Gambie pour que l’Union africaine sorte collectivement du traité de la Cour pénale internationale. Voilà donc, c’est un syndicat des chefs d’Etat qui est là, où chacun cherche à défendre des intérêts égoïstes et non pas les intérêts de toute l’Afrique », a déclaré l’opposant guinéen.

Pour lui, les peuples africains doivent être plus exigeants vis-à-vis de leurs dirigeants. Cela, afin de les contraindre à œuvrer en faveur de l’unité et du développement du continent, tel que souhaité par les pères fondateurs de l’Union africaine. « Il faut que les peuples africains mettent la pression pour exiger de leurs dirigeants qu’ils s’engagent résolument sur le chemin de l’unité africaine et qu’on sorte de ces grandes mèches inutiles de cette bureaucratie incommensurable, et qu’on aille à des actes concrets… Parce que jusqu’à présent, les dirigeants n’ont pas montré une véritable volonté de casser la domination étrangère sur l’Afrique, et c’est le fond du problème », a dit Mamadou Baadiko Bah.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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