58 ans de l’Union africaine : « le PDG-RDA déplore la ruée, le cirque ambulant et répétitif de certains chefs d’Etat »

25 mai 2021 à 9 09 23 05235
Mohamed Touré, secrétaire général du PDG-RDA

A l’occasion de la célébration du 58ème anniversaire de la création de l’Union africaine, le PDG-RDA a publié une déclaration ce mardi, 25 mai 2021. Le parti de Sékou Touré, premier président de la République de Guinée a rendu hommage aux chefs d’Etat qui se sont donné la main pour mettre en place une organisation censée unir les africains et défendre les intérêts du continent.

Par contre, la formation politique dénonce les agissements de certains dirigeants actuels du continent, notamment ceux qui ont pris part au dernier sommet de Paris sur le financement des économies africaines, ébranlées par la pandémie de Covid-19. Le PDG-RDA appelle l’Afrique « s’unir pour contrer la décadence civilisationnelle de l’Europe et d’autres parties du monde incompatible avec son développement ».

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous sa déclaration :

CELEBRATION DU 25 MAI 2021 (25 Mai 1963-25Mai 2021) 58ème ANNIVERSAIRE DE L’UNITE AFRICAINE U.A)

Déclaration

La Célébration en Guinée comme partout ailleurs en Afrique du 58ème Anniversaire de la création de l’O.U.A. est un devoir continental de Mémoire. 58 ans, c’est seulement 2 ans de moins que la durée de la colonisation de la Guinée par la France pendant 60 ans.

L’expérience guinéenne de la lutte politique et syndicale à l’échelle continentale ne date pas du 25 Mai 1963 ; on peut se souvenir en effet que Ahmed Sékou Touré premier responsable syndical des Postes et Télécommunication en Guinée en 1945, fut élu premier Secrétaire Général de l’UGTAN (Union Générale des Travailleurs d’Afrique Noire) dès sa création à Cotonou en 1957, soit un (1) an avant la proclamation de l’indépendance de la République de Guinée le 02 Octobre 1958.

La CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée), fruit de la prise de conscience des travailleurs de Guinée face à l’exploitation coloniale, embrassait tous les domaines de la vie nationale, Africaine et internationale et dont la compétence était reconnue à l’échelle continentale, avait présidé aux destinées de l’OUSA(Organisation de l’Unité Syndicale Africaine) dès sa création, pour engager une lutte sans merci contre le colonialisme pour la reconnaissance des droits légitimes des travailleurs africains.

La Lutte multiforme du PDG-RDA au plan continental ne s’est pas limitée seulement à la défense du prolétariat africain, elle a aussi également embrassé tous les domaines de la lutte sociale. Nous rappelons que c’est une guinéenne qui fut la présidente de la panafricaine des femmes à sa création en Août 1962 et cela jusqu’au 3 avril 1984, date du coup d’Etat militaire qui a plongé notre pays dans la désolation. Notre jeunesse, la JRDA, bénéficiant du soutien et de l’encadrement constant de son parti, a elle aussi contribué à la vivacité de la panafricaine de la jeunesse en 1985.

Le PDG-RDA, parti de la Révolution Démocratique Africaine a bel et bien démontré que ce qui était bon pour la République de Guinée était aussi bon incontestablement pour l’Afrique et pour tous les pays épris de paix et de justice sociale. Nous n’en citons pour preuve que la grandiose participation de notre pays à l’animation des objectifs de l’O.U.A. par les exemples que nous venons de citer et par le fait qu’une guinéenne a présidé le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Ouvrant la brèche fatale dans le système colonial français par le vote massif du ‘’NON’’ le 28 Septembre 1958, la jeune République écrivait dans sa première constitution une volonté affichée d’abandon d’une parcelle de sa souveraineté au profit d’un ensemble africain plus large et plus prospère. L’Union Guinée-Ghana-Mali en est une preuve éloquente. Cette Union marquait le premier pas du groupe dit de Casablanca, invitant les pays africains à fonder une union continentale pour la construction d’une Afrique unie et prospère.

Nul n’ignore le rôle éminemment fondamental joué par le Camarade Président Ahmed Sékou Touré, qui avec une diplomatie aiguisée et rangée, est parvenu à convaincre les chefs d’Etats africains, aboutissant ainsi à la création de l’O.U.A. (Organisation de l’Unité Africaine) le 25 Mai 1963 à Addis-Abeba aujourd’hui devenue U.A. Ahmed Sékou Touré, kwamé Nkrumah, Modibo Keita, Gamal Abdel Nasser, Ahmed Ben Bella, l’Empereur Aillé Sélassié, Jomo Kenyatta, le Roi Mohamed V pour ne citer que ceux-là parmi bien d’autres en sont les pères fondateurs.

L’O.U.A. à cette époque comprenait seulement quelques membres, car la lutte de libération de tous les pays africains colonisés n’était pas encore finie. L’un des objectifs principaux de l’O.U.A. était donc celui de la décolonisation par le soutien et le renforcement de la lutte multiforme à tous les niveaux y compris celle militaire par laquelle bien d’autres pays africains étaient obligés de mener pour se soustraire du joug colonial.

Dans cette lutte la jeune République de Guinée s’était engagée à fond, elle avait préparé déjà une bataille diplomatique internationale et avait acquis le consentement, la collaboration et la participation sur tous les continents des peuples épris de paix et de justice.

Transcendant ainsi les difficultés de son édification économique, elle a reçu ici sur son territoire et a entraîné les combattants de tous les pays en lutte contre le colonialisme ; elle a offert des armes, financé et envoyé partout son armée révolutionnaire pour lutter arme à la main au prix du sang. A travers des milliers de cadres et de soldats guinéens pour la libération de l’Afrique, la Guinée n’a eu de cesse qu’après l’admission de tous les pays africains libres au sein de l’O.U.A.

Des cadres guinéens de toutes les spécialités ont été envoyés sur demande à tous les pays libérés qui en avaient sollicité pour se relever des pertes économiques et humaines dues à la guerre impitoyable dont leur avait soumise le colonialisme moribond. Au coup d’Etat du 3 avril 1984, seul le conflit armé du Maroc avec le Sahara occidental perdurait encore. La lutte pour la stabilité et l’unité de chaque pays africain a toujours été la préoccupation de la jeune République de Guinée.

Pour se soustraire de toute velléité d’annihilation de sa liberté et de celle des autres pays africains, la République de Guinée a été membre fondateur du mouvement des pays non-alignés dont il a amplifié toutes les activités au maximum ouvrant la voie aux autres pays africains pour une coopération tout azimut avec tous les pays du monde, brisant de ce fait le lien ombilical sciemment entretenu par les anciennes puissances coloniales pour faire prospérer leur entreprise néocolonialiste de l’Afrique.

Défiant et opposant une résistance éclairée et responsable à toutes les machinations savamment fabriquées par la France-Afrique, le peuple révolutionnaire de Guinée a toujours aidé les peuples au sein de l’O.U.A. à renforcer les organisations régionales, à ne compter que sur ses propres forces et sur l’aide précieuse et inconditionnelle des pays épris de paix et de justice.

Le PDG-RDA déplore la ruée, le cirque ambulant et répétitif de certains chefs d’Etat africains de pays anciennement colonisés par la France à la dernière réunion du Groupe France-Afrique. Nous n’oublions pas l’agression du 22 Novembre 1970 orchestrée par les puissances étrangères de la France, de l’Allemagne, du Portugal et même des Etats-Unis contre la Guinée ; encore moins La destruction de l’Etat libyen récemment par les mêmes officines associées à d’autres d’ailleurs ; le déclenchement des rebellions armées à travers l’Afrique qui ne sont pas le souhait et l’œuvre des peuples qui en souffrent, c’est l’œuvre du néocolonialisme international dont la France est l’un des acteurs les plus criminellement impliqués. Les forces vives de l’Afrique se noient dans la Méditerranée aux portes de la France et de l’Europe.

Israël qui dans la recherche effrénée d’un espace vital couvre d’un déluge de feu le peuple agressé de la Palestine sous l’œil froid et complice de l’Europe et des Etats-Unis. Le droit de se défendre contre l’occupation de Jérusalem, de la bande de Gaza et d’autres territoires colonisés leur est refusé alors qu’on le reconnaît et on le soutien pour Israël.

La résistance radicalisée du Hamas est déclarée terroriste ; devant le soutien des peuples arabes au peuple palestinien, l’impérialisme mondial dont les yeux sont rivés sur le pétrole arabe, arme et surarme Israël. Aucune résolution du conseil de sécurité pour une paix durable ne passe, cette guerre qui dure depuis la fin de la seconde (2ème) guerre mondiale a fait des millions de morts innocentes.

En Afrique, depuis les années 60 après l’accession précipitée des anciennes colonies à l’indépendance, dans combien de pays n’y a-t-il pas eu de coups d’Etat ou de troubles sociopolitiques meurtrières ou de politique de développement économique compromises ? Que de gouvernements fantoches qui rampent à leurs pieds ?

Le sort de la Palestine n’est-il pas comparable à celui des pays africains ; ici et là c’est la conquête des énergies formidables et des matières premières. L’Europe et l’Amérique ont combattu Hitler mais ils font aujourd’hui pire que lui à travers le monde. L’Afrique doit s’unir pour contrer la décadence civilisationnelle de l’Europe et d’autres parties du monde incompatible avec son développement. L’Afrique est le berceau de l’humanité qui recèle toujours des valeurs de régénérescence de l’humanité.

Le PDG-RDA salue donc et encourage les efforts du Parti Révolutionnaire des peuples Africains de Kwame Ture aux Etats-Unis. Sa lutte pour l’égalité raciale aux Etats-Unis a un écho africain favorable et identique en Guinée où elle trouvera toujours une solidarité indéfectible et fraternelle. L’injustice, grande comme un volcan, peut être éteinte par une goutte d’eau contenant la verge car Dieu aime la vérité et flétrie le mensonge.

Par les services du néocolonialisme, le FMI et la Banque Mondiale ont imposé un système de gouvernance aux pays africains dont principalement la Guinée, par des projets d’ajustements structurels qui ont détruit tous les acquis économiques de notre pays, par la liquidation des infrastructures économiques à partir de 1986.

Les manœuvres de la France-Afrique continuent d’endeuiller les économies africaines qui subissent la cherté année après année sans aucun moyen de se relever et ce, malgré la dénonciation on le sait de l’actuel Président français lors de ses premières sorties de prises de contacts avec certains chefs d’Etats africains ; rien n’en fut puis que les mêmes manœuvres continuent à produire les mêmes effets encore et encore. Pour preuve la dernière réunion convoquée en France de 21 chefs d’Etats africains et de délégations est illustrative.

En cette journée de la Célébration du 58ème anniversaire de l’O.U.A., le PDG-RDA, Parti Révolutionnaire de Guinée du Rassemblement Démocratique Africain rassure les peuples africains de rester fidèle à sa doctrine politique, a ses engagements de toujours lutter pour la justice et l’égalité des peuples opprimés, de rester fidèle au panafricanisme en partageant la lutte et le soucis d’indépendance, de souveraineté et de développement légitime où que ce soit sur le continent africain.

Le PDG-RDA, section du Rassemblement Démocratique Africain rassure les peuples épris de paix et de justice dans le monde, d’appliquer toujours une politique éclairée de neutralisme positif et de ne jamais prêter le flanc à la corruption internationale.

Le PDG-RDA suit avec une attention particulière les événements politiques au Mali, encourage les changements prometteurs intervenus dans la vie politico-administrative du pays et rassure le parti SADI (solidarité Africaine pour la démocratie et l’indépendance) du Panafricaniste leader le Camarade Oumar Mariko, de son indéfectible attachement pour le salut de l’Union pour la Révolution Démocratique Africaine ‘’URDA’’.

Le PDG-RDA, parti de la Révolution Démocratique Africaine soucieux de garder sa place d’avant-garde dans la lutte légitime des peuples africains pour la paix et le bonheur rend solennellement hommage aux pères fondateurs de l’O.U.A.

Le PDG-RDA interpelle tous les chefs d’état d’Afrique sur la situation de son Secrétaire général le camarade Mohamed Toure, fils et digne continuateur de l’œuvre combien immortelle du Président Ahmed Sékou Toure, détenu avec son épouse Denis Cross Touré aux Etats-Unis d’Amérique.

Nous invitons tous et chacun à réfléchir sur cette citation tirée d’un discours historique du Président Ahmed Sékou Toure « dans la vie des nations et des peuples, il y a des instants décisifs de leur destin autour desquels s’édifient des légendes qui s’inscrivent en Lettre d’or au registre de l’ histoire, marquant de manière particulière au graphique de la difficile évolution humaine, des points culminants, des sommets qui expriment autant de victoires de l’homme sur lui-même, autant de conquêtes de la société sur le milieu naturel qui l’entoure.» fin de citation.

A l’occasion du 58ème anniversaire de l’O.U.A., ensemble, main dans la main luttons jusqu’à la victoire finale.

Prêt pour la Révolution !

Camarade Mohamed Touré

Secrétaire Général du PDG-RDA

P/O Honorable Oyé Beavogui

Secrétaire Général par Intérim.

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Arrestation du président et du Premier ministre du Mali : la CEDEAO et l’UA haussent le ton

25 mai 2021 à 8 08 30 05305

« Un acte d’une gravité extrême ». C’est ainsi que la CEDEAO et l’Union africaine qualifient l’arrestation du président de la transition au Mali, son Premier ministre, et plusieurs de ses collaborateurs. Dans un communiqué publié la nuit dernière, le président de la Commission de la CEDEAO et son homologue de l’UA ont exigé la libération de toutes les personnes arrêtées et le retour de l’armée dans les casernes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous leur communiqué conjoint :

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Mali : le président Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane arrêtés

24 mai 2021 à 23 11 09 05095

Le président de la transition et son Premier ministre ont été interpellés par des militaires et conduits au camp de Kati, d’où le putsch contre Ibrahim Boubacar Keïta était parti, en août dernier.

La composition du nouveau gouvernement venait à peine d’être annoncée sur les antennes de l’ORTM que la situation à Bamako s’est subitement tendue. Des mouvements de troupes ont été observés au camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, ainsi que dans plusieurs points de la capitale.

Selon nos informations, le président de la transition, Bah N’Daw, ainsi que le Premier ministre, Moctar Ouane, ont été conduits sous escorte militaire à Kati. Des sources au sein du Conseil national de la transition (CNT), de la Minusma ainsi qu’un diplomate ouest-africain l’ont confirmé à Jeune Afrique.

Cette soudaine montée de tension intervient après l’annonce de la mise à l’écart, dans le gouvernement Moctar Ouane II, de deux membres influents de l’ex-Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), qui a mené le putsch du 18 août 2020 contre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

Le colonel Modibo Koné a dû céder son poste de ministre de la Sécurité et de la Protection civile au général Mamadou Lamine Ballo, tandis que le colonel Sadio Camara a quitté le très stratégique ministère de la Défense où le remplace le général Souleymane Doucouré, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air qui était jusque-là secrétaire général du ministre de la Défense.

Source: Jeuneafrique

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Italie : suicide d’un migrant guinéen en instance d’expulsion

24 mai 2021 à 19 07 12 05125

ROME, 24 MAI (AFP) – Un migrant guinéen qui avait survécu à une attaque violente début mai mais faisait l’objet d’une procédure d’expulsion s’est suicidé, a annoncé lundi son avocat.

Mosua Balde, 23 ans, avait été attaqué par trois hommes le 9 mai à Vintimille, une ville côtière près de la frontière avec la France, alors qu’il mendiait près d’un supermarché. La vidéo de cette agression avait été largement diffusée sur les médias et réseaux sociaux de la péninsule.

Le lendemain, la police avait identifié les agresseurs, engageant une procédure contre eux mais sans procéder à leur arrestation. Après avoir reçu des soins à l’hôpital, Mosua Balde, sans permis de séjour, avait reçu un avis d’expulsion et été placé dans un centre de détention à Turin, la capitale du Piémont (Nord-Ouest).

Le jeune guinéen, placé à l’isolement pour des « raisons médicales » non précisées, a été retrouvé mort dans sa chambre dimanche matin, a précisé son avocat Gianluca Vitale à l’AFP.

Mosua Balde, qui n’avait pas réussi à obtenir le droit d’asile, vivait depuis quelque temps en Italie près de la frontière française, et avait aussi vécu auparavant en France, selon l’avocat, qui l’a vu pour la dernière fois vendredi.

Me Vitale cherchait à stopper son expulsion et à présenter une nouvelle demande d’asile. « Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de le faire », a-t-il commenté.

L’Italie est souvent le lieu d’arrivée en Europe des migrants africains recherchant une vie meilleure sur le continent. Nombre d’entre eux cherchent ensuite à rejoindre les pays plus riches du Nord de l’Europe.

AFP

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Un camion fou fonce dans un village de Guinée-Bissau : 14 morts

24 mai 2021 à 2 02 02 05025

BISSAU (AFP) – Quatorze personnes ont été tuées dimanche en Guinée-Bissau lorsqu’un camion a fait une sortie de route et a foncé dans un village du sud du pays, ont indiqué des sources policière et hospitalière.

Le chauffeur du camion a perdu le contrôle de son véhicule à grande vitesse dans un virage et a percuté, à l’aube, plusieurs maisons du petit village de Cambessé, à environ 180 km au sud de la capitale Bissau, a indiqué un policier sous le couvert de l’anonymat.

Treize villageois et le chauffeur du camion ont péri dans l’accident, a-t-il précisé.

Un employé d’un hôpital de Bissau a confirmé ce bilan à l’AFP.

Ex-colonie portugaise, la Guinée-Bissau est un pays pauvre d’environ deux millions d’habitants, où les accidents de la route sont fréquents, notamment en raison d’un réseau routier en mauvais état.

AFP

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Un guinéen victime de racisme à Laval (France) : « Dépêche-toi esclave », écrit une cliente à ce jeune livreur d’Uber Eats

21 mai 2021 à 6 06 15 05155

Les faits se sont produits vendredi dernier à Laval (une ville située à environs 300 kilomètres de Paris et chef-lieu du département de la Mayenne en région des Pays de la Loire), mais c’est ce jeudi, 20 mai 2021, que l’information a été révélée par nos confrères de ‘’France Bleu’’. Yaya (la victime) est un jeune guinéen de 34 ans et travaille depuis sept (7) mois chez Uber Eats (une plateforme de livraison de plats cuisiné) à Laval. Il était en route pour apporter une commande à une cliente lorsque cette dernière (qui apparemment savait qu’il était noir) lui envoie un message violent : « dépêche-toi esclave. Je vais te donner un (1) centime, tu mérite que sa ». Et, très choqué par ce message raciste, le jeune guinéen a porté plainte au commissariat de Laval pour « injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ».

Selon les informations, Yaya est arrivé en France en 2009. Il travaille pour la plateforme Uber Eats depuis 7 mois à Laval et il n’avait jamais eu de problème. Sur son profil sur Uber Eats, il est noté par ses clients avec 98% de satisfaction pour 2796 commandes livrées. Mais, le vendredi dernier, 14 mai 2021, il a subi un choc terrible. Il a été moralement blessé par une cliente qui lui écrit un message raciste. « dépêche-toi esclave… », a écrit sa cliente à son égard. C’était vers 20 heures. Et, n’ayant pas pu supporter « ces insultes insupportables », Yaya a décidé de ne pas livrer la commande à cette cliente qui venait de se défouler sur lui. Il a tout simplement appelé la plateforme Uber Eats qui s’est chargée d’annuler la commande de la cliente insolente.

« Je ne pouvais pas lui remettre sa commande, parce que ces insultes, c’est insupportable. Une fois arrivé là-bas (chez la cliente), on peut se bagarrer », a déclaré le jeune livreur chez nos confrères de France bleu.

A en croire Yaya, la cliente savait que sa peau était noire. Car, sa photo s’affiche sur son profil Uber Eats et les clients y ont accès. « Une fois qu’on a accepté une commande, le client voit notre photo directement sur l’écran. Nous, on voit seulement son nom et son numéro de téléphone : on ne voit pas son visage », précise le livreur d’Uber Eats.

Comme les faits se sont produits un peu tard vendredi, Yaya a attendu lendemain (samedi) pour aller porter plainte au commissariat de Laval. Il déposé plainte pour « injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » pour dénoncer le racisme dont il a été victime. « On est dans un pays de droits, je ne pouvais pas faire justice moi-même », dit-il alors qu’il est encore rongé par la douleur des mots de la cliente insolente.

Mais, Yaya a surtout dénoncé ce racisme pour éviter que cet acte ne se reproduise. Car, au-delà de sa propre personne, si ce cas ci est passé sous silence, ses collègues pourraient également être victimes de tels propos dans l’avenir. Et, dans ce combat, il peut compter sur l’accompagnement de Uber Eats. Cette plateforme de livraison de repas cuisinés a déjà annoncé faire le nécessaire pour « suspendre le compte de la cliente ». Et, dans un communiqué, la plateforme rappelle qu’elle ne tolère « aucune discrimination envers les livreurs, les restaurants et les clients, que cela soit en raison de leur origine, de leur religion, de leur handicap, de leur orientation ou identité sexuelle, de leur situation familiale, de leur âge ou tout autre facteur de discrimination ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Cellou Dalein invité à un colloque à Lomé : l’opposant pourra-t-il enfin voyager ?

20 mai 2021 à 8 08 27 05275
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

L’Université de Lomé (Togo) organise du 26 au 28 mai 2021, un colloque intitulé « Du CFA à l’Eco : quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’Ouest ? ». Parmi les personnalités invitées à prendre part à cette rencontre, figure le principal opposant guinéen, Cellou Dalein Diallo. Il est sollicité à cause de son expertise sur le thème à débattre, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mais, il faut souligner que le président de l’UFDG reçoit cette invitation à un moment où il est interdit de sortir du territoire guinéen depuis plusieurs mois. Par deux fois, l’opposant a été bloqué à l’aéroport de Conakry et empêché de voyager, alors qu’il voulait aller participer aux obsèques de Soumaïla Cissé et Hamed Bakayoko, respectivement ancien Premier ministre du Mali et de la Côte d’Ivoire.

Les autorités guinéennes vont-elles enfin permettre à Cellou Dalein Diallo de voyager pour aller prendre part à ce colloque de Lomé ? Pour l’heure, cette question reste entière.

Vous pouvez lire ci-dessous la lettre d’invitation adressée à Cellou Dalein Diallo :

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25 personnalités guinéennes ciblées par des eurodéputés : voici la réaction du gouvernement

18 mai 2021 à 19 07 17 05175

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, des députés européens ont rendu public la liste des 25 dignitaires du régime Alpha Condé qui sont menacées de sanctions pour des violences des droits de l’homme en République de Guinée. Peu après la publication de cette liste, les dignitaires concernés ont réagi au nom du Gouvernement.

En attendant de savoir la suite qui sera donnée à ce qui pourrait être le début de la déchéance (au moins diplomatique) de certains dirigeants de notre pays, Guineematin.com vous propose la réponse du Gouvernement, signée par son porte parole, Tibou Kamara, lui-même dans le viseur des protecteurs des droits humains…

Une liste de personnalités Guinéennes qu’un groupe de députés européens voudraient voir “sanctionner” par l’union européenne pour des faits loin d’être établis, circulent allègrement dans les médias, à des fins de propagande, certainement. Car, la réponse du Haut Représentant de l’institution européenne auquel la “requête” a été adressée est claire et explique sa position qui, loin d’être coercitive et dogmatique, rappelle la tradition de dialogue et de concertation entre l’Europe et la Guinée.

A ce jour, la Guinée poursuit les consultations habituelles et suivies avec son partenaire Européen par les canaux diplomatiques connus de tous. Et, comme il est de règle dans les relations internationales, chaque partie respecte la souveraineté de l’autre et reste aussi à l’écoute sans le moindre préjugé pour comprendre ses préoccupations et en tenir compte dans l’analyse de toutes les situations.

Dans toutes les démocraties, chacun est libre de ses convictions, a le droit d’exprimer ses opinions et d’avoir des sympathies politiques. L’État Guinéen croit à la liberté d’expression, même, avec les excès qui l’accompagnent.

Et, il ne peut assimiler les prises de positions des uns et des autres fractionnaires à un discours officiel ou aux décisions des États ou d’institutions internationales. Un amalgame volontaire pour distraire l’opinion publique ou laisser croire à des légitimités acquises.

La Guinée, est certes ouverte au monde et coopère avec tous les États et institutions internationales, mais demeure jalouse de son indépendance, chèrement acquise, et revendique comme tous les peuples du monde son droit à l’auto-détermination, à choisir son chemin et à décider librement de son destin.

L’État Guinéen, comme tous les États du monde, est engagé à défendre ses institutions, sa sécurité intérieure et extérieure dans le respect des libertés publiques et des Droits démocratiques. Une mission régalienne confrontée à de nombreuses tentatives et velléités de remettre en cause l’ordre constitutionnel et des visées de changements inconstitutionnels de régime.

Les violences déplorées au cours d’événements et de manifestations politiques en découlent et méritent d’être analysées sans passions ni stigmatisation systématique d’acteurs responsables et conséquents, érigés en bouc-émissaires parfaits pour être jeté en pâture à une opinion crédule ou de partenaires de bonne volonté. La vérité est à ce prix, la justice aussi.

Tibou Kamara,

Ministre D’État, Conseiller Spécial, Ministre de l’Industrie et des PME, Porte-parole du Gouvernement.

Fait à Conakry, le mardi 18 mai 2021

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Sanctions de l’UE : voici la liste des 25 dignitaires du régime Alpha Condé ciblés par les eurodéputés

18 mai 2021 à 19 07 07 05075

Le Premier ministre guinéen et plusieurs membres de son gouvernement, des présidents d’institutions nationales, mais aussi des responsables des forces de défense et de sécurité, composent la liste de 25 dignitaires du régime Alpha Condé dans le viseur de 32 députés du parlement européen.

Ces eurodéputés ont transmis récemment les noms des personnalités concernées à la Commission européenne. Ils réclament des sanctions individuelles contre ces hauts responsables guinéens, accusés d’avoir joué un rôle dans les multiples cas de violations des droits enregistrées ces dernières années en Guinée.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste complète des personnalités ciblées :

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Putrajaya en Malaisie : le Ministre des Affaires religieuses accueille le Secrétaire Général de l’Académie internationale de l’OCI

18 mai 2021 à 17 05 25 05255

Dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de travail entre le Secrétariat Général de l’Académie internationale de la jurisprudence islamique de l’OCI et les départements et institutions malaisiens en charge des affaires religiouses et des recherches  scientifiques, Son Excellence le Professeur Koutoubou Moustapha SANO, le Secrétaire  général de l’Académie, a été reçu le lundi 17 mai 2021 à Putrajaya, la capitale administrative malaisienne, par l’Honorable Dr. Zul Kifli Mohamed Bakri, le Ministre malaisien chargé des affaires religieuses. Ce dernier a souhaité la bienvenue à son hôte en Malaisie. Il lui a également exprimé ses vives félicitations pour sa nomination à la tête de l’Académie, d’une part, et, d’autre part, pour les réformes qualitatives que l’Académie connaît depuis sa prise de fonction. 

En plus, pour le ministre malaisien, cette visite s’inscrit dans le dynamisme insufflé à l’Académie par le Professeur SANO. 

À cet effet, il a exprimé le souhait ardent de fortifier   davantage la coopération scientifique et intellectuelle entre l’Académie et toute institution religieuse et scientifique, particulièrement le Conseil national de Fatwah et le département national en charge du développement des affaires islamiques. 

Pour sa part, le Professeur Koutoubou SANO a remercié l’honorable, le ministre malaisien pour l’accueil si chaleureux et les aimables paroles envers sa modeste personne. Ensuite, il lui a assuré de la disponibilité totale de l’Académie et de son engagement personnel de renforcer davantage les liens de travail et de coopération entre l’Académie et les institutions malaisiennes.

Pour ce faire, les deux se sont mis d’accord de signer le mercredi le 19 mai 2021, un mémorandum d’entente (MoU) entre les deux parties, afin de définir les stratégies, les programmes et activités devant concrétiser cette coopération voulue, et devenir ainsi un modèle de partenariat à suivre. 

À la fin de la rencontre, le Professeur Koutoubou SANO a accordé une interview de 45 minutes à la télévision nationale malaisienne, en vue de clarifier la prévision de la jurisprudence islamique relative à l’utilisation des vaccins disponibles contre la Covid-19. Le Professeur a confirmé la permission de la chariah d’utiliser ces vaccins. Il a lancé un appel pressant aux musulmans à travers le monde, afin de se vacciner et de respecter scrupuleusement les gestes barrières édictés par les autorités sanitaires compétentes de leurs pays respectifs.

Le service de communication

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Sanctions de l’UE contre Dadis et Cie : Asmaou Diallo de l’AVIPA salue « un grand pas »

17 mai 2021 à 16 04 27 05275

C’est avec beaucoup de satisfaction que la présidente de l’Association des Victimes et Amis (AVIPA) accueille les sanctions infligées par l’Union européenne à cinq hauts responsables du CNDD (Conseil National pour la Démocratie et le Développement), la junte militaire qui avait pris le pouvoir en Guinée, après la mort du président Lansana Conté.

Il s’agit du capitaine Moussa Dadis Camara, du colonel Jean-Claude Pivi, du colonel Moussa Tiégboro Camara, du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, et d’Abdoulaye Chérif Diaby. Accusés d’avoir joué un rôle dans le massacre du 28 septembre 2009 (157 morts, des centaines de blessés et plusieurs femmes violées), ces personnalités guinéennes sont interdites de voyager dans les Etats membres de l’UE et leurs avoirs qui y sont détenus sont gelés.

Dans un entretien qu’elle a accordé à Guineematin.com, ce lundi 17 mai 2021, Mme Asmaou Diallo a salué « un grand pas » dans le dossier des événements du 28 septembre. « Cette décision vient à point nommé, surtout que nous sommes toujours en train de réclamer justice dans cette affaire. Aujourd’hui, le fait de citer les noms de ces personnes que tout le monde connaît est un grand pas. Nous avons toujours demandé à nos autorités, que ces personnes soient mises en congé en attendant le procès.

Mais le gouvernement n’a pas accepté cette doléance. Maintenant l’Union européenne a pris ces sanctions en citant les noms des intéressés. Heureusement, ils ont donné les noms, tout le monde les connait aujourd’hui. Ça, c’est un grand pas », a réagi la présidente de l’AVIPA, ajoutant que les victimes du massacre du 28 septembre 2009 pensent que « nous sommes sur la bonne voie pour aller au procès ».

Elle demande aux autorités guinéennes de s’inscrire dans cette logique pour permettre enfin que lumière soit faite ces douloureux événements. « A partir du moment où l’Union européenne a sanctionné ces 5 personnes, je pense que c’est le moment que la Guinée puisse emboîter le pas pour organiser immédiatement le procès. Parce que déjà, on connaissait les personnes inculpées. Maintenant parmi les personnes inculpées, 5 sont sanctionnées par l’Union européenne. Mais ce ne sont pas que ces 5 personnes seulement qui sont responsables de ce qui s’est passé au stade. Il y en a d’autres.

C’est pourquoi, nous nous demandons à l’Etat guinéen de s’impliquer rapidement pour montrer à l’opinion nationale et internationale qu’il est engagé pour protéger le peuple de Guinée. Parce que le massacre du 28 septembre, c’est le peuple de Guinée qui l’a subi. Ce ne sont pas seulement les victimes qui étaient au stade, mais c’est le peuple de Guinée entier qui a subi le mal (…) Donc il faut que le gouvernement organise le procès pour que les victimes puissent dormir mieux », a lancé Mme Asmaou Diallo, qui souhaite la tenue d’un procès juste et équitable dans un bref délai.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Dadis et Cie sanctionnés par l’UE : « ce sont des mesures insuffisantes », selon Bah Oury

17 mai 2021 à 13 01 46 05465
Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG)

Les sanctions infligées par l’Union européenne à cinq responsables du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) sont diversement appréciées en Guinée. Si certains s’en félicitent, d’autres par contre estiment que la mesure est insuffisante au regard des crimes commis le 28 septembre 2009, à Conakry.

Et, c’est dans ce deuxième groupe que l’on retrouve l’opposant Bah Oury, président de la commission d’organisation de la manifestation violemment réprimée au stade du 28 septembre de Conakry. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce lundi 17 mai 2021, le président de l’UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée) a estimé que ces sanctions sont insignifiantes par rapport à l’ampleur de la situation.

« Les mesures contre ces 5 personnes qui ont été citées, ce sont des mesures qui datent de plus de 10 ans. Et, ce sont des mesures que je trouve, dans le contexte actuel, insuffisantes pour prendre en compte l’ampleur du désastre et de la tragédie du 28 septembre », a réagi Bah Oury, farouche opposant de la junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara, qui avait pris le pouvoir en Guinée, après la mort du président Lansana Conté.

Pour lui, le plus important aujourd’hui est de faire la lumière sur le massacre du 28 septembre 2009 (qui avait fait 157 morts, des centaines de blessés et des femmes violées, selon plusieurs organisations de défense des droits de l’homme) pour sanctionner les auteurs de ces crimes et réhabiliter les victimes. Une mission à laquelle les autorités guinéennes ont failli, soutient le président du parti UDRG.

« Les autorités guinéennes qui ont fait semblant de vouloir juger cette affaire, ont leurré aussi bien la communauté nationale qu’internationale par rapport à leur volonté de mener une justice sereine, équitable pour que les responsabilités soient situées dans cette tragédie. Je ne trouve pas, dans le contexte actuel, une capacité politique des autorités guinéennes de juger cette affaire pour deux principales raisons.

Premièrement, le temps a fait que beaucoup de témoins ne sont plus de ce monde aujourd’hui. Et donc, c’est une volonté de faire disparaître des preuves et des témoignages qui auraient pu édifier l’opinion et la justice sur les véritables responsables de cette tragédie. Deuxièmement, depuis 10 ans, la nécessité de faire un jugement par rapport à ce dossier du 28 septembre, c’était pour éviter la répétition ou la récidive de cette tragédie, quel que soit le lieu et quelles que soient les populations cibles.

Malheureusement, ces 10 années et plus ont montré qu’il y a eu des répétitions et d’ethno-stratégies, notamment en Guinée forestière et à Conakry. C’est pour dire que la capacité politique d’organiser ce jugement n’est plus d’actualité par les autorités guinéennes actuelles », a laissé entendre M. Bah.

A rappeler que les cinq personnalités sanctionnées par l’Union européenne sont : le capitaine Moussa Dadis Camara, le colonel Jean-Claude Pivi, le colonel Moussa Tiégboro Camara, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, et Abdoulaye Chérif Diaby. Accusés d’avoir joué un rôle dans le massacre du 28 septembre, ces hauts responsables du CNDD sont interdits de voyager dans les Etats membres de l’UE et leurs avoirs qui y sont détenus sont gelés.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Palestine : la détresse d’un peuple sans défense

17 mai 2021 à 5 05 08 05085

Libre Opinion : Depuis presque maintenant une semaine, les bombardements continuent entre Israël et le Hamas faisant déjà plus de 200 victimes côté palestinien dont une quarantaine d’enfants et d’une dizaine de morts côté israélien.

Ces violations des droits de l’homme se passent sous le silence coupable de la communauté internationale qui est d’ordinaire très prompte à infliger des sanctions et à intervenir contre, le plus souvent, des État plus faibles ou à l’idéologie anticapitaliste. Il y a quelques semaines en arrière, la communauté internationale, les États-Unis à leur tête, menaçait la Russie et lui infligeait des sanctions pour avoir arrêté une seule personne, l’opposant Alexei Navalny. Aujourd’hui, des dizaines d’innocents palestiniens sont tués sans que cela n’emeuve personne. Évidemment quand il s’agit d’Israël, plus personne n’est capable de discernement et on ferme les yeux sur les violations du droit international.

Instrumentalisation de l’antisémitisme à des fins politiques

Il faut bien dire qu’à la suite du mandat britannique sur la Palestine de 1936 à 1947, les nations unies étaient parvenues à un plan de partage favorisant la création d’un État juif capitale Jérusalem Ouest (Israël) et d’un État palestinien avec pour capitale Jérusalem Est et la vieille ville de Jérusalem sous mandat international. Après la création de l’Etat d’Israël en 1948, à la suite de conflits notamment la guerre des 6 jours (1967) Israël commença la colonisation des territoires palestiniens avec l’annexion de Jérusalem-Est capitale de l’Etat futur palestinien.

Aujourd’hui, dès lors que l’on critique la politique du gouvernement Israëlien, on est taxé d’antisémitisme. Il faut d’emblée souligner que l’antisémitisme est une abomination. C’est le fait de manifester une hostilité à l’encontre des juifs en tant que groupe ethnique, religieux et c’est une forme de racisme à laquelle il faut énergiquement s’opposer.

À l’inverse, l’antisionisme est considéré, même si l’expression a évolué depuis ses origines, par le milieu intellectuel comme la critique de la politique du gouvernement Israëlien notamment sa colonisation des territoires palestiniens. Dès lors que l’on critique la politique du gouvernement israélien et de son Premier ministre Benjamin Netanyahu, on est considéré comme antisémite. Ce qui fait qu’aujourd’hui la plupart des intellectuels ont peur de se positionner sur le conflit israélo-palestinien, et les médias mainstreams s’accommodent de cette réalité et passent sous silence les crimes commis dans les territoires palestiniens.

Le géopolitologue Pascal Boniface disait à juste raison, dans son ouvrage « Antisémite » que je vous invite à lire par ailleurs, <<On se sert, on instrumentalise l’antisémitisme au profit de la défense politique d’un gouvernement en l’occurrence celui de Benjamin Netanyahu >> lequel Premier ministre depuis son accession à la tête de l’Etat hébreu a occupé presque les 2/3 du territoire palestinien.

Statut quo Ante, la solution du conflit

Pourtant, la résolution 478 du conseil de sécurité des Nations unies de 1980 condamne la colonisation des territoires palestiniens et demande à Israël de mettre fin à l’occupation. Mais les américains qui restent le parrain d’Israël refusent toute application du droit international en se contentant de déclarations minimalistes à chaque fois. Après la reconnaissance par Trump en 2017 de Jérusalem comme unique capitale de l’Etat d’Israël, une autre résolution fut votée mais visiblement c’est la raison du plus fort qui l’emporte aujourd’hui.

L’expulsion illégale de familles palestiniennes au profit de colons juifs à Jérusalem-Est est à l’origine de ce conflit qui martyrise le peuple gazaouis.

Tant que Benjamin Netanyahu restera Premier ministre d’Israël, et tant que la communauté internationale continuera sur son attitude complaisante vis-à-vis de la colonisation, il n’y aurait pas de paix au proche Orient car ce conflit même s’il comporte une dimension religieuse, est avant tout territorial donc juridique. C’est par le droit qu’il aura la paix entre israéliens et palestiniens.

#FreePalestine

Par Alexandre Naïny BERETE

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Massacre du 28 septembre : Dadis, Toumba, Tiegboro…sanctionnés par l’Union européenne

16 mai 2021 à 12 12 39 05395
Moussa Dadis Camara et Toumba Diakité

On connaît maintenant les cinq personnalités guinéennes sanctionnées par l’Union européenne. Quelques jours après l’annonce de cette décision par Josep Borrell, haut représentant et vice-président de la Commission européenne, lepoint.fr a révélé les identités des intéressés. Il s’agit du capitaine Moussa Dadis Camara, de Jean-Claude Pivi, du colonel Moussa Tiégboro Camara, du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, et d’Abdoulaye Chérif Diaby.

Interdiction de voyager et gel des avoirs

Dans un courrier daté du 12 mai, Josep Borrell, haut représentant et vice-président de la Commission européenne, a indiqué que cinq auteurs de ce massacre « (faisaient) l’objet d’un régime de sanctions individuelles de l’UE (interdiction de voyager sur le territoire des États membres de l’UE et gel des avoirs qui y sont détenus). Le renouvellement de ce régime de sanctions sera examiné en septembre 2021. »

Il s’agit de Moussa Dadis Camara, qui présidait au moment des faits le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et réside aujourd’hui au Burkina Faso, de Jean-Claude Pivi, alors chargé de la sécurité présidentielle, de Moussa Tiégboro Camara, ex-ministre des Services spéciaux, de la Lutte antidrogue et du Grand Banditisme, d’Abdoulaye Chérif Diaby, ex-ministre de la Santé, et de l’ancien aide de camp de Dadis Camara, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba Diakité.

Ce courrier de Josep Borrell laisse entendre que ces sanctions sont effectives. Leur application fait suite à une lettre adressée le 8 avril par 32 eurodéputés. Ils réclamaient notamment la « mise en action » du « nouvel instrument de sanctions » dont l’Union européenne (UE) s’est dotée le 7 décembre 2020 pour « cibler les responsables de graves violations des droits de l’homme et de graves atteintes à ces droits partout dans le monde, quel que soit le lieu où elles sont commises et quelle que soit l’identité de ces personnes ».

« Nous sommes ravis de constater une avancée sur le système de sanctions, qui permettent aujourd’hui de punir cinq personnes, même si, vu l’ampleur des violences survenues le 28 septembre 2009, ce n’est pas suffisant. Mais c’est un début, car à un moment donné la diplomatie ne suffit plus. Et quel est le poids de l’Europe au niveau international si elle n’a pas de moyen de pression ? » commente Salima Yenbou, eurodéputée du Groupe des Verts.

Le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), qui, comme Bah Oury, fondateur de ce parti, avait été grièvement blessé le 28 septembre 2009, a salué ces sanctions. « On ne peut que se réjouir. C’est un pas de plus dans la lutte contre l’impunité qui encourage la récidive dans la violation des droits humains, a-t-il réagi. Malheureusement, en Guinée, Alpha Condé utilise ce massacre comme instrument d’intimidation des militaires impliqués dans les exactions pour les avoir à sa dévotion, et il n’est pas prêt pour l’instant à les juger. Il se sert de ces hommes aux mains sales pour continuer à réprimer, et ces derniers savent que leur sort dépend d’Alpha. »

Courrier musclé des eurodéputés

Dans leur courrier adressé le 8 avril 2021 à Josep Borrell, les 32 eurodéputés ne mâchent pas leurs mots sur la situation politique en Guinée. Ils évoquent le double scrutin référendaire et législatif du 22 mars 2020 comme « l’une des élections les plus contestées, les plus violentes et les moins démocratiques » du pays, avec un fichier électoral « taillé sur mesure », rappellent que « monsieur Alpha Condé » est « resté sourd » face à tous les appels au dialogue des leaders religieux, déplorent « une rupture de la démocratie » ou encore la mort de 250 personnes « tuées souvent à bout portant par des agents des forces de défense et de sécurité » dans des « manifestations pacifiques » de l’opposition depuis 2010.

Un ton vigoureux assumé. « Les signataires sont pour la plupart de nouveaux parlementaires qui en ont marre de la langue de bois, résume l’eurodéputée Salima Yenbou. Il y a par ailleurs une volonté de voir la Commission européenne se positionner de façon plus ferme face à certaines situations, et pas seulement en Guinée. »

À Conakry, la présidence, par la voix de son conseiller spécial Tibou Camara, a émis des doutes sur l’objectivité de « ce groupe de députés » : « En ne tendant une oreille attentive qu’aux allégations d’opposants au régime, (il) n’a donc perçu qu’un seul son de cloche. (…) Le gouvernement réitère sa volonté et sa disponibilité à recevoir toutes les bonnes volontés et à discuter (…) de la « situation » réelle de la Guinée, sans préjugés ni procès d’intention », a-t-il dit. Et de préciser que « Son Excellence professeur Alpha Condé a un passé politique et une éthique personnelle qui l’engagent à défendre et promouvoir les droits humains et à toujours militer pour la démocratie ».

« En tant qu’eurodéputés, nous tenons à entendre toutes les voix, y compris celles des sociétés civiles, qui doivent avoir le droit de cité. Mais, quand on interpelle de la sorte, c’est qu’on a déjà émis des appels auprès des officiels… Et puis nous voyons aussi les images, les vidéos qui circulent lorsque des exactions sont commises.

Le président guinéen prétend avoir une éthique, promouvoir les droits de l’homme et la démocratie. Qu’il nous le prouve en organisant des procès pour juger les personnes supposées responsables de violences dans son pays. De notre côté, nous faisons notre part en appliquant des sanctions sur notre territoire », rétorque l’élue européenne Salima Yenbou, en allusion également aux centaines d’arrestations arbitraires consécutives à la présidentielle du 18 octobre dernier.

Source : lepoint.fr

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Violation des droits de l’homme en Guinée : la Commission européenne répond aux eurodéputés

12 mai 2021 à 17 05 32 05325

Par la voix de son vice-président et haut représentant, la Commission européenne a répondu ce mercredi, 12 mai 2021, à la lettre des 32 députés du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme en Guinée. Josep Borrell Fontelles a rappelé les actions menées par l’UE face aux multiples cas de violations des droits humains enregistrées ces dernières années en Guinée.

Il a annoncé notamment des sanctions individuelles prises à l’encontre de cinq personnes impliquées dans le massacre du 28 septembre 2019. Les intéressés, dont les noms n’ont pas été cités, sont interdits de voyager dans les pays membres de l’Union européenne et leurs avoirs sont gelés dans ces Etats.

Selon lui, une nouvelle session de dialogue politique est prévue entre les autorités guinéennes et l’Union européenne pour aborder les questions de gouvernance et de droits de l’homme en Guinée. Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la lettre Josep Borrell Fontelles.

JOSEP BORRELL FONTELLES

HAUT REPRÉSENTANT

VICE PRESIDENT DE LA COMMISSION EUROPÉENNE

 Brussels, 12/05/2021

A (2021)2800902-2804189

A tous les députés européens signataires de la lettre sur la situation en Guinée,

Chers membres du Parlement européen,

J’ai lu avec beaucoup d’attention votre lettre sur la situation des droits de l’homme en Guinée, cosignée par 32 membres du Parlement européen. Je partage vos préoccupations à bien des égards et l’Union européenne continue de suivre de près cette situation critique, pour laquelle elle est restée constamment engagée et n’a cessé de déployer ses efforts de médiation, notamment en coordination avec la CEDEAO, l’Union africaine et les Nations unies.

Dans la déclaration du 20 mars 2020, l’UE avait déjà mis en garde contre le contexte de polarisation extrême entourant le double scrutin du 22 mars 2020 (élections législatives et référendum constitutionnel) et ne considérait pas que les conditions d’organisation d’un scrutin sérieux et pacifique, dont le résultat pourrait être accepté par tous, étaient réunies. Comme vous le savez, dans ces conditions, l’Union européenne a renoncé à déployer une mission d’experts électoraux.

Dans la déclaration du 26 mars 2020, l’UE a dénoncé le climat de forte tension dans lequel s’est déroulé le double scrutin du 22 mars, entaché de violences ayant fait plusieurs morts, et a jugé inacceptables les actes de violence et l’usage disproportionné de la force par les forces de sécurité. Le caractère non inclusif et non consensuel de ces élections et du registre électoral, qui a porté atteinte à leur crédibilité, a également été dénoncé.

Il a été noté que l’absence d’une mission d’observation régionale et internationale reconnue remettait également en cause la validité du processus, et que les divisions intercommunautaires se creusaient dangereusement. L’UE a réitéré son soutien aux initiatives de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour réhabiliter le processus électoral, désamorcer les tensions et rétablir un dialogue entre toutes les parties.

De même, dans ma déclaration au nom de l’UE à la veille de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, j’ai indiqué qu’à l’approche du scrutin, l’UE partageait les préoccupations déjà exprimées par les acteurs régionaux et internationaux quant aux conditions de sa préparation. J’ai appelé à éviter la violence et la détérioration de la situation avant, pendant et après le scrutin et réaffirmé le plein soutien de l’UE à toutes les initiatives de la CEDEAO, de l’Union africaine, des Nations unies et de l’Organisation internationale de la Francophonie pour désamorcer les tensions et rétablir un dialogue entre les parties en vue de renforcer le cadre électoral.

À la suite de l’élection, l’UE a pris note, le 27 octobre 2020, des résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Toutefois, l’UE a estimé que des questions subsistaient quant à la crédibilité du résultat, questions auxquelles il conviendrait de répondre dans le cadre d’un dialogue inclusif et de la poursuite du processus de validation prévu par la loi. L’UE a condamné une nouvelle fois les violences qui ont causé la mort de nombreuses personnes. Elle a exhorté les autorités à mener des enquêtes indépendantes afin que justice soit rendue dans les meilleurs délais.

Le climat post-électoral est resté tendu. Le 18 décembre 2020 et le 21 janvier 2021, l’UE a déploré la mort de plusieurs militants politiques, M. Mamadou Oury Barry, M. Roger Bamba, qui étaient en détention provisoire à la prison centrale de Conakry, après la mort d’Ibrahima Sow et de Mamadou Lamarana Diallo au cours des mois précédents. L’UE a exhorté les autorités guinéennes à mener une enquête indépendante afin d’élucider les causes de leur décès, rappelant qu’elle considère le respect de l’État de droit comme une priorité du nouveau mandat présidentiel, et demande la libération des prisonniers politiques.

Quant aux auteurs du massacre du 28 septembre 2009, l’UE a toujours exigé qu’ils soient jugés, ce qui n’a malheureusement pas été le cas à ce jour. Cinq personnes impliquées dans le massacre, qualifié de crime contre l’humanité, font l’objet d’un régime de sanctions individuelles de l’UE (interdiction de voyager sur le territoire des États membres de l’UE et gel des avoirs qui y sont détenus). Le renouvellement de ce régime de sanctions sera examiné en septembre 2021.

J’ai demandé au SEAE (Service Européen pour l’Action Extérieure) de poursuivre le dialogue avec les autorités, qui nous ont informés qu’elles seraient disposées à organiser une nouvelle session de dialogue politique avec l’UE (la dernière a eu lieu en janvier 2019). Un tel dialogue serait l’occasion d’aborder les questions de gouvernance et de droits de l’homme en Guinée. En outre, les autorités ont annoncé que le mécanisme de dialogue entre le gouvernement et l’opposition (opposition parlementaire et  » extra-parlementaire « , y compris l’UFDG de Cellou Dalein Diallo), récemment créé, serait bientôt activé. L’UE suivra et réévaluera la situation à la lumière des développements futurs.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Josep Borrell Fontelles

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Journée de l’Europe 2021 – Déclaration de la Délégation de l’UE en Guinée

11 mai 2021 à 13 01 31 05315

Conakry, 9 mai 2021 – Le 9 mai 2020, mes collègues des États membres en Guinée (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie) et moi-même, lancions un vibrant appel à la solidarité et à la compassion à l’endroit des peuples guinéen et européen au plus fort de la pandémie de Covid-19. Je formulais personnellement le vœu pour une célébration normale de la Fête de l’Europe en 2021 comme nous le faisons ici depuis plusieurs années.

Hélas, pour la deuxième année consécutive, la Fête de l’Europe sera célébrée dans un contexte de pandémie où la Covid-19 continue d’ôter des vies, de distendre les liens sociaux et de malmener les économies de nos pays.
Si nous ne pouvons pas nous réunir autour d’un verre ou être assis côte à côte dans une salle de cinéma pour fêter l’Europe comme il se doit, notre espoir pour une telle perspective se renforce grâce, entre autres, à l’arrivée des vaccins. Nous connaissons également mieux le virus, ses modes de transmission et savons mieux nous protéger.

Face à cette crise sans précédent, l’Europe, loin de fléchir et de se recroqueviller sur elle-même, a fait preuve d’une incroyable résilience et d’unité pour combattre le virus et offrir sa solidarité aux peuples du monde. Elle a décidé d’agir en équipe en créant la #TeamEurope pour soutenir les pays partenaires dans la lutte contre la pandémie et ses conséquences.

Le montant de l’investissement atteint près de 36 milliards d’euros pour le monde entier dont 45 millions (530 milliards GNF) mobilisés à ce jour en faveur de la Guinée pour appuyer la riposte.

Cette avancée « main dans la main », c’est l’ambitieux projet de paix, d’union, de partenariat, de valeurs partagées et de solidarité lancé le 9 mai 1957 par Robert Schuman qui est à l’œuvre. C’est un projet remarquable, vivant qui poursuit sa construction 64 ans après son lancement.

L’Europe est devenue plus que jamais indispensable dans un monde complexe. Elle agit donc sans attendre en s’appuyant sur sa colonne vertébrale : l’union.

Nous restons soudés pour offrir à nos citoyens les emplois, la santé et la sécurité dont ils ont besoin pour vivre heureux.

Nous restons unis pour travailler avec nos partenaires en investissant davantage dans la coopération au développement, dans les énergies propres et en protégeant notre planète terre.
Nous réaffirmons haut et fort notre profond attachement à la démocratie, à l’Etat de droit et à la défense des droits de l’homme, ce sont des valeurs fondatrices de notre Union.

Nous sommes convaincus que l’intégration régionale, la vraie, passe par le respect des règles et principes auxquels les parties ont librement consentis. Les décisions de nos organisations et nos États doivent refléter les aspirations de nos citoyens. C’est à cela que travaille l’Europe des Peuples.

Il y a soixante-huit ans, le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman, proposait de créer une autorité conjointe pour superviser la production française et allemande de charbon et d’acier. Il lançait ainsi un projet ambitieux et remarquable qui a infléchi le cours de l’histoire européenne et redéfini la place de l’Europe dans le monde.
Ce projet, un projet de paix, de partenariat, de valeurs partagées et de solidarité, est loin d’être arrivé à sa fin.

Dans le monde actuel, l’Union européenne est plus indispensable que jamais.
Elle est indispensable pour nos citoyens, qui ont besoin de croissance économique, d’emplois, de sécurité, de perspectives et de droits.

Et nos citoyens savent très bien que, dans un contexte mondialisé, nous ne pouvons obtenir des résultats que si nous sommes soudés comme l’est l’Union européenne.

Il en va de même pour nos partenaires – tous ceux qui veulent travailler dans un esprit de coopération pour renforcer le multilatéralisme, la paix, le développement durable, un commerce libre et équitable, les droits de l’homme et la démocratie. Unis, nous sommes à vos côtés.

Nous sommes à vos côtés pour la sécurité et la paix, dans notre voisinage et au-delà. Nous investissons énormément dans nos capacités en matière de sécurité, pour la défense de notre Union mais aussi pour prévenir les conflits et promouvoir la paix dans le monde.

Nous sommes à vos côtés pour le développement et la croissance durables. Nous investissons toujours plus, partout dans le monde, en matière de coopération au développement, d’énergie propre et d’atténuation du changement climatique, de recherche et d’éducation, et dans nombre d’autres domaines.

L’Union européenne est un projet vivant, qui s’adapte et relève de nouveaux défis à chaque année qui passe. Nous sommes bien décidés à ce que notre projet continue d’être une force positive dans le monde, et nous aspirons à œuvrer en ce sens avec tous nos partenaires.

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Matières premières et décollage de l’Afrique : contraintes et opportunités ! Voici le passage du PM, Kassory Fofana

30 avril 2021 à 17 05 58 04584

Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, Chef du Gouvernement

Avant-hier, mercredi 28 avril 2021, le Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, a été l’invité d’honneur d’un webinaire de la Fondation Prospective et Innovation, en partenariat avec l’association Commodities for Nations et CyclOpe. Modéré par l’ancien Premier ministre français et président de la Fondation Prospective et Innovation, Jean-Pierre Raffarin, ce webinaire a porté sur la contribution possible des recettes d’exportations par l’Afrique de matières premières et des produits transformés, au financement des économies africaines.

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