Massacre du 28 septembre : Dadis, Toumba, Tiegboro…sanctionnés par l’Union européenne

16 mai 2021 à 12 12 39 05395
Moussa Dadis Camara et Toumba Diakité

On connaît maintenant les cinq personnalités guinéennes sanctionnées par l’Union européenne. Quelques jours après l’annonce de cette décision par Josep Borrell, haut représentant et vice-président de la Commission européenne, lepoint.fr a révélé les identités des intéressés. Il s’agit du capitaine Moussa Dadis Camara, de Jean-Claude Pivi, du colonel Moussa Tiégboro Camara, du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, et d’Abdoulaye Chérif Diaby.

Interdiction de voyager et gel des avoirs

Dans un courrier daté du 12 mai, Josep Borrell, haut représentant et vice-président de la Commission européenne, a indiqué que cinq auteurs de ce massacre « (faisaient) l’objet d’un régime de sanctions individuelles de l’UE (interdiction de voyager sur le territoire des États membres de l’UE et gel des avoirs qui y sont détenus). Le renouvellement de ce régime de sanctions sera examiné en septembre 2021. »

Il s’agit de Moussa Dadis Camara, qui présidait au moment des faits le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et réside aujourd’hui au Burkina Faso, de Jean-Claude Pivi, alors chargé de la sécurité présidentielle, de Moussa Tiégboro Camara, ex-ministre des Services spéciaux, de la Lutte antidrogue et du Grand Banditisme, d’Abdoulaye Chérif Diaby, ex-ministre de la Santé, et de l’ancien aide de camp de Dadis Camara, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba Diakité.

Ce courrier de Josep Borrell laisse entendre que ces sanctions sont effectives. Leur application fait suite à une lettre adressée le 8 avril par 32 eurodéputés. Ils réclamaient notamment la « mise en action » du « nouvel instrument de sanctions » dont l’Union européenne (UE) s’est dotée le 7 décembre 2020 pour « cibler les responsables de graves violations des droits de l’homme et de graves atteintes à ces droits partout dans le monde, quel que soit le lieu où elles sont commises et quelle que soit l’identité de ces personnes ».

« Nous sommes ravis de constater une avancée sur le système de sanctions, qui permettent aujourd’hui de punir cinq personnes, même si, vu l’ampleur des violences survenues le 28 septembre 2009, ce n’est pas suffisant. Mais c’est un début, car à un moment donné la diplomatie ne suffit plus. Et quel est le poids de l’Europe au niveau international si elle n’a pas de moyen de pression ? » commente Salima Yenbou, eurodéputée du Groupe des Verts.

Le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), qui, comme Bah Oury, fondateur de ce parti, avait été grièvement blessé le 28 septembre 2009, a salué ces sanctions. « On ne peut que se réjouir. C’est un pas de plus dans la lutte contre l’impunité qui encourage la récidive dans la violation des droits humains, a-t-il réagi. Malheureusement, en Guinée, Alpha Condé utilise ce massacre comme instrument d’intimidation des militaires impliqués dans les exactions pour les avoir à sa dévotion, et il n’est pas prêt pour l’instant à les juger. Il se sert de ces hommes aux mains sales pour continuer à réprimer, et ces derniers savent que leur sort dépend d’Alpha. »

Courrier musclé des eurodéputés

Dans leur courrier adressé le 8 avril 2021 à Josep Borrell, les 32 eurodéputés ne mâchent pas leurs mots sur la situation politique en Guinée. Ils évoquent le double scrutin référendaire et législatif du 22 mars 2020 comme « l’une des élections les plus contestées, les plus violentes et les moins démocratiques » du pays, avec un fichier électoral « taillé sur mesure », rappellent que « monsieur Alpha Condé » est « resté sourd » face à tous les appels au dialogue des leaders religieux, déplorent « une rupture de la démocratie » ou encore la mort de 250 personnes « tuées souvent à bout portant par des agents des forces de défense et de sécurité » dans des « manifestations pacifiques » de l’opposition depuis 2010.

Un ton vigoureux assumé. « Les signataires sont pour la plupart de nouveaux parlementaires qui en ont marre de la langue de bois, résume l’eurodéputée Salima Yenbou. Il y a par ailleurs une volonté de voir la Commission européenne se positionner de façon plus ferme face à certaines situations, et pas seulement en Guinée. »

À Conakry, la présidence, par la voix de son conseiller spécial Tibou Camara, a émis des doutes sur l’objectivité de « ce groupe de députés » : « En ne tendant une oreille attentive qu’aux allégations d’opposants au régime, (il) n’a donc perçu qu’un seul son de cloche. (…) Le gouvernement réitère sa volonté et sa disponibilité à recevoir toutes les bonnes volontés et à discuter (…) de la « situation » réelle de la Guinée, sans préjugés ni procès d’intention », a-t-il dit. Et de préciser que « Son Excellence professeur Alpha Condé a un passé politique et une éthique personnelle qui l’engagent à défendre et promouvoir les droits humains et à toujours militer pour la démocratie ».

« En tant qu’eurodéputés, nous tenons à entendre toutes les voix, y compris celles des sociétés civiles, qui doivent avoir le droit de cité. Mais, quand on interpelle de la sorte, c’est qu’on a déjà émis des appels auprès des officiels… Et puis nous voyons aussi les images, les vidéos qui circulent lorsque des exactions sont commises.

Le président guinéen prétend avoir une éthique, promouvoir les droits de l’homme et la démocratie. Qu’il nous le prouve en organisant des procès pour juger les personnes supposées responsables de violences dans son pays. De notre côté, nous faisons notre part en appliquant des sanctions sur notre territoire », rétorque l’élue européenne Salima Yenbou, en allusion également aux centaines d’arrestations arbitraires consécutives à la présidentielle du 18 octobre dernier.

Source : lepoint.fr

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Violation des droits de l’homme en Guinée : la Commission européenne répond aux eurodéputés

12 mai 2021 à 17 05 32 05325

Par la voix de son vice-président et haut représentant, la Commission européenne a répondu ce mercredi, 12 mai 2021, à la lettre des 32 députés du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme en Guinée. Josep Borrell Fontelles a rappelé les actions menées par l’UE face aux multiples cas de violations des droits humains enregistrées ces dernières années en Guinée.

Il a annoncé notamment des sanctions individuelles prises à l’encontre de cinq personnes impliquées dans le massacre du 28 septembre 2019. Les intéressés, dont les noms n’ont pas été cités, sont interdits de voyager dans les pays membres de l’Union européenne et leurs avoirs sont gelés dans ces Etats.

Selon lui, une nouvelle session de dialogue politique est prévue entre les autorités guinéennes et l’Union européenne pour aborder les questions de gouvernance et de droits de l’homme en Guinée. Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la lettre Josep Borrell Fontelles.

JOSEP BORRELL FONTELLES

HAUT REPRÉSENTANT

VICE PRESIDENT DE LA COMMISSION EUROPÉENNE

 Brussels, 12/05/2021

A (2021)2800902-2804189

A tous les députés européens signataires de la lettre sur la situation en Guinée,

Chers membres du Parlement européen,

J’ai lu avec beaucoup d’attention votre lettre sur la situation des droits de l’homme en Guinée, cosignée par 32 membres du Parlement européen. Je partage vos préoccupations à bien des égards et l’Union européenne continue de suivre de près cette situation critique, pour laquelle elle est restée constamment engagée et n’a cessé de déployer ses efforts de médiation, notamment en coordination avec la CEDEAO, l’Union africaine et les Nations unies.

Dans la déclaration du 20 mars 2020, l’UE avait déjà mis en garde contre le contexte de polarisation extrême entourant le double scrutin du 22 mars 2020 (élections législatives et référendum constitutionnel) et ne considérait pas que les conditions d’organisation d’un scrutin sérieux et pacifique, dont le résultat pourrait être accepté par tous, étaient réunies. Comme vous le savez, dans ces conditions, l’Union européenne a renoncé à déployer une mission d’experts électoraux.

Dans la déclaration du 26 mars 2020, l’UE a dénoncé le climat de forte tension dans lequel s’est déroulé le double scrutin du 22 mars, entaché de violences ayant fait plusieurs morts, et a jugé inacceptables les actes de violence et l’usage disproportionné de la force par les forces de sécurité. Le caractère non inclusif et non consensuel de ces élections et du registre électoral, qui a porté atteinte à leur crédibilité, a également été dénoncé.

Il a été noté que l’absence d’une mission d’observation régionale et internationale reconnue remettait également en cause la validité du processus, et que les divisions intercommunautaires se creusaient dangereusement. L’UE a réitéré son soutien aux initiatives de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour réhabiliter le processus électoral, désamorcer les tensions et rétablir un dialogue entre toutes les parties.

De même, dans ma déclaration au nom de l’UE à la veille de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, j’ai indiqué qu’à l’approche du scrutin, l’UE partageait les préoccupations déjà exprimées par les acteurs régionaux et internationaux quant aux conditions de sa préparation. J’ai appelé à éviter la violence et la détérioration de la situation avant, pendant et après le scrutin et réaffirmé le plein soutien de l’UE à toutes les initiatives de la CEDEAO, de l’Union africaine, des Nations unies et de l’Organisation internationale de la Francophonie pour désamorcer les tensions et rétablir un dialogue entre les parties en vue de renforcer le cadre électoral.

À la suite de l’élection, l’UE a pris note, le 27 octobre 2020, des résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Toutefois, l’UE a estimé que des questions subsistaient quant à la crédibilité du résultat, questions auxquelles il conviendrait de répondre dans le cadre d’un dialogue inclusif et de la poursuite du processus de validation prévu par la loi. L’UE a condamné une nouvelle fois les violences qui ont causé la mort de nombreuses personnes. Elle a exhorté les autorités à mener des enquêtes indépendantes afin que justice soit rendue dans les meilleurs délais.

Le climat post-électoral est resté tendu. Le 18 décembre 2020 et le 21 janvier 2021, l’UE a déploré la mort de plusieurs militants politiques, M. Mamadou Oury Barry, M. Roger Bamba, qui étaient en détention provisoire à la prison centrale de Conakry, après la mort d’Ibrahima Sow et de Mamadou Lamarana Diallo au cours des mois précédents. L’UE a exhorté les autorités guinéennes à mener une enquête indépendante afin d’élucider les causes de leur décès, rappelant qu’elle considère le respect de l’État de droit comme une priorité du nouveau mandat présidentiel, et demande la libération des prisonniers politiques.

Quant aux auteurs du massacre du 28 septembre 2009, l’UE a toujours exigé qu’ils soient jugés, ce qui n’a malheureusement pas été le cas à ce jour. Cinq personnes impliquées dans le massacre, qualifié de crime contre l’humanité, font l’objet d’un régime de sanctions individuelles de l’UE (interdiction de voyager sur le territoire des États membres de l’UE et gel des avoirs qui y sont détenus). Le renouvellement de ce régime de sanctions sera examiné en septembre 2021.

J’ai demandé au SEAE (Service Européen pour l’Action Extérieure) de poursuivre le dialogue avec les autorités, qui nous ont informés qu’elles seraient disposées à organiser une nouvelle session de dialogue politique avec l’UE (la dernière a eu lieu en janvier 2019). Un tel dialogue serait l’occasion d’aborder les questions de gouvernance et de droits de l’homme en Guinée. En outre, les autorités ont annoncé que le mécanisme de dialogue entre le gouvernement et l’opposition (opposition parlementaire et  » extra-parlementaire « , y compris l’UFDG de Cellou Dalein Diallo), récemment créé, serait bientôt activé. L’UE suivra et réévaluera la situation à la lumière des développements futurs.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Josep Borrell Fontelles

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Journée de l’Europe 2021 – Déclaration de la Délégation de l’UE en Guinée

11 mai 2021 à 13 01 31 05315

Conakry, 9 mai 2021 – Le 9 mai 2020, mes collègues des États membres en Guinée (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie) et moi-même, lancions un vibrant appel à la solidarité et à la compassion à l’endroit des peuples guinéen et européen au plus fort de la pandémie de Covid-19. Je formulais personnellement le vœu pour une célébration normale de la Fête de l’Europe en 2021 comme nous le faisons ici depuis plusieurs années.

Hélas, pour la deuxième année consécutive, la Fête de l’Europe sera célébrée dans un contexte de pandémie où la Covid-19 continue d’ôter des vies, de distendre les liens sociaux et de malmener les économies de nos pays.
Si nous ne pouvons pas nous réunir autour d’un verre ou être assis côte à côte dans une salle de cinéma pour fêter l’Europe comme il se doit, notre espoir pour une telle perspective se renforce grâce, entre autres, à l’arrivée des vaccins. Nous connaissons également mieux le virus, ses modes de transmission et savons mieux nous protéger.

Face à cette crise sans précédent, l’Europe, loin de fléchir et de se recroqueviller sur elle-même, a fait preuve d’une incroyable résilience et d’unité pour combattre le virus et offrir sa solidarité aux peuples du monde. Elle a décidé d’agir en équipe en créant la #TeamEurope pour soutenir les pays partenaires dans la lutte contre la pandémie et ses conséquences.

Le montant de l’investissement atteint près de 36 milliards d’euros pour le monde entier dont 45 millions (530 milliards GNF) mobilisés à ce jour en faveur de la Guinée pour appuyer la riposte.

Cette avancée « main dans la main », c’est l’ambitieux projet de paix, d’union, de partenariat, de valeurs partagées et de solidarité lancé le 9 mai 1957 par Robert Schuman qui est à l’œuvre. C’est un projet remarquable, vivant qui poursuit sa construction 64 ans après son lancement.

L’Europe est devenue plus que jamais indispensable dans un monde complexe. Elle agit donc sans attendre en s’appuyant sur sa colonne vertébrale : l’union.

Nous restons soudés pour offrir à nos citoyens les emplois, la santé et la sécurité dont ils ont besoin pour vivre heureux.

Nous restons unis pour travailler avec nos partenaires en investissant davantage dans la coopération au développement, dans les énergies propres et en protégeant notre planète terre.
Nous réaffirmons haut et fort notre profond attachement à la démocratie, à l’Etat de droit et à la défense des droits de l’homme, ce sont des valeurs fondatrices de notre Union.

Nous sommes convaincus que l’intégration régionale, la vraie, passe par le respect des règles et principes auxquels les parties ont librement consentis. Les décisions de nos organisations et nos États doivent refléter les aspirations de nos citoyens. C’est à cela que travaille l’Europe des Peuples.

Il y a soixante-huit ans, le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman, proposait de créer une autorité conjointe pour superviser la production française et allemande de charbon et d’acier. Il lançait ainsi un projet ambitieux et remarquable qui a infléchi le cours de l’histoire européenne et redéfini la place de l’Europe dans le monde.
Ce projet, un projet de paix, de partenariat, de valeurs partagées et de solidarité, est loin d’être arrivé à sa fin.

Dans le monde actuel, l’Union européenne est plus indispensable que jamais.
Elle est indispensable pour nos citoyens, qui ont besoin de croissance économique, d’emplois, de sécurité, de perspectives et de droits.

Et nos citoyens savent très bien que, dans un contexte mondialisé, nous ne pouvons obtenir des résultats que si nous sommes soudés comme l’est l’Union européenne.

Il en va de même pour nos partenaires – tous ceux qui veulent travailler dans un esprit de coopération pour renforcer le multilatéralisme, la paix, le développement durable, un commerce libre et équitable, les droits de l’homme et la démocratie. Unis, nous sommes à vos côtés.

Nous sommes à vos côtés pour la sécurité et la paix, dans notre voisinage et au-delà. Nous investissons énormément dans nos capacités en matière de sécurité, pour la défense de notre Union mais aussi pour prévenir les conflits et promouvoir la paix dans le monde.

Nous sommes à vos côtés pour le développement et la croissance durables. Nous investissons toujours plus, partout dans le monde, en matière de coopération au développement, d’énergie propre et d’atténuation du changement climatique, de recherche et d’éducation, et dans nombre d’autres domaines.

L’Union européenne est un projet vivant, qui s’adapte et relève de nouveaux défis à chaque année qui passe. Nous sommes bien décidés à ce que notre projet continue d’être une force positive dans le monde, et nous aspirons à œuvrer en ce sens avec tous nos partenaires.

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Matières premières et décollage de l’Afrique : contraintes et opportunités ! Voici le passage du PM, Kassory Fofana

30 avril 2021 à 17 05 58 04584

Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, Chef du Gouvernement

Avant-hier, mercredi 28 avril 2021, le Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, a été l’invité d’honneur d’un webinaire de la Fondation Prospective et Innovation, en partenariat avec l’association Commodities for Nations et CyclOpe. Modéré par l’ancien Premier ministre français et président de la Fondation Prospective et Innovation, Jean-Pierre Raffarin, ce webinaire a porté sur la contribution possible des recettes d’exportations par l’Afrique de matières premières et des produits transformés, au financement des économies africaines.

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Action pour unir les Guinéens : 2ème appel de Cherif Mohamed Abdallah Haidara

29 avril 2021 à 9 09 38 04384

Cherif Mohamed Abdallah HAIDARA

Appel au Peuple de Guinée pour une véritable réconciliation nationale !

Filles et Fils de la République de Guinée, le monstre de la division guette notre beau pays.

Le 28 Septembre 1958, notre peuple a voté à près de 97% pour l’indépendance. Ce taux très élevé prouve que c’est dans l’unité que ce choix historique a été fait.

Depuis cette date, nous avons traversé bien d’épreuves mais dans l’unité nous avons ensemble résisté.

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Kindia : à la rencontre du Pr Lamine Diabaté, ce Guinéen qui a enseigné Emmanuel Macron

28 avril 2021 à 8 08 27 04274

Professeur d’Histoire et de Géographie, Lamine Diabaté a contribué à la formation de l’actuel président français. Il a enseigné Emmanuel Macron au collège d’excellence de Sèvre (France) en 1988-1989. A la retraite, cet enseignant vit aujourd’hui dans la ville de Kindia, très loin de son ancien élève. Conseiller du préfet de Kindia et agriculteur, le Pr Lamine Diabaté a raconté son histoire dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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France : des opposants guinéens prévoient un accueil mouvementé pour Alpha Condé

27 avril 2021 à 11 11 12 04124

Le président Alpha Condé est attendu le 28 mai 2021 en France, où il est invité par son homologue français, Emmanuel Macron. Et, cette visite du chef de l’Etat guinéen risque d’être très mouvementée. Car les opposants guinéens vivant dans ce pays comptent mettre l’occasion à profit pour protester contre Alpha Condé et son régime. Plusieurs organisations politiques et de la société civile appellent à une manifestation à Paris, dont la date n’est pas encore annoncée.

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Indonésie : le chef des renseignements de Papouasie abattu par des rebelles

26 avril 2021 à 13 01 11 04114

AFP-JAKARTA- Le chef des services de renseignement de la province indonésienne de Papouasie a été abattu dans une embuscade par des rebelles indépendantistes, a indiqué lundi l’armée indonésienne tandis que le président du pays a appelé à écraser le mouvement séparatiste dans la région en proie aux violences.

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« Donner l’exemple et Sauvegarder le bien commun en Afrique » : 9 personnalités africaines signent une tribune sur la situation au Tchad

26 avril 2021 à 12 12 30 04304

Décembre 2017. De gauche à droite : S.E.M Mohamed Ould Abdoul Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, S.E.M Idriss Deby Itno, Président de la République du Tchad, S.E.M Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat, M. André Parant Secrétaire Général Adjoint du Quay d’Orsay, Mme Soukayna Kane, Directrice des Opérations de la Banque Mondiale pour le Mali, la Guinée, le Niger et le Tchad, M. Abdoulaye MAR DIEYE, Directeur du Bureau Régional du PNUD pour l’Afrique

Nous publions ci-dessous une tribune de 9 personnalités* sur la situation préoccupante au Tchad. « Les évènements du Tchad appellent au « réveil » du peuple, au rapide sursaut des Africains et des institutions africaines pour un renouveau des pratiques politiques et pour la sauvegarde du bien commun, par excellence, que constitue l’exercice démocratique », écrivent ces acteurs engagés en signant à visage découvert, ce qui est plutôt rare sur de tels thèmes. In extenso.

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Coup d’Etat au Tchad après la mort d’Idriss Deby : la réaction de l’Union africaine

24 avril 2021 à 18 06 51 04514

L’opinion publique a appris le mardi dernier, 20 avril 2021, que les rebelles tchadiens du FACT (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad, dirigé par le général Mahamat Mahadi Ali) ont réalisé leur promesse de libérer leur pays de la dictature d’Idriss Deby. Plus de trente ans après son putsch et au moment où on s’attendait à voir le « le maréchal du Tchad » célébrer sa élection à un sixième mandat, c’est sa mort qui est annoncée.

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Faire de l’Afrique « le premier continent du monde » : Me Traoré sur cette promesse d’Alpha Condé

24 avril 2021 à 10 10 30 04304

Me Mohamed Traoré

« Le combat que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer afin que l’Afrique, d’ici 2050, soit le premier continent du monde ». C’est l’annonce faite par le président Alpha Condé dans son discours tenu hier, à N’Djamena, à l’occasion des funérailles du président tchadien, Idriss Deby Itno. Et, cette sortie du chef de l’Etat guinéen ne laisse pas indifférent Me Mohamed Traoré, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée. Dans un message qu’il posté sur sa page Facebook, ce samedi 24 avril 2021, l’avocat s’est interrogé sur la faisabilité de cette promesse « exportée » du chef de l’Etat guinéen.

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Tchad : la vraie cause de la disparition tragique d’Idriss Déby Itno

23 avril 2021 à 6 06 09 04094


Après la disparition tragique du maréchal Idriss Deby Itno, certains Africains, qui voient la main de la France derrière tous les soubresauts du continent, accusent directement l’ancienne puissance coloniale d’avoir orchestré l’assassinat du chef de l’Etat tchadien. Pour eux, les accords de défense qui lient le Tchad et la France auraient dû être appliqués pour bouter les rebelles hors du territoire tchadien.

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Putsch au Tchad : l’opposant guinéen Saïkou Yaya Barry dénonce la faiblesse des institutions

23 avril 2021 à 5 05 19 04194

Idriss Déby Itno, défunt dictateur tchadien

Comme annoncé précédemment, quelques heures après l’annonce de la mort du Maréchal-président Idriss Déby Itno du Tchad mardi dernier, 20 avril 2021, un conseil militaire s’est emparé du pouvoir, bouleversant l’ordre constitutionnel du pays. Car, la constitution du Tchad (révisée en 2005) dispose en son article 76 qu’en cas de vacance de la présidence, c’est l’Assemblée nationale qui assure la plupart des attributions du président. Et, que « dans tous les cas, il est procédé à de nouvelles élections présidentielles quarante-cinq (45) jours au moins et quatre-vingt dix (90) jours au plus après l’ouverture de la vacance ».

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Mort du dictateur tchadien, Idriss Déby : réaction de l’opposant guinéen Biro Soumah

22 avril 2021 à 5 05 01 04014

Aboubacar Biro Soumah, président du Parti pour le Progrès et le Changement

Depuis l’annonce de la mort du président tchadien, le Maréchal Idriss Déby Itno, les réactions fusent de partout en Afrique et dans le monde. En Guinée, cette disparition subite du dictateur est diversement appréciée. Du côté du pouvoir, une journée de deuil en hommage à ce « panafricaniste convaincu » a été décrétée. Alors que dans le camp de l’opposition, certains se réjouissent de la mort du dictateur qui se croyait invincible. C’est le cas de Aboubacar Biro Soumah, le leader du parti pour le progrès et le changement (PPC), qui se félicite de la fin de 30 ans de règne sans partage à la tête de l’état tchadien.

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Décès du maréchal Idriss Déby : « c’est regrettable qu’il en soit ainsi » (Bah Oury)

21 avril 2021 à 21 09 52 04524

Bah Oury, président du parti UDRG

Le décès du président du Tchad, le maréchal Idriss Déby Itno, suscite des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Bah Oury, président de l’UDRG (Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée), s’est prononcé sur le sujet dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce mercredi 21 avril 2021. Tout en regrettant les circonstances dans lesquelles le chef de l’Etat tchadien a trouvé la mort, l’opposant guinéen s’est dit inquiet des conséquences que cela peut engendrer sur le plan sécuritaire.

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