Taxe pour financer l’Union Africaine : voici les éclaircissements du ministre du Budget (interview)

22 mai 2017 à 16 04 07 05075

L’Assemblée Nationale a adopté le 16 mai 2017 la Loi portant institution d’un prélèvement de 0.2% sur les importations des marchandises au profit de l’Union Africaine. Après cette adoption à l’unanimité des députés présents ce jour, Guineematin.com a voulu en savoir un peu plus sur les produits concernés par cette taxe, la structure chargée de la gestion de cette manne financière, ses avantages mais aussi son impact sur le pouvoir d’achat du citoyen guinéen, etc.

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Hadja Djéné Condé, Première Dame de la République, à Guineematin : « je suis certaine que tout va bien se passer »

5 février 2017 à 14 02 22 02222

A l’occasion de la journée nationale de l’orpaillage, prévue demain à Kankan, sous l’autorité du président de la République, la Première Dame de la République, Hadja Djéné Kaba, qui est la marraine des orpailleurs, a reçu l’envoyé spécial de Guineematin.com dans sa maison familiale, à Kankan. Leur bref entretien a porté sur la célébration de la journée nationale de l’orpaillage.

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Dr Ibrahima Kourouma sur les contractuels de l’éducation: l’interview intégrale (vidéo et décryptage)

11 janvier 2017 à 12 12 11 01111

Depuis quelques jours, on assiste à une grogne des enseignants contractuels qui réclament leur intégration à la Fonction publique, après leur échec au concours organisé à cet effet. Dans le souci d’éclairer la lanterne des uns et des autres sur les tenants et les aboutissants de cette situation, le ministre de l’Enseignement Pré Universitaire et de l’Alphabétisation, Docteur Ibrahima Kourouma, a reçu des médias guinéens dont Guineematin.com dans la soirée de ce mardi 10 janvier 2017.

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Ecoutes téléphoniques, corruption du régime Condé par les miniers, audits… Cellou Dalein dit tout

10 décembre 2016 à 11 11 23 122312

cellou-dalein-diallo-jpg0Elhadj Cellou Dalein Diallo, le Président de l’UFDG, a accordé un entretien à un reporter de Guineematin.com hier, vendredi 09 novembre 2016. Au cours de cet échange, le principal opposant a répondu à plusieurs questions portant sur l’actualité, notamment les révélations sur la corruption du régime actuel par les géants minier, les écoutes téléphoniques dont il a été victime de la part des services de renseignement britanniques et américains, ses nouvelles relations avec le président Alpha Condé…

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Prof. Mory Fodé de Donka : « la Psychiatrie n’a ni infirmiers spécialistes, ni centre d’isolement»

25 novembre 2016 à 8 08 15 111511

professeur-morifode-de-donka« … il y a des gens qui prient beaucoup, ce n’est pas parce qu’ils sont pieux, ils sont malades. Il y a des gens qui ne peuvent pas parler en public,No n appelle cela, la folie sociale. Ça peut même les amener à la consommation de l’alcool ou de la drogue pour pouvoir tenir. Et, il y a des gens qui sont trop propres, même quand vous leur dites bonjour, ils sont obligés d’aller se laver les mains. Quand ils ferment la porte, ils sont obligés de nettoyer les poignets. Ce sont des problèmes de santé que les gens ne considèrent pas. Je connais des personnes qui ne peuvent pas regarder le ciel, parce qu’ils ont peur que les nuages tombent sur eux…. », a notamment expliqué à Guineematin.com le professeur Morifodé Doukouré, le chef du service psychiatrie de l’hôpital national Donka. 

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Parlement du rire 2016 : « J’irai représenter notre pays dignement », promet Mamadou Thug

5 octobre 2016 à 13 01 42 104210

En prélude de la deuxième édition du « Parlement du rire », qui se tiendra à Abidjan du 13 au 22 octobre prochain, Guineematin.com a été reçu par l’honorable Mamadou Thug pour échanger sur les préparatifs de cette rencontre. Dans notre échange, le seul représentant des comédiens guinéens au niveau de ce parlement a parlé de ses différents projets mais aussi des difficultés qu’il rencontre.

Décryptage !

Guineematin.com : Mamadou Thug, bonsoir

Mamadou Thug : Bonsoir aux millions de lecteurs de Guineematin.com!

Guineematin.com : Vous vous apprêtez pour aller représenter la Guinée à un parlement du rire. Dites-nous c’est quoi le parlement du rire ?

Mamadou Thug : D’abord, il faut corriger. Je suis honorable Mamadou Thug. Je suis parlementaire africain, du côté de l’humour. C’est la 2ème édition. La première c’était l’année passée et la 2ème c’est cette année. Je dois représenter la Guinée à Abidjan du 13 au 22 octobre. Cet évènement est produit par Gondwana City de Mamane, chroniqueur à RFI. La diffusion est assurée par Canal+.

Le Parlement du rire est une rencontre de comédiens où on va dépeindre par l’humour, par le rire, les problèmes du monde, de l’Afrique et on va profiter de l’occasion pour essayer de sensibiliser les pays afin de promouvoir la démocratie en Afrique.

Guineematin.com : Vous-êtes députés au niveau de ce parlement…

Mamadou Thug : Honorable bien sûr, honorable, je suis honorable (rire)…

Guineeematin.com : Vous -êtes honorable depuis quand ?

Mamadou Thug : Depuis cette année, je suis parlementaire au niveau de ce parlement du rire. J’irais avec mes propositions et mes suggestions par rapport à beaucoup de choses dans le monde comique africain. J’aurais trois passages sur scène où je vais défendre les différents projets. Donc, j’aurais trois présentations. A partir du 14, jusqu’au 21, je vais jouer. Je serai avec d’autres parlementaires venus du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Sénégal,… C’est la Côte d’Ivoire qui reçoit les parlementaires comme Gohou Michel, DB Cravate, Mamane, etc.

Guineematin.com : Honorable Mamadou Thug, comment vous vous préparez pour cette rencontre ?

Mamadou Thug : Aujourd’hui, nous sommes entrain de travailler autour de plusieurs de mes textes. Il y a des journalistes qui viennent, d’autres apportent d’autres idées. Je suis avec mon professeur et metteur en scène, Ibrahima Sory Tounkara, qui m’aide beaucoup. Il y a aussi d’autres artistes qui m’appellent et qui m’apportent beaucoup d’idées dans la création, tels que Djani Alpha, Fadjidi, sans oublier toute la structure qui m’entoure, qui me gère, Soudou Daardja Production qui me booste et qui m’apporte beaucoup de choses dans la créativité de mes spectacles. A Abidjan, c’est beaucoup de pays qui se rencontrent. Chacun a envi de faire au-delà de ce qu’il peut afin que, demain, quand Canal+ va diffuser, qu’on voit bien notre pays. Je veux qu’on voit bien le drapeau guinéen, c’est ce qui est important et c’est cela mon souci. Je tiens à rappeler que le parlement du rire n’est pas une compétition africaine. Mais, c’est un espace de diffusion des comédies africaines. Donc, chacun compétit avec soi-même. Alors, tu dois être à la hauteur de ton spectacle, de ton public et à la hauteur de ces personnes qui te suivent. C’est important que tu puisses combattre pour que vraiment, quand demain on annonce que la Guinée est représentée par Mamadou Thug, que ce qui sort, par le texte, par le jeu de l’acteur, qu’on voit quelque chose de bien. Que demain, au-delà du parlement, que Gondowana City ou bien avec Canal+, qu’on puisse aussi créer un autre évènement pareil en Guinée afin que les comédiens africains puissent avoir un calendrier partout dans le monde et surtout en Afrique. C’est ce qui leur permet de vivre.

Guineematin.com : Honorable Mamadou Thug, au sein de ce parlement du rire, est-ce qu’il y a d’autres comédiens députés mais qui sont aussi des Guinéens ?

Mamadou Thug : Je suis le seul député guinéen pour la saison 2. L’année passée, par problème de calendrier, ils étaient sensés être deux, mais Mani Oumar était parti représenter dignement la Guinée. C’est un de nos amis, un de nos frères, qui est aussi bien. Mais, cette année, comme le disait les autres de la production qu’au parlement du rire, la Guinée sera représentée par un seul comédien. Que pour eux, c’est Mamadou Thug. Donc, j’irai dignement avec le fanion de la Guinée faire du spectacle et pour le public Guinéen, pour le public de l’Afrique et pour le public du monde entier. Pour qu’on sache qu’en Guinée, la comédie vie et vivra, Incha Allah.

Guineematin.com : Est-ce qu’on peut savoir la portée du message que vous allez véhiculer lors de cette rencontre ?

Mamadou Thug : Aujourd’hui, comme je le dis, parler de la démocratie, parler d’unité, de la bonne gouvernance, de l’environnement, c’est des thèmes qui importent le monde entier. Au-delà de la comédie, nous travaillons autour de beaucoup de choses, surtout culturel pour que demain quand nous passons qu’on sente que la Guinée est passée. Je l’ai dit en primo qu’on est en train de travailler autour de beaucoup de textes. Il y a des maîtres confirmés qui m’apprennent et qui m’ont beaucoup aidé dans ce métier : les Souley Thiaguel, Petit Tonton et même les comédiens de ma troupe, les messagers du temps. Chacun apporte son mieux pour l’édifice du spectacle de l’honorable Mamadou Thug. Certes, c’est moi qui serait vu sur scène, mais c’est la Guinée qui sera sur scène. Que ça soit au palais de la culture à Abidjan où devant le petit écran de Canal+, ce qui est important c’est qu’on puisse faire un passage remarquable lors de cette rencontre. Pourvu que demain, vous, en tant que site internet Guineematin.com, vous en tant que média en Guinée, que puissiez dire vraiment que ce passage est remarquable. C’est pour dire que nous partirons représenter notre pays dignement. Donc, on a besoin de soutien, nous avons besoin de sentir la Guinée derrière nous. Je le dis très souvent que le premier comédien de ce pays, c’est le Pr Alpha Condé. Le premier footballeur de ce pays, c’est bien lui et il est le premier muezzin aussi.  Après lui, toutes les autres institutions, que ça soit le chef de file de l’opposition ou le bout du fil de l’opposition, on a besoin du soutien de tout le monde. Que tous ceux qui ont des amis en Côte d’Ivoire leur dise que le parlement, c’est la rentrée gratuite. C’est sur invitation. Venez rire et répondre : « ça, c’est moi ça ». Tout ce que je pourrais promettre à tous les Guinéens est que j’assurerais le spectacle parce que c’est pourquoi, on se donne à fond pour travailler et hisser haut le drapeau guinéen. On aime ce pays et on veut aider ce pays. Le soutien peut être moral, physique, certes, mais il est aussi financier. Le soutien financier est important parce qu’aujourd’hui, le professionnel demande, quand il voyage, qu’on mette tout en place pour que je puisse me déplacer. C’est important, si j’ai les moyens que je puisse venir avec mon responsable de communication ou bien mon manager de Soudou Daardja. Qu’on puisse aller ensemble parce qu’aujourd’hui, c’est de pouvoir parler à ces comédiens du monde, créer des rendez-vous en Guinée pour qu’il y ait des évènements de ce genre dans notre pays.

J’ai eu à organiser ici un festival et ce festival a reçu Adama Dahico. En 2017, on va recevoir encore une autre grande figure de la comédie africaine pour ce festival. Mais, cela ne peut se faire si nous, les Guinéens, on ne se lève pas pour soutenir la chose. Que ça soit les autorités, les MSN, les sponsors, etc. Vous les médias vous êtes entrain de faire ce que vous pouvez mais nous les artistes aussi, nous devons travailler pour pouvoir nous montrer.

Guineematin.com : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans le cadre des préparatifs de ce rendez-vous d’Abidjan ?

Mamadou Thug : Nous rencontrons beaucoup de difficultés qui sont d’ordre financier. Aujourd’hui, j’ai besoin de me faire accompagner par quelqu’un. Mais, comme je n’ai pas les moyens pour payer son billet, son hôtel et tout ce qui s’en suit, c’est une difficulté. Moi, en tant que comédien, tout est pris en charge mais le professionnalisme exige que tu sois accompagné par quelqu’un. Donc, j’ai envi de venir avec un journaliste et mon manager. J’ai envi d’avoir des T-chirts avec le concept, ma photo, le parlement du rire. Il faut qu’il y ait peut être de l’autre côté, un journaliste qui peut dire « Thug, au-delà de l’article que je te donne, Nouhou dit par exemple, je te donne 100 T-chirts ». Cela coûte peut-être trois millions, cinq millions. Peut-être quelqu’un d’autre peut le faire à la place Nouhou.  Nouhou peut passer l’information, c’est important. Que quelqu’un dise : « moi aussi, j’ai mon site comme l’a fait Guinematin.com. Nous aussi, on va te tendre le micro, tu vas parler. Tu vas appeler nos lecteurs au soutien ».

Je remercie beaucoup le Fans Club Mamadou Thug qui s’est levé comme un seul homme, qui donne à la communication avec Soudou Daardja Prod. Aujourd’hui, quand je me connecte, je vois plus de 100 personnes, sur leur photo de profil, c’est honorable Mamadou Thug qui est affiché. Ça fait plaisir et ça me dit beaucoup de choses. Je me dis que je suis important pour ces personnes et j’ai un impact pour eux. En retour, je dois travailler dur aussi. Les difficultés sont donc d’ordre « Koobiri (Soussou), Thiewdhi (Pular) », entendez « l’argent » dans les deux langues.

Guineematin.com : Peut-être une dernière question. Honorable Thug, on est député au niveau de ce parlement pour combien de temps ?

Mamadou Thug : C’est par an.

Est-ce qu’au terme du mandat, le député du rire est reconduit ou bien comment ça se passe ?

Mamadou Thug : Oui, il est reconduit. Premièrement, nous postulons tous pour le prix RFI Talent. C’est au prix RFI Talent qu’on amène trois sketches. Comme tout est cordonné par Gondwana City, on sélectionne aussi des comédiens pour venir au parlement. Moi, c’est mes trois sketches qui ont été sélectionnées. Après, ils m’ont adressé une lettre spéciale pour venir au parlement, en tant que jeune comédien guinéen.

J’ai eu une remarque qui m’a beaucoup soulagé et cela n’est pas grâce à moi mais grâce à l’équipe qui m’entoure. Ils ont fait comprendre aux gens de la Côte d’Ivoire que, si aujourd’hui on parle de la comédie en Guinée, il y a quelqu’un qui s’appelle Mamadou Thug. Et, ce dernier, Dieu a voulu, avec le soutien des médias, du peuple de Guinée, qu’il soit le premier en Guinée depuis 2004. Ils ont donc compris que c’est un artiste comédien organisé et respecté. Aujourd’hui, le ministère de la Culture, beaucoup d’autorités guinéennes me soutienne dans ce sens. Même le fait que les médias sont là pour parler de cet évènement est un plus.

J’ai parlé avec Istelle, l’une des responsables de Gondwana City, elle a lu certains articles que d’autres sites culturels ont faits. Elle a dit que cela crée de la différence. Il y a d’autres comédiens qui ont été avant moi. Il y a eu Mané qui est allé mais, l’année passée, on n’a pas eu la chance de parler de ça. Mais, ce qu’elle m’a dit, je le retiens. Elle m’a dit : « J’ai compris que tu es une personne organisée. Tu as une équipe, tu as une cellule de communication et ça, c’est un plus et c’est ce qui est important ».

Ce que je vais dire au peuple de Guinée et surtout aux artistes, c’est de respecter le métier qu’ils sont en train de faire. Moi, je suis un comédien, je respecte ce métier parce que ça, c’est ma vie. J’étais orienté en faculté de médecine, après ma profession, c’est artiste comédien. C’est pour vous dire à tel point cette profession est importante. Je tiens à ça et je veux montrer au peuple de Guinée que c’est vraiment possible de vivre de ce métier. C’est pourquoi, j’accepte de me remettre en cause pour travailler et que de l’autre côté, l’Etat accepte de me soutenir.

Je viendrais donc à Abidjan pour représenter notre drapeau mais j’ai envi de vous sentir tous derrière moi, sans aucun rond. Que tout le monde se lève pour que quand je dis : « Mamadou Thug », que tout le monde répondre « Oui, ça c’est moi ça », c’est un plus pour moi, un atout.

Guineematin.com : Merci honorable Mamadou Thug

Mamadou Thug : C’est un plaisir de vous recevoir dans ma villa privée parce qu’ici, c’est ma villa privée. Comme je l’ai dit à Nouhou, WWW : Guineematin.com c’est simple. Ceux qui ont crée le web ont utilisé le pular pour les 3 W : c’est Winda (écrire) ; Wenga (Afficher) ; Weebhita (Montrer). Voilà la signification des 3 W. Merci et toute la commune de Cosa, la 7ème commune vous dit merci.

Interview réalisée par Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

 

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SCOOP : La Guinée, toujours sous sanction de l’UE en matière de pêche illicite (Commission européenne)

22 juillet 2016 à 23 11 19 07197

pêcheurs ghanéensC’est sans doute une information dont se serait bien passé André Loua, ministre guinéen des Pêches et de l’Economie maritime. Le 13 juillet dernier, M. Loua, ivre de joie, s’est répandu dans plusieurs médias expliquant à qui voulait l’entendre que l’Union européenne a retiré la Guinée de la « liste noire » des pays tiers non-coopérants en matière de pêche illicite non déclarée et non réglementée (INN). Dans la communication du ministre, il n’y avait aucun doute : le carton rouge imposé à la Guinée depuis 2014 a été levé et que la mesure était déjà effective. Guineematin.com avait été beaucoup plus prudent.

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Fodé Bangoura à Guineematin : Solano et Cheick Amadou «se sont exclus du PUP» (interview)

9 mai 2016 à 20 08 31 05315

Elhadj Fodé Bangoura, président du PUP.jpg1« … quel intérêt le président Alpha Condé a à confier son fils à un parti que les autres disent même qu’il est mort, alors qu’il a un parti qui l’a porté au pouvoir et qui est encore là au pouvoir ? Au lieu de mettre les 13 milliards, les 10 pick-up et les 30 motos au PUP, pourquoi ne pas les mettre dans son parti qui en a besoin aussi ? Pourquoi aussi faire présenter son fils en 2020 par un autre parti ? Nous sommes en Afrique et il y a des exemples : au Togo, au Gabon, en RD Congo, tous ceux-ci président le parti de leur père… Alors, pourquoi, en Guinée, le RPG ne présenterait pas le fils ? Si le père n’en veut pas, pourquoi aller ailleurs ? »…

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J.P. Le bouteiller de l’ANG annonce la mise en place d’une fabrique de purée de tomate et de gari de manioc à Télimélé-interview

5 mai 2016 à 17 05 57 05575
Jean Pierre Le bouteiller, président de l’Association Normandie-Guinée (ANG) et parrain de la FMBB

Jean Pierre Le bouteiller, président de l’Association Normandie-Guinée (ANG) et parrain de la FMBB

Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com, le 28 mars 2016 à Télimélé, en marge de l’assemblée générale de la fédération des maraîchers Bowé-Badiar (FMBB), M. Jean Pierre Le bouteiller, président de l’Association Normandie-Guinée (ANG) et parrain de la FMBB, est revenu sur le bilan de sept ans d’activités dans les localités de Télimélé, Gaoual et Koundara. En véritable acteur de développement, cet expert français qui assiste gratuitement des paysans guinéens, explique comment il entend appuyer ces populations confrontées à des difficultés de tous ordres pour développer l’agriculture familiale de subsistance en agriculture familiale de rente. Dans le même élan, cet ancien cheminot, tout en misant sur l’amélioration des techniques culturales, organisationnelles et opérationnelles de la FMBB, veut se tourner vers la transformation et la commercialisation des produits locaux. Dans son programme, après la miellerie de Leyleggel, il annonce une fabrique de purée de tomate et de gari de manioc à Télimélé. 

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Tanou Sow à Guineematin : « cette année on a apporté du nouveau au salon de l’emploi »

5 mai 2016 à 12 12 43 05435

Ibrahima Tanou SowDans l’après midi d’hier, mardi 3 mai 2016, Guineematin.com a reçu le président de l’Association des Jeunes Guinéens de France pour parler du salon de l’emploi et de l’entreprenariat qui se tiendra le 28 de ce mois à Paris. Avec Ibrahima Tanou Sow, nous avons aussi échangé sur le rapport entre la diaspora et le ministère guinéen des Affaires étrangères, leurs perspectives, mais aussi des difficultés que rencontre la diaspora guinéenne.

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BAH Thierno Mamadou de la NGC à Guineematin : Alpha Condé est plus proche d’Idi Amin Dada que de Mandela

23 avril 2016 à 10 10 20 04204

Elhadj Thierno Mamadou Bah, président de la NGCNouvellement entré en politique, l’ancien journaliste, Elhadj Thierno Mamadou Bah, leader de la Nouvelle Génération pour le Changement (NGC), a accordé une interview à Guineematin.com, dans l’après-midi de ce vendredi 22 avril, au siège du parti, à Petit Simbaya, dans la commune de Ratoma. Les échanges avec le leader de la Nouvelle Génération ont porté sur plusieurs sujets, dont les objectifs de son parti, son positionnement sur l’échiquier politique national et la situation sociopolitique guinéenne.

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Mésentente entre la Mairie et la préfecture de Kindia: « On n’exclut pas la voie judiciaire », dit le maire

18 avril 2016 à 0 12 12 04124

 Mairie_Kindia-1-650x389Dans une interview accordée à Guineematin.com, ce dimanche 17 avril 2016 à son domicile, à Kaporo rails, le Président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Kindia, monsieur Abdoulaye Bah est revenu sur le problème qui l’oppose aux autorités de sa préfecture, notamment sur la manne financière payée par RUSAL au titre de la redevance 2014 payé en 2016.  En attendant la version vidéo, nous vous livrons l’intégralité de cette interview en écrit.

Guineematin.com : Bonjour monsieur !

Abdoulaye Bah : Bonjour !

Guineematin.com : Merci d’avoir accepté de recevoir Guineematin.com et de répondre à nos questions. Pour commencer, veillez vous présentez à nos lecteurs et téléspectateurs ?

Abdoulaye Bah : Je m’appelle Abdoulaye Bah, Président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Kindia.

Guineematin.com : Vous dites Président de la délégation spéciale de Kindia et actuellement il y a des petits problèmes voir même des problèmes s’il faut le dire dans cette commune que vous gérez. Dites-nous un peu ce que vous en savez ?

Abdoulaye Bah : Oui ! Il y a des problèmes. Je ne crois pas à ce que ça soit un petit problème mais l’avenir nous édifiera sur la situation. Effectivement, nous avons découvert à Kindia que la redevance minière de Débélé est perçue par la préfecture qui est une circonscription territoriale et est partagée par la même préfecture. Donc, par les différents préfets qui se sont succédé à la tête de la préfecture de Kindia alors que le code minier stipule clairement en ses articles 130 et 160 et suivant que c’est une redevance minière destinée aux collectivités locales pour le développement économique, social et culturel. Nous avons incidenté tout simplement en dénonçant la pratique et en attirant l’attention de ceux-là qui font ce partage à l’insu des bénéficiaires qui sont les communes urbaines et rurales de Kindia. De n’est pas touché à l’argent parce qu’il n’est plus question de se partager cet argent qui revient de plein droit aux communes rurales et urbaines de Kindia.

Guineematin.com : A combien s’élève ce montant qui doit revenir à la commune urbaine de Kindia ?

Abdoulaye Bah : Cette année, le 24 février 2016 Rusal/Débélé, donc le CBK a émis un chèque dont le montant s’élève à Trois cent vingt quatre mille zéro quatre vingt dix dollars (324.090 dollars). Ce qui équivaut à Deux milliards huit cent soixante seize mille zéro quarante quatre cent quatre vingt huit francs Guinéens (2.876.040.488 GNF). Voilà le montant relatif à la redevance de 2014. Je ne sais pas pourquoi ils payent toujours en retard mais, la préfecture a perçu ce montant.

Guineematin.com : Et comment le partage de cet argent s’est fait au niveau de Kindia ?

Abdoulaye-Bah-maire-de-Kindia-Détournement-des-deux-milliards-de-francs-guinéens-à-Kindia-révèle-le-maire-300x225Abdoulaye Bah : D’abord, lorsque le chèque est venu, la manière dont le chèque a été reçu à Kindia nous avait interpellés. Nous avons senti qu’il y a des velléités, des volontés cachées pour continuer les mêmes pratiques qui ne datent pas d’aujourd’hui. Je rappelle que c’est depuis 2005 que cette taxe minière a été instaurée au niveau de Kindia pour que les neufs communes rurales et la commune urbaine de Kindia puissent bénéficier et pour les aider à développer localement les collectivités. Donc, nous avons remarqué lors de cette cérémonie, qu’il y avait des idées derrière la tête de ces gens qui ont le chèque. Et, nous étions aux aguets, nous étions sur le qui vive pour voir comment est-ce qu’ils comptaient procéder. Malheureusement pour eux, ils n’ont pas changé la pratique et ont juste tardé à rassembler les gens pour nous informés.

D’habitude, quand le chèque arrive selon mes informations, une semaine après la réception, le montant est partagé en catimini à la préfecture de Kindia avec la complicité de l’équipe sortante de la commune urbaine de Kindia. Cette année, il a fallut un mois et demi pour pouvoir nous appeler pour nous informer du partage qu’ils ont fait. Donc, cela a été fait et on a été appelé il y a deux semaines pour nous dicter les chiffres qu’ils ont choisis en fonction de chaque structure et organisme habilité selon eux à recevoir l’argent. Comment cela a été fait ? D’abord, premièrement je précise que la préfecture n’a rien à faire dans cet argent. Comme Siguiri, comme CBG Kamsar, c’est un montant destiné exclusivement selon le code minier au développement social, économique et culturel des collectivités où se trouvent les compagnies minières. C’est clair.

Avant de répondre à la question, je rappelle que selon les articles 134, 135, 136 et 137 de la constitution guinéenne, en son titre XIII portant sur l’organisation territoriale, stipule qu’en Guinée nous avons deux types de structures étatiques. Premièrement, nous avons les circonscriptions territoriales qui sont  les préfectures et les sous préfectures qui sont les représentants de l’Etat à l’intérieur du pays.  Egalement, vous avez les collectivités locales qui sont crées par la constitution pour qu’elles prennent en charge le développement de leurs localités. Donc, les communes urbaines pour les grandes villes comme Kindia, Labé ou bien à N’zérékoré et les communes rurales. A Kindia, il y en a neuf : Bangouya, Molota, Samaya, Madina Oula, Damakaliya, Friguiagbé et j’en passe. Donc, c’est de l’argent destiné aux collectivités locales, je précise bien.

Je disais que c’est important de prendre les dispositions légales parce qu’il ne faut pas parler dans le vide. Nous, nous sommes des intellectuels. On n’a aussi aucun complexe de dire que nous sommes des intellectuels. On n’a fait que ça. Ceux qui ont fait le commerce ont fait le commerce donc ils peuvent monter des milliards. Ceux qui ont fait le métier peuvent monter des armoires ou des lits ou réparer des voitures. Nous qui avons été à l’école par la grâce de Dieu et par l’effort de nos parents, si on nous taxe d’être intellectuels, c’est tampis pour eux. Mais, nous allons utiliser le savoir à bon échéant pour dire ce qui est et ce qui doit être. Par conséquent, je disais que nous avons des dispositions légales qui régissent le fonctionnement de l’Etat Guinéen et de la vie des Guinéens. Donc, les collectivités locales sont prévues dans le chapitre XIII de la constitution guinéenne, dans les articles que j’ai cité où il est dit qu’il y a des circonscriptions territoriales qui sont les préfectures et les sous préfectures. Il y a aussi des collectivités locales qui sont les communes urbaines et les communes rurales. Donc, pour les taxes, il est stipulé clairement dans le code minier que les redevances que les compagnies minières donnent aux collectivités sont destinées exclusivement à leur développement économique, pas aux préfectures, ni aux sous préfectures. Alors, à Kindia, nous sommes entrain de mettre fin à l’implication systématique de la préfecture dans cet argent qui ne lui concerne pas. Il y a une dizaine d’années que cet argent est partagé entre les personnes qui n’ont pas le droit même de le sentir. Nous luttons ici pour un droit, c’est le principe éthique que nous défendons. Maintenant que le montant de 2014, reçu en 2016 a été partagé comme suit et on a été mis devant un fait accompli, voici une préfecture qui perçoit un chèque, qui met en place une équipe technique au lieu d’une équipe éthique.

Quand il est question d’argent public, j’aurais voulu plutôt une équipe éthique pour pouvoir diviser l’argent. Donc, premièrement, on partage l’argent qui ne leur appartient pas. Deuxièmement, l’équipe qui a été choisie pour le partage n’a pas fait appel aux bénéficiaires qui sont les membres de la commune mais également la clé de répartition nous ai étrangère. On ne sait pas sur quelle base et pourquoi nous avoir exclu, nous bénéficiaires. C’est ça la vraie question. C’est des questions juridiques et je les ai posés au Préfet. Il a été incapable de me répondre parce que ce n’est fondé sur rien. Voilà donc, on nous a mis devant un fait accompli mais je rappelle que la plupart de mes papas ou des mes oncles des communes rurales n’ont pas compris malheureusement ce que Dieu m’a permis de comprendre. Il faut le savoir pour comprendre qu’effectivement la préfecture n’a rien à faire de cet argent. Donc, ça été repartit comme suit : ce qu’on nous a appelé et on nous a dit, sans nous remettre une fiche  de répartition. C’est scandaleux, on prend les gens comme des enfantins, c’est grave. On partage l’argent qui n’appartient pas à la préfecture et on ne nous donne aucun  document pour dire voilà la preuve, vous avez une fiche. Moi, j’ai eu la chance d’avoir été capable d’écouter bien et de noter vite. C’est pourquoi, j’ai réussi à avoir les chiffres que je vais vous communiquer. Donc, ça frôle vraiment l’insolence parce qu’on ne peut pas appeler des responsables politiques locaux et leur dire qu’on a partagé l’argent sans leur remettre un papier. C’est du camouflage.

Guineematin.com : Donc il n’y a aucun papier qui atteste comment ils ont partagé cet argent ?

Abdoulaye Bah : Aucun document n’a été remis aux responsables des dix communes rurales et urbaines pour dire voici comment l’argent a été partagé. C’était une dictée, comme en mathématique, comme pour dire un plus un est égal à deux. C’est très grave ce qui se passe à Kindia. On nous a dicté ça, j’ai réussi à noter parce que moi, j’ai été à l’école. Ça peut choquer certains qui pensent qu’aller à l’école c’est être arrogant mais ce n’est nullement être arrogant. On va à l’école pour apprendre et quand on apprend, il faut bien restituer. Alors, moi j’ai réussi à bien noter ce qui nous a été caché. Et j’étais le seul parmi les dix maires à pouvoir être capable de noter. C’est pourquoi aujourd’hui, j’ai une base me permettant de pouvoir contester, dénoncer et attirer l’attention des populations sur leurs dus, mais aussi aux autorités nationales pour dire que ce qui se passe à Kindia n’est pas normal.

Voilà ce qu’ils nous ont dit : qu’ils ont attribués à une structure qui s’appelle Comité de Prévision Suivi et Evaluation Appui et Conseil (CPSEAC). Les mots d’abord les trahissent. C’est tellement nombreux et compliqués. Alors, à cette structure, ils comptent attribuer deux cent quarante trois millions huit cent trois milles zéro vingt quatre francs (243.803.024 GNF). On ne connait pas le personnel et on ne les a pas vus. On vous dit seulement, nous avons attribué à une structure inconnue et sans qu’on sache qui sont les travailleurs, qui est le responsable, quels sont les chantiers quels sont les besoins ? Une structure fantoche, artificiellement créée  pour pouvoir voler de l’argent.

 Deuxième clé, c’est le fonctionnement de la Préfecture de Kindia 10%. Ce qui fait deux cent quatre vingt sept millions six cent quatre mille zéro quarante huit francs (287.604.048 GNF). La préfecture n’a droit à aucun franc de cet argent et elle se taille 10% pour son fonctionnement. C’est plus grave encore hein ! La préfecture de Kindia, comme je le dis est une circonscription territoriale. Donc une branche de l’organisation de l’Etat à l’intérieur de la Guinée. Par conséquent, son budget de fonctionnement provient du MATD (ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation) qui provient de l’assemblée nationale. Voici donc, comment ils se trahissent, ils se compliquent la vie et ils se disent que l’Etat à Kindia est financé par une entreprise privé. C’est ce qui est grave. Ça frôle la mafia, une entreprise privée ne peut pas financer les services de l’Etat. C’est dangereux. Donc, 10% c’est ce qu’ils ont dit et c’est très grave. Ils vont nous expliqué sur quelle base légale ils se sont permis de financer l’Etat avec l’argent du privé. Ils sont dans les fit de l’Etat, de la loi.

Troisièmement clé, c’est le fonctionnement du CPD qui est le Conseil Préfectoral de Développement, quatre vingt dix millions de francs (90.000.000 GNF). Nous connaissons juste le président et qui est aussi contesté. C’est Docteur Mama Dramé, ex-maire de Kindia. On lui donne quatre vingt dix millions pour un service qui n’a pas de personnel, qui n’a pas d’infrastructures et qui n’a aucune structure représentative. Nous ne voyons qu’un président. J’ai exigé aussi qu’on nous montre le personnel, les infrastructures pour que nous puissions acter ce montant. On est contre personne, mais on ne peut pas nous berner comme ça, face à face.

Quatrième clé, c’est l’appui aux services déconcentrés que sont le Service Préfectoral de Développement (SPD) et le Service Technique de Développement (STP), soixante dix millions de francs (70.000.000 GNF). C’est encore dans la même préfecture, ce sont les mêmes personnes, les mêmes structures. C’est très grave.

Guineematin.com : Donc tout revient à la préfecture ?

Abdoulaye Bah : Tout revient à la préfecture. Ça, ce sont des postes inventés pour pouvoir berner les gens mais cette fois-ci c’est eux qui tombent dans leur propre piège parce que nous n’allons pas laissé passer. Nous sommes capables de voir cela.

Et puis la cinquième clé, c’est les actions d’investissement préfectoral, deux cent millions de francs (200.000.000 GNF).

Guineematin.com : Encore la préfecture ?

Encore la préfecture. La préfecture n’investit pas, elle est gardien de la légalité. Ils (les responsables de la préfecture : ndlr) sont là pour faire respecter la loi. Si la commune pose un acte qui est contraire à la loi, on rappel  la commune à l’ordre. Donc, c’est sont les communes qui sont chargées du développement social et économique, pas la préfecture. L’administration ne développe pas, ce sont les collectivités locales qui sont les politiques de développement. Ce n’est pas le fonctionnaire. Il est au service du politique. Il faut le rappeler en Guinée, les fonctionnaires sont les politiciens, il faut que cela cesse. C’est les politiciens qui sont responsables devant la population et devant Dieu et par conséquent, c’est eux qui doivent prendre des initiatives qui se traduisent en mesure, en programme qu’on appelle dans le langage courant des politiques. Donc, ici aussi deux cent millions de francs (200.000.000 GNF), action développement pour la préfecture.

Selon mes calculs, pour ces 5 premières clés, huit cent quatre vingt onze millions quatre cent sept milles zéro soixante douze francs (891.087.072 GNF) revient de facto, illégalement à la préfecture de Kindia qui est dirigée par monsieur Mohamed Deen Camara. Donc, voilà les problèmes, l’argent destiné aux pauvres communes qui retourne à une administration publique censée faire respecter tout simplement la loi dans Kaindia.

La sixième clé, c’est l’appui à la gendarmerie dix millions de francs (10.000.000 GNF). La septième clé, c’est l’appui à la police, dix millions de francs (10.000.000 GNF). La huitième clé, c’est l’appui aux médias : Sabou FM, Kania Zic, radio rurale. Vos confrères de Kindia, chacun aura cinq millions de francs (5.000.000 GNF). Ce qui fait donc quinze millions de francs (15.000.000 GNF). Tout ça c’est pour les berner, pour qu’ils se taisent, pour qu’ils ferment la bouche sur les agissements  grave de nos propres frères qui sont à la tête de l’administration à Kindia. Voilà donc, la huitième clé. On n’a pas à partager l’argent public comme les petits pains. Les médias, si on veut les aider, on demande leur besoin. Quels sont vos besoins en logistiques ? Et après on achète et on leur donne. Mais on ne donne pas l’argent public à quelqu’un, c’est interdit. Un média, quelque soit sa performance, même la RTG, on ne donne pas l’argent mais on fait l’inventaire des besoins et le ministère de la communication achète et équipe. A Kindia, on est entrain de créer un problème parce qu’on prend l’argent public pour donner à des entreprises médiatiques privées.

La neuvième clé donc, c’est pour les sous préfectures de Kindia. Il y en a 9 à Kindia. Chacune, selon leur répartition dix millions de francs (10.000.000 GNF). C’est qui fait au total quatre vingt dix millions de francs (90.000.000 GNF). Ce qui est encore grave puisque la sous préfecture est une circonscription territoriale comme la préfecture. Elles n’ont pas droit à cet argent. Et, ils disent dans leur explication que cinq millions des dix c’est pour l’investissement et les cinq autres millions c’est pour le fonctionnement. Comment voulez-vous qu’une sous préfecture puisse investir, elle n’en a pas d’abord le droit, et qu’elle puisse avoir cinq millions pour son fonctionnement ?  C’est interdit et même si c’était le cas, on ne peut pas investir et faire fonctionner avec dix millions. C’est fantaisiste.

La dixième clé, c’est sont  les collectivités locales impactées, c’est –à-dire les collectivités proches de la zone d’extraction de la bauxite que sont Friguiagbé et Mambia. Friguiabgé  cette année est prétendue recevoir six cent trente cinq millions sept cent quatre vingt dix huit milles six cent quarante neuf francs guinéens (635.798.649 GNF). Et puis, Mambia 40% du même montant, quarante cent vingt trois millions huit cent soixante cinq milles sept cent soixante six francs (423.865.766 GNF). Les deux collectivités locales à la périphérie de Kindia font un milliard cinquante neuf millions six cent soixante quatre milles quatre cent quinze francs (1.059. 664.415 GNF).

Guineematin.com : Après que vous ayez dénoncé cela, à quel niveau se situe actuellement le problème et quels sont les forces que vous disposez pour renverser cette tendance parce qu’on a l’impression que c’est une nébuleuse qui est là et qui est entrain de tourner ?

Abdoulaye Bah : Très bonne question. Mais, je voudrais d’abord finir la répartition, c’est très important.

La onzième clé porte sur les huit autres collectivités. Chacune est censée recevoir cent millions de francs (100.000.000 GNF). Voici comment ils ont repartis l’argent des collectivités sans nous appelé et nous dire sur quelle base, on ne connaît pas. Depuis une semaine j’ai exigé qu’on me montre donc la base légale, impossible.

Oui ! Nous contestons, nous protestons, nous exigeons que cela cesse à Kindia. La première démarche, d’abord j’ai protesté au près du Préfet, je lui ai rencontré personnellement. J’ai attiré son attention sur le fait que la pratique qu’ils sont entrain de faire perdurer à Kindia n’est pas légale. Ils n’ont qu’à cesser. Il ne m’a pas entendu. Et la première sortie, ce sont les médias que vous êtes. Si les médias n’existaient pas, je ne pense pas que les personnes comme nous qui voudraient changer les pratiques nocives pouvaient avoir du poids. Alors, j’ai appelé les médias pour informer de ce qui s’est passé à Kindia. J’ai rappelé que la redevance minière comme à Siguiri, à CBG, à Dinguiraye comme à Kindia revient de plein droit aux collectivités. Deuxièmement, l’argent qui a été repartit a été repartit par une structure qui n’est pas censé même sentir l’argent à plus forte raison la partager. Troisièmement, l’équipe qui a été constituée pour partager l’argent nous a exclus, nous les ayant droit. Et quatrièmement, nous ne connaissons pas sur quelle base légale, sur quelle loi ou ordonnance, ces montants colossaux ont été partagés. Nous aurions voulu plutôt avoir une équipe éthique au lieu d’une équipe technique. Il est question d’argent, il n’est pas question de technique. Donc, voilà la première démarche, la contestation à travers la communication, donc les médias que vous êtes.

Deuxième démarche, on a eu un incident le mercredi dernier. Nous avons été invité par le préfet Mohamed Deen Camara pour pouvoir échanger. Ils ont voulu me taxer d’insolent à son égard et d’avoir qualifié Friguiagbé et Mambia de hameaux. Tout ça, c’est une fuite en avant. Ce n’est pas ça la question principale. C’est plutôt l’argent destiné aux collectivités, destiné à Mambia, Friguiabgé  pour le développement qui est la question principale.

La troisième voie c’est d’écrire aux autorités, au gouverneur et même au préfet. Nous allons l’écrire de façon officielle et après l’Etat national à Conakry. Et on exclu pas la voie judiciaire pour finir parce qu’il est question de justice sociale. Par conséquent, nous sommes dans un état de droit. S’il y a des fonctionnaires qui sont censé servir la population mais qui se servent de la population, il faut que nous citoyens guinéens, nous soyons tout à fait conscients que ce qu’ils font n’est pas légal et on peut aussi saisir les juridictions pour qu’elles puissent connaître l’affaire.

Guineematin.com : Et quelles sont les forces que vous avez, est-ce que vous avez le soutien des populations de Kindia ?

Abdoulaye Bah : Eh oui ! Les forces aujourd’hui à Kindia, allez-y à Kindia ou appelez quelqu’un à Kindia. Kindia est mobilisé  autour de cette affaire. Il n’y a jamais eu une effervescence, une mobilisation, un engagement, une force sociale comme celle qui est dû à cette affaire. Pourquoi ? Il y avait trois catégories de personnes à Kindia lorsque j’ai saisi les médias. Il y avait des gens qui  ignoraient que Débélé payait la redevance à Kindia, catégorie un. Deuxième catégorie, certains savaient mais ils ne savaient pas comment l’argent était repartit. La catégorie trois savait que l’argent venait, cet argent était partagé par la préfecture de Kindia mais ils étaient impuissants. Donc, aujourd’hui à Kindia, la mobilisation est totale autour de cette affaire et autour de ma personne pour que nous allons jusqu’au bout. Il faut préciser ici qu’il est question de défendre le droit. Nous défendons le droit à la population de Kindia, aux collectivités d’avoir son argent. Avant l’argent lui-même, nous défendons que la préfecture soit extirpée de cette affaire de redevance parce que la loi l’interdit. Ils sont entrain de confisquer l’argent destiné à la population.

Guineematin.com : A part la population, est-ce que vous avez aussi le soutien du personnel de la mairie de Kindia ?

Abdoulaye Bah : A la mairie, c’est des fonctionnaires. Ils ont peur pour leur poste et ils ont peur pour leur salaire. Donc, il est difficile qu’ils s’affichent mais de manière anonyme, j’ai le soutien total de la majorité écrasante des cadres parce que eux, ils le savaient mais ils étaient impuissants face à cette pratique mais ils ne peuvent pas s’afficher. Seul un homme politique ou de la société civile que vous êtes peut dénoncer.   Mais à Kindia, ils ne l’ont pas fait. Moi, homme politique, j’ai dénoncé et effectivement j’ai du soutien au niveau des cadres de la commune, au niveau même de certains cadres de la préfecture mais également au niveau d’autres cadres de Kindia : les enseignants, la sécurité, la justice. Tous ces gens savaient ce qui se passe mais ils n’ont pas une position officielle. La police ne peut pas manifester sur cela, la gendarmerie encore moyens et la justice, il faut qu’elle soit saisie. Maintenant, j’ai eu le courage de dire ce qui ne va pas, nous avons des anonymes qui sortent des bois pour dire oui nous savions, bravo, félicitation. Donc, il y a la population qui sort et qui parle dans les radios pour dire que ce que j’ai fait est très bien et qu’il me soutienne mais également des cadres qui, aujourd’hui parlent de manière visible et qui soutiennent la démarche mais aussi une catégorie anonyme qui, pour des raisons statutaires ne peuvent pas s’afficher parce que c’est un acte foncièrement politique. Seul un politicien ou un sociétaire peut dénoncer des pareils agissements de nos fonctionnaires en Guinée.

Guineematin.com : Est-ce que vous ne craignez pas d’être lâché par ces soutiens au cas où se problème perdurait ?

Abdoulaye Bah : Ecoutez, d’abord je ne crains pas parce que ce que je fais rentre en droite ligne dans mes activités de politicien, je l’assume. En agissant, en m’engageant, en dénonçant, en contestant, j’assume la démarche. Je n’ai pas peur, je n’ai que Dieu. Mon support est Dieu, je respire Dieu comme je respire l’air. Je n’ai pas un marabout qui peut m’aider à être à la mairie ou à être ailleurs. Je suis venu à la mairie sans aucune aide sauf mon parti et de Dieu. Il faut que ça soit clair donc je ne crains pas d’être lâché pour la simple raison que je dénonce une pratique nuisible pour la population. Par conséquent, je réclame que le droit des populations de Kindia soit rétabli. Donc, c’est ça le combat commun, c’est un combat pour le principe. Une structure qui n’est pas habilitée à toucher l’argent d’une autre structure doit absolument quitter. Autrement, elle aura des problèmes. Je ne règle de compte à personne donc je ne crains pas d’être lâché par les personnes dans son ensemble et je me sens absolument renforcé et solidifié. Mais notre support, c’est Dieu.

Guineematin.com : Un dernier mot ?

Abdoulaye Bah : Le dernier message est que j’attire l’attention des uns et des autres, je sollicite que les forces patriotiques guinéennes se lèvent. On ne peut pas rester, être résigner face aux agissements de nos propres frères. Les cadres guinéens sont nos propres frères et sœurs. S’il y a parmi eux, pas tous il faut le préciser. Il y en a des cadres compétents, patriotes, excellents dans ce pays. Mais, si parmi eux, il y a des gens qui continuent à faire perdurer des pratiques, il faut que nous nous donnions les mains pour mettre fin à ces pratiques puisque nous serons tous victimes. Donc, j’appelle à une prise de conscience générale, à une prise de position saine, légitime et légale. On est contre personne, mais on est contre toutes les pratiques qui causent du tord aux populations de la Guinée. Nous luttons pour les principes, pas contre les personnes parce que c’est une différence qu’il faut préciser. Quand à vous les médias, nous comptons sur vous parce que vous êtes la voix des sans voix.

Guineematin.com : merci monsieur Bah

Abdoulaye Bah : Merci.

Interview réalisée et décryptée par Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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