Conflit domanial à Sanoyah (Coyah) : bras de fer entre Elhadj Idrissa Kallo et Moriba Kourouma

23 mai 2021 à 9 09 56 05565

C’est un conflit qui date de 2008 et dans lequel Elhadj Idrissa Kallo a croisé le fer avec de différents adversaires. Jusque-là, cet imam s’en était bien tiré (malgré les multiples agressions et les menaces subies) ; mais, depuis le mois de mars dernier, il fait face à une menace imminente d’expulsion de sa concession qui se trouve à Sanoyah Mangué Boungni. Et, cette menace vient d’un certain Moriba Kourouma, qui aurait obtenu une décision de justice faisant de lui le propriétaire de la concession d’Elhadj Idrissa Kallo. Ce dernier dénonce une injustice et une complicité du chef du quartier Sanoyah Mangué Boungni.

Selon des informations confiées à un reporter de Guineematin.com, le domaine qui fait l’objet de ce litige a été acheté en 2014 par Elhadj Idrissa Kallo. Il l’a ensuite mis en chantier pour la construction d’une maison d’habitation. Et, sans aucune opposition d’un tiers, les travaux de construction ont continué jusqu’en 2008. Mais, au cours de l’année 2008, un certain Lamine Jacques Camara est venu se présenter à Elhadj Idrissa Kallo comme étant le propriétaire de ce domaine en exploitation. Et, c’est là que les problèmes ont commencé.

Elhadj Idrissa Kallo, premier imam de la mosquée de la casse de Dixinn

« C’est en 2004 que j’ai demandé à mon frère Moustapha Tounkara qui habitait au Km36 de me chercher un terrain autour de lui là-bas. Un jour, celui-là qui m’a appelé pour me dire qu’il a eu un terrain. C’est ainsi que je suis venu voir le domaine. Quand je suis arrivé, il m’a conduit chez le propriétaire du terrain. Ce dernier nous a aussitôt conduits sur le terrain qui a une largeur de 15,40 mètres et une longueur de 25,50 mètres. Quand on s’est entendu sur le prix, je lui ai demandé qu’on aille d’abord au quartier pour qu’on me dise si effectivement le domaine lui appartient ou s’il appartient à sa famille. Ce jour, nous avons trouvé Elhadj Minkayilou Camara, le chef du quartier. C’est ce dernier qui m’a confirmé que le terrain appartient au monsieur, parce qu’il s’agit de l’héritage laissé par son père. C’est après quoi j’ai payé la moitié du prix du terrain ; et, sur place, il m’a fait une attestation de vente. Et, ils m’ont demandé de laisser de l’argent pour la confection de la donation et tout autre document y afférent. Quand mon donateur m’a remis ces documents, j’ai payé le restant de son argent. Dans la même semaine, j’ai  pris un maçon pour tracer mon soubassement. De 2004 jusqu’en 2008, tout se passait bien. Je venais petit à petit élever le bâtiment, comme nous nous sommes des débrouillards. Mais, un jour, en 2008, un monsieur du nom de Lamine Jacques Camara est venu me trouver en train de travailler sur le terrain en me disant que ce terrain lui appartient. Je lui ai dit ok. Toi et moi, on ne doit pas nous battre. Comme chacun de nous a un cédant, alors va dire à ton cédant que tu as trouvé quelqu’un sur le site et je ferai aussi la même chose de mon côté. Comme ça, on saura entre les deux cédants à qui appartient ce domaine. Chose qu’il (Lamine Jacques) n’a pas faite. Dès que je suis rentré, le même soir, il (Lamine Jacques) est venu faire tomber toute ma maison. Le lendemain, je l’ai trouvé sur le terrain avec quelques membres du bureau du quartier, il m’a dit qu’il a bien fait et que si je ne suis pas d’accord d’aller faire recours à la justice », a expliqué Elhadj Idrissa Kallo.

Mais, à en croire cet imam, quand le papa de son cédant décédait, ses enfants étaient très petits. Il a donc confié ses parcelles à son frère, Mohamed Lamine Bangoura. Mais, ce dernier aurait donné le terrain à sa femme, Fatoumata Kanté. Et, c’est cette dernière qui aurait vendu ce domaine à Lamine Jacques Camara.

Ainsi, face à cette volonté de l’exproprier de son domaine qu’il avait déjà commencé à mettre en valeur, Elhadj Idrissa Kallo s’est constitué un avocat et a transporté ce litige devant la justice.

« Mon avocat m’a tout de suite donné un huissier pour venir constater les faits sur le terrain et recueillir les témoignages. Le chef du secteur même a réaffirmé à l’huissier que le terrain appartient à celui qui me l’a vendu. En 2009, j’ai gagné ce procès au tribunal de première instance de Coyah. Après, Lamine Jacques a revendu le terrain à un certain Moriba Kourouma. Bien avant l’achat, les voisins lui ont dit de ne pas acheter, parce que c’est un terrain litigieux. Moriba Kourouma leur a dit que ce n’est pas son problème et qu’il va acheter. Quelques jours après, il (Moriba Kourouma) est venu avec ses ouvriers sur le terrain pour travailler. Les voisins m’ont appelé pour me le dire. Ce jour, je suis allé à la gendarmerie de Coléah, ceux-ci m’ont donné deux gendarmes et un arrêt qu’on est venu lui remettre. Quand on lui a remis l’arrêt, il a appelé son commandant qui aurait racheté le terrain, selon Moriba. Les deux gendarmes aussi ont appelé leur commandant. Le commandant de Coléah a demandé à ce commandant de Moriba si c’est pour lui le domaine, il a répondu : Non ! Il lui a alors demandé de se retirer de cette affaire. Depuis lors, le commandant là ne s’est plus mêlé », a indiqué Elhadj Idrissa Kallo.

Cependant, cet échec de Moriba Kourouma semble l’avoir galvanisé davantage dans sa volonté de s’accaparer du domaine de Elhadj Idrissa Kallo. Car, Moriba viendra mettre encore ses mains dans ce domaine dont il revendique mordicus la propriété.

« J’étais parti aider ma maman dans son champ au village. D’ici mon retour, Moriba Kourouma est venu modifier mon salon et mettre les tôles sur la maison, pendant que moi j’avais déjà fait l’élévation. Quand je suis revenu, j’ai demandé à mon fils d’aller voir le chantier. Celui-ci est venu me dire que quelqu’un a mis les tôles dessus et qu’au lieu de trois chambres c’est devenu quatre. J’ai dit ok. Moi aussi, j’ai acheté les portes et fenêtres, je les ai fixées et j’ai fait le crépissage. C’est ainsi qu’en fin 2016, j’ai déménagé dedans. En 2017, il (Moriba Kourouma) est venu constater cela ; et du coup, il m’a convoqué à la gendarmerie de Coyah. Sur place, le commandant m’a demandé et je l’ai répondu : est-ce que même un fou peut se permettre de loger avec toute sa famille dans la concession d’autrui ? Il a rit. Puis, je lui ai expliqué tout le problème en lui brandissant toutes mes preuves (dossiers). Le commandant lui a dit que le terrain m’appartient et que j’ai tous mes dossiers. Malgré tout, il (Moriba Kourouma) ne m’ont pas laissé. En 2018, grâce à la complicité de deux membres du bureau du quartier qui disent que mes papiers ne sont pas authentiques, Moriba Kourouma a pris cette fois-ci les loubards du quartier pour venir me déloger. À 5 heures du matin, nous avons été attaqués. C’est grâce au bon voisinage que j’ai pu m’en sortir ; et, on a conduit Moriba au commissariat du km36. Soudain, étant au commissariat là-bas, un monsieur a appelé le commissaire pour demander de libérer Moriba. Le commissaire m’a dit qu’il n’a pas de choix. Après sa libération par le commissaire, j’ai porté plainte contre lui au tribunal de Coyah auprès de Moundjour Chérif (procureur d’alors). Il (Moriba Kourouma) n’a jamais répondu à cette convocation. Quelques mois après, Koutoubou Camara (le chef du quartier Sanoyah Mangué Boungni) est venu me trouver avec un document de libérer les lieux, que c’est le verdict d’une décision de justice, alors que moi je n’ai jamais assisté à ce procès. Du coup, je suis allé voir le procureur pour l’expliquer qu’il ne peut pas juger une affaire sans écouter la partie incriminée. Il m’a dit non, que lui il rend justice à partir des dossiers qu’on lui a transmis. C’est ainsi j’ai automatiquement j’ai attaqué cette décision. En 2019, il est venu pour la deuxième fois avec la police arracher toutes mes portes et fenêtres et détruire les meubles de la maison. Tout récemment, en mars 2021, ce même monsieur (Moriba Kourouma) est venu m’attaquer à 5 heures avec certains jeunes pendant que nous étions couchés. Donc, c’est cette injustice que je vis au quotidien. J’en ai vraiment marre et je veux interpeller toutes les autorités du pays à travers la presse sur la question. Parce que face à ces incessantes menaces qui pèsent sur ma famille et moi, je ne sais plus quoi faire après avoir saisi la police, la gendarmerie et la justice sans succès », a confié Elhadj Idrissa Kallo.

Rencontré par Guineematin.com, le mise en cause, Moriba Kourouma, rejette en bloc toutes les accusations mises à sa charge et revendique la paternité de ce domaine. Pour lui, la justice a déjà tranché dans cette affaire et il est temps qu’il soit rétabli dans ses droits.

« Je ne suis pas parti par ma force ou en usant de mes relations, c’est la justice qui m’a envoyé. Cette maison m’appartient. C’est moi qui ait fait le soubassement, construit la maison et mis la toiture. Il (Elhaj Kallo) est venu mettre les portes et fenêtres et installer sa famille dedans. Vous pouvez vous renseigner au niveau du chef du quartier et les voisins… Quand la justice a tranché et on a envoyé le papier au quartier. Bien avant, le chef de quartier m’a appelé, on a appelé Elhadji Kallo, son cédant et le mien. Son cédant (Abou Soumah) a reconnu de l’avoir vendu qu’une demi-parcelle à 6 millions de francs. Elhadj Kallo a été sommé de quitter ma maison en lui offrant une demi-parcelle par son tuteur, Abou Soumah, mais il a refusé… Par rapport à l’implication de la police, je ne suis pas parti avec la force. Je suis parti avec mon huissier et tout a été fait conformément à la loi. Je veux récupérer mon domaine coute que coute, mais je suis toujours derrière la loi », a dit Moriba Kourouma.

Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, le chef du quartier Sanoyah Mongué Boungni, Koutoubou Camara, accusé par Elhadj Idrissa Kallo d’être complice de Moriba Kourouma, a laissé entendre qu’il n’a rien à dire dans cette affaire qui se déroule pourtant dans sa juridiction géopolitique.

« Nous n’avons rien à dire dans ce problème. Puisque l’affaire a été jusqu’au tribunal, c’est au juge qu’il faut s’adresser pour vous situer. Moi je n’ai rien à vous dire. Je suis chef de quartier ça fait plus de 20 ans. Donc, s’il y a un problème, nous on parle à l’amiable. Au delà,  c’est la justice qui tranche. Moi quand je m’implique dans une affaire, je sais comment marcher. Celui qui vous a donné mon nom est venu ici plusieurs fois avec toute sa famille et la communauté mandingue pour parler de ce problème. S’il sait que je suis associé qu’il porte plainte contre moi. Nous sommes tous des guinéens et nul n’est au dessus de la loi », s’est borné a dire le chef quartier Koutoubou Camara.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Kindia : une trentaine de conseillères communales outillées par le NDI sur la bonne gouvernance

21 mai 2021 à 18 06 36 05365

Organisé par le NDI (National Democratic Institute) avec le financement de l’USAID, l’atelier de mentorat et de partage d’expériences entre les conseillères communales de la région administrative de Kindia et celles du caucus des femmes conseillères communales de Conakry a eu lieu hier, jeudi 20 mai 2021, à Kindia. La rencontre a regroupé une trentaine des participantes venues de certaines préfectures de la région. Elle a connu également la présence des autorités administratives de la ville des agrumes, l’Association Nationale des Communes de Guinée (ANCG), l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC) et d’autres invités de marque, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

La présente rencontre s’inscrit dans le cadre d’une série d’activités initiées par le NDI, avec l’assistance financière de l’USAID, pour permettre aux femmes élues dans les différentes communes de l’intérieur du pays, de faire un partage d’expérience avec leurs homologues de Conakry. Cette initiative a été entamée en 2019 (lors de l’installation des conseils communaux) pour faire en sorte que les femmes disposent des capacités nécessaires, afin de contribuer à la bonne gestion de leurs collectivités, et surtout faire en sorte que les priorités citoyennes dans les secteurs sociaux (éducation, santé, accès à l’eau, salubrité publique), mais aussi les aspects liés à l’employabilité des jeunes et des femmes soient suffisamment promus grâce aux contributions des femmes.

« Parmi les pesanteurs qui faisaient que les femmes n’occupaient pas de rôle de premier rang au niveau des institutions publiques et des instances de décision, il y a cette question de capacité et de confiance en soi. Alors, la présente session à Kindia permettra aux femmes conseillères participantes de pouvoir passer en revue les notions de mentorat, comment tisser des réseaux politiques efficaces et aussi les questions de leadership politique des femmes afin de pouvoir être vraiment les porte-voix de leurs communautés. Il s’agira également de partager le manuel de l’élu local qui a été traduit en langue nationale pour faire en sorte que toutes les femmes élues, quelle que soit le niveau d’éducation de base, soient capables de comprendre le Code des collectivités locales », a expliqué Paul Amegakpo, le directeur résidant du NDI en Guinée.

Cette démarche du NDI bénéficie de l’adhésion et du soutien du gouvernement guinéen. D’où la présence des autorités administratives de Kindia et de la direction régionale de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC) à cette rencontre. La gouverneure de la région de Kindia, Hadja Sarangbè Camara, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux, a félicité et encouragé le National Democratic Institute pour cette initiative en faveur des femmes de Guinée.

« C’est une grande joie pour moi de voir un nombre important de femmes en politique qui ont réussi à monter quelques escaliers. Il y a des conseillères communales et même des maires dans la région administrative de Kindia. Que le NDI fasse un accompagnement pour que ces femmes aient une capacité en matière de gestion publique constitue une satisfaction pour moi. Donc nous n’avons qu’à les féliciter, les encourager et leur demander de tirer d’autres femmes en politique pour permettre aux femmes, qui représentent plus de 50% de la population, de jouer notre partition. Ces femmes méritent un encouragement et un soutien pour aller plus loin dans les instances de décision et de gouvernance locale », a dit la gouverneure de Kindia.

A l’issue de cet atelier, les participantes ont exprimé leur satisfaction d’avoir pu acquérir de nouvelles connaissances, qui leur serviront dans l’exercice de leurs fonctions. « Cette formation nous a permis de connaître des choses qu’on ne connaissait pas en matière des collectivités. Elle a été une rencontre d’échange et de partage d’expériences. Nous avons compris le Code des collectivités locales, comment maintenir un climat de confiance entre nous élues et les citoyens, nous avons été suffisamment outillées sur comment participer au développement de nos collectivités. Chacune de nous connaît désormais son rôle. Et nous avons reçu des facilitateurs, un élément sonore que nous allons vulgariser auprès de nos communautés », a déclaré Mme M’mah Sylla, maire de la commune rurale de Madina Oula.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com
Tel : (00224)628516796

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Kindia : saisie de plus de deux tonnes de chanvre indien dans un camion

19 mai 2021 à 6 06 13 05135

La saisie de cette quantité de stupéfiants a eu lieu dans la sous-préfecture de Mambia le lundi dernier, 17 mi 2021, lors d’une opération menée par la gendarmerie territoriale et la brigade de recherche de Kindia. Ces plus de deux tonnes de chanvre indien, dans un camion en partance pour Conakry, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la ville des agrumes.

Au total, ce sont 2 340 kilogrammes de chanvre indien qui ont été saisis par la gendarmerie. Le camion transportant cette quantité de stupéfiant était provenance de la préfecture de Forécariah pour Conakry. Il a été intercepté à Fossikhouré, dans la sous-préfecture de Mambia.

Amadou Diallo, procureur de la République près le TPI de Kindia

« C’est hier que notre parquet a été informé par le commandement de la compagnie de la gendarmerie territoriale de Kindia de la saisie d’un camion contenant une quantité importante de chanvre indien. Ce matin (mardi) nous nous sommes rendus dans cette unité pour voir la quantité saisie. C’est 2 340 kg soit 2 tonnes 340 kg. Sur les instructions, nous avons demandé que les procédures s’accélèrent dans un bref délai, parce qu’un présumé du nom d’Abdoulaye Sylla est arrêté. Toutes les personnes prises seront jugées à la forfaiture des actes commis », a indiqué le procureur de la République près le TPI de Kindia, Amadou Diallo.

Devant les médias locaux, le procureur Amadou Diallo a aussi laissé entendre que « le camion dans lequel la drogue a été saisie sera confisqué au profit de l’État ».

A noter que le principal suspect dans cette affaire de drogue se nomme Abdoulaye Sylla. Il est actuellement dans les mains de la gendarmerie, alors que ses complices son encore dans la nature. Ils avaient réussi à prendre la poudre d’escampette au cours de l’opération de saisie.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 516951

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Trafic de drogue : plus de 2 tonnes de chanvre indien saisis à Kindia

18 mai 2021 à 18 06 29 05295

La saisie de cette quantité de stupéfiants a eu lieu hier, lundi 17 mi 2021, dans la sous-préfecture de Mambia. C’était lors d’une opération menée par la gendarmerie territoriale et la brigade de recherche de Kindia. Ces plus de deux tonnes de chanvre indien se trouvaient dans un camion en partance pour Conakry, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la ville des agrumes.

Au total, ce sont 2.340 kilogrammes de chanvre indien qui ont été saisis par la gendarmerie. Le camion transportant cette quantité de stupéfiants était en provenance de la préfecture de Forécariah pour Conakry. Il a été intercepté à Fossikhouré, dans la sous-préfecture de Mambia (Kindia).

Amadou Diallo, procureur de Kindia

« C’est hier que notre parquet a été informé par le commandement de la compagnie de la gendarmerie territoriale de Kindia de la saisie d’un camion contenant une quantité importante de chanvre indien. Ce matin (mardi) nous nous sommes rendus dans cette unité pour voir la quantité saisie. C’est 2.340 kg soit 2 tonnes 340 kg.

Nous avons demandé à ce que les procédures se fassent dans un bref délai, parce qu’un présumé du nom d’Abdoulaye Sylla est arrêté. Et, toutes les personnes prises seront jugées », a indiqué Amadou Diallo, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia.

Le procureur a aussi laissé entendre que « le camion dans lequel la drogue a été saisie sera confisqué au profit de l’État ».

A noter que le principal suspect dans cette affaire de trafic de drogue, Abdoulaye Sylla, se trouve actuellement dans les mains de la gendarmerie. Ses complices, eux, ont réussi à prendre la poudre d’escampette au cours de l’opération de saisie.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com
Tel: 628 516951

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Kindia : un camion écrase la tête d’un jeune motard

16 mai 2021 à 15 03 29 05295
Image d’archives

Un jeune homme a trouvé la mort dans un accident de la circulation survenu ce dimanche, 16 mars 2021, à Kindia. Il a été fauché par un camion remorque qui a écrasé sa tête, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

L’accident s’est produit à 1 heure du matin, au niveau de « la Contournante », dans la sous-préfecture de Damakania. Boubacar Bah, élève en classe de 7ème année, au collège Kindia 4, est tombé sous un camion remorque qui a broyé sa tête.

« Le défunt était sur une moto Honda avec deux autres personnes. Lorsqu’il a voulu dépasser le camion, qui roulait doucement dans un embouteillage, la moto a glissé. Les deux personnes qui étaient derrière sont partis du bon côté, et elles ont eu la vie sauve. Malheureusement, lui est tombé sous le camion qui a broyé la tête. Les sapeurs-pompiers sont venus emballer le corps et l’envoyer à l’hôpital régional de Kindia », explique Bafodé Bayo, témoin de la scène.

Boubacar Bah, la victime, a été inhumé ce dimanche 16 mai 2021, au cimetière de Mangoya, à Kindia.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628518888

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L’érudit de Kindia à Alpha Condé : « je le prie de libérer les détenus politiques »

15 mai 2021 à 7 07 06 05065
Abdoul Wakil Keïta, érudit de Kindia

En marge de la célébration de l’Aïd El Fitr, la fête marquant la fin du ramadan, avant-hier, jeudi 13 mai 2021, l’érudit de Kindia a adressé un message au président Alpha Condé. Elhadj Abdoul Wakil Keïta a demandé au chef de l’Etat guinéen de libérer les prisonniers politiques au nom de la paix et de la quiétude sociale en Guinée.

« Si le miséricordieux te fait du bien, à ton tour fais du bien aux démunis. S’il te donne de la puissance, du pouvoir, il faut le remercier, car il ne n’accorde pas cette faveur à tout le monde. Et quand il te confie une portion du pouvoir, il t’observe, car il sait que tu retourneras vers lui. Donc, à cette occasion, je dirai ceci à notre président Alpha Condé : je sais qu’il peut mettre en prison qui il veut et quand il veut.

Mais s’il pardonne, c’est ce qui est bon pour le pays, c’est ce qui renforce la cohésion nationale, le tissu social. Alors, pour la paix et la quiétude en Guinée, je le prie de libérer les détenus politiques.  C’est la Guinée qu’il doit regarder pour libérer ces détenus afin qu’il est la paix dans notre pays. On doit s’aimer et se pardonner pour que la Guinée bouge », a plaidé l’érudit Elhadj Abdoul Wakil Keïta.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

 Tel: 628518888

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L’Aïd El Fitr à Kindia : l’érudit Elhadj Abdoul Wakil Keita invite les populations à « cultiver la paix »

14 mai 2021 à 10 10 39 05395

Comme annoncé précédemment, après 30 jours de jeûne, de prières et de pénitence, les fidèles musulmans de Guinée ont célébré hier, jeudi 13 mai 2021, l’Aïd El Fitr (ou la fête de Ramadan). A Kindia, cette fête a été mise à profit par l’érudit de la ville, Elhadj Abdoul Wakil Keita, pour inviter les populations de la cité des agrumes à cultiver entre eux la paix, l’entente et la cohésion sociale, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Kindia.

Ils étaient nombreux ces fidèles musulmans, parés de leurs plus beaux habits, à avoir rallié la place des martyrs ce jeudi matin pour effectuer la grande prière de l’Aïd El Fitr. Et, devant ce monde très enthousiaste, l’érudit Elhadj Abdoul Wakil Keita a pris la parole pour s’adresser aux populations de Kindia.

Abdoul Wakil Keïta, érudit de Kindia

« Grâce au tout puissant, nous voici arrivés au terme du mois saint de Ramadan. Durant 30 jours, nous avons raffermi davantage notre foi à travers le jeûne, les prières et les dons. Ce, dans un contexte de crise sanitaire. Donc, mettons à profit cette grande fête musulmane pour renforcer la cohésion sociale entre nous. Elle doit être l’occasion pour nous, de cultiver la paix, l’entente et la cohésion nationale qui sont indispensables pour le développement d’un pays. Qu’Allah le Miséricordieux, pardonne nos péchés, accepte notre jeûne et exauce nos prières », a dit Elhadj Abdoul Wakil Keita, tout en souhaitant une excellente fête de l’Aïd El Fitr à tous les fidèles musulmans de Kindia.

 A noter que l’érudit a aussi invité les habitants de la cité des agrumes au respect des mesures barrières de prévention contre la COVID-19 pour éradiquer cette maladie dans leur préfecture. Car, dit Elhadj Abdoul Wakil Keita, « s’il n’y a pas de santé, rien ne se gagne ».

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour guineematin.com

Tel: 628518888

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Damakania (Kindia) : Un domaine agricole d’Elhadj Ousmane Baldé (Sans loi) transformé en mine de Diamant

11 mai 2021 à 14 02 21 05215

Situé à Falibagan, un secteur du district de Samoréyah, dans la commune rurale de Damakania, le bas-fond de Watia est un domaine très propice à l’agriculture. Il appartient depuis 1991 à l’opérateur économique guinéen, Elhadj Ousmane Baldé dit ‘’Sans loi’’, qui l’aurait racheté des mains d’un libanais du nom de Seydou Watia. Mais, depuis quelques, ce bas-fond est pressenti comme étant un domaine diamantifère. Et, l’Etat guinéen et des riches exploitants de diamants se donnent actuellement des coups de coude pour faire main basse sur ce terrain, au détriment du propriétaire.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, le bas-fond de Watia se trouve sur un domaine de 102 hectares. Mais, sous le regard impuissant du propriétaire des lieux, Elhadj Ousmane Baldé (logé ces derniers temps à la mauvaise enseigne par le régime Alpha Condé), des individus se partage ce bas-fond comme un gâteau. Apparemment, il suffit juste de payer 200 mille francs guinéens à des cadres véreux de l’administration de Kindia pour avoir un lopin de terre sur ce domaine en phase d’être transformé en carrière d’exploitation de diamants.

Aboubacar Camara, président du district de Samoroya

« Des gens sont venus nous expliquer qu’ils veulent creuser de diamants. Nous leur avons dit qu’on ne connait pas, parce que ce lieu appartient à Sans loi d’abord. La gestion est même assurée par un gardien qu’il a recruté. Par la suite, nous sommes allés voir le maire de Damakania qui nous a dit que le domaine est saisi par l’Etat. Par après, les diamantaires sont venus nous informer qu’ils veulent creuser les diamants là-bas, qu’ils ne sont pas venus pour retirer le domaine. S’il y a diamants ils vont exploiter et s’ils ne trouvent rien ils vont refermer les trous et remettre le domaine aux autorités. Dès qu’ils ont commencé à creuser, je suis allé encore à Damakania voir le maire. Sur le coup, monsieur le préfet a envoyé une mission pour savoir ce qui se passe chez nous. Automatiquement nous nous sommes rendus sur les lieux, on a fait arrêter les travaux. On a dit d’attendre d’abord jusqu’à ce qu’on ait l’accord des autorités. Mais, ils continuent de travailler… Au départ, le domaine là appartenait aux habitants de Samoréyah. L’Etat l’avait retiré et donner aux blancs. Dès qu’ils (les blancs) sont partis, on a dit que le domaine nous revient. Par après, ils ont encore donné à un Libanais du nom de Maurice. Ce dernier est parti et y a laissé son fils Seydou Watia. C’est lui même qui a vendu à sans loi. Par après, toute la population s’est levée en disant non, nous voulons avoir notre domaine. On a tout fait, impossible. Mais, ce dernier temps, on a appris que l’Etat a récupéré le domaine. Ils sont venus creuser le diamant. Comme c’est une zone qui se trouve ici, ils sont venus informer la population de Samoréyah. Ce que nous demandons, c’est de faire bénéficier notre population partout ou il y aura un intérêt. Mais, on ne peut pas donner l’ordre si les autorités n’ont pas accepté. Je précise que ce bas-fond fait partie du domaine que l’Etat a octroyé à l’université de Kindia pour la construction d’une université régionale », a expliqué Aboubacar Camara, le président de district de Samoréyah.

A la commune rurale de Damakania, on apprend que ce bas-fond est un « domaine du contentieux Franco-Guinéen » que l’Etat guinéen a fini par mettre dans son portefeuille. Et, à en croire Arafan Yagouba Camara, le maire de la commune rurale de Damakania, aucune personne n’est autorisée à travailler dans ce bas-fond.

Arafan Yakhouba Camara, maire de Damakania

« Je suis informé de la situation. Mais je leur ai que les travaux ne peuvent pas s’effectuer si les autorités ne sont pas informées. Parce que c’est un domaine du contentieux Franco-Guinéen, donc qui appartient à l’Etat. Nous avons déjà reçu un papier pour ça. Alors, s’il s’agit de travail partout où besoin sera il faut qu’on informe les autorités. J’ai déjà envoyé un courrier à ce sujet pour informer le préfet. Sur ce, le préfet a déployé une équipe sur le terrain pour échanger avec les diamantaires afin d’arrêter les travaux. C’est ce que je connais dans cette affaire », a déclaré le maire Arafan Yagouba Camara.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : ( 00224) 628516796

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Séisme à Bangouyah (Kindia) : les habitants de Tenè Warkhalan dorment à la belle étoile

11 mai 2021 à 6 06 14 05145

Situé à 17 kilomètres du chef-lieu de la commune rurale de Bangouyah, dans la préfecture de Kindia, le district de Tenè Warkhalan est en proie à une série de tremblement de terre. La fréquence des secousses inspire la peur chez les populations, d’autant plus que les marques de ses séismes (non encore mesurés sur l’échelle de Richter par manque de moyens) sont visibles sur les maisons d’habitations. Et, depuis le séisme du 05 mai dernier, les habitants de ce district de cinq secteurs dorment à la belle étoile, de peur que leurs maisons s’écroulent sur eux dans leur sommeil. Aujourd’hui, ils ne savent plus à quel saint se vouer. Et, dans leurs cris de détresse, ils demandent désespérément du gouvernement guinéen de prendre des dispositions pour les tirer de cette situation qu’ils appellent aujourd’hui une « calamité », rapporte Guineematin.com à travers un de ses correspondants de la région de Kindia.

Au moins 1500 personnes vivent dans ce district enclavé et très sismique ces derniers temps. Elles sont aujourd’hui terrifiées par ces tremblements de terre récurrents dans leur localité. Cela dure des mois ; et, au mois de février dernier, une équipe du centre de géophysique et de sismologie s’est rendue sur les lieux pour faire des études. A la fin de sa mission, ladite équipe avait laissé entendre que ces tremblements de terre sont dus à la « faille panafricaine qui part de l’anti Atlas au Maroc, traverse la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée, la Sierra-Leone et se jette dans l’océan Atlantique ».

Seulement, cette conclusion ne convainc guère les habitants de Tenè Warkhalan. Ces populations mettent leur malheur d’aujourd’hui sur le dos du gigantesque barrage hydroélectrique de Souapiti. Car, apparemment, c’est depuis la construction de cet ouvrage que la terre a commencé à trembler chez eux. Et, visiblement, les séismes ne sont pas les seuls maux les populations de Tenè Warkhalan reproche au barrage Souapiti.

Mamadouba Soumah, imam de Téné Warakhalan

« On ne sait que faire face à ses tremblements. Sages, femmes et jeunes tout le monde est confus et inquiet ; car, nous sommes oubliés malgré les multiples secousses chez nous ici. Pourtant Tenè Warkhalan fait partie des 13 districts de la sous-préfecture de Bangouyah qui sont impactés par les eaux du barrage hydroélectrique de Souapiti. On n’a aucun pouvoir de faire face à cette situation. Notre seul espoir reste le gouvernement qui tarde à prendre les dispositions à fin  d’éviter le pire ici. Imaginez ! Depuis le séisme de 1984, c’est après l’installation de ce barrage l’année dernière que Tenè et ses environs connaissent autant de secousses. Nos maisons ne peuvent plus tenir. D’ailleurs, une maison construite en banco a cédé. Les fissures sont visibles sur certains murs qui tiennent encore par la grâce de Dieu. On n’a pas où aller, ni des terres cultivables. La famine nous frappe depuis que l’eau du barrage a envahi nos terres. Nous sommes à la belle étoile avec la peur au ventre. Vous pouvez vérifier puisque vous êtes là pour la réalité… Ce sont les citoyens guinéens qui sont en train de souffrir dans ce district de Bangouyah où plus de 1500 personnes vivent. Donc, l’État doit nous venir en aide, car c’est lui qui est fort. S’il peut nous prendre ici, il n’a qu’à le faire. Et, s’il y a d’autres solutions pour mettre fin à ce séisme, je le pris de le faire le plus vite que possible. Car, nous sommes complètement déboussolé  » a confié Mamadouba Soumah, premier Imam de Tenè Warkhalan.

Désemparé, agacé et impuissant face à cette situation qui assaille ses administrés, le président du district de Tenè Warkhalan, Salif Sylla, sort de la diplomatie de courbette habituelle face à la hiérarchie administrative et interpelle l’Etat à jouer pleinement son rôle de protection des citoyens. D’ailleurs, il propose une évacuation voire un relogement des habitants de Tenè Warkhalan dans une autre localité pour assurer leur sécurité et préserver leur vie.

Salif Sylla, président du district de Téné Warakhalan

« Depuis le séisme du mardi et mercredi on a peur de dormir dans les maisons. L’Etat doit nous aider en nous proposant de quitter les lieux ou nous dire qu’est ce qu’on doit faire. Parce que les eaux ont envahi nos terres. Nous avons faim et voilà que les séismes nous fatiguent aussi. On ne sait plus quoi faire si l’État ne joue pas son rôle », a dit Salif Sylla, tout en laissant apparaitre son désespoir.

Depuis quelques jours, Mamadou Lamba Diallo et sa petite famille passe la nuit à la belle étoile. Ils ont peur, avec les secousses récurrentes et imprévisibles, d’être piégés dans leur propre maison pendant leur sommeil. En clair, ils redoutent que leur maison s’écroule sur eux.

Mamadou Lamba Diallo, citoyen de Téné Warakhalan

« Les séismes sont devenus un réel problème chez nous ici, presque tous les jours nous subissons les conséquences. Nos maisons ne tiennent plus. Dès fois on cherche des appuis avec les bois pour ne pas que nos maison s’écroulent. Nous sommes complètement perdus. On craint le pire. Pour le moment ce sont des maisons, mais qui sait ce qui peut venir après.  On cherche comment subvenir aux besoins de la famille et on fait face à cette calamité naturelle qui est tout temps à nos portes comme la pandémie de coronavirus », a-t-il martelé.

Tout comme Mamadou Lamba Diallo, plusieurs autres populations de Tenè Warkhalan –qui ont peur de voir leurs maisons devenir leurs tombeaux- passent actuellement la nuit à contempler le ciel.

De retour de Tenè Warkhalan, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Kindia : 3 présumés braqueurs arrêtés avec des armes de guerre par la gendarmerie

10 mai 2021 à 11 11 11 05115

En provenance de Siguiri pour Conakry, à bord d’une voiture Nissan, trois présumés « bandits de grand chemin » ont été interpellés avant-hier, samedi 08 mai 2021, par des unités de la gendarmerie à Kindia. Ces « bandits » avaient à leur possession des sept (7) fusils dont cinq armes de guerre de types PMAK, des minutions, près d’une quinzaine de téléphones et plusieurs autres outils et accessoires qu’ils utilisent lors des opérations de braquage ou de vol. Ils ont été présentés hier (dimanche) à la presse locale par les services de sécurité de la ville des agrumes, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la région de Kindia.

Selon les informations, l’arrestation de ces présumés malfaiteurs est le résultat d’un travail d’équipe entre la compagnie de la gendarmerie territoriale et l’escadron mobile N°7 de la gendarmerie. Et, c’est aux environs de 11 heures que les agents ont mis le grappin sur ces « bandits » en face de la station de Wondy, dans la commune urbaine de Kindia.

« C’est suite aux renseignements recueillis et exploités par nosservices que trois individus ont été interpellés. Ces malfratsinterpellés à Kindia hier, samedi 08 mai, résidents tous à Conakry. Ils ont été arrêtés en face de la station de Wondy dans la commune urbaine de Kindia par la compagnie gendarmerie territoriale appuyée par l’escadron de la gendarmerie mobile numero7 au moment juste où ilsprenaient départ sur Conakry, à bord d’une voiture Nissan rouge, immatriculée RC3054-AY. Mais, c’est le jeudi 06 mai que  se groupe de malfrat a quitté Siguiri pour  Conakry en passant par Dabola où ils ont d’ailleurs passé la nuit. Ils sont arrivés à Kindia vers 4 heures du matin. Accueillis par un des  éléments du groupe qui est en cavale, c’est aux environs de 11 heures qu’ils ont été arrêtés dans leur voiture avec 7 fusils  dont cinq armes de guerres de types PMAK, sept boites chargeurs garnies de 84 cartouches, deux PA dont de type TT30 avec 6 cartouches et un second de type MAKAROV avec 4 cartouches, une grenade lacrymogène, une machette , un pied de buche, une pioche, une longue barre de fer, deux couteaux, une paire de ciseaux, un sachet de menottes à caoutchouc, 13 trousseaux de clefs, un rouleau de colle Scott, 14 téléphones de marques différentes, trois tenues chemisesmilitaires et un pantalon, une paire de rangers militaire et six cartes SIM des operateurs Orange et Areeba », a révélé le Lieutenant Aboubacar Saran Bangoura, chargé de communication adjoint du haut commandement de la gendarmerie nationale et direction de la justice militaire.

Ces présumés bandits ont déjà été auditionnés ; et, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kindia, Amadou Diallo, promet de « lourdes peines » contre ceux qui seront déclarés coupables à l’issue d’un procès dont la date n’a pas encore été déterminée.

« C’est un coup de filet réussi grâce à la collaboration de la population. Les nommés Abass Diallo, Thierno Amadou Diallo et Réné Fassou  Maomou ont été interpellés par les agents des services de sécurité  de Kindia. Ils avaient en leurpossession sept (7) fusils dont cinq (5) PMAK et autres armes, comme pour dire qu’ils sont destinés à braquer la population. Ils ont été entendus sur procès-verbal et ce sont eux qui sont en train de sévir actuellement dans les zones du pays. Ils ont fait de multiples cas d’attaques à main armée, avec des armes de guerre, des machettes… Nous tenons à vous dire que des recherches sont activement en cours pour dénicher les co-auteurs et complices de sesactes horribles et crapuleux, tout en vous rassurant une nouvelle fois que tous ceux qui seront retenus à l’audience dans les liens  de la culpabilité seront condamnés à de lourdes peines », a dit le procureur Amadou Diallo.

Devant la cohorte de journalistes, deux des trois présumés bandits (Thierno Amadou Diallo et Abass Diallo) ont niés en bloc les faits qui leurs sont reprochés.

« Nous nous travaillons à Siguiri. Comme c’est une ancienneconnaissance (René Fassou), nous lui avons dit de nous envoyé à Conakry ;  par ce que mon ami (Abass Diallo) n’a pas de carte d’identité. Lorsque nous sommes rentrés àKindia, aux environs de 4 heures, il (René Fassou) nous a dit qu’il veut se coucher… Le matin, il nous a appelés pour qu’on bouge à la station. C’est entre temps que nous avons aperçu un pick-up qui a freiné et ils nous ont envoyé ici. On ne connaît pas le propriétaire de ses armes, on lui a vu seulement avec la tenue. Pour nous c’est un militaire. On ne connait rien d’autre », a déclaré Thierno Amadou Diallo.

Abordant dans le même sens, Abass Diallo a aussi clamé son innocence dans cette affaire.

« Je suis un simple passager. Je ne sais pas pourquoi on m’a arrêté et m’envoyer ici. Comme il (René Fassou) venait àConakry, je lui ai dit de m’amener dans sa voiture. Mais, je ne savais pas qu’il détenait toutes ses armes. Moi je ne connais rien dans ça », a-t-il confié.

Pour sa part, le chauffeur René Fassou Maomou a reconnu la « détention » qui pèse à son encontre.

«  Je reconnais avoir deux armes sur moi. C’est les deux PMAK. Nous avons quitté Siguiri ensemble et c’est ici qu’ils (les gendarmes) nous ont arrêté », a-t-il dit brièvement.

A noter que ces présumés bandits (Abass Diallo, Thierno Amadou Diallo et Réné Fassou  Maomou) ont déjà été inculpés et placés sous mandat de dépôt pour « détention  illégale d’armes de guerre, association de malfaiteurs et de vol à main armée ».

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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Télimélé : Une fille tue son père avec un couteau

4 mai 2021 à 8 08 37 05375

Le drame s’est produit dimanche dernier, 02 mai 2021, à Mangol (un secteur du quartier Hafia, dans la commune urbaine de Télimélé). La jeune fille Lamarana Diallo a poignardé son père, Moustapha Diallo, avec un couteau. Elle l’a grièvement blessé au niveau de la cage thoracique. La victime a rendu l’âme quelques instants après ce violent coup de couteau.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 23 heures que cet acte s’est produit. La victime a été évacuée à l’hôpital préfectoral de Télimélé où il a succombé de ses blessures.

« Effectivement dans la nuit du dimanche à lundi le chef du quartier, en compagnie d’un chef de secteur, est venu m’informer qu’il y a eu un coup de blessure volontaire dans son quartier. Au même moment, j’ai envoyé une mission sur le terrain pour des vérifications et toute la famille s’était déjà rendue à l’hôpital pour apporter des soins à la malheureuse victime. Par la suite, nous avons appris son décès à l’hôpital préfectoral et la fille incriminée a pris la fuite. Les enquêtes et les recherches amorcées ont permis de la retrouver », a indiqué le colonel Hamid Tafsir Thiam, commandant de la gendarmerie de Télimélé.

Parlant des circonstances dans lesquelles Lamarana Diallo a administré ce coup fatal à son propre père, le commandant de la gendarmerie, citant la fille, a laissé entendre qu’elle était venue intercéder pour un garçon que son père était en train de battre.

« Selon la fille, son papa rentre à la maison à des heures tardives et dans un état d’ébriété manifeste. Du coup il dérange tout le monde, il empêche les gens de dormir, il les vide de la maison et prend place à la porte pour les empêcher d’accéder à la maison. Cela a perduré. Ils ont reçu un jeune sur lequel son papa s’est acharné, aussitôt elle a pris le couteau pour le blesser, mais pas dans l’intention de tuer. Elle regrette l’acte, elle a beaucoup de remords, elle demande pardon à l’autorité et aux parents », a dit le colonel Hamid Tafsir Thiam.

Aux dernières nouvelles, Lamarana Diallo a été déférée à la prison civile de Télimélé pour la suite de la procédure la concernant.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél: 655363665

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Insécurité sur l’axe Kindia-Télimélé : les chauffeurs menacent de bouder cette route

30 avril 2021 à 16 04 19 04194

L’heure est grave sur l’axe Kindia-Télimélé. Six attaques ont été enregistrées en l’espace de neuf jours sur cette route, où des coupeurs de route règnent en maîtres. Face à cette situation, les chauffeurs menacent de bouder cette ligne si l’Etat ne prend pas des dispositions urgentes pour les sécuriser avec leurs passagers, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kindia.

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Kindia : la voiture enlevée lundi par des hommes armés a été retrouvée

28 avril 2021 à 16 04 22 04224

C’est une bonne nouvelle pour Oustaz Souleymane Sow, un homme d’affaires dont la voiture avait été enlevée lundi dernier, 26 avril 2021, au quartier Wondy, dans la commune urbaine de Kindia. Le véhicule en question a été retrouvé à quelques kilomètres du lieu où l’attaque a eu lieu. Les hommes armés qui l’avaient retiré de force dans les mains de son propriétaire l’ont abandonné dans la sous-préfecture de Damakaria, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kindia.

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Développement local à Kindia : Teleya ambitionne d’être un secteur de référence dans la sous-préfecture de Bangouyah

28 avril 2021 à 7 07 53 04534

Avec une population estimée à plus de mille habitants, Teleya (un secteur relevant de la sous-préfecture de Bangouyah, dans la préfecture de Kindia) se bat inlassablement et vigoureusement pour son émergence économique. Ce secteur ambitionne d’être, à l’horizon 2030, un centre de référence dans la sous-préfecture de Bangouyah. Et, pour y arriver, un consortium d’associations pour le décollage économique, social et culturel a été mis en place. Ce consortium, dénommé Association Pottal Fi Bhantal Teleya Fow (APFBTF), a pour mission de fédérer tous les fils de Teleya pour mobiliser des fonds pour financer des projets de développement dans leur secteur. Déjà, plusieurs infrastructures (école, poste de santé, forage…) y ont été réalisées grâce aux modestes contributions des filles et fils de la localité, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Kindia.

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Télimélé : le bilan de l’accident du 12 avril passe à 2 morts

22 avril 2021 à 22 10 02 04024

Image d’archive


Comme annoncé précédemment, un accident de la circulation s’est produit dans la nuit du dimanche au lundi dernier, 12 avril 2021, dans la sous-préfecture de Kollet, préfecture de Télimélé.
Et, c’est une voiture de transport en commun, avec à son bord neuf passagers, qui s’est renversée au niveau d’un virage non loin du barrage hydroélectrique de Kaléta. Cet accident qui s’était produit aux environs de 2 heures avait fait un mort et quatre blessés graves. Ces derniers avaient été évacués au CHU de Donka, un des plus grands centres hospitaliers de Conakry.

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Accident de la circulation à Dubréka : un camion de la société ALAM tue 2 personnes

20 avril 2021 à 16 04 23 04234

Aux environs de 10 heures 30’, ce mardi, 20 avril 2021, un accident de la circulation s’est produit sur l’axe Cimenterie-Kagbélen, dans le quartier Keitayah, préfecture de Dubréka. C’est un camion de la SAC (Société Alam Sarl, immatricule RC 9439 AQ) qui a percuté deux jeunes (Victor Bongono et Faya Bongono) qui étaient sur une moto. Les victimes ont trouvé la mort sur place, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

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Kindia : un taxi-motard meurt broyé par un camion chargé de sable

20 avril 2021 à 13 01 43 04434

Saïdou Diallo, un jeune conducteur de taximoto, a été mortellement fauché ce mardi, 20 avril 2021, par un camion benne au niveau du ‘’Carrefour des Banques’’ à Manquepas, un quartier situé en plein centre-ville de Kindia. Il a perdu la vie sur place.

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