Evolution des cours : le centre Sogué des aveugles et malvoyants est à 95% (direction)

16 mai 2019 à 5 05 11 05115

Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a récemment annoncé le report de la date de la fin des cours dans les écoles publiques au 30 juin 2019. Une prolongation liée au retard causé par les trois mois de grève du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants de Guinée) et qui vise à rattraper le temps perdu. Pour l’heure, encadreurs, enseignants et élèves s’activent sur le terrain pour achever les programmes, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la journée de ce mercredi 15 mai 2019, un de nos reporters s’est rendu au centre Sogué des aveugles et malvoyants, situé au quartier Ratoma Dispensaire, dans la commune de Ratoma, où les cours ont connu une grande avancée.

Selon la directrice de l’école, Delphine Sénia Zoumanigui, « nous, nous sommes à 95% du programme puisque nous ici, pendant la grève, on venait travailler. On venait travailler parce qu’on a un bus de ramassage qui partait prendre les enfants chez eux et on venait. Pourquoi ? Parce que nous, notre façon d’enseigner est différente de celle des autres voyants. Donc, il faut être permanemment à l’école une fois que l’ouverture est faite, pour que les enfants puissent assimiler les cours. Notre écriture est très difficile à apprendre. Donc, arrêter subitement, ce n’est pas bon pour les enfants. Donc, c’est pourquoi nous, nous nous sommes concertés en enseignants, on a pris des décisions, on a dit qu’il faut qu’on vienne pour ne pas que les enfants perdent leurs cours, parce que non seulement c’est des enfants qui ne voient pas, mais encore leur apprentissage est trop lent. Donc, on ne peut faire des cours de rattrapage comme chez les autres. Passer toute une journée, on ne peut pas, parce qu’il y a une certaine heure à laquelle on doit arrêter les cours », a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, la directrice a fait savoir que son école compte « six (6) groupes pédagogiques, dont une classe d’examen. Nous avons au total cinquante huit (58) élèves pour toutes les classes confondues, dont quatre (4) en 6ème année. Tous les 4 sont des garçons ».

En ce qui concerne les difficultés dont souffre le centre, madame Delphine Sénia Zoumanigui en a révélé les principales, dont : le manque de matériel didactique, l’approvisionnement de la cantine et l’accès à l’eau potable.

« Nous avons des problèmes de matériels didactiques. Vous savez, les matériels didactiques que nous utilisons ne se trouvent pas en Guinée. C’est seulement à l’extérieur qu’on peut les trouver et les enfants qui sont là sont plus petits. Ils peuvent les détruire. C’est pourquoi à tout moment, on a besoin de matériels didactiques. Nous avons aussi des problèmes au niveau de la cantine qui ne fonctionne pas. Nous avons besoin des gens qui vont nous aider à ce que la cantine fonctionne bien. Parce que, le premier élève est pris chez lui dans les bandes de 4h du matin, et le dernier à rentrer, rentre à 19h 30. Donc, ce n’est pas facile de garder les enfants sans leur donner au moins un peu à goûter. Nous avons aussi des problèmes d’eau. Nous n’avons pas d’eau dans l’enceinte du centre. Nous sommes obligés de donner l’argent et aller acheter de l’eau dans les bidons pour les transporter. Et ça, non seulement c’est de l’eau potable pour que les enfants puissent boire, mais aussi trouver de l’eau pour les toilettes. Donc, nous cherchons des gens qui vont nous faire un forage dans l’enceinte du centre », a fait savoir la directrice du centre Sogué.

Il est à rappeler les examens nationaux se dérouleront au courant du mois de juillet prochain, selon des sources basées au Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation.

Mamadou Bhoye Sow pour Guineematin.com

Tel : 622 91 92 25 / 66 91 92 25

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Éducation : la région de Boké entre 88 et 90% d’exécution des programmes

15 mai 2019 à 21 09 39 05395
Moriba Sidibé, Inspecteur Régional de l’Education de Boké

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mercredi, 15 mai 2019, à son bureau, Monsieur Moriba Sidibé, Inspecteur Régional de l’Education de Boké, a indiqué que le taux d’exécution des programmes scolaires de l’ensemble des écoles des cinq (5) préfectures de la région est aux alentours de 90%.

Malgré un retard de trois (3) mois accusé par les établissements scolaires de la région de Boké (notamment Boffa et Boké) dû à la grève déclenchée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), l’Inspection Régionale de l’Education a trouvé une stratégie pour se rattraper, voire même avancer dans le programme scolaire.

« Après la grève, l’inspection régionale de l’éducation a jugé nécessaire de sillonner toutes les écoles pour reprendre la répartition des programmes avec les enseignants. Nous avons réparti les programmes scolaires en 20 semaines, puisque nous avions perdu déjà 12 semaines sur les 32 possibles de l’année. Cette répartition s’étale du 14 janvier au 31 mai 2019. On a fait de telle sorte que tout enseignant qui respecte cette nouvelle grille termine le programme. Et, je vous avoue que les professeurs ont réellement affiché la volonté de travailler. Au secondaire, on travaille matin et soir, à l’élémentaire on utilise les jeudis et les samedis. On a même pris les jours fériés pour se rattraper. C’est ainsi qu’on a pu enregistrer ce taux d’exécution qui varie entre 88 et 90% dans les cinq (5) préfectures, à savoir : Boffa, Boké, Fria, Gaoual et Koundara. Nous sommes aujourd’hui à la 18ème semaine de notre répartition qui correspond à la 30ème semaine de celle nationale. Il nous restait donc deux (2) semaines, et Dieu merci que Monsieur le Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation nous a donné la chance de continuer les cours jusqu’en fin juin », a expliqué monsieur Moriba Sidibé.

D’ailleurs, l’Inspecteur Régional de l’Education de Boké précise qu’il y a déjà des enseignants qui ont achevé leurs programmes. « C’est le cas par exemple d’un professeur de Mathématiques au lycée Yomboya (dans la commune urbaine) du nom de Sékou Soumah qui a terminé le programme en classe de terminale ».

Ainsi, malgré les multiples remous sociaux enregistrés depuis son arrivée à l’IRE de Boké, en septembre 2017, Monsieur Moriba Sidibé se dit optimiste de pouvoir réaliser ses ambitions de transformer Boké en une région d’élite. « Depuis que je suis venu ici, il y a maintenant bientôt 2 ans, à chaque ouverture des classes, nous perdons 3 mois sans faire cours. Mais, cette année, nous avons tiré les leçons de l’échec aux examens de l’année dernière. Les professeurs et les élèves ont tous pris conscience et ont accepté de travailler de façons intenses, conformément à notre recommandation. C’est pourquoi, je vous avoue être confiant qu’à cette allure, la région de Boké fera des lauréats aux prochains examens », a promis l’Inspecteur.

Enfin, dans ses ambitions d’améliorer la qualité de la gestion de l’administration scolaire, Monsieur Moriba Sidibé dit avoir engagé des réformes et de toilettages des directions des écoles. « Dans le souci d’obtenir des résultats aux différents examens nationaux, j’ai pris l’initiative de procéder à une restructuration des directions des écoles en y intégrant les jeunes talents, surtout dans les établissements qui ont récolté des très faibles taux de réussite l’an dernier. Et, c’est un processus qui va continuer jusqu’à ce que Boké soit une région phare et référentielle qui fera sortir chaque année des lauréats », s’est engagé l’Inspecteur.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : +224 622 671 242

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Violences à Fria : le maire promet de « trouver les commanditaires… » (Interview)

15 mai 2019 à 14 02 38 05385
Elhaj Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria

La manifestation pacifique des femmes de Fria, qui exigeaient le départ du préfet Gnalen Condé, a pris une tournure violente depuis la nuit du mardi. Des heurts ont éclaté entre agents de maintien d’ordre et des jeunes venus soutenir leurs mamans violentées. C’est pour riposter aux tirs de gaz lacrymogène des forces de l’ordre que les jeunes ont érigé des barricades, brûlé des pneus et incendié des voitures sur l’artère principale de la ville.

Au lendemain de ces événements douloureux, l’envoyé spécial de Guineematin.com s’est entretenu avec le maire de la commune urbaine de Fria. Elhadj Lansana Boffa Camara, très peiné par les scènes violences, a déploré les événements survenus dans sa ville.

Guineematin.com: les habitants de Fria ont vécu une soirée mouvementée hier mardi. Des affrontements ont éclaté entre agents de maintien d’ordre et les jeunes. Qu’est-ce vous savez de ces accrochages ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : c’est avec beaucoup de peine que je m’explique ce matin. Nous avons voulu empêcher une chose qui a eu lieu. Nous avons voulu que les esprits épris de paix des Friakas ne soient pas troublés. Mais hélas ! Les hommes ont voulu, Dieu en a décidé. C’est avec beaucoup d’amertume que j’ai constaté ce matin les dégâts qui ont eu lieu, puisque j’ai voulu éviter, connaissant le terrain de Fria. Ce matin, je rentre de la visite de constat de tout ce qui s’est passé hier. Ils sont allés même dans la cité pour violenter des familles. Ça, c’est triste. Quant aux femmes qui étaient regroupées au niveau de l’esplanade de la préfecture, je leur présente beaucoup d’excuses. Pourquoi ? Parce qu’elles ont exprimé leur colère et elles sont restées. Nous avons cru à un moment donné, que le temps jouant, nous pouvions quand-même leur venir en aide pour qu’elles déguerpissent les lieux. Mais, aux environs de 17 heures et 18 heures, j’apprends qu’elles ont été gazées et elles ont été déguerpies de là. C’est malheureux, ce n’est pas un événement heureux pour nous, parce que ce sont nos populations. Et quelle population ? La frange de la population la plus vulnérable, les femmes qui n’ont pour arme que leurs cris, qui n’ont pour arme que les actes qu’elles posent. Donc, c’est encore vous dire jusqu’où je suis peiné. Ce qui m’a beaucoup affecté, c’est quand j’ai vu au delà de l’esplanade de la préfecture, on a fait une démonstration de force dans les quartiers, partout. La bretelle qui longe en passant par l’ex grande salle de cinéma, en allant jusqu’au niveau de la gare routière, tout est parti de là. Il y a eu une bagarre féroce. Même l’hôpital a essuyé le gaz lacrymogène qu’on jetait. C’est quand-même pénible. Certainement, ceux-ci ne connaissent pas que c’est un hôpital. Si non, eux-mêmes, quand ils sont blessés, c’est là-bas ils doivent être traités.

Guineematin.com: vous venez de quitter l’hôpital, dans quel état se trouvent les femmes violentées ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : ce matin, nous sommes allés en groupe avec les conseillers et le quatrième vice maire. Nous sommes allés à l’hôpital pour nous enquérir de la réalité. Le docteur nous a fait comprendre que chaque victime qui se sentait un peu soulagée, demandait à rentrer chez elle. C’est comme ça que ça s’est passé. Donc à ce jour, on me dit que c’est quelqu’un de la garde communale qui est le seul là-bas. Même à l’hôpital, il y a une dame asthmatique qui a été sérieusement secouée hier.

Guineematin.com : la ville est sous haute surveillance des services de sécurité, les forces de l’ordre sont visibles partout. Est-ce que vous avez pu transmettre un message à ces hommes en tenue ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : je crois que ce n’est pas une frange qui va m’obéir. Mais, je passerai par les moyens pour trouver les commanditaires pour qu’ils arrêtent.

Guineematin.com : les femmes manifestantes ont été déguerpies de la préfecture, mais elles ne décolèrent pas. Que comptez-vous faire ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : je vais lancer un appel aux femmes pour qu’elles se maîtrisent, pour qu’elles se contrôlent. Parce que tout ce qui s’est passé comme dégâts, ça s’est passé sur le terrain de Fria. Elles ne vivent pas ailleurs si ce n’est pas à Fria. Donc, elles doivent voir cet aspect extrêmement important.

Guineematin.com : la ville est complètement salie par les échauffourées. Qu’allez-vous faire pour y faire face ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : j’avoue que certains chefs de quartiers, qui sont natifs d’ici, se sont déjà engagés à nettoyer la rue, à enlever tout ce qui est débris. Peut-être que des groupes se formeront pour pousser les gros véhicules qui sont ça et là le long de la route nationale Conakry-Fria.

Interview réalisée à Fria par Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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« Entre Gnalen Condé et nous, Alpha Condé n’a qu’à faire un choix », dit une femme de Fria

15 mai 2019 à 13 01 12 05125

Le calme est revenu mais la situation reste toujours tendue à Fria, au lendemain des violences enregistrées dans la soirée d’hier, mardi 14 mai 2019, dans cette ville. Des violences causées par l’intervention musclée des forces de l’ordre qui ont délogé de force les femmes qui campaient dans la cour de la préfecture pour exiger le départ de leur préfet. Aujourd’hui, les manifestantes ont quitté la préfecture, mais elles n’ont pas abandonné leur revendication, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Le centre-ville de Fria est méconnaissable ce mercredi, 15 mai 2019. Sur l’artère principale de la ville, on voit des traces de pneus brûlés et de voitures incendiées. Cette situation a fait suite aux violences que les forces de l’ordre ont perpétrées sur les femmes qui occupaient la cour de la préfecture depuis lundi matin. Les manifestantes exigeaient le départ sans délai ni condition de madame le préfet de Fria, Hadja Gnalen Condé. Après cette intervention musclée, plusieurs jeunes sont descendus dans les rues de la ville pour apporter leur soutien aux femmes. Ils ont brûlé des pneus sur la route et incendié des véhicules.

Mme Mamadama Bangoura

De leur côté, les manifestantes qui avaient promis d’occuper la cour de la préfecture jusqu’au départ de leur préfet, ont dû quitter les lieux de force. Mais, elles maintiennent leur revendication, indique Madame Mamadama Bangoura, l’une d’entre elles. « Nous les femmes, sommes allées à la préfecture pour dire que madame le préfet, Gnalen Condé, nous a fatiguées, elle a fatigué nos enfants. Donc nous voulons qu’elle parte, on ne veut plus d’elle. Tout ce qui est gâté à Fria, c’est Gnalen Condé qui en est responsable. Depuis qu’elle est là, rien n’a été fait pour la population.

Nous sommes allées à la préfecture, pas pour faire la guerre, on n’a même pas insulté quelqu’un, on a juste dit qu’on ne veut plus d’elle. On a fait deux jours à la préfecture, on n’a pas insulté, on n’a rien cassé, c’est là qu’on faisait la rupture du jeûne et on passait la nuit aussi. On a reçu une délégation du gouvernorat de Boké. Après avoir écouté les discours, nous lui avons fait part de notre revendication qui est le départ de Gnalen Condé. Mais dans les environs de 17 heures, alors nous étions en train de faire la cuisine, on a vu trois pick-up d’agents des forces de maintien d’ordre.

Ils sont venus comme des rebelles. Ils sont entrés dans la cour où on était assises et ont jeté des gaz lacrymogènes sur nous. Moi j’ai piqué une crise sur le coup, je me suis retrouvée plus tard à l’hôpital. Mais, notre revendication reste maintenue. Nous demandons au président de la République de voir clair dans cette affaire, notre souhait c’est de voir Gnalen Condé partir. Entre Gnalen Condé et nous Alpha Condé n’a qu’à faire un choix. Soit elle quitte Fria, ou alors nous nous quittons pour la laisser ici », a dit cette dame.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Marché central de Fria : une femme molestée par les forces de l’ordre

15 mai 2019 à 12 12 59 05595
Ils se sont jetés sur moi, en me frappant avec des bâtons. Ils ont retiré mon téléphone et ont jeté mes légumes

La ville de Fria est toujours agitée suite à l’arrivée massive des fores de l’ordre pour tenter de ramener le calme après la manifestation de colère des femmes contre madame le préfet. Comme c’est souvent le cas, les agents sont intervenus sans ménagement au siège de la préfecture, violentant certaines femmes. Dans la matinée de ce mercredi, 15 mai 2019, une femme a été molestée par les forces de l’ordre, son téléphone emporté, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la cité de l’alumine.

Les femmes de Fria ne veulent plus de leur préfet, madame Gnalen Condé, accusée de tous les péchés d’Israël. Après avoir occupé pour quelques jours le bloc préfectoral, elles en ont été délogées sans ménagement par les forces de l’ordre, hier mardi.

Au lendemain de ces échauffourées, une femme venue faire des achats au grand marché de la ville, a été prise à partie et bastonnée par des agents de forces de l’ordre dans la matinée de ce mercredi. Son malheur, c’est de s’être retrouvée au mauvais endroit et au mauvais moment, c’est-à-dire au milieu des manifestantes, soutient-elle.

Sous le sceau de l’anonymat, la bonne femme que le reporter de Guineematin.com a trouvé l’hôpital, est revenue sur sa mésaventure. « J’étais venue acheter mes légumes au marché. Après avoir fini, j’ai vu qu’il y avait une embuscade. Les agents de maintien d’ordre ont commencé à jeter du gaz lacrymogène. Toutes les routes étaient barrées. Maintenant, je suis venue là où les femmes étaient arrêtées pour me protéger. J’étais là en train de manipuler mon téléphone, directement ils sont venus vers moi. Ils se sont jetés sur moi, en me frappant avec des bâtons. Ils ont retiré mon téléphone et ont jeté mes légumes. Ils m’ont frappé et pourtant je ne suis pas manifestante. Et, même si je ne suis pas venue pour manifester, mais c’est pour une cause commune que les autres le font », a dit la pauvre femme, portant encore les traces de sa bastonnade sur certaines parties de son corps.

Propos recueillis depuis Fria par Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Kindia : Sékou Koundouno tresse des lauriers aux 7 opposants libérés et prévient

15 mai 2019 à 11 11 57 05575

Les sept (7) jeunes guinéens condamnés en première instance à Kindia et libérés par la Cour d’Appel de Conakry, sont rentrés dans la ville des agrumes hier, mardi 14 mai 2019. Une forte délégation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a accompagné ces héros opposés à toute modification de la Constitution en faveur du président Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est une foule nombreuse qui a accueilli les sept héros de Kindia au siège local de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD) situé au quartier Féréfou.

Interrogé par notre reporter, Sékou Koundouno, chargé des opérations du FNDC, a parlé de réelle satisfaction avant de mettre en garde les promoteurs d’une nouvelle Constitution.

« C’est un sentiment de réjouissance, mais surtout de motivation. C’est sentiment qui galvanise toute la troupe du FNDC dans les 33 préfectures et 5 communes de Conakry, y compris la diaspora afin de renvoyer un revers à ces gangsters et pyromanes qui sont entrain de préparer ce coup d’Etat civil et leur prouver, aux yeux de l’opinion nationale et internationale, que nous sommes entrain de vaincre, et que nous sommes entrain de mettre toutes les dispositions en place afin que le peuple souverain de Guinée puisse être mobilisé et anéantir cet adversaire dès le coup d’envoi.

Ces anciens 7 détenus, qui ont été injustement arrêtés, condamnés et qui ont été relaxés par la Cour d’Appel de Conakry, sont en fait les héros qui symbolisent en peu l’incarnation du combat que nous menons. Donc, on ne peut pas les recevoir dans le Kania comme étant des vendeurs de poulet. Il faudrait qu’ils soient reçus ici comme des héros, des personnes qui ont combattu… Ces 7 héros symbolisent le combat que nous allons mener. On ne peut jamais le déduire de ce combat. Tant que ce combat va exister, vous verrez que leurs images vont toujours exister au sein de ce mouvement.

Sous le leadership du coordinateur régional du FNDC, un travail de terrain est entrain d’être mené dans les quartiers, avec toutes les entités politiques, syndicat et organisations de la société civile, et les citoyens et citoyennes engagés afin de travailler sur l’aspect information, mobilisation, mais surtout démonstration de force. Déjà, les indices que nous avons du côté de la coordination nationale font comprendre qu’un travail sérieux est entrain d’être fait. Et au moment opportun, je vous dis que nous sommes dans la première phase, c’est quand l’envahisseur va essayer un quelconque projet ou proposition de loi afin de changer la République vers la monarchie, la cadence de frappe dans le Kania se fera automatiquement sentir ».

Propos recueillis à Kindia par Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Manifestation contre le préfet de Fria : les jeunes renforcent les femmes

14 mai 2019 à 20 08 31 05315

Entamée dans la matinée d’hier, lundi 13 mai 2019, la manifestation contre le préfet de Fria, madame Gnalen Condé, a connu un nouveau développement dans la soirée de ce mardi.

Selon des informations recueillies sur place par l’envoyé spécial de Guineematin.com, c’est le déploiement des agents de maintien d’ordre en provenance de Conakry qui aurait aggravé la situation.

Après avoir appris que des gendarmes auraient violenté les femmes manifestantes qui avaient élu domicile au siège de la préfecture, les jeunes de la ville sont sortis en masse pour barricader la route principale.

Mais, pour le moment (20 heures 30′), il n’y a pas eu d’affrontement entre ces jeunes protestataires et les agents des forces de l’ordre.

A suivre !

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spéciale de Guineematin.com

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Kindia : les 7 opposants libérés par la cour d’appel de Conakry accueillis en héros

14 mai 2019 à 17 05 18 05185

Au lendemain de leur libération par la cour d’appel de Conakry qui les a relaxés pour délit non constitué, les 7 membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) sont rentrés ce mardi, 14 mai 2019, à Kindia. Ils ont été accueillis en véritables héros dans cette ville, où ils ont été arrêtés et condamnés il y a quelques jours, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a décidé d’immortaliser cette journée en organisant une réception de taille à ces 7 personnes, arrêtées le samedi, 04 mai dernier à Kindia, pour avoir organisé une manifestation pacifique afin d’exprimer leur opposition à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Une immense foule s’est mobilisée au niveau de la station de Contournante , dans la sous-préfecture de Damakhania, pour attendre les 7 « héros ». Ces derniers ont été accompagnés d’une délégation de la coordination nationale du FNDC, composée notamment des activistes de la société civile : Sékou Koundouno et Ibrahima Diallo ainsi que l’artiste reconverti en homme politique, Bill de Sam.

Un carnaval géant a été organisé en l’honneur des 7 opposants à un troisième mandat de la Contournante au siège de la PCUD au quartier Féréfou, en passant par le carrefour Wondima, la Gare, le grand marché, le Palais de justice et le quartier Tafory. Tout au long de ce trajet, de nombreux citoyens criaient leur joie de retrouver ces 7 « patriotes » libres. « Nous sommes très heureux et contents du retour de ces 7 personnes injustement arrêtées le 04 mai dernier et condamnées, qui rentrent libres aujourd’hui chez eux. Cela nous réconforte à plus d’un titre.

A Conakry le droit été dit, contrairement à Kindia où les magistrats se sont laissé influencer par des politiciens sans avenir, corrompus, dans la procédure judiciaire. Nous sommes très heureux aujourd’hui d’accueillir 7 personnes détenues injustement pendant plusieurs jours à Kindia. Et nous profitons de l’occasion pour dire que nous allons renforcer notre mobilisation pour protester partout où il y a une manifestation de soutien au projet satanique et suicidaire de troisième mandat pour le professeur Alpha Condé », a déclaré Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia.

Joie, satisfaction mais aussi détermination, c’est ce qui anime également les 7 militants anti-troisième mandat relaxés par la cour d’appel de Conakry. Parmi eux, Amadou Soumah : « Aujourd’hui c’est un sentiment de satisfaction que nous ressentons. On était en prison mais on a vu que nous n’étions pas seuls. Nous étions dans l’esprit des gens. C’est cette mobilisation justement qui a permis notre libération. Je promets de continuer la bataille jusqu’au bout parce qu’il s’agit de défendre la nation », a-t-il indiqué.

A rappeler que ces 7 membres du FNDC ont passé 9 jours en détention. Ils avaient été condamnés à 3 mois de prison ferme et au payement d’une amende de 500 mille francs chacun par le tribunal de première de Kindia, qui les a reconnus coupables d’attroupement illégal et d’atteinte au droit de manifester. Suite à un double appel de l’avocat de la défense et du parquet général, leur procès a repris hier devant la cour d’appel de Conakry. Et à l’issue des débats, cette juridiction a relaxé les prévenus pour délit non constitué.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Baisse du budget préfectoral de Boké : 1 421 656 330 cette année contre 2 162 000 959 GNF en 2018

14 mai 2019 à 17 05 01 05015

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes dépêches, le conseil administratif de la préfecture de Boké a officiellement démarré dans la matinée de ce mardi, 14 mai 2019. Actuellement, les activités se poursuivent conformément au programme établi.

Après la constitution des commissions de travail, la préfecture a présenté son budget annuel prévisionnel qui s’équilibre en recettes et e dépenses à 1 421 656 330 GNF (un milliard quatre cent vingt-un millions six cent cinquante-six mille trois cent trente francs guinéens), contre un budget de l’an 2018 qui s’élevait à 2.162.000.959 GNF (deux milliards cent soixante-deux mille neuf cent cinquante-neuf francs guinéens). Un budget considérablement à la baisse par rapport à celui de l’an passé. Ce qui a suscité quelques réactions du côté des participants qui s’étonnent que le budget régresse au lieu de progresser d’année en année. Mais, le chef de la section budget de la préfecture a justifié cette situation par le fait que ce budget ne prenne en charge que le fonctionnement de la préfecture. Tout ce qui est développement local revient aux conseils communaux.

Avec ce budget, la préfecture envisage réaliser des actions comme la peinture du bâtiment principal de la préfecture, les annexes et la clôture, l’aménagement en dalettes de la cour de la résidence du préfet, la construction et la rénovation des latrines du bloc administratif et l’adduction d’eau au bloc.

En attendant que ce budget soit amandé et adopté, les activités se poursuivent par la présentation des différentes communes.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Boké : le préfet veut mettre fin aux détournements des redevances minières

14 mai 2019 à 13 01 46 05465
préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara

« Aucun maire n’est habileté à attribuer un terrain à quelqu’un. Quiconque le fait, je l’apprends, l’intéressé sera sévèrement sanctionné. Seuls le ministère de l’habitat et les Préfets sont habiletés à attribuer des terrains », a notamment dit le préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara.

Dans la matinée de ce mardi, 14 mai, la préfecture de Boké a officiellement lancé son conseil administratif (CA) session 2019. Et, c’est la salle de conférence du village communautaire, situé à l’entrée de la ville de Boké, qui a servi de cadre à cette cérémonie.

Selon des informations confiées à un des correspondants locaux de Guineematin.com, cette session présidée par monsieur Aboubacar M’Bop Camara, préfet de Boké, s’étendra sur trois jours (du 14 au 16 mai 2019).

Ces trois jours de sessions réuniront Neuf (9) sous-préfets, les Dix (10) maires de la préfecture de Boké, les directeurs préfectoraux des différents services déconcentrés, la société civile et les représentants des sociétés minières. Ce sera l’occasion de présenter les rapports de l’année écoulée, relever les difficultés et échanger sur les perspectives de l’année en cours.

Avant de déclarer ouverte la session du CA, le Préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, a expliqué le retard de la ténue de la session 2019 par la lenteur accusée dans l’installation des conseils communaux, mais surtout les récurrents remous sociaux dans la préfecture. Ainsi, Monsieur M’Bop a tenu un discours d’ouverture dans lequel il a demandé à toutes les couches, chacune en ce qui la concerne, de jouer sa partition pour le développement local et la bonne cohabitation.

« Je voudrai qu’on fasse des débats responsables sans passion pour ressortir tous les problèmes que nous avons dans nos collectivités et proposer des solutions concrètes », a-t-il lancé. Le préfet a également parlé de la responsabilité sociétale des entreprises minières vis-à-vis de la population riveraine. « J’invite solennellement les sociétés minières de proposer des solutions pour la bonne cohabitation non seulement avec les riverains mais aussi avec leurs travailleurs. Chose qui donnera un environnement sain. De tenir compte de l’impact environnemental qu’elles causent aux habitants de Boké. D’autre part, les milliards payés par les sociétés minières comme compensations qui disparaissent parfois, c’est inacceptable. Quand on dit que la SMB par exemple a payé 70 milliards à une localité et qu’on parte sur les lieux on ne trouve rien comme réalisation, c’est une insulte. Nous devons donc trouver ici des stratégies pour mettre fin à ces malversations », a insisté le Préfet.

Aboubacar M’Bop Camara a également rappelé dans son discours le rôle et la responsabilité des maires, tout en brandissant des menaces. « J’invite les maires à avoir des belles initiatives de développement que de construire des centres de santé et des écoles. Retenez que vous êtes les représentants de toute la population de votre commune, pas d’un parti politique. Aucun maire n’est habileté à attribuer un terrain à quelqu’un. Quiconque le fait, je l’apprends, l’intéressé sera sévèrement sanctionné. Seuls le ministère de l’habitat et les Préfets sont habiletés à attribuer des terrains. Donc, je vous invite à éviter ce problème », a-t-il martelé.

Enfin, le Préfet a remercié le président de la République, le Professeur Alpha Condé, pour la mise en place des FODEL (fonds de développement local) qui aideront considérablement les collectivités à se développer.

A rappeler que dans le programme, il est prévu de présenter le budget annuel de la préfecture durant cette première journée.

À suivre !

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Fria : les femmes qui exigent le départ de leur préfet ne reculent devant rien

14 mai 2019 à 11 11 41 05415

Bien qu’elles soient en jeûne, les femmes de Fria qui réclament le départ de leur préfet semblent bien déterminées à manifester jusqu’à ce qu’elles soient entendues par le président Alpha Condé. Ce mardi matin, un leader religieux de la ville s’est rendu dans les locaux de la préfecture où campent les manifestantes pour tenter de les dissuader, mais en vain. Les femmes promettent de ne pas reculer jusqu’à la satisfaction de leur revendication, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans la ville.

Après avoir passé toute la journée d’hier lundi, 13 mai 2019 et même la nuit, pour certaines, dans la cour de la préfecture de Fria, les femmes de la ville ont repris leur mouvement ce mardi matin sur place. Elles défilent dans la cour avec des chants hostiles à leur préfet, Hadja Gnalén Condé, et des prières en faveur du départ de la première responsable de cette préfecture.

Face à cette situation, Elhadj Mouctar Doumbouya, un respecté leader religieux de la ville, s’est rendu sur les lieux pour tenter de dissuader les manifestantes. Il a demandé aux femmes de surseoir à leur mouvement à cause du mois de Ramadan. Mais, le calme n’a duré que le temps accordé à l’érudit pour passer son message de sensibilisation. Il n’a même pas franchi le portail de la cour lorsque le mouvement a repris de plus belle.

Pour les manifestantes, ni l’intimidation, ni la sensibilisation ne peuvent les amener à reculer. Selon elles, la seule chose qui peut les pousser à mettre fin à leur manifestation, c’est le remplacement de Hadja Gnalén Condé à la tête de la préfecture de Fria. Elles promettent de camper dans les locaux de la préfecture jusqu’à ce que le président de la République accepte de satisfaire cette revendication.

À suivre !

De Fria, Siba Guilavogui envoyé spécial de Guineematin. com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Mois d’avril à Matam : 177 mariages célébrés pour 8 millions 850 mille GNF

14 mai 2019 à 11 11 18 05185
Elhadj Youssouf Keïta, agent chargé de l’état de civil à la commune de Matam

A l’approche du mois saint de Ramadan, l’on assiste à une hausse généralisée du nombre de mariages dans la communauté musulmane. Rien que pour le mois d’avril 2019, ce sont 177 mariages qui ont été célébrés dans la commune de Matam, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A la veille du mois de Ramadan de chaque année, c’est à une ruée vers les états civils que nous assistons. De très nombreux couples s’y rendent pour légaliser leur relation.

Selon Elhadj Youssouf Keïta, officier chargé de l’état de civil à la commune de Matam, la commune a enregistré un grand nombre de mariages à l’approche de ce mois saint de Ramadan. « La commune de Matam n’est pas comme les communes de Matoto ou Ratoma. Nous avons une petite commune. Mais, cela nous a permis quand-même cette année, de faire 177 mariages seulement au mois d’avril, avec une valeur estimative de 8 millions 850 mille francs guinéens », a-t-il révélé.

En outre, Elhadj Youssouf Keïta a dit avoir été impressionné par l’âge des mariés ces dernières années. « A l’approche du mois de Ramadan, vous remarquerez qu’il y a beaucoup de mariages. Ceci s’explique par le simple fait que les 95% de la population guinéenne, pour ne pas dire les 99%, sont de religion musulmane. Ce qui fait qu’à l’orée de ce mois saint, ce qui fait que la jeunesse, ne voulant pas faire la délinquance, préfère se marier. Moi, ce qui m’a marqué depuis deux à trois ans, la jeunesse se marie beaucoup, c’est-à-dire ceux dont la moyenne d’âge varie entre 18 et 20 ans. Alors qu’auparavant, il fallait avoir 25 ans, 30 ans, voire 40 ans pour se marier. Or, en se mariant tôt, on grandit forcement avec ses enfants. En se mariant tard, c’est pour faire des enfants orphelins. Alors, cela m’enchante à plus d’un titre ».

Enfin, Elhadj Youssouf Keïta a dit que les officiers d’état civil rencontrent d’énormes difficultés dans la gestion des mariages. « Quand vous avez par exemple 20 à 30 mariages pour une seule soirée, au-lieu que les mariés viennent à partir de 13 heures, 14 heures ou 15 heures comme ça, ils attendent tous à la même heure, c’est-à-dire à 16 heures, pour être à la mairie. Et, arrivé à la mairie, chacun voudrait être dans la salle. Voyez-vous, ça nous occupe, ça nous crée de sérieux problèmes. Sinon, s’ils respectent l’heure d’enregistrement, nous n’aurions pas de problème et eux-mêmes n’auront pas de problèmes et leur mariage sera très bien célébré », a-t-il fait remarquer.

A noter que les agents de l’Etat civil de Matam travaillent dans des conditions peu confortables. Ils manquent de hauts parleurs et de fauteuils.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fria : les manifestantes contre le préfet rompent le jeûne et passent la nuit à la préfecture

14 mai 2019 à 9 09 40 05405

Les femmes de Fria qui réclament le départ de leur préfet ne manquent visiblement pas de détermination. Comme elles l’ont promis, les manifestantes campent toujours dans la cour de la préfecture où elles ont fait la rupture du jeûne et passé la nuit dernière, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com à Fria.

Depuis hier, lundi 13 mai 2019, le travail est arrêté à la préfecture de Fria. Les bureaux sont fermés et la cour est occupée par de nombreuses femmes de la ville qui exigent le départ de leur préfet, Hadja Gnalén Condé. Les manifestantes détiennent des pancartes sur lesquelles sont écrits des slogans comme : « Préfet Zéro », « A bas Gnalen Condé », « On veut ton départ ». Elles reprochent un certain nombre de choses à leur préfet. « Nous sommes là depuis 06 heures du matin pour une cause bien déterminée : c’est le départ de notre préfet Gnalen Condé. On en a marre d’elle maintenant.

Premièrement, depuis la reprise de l’usine Friguia, on avait dit que les enfants de Fria seraient prioritaires dans le recrutement. Mais nos enfants n’ont pas bénéficié de cette usine, il n’y a que des étrangers qui sont là en train de travailler dans l’usine. Ensuite, on a appris que le président Alpha Condé avait donné des frigos aux femmes de Fria. Elle a fait de ces frigos une propriété privée. Elle les a donnés à des femmes qui vendaient pour elle. Et maintenant on apprend qu’elle a revendu ces frigos.

La troisième raison, c’est que nous avons voyagé avec elle (madame le préfet) à Kindia pour la réception du professeur Alpha Condé. Le transport s’élevait normalement à 400 mille francs guinéens mais elle n’a donné que seulement 50 mille à chaque femme. Donc nous voulons qu’elle nous restitue les 350.000 restants parce que c’est notre droit absolu », a expliqué M’Mah Camara, une des manifestantes.

Même le Ramadan n’a rien enlevé de la détermination de ces dames. Elles ont passé toute la journée d’hier dans la cour de la préfecture, y ont fait la rupture du jeûne et ont même passé la nuit sur place. Les manifestantes promettent de camper sur les lieux jusqu’au départ de Gnalén Condé et la nomination d’un nouveau préfet à Fria.

A suivre !

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Manifestation à Fria : des femmes exigent le départ de leur préfet

13 mai 2019 à 11 11 52 05525
Mme Gnalen Condé, préfet de Fria

Plusieurs femmes de la ville de Fria sont en colère contre leur préfet, Hadja Gnalein Condé. Ces dames ont pris d’assaut les locaux de la préfecture ce lundi, 13 mai 2019, pour exiger le départ de madame le préfet, a appris Guineematin.com de sources locales.

Selon un citoyen de Fria qu’on a joint au téléphone, ces femmes se sont fait entendre pour diverses raisons. « Il y a plusieurs frustrations qui se sont matérialisés à travers cette manifestation. Il y a d’abord un groupe de femmes qui ont effectué un déplacement avec madame le préfet, déplacement pour lequel une somme de 400 mille francs était prévue pour chacune des dames. Les manifestantes ne m’ont pas dit où elles sont parties avec madame le préfet, mais j’ai l’impression que c’est à Kindia pour la réception du président Alpha Condé qui a eu lieu récemment dans cette ville. Ce premier groupe proteste donc contre le non payement de cet argent.

Il y a un autre groupe qui dénonce le fait que les jeunes de Fria ne soient employés au sein de l’usine Friguia. Vous savez que lors de sa dernière visite ici, le président de la République avait dit que ce sont les fils de Fria qui seront les premiers à être employés au sein de cette entreprise. Mais les femmes disent avoir constaté que cela n’a pas été respecté. Selon elles, ce sont plutôt des gens venus d’autres localités de la Guinée qui sont employés dans cette usine. Et, ces différents groupes sont d’accord sur un point : elles exigent toutes le départ sans délai ni condition de madame le préfet Hadja Gnalein Condé », a expliqué notre confrère.

Selon notre source, madame le préfet a quitté le bloc administratif de la préfecture pour rejoindre sa résidence. Quant aux manifestantes, elles campent toujours dans les locaux de la préfecture. Elles se disent déterminées à poursuivre leur mouvement jusqu’à ce que le président de la République les entende en nommant un nouveau préfet à Fria.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 62812436

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Kindia : une femme tuée dans une bagarre avec deux coépouses

13 mai 2019 à 11 11 15 05155

Une femme de 35 ans a été tuée dans une bagarre avec deux coépouses hier, dimanche 12 mai 2019, dans la commune urbaine de Kindia. Djiba Kanté a été étranglée par ses adversaires pour avoir puisé de l’eau au niveau d’une conduite de la SEG qui dessert une famille du quartier Sambaya. Ses meurtrières présumées ont été arrêtées par la gendarmerie, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

C’est dans le quartier Gare que cette bagarre s’est produite. Djiba Kanté est allée puiser de l’eau au niveau d’un tuyau de la Société des Eaux de Guinée (SEG) coupé dans ce quartier. C’est là que deux dames, des coépouses, sont venues la trouver, alors qu’elles étaient venues chercher à réparer la conduite afin d’avoir de l’eau dans leur foyer, situé dans le quartier Sambaya.

Une dispute, puis une bagarre éclatent entre les trois dames. Les voisins interviennent pour les séparer ; mais, c’était trop tard. Car, peu de temps après la bagarre, Djiba Kanté décède à l’hôpital.

Fodé Kouyaté

Selon son mari, Fodé Kouyaté, la dame a été étranglée dans la bagarre. « J’étais couché dans ma chambre quand j’ai entendu du bruit au salon. Je suis sorti, j’ai trouvé que c’est ma femme qu’ils ont déposée. J’ai demandé, ils m’ont dit qu’elle s’est battue avec deux personnes. Selon les témoins, elle a été étranglée par l’une des dames jusqu’à ce qu’elle s’est agenouillée.

A ce moment, les deux dames étaient en train de rentrer chez elles, elles avaient déjà traversé le pont. Je suis allé les intercepter pour leur demander pourquoi elles ont battu ma femme, elles m’ont dit qu’elle leur a manqué du respect. Et que c’est elle qui puise de l’eau au niveau de leur conduite. Du coup, le mari de deux coépouses est venu chez moi tout près de leur domicile. On a admis mon épouse à l’hôpital régional où on m’a annoncé qu’elle était déjà décédée », a expliqué monsieur Kouyaté.

Dr Sékou Abou Camara

Interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Kindia, Dr Sékou Abou Camara, médecin chef du service des urgences de l’hôpital régional de Kindia, a indiqué « nous avons reçu le corps d’une femme du nom de Djiba Kanté, âgée de 35 ans et résidant au quartier Gare. On a examiné le corps, on n’a pas trouvé de lésions visibles. Mais, selon son mari, il y a deux femmes qui se sont jetées sur la victime. Le corps est actuellement à la morgue de l’hôpital ».

Après le décès de Djiba Kanté, les deux coépouses qui l’ont battue se sont rendues à la gendarmerie où elles ont été mises aux arrêts. Interrogée par Guineematin.com, Aïssatou Barry, l’une des dames, est revenue sur les circonstances de cette bagarre. « Nous avons été informées que la conduite de notre pompe est coupée. Nous nous sommes rendues là-bas pour l’attacher. Mais, quand nous sommes arrivées sur les lieux, nous avons trouvé la nommée Djiba qui puisait de l’eau sur cette conduite coupée.

Une dispute s’est engagée entre elle et ma coépouse et les deux ont fini par se bagarrer. Djiba a pris le voile de ma coépouse pour l’étrangler. J’ai essayé donc de les séparer, mais Djiba s’est jetée sur moi aussi, et j’ai cherché à me défendre. Les gens sont venus nous séparer. Et, après, on nous a dit qu’elle est décédée. C’est ainsi que notre mari nous a conduites à la gendarmerie », a dit cette dame.

En colère contre le meurtre de Diba Kanté, des membres de sa famille sont allés couper la conduite principale de la SEG qui dessert le quartier Sambaya, privant toute la localité d’eau courante.

A suivre !

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Kindia : une tornade cause la mort de deux personnes à Bangouya

13 mai 2019 à 9 09 58 05585

La saison pluvieuse s’annonce mal pour les habitants de la sous-préfecture de Bangouya dans la préfecture de Kindia. Une tornade a tué deux personnes et décoiffé plusieurs maisons hier samedi, 11 mai 2019 dans cette localité, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Les victimes sont : un bébé de sexe féminin, âgé de 2 ans, et sa demi-sœur âgée de 12 ans, qui s’occupait de lui pendant que la mère du bébé et d’autres femmes faisaient le linge dans un marigot. La fillette et le bébé se trouvaient en bas d’un palmier situé tout près du marigot.

Soudain, une tornade s’abat sur la localité. Le vent violent arrache le palmier qui tombe sur les deux enfants. La jeune fille trouve la mort sur place et le bébé, grièvement blessé, est conduit dans une clinique de Kindia où il décède aussi.

« C’est dans la soirée d’hier samedi, 11 mai que le drame s’est produit. Il y a des femmes qui étaient au marigot pour laver le linge. Entretemps, un vent violent a soufflé dans notre localité. Il a arraché un palmier qui est tombé sur une jeune fille et un bébé qu’elle portait au dos. La fille a trouvé la mort sur place. Et le bébé a été grièvement blessé au niveau de sa tête.

Il a fallu l’intervention des citoyens pour couper le tronc d’arbre afin de récupérer le corps de la jeune fille. Le bébé, lui, a été évacué d’urgence à l’hôpital où il a succombé à ces blessures ce dimanche, 12 mai 2019 », témoigne Azibou Touré, le sous-préfet de Bangouya.

Monsieur ajoute qu’en plus de ces deux pertes en vies humaines, plusieurs maisons ont été décoiffées par le vent dans la sous-préfecture de Bangouya. Le sous-préfet s’inquiète de cette situation qui n’est pas une première cette année. Il y a deux semaines déjà, un vent violent avait causé la mort d’un jeune dans un village de cette sous-préfecture de Kindia. Lui aussi, c’est un arbre qui était tombé sur lui.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Kindia : un homme tué par la foudre à Foulaya

12 mai 2019 à 19 07 16 05165
image d’archive

Un homme de 65 ans a été tué par la foudre dans la soirée du samedi, 11 mai 2019 à Foulaya, un secteur de la sous-préfecture de Damakhaniya, dans la préfecture de Kindia. La victime, Léopold Bangoura, passait un appel téléphonique lorsque la décharge électrique s’est abattue sur lui. Il est décédé avant d’arriver à l’hôpital, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Dans la soirée du samedi, 11 mai 2019, une forte pluie s’est abattue sur plusieurs localités de la préfecture de Kindia. Et, celle-ci n’est pas restée sans conséquences. Sous cette pluie battante, Léopold Bangoura, 65 ans, a mis son téléphone à l’oreille pour passer un appel. C’est à ce moment-là qu’une décharge électrique s’est abattue sur lui. Ses proches l’ont évacué d’urgence à l’hôpital régional de Kindia. Mais, avant même d’arriver à l’hôpital, la victime était déjà morte.

« C’est aux environs de 19 heures que nous avons reçu le corps de monsieur Léopold Bangoura, 65 ans, cultivateur sous couvert de monsieur Pierre Camara, résidant tous à Foulaya. Les parents nous ont déclaré que le monsieur était en train de téléphoner au moment où il y a eu un éclair de tonnerre. C’est ainsi que la déchargé électrique l’a touché et il est tombé.

Ils lui ont fait un massage cardiaque avant de le conduire à l’hôpital régional, mais il était déjà mort avant leur arrivée. Après l’examen, on n’a trouvé aucune lésion sur son corps. Finalement, on a remis le corps à ses parents », explique Docteur Mory Camara, en service à la chirurgie de l’hôpital régional Alpha Oumar Oumar Diallo de Kindia.

Il faut dire que la saison pluvieuse s’annonce mal dans la préfecture de Kindia. Car, avant la mort de Léopold Bangoura, c’est une fillette de 12 ans et un bébé de 2 ans qui ont été tués dans la sous-préfecture de Bangouya. Là-bas, c’est un palmier, arraché par un vent violent, qui est tombé sur les deux victimes.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Manifestation contre le manque d’électricité à Kindia : 2 gendarmes blessés

12 mai 2019 à 14 02 01 05015

La matinée a été mouvementée dans la ville de Kindia ce dimanche, 12 mai 2019. Mécontents contre le manque de courant électrique dans de nombreux quartiers de la ville, des citoyens ont érigé des barricades à divers endroits, paralysant les activités et entraînant des blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Des jeunes et des femmes de plusieurs quartiers de la commune urbaine de kindia ont manifesté dans les rues contre le manque de courant dans la cité. Les manifestants ont érigé des barricades à de nombreux endroits, bloquant la circulation.

Les manifestants sont entrées en action aux environs de 6 heures du matin. Les citoyens de plusieurs quartiers ont pris d’assaut les rues pour exprimer leur colère face à l’incapacité du gouvernement Alpha Condé de leur fournir régulièrement de l’électricité, surtout à cette période de jeûne musulman.

Du quartier Wondima à l’Abattoir 1 en passant par Sambaya, la Gare et le quartier Yèwolé, les jeunes ont baricadé les routes, empêchant la circulation de tout engin roulant.

Diouhé Diallo

Les manifestants proferaient des injures et de menaces à l’endroit du directeur d’EDG de Kindia. « On n’a pas le courant à Yèwolé. Cela fait 10 jours. On est allé voir le directeur pour lui dire clairement qu’on n’a pas de courant dans notre quartier. Il nous a promis qu’il va déployer des agents. Hier encore, il a parlé des bois qui sont tombés sur des fils, causant des dégâts. Donc, chaque fois c’est des fausses promesses. C’est pourquoi nous avons baricadé les routes pour qu’on nous serve du courant » , déclare le manifestant, Diouhé Diallo.

Alseny Sylla

Alseny Sylla, chef de quartier de la Gare, interrogé par Guineematin, dira que les agents de la guinéenne d’électricité ( EDG) ont promis de ramener le courant.  » Les jeunes ont manifestés parce qu’ils voient le courant dans les autres quartiers.Or, chez nous ici, il n’y a pas de courant cela fait 5 jours. Donc, c’est à cause de cela qu’ils sont sortis dans les rues. Mais, les techniciens d’EDG nous ont promis d’envoyer le courant d’ici le soir. Pour le moment nous sensibilisons les manifestants », a expliqué le chef de quartier.

Selon Fatou Seydi Diallo, ménagère au quartier Wondima, la coupure de courant entraîne la pourriture de leurs aliments en cette période de Ramadan. <<Nous avons préparé les sauces pour qu’on puisse se nourrir pendant ce mois de ramadan. Il n’ya pas de courant. Tout est pourri. Regarder sur la table, on doit jeter tout cela. Nous vivons difficilement à Kindia. Chaque plat qu’on prépare et qu’on veut conserver, pourri avec nous. Aujourd’hui, on a peur de préparer et garder dans le frigo. Je demande à ce qu’ils arrêtent de nous torturer. S’il y’a le courant, il faut nous aider », demande madame Fatou Seydi.

Il faut préciser que la gendarmerie et la police, qui ont tenté de dissuader les manifestants, ont usé de gaz lacrymogène. Deux gendarmes ont été blessés.

Cette manifestation intervient huit jours après la visite à Kindia du président Alpha Condé où ses supporters appellent à une modification de la Constitution pour lui permettre de parachever ses œuvres. Parmi ces supporters, le ministre de l’énergie, Cheik Tailiby Sylla qui peine à concrétiser les promesses du président Alpha Condé après 9 ans passés au pouvoir et des milliards investis dans le domaine de l’électricité.

De Kindia, Amadou Bailo batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 51 67 96

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Boké : recensement des mosquées et foyers coraniques pour prévenir le radicalisme

11 mai 2019 à 20 08 27 05275

Une mission du Secrétariat Général des Affaires Religieuses (SGAR) est en séjour dans la ville de Boké depuis ce samedi, 11 mai 2019. L’activité s’inscrit dans le cadre de la prévention du radicalisme dans les lieux de culte mais aussi du recensement de toutes les mosquées et foyers coraniques, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dr. Lamine Diallo

Boké fait partie des treize (13) préfectures du pays qui sont concernées par ce projet. Selon Docteur Mohamed Lamine Diallo, point focal du SGAR près de l’UNESCO, de l’OIM, « l’objectif de ce projet est de prévenir le radicalisme religieux dans notre pays. Le secrétariat général des affaires religieuses a décidé d’établir une cartographie de l’ensemble des mosquées et des foyers coraniques en République de Guinée. Après cette étape, nous allons réglementer ces lieux de culte aussi ».

Sur le terrain, la mission a formé les membres des bureaux au niveau préfectoral, communal et régional des affaires religieuses sur les techniques à suivre pour faire le recensement et a mis des fiches à leur disposition.

Sékou Touré

Ahmed Sékou Touré fait partie de ceux qui ont contribué à accomplir cette tâche. « Les fiches serviront d’outils pour procéder à la cartographie des mosquées et des foyers coraniques. Aujourd’hui, les statistiques manquent même au niveau du secrétariat général des affaires religieuses pour savoir réellement l’effectif des mosquées et des foyers coraniques dans notre pays », a-t-il dit.

Elhadj Wakil Yattara

Pour sa part, Elhadj Mohamed Wakil Yattara, inspecteur régional des affaires religieuses de Boké, a dit tout le bien qu’il pense de ce travail avant de s’engager à lutter contre l’extrémisme religieux. « Nous apprécions très bien ceux qui ont confectionné ces fiches, parce qu’ils ont utilisé le français facile, mais aussi il y a des détails clairs. Nous nous engageons à faire très bien ce travail, car ça barre le chemin à l’extrémisme », a laissé entendre l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké.

Il faut préciser qu’une équipe est déjà mise en place pour faire le recensement des mosquées et des foyers coranique dans les 9 sous-préfectures qui composent la préfecture de Boké et la commune urbaine.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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Manque de courant à Conakry : des jeunes de Dixinn port 2 dans la rue

11 mai 2019 à 17 05 33 05335

Le seul « trophée » du président Alpha Condé disparaît peu à peu en Guinée ! Le problème d’électricité qui semblait être réglé par le régime actuel et qui a coûté des sommes astronomiques aux pauvres caisses de l’Etat refait surface. Et, sa résurgence relance les manifestations spontanées des habitants, notamment de Conakry. Si ce ne sont pas les délestages, ce sont des pannes techniques qui plongent certaines zones de la capitale dans le noir en cette période de chaleur à Conakry.

Dans l’après-midi de ce samedi, 11 mai 2019, certains jeunes de Dixinn Port 2 ont pris d’assaut la rue, brûlé des pneus et bloqué la circulation un bon moment pour exiger la fourniture du courant électrique. Les agents des forces de l’ordre ont finalement négocié avec eux. Après avoir contacté les services d’EDG, ils ont obtenu la levée des barricades, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

« On a manifesté aujourd’hui pour le retour du courant électrique. Depuis trois jours, il y a une coupure au niveau d’une ligne qui se trouve à côté de chez nous. Ce qui fait qu’on n’a pas le courant, malgré de nombreuses demandes qu’on a adressées à EDG (Electricité De Guinée). Jusqu’à présent, ils ne sont pas venus réparer ; et, nous permettre d’avoir le courant. Ce qui fait qu’on a décidé de manifester en barrant la route parce que c’est le seul moyen qu’on a pour nous faire entendre. Vous savez en Guinée, tant que tu ne sors pas pour manifester, on ne prend jamais ta demande en compte. Donc, nous espérons qu’avec cette manifestation, EDG va résoudre notre problème », a expliqué Alhassane Sylla, un des manifestants.

Egalement interrogé par Guineematin.com, Daouda Sylla, un des leaders des jeunes de Dixinn a dit que « les citoyens de Dixinn se sont soulevés à cause du manque de l’électricité. Nous, notre problème n’est pas lié au délestage habituel ; mais, une panne. Nous avons alerté les agents d’EDG depuis trois jours ; mais, rien n’est fait. Il faut un changement de câble. Ils n’ont pas respecté leurs promesses. Donc, selon ce que j’ai appris, c’est la raison pour laquelle les enfants se sont soulevés et ont brûlé les pneus sur la chaussée. Nous, on est venu tardivement, on a trouvé que les agents de sécurité ont déjà sensibilisé les jeunes. Le Colonel Balla Samoura même était là et il a appelé les agents d’EDG qui ont promis de venir régler la panne dans les meilleurs délais », a-t-il expliqué.

A noter qu’au moment où nous quittions les lieux, la circulation avait repris. Mais, un pick-up de la police était toujours sur les lieux pour agir en cas d’éventuels mouvements.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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