Horoya-Orlando Pirates : les tickets en vente à partir de mercredi (Communiqué)

11 mars 2019 à 13 01 48 03483

A L’OCCASION DU MATCH RETOUR COMPTANT POUR LES MATCHES DE GROUPE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS TOTAL CAF 2018/2019, LE HOROYA ATHLETIC CLUB INFORME SES SUPPORTERS, LE PUBLIC DE GUINEE, AINSI QUE LES PASSIONNES DU FOOTBALL, QUE LES TICKETS DU MATCH L’OPPOSANT A ORLANDO PIRATES LE SAMEDI 16 MARS A 16 HEURES AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, SERONT VENDUS A PARTIR DU MERCREDI 13 MARS 2019, AU STADE DU 28 SEPTEMBRE.

NOUS INFORMONS LES SUPPORTERS ET LES PASSIONNES DU FOOTBALL QUE POUR SOUTENIR LE HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY, CHACUN DEVRA ACHETER SON BRACELET, CAR L’ENTRÉE DU STADE NE SERA PAS GRATUITE.

LES GRADINS SONT VENDUES À 2.000 GNF
LES SECTEURS 1 – 2 – 3 ET 7 – 8 – 9 SONT VENDUS 10.000 GNF
LES SECTEURS 4 – 5 – 6 SONT VENDUS A 15.000 GNF

RENDEZ VOUS A PARTIR DU MERCREDI 13 MARS AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, ET PROCUREZ VOUS VOS ACCES A LA RENCONTRE.

HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY… ENSEMBLE POUR LA VICTOIRE !!!

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Insolite : une femme donne naissance à des triplés dans une clinique de Conakry

11 mars 2019 à 10 10 29 03293

Une femme, répondant au nom de Diallo Adama Iliassou, a donné naissance à trois bébés, tous vivants, hier dimanche, 10 mars 2019, aux environs de 7 h. La femme, originaire de Lélouma, a accouché de ces triplés dans la clinique Maimouna, située dans la commune de Ratoma, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La nouvelle a été confirmée par docteur Abdoul Karim Cissé, le médecin qui a suivi la grossesse et la maman des triplés. Interrogé sur ce phénomène, docteur Cissé confirme que c’est des triplés venus du troisième geste de la femme. « C’est une femme qui est à son troisième geste. Elle est venue nous consulter au troisième trimestre de sa grossesse pour connaître le sexe de son enfant. Mais, on a fait l’échographie, le résultat a mis en évidence une grossesse gémellaire à terme, sans dépister que c’étaient trois fœtus qui étaient là-dedans.

Je comprends, parce que c’étaient tous des présentations céphalées qui étaient en superposition. Quand on a découvert que c’étaient trois, on lui a dit d’aller à Donka faire la césarienne, et quand moi je l’ai reçue, j’ai dit que je peux la faire accoucher sans césarienne. Et, c’est ce qui a été fait. Et, à notre surprise, après le J2, on a vu le J3 qui se présentait. Ça été donc une découverte forte.

Cette femme a accouché de triplés monozygotes, c’est-à-dire d’une même cellule, tous des garçons. Le premier pèse 2, 600 kg ; le deuxième pèse 2, 300 kg ; et, le troisième pèse 2,250 kg. On a donc géré l’accouchement en observation. Pour le moment, ils sont là, tous des garçons. La maman et les enfants se portent tous à merveille. Nous mettons la femme en observation », a déclaré le médecin, Abdoul Karim Cissé.

Profitant de notre entretien, Docteur Cissé Abdoul Karim a invité les femmes à se faire suivre par un médecin et de refuser d’accoucher à la maison. Pour lui, il faut se rendre dans les centres hospitaliers pour éviter des complications. « Je demande à tout le monde de ne jamais accepter qu’une femme accouche à la maison. On n’a qu’à courir vite vers le centre de santé le plus proche. Si ce centre de santé ne peut pas gérer, il va vous orienter vers un lieu où on peut la gérer sans problème ».

Pour ce qui est de la madame Adama Iliassou Diallo, mère des triplés, le médecin demande l’aide de l’Etat et des bonnes volontés. « Je tiens à ce que l’autorité s’intéresse et nous contacte pour la prise en charge de ces enfants triplés qui sont tous des garçons pour être suivis par le département concerné, le ministère de l’action sociale ».

Adama Iliassou Diallo, la maman des triplés monozygotes, interrogée sur ce cadeau de Dieu, a exprimé sa joie tout en disant être bien portante. « Je suis très contente aujourd’hui de Dieu, qui est Le seul capable de donner ce genre de cadeaux à quelqu’un et qui a bien voulu m’offrir ces triplés. Je remercie infiniment Dieu, puisque les trois enfants et moi, nous nous portons tous bien. Je n’ai souffert de rien. Actuellement, je me porte bien », a laissé entende la bonne femme.

Quant à Elhadj Oury Diallo, petit frère du papa des triplés et représentant de la famille, il n’a pas caché sa satisfaction tout en lançant un SOS. « Le papa des triplés et moi, ainsi que toute la famille, nous remercions le Tout-puissant Allah et demandons au gouvernement et aux bonnes volontés de nous assister, chacun selon sa capacité. Je demande aux ONG de penser à la maman des triplés et de lui porter secours ».

Il faut rappeler qu’une autre femme guinéenne, Mahawa Soumah, avait donné naissance par césarienne à 5 enfants, dont une fille, au Maroc le 16 janvier 2017.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Boké : un jeune ouvre le feu et tue un enfant de 11 ans

11 mars 2019 à 9 09 33 03333

Le drame s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche, 11 mars 2019 au quartier Koffia dans la commune urbaine de Boké. Plusieurs jeunes étaient mobilisés pour participer à une danse traditionnelle « Faré Gnakhi » lorsqu’un jeune non identifié est venu ouvrir le feu sur les lieux, tuant un enfant de 11 ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon nos informations, le tireur était venu régler ses comptes avec un jeune avec lequel il avait un antécédent. Mais, quand son adversaire s’est rendu compte qu’il était armé d’un pistolet de fabrication locale, il a pris la fuite. L’agresseur a immédiatement ouvert le feu et la balle a touché un enfant de 11 ans. Ce dernier a été conduit à l’hôpital où il a trouvé la mort.

« Je suis venu à l’hôpital avec mon chef de secteur pour vérifier si effectivement il est mort. Quand on est arrivé sur les lieux, l’infirmier de garde nous a dit qu’il a déjà rendu l’âme », témoigne le chef de quartier de Koffia, Alsény Soumah. L’autorité locale a informé la police qui a aussitôt ouvert une enquête sur le dossier.

« Le coup de feu a retenti dans les environs de 1h du matin, la victime est un enfant de 11 ans. Il s’appelle Ismaël Keïta, il fait la 4ème année à l’école primaire de Koffia, fils d’Ismaël et de Lucia Sampou. On a été informé par le chef de quartier et directement on a dépêché une équipe de policiers.

On a interpellé le couple, on est passé à l’audition et on a trouvé des pistes que nous sommes en train d’exploiter », a expliqué le commissaire central adjoint de la police de Boké, Oumar Souaré.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628-98-49-38

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Urgent : la résidence du préfet de Kindia ravagée par un incendie

11 mars 2019 à 7 07 01 03013

La résidence du préfet de Kindia, N’fansoumane Touré, a pris feu dans la soirée du dimanche, 10 mars 2019. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels sont enregistrés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 20 h que le feu s’est déclaré dans la résidence du préfet, situé à quelques pas de la place des Martyrs de Kindia, au centre ville. Selon nos informations, le préfet en personne a été victime de quelques brûlures pendant le drame. L’origine de l’incendie reste inconnue.

Après que les flammes se soient déclarées, de nombreux citoyens, les sapeurs pompiers et les services de sécurité ont essayé de circonscrire le feu. Leurs efforts seront sans succès. La résidence a été entièrement consumée. Du rez-de-chaussée à l’étage, les flammes ont tout dévoré. Les tôles et la toiture n’ont pas été épargnés.

Quelques véhicules stationnés dans la cour ont été sortis de la concession grâce aux concours des personnes de bonne volonté avec les agents de sécurité. Seule la voiture de service du préfet a été partiellement endommagée.

Le préfet, qui a eu des brûlures à certaines parties du corps, a reçu des soins vers 22h à l’hôpital régional de Kindia. Les autorités à tous les niveaux ont rallié la résidence et l’hôpital pour apporter leur compassion au préfet et sa famille.

A suivre !

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628516796

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Guinée : 4 et 5 ans de prison requis contre des présumés trafiquants de migrants

9 mars 2019 à 13 01 53 03533

De nombreux guinéens se retrouvent en Europe ou aux Etats Unis en empruntant les périlleuses voies de l’immigration clandestine. Pour y arriver, ils ont souvent à faire à des réseaux de trafiquants qui leur proposent monts et merveilles. En Guinée, la justice est souvent saisie pour régler les différends qui naissent entre présumés trafiquants et candidats à l’immigration.

C’est dans ce cadre que Gérémy Loua, Kémoko Camara et autres ont comparu au tribunal correctionnel de Dixinn pour trafic illicite de migrants et complicité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces prévenus sont poursuivis pour des faits qui remontent à l’année 2014. Selon nos informations, c’est à cette période que madame Aissatou Dabo Baldé, partie civile dans cette affaire, a voulu faire voyager ses trois (3) enfants pour les Etats Unis d’Amérique. A cet effet, elle entre en contact avec Géremy Loua (comptable de profession) et Kémoko Camara (l’agent de voyage).

Les deux individus ont rassuré la dame qu’ils pouvaient bien faire voyager les jeunes en question. C’est ainsi que les enfants sont embarqués pour une première fois à destinations des Etats Unis. Mais, ils se retrouvent à Cuba où, selon la plaignante, ils passent quatre mois de détention avant de revenir en Guinée.

« Après ce refoulement, les enfants ont été de nouveau embarqués par Géremy Loua et ils se sont retrouvés encore au Panama où ils ont beaucoup souffert avant de regagner la Guinée. C’est à la troisième tentative que l’agent de voyage, Kémoko Camara, leur a livré des cartes d’invitation pour que les enfants puissent finalement voyager », a expliqué la plaignante.

Par ailleurs, madame Aissatou Dabo Baldé a laissé entende qu’elle ne retient pas avec exactitude le montant total qu’elle a dépensé dans cette aventure. Mais, « je retiens seulement qu’ils m’ont tellement fait dépenser, j’ai déboursé plus de 570 millions de francs guinéens pour cette cause ».

Dans ses réquisitions, le procureur Bakary Camara va parler d’un réseau de trafic de migrants, ayant des ramifications partout dans le monde qui mérite d’être sanctionné. « Ils ont agi de concert. C’est une bande organisée. Ils ont des ramifications, des antennes, des correspondants partout dans le monde : à Cuba, au Brésil, en Europe, en Guinée Equatoriale, au Panama. Cette infraction de trafic illicite de migrants est grave de conséquence. C’est une infraction à caractère international tel que la traite des personnes, la torture.

Après deux tentatives échouées, ils n’ont pas hésité d’envoyer les enfants de 15 ans dans un territoire dont les autorités ne sont pas informées. Ces enfants étaient menacés, exposés à tous les risques. C’est pourquoi, je vous demande de condamner Géremy Loua et Kémoko Camara à 4 ans de prison ferme et à 10 millions de francs guinéens d’amende. Condamner Nourou Deen, qui est en fuite, à 5 ans d’emprisonnement et de décerner un mandat d’arrêt contre lui à l’audience », a-t-il requis.

Par contre, les avocats de la défense, par la voix de maitre Tafsir Barry, vont demander de larges circonstances atténuantes en faveur des prévenus. Selon l’avocat, « c’est indépendamment de leur volonté que les enfants ont été refoulés au Panama. Nos clients sont de bonne foi. Or, l’intention de madame Aissatou Dabo Baldé a été finalement atteinte.

Parce que les enfants ont pu finalement effectuer le voyage. Nos clients sont en détention depuis le 14 novembre 2014.Donc, on vous demande de les condamner au temps mis en prison ou, à défaut, avec sursis », a plaidé maitre Barry.

Le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue le 21 mars 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/664 413 227

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Fête des femmes : F2DHG invite les médias à s’impliquer dans la lutte contre la migration clandestine

9 mars 2019 à 11 11 22 03223

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, célébrée hier vendredi 08 mars 2019, l’ONG Femmes, Développement et Droits Humains en Guinée (F2DHG) a organisé une table ronde au ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté. La rencontre avait pour thème « le rôle des femmes de médias dans la lutte contre la migration clandestine », a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre a réuni plusieurs femmes journalistes et activistes de la société civile. La démarche visait à échanger autour de l’immigration clandestine des femmes, mais aussi à proposer des pistes de solutions à travers les médias afin de freiner le phénomène qui continue à endeuiller des familles dans notre pays.

Selon madame Sow Moussa Yéro Bah, initiatrice de cette table ronde, les femmes étant les plus touchées par l’immigration clandestine, les femmes journalistes doivent jouer un rôle prépondérant dans le combat contre le phénomène. « Aujourd’hui, l’un des défis que nous avons, c’est cette migration clandestine, de plus en plus de femmes s’invitent dans la danse.

Je me suis permis de me poser la question à savoir quel rôle nous les femmes de médias nous jouons là dedans, est-ce que nous faisons suffisamment de sensibilisation pour permettre aux gens de ne pas se lancer dans cette aventure périlleuse parce que beaucoup de personnes y perdent la vie ?

C’est pour cela qu’aujourd’hui, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, nous avons décidé de choisir ce thème pour amener des jeunes autour d’une table avec des témoignages des jeunes qui ont tenté l’aventure, qui ont failli perdre la vie pour que cela serve de leçons, mais également des jeunes qui ont décidé de rester et investir au pays pour dire qu’on a toutes les chances de réussir ici. C’est une question de volonté », a-t-elle expliqué.

De son côté, Mafoudia Bangoura, journaliste au groupe Hadafo Médias, estime que les hommes de médias ne jouent pas assez leur rôle pour dissuader les jeunes à se lancer dans l’aventure de la migration clandestine. « Les médias ont un grand rôle à jouer et c’est vrai que, pour le moment, ce n’est pas le cas, c’est mon avis. Aujourd’hui, la Guinée bat le record dans la sous région en matière d’immigration clandestine. Malgré cela, on a l’impression que ce ne sont pas des guinéens qui meurent en mer.

Je pense que les médias ont un grand rôle à jouer pour faire comprendre à ces jeunes qui sont attachés à nos radios, à nos médias, leur dire à travers nos canaux qu’ils ont des chances de réussir au pays par différents angles au niveau de l’entreprenariat, mais également montrer des exemples sur ceux qui réussissent au pays, mais aussi sur ceux qui meurent en Méditerranée. Mais, les médias sont plus focalisé sur la politique et le sport et c’est bien dommage », regrette-t-elle.

Présente à la rencontre, la présidente du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée, Hadja Idrissa Bah n’a pas manqué de dénoncer les violences que subissent ces filles qui tentent l’aventure par la Méditerranée et prône pour la migration régulière. « L’immigration clandestine ne touche pas que les jeunes, il y a également des jeunes filles qui sont victimes de viol, de grossesses précoces non désirées.

Il faut se rassurer que le combat sera mené, il faut tout de même sensibiliser les jeunes filles qui sont souvent touchées par le phénomène. Donc, le combat que nous allons mener, c’est de les sensibiliser à aller par la voix légale, également à sensibiliser les parents », indique-t-elle.

Le ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance était représenté à cette table ronde par le point focal de la migration irrégulière du département. Selon Alsény Soumah, « c’est une bonne initiative parce que la femme, c’est le baromètre de la société. Et, si la femme veut à ce que la migration clandestine soit freinée, elle y arrivera parce que la femme est au cœur du départ des enfants.

Donc, autant mieux associer la femme dans les prises de décision pour que les enfants puissent rester et que nos fils soient réintégrés ici à travers des projets porteurs de vie. Nous avons aujourd’hui plus 11.000 jeunes retournés. Déjà, 1280 jeunes sur l’étendue du territoire ont été réintégrés », a révélé monsieur Soumah.

La rencontre a été clôturée par la remise de satisfécits de reconnaissance aux personnes qui militent pour les Droits de l’Homme en Guinée.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 224 623 53 25 04

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08 mars : « ne nous parlez pas de fête ici », lance une déguerpie de Kaporo Rails

8 mars 2019 à 16 04 44 03443

A l’instar des autres pays du monde, la Guinée célèbre ce vendredi, 8 mars 2019, la journée internationale des droits des femmes. Au moment où de nombreuses femmes se sont donné rendez-vous au Palais du Peuple pour célébrer cette fête, celles de Kaporo Rails, victimes de déguerpissement, sont toujours désemparées. Elles continuent de subir les effets de la démolition de leurs habitats, ne sachant plus où aller, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le symbole du paradoxe guinéen. Pendant que le palais du peuple affiche plein, avec des chants et danses, les victimes de l’impitoyable déguerpissement de Kaporo Rails continuent de souffrir le martyr. Interrogées ce vendredi 8 mars 2019, nombre d’entre elles ont exprimé leurs peines face à la tragédie qui les affecte en ce moment.

Dioumayatou Bah, vendeuse de condiments au marché détruit de Kaporo Rails : « Fête des femmes ? Ce n’est pas ce qui me préoccupe maintenant là. C’est ma vie et celle de ma famille qui m’inquiète. Le gouvernement est venu nous déguerpir de chez nous, de notre domicile et du marché ici. À la maison, les machines ont tout cassé. Au marché ici aussi, elles ont tout rasé. Vous voyez, tout est vide. D’ici à Démoudoula, tu ne verras rien actuellement. En pleine journée, tu passes par-là, on t’extorque tout ce que tu as.

Nous sommes assises ici à même le sol, sous le soleil chaud, aucun abri. C’est ici qu’on venait chercher la dépense pour nos familles. Maintenant qu’ils ont cassé notre marché et nos bâtiments, comment peut-on aller crier la joie avec des femmes aisées au palais ? Si tu entends faire la fête, c’est que tu es content. Donc, ce qui me préoccupe en ce moment, c’est comment trouver de quoi manger et où se loger. Actuellement, tous nos bagages sont à l’air libre ».

Aïssatou Camara, vendeuse de poissons fumés : « beaucoup de femmes parmi nous qui sommes là, c’est elles qui donnent la dépense à la maison à la place de leurs maris. D’autres ont perdu leur mari et ne se sont pas remariées encore. Les problèmes ne finissent pas. Moi par exemple, mon mari est décédé depuis plusieurs années. Nos enfants et nous, nous devons manger, nous loger et nous vêtir. Aujourd’hui, c’est le pire, puisque nous toutes que vous voyez ici, nos maisons sont détruites, le marché où nous nous débrouillions est aussi cassé.

Nous, on aurait souhaité qu’on nous laisse soit nos bâtiments, soit le marché. Mais, les deux à la fois et qu’on nous parle de fête des femmes ? C’est le gouvernement qui sait qui va aller fêter là-bas. En tout cas, ce n’est pas nous. Avec cette amertume-là nous, nous n’avons pas à nous amuser. Nous cherchons où nous loger et de quoi manger pour que nos enfants ne perdent pas l’éducation. Regardez le soleil ardent sous lequel des que femmes que nous sommes, nous venons nous asseoir, sans aucun abri.

C’est une solution ça ? Si Alpha Condé dit qu’il se préoccupe des femmes et des jeunes, nous ne l’avons pas su, puisqu’il est venu nous dégager de nos maisons et casser notre marché. S’il aide les femmes, c’est celles qu’il aime, ce n’est pas nous. Les gens sont venus ici sans nous avertir. Ils ont coché le mardi, le mercredi ils ont cassé. C’est ça la solution ? Je ne pense pas ».

Fatoumata Camara, vendeuse de poissons fumés : « on ne parle pas de fête ici. Les gens souffrent énormément. Aujourd’hui, on a toutes les difficultés de vivre avec nos enfants. Malgré que le marché soit cassé, nous venons tenter notre chance. Mais, puisque les clientes sont chassées, nous ne faisons que rester sous le chaud soleil. Nous demandons aux bonnes volontés de nous aider. Nous souffrons. Il n’y a rien à manger. Comment on va aller participer à des fêtes qui n’ont pas de sens ? »

Oumou Sow, victime du déguerpissement : « ne nous parlez pas de fête ici. Nous, nous nous occupons de la perte de nos bâtiments. On a perdu 2 grands bâtiments, un de 5 chambres et l’autre de 6 chambres. Durant toute la période de la grève, le gouvernement n’a pas cassé, il a attendu que les études reprennent pour venir nous déloger et casser nos bâtiments. Tous nos enfants étaient à l’école ; mais aujourd’hui, on ne sait plus quoi faire. Moi, j’ai 7 fils et ma coépouse en a 6. Et, vous savez qu’à Conakry, les concessionnaires ne prennent pas une grande famille.

En plus, même si tu trouves une location, l’avance est trop, c’est des millions. Actuellement, beaucoup de nos bagages sont à l’air libre à Keitaya, dans la commune de Dubréka. Et nous, nous sommes à Kaporo Rails ici. Même si on a besoin de changer notre tenue, on ne peut pas le faire, puisque les vêtements ne sont pas là et tout est mélangé là-bas dans les bagages. Donc, à l’heure là, ce n’est pas une affaire de fête qui nous intéresse ».

Hadiatou Cissé, victime du déguerpissement : « la situation est extrêmement difficile pour moi. C’est une provocation que de me parler à l’heure là de la fête des femmes. Nous avons perdu 5 bâtiments ici. Mon mari ne travaille pas. Nos enfants ne peuvent rien faire maintenant, ils étudient. On a même plus où aller.

Le gouvernement n’a qu’à nous montrer où aller si non nous, nous n’avons rien. On vivait des frais de location que nos locataires nous donnaient. Maintenant, ils ont cassé tous les bâtiments. Comment faire désormais ? Je demande au gouvernement et aux bonnes volontés de nous aider. Chez nous ici, on ne fête pas. On n’est pas content ».

Propos recueillis par Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Conakry: la fête des femmes transformée en journée de campagne pour un 3ème mandat

8 mars 2019 à 11 11 50 03503

A l’image des autres pays du monde, la Guinée célèbre ce vendredi, 08 mars 2019, la journée internationale des femmes. Au Palais du peuple de Conakry où la cérémonie est prévue, la mobilisation est déjà totale. Mais, comme l’avaient prédit certains activistes de la société civile, notamment le Balai Citoyen de Guinée, cette cérémonie de promotion et de reconnaissance de la bravoure de la femme a été déjà politisée.

Le pouvoir en place s’en sert pour faire la promotion d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

« Oui à la nouvelle constitution », « Oui au référendum », ce sont les messages qu’on peut lire sur des pancartes brandies par plusieurs femmes présentes sur les lieux. Ces femmes, sans doute manipulées par des personnes qui profitent du régime actuel, font ainsi la promotion d’une modification constitutionnelle pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Plutôt que d’être une occasion de parler franchement de la situation des femmes en Guinée et de prendre des mesures pour les aider à sortir de la misère et de la marginalisation dans lesquelles la plupart d’’entre elles sont plongées, la journée internationale des femmes devient une journée de campagne pour les promoteurs d’un troisième mandat pour le chef de l’Etat guinéen.

Reste à savoir quelle sera l’attitude du Professeur Alpha Condé, qui préside cette cérémonie, face à cette situation.

À suivre !

Du Palais du peuple, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 621 09 08 18

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Boké: deux présumés coupeurs de route mis aux arrêts à Kamsar

8 mars 2019 à 10 10 51 03513

Deux jeunes présumés coupeurs de route ont été mis aux arrêts dans l’après-midi d’hier jeudi, 7 mars 2019, dans la sous-préfecture de Kamsar. Selon des témoins de la scène, ces présumés coupeurs de route opéreraient sur le tronçon Kamsar-Conakry et visent les usagers qui voyagent pendant la nuit, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Boké.

Les deux mis en cause, Boubacar Barry et Ibrahima Barry, étaient sortis faire des achats au marché de Kamsar quand ils ont été identifiés par une victime. Elle a aussitôt alerté la police locale qui a fini par mettre main sur les présumés malfrats pour les déposer au commissariat.

La nouvelle se propage comme une trainée de poudre dans la cité. Une foule en colère se mobilise sur les lieux, apparemment décidée à en découdre avec les présumés coupeurs de route. Se sentant débordées, les forces de sécurité de Kamsar ont vite fait d’alerter leur hiérarchie à Boké. Il est décidé de les transférer au centre ville de Boké.

Selon le directeur régional adjoint de la police de Boké, le commissaire Macké, « à partir de Kamsar une victime a reconnu les jeunes coupeurs de route qui étaient dans une Mercedes. Ils ont rapidement alerté les services de sécurité qui sont venus les mettre aux arrêts. Mais, vu la foule, on a décidé de les ramener ici à Boké.

C’est ainsi que nous avons fait bouger une équipe qui les a amenés. Mais, même à notre niveau ici, il y a trop de monde. On ne pouvait pas faire leur audition ici. On les a envoyé directement à la justice pour faire leur mandat de dépôt ».

Ousmane Camara, chauffeur de taxi sur le tronçon Kamsar-Conakry, victime de braquage, fait partie de ceux qui ont identifié les deux compagnons d’infortune à partir de Kamsar. Il est sûr d’avoir reconnu ses agresseurs. «Moi, j’ai été victime, ils nous on attaqués plus de 4 fois. Ils ont même tué une femme parmi nous. J’ai bien reconnu les gens qui nous ont attaqués. Et à Kamsar, ils ont reconnu les faits ».

Interrogés par notre reporter au commissariat de police de Boké, les présumés bandits ont nié en bloc les accusations portées contre eux. Selon Boubacar Barry, un des mis en cause, « moi, je n’ai rien fait. J’étais au marché à faire des achats quand les gens sont venus m’arrêter. Moi, je ne peux pas faire de tels actes », a-t-il dit.

Derrière la cour du commissariat de police, la tension était palpable. Là aussi, les citoyens voulaient se rendre justice. Pour éviter le pire, les policiers ont fait sortir les deux jeunes pour les déposer à la maison centrale.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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Kindia : le trésorier préfectoral de Télimélé attaqué, plus d’un milliard de francs emporté

8 mars 2019 à 9 09 38 03383

Le véhicule du trésorier préfectoral de Télimélé, Alsény Cheick Sylla, a été attaqué par des hommes armés dans la soirée d’hier jeudi, 07 mars 2019. Les faits se sont produits sur le pont de Kalékhouré, à 3 kilomètres de la sous préfecture de Bangouya, sur la route nationale Kindia-Télimélé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Les assaillants, non encore identifiés, ont emporté plus d’un milliard de francs guinéens, destinés aux fonctionnaires de Télimélé. Selon Aboubacar Sidiki Camara, chef comptable, joint au téléphone par notre reporter, c’est aux environs de 19 heures que l’attaque a eu lieu. « Nous avons été arrêtés par des bandits armés qui nous ont pourchassés. Quand on est arrivé sur un pont, ils nous ont bloqués en braquant des fusils de guerre sur notre véhicule.

Notre patron a été battu, molesté. Il a reçu des coups sur le visage, entraînant des blessures. Les assaillants ont ouvert le coffre pour emporter les salaires des fonctionnaires qui s’élèvent à plus d’un milliard de francs guinéens. Ils ont emporté des objets, même des téléphones », a dit le chef comptable.

Le trésorier, Alsény Cheikh Sylla, a été transporté dans un premier temps au centre de santé de Bangouya, avant d’être transféré à l’hôpital régional de Kindia pour des soins.

Quant aux assaillants, ils ont été aperçus quelques temps après l’attaque, à Sangaréya, dans la préfecture de Pita. Des échanges de tirs les ont même opposés à des gendarmes basés dans la localité, mais ils ont réussi à s’échapper.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

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Fête du 08 mars : les vendeuses du marché d’ENCO5 s’adressent à Alpha Condé

8 mars 2019 à 8 08 31 03313

L’humanité célèbre ce vendredi, 08 mars 2019, la journée internationale des femmes, également appelée journée internationale des droits des femmes. Comme chaque année, cette journée met en avant la lutte pour les droits des femmes, notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. Les femmes vendeuses du marché d’ENCO 5, dans la commune de Ratoma, en profitent pour demander au président Alpha Condé de leur construire un marché digne du nom, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les femmes du monde célèbrent ce vendredi, 08 mars 2019, la journée internationale consacrée à la promotion de leurs droits. Les femmes guinéennes, au four et aux moulins, célèbrent cette fête dans une conjoncture économique particulièrement compliquée. C’est le cas des femmes vendeuses du marché d’ENCO 5 qui sollicitent la réalisation des promesses tenues par le président Alpha Condé.

Kadiatou Barry, vendeuse de denrées alimentaires, demande au chef de l’Etat guinéen d’aider les femmes à sortir de la misère. « A propos de la fête 8 mars 2019, je ne fête pas à ça tout moment. Certaines femmes parmi nous connaissent c’est quoi la fête de femme. D’autres ne le savent pas. Vous savez, quand tu n’es pas instruite et que tu ne connais pas aussi, ce n’est pas facile qu’elles comprennent toutes les choses.

Quand tu dis à certaines personnes que c’est la fête des femmes, elles te disent qu’elles ont d’autres choses à faire. Je demande au président de la République de travailler pour le pays, en créant des entreprises, des sociétés, en employant nos enfants. C’est ce qui pourrait aider nous les femmes. Le président avait dit qu’il est là pour les femmes, pour leur venir en aide. Mais, sincèrement, je n’ai rien vu », a dit la bonne femme.

Pour sa part, Fanta Mansaré, cheffe des femmes vendeuses du marché ENCO 5, sollicite la rénovation de leur marché. « Nous avons l’habitude de célébrer le 8 mars. A l’occasion de cette fête, nous demandons au chef de l’Etat de nous venir en aide de construire notre marché, d’arranger nos tables et tôles parce qu’elles sont toutes gâtées. Pendant la saison pluvieuse, le marché est impraticable. Le président Alpha Condé ne peut pas aider tout le monde, mais il a aidé certaines femmes ».

De son côté, Kandet Bayo, cheffe des vendeuses de friperie, interpelle l’Etat pour l’amélioration de leurs conditions de travail. « Nous sommes habituées à célébrer cette fête. La fête approche, on nous envoie les pagnes, les uniformes que nous cousons pour rendre la fête belle. Nous souhaitons que le président Alpha Condé nous vienne en aide parce qu’il avait dit qu’il allait aider les femmes.

Nous les femmes analphabètes, qui célébrons cette fête, nous sommes inquiètes. C’est à propos de nos places au marché, car nous souffrons énormément. Tout ce que l’Etat peut faire pour nous les illettrées qui évoluons dans le commerce, c’est de nous construire des marchés, car nous ne pouvons pas être ministres ni chefs de quartier », a fait remarquer.

Même son de cloche chez Aminata Traoré, également marchande à d’ENCO 5. « Concernant cette fête des femmes, je n’ai pas l’habitude de la célébrer. Nous apprenons seulement que c’est ce vendredi. Le jour que le Président Alpha Condé a dit qu’il va aider les femmes, j’étais présente. Mais, je n’ai rien vue d’abord. Je lui demande de nous soutenir dans le commerce », lance-t-elle.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Décès de l’imam Elhadj Alpha Oumar Bah : ses connaissances regrettent une « perte énorme »

7 mars 2019 à 19 07 44 03443

Elhadj Alpha Oumar Bah, premier imam de la mosquée de Nongo-Contéyah, dans la commune de Ratoma, a tiré sa révérence à l’aube de ce jeudi, 07 mars 2019, à Conakry. Le très respecté leader religieux est décédé à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie. Le défunt était le frère aîné de Mouctar Bah, le correspondant de RFI en Guinée.

A l’annonce de son décès, de nombreuses personnes ont rallié son domicile pour compatir à la douleur de sa famille et présenter leurs condoléances. Certains en ont profité pour rendre hommage au défunt et témoigner de ce qu’ils retiennent de lui. Guineematin.com vous propose ci-dessous quelques témoignages recueillis par notre reporter qui était sur place.

Kerfala Camara, secrétaire général de la cour des comptes : c’est un sentiment de tristesse et de douleur qui m’anime suite à ce décès d’un personnage utile à la société. C’est vraiment regrettable mais c’est le grand destin de tous les êtres humains. Le mystère de la mort, c’est un mystère que personne n’a jamais vaincu ou découvert. Le défunt était un homme très sage, très disponible et qui a porté tout l’encadrement nécessaire à notre président à la cour qui est en même temps son beau.

Donc, quand il décède, c’est une perte immense pour nous. Nous devons venir aux côtés de notre président pour présenter nos condoléances à la famille. Nous connaissons bien sa femme qui est une femme brave, courageuse, qui se bat pour la bonne éducation de ses enfants. Et nous souhaitons vraiment que la terre lui soit légère. Que Dieu lui accorde toute la tolérance nécessaire pour lui accorder son paradis.

Colonel Souaré, inspecteur des Douanes : j’avoue que je suis profondément touché. C’est toute la Guinée qui vient de perdre un homme exemplaire, sincère, véridique, courageux. Quelqu’un qui, à Nongo ici, joue un rôle fondamental. Un véritable médiateur à tous les niveaux et toutes les familles. Quelqu’un qui ne connait pas la race, qui ne connait pas de région, qui ne connait que la vérité et l’islam. C’est une perte énorme de toute la Guinée surtout pour Nongo. Je prie le Tout Puissant Dieu, Allah, de le recevoir dans son paradis.

Elhadj Amadou Lamarana Diallo, démographe, membre du CIRD : je travaille avec Mouctar Bah (correspondant de RFI en Guinée), le frère direct de celui qui est décédé. Son jeune frère est un symbole dans la diversité de ses relations. On remarque qu’il a le comportement qu’il faut. Et je pense qu’ils ont eu la même éducation. Je suis convaincu que c’est une famille généreuse, pieuse et totalement vouée à Dieu.

Je suis membre d’une délégation de 6 membres qui est venu au nom de tous les autres, présenter les condoléances à la famille, dire toute notre compassion à l’occasion de ce décès qui marque monsieur Mouctar Bah et toute la famille. Nous souhaitons que Dieu le Tout Puissant accorde à notre grand frère le paradis qui est la récompense que nous souhaitons tous avoir. Donc, je dirais encore à la famille de garder foi en Allah. Celui qui avait donné, il a aussi retiré. Nous ne pouvons que nous plier à sa volonté.

A noter que le défunt, Elhadj Alpha Oumar Bah, laisse derrière lui 3 veuves et 14 enfants. Il a regagné sa dernière demeure ce jeudi, 07 mars 2019 à 14 heures, au cimetière de Nongo.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com
Tel : (00224) 622 07 93 59

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Kindia : de lourdes peines de prison contre les assassins de Mbemba Camara

7 mars 2019 à 17 05 57 03573

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Kindia. C’est dans ce cadre que trois individus, accusés d’assassinat et de complicité d’évasion, ont été condamnés à des peines allant de 5 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le tribunal a rendu son verdict dans le dossier de l’assassinat du jeune Mbemba Camara le 05 mars 2016 à Bangouya, dans la préfecture de Kindia. Abdourahmane Kémoko Sylla (en fuite), Abdoul Razak Sylla (en fuite) et Aissatou Sylla, poursuivis pour assassinat et complicité d’évasion, ont été reconnus coupables ce jeudi. La seule femme du groupe, Aissatou Sylla, a été mise aux arrêts le 15 juin 2016.

Dans sa décision, le tribunal, par la voie du juge Hammady Seck, a rendu la décision suivante : « le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle, à l’égard de Aissatou Sylla, et par défaut, à l’égard d’Abdourahmane Kémoko Sylla et de Abdoul Razak Sylla et en premier ressort, après en avoir délibéré conformément à la loi, déclare Abdourahmane Kémoko Sylla coupable d’assassinat, le condamne par défaut à la réclusion criminelle à perpétuité, décerne mandat d’arrêt contre lui à l’audience, le condamne aux dépens ;

Déclare Abdoul Razak Sylla coupable de complicité d’évasion, le condamne par défaut à 10 ans de réclusion criminelle, décerne mandat d’arrêt contre lui à l’audience, le condamne aux dépens ; déclare Aissatou Sylla coupable de complicité d’évasion, la condamne à 5 ans de réclusion criminelle, la condamne aux dépens ; reçoit Morlaye Camara en sa constitution de partie civile ; condamne Abdourahmane Kémoko Sylla et Abdoul Razak Sylla à lui payer la somme de 47 millions de dommages et intérêts. Le tout, en application des dispositions articles 19; 282; 286 du Code Pénal et de l’article 548 du Code de Procédure Pénale ».

Interrogé à la fin de l’audience, Morlaye Camara, grand frère Mbemba Camara, domicilié à Gomboya, dans la préfecture de Coyah, a dit son soulagement. « Je suis là aujourd’hui à cause de l’assassinat de mon frère, parce que ce sont ces Kémoko Sylla qui ont tué mon frère. Et, c’est sa femme, Aissatou Sylla, qui a occasionné sa fuite. Cela a été confirmé grâce à l’implication de plusieurs médias.

Lorsqu’ils m’ont demandé dans les audiences, autrefois, j’ai dit que je ne veux rien à dire parce que mon frère est décédé. Mais seulement, j’ai demandé au tribunal de m’aider à avoir les 47 millions de francs guinéens que j’avais donnés à mon frère pour voyager. Dieu merci, la justice a rendu le verdict et je suis content de la décision », a dit monsieur Camara.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Conakry : 3 ans de prison, 50 mille dollars et un mandat d’arrêt contre un citoyen coréen

7 mars 2019 à 16 04 51 03513

Des étrangers en conflit avec la loi guinéenne défilent souvent à la barre des différentes juridictions pour répondre de leurs actes. C’est dans ce cadre qu’un ressortissant Coréen, Jiang Won Hyeok, a comparu hier mercredi, 6 mars 2019, au Tribunal de Première Instance de Kaloum pour des faits d’abus de confiance, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans cette affaire, c’est le Coréen, Moon Kyng Chul, qui a trimballé en justice son compatriote, Jiang Won Hyeok, pour des faits d’abus de confiance portant sur un montant de 95 mille dollars US.

Selon nos informations, Jiang Won Hyeok ne s’est jamais présenté au tribunal. Après plusieurs renvois dans ce dossier, le tribunal a finalement condamné le prévenu à 3 ans de prison ferme, à 50 mille dollars de dommages et intérêts, tout en décernant un mandat d’arrêt contre lui.

D’après les déclarations de maitre Amadou Kourouma, avocat de la partie civile, les deux coréens collaboraient dans une entreprise de pêche installée en Guinée. Selon lui, le rôle du prévenu était d’acheter du poison, de le laver pour l’envoyer en Espagne en vue de le vendre. C’est dans cette collaboration, affirme maitre Kourouma, que le prévenu a reçu un montant de 190 mille dollars en 2017.

« Ainsi, après avoir effectué l’opération, le prévenu n’a pu justifier que la moitié de ce montant. Le reste, il a refusé de le payer. Un arrangement à l’amiable a été engagé mais le prévenu n’a pas accepté. C’est ainsi qu’il a porté plainte au niveau du tribunal de Kaloum. Mais, depuis le 1er janvier 2019, ce dossier est pendant devant cette juridiction de Kaloum et le prévenu, Jiang Won Hyeok, refuse de comparaitre », a-t-il expliqué.

Dans ses prétentions, l’avocat va demander au tribunal de condamner Jiang Won Hyeok au payement du montant de 95 mille dollars US, à titre principal, et 50 mille dollars en dommages et intérêts.

Dans ses réquisitions, le procureur a fustigé le comportement du prévenu. Selon Ousmane Sankhon, « ce prévenu a été régulièrement cité, mais il n’a jamais répondu. Il a reçu l’acte de citation et il prend l’acte, il le jette sur la figure de l’huissier. Un mandat d’amener a été décerné contre lui, il a refusé de venir répondre des faits qu’on lui reproche.

Cela veut dire qu’il n’accorde aucun respect à la loi guinéenne. Il faut que les étrangers respectent la loi en Guinée. Depuis l’ouverture de ce procès, c’est seulement la partie civile, représentée par son conseil, qui est venue livrer ses prétentions. Le prévenu n’a jamais comparu » a-t-il déploré.

C’est pourquoi, a requis le procureur, « nous sollicitons de retenir Jiang Won Hyeok dans les liens de la culpabilité d’abus de confiance en le condamnant à 5 ans d’emprisonnement, par défaut, et d’ordonner un mandat d’arrêt contre lui. Nous sollicitons l’application de la loi dans toute sa rigueur en rendant cette décision sur siège, car celui qui est convoqué et qui refuse de venir, la justice n’a pas besoin de l’attendre ».

Finalement, le tribunal va condamner le prévenu à 3 ans d’emprisonnement par défaut et au payement d’une amende de 10 millions de francs guinéens. Puis, un mandat d’arrêt est décerné contre Jiang Won Hyeok. Ensuite le tribunal le condamne au payement à titre principal, de la somme de 95 mille dollars, et 50 mille dollars de dommage et intérêts.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/664 413 227

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Fête des femmes : zoom sur Djessira Diabaté, menuisière

7 mars 2019 à 11 11 29 03293

En prélude à la journée internationale de la femme qui sera célébrée demain, jeudi 08 mars 2019, Guineematin.com donne la parole à des femmes qui se démarquent et parviennent à assurer leur autonomisation. C’est le cas de Djéssira Diabaté, l’une des rares femmes qui pratiquent la menuiserie à Conakry. Cette dame qui travaille dans l’ombre a accepté de se confier sur sa vie.

Décryptage !

Guineematin.com : vous pratiquez la menuiserie qui est un métier des hommes si on peut le dire ainsi, d’où est venue l’idée de se lancer dans ce métier ?

Djessira Diabaté : j’étais en terminale quand j’ai décidé d’arrêter les cours à l’école. J’ai étudié jusqu’au sixième mois de l’année scolaire, mais après le Bac blanc j’ai abandonné. Je ne voulais pas faire le Bac depuis l’ouverture au mois d’octobre, mais mes parents m’ont forcée à le faire. Je ne voulais pas faire le Bac parce que j’avais peur d’échouer.

Quand j’ai abandonné donc les cours peu avant le Baccalauréat, je me suis orientée à l’école professionnelle de Fria où j’ai suivi la formation des canadiens pendant trois ans. Après les trois ans, je me suis retrouvée encore dans le même centre professionnel pour être avec des ouvriers africains. Je voulais faire la technique et j’ai choisi la chaudronnerie.

J’ai fait deux mois avec monsieur Gombauld à la chaudronnerie et la menuiserie c’était monsieur Guy. Il y avait une fille qui faisait la menuiserie et moi la chaudronnerie. Les deux experts ont dit que la fille-là serait bien en menuiserie parce qu’elle a fait les sciences expérimentales. L’autre qui fait la menuiserie est bien en chaudronnerie parce qu’elle a fait les sciences mathématiques.

Ils ont fait un changement et l’ont expliqué au directeur du centre. Après ce changement, j’ai beaucoup parce que je ne voulais pas. Mais aujourd’hui, le bois c’est ma vie. Quand on m’a envoyée à la menuiserie, j’étais toujours parmi les trois premiers et l’autre fille était toujours première à la chaudronnerie.

Guineematin.com : après la formation, vous avez commencé à exercer immédiatement ou bien il y a eu une autre étape ?

Djessira Diabaté : pour démarrer cette activité, j’ai dû vendre des feuilles d’oignon afin de trouver un peu d’argent pour commencer à exercer mon métier. Je n’avais personne à qui je pouvais demander de l’argent et je ne voulais pas chômer. Je voulais être exemplaire en Guinée.

Guineematin.com : vous pratiquez ce métier depuis plusieurs années, qu’est-ce que cela vous a apporté ? Qu’est-ce qui a changé dans votre vie ?

Djessira Diabaté : je n’ai ni mère, ni père, et mon mari est décédé en 2012. Mais grâce à ce métier, je vis bien avec mes enfants. Je suis autonome. Ce que je gagne ici, c’est dans ça que je paie la scolarité de mes enfants, j’assure la dépense et le reste j’achète le madrier avec pour faire encore un lit ou bien une armoire.

Guineematin.com : est-ce que vous rencontrez des difficultés dans l’exercice de votre activité ?

Djessira Diabaté : bien sûr ! Les difficultés sont nombreuses. Parce que je n’ai pas tous les équipements qu’il me faut et je n’ai pas non plus d’argent. Donc, je souffre actuellement. J’ai l’envie et la détermination de travailler, de rendre un service à mon pays mais je n’ai pas de soutien. Je suis obligée d’employer beaucoup de force physique pour travailler parce que je n’ai pas de machines. J’achète le bois à Dabondy, je fais le sciage là-bas la nuit et j’envoie mes planches ici le matin. La seule machine avec laquelle je peux travailler, c’est la machine de façonnage. Tout le reste je le fais à la main.

Guineematin.com : l’humanité célèbre ce jeudi, 08 mars, la fête internationale de la femme. Une occasion de promouvoir l’émancipation des femmes et le respect de leurs droits. A cette occasion, que souhaitez-vous qu’on fasse pour les femmes de métier comme vous ?

Djessira Diabaté : c’est pour dire à la nation guinéenne que tout ce que l’homme fait, la femme peut le faire. Si on veut, on peut. Ce que je demande au gouvernement, au lieu de prendre les femmes intellectuelles pour les mettre devant à l’occasion du 08 mars, je crois que le gouvernement devait chercher les femmes techniciennes qui sont engagées dans la technique et installées sans l’aide du gouvernement. C’est elles qui doivent être devant et après les intellectuelles viennent maintenant nous accompagner.

S’ils ne font pas ça, ils auront commis une erreur. On doit mettre l’accent sur les femmes qui sont dans l’ombre et après on fait la Mamaya. Le 08 mars n’est pas une fête de Tabaski, ça c’est fête des femmes. Quand on dit des femmes, c’est toutes les femmes, on ne doit pas laisser les autres femmes derrière.

Guineematin.com : avez-vous un message à l’endroit des filles et femmes de Guinée ?

Djessira Diabaté : ce que je donne comme message aux femmes guinéennes, aux femmes africaines, c’est de se lancer dans la technique. Elles ne doivent pas mettre dans leur tête que la vie se limite sur les blancs ou dans les bureaux. Si tu fais la technique, tu peux travailler dans un bureau et tu peux travailler ailleurs. Je vais dire aux filles que la technique c’est leur destin parce que la technique ne ment pas comme la terre. Si tu travailles, tu vas gagner. Est-ce que je peux attendre quelqu’un pour m’embaucher ? Si j’ai un fonds, je peux travailler.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Mairie de Dixinn : un budget de plus de 21 milliards pour l’année 2019

6 mars 2019 à 20 08 53 03533

Comme annoncé précédemment, les autorités de la commune de Dixinn étaient en session ce mercredi, 06 mars 2019 pour examiner, discuter et amender le projet de budget annuel pour l’exercice 2019. Au terme de plusieurs heures de travaux, les conseillers communaux ont adopté unanimement le projet de budget qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 21 milliards 215 millions 886 mille 266 francs guinéens, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« C’est une fierté pour moi d’avoir eu l’ensemble des conseillers devant moi. On a discuté à bâtons rompus et finalement, le budget a été voté à l’unanimité. Nous sommes parmi les premières communes qui ont tenu leur session avec succès. Le budget pour l’exercice 2019 s’élève en dépenses et en recettes à un montant de 21 milliards 215 millions 886 mille 266 francs guinéens », a déclaré Mamadou Samba Diallo, le maire de la commune de Dixinn, au sortir des travaux.

A la question de savoir comment ces fonds seront mobilisés, Mamadou Samba Diallo a expliqué qu’ils viendront des ressources internes, des dons, des legs et des rétrocessions. « Nous nous battrons pour mobiliser ces fonds pour faire face aux besoins des populations de Dixinn », a-t-il promis tout en précisant que des commissions sont déjà mises en place pour faire ce travail.

Parmi les conseillers, on sent également de la satisfaction. Aboubacar Soumah, le député de Dixinn qui est aussi élu à la mairie de cette commune, salue le climat qui a prévalu durant les débats et estime que l’intérêt supérieur de Dixinn est passé en priorité. « Malgré la composition plurielle de notre conseil communal, nous avons tenu à prioriser quelque chose qui est plus que nous tous : c’est la commune de Dixinn. Certes, les discussions ont été très chaudes, mais par finir, on s’est entendu sur l’essentiel qui n’est autre que le développement socioéconomique de notre commune », a dit l’ancien candidat à la mairie de Dixinn.

A l’image des autres communes de Conakry, Aboubacar Soumah, a souhaité qu’à Dixinn aussi, la priorité soit accordée à l’assainissement. «C’est vrai que l’organisation de ce secteur d’assainissement est un peu difficile aujourd’hui parce qu’il y a une partie qui est occupée par l’Etat, une autre par d’autres organisations. Mais, j’avoue que c’est des travaux essentiels des communes de Conakry.

Donc, nous avons fixé un objectif prioritaire par rapport à l’assainissement et les investissements seront au niveau des écoles, des voiries, des forages, etc. Nous avons fait un plan d’investissement annuel ambitieux et si Dieu nous aidait à le réaliser, ça sera une excellente chose pour la commune de Dixinn », a expliqué le député de Dixinn.

Ce conseiller communal souhaite enfin que la volonté politique accompagne la décision du conseil communal. « Je dirais même que ces 21 milliards et quelques sont petits par rapport au ressources existantes dans la commune de Dixinn. Si elles sont mobilisées et sécurisées, nous pouvons dépasser largement ce montant », rassure-t-il.


Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Conakry : des employés du cabinet Diagnostic menacent leur direction

6 mars 2019 à 20 08 19 03193

Des agents en charge de l’opération de saisie travaillant pour le Cabinet Diagnostic sont très en colère. Ce mercredi, 06 février 2019, ils ont arrêté le travail et ont dénoncé ce qu’ils appellent leur mauvais traitement par ledit cabinet qui les a engagés il y a à peine trois semaines, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a rencontré certains parmi eux.

Le Cabinet Diagnostic, spécialisé dans la distribution de moustiquaires aux institutions internationales comme l’OMS et Stop Palu, en partenariat avec la fondation AMF, basée en Angleterre, a recruté le 25 février dernier, 405 agents de saisie pour une durée de travail de 35 jours. Mais, à peine recrutés, ces agents dénoncent leurs conditions de travail.

Selon Siba Monèmou, un des agents de saisie, « le cabinet Consulting nous a fait travailler deux jours avant que nous ayons le contrat. Nous sommes constitués par équipes : une équipe travaille de 7 heures à 14 heures ; l’autre commence de 14 heures à 20 heures et la dernière de 00 heures à 6 heures. Après quelques jours de travail, ils nous ont lu le contenu du contrat, nous disant que le coupon que nous saisissons à l’ordinateur est payé à 500 francs guinéens pour ceux d’entre-nous qui travaillons le jour et 550 francs pour ceux qui travaillent la nuit.

Après la lecture du contrat, nous ne l’avons pas trouvé intéressant pour nous à cause de l’intensité du travail qui est difficile. En plus, il y a une question sécuritaire pour ceux qui se déplacent la nuit. L’autre problème est lié au transport. Il y a certains, comme moi par exemple, je quitte Maférinyah, dans Forécariah, où je paye 31 000 francs guinéens pour l’aller et le retour.

Si j’évalue, 10 jours me font 350 mille. Pour l’intensité du travail, personne ne peut saisir plus de 100 copies une nuit. Et quand tu multiplie 100 copies, tu as 50 mille francs. Imaginez pour celui qui doit payer plus de 30 mille francs comme frais de transport, sans compter sa nourriture. Nous leur avons donc dit d’augmenter. Mais jusque là, rien.

Un autre agent gréviste, en la personne de Mamadou Adama Diallo, a dit que le cabinet Diagnostic les a juste bernés. « Ils nous ont dit qu’on devait travailler en trois groupes : le matin, la journée et la nuit et que nous serons rémunérer par rapport à ça. Du coup, les gens ont demandé à voir le contrat de travail. Mais, chaque fois qu’on demandait le contrat, on nous disait qu’ils enverront et qu’on devait continuer le travail. Ce n’est qu’hier qu’on nous a soumis le contrat qui stipule que le papier est payé à 500 francs.

C’est ce montant que nous trouvons dérisoire. S’ils nous avaient soumis le contrat avant, beaucoup n’allaient pas accepter. Maintenant, nous avons envoyé une délégation pour rencontrer la direction. Nous leur avons proposé 2500 GNF par coupon et une prime de transport journalière de 25 000 GNF. S’ils n’acceptent pas cette proposition, nous nous retirons et nous allons porter plainte contre eux pour ne nous avoir pas soumis un contrat avant le boulot », a-t-il menacé.

Interrogé sur cette situation, un des responsables du cabinet Diagnostic est revenu en détails sur le contenu du contrat. Selon Sékou Sanoh, conseiller technique de la boite, « on a appelé les agents pour leur proposer le contrat. Il s’agit d’un travail d’intérêt national que d’argent. Les gens ont accepté les montants par fiche. A la fin du contrat, nous avions prévu de donner un montant de 150 mille GNF par agent. Et pendant la formation, chaque agent percevait une prime de 50 mille francs.

Cela, pendant les trois jours de formation. Ils ne vous ont pas dit ça par exemple. Nous sommes dans une liberté de travail. Ils ont été payés pour le temps qu’ils ont travaillé. S’ils refusent les clauses du contrat, ils peuvent partir. A l’heure actuelle, c’est ce montant qu’on peut payer. S’ils ne sont pas d’accord, ils peuvent partir», a-t-il laissé entendre.

Parlant du retard accusé dans la délivrance des contrats de travail aux agents de saisie, Sékou Sanoh a dit que les discussions n’étaient pas finalisées avec le partenaire financier. « Dès qu’on a fini les échanges avec notre partenaire, nous leur avons soumis le contrat. S’ils veulent porter plainte, qu’ils le fassent, c’est leur droit ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : près de 200 kg de chanvre indien incinérés par les autorités

6 mars 2019 à 19 07 25 03253

Une importante quantité de chanvre indien a été incinérée ce mercredi, 6 mars 2019, dans la forêt classée de Fotombé, située dans la commune urbaine de Kindia. La cérémonie a été présidée par le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kindia en présence des autorités préfectorales et régionales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au total, ce sont cent quatre vingt dix neuf (199) kilogrammes de chanvre indien qui ont été incinérés par les autorités. Selon nos informations, cette quantité de chanvre indien comprend 115 kilogrammes, saisis dans la nuit du dimanche 18 septembre 2018 par la compagnie de la gendarmerie régionale, ainsi que 84 kg saisis par une patrouille du camp de la première région militaire de Kindia.

Interrogé par notre reporter, le Procureur, Mamadou Dian Bora Diallo est revenu sur les circonstances de la saisie de cette drogue. « Effectivement, courant mois de septembre, la compagnie de la gendarmerie régionale de Kindia a découvert, lors d’une patrouille suite à l’indication d’un citoyen, dans le district de Khaly, 155 kg des chanvre indien. Ils sont venus trouver cette quantité sous un arbre. Il n’y avait personne à côté. Donc, un PV de saisie a été effectué. Des enquêtes ont été déclenchées pour rechercher les auteurs.

Parallèlement, la patrouille du camp de la première région militaire, sous le commandement du Colonel Ibrahima Kalil Condé, a aussi eu à saisir une autre quantité de 84 kg à travers une autre patrouille. Donc, vu les conditions de stockage de cette quantité, vu aussi le risque sanitaire, le risque de dissipation et autres qui incombent à cette garde, nous avons décidé, avec madame la gouverneure de la région de Kindia, de monsieur le préfet, du commandant du camp et toutes les autorités que voyez ici, de procéder à l’incinération sous la supervision de la direction régionale de l’environnement », a expliqué l’empereur des poursuites.

Pour sa part, le directeur régional de l’Environnement, des Eaux et Forêts de Kindia, Lanfia Diané a salué la promptitude du procureur et des autorités dans ce dossier. « Je remercie le procureur, les autorités, les services de défense et de sécurité qui ne ménagent aucun effort pour traquer les trafiquants de drogue, ensuite la promptitude dans les événements. C’est ce qui nous a emmenés à l’incinération aujourd’hui », a dit monsieur Diané.

De son coté, le Colonel Ibrahima Kalil Condé a félicité toutes les autorités pour cette initiative qui entre dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité. « Le président de la République a dédié son mandat aux jeunes. Donc tout jeune, tout chef de famille, tout bon cadre a le devoir sacré de protéger cette jeunesse. Et, la meilleure manière, c’est d’éloigner tous les produits qui peuvent nuire à la jeunesse.

Avec la réforme du secteur de la sécurité, nous avons maintenant une bonne collaboration entre les services de défense et de sécurité. Nous sommes tenus à coopérer. C’est pourquoi, nous avons activé une patrouille mixte, tous les jours à partir de la garnison de Kindia, notamment la gendarmerie, la police, l’armée, la douane. Il faut saluer l’accompagnement des autorités à tous les niveaux », s’est félicité l’officier.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Kaporo Rails : voici les statistiques provisoires des familles et infrastructures affectées

6 mars 2019 à 17 05 29 03293

Le collectif des victimes du déguerpissement de Kaporo Rails, dans la commune de Ratoma, a dévoilé les statistiques des familles et infrastructures affectées par cette tragédie. C’était à l’occasion d’une conférence de presse organisée sur les lieux ce mercredi, 06 mars 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Alors que l’impitoyable opération de déguerpissement se poursuit sur le terrain, le collectif des victimes de Kaporo Rails s’active pour dresser un état des lieux des pertes subies. Au cours de la conférence de ce mercredi, le chargé de communication du collectif, le chargé de communication des victimes de Kaporo Rails, Mamadou Samba Sow, a livré les statistiques provisoires établies par une commission constituée par les jeunes du quartier.

« Il y a à ce jour, et de façon provisoire, 570 familles qui sont concernées par ce déguerpissement. Des gens qui ont quitté, même si les bâtiments ne sont pas touchés, mais les intéressés ont décoiffé les toits parce qu’ils ont perdu tout espoir.

Alors, dans ces familles-là, le nombre de personnes recensées est de 9 434. Ce sont ces personnes là qui sont, de façon provisoire, concernées puisque le recensement continue. Il y a des familles aujourd’hui qui sont sans abris, certaines sont éparpillées mais d’autres dorment sous les rares manguiers qui restent, parce que la machine de la haine n’a même pas épargné ces arbres fruitiers.

Il y a 83 familles qui sont dans une situation très critique puisqu’elles sont sans abris et qui sont partout aujourd’hui, notamment à Coyah, à Sanoyah, à Samatran, à Kindia, à la Cimenterie, à Ansoumania, à Kagbélen, à Kouria, à Pita et dans les quartiers voisins de Kaporo rails. Parmi ces 570 familles, 88 ont un besoin réel en nourriture et d’une assistance humanitaire.

Dans cette situation, qui est encore provisoire, il y a 808 élèves qui sont aujourd’hui dispersés et qui n’étudient pas. Parmi eux, 36 sont candidats au baccalauréat, 38 candidats au brevet d’études du premier cycle, 32 sont candidats à l’examen d’entrée en 7ème année.

Dans cette zone, il y a 13 écoles privées qui sont concernées par cette opération et chacune a au minimum 300 élèves. 12 mosquées et une église sont aussi concernées par le déguerpissement… Il y a des personnes qui ont un problème de santé. Elles sont de façon provisoire au nombre de 38. Il y a des personnes qui ont été blessées lorsqu’elles enlevaient les tôles, d’autres bastonnées par les gendarmes et d’autres qui étaient malades bien avant le déguerpissement dont la situation s’est aggravée maintenant », a énuméré Mamadou Samba Sow.

Le collectif en a profité pour démentir toute affirmation tendant à faire croire que les victimes du déguerpissement de 1998 ont été dédommagées. « Le ministre (Dr Ibrahima Kourouma) prétend que les victimes de la casse de 1998 ont été dédommagées. C’est ce qui est totalement contraire à la réalité. Il y a eu une association à l’époque, mais personne, à notre connaissance, n’a reçu un franc par rapport à cette casse.

Et puisque nous sommes dans un Etat qui se dit normal, si le gouvernement a des preuves, puisqu’on ne peut pas dédommager des centaines de personnes sans laisser des traces, alors qu’on fasse parler les archives de la République, les ministères de l’habitat, mais aussi de l’Economie et du Budget pour nous montrer qui a reçu quoi et qui a été recasé où », a lancé monsieur Sow.

Mamadou Samba Sow a également démenti les informations faisant état de nouvelles occupations après la démolition de 1998. « Ce n’est pas vrai, parce même quand vous vouliez mettre une brique quelque part, ce sont les responsables du quartier ou de la gendarmerie qui venaient pour vous dire que ce n’est pas normal, d’enlever. Les nouvelles occupations dont on pourrait parler, c’est les garages, les kiosques et autres baraques.

Mais, ça aussi, c’était en complicité avec des responsables, y compris la gendarmerie locale qui faisait payer aux propriétaires des montants. Le ministre a dit que c’était juste une récupération des espaces vides en 1998, et malheureusement aujourd’hui, c’est des centaines de familles qui sont privées de toit, qui vivent dehors et qui ont perdu confiance en leur Etat, tout en se retrouvant dans une situation inconfortable où leur dignité n’est pas du tout respectée ».

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Vie estudiantine à Conakry : la misère et la grande débrouille

6 mars 2019 à 11 11 37 03373

Aller à l’université est un grand rêve pour la plupart des jeunes guinéens qui ont été à l’école. Mais, pour bon nombre d’entre eux, la vie estudiantine constitue un moment très difficile à vivre. C’est notamment les étudiants qui quittent l’intérieur du pays pour venir faire l’université à Conakry et qui n’ont pas de parents dans la capitale. Un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de quelques-uns d’entre eux à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia pour parler de leur vie.

Seydou Keïta est étudiant en licence 3 Lettres modernes de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia. Il est issu d’une famille modeste et a laissé ses parents à Kamsar pour venir faire l’université à Conakry. Mais, depuis qu’il est arrivé dans la capitale guinéenne, sa vie est devenue un véritable parcours du combattant.

« A présent, je vis seul. Je n’ai particulièrement aucune aide financière. Les pécules que nous prenons, ce n’est pas vraiment satisfaisant. Nous prenons par mois 105.000 comme bourse d’études. Mais cette bourse aussi n’est payée que par trimestre, cela a tout à fait un grand impact sur les étudiants.

Et vu la cherté de la vie à Conakry, ce n’est vraiment pas évident. Quand nous prenons par exemple le prix des brochures, ça finit rapidement les pécules. C’est ce qui fait les étudiants guinéens, certains sont mal formés. Parce que si les conditions d’études ne sont pas là pour bien étudier comment est-ce que ça peut aller ?

Moi, quand je mange le matin, il me faut attendre le soir encore pour manger. Je mange deux fois par jour et ça aussi quelle nourriture ! Je paye le loyer à 100.000 GNF par mois pour une chambrette. Mais puisque ma famille n’a pas de moyens, je suis obligé de me débrouiller tout seul », témoigne le jeune homme.

Cette vie difficile, Seydou Keïta n’est pas le seul à la vivre. Saïdou Camara est confronté aussi à la même situation. Cet étudiant en Administration des affaires à l’Université de Sonfonia vient de Macenta, en région forestière. « Nos conditions de vie sont vraiment déplorables.

Je vis dans une petite chambre avec plusieurs de mes amis à Kobaya. Nous sommes quatre (4) à nous partager la chambre. Nous cotisons pour payer le loyer qui est de 250.000 GNF le mois. Nous n’arrivons même pas à bien dormir à cause de la chaleur », déplore cet étudiant.

Face à cette galère, certains se débrouillent à trouver un travail à faire pendant leur temps libre pour pouvoir subvenir à leurs besoins. C’est le cas de Mamadou Mouctar Diallo, également étudiant en licence 3 Lettres modernes à l’Université de Sonfonia. Il est venu de Télimélé pour faire ses études supérieures à Conakry. « Je n’ai pas de parents ici, et je n’ai pas non plus de soutien. J’ai jugé donc nécessaire de me lancer dans l’activité des taxis motos qui m’est un peu profitable.

C’est dans cette activité que je paye mes brochures de cours, je paye mon loyer qui est de 120.000 GNF le mois et je parviens à subvenir à d’autres petits besoins. En ce qui concerne les pécules, c’est pour compenser un peu les dépenses que nous effectuons. Sinon ça ne fait rien dans nos dépenses », a-t-il confié.

Julien Désiré Camara, étudiant en licence 1 Histoire de l’Université Sonfonia, profite aussi de ces temps libres pour donner cours dans des écoles privées afin de pouvoir joindre les deux bouts.

« Je viens de N’Zérékoré. Actuellement, je donne des cours d’Histoire dans une école privée et je fais aussi des cours de révision. C’est ce qui me permet de payer le loyer et de vivre ici », souligne Julien Camara.

Ces étudiants interpellent l’Etat guinéen sur leurs difficiles conditions de vie et appellent à des mesures pour améliorer leur situation. Ils sollicitent notamment l’augmentation de la bourse d’études et la construction de dortoirs dans les universités.

Mohamed DORÉ pour Guineematin.com
Tel: (00224) 622079359

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