31 décembre à Kindia : la sécurité routière déjà prête pour éviter tout débordement

31 décembre 2018 à 19 07 21 122112

Le commissariat spécial de la sécurité routière de Kindia est à pied d’œuvre pour que la célébration de la fête du 31 décembre 2018 se passe dans les meilleures conditions. Pour y arriver, des dispositions pratiques ont été mises en œuvre pour parer à toute éventualité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les fêtes de fin d’année riment souvent avec des accidents de la circulation et autres abus de certains citoyens. A Kindia, le commissariat spécial de la sécurité routière se dit prêt en vue de sécuriser les personnes et leurs biens.

Commandant Mamadou Lamarana Bah

Selon le commandant Mamadou Lamarana Bah, commissaire adjoint de la sécurité routière, des dispositions sont déjà prises par son service pour que tout se passe normalement. « Nous avons pris des dispositions pour la sécurité des personnes et de leur biens. C’est-à-dire qu’on a planifié les agents au niveau des différents carrefours. C’est une manière d’empêcher les excès de vitesse, pour éviter qu’il y ait des accidents ».

Pour arriver à zéro accident ce 31 décembre 2018, le commandant Mamadou Lamarana Bah invite les citoyens à faire preuve de discipline et de courtoisie. « Tout ce que nous demandons aux usagers, c’est de respecter nos policiers et surtout les cordons et barrières de la police. Nous demandons aux gens d’accepter de se soumettre et de diminuer la vitesse pour qu’il n’y ait pas d’accidents. Il ne faut pas qu’on abuse des boissons pour créer des problèmes, faire des blessés et des morts pour une seule nuit. Donc, je demanderai paisiblement aux usagers de la route de respecter la sécurité. Nous sommes sur la route pour leur propre sécurité. Nous n’empêchons personne de circuler. Mais, il faut qu’on respecte la loi. Parce que c’est la loi qui peut nous encadrer, nous protéger pour éviter des morts ».

En outre, le commissaire adjoint de la sécurité routière de Kindia, a réaffirmé que « nous sommes engagés pour la nuit d’aujourd’hui pour avoir zéro accident. Mes officiers, toute la police de Kindia, en commun accord avec le commissariat central de police et de sûreté de Kindia, nous allons tous nous mobiliser pour sécuriser la population et leurs biens. Toute la zone de ma compétence sera sécurisée. Il y aura des agents planifiés dans tous les carrefours que vous connaissez de 19 h jusqu’au matin. Nous voulons que Kindia enregistre zéro accident », a souhaité l’officier de la sécurité routière.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Formation : la promotion de la couche féminine au centre d’un atelier de l’AEEMG

31 décembre 2018 à 16 04 56 125612

La cellule féminine nationale de l’Association des Élèves et Étudiants Musulmans de Guinée (AEEMG) a lancé, dans une université de Conakry, la 13ème édition du séminaire de formation de la femme musulmane. L’activité, qui a démarré le samedi dernier, 29 décembre 2018, va s’étendre sur quatre jours à travers des cours, des conférences, des tables rondes et des panels en faveur de la gent féminine, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le thème central de cette activité est « Responsabilité de la femme face aux défis sociopolitiques et économique de son pays». Selon Nantenin Cissé, la présidente de la cellule féminine de l’AEEMG, ce séminaire à pour objectifs, « d’expliquer sommairement le rôle de la femme dans L’islam ; de donner quelques moyens pour que la jeune fille autocensurée, stéréotypée, se considère membre indispensable d’une jeunesse consciente ; montrer que l’Islam promeut la justice et non le féminisme ; dégager les principaux défis à relever auxquels sont confrontées les sœurs militantes pour être plus visibles et utiles à la société ; inciter les sœurs à s’intéresser aux affaires publiques et de s’éloigner des actes de peu de valeur.»

C’est la secrétaire générale du ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui a procédé au lancement officiel des activités. Madame Kourouma Samha Kaba a profité pour dénoncer certains faits de société qui empêchent l’épanouissement des femmes et filles. «La situation des femmes et des filles demeure préoccupante, en raison des pesanteurs socioculturelles qui suscitent diverses formes de violences et viols à l’endroit des femmes et des filles, notamment en milieu rural. La persistance des pratiques tels que les mariages précoces et forcés compromet dangereusement le droit à la santé et à l’intégrité physique de la femme ainsi que son autonomisation », a dit l’ancienne sous-préfète de Kamsar.

La première conférence a été animée par la directrice nationale de la Promotion Féminine et du Genre du département de la promotion féminine. Hadja Marie Touré a profité pour donner les statistiques révélant le faible taux de représentativité des femmes au sein des institutions nationales. Selon elle, on a « 25 femmes députés sur 114 (soit 21%) ; 7 femmes ministres sur 33 (soit 21%) 10 femmes membres du Conseil Economique et Social sur 35 (soit 29%) et 8 femmes commissaires de L’INIDH sur 33 (soit 24,24%) ».

À préciser que cette activité à été couplée à la 14ème édition de l’Assemblée Générale de L’AEEMG. Plus de 200 personnes sont en conclave dans une synergie d’actions pour la réussite des deux événements.

Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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Incendie dans un restaurant à Kindia : les dégâts estimés à plus de 450 millions

27 décembre 2018 à 11 11 58 125812
Commandant Jean Traoré

Un incendie s’est produit hier, mercredi 26 décembre 2018, dans un grand restaurant de la sous-préfecture de Damakania, à Kindia. Il a causé des dégâts matériels estimés à plus de 450 millions de francs, a appris un correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

L’incendie est survenu à 17 heures dans le célèbre restaurant Sambegou Rama situé à « La contournante », dans la sous-préfecture de Damakania (Préfecture de Kindia). Le feu a commencé au niveau d’une case en chaume qui se trouve à l’entrée du restaurant. Il s’est propagé et a touché tous les compartiments du local (le restaurant et la superette). Les sapeurs-pompiers sont intervenus mais c’était déjà trop tard.

« C’est un incendie très grave, on a été tardivement informé. L’équipe qui est venue a trouvé que le feu s’est déjà propagé partout, donc nous avons commencé les opérations d’extinction. A un moment donné, le feu a pris le stock de gaz qui était sur place, donc on ne pouvait plus intervenir parce qu’il y avait des explosions. Pour la sécurité du personnel, je demandé aux agents de reculer. On a sécurisé la station Total qui est à côté pour ne pas que les étincelles causent d’autres dégâts là-bas », a expliqué le Commandant Jean Traoré, chef service des sapeurs-pompiers de Kindia.

Mamadou Baïlo Tall

Selon le propriétaire du restaurant, Mamadou Baïlo Tall, c’est un court-circuit qui est à l’origine de l’incendie. Et les dégâts sont très importants, selon lui : « Un court-circuit est la cause de l’incendie d’après ce qu’on m’a dit parce que je n’étais pas à côté au moment des faits. Pour l’instant, je ne peux pas trop parler de ça sauf dire que j’ai perdu le restaurant qui était parmi les plus célèbres de Kindia.

Le restaurant, la supérette et mon bureau sont partis en fumée. Pour l’instant, je ne peux pas estimer les dégâts matériels. Seulement la valeur de la marchandise consumée est estimée à 450 millions. Heureusement, il n’y a pas eu de perte en vie humaine. Pour cela, je remercie Dieu. Je remercie aussi toute la population de Damakania pour leur soutien », a dit la victime.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628516796

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Noël à Conakry : 15 cas d’accident enregistrés au centre Mère et Enfants, 2 au Flamboyant

25 décembre 2018 à 21 09 09 120912

Les accidents de la circulation sont récurrents pendant les fêtes de fin d’année. Comme on pouvait s’y attende, des accidents ont été enregistrés la nuit dernière dans la ville de Conakry, à l’occasion de la fête de Noël. Une quinzaine de blessés ont été reçus dans certains centres hospitaliers de la commune de Ratoma, a appris Guineematin.com à travers ses reportes.

Dr. Oumar Djambourya Diallo

Au centre de santé Mère et Enfant de Kipé, un total de 15 cas d’accidentés a été reçu sur place. Selon Alpha Oumar Djambourya Diallo, médecin dans ledit centre, pour le cas d’hier, on a approximativement enregistré entre 19 heures et le petit matin, 15 accidentés dont quatre femmes, avec des fracturés, des traumatisés, ainsi que des cas d’égratignures et des petites plaies. Leurs âges varient entre 15 et 45 ans ».

Par ailleurs, Dr Diallo a précisé que la plupart des accidentés reçus étaient en état d’ivresse. « La plupart était dans un état d’ivresse. Ce qu’on pouvait gérer, on a pu gérer au sein de notre centre. Mais, les cas de traumatismes graves qu’on n’a pas pu gérer, on les a référé dans les CHU et l’hôpital Sino-guinéen ».

Pour ce qui est du centre de santé Flamboyant, situé à Petit Simbaya, dans la commune de Ratoma, seulement deux cas d’accident ont été signalés.

Dr Fasou Lamah

Selon Dr Fasou Lamah, en service dans ce centre, « hier, on a reçu seulement deux cas d’accident. Il s’agit de Fatoumata Binta Diallo, âgée de 20 ans, et de Mohamed Camara, âgé de 25 ans. On a reçu la dame à 20 heures. On a fait les soins. Mais, c’est juste un traumatisme au niveau du pied, de simples égratignures. Il n’y avait pas de fractures, ni d’entorse. On a fait un pansement, on lui a donnée des anti-inflammatoire. Le second est venu aux environs de 22 heures. On a fait une immobilisation de son pied, on a vu qu’il n’y a pas de gravité. On les a mis en observation pendant deux heures. Ils ont dit que ça va et on les a libérés après ».

Par contre, d’autres centres de santé n’ont reçu aucun blessé pour la fête de Noël. Selon les services d’urgence de l’hôpital Jean Paul II, du Centre Médical Communal de Ratoma et de l’hôpital Sino-guinéen, aucun cas d’accident n’a été enregistré à leur niveau.

Contrairement aux années passées, où on constatait à de nombreux cas accidents de circulation, causés parfois par la consommation abusive de l’alcool, la fête de Noël de l’année 2018 n’a pas connu le même triste sort. Il reste à savoir si cette tendance va se poursuivre jusqu’au nouvel an.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Mines : la SMB-Winning projette la construction d’une raffinerie d’alumine à Boké

25 décembre 2018 à 11 11 16 121612

Le consortium Société minière de Boké (SMB)-Winning annonce de gros investissements dans le secteur minier guinéen. Hier, lundi 24 décembre 2018, les trois conventions de construction et d’exploitation de la mine de bauxite de Santou II et Houda, la construction d’une ligne de chemin de fer de 135 km et la construction d’une raffinerie dans la région de Boké, ont été unanimement approuvées par les 66 députés présents à la plénière, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La réalisation de ces trois projets coûtera une enveloppe de plus de trois milliards de dollars, entièrement mobilisés selon le Président directeur général du consortium, Fadi Wazni.

Fondé sur des arguments solides, le consortium, SMB-Winning, installé en Guinée en 2014 aligne les performances. Au total, 160 mille emplois sont crées avec un investissement de plus d’un milliard de dollars dans le secteur minier et portuaire dans la région de Boké.

A ces performances viennent s’ajouter des records. En effet, depuis l’indépendance, c’est la première fois que la Guinée a réussi à surclasser les puissances exportatrices de bauxite en occupant le premier rang mondial des pays exportant ce minerai vers la Chine. Rien que cette année 2018, la SMB-Winning a exporté 35 millions de tonnes de bauxite et apporté 650 millions de dollars à l’économie nationale.

En 2017, l’exportation de la Guinée est passée de 18 millions de tonnes à 47 millions de bauxite.

Fondé sur sa détermination à contribuer au développement de la Guinée et fort de son expérience en matière d’exploitation minière, SMB-Winning se propose de mettre en valeur les anciens blocs de BHP Billinton situés à Santou II et Houda dans la préfecture de Télimélé dont les réserves sont estimées à plus d’un milliards de tonnes de bauxite.

Dès 2022, la SMB-Winning entend passer obtenir 10 millions de tonnes de bauxite extraite. Une quantité qui sera portée à 20 millions et 30 millions de tonnes en 2023 et 2024. Dans cette perspective, le consortium entend construire une ligne de chemin de fer qui ralliera la mine de Santou au port de Dapilon sur une longueur de 135 km.

D’ici 4 ans, le consortium promet de construire une raffinerie d’alumine d’une capacité de production d’un million de tonnes par an. Ce qui fera de la SMB, la première compagnie à construire une raffinerie d’alumine en Guinée depuis l’indépendance. Celle qui existe, Rusal-Friguia, étant l’œuvre du français Pechiney qui n’a jamais dépassé les 700 mille tonnes d’alumine l’année.

Si la durée de la convention et l’’exploitation de la mine est fixée à 25 ans renouvelables par périodes de dix 10 ans, il reste entendu que la raffinerie et les chemins de fer, construits en B.O.T reviendront entièrement à l’Etat guinéen, 33 ans après leur mise en exploitation.

Mais d’ici là, l’Etat aura 5% de parts non diluables dans chacune des trois entités (mine, chemins de fer et raffinerie).

En contrepartie, le consortium bénéficie d’un congé fiscal de 8 ans pour la ligne de chemins et la raffinerie. A cela vient s’ajouter la réduction de moitié (50%) de l’impôt sur les sociétés pendant 4 années. Ce, pour réduire les charges et faciliter le mouvement des investissements.

Pour les populations riveraines, la SMB promet de développer le long du corridor, d’importants projets agricoles allant de la mise en valeur des bas-fonds et des plaines au désenclavement des préfectures de Télimélé, Boffa et Boké. Ces localités bénéficieront en outre 1,5% du chiffre d’affaires des trois entités réunies (mine, chemins de fer et raffinerie) pour la contribution au développement local.

Reconnu pour son sérieux, le consortium jure de réaliser ces projets d’ici 4 ans pour la raffinerie et d’ici 2022 pour les deux autres.

Avec une prévision financière de trois milliards de dollars, le consortium présente des avantages certains à la Guinée. D’abord l’emploi, au moins 9 mille travailleurs sont prévus pendant la construction, 50 000 emplois indirects et 5 mille emplois directs pendant l’exploitation. Les caisses de l’Etat seront boostées à plus de 3,3 milliards de dollars de revenus issus de taxes et divers impôts.

C’est donc avec le sentiment du devoir bien accompli que les députés ont approuvé à l’unanimité les trois conventions portées par le consortium SMB-Winning.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Kindia : 2 personnes condamnées pour avoir giflé des policiers

24 décembre 2018 à 21 09 30 123012

Le tribunal de Kindia a condamné, ce lundi, 24 décembre 2018, deux personnes pour outrage et violence à des agents de police. Sékouba Soumah, chauffeur résidant à Kindia et Alpha Oumar Barry qui réside à Conakry, ont été reconnues coupables d’avoir giflé des policiers. Ils ont écopé chacun de 3 mois d’emprisonnement plus le payement d’une amende de 500 mille francs, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Si le cas de Sékouba Soumah n’était pas connu du grand public, c’est tout le contraire pour celui d’Alpha Oumar Barry. La gifle que le vieil homme a administrée récemment à un agent de la police routière dans la sous-préfecture de Damakhania, à Kindia, avait été filmée et la vidéo avait fait le tour des réseaux sociaux. C’est suite à la publication de cette vidéo d’ailleurs que le vieux a été interpellé à Conakry et conduit à Kindia.

Il a été jugé en même temps que Sékouba Soumah, un chauffeur qui avait giflé aussi un policier dans la commune urbaine de Kindia. Le tribunal les a reconnues coupables d’outrage et de violence à l’endroit des agents et les a condamnés à 3 mois de prison ferme et au payement d’une amende de 500.000 francs chacun. Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, ce genre d’actes ne seront plus jamais pardonnés par la justice.

Mamadou Dian Bora Diallo

« Le parquet de Kindia, pour tous les cas de ce genre, a décidé d’appliquer une tolérance zéro. Ce n’est pas une personne qu’on vise mais c’est pour répondre au caractère violent des populations qui s’attaquent aux forces de police et de gendarmerie qui exercent leurs fonctions. Nous, nous avons demandé à ce que ces personnes soient condamnées, nous avons requis une condamnation de 7 mois ferme. Le juge ne nous a pas suivis. Et Sékouba Soumah et Alpha Oumar Barry, il les a condamnés à 3 mois d’emprisonnement ferme et au payement d’une de 500.000 GNF chacun (…) Toute personne, tout citoyen qui agresse non seulement des citoyens ou des forces de sécurité sera jugé et condamné conforment à la loi », a réagi le procureur au micro de Guineematin.com, juste après la publication de la décision du tribunal.

Me Sory Barry

De son côté, maître Sory Baïlo Barry, l’avocat d’Alpha Oumar Barry, regrette cette décision et accuse le procureur d’acharnement contre son client. « Je suis déçu de la décision qui vient d’être rendue, d’autant plus que les circonstances qui ont prévalu à la décision laissaient présager déjà une condamnation. On n’a pas tenu compte de l’état du prévenu, c’est-à-dire de sa personne, on n’a pas tenu compte de l’infraction commise. Mais, des circonstances qui sont tout à fait extérieures aux éléments de la procédure. 

L’incident a eu lieu un samedi. Les agents, mon client et les autres passagers se sont transportés au bureau de la police de Kindia. Mon client a présenté des excuses publiques qui ont été acceptées. Le représentant du Ministère Public de Kindia en la personne de monsieur Alsény Bah qui est le substitut du procureur a été appelé par le directeur de la police. Il est venu assister, ils ont convenu que c’est réglé, le dossier est classé.

Deux jours après, on voit les images circuler, le procureur de la République de Kindia donne l’ordre d’aller chercher le vieux à Conakry. Ce qui fut fait. On l’envoie, on le présente devant les médias comme s’il a commis un crime crapuleux. Ses parents aussi sont allés au commissariat de police pour présenter des excuses, la police a dit avoir pardonné. Après, le procureur passe par des intermédiaires pour demander de l’argent à mon client. Comme il n’a pas payé l’argent, il s’est déchaîné contre lui à l’audience », estime l’avocat de la défense.

Finalement, maître Sory Baïlo Barry a annoncé qu’il fera appel de cette décision du Tribunal de Première Instance de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Célébration des fêtes de fin d’année : voici ce que fait le gouvernorat de Conakry

24 décembre 2018 à 12 12 39 123912

A l’image des autres pays du monde, la Guinée s’apprête à célébrer les fêtes de fin d’année. La ville de Conakry est entrain de changer de couleur à travers des illuminations, des décorations, des concerts et autres animations concoctées par le gouvernorat. Une façon pour la ville « de communier avec ses habitants, de célébrer dans la joie et l’allégresse le passage à la nouvelle année ».

Pour parler de ce qui est entrain d’être fait dans ce sens, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à monsieur Siba Zogotamou, conseiller juridique du gouverneur et président de la commission d’organisation de l’événement « Conakry, Ville Lumière ».

Guineematin.com : nous constatons un certain changement de la physionomie de la ville de Conakry à l’orée des fêtes de fin d’année. Comment peut-on l’expliquer ?

Siba Zogotamou : c’est vrai. Vous avez constaté des illuminations, des décorations sur les principales artères de la ville de Conakry. C’est bien sûr dans le cadre de la célébration de la 3ème édition de l’événement « Conakry, Ville Lumière ». Ce concept est créé par la ville de Conakry depuis 2016. Les préparatifs se passent très bien. Depuis un peu plus d’un mois, on a commencé la décoration de la ville de Conakry à travers les artères principales. Hier jeudi, le 20 décembre 2018, nous sommes rentrés dans les animations en organisant un concert géant au boulevard Diallo Tely, au compte de la commune de Kaloum.

Guineematin.com : que dire des quatre autres communes de Conakry ?

Siba Zogotamou : ces concerts vont se dérouler dans toutes les communes de notre capitale, y compris dans la sous-préfecture de Kassa. D’ailleurs, pour demain samedi, 22 décembre 2018, ce sera le concert de la commune de Dixinn. Ce concert sera organisé à la terrasse du stade du 28 septembre et sera animé par Petit Kandja avec un groupe d’artistes invités qui vont animer à partir de 19 h jusqu’à X heures. C’est des concerts gratuits, organisés partout pour animer. Des concerts offerts par la ville de Conakry aux citoyens pour que nous puissions célébrer la fête de la Lumière à Conakry dans la gaité et la joie.

Guineematin.com : par rapport aux décorations, est-ce que toutes les communes concernées ?

Siba Zogotamou : toutes les communes sont concernées. Il y a des équipes qu’on a éclatées partout sur les artères. On va faire un maximum pour que les coins et recoins de Conakry soient touchés. Nous sommes en partenariat avec des gens qui assistent pour que nous puissions suffisamment déposer du matériel, décorer les espaces publics dans la ville de Conakry.

Guineematin.com : quelle est la source d’énergie pour alimenter les décorations et autres guirlandes et quelle est leur durée de vie ?

Siba Zogotamou : c’est des produits lumineux qui sont importés de la Chine. Mais, on les branche maintenant sur l’énergie électrique ici, on les branche au circuit électrique avec EDG et qui donne l’illumination. Pour ce qui est de la durée de vie, si l’entretien est fait correctement, ça va prendre du temps. Mais, nous allons les enlever à partir du 31 janvier 2019. C’est-à-dire que c’est une période, quand elle passe, on les enlève pour les garder.

Guineematin.com : comment vous avez obtenu cela ? Quel est le budget alloué à tout ça ?

Siba Zogotamou : c’est le gouvernorat qui a initié, mais nous l’organisons en partenariat avec plusieurs opérateurs, avec plusieurs prestataires, des gens qui nous aident. Quand on développe le concept et que c’est acquis, ils prennent la responsabilité de décorer chez eux, sans ce ne soit par nous. C’est pourquoi, il est difficile d’évaluer un budget par rapport à ça, parce que c’est des assistants, c’est des partenariats, c’est des gens qui le font volontairement chez eux. Donc, nous ne savons pas toujours le coût.

Guineematin.com : n’avez-vous pas recruté des gens qui ne s’occupent que de ça ?

Siba Zogotamou : il y a un opérateur principal qui est créé, qui est plutôt recruté pour ça et qui montre aux gens comment ça se fait, qui prépare les designs et tout. Mais, plusieurs équipes de volontaires, des travailleurs du gouvernorat, qui sont sur le terrain pour faire le travail.

Guineematin.com : l’année dernière, on a assisté à un feu d’artifice magnifique. Est-ce qu’il y en aura cette année encore ?

Siba Zogotamou : le feu d’artifice a commencé hier jeudi, 20 décembre avec le concert de Kaloum. Demain samedi, 22 décembre 2018, il y aura un autre feu d’artifice à la terrasse de Dixinn. Mais, le clou de l’événement, puisque c’est le passage de 2018 à 2019, nous allons rentrer dans le mois de janvier, c’est le 05 janvier au stade Kabinet Kouyaté de Matoto que les festivités vont prendre fin.

Guineematin.com : qu’en est-il du feu d’artifice du 31 décembre ?

Siba Zogotamou : ça, ça s’organise avec le gouvernement, pas seulement avec le gouvernorat de Conakry.

Guineematin.com : quel appel avez-vous à lancer ?

Siba Zogotamou : l’appel que j’ai à lancer à l’endroit de citoyens de Conakry, c’est de dire que ce concept de « Conakry, Ville Lumière », est venu pour que nous puissions passer de 2018 à 2019 dans la gaieté, dans la joie. Je profite de votre micro pour dire bonne fête de fin d’année et bonne année 2019 par anticipation aux citoyens de Conakry.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Développement local : bientôt une cartographie pour les villes de Boké et Kamsar

21 décembre 2018 à 17 05 24 122412

L’ambassade des Etats-Unis en Guinée a lancé hier, jeudi 20 décembre 2018, le projet de cartographie du corridor entre les villes de Boké et de Kamsar pour la résilience, la sécurité humaine et la préparation aux situations d’urgence. Ce projet dénommé « Projet ville secondaire » est financé par les Etats-Unis à hauteur de 110.000 dollars américains, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

C’est à l’Institut Supérieur des Mines et de la Géologie de Boké que la cérémonie de lancement de ce projet a eu lieu, en présence des autorités universitaires et des élus locaux de la ville de Boké. Le projet consiste à former des étudiants et d’autres membres des communautés locales à l’utilisation des technologies modernes, pour créer une carte de Géographie humaine virtuelle que le gouvernement guinéen pourra utiliser pour la planification urbaine et la préparation aux situations d’urgence.


SE. Denis Hankins

« C’est un projet d’information géographique et technique qui peut aider au développement, bien structurer et qui protège l’environnement. Avec ce programme nous allons renforcer la capacité de cette Université et le gouvernement va avoir la connaissance technique exacte du terrain qu’il commande », a expliqué Denis Hankins, l’ambassadeur des Etats-Unis en Guinée.

Sur le terrain, le projet est accueilli avec une grande satisfaction. Dr Oumar Keïta, le directeur général de l’institut supérieur des mines et de la géologie de Boké, s’est réjoui du fait que les étudiants et les enseignants de son institution vont bénéficier d’un renforcement des capacités. De son côté, Bah Momo, le président du conseil de quartier de Baralandé, a estimé que cela va contribuer au développement de sa localité.

« La population est galopante et la croissance est rapide. Il faudrait qu’il y ait des paramètres qu’il faut cerner par rapport à la ville. Une ville muette où on ne peut pas identifier des édifices, où on ne connaît pas les routes, on ne fait pas la différence entre les quartiers…ça ce n’est pas un développement. D’où l’importance de ce projet qui nous permettra de résoudre ces problèmes que nous avons aujourd’hui », a martelé l’élu local.

A noter qu’en Guinée, le projet ville secondaire s’étend sur les villes de Boké et de Kamsar. Des projets similaires sont aussi financés par les Etats-Unis dans une dizaine de pays africains avec une durée de 2 ans maximum.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Affrontements à Mamou : 9 personnes arrêtées par les forces de l’ordre (Parquet)

21 décembre 2018 à 16 04 42 124212

Le parquet du tribunal de première instance de Mamou vient de lever le voile sur le nombre de personnes interpellées pendant et après les affrontements enregistrés dans la soirée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, entre les forces de l’ordre et des jeunes en colères. Ces derniers voulaient attaquer le commissariat central de police situé à quelques mètres du marché central de Mamou où au moins cinq magasins et leurs contenus ont été calcinés par un grave incendie qui s’est déclaré peu avant 19 heures au ‘’marché noir (lieu de vente et de stockage de produits pétroliers et des lubrifiants)’’.

Joint au téléphone en début d’après-midi de ce vendredi, 21 décembre 2018, par un des correspondants de Guineematin.com à Mamou, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camar,a a précisé que neuf citoyens ont été arrêtées. « Ils sont actuellement en train d’être auditionnés pour qu’on sache qui a fait quoi », a-t-il ajouté.

Ceci devrait donc mettre fin aux spéculations qui enflaient depuis hier nuit sur le nombre de personnes interpellées et détenues par les forces de l’ordre.

Pour rappel, des jeunes très en colère contre les sapeurs-pompiers qu’ils accusent d’inertie pour n’être pas intervenus pour éteindre l’incendie qui a ravagé plusieurs magasins et leurs contenus au marché central de Mamou, ont voulu s’attaquer au commissariat central de la police, situé à quelques mètres du lieu de l’incendie. Mais, l’intervention rapide des agents de la CMIS et la brigade mobile d’intervention n°12 de la gendarmerie a permis d’éviter le pire. Ainsi, les agents des forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les jeunes qui, de leur côté, jetaient des pierres et érigeaient des barricades. Dans la foulée, plusieurs personnes ont été interpellées et embarquées à bord des pick-up par les agents des forces de l’ordre.

A suivre !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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Carrières artisanales : plusieurs exploitants formés à Kindia

21 décembre 2018 à 10 10 38 123812

L’ONG ODDI-Guinée vient de boucler une formation de plusieurs exploitants de carrières artisanales à Kindia. Les travaux, financés par l’Union européenne et le PNUD, visent à mettre en valeur les minéraux de développement à travers le renforcement des capacités des exploitants, a appris un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Ce projet est initié et financé par l’Union européenne et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il est mis en œuvre sur le terrain par l’Organisation pour le Développement Durable et Intégré de Guinée (ODDI-Guinée). Pour cette première formation organisée à Kindia, 35 exploitants de carrières artisanales de la préfecture ont pris part aux travaux. Ils ont bénéficié d’un renforcement des capacités qui devrait leur permettre d’améliorer leur travail.

Bachir Sow

« Très souvent, dans les pays miniers comme la Guinée, on donne beaucoup plus de valeur aux minéraux industriels. Les carrières de sable, de graviers, de granites, de latérites, d’argile ne sont pas prises en considération. Alors que c’est un pôle de développement très important. Donc voilà l’objectif de notre intervention. Nous venons de terminer aujourd’hui la formation de 35 participants qui sont tous exploitants de carrières de sable, de latérite et de gravier à Kindia. Très prochainement nous allons élargir notre intervention dans d’autres préfectures », a expliqué Bachir Sow, membre de l’ONG ODDI et formateur principal.

Almamy Camara

A l’issue des travaux, les bénéficiaires ont salué cette initiative et remercié les organisateurs de la formation. Almaly Camara, fabricant de briques, dit avoir beaucoup appris de cette rencontre. « Ces deux jours de formation m’ont donné davantage de connaissances sur l’activité que suis en train de faire. J’ai compris que j’avais bien de lacunes. A travers cette formation, j’ai eu beaucoup de notions qui vont me permettre d’évoluer dans l’avenir. Vraiment, je remercie l’ONG qui a organisé cette formation et ses partenaires pour avoir pensé à nous », a-t-il confié.

Saïdou Baldé

Après cette phase de renforcement des capacités, les exploitants des carrières artisanales devraient bénéficier d’un appui technique et financier pour mettre en valeur leur secteur d’activité.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Père Moïse Tinguiano à Guineematin : tout sur la fête de Noël

21 décembre 2018 à 10 10 05 120512

Les fidèles chrétiens s’apprêtent à célébrer la fête de Noël, le 25 décembre prochain. L’heure est aux préparatifs pour la réussite de cet événement tant attendu par les chrétiens à travers le monde. Pour parler du sens de cette fête et de ses préparatifs, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu, dans la journée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, avec le Père Moise Tinguiano de la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : le 25 décembre prochain, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. Quel est le sens de cette fête ?

Père Moise Tinguiano : la fête de Noël, comme on le dit, c’est une fête qui nous permet de célébrer la naissance de Dieu parmi nous, Dieu en Jésus-Christ qui vient partager notre condition. Mais, avant cela, il y a une préparation à cette fête-là qu’on appelle le « temps de l’avant ». Un temps qui nous permet de nettoyer le cœur pour que nous puissions mieux recevoir dans notre histoire le fils de Dieu.

Guineematin.com : quelle est la durée du « temps de l’avant » et qu’est-ce-que le fidèle chrétien doit faire ?

Père Moise Tinguiano : ce temps dure un mois. On a quatre dimanches pour se préparer. C’est comme aussi le temps de carême, qui nous permet de célébrer la résurrection du seigneur. Le temps de l’avant, qui dure un mois, nous permet de nous préparer spirituellement mais aussi matériellement, en nous réconciliant avec nous-mêmes, en nous réconciliant avec nos frères, en nous réconciliant avec notre environnement pour mieux accueillir le fils de Dieu qui vient.

Guineematin.com : qu’est-ce que le fidèle chrétien doit faire pendant le « temps de l’avant » ?

Père Moise Tinguiano : avant la célébration de Noël, il faut purifier son cœur. Dans la paroisse Saint-Augustin de Taouyah qui vous accueille maintenant, il y a une préparation pénitentielle, c’est-à-dire que les fidèles qui viennent pour se confesser, pour reconnaître leurs péchés et pour prendre la résolution de se convertir, de partir de l’avant de nouveau, en priant pour la paix dans notre pays, en priant aussi pour les plus petits, parce que la fête de Noël, c’est aussi la fête des enfants.

Guineematin.com : en célébrant la fête de Noël, quels sont les messages qui seront véhiculés aux fidèles ?

Père Moise Tinguiano : pendant la fête de Noël, il faut toujours prier pour la paix, la paix dans le pays. Comme on connait aujourd’hui la situation de notre pays, la Guinée vit un moment difficile de son histoire avec ces nombreuses manifestations. Alors, il faut prier pour cela, pour les jeunes, afin qu’ils puissent retrouver le chemin pour pouvoir mieux étudier parce que c’est la relève de demain. Si ces jeunes-là ne sont pas bien formés aujourd’hui, ils ne pourront pas quand même relever le défi de développement que nous avons. Donc, il faut prier pour cela, il faut prier surtout pour que les cœurs des adultes se convertissent aussi pour prendre en compte la situation de ces jeunes qui souffrent aujourd’hui et qui n’arrivent pas à retrouver le chemin de l’école. Nous avons besoin de cela. Pour les fidèles chrétiens, c’est de continuer encore à accueillir le verbe de Dieu, le fils de Dieu pour pouvoir communiquer aux autres la bonne nouvelle que lui, il est venu nous apporter, la bonne nouvelle de paix, de justice et de réconciliation.

Guineematin.com : dans la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, les préparatifs sont à quel niveau ?

Père Moise Tinguiano : nous en train de nous préparer. Préparation spirituelle et matérielle avec tout le monde. Donc, il y a les célébrations des messes, mais aussi les célébrations de sacrément, donc de pénitence. Les fidèles viendront déjà demain vendredi pour vivre ce moment de réconciliation avec Dieu ensemble. Vous avez vu déjà, il y a quelques-uns qui sont en train d’embellir ou bien de nettoyer l’église parce qu’il faut aussi que notre environnement soit propre. Les jeunes viendront le samedi matin pour faire le nettoyage général de notre Paroisse pour que nous puissions aussi accueillir le fils de Dieu dans la propreté. Et cela devient déjà le reflet de notre cœur parce que c’est d’abord le cœur de l’homme qu’il faut nettoyer et ça, ça se reflète aussi sur notre environnement.

Guineematin.com : parlez-nous de la nuit du 24 décembre qui précède la fête de Noël ?

Père Moise Tinguiano : la nuit du 24 décembre, c’est ce jour que le Christ, fils de Dieu, est né. Donc, cette nuit-là, nous veillons, nous nous retrouvons dans nos églises pour prier et chanter. La nuit du 24 décembre, c’est le jour que le fils est né parmi nous dans l’humanité, pour pouvoir apporter la consolation et la paix. Nous courons tous comme les mages qui viennent apporter leurs cadeaux à l’enfant qui vient de naître, comme ça se fait dans nos sociétés traditionnelles. Quand un enfant vient de naître, donc les voisins viennent pour apporter leurs petits cadeaux. Nous aussi, nous venons nous offrir d’abord comme en sacrifice, nous venons voir donc à l’église où est né cet enfant-là. Donc, toutes nos églises deviennent désormais Bethléem où le Christ est né.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Conakry : Sory Diallo jugé pour détournement de 3 conteneurs de pneus

21 décembre 2018 à 9 09 28 122812

Un homme a comparu, hier jeudi, 20 décembre 2018, devant le TPI de Dixinn pour escroquerie. Ibrahima Sory Diallo est accusé avec deux autres personnes (Moussa Diallo et Saidou Sow) en fuite, d’avoir détourné trois conteneurs de pneus, importés d’Europe par Mamadou Alpha Diallo. Le prévenu a plaidé non coupable, assurant n’avoir rien détourné, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Moi j’ai reçu un appel de mon frère Moussa Diallo qui est en Espagne. Il m’a dit qu’il a envoyé des conteneurs, mais il n’a pas les frais de dédouanement. J’ai fait des démarches auprès d’un transitaire pour faire sortir les conteneurs. Les frais nous ont coûté 63 millions 500 mille francs guinéens. Il m’a dit qu’à chaque vente, je dois le rembourser un montant. Mais jusqu’à présent, il n’a reçu de moi que 34 millions de francs guinéens. Je lui dois encore de l’argent.

Donc même un morceau de pneu, je n’ai pas détourné. Seulement, j’ai mené des démarches pour faire sortir deux conteneurs. Je les ai envoyés à Mafanco. Les pneus ont été débarqués dans le magasin. J’ai vendu dans ça, seulement que 4 500 000 francs guinéens. Entre temps, mon grand frère était de retour d’Espagne je lui ai rendu sa marchandise et j’ai continué mon travail », a-t-il expliqué à la barre.

Le prévenu se demande d’ailleurs, en quelle qualité le plaignant a porté plainte contre lui. Car, dit-t-il, « ce n’est pas avec lui que j’ai échangé et ce n’est pas en son nom que les conteneurs sont venus, mais plutôt au nom de mon frère Moussa. Maintenant si le plaignant est ami à mon frère, ou si ce sont eux qui se sont associés pour envoyer les conteneurs, moi je ne sais rien de tout ça », soutient Ibrahima Sory Diallo.

Contrairement à ce qu’a dit le prévenu, l’avocat de la partie civile, maître Tafsir Barry, a indiqué que son client Mamadou Alpha Diallo n’a pas envoyé seulement deux conteneurs de pneus, mais plutôt trois. Il ajoute que le premier conteneur coûte 16 900 euros, le deuxième 16 600 euros et le troisième 15 600 euros. « Mais jusqu’à présent, mon client n’a reçu ni les conteneurs, ni les pneus, encore moins le prix des pneus », a signifié l’avocat.

Après plusieurs débats contradictoires entre les deux parties, le tribunal a renvoyé le dossier au jeudi, 03 janvier 2019 pour la suite des débats.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Elhadj Sékhouna sur l’élection à Matoto : « On n’a pas besoin d’aller déchirer des bulletins, travestir les faits »

20 décembre 2018 à 17 05 55 125512

La polémique liée à la contestation de la victoire de Kalémodou Yansané à la tête de mairie de Matoto par un cadre du RPG arc-en-ciel (qui était dans la salle et qui a déchiré les bulletins) suscite assez de préoccupations dans toute la République puisque c’est le fondement même de la démocratie qui est attaqué et cela risque d’entraîner des conséquences incalculables.

Dans la matinée de ce jeudi, 20 décembre 2018, le Kountigui (chef coutumier) de la Basse Guinée, Elhadj Sékhouna Soumah a demandé aux autorités guinéennes d’installer le vainqueur de l’élection. L’envoyé spécial de Guineematin.com à Tanéné, dans la préfecture de Dubréka, a décrypté l’intégralité de cette déclaration.

Décryptage !

Aujourd’hui, on n’a pas la paix du cœur en Guinée parce qu’il y a trop de violences dans le pays. Et, cette situation est liée aux élections locales, au contrôle des mairies. A mon avis, ces élections ne devaient pas nous entraîner dans la situation que nous vivons aujourd’hui. Elles ne devaient pas engendrer des problèmes parce que si l’élection est organisée normalement, chaque citoyen vote librement pour son candidat. Puis, les conseillers élus se retrouvent pour élire l’exécutif communal, celui qui remporte cette élection, il faut lui donner sa victoire.

Je veux parler de ce qui se passe actuellement à Conakry autour de l’élection du maire de Matoto qui est la plus grande commune du pays. Dans cette commune, on retrouve des guinéens venant de partout. Mais, celui que les populations de la commune aiment, c’est lui qui doit être le maire. En tant que Kountigui de la Basse Côte, qu’est-ce que je veux dire au gouvernement ? Qu’est-ce que je veux dire aux partis politiques ? Ils n’ont qu’à éviter des comportements de nature à mettre le feu au pays. Si vous organisez une élection et quelqu’un remporte cette élection, laissez-le diriger parce que le pouvoir, c’est Dieu qui le donne à qui il veut.

Ce que je vois actuellement à propos de la mairie de Matoto, ça fait pitié. C’est quelque chose qui ne fera que nous mettre en retard alors que nous avons devant nous d’autres élections plus importantes que celle-là. Nous avons les élections locales et la présidentielle à venir. Mais si on s’affronte pour des élections locales, que ferons-nous lorsqu’il s’agira des élections législatives ? Depuis combien de temps ces élections ont eu lieu ? Jusque-là, il y a plusieurs communes qui n’ont pas encore leurs conseils communaux installés. Arrêtez de provoquer des violences en Basse Guinée ! Celui qui a gagné l’élection à Matoto, quel que soit son parti politique, laissez-le diriger la commune. Ne gâtez pas notre pays ! On ne prépare pas une élection le jour du vote, on la prépare bien avant. Mais, on n’a pas besoin d’aller déchirer des bulletins, travestir les faits, on prépare l’élection avant d’aller sur le terrain.

Vous les responsables des partis politiques : RPG, UFDG, UFR, etc. Celui qui a gagné l’élection, laissez-le diriger, c’est un pouvoir local ça, ne prenez pas cela pour mettre au-dessus des élections nationales. Je vais dire au ministre de l’intérieur que celui qui a la majorité à Matoto, c’est les gens qui l’ont élu, ce n’est pas lui qui a voté pour lui-même. Donc il n’a qu’à le laisser prendre le pouvoir pour permettre de maintenir la paix et la quiétude dans le pays. Cela fait neuf mois depuis que ces élections ont eu lieu, jusqu’à présent on ne parle que de ça encore. Dans certains pays, on organise l’élection le même jour et on en finit avec le même jour, arrêtons-nous aussi de compliquer les choses qui sont simples. J’insiste là-dessus, si c’est Kalémodou Yansané qui a gagné l’élection à Matoto, qu’on le laisse diriger la mairie. Si c’est Bangaly qui a gagné qu’on le laisse diriger, si c’est Bourama aussi, pareil. Cela ne dérangera en rien le pouvoir, ça ne dérangera pas la population. On parle quand même d’une seule commune alors qu’on a 33 communes urbaines dans le pays.

Donc, on ne doit pas nous affronter pour le contrôle d’une seule commune. Au nom des sages de la Basse Guinée, je vous demande de tout faire pour qu’on en finisse maintenant avec ces élections communales.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com à Tanéné (Dubréka)

Tél : 622 68 00 41

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Identification des réserves foncières d’État à Kindia : l’habitat à pied d’œuvre

20 décembre 2018 à 15 03 31 123112

La direction préfectorale de l’habitat de Kindia a procédé à la pose de la première pierre des plaques des réserves foncière de l’État ce jeudi, 20 décembre 2018. C’est sur le site de Kouredara, dans la sous-préfecture de Friguiagbé, que le coup d’envoi a été donné par le préfet en compagnie des responsables préfectoraux de l’habitat et des autorités religieuses, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Très tôt ce jeudi, la direction préfectorale de l’habitat a débuté l’implantation des panneaux pour la signalisation des domaines de l’État. Cette démarche, initiée par le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, vise à identifier les réserves foncières de l’Etat.

Pour le préfet de Kindia, Elhadj N’Fansoumane Touré, l’immatriculation de tous les domaines du ressort des réserves foncières de l’État est une bonne chose. « L’État est entrain de prendre des bonnes dispositions pour l’identification des réserves foncières. Nous les autorités préfectorales, ainsi que les responsables religieux, nous sommes tous venus accompagner l’habitat de Kindia sur le terrain pour être témoin de ce qui est entrain d’être fait aujourd’hui, dans le cadre de la préservation des domaines qui relèvent de l’État. Ceci va constituer une invite à l’endroit de toutes les autorités, à commencer par les sous-préfets, les maires, les conseillers communaux, les sages, les notables qui se réclament coutumiers. Donc, ces domaines sont à préserver dans le cadre de la construction des infrastructures sociales », a-t-il mentionné.

À en croire le directeur préfectoral de l’habitat, la sécurisation des domaines d’État doit être l’affaire de tout le monde. Selon Ibrahima Kalil Touré, « les réserves foncières de l’État, c’est comme une banque de données en matière de domaines pour l’État. L’État a l’obligation de satisfaire les besoins, que ça soit la construction des infrastructures, tout ce qui concoure à la satisfaction des biens, des besoins de la population. Présentement, nous avons à Kindia neuf cités qu’on a essayé de repartir suivant les quatre points cardinaux en tenant compte de l’évolution de la ville ».

À noter que des sanctions sont désormais envisagées par la direction préfectorale de l’habitat contre toute personne qui va occuper illégalement les domaines d’État.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tél. : 623 78 43 73

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Kissing Camara, maire de Boffa sur les manifestations contre Alufer : « je ne cautionne pas tout le temps des mouvements »

20 décembre 2018 à 14 02 08 120812
Me Sékou Kissing Camara, maire de la commune urbaine de Boffa

Comme nous l’annoncions récemment, des habitants de plusieurs localités de Boffa ont manifesté la semaine dernière contre la société Bel-Air Mining/Alufer. Ils protestaient contre le non-respect du contenu local par cette société minière et réclamaient l’emploi des jeunes de ces localités par la société minière qui évolue dans la zone.

Peu après ces mouvements de protestation, un envoyé spécial de Guineematin.com à Boffa s’est entretenu avec le nouveau maire de la ville sur la question. Pour Maître Saïdouba Kissing Camara, la société doit respecter le contenu local et les jeunes aussi doivent savoir raison garder.

Décryptage !

Guineematin.com : récemment, des citoyens de la zone où évolue la société Bel-Air Mining/Alufer ont manifesté contre cette société qu’ils accusent de refuser de les employer. Dites-nous, qu’est-ce que vous savez de cette situation ?

Me Saïdouba Kissing Camara : bon, je ne sais pas beaucoup de choses, parce que nous venons d’être installés. Et, dès notre installation, nous avons invité les maires des 8 communes de la préfecture à Boffa ici. Nous avons fait entretien par rapport à l’ensemble de notre préfecture. Suite à cela, nous avons invité aussi les jeunes pour parler des questions d’employabilité dans les sociétés minières qui sont installées ici à Boffa.

Nous avons aussi échangé avec certaines ONG par rapport à leur employabilité par ces sociétés. Nous avons, à cette occasion, fait un document et nous avons proposé à l’occasion de mettre en place une cellule de veille regroupant les 8 communes, qui va s’occuper de l’employabilité de ces jeunes dans ces sociétés. Donc, nous sommes dans cette perspective qui n’est pas terminée.

Mais, nous avons appris cette situation que nous considérons regrettable, parce qu’il faut qu’on mette à l’esprit que toutes les sociétés qui viennent ici doivent respecter les conventions, respecter les lois de notre pays. Mais aussi, les jeunes guinéens doivent respecter la loi. S’ils ont des préoccupations, ils doivent l’exprimer dans un élan de compréhension. Ça ne doit pas être fait par des comportements subversifs.

Guineematin.com : pour ce cas précis, les manifestants que nous avons rencontrés sur le terrain nous ont confiés qu’il y a eu une rencontre entre eux les jeunes, la société et les autorités préfectorales et communales, au cours de laquelle il a été décidé que la société va d’abord employer les jeunes de sa zone d’exploitation. Selon eux, c’est le non-respect de cette décision qui a conduit à ces manifestations.

Me Saïdouba Kissing Camara : nous n’avons pas eu une rencontre avec les jeunes, puisqu’on vient d’être installés. Mais, il se trouve qu’ils avaient déjà eu une rencontre avec les autorités préfectorales et des sociétés minières. C’est possible. Mais qu’à cela ne tienne, moi je dirais que ces sociétés ne peuvent pas continuer à tromper tout le monde. Elles doivent faire en sorte qu’il y ait la paix. Donc, les gens demandent de l’emploi, mais nous aussi, on doit respecter les choses. Il y a des fautes qui peuvent venir de nous les élus locaux.

Parce qu’il se trouve qu’à un moment donné, les gens disent qu’on a employé 500 ou 1000 personnes. Après vérification, on trouve que les gens de ces localités-là, les jeunes, ils n’atteignent même pas 100 parmi les jeunes recrutés. Donc ça pose problème déjà. Cela, parce que tout simplement ce sont des certificats délivrés par les élus locaux dans les quartiers et qui sont apparemment des faux documents qui ont permis le recrutement des gens. Il peut y avoir des recommandations qui viennent de partout.

Donc, c’est pourquoi nous voulons mettre une commission en place, qui va gérer cela pour éviter des problèmes à l’avenir. C’est-à-dire permettre à ce que les jeunes de la localité soient recrutés et qu’ils puissent travailler comme tout le monde. Donc, dans le cadre de la formation, ça sera pareil. Il faut que les sociétés prennent l’engagement de les former et qu’ils soient employés régulièrement dans ces sociétés. Donc ça, ça va donner la paix à tout le monde également.

Guineematin.com : on apprend qu’il y a eu plusieurs tractations pour calmer les manifestants et permettre la reprise du travail. Quelle a été la contribution de la mairie dans cette sortie de crise ?

Me Saïdouba Kissing Camara : nous avons fait une réunion au niveau du conseil communal de Boffa. Nous avons invité Yaya Sidibé, leader de ces jeunes à venir nous rencontrer y compris quelques maires de la localité. Le directeur de la société Alufer aussi est venu nous rencontrer. Nous voulons réunir ici tout le monde dans les meilleurs délais pour qu’ensemble on envisage une sortie de crise. Cela, pour éviter que les crises soient récurrentes dans la localité. Donc, nous, nous avons une commission ici en charge des mines, nous avons aussi une commission en charge es collectivités. Les deux commissions-là réunies, elles devraient aller sur le site là-bas et convoquer toutes les parties, afin d’évacuer ce dossier.

Guineematin.com : qu’est-ce que vous envisagez pour résoudre définitivement la crise, afin d’éviter qu’il y ait d’autres manifestations dans l’avenir ?

Me Saïdouba Kissing Camara : tout le monde doit se mettre derrière la loi. Donc, si les textes sont respectés, je crois qu’il n’y aura aucun problème. Cela dit, nous avons invité les jeunes, nous allons aussi inviter toutes les sociétés qui sont implantées ici. Nous allons parler des conventions qu’ils ont signées avec l’Etat, mais aussi parler des études environnementales et tout ce qu’ils peuvent faire dans le domaine social pour nos citoyens. Donc, ces documents, on devait les recevoir suite à notre entretien. Nous voulons que tout ce qui a été proposé soit respecté. Et s’il y a d’autres demandes des populations qui n’ont pas été prises en compte par rapport à ces conventions, nous allons faire ce qu’on appelle une demande communautaire à ces sociétés-là.

Nous allons exiger à ce qu’elles respectent cette demande communautaire. Mais tout cela doit être fait, comme je l’ai dit tantôt, de manière pacifique. Parce que moi je ne cautionne pas tout le temps des mouvements. Parce que cela pourrait porter des préjudices graves non seulement à ces sociétés mais aussi à notre économie. A supposer aujourd’hui que ces sociétés ferment, imaginez les conséquences que cela pourrait produire. Les gens doivent comprendre ce qu’ils doivent revendiquer et comment le faire. Sinon, à partir du moment où il y a des élus locaux qui doivent revendiquer, ce sont ces élus locaux qui doivent être à la tête pour revendiquer les droits à ces sociétés-là.

Donc, moi je pense qu’il faut respecter les choses. Nous voulons aujourd’hui que toutes ces sociétés qui viennent ici, emploient nos jeunes et respectent le contenu local. Parce qu’aujourd’hui, elles sont en train de faire partir nos mines. Ils vont aller construire des villas ou des étages chez eux, nous aussi on a besoin de ça aussi chez nous. Puisque c’est un projet de gagnant-gagnant. Nous voulons que nos jeunes travaillent dans ces sociétés, mais eux aussi doivent agir conformément à la loi.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Un dernier mot ?

Me Saïdouba Kissing Camara : le dernier mot, c’est de demander à tout le monde de se calmer. Les sociétés ne doivent pas fermer les yeux pour dire qu’elles ont tout payé. Donc, elles doivent être à l’écoute des populations riveraines et surtout les jeunes parce qu’ils veulent travailler. Mais, les jeunes aussi doivent savoir qu’ils doivent avoir la formation requise pour être employés et qu’il y a des normes à respecter. Et tout cela devrait être cordonné par les élus locaux. Donc, j’invite tout le monde à respecter les choses pour qu’il y ait la paix ici. Cela nous permettra de recevoir ici encore beaucoup plus de sociétés. Mais, s’il y a l’insécurité, personne ne viendra mettre de l’argent ici chez nous.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Boffa

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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SENACIP à Boké : les artisans de l’indépendance à l’honneur

19 décembre 2018 à 19 07 49 124912

Les acteurs de la lutte pour l’indépendance de la Guinée sont à l’honneur, à l’occasion de la troisième édition de la SENACIP à Boké. Une caravane de sensibilisation sur ces héros de la nation a été lancée ce mercredi, 19 décembre 2018 dans cette ville. Elle vise à faire connaître davantage ses personnalités et le noble combat qu’elles ont mené pour la patrie, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Zébéla Togba Pivi, Dinah Salifou, Sékou Touré, M’balia Camara, Mafory Bangoura, sont entre autres les personnalités mises en exergue à l’occasion de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) à Boké. Une caravane de sensibilisation a été entamée dans cette ville, ce mercredi. Elle porte notamment sur le combat que ces personnalités ont mené pour libérer la Guinée du joug colonial et lui redonner son indépendance et sa dignité.

Mayéni Camara

« L’objectif de l’immersion est de descendre dans les milieux de vie, que ça soit au marché, dans les salons de coiffure ou de couture, mais aussi partout où on peut avoir une cible, on va aller pour faire passer le message axé sur la valorisation de nos héros, un message de paix et de cohésion nationale parce qu’on a vu des régions qui sont tout le temps dans des troubles sociaux telles que Boké », a expliqué Mayéni Camara, coordinatrice de la SENACIP à Boké.

Cette campagne dure deux jours et elle touchera plusieurs secteurs d’activités de la ville de Boké. Les sensibilisateurs en profitent pour expliquer aux citoyens quels sont leurs droits et quels sont leurs devoirs dans la société. Amara Oumar Sylla est l’un des volontaires déployés au marché central de la ville. « Un bon citoyen c’est toute personne qui respecte ses devoirs. Il faut t’acquitter de tes devoirs avant de réclamer tes droits.

Un bon citoyen doit protéger l’environnement. Puisque nous sommes au marché, c’est le moment de dire que tout bon citoyen doit payer les taxes et les factures. Ça fait partie des bons comportements du citoyen. Donnons-nous les mains sans considération ethnique ou politique pour la paix et la réconciliation nationale dans notre pays », a dit le sensibilisateur.

Cette campagne de sensibilisation a touché plusieurs quartiers de la ville de Boké ce mercredi. Elle se poursuivra demain jeudi, 20 décembre 2018, dans les autres quartiers et dans les lieux publics de la ville.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Sécurité et civisme à l’école : le concept « Policier référent » lancé à Coyah

18 décembre 2018 à 21 09 20 122012

Dans le cadre de la lutte contre les incivilités et les violences en milieu scolaire, l’ONG COGINTA a lancé ce mardi, 18 décembre 2018, le concept « Policier référent » à Coyah. La cérémonie s’est déroulée au lycée Fily, dans la commune urbaine. Outre les élèves et les enseignants de l’école, l’événement a connu la présence des autorités de l’éducation, des élus locaux et de cadres du ministère de la sécurité, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Mme Jeannette Haba

Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’aspect « Gouvernance locale de la sécurité », cinquième composante d’un vaste projet financé par l’Union européenne. Une composante qui est mise en œuvre par l’ONG suisse COGINTA. « Dans cette gouvernance, nous avons deux points essentiels : la police à l’école que nous sommes en train de lancer et la sécurité du quartier qui va se dérouler en deux phases : le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) ; et les forums locaux de sécurité et de prévention de la délinquance dont l’initiative est venue du manque de confiance entre la population, notamment les jeunes et les policiers », a expliqué madame Jeannette Haba, chargée de projet à COGINTA.

Mohamed Cissé

Selon le coordinateur national de la police de proximité, Mohamed Cissé, le concept « Policier référent » parle d’un policier appelé à faire de la sensibilisation au niveau des écoles pour lutter contre les incivilités, les violences en milieu scolaire et qui donne des points de vue sur la citoyenneté. Et, le projet a été étendu à Coyah en raison de la proximité de cette ville avec la capitale, a indiqué l’officier de police.

« Il y a beaucoup de personnes qui travaillent aujourd’hui à Coyah où à Conakry qui sont logés dans cette zone. Donc, Coyah représente une commune périphérique de Conakry. Et, dans l’extension de la police de proximité, dans la gouvernance locale de sécurité, il était temps que le projet soit étendu en commençant par Coyah et Dubréka », a-t-il dit, tout en rassurant que toutes les écoles qui ont bénéficié de cette initiative ont pu constater une évolution positive dans le comportement de leurs élèves.

Et, cette initiative a été accueillie avec une grande joie par les bénéficiaires. Le proviseur du lycée Fily, Bouna Kouyaté, a remercié l’ONG pour le choix porté sur son école pour le lancement des travaux dudit projet. Il en a profité pour demander aux élèves et aux enseignants de l’école, de bien collaborer avec la police qui a pour mission d’éduquer et de sensibiliser à la citoyenneté. « Cette collaboration va non seulement nous rapprocher des forces de sécurité ; mais également nous aider à bien cerner le concept de droit et de devoir », a dit le proviseur.

Mme Diop Fatoumata Kémoko Traoré

De son côté, la directrice préfectorale de l’éducation de Coyah, madame Diop Fatoumata Kémoko Traoré, a demandé aux élèves et aux policiers de collaborer ensemble afin qu’ils puissent comprendre le rôle de la police dans la société et surtout savoir quel comportement adopter face à un policier. « Vous pouvez ne pas être toujours en tenue ; mais vous rencontrez un policier. Vous devenez ici les porte-parole de toute la jeunesse et de toute la communauté de Coyah pour expliquer ce que c’est qu’un policier référent ».

Il faut noter que pour assurer la formation au niveau de la préfecture de Coyah, huit (8) agents de police ont été recrutés sur la base d’un certain nombre de critères et ils ont été formés pendant trois semaines à l’école nationale de la police de Kagbélen, dans la commune de Dubréka.

De retour de Coyah, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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SENACIP : le préfet de Boké appelle à marcher sur les traces des anciens

18 décembre 2018 à 10 10 03 120312

Comme annoncé dans nos précédentes publications, la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix a été lancée hier lundi, 17 décembre 2018 dans toutes les villes de la Guinée. A Boké, c’est le préfet qui a présidé la cérémonie en présence de plusieurs cadres et citoyens de la ville, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Pour le lancement de cette troisième édition de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP), le ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté a été représenté à Boké par Mayéni Camara, directrice nationale de la prévention des conflits et de la préservation de la paix. Dans son intervention, elle est revenue sur l’objectif de la SENACIP.

« Cette semaine s’inscrit dans le cadre de la consolidation de la paix, de la préservation des acquis, de la sensibilisation des femmes, de la jeunesse et toutes les franges de la société guinéenne sur les notions de civisme et de citoyenneté », a-t-elle indiqué.

En procédant au lancement officiel de l’événement, le préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, a invité la population de la localité à s’engager dans l’édification d’une Guinée unie et prospère. « Il faudrait que l’on comprenne qu’on doit être citoyen au même titre que ceux qui ont bataillé pour l’indépendance de la Guinée. Nous aussi nous devons faire notre part du jeu, notre bataille pour qu’enfin de compte nous puissions jouer notre rôle dans le développement de notre pays », a exhorté le préfet.

Durant sept (7) jours, la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix sera marquée par des conférences, des séances de sensibilisation et une journée d’assainissement de la ville de Boké.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Télimélé : un jeune homme retrouvé pendu à Konkouré

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Le fleuve Konkouré

Un homme âgé d’une trentaine d’années a été retrouvé pendu ce lundi, 17 décembre 2018, au district de Konkouré, préfecture de Kollet, dans la préfecture de Télimélé. Moussa Zogbélémou, maçon de profession, a été découvert près d’un cours d’eau, a-t-on appris.

Cette découverte macabre a eu lieu ce lundi, jour du marché hebdomadaire de Konkouré. Selon nos informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 14 heures, que la nouvelle s’est propagée dans la cité. Mamadou Malal Diallo, citoyen de Konkouré, joint au téléphone, a expliqué dans quelles conditions le corps du maçon a été découvert. « On était dans le marché lorsque l’information est parvenue à la population de Konkouré. Tout le monde s’est rendu sur le lieu pour constater. Mais, ceux là qui sont venus les premiers, disent avoir vu à ses côtés une somme de 200 mille FG et un téléphone. C’est une personne étrangère d’ici. Personnellement, je ne le connais pas », a-t-il dit.

Egalement joint au téléphone par Guineematin.com, le lieutenant Ibrahima Sory Mballo du commissariat central de la police de Télimélé a indiqué les services de la police et de la santé enquête sur cette découverte macabre. « Le défunt, Moussa Zegbelemou, âgé de 32 ans environ, est un maçon. Il résidait à Kambanya, dans la commune rurale de Sinta. Il a été retrouvé mort par pendaison, près de la rivière de Makankan. Les services de la police et de la santé continuent le travail pour non seulement finir l’identification du défunt et essayer de savoir les causes du suicide », a expliqué le policier.

A suivre !

Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622 52 52 50

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Manifestation des enseignants à Boké : « Seul le Général Soumah peut suspendre la grève »

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Les enseignants de Boké sont descendus une nouvelle fois dans la rue ce lundi, 17 décembre 2018, pour protester contre le gel de leurs salaires par le gouvernement. Mais, leur manifestation a été très vite dispersée par les forces de l’ordre, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

C’est aux environs de 10 heures du matin que plusieurs enseignants grévistes ont pris d’assaut la route principale de la ville de Boké. Ils ont bloqué la circulation pour protester contre « le gel sélectif » de leurs salaires et les menaces dont ils font l’objet.

« Cette marche des enseignants vise à dénoncer les différentes menaces et le gel sélectif des salaires des enseignants. Parce qu’en ce moment, ils sont en train de dégeler mais de façon sélective. Ils sont encore en train de nous menacer comme quoi, ils vont radier les enseignants de la fonction publique. C’est pour cela que tout le monde s’est mobilisé », a indiqué Mohamed Doumbouya, le secrétaire général de l’antenne du SLECG à Boké.

Mais, le mouvement n’a pas duré longtemps. Peu après le départ des manifestants, ils se sont heurtés aux forces de l’ordre, massivement déployées à la place des martyrs de la ville. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les enseignants. « Ils ont jeté des gaz lacrymogènes et violenté les gens. C’est ainsi qu’on s’est dispersé », ajoute Mohamed Doumbouya.

Empêchés de manifester dans la rue, les enseignants en grève depuis près de trois mois et dont les salaires sont gelés, sont allés se retrouver dans les locaux de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE). Ils ont réitéré leur détermination à poursuivre la grève jusqu’à ce que le gouvernement accepte de négocier avec le SLECG pour trouver un compromis.

« Nous demandons à ce qu’il y ait des négociations pour trouver une solution à cette crise. Seul le Général Aboubacar Soumah est habilité à suspendre la grève, et tant qu’il n’y a pas de négociations, la grève et les manifestations continuent », a laissé entendre le leader local du SLECG.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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