Grâce à GAC, des agriculteurs de Kamsar augmentent leur production de riz de 400%

4 mars 2019 à 10 10 16 03163

Kamsar, le 04 Mars 2019 — Guinée Alumina Corporation SA (GAC), un acteur majeur du secteur minier en Guinée, a lancé une nouvelle initiative qui a permis d’augmenter la production de riz de 400% sur des terres agricoles situées dans des communautés où la société possède ses installations, à Kamsar, dans la région de Boké.

L’appui de GAC a porté sur trois aspects :

  1. La réalisation d’une étude technique visant à identifier et à surmonter les principaux obstacles liés à la production du riz ;
  2. Le développement et la mise en œuvre des techniques de culture moderne et intensive du riz sur une superficie de 100 hectares ;
  3. La formation des agriculteurs en matière de gestion visant l’autonomisation.
    Pour la conception et la mise en œuvre de cette initiative, GAC a fait appel à l’expertise du Bureau d’Études, de Réalisation et de Conseil Agricole, un organisme guinéen qui possède une vaste expérience dans ce domaine ainsi qu’une excellente réputation. L’investissement de GAC dans ce projet de développement, d’environ 2,5 milliards de francs guinéens (270,000 $US), a permis à 16 familles d’agriculteurs d’augmenter non seulement leur production de riz, mais également leurs ventes et revenus. Le porte-parole des bénéficiaires, Guillaume Bangoura a déclaré : « Nous sommes reconnaissants envers GAC d’avoir tenu parole, et de nous avoir soutenus dans le domaine le plus crucial de nos moyens de subsistance. Cette initiative nous a surtout permis d’acquérir de nouvelles connaissances et un savoir-faire dans un domaine très vital dont dépend une dizaine de nos familles ».

Le Directeur Général Adjoint de GAC, également responsable des relations avec les communautés locales, Malick N’Diaye, a dit : « Ce programme d’accompagnement en faveur des communautés de Taigbe est un exemple éloquent de notre manière de faire les choses, particulièrement dans le domaine des relations avec les communautés partenaires de notre projet. Nous tenons à tout mettre en œuvre pour nous assurer qu’elles bénéficient d’un soutien et d’une assistance réelle pour aspirer à de meilleures conditions vie, et ce, de manière durable ». Il ajoute : « Cette initiative en faveur des communautés de Taigbe s’inscrit en droite ligne avec une mission que nous nous sommes donnés, soit celle de travailler à créer des occasions de développement pour les communautés locales en vue de favoriser un développement économique durable. De plus, cette initiative vient directement appuyer la politique de sécurité alimentaire du Gouvernement Guinéen, et nous sommes fiers d’y contribuer à notre manière. »

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Communiqué de l’Association des Jeunes pour le Développement de Sarékaly

4 mars 2019 à 9 09 39 03393

L’Association des Jeunes pour le Développement de Sarékaly (AJDS) a le plaisir d’informer ses membres, les ressortissants et amis de la sous-préfecture de Sarekaly qu’elle organise une assemblée générale le dimanche 10 mars 2019 au Lycée Safia-École à 15h.

Cette Assemblée Générale, qui s’inscrit dans le cadre du plan d’actions 2019 de l’AJDS, vise à informer ses membres des activités passées et celles de cette année. Aussi, l’AJDS mettra l’occasion à profit pour sensibiliser les ressortissants de la sous-préfecture de Sarekaly sur les enjeux de développement.

Créée en 2011, l’Association des Jeunes pour le Développement de Sarekaly est une association des jeunes ressortissants de la sous-préfecture de Sarekaly à Conakry. Elle a également une antenne locale à Sarekaly.

Pour plus d’informations, veuillez contacter ces numéros : 621039410/623140060/628636694/628479951/621089133

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Boké : Inauguration d’une seconde base logistique « TGH plus » dans les installations du consortium SMB Winning

3 mars 2019 à 23 11 13 03133

La deuxième base logistique de TGH Plus Industries (distributeur exclusif de Renault Trucks en Guinée et en Sierra Leone) a été inaugurée hier, Samedi 02 Mars 2019, dans la mine de Kaboé, relevant de la sous-préfecture de Tanènè, dans la préfecture de Boké. La cérémonie inaugurale de ce centre de maintenance et de réparation a été présidée par le ministre de l’industrie et des PME, conseiller personnel du président Alpha Condé, Tibou Kamara, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Boké.

Avec des relations qui datent de plus de 15 ans avec UMS (une entreprise franco-guinéenne et actionnaire du consortium SMB Winning), TGH plus Industries (une entreprise guinéenne) travaille depuis 2016 dans l’acheminement de la bauxite des mines vers les ports du consortium SMB Winning (le leader du marché guinéen de la bauxite). Le distributeur exclusif de Renault Trucks en Guinée et en Sierra Leone assure notamment la disponibilité des camions, en réalisant des opérations de suivi, de contrôle et de maintenance dans ses ateliers.

TGH plus Industries apporte aussi une large gamme de services complémentaires qui sont : les pleins de maintenance préventives, la formation des chauffeurs et le personnel de maintenance, le suivi des véhicules et un stock de pièces de rechange disponibles à plein temps. Et, c’est dans ce cadre qu’il vient d’inaugurer sa nouvelle base logistique de maintenance et de réparation dans la mine de Kaboé, dans la sous-préfecture de Tanènè, préfecture de Boké. La cérémonie inaugurale a été rehaussée de la présence à Kaboé de plusieurs ministres de l’actuel gouvernement guinéen, la représentation de l’ambassade de France en Guinée, l’ambassadeur du Liban en Guinée et le senior vice-président de Renault Trucks international.

Oumar Kalabane

Dans son discours de bienvenue, Oumar Kalabane, le maire de la commune rurale de Tanènè, a exprimé la joie des citoyens de Tanènè de l’implantation de cette base logistique TGH plus International dans leur localité. Une base logistique qui, explique Oumar Kalabane, s’ajoute au port fluvial de Katougouma dont la pose de la première pierre et le lancement du départ du premier bateau minéralier en 2015 avaient fait l’objet du déplacement personnel du président Alpha Condé dans la région de Boké.

« La présence de ces ateliers va faciliter l’entretien des engins miniers et diminuer les multiples panes pouvant affecter négativement l’élan de la production. Elle permettra également l’augmentation de la production bauxitique qui, à son tour, va non seulement accroitre implicitement les revenus de nos concitoyens par le biais de contenu local, mais aussi ceux des partenaires, de l’Etat en général et de Boké en particulier. En témoignage donc de leur joie, les citoyens de Tanènè me chargent de remercier TGH plus pour ses efforts et vous rassurer de leur implication dans la sauvegarde de ce bijou et d’autres biens du consortium SMB Winning », a déclaré le maire Oumar Kalabane.

Pour Dr Alimou Yali Bah, le directeur général de TGH plus industries, cet investissement (base logistique de maintenance et réparation de Kaboé) est le fruit d’une longue amitié entre deux hommes ; mais aussi et surtout, le résultat d’une confiance entre deux entreprises guinéennes (UMS et TGH plus industries).

Dr Alimou Yali Bah

« Nous avons pris l’initiative de construire cette place que vous avez devant vous, avec les cinq drapeaux représentants la Guinée, la France, Renault Trucks, UMS et SMB, pour symboliser l’amitié entre les hommes et les peuples. Et, nous la nommons place de l’amitié… Les ateliers TGH plus industries Kaboé-Boké sont un exemple de participation et d’engagement des jeunes de Guinée dans les solutions de transport, pour les métiers de la mines dans notre pays. L’emploi des jeunes est ici une réalité, avec plus de 120 travailleurs (hommes et femmes sortis des écoles professionnelles et des universités guinéennes), dans une activité intense de 24 heures sur 24 ; 7 jours sur 7 depuis 2015 », a dit Dr Alimou Yali Bah.

Par ailleurs, le directeur général de TGH plus industries a vanté l’expérience de Renault Trucks international dont, soutient-il, la présence mondiale dans les métiers de la mine depuis 1960 est prouvée. « Elle a généré des solutions de transport efficaces, performantes et rentables qui prouvent à suffisance l’engagement pertinent de la marque de participer activement au développement du transport par camion en Afrique et dans les autres régions du globe… Les véhicules de Renault Trucks K aux atouts uniques, développent une charge utile jusqu’à 150 tonnes de minerais transportées par voyages », a indiqué Dr Alimou Yali Bah.

Prenant la parole, Olivier Saint Meleuc, Senior vice-président de Renault Trucks international, a dit que l’inauguration de cette deuxième base logistique TGH plus marque l’aboutissement de trois années d’efforts et de partenariats, ainsi qu’une nouvelle étape dans le développement de l’activité minière en Guinée.

Olivier Saint Meleuc

« La Guinée est un pays où Renault Trucks se sent bien. Il est emblématique la façon dont nous imaginons notre développement en Afrique, une région dynamique, un environnement favorable, avec des partenaires qui ont à cœur de faire accroitre l’activité économique de leur pays… Et, je veux citer bien évidemment TGH plus, notre partenaire depuis plus de 10 ans, mais aussi UMS, son client ; et, bien sûr, la société minière de Boké (SMB) », a indiqué Olivier Saint Meleuc, tout en rappelant la qualité des équipements et des services de Renault Trucks.

Le Senior vice-président de Renault Trucks international a aussi vanté les qualités et le mérite de son partenaire et directeur général de TGH plus qui, selon lui, a su hisser Renault Trucks à la première place en Guinée. « Renault Trucks couvre 70% des besoins en camions pour le transport d’hydrocarbure et pour les activités minières », a confié Olivier Saint Meleuc.

Thierno Tall

De son côté, Thierno Tall, directeur adjoint des opérations UMS, a dit que « la cérémonie d’aujourd’hui reflète parfaitement la transformation en cours dans la région de Boké depuis 2015. Et, l’exploitation de la bauxite, à travers l’action du consortium SMB dont UMS est actionnaire, a joué un rôle majeur dans cette évolution qui a fait de Boké le nouveau poumon économique de la Guinée… Comme toute grande entreprise, UMS travaille régulièrement avec des partenaires de confiance comme TGH plus, avec qui nos relations datent d’il y a plus de 15 ans ».

Avec le service de Renault Trucks solution, précise Thierno Tall, « les plus de 120 salariés de TGH plus s’assurent de la disponibilité maximum de nos camions pour le compte du consortium SMB Winning, en réalisant des opérations de suivi, de contrôle et de maintenance dans ses ateliers ».

Tibou Kamara

Au nom du président de la République, Tibou Kamara, ministre de l’industrie et des PME, a qualifié l’inauguration de la base logistique TGH plus d’évènement de portée exceptionnelle à Boké. « Le président de la République, Pr Alpha Condé, depuis qu’il est arrivé au pouvoir il y a de cela quelques années, a entrepris dans un défis personnel qui était aussi une vision politique avant son avènement au pouvoir, de transformer la Guinée et de changer les conditions de vie des guinéens. En voyant ce bel édifice, si le pari n’est pas gagné, on peut dire qu’il est en passe d’être gagné. C’est vrai qu’à Boké, le progrès est en marche plus qu’ailleurs. C’est vrai qu’à Boké le progrès est visible, sensible, significatif ; mais, c’est toute la Guinée qui a changé toutes ces années… Ce que le Pr Alpha Condé a le plus apporté à la Guinée, c’est d’avoir confiance à son potentiel. Jamais dans l’histoire économique de notre pays, autant d’investisseurs ne se sont bousculés à notre porte… Je suis très heureux que le partenariat entre Renault Trucks et notre compatriote Yali Bah, soit cité aujourd’hui en exemple de coopération entre des investisseurs qui croient en notre pays et des compatriotes qui ont du talent. C’est vrai qu’aujourd’hui il est le premier distributeur agréé de Renault Trucks. Cela est à son avantage et à son honneur personnel ; et, ça contribue à améliorer sa réputation dans le monde des affaires… Mais, c’est aussi un honneur pour notre pays dont l’image et la réputation s’améliorent », a notamment dit Tibou Kamara.

A noter que la cérémonie inaugurale de la base logistique de TGH plus a pris fin par une visite guidée du ministre de l’industrie et sa suite dans les ateliers de maintenance et réparation, sanctionnée par un déjeuner.

De retour de Boké, Mamadou Baïlo Keïta, envoyé spécial de Guineematin.com

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Débélé : Rusal/CBK fait un don de fournitures scolaires et de matériels bureautiques à Mambia et Friguiagbé

28 février 2019 à 11 11 08 02082

La compagnie minière Rusal/CBK a offert hier, mercredi 27 février 2019, un important lot de fournitures aux établissements scolaires de Débélé et de Mambia, ainsi que des matériels bureautiques pour les besoins de l’administration des sous-préfectures de Mambia et de Friguiagbé. La cérémonie de remise du don a eu lieu au lycée de Débélé, en présence du préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré, des autorités locales, des élus locaux, du Directeur Général de Rusal/CBK, Petr GAEVSKY, ainsi que de plusieurs responsables de la compagnie, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kindia.

Ce sont des dictionnaires, des cahiers, des règles, des ballons, des imprimantes et plusieurs autres objets qui ont été remis aux autorités. Du matériel destiné aux élèves et enseignants pour l’amélioration de leur condition de travail et d’apprentissage.

Dans son discours de bienvenue, le sous-préfet de Mambia, Labilé 2 Loua, a loué les efforts des responsables de la compagnie Rusal/CBK pour leur appui considérable aux populations de sa zone de juridiction. « Nous sommes fiers de dire que ce don qui vient s’ajouter à d’autres aura un impact sur la qualité de la formation des élèves, de travail des enseignants et de la population », a dit le sous-préfet.

Parmi les autres actions de la compagnie minière en faveur des collectivités, citées par le sous-préfet il y a la construction de nombreuses écoles, la restauration des infrastructures administratives, l’appui à la jeunesse, la réalisation de forages dans plusieurs villages, l’appui financier aux groupes féminins et aux confessions religieuses, etc. « La réalisation de toutes ces actions a été rendue possible grâce au climat de paix, de solidarité, de concorde sociale et de bonne coopération existant entre toutes les couches », a insisté Labilé 2 Loua qui promet une bonne utilisation du matériel.

De son côté, le Directeur Général de Rusal/CBK, Petr GAEVSKY a, au nom du Directeur Général de Rusal, profité de l’occasion pour rappeler que depuis leur installation en Guinée, il y a 17 ans, Rusal a toujours apporté sa contribution pour le rayonnement de l’éducation dans notre pays en général et à Kindia en particulier. «Parmi les projets de soutien à l’éducation mis en œuvre par notre société dans la région de Kindia, nous pouvons citer la reconstruction et l’équipement d’une école primaire dans la cité de Débélé, en 2011, et la construction d’un nouveau lycée de 12 classes en 2012-2016, l’achèvement de la construction d’une nouvelle école primaire à Balaya, dans la sous-préfecture de Friguiagbé », a cité le DG de Rusa/CBK.

Profitant de l’occasion, Petr GAEVSKY, a promis que dans les mois à venir, ils achèveront la construction et l’équipement de deux nouvelles écoles primaires à Mambia et Friguiagbé. Des actions qui vont s’ajouter au programme éducation « Bourse Rusal 2018 » qui était l’une des priorités de la société. Dans ce cadre, Petr GAEVSKY a rappelé que les 101 lauréats dont 13 filles qui ont été sélectionnés ont démarré leur cours gratuitement dans les universités russes. « Les coûts associés aux frais de scolarité, de voyage et d’hébergement des étudiants seront entièrement pris en charge par Rusal. C’est un programme conçu pour six ans et qui coutera 8 millions de dollars américain », a dit le DG de Rusal.

Au nom de la Direction Préfectoral de l’Education de Kindia, la directrice sous-préfectorale de l’Education de Mambia, madame Mariama Sadio Sow, a vivement remercié la société Rusal. « Nous souhaitons que ces actions se pérennisent ; car, elles contribuent au développement des écoles à Mambia », dit-elle.

Abondant dans le même sens, le préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré a aussi salué la compagnie Rusal qui, souligne-t-il, ne cesse d’assister les populations de Kindia pour son épanouissement. « Il y a déjà plus de 15 ans, la CBK fait des gros investissements dans le développement du secteur éducatif de Kindia, notamment à Mambia et à Friguiabgé pour accompagner les élèves à s’armer de la culture de l’excellence, à se concentrer dans les études afin d’avoir des résultats qui vont susciter un motif de fierté pour une garantie de l’avenir », a indiqué N’Fansoumane Touré.

Enfin, le préfet a exalté la coopération entre la Guinée et la Russie sous les magistères des Présidents Alpha Condé et Vladmir Poutine, avant d’exprimer la gratitude des populations de Kindia à l’endroit de la société Rusal/CBK.

Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Insécurité : le maire de Wendoubhour braqué au centre ville de Boké

27 février 2019 à 14 02 53 02532
Elhadj Sadjouma Diakité, maire de la commune rurale de wedoubhour

Le maire de la commune rurale de Wendoubhour (une commune rurale qui relève de la préfecture de Gaoual) a été victime d’un braquage dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 février 2019. Les faits se sont produits au centre ville de Boké aux environs d’une heure du matin. Il n’y a pas eu de blessés, mais Elhadj Sadjouma Diakité a été dépouillé de plusieurs objets de valeur, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Boké.

Le maire de cette commune rurale, fraîchement élu, est tombé dans un piège alors qu’il rentrait de Conakry. Des inconnus habillés en tenues militaires l’ont mis au respect avec les membres de sa famille. Il n’y a pas eu de blessés, mais les malfaiteurs ont emporté plusieurs objets appartenant à l’élu local : documents, téléphone Androïd, somme d’argent et autres biens précieux.

Interrogé par notre reporter, Elhadj Sadjouma Diakité est revenu sur les circonstances de cette attaque. « C’était dans les environs de 1h du matin. Je les ai vus, certains étaient dans des pantalons et des gilets militaires. C’est ce qui m’a fait croire que c’était des agents de la sécurité qui étaient en patrouille. Alors, j’ai demandé à mon fils qui conduisait de s’arrêter et c’est ce qu’il à fait. Trois personnes se sont approchées de moi. Ils m’ont demandé de l’argent. J’ai donné 10.000 FG qu’ils ont trouvés petit. Et directement, l’un d’entre eux a pris mon téléphone. Entre temps, d’autres sont venus par derrière, ouvrir le coffre de mon véhicule pour prendre les sacs qui y étaient. J’avais un autre sac sous mes pieds qu’ils ont dérobé aussi », a dit l’infortuné maire de Wendoubhour.

Par ailleurs, Elhadj Sadjouma Diakité a dit avoir été obligé de laisser son fils avec les assaillants pour aller chercher de l’aide. « Je suis allé à la gendarmerie. Mais, ceux-là m’ont renvoyé au niveau de la brigade mobile. Là-bas, j’ai trouvé un chef de poste avec ses collègues que j’ai informé. Mais, il m’a dit qu’il n’a pas assez d’agents et qu’ils ne peuvent pas partir. J’ai insisté en disant que les bandits sont avec mon fils. Mais, ils m’ont dit qu’ils ne peuvent pas partir. Je ne pouvais rien. J’étais obligé de revenir seul pour chercher mon fils qui était avec les bandits. J’ai sorti 50.000 FG, mon fils a ajouté 15.000 FG. On a été obligé de faire cette diplomatie, si non ils allaient brûler ma voiture et il n’y a pas où se plaindre. Ce mercredi matin, je suis allé à la gendarmerie pour porter plainte contre le chef de poste qui n’est pas venu à mon secours. Mais, là aussi, on me dit d’aller d’abord à Gaoual », a raconté le maire.

Interrogé sur cette situation, Mamadouba Tawel Camara, maire de la commune urbaine de Boké, a exprimé son étonnement. « Ce maire qui veut rejoindre sa collectivité. Arrivé à Boké, il a trouvé des barrages érigés dans beaucoup de coins par le fait du manque de courant. Il a été victime d’un dépouillement de tous ses biens. Vraiment, ça nous déshonore et je regrette fort ce qui est arrivé à mon collègue. Et c’est des attitudes, il faut la sensibilisation et surtout l’implication des autorités, de la hiérarchie, c’est à dire le préfet et le gouverneur, pour lutter contre ça. Parce qu’il y a les bandits qui font des choses, la commune qui n’a pas une armée, ne peut que recourir aux forces de sécurité et de défense », a dit le maire de Boké.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628 98 49 38

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GAC réceptionne son dernier équipement majeur avant le début de ses opérations

27 février 2019 à 8 08 45 02452

Kamsar, le 27 février 2019 — Guinea Alumina Corporation (GAC) a annoncé aujourd’hui avoir reçu sa dernière pièce d’équipement majeur avant le démarrage de ses activités. Il s’agit du chargeur de barges qui sera utilisé pour charger la bauxite sur les barges autopropulsées.

Le chargeur de barges qui a une hauteur équivalente à un immeuble de quatre étages a été fabriqué sur mesure en Inde par Thysenkrupp AG, un conglomérat multinational Allemand spécialisé en génie industriel et en production d’acier. Il a été acheminé par voie maritime directement au port de GAC à Kamsar, et il sera assemblé et fixé à son point de pivot situé sur le quai portuaire de la société.

Avec une capacité de 5 000 tonnes par heure, l’équipe des Opérations de GAC estime qu’il faudra environ quatre heures pour charger chacune des quatre barges autopropulsées qui arboreront le drapeau de GAC.

Paulo Castellari, Président-Directeur Général de GAC, a déclaré : « C’est la dernière grande pièce d’équipement qui est livrée, et ceci est une indication claire que la phase de construction de notre projet tire à sa fin. Nous débuterons bientôt nos opérations d’exploitation et d’exportation à grande échelle, et c’est quelque chose que nos différentes parties prenantes attendent depuis longtemps. Nous sommes confiants que GAC contribuera à réaliser l’ambition de la Guinée de devenir le premier producteur mondial de bauxite de manière sûre et responsable. »

À propos de GAC

Guinea Alumina Corporation S.A. (GAC) est une filiale à part entière de la société Emirates Global Aluminium, une des plus grandes sociétés productrices d’aluminium au monde.

EGA appartient à parts égales à Mubadala Investment Company d’Abou Dhabi et à Investment Corporation of Dubai. Elle exploite des alumineries à Dubaï et à Abu Dhabi et a produit 2,6 millions de tonnes d’aluminium en 2017. Grâce à la production d’EGA, les Émirats arabes unis sont le cinquième plus grand pays producteur d’aluminium au monde.

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Kindia : les bureaux régionaux et préfectoraux des boulangers mis en place

26 février 2019 à 19 07 17 02172

L’Union des Boulangers et Pâtissiers de Kindia a procédé à l’élection de ses bureaux régionaux et préfectoraux ce mardi, 26 février 2019. C’était à l’occasion d’un congrès électif de deux jours, présidé par l’Union Nationale Professionnelle des Boulangers et Pâtissiers de Guinée, en présence des autorités locales ainsi que de nombreux invités venus des préfectures relevant de Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Elhadj Alpha Oumar Sacko

Elhadj Alpha Oumar Sacko, président de l’Union Nationale Professionnelle des Boulangers de Guinée, chef de la délégation, a expliqué l’objectif de ce congrès. « Nous sommes à Kindia pour renouveler le bureau régional et préfectoral qui a un mandat de 5 ans. Les choses on débuté depuis hier lundi, 25 février 2019. Aujourd’hui, tous les boulangers de la région, à savoir Télimélé, Coyah, Dubréka, Forécariah et Kindia, ont pris part à la cérémonie. Nous sommes très contents. Nous avons renouvelé le bureau régional. Pour le bureau préfectoral, on a eu à l’installer en même temps. Toutes les autorités ont honoré cette cérémonie de leur présence. Je demande aux nouveaux élus de travailler main dans la main et d’avoir pitié des populations qui sont consommateurs de pains. Je leur recommande de faire du pain de qualité pour toute la préfecture de Kindia en particulier, et celle de la région en général. Tous les boulangers de Kindia se sont mobilisés pour choisir librement leurs président », a dit monsieur Sakho.

Mme Aminata Oularé

Présente à cette rencontre, madame Aminata Oularé, vice-maire de la commune urbaine de Kindia, s’est félicitée de la validation du bureau communal et préfectoral des boulangers. « C’est un ouf de soulagement pour la commune urbaine de Kindia. La boulangerie est un secteur stratégique qui aide la population de Kindia. Donc, il y avait longtemps des problèmes autour de la boulangerie. Si aujourd’hui on arrive à installer le nouveau bureau, qui peut résoudre le problème de pain, surtout que la mairie a ses oreilles tendues dans cette affaire, on ne peut que les remercier », a laissé entende l’élue locale.

Mamadou Alpha Diallo

Pour sa part, Mamadou Alpha Diallo, nouveau président de l’Union Préfectoral des Boulangers et Pâtissiers de Kindia, a dit sa joie d’avoir été choisi pour diriger la structure. « Avant tout, je suis très content de tous pour la confiance placée en ma personne pour diriger les boulangers de Kindia. Dans cette mission, je veux œuvrer pour l’union, l’entente entre les boulangers. Je profite de cette occasion pour demander aux autorités d’aider les boulangers de Kindia pour l’obtention des lieux de vente de pains bien aménagés dans les différents marchés de Kindia. Mon équipe va également corriger certains dysfonctionnements qui existaient déjà au détriment des consommateurs de pains », a-t-il promis.

Mohamed Moumini Kaké

De son côté, Mohamed Moumini Kaké, inspecteur régional du commerce de Kindia, s’est réjouit de la transparence qui a caractérisé ce congrès, surtout en présence du syndicat. « L’élection de ces bureaux s’est bien déroulée, surtout en présence des autorités des syndicats. On n’a constaté aucune anomalie. Ce qu’on attend de ces bureaux là, c’est de se mettre au travail. Vous savez que notre président, le professeur Alpha Condé, a donné beaucoup de priorités au secteur privé. Il a demandé de s’organiser. Le commerce est un secteur transversal de notre pays. Donc, l’union des boulangers fait partie du commerce », a laissé entende monsieur Kaké.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Conflit domanial à Kaloum : la famille N’Diaye sommée de quitter son domicile

26 février 2019 à 15 03 19 02192

L’ambiance était tendue ce mardi matin, 26 février 2019, au quartier Kouléwondy, dans la commune de Kaloum. Les habitants du quartier ont été réveillés par des tirs de gaz lacrymogène. Un problème domanial opposant deux parties serait à l’origine de cette tension en plein centre ville de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, c’est un vieux conflit domanial qui a resurgi, opposant un certain Antoine, à la famille N’Diaye, sommée de quitter son domicile. Mohamed Mansour N’Diaye, l’un des membres de la famille, est revenu sur l’origine du différend. « Notre père a acheté ici, cela fait 61 ans aujourd’hui. Nous disposons de tous les papiers légaux. Un certain Antoine, métisse, est venu réclamer les lieux. Nous sommes allés à la justice. Nous avons gagné en première instance. Antoine a été condamné au payement des dommages et intérêts pour avoir menti sur nous. C’est ainsi qu’il a interjeté appel. Il est allé voir le procureur général, feu Alphonse Aboli. Il a payé beaucoup d’argent, ils ont fait la magouille avec les gens de l’habitat, ils ont cassé la décision. Mais, depuis 61 ans, nous vivons ici », a-t-il soutenu.

Pour ce qui est de la matinée de ce mardi, Mohamed Mansour N’Diaye a raconté ce qui s’est passé avant de dire son refus de quitter les lieux. « Les gendarmes sont venus à 6 heures du matin. Ils ont tiré trois grenades lacrymogènes. Ils ont blessé une femme enceinte. Ils ont décoiffé complètement la maison. Mais, nous n’avons pas où aller. C’est la vie ou la mort ici. Parce que, ici ce n’est pas pour lui », a-t-il martelé.

Actuellement (11 heures), tous les effets de la famille, ainsi que les feuilles de tôles de la maison décoiffée, sont exposés pêle-mêle à l’air libre. La famille risque de passer la nuit à la belle étoile.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel.: 620 589 527 /664 413 227

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TPI de Kindia : des peines de 5 à 20 ans de prison infligées à plusieurs accusés

26 février 2019 à 12 12 24 02242

Entamées depuis quelques jours, les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Kindia. Pour l’audience d’hier, lundi 25 février 2019, sept accusés, poursuivis entre-autres pour meurtre, enlèvement, abandon de nouveau né et viol, ont été situés sur leur sort avec des fortunes diverses, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les peines commencent à tomber dans les dossiers criminels inscrits au rôle du tribunal de Kindia. Six dossiers inscrits au rôle ont rendu leur verdict pour la journée d’hier. Sept (7) personnes ont été condamnées à diverses peines de prison, allant de 5 à 20 ans de réclusion criminelle, alors qu’un seul accusé a été acquitté.

Le premier dossier concerne les accusés Alpha Oumar Barry et Amadou Oury Diallo, poursuivis pour meurtre. Dans sa décision, le tribunal a déclaré le premier coupable des faits et l’a condamné à 5 ans de réclusion criminelle. Par contre, Amadou Oury Diallo a été acquitté pour « infraction non imputable », a estimé le tribunal.

Dans un autre dossier, deux accusés sont poursuivis pour l’enlèvement de Malik Camara. Reconnus coupables, Abdoulaye Yansané et Alsény Yansané ont été condamnés à 20 ans de réclusion criminelle.

Pour ce qui est du dossier de viol, trois individus étaient poursuivis. Abdoulaye Camara, Facinet Bangoura et Issiagha Sylla ont été reconnus des faits viol et condamnés à 5 ans de réclusion criminelle, malgré le désistement de la partie civile.

La même peine de 5 ans de réclusion criminelle a été infligée à une femme, accusée d’abandon de nouveau né. Madame Makalé Traoré a été confondue pour les faits d’abandon de nouveau né suivi de mort.

En outre, le dossier de Kakossa, dans Forécariah, où plus de 20 personnes sont poursuivies pour incendie volontaire, destruction d’édifices privés, sera vidé le jeudi, 28 février 2019.

Nous y reviendrons !

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Gaaual : la police accusée de la mort d’un « dealer » dans le Tominé

25 février 2019 à 21 09 57 02572

La nouvelle de la mort du jeune Abdoulaye Diallo, un lycéen, défraie la chronique dans la préfecture de Gaoual, a appris Guineematin.com, de sources concordantes.

« Tout est parti le jeudi passé, lorsqu’une patrouille de la police a été aperçue du côté du fleuve Tominé, à la recherche de consommateurs de drogue (chanvre indien). Un groupe de présumés dealers, ayant aperçu le véhicule a pris peur et essayé de se sauver en traversant le fleuve. C’est ainsi que l’un d’entre eux, dans cette débandade, a été emporté par les eaux. Finalement, de recherche en recherche, le corps du jeune Abdoulaye Diallo, a été retrouvé sous le pont du fleuve Coliba. Les jeunes ont alors repêché le corps avant de l’envoyer devant le commissariat de police, vers 20 h, puis à la mosquée pour la prière avant de l’enterrer nuitamment. Ensuite, les jeunes mobilisés et révoltés se sont retournés au commissariat de police où ils ont tout cassé avant de mettre le feu », a confié à Guineematin.com, une source officielle, contée par un de nos reporters.

Aussitôt, des renforts venus de Boké et de Labé se sont rencontrés le dimanche à Gaoual et procédé à des arrestations. « Depuis hier, dimanche 24 février 2019, la ville de Gaoual est noire d’agents. Probablement, les meneurs et beaucoup de casseurs ont décidé de quitter les lieux, mais les enquêtes se poursuivent à la gendarmerie. Tout sera décanté », a expliqué notre source avant de déplorer un tel comportement dans cette ville arriérée du pays.

Selon de nombreux témoins, la vente et la consommation de drogue sont devenues monnaie courante dans cette préfecture, où la dépravation des mœurs, la délinquance et l’insécurité prennent le dessus sur la paix et la quiétude sociale, traditionnellement reconnues dans cette ville cosmopolite.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Kamsar : le nouveau maire appelle à l’unité des conseillers

25 février 2019 à 18 06 53 02532

Quelques semaines après l’élection de l’exécutif communal de Kamsar, dans la préfecture de Boké, le nouveau maire de la commune rurale se dit conscient des défis qui l’attendent. Pour arriver à les relever, Bocar Morin Camara invite tous les conseillers à une synergie d’actions dans tout ce qui doit être entrepris. Il l’a dit ce lundi 25 février 2019, dans un entretien exclusif accordé à un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Bocar Morin Camara

Bocar Morin Camara, a été élu récemment maire de la commune rurale de Kamsar. Dans l’entretien accordé à notre reporter, l’élu sous la bannière de l’UFDG invite les membres du conseil communal à privilégier les intérêts de la commune de Kamsar. « À mes collègues conseillers, je demande de renforcer le tissu social. Nous n’appartenons plus à un parti politique ou à un autre. Nous sommes désormais dans la même maison et nous sommes les élus de la communauté. Nous devons œuvrer dans l’intérêt général de Kamsar », a-t-il laissé entendre.

S’agissant des activités prioritaires, Bocar Morin Camara attend la première session des conseillers pour définir un plan d’action et un calendrier de réalisation des activités. Mais, dans cette localité minière, la population manque presque de tout. « Quand on voit l’état des routes de Kamsar, c’est franchement très malheureux. Elles sont abandonnées à elles-mêmes. Il y a aussi des zones qui n’ont pas d’écoles. Dans le cadre de la sécurité, je demande à chacun de mettre la balle à terre. Il faudrait, si tout va bien, qu’on crée une sécurité communale pour la sauvegarde de la commune mais aussi de l’intérêt de la population », a dit Morin Camara.

Pour ce qui est du manque d’eau et d’électricité, le nouveau maire s’est montré clair. « Pour l’électricité et l’eau, c’est difficile. À l’atelier de Conakry, avec le président de la République, on nous a dit qu’il y a des projets inéligibles. Ça veut dire que c’est l’Etat qui peut traiter ce genre de problèmes. C’est le cas de l’électricité et l’eau. C’est que nous pouvons faire, c’est de trouver des puits améliorés et c’est dans notre programme, parce qu’il y a des zones où il n’y en a pas. C’est le cas de Binarin-Botini, Couffin, et même Taigbé n’a pas d’eau potable. À Hamdallaye aussi, il n’y a pas d’eau et pourtant le tuyau qui conduit l’eau passe par ce village pour les cités de Kamsar ».

Précisons que depuis l’élection du bureau de l’exécutif communal de Kamsar, les conseillers ne sont pas encore installés dans leur fonction. Les travaux sont bloqués pour le moment.

De retour de Kamsar, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Présidentielle sénégalaise : quelques réactions (vidéos)

24 février 2019 à 22 10 54 02542
Mme Diallo Assiatou

Comme indiqué dans les précédentes dépêches de Guineematin.com, les sénégalais de Guinée se sont rendus aux urnes comme leur compatriotes vivants au pays pour choisir leur prochain chef d’Etat.

Dans la matinée de ce dimanche, 24 février 2019, le reporter de Guineematin.com qui était dans la commune de Kaloum (où se trouvaient les 5 bureaux ouverts à Conakry) avait recueilli quelques réactions des électeurs.

Ci-dessous, la version vidéo :


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Déguerpissement à Kaporo : l’école privée Balouta Diallo sur la ligne de mire des « casseurs »

21 février 2019 à 16 04 31 02312

L’opération de déguerpissement des occupants du centre directionnel de Koloma, plus connu sous le nom de Kaporo rails, dans la commune de Ratoma se poursuit. Les bulldozers et autres engins lourds de la gendarmerie sont entrés en action depuis hier, mercredi 19 février 2019, pour dégager les très nombreux baraquements. Il s’en suivra les bâtiments dans les jours à venir, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette décision du gouvernement, qui vise à récupérer le centre directionnel, n’épargne aucun bâtiment au grand dam des habitants de Kaporo-rails, impuissants et réduits à constater les dégâts.

Parmi les nombreux bâtiments visés par les hommes de Dr Ibrahima Kourouma, ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, figure l’école privée Balouta Diallo qui compte 360 élèves et 28 employés, a-t-on appris sur place.

Antoine Lona, Directeur du complexe scolaire Balouta Diallo

Rencontré ce jeudi 21 janvier 2019, Antoine Lamah, directeur de ce complexe scolaire, a expliqué son amertume à notre reporter. « Cette école a été créée en 1993. Le bâtiment en question est construit en 1989 et il a commencé à fonctionner en 1993. Du début du fonctionnement à maintenant, si vous comptez, ça fait 25 ans et quelques mois. Donc, c’est un appui que cet établissement apporte au gouvernement. Nous sommes très conscients que c’est dans une zone de l’Etat que nous avons construit, mais nous sommes en train de rendre d’énormes services à l’Etat. Donc, l’Etat devrait être indulgent envers cette entreprise, pour la laisser continuer puisqu’après tout, ce sont les enfants du pays qui sont en train d’être formés ici. Franchement, nous sommes sous le choc. On ne sait pratiquement pas si l’Etat parviendra à durcir sa position et voir cet édifice s’écrouler pour ne devenir que de la terre ».

Selon monsieur Antoine Lamah, cette école, composée de 28 employés pour toutes les fonctions confondues, avec un effectif total actuel de 360 élèves, est repartie en en 10 promotions, avec le primaire et le collège. « Ça nous fait très mal. Mais, puisqu’on ne peut rien contre la décision de l’Etat, la seule alternative qu’on pourra, si l’établissement est démoli, c’est de négocier avec les écoles qui ne sont pas du tout touchées et voir comment surtout avec les classes d’examen, les faire continuer, ne serait-ce que pour les 4 mois qui restent », a lancé le directeur.

Concernant le problème des frais de scolarité payés par les parents d’élèves et leurs relations avec l’établissement, le directeur a demandé une doléance. « Je crois que c’est eux les premiers à partir. Et nous, nous nous retrouvons seuls avec les quelques élèves, parce qu’à la date d’aujourd’hui, nous n’avons même pas la moitié des élèves ici. La plupart des parents sont partis avec leurs enfants, nos élèves. Donc, s’ils reviennent vers nous, le même ouragan qui les a fait partir, c’est le même qui nous fera partir aussi. C’est de les sensibiliser afin qu’il n’y ait pas de cris entre nous, parce que c’est indépendamment de notre volonté. Pour ceux-là qui ont payé l’année entière, qu’ils acceptent que cela soit un sacrifice pour eux, parce que de toutes les façons, la formation, elle a été faite. Elle est effective. Ç a ne s’effacera pas dans la mémoire des enfants. Donc, il faut les sensibiliser à accepter ce sacrifice pour ces montants qu’ils ont investis », a-t-il plaidé.

À la question de savoir si l’école est prise en compte dans le cadre d’un dédommagement ou recasement, monsieur Antoine Lamah dit que « nous n’avons pas été sensibilisés par rapport à quoi que ce soit. C’est avant hier que le marquage a commencé et hier la démolition a commencé. Des recasements n’ont pas été proposés, mais le dédommagement avec le régime de Lansana Conté qui avait déjà commencé le travail, les premières familles ont été recensées. Mais, cette fois-ci, aucune famille n’est recensée. Qu’à cela ne tienne, nous avons l’espoir qu’ils vont nous dédommager puisqu’ils ont toutes nos pièces avec eux. Mais, jusqu’à la date d’aujourd’hui, nous n’avons rien perçu, ni en nature ni en espèces. En nature, on devrait nous recaser quelque part, en espèces on devrait nous donner de l’argent pour ne pas sentir la perte. C’est tout une vie qui est perdue puisque vous savez, des gens ont existé ici depuis trente ans. Et là, c’est une perte énorme », s’est-il lamenté.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Education : voici l’état d’avancement des programmes au Lycée-Collège Kaporo

21 février 2019 à 16 04 14 02142

Après la suspension de la grève des enseignants, qui a paralysé le système éducatif guinéen pendant trois mois, les cours vont bon train dans les écoles publiques du pays. Encadreurs et enseignants ont mis les bouchées doubles pour tenter de rattraper le temps perdu. C’est le cas du lycée-collège Kaporo, dans la commune de Ratoma où les cours ont sensiblement évolué, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Près de six semaines après la suspension de la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) les responsables du Lycée-Collège Kaporo tentent de colmater la brèche ouverte par les 3 mois de paralysie du système éducatif.

Mamadou Bailo Diallo

Selon le censeur, Mamadou Baïlo Baldé, les cours se déroulent normalement. En termes de pourcentage d’exécution des programmes, les choses évoluent lentement mais sûrement, rassure-t-il. « Parlant du collège, sur les 48,39% prévus, le taux de réalisation des programmes varie entre 25,84 et 32,30% en 7ème année. Pour la 8ème année, nous sommes entre 22,16 et 38,76 %. En 9ème année, le taux de réalisation varie de 25,89 à 41,99%. Celui de la 10ème année varie entre 25,84 et 41,22% », a dévoilé le censeur.

Pour ce qui est du lycée, Mamadou Baïlo Baldé a fait savoir que c’est surtout en terminale que les choses ont évolué. « Sur les 48,39% prévus pour le lycée, on note un taux de 35,53% en 11ème année ; 38,76% en 12ème année ; et, 45,22% en Terminale ».

Parlant du retard accusé dans l’exécution du programme, le censeur du Lycée-Collège Kaporo dira qu’il y a eu beaucoup de perturbations pendant la grève. « Mais, chez nous ici, tel n’a pas été le cas, comme vous le pensez. Du début jusqu’à maintenant, presque les cours n’ont pas été perturbés chez nous. Bien sûr, il y a des disparités. Dans certaines classes, il y a des petites difficultés. Au lycée par exemple, en Philosophie, on est un peu en retard parce nous sommes en manque d’un professeur de Philosophie. Donc, c’est nous qui gérons ça pour le moment », a dit monsieur Baldé.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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TPI de Kindia : 12 accusés à la barre pour incendie, pillage et destructions d’édifices…

21 février 2019 à 15 03 43 02432

Ouvertes il y a quelques jours, les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Kindia. Parmi les dossiers en cours de jugement, celui qui retient l’attention est celui relatif à un problème domanial opposant deux familles à Kakossa, dans la préfecture de Forécariah. Douze personnes sont poursuivies pour incendie volontaire, pillage et destructions d’édifices, de vol, de pillage et de meurtre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, les incidents dont il est question ont eu lieu entre le 23 et le 25 février 2014 dans une altercation entre la famille de Kalaké Camara et de Woulabakaria, dans la sous-préfecture de Kakossa, à Forécariah. Un conflit lié à l’exploitation d’un domaine agricole est à l’origine du litige entre les deux camps. Notre source ajoute qu’une décision a été rendue par la Cour Suprême en faveur de la famille Sylla de Woulabakaria. Mais, la famille Kalaké Camara se serait opposée à l’exécution de cette décision. Il s’en est suivi des accrochages avec d’énormes dégâts matériels et un mort.

A la barre, les douze accusés ont systématiquement nié les faits mis à leur charge. Les débats ont été très tendus entre le représentant du ministère public et les avocats.

Selon maître Dinah Sampil, avocat de la partie civile, « les débats ont commencé par notre dossier qu’on appelle communément le dossier de Kakossa, qui se résume en des infractions d’incendie, de destruction d’édifices, de vols et de pillages d’un côté et de meurtre ou d’assassinat de l’autre, entre les mêmes parties. Plus précisément, une partie accuse l’autre d’assassinat ou de meurtre ; l’autre partie aussi accuse le premier groupe d’incendie volontaire, de destruction d’habitation et de vol ».

Mais, l’avocat de la partie civile précise que pour l’audience de ce début de semaine, « on a commencé par le dossier d’incendie, puisque la jonction n’était pas possible entre les deux dossiers. Il faut finir l’un et ensuite aborder l’autre. Etant donné qu’on a commencé par le problème d’incendie, les débats d’aujourd’hui n’ont porté que sur cette infraction d’incendie. Quand on aura fini, on va aborder le problème d’assassinat ou de meurtre. Il ya des personnes qui sont citées, qui sont renvoyées devant le tribunal par le cabinet d’instruction.lls sont au nombre de 13. Une personne est décédée. Ce sont les 12 restantes qu’on a vu défiler à la barre. Aucun n’a reconnu les faits. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne sont pas coupables. Tous pratiquement étaient confondus lors des questions. Et, c’est quelque chose qui s’est passé entre deux groupes donnés. C’est une bataille rangée. Etant donné qu’on ne peut pas être sa propre victime, c’est-à-dire que dans le cas d’espèce, on ne peut pas avoir mis le feu à sa propre case ».

Selon Alsény Sylla, un des plaignants, il y a eu 28 maisons et 3 cases brûlées, des marmites du riz, des lits, des habits et autres bien détruits par le camp Camara.

Des affirmations balayées d’un revers de main par le camp Camara, qui dit avoir d’ailleurs perdu un des siens dans cette affaire. Selon Mamady Diomandé Camara, l’avocat de la défense « les débats ont commencé et c’est parole contre parole. Les uns tentant d’enfoncer les autres. Les autre tentant de se disculper, de se défendre. Puis qu’au finish, il y a un problème de preuve. Quand tel comparait, il dit qu’il n’était pas là, il le prouve par A+B. Il y a certains de nos clients qui ont présenté un certificat médicolégal. La partie civile, je ne sais pour quelle raison elle tente de démontrer que ceux-ci étaient là, alors qu’ils n’étaient pas là. C’est cette démonstration qui n’a pas été facile. Parce que c’est le montage qui est compliqué. Donc, à la suite des débats houleux entre les conseils des deux parties sur des questions de procédures et autres, je rappelle que c’est le 3ème jour aujourd’hui d’affilé, j’avoue qu’avec un peu avec un pincement au cœur, je ne dirai pas qu’il y a du n’importe quoi, mais on fait trop de digressions. Le premier dossier-là, concerne un groupe qui est accusé pour incendie volontaire. Et, le 2ème dossier, qui n’a même pas été ait évoqué encore, ils sont là-bas comme partie civile, contre ceux-là qui sont aujourd’hui plaignants. Un élément de la famille Camara a été retrouvé décapité. L’assassinat devrait passer en première position, parce que c’est lui qui a précédé l’incendie », a expliqué l’avocat.

Affaire à suivre…

Depuis Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Dubréka : la GIZ lance des stations de lavage des mains et des kits d’éclairage solaire

21 février 2019 à 14 02 34 02342

En marge de la célébration, en différé, de la journée mondiale du lavage des mains, les autorités guinéennes et leur partenaire, la GIZ, ont lancé officiellement hier, mercredi 20 février 2019, la dotation des écoles encadrées par la GIZ en stations de lavage des mains et d’éclairage solaire.

La cérémonie a eu lieu à l’école primaire de Néguéya dans la commune urbaine de Dubréka, en présence du Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, de l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne en Guinée, des autorités préfectorales, communales et scolaires de Dubréka ainsi que plusieurs responsables de la GIZ et de Plan Guinée, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

C’est sous le slogan « Mains propres : une recette pour la santé », que la cérémonie de dotation des stations de lavage des mains et d’éclairage solaire s’est déroulée.

Dans son discours de bienvenue, le Directeur Préfectoral de l’Education de Dubréka, Mohamed Lamine Touré, s’est réjoui du choix porté sur sa préfecture, particulièrement sur l’école primaire de Néguéya. Il a rappelé que cette école fait partie des 5 écoles encadrées par la GIZ dans la préfecture.

Un encadrement qui vise, dit-il, l’amélioration des conditions d’apprentissage et de travail dans les écoles, la formation initiale et continue des enseignants et la prévision de l’introduction d’approches innovantes dans le nouveau programme sectoriel de l’éducation 2019-2029.

Peter Hillen

Prenant la parole, l’expert senior de la GIZ, Peter Hillen, a fait savoir que cette cérémonie est l’aboutissement des efforts de son institution, la GIZ, sur la coopération internationale de l’Allemagne dans la promotion d’une approche innovante dans le secteur de l’éducation, notamment « être en forme pour apprendre ».

Selon lui, ces installations sont des équipements importants pour l’amélioration de l’hygiène dans les écoles. « L’apprentissage nécessite que les élèves soient en bonne santé. La bonne santé est le résultat d’une bonne hygiène en milieu scolaire », a insisté l’expert de la GIZ, avant d’indiquer que l’initiative sera élargie à plusieurs autres établissements scolaires du pays dans le cadre du futur plan décennal d’Education.

Revenant sur l’importance de l’éclairage solaire dans les écoles, Peter Hillen a souligné que cela permettra aux élèves d’apprendre aux heures pendant lesquelles il n’y a pas assez de lumière dans les salles de classes.

S.E Mathias Feitig

Quant à l’ambassadeur d’Allemagne en Guinée, S.E Mathias Feitig, il s’est dit fier que son pays, à travers la GIZ, puisse contribuer à la formation de la jeunesse guinéenne. « La coopération allemande dans le secteur de l’enseignement a plusieurs approches. C’est surtout un investissement dans les infrastructures, notamment dans le programme de construction des écoles à l’intérieur du pays avec Plan Guinée, dans la formation des enseignants, des administrateurs et des enfants », a dit le diplomate allemand.

Il a promis aussi de soutenir les efforts du gouvernement dans le combat contre la fièvre Lassa découverte récemment en Guinée. « Le lavage des mains n’est pas seulement propre aux enfants, mais c’est l’affaire de tous », rappelle Mathias Feitig.

Mory Sangaré

Egalement présent à la rencontre, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, a salué la coopération allemande pour son soutien dans le cadre de l’amélioration du système éducatif guinéen. Selon lui, dans cette amélioration, plusieurs actions sont en train d’être menées par le gouvernement et ses partenaires.

La cérémonie s’est poursuivie par des séances de démonstration de lavage des mains au savon en utilisant les stations fournies par la GIZ. C’est ainsi que les autorités présentes, les élèves et les enseignants ont tour à tour procédé au lavage des mains.

« La pratique de lavage des mains est de nature à développer chez l’enfant des habitudes conduisant à l’amélioration de sa santé physique et mentale, des conditions premières de sa réussite à l’école », a dit le ministre. Mory Sangaré invite donc les élus locaux et les écoles partenaires de la GIZ à s’engager dans la dynamique de l’entretien et de la conservation des installations.

De retour de Dubréka, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Kindia : 400 jeunes filles et femmes à l’école de l’Entrepreneuriat

21 février 2019 à 11 11 30 02302

L’ONG Osez Innover a entamé une série de formations en faveur de quatre cents (400) jeunes filles et femmes dans un réceptif hôtelier de Friguiagbé, dans la préfecture de Kindia. La cérémonie officielle de lancement de cette formation, dans le cadre du projet Femmes Sans Barrières, a regroupé plusieurs personnalités et des responsables de l’ONG Osez Innover, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le projet a pour objectif la formation de 400 jeunes filles et femmes qui défileront en équipe de 50 et par métier sur le site, pendant 15 semaines. La cérémonie a été présidée par Mamadou Keita conseiller et représentant du maire de la commune rurale de Friguiagbé.

Selon lui, « le pays est entrain d’émerger. L’émergence-là, c’est toutes les couches qui doivent en bénéficier. Vous avez lancé ce ton en prenant ce nombre de filles, les former pour servir le pays à l’avenir .C’est un plaisir, c’est un développement à la base que vous êtes entrain d’organiser. Nous remercions les initiateurs de ce projet qui ont bien voulu organiser cela et amener ces filles dans ma sous préfecture, dans mon village »

Dans son intervention, Mamadou Oury Aissatou Diallo, gestionnaire du projet Femmes Sans Barrières au compte de l’ONG Osez Innover est revenu en détails sur ce qui est prévu dans cette série de formations. « Ce projet vise l’autonomisation de 400 jeunes filles/femmes guinéennes, recrutées sous la supervision de notre bailleur. Nous avons recruté 2023 femmes qui seront outillées dans des métiers jusqu’ici dominés par les hommes. C’est la briqueterie, la boulangerie, la peinture, la pisciculture urbaine, la coiffure homme… Ce projet vise vraiment à les accompagner jusqu’à la mise en place de leurs entreprises. C’est un long processus. Ce matin, vous avez assisté au lancement de la première session de formation de la première cohorte, dont 25 participantes en artisanat et 25 participantes en boulangerie. Après ici, elles vont retourner à Conakry pour continuer le processus qui vise à les accompagner, les outiller sur les différents corps de métier. Cette formation en business va leur permettre d’être outillé sur la gestion comptable, administrative, ressources humaines et comment mobiliser les financements en utilisant les sources de financement, comment utiliser le marketing au service de son entreprise. Après, elles vont partir à Conakry pour suivre une autre formation axé sur le ‘harcèlement, sur le processus de mentorats… ».

Pour sa part, Célestine Guilavogui, une des bénéficiaires de cette formation, a dit ses attentes. « Je suis venue pour la formation du projet Femmes Sans Barrières, profil Boulangerie. J’ai vu l’annonce sur le net te je me suis inscrite en septembre. Après quelques mois, on me dit que je suis retenue parmi les 400 jeunes filles qui doivent suivre la formation. Delà nous sommes parties à la Blue Zone pour le lancement du projet. Et après cela, on m’a appelé pour me dire et dire que mon choix est tombé sur la boulangerie. La boulangerie était mon grand rêve », a dit la jeune fille.

De son côté, Maimouna Barry a tenu à donner les raisons de sa participation cette série de formations. « Nous sommes à Kindia pour suivre la formation du projet Femmes Sans Barrières organisée par OSEZ INNOVER. Je suis retenue pour l’artisanat. Nous ferons 6 jours. Celles qui suivront la formation jusqu’à la fin bénéficieront de beaucoup d’opportunités sur la création de notre propre entreprise, surtout être autonome. Il faut oser et se lancer pour travailler pour soi-même ».

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Déguerpissement à Kaporo Rails : « c’est soit la prison ou la mort qui me feront quitter ma maison »

20 février 2019 à 21 09 15 02152

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a entamé hier, mardi 19 février 2019, le déguerpissement des occupants du centre directionnel de Koloma. Un endroit qui touche une partie de Koloma et une autre de Kaporo Rails et qui, officiellement, doit abriter les sièges des ministères et de certaines institutions nationales.

Mais, sur le terrain, ce déguerpissement est naturellement accueilli avec beaucoup de peine. Les citoyens concernés dénoncent « une injustice pure et dure » d’autant plus que le gouvernement n’a prévu aucune mesure d’accompagnement pour eux. C’est le cas de Thierno Sadou Barry qui est appelé à quitter sa maison, où il habite avec sa famille. Ce dernier fustige les agissements des autorités guinéennes et annonce qu’il ne quittera pas sa maison. Il s’est confié à Guineematin.com pour parler de sa peine et de sa consternation.

Décryptage !

Guineematin.com : une mission du gouvernement guinéen est venue aujourd’hui pour mettre des croix sur votre maison, vous annonçant que vous devez déguerpir les lieux dans un bref délai. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?

Thierno Sadou Barry : c’est avec beaucoup de peine, parce que c’est de l’injustice ça. Une injustice pure et dure. En 2016, le Président Alpha Condé est venu à Kaporo Rails avec le ministre Bah Ousmane, il nous a dit qu’il est conscient que le premier déguerpissement qui a eu lieu sous le régime du Général Lansana Conté a été fait pour des raisons purement politiques et que c’est à cause d’eux les opposants d’alors que ce déguerpissement a été fait. Parce que le pouvoir d’alors se disait que Kaporo Rails est un fief de l’opposition. Le Président Alpha Condé nous a dit qu’il est conscient de cela et que pendant le temps que lui il passera au pouvoir, personne ne sera déguerpi de cette manière.

Il nous a assuré que si l’Etat a besoin de récupérer un domaine qui est occupé par des citoyens, il va faire en sorte que ces citoyens-là soient dédommagés convenablement avant d’être déguerpis. Mais aujourd’hui, c’est tout à fait le contraire de ces déclarations du chef de l’Etat qu’on est en train de voir à Kaporo Rails. Aujourd’hui, des gens sont venus dans notre quartier avec 8 pick-up de gendarmes pour mettre des croix sur nos concessions. Ils nous ont dit de libérer les lieux parce que c’est une zone réservée.

Moi, je suis vraiment étonné parce que je ne m’attendais pas du tout à cela, étant donné que le Président de la République en personne est venu jusqu’ici pour nous rassurer que personne ne sera désormais déguerpis dans ces conditions-là. Pour moi, le respect de la parole donné est sacré. Qui qu’on soit, on doit tâcher de respecter la parole donnée. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui à Kaporo Rails.

Guineematin.com : que comptez-vous faire maintenant ?

Thierno Sadou Barry : personnellement, je vais dire au Président de la République, à son gouvernement, à la communauté nationale et internationale, que je ne quitterai pas chez moi, parce que je n’ai nulle part ailleurs où aller. Je ne quitterai ici que si et seulement si on me dédommage convenablement. Quand on nous dit que c’est une zone réservée, je vais dire que de Coléah jusqu’à l’aéroport, c’est une zone réservée mais personne ne parle de ça. C’est chez nous ici qu’on vient toujours pour casser nos maisons, si on parle, on nous frappe et on retire nos biens. C’est nous qui subissons toujours toutes sortes d’exactions.

Mais cette fois, pour ma part en tout cas, moi Thierno Sadou je ne suis pas prêt à accepter cette injustice. Je suis prêt à aller en prison mais pas à quitter ici. Si on va en prison, c’est soit on sort après ou on meurt en prison. Ils peuvent bien sûr me tuer mais ils ne peuvent pas m’envoyer en enfer. Donc, je vais sortir d’ici peut-être pour aller en prison ou pour aller au cimetière, ça c’est possible, mais pas pour aller ailleurs. Je ne vais quitter ma maison que pour aller en prison ou au cimetière. Ça, vous pouvez en être certains.

Guineematin.com : selon les autorités, ici c’est une zone réservée et que les gens se sont installés là illégalement. Quand vous êtes venu ici, ne saviez-vous pas que c’est une zone réservée ?

Thierno Sadou Barry : je vais vous dire que cette zone n’était pas une zone réservée au départ. C’est un décret du Président Lansana Conté qui a fait d’ici une zone réservée. J’ai même la copie de ce décret que je suis allé chercher à l’Assemblée nationale. Si ma mémoire est bonne, il a pris ce décret en 1988. Mais, déjà, des gens habitaient ici. Donc, on a fait d’ici une zone réservée alors que des gens avaient déjà occupé la zone. En plus, si c’était vraiment une zone réservée, pourquoi alors les autorités du pays ont accepté de lotir la zone et d’y envoyer l’eau courante et le courant ?

Le Président Alpha Condé lui-même sait très bien qu’ici, ce n’était pas une zone réservée. C’est à cause de lui Alpha Condé, Bâ Mamadou et Siradio Diallo que Lansana Condé avait décidé de déguerpir les gens à Kaporo Rails en 1998. Maintenant, si lui aussi il vient au pouvoir et veut faire la même chose que par le passé, c’est dommage. Je vais seulement lui rappeler que ce qui était au temps de Sékou Touré, ce n’est pas ce qui était au temps de Lansana Conté ; ce qui était au temps de Lansana, n’était pas au temps de Dadis Camara ; et ce qui a été au temps de Dadis Camara, n’est pas aujourd’hui à son temps, lui Alpha Condé.

Je le prie de revoir sa façon de faire et de ne pas écouter ses ennemis. Parce que je pense que ce sont ses ennemis qui sont en train de le guider vers le mauvais chemin. Qu’il s’ache qu’il ne peut pas chasser quelqu’un de chez lui et vouloir être ami à ce dernier. Ce n’est pas possible. Quand vous me chasser de chez moi, je ne vais jamais vous aimer et je ne vais même pas aimer quelqu’un qui vous aime. Je vais lui dire aussi qu’on n’a pas besoin de faire la campagne quand on est au pouvoir. Si vous faites la campagne et vous réussissez à vous faire élire, vous n’avez plus besoin de faire la campagne. A ce moment, c’est votre travail qui fera la campagne pour vous.

Aujourd’hui, on a 8 pick-up de gendarmes qui sont là pour nous intimider, pour nous chasser de chez nous, comme ça est-ce que je vais aimer le pouvoir. J’ai 3 épouses et 10 enfants. Si on vient me chasser d’ici avec ces gens-là, je vais aimer ce pouvoir ? Je dis non. Il faut qu’on se dise la vérité. Et la vérité, c’est que c’est de l’injustice que le gouvernement est en train de faire à Kaporo Rails. Une injustice que moi je ne suis pas prêt d’accepter, je le répète.

Je rappelle que j’ai confectionné des briques cuites pour pouvoir acheter ce terrain. J’ai construit une case ici, après je suis sorti du pays. Je suis allé à l’étranger pour chercher de l’argent et j’ai envoyé l’argent pour qu’on construise cette maison pour maison.

Guineematin.com : il y a déjà les occupants des abords de la route qui sont en train d’être déguerpis depuis hier. Après eux, ça sera les concessions dont la vôtre. Vous, vous dites que vous ne quitterez pas votre maison, qu’allez-vous faire alors si les machines arrivent avec les agents de sécurité pour démolir ici ?

Thierno Sadou Barry : comme je l’ai dit, ils vont peut-être nous prendre pour nous envoyer en prison ou bien nous tuer tous avant de démolir notre maison. Ce sont les deux options qui s’offrent au gouvernement : nous arrêter et nous envoyer en prison ou tuer. A part cela, nous ne quitterons pas notre maison. Que cela soit entendu et compris.

Entretien réalisé par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628124362

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Dr Ibrahima Kourouma à Kaporo rails : « le centre va être complètement dégagé »

19 février 2019 à 18 06 44 02442
Dr. Ibrahima Kourouma, ministre de la Ville et de l’aménagement du territoire

Une opération de déguerpissement du centre directionnel de Koloma, dans la commune de Ratoma, a démarré ce mardi, 19 février 2019. Une initiative du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire qui vise à débarrasser cet espace de nombreux bâtiments appartenant à des particuliers et des garages de mécaniciens, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dr. Ibrahima Kourouma

C’est le ministre de tutelle qui a lancé cette opération au quartier Kaporo-rails, à quelques pas de Prima Center. Dans son discours, Dr Ibrahima Kourouma est revenu sur les faits. « Les instructions du président de la République sont claires. Tous les domaines appartenant à l’Etat vont être récupérés. Il faut que les gens comprennent que nous allons les récupérer, sans état d’âme. Il faut que chacun de nous comprenne que c’est un domaine réservé de l’Etat, le Centre Directionnel de Koloma. Mais, comme malheureusement on fait fi de l’Etat, les gens sont venus s’installer de façon illégale. Et aujourd’hui, il faut que les gens comprennent que ce que nous avons commencé ne s’arrêtera que lorsque le Centre Directionnel sera complètement dégagé. Il n’y a pas question pour nous d’y mettre fin. Nous avons commencé aujourd’hui, nous allons aller jusqu’au bout, ça va prendre une semaine ou dix jours. Mais, le centre va être complètement dégagé. Ça, c’est les instructions du président de la République. Nous allons faire en sorte que ses instructions soient respectées », a lancé le ministre.

Par ailleurs, Dr Ibrahima Kourouma dira que son souci est d’aménager les lieux mais que l’opération se poursuivra, notamment à la décharge de Dar-es-Salam. « On veut qu’il y ait un cadre de vie décent. Donc, la récupération des domaines de l’Etat ne se limite pas qu’à Kaloum. Là-bas, on a travaillé ensemble pour récupérer. Ici, nous allons récupérer. Nous allons travailler pour qu’à la fin du mois, Dar-es-Salam soit complètement dégagé. On a demandé à ce que les gens quittent, mais ils s’en foutent. Les habitants savent qu’ils doivent quitter. La fois dernière, nous avons non seulement envoyé l’inspection pour travailler avec les chefs de secteurs et les chefs des quartiers pour sensibiliser les gens afin s’ils quittent, mais nous avons envoyé un huissier qui est venu déposer les documents pour les délais de préavis avec des dates fixes pour que les gens quittent. Ils n’ont pas accepté. Je suis venu moi-même en personne, sur instruction du Président de la République, demander à la population de quitter. Je l’ai fait avec les chefs des quartiers et les chefs des secteurs. Famille par famille, nous avons circulé pour que les gens comprennent. Ils savent qu’ils y sont illégalement installés », a laissé entendre le ministre.

Pour sa part, Elhadj Youssouf Diallo, habitant de cette zone dite réservée, se dit surpris de voir que le déguerpissement a commencé sans qu’il n’ait été ni dédommagé, ni recasé. « Quand on nous a appelés chez le chef de quartier, il nous a été dit que ceux qui sont dans les garages n’ont qu’à quitter les lieux. En ce qui concerne les habitations, les propriétaires allaient être dédommagés et recasés avant de quitter. Même Alpha Condé, c’est ce qu’il avait dit quand on l’a reçu ici, à l’ambassade de l’Arabie Saoudite. Au jour d’aujourd’hui, moi je n’ai encore rien vu de la part du gouvernement pour nous dédommager ou nous recaser, du temps de Lansana Conté à maintenant. Ils ont couché tous les bâtiments du lieu. Moi, j’ai fait plus 30 ans ici. Je suis victime du déguerpissement du temps Lansana Conté, j’ai quatre parcelles et quatre bâtiments. Nous, c’est aux Soussous et aux Bagas qu’on a donné des attaches de colas et ils nous ont donné ici. Maintenant, s’ils vont nous faire quitter ici sans rien, on s’en remet à Dieu », a déploré le sage, le livre coranique entre les mains.

Face à ce déguerpissement, Amadou Diallo mécanicien de son état, se demande où donner la tête avec ses véhicules. « Aujourd’hui, je ne sais où aller, je suis en train de déplacer mes véhicules pour les envoyer ailleurs. Mais, c’est vraiment très difficile pour moi. J’ai envoyé trois voitures à la station ici à côté de Prima Center où je paye 15 000 fg par jour, sans compter les frais de déplacement. Et j’ai beaucoup de voitures à déplacer ».

A rappeler que le Centre Directionnel de Koloma compte 140 hectares.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Tournoi de football ou les retrouvailles entre les ressortissants de Télimélé à Conakry, Coyah et Dubréka

19 février 2019 à 13 01 56 02562

La Coordination internationale pour le développement de Télimélé (CIDT) a le plaisir d’informer le public qu’elle organise, du 23 mars au 20 avril 2019, un tournoi de football inter-sous-préfectures à l’intention des ressortissants de Télimélé à Conakry, Dubréka et Coyah.

Ce tournoi, qui s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Plan d’actions 2019 de la CIDT, vise à créer et à maintenir la cohésion entre les fils et filles de la préfecture de Télimélé vivant dans la capitale guinéenne et ses environs. Il sera doté du trophée Feu Amadou Katoumba Barry, ancien footballeur décédé et ancien Directeur Préfectoral de la Jeunesse à Télimélé.

Au cours de cette compétition prévue au terrain de Nongo-Unité, dans la commune de Ratoma, la CIDT, à travers sa Cellule Technique basée à Conakry, mettra l’occasion à profit pour sensibiliser les ressortissants de Télimélé sur les enjeux de développement de leur préfecture d’origine.

Les organisateurs lancent un appel pressant aux responsables d’associations de ressortissants, particulièrement les structures de jeunesse des 14 Sous-Préfectures de Télimélé en vue de leur participation à la réussite de ce tournoi, premier du genre à Conakry.

Les entreprises et les annonceurs désireux d’associer leur image à cet évènement grandiose sont priés de se mettre en rapport avec le Comité d’organisation.

Créée en 2013 à Bruxelles, en Belgique, la CIDT est une structure fédératrice des associations de ressortissants de Télimélé à travers le monde. Depuis 2015, elle s’est dotée d’une Cellule technique basée à Conakry, qui l’assiste dans ses activités. Elle a également une antenne locale à Télimélé.

Pour plus d’informations, contacter nous par téléphone à l’un des numéros suivants : 622302952/ 622222846/ 662155555 /669394333 ou par email en écrivant à foulassore05@gmail.com ou à ibrahimasory02@yahoo.fr

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