Gouvernement de transition : 4 nouveaux ministres nommés par le colonel Mamadi Doumbouya

26 octobre 2021 à 22 10 22 102210

Colonel Mamadi Doumbouya, président de la Transition

Le président de la transition continue de dévoiler les noms des membres du gouvernement de Mohamed Béavogui. Dans une série de décrets publiés ce mardi soir, 26 octobre 2021, à la télévision nationale, le colonel Mamadi Doumbouya a nommé quatre nouveaux ministres. Parmi eux trois femmes, dont l’ancien directrice générale de l’institut supérieur des Mines et Géologie de Boké.

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Gestion opaque à la mairie de Ratoma ? Le vice-maire, Alpha Oumar Sacko, se défend et dénonce ses accusateurs

26 octobre 2021 à 18 06 24 102410

Accusé au même titre que le maire Issa Soumah de « gestion opaque » des fonds AFICCON (Agence de financement des communes de Conakry) et du projet d’aménagement et de vente de parcelles à Kobaya, Yattaya-Fossidet et Sonfonia (entre autres) situées sur le littoral, le 1er vice maire de la commune de Ratoma brise enfin le silence. Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, lundi 25 octobre 2021, Alpha Oumar Sacko (puisque c’est de lui qu’il s’agit) a réfuté les allégations portées contre lui par certains conseillers communaux et il a titillé ses accusateurs qu’il qualifie de « conseillers véreux ». Egalement, il dit être très disposé à affronter à visage découvert ses détracteurs pour éclairer la lanterne de l’opinion sur ces dossiers.

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Gouvernement de la transition : le colonel Mamadi Doumbouya nomme 4 nouveaux ministres

26 octobre 2021 à 0 12 10 101010

Colonel Mamadi Doumbouya, président du CNRD et de la Transition

Le président de la transition continue de meubler au compte goutte le gouvernement de la transition. Dans une série de décrets publiés cette nuit à la télévision nationale, le colonel Mamadi Doumbouya a nommé quatre nouveaux ministres.

Ministre du Travail et de la Fonction publique : Julien Yombonou, précédemment spécialiste éducation chargé de la qualité à l’Unicef

Ministre de la Santé et l’hygiène publique : Mamadou Pathé Diallo, représentant et coordinateur résidant des Nations unis en Guinée-Bissau

Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération Internationale, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger : Morisanda Kouyaté, précédemment directeur exécutif du comité inter africain sur la santé des femmes et des enfants

Ministre de la Pêche et de l’Economie maritime : Mme Charlotte Daffé, précédemment directrice du contrôle interne Total Guinée.

Guineematin.com

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Manifestation des vendeuses de Wambélé (Kindia) : « le bail est annulé », tranche le préfet, Abdel Kader Mangué Camara

25 octobre 2021 à 21 09 19 101910

Colonel Abdel Kader Mangué Camara, préfet de Kindia

Comme annoncé précédemment, plusieurs dizaines de femmes vendeuses au marché Wambélé (dans la commune urbaine de Kindia) ont manifesté ce lundi, 25 octobre 2021, contre le « bail » de leur marché à un opérateur économique par la mairie. Elles ont fait le tour de la ville et ont fini par atterrir au bloc administratif de la préfecture où elles ont fini par obtenir gain de cause. Car, sur place, le préfet Abdel Kader Mangué Camara a déclaré que « le bail est annulé », rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Mairie de Matoto : la crise « suspendue » après l’intervention de la gouverneure de Conakry

25 octobre 2021 à 15 03 48 104810

C’est le 2ème vice maire, Ibrahima Sory Cissé, un des meneurs de la fronde contre le maire, Mamadouba Tos Camara, qui a annoncé la nouvelle dans un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce lundi 25 octobre 2021. Selon lui, les 27 conseillers communaux qui réclamaient le départ du maire ont suspendu leur combat. Il indique que cette décision fait suite à l’intervention de la gouverneure de Conakry, qui a invité les antagonistes à une rencontre, ce lundi matin.

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Kindia : les vendeuses de Wambélé dans la rue pour protester contre le bail de leur marché par la mairie

25 octobre 2021 à 14 02 27 102710

En gestation depuis quelques jours, la manifestation des anciens occupants du marché Wambélé a finalement eu lieu dans l’après-midi de ce lundi, 25 octobre 2021, dans la commune urbaine de Kindia. Actuellement, plusieurs dizaines de femmes vendeuses audit marché sont dans les rues de la ville pour exprimer leur désaccord sur « le bail » de ce marché à un opérateur économique (Samba Sacko) par le maire Mamadouba Bangoura.

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Conakry : une fille de 6 ans tuée par un train de Rusal

25 octobre 2021 à 13 01 20 102010

Un accident ferroviaire a eu lieu dimanche soir, 24 octobre 2021, à Koloma Soloprimo, dans la commune de Ratoma, en banlieue de Conakry. Un train minéralier appartenant à la société Rusal a percuté une voiture dans laquelle se trouvait une fillette de six ans. Aïssatou Diallo a eu une jambe coupée, avant de rendre l’âme peu de temps après à l’hôpital sino-guinéen de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Kindia : le maire Mamadouba Bangoura accusé d’avoir « baillé » le marché de Wambélé

25 octobre 2021 à 12 12 05 100510

Créé en 1911, le marché de Wambélé (dans le quartier Yéwolé) est le plus vieux marché de la commune urbaine de Kindia. Et, dans le cadre des fêtes tournant pour la célébration de l’indépendance de la Guinée, ce marché a récemment été rénové par les autorités (le régime Alpha Condé). La remise officielle dudit marché aux autorités communales de la cité des agrumes a déjà eu lieu ; mais, ces derniers temps, de nombreux commerçants accusent le maire de la commune urbaine de Kindia, Mamadouba Bangoura, d’avoir baillé le marché à Samba Sacko (un opérateur économique). Et, ce dernier serait en train de réclamer aux commerçants jusqu’à 20 millions de francs guinéens pour une boutique. Ceci, en écartant purement ceux qui occupaient le marché avant sa rénovation.

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Situation tendue à la mairie de Ratoma : 26 conseillers demandent des comptes au maire, Issa Soumah

23 octobre 2021 à 10 10 58 105810
Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma

Les relations sont tendues actuellement entre les élus de la commune de Ratoma. Le maire, Issa Soumah, et certains de ses proches, sont accusés par plusieurs autres conseillers de « gestion opaque » du programme de l’AFICCON et du projet d’aménagement et de vente de parcelles dans certains quartiers de la commune, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après le problème lié au « non-respect » du calendrier de la session budgétaire de la mairie, un autre bras de fer est engagé entre le chef de l’exécutif communal de Ratoma et plusieurs de ses collaborateurs. 26 conseillers communaux sur les 45 que compte la mairie ont écrit une lettre au maire pour réclamer des clarifications sur la gestion de plusieurs dossiers, dont celui de l’AFFICON (l’Agence de financement des communes de Conakry) et du projet d’aménagement et de vente de parcelles à Kobaya, Yattaya-Fossidet et Sonfonia, entre autres. Ils sollicitent une rencontre avec Issa Soumah pour tirer au clair tous ces problèmes.

« Il y a une opacité dans la gestion de la mairie de Ratoma par monsieur le maire, en complicité du 1er vice maire, Alpha Oumar Sacko et Cellou Kansala Diallo, président de la commission assainissement et développement durable. D’abord, il y a eu un PAI (Projet d’Investissement annuel) qu’on a préparé lors d’une de nos sessions. Le budget était de 69 milliards. Maintenant, avec l’Agence AFICCON, on a pu obtenir des projets. Mais, le maire a toujours évolué dans l’opacité. Il ne communique pas et n’informe personne. Depuis le mois de janvier, il a décidé de mettre en place une commission de passation de marchés. Seulement le premier vice maire, Sacko, et Cellou Kansala Diallo, ont été informés de ça.

Nous autres, avons été informés un jour que le budget de l’AFICCON est disponible. Et un lundi, on vient à la mairie trouver des appels d’offres affichés. Tout le monde s’est posé des questions, y compris les autres vices maires. Du coup, l’exécutif s’est retrouvé et a décidé de rencontrer le maire. Une réunion d’urgence a été ténue. A l’issue de cette réunion, il s’est avéré que le maire n’a pas été transparent. Il était obligé de présenter des excuses et il fallait dissoudre la commission qu’il a mise en place. Les vices maires ont exigé que cela soit repris et que tous les conseillers soient représentés dans les commissions.

Le premier vice maire, Sacko, a dit qu’ils voulaient travailler de façon confidentielle entre eux pour qu’ils puissent bénéficier des retombées, tout en exécutant les travaux demandés. Les autres vices maires ont répondu que cela serait une trahison. C’est ainsi que nous avons tenu une réunion de sensibilisation où il y a eu au moins 29 conseillers présents sur les 45. C’était le 19 octobre dernier, et nous avons décidé de saisir le maire pour des explications. Parce qu’on ne connaît même pas le montant qui est alloué à la commune par l’AFICCON. A certains, le maire dit que c’est 8 milliards. A d’autres, il parle de 22 milliards. Et le vice maire, Sacko, parle de 25 milliards. Il n’y a aucune cohérence dans ce qu’ils nous disent et cela entraîne le doute », explique un conseiller communal sous couvert d’anonymat.

Pour ce qui est de l’aménagement et la vente de parcelles dans les quartiers Kobaya, Yattaya-Fossidet et Sonfonia, notre source révèle qu’il y a un flou artistique là-dessus. « On ne peut pas aménager un domaine de plus d’une centaine d’hectares sans que la commune ne bénéficie de certaines parcelles pour réaliser certains projets d’intérêt collectif.  Et, le lot qui a été octroyé à la commune a été géré de façon égoïste et confuse par le maire. Certains vices maires et conseillers très proches en ont bénéficié, parce qu’ils évoluent par clanisme. Même des personnes qui ne sont ni conseillers, ni techniciens de la commune ont bénéficié de ces parcelles », ajoute notre source.

Joint au téléphone, le maire de Ratoma, Issa Soumah, a balayé d’un revers de la main toutes ces accusations. « Dans la charte des communes, il n’est écrit nulle part que les conseillers doivent être impliqués dans les commissions de travail pour ce qui est des fonds de l’AFICCON. En ce qui concerne les parcelles, ils n’ont qu’à aller demander aux chefs des quartiers. On a donné des terrains aux chefs coutumiers et aux chinois. Renseignez-vous, si la mairie a eu, je vous donne ma tête à couper », a laissé entendre le chef de l’exécutif communal.  

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineemtin.com

Tél : 622 68 00 41

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Linsan (Kindia) : une femme de 90 ans succombe après avoir été battue par la maitresse d’un officier militaire

22 octobre 2021 à 20 08 36 103610
Feue Thierno Amy Sylla

Les faits se sont produits hier (jeudi) ; mais, c’est ce vendredi, 22 octobre 2021, que la vieille Thierno Amy Sylla a rendu l’âme au Centre de santé de Linsan où elle avait été admise. Elle a été battue par Aïcha Yombouno, la compagne d’un officier militaire, qui l’accuse d’héberger les autres maitresses de son homme.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est une crise de jalousie d’Aïcha Yombouna qui a viré au drame. La vieille Thierno Amy Sylla et le Commandant de la zone militaire de Linsan, Moussa Camara, habitent le même bâtiment. Et, depuis quelques temps, l’homonyme de Therno Amy et son mari sont en séjour à Linsan. Ce denier est malade (ses pieds sont enflés) ; et, ils sont venus chercher un traitement. Mais, ils occupaient le même bâtiment que la vieille et l’officier militaire. Malheureusement, la compagne du commandant Moussa Camara a eu le ressentiment que son compagnon et l’homonyme de la vieille entretiennent une relation amoureuse. Mais, elle n’a touché un mot à personne.

Ainsi, ce jeudi, l’homonyme de Thierno Amy et son mari ont décidé de rentrer à Conakry. Alors, ils sont allés dire au revoir à l’officier militaire (donc à leur cohabitant). Mais, juste après leur départ, Aïcha Yombouno est venue se jeter sur la vieille Thierno Amy Sylla, tout en l’accusant d’héberger des femmes pour le commandant Moussa Camara (son compagnon).

« Commandant Moussa Camara et sa compagne, Aïcha Yombouno habitent le même bâtiment que l’homonyme de ma mère et son mari. Mais, le militaire et sa compagne sont en location. Ils partagent le même salon avec l’homonyme de ma mère. Ainsi, quand l’homonyme de ma mère et son mari ont voulu voyager sur Conakry, ils ont adressé leur au revoir au Commandant. Mais, dès qu’ils sont partis, Aïcha Yombouno s’est directement attaquée au commandant pour dire qu’elle est au courant de ce qu’il manigance sur son dos en complicité avec la vieille Thierno Amy Sylla. C’était vers 7 heures. Entre temps, la vielle est sortie pour balayer. C’est là qu’Aïcha est venue dire à la vielle que c’est elle qui héberge les femmes du commandant. La  vieille lui a demandé si elle a l’esprit clair, tout en lui expliquant que la femme qui vient de partir est sa fille. Directement, Aïcha a empoigné la vieille, l’a collée au mur et l’a assené des coups. La vielle est tombée. Les enfants ont voulu s’attaquer à Aïcha Yombouno, mais je suis arrivé à ce moment là. J’ai dit aux gens de ne pas la toucher, mais de m’aider plutôt à transporter ma mère à l’hôpital. Je l’ai envoyée au Centre de santé où elle a bénéficié de soins. Elle est restée là-bas et ce matin, à 6 heures, elle a rendu l’âme », a expliqué Bayörè Camara, un des fils de la victime.

Pour l’heure, toutes nos tentatives pour avoir la version de la mise en cause (Aïcha Yombouno) ont été vaines. Mais, de sources concordantes, Aïcha Yombouno a déjà été arrêtée et mise à la disposition de la gendarmerie de Linsan pour des fins d’enquêtes.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Konsotami (Télimélé) : Fatoumata Doumbouya tuée par son mari

22 octobre 2021 à 17 05 57 105710

Souleymane Diallo, un père de famille résidant dans la sous-préfecture de Konsotami (Télimélé), a tué son épouse dans la nuit du mardi au mercredi, 20 octobre 2021. Il s’est servi d’un couteau pour poignarder mortellement la dame, Fatoumata Doumbouya. L’homme a été interpellé par les services de sécurité, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Fatoumata Doumbouya, âgée d’une quarantaine d’années, et mère de cinq enfants, était mariée d’abord au grand frère de Souleymane Diallo. Après le décès de son premier époux, elle s’est remariée au jeune frère de ce dernier, celui qui est accusé d’avoir mis fin à ses jours. Selon Foinké, un cousin de la défunte, Fatoumata a vendu récemment quatre de ses vaches pour organiser le mariage de son premier garçon, issu de son premier mariage. Et c’est à cause de cet argent que son mari l’aurait mortellement poignardée.

« Fatoumata Doumbouya avait une quarantaine de vaches. Elle a vendu quatre vaches pour le mariage de son garçon. Cette vente lui a rapporté un montant de plus de 12 millions de francs. Son mari a dit qu’elle ne peut pas dépenser 12 millions uniquement pour le mariage, il lui demandé de diviser le montant en deux et lui donner la moitié, ce qu’elle a refusé. C’est ainsi que dans la nuit du mardi au mercredi, vers 23 heures, ils se sont disputés chaudement. Son mari a pris un couteau pour la poignarder au niveau du cou, elle est décédée. Après l’avoir tuée, il a fermé la porte de la maison.

Il a nettoyé la maison pour disparaître les traces de sang, avant d’amener le corps dans la toilette externe. Il a ensuite appelé la petite sœur de la victime pour lui dire que sa sœur est tombée sur une marmite et qu’elle est décédée. Le maire et le sous-préfet ont été informés, et ils ont aussitôt informé les agents de santé qui sont là-bas. Ces derniers sont allés faire un constat et ils ont dit que ce n’est pas une marmite qui percé la gorge, mais plutôt un couteau, ce qui veut dire que sa mort n’est pas accidentelle. C’est ainsi que son mari a été arrêté et conduit dans la ville de Télimélé, où il a reconnu que c’est lui qui a tué sa femme », a expliqué ce cousin de la victime.

Fatoumata Doumbouya a été inhumée dans la journée du mercredi 20 octobre, à Dara, un village situé à 4 km de Konsotami centre. Son mari, lui, est dans les mains des services de sécurité de Télimélé.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 669681561

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Conakry : l’administrateur du marché de Taouyah retrouvé mort suspendu à une corde

22 octobre 2021 à 13 01 04 100410

Âgé d’une trentaine d’années, Thierno Souleymane Diallo a été retrouvé mort, suspendu à une corde, ce vendredi, 22 octobre 2021, à Koloma, un quartier de la commune de Ratoma. On ignore encore les causes et les circonstances dans lesquelles il a trouvé la mort ; mais, sur place, c’est la thèse du suicide qui est évoquée par sa famille et ses voisins.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, le défunt était diplômé en économie et dispensait des cours dans des universités privées à Conakry. Il était également l’administrateur du marché de Taouyah (dans la commune de Ratoma). Il se serait donné la mort dans la nuit dans la nuit d’hier à aujourd’hui vendredi.

La police scientifique s’est déjà rendue sur les lieux pour examiner le corps. « Nous avons trouvé un corps suspendu à une corde. Nous avons fait nos investigations, nous avons eu à déterminer si c’est un cas suicidaire ou un cas d’homicide », a brièvement confié un agent.

A noter que Thierno Souleymane Diallo est originaire de la sous-préfecture de Ditinn, dans la préfecture de Dalaba. Il laisse derrière lui une épouse en état de famille très avancé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Donka : conflit domanial ou magouille de fonctionnaires à la recherche d’argent ?

22 octobre 2021 à 9 09 34 103410

Mme Barry Hadja Aye Bobo a occupé plusieurs fonctions sous la première et la deuxième République, dont celles de d’assistante particulière du président Ahmed Sékou Touré. En 2020, elle a été victime d’expropriation illégale d’une partie du domaine qu’elle occupe depuis ses années de service dans la cité ministérielle de Donka. Elle accuse un ancien ministre et son épouse d’avoir comploté avec le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire pour lui retirer cette portion de terre. Rencontrée par un journaliste de Guineematin.com, cette fonctionnaire à la retraite est revenue longuement sur ce dossier, attirant l’attention des nouvelles autorités du pays sur l’injustice dont elle est victime.

Décryptage !

Guineematin.com : vous avez été victime d’expropriation d’un domaine à votre domicile, ici à Donka. Expliquez-nous ce qui s’est passé.

Hadja Aye Barry, victime d’expropriation à Donka

Hadja Néné Aye Bobo Barry : depuis la première  République, je n’avais jamais vu des gens être soutenus par un pouvoir dans l’injustice, dans l’arbitraire, comme ça a été le cas cette fois-ci. J’ai un voisin, l’ancien secrétaire d’Etat à la sécurité, Amadou Camara, qui est marié à une deuxième femme du nom de Marie Ayoub, qui occupe la villa derrière chez moi. Cette femme est venue chez moi et me prier de lui donner deux mètres dans mon domaine pour qu’elle puisse augmenter son annexe où se trouvent ses marchandises. J’ai dit : Marie, chaque fois que tu viens chez moi, tu t’arranges pour qu’on parte dans le jardin puisque tu aimes être là-bas avec moi. C’est maintenant que je comprends que ce n’était pas gratuit, tu voulais avoir quelque chose par là-bas. 

J’ai dit que je ne peux pas déplacer les bornes, parce que cette cité est lotie depuis bien avant l’indépendance. La première République n’a pas touché, la deuxième n’a pas touché et c’est maintenant avec la troisième République que tu veux qu’on enlève les bornes pour qu’on te donne deux mètres ? Si on te donne deux mètres ici, il ne restera plus rien dans le jardin. En plus, il y a des arbres fruitiers qui nous servent d’ombre et que toi-même tu utilises et même d’autres voisins bénéficient de ces fruits. Après cela, elle est allée voir un de mes neveux qui est venu me voir. Quand j’ai montré les bornes, il a dit non, tu ne peux pas déplacer ces bornes, parce que si tu donnes deux mètres, il ne te restera plus rien par là-bas. Il est allé lui rendre compte. 

Finalement, la dame m’a contournée pour aller voir le patrimoine bâti, voir le Directeur général, Mohamed Lamine Yayo, qui a envoyé 12 personnes pour voir si ce que Marie Ayoub leur a dit, c’est-à-dire que le domaine fait partie de sa place, était vrai. Ces fonctionnaires sont venus voir et sont allés rendre compte à Yayo pour dire que c’est faux, les deux parcelles sont voisines mais Marie Ayoub a menti. Finalement, ils se sont dits pourquoi ma parcelle fait 1.600 mètres carrés et que leur parcelle fait 1100 mètres carrés. Elle a marché et démarché. Finalement, c’est l’adjoint de Yayo, le nommé Mounir Cissé, qui est aussi commissaire comme Amadou Camara (l’époux de Marie Ayoub), d’aucuns disent d’ailleurs que c’est Amadou Camara qui l’aurait recruté dans la police, qui a pris la relève. Et c’est lui qui a décidé de m’enlever cette partie pour la donner à Marie Ayoub. Il m’a convoquée pour dire qu’il aimerait que je cède au patrimoine cette partie pour faire une bibliothèque. Au rendez-vous, il est venu en retard pour dire : j’étais avec le président de la République.

Guineematin.com : le président Alpha Condé ?

Hadja Néné Aye Bobo Barry : oui, le président Alpha Condé. Mounir Cissé m’a convoquée pour que je cède cette partie à l’Etat pour faire une bibliothèque. Mais, en sortant, un de ses collaborateurs m’a appelée, il a dit : ne donne pas, c’est Marie Ayoub qui est derrière cette affaire et ce n’est pas pour faire une bibliothèque. J’ai demandé aux gens de l’Harmattan est-ce qu’ils envisageraient de faire une bibliothèque à Donka, ils ont dit non. L’UNESCO aussi n’envisagerait pas de faire une bibliothèque là-bas. Si c’était pour une action éducative comme celle-là, j’aurais peut-être essayé de trouver un espace pour construire cette bibliothèque. Mais, quand j’ai su que c’était une manœuvre dilatoire pour donner la partie à Marie Ayoub qui veut construire des boutiques, comme elle ne sait faire que ça, acheter et vendre, j’ai dit non, ça ne se fera pas. 

Depuis lors, Mounir Cissé a continué à m’écrire, à me harceler. Tantôt il dit que c’est le bien de l’Etat, il veut récupérer la partie. Il m’a envoyé une correspondance pour dire qu’ils sont en train de récupérer les espaces de l’Etat. Qu’ils vont m’envoyer une mission pour essayer de délimiter l’espace qu’ils veulent prendre. Entretemps, un ancien ministre de l’habitat, saisi de cela, a immédiatement écrit à Dr Diané (alors ministre de la Défense nationale et au ministre de l’habitat, Dr Ibrahima Kourouma, pour rappeler que le patrimoine bâti ne gère pas les terrains. Il ne gère que les bâtiments administratifs.

Donc, quand il a vu cela, il était bloqué et ne savait pas exactement ce qu’il devait faire. Il est allé se coller à Mamma Camara, l’actuel secrétaire général du ministère de la ville et de l’aménagement du territoire avec qui, il a concocté encore des scénarios pour dire qu’il y a un conflit domanial à Donka. Non, il n’y a pas de conflit domanial ici. Les plans de chez Amadou et le plan de chez moi sont clairs et complètement différents. Ils ont monté de toutes pièces ce conflit domanial à Donka. Donc, Mamma Camara a aussi envoyé une mission sur le terrain le 4 mars 2020 avec un ordre de mission numéro 0058 MVAT/CAB/DOCAD/2020 du 25 février 2020. Cette mission est venue le 4 mars 2020. J’ai téléphoné à Elhadj T.T qui était ministre d’Etat, conseiller du président de la République parce que lui, il essayait quand même de régler certaines injustices autour de son président. 

Ce dernier a téléphoné à Mohamed Mamma Camara pour dire : qu’est-ce que vous êtes en train de faire ? Laissez cette dame tranquille. Elle a suffisamment travaillé pour l’Etat, donc laissez-là se reposer. Il a dit : je vous donne son numéro, téléphonez et enlevez l’équipe que vous avez mise sur place, parce que j’ai le dossier en main. Mamma Camara prend mon numéro avec Elhadj et il m’appelle. Il dit : Hadja, mon papa vient de m’appeler et je ne savais pas que vous étiez en règle, parce que ce qu’on m’a dit pour qu’on envoie cette mission, c’est faux. Il a dit : donnez-moi le chef de mission qui se trouve sur le terrain. J’ai pris le téléphone pour le donner au chef d’équipe des géomètres. Il leur a dit de mobiliser leurs hommes pour qu’ils quittent le terrain, parce que la mission est annulée. Donc, les gens se sont repliés. 

Quand j’ai repris le téléphone, Mamma m’a dit : Hadja, la demande d’Amadou Camara pour récupérer ce domaine, c’est nul et non avenue. J’ai dit que ce n’est même pas Amadou, mais sa femme Marie  Ayoub qui veut faire des boutiques. Amadou est assis, il est aveugle, mais il est en train de démarcher pour sa femme. Tout l’argent qu’il a eu à la sécurité, c’est à la disposition de cette femme. J’ai dit : laissez-moi tranquille. Marie Ayoub a suffisamment de biens à Conakry ici et à l’extérieur pour convoiter ce petit lopin de terre. Mamma Camara a dit : je vous répète que c’est nul et non avenue. Ça, c’était le 4 mars 2020. Le 9 mai, le matin, on dormait, quand on a entendu le bruit des branches qu’on coupait derrière la maison. On se lève brusquement et on voit beaucoup de personnes  dans la cour en train de couper les arbres.

Guineematin.com : des arbres fruitiers ?

Hadja Néné Aye Bobo Barry : oui, les arbres fruitiers qui étaient sur le domaine en question. J’ai dit : mais, qu’est-ce que vous êtes en train de faire ? Vous avez un ordre de mission ? Ils disent : nous sommes envoyés par le ministre de l’habitat, Dr Ibrahima Kourouma. J’ai dit : où est l’ordre de mission ? Ils m’ont donné un document des jardins botaniques avec pour objet : demande d’abattage et élagage de manguiers. J’ai dit : mais, ça c’est un chef de service espaces verts et élagage. C’est adressé à Mme Camara où il est demandé de payer les dégâts que vous êtes en train de faire sur mon terrain. Ils disent non, c’est le terrain de Mme Camara. L’autre lettre était adressée à Amadou Camara pour dire qu’il faut payer ce qu’on est en train de casser. C’est une lettre avec pour référence 005/DNEF/SJB/ 2019 des jardins botaniques. J’ai dit que ce n’est pas possible. 

Alors, j’ai téléphoné à un ancien ministre de l’habitat aussi, dont je vais taire le nom, qui était conseillé à la présidence. Je lui ai dit qu’il y a des gens qui sont en train d’abattre les arbres. Lui, il envoie des gendarmes pour récupérer les engins qui coupaient les arbres. Entretemps, ces gens aussi ont téléphoné à Dr Ibrahima Kourouma (alors ministre de la ville et de l’aménagement du territoire) qui, à son tour, a téléphoné à l’ancien ministre pour dire : attention, ne bloque pas les machines, parce qu’il s’agit de l’autorité. Alors, l’ancien ministre m’appelle pour dire : je suis obligé de rendre les machines, parce qu’il parait que c’est l’autorité. Il a dit : laisse-les prendre ce qu’ils veulent prendre pourvue qu’il te reste quelque chose. J’ai dit : c’est ce que tu me conseilles ? Je ne comprends pas. Si tu as peur pour ton poste, merci. Sinon, je pensais que tu défends la légalité, la justice et le droit. Tu connais ici, tu as les documents.

Guineematin.com : vous avez dit ça à l’ancien ministre, qui était alors conseiller à la présidence ?

Hadja Néné Aye Bobo Barry : effectivement. Finalement, il a rendu les machines et il n’a même pas osé venir voir ce qui s’était passé sur le terrain.  Mieux, il est allé s’excuser à la présidence pour m’avoir aidée. Par la suite, quand je suis intervenue à la télévision Gangan, il m’a dit : je te conseille de ne pas t’adresser aux médias parce que si tu continues de le faire, moi, je n’interviendrai plus. J’ai dit que ce n’était rien, mais il faut que le monde sache ce qui s’est passé ici. Moi, j’ai toujours agi contre l’illégalité, l’injustice, l’arbitraire. Donc, ce ministre conseiller s’est mis à l’écart. Le lundi, 11 mai 2020, on m’appelle derrière la cour. Qui je vois ? C’est Dr Ibrahima Kourouma avec son staff, dont le même Mamma Camara, Secrétaire général de l’habitat, qui avait dit que la demande d’Amadou était nulle et non avenue, et commissaire Mounir Cissé, Directeur général adjoint du patrimoine bâti. 

Ils étaient en compagnie de gendarmes et de militaires, qui étaient nombreux au carrefour qui est en face de chez moi. On m’appelle et quand je viens, le ministre Kourouma me dit : on était venus pour vous dire que nous prenons de là à là. J’ai dit : mais, le 4 mars, voilà votre Secrétaire général qui m’avait dit que la demande d’Amadou était nulle et non avenue. Voilà, il est là avec vous. J’ai dit : si vous suivez Mounir Cissé, il est là et il y a longtemps qu’il me harcèle pour prendre cette parcelle et la donner à mes voisins. Mounir dit : si vous continuez à parler d’ailleurs, je vous donnerai trois mois de préavis pour vous vider d’ici. J’ai dit, Mounir, c’est si Dieu le veut. J’ai dit : monsieur le ministre, samedi déjà, des gens sont venus couper tous les arbres fruitiers qui étaient là. Moi, je plante beaucoup. J’ai dit : regardez la clôture, ce genre de clôture dans la cité, c’est le seul endroit où ça reste encore. 

Tous les autres ont construit des murs mais moi, j’ai gardé la clôture que j’ai trouvée parce que grâce à ça, il y a de l’air qui entre. Mais, les arbres sont tombés sur la clôture et nous sommes maintenant dans l’insécurité. Il (Dr Ibrahima Kourouma, ndlr) dit : mais, c’est moi qui ai donné l’ordre de les couper. J’ai dit : vous êtes devenus ministre de l’environnement pour venir couper des arbres chez moi ? Il dit : mais, ce n’est pas chez vous, c’est chez Amadou Camara. Je suis rentrée, j’ai pris les plans des deux parcelles : la parcelle de Amadou et ma parcelle. J’ai dit : si on a dit que vous avez fait casser chez Amadou, c’est faux, voici les deux plans. C’est là que j’ai compris qu’il (le ministre) n’avait aucun document, ils sont tombés sur moi comme ça. Dr Kourouma dit : pouvez-vous me prêter ces plans ? J’ai dit oui. Je lui ai donné les plans qu’il a donnés à son Inspecteur général, qui est allé photocopier et venir me rendre les copies. 

J’ai dit : ce que je peux vous dire monsieur le ministre, vous ne connaissez même pas l’endroit, on est venu vous prendre comme ça. Je lui ai demandé de rentrer par le portail et j’ai dit : voilà les bornes fixées avant l’indépendance, voilà les grillages d’avant l’indépendance. Pour vous dire que le travail était bien fait, ces potelets-là existent encore. J’ai eu trois voisins avant Amadou Camara : il y a eu le capitaine Dioubaté et sa femme, le ministre Alafé Kourouma et sa deuxième famille, et Yansané qui était entraîneur de l’ASFAG et qui était marié à une blanche. Quand il est mort, sa femme est rentrée, ses enfants sont restés ici. C’est Amadou Camara qui les a sortis pour occuper la place. Donc, il est mon quatrième voisin. Jusqu’ici, les anciens voisins viennent me voir tellement qu’on avait de bonnes relations. Il n’y a jamais eu de problèmes avec ces familles. 

Dans le voisinage, on a une association où on rend vraiment service. J’ai dit que c’est la première fois que je vois un voisin qui tente de s’accaparer indument, injustement des biens qui ne lui appartiennent pas, tout simplement parce qu’il veut faire plaisir à sa femme qui veut construire des boutiques. Des boutiques commerciales dans une cité résidentielle. Le ministre n’a pas répliqué. J’ai dit : on vous a induit en erreur, parce que vous n’êtes même pas informé. Dès qu’on vous dit telle chose, vous prenez la machine et la voiture, vous venez tomber sur les gens sans sommation, sans information, sans rien. Ils sont sortis, lui et Mounir Cissé, se sont embarqués dans la même voiture. Les autres voitures de leurs cadres ont suivi et ils sont partis. Quand ils sont partis, les gens sont venus casser le mur pour faire rentrer un camion pour déposer les agrégats. Ils ont démoli complètement cette arrière-cour et cette dame Ayoub a profité pour envoyer des loubards pour casser les potelets pour qu’il n’y ait plus de trace de bornes. Il y avait des policiers, des militaires et des gendarmes.

Guineematin.com : ces agents étaient présents pendant qu’on cassait votre mur ?

Hadja Aye Bobo Barry : bien sûr. C’est là que j’ai compris pourquoi les gens se rendent justice. Parce qu’il arrive des moments où vraiment, l’Etat est absent et l’autorité est complice de certains mauvais actes. Ceux qui ont eu à bénéficier de certains attributs de l’Etat, tels que les décrets et autres, ont failli à leur mission. Mais, je ne regrette pas le fait je ne me suis pas rendue justice, parce que ni ma famille, ni les fonctions que j’ai occupées jusqu’ici ne me permettent d’aller faire des choses comme ça. Le 12 mai, c’est le ministre, Dr Ibrahima Kourouma, qui envoie son secrétaire général, Mamma Camara, pour dire qu’ils viennent mettre un mur de 15 rangées de briques. Il a supervisé le travail des maçons. Il était là et il m’a dit : je vous conseille de rester tranquille. 

Si vous ne restez pas tranquille, ce que vous aurez, ça sera plus que ça. Moi, c’est un conseil que je vous donne, c’est le ministre qui m’a envoyé pour faire ce travail. J’ai dit : il vous a envoyé pour casser même les escaliers pour coincer la maison et récupérer ma petite annexe que j’ai construite moi-même ? A partir de là vous avez pris jusqu’au fond là-bas et vous dites que c’est le ministre qui vous a envoyé ? Même si c’est lui qui vous a envoyé pour mettre le mur, mais il ne vous a pas envoyé pour casser mes escaliers. Il a dit : moi, c’est un conseil que je vous donne. Je vous assure, les briques, le sable, le ciment, il allait les chercher chez Marie Ayoub. Il rentrait chez elle et sortait.

Et c’est la sœur de Marie Ayoub qui amenait le repas, l’eau glacée pour les travailleurs. C’est la nuit que les camions faisaient entrer le sable et les agrégats, mais les briques sortaient de chez Marie Ayoub pour construire ce mur. Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est la première fois que je vois un ministère de l’habitat et ses services techniques venir construire un mur. Mais, c’est les travailleurs d’Amadou Camara qui ont cassé des bornes. Un des casseurs, Kazmir Koundouno, a été condamné au tribunal de Conakry 2 à un an d’emprisonnement avec sursis, mais la Cour d’appel de Conakry, par un arrêt de M. André Céphalo Léno, a infirmé le jugement de Conakry 2. Quand j’ai été adjointe au gouverneur de la ville de Conakry, j’ai assisté à des lotissements de cette ville. Je sais qu’en cassant une borne, c’est un délit. J’ai porté plainte contre Amadou Camara et sa femme, le dossier dort depuis 2019 au tribunal de Conakry 2 avec le procureur et ses services. Qu’est-ce qu’on peut dire ? On ne peut pas compter sur la justice. Le dossier qui a été confié aussi au ministre de la justice n’a pas évolué.

Guineematin.com : le ministre de la justice, c’était Me Mory Doumbouya ?

Hadja Aye Bobo Barry : oui, c’était lui. Il était au départ agent judiciaire de l’Etat et c’est à lui qu’on a confié le dossier avant qu’il ne soit nommé ministre par le président de la République. Ses collaborateurs ont travaillé sur ledit dossier, mais jamais un résultat n’est sorti de ça, jusqu’à ce que ce pouvoir d’Alpha soit tombé. Et moi, je me réjouis personnellement de ce qui s’est passé grâce à cette junte. J’espère que ces militaires sauront mettre en place une structure pour lutter contre l’injustice, l’arbitraire et créer un service dynamique contre toute impunité. Que les citoyens Guinéens soient placés à la même enseigne. Qu’il n’y ait pas des citoyens protégés par l’Etat et d’autres qui ne le sont pas. A l’heure actuelle, c’est des policiers du ministère de la sécurité qui sont chez  Amadou Camara et que sa femme utilise pour faire des dégâts chez les autres. Des policiers payés par les citoyens, par l’Etat. Ce n’est pas normal. C’est tout simplement parce qu’Amadou a encore des complices  dans ce ministère.

Guineematin.com : quel est le message que vous lancez aux nouvelles autorités, à travers le colonel Mamadi Doumbouya, qui a déclaré que la justice sera désormais la boussole qui va guider tous les citoyens en Guinée ?

Hadja Aye Bobo Barry : je me réjouis d’abord de leur arrivée, comme beaucoup d’autres Guinéens. Quand on voit l’engouement populaire après leur arrivée, on voit que les Guinéens en avaient marre. Je souhaite que ce qu’il a dit reflète ce qu’il aura à faire et qu’il ne se laissera pas encenser par certaines sirènes qu’on connaît dans ce pays. J’espère qu’il sera très vigilant dans les personnes qu’il aura à nommer et j’espère que ces gens auront à remplacer franchement ceux qu’on a vu faire du n’importe quoi dans ce pays. Il y avait une complicité entre les gens, les ministres se tenaient pour faire du mal. Tel ministre fait du mal, l’autre est informé et ils se couvrent. Il y a une femme ministre à qui je faisais beaucoup confiance, parce qu’elle est valable sur le plan technique. On s’est rencontrées et elle m’a dit : ma sœur, tu es brimée, c’est vrai ; c’est injuste, c’est vrai, mais tu penses que Mory Doumbouya prendra ton dossier pour aller baver sur le ministre de l’habitat ? 

Tu penses qu’il va le faire ? Alors, tu te trompes. J’ai dit : mais, c’est toi qui me dis ça ?  Toi tu es assez proche de lui pour attirer son attention, parce que quand tu veux qu’un système dure, il faut oser dire au chef ce que les autres n’osent pas lui dire. Parce que le chef ne voit pas souvent ce qui se passe derrière sa nuque. Moi, j’ai travaillé avec le président de la République, Ahmed Sékou Touré. J’ai été son assistante. Il y a des choses que les gens n’osaient pas lui dire que je lui disais. Parfois, il se fâchait mais quand il réfléchissait, il m’appelait et disait : tu as raison. Parfois, il te remerciait pour avoir attiré son attention sur quelque chose qui n’était pas bon. L’injustice, quand on peut, il faut la combattre. Donc, j’ai été moulée dans ça. Dans ma famille d’abord, à Dalaba, avec mon père, qui m’a toujours soutenue. Alors, j’ai grandi dans ça. Qu’on m’aime ou qu’on ne m’aime pas, j’essaie de rester dans cette position.  

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot pour clôturer cette interview ?

Hadja Aye Bobo Barry : je souhaite que la junte réussisse surtout à améliorer la situation de ce pays dans tous les domaines. Et il faut faire très attention avec certains secrétaires généraux tels que celui de l’habitat. Vous avez vu ce qui s’est passé chez moi ici où il est venu construire un mur de 15 rangées de briques en une journée. Peut-être que d’autres secrétaires généraux sont corrects, mais il faut que le colonel Doumbouya fasse très attention. Je lui souhaite bonne chance et j’espère qu’ils vont réussir. C’est pour le bien-être et le mieux-être de la population guinéenne.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622680041

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Gouvernement de la transition : Idi Amin, ministre de la Défense, Bachir Diallo, ministre de la Sécurité

21 octobre 2021 à 22 10 07 100710

Les noms des membres du gouvernement commencent à tomber. Dans une série de décrets publiés ce jeudi soir, 21 octobre 2021, le colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition, a nommé quatre ministres du gouvernement Mohamed Béavogui.

Général Aboubacar Sidiki Camara, alias Idi Amin

Le général à la retraite Aboubacar Sidiki Camara, alias Idi Amin, précédemment ambassadeur de Guinée à Cuba, devient ministre délégué à la présidence chargé de la Défense nationale. Le général à la retraite Bachir Diallo, précédemment attaché de défense à l’Ambassade de Guinée en Algérie, est nommé ministre de la Sécurité et de la protection civile.

Mme Louopou Lamah, précédemment directrice nationale du commerce extérieure et de la compétitivité, prend la tête du ministère de l’Environnement et du développement durable. Abdourahmane Siké Camara, précédemment conseiller principal du ministre secrétaire général du gouvernement, devient secrétaire général du gouvernement avec rang de ministre.

Abdourahmane Siké Camara, secrétaire général du gouvernement

Guineematin.com

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Töbölon (Kagbélen) : les citoyens s’opposent à la vente de leur marché

21 octobre 2021 à 20 08 41 104110

Dans la journée de ce jeudi, 21 octobre 2021, les habitants de Töbölon (dans la préfecture de Dubréka) ont manifesté pour exiger des comptes à leur cheffe de quartier sur la gestion des recettes de leur marché. Cette manifestation fait suite à une information faisant état de la mise en vente d’une partie du marché de Töbölon par les autorités du quartier Kagbélen.

Selon les informations confiées à un reporter de Guineematin.com, c’est la présence de camions bennes au marché de Töbölon qui a surtout alerté les populations de ce secteur sur la volonté des autorités locales de vendre ce lieu de négoce. Mais, depuis quelques jours déjà, une rumeur faisant état de la vente d’une partie de ce marché par la cheffe du quartier Kagbélen circulait dans la cité. C’est donc pour exprimer leur désapprobation de cette initiative que des jeunes et des femmes de Töbölon ont manifesté ce jeudi pour exiger des explications.

Alpha Amadou Bah, porte parole des jeunes de Töbölon

« Notre manifestation fait suite à une information selon laquelle un espace du marché, qui sert de dépotoir, serait mis en vente par la cheffe du quartier Kagbelen. C’est la première raison de notre présence ici. La deuxième, c’est que nous voulons désormais nous impliquer dans la gestion de ce marché. Car, Töbölon marché est presque le seul marché qui n’a pas de bureau et d’administrateur. Ici, les taxes payées par nos mamans sont gérées entre le quartier et celle qui vient chaque jour réclamer le prix du billet au marché. On ne voit pas de retombée… Moi, par exemple, j’ai été l’une des premières personnes à gérer les tickets de ce quartier en 2005. Et, ma première journée, j’ai réuni 400.000 francs. Imaginez de 2005 jusqu’à nos jours combien ils gagnent ici et qu’est-ce qu’ils font de cet argent là. Troisièmement, les femmes du marché demandent de changer la dame qui fait le billetage. Donc, nous, en tant que jeunes, nous voulons des explications par rapport à la vente ou non de cette partie du marché. Parce qu’ils ont tout vendu aux particuliers. Mais, cette fois, si elle (la cheffe du quartier Kagbélen) essaie de vendre ici, nous nous y opposerons fermement et on va empêcher les acheteurs d’occuper le domaine », a indiqué Alpha Amadou Bah, le porte-parole des jeunes de Töbölon.

Pour Taïbou Camara, vendeuse au marché de Töbölon, c’est l’organisation du marché qui constitue actuellement le problème majeur des vendeuses. Car, en réunion avec les sages de Töbölon, la cheffe du quartier Kagbélen a nié avoir vendu leur marché.

Taibou Camara, vendeuse au marché de Töbölon marché

« Notre problème aujourd’hui c’est comment organiser ce marché pour que chacun puisse y vivre tranquillement. Parce que quand on a appris la vente d’une partie de notre marché, on a alerté nos sages. Et, on a tenu une réunion avec les autorités du quartier ce matin. Heureusement, la cheffe du quartier nous a rassurés que le marché n’est pas vendu et ne sera pas vendu. Par rapport au domaine lui-même, il est devenu aujourd’hui le dépotoir du quartier et du marché tout entier. Nous mettons les ordures ici parce qu’il n’y a pas d’ autre endroit où les mettre. Et, la cheffe du quartier nous interdit de mettre les ordures là-bas. Pourtant, nous payons chaque jour 1000 francs pour le billet du marché. Nous sommes prêts à arrêter, mais à condition qu’elle nous montre où mettre les ordures. En tant que vendeuse, nous sommes bien conscientes du danger et de l’odeur nauséabonde que renvoie ce dépotoir d’ordures. Mais, c’est ici que les aliments sont vendus », a expliqué Taïbou Camara.

Interpellée sur les accusations portées contre elle par les populations de Töbölon, la cheffe du quartier Kagbélen n’a pas voulu faire trop de commentaires. Mais, elle a confié que la présence des camions bennes dans ce marché est liée à une action d’assainissement des lieux.

« Nous avons entrepris ces travaux conformément aux idéaux du CNRD qui visent à assainir notre environnement. C’est pourquoi nous avons déplacé des camions bennes pour débarrasser le marché des ordures. Le domaine dont il est question n’est pas vendu. Tout ce qui a été vendu ici ou privatisé a été fait par la commune et non le quartier », a-t-elle dit en off.

Angeline Doré, vendeuse

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Ouverture des classes en Guinée : notre constat au lycée et au collège de Kipé

21 octobre 2021 à 19 07 42 104210

Comme annoncé précédemment, les élèves et les enseignants du pré-universitaire en Guinée ont repris le chemin de l’école ce jeudi, 21 octobre 2021, au compte de l’année scolaire 2021-2022. Mais, à Conakry, cette rentrée des classes a été morose dans beaucoup d’écoles. C’est le cas notamment au lycée et au collège de Kipé où une absence notoire des élèves a été constatée, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Très tôt le matin, les enseignants du lycée Kipé ont rallié leurs postes. A 8 heures, ils se sont mis autour du mât avec une poignée d’élèves pour la montée des couleurs. Mais, ils étaient nettement plus nombreux que les élèves présents, alors que ce lycée compte un effectif de plus de 1000 élèves inscrits. Et, de passage dans cette école, Bakary Camara, le directeur communal de l’éducation de Ratoma, a déploré cette absence notoire des élèves à ce premier rendez-vous de l’année scolaire.

Bakary Camara, directeur communal de l’éducation de Ratoma

« Nous sommes au Lycée Kipé et les élèves n’ont pas répondu en grand nombre. Mais, qu’à cela ne tienne, les cours ont effectivement démarré ; puisque tous les professeurs, tous les encadreurs sont là. Cette absence des élèves n’est pas due à un manque d’information, parce que depuis longtemps tout le monde sait que la date de la rentrée est fixée au 21 octobre 2021. Donc, les raisons des absences constatées aujourd’hui, il faut les chercher ailleurs. Parce que toutes les dispositions sont prises pour une bonne rentrée scolaire. Ce que nous avons à lancer aux parents d’élèves, c’est de laisser les élèves venir à l’école. Parce qu’un jour de retard, même une heure de retard, peut avoir des conséquences sur le niveau de l’élève », a indiqué Bakary Camara.

Pour ce premier jour de l’année scolaire, seule la classe de terminale sciences mathématiques a eu un effectif de 10 élèves. Les autres salles de classe n’étaient peuplées que de tables-bancs inoccupées. Une situation qu’Ibrahima Diallo, professeur de Chimie, fait mine de comprendre.

Ibrahima Diallo, professeur de chimie au lycée Kipé

« Cette absence est une habitude pour les élèves. Généralement, si l’ouverture n’est pas fixée en début de semaine, les élèves vont briller par leur absence », a-t-il relativisé.

Également, au Collège Kipé, il n’y a pas eu cours à cause de l’absence des élèves. Seule une poignée était sur place, alors que les enseignants ont répondu massivement à ce premier rendez-vous de l’année scolaire. Mais, le principal dudit Collège, Abdoulaye Fatoumata Traoré, espère que les élèves viendront massivement en début de semaine prochaine.

Abdoulaye Fatoumata Traoré

« À ce jour, nous sommes prêts par rapport à l’aspect pédagogique. Les listes sont affichées devant les salles de classe, les enseignants ont déjà reçu leur emploi du temps… Maintenant, l’absence des élèves aujourd’hui, c’est le fait que l’école a ouvert ses portes en cours de semaine. Donc, les élèves ne vont pas venir en masse. Mais, ce qui est important, c’est que les listes sont déjà affichées, les enfants peuvent maintenant chercher à connaître leurs salles de classe », a dit Abdoulaye Fatoumata Traoré.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com

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Procès d’Ousmane Gnelloy : la vidéo incriminée, projetée dans la salle d’audience

21 octobre 2021 à 14 02 05 100510
Ousmane Gnelloy Diallo

Le procès d’Ousmane Gnelloy Diallo se poursuit ce jeudi, 21 octobre 2021, à la Cour d’appel de Conakry. Ce militant du RPG Arc-en-ciel (l’ancien parti au pouvoir) est poursuivi pour injures et menaces par Kadiatou Biro Diallo, alias DK, fille de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Elhadj Boubacar Biro Diallo. Cette audience, la troisième depuis le début de ce procès en appel, a été marquée par la projection de la vidéo incriminée, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

A l’ouverture de l’audience, le président du tribunal, Mangadouba Sow, a appelé la plaignante à la barre. Il lui a demandé si elle accepte que la vidéo pour laquelle elle a porté plainte contre Ousmane Gnelloy Diallo soit diffusée devant le public ou si elle préfère que cela soit fait à huis clos. Kadiatou Biro Diallo a répondu que la vidéo a déjà été publiée et partagée sur les réseaux sociaux et que par conséquent, elle ne s’oppose pas à sa diffusion en public.

Après la projection de la vidéo incriminée, le juge a demandé au prévenu s’il reconnaît être son auteur. « Oui, ce sont des répliques que j’ai faites à l’endroit de sa sœur (la sœur de Kadiatou Biro qui l’aurait insulté, ndlr). Mais pas à elle », a répondu Ousmane Gnelloy Diallo. De son côté, l’avocat général, Alhassane Baldé, a fait constater à la Cour que cette vidéo projetée contient « non seulement des injures, mais aussi de menaces de mort ».

Les débats se poursuivent devant la Cour d’appel de Conakry. Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com 

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Douane : le général Toumany Sangaré limogé et envoyé à la retraite

20 octobre 2021 à 22 10 08 100810
Général Toumany Sangaré, ancien directeur général des douanes

Après l’armée, le colonel Mamadi Doumbouya fait le ménage à la douane aussi. Dans un décret lu ce mercredi soir, 20 octobre 2021, à la télévision nationale, le président de la transition a limogé le général de division Toumany Sangaré de son poste de directeur général des douanes.

Il est remplacé par le colonel Moussa Camara, jusque-là directeur de l’informatique et des statistiques de la douane.

En plus de son limogeage, le général Toumany Sangaré est envoyé à la retraite avec plusieurs autres officiers de la douane.

Guineematin.com

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Sissoco Embaló fait une promesse aux Guinéens : « tant que je suis président, il sera interdit… »

20 octobre 2021 à 20 08 23 102310
Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo et Colonel Mamadi Doumbouya

Le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, a effectué une visite de quelques heures ce mercredi, 20 octobre 2021, en Guinée. Il a eu un tête-à-tête avec le président de la transition guinéenne, le colonel Mamadi Doumbouya, au Palais Mohamed V de Conakry. Les deux chefs d’Etat ont échangé notamment sur le raffermissement des relations entre la République de Guinée et la République de Guinée-Bissau.

A cette occasion, Umaro Sissoco Embaló a exprimé la reconnaissance de la Guinée-Bissau à son voisin de Conakry, qui a envoyé des militaires pour aider le peuple bissau-guinéen dans sa lutte pour son accession à l’indépendance. « Le peuple de Guinée Bissau est reconnaissant envers la Guinée, un pays qui a tout donné pour la libération du peuple bissau-guinéen. C’est dommage qu’à un moment donné, les relations entre les deux pays aient été froides. Mais moi, j’ai toujours gardé en tête que les relations entre la Guinée Bissau et la Guinée Conakry dépassent les deux présidents (lui et Alpha Condé, ndlr) », a-t-il déclaré.

Pour prouver que la Guinée-Bissau n’a pas oublié cette phase importante de son passé, Sissoco Embaló a pris un engagement à l’égard du peuple de Guinée. « Tant que je suis président, il sera interdit à quelqu’un de demander une carte d’identité à un Guinéen en Guinée Bissau. Le fait juste de dire : je suis Guinéen de Conakry est déjà une carte d’identité. Si on est indépendants aujourd’hui, c’est grâce à la Guinée Conakry. Je pense qu’on va toujours privilégier les relations entre les peuples et les États, non pas celles des hommes », a-t-il dit, faisant toujours allusion à ses relations tendues avec l’ancien président guinéen, Alpha Condé.

Par ailleurs, le chef de l’Etat bissau-guinéen a donné quelques conseils au colonel Mamadi Doumbouya pour la réussite de la transition que dirige le président du CNRD (la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé). « Je souhaite que vous fassiez une bonne transition en faisant toujours des concertations. Je vous conseille aussi de ne pas vous mettre à dos la communauté internationale. La communauté internationale reste toujours nos partenaires », a dit Umaro Sissoco Embaló, tout en appelant son homologue à veiller sur l’unité nationale. « Un pays qui est dirigé sur la base de considérations ethniques, n’est pas une nation ».

Il a également interpellé le colonel Mamadi Doumbouya sur la nécessité de ne pas confisquer le pouvoir, en rappelant l’exemple réussi du président Amadou Toumani Touré du Mali. « ATT a fait une transition, il est parti. Et il est revenu (au pouvoir, ndlr), parce qu’il avait fait un bon travail », a souligné le président bissau-guinéen.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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