Travaux Publics : Moustapha Naïté visite plusieurs chantiers de Conakry

10 mai 2019 à 10 10 24 05245

Le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, a visité plusieurs chantiers de réfection des voiries urbaines de Conakry hier, jeudi 09 avril 2019. La démarche vise à constater « le respect des dimensionnements retenus avec la mission de contrôle, le niveau d’avancement des travaux et déceler les difficultés éventuelles que les entreprises en charge des travaux sont confrontés », a constaté un reporter de Guineematin.com qui a accompagné l’équipe du ministre.

Cette visite des chantiers du ministre des Travaux Publics a commencé par les routes transversales de la T8, T9 et T10, notamment du gigantesque pont en construction au niveau de la transversale T10. De là, Moustapha Naïté s’est rendu au grand marché de Madina, à Matam, puis à Kaloum, où des travaux de bitumage des voiries ont été entamés alors que d’autres en cours de lancement.

David Andréo

Dans son intervention, David Andréo, directeur technique du groupe GUICOPRESS, a donné quelques informations sur le pont en construction au niveau de la T10. Selon lui, « l’intégralité des transversales au niveau de Sonfonia et de Cimenterie a été confiée à la société GUICOPRESS, et surtout de l’ouvrage d’art qui fait 130 mètres de long sur la transversale T10. C’est un bel ouvrage effectivement, un ouvrage à cinq (5) travées, de 22 mètres de travées chacune. Il est vrai que c’est un bel ouvrage ; mais, on se devait quand-même d’avoir une belle uniformisation sur les transversales et c’est pour ça que c’est un ouvrage malheureusement qui ne sera pas à la vue de tout le monde, mais qui néanmoins est significatif de la grandeur de GUICOPRESS, puisque grâce à cet ouvrage, on peut prévoir de beaux ouvrages maintenant dans notre entreprise », a-t-il expliqué.

Salmana Bah

Parlant des travaux en cours à Kaloum, Salmana Bah, chef de projet des travaux de la réhabilitation des voiries au centre ville de Conakry, a dit qu’il s’agit là d’une réhabilitation et que le délai contractuel sera respecté. « Pratiquement, on décaisse la chaussée qui était complètement foutue. On change par une structure qui résiste au trafic. On a tenue compte du trafic du port. Donc, c’est la couche de fondation, 20 centimètres en concasseur, une couche en grave de bitume de 14 centimètres et une de roulement de 7 centimètres… Le niveau d’avancement des travaux est à 30% », a-t-il indiqué.

Pour sa part, le ministre Moustapha Naïté a tenu à expliquer que cette visite au niveau des différents chantiers de Conakry « vise exclusivement à voir la situation sur le terrain, afin de comprendre si les entreprises ont respecté les dimensionnements retenus avec la mission de contrôle, le niveau d’avancement des travaux et déceler les difficultés éventuelles que les entreprises en charge des travaux sont confrontées sur le terrain. A Kaloum, c’est le centre-ville, et plus précisément là où nous sommes maintenant, c’est à proximité du port autonome, tous les gros porteurs empruntent cette voie, les ministères sont dans les mêmes parages. Donc, il était important de s’assurer que le travail est fait, très bien fait, mais surtout rapidement fait pour permettre de libérer la circulation, pour ne pas que cela porte préjudice à l’économie de marché que nous avons avec le port autonome. (…) Nous avons été à Madina aussi. Comme vous le savez, nous avons beaucoup de gros porteurs qui circulent dans la journée, ce qui encore rend la circulation très difficile à Conakry. Nous sommes partie voir comment assurer la mobilité dans Madina, pour permettre justement de refaire non seulement les routes, mais aussi d’assurer l’éclairage public pour permettre à ce que les camions viennent dépoter la nuit, pour permettre à ce que notre réseau routier de Kaloum soit un peu libéré de ces gros porteurs qui circulent au même moment que tous les autres véhicules, les usagers dans la journée. Donc, Madina et les commerçants, la mairie, le syndicat, les associations qui y habitent, les populations riveraines, nous nous sommes rencontrés aujourd’hui pour discuter, pour voir comment on peut améliorer les voiries de Madina, mais aussi faire en sorte que les desiderata tels que présentés par les citoyens, que l’on prenne aussi cela en compte pour qu’un meilleur cadre soit aussi trouvé pour les uns et pour les autres ».

Enfin, sur l’ouvrage qui est actuellement en cours de réalisation à la transversale numéro dix (T10) par la société GUICOPRESS, Moustapha Naïté a dit toute son admiration et sa satisfaction sur la qualité de ce joyau. « C’est un ouvrage de 120 mètres quasiment. C’est très impressionnant. Nous sommes en train de discuter avec l’entreprise, pour voir dans quelle mesure l’ouvrage peut être terminé. Nous avons quand-même des discussions que nous menons avec la mission de contrôle, pour voir qu’est-ce qui peut être améliorer dans la construction de cet ouvrage qui déjà présente une des belles ingénieries que nous pouvons avoir dans notre pays ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Incendie à Koumbia : le maire appelle à l’aide pour les sinistrés

9 mai 2019 à 17 05 15 05155

Au moins 100 familles dorment actuellement à la belle étoile à Koumbia, dans la préfecture de Gaoual. Ces familles ont perdu leurs habitations dans un incendie qui a frappé cette sous-préfecture située à environ 500 km au nord de Conakry, le 05 mai 2019. C’est le maire de la commune rurale qui a confié l’information à Guineematin.com, précisant que les sinistrés habitent les localités de Boubha Ndiyan et Poudoukou dans le district de Nétéré.

« Au moins 100 familles dorment à la belle étoile, sans manger, sans abri, ni rien », a déploré Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba. Le maire de Koumbia appelle à une aide d’urgence en faveur des victimes de ce grave incendie. « Nous sollicitons de chaque bonne volonté sa contribution en faveur des sinistrés », a lancé le maire que nous avons joint au téléphone.

C’est dans ce cadre d’ailleurs, qu’une réunion extraordinaire des fils ressortissants de Koumbia à Conakry est prévue le dimanche, 12 mai prochain au domicile du maire, situé à Kipé (Conakry). Il sera question de lancer une campagne de collecte de fonds en faveur des sinistrés.

A noter que selon les autorités locales, cet incendie a été causé par un feu venu d’un champ défriché pour le labour et qui se situe non loin du village. Avec l’aide des vents qui sont fréquents actuellement dans la zone, le feu s’est propagé jusque dans le village. En plus des concessions, des greniers, des arbres fruitiers et des animaux domestiques ont été consumés.

Abdallah BALDE pour Guineematin.coom

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Route Coyah-Farmoriah : le ministre Naïté « globalement satisfait de l’évolution du chantier »

9 mai 2019 à 14 02 39 05395
Moustapha Naïté, ministre des Travaux Publics sur le chantier de la route Coyah-Farmoriah

Le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, en compagnie des cadres de son département, a effectué une visite de terrain ce jeudi, 09 mai 2019, des travaux de réfection et de bitumage des 70 kilomètres du tronçon Coyah-Farmoriah, sur la route nationale Forécariah-Pamelap. Ces travaux, lancés en décembre dernier par le président Alpha Condé, avancent à la satisfaction du ministre Naïté, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Le ministre Moustapha Naïté et les cadres qui l’accompagnent ont d’abord visité les bases vies des entreprises CGC et HENAN CHINE, qui ont obtenu le contrat pour la construction des tronçons Coyah-Forécariah et Forécariah-Farmoriah. Ensuite, le ministre et la délégation qui l’accompagne ont mis le cap sur les chantiers proprement dits pour constater de visu l’évolution des travaux.

Selon Moustapha Naïté, « nous sommes venus faire le suivi sur le terrain pour voir exactement ce qui a été fait depuis le lancement. Je voudrais globalement marquer notre satisfaction quant à l’évolution du chantier. Nous avons parcouru déjà les deux (2) tronçons qui ont fait déjà l’objet d’attribution aux deux (2) entreprises que sont CGC et HENAN CHINE. Chacune des entreprises a 35 kilomètres à réaliser, avec des ouvrages de franchissement. Nous avons constaté déjà la construction des bases vies de ces entreprises. Et, comme vous le savez, pour un projet routier, les travaux préparatifs prennent encore plus de temps que la réalisation et la construction proprement dite même du bitume. Donc, nous avons visité les bases vies de la CGT, les bases vies d’HENAN CHINE et l’identification des carrières qui est en cours aujourd’hui par ces deux entreprises et aussi la mobilisation et du personnel et du matériel ».

Par ailleurs, le ministre des TP a dit son espoir de voir les travaux sur ces deux tronçons s’achever très rapidement. « Nous osons croire que les travaux vont aller très rapidement. Il se trouve que la mission de contrôle qui doit garantir la qualité du travail est en phase de recrutement avec nos partenaires de la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Union Européenne qui nous accompagnent dans le financement de ce tronçon, pour rendre Conakry-Forécariah-Farmoriah vraiment circulable et une route qui sera une route digne de ce nom. Pour l’instant, puisque la route est très dégradée, nous avons déjà instruit aux deux entreprises de faire des travaux d’entretien sur les deux tronçons et vous avez constaté avec nous que ces deux (2) entreprises se sont déployées. Et aujourd’hui, elles sont en train d’assurer les travaux d’entretien et ces travaux vont continuer jusqu’au démarrage effectif des travaux de construction de la route», a-t-il ajouté.

De son côté monsieur Wen, directeur du projet au compte de CGC, a rassuré le ministre quant à la volonté de son entreprise de respecter le délai contractuel. « Nous avons déjà signé le contrat de réfection et de bitumage de ce tronçon. Nous avons entamé les travaux. Actuellement, nous sommes en train de construire notre base vie. Et, les travaux d’identification de la carrière et du laboratoire sont en cours aussi. Nous vous rassurons que le délai contractuel qui est de deux (2) ans sera respecté », a-t-il promis.

Alhassane Camara

Pour sa part, le préfet de Forécariah, Alhassane Camara, a dit son espoir de voir se réaliser lesdits travaux. « Nous sommes là pour constater les travaux avec le ministre des Travaux Publics, l’état des lieux et aussi l’état d’avancement des travaux d’entretien que les entreprises ont entamé il y a de cela quelques semaines. Alors, la venue du ministre vient encore renforcer notre espoir de voir cette route reconstruite. Parce qu’en fait, après le lancement des travaux, le retard que cela a fait avant que ces travaux d’entretien ne commencent, avait commencé à inquiéter les populations, que si on n’allait pas rentrer dans la saison hivernale avec cet état, au risque de voir Forécariah coupé de Coyah et pourquoi pas de Conakry. Parce que, c’est le passage obligé pour rallier la capitale. Mais, au jour d’aujourd’hui, on a compris que leur passage sur le chantier encourage beaucoup, motive davantage les entreprises en charge d’exécuter les travaux. La visite du ministre sur les chantiers nous a comblé d’espoir et l’inquiétude est dissipée », a dit le préfet de Forécariah.

Selon nos informations, le coût de réalisation de ces travaux est estimé à plus de 700 milliards de FG.

De Forécariah, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Kindia : une femme enceinte tuée par le courant électrique

9 mai 2019 à 13 01 07 05075

Une jeune femme, âgée d’une vingtaine d’années, répondant au nom de Fanta Camara, a été tuée par le courant électrique hier mercredi, 08 mai 2019, au secteur Bibane, dans le quartier Gangan à Kindia. La victime a été électrocutée en suspendant des habits mouillés sur un fil électrique au domicile familial, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime de cet accident est Fanta Camara, jeune femme en grossesse, mère de deux enfants. Selon nos informations, les faits se sont produits aux environs de 15 heures dans la journée d’hier mercredi. Après l’accident, la femme a été transportée à l’hôpital régional Alpha Oumar Diallo de Kindia, avant d’être rendu plus tard à la famille.

Abdoulaye Soumah

Interrogé par Guineematin.com, Abdoulaye Soumah, conducteur de mototaxi et mari de la défunte, est revenu sur le drame. « Je faisais le taxi moto lorsqu’on m’a appelé pour me dire de rentrer rapidement à la maison. Par après je suis venu. J’ai trouvé ma femme couchée. Les voisins m’ont dit qu’elle a été victime du courant électrique. L’acte s’est produit sur un fil qui était attaché entre un poteau électrique et un arbre où tous les habitants de la concession ont l’habitude de sécher leurs habits. Mais, lorsqu’elle a fini de laver les habits, elle est venue vers la corde pour suspendre les habits. C’est à ce moment que c’est arrivé. Je demande à la société EDG et aux autorités de me trouver l’auteur de l’incident. Cela est dû au mauvais travail des agents d’EDG qui recrute n’importe comment », a dénoncé le diplômé sans emploi.

Lansana Sylla

Lansana Sylla, responsable administratif à l’EDG (Electricité de Guinée) de Kindia, s’est rendu sur les lieux pour un constat. « Il y a eu électrocution d’une femme enceinte qui a trouvé la mort. Nous avons été directement informés par les citoyens. On a automatiquement mobilisé les agents, y compris les chefs. Nous nous sommes transportés sur le lieu pour s’enquérir des faits. Nous avons constaté qu’il y a eu électrocution et ils ont pris la victime pour l’amener à l’hôpital. Nous avons présenté nos condoléances à la famille éplorée. Nous leur avons dit qu’une fois que quelqu’un est électrocuté, la charge revient à EDG de se rendre sur le lieu, de s’enquérir des faits et de présenter les condoléances. Il y a également d’autres dispositions à prendre pour se rendre sur le lieu et voir la famille en ce qui concerne l’inhumation. Nous avons demandé aux services de sécurité d’ouvrir une enquête », a expliqué monsieur Sylla.

Il est à préciser que l’enterrement de Fanta Camara est prévu ce jeudi, 9 mai 2019, au quartier Féréfou, dans la commune urbaine.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Ratoma : au moins 870 mariages célébrés ces derniers mois (Etat civil)

9 mai 2019 à 12 12 38 05385

La période qui précède le mois de Ramadan rime désormais avec une explosion du nombre de mariages célébrés à travers la Guinée. Cette forte affluence est observée dans tous les états civils de des cinq communes de Conakry. C’est le cas à l’Etat Civil de Ratoma où les couples viennent en grand nombre pour légaliser leur relation, a appris Guineematin à travers un de ses reporters.

C’est une forte affluence qui a été observée ces dernières semaines à l’état civil de Ratoma. Des centaines de couples y ont fait un tour pour célébrer leur union devant les officiers d’Etat Civil. Selon nos informations, le nombre de mariages célébrés au cours de cette période continue à s’accroitre année après année.

Interrogé à ce sujet, Aliou Souaré, l’officier d’Etat civil adjoint de Ratoma, a confirmé cette hausse par rapport à l’année passée. « Ce n’est pas cette année 2019 seulement. Puis que nous sommes dans un pays à peu près de 90 % de musulmans, les gens choisissent les mois avant le début du Ramadan pour procéder à la célébration des mariages. Ça, c’est de coutume. C’est ce qui fait qu’on a eu beaucoup d’affluence encore, un peu plus que l’année dernière. Si je prends d’une manière générale, du 1er janvier au 30 avril 2019, nous avons célébré 872 mariages. Cependant pour la même période en 2018, on avait célébré 791 mariages. Soit à peu près 100 mariages de plus que l’année dernière », a-t-il fait savoir.

Ces célébrations ne se passent pas sans difficultés, ajoute monsieur Souaré. « Les difficultés sont de beaucoup d’ordres. Il y a des difficultés d’ordre infrastructurel. Nous, nous avons deux grandes salles de célébration de mariage. Evidemment, toutes les salles ne sont pas affectées à l’Etat Civil, mais il y a l’une des salles de conférence de la mairie qu’on utilise, plus la salle de réception. L’une des difficultés est que les couples ne connaissent pas respecter l’heure. On dit que la date est fixée par le couple, mais l’heure par l’officier d’Etat civil. Nous, nous fixons l’heure en connaissant le nombre que nous allons recevoir. On les repartit dans l’espace-temps de la journée, puisque le plus souvent, les gens fixent la même date. Chacun veut aller se rendre plus beau au niveau des salons de coiffure, les salons sont plus réduits et le temps qu’ils font là-bas est plus grand que le temps qu’on met pour célébrer le mariage. Les gens retardent et viennent le plus souvent au même moment », regrette-t-il.

Outre ces difficultés, monsieur Souaré affirme que des militaires, gendarmes ou policiers viennent souvent jouer aux troubles fêtes en souhaitant être prioritairement servis. Mais, précise-t-il, le respect de l’ordre d’arrivée à l’état civil a toujours été une question de principe.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Veille du Ramadan : 617 mariages célébrés en 5 semaines à Matoto

9 mai 2019 à 10 10 02 05025
Dioubaté Kemoko, chef du service Officier d’Etat civil de Matoto

A l’image des années antérieures, les activités ont été intenses cette année encore à l’Etat civil de Matoto à l’approche du Ramadan. Plus de 600 mariages ont été célébrés dans cette commune pendant les cinq semaines qui ont précédé ce mois saint des musulmans, a appris Guineematin.com auprès des services d’Etat civil.

« Nous avons célébré 617 mariages en cinq (5) semaines pleines. C’est-à-dire du 1er avril au 05 mai 2019. C’est un facteur religieux, vous savez nous sommes dans un pays où les 90% de la population sont des musulmans. Donc, il y a le facteur religieux qui joue sur l’esprit des gens. On dit que le Ramadan est un mois béni, un mois de prospérité. C’est ce qui fait qu’il y a une forte affluence », explique Kémoko Dioubaté, responsable du service d’Etat civil de Matoto.

L’officier d’Etat civil se dit impressionné par ce nombre élevé de mariages célébrés à la veille du Ramadan. Et, il relève une particularité cette année. « La particularité cette année est que ce sont les jeunes qui se marient. Ce sont pour la plupart des jeunes nés en 1994, en 1990 qui se marient actuellement », a-t-il confié.

Face à cet envahissement de l’Etat civil de Matoto, monsieur Dioubaté indique que ses services ont dû prendre des dispositions pour éviter des problèmes. « Ici, c’est la collectivité pure et simple. Nous avons essayé de surmonter les difficultés. Nous avons décentralisé la célébration des mariages parce que quand vous imaginez qu’il y a plus de 60 mariages le même jour, un seul officier ne peut pas célébrer. Donc, nous avons cherché à cadrer, à former les jeunes pour que chaque couple puisse bénéficier de bons conseils le jour de son mariage. Ça nous a permis de d’évacuer rapidement les mariages sans incidents. Ça, c’est au niveau des civils.

Les difficultés, c’est au niveau des militaires, tous corps confondus. Quand le cortège accompagnant les mariés arrive, tout le monde veut rentrer et au même moment. Mais finalement, chaque problème a sa solution. On a décidé que dans la cour, seule la voiture du couple peut rentrer, les autres véhicules attendent dehors. Quand ce n’est pas respecté, je bloque le volet jusqu’à ce que ça soit respecté. On a travaillé ainsi tout au long du mois et tout s’est bien passé à la fin du compte », a-t-il laissé entendre.

A noter qu’on n’a cependant pas pu avoir avec le service d’Etat civil la somme d’argent rapportée par la célébration de ces 617 mariages dans la commune de Matoto.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Appels à un 3ème mandat : le maire de Télimélé annonce une plainte contre celui de Kindia

8 mai 2019 à 17 05 51 05515
Younoussa Goulgoul Diallo, maire de la commune urbaine de Télimélé

Le maire de la commune urbaine de Télimélé, Younoussa Goulgoul Diallo, vient de répondre à son homologue de Kindia, Mamadouba Bangoura. Ce dernier qui a appelé à une révision de l’actuelle Constitution, a dit avoir parlé au nom des maires de la Basse Guinée. Le maire de Télimélé qui fait partie des élus locaux de cette région se désolidarise de cette déclaration et recadre son auteur, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Après celle de l’UDG, son parti politique, Mamadouba Bangoura, le maire de la ville de Kindia, s’attire maintenant la colère des maires de la Basse Guinée. En effet, lorsqu’il a été interpellé par la direction de son parti sur sa déclaration faite samedi dernier devant le président de la République en faveur d’une modification de l’actuelle Constitution, l’élu de Kindia a fait savoir qu’il n’a pas parlé au nom de sa formation politique, mais plutôt au nom des maires de la région. Ce qui ne laisse pas les intéressés indifférents.

C’est le cas du maire de Télimélé qui dément et dénonce Mamadouba Bangoura. « Ce que le maire de Kindia a dit n’engage que lui seul. Je dénonce sa façon de faire et je l’attaque au niveau des médias. Quand on parle au nom du peuple, la moindre des choses à faire, c’est de consulter. Ni de près ni de loin, moi, maire de la commune urbaine de Télimélé, appartenant aux maires de la Basse Côte, je n’ai été associé à la prise d’une décision par rapport à la révision de cette constitution.

Il (le maire de Kindia, ndlr) n’a pas le statut de parler au nom des maires de la région de Kindia. Il y a eu l’élection des maires des communes de Guinée, je suis membre du bureau exécutif. Si on doit parler au nom des maires de la Basse Côte, j’ai été choisi comme point focal des maires de la région, c’est moi qui incarne le statut de parler au nom des maires de la région de Kindia.J’attire donc l’attention de monsieur Bangoura sur le fait qu’un élu doit choisir ce qu’il doit dire, quand est-ce qu’il doit le dire et pourquoi il doit le dire, parce qu’il représente la population qui l’a élu », a réagi Younoussa Goulgoul Diallo.

Choqué par cette sortie de Mamadouba Bangoura, l’élu de Télimélé annonce qu’il va poursuivre son homologue de Kindia en justice. « Je devais porter plainte contre lui, parce qu’il n’a pas le droit de parler au nom de tous les maires de la région. Il n’est rien, il n’est qu’un simple maire. Au moins s’il avait appelé les maires par téléphone pour dire voilà ce qu’il propose, nous on allait lui répondre directement. Mais il n’a associé personne ni de près ni de loin. Je lance un appel aux maires de Guinée : choisissons ce que nous devons faire, nous ne sommes pas nommés par un décret, nous sommes représentants des populations », a dit l’élu local.

Au sujet de la modification constitutionnelle prônée par le pouvoir, le maire de Télimélé dit ne pas comprendre les raisons de ce projet. « Pourquoi modifier la Constitution ? Quel est l’objectif visé ? Quelle est la nécessité de modifier cette Constitution ? Le président Alpha Condé est là depuis dix (10) ans, s’il fallait modifier cette Constitution, il fallait le faire très tôt pour lui permettre alors de développer ce pays. Moi, je ne suis pas favorable à la modification de la Constitution après neuf (9) ans de mandature », souligne Younoussa Goulgoul Diallo, élu sous les couleurs de l’UFDG.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Affaire 3ème mandat : les maires de Malapouya, Sansalé et Tanéné démentent celui de Kindia

8 mai 2019 à 15 03 18 05185
Abdoulaye Yeressa, Maire de la commune rurale de Malapouya,

Depuis sa sortie controversée au stade préfectoral de Kindia avec un discours prônant une modification (ou un changement) de la constitution guinéenne, Mamadouba Bangoura, le maire de ladite commune urbaine, fait l’objet de beaucoup de critiques et de contestations de la part de ses pairs de la Basse Guinée.

Mamadouba Bangoura

« Je n’ai pas parlé au nom du parti UDG, mais plutôt au nom des maires de la Basse Côte », a essayé de se défendre Mamadouba Bangoura face au bureau politique national de son parti, lorsque ce dernier a dénoncé son discours favorable à la modification (ou à un changement) de la constitution afin de donner d’autres mandats au Président Alpha Condé.

Pour éclairer ses lecteurs sur cette question, Guineematin.com donne la parole aux maires des préfectures relevant de la Basse Guinée, au nom desquels celui de Kindia dit avoir parlé. Après ceux de Fria, Boffa et Kolaboui, c’est au tour des maires de Malapouya, Sansalé et Tanéné (préfecture de Boké) de démentir catégoriquement les propos de leur homologue de Kindia.

Abdoulaye Yeressa

Pour Abdoulaye Yeressa, Maire de la commune rurale de Malapouya, située à 35 kilomètres de Boké, rencontré hier, mardi 7 mai 2019, à Boké par un correspondant de Guineematin.com, Mamadouba Bangoura n’a dit que son intention. Mais, il n’a consulté aucun maire de la Basse Guinée. « Je ne le connais même pas ; et, je n’ai jamais échangé avec lui au téléphone. Chez moi, il n’est pas question de toucher à la constitution ; et, personne n’ose m’en parler. Ce qui me préoccupe, c’est comment développer ma commune, Malapouya », a-t-il indiqué.

Abondant dans le même sens que leurs prédécesseurs, Sékou Gassama et Oumar Kalabane, respectivement maire de Sansalé et de Tanéné, tous joints au téléphone par Guineematin.com fustigent le comportement de certains de leurs pairs qui, selon eux, cèdent à la manipulation pour des intérêts personnels et égoïstes.

« Le mensonge est inné en certains guinéens. Si vous entendez Mamadouba Bangoura parler comme ça, il veut juste convaincre le vieux (Alpha Condé, ndlr) pour bénéficier des avantages de la part de ce dernier. Il n’a dit que ce qui est dans sa tête », a lancé Oumar Kalabane.

Sékou Gassama

De son côté, Sékou Gassama de Sansalé a rappelé que « c’est cette constitution qui a permis à Alpha Condé d’être élu deux fois. C’est elle qui a servi à l’élection des députés et toutes les institutions en place. Pourquoi, c’est maintenant qu’on traite cette constitution de caduque ? », s’interroge-t-il. « Alors, à notre niveau, cette question n’est pas d’actualité. Que le maire de Kindia sache qu’il ne peut parler qu’au nom de la zone stricte de Kindia, pas au nom de toute la Basse Guinée », a-t-il martelé.

À suivre !

Mamadou Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : 7 personnes condamnées pour avoir dit non à un 3ème mandat pour Alpha Condé

8 mai 2019 à 9 09 26 05265

Le verdict est tombé ce mardi, 07 mai 2019, dans le dossier ministère public contre sept opposants à une modification de la Constitution à Kindia. Le tribunal de correctionnel a déclaré coupable les 7 membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) pour les condamner à 3 mois de prison ferme, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les 7 opposants à une nouvelle Constitution ont été condamnés à 3 mois de prison ferme et à une amende de 500 mille francs guinéens. Les 7 compagnons d’infortune dans ce dossier politico-judiciaire ont pour nom : Thierno Mamadou Diallo, Amadou Soumah, Mamadou Cellou Diallo, Mohamed Keita, Mohamed Camara, Boubacar Barry et Mohamed Sylla.

Ils étaient poursuivis pour entrave au droit de manifester et trouble à l’ordre public. Leur arrestation a eu lieu en marge de la visite du président Alpha Condé à Kindia, le samedi 04 mai dernier. Alors que les partisans d’une modification de la Constitution en faveur d’Alpha Condé faisaient la fête au stade Fodé Fissa de Kindia, les opposants à cette théorie étaient pourchassés à travers la ville.

Il reste à savoir si la mise en branle de la machine judiciaire aura raison de la détermination du FNDC à continuer le combat.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Kindia : début du procès des opposants au 3ème mandat sous haute surveillance

7 mai 2019 à 12 12 29 05295

Le procès des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FINDC) s’est ouvert ce mardi 7 mai 2019 au Tribunal correctionnel de Kindia. Opposés au projet de 3ème mandat, ces sept guinéens ont été mis aux arrêts en marge de la réception du président Alpha Condé à Kindia, le samedi 04 mai, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sept opposants au 3ème mandat ou à une modification de la Constitution sont en ce moment (12 h) à la barre du tribunal de première instance de Kindia. Ces compagnons d’infortune sont poursuivis pour entrave au droit de manifester et trouble à l’ordre public. Ils ont été mis aux arrêts en marge de la visite du président Alpha Condé à Kindia où les promoteurs d’une nouvelle Constitution s’étaient donnés rendez-vous.

Les 7 prévenus dans ce dossier politico-judiciaire sont : Thierno Mamadou Diallo, Amadou Soumah, Mamadou Cellou Diallo, Mohamed Keita, Mohamed Camara, Boubacar Barry et Mohamed Sylla.

Ce procès, qui se déroule sous haute surveillance de la police et de la gendarmerie, est la suite d’une série entamée il y a quelques temps. A Coyah, pour les mêmes raisons, des anti 3ème mandat ont été jugés et relaxés pour délit non constitué. A Mafanco, un militant de l’UFR est entrain d’être jugé dans le même cadre des manifestations contre le mandat à vie pour Alpha Condé.

A Kindia, on note la présence de maitre Salifou Béavogui, avocat de la défense, prêt à en découdre avec le camp adverse, notamment le ministère public, représenté par monsieur Mamadou Dian Bora Diallo.

A suivre !

Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Le maire de Kolaboui désapprouve celui de Kindia

7 mai 2019 à 11 11 01 05015
Ansoumane Zito Coumbassa, maire de Kolaboui

À l’occasion de la réception du Chef de l’État guinéen, le Professeur Alpha Condé hier, dimanche 05 mai 2019, au stade préfectoral de Kindia, le Maire de ladite commune urbaine, Mamadouba Bangoura, a ténu un discours favorable au référendum constitutionnel, et il a dit parler au nom de tous les maires de la Basse Guinée.

Depuis, les maires concernés réagissent. C’est le cas par exemple du Maire de la commune rurale de Kolaboui, préfecture de Boké, élu sous la bannière de l’Union des forces républicaines (UFR), qui dément son homologue de Kindia et condamne ses propos.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Ansoumane Zito Coumbassa s’inscrit en faux contre la déclaration de Mamadouba Bangoura de Kindia, qui fait croire que ce sont les maires de la Basse Guinée qui l’ont mandaté de demander au Président Alpha Condé de modifier la constitution.

« Ce qu’a dit le maire de Kindia n’engage que lui. Il est unique dans son genre. Il ne faut pas qu’il dise ce qu’il veut et mettre cela sur tous les maires de la Basse Guinée. Moi, je ne suis pas dedans et je n’en serai point. Je suis de l’opposition. En aucun cas je ne peux être associé à la violation de nos lois », a sèchement réagi l’élu de la commune rurale de Kolaboui.

Au regard des réactions du maire de Boffa hier chez nos confrères des Grandes Gueules (de la radio Espace Fm) et celui de Kolaboui, toutes opposées aux propos du maire de Kindia, tout porte à croire que monsieur Mamadouba Bangoura n’a parlé qu’à son nom personnel.

Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Télimélé : la première édition du concours préfectoral d’épellation a rendu son verdict

6 mai 2019 à 13 01 08 05085

La première édition du concours préfectoral d’épellation a eu lieu à Télimélé avant-hier samedi, 04 mai 2019. La cérémonie est une initiative de l’Association des Jeunes Unis pour le Développement de Télimélé (AJUDT) en partenariat avec YOUVI. C’est la maison des jeunes qui a servi de cadre à cette rencontre en présence des responsables de la mairie, de la direction préfectorale de l’éducation et des responsables d’écoles, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont finalement vingt trois (23) candidats issus de cinq (5) collèges de Télimélé qui ont participé à ce concours avec deux (2) places disponibles. Des responsables locaux et une foule importante ont pris part à cette cérémonie.

Dans son discours, Thierno Mamadou Diallo, président de l’AJUDT, a expliqué l’objectif de ce concours. « La Compétition Préfectorale d’Epellation (CPE) a pour vision d’émanciper les élèves des différents établissements scolaires de Télimélé, rehausser leur niveau afin qu’ils puissent avoir un esprit de compétitivité, d’éloquence et de recherche. Ce concours d’épellation est une compétition d’orthographe qui permet aux élèves de maitriser de nouveaux mots, de connaître leur orthographe, enrichir leur expression écrite et orale, cultiver en eux le goût de la recherche », a-t-il dit.

Pour cette première édition, Thierno Mamadou Diallo a apporté des précisions. « Nous avons pris le soin d’inviter sept (7) collèges de la préfecture, dont 35 candidats pour seulement deux places qui participeront à la grande finale du concours national d’épellation de mots à Conakry. Si nous avons réussi cette première édition, c’est parce-que nous avons été accompagnés. C’est le lieu et le moment de remercier la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), le site d’informations Guineematin.com de monsieur Nouhou Baldé et la compagnie eau Fanta Sodjo ».

De son coté, madame Asmaou Barry, présidente du jury, a encouragé les organisateurs en les invitant à pérenniser ladite activité. Elle a également magnifié le bon niveau des compétiteurs.

Pour sa part, Bah Oumar, professeur de philosophie au lycée Ley-Wendou et membre du jury, a souligné le caractère serré de la compétition et le bon niveau des concurrents. « Trouver les deux gagnants dans un groupe n’a pas été facile. En réalité, tout s’est bien passé, l’organisation a été très parfaite. Pour cela, j’exprime mon sentiment de satisfaction par rapport à l’organisation que j’ai vue ce soir, bien que ce soit la première fois qu’un tel événement est organisé au niveau préfectoral à Télimélé. Nous tenons à remercier les organisateurs. Nous avons compris que les étudiants de Télimélé sont engagés à promouvoir le développement de l’éducation », a laissé entendre Oumar Bah.

Il est important de rappeler que c’est vingt trois (23) candidats, issus de (5) collèges, qui ont participé à ce concours pour deux (2) places. Après plusieurs phases, c’est Amadou Barry (9ème année au collège Kolly) et Fatoumata Binta Kahn Bah (9ème année au groupe scolaire ALIK) qui se sont qualifiés. Ils vont représenter la préfecture de Télimélé à la compétition nationale prévue à Conakry.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Construction du bureau régional des transports terrestres : ce qu’a dit Aboubacar Sylla à Kindia

4 mai 2019 à 16 04 31 05315

Une forte délégation conduite par le ministre d’Etat, ministre des Transports, Aboubacar Sylla, a procédé hier, vendredi 3 mai 2019, à la pose de la première pierre des travaux de construction du bureau régional des transports terrestres de Kindia. C’était en présence des autorités préfectorales et communales ainsi que le personnel et l’encadrement du service local des transports, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La pose de la première pierre de cet édifice a eu lieu au quartier Gare, dans la commune urbaine de Kindia. Il sera composé de six (6) bureaux, cinq (5) toilettes, une salle d’attente et un puits amélioré. Le coût des travaux est de sept cent quatre vingt (780) millions de francs guinéens pour un délai contractuel de trois (3) mois.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’un système intégré et informatisé de gestion des titres de transport dans les huit (8) bureaux régionaux de transport terrestre.

La cérémonie a été marquée par le discours du ministre d’Etat, Aboubacar Sylla. « Voyant la situation du transport en Guinée, caractérisée par des bouchons interminables, des accidents à répétition avec souvent des pertes en vie humaine, et qui connaît aussi une immense fraude liée à la falsification des documents de transports, des cartes grises et des permis de conduire, il est donc important que ce secteur connaisse un changement en profondeur. Et, c’est dans ce contexte que nous nous sommes engagés. Aujourd’hui, nous sommes donc à Kindia. Nous posons la première pierre du troisième bureau régional des transports terrestres avant que les cinq autres dans les jours à venir. Donc, nous avons huit bureaux régionaux de transport terrestre. Nous allons continuer à Boké, N’Zérékoré, Kankan et Faranah pour que toute la Guinée soit complètement quadrillée et que de cette façon, les réformes que nous allons engager puissent s’étendre systématiquement à la totalité du parc automobile circulant en République de Guinée », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Djéli Mory Doumbouya, directeur général de DSD Guinée, est revenu en détail sur les caractéristiques et avantages de l’édifice qui sera construit. « Ce bureau régional des transports terrestres de Kindia sera bâti sur une superficie de 302 mètres carrés, avec un coût de réalisation de780 millions de francs guinéens. Il aura 6 bureaux, 5 toilettes, une grande salle d’attente et un puits amélioré pour répondre au problème d’adduction d’eau des utilisateurs. Sa mise en œuvre contribuera efficacement à rendre notre service d’immatriculation plus performant et efficient, tout en mettant fin aux fraudes perpétrées dans nos différents centres d’immatriculation. Aussi, le plus important, il contribuera à aider la police à résoudre les multiples cas liés aux vols d’engins roulants dans notre pays », a lancé monsieur Doumbouya.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

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Kindia : Alpha Condé au stade préfectoral, les anti-troisième mandat dans la rue

4 mai 2019 à 14 02 57 05575

Comme prévu, le président Alpha Condé est arrivé ce samedi, 04 mai 2019, à Kindia. Officiellement, il est allé procéder au lancement officiel des travaux de construction des infrastructures prévues dans le cadre des festivités commémoratives du 61ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée. S’il a été bien accueilli au stade, ce n’est pas le cas cependant dans les rues de la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le chef de l’Etat est arrivé au stade préfectoral de Kindia en compagnie du Premier ministre, Kassory Fofana ; des ministres Kiridi Bangoura, Oyé Guilavogui, Cheick Taliby Sylla ; du Médiateur de la République, Mohamed Saïd Fofana, et d’autres responsables. Il a été accueilli dans une grande ferveur par une foule en liesse.

Dans les discours prononcés à cette occasion, le maire de Kindia ; les représentants des jeunes, des femmes et des sages de la Basse-Côte, tous se sont montrés favorables au projet de nouvelle Constitution prôné par le pouvoir, pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. En réponse, Alpha Condé, dans une brève allocution, a dit avoir pris bonne note, tout en promettant de continuer à écouter le peuple avant de se prononcer sur la question.

Pendant que cette cérémonie se tenait au stade préfectoral Fodé Fissa de Kindia, des anti-troisième mandat se sont également fait entendre. Malgré l’interdiction de leur manifestation, des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), en compagnie de nombreux autres citoyens, sont descendus dans la rue pour exprimer leur opposition à toute modification constitutionnelle, visant à octroyer un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Ces derniers assurent que ceux qui étaient au stade ne sont, pour la plupart, pas de Kindia et qu’ils ont été transportés sur place à bord de bus. Ils se disent déterminés à « enterrer le projet de troisième mandat » dès que celui-ci sera officiellement lancé.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Barrage de Souapiti : un accident de travail fait un mort et un blessé

4 mai 2019 à 14 02 13 05135

Un accident de travail s’est produit sur le site de construction du barrage de Souapiti, dans la préfecture de Dubréka. Les faits se sont produits dans la nuit du mercredi 1er mai 2019, mais on ne l’a appris que ce samedi. Un ouvrier y a perdu la vie et un autre a été blessé. Une erreur de communication est invoquée pour justifier cet accident, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Mohamed Soumah, chef du personnel de Souapiti, joint au téléphone ce samedi, 4 mai 2019, « c’est dans les bandes de 22 heures, le mercredi dernier, qu’au niveau du barrage, au Béton 4, un travail de hauteur, il y a eu un accident quand ils démontaient les coffrages. Vous savez, quand on démonte les coffrages, c’est la grue qui les prend pour les placer de l’autre côté.

Quand la grue prend les coffrages, ça balance. Maintenant, il y a eu une erreur de communication. Les ouvriers se sont écartés, comme le veut la consigne. Il restait deux personnes qui n’ont pas bougé. C’est ce balancement là qui a heurté les deux ouvriers. Un est décédé sur place, l’autre s’est blessé ».

Pour ce qui est de l’identité des victimes, Mohamed Soumah, chef du personnel de Souapiti, a apporté des détails. « Celui qui est décédé s’appelle Aboubacar Sylla, qui a le matricule L015 91. Son corps a été accompagné dans son village la nuit du décès, sous la demande de sa famille même. Il était originaire d’un village qui s’appelle Fikhéma, dans la commune rurale de Bädy. Tout ce qui est assistance lié au décès a été fait.

Les parents étaient satisfaits et ont remercié la société. Ils ont mis cela au compte de la volonté divine. Pour ce qui est du blessé, qui se nomme Naby Bachir Sylla, il a le matricule H01521. Il a été aussitôt pris en charge. Aujourd’hui, il poursuit les soins à Conakry. Ses parents, avec qui j’ai échangé hier vendredi, m’ont confié que son état s’est beaucoup amélioré », a expliqué monsieur Soumah.

A la question de savoir si ce genre d’accidents se produit régulièrement, le chef du personnel de Souapiti a dit qu’il n’y a que « des accidents mineurs qui y arrivent. C’est ce qu’il y a le plus souvent et que nous gérons là-bas. Partout, il y a de risques d’accidents. Il faut dire qu’il n’y a eu que deux accidents mortels ici ».

Le barrage de Souapiti en construction compte plus de 3000 travailleurs qui se relaient nuit et jour pour respecter le délai d’exécution des travaux de 58 mois. Des travaux lancés le 1er avril 2016.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Conakry : l’AEEMG et l’AFRIG sensibilisent sur les avantages et inconvénients des réseaux sociaux

4 mai 2019 à 12 12 35 05355

« Islam et Internet » et « Les Lois du Jeûne du Ramadan », ces deux thèmes étaient au centre d’une conférence-débat organisée par l’Association des Elèves et Etudiants Musulmans de Guinée (AEEMG), en collaboration avec l’Association des Femmes pour le Rayonnement de l’Islam en Guinée (AFRIG).

La rencontre s’est tenue le jeudi, 05 mai 2019, à l’hôtel de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Elle a regroupé plusieurs femmes et des responsables de structures évoluant dans le cadre de la promotion de l’islam en Guinée, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette conférence a été animée par Elhadj Cheick Noury Touré, Imam et Recteur du Centre Islamique de Paris 19ème. Il s’est beaucoup accentué sur l’influence d’internet et des réseaux sociaux sur le monde. Un thème que les organisateurs ont choisi en raison de sa pertinence, selon la présidente de la cellule d’AFRIG, Hadja Bintou Sall.

« Nous avons choisi le thème Internet et Islam parce que nous sommes des mères de famille et avant tout nous sommes des musulmanes. Nous savons ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Si on ne fait pas vraiment attention, nous risquons de perdre nos enfants, ils vont être déroutés. C’est pourquoi nous avons choisi ce thème. Présentement, c’est un fléau en Guinée. C’est pour juste éviter ces dangers », explique Hadja Bintou Sall.

Dans son exposé, le conférencier est revenu largement sur les avantages et les inconvénients des réseaux sociaux, mais aussi sur comment utiliser ces outils de communication. « Il y a ceux qui utilisent les réseaux sociaux comme moyen de faire la publicité pour leur commerce, d’autres les utilisent pour avoir des occasions de faire connaissance avec des gens, même si ces rencontres sont entachées quelques fois de corruptions et de comportements immoraux.

Ça les éloigne de leurs devoirs islamiques et sociaux. Il y a ceux qui les utilisent comme lieu d’échange d’idées et pour avancer des points de vue politiques et sociaux. Ces centres d’intérêts sont devenus une grande préoccupation des gens. Il n’y a pas de doute que l’investissement des gens dans ces réseaux sociaux d’une manière qui n’est pas saine les détourne de la réalité et les éloigne des vraies relations sociales.

Pendant le repas de famille, chacun est concentré sur son téléphone. Les réseaux sociaux éloignent des vraies valeurs et relations sociales. Ce n’est pas pour dire que l’internet est mauvais. C’est une technologie pour tout un chacun, à condition d’utiliser à bon escient », a indiqué Elhadj Cheick Noury Touré.

A l’issue de l’exposé du conférencier et des débats qui ont suivi, Fodé Mohamed Sacko, président du Comité exécutif national de l’AEEMG, s’est félicité des nouvelles connaissances acquises. Il promet que la structure qu’il dirige va multiplier ce genre d’activités pour aider les jeunes à mieux comprendre les réseaux sociaux et à en faire une bonne utilisation.

« J’ai appris beaucoup d’informations que j’ignorais. En ce qui concerne les dangers qui minent vraiment les jeunes et les plus jeunes parce qu’ils sont les plus vulnérables par rapport à la mauvaise utilisation de ces réseaux sociaux, nous allons nous efforcer à multiplier les informations, nous sommes dans les écoles et dans les Universités. Nous allons passer le message pour que le maximum de gens puisse être informé sur ce sujet important », a promis monsieur Sacko.

Mohamed DORE pour Guineematin.com
Tel : (00224) 622 07 93 59

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Kindia : les choses se mettent en place pour la réception d’Alpha Condé

4 mai 2019 à 11 11 17 05175

Le président Alpha Condé est attendu ce samedi, 4 mai 2019, à Kindia pour, dit-on, lancer les travaux des infrastructures devant être réalisées dans le cadre de la célébration du 61ème anniversaire de l’indépendance de notre pays. Déjà, l’ambiance est bon enfant et les choses se mettent en place petit-à-petit au stade préfectoral, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

La réception du président de la République s’annonce bien ce samedi matin à Kindia. Des personnalités, des élèves, des femmes, des leaders d’associations, venus de tous les horizons, sont entrain de rallier le stade Fodé Fissa de Kindia.

Les organisateurs, chacun en ce qui le concerne, sont pleins d’entrain pour conférer à la fête un cachet particulier : affichage de banderoles, distribution d’effigies, de casquettes, de T-shirt,…

L’on remarque des pancartes de différentes structures et autres établissements de Kindia.

A la rentrée principale, un important dispositif sécuritaire est mis en place pour assurer le contrôle. Le stade se rempli progressivement.

Il reste à savoir si le président Condé va effectuer le déplacement à un moment où les promoteurs d’une modification de la Constitution en faveur du locataire de Sékhoutouréyah ont pignon sur rue.

A suivre !

Depuis le stade Fodé Fissa de Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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FNDC-Kindia : « la population de Kindia est déterminée à brûler et enterrer le projet de 3ème mandat »

2 mai 2019 à 15 03 25 05255

La ville de Kindia se retrouve au centre du débat en cours autour du projet de nouvelle Constitution ou de troisième mandat pour le président Alpha Condé. Alors que le président de la République est annoncé sur place dans les prochains jours, des opposants à un troisième mandat pour l’actuel locataire du Palais Sékhoutouréyah sont sortis se faire entendre. Ils ont mis en garde contre tout discours de promotion d’un troisième mandat à Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le président Alpha Condé et la délégation qui l’accompagnera risquent de ne pas avoir l’accueil souhaité à Kindia. Annoncé dans la cité des agrumes le samedi, 04 mai prochain, le chef de l’Etat guinéen pourrait se retrouver devant une farouche opposition sur le terrain : d’un côté, les partisans et de l’autre, les opposants à un troisième mandat pour lui.

Alors que les partisans du pouvoir préparent cette réception depuis plusieurs jours, leurs adversaires aussi s’activent sur le terrain. Les membres de la représentation locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont pris d’assaut les rues et autres endroits stratégiques de la ville, ce jeudi 02 mai, où ils ont affiché des banderoles disant non à une nouvelle Constitution ou un troisième mandat.

Ces affiches sont visibles du rond-point Wondima (dans la commune urbaine) à la station de la Contournante (dans la sous-préfecture de Damakhaniya). Selon

Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du FNDC à Kindia, cette sortie vise à alerter les promoteurs d’un troisième mandat que leur projet n’est pas le bienvenu dans la ville des agrumes. Ce défenseur de l’actuelle Constitution promet que si ce projet venait à être lancé officiellement à Kindia, il sera enterré aussi sur place.

« C’est une manière pour nous d’exprimer notre désaccord vis-à-vis des prestataires politiques pour une éventuelle nouvelle constitution ou un 3ème mandat. C’est une chose à laquelle nous nous opposons. Donc, comme l’article 7 de la Constitution nous donne le droit de exprimer librement notre accord ou notre désaccord sur n’importe quel sujet, c’est raison pour laquelle nous avons mis des affiches, des banderoles partout dans la ville pour dire déjà que nous ne sommes pas d’ accord que les prestataires politiques, les clans mafieux qui viennent de Conakry viennent à Kindia pour dire qu’ils vont lancer la nouvelle constitution.

Qu’ils sachent que nous ne dormons pas. Le président de la République a appelé ses militants à l’affrontement. Mais nous, nous n’avons peur de personne. Nous n’allons pas céder à la provocation. Nous allons continuer de travailler librement parce que nous sommes du côté de la vérité. Nous défendons la constitution, et Dieu est avec nous. Et, nous continuerons à défendre notre Constitution vaille que vaille, au prix même de notre sang (…) Nous alertons donc pour dire que Kindia n’est pas d’accord, n’est pas favorable à la fameuse ou à la fausse Constitution dont ils sont en train de faire la promotion.

La population de Kindia est déterminée plus que jamais à brûler et enterrer le projet de 3ème mandat (…) Le commerçant politique Makanera Kaké était à l’ENI de Kindia le samedi passé avec ses pairs pour préparer les citoyens. Nous les avons laissés faire puisqu’il s’agissait d’un forum pour qu’ils parlent de l’avenir du RPG Arc-en-ciel sans le président Alpha condé. Mais si cette fois ils se hasardent à venir à Kindia pour parler d’un 3ème mandat, ils vont le regretter », a-t-il prévenu.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Affrontement au Palais du peuple : Aboubacar Soumah du SLECG blessé

1 mai 2019 à 13 01 55 05555

L’affrontement qui a opposé des membres des deux camps rivaux de l’USTG, ce mercredi 1er mai 2019, au Palais du peuple de Conakry, n’a pas que perturbé la célébration de la journée internationale du travail. Ces accrochages ont entraîné également des blessés dont Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG et sécrétaire général adjoint de l’une des branches de l’USTG. Selon des informations confiées à Guineematin.com, le bouillant leader du syndicat des enseignants a été blessé et conduit dans une clinique de Kaloum.

Ismaël Camara, un membre du SLECG qui a joint notre rédaction au téléphone, explique que c’est à la rentrée du Palais du peuple que Aboubacar Soumah a été attaqué et violenté. « Dès que le général Soumah est arrivé, certains ont dit c’est lui Aboubacar Soumah. Immédiatement, ils se sont attaqués à lui en le rouant de coups. Il a été blessé au bras et à la tête. Quelqu’un voulait même le poignarder, mais heureusement qu’il a été sauvé de justesse », explique l’enseignant.

Juste après cet incident, les membres du SLECG ont pris leur leader pour le conduire dans une clinique de Kaloum, dont ils préfèrent taire le nom pour des raisons de sécurité. Aboubacar Soumah a reçu des premiers soins et sa vie n’est pas en danger, expliquent ses proches.

« Il va mieux, son état s’améliore. Il faut savoir qu’ils (l’USTG version Abdoulaye Camara, ndlr) ont envoyé des loubards, des gens drogués pour l’attaquer. Un cadre ou en tout un homme réfléchi ne peut pas faire ça. Mais, on va d’abord prendre du recul.

Après, on va se retrouver à partir de demain avec toutes les centrales syndicales qui sont autour de nous, on va analyser la situation pour voir quelles sont les dispositions à prendre », a indiqué Abdoulaye Sow, le secrétaire général de cette branche de l’USTG.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Préparatifs du Ramadan : les vendeurs se plaignent de la faible affluence

1 mai 2019 à 10 10 26 05265

A moins d’une semaine du début du Ramadan, l’engouement ne se fait pas ressentir au marché de Madina, le plus grand marché du pays, situé à Conakry. Habituellement, l’approche de ce mois saint des musulmans est une aubaine pour les vendeurs des denrées les plus consommées pendant le Ramadan. Mais, cette année, les commerçants interrogés par un reporter de Guineematin.com, relèvent une faible affluence des clients.

« Cette année, il n’y a pas eu d’affluence par rapport à l’année précédente. Avant, à l’approche du Ramadan, les gens venaient acheter un sac, deux sacs de riz ou de sucre. Certains achetaient pour eux et d’autres pour envoyer à leurs parents qui sont au village. Mais cette fois-ci, on n’a pas encore vu les clients », témoigne Ciré Barry, vendeur de riz, de sucre et farine, au marché de Madina.

Comme ce dernier, tous les commerçants que nous avons interrogés parlent de la faible affluence des clients à la veille du Ramadan. C’est le cas de Aïssatou Diallo, vendeuse de maïs et de fonio, deux autres denrées de grande consommation pendant ce mois de jeûne des musulmans. « A l’heure actuelle, la clientèle n’est pas comme d’habitude. Avant, à quelques jours du Ramadan, on a avait beaucoup de clients, il y avait vraiment de l’engouement à l’approche du mois saint. Mais cette année, c’est tout le contraire », a-t-elle dit.

Et, Mamadou Djan Bah, un autre commerçant, de renchérir : « ça ne marche pas actuellement par rapport aux années passées. Habituellement, les 10 derniers jours avant le début du mois de Ramadan, il y avait beaucoup mouvement, on avait assez de clients. Mais actuellement, on peut passer toute la journée en train de dormir ici parce que ça ne marche. On n’a pas l’impression qu’on est à la veille du mois de Ramadan ».

Qu’est-ce qui peut donc expliquer cette faible affluence des clients ? Aïssatou Diallo pense que c’est la raison, c’est la hausse des prix. « Les marchandises sont chers et les prix ne font qu’augmenter. Quand les prix augmentent, les clients se font rares. Par exemple, le kilogramme de maïs qui coûtait 5000 GNF, coûte aujourd’hui 7000 GNF, le fonio était à 8000 GNF le kilo, mais aujourd’hui c’est à 12 000 GNF. Je pense que c’est cela qui fait qu’on n’a pas beaucoup de clients », a dit cette vendeuse qui rejette toute responsabilité dans cette hausse des prix.

Mais, Ciré Barry, lui, indique qu’il n’y a pas eu augmentation des prix des denrées importées à l’exception du riz. Et pour ce qui est de la hausse du prix du riz aussi, il a une explication. « Les gens se plaignent de la cherté des prix. Mais, il faut savoir que les prix du sucre et de la farine n’ont pas connu de hausse cette fois. Le sac de sucre est toujours vendu à 295 000 GNF et celui de la farine à 230 000 GNF. Seul le prix du riz qui a connu une petite augmentation, passant de 255 000 GNF à 265 000 GNF au marché de Madina.

Et, cette augmentation est due au taux de change. Vous savez que c’est le dollar qui est la monnaie utilisée sur le marché international. Les 100 dollars s’échangeaient contre 940 000 GNF, mais aujourd’hui c’est à 963 000 GNF. C’est cette augmentation de la valeur du dollar par rapport au franc guinéen qui explique donc la hausse du prix du riz importé », soutient ce commerçant.

A noter que le mois du Ramadan débute, selon le calendrier, le lundi 06 mai prochain.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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