Kindia : un présumé coupeur de route arrêté par la gendarmerie

18 février 2019 à 10 10 18 02182

La compagnie mobile de la sécurité routière de Kindia vient de présenter à la presse locale, un bandit présumé, arrêté la semaine dernière par la gendarmerie. Le nommé Amadou Diouldé Diallo serait membre d’un groupe de quatre coupeurs de route, dont trois sont en cavale, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Selon le commandant Jimmis Niamy, responsable de la compagnie mobile de la sécurité routière de Kindia, Amadou Diouldé Diallo a été arrêté dans la matinée du jeudi, 14 février 2019 dans la sous-préfecture de Linsan. Des gendarmes ont soupçonné la voiture dans laquelle il se trouvait avec trois autres jeunes et ont décidé de fouiller le véhicule. Mais, les jeunes ont refusé d’obtempérer et ont décidé de prendre la fuite.

Le Commandant Jimmis Niamy

Les agents de sécurité les ont pourchassés et ont réussi finalement à mettre main sur un seul. Il s’agit du nommé Amadou Diouldé Diallo qui a été présenté à la presse, à Kindia. « Les gendarmes ayant vu 4 jeunes à bord d’un véhicule, se sont intéressés pour une vérification. C’est ainsi qu’ils ont intimé le conducteur du véhicule de descendre et ouvrir le coffre. Le nommé Amadou Diouldé Diallo que nous vous présentons ici, étant assis à côté du conducteur, a parlé à ce dernier en langue nationale en lui disant qu’on a soupçonné quelque chose. Il lui a dit de bouger rapidement pour quitter sur le feu. C’est ainsi que le chauffeur a tenté de fuir avec ses amis. Les gendarmes ont pris la moto pour les pourchasser. La voiture étant immobilisée, les trois sont descendus avec les armes, ils sont rentrés en brousse. Comme c’était la nuit, les gendarmes ont fait la recherche toute la nuit, ce n’est qu’au petit matin qu’ils ont mis main sur le nommé Amadou Diouldé Diallo », explique le commandant Jimmis Niamy.

Il ajoute que les gendarmes ont saisi aussi la voiture abandonnée par ces présumés bandits. Et dans cette voiture, dit-il, il a été trouvé « une arme PMAK avec une boite à chargeur garni, un fusil de calibre 12 de fabrication locale coupée, une clé alain, une tenue militaire, une pince, un pied de biche, une pioche et un téléphone ».

Amadou Diouldé a été entendu avant d’être mis à la disposition de la justice. Selon les services de sécurité, les recherches se poursuivent pour tenter de mettre main sur les autres membres du groupe qui sont en cavale.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : avec l’appui de Rusal, la Russie offre un laboratoire mobile au centre de recherche russo guinéen

16 février 2019 à 20 08 00 02002

Dans son souci permanent d’appuyer la Guinée pour son développement, notamment dans le domaine sanitaire, la Fédération de Russie avec l’appui de la société minière Rusal/Guinée a offert un laboratoire mobile « Gazel » pour un centre Russo-Guinéen de Recherche scientifique en épidémiologique et prévention des maladies infectieuses de Kindia. Ce centre Russo-Guinéen a été installé au Centre de Recherche en épidémiologie-microbiologie et soins médicaux (CREMS) construit par RUSAL en 2015 pour lutter contre l’épidémie d’Ebola sur le territoire guinéen.

La cérémonie de remise du laboratoire mobile s’est déroulée en présence des ministres Abdoulaye Yéro Baldé Abdoulaye Yéro Baldé, en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ; Dr Edouard Niankoye Lamah, Ministre d’Etat, Ministre de la Santé. Egalement présent à cette remise, l’ambassadeur de Russie en Guinée, Alexander Bregadze ; le Directeur général de la société Rusal, Pavel Vassiliev, les autorités de Kindia, ainsi de plusieurs autres responsables de Rusal/Guinée, ont constaté deux reporters de Guineematin.com qui ont assisté à la cérémonie.

Dans son le discours de bienvenue, le Pr Mamadou Yéro Boiro, Directeur de l’IRBAG, a salué la société Rusal/Guinée qui, dit-il, n’est pas à sa première fois d’apporter son soutien à cette structure sanitaire. Il a rappelé l’important progrès enregistré par ce centre dans la lutte contre la maladie hémorragique à virus Ebola, grâce à l’appui de la compagnie Rusal.

Prenant la parole, le Directeur Général de Rusal/Guinée, Pavel Vassiliev, s’est réjoui du transfert du laboratoire russo-guinéen d’épidémiologie et prévention des maladies infectieuses ouvert par le service fédéral de surveillance de la protection des droits des consommateurs et du bien-être humain avec l’aide de sa compagnie, depuis 2017. « Dès le premier jour de l’existence de ce centre, notre société a mis tout en œuvre pour que cette initiative des dirigeants russe aide la science guinéenne à se développer avec succès », explique Pavel Vassiliev.

Par la même occasion, le DG de Rusal/Guinée a insisté sur le fait qu’en octobre 2014, aux pires moments d’Ebola, la société Rusal s’est fortement impliquée dans la lutte contre le virus. « La société a investi 10 millions de dollars dans la construction et l’équipement du centre de recherche moderne CREMS », a-t-il rappelé.

Parlant du nouveau laboratoire mobile « Gazel », Pavel Vassiliev a indiqué que les travaux dudit laboratoire permettront de diagnostiquer rapidement des infections particulièrement dangereuses permettant au système national de sécurité sanitaire de la Guinée d’avoir un niveau qualitativement nouveau.

En plus de ce laboratoire, le DG de Rusal/Guinée a passé en revue plusieurs autres réalisations de sa société pour le bien-être des populations guinéennes en général et celles de Kindia en particulier.

Abondant dans le même sens, l’ambassadeur de Russie en Guinée, Alexandre Bregadze a également témoigné que depuis 2015, la compagnie Rusal a construit et équipé le premier hôpital aux patients infectieux en Guinée, le CREMS. « Ce centre, à mon avis, a toutes les possibilités de prendre une échelle régionale qui pourrait même produire les médicaments basés sur les technologies russes et russo-guinéennes avec la mention ‘’Made in Guinea’’ ! Ce que souhaite le Président de la République, Alpha Condé », a dit le diplomate russe.

Le ministre guinéen de la Santé s’est également félicité de la collaboration entre la Fédération de Russie et la République de Guinée depuis plusieurs années. Dr Edouard Niankoye Lamah a rappelé que cette collaboration s’est surtout marquée dans le cadre de la formation dont lui-même serait un produit lointain. « Je ne pouvais pas ne pas être là à vos côtés pour la réception de ce laboratoire qui vient à point nommé parce que, comme vous le savez, il y a quelques jours, il a été découvert dans notre pays, la fièvre lassa. Donc, c’est un plaisir pour nous de voir nos amis russes, avec l’appui de Rusal, nous offrir un laboratoire capable de diagnostiquer les maladies à caractère épidémiologique », a ajouté Dr Edouard Niankoye Lamah.

Egalement très satisfait, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a pour sa part indiqué que ce geste de solidarité constitue pour le gouvernement guinéen, et particulièrement son département, une fierté sans précédent. « Par ce don du laboratoire mobile ultra moderne « GAZEL », le gouvernement de la Fédération de Russie vient de répondre à un impérieux besoin du MESRS, celui de faire de l’IRBAG une Institution pilote qui servira de référence pour la solution de la problématique des recherches et le diagnostic rapide de toutes les maladies virales, bactériennes et parasitaires en Guinée », a dit le ministre Abdoulaye Yéro Baldé.

En tant que département bénéficiaire, le ministre a rassuré les uns et les autres de leur détermination pour la bonne utilisation des matériels mis à leur disposition pour le bonheur des populations guinéennes.

Enfin, le ministre Abdoulaye Yéro Baldé a salué et remercié les présidents Alpha Condé et Vladmir Poutine pour leur combat en faveur du développement de leurs pays respectifs.

Alpha Assia Baldé et Amadou Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Télimélé : une importante quantité de drogue saisie par la gendarmerie

16 février 2019 à 12 12 00 02002

La compagnie de la gendarmerie de Télimélé a saisi hier, vendredi 15 février 2019, environ 250 kg de chanvre indien. Le propriétaire de la marchandise prohibée a été identifié mais il reste, pour l’heure, introuvable, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est dans la zone appelée Gadha Bowoun, située dans le secteur M’balia, relevant du quartier Missidé, dans la commune urbaine de Télimélé, que cette saisie a eu lieu. Alertée de la présence d’une quantité de chanvre indien dans une maison de ce quartier, la compagnie de la gendarmerie de Télimélé a déployé des agents sur les lieux. Ils ont perquisitionné la maison et ont procédé à la saisie de la drogue, explique l’Adjudant-chef Aboubacar Camara, officier de police judiciaire à la gendarmerie de Télimélé.

« Vers 16 heures, on a été informé par un individu qui nous a indiqué un coin dans le quartier Missidé, plus précisément à Gadha Bowoun, où un certain Alsény Diallo détiendrait une grande quantité de chanvre indien dans son logement dans une cour. Aussitôt, nous avons formé un groupe de missionnaires, nous sommes allés sur les lieux pour les premières constatations. Après, nous avons vu les indices de la drogue sur les carreaux à la véranda, là où se trouve fermée la quantité de drogue.

Sur le champ, nous avons informé le juge de paix de Télimélé et ses collaborateurs qui n’ont pas tardé à nous amener un mandat de perquisition. Mais avant d’agir, nous avons informé le chef de secteur qui, à son tour, a directement accepté de collaborer avec nous. Donc nous avons fait la perquisition et nous avons trouvé une quantité importante de chanvre indien dans la maison », explique le gendarme.

Selon Cécé Roger Kolié, juge d’instruction à la justice de paix de Télimélé, qui a été associé à cette opération, la quantité de drogue saisie peut être estimée à 250 kg. « Nous avons trouvé une quantité importante de chanvre indien, au total 9 colis. On peut estimer la quantité à 250 kg. Également, nous avons trouvé des paires de ciseaux qui servent à faire la confection des boules de chanvre indien, aussi nous avons trouvé l’instrument qui sert à mesurer le poids de la drogue.

Alors, dès que nous sommes venus, nous avons mis main sur ces colis suspects que nous avons immédiatement transportés au niveau de la gendarmerie. Je voudrais remercier la gendarmerie nationale pour l’exploit et pour avoir filé ces trafiquants de chanvre indien dans la localité, parce que nous sommes dans une dynamique de lutte contre l’insécurité en République de Guinée. Tout le monde sait aujourd’hui que le trafic de drogue a pris une certaine ampleur dans la ville de Télimélé. Tout récemment, nous avons saisi quelques quantités et aujourd’hui voici une deuxième quantité beaucoup plus importante qui est saisie », a-t-il dit.

A noter que le propriétaire de la drogue saisie reste, pour le moment, introuvable. Mais, sa femme a été interpelée et conduite à la gendarmerie où elle devrait être auditionnée.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél: 622525250

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Justice : 8 dossiers criminels devant le TPI de Kindia

14 février 2019 à 18 06 33 02332
Mamadou Dian Bora Diallo, procureur de la République près le TPI de Kindia

La première session des audiences criminelles de l’année 2019 a été lancée ce jeudi, 14 février à Kindia. Huit dossiers criminels sont au programme de cette session, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Pour le lancement officiel de ces audiences criminelles, une cérémonie a été organisée au Tribunal de Première Instance de Kindia. Elle a réuni les autorités locales, les Officiers de Police Judiciaire, des activistes de la société civile et des citoyens de la commune urbaine de Kindia. A cette occasion, le Procureur de la République près le TPI de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, a annoncé la nature des dossiers qui seront traités.

« Pour les audiences criminelles qui s’ouvrent ce matin, huit (8) affaires sont inscrites au rôle. Elles concernent 40 personnes dont 33 hommes, 7 femmes et 0 mineur. Ces accusés sont poursuivis pour des crimes d’assassinat suivi d’évasion et complicité ; de meurtre ; d’enlèvement de mineurs ; de viol ; de coups et blessures volontaires suivis d’assassinat ; viol et abstention délicieuse ; incendie volontaire ; pillages et destructions d’objets mobiliers », a indiqué le Procureur.

Dian Bora Diallo en a profité pour « inviter les populations de Kindia de continuer à collaborer avec la justice pour que le combat que nous avons engagé contre la criminalité puisse être couronné de succès pour le bien de tous. Notre objectif est de mettre complètement fin aux crimes commis dans la région de Kindia, qui troublent inlassablement l’ordre public et sapent nos efforts de développement ».

Dr Mamadou Ditin Diallo

Présent à la rencontre, Dr Mamadou Ditin Diallo, chef de cabinet au gouvernorat de Kindia, a invité les juges à ne dire que le droit afin de redorer le blason de la justice. « J’invite tout simplement les magistrats de dire la loi. Cela peut faire renaître la confiance. Une façon de redorer le blason, d’établir le bon partenariat entre la population et la justice. Parce que les relations commençaient à se détériorer, la confiance n’était pas là. Maintenant, si les juges prennent toutes leurs responsabilités pour dire et appliquer la loi, je crois que la confiance sera rétablie. C’est ce que nous souhaitons entre la population et la justice. Je demande également aux citoyens de Kindia de faire confiance à la justice. Et comme monsieur le Procureur de République a dit, il faudrait que la population s’implique, aide les services de défense et de sécurité pour le maintien de la paix et de la sécurité. Kindia attend tout simplement que la loi soit dite au bénéfice de la population. Parce que si la loi est dite, cela fait renaître la confiance entre la population et la justice », a-t-il dit.

Après l’examen de ces affaires, le tribunal criminel de Kindia va se déployer à Télimélé dans le cadre des audiences foraines pour juger les dossiers criminels en attente dans cette autre préfecture.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Télimélé : la station Total vandalisée !

14 février 2019 à 17 05 20 02202

Un individu s’est attaqué à la station-service située au niveau du marché central de Télimélé, dans la nuit d’hier à aujourd’hui, 14 février 2019. Il a vandalisé les lieux, entraînant des dégâts estimés s à plus de 150 millions de francs guinéens. Peu après les faits, un suspect a été arrêté, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est le mercredi, 13 février 2019, aux environs de 23 heures, que cet acte de vandalisme s’est produit. Un homme est venu couper les raccords et détruire les trois pompes de la station-service. Il aurait ensuite voulu incendier les lieux ; mais, il a vu des gens venir vers lui et s’est donc enfui, explique Elhadj Thierno Mohamed Baldé, le gérant de la station.

Elhadj Thierno Mohamed Baldé

« Hier, je suis resté à la station jusqu’aux environs de 18 heures 30 minutes, je suis rentré. Les enfants aussi sont restés jusqu’à 19 heures 30 minutes, ils ont fermé et sont rentrés. A 23 heures, j’ai reçu un appel m’informant que la station a été vandalisée. Pour l’instant je peux dire que c’est une personne mal intentionnée. Avant de venir je croyais que c’est le bureau qui est touché par des gens qui cherchent de l’argent, mais je trouve que c’est les trois pompes qui sont cassées et les raccords coupés. Heureusement, les bonnes volontés l’ont aperçu et l’ont poursuivi au moment où il voulait brûler la station », a expliqué Elhadj Thierno Mohamed Baldé.

Après ces dégâts, les services de sécurité ont ouvert une enquête et un suspect a été arrêté. « En ce moment, un suspect est aux arrêts parce que il avait menacé de gâter la station la semaine passée. L’enquête suit son cours. Ce suspect a travaillé ici un peu, il n’y avait pas de contrat entre nous, c’est juste parce qu’il assurait les services de gardiennage au voisinage. Depuis fin novembre, nous avons arrêté toute collaboration. Je précise que certaines personnes l’ont rencontré en courant, il avait en main un coupe-coupe. C’est lorsqu’ils ont vu les dégâts qu’ils l’ont dénoncé et il a été interpellé », confie la victime.

Selon Elhadj Thierno Mohamed Baldé, les dégâts causés peuvent dépasser les 150 millions de francs guinéens. Il demande aux autorités de faire en sorte que l’auteur de ces dégâts soit identifié et sanctionné.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

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L’UFDG rafle Kamsar : « c’est l’élection la plus correcte », jure Djibril Bangoura de l’UFR

11 février 2019 à 16 04 28 02282

C’est la deuxième commune rurale de Boké qui attendait encore l’élection de son exécutif communal. Et, c’est la deuxième (après Sangarédji) remportée par le principal parti de l’opposition guinéenne (l’UFDG) ce lundi, 11 février 2019, a appris Guineematin.com cet après-midi.

Ainsi, à la tête de la commune rurale de Kamsar, c’est monsieur Bocar Morin Camara (de l’UFDG) qui a été élu, devant le gouverneur de la région administrative de Boké, le Général Siba Loualamou.

En plus du maire, l’exécutif communal élu comprend monsieur Chérif Kibola Camara de l’UFR (premier vice-maire), Elhadj Boubacar Dara Baldé de l’UFDG (deuxième vice-maire), Djibril Fulgence Bangoura de l’UFR (troisième vice-maire) et Mamadouba Bah du PDG-RDA (quatrième vice-maire).

« Je peux vous dire que le vote de ce lundi à Kamsar est l’élection la plus transparente et la plus correcte. Monsieur le Gouverneur, monsieur le préfet, les forces de l’ordre… Tout le monde a joué convenablement son rôle. Il faut reconnaître que c’est monsieur le Gouverneur qui a instauré la discipline et appliqué la loi », a dit à Guineematin.com Djibril Fulgence Bangoura de l’UFR, troisième vice-maire de la commune rurale de Kamsar.

Egalement satisfait du déroulement de ce vote, le deuxième vice-maire a reconnu que deux conseillers ont tout de même été empêchés de voter. Un de l’UFDG (qui devait remplacer un défunt) et l’autre de l’UFR (qui devait remplacer un malade). Ils ont été non seulement empêchés de voter ; mais, conduit en détention le temps que se termine l’élection. Il s’agissait de madame Mariam Bangoura (qui était candidate au 17ème rang de la liste de l’UFDG) pour remplacer madame Mmah Bangoura (élue au 6ème rang et qui est décédée) ; et, de Mohamed Cissé qui était allé remplacer Elhadj Diawara qui est actuellement en France pour cause de maladie).

Bref, tous les conseillers ont unanimement salué le déroulement du vote et ont, à la fin, décidé d’aller demander la libération des deux « collègues) qui n’ont pas pu user de leur procuration…

A suivre !

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Viol sur une fille de 12 ans : Kaba Keïta, 45 ans, condamné à 5 ans de réclusion criminelle

11 février 2019 à 15 03 46 02462

Kaba Keïta, un boulanger de 45 ans, vient d’écopé de 5 ans de prison pour le viol d’une fille, âgée de 12 ans. Le verdict est tombé ce Lundi, 11 Février 2019, au tribunal de première instance de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma, rapporte un journaliste de Guineematin.com a suivi l’audience.

Les faits reprochés à Kaba Keïta remontent au mois d’Août 2018 à Yembeya, dans la commune de Ratoma. Et, à l’ouverture de son procès (le 04 Février dernier), l’accusé avait plaidé coupable des charges articulées contre lui. Il a d’ailleurs admis avoir couché cinq (5) fois avec sa victime qu’il amadouait avec du pain ou de l’argent.

« La fille venait souvent chez moi. Je lui donnais du pain ou de l’argent, 3000 ou 5000 francs. Parfois, je lui donnais des habits à laver. Un jour, je lui ai proposé de coucher avec moi. Elle a accepté. On l’a fait dans la boulangerie. Au total, on a couché ensemble cinq (5) fois », avait-il déclaré devant le tribunal.

Dans ses réquisitions, le ministère public a fustigé le comportement de Kaba Keïta qui « a trompé une petite fille pour coucher avec elle dans une boulangerie, un endroit où on fait le pain, un aliment qui ne se lave pas avant d’être consommé ». Bakary Camara, le procureur audiencier avait d’ailleurs demandé au tribunal de condamner l’accusé à dix ans de réclusion criminelle à temps. Et, ce lundi, le tribunal a rendu son verdict dans cette affaire.

« Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement, en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré (…) reconnait Kaba Keïta coupable des faits de viol. Et, pour la répression, le condamne à 5 ans de réclusion criminelle à temps. Sur l’action civile, constate le désistement de la partie civile », a dit le juge Mafering Camara.

Présente dans la salle d’audience, la mère de monsieur Kaba Keïta a fondu en larmes après l’annonce de ce verdict. « Eh ! Manguè (eh ! Autorités), Eh ! Manguè », répétait-elle les yeux larmoyants.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Boké : l’UFDG rafle mairie de Sangarédji

11 février 2019 à 14 02 18 02182

L’UFDG de Cellou Dalein Diallo vient de remporter la mairie de la commune rurale de Sangarédji, dans la préfecture de Boké. En plus du poste de maire de la commune, le principal parti de l’opposition guinéenne a placé deux de ses conseillers à la vice-présidence, a appris Guineematin.com ce lundi, 11 février 2019.

Selon Mamadou Bhoye Barry, conseiller communal, c’est monsieur Jean Guilavogui, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Boké, qui a supervisé l’élection de l’exécutif communal.

Ainsi, c’est monsieur Mamadou Oudy Bah de l’UFDG qui a été élu à la tête de cette importante commune rurale. Et, pour mieux conforter sa suprématie à Sangarédji, le parti de Cellou Dalein Diallo s’est également accordé le poste de vice-maire, en y élisant Mamadou Douga Baldé.
Pour ses alliés, l’UFDG a soutenu la candidature de madame Harira Bah de l’UDG, qui a été donc élue deuxième vice-maire ; et, au poste de troisième vice-maire, c’est Alama Conté qui a été élu.

Enfin, Mamadou Madiou Bah de l’UFDG a bénéficié de la confiance de ses camarades conseillers pour occuper le poste de quatrième vice-maire de la commune rurale.

A suivre !

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Suicide à Kindia : Alpha Ibrahima Diallo pendu sur un manguier

10 février 2019 à 18 06 43 02432

Ce dimanche, 10 février 2019, le quartier Yéolé, situé dans la commune urbaine de Kindia, s’est réveillé dans la stupeur. Alpha Ibrahima Diallo, un jeune marié, vendeur de téléphone, s’est pendu sur un manguier situé non loin de sa résidence au quartier Yéolé, dans la commune urbaine de Kindia, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans cette préfecture.
Pour le moment, on ignore les causes de ce suicide.

Selon l’épouse de la victime, elle faisait la toilette de leur fils au petit matin quand elle a entendu les voisins crier qu’une personne s’est pendue. « Lorsque Koto Alpha Oumar est revenu, je lui ai dit que mon fourneau est gâté, mon thé pour le café est également fini. Il m’a dit d’accord et il est parti à la mosquée. En revenant à 21 heures, il m’a trouvée chez ma copine où il a demandé la clé de la maison, je lui ai dit que la maison n’est pas fermée, en ajoutant que notre fils est couché dedans. Il s’est servi à manger. J’ai veillé dans la cour jusqu’à 23 heures avant de revenir me coucher. Pendant la nuit, l’enfant a demandé de l’eau à boire, mon mari m’a réveillée, en demandant de donner l’eau à l’enfant. On est resté comme ça. Je ne connais pas l’heure à laquelle il est sorti. C’est au petit matin, quand je faisais ma toilette de mon enfant que j’ai entendu les voisins dire que quelqu’un s’est pendu derrière la cour… », a expliqué madame Mariama Djelo Diallo, épouse du défunt.

Selon monsieur Alsény Camara, le chef du quartier de la Gare, c’est son collègue chef du quartier Yéolé qui lui a annoncé cette triste nouvelle. Un médecin-légiste est venu faire l’autopsie avant de rendre le corps qui a finalemnt été remis à la famille pour l’enterrement.
Enfin, on apprend qu’une enquête est ouverte pour chercher à élucider la cause de cette mort.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Kindia : Abdoulaye Bah dévoile sa stratégie pour reconquérir la mairie (interview)

9 février 2019 à 12 12 00 02002
Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

Trois mois après l’élection contestée de Mamadouba Bangoura à la tête de la mairie de Kindia, le candidat de l’UFDG dans cette commune ne s’avoue toujours pas vaincu. Abdoulaye Bah, qui devait être le maire de Kindia (selon l’accord politique signé le 08 août 2018 qui était sensé sortir la Guinée de la crise post électorale) entend relancer la machine de la contestation pour « récupérer ce qui lui a été volé ». L’opposant l’a annoncé au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, évoquant aussi la stratégie qu’il compte mettre en œuvre pour se faire entendre.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait trois mois depuis que le doyen Mamadouba Bangoura a été élu maire de Kindia, même si vous contestez son élection. Dites-nous, c’est quoi l’actualité politique aujourd’hui à Kindia ?

Abdoulaye Bah : l’actualité politique à Kindia se résume cette fois-ci par les conséquences de cette mascarade électorale qui a eu lieu le 15 octobre 2018. L’équipe politique qui a été parachutée n’est pas en harmonie. Le soi-disant maire, Mamadouba Bangoura, est couché à la maison, le bureau est fermé et ça se comprend, c’est un papa de 89 ans qu’on a manipulé, emballé dans une entreprise qu’il ne peut pas contrôler. Les 5 faux vices maires ne sont pas en harmonie puisqu’à chaque fois qu’ils se rencontrent, c’est des disputes et des insultes. La raison est simple, c’est des gens qu’on a ramassé, rassemblé pour construire une équipe politique alors qu’ils n’étaient même pas dans le même parti politique, ils n’ont pas la même vision.

Conséquence ? L’administration communale est complètement paralysée. Bien évidemment, il y a des démissions, c’est celle du chef financier, monsieur Kaba Oury Dioubaté, qui est parti parce qu’il a compris que cette commune est complètement finie. Le reste des cadres ne vient pas parce qu’ils ne veulent être associés à l’image négative actuelle de Kindia. Donc, il n’y a pas de tête, il n’y a pas de travail et la population de Kindia a décidé de rejeter cette mairie qui n’émane pas de la volonté populaire. Puisqu’à Kindia, vous le savez, c’est l’UFDG qui a gagné haut la main. En plus, il y a eu les violences qui ont suivi l’installation, d’abord à l’intérieur de la commune puis à l’extérieur avec 95 boutiques pillées dont le contenu a été ramassé, plus de 100 personnes blessées à l’arme blanche, des arrestations, des véhicules caillassés, des maisons brisées et des motos brûlées.

Donc, Kindia est en deuil, Kindia est fâché, Kindia n’est pas content et également la population étant démocrate, a compris les principes de la légitimité populaire. Les ne peuvent pas supporter, accompagner et rester derrière une équipe qu’ils n’ont pas choisie et par conséquent, ils ne peuvent pas donner un rond à une équipe qu’ils n’ont pas choisie. Les taxes ne sont pas payées à Kindia. Personne ne paye à personne puisque la démocratie a été violée. Aujourd’hui, Kindia est malheureux, Kindia est abandonné, il est en déconfiture puisqu’il y a l’aspect physique de la préfecture. Cette ville qui était la plus propre de la Guinée, la circulation est anarchique, l’assainissement a été affecté, il y a des ordures partout et comme Conakry, on les brûle partout. Maintenant, il n’y a personne qui ramasse les ordures, il n’y a pas d’éboueurs, il n’y a pas de balayeuses, il n’y a pas de collecteurs. On a causé un tort immense à Kindia par le fait que ce gouvernement a décidé de voler la victoire d’un parti politique qui a gagné.

Guineematin.com : vous dites que le maire, Mamadouba Bangoura, est couché à la maison ; mais, récemment il a fait une sortie médiatique pour dire qu’il se porte à merveille et qu’il travaille avec une adhésion populaire à Kindia. Est-ce que vous ne pensez pas aujourd’hui qu’il faut tourner cette page de conquête de la mairie en acceptant d’aller travailler avec l’équipe mise en place pour le bonheur des populations ?

Abdoulaye Bah : non ! Nous ne pouvons pas, et ce n’est pas moi seulement, c’est Kindia. Si vous comprenez bien, c’est Kindia qui s’est levé contre cette fausse mairie. Lorsque les populations rejettent la mairie, elles ne viennent pas à la mairie. Les 46 chefs de quartiers et districts ne viennent pas à la mairie. Donc, les populations ne sont pas derrière cette fausse équipe. Bangoura a répondu à mes sorties médiatiques sur les conséquences catastrophiques du hold-up politique à Kindia. Evidemment, il donne l’impression que ça travaille alors qu’il ne fait rien, il est à la maison. Il est d’ailleurs à Foulaya chez son épouse et c’est là où il a reçu les médias qui ont relayé son interview. Une ville gouvernée se présente d’elle-même. Vous n’avez même pas besoin de parler, vous chef.

Dès que les gens viennent dans la ville, elle se montre. Ce n’est pas lui qui veut se défendre, c’est l’aspect de la ville à travers la population, l’assainissement, les activités politiques, économiques, culturelles et sociales. Ce qui n’est pas le cas. Je suis ici pour témoigner par rapport aux conséquences néfastes que ma ville, notre ville vit ; mais également la position responsable des populations de Kindia à refuser ce qui nous a été fait. Donc, ce n’est pas moi seul qui résiste ; mais, je suis aussi le porte-parole des sans voix. Puisque je suis l’acteur principal, celui qui a mené la liste de l’UFDG jusqu’à la victoire finale où on a obtenu 22.143 voix contrairement au RPG qui a eu difficilement 12.000 voix.

On a passé trois mois d’observation, parce qu’on travaillait sur cette période qui est pour nous très cruciale pour voir jusqu’où cette équipe illégale et illégitime qui a été installée en violation de la loi pouvait être capable de quelque chose. Mais, ils n’ont rien pu faire et ça prouve que Kindia est mature et mûr sur le plan politique parce que la démocratie met l’accent sur la légalité ; mais, aussi sur la légitimité qui est fondée sur la reconnaissance légale des populations vis-à-vis de cette mairie. Donc, monsieur Bangoura, alité à la maison, s’il dit qu’il gouverne, c’est dommage parce que ça ne reflète pas la vérité, ni la réalité.

Guineematin.com : nous avons appris que vous avez porté l’affaire devant la justice qui tarde à trancher. Dites-nous exactement où se situe le dossier ?

Abdoulaye Bah : le dossier n’a pas été touché. Il y a plus de deux semaines, notre avocat, maître Salif Béavogui, était à Kindia pour vérifier au niveau de la justice, la suite donnée à nos plaintes puisqu’il y en a plusieurs. Il y a une plainte politique sur la base de l’article 114 du Code des Collectivités qui dit que les contentieux qui naissent des élections communales sont réglés au niveau du tribunal de première instance du ressort. Nous sommes légalistes et républicains, nous respectons la loi. Et lorsque cette mascarade a eu lieu le 15 octobre, notre avocat a décidé automatiquement de porter plainte au niveau de la justice le 18 octobre 2018. Nous avons ici la copie de cette requête en annulation de l’élection du 15 octobre 2018 adressée à monsieur le président du tribunal de première instance de Kindia le 18 octobre 2018.

Jusqu’à présent, et c’est malheureux pour la Guinée, il se targue d’être un patron. Un juge qui refuse de juger une affaire politique, surtout pour laquelle il est chargé de juger par la loi. Donc, la requête est pendante, nous demandons expressément à monsieur Amady Cheick qui est le président du tribunal de première instance de Kindia d’examiner notre requête qui a été déposée dans le temps. Il avait trois jours pour examiner la requête et décider, nous sommes aujourd’hui à près d’une année après le dépôt de cette requête, rien n’est encore fait. Le juge doit juger puisque c’est son travail. Notre avocat est en déplacement ; mais, nous avons décidé que si dans quelques jours, monsieur Amady Cheick ne nous appelle pas pour trancher le dossier, nous allons porter plainte contre lui auprès du conseil supérieur de la magistrature qui est l’instance juridictionnelle compétente pour juger les magistrats qui dénient la justice.

Puisque ça, c’est un déni de justice, c’est un refus de juger. Or, le juge doit juger et dire le droit. Il est magistrat diplômé pour ça, il est formé et a été nommé pour ça. Donc, il n’a pas le droit de négliger la plainte d’un citoyen. Ça, c’est la première démarche qu’on va entamer contre monsieur Amady Cheick. La deuxième, il n’est pas exclu que nous saisissions, sur la base des conventions sous-régionales, la Cour de justice de la CEDEAO à Abuja (Nigéria). Vous savez, dans ces conventions sous-régionales, les droits politiques, civils, économiques et culturels des citoyens sont garantis. Et, la Guinée étant membre de cette communauté sous-régionale, a signé ces conventions. Si elle ne respecte pas, nous connaissons l’existence de cette convention, donc on va pouvoir aller se plaindre au niveau de cette juridiction pour violation des droits politiques et civils.

Je crois qu’à Kindia, sur la base de nos preuves, si le juge a le courage de juger, cette élection sera annulée parce qu’il y a eu beaucoup de violations. D’abord, on n’a pas été convoqué par une lettre d’invitation : la loi prévoit que le délégué national invite les conseillers élus par une lettre officielle. On a été invité que par la voix radiophonique. Ensuite, l’élection qui aurait dû se faire dans la salle de délibération de la commune a été déplacée dans la salle de prière. Enfin, la loi prévoit que l’élection soit affichée dans les 24 heures s’il y a élection. Malheureusement, il n’y en a pas eu.

Sans compter la violation de l’accord politique qui nous restituait d’emblée Kindia malgré les supputations, les avis et opinions non fondés parce que nous, on était sincères en signant cet accord. Nous avons tous ces éléments déposés devant le juge avec les avocats qui vont défendre et on va gagner sûrement à Kindia. A défaut, la Guinée risque d’être condamnée pour avoir violée les lois politiques, civiles, garantissant la Constitution guinéenne ; mais également par les conventions sous-régionales, notamment de la CEDEAO.

Guineematin.com : vous continuez toujours à vous battre pour la reconquête de cette maire ; mais, est-ce qu’au-delà de cette plainte, vous avez d’autres stratégies pour gagner cette bataille ?

Abdoulaye Bah : je ne peux pas dévoiler toutes les stratégies puisque nous sommes en politique. Vouloir le faire, c’est offrir le plateau à notre adversaire qui se demande qu’est-ce qu’on va faire. Ça, c’est sur le plan de la légalité. Et le juge de Kindia est en train de commettre une infraction. La stratégie qu’on a décidé de mettre en mouvement, c’est cette stratégie de communication après une période d’observation portant sur 3 mois (du 15 octobre jusqu’à la mi-janvier) qui a porté également sur les conséquences que j’ai décrites : la mairie en déconfiture, le maire alité, le conseil en débandade, l’administration communale rejetée carrément, même les naissances ne sont pas déclarées au niveau de cette maire, il y a eu recul au point que les populations ne veulent pas avoir un papier qui vient des mains des personnes qui ont été imposées à Kindia par la force, c’est le sommet de la résistance.

Il n’y a pas de déclarations de naissances comme avant parce que les gens estiment que cette mairie est la mairie de ceux qui ont utilisé les armes contre eux. Donc, notre stratégie est celle de la communication en vue d’informer qu’à Kindia, les gens ne sont pas prêts à accepter cela et ils n’accepteront jamais. La seconde stratégie qui est la suite logique de la communication, c’est de rappeler le juge à l’ordre pour qu’il bouge. A défaut, son syndicat, le conseil supérieur de la magistrature va devoir être saisi, il va le convoquer pour demander pourquoi il ne veut pas juger une affaire que relève de sa compétence. Troisièmement élément dans l’affaire judiciaire, c’est la justice de la CEDEAO parce qu’on ne peut pas aller à la Cour suprême du fait qu’on n’a pas un jugement.

Pour que la Cour suprême soit saisie, il faut qu’il y ait un jugement de première instance au cours duquel, il y aurait eu un appel et puis un pourvoi en cassation. Donc, à ce niveau on ne peut pas utiliser les voies de juridictions nationales ; mais, les voies supranationales, en l’occurrence la Cour de justice de la CEDEAO qui peut être saisie parce qu’elle est compétente lorsque les droits politiques, économiques, civils, sociales et culturels d’un citoyen de l’espace CEDEAO sont violés. Voilà pour le moment ce que nous menons comme stratégie, le reste viendra en fonction des résultats qu’on obtiendra de cette communication et du judiciaire.

Guineematin.com : sur le plan national, l’actualité est dominée aussi par le débat persistant autour d’un éventuel troisième mandat pour le Président Alpha Condé. De plus en plus de voix s’élèvent au sein de la mouvance présidentielle pour parler de la nécessité de revoir notre constitution pour permettre au chef de l’Etat de rester au pouvoir au-delà de 2020. Quel est votre regard sur la question ?

Abdoulaye Bah : ce n’est pas compliqué. Ceux qui font la promotion d’un 3ème mandat inexistant dans la constitution guinéenne ignorent qu’ils sont en Guinée et que la Guinée n’est pas un pays de désordre. C’est pays à respecter, à admirer, un pays dont les lois doivent être respectées. En Guinée, il n’y a pas un 3ème mandat, encore moins un 4ème mandat. Il y a 2 mandats qui sont prévus dans l’article 27 de la constitution guinéenne. Constitution qui a permis à monsieur Alpha Condé d’être Président, même si les élections de 2010 et de 2015 laissent à désirer. Bref, toujours est-il que c’est cette constitution qui a permis à monsieur Alpha Condé d’être au pouvoir et d’y rester. Et c’est sur cette constitution il a prêté serment de respecter et de faire respecter la constitution elle-même et les lois de la République. Ça, c’est des choses vis-à-vis desquelles on ne peut pas tenter autre chose.

Guineematin.com : mais vous savez que notre constitution actuelle a été élaborée par le Conseil National de la Transition (CNT) et elle n’avait pas été soumise au vote populaire quand même. N’est-ce pas là un argument solide pour les promoteurs d’une modification constitutionnelle ?

Abdoulaye Bah : alors, pourquoi attendre 8 ans ou 9 ans pour se lever et dire que cette constitution qui l’a aidé à être élu n’était pas bonne ? S’il était vraiment légaliste, préoccupé pour une constitution qui n’a pas fait objet du verdict populaire, il aurait, dès la première année ou la deuxième année, demandé aux populations de changer. Rien ne l’en empêchait ; mais, pourquoi attendre qu’il soit en fin de mandat pour toucher une constitution ? Cela donne à réfléchir. La pirogue qui vous a aidé à arriver sur l’autre rive ne doit pas être déclarée mauvaise. La femme que vous avez épousée en connaissance de cause et qui vous a fait des enfants, vous ne pouvez pas vous levez un bon matin pour dire que vous vous êtes trompé de femme.

D’ailleurs, ce n’est pas monsieur Alpha Condé qui le dit d’abord, il ne faut pas l’accuser. Ce sont les promoteurs du 3ème mandat inexistant. Je renvoie ces gens qui ignorent que la Guinée a une constitution à l’article 27 qui dit que le mandat présidentiel se limite à deux. Maintenant, les deux mandats font partie des éléments d’intangibilité prévus dans l’article 154 de la constitution qui dit que la Guinée est une République comme forme de l’Etat, on ne peut pas la prendre comme un royaume comme le Maroc ou comme un empire comme le Japon. La forme de l’Etat, de la République, on ne la change pas. Le caractère laïc de la Guinée est intouchable. Il n’y aura jamais en Guinée un Etat islamique ou un Etat catholique. Donc, il n’y a pas une religion d’Etat comme au Maroc ou en Algérie ou bien en Iran. Egalement, les deux mandats prévus à l’article 27 ne sont pas à toucher.

Tout guinéen qui devient Président n’a droit qu’à deux mandats parce qu’il est dit : en aucun cas, pour aucune raison quelconque, on ne peut toucher aux deux mandats. C’est parce qu’on veut donner la chance à d’autres guinéens ou guinéennes de devenir Président. Monsieur Alpha Condé n’est pas le seul fils de la Guinée à vouloir être le Président de la Guinée et servir la nation. Donc, ce mandat limité a une raison. Ce que les enfants du pays peuvent compétir pour arriver au sommet de la nation et servir. Personne ne peut se prévaloir d’être supérieur aux autres et considérer ceux-ci comme des inférieurs. Donc, l’affaire de 3ème mandat, c’est des gens qui parlent parce qu’ils ne savent pas qu’il y a un dispositif au sein de la constitution qui dit qu’il n’y a que deux mandats.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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HOROYA AC VS FC PLATINUM du Zimbabwe : voici comment se procurer des bracelets

9 février 2019 à 11 11 48 02482

A L’OCCASION DU MATCH RETOUR COMPTANT POUR LES MATCHES DE GROUPE DE LA LIGUE DES CHAMPIONS TOTAL CAF 2018/2019, LE HOROYA ATHLETIC CLUB INFORME SES SUPPORTERS, LE PUBLIC DE GUINÉE, AINSI QUE LES PASSIONNES DU FOOTBALL, QUE LES TICKETS DU MATCH L’OPPOSANT AU FC PLATINUM DU ZIMBABWE CE MARDI 12 FÉVRIER A 16 HEURES AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, SERONT VENDUS A PARTIR DU SAMEDI 09 FÉVRIER 2019, AU STADE DU 28 SEPTEMBRE.

NOUS INFORMONS LES SUPPORTERS ET LES PASSIONNES DU FOOTBALL QUE POUR SOUTENIR LE HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY, CHACUN DEVRA ACHETER SON BRACELET, CAR L’ENTRÉE DU STADE NE SERA PAS GRATUITE.

LES GRADINS SONT VENDUS À 5.000 GNF
LES SECTEURS 1 – 2 – 3 ET 7 – 8 – 9 SONT VENDUS 10.000 GNF
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RENDEZ VOUS A PARTIR DU SAMEDI 09 FEVRIER AU STADE DU 28 SEPTEMBRE, ET PROCUREZ VOUS VOS ACCES A LA RENCONTRE.

HOROYA ATHLETIC CLUB DE CONAKRY… ENSEMBLE POUR LA VICTOIRE !!!

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Violences au stade de Télimélé : des sanctions contre Loubha et Lélou

9 février 2019 à 10 10 45 02452

La Ligue Guinéenne de Football Professionnel (LGFP) a tranché suite aux violences survenues récemment au stade omnisport de Télimélé. La Ligue a sanctionné aussi bien le Loubha FC de Télimélé que le Lélou FC de Lélouma. Si Louceny Bangoura, sociétaire de Lélou FC, à l’origine de l’incident du 27 janvier dernier, écope d’une suspension de deux saisons, les deux clubs subissent des sanctions pécuniaires, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La LGFP n’est pas allée du dos de la cuillère pour sanctionner les comportements antisportifs constatés à Télimélé en marge de la 8ème journée du championnat national de Ligue 2. L’expulsion de Louceny Bangoura à la 92ème minute de jeu, entre Loubha FC et Lélou FC, a été à la base des violences alors que le score en était à égalité 1 à 1 entre les deux formations.

Dans sa décision, la Ligue annonce que Lélou FC remporte le match sur tapis vert sur le score de 3 à 0. En plus, Lélou FC est condamné au payement d’une amende deux (2) millions de francs guinéens suite au comportement antisportif de son joueur, Louceny Bangoura. Ce dernier est suspendu pour deux saisons à compter de la 11ème journée du championnat de Ligue 2.

Quant à la formation de Loubha FC, pour mauvaise organisation du match, la LGFP lui inflige une amende de trois (3) millions de francs guinéens. Le club devra également rembourser tous les matériels cassés (chaises et caméras de CIS Médias) à l’occasion de ces incidents.

En outre, le Loubha FC ne va plus jouer à domicile. Pour la suite de la saison, l’équipe de Télimélé recevra ses adversaires au stade Fodé Fissa sa Kindia.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Télimélé : le mouvement G7+ UFDG et la mairie s’unissent pour assainir la ville

9 février 2019 à 7 07 30 02302

Le mouvement G7+ UFDG, en collaboration avec les autorités communales, a lancé hier, vendredi 08 février 2019, une campagne d’assainissement de la ville de Télimélé. Ils ont mobilisé un groupe de jeunes volontaires pour débarrasser la ville de ses ordures. Ces deux partenaires comptent pérenniser cette action pour donner à la commune urbaine une image rayonnante, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le lancement de cette campagne a mobilisé une cinquantaine de jeunes, membres du mouvement G7+ UFDG, les autorités communales et plusieurs citoyens de la ville. Habillés aux couleurs de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, qui dirige la mairie de Télimélé, ils se sont donné rendez-vous au niveau du carrefour Gasoil, où ils ont entamé les travaux. Ils ont assaini le marché central de la ville et les abords de route.

Lamarana Diallo

Selon Mamadou Lamarana Diallo, président du mouvement de G7+ UFDG, antenne Télimélé, il s’agit là d’un acte citoyen qui vise à maintenir un environnement sain et propre dans la ville. « Avant tout, je remercie toutes les personnes qui composent le mouvement G7+ UFDG, je remercie aussi toute la population de Télimélé qui nous permis de réaliser cet acte citoyen comme on la voulu. Nous nous sommes fixés plusieurs objectifs, parmi lesquels, rendre la ville de Télimélé propre.

C’est pour cette raison que nous sommes là ce matin. Nous comptons pérenniser cette action pour que Télimélé une ville rayonnante. C’est vrai que cette tâche n’est pas aisée, mais nous allons nous donner la main pour y arriver. Nous demandons un appui aux bonnes volontés pour nous aider à avoir des matériels d’assainissement », indique le responsable local de ce mouvement de soutien à l’UFDG.

Et, cette action est accueillie par les autorités communales de Téliméle qui placent l’assainissement au centre de leurs préoccupations. Le maire de la ville, Younoussa Goulgoul Diallo, salue un engagement patriotique et un esprit citoyen des jeunes de Télimélé.

Younoussa Goulgoul Diallo

« Je suis vraiment comblé de joie et de satisfaction pour cette maturité des jeunes de Télimélé, réunis en mouvement de soutien aux actions salvatrices de la commune urbaine de Télimélé. Ce vendredi 08 février 2019, avec l’appui de G7+ UFDG, nous avons fait le lancement de la campagne d’assainissement pour montrer à tout le monde que la ville est à assainir. Je remercie humblement le mouvement G7+ UFDG pour cet esprit citoyen. Nous allons nous réunir en conseil pour trouver un jour consacré à l’assainissement de la ville », a dit l’autorité communale.

Les habitants de la commune urbaine de Télimélé ont salué aussi cette initiative, à laquelle ils adhèrent fortement.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel. 622525250

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Affaire déguerpissement à Kipé 2 : la décision de la justice attendue dans 3 semaines

8 février 2019 à 18 06 02 02022

Le procès opposant les citoyens menacés de déguerpissement à Kipé 2 à l’Etat guinéen, va s’achever sans connaître de débats proprement dits. Ce vendredi, 08 février 2019, le tribunal de première instance de Dixinn, en charge du dossier, a ordonné la clôture des débats après l’étude des pièces fournies par les parties. La juridiction a renvoyé l’affaire au premier mars prochain pour la délibération, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Il faudra encore trois de patience pour les habitants de Kipé 2, dans la commune de Ratoma, menacés de déguerpissement par le gouvernement guinéen, pour être situés sur le sort qui leur est réservé par la justice. Après de multiples reports, dus à l’absence de l’Etat, visiblement en manque d’arguments pour justifier sa décision de déguerpir ces citoyens sans aucune mesure d’accompagnement, le dossier a été appelé ce vendredi par le tribunal de Dixinn, en présence des conseils de l’agent judiciaire de l’Etat et ceux des citoyens.

Et, la présidente du tribunal a décidé de mettre le dossier en délibéré pour décision être rendue le 1er mars 2019. Car, même s’il n’y a pas eu de débats proprement dits, la juridiction a eu suffisamment du temps pour étudier les pièces fournies par les différentes parties. Et pour maître Paul Yomba Kourouma, l’un des avocats des 225 familles menacées de déguerpissement, il n’y a pas de doute que la décision qui sera prise par la justice sera à l’avantage de ses clients.

« Aujourd’hui, l’affaire a été mise en délibéré pour décision être rendue le 1er mars 2019. Les débats sont déclarés clos dans cette affaire. Cela, à la suite des observations du ministère public qui est censé être le représentant de l’Etat dans cette affaire. Lequel a attesté que la propriété querellée est bien celle des occupants qui sont nantis du titre de propriété dûment délivré par l’Etat lui-même. Et que le décret produit par le ministère de la ville est sans effet à l’égard des occupants de Kipé 2 en ce qui concerne le centre directionnel de Koloma.

Donc, les signaux de la victoire sont apparents dans cette affaire. La grande visibilité que le ministère public a eue dans cette affaire, la loyauté, la force de caractère et le courage, ont prouvé dans cette affaire, qu’il est vraiment le gardien de la légalité. Les faits sont criards, patents, et ne sauraient être autrement interprétés qu’en faveur des occupants actuels qui, juridiquement sont bien nantis des documents », a-t-il déclaré.

L’avocat précise que si, toutefois, l’effet contraire se produisait le 1er mars prochain, cette « décision sera censurée par une juridiction plus intelligente, qui infirmera la décision en question. Parce que l’Etat n’a aucun argument solide pour justifier sa décision de déguerpir des citoyens légalement installés et qui disposent de tous les documents nécessaires, attestant qu’ils sont propriétaires légaux des lieux », a laissé entendre maître Paul Yomba Kourouma.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/664 413 227

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Kindia : Rusal/CBK remet un chèque de près de 3 milliards aux autorités pour le développement local

8 février 2019 à 9 09 48 02482
Cérémonie de remise du chèque ce jeudi au préfet de Kindia par les autorités de Rusal/CBK

Dans la journée de ce jeudi, 07 février 2019, la société Rusal/CBK a remis aux autorités de Kindia un chèque d’un montant de près de trois milliards de francs guinéens, représentant sa contribution au développement local de la préfecture au titre de l’année 2016. La cérémonie de remise du chèque a été organisée au chef-lieu de la préfecture, en présence des autorités préfectorales, des sous-préfets, des élus locaux et de quelques citoyens, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Dans son discours de bienvenue, le préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré a salué la société Rusal/CBK pour son appui en faveur des populations de sa préfecture. Pour lui, cette remise de chèque pour le développement local de Kindia au titre de l’exercice 2016 est la parfaite illustration de la coopération entre la Guinée et la Compagnie de Bauxite de Kindia (CBK). Une relation, souligne-t-il, qui est basée sur le principe « gagnant-gagnant ».

En outre, N’Fansoumane Touré s’est dit fier que les contributions de la société Rusal/CBK puissent combler les contraintes liées au développement de sa zone de juridiction. « C’est le lieu de rappeler que la cérémonie qui nous réunit vient clôturer le protocole de remise proprement dit. Car, déjà, les fonds de contribution au développement en question ont fait l’objet de virement dans les comptes desdites communes et mis à disposition à d’autres bénéficiaires retenus lors de la réunion extraordinaire du mardi 18 décembre 2018 qui a regroupé les autorités préfectorales et tous les membres statutaires du CPD », a dit le préfet. N’Fansoumane Touré a précisé que plusieurs actions ont déjà été réalisées dans les différentes localités grâce à ces fonds.

Au nom des populations de Kindia, le préfet a magnifié les relations entre les chefs d’Etat guinéen, le Professeur Alpha Condé, et russe, monsieur Vladmir Poutine. Il a rassuré que la gestion des fonds ne souffrira d’aucune entorse et que le climat de paix et de collaboration entre la société et les populations sera garantie.

Saluant les autorités et l’ensemble des populations de Kindia pour leur présence à la rencontre, le Directeur Général de Rusal-Guinée, Pavel Vassiliev a, quant à lui, expliqué que depuis plus de 17 ans, la compagnie Rusal est restée comme étant l’un des meilleurs investisseurs en Guinée ; car, dit-il, elle offre des milliers d’emplois aux guinéens. « Au fil des ans, la compagnie Rusal a investi des centaines millions de dollars dans l’économie de la Guinée », explique-t-il.

Parmi les réalisations de la compagnie, le DG de Rusal-Guinée a cité la construction et l’équipement des écoles, des centres de santé, des points d’eau, des lieux de culte qui ont émergé dans plusieurs villages et l’électrification des centaines de maisons…

Au nom de ses collègues, le maire de la commune urbaine de Kindia, Mamadouba Bangoura, a remercié les responsables de la société Rusal pour leur appui constant au développement local de la préfecture. « Nous avons toujours salué les efforts gigantesques dirigés vers nos collectivités. Aujourd’hui, c’est un autre jour de joie pour nous et pour l’ensemble de nos populations », s’est-il félicité.

Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Fonctionnement de la chaîne pénale : le procureur de Kindia échange avec les OPJ sur la question

7 février 2019 à 20 08 11 02112

Le Procureur de la République de Kindia a organisé, ce jeudi 07 février 2019, une réunion d’échange et de concertation avec les Officiers de Police Judicaire de la région. La rencontre qui s’est tenue dans les locaux du TPI de Kindia, a porté sur l’amélioration du fonctionnement de la chaîne pénale dans la région, a appris Guineematin.com, à travers un de ses correspondants à Kindia.

Mamadou Dian Bora Diallo

Près de 100 Officiers de Police Judiciaire venus des préfectures de Kindia, Télimélé et Forécariah ont pris part à cette rencontre, organisée dans les locaux du Tribunal de Première Instance de Kindia. Selon le Procureur de la République près le TPI de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo, il s’agit là d’un cadre de concertation que son Parquet a organisé pour renforcer les capacités des acteurs de la chaîne pénale. « Et cela a été l’occasion pour nous d’échanger, puisque dans l’application de notre politique pénale, nous avons constaté qu’il y a des infractions qui se répètent de façon régulière maintenant à Kindia. C’est notamment les infractions de stellionat, d’occupation illégale des domaines, de rébellion, de viol, de coups et blessures volontaires. Donc il était important que les acteurs de la chaîne pénale que nous sommes, puissions échanger, se rappeler les règles fondamentales par rapport à la conduite, les articles appliqués à tenir quand ces infractions-là arrivent et quand ils sont saisis de ces infractions », a-t-il indiqué.

Le Procureur en a profité donc pour expliquer aux OPJ comment ils doivent procéder quand ils sont saisis de plaintes pour un certain nombre d’infractions qui sont récurrentes dans la région. « Quand je prends le cas de stellionat. Cela a été l’occasion de leur rappeler qu’il faut obligatoirement, quand ils reçoivent des plaintes ou des faits de stellionats, ou bien d’occupation illégale des domaines, de s’assurer de la question de propriété. Parce que quelqu’un ne peut pas venir dire qu’il porte plainte pour occupation illégale de domaine ou pour stellionat, sans être propriétaire de ce domaine ou de cette parcelle là pour laquelle il porte plainte contre autrui. Et quand nous prenons aussi le cas des infractions comme les viols, les coups et blessures volontaires, cela a été aussi l’occasion de rappeler aux OPJ qu’il faut nécessairement, obligatoirement un acte médical qui prouve cette infraction ».

Dian Bora Diallo espère qu’au sortir de cette rencontre, le fonctionnement de la chaîne pénale sera qualifié davantage dans les préfectures concernées.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

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Retard de l’installation du conseil communal de Ratoma : les récriminations d’un élu

7 février 2019 à 12 12 41 02412

Le bureau exécutif du conseil communal de Ratoma a été élu depuis le 15 décembre 2018. Mais, de cette date à nos jours, ledit bureau n’a toujours pas été installé. Une situation qui intrigue de nombreux citoyens, y compris certains conseillers qui expriment leur incompréhension devant cet état de fait. C’est le cas de Mamadou Cellou Diallo, conseiller élu de Ratoma, joint au téléphone par un reporter de Guineematin.

Les problèmes qui entourent l’élection communale du 04 février 2018 continuent d’occuper le devant de la scène. Pour ce qui est de la commune de Ratoma, malgré l’élection de l’exécutif communal, le conseil n’a toujours pas été installé. Une situation qui suscite des interrogations à un moment où les défis s’amoncellent.

Mamadou Cellou Diallo

Interrogé sur cette question, Mamadou Cellou Diallo, conseiller élu de Ratoma, n’a pas caché son incompréhension. « C’est un recul de la démocratie. On ne sait pas c’est quelle sorte de démocratie Alpha Condé est entrain de nous servir. On ne peut comprendre qu’une élection qu’on a organisé depuis une année et que je le processus soit loin de finir. C’est un sentiment d’incompréhension qui m’anime. Cela dénote de l’échec du gouvernement à organiser une élection dans les délais. Pour le cas spécifique de Ratoma, nous attendons que le conseil exécutif prenne fonction. Nous avons saisi le gouverneur de la ville de Conakry, pas par courrier mais verbalement, pour l’interpeller sur la question, en présence du ministre à la présidence, Alhassane Condé. On a attiré leur attention sur le fait qu’à Ratoma nous n’avons pas encore pris fonction »

A la question de savoir ce qui pourrait expliquer ce retard dans la prise de fonction de l’exécutif communal de Ratoma, Mamadou Cellou Diallo di ne pas en connaître les raisons officielles. « Mais, nous pensons que c’est lié à la situation à la commune de Matoto. Les autorités avaient voulu que l’élection se passe au même jour, c’est-à-dire le 15 décembre, à Matoto et Ratoma. Ça s’est très bien passé à Ratoma. Mais à Matoto, ça s’est passé dans les conditions que nous savons tous. Je pense que dans l’entendement du ministre, il préfère attendre pour Ratoma jusqu’à ce que la situation se règle à Matoto. Cela n’engage que nous qui le disons ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Guinée : les travailleurs de Novotel GHI Conakry sans salaire

7 février 2019 à 11 11 12 02122

Finies les heures de gloires pour le Grand Hôtel de l’Indépendance (GHI), plus connu sous le nom de Novotel. Ce complexe hôtelier qui a été, à un moment donné, le leader du secteur en Guinée, traverse actuellement des moments difficiles. Moments difficiles en tout cas pour les travailleurs, qui n’ont pas reçu leurs salaires depuis deux mois, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Ils sont 160 environ, les employés du Novotel de Conakry. Selon des témoins qui nous ont parlé sous anonymat, tous n’ont pas reçu leurs salaires des mois de décembre et janvier passés. « Depuis que l’ancien directeur de l’hôtel a quitté, il n’a pas été remplacé. Donc, c’est une grande pagaille qui est là. Ça fait deux mois que les travailleurs n’ont pas été payés. Il s’agit des mois de décembre 2018 et de janvier 2019. Depuis que Capi (NDLR : Ibrahima Capi Camara, nommé Directeur Général de l’Office guinéen de la publicité, le 30 juin 2018) a quitté, il n’a pas légué la gestion. Mais, c’est le Directeur Administratif et Financier (DAF) nommé, Mohamed Keïta, et le trésorier du nom de Mamadou Konaté qui gèrent en toute opacité », explique notre source.

Et, ce n’est pourtant pas l’argent qui manque, ajoute un autre. Même si l’hôtel Novotel a souffert de la concurrence de plusieurs hôtels de luxe construits ces dernières années à Conakry, nous sources assurent qu’il continue de générer une importante manne financière. Car, en plus des clients ordinaires, cet hôtel reçoit aussi des clients qui y sont logés par l’Etat. Et, ce sont des montants faramineux qui sont versés au niveau des responsables de l’hôtel. « Vous savez, quand l’Etat envoie des hôtes, c’est lui qui paie. L’Etat a payé récemment 1 milliard 50 millions de francs guinéens. Ça, c’est pour une première fois.

Une deuxième fois encore cinq cent millions (500 000 000) de francs guinéens. A part ces montants, l’hôtel génère de l’argent parce qu’il y a tout le temps des cérémonies ici, des chambres sont permanemment occupées. Bref, il y a des activités dans l’hôtel. Donc, c’est juste qu’il y a une mauvaise gestion. Ce sont les deux responsables qui se partagent l’argent, je parle du DAF et du trésorier », confie ce dernier.

L’autre inquiétude des travailleurs du GHI Novotel, c’est que le complexe hôtelier doit de l’argent à certaines pharmacies. Ce qui fait que les employés ne peuvent plus prendre des médicaments au nom de l’hôtel. En plus, des vols sont enregistrés très souvent au sein du complexe hôtelier. « Juste un exemple, il y a un employé qui était en congé et qui est venu voler un frigo à l’hôtel. On l’a pris à 4 heures du matin. Sans oublier aussi que la boutique de monsieur Diallo Sadakadji (un homme d’affaires) a été cambriolée ici. Une valeur de 400 millions de francs guinéens a été emportée dans sa boutique. Jusqu’à présent, personne n’en parle ».

Interrogé sur cette situation, Mamadou Konaté, le trésorier du Novotel, reconnaît que les travailleurs n’ont pas perçu leurs salaires des deux derniers mois. Mais, il nous a renvoyé vers le DAF : « je ne suis pas gestionnaire, il y a des gens qui gèrent. Moi, je suis juste le trésorier. C’est le directeur financier qui gère actuellement l’hôtel », a-t-il précisé.

Bien qu’étant nommé directeur général de l’OGP (Office Guinéen de la Publicité), Ibrahima Capi Camara ancien directeur du GHI Novotel est toujours en rapport avec l’administration dudit hôtel. Car son remplaçant n’a pas été nommé encore. Joint au téléphone par Guineematin.com, Capi Camara a reconnu aussi que les travailleurs ne sont pas payés depuis deux mois. Cependant, il dit s’être retiré de la gestion directe de l’hôtel depuis le 07 juillet 2017, laissant une délégation de pouvoirs à monsieur Mohamed Keïta qui est le DAF.

« C’est effectif, les travailleurs ne sont pas payés. Mais, l’argent auquel vous faites allusion (1 milliard 50 millions et 500 millions), si j’ai bonne connaissance, je crois que c’est la présidence qui avait payé. Moi-même j’avais fait des démarches pour que cet argent-là soit payé. Et après bon, je ne sais pas comment ça a été dépensé. Bon, il faut dire qu’au moment où je quittais la masse salariale faisait les 300 et quelques millions par mois. S’ils ont eu un milliard, et vous enlever 600 millions il va rester 400 millions. Mais, ils avaient aussi des dettes fournisseurs d’après ce que je sais.

Moi-même en partant déjà, il y avait déjà un peu de dettes fournisseurs. Mais, moi je m’arrangeais toujours avec les gens, je continuais à payer au fur et à mesure, on les payait. Mais la priorité quand même étant les salaires, et avec deux mois d’arriérés de salaire, j’ai recommandé et ils ont suivi la recommandation, ils ont payé octobre et novembre. Et après, il est resté le mois de décembre », a-t-il expliqué.

En outre, le directeur de l’OGP reconnaît que l’hôtel reçoit des clients même si ce n’est pas à l’image des autres hôtels de la place. « Moi-même où je suis, je continue à leur envoyer des clients. Le peu de clients qui viennent, je les envois avec le paiement par l’OGP. C’est ma façon de les aider », a indiqué monsieur Capi Camara.

Alors, s’il est évident que l’hôtel reçoit des clients et que la présidence a versé plus d’1 milliard 500 millions de francs guinéens récemment, pourquoi les travailleurs du GHI Novotel ne sont toujours pas payés ? Des gens profitent-ils pour se remplir les poches sur le dos des travailleurs de l’hôtel ? Nous avons vainement essayé de joindre Mohamed Keïta, le Directeur Administratif et Financier de l’hôtel pour avoir des réponses à ces interrogations.

A noter que depuis le départ du groupe Accor, le GHI Novotel est géré par les nationaux. Et avec un accord trouvé entre l’Etat et la direction, l’hôtel ne paie ni eau, ni électricité.

Affaire à suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fodé Oussou énervé : « Boureima Condé sera responsable de tout ce qui se fera demain à Matoto »

6 février 2019 à 15 03 55 02552
Dr. Fodé Oussou Fofana

La décision est prise ! Les conseillers de l’UFDG ne seront pas à la commune de Matoto demain, jeudi 07 février 2019, pour la reprise de l’élection des membres de l’exécutif communal. L’annonce a été faite dans l’après-midi de ce mercredi au QG de l’UFDG par Docteur Fodé Oussou Fofana, vice-président du principal parti de l’opposition guinéenne.

Selon Fodé Oussou Fofana, aucun conseiller de l’opposition ne sera dans la salle de la mairie de Matoto où l’élection a été perturbé le 15 décembre dernier par Moussa Keita du RPG arc-en-ciel, lorsque Kalémodou Yansané a battu son challenger du parti présidentiel, Mamadouba Toss Camara avec un score de 23 voix sur les 45 conseillers.

Par contre, l’UFDG invite tous ses députés, les responsables du parti, les militants et tous les citoyens épris de paix, de justice et de démocratie à noircir Matoto de monde demain « dès 7 heures » pour barrer la route à ce que le parti de Cellou Dalein Diallo appelle le hold-up électoral préparé par le régime Alpha Condé.

Risques d’affrontements

Personne ne doute des risques d’affrontements liés à ce bras de fer entre le pouvoir qui tient à mettre son candidat à la tête de la plus grande commune de la République de Guinée et l’opposition qui jure d’avoir déjà conquis à la loyale la commune de Matoto. Mais, Fodé Oussou Fofana, qui n’écarte justement pas des possibilités de trouble, rend d’avance responsable de tout ce qui arrivera le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, le Général Boureima Condé.

En attendant, le vice-président de l’UFDG annonce que les avocats de son parti vont attaquer le courrier d’invitation des conseillers à l’élection du maire et de ses adjoints, estimant que les seules élections à organiser dans la commune de Matoto sont celles des vices-maires, Kalémodou Yansané étant déjà élu maire, le 15 décembre 2018…

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621 09 08 18

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Urgent : 7 morts dans un accident à Koundara

4 février 2019 à 16 04 47 02472

Un grave accident de la circulation a endeuillé plusieurs familles à 20 kilomètres du centre ville de Koundara, sur la route de Labé. Il y a déjà six corps qui ont été enregistrés à la morgue de l’hôpital préfectoral de Koundara et au moins un cadavre non encore récupéré du lieu de l’accident…

A en croire les premiers informateurs de Guineematin.com, il y aurait eu une collision entre un camion transportant des bœufs et un taxi. Le taxi quittait la préfecture de Lélouma pour Manda (Sénégal) et le camion quittait Koundara pour Conakry, via Labé, Mamou, Kindia.

A en croire le Directeur de l’hôpital préfectoral de Koundara, joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, on peut déjà parler de sept morts. Le Docteur Mohamed Somparé a expliqué que six corps ont déjà été enregistrés à la morgue de l’hôpital et qu’un autre est en train de brûler sous le pneu du camion accidenté…

Egalement joint au téléphone par Guineematin.com, monsieur Mamadou Baïlo Diallo, le maire de la commune urbaine de Koundara, a confirmé que l’accident est très grave. Très préoccupé et en route vers le lieu de l’accident au moment où il nous parlait, monsieur Diallo, dit avoir appris qu’il y aurait très peu d’espoirs de trouver des survivants parmi les passagers du taxi.

Guineematin.com souhaite prompt rétablissement aux blessés et présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621 09 08 18

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