Kindia : 430 kg de drogue incinérés par les autorités

1 mai 2019 à 9 09 40 05405

Les autorités de Kindia ont procédé hier, mardi 30 avril 2019, à l’incinération d’une importante quantité de drogue. Il s’agit de 430 kilogrammes de chanvre indien saisis le 22 mars dernier par la gendarmerie locale. La cérémonie d’incinération a eu lieu dans la forêt classée de Kokomidé, située dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Cette cérémonie a mobilisé les autorités du gouvernorat, de la préfecture, de la commune, du tribunal de première instance et du camp militaire de Kindia. Elle a été présidée par le procureur de la République près le TPI de Kindia, Mamadou Dian Bora Diallo.

Dian Bora Diallo

« Si vous voyez que cette incinération est en train de se faire, cela reflète la coordination, la collaboration à tous les niveaux. Tous les services d’Etat collaborent étroitement et sincèrement. Et le résultat est là. Nous avons incinéré 430 kg de chanvre indien. En deux mois, nous avons eu à faire d’importantes saisies. Le 6 mars dernier, il y a eu 199 kg qui ont été incinérés. C’est pourquoi tous les services, vous les voyez ici en action. C’est une équipe qui est là pour que la population de Kindia soit valablement et efficacement protégée », a assuré le procureur de Kindia.

Lanfia Diané

Une collaboration qui est également saluée par Lanfia Diané, directeur régional de l’environnement, des eaux et forêts de Kindia. « La cohésion qui est entre les services est à saluer. La douane, la police, la gendarmerie, la sûreté, toutes autour de l’armée. Nous savons que la drogue est un produit toxique dont l’éradication incombe à tous les Guinéens. Chacun doit s’y mettre pour éradiquer ce fléau. Nous avons choisi cette forêt classée bien placée pour faire les opérations parce qu’il faut tenir compte de la pollution environnementale », a-t-il expliqué.

Col. Ibrahima Kalil Condé

De son côté, le commandant de la première région militaire de Kindia a profité de l’occasion pour mettre en garde les vendeurs de drogue. « Je lance un appel pressant à tous les vendeurs de drogues dans la région de Kindia. Quiconque sera pris, il n’y aura pas de pardon. Nous leur demandons d’abandonner la vente de la drogue et de se lancer dans d’autres affaires commerciales. Si jamais ils sont rencontrés par nos patrouilles, ils n’ont qu’à obtempérer parce que toutes les dispositions sont prises pour éradiquer ce fléau à Kindia », a laissé entendre le Colonel Ibrahima Kalil Condé.

N’Fansoumane Touré

Egalement présent à cette cérémonie, le préfet de Kindia, N’Fansoumane Touré, s’est adressé à la population locale à qui il demande d’être vigilante. Parce que quand on voit la drogue (chanvre indien), on pense directement à des herbes qui proviennent de l’agriculture. Mais cette agriculture, on en a pas besoin dans notre préfecture ».

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Mort par noyade de Mamadou Diallo à Boffa : « c’était un garçon intelligent et respectueux »

30 avril 2019 à 18 06 23 04234

L’émotion est toujours vive chez les proches des victimes de la noyade de la plage « Les jumelles » dans la préfecture de Boffa. Parmi les quatre victimes de ce drame, tous issus du groupe scolaire Victor Hugo, il y a le jeune Mamadou Diallo, âgé de 20 ans, en classe de 12ème année Sciences Mathématiques.

Rencontré par l’envoyé spécial de Guineematin.com, Ousmane Diallo, originaire de la sous-préfecture de Dogomet, dans la préfecture de Dabola, dit avoir passé 4 ans avec le défunt. « J’ai appris la mort de mon neveu avec beaucoup de tristesse. C’est aux environs de 19 heures que j’ai appris qu’il y a eu noyade à la plage et que mon neveu serait parmi les victimes. Au départ, j’avais du mal à croire. Il a fallu 23 heures pour savoir qu’effectivement il est mort. Mamadou Diallo est chez moi depuis quatre ans. Je l’ai envoyé ici lorsqu’il faisait la 9ème année. Dieu l’a repris cette année, pendant qu’il faisait la 12ème année sciences Mathématiques », a-t-il expliqué.

En outre, Ousmane Diallo a dit qu’il retient de son neveu tout sauf du mauvais. « Ce que je retiens de lui, c’est qu’il était un garçon intelligeant, respectueux. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je l’ai envoyé auprès de moi. Et, depuis qu’on est ensemble, je n’ai eu aucun problème venant de lui », a ajouté son oncle, déboussolé.

A noter que près d’une centaine d’élèves s’étaient rendus à la plage « Les jumelles » de Koukoudé, à Boffa, dans le cadre d’une excursion organisée par l’école privée Victor Hugo.

Depuis Kamsar, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Drame à la plage de Boffa: « Géneviève était la pièce maîtresse, la régulatrice de la famille »

30 avril 2019 à 17 05 57 04574

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, quatre jeunes élèves du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar, sont décédés par noyade à la plage « Les jumelles » de Koukoudé, dans la préfecture de Boffa. Dans un entretien accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar, les parents de Marie Géneviève Fofana, une des victimes de ce drame, ont exprimé leur douleur.

Marie Géneviève Fofana, qui faisait la 12ème Sciences Mathématiques, est l’une des victimes du drame de Koukoudé. L’émotion est grande dans la famille de cette jeune fille, arrachée à l’affection des siens à la fleur de l’âge.

Christian Cheick Camara

Selon Christian Cheick Camara, oncle de la défunte, cela fait trois jours qu’il ne se retrouve pas. « Ça fait trois jours que je ne dors pas ! En tant que parents, nous avons toujours un sentiment de culpabilité. Pourquoi nous n’avons pas dit qu’elle ne part pas puisqu’on aurait pu le faire ? Et, les enfants aussi sont tous sous le choc-là. C’est très difficile à supporter. Tout Kamsar est sous le choc aujourd’hui », a-t-il laissé entendre.

Moussa Camara

Egalement interrogé par Guineematin.com, Moussa Camara, père adoptif de la défunte a expliqué son émotion. Selon lui, Marie Géneviève Fofana est plus qu’une fille pour lui, c’était sa confidente et un pilier important dans la famille. « Marie Géneviève Fofana, j’ai épousé sa maman lorsqu’elle faisait la maternelle. Elle a étudié avec mon premier garçon. Depuis que j’ai connu sa maman, elle est collée à moi, elle est la pièce maîtresse, la régulatrice de cette famille. Depuis que sa maman est rentrée chez moi, je n’ai pas eu de différend avec elle. Je peux même dire que c’est lors de ce décès que certains habitants de Kamsar on su qu’elle n’est pas ma fille biologique. Elle m’a pris comme son père biologique. Elle a considéré mes enfants comme ses frères et sœurs biologiques. Sans oublier que tout ce que je fais, c’est sous ses consignes. Samedi, c’est elle-même qui m’a appelé pour me dire papa, vient, nous avons la clôture de notre kermesse, car dimanche on doit aller à la plage pour notre excursion. Dimanche, elle venue me dire papa, donne -moi l’argent, nous nous rendons à la plage. J’avais déjà parlé avec son proviseur qui m’a dit de la laisser aller, car c’est elle la trésorière. Donc, ils sont partis. Notre dernière conversation, c’était à 13 heures. Elle me dit papa, les autres sont partis, nous maintenant on bouge. C’est à 15 heures, que son oncle m’a appelé pour me dire qu’il y a eu noyade à la plage et que ma fille fait partie ».

Mme Camara Adama Soumah

La mère de la jeune lycéenne est très abattue par ce qui est arrivé. Pour madame Camara Adama Soumah, « ma fille était tout pour moi et j’étais tout pour elle. Elle faisait tout avec moi. Elle m’a honorée, elle m’a obéi. Notre dernière conversation remonte à quelques minutes de leur départ. J’avais dit que je n’étais pas pour. Mais, mon mari m’a dit de laisser les enfants aller s’amuser. Je lui ai donc confiée des travaux ménagers. Elle les a exécutés et m’a dit maman, je pars à la plage. On s’est dit au revoir. Et la nuit, on m’annonce son décès ».

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar

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Décès par noyade de Hadja Fanta Sylla : « je fondais beaucoup d’espoir sur cette fille », dit son père

30 avril 2019 à 17 05 45 04454

La mort par noyade, dimanche dernier, de quatre élèves du groupe scolaire Victor Hugo continue d’occuper les débats dans la sous-préfecture de Kamsar. Dans un entretien accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com dans cette sous-préfecture de Boké, ce mardi 30 avril 2019, Naby Moussa Sylla, père de la victime Hadja Fanta Sylla, est revenu sur ce drame qui a attristé plus d’un dans la localité.

Selon monsieur Sylla, Hadja Fanta, 17 ans, était sa fille aînée. Il indique que c’est par le canal de l’une de ses connaissances se trouvant à Conakry qu’il a appris la mort de sa fille. Immédiatement, il a pris sa voiture pour se rendre sur les lieux du drame où il a trouvé le corps de la jeune fille.

« Quand j’ai appris son décès, je me suis posé la question, quand est-ce que j’ai vu Hadja Fanta nerveuse ? Quand est-ce que je l’ai vue crier sur une personne ? Je ne l’ai jamais vu. Moi qui suis son papa, je n’ai pas vu ça un seul jour. Je fondais beaucoup d’espoir sur cette fille parce qu’elle était responsable. Mais, le destin a voulu ainsi », a dit Naby Moussa Sylla.

Aujourd’hui, ce père de famille dit ressentir fortement l’absence de sa fille. « Elle va toujours me manquer dans la vie. Malgré son jeune âge, elle m’a tout donné : le respect, son comportement, l’obéissance qu’elle avait envers ses parents. Elle s’obligeait à faire certaines choses comme une majeure.

C’est une fille qui n’a jamais accepté de lever le ton même avec ses jeunes frères à plus forte raison ses parents. Elle était très souriante et très respectueuse, c’est pourquoi elle était connue de tout le monde ici. Personne ne te dira qu’il a vu Hadja Fanta Sylla crier, même à la maison ici », souligne-t-il.

Propos recueillis et décryptés à Kamsar par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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9 morts dans un accident à Kamsar : les circonstances du drame et les identités des victimes

30 avril 2019 à 13 01 59 04594

Un grave accident de la circulation s’est produit dans la soirée d’hier, lundi 29 avril 2019, dans la sous-préfecture de Kamsar (Préfecture de Boké). Il a fait 9 morts et 2 blessés graves, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar.

Selon nos informations, c’est un taxi transportant des passagers, en provenance de Boké pour Kamsar, qui est entré en collision avec un camion frigorifique qui faisait le sens inverse. L’accident s’est produit dans le district de Kamakouloun (situé à 7 kilomètres de Kamsar). Peu après les faits, Elhadj Boubacar Dara Baldé, 2ème vice maire de Kamsar, dit avoir reçu un appel téléphonique l’informant de cette situation. « On m’a appelé pour me dire qu’il y a déjà sept (7) corps sur place. Donc, d’envoyer un corbillard pour les enlever là-bas.

On a appelé Dr Condé qui a mis une ambulance à notre disposition, on est allé chercher les corps. Mais avant ça, dès qu’il y a eu l’accident, il y avait le premier vice maire qui était sur place. On a pris les blessés qui n’étaient pas encore morts pour les envoyer à l’hôpital. Mais, avant qu’on arrive à l’hôpital, il y a deux autres morts : une femme et son enfant. Ce qui a alourdi le nombre de morts à neuf (9) », a-t-il expliqué.

Egalement interrogé par Guineematin.com, Dr Hadja Adama Daffé, médecin cheffe du service des urgences de l’hôpital ANAIM de Kamsar, a expliqué que « c’est à 22 heures 10 minutes qu’on nous a déposé trois (3) blessés graves aux services des urgences, parmi lesquels, il y a eu un décès malheureusement. Un deuxième a été transféré à la réanimation, le troisième est actuellement au service ici. Indépendamment de ça, ils ont déposé huit (8) corps en provenance du lieu de l’accident, à la morgue de l’hôpital. Ce qui fait au total, neuf (9) morts ».

Parlant de la nature des blessures, Dr Hadja Adama Daffé indique qu’il y a eu « deux (2) cas de traumatisme crânio-facial avec coma : un traumatisme du bassin pour le premier, plus un traumatisme du membre inferieur gauche pour le second. (…) Les accidents sont devenus de plus en plus dramatiques, chose que nous déplorons. Il y a beaucoup d’imprudence dans la circulation dans la zone de Boké. J’exhorte les usagers à être prudents, à respecter les codes de route, à limiter les vitesses et à éviter les surcharges », a dit le médecin.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les prenons et noms des victimes de ce tragique accident.

1- Mariama Dramé
2- Mamadou Doumbouya
3- Mamassata Camara
4- Mamadou Bobo Camara
5- Mabinty Touré
6- Sékouna Camara
7- Oumar Cissé
8- Mamadou Fodé Sow
9- Maïmouna Camara

De Kamsar, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
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Décès par noyade de 4 élèves de Kamsar : témoignages émouvants de leurs amies

30 avril 2019 à 10 10 18 04184
Latifa Ekevel, élève en 11ème année Sciences Mathématiques

Les élèves du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar sont encore sous le choc suite à la noyade qui a coûté la vie à quatre des leurs le dimanche, 28 avril 2019, sur la plage « Les Jumelles » de Boffa. L’envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar a rencontré certains d’entre eux dans la soirée d’hier, lundi 29 avril. Les élèves ont expliqué les circonstances de la mort de leurs amis, exprimant dans le même temps les sentiments de tristesse et de désolation qui les animent suite à ce drame.

Décryptage !

Nafissatou Somparé

Nafissatou Somparé, élève en classe de 10ème année : on était là en train de jouer. Nous, on jouait au football, et ma copine Hadja Fanta Sylla (l’une des victimes) est partie d’un seul coup vers la mer. J’ai vu les vagues l’emporter petit à petit, mais je croyais qu’elle pagayait. Elle était avec Marie Géneviève Fofana (une autre victime). Alors, Elhadj Ibrahim Baldé et Mamadou Diallo sont allés pour tenter de les sauver, mais eux aussi, ont été emportés par les vagues et ils sont restés dans la mer.

Les gens ont pu récupérer Hadja Fanta Sylla et Marie Géneviève Fofana. On a appuyé sur leurs ventres, il y a de l’eau qui sortait de leurs bouches, leurs narines et leurs oreilles, elles ne respiraient presque plus. Elles ont fini par rendre l’âme. Je suis très triste, parce que je partageais tout avec eux. Surtout Hadja Fanta Sylla, même dans le bus, on était assise ensemble.

Oumou Barry

Oumou Barry, élève en classe de 10ème année : on jouait au ballon, quand soudain, Hadja Fanta nous a quittées pour aller vers la mer. Quelques minutes après, on l’a aperçue en en train de se noyer dans l’eau. Après l’avoir sortie de l’eau, nous avons essayé, en vain, de la sauver. Hadja Fanta Sylla était tout le temps joyeuse, gentille avec tout le monde. Même hier, on était ensemble dans le bus, elle nous taquinait, elle nous faisait des blagues, je suis attristée par sa mort. Paix à son âme.

Latifa Ekevel

Latifa Ekevel, élève en 11ème année Sciences Mathématiques : j’ai perdu deux de mes amis : Elhadj Ibrahima Baldé et Mamadou Diallo. Elhadj Baldé était comme un frère pour moi. Chaque matin, on partait ensemble à l’école. Et à l’école, je quittais souvent ma classe pendant nos temps libres pour aller rester avec lui dans sa classe. Il était gentil avec moi, il me prenait comme sa jeune sœur. Je suis extrêmement triste aujourd’hui.

Propos recueillis à Kamsar par Ibrahima Sory Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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4 élèves de l’école de Sidya Touré tués dans une noyade : « on ne fera plus d’excursions vers la mer »

30 avril 2019 à 9 09 52 04524

Au lendemain de la noyade qui a coûté la vie à quatre élèves du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar, Sidya Touré, le fondateur de cette école privée, a dépêché une mission dans la localité. Conduite par l’honorable Babara Fofana, secrétaire à l’organisation et à la mobilisation de l’UFR et député à l’Assemblée nationale, cette délégation est allée présenter les condoléances du fondateur aux familles éplorées. Il en a profité pour annoncer la fin des excursions vers la mer. Il l’a dit à l’envoyé spécial de Guineematin.com qui s’est entretenu avec lui.

Décryptage !

Guineematin.com : vous êtes venu à Kamsar pour représenter monsieur Sidya Touré, président de l’UFR et fondateur des écoles Victor Hugo, suite à la noyade qui a coûté la vie à quatre élèves de l’école Victor Hugo de Kamsar. Dites-nous comment vous avez été informé de ce drame ?

Honorable Babara Fofana : moi, j’ai été réveillé hier nuit par monsieur Sidya Touré, me disant qu’il y a eu un drame à Kamsar, qu’il fallait que je me lève la nuit, pour que je sois là assez tôt pour aider à organiser un peu les funérailles. Mais à l’époque, on avait encore que deux élèves qui avaient été retrouvés, qui étaient donc décédés. Les deux autres disparus n’avaient pas encore été retrouvés. Il m’a dit, il faut y aller, vous allez aider à organiser les funérailles. On a quitté Conakry presqu’à 3 heures du matin. Mais je vous dis, chaque fois qu’on avance un peu, il (Sidya Touré) m’appelle pour demander, est-ce que j’ai des nouvelles, je lui dis non, pour le moment, on est en route.

C’est quand on est arrivé vers Boffa, qu’on nous a appelés pour nous dire qu’on a retrouvé le 3ème corps. Je dis donc, dans ce cas, nous sommes obligés de passer par là-bas (Koukoudé), un village qui est parallèle à l’hôtel Bel-Air. Nous avons été là-bas, effectivement, on avait retrouvé un autre enfant. Je dis bon, on va prendre un car, pour le ramener à Kamsar. Quand on a quitté, les gens ont dit qu’il y a une équipe qui cherche le dernier élève qui est disparu et qu’il y a des chances que cet élève soit retrouvé.

Nous avons quitté à peine là-bas, on nous appelle pour nous dire qu’ils ont retrouvé le 4ème corps. Donc, chaque 5 minutes que monsieur Touré m’appelait pour me demander où en est-on, je lui disais qu’il y a un qui n’est pas retrouvé. Quand je lui ai dit qu’on a, enfin, retrouvé le dernier corps, il a dit Alhamdoulillah. Donc, il est particulièrement choqué, écœuré par ce qui est arrivé à quatre enfants, des enfants qui étaient partis pour s’amuser et cette fois-ci qui perdent la vie.

Guineematin.com : qu’avez-vous fait donc lorsque vous êtes arrivés à Kamsar ?

Honorable Babara Fofana : arrivés à Kamsar, la première des choses qu’on devait faire, il fallait qu’on aille se présenter aux 4 familles, pour leur présenter les condoléances du fondateur. Nous avons été dans les 4 familles et comme quand il y a un cas de décès, quand on va rendre visite, on amène toujours ce qu’on appelle le prix du linceul, on a amené le prix de linceul dans les familles. Ce qui m’a le plus frappé, c’est que tout le monde a été sensible à ce décès.

Dans toutes les 4 familles, je n’ai pas remarqué dans un seul endroit où ils avaient l’air d’être choqués par ce qui est arrivé à leur enfant. Ils mettent au compte de Dieu, ils disent : nous sommes musulmans, nous pensons que si nos enfants sont allés là-bas, et ont perdu la vie, c’est Dieu qui a décidé ainsi. Donc, nous acceptons cela.

Guineematin.com : après avoir assisté à ces obsèques, quel est votre état d’âme ?

Honorable Babara Fofana : je me pose une question aujourd’hui, je me dis comment se fait-il que les plages qui sont normalement fréquentées par des jeunes en général, soient sans sécurité, sans protection ? Je me suis posé cette question-là, parce que là où on a été, on appelle là-bas Les jumelles, il y a une grande maison et des petits bars, je dis qu’il y a beaucoup d’enfants qui vont là-bas, il y a du sable partout, donc on peut s’amuser.

Mais, les enfants peuvent aller jusqu’à la mer, parce que l’eau arrive jusqu’au niveau des maisons qui sont là-bas. Il est très important de mettre des gardes pour la sécurité des visiteurs. Mais, il n’y avait aucune protection. Donc, je suppose que les enfants ont perdu la vie, ça c’est Dieu. Mais, il faudra prendre des dispositions pour que cela n’arrive plus.

Guineematin.com : quelles dispositions faut-il prendre justement dans ce sens, selon vous ?

Honorable Babara Fofana : nous allons discuter, nous allons examiner, si vous voulez, l’organisation des plages dans toute la Guinée. Ce n’est pas seulement à Kamsar ici, ce n’est pas seulement à Bel-Air, mais il y a des plages à Conakry. Est-ce que ces plages sont organisées, est-ce qu’il y a des structures qui permettent à ces enfants-là d’aller sur ces plages sans danger ? Voilà la préoccupation que nous avons. Ce qui est arrivé est très grave, ça veut dire que partout, il y a danger. Il faut éviter d’y aller.

Nous faisons des excursions pour découvrir des endroits historiques. Lorsque vous voulez faire découvrir nos cultures aux enfants, vous les envoyer au centre culturel, vous les envoyer vers les notabilités qui leur donnent l’histoire du pays. Mais nous voyons maintenant que le danger, c’est d’aller vers la mer. Donc, il faut dire que nous prendrons une décision extrêmement importante. On ne fera plus d’excursions vers la mer, parce que c’est extrêmement dangereux.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar

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Quatre élèves tués dans une noyade à Boffa : leur Censeur à Guineematin

30 avril 2019 à 8 08 50 04504

Comme annoncé précédemment, quatre élèves du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar ont trouvé la mort dans une noyade survenue le dimanche, 28 avril 2019, sur une plage de Boffa. Les responsables de cette école privée et leurs élèves étaient en excursion sur cette plage appelée « Les Jumelles » dans le cadre de leur semaine culturelle. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à un envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar, Yamoussa Sylla, Censeur du groupe scolaire Victor Hugo, est revenu sur les circonstances de ce drame.

Décryptage !

Guineematin.com : quatre de vos élèves ont péri dans une noyade survenue dimanche à Boffa. Expliquez-nous comment cela s’est passé.

Yamoussa Sylla : les circonstances sont telles que depuis plusieurs années, nous organisons des excursions pour nos élèves. Après la Kermesse, on se retrouve soit à Sangaredi, à Bel-Air ou encore à Sobanè. Et cette année, on a voulu découvrir les Jumelles, dans Koukoudé (Boffa). Donc, nous sommes arrivés sur les lieux aux environs de 15 heures. Aussitôt arrivés, on s’est entretenu avec les responsables de la plage. Ainsi donc, avec nos élèves, on s’amusaient. Mais, avec le mouvement des vagues, petit à petit, le courant d’eau s’élevait. C’est ce qui a emporté quelques 5 élèves.

Le temps de nous en apercevoir, il y avait une certaine distance entre ces élèves et nous. Donc, on a pu récupérer les trois premières personnes, dont un garçon et deux filles. Alors, les deux autres garçons sont restés dedans (dans la mer). On les a cherchés pendant trois heures de temps, c’est-à-dire de 15 heures à 18 heures, on n’a pas pu les retrouver. Les villageois sont venus nous aider, mais en vain. Donc, on a pu transporter les trois premiers à l’hôpital, et les deux filles ont rendu l’âme, le garçon, lui, a pu survivre. Les deux corps ont été transportés à Kamsar. Et ce lundi matin, on a retrouvé les corps des deux garçons.

Guineematin.com : quelle est l’identité de ces élèves décédés ?

Yamoussa Sylla : il y a Hadja Fanta Sylla qui faisait la 10ème année, Marie Géneviève Fofana qui faisait la 12ème Sciences Mathématiques, Elhadj Ibrahim Baldé qui faisait la 12ème Sciences Sociales et Mamadou Diallo qui faisait la 12ème Sciences Mathématiques.

Guineematin.com : en y allant sur cette plage, est-ce que vous aviez pris en amont des dispositions pour prévenir ce genre de situation ?

Yamoussa Sylla : comme je vous le disais au début, chaque année, moi je suis à ma 11ème année dans cette école, chaque année, nous organisons des sorties, et nous partons et revenons sans problème. Donc cette fois-ci, on a aussi pensé que c’était les mêmes réalités. Donc, on est allé, après l’entretien avec les cadres de la plage, on s’est jeté à l’eau.

Guineematin.com : en clair, vous n’aviez pas avec vous des maîtres-nageurs, pour prévenir d’éventuelles noyades ?

Yamoussa Sylla : à Bel-Air, ces gens-là sont là permanemment (les maîtres-nageurs). Mais là, je crois qu’il n’y en avait pas. On a crié au secours mais en vain ! Alors, on s’est débattu de nous-mêmes pour récupérer ces gens-là.

Guineematin.com : quel est votre mot de la fin ?

Yamoussa Sylla : le dernier mot, c’est de présenter nos condoléances à toute la Guinée en général et plus particulièrement les familles des victimes. C’est une perte immense pour le pays mais aussi pour les familles et nous aussi les encadreurs. Et, c’est quelque chose que nous ne sommes pas prêts à oublier. Je ne peux pas aller plus loin, je suis à plus d’un titre choqué.

Entretien réalisé à Kamsar par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Boffa : partis pour une excursion, 4 élèves tués dans une noyade

29 avril 2019 à 19 07 45 04454

Quatre élèves du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar ont péri dans une noyade survenue hier, dimanche 28 avril 2019, sur la plage Koukoudé dans la préfecture de Boffa. Les élèves et leurs responsables étaient en excursion dans le cadre de leur semaine culturelle. Ils étaient en train de nager lorsqu’une vague les a emportés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Boké.

Ce lundi matin, c’était le calme total dans l’enceinte du groupe scolaire Victor Hugo de Kamsar. Pas d’élèves ni d’enseignants sur place. Tous sont sous le choc suite à la noyade survenue la veille à Boffa et qui a coûté la vie à quatre élèves de l’établissement. Daniel Foro Gnagbé, le proviseur de l’école que nous avons trouvé sur place, est revenu sur les circonstances de ce drame. « Il faut savoir d’abord que nous organisons ces activités depuis 2003 et nous n’avions jamais enregistré de problèmes, même une crevaison de pneu. Dans les environs de 16 heures10 minutes, on est tous partis dans l’eau y compris moi et mes trois enfants dont fille de 6 ans.

Quelques instants après, nous avons entendu des cris des élèves, disant que les flots ont emporté un élève. Directement, j’ai alerté la sécurité de la plage qui est venue, mais aussi les riverains. On a secouru trois personnes, mais tous étaient inconscients. Les deux filles sont décédées et le troisième a repris connaissance. Deux autres élèves étaient portés disparus. Les recherches ont continué donc, et c’est seulement ce lundi que ces deux corps ont été retrouvés. Ce qui porte à 4 le nombre de morts », a-t- il expliqué.

Le proviseur ajoute que les victimes étaient presque toutes des membres du gouvernement scolaire. « Il s’agit de Marie Geneviève Fofana, (12ème année SM), trésorière ; Elhadj Ibrahima Baldé (12ème SS), secrétaire à l’organisation ; Mamadou Diallo (12ème SM), chargé de la culture et de l’animation ; et Hadja Fanta Sylla qui faisait la 10ème année ».

Dans les familles des victimes, le choc est encore plus grand. Lamiya Barry, oncle de Mamadou Diallo, regrette fortement ce drame. « C’est ce lundi matin, dans les environs de 10 heures, qu’on nous a dit qu’on a repêché la dernière victime. Comme notre fils était porté disparu, on était presque sûr que c’était lui. On est directement allé à l’hôpital et on a trouvé que c’était effectivement lui. C’est vraiment regrettable. Prochainement, les gens doivent prendre toutes les précautions nécessaires pour organiser ce genre d’activités. Il faut notamment chercher des personnes ayant l’expertise nécessaire pour accompagner les enfants », a dit ce père de famille.

De leur côté, les autorités locales ont fait une tournée dans les familles des victimes, ce lundi, pour présenter leurs condoléances et exprimer leur compassion. Le sous-préfet de Kamsar, Elhadj Tidiane Sylla, était à la tête de cette délégation. « Il m’est très difficile de m’exprimer sur ce drame car perdre des enfants avec tout leur avenir, c’est quelque chose qui me fait mal au cœur. Mais, on peut dire que c’est Dieu qui a voulu comme ça. Donc nous présentons nos condoléances et toute notre compassion aux familles des victimes ».

A noter que les quatre élèves ont été inhumés ce lundi, 29 avril 2019.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

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Conakry : un élève tué dans un accident de circulation à Dixinn

27 avril 2019 à 12 12 04 04044

Un accident de la circulation s’est produit tôt ce samedi, 27 avril 2019, à Dixinn, dans la commune du même nom. Un jeune lycéen, répondant au nom de Lancinet Kourouma, qui conduisait une moto, s’est heurté à un taxi avant de se faire tuer par un camion, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Élève en classe de Terminale au lycée 1er mars de Matam, Lancinet Kourouma se rendait à l’école, lorsqu’il a trouvé la mort dans un accident de la circulation, survenu au niveau de la FONDIS, à Dixinn. Le jeune homme qui conduisait une moto, s’est cogné à l’arrière d’un taxi qui était devant lui. Après le choc, il est tombé sur le goudron. Aussitôt, un camion roulant à vive allure, est venu marcher sur lui. Le véhicule a même traîné son corps sur plusieurs mètres avant de s’arrêter.

Selon Alpha Baldé, un témoin de la scène, « le motard filait quand il a cogné un taxi, celui-ci ne s’est pas arrêté. Mais, le jeune est tombé. Entretemps, le camion qui est là était de passage. Il a marché sur lui et l’a traîné jusqu’ici avant de pouvoir s’arrêter. Nous sommes venus à son secours, mais c’était trop tard. Le sang sortait de sa bouche et ses narines. Il est décédé ».

Interrogé par notre reporter, le conducteur du camion appartenant au Service Public de Transport des Déchets (SPTD), a dit ne rien savoir de ce qui s’est passé. Il soutient avoir juste entendu des cris avant de chercher à s’arrêter.

Les témoins de la scène ont utilisé le téléphone portable de la victime pour contacter son grand frère. Ce dernier est venu identifier le corps comme étant celui de son jeune frère. Très ému, il n’a pas pu s’exprimer devant le micro de notre reporter.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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Kindia : des conducteurs de taxi-motos manifestent violemment contre leur syndicat

26 avril 2019 à 10 10 51 04514

Les conducteurs de taxi-motos de Kindia sont en colère contre leurs responsables syndicaux. Et, ils ont tenu à l’exprimer hier, jeudi 25 avril 2019. Plusieurs d’entre eux sont descendus dans la rue pour protester contre une décision de leur syndicat qu’ils jugent inacceptable, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

A l’origine de ce problème, la mise en circulation d’une nouvelle plaque d’immatriculation des taxi-motos de Kindia. Une plaque vendue à 260 000 francs guinéens alors que l’ancienne plaque qui était utilisée jusque-là coûtait 120 000 francs. Une décision jugée inacceptable par les conducteurs de taxi-motos de la ville, qui accusent leurs responsables syndicaux, en « complicité » avec le service CADAK d’avoir pris cette mesure.

Une mesure contre laquelle ils ont décidé de protester. Plusieurs d’entre eux se sont retrouvés au carrefour de l’ancienne gare routière de Conakry pour aller jeter des cailloux sur les locaux du bureau régional du syndicat des transporteurs terrestres. Alphadjo Diallo, l’un des manifestants, dit ne pas comprendre la décision de changer de plaque d’immatriculation.

« Nous ne comprenons pas nos syndicats qui, au début, nous ont poussés à acheter la plaque rouge à une somme de 120 000 francs guinéens. Aujourd’hui, si tu sors hors de la ville, les policiers t’arrêtent pour te demander d’acheter une plaque de couleur noire à un montant exorbitant de 260 000 francs guinéens. Nous, nous n’avons pas les moyens aujourd’hui de changer cette plaque. Et, en plus, ils nous ont donné aucune information sur ce sujet relatif à un chargement de plaque », témoigne ce conducteur de taxi-moto.

Après le passage de ces manifestants en colère, les traces sont visibles sur les locaux du syndicat des transporteurs terrestres de Kindia. Le toit est troué à plusieurs endroits, les portes et les fenêtres sont aussi cassées. Mais, les responsables syndicaux qui étaient sur place n’ont pas voulu se prononcer devant notre micro sur le sujet.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Attaque armée à Kindia : 4 blessés et plus de 20 millions emportés

25 avril 2019 à 9 09 35 04354

Une voiture de transport en commun a été victime d’une attaque perpétrée par des coupeurs de route à Kindia. Les hommes armés ont ouvert le feu sur le véhicule, blessant quatre passagers avant d’enlever leur argent et autres biens de valeur, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

L’attaque s’est produite le mercredi, 24 avril 2019, à 4 heures du matin, dans la localité de Bokaria, relevant du district de Séguéyah, dans la commune urbaine de Kindia. Deux individus armés de fusils automatiques ont ouvert le feu sur une voiture de transport en commun en provenance de Kankan pour Conakry. Ils ont blessé trois personnes et emporté leur argent et biens.

Abdoulaye 2 Camara, enseignant, est l’une des victimes de cette attaque. « Hier, après le recensement, j’ai décidé de me rendre à Conakry parce que je dois me marier entre samedi et dimanche, 28 avril 2019. Donc je me suis embarqué à la gare routière de Kankan, après avoir raté trois occasions. Nous avons bougé à 15 heures. Arrivés à Kindia, à quelques kilomètres de la ville, nous avons trouvé deux bandits arrêtés au carrefour se trouvant non loin du village de Bokaria. Ils ont tiré sur notre véhicule. Donc, le chauffeur a accéléré pour tenter de leur échapper.

Les bandits qui étaient en moto nous ont pourchassés en continuant à tirer. Finalement, le chauffeur a perdu le contrôle et la voiture s’est renversée. Mais, les balles avaient déjà touché plusieurs passagers. Moi, j’ai été touché au niveau de la main, une femme qui était à côté de moi a reçu une balle dans le dos, et un autre passager a été touché au niveau de la cuisse. C’est à l’hôpital régional de Kindia qu’on a pu extraire les balles », explique Abdoulaye 2 Camara, trouvé à l’hôpital.

Aboubacar Fofana, une autre victime, indique que les assaillants ont emporté plusieurs sommes d’argent et d’autres biens qu’ils ont enlevés sur les occupants du véhicule. « J’ai perdu mon sac où il y avait plusieurs objets notamment un ordinateur, une clé USB, mes deux téléphones et une somme de 400.000 francs. Il y avait aussi quelques dossiers. Les autres passagers qui étaient avec moi ont également victimes.

Un monsieur a perdu une somme de 14 millions, une dame dit avoir perdu 4 millions 500 mille francs, un autre jeune a perdu 4 millions, le chauffeur aussi a perdu une somme d’un million de francs. Les assaillants ont également emporté d’autres biens matériels. Il y a eu aussi quatre passagers qui ont été blessés », a-t-il confié.

Les quatre blessés ont tous été pris en charge à l’hôpital régional de Kindia. Quant aux coupeurs de route, ils restent sans nouvelles.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Recrutement dans l’armée à Kindia : 3 présumés fraudeurs appréhendés

23 avril 2019 à 10 10 57 04574
image d’archive

Les épreuves écrites au concours de recrutement au sein des forces armées guinéennes ont eu lieu hier lundi, 22 avril 2019, dans la préfecture de Kindia. Répartis dans deux centres, les candidats ont été évalués en Dictée et Questions. La cérémonie s’est tenue en présence des autorités régionales, préfectorales et communales ainsi que des forces de et de sécurité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basée dans la préfecture.

Parmi les 6140 postulants au départ, ce sont 1060 candidats, dont 90 filles, qui ont été retenus à Kindia. Pour le test intellectuel, démarré hier lundi, ce sont 1000 candidats qui ont composé. Soixante absences, dont 4 filles, ont été enregistrées.

Selon le lieutenant Mohamed Condé, officier chargé des opérations, estime que l’épreuve de Dictée et Questions s’est bien passée, même si des cas des fraudes ont été signalés. « Depuis hier, quand on affichait les listes, j’ai mis main sur certains qui étaient venus dans l’intention de composer à la place des autres. Aujourd’hui, autour du mât, j’ai dit ceci : tous ceux qui savent qu’ils sont dans l’intention de composer à la place de quelqu’un d’autre, de se détromper. Car, je vais passer à des processus d’identification. Et celui qui sera arrêté sera traduit devant la justice. C’est là qu’une trentaine de personnes sont sorties. Lorsque nous sommes rentrés dans la salle, on a comparé les photos et les candidats. Nous avons détecté trois présumés fraudeurs qui sont à la disposition de la gendarmerie. Au delà de tout ça, les épreuves se sont déroulées dans les meilleures conditions », a expliqué le lieutenant Condé.

En outre, l’officier chargé des opérations a précisé que « nous avons 1 000 candidats qui ont composé. Trois cents (300) personnes seront retenues pour la préfecture de Kindia. Pour cela, nous attendons les responsables de la Direction Préfectorale de l’Education qui vont corriger bientôt. Je demande aux candidats et leurs parents de rester serein, comme c’est une affaire nationale ».

Pour sa part, Sogbêmadi Diané, membre de la commission de présélection au compte de la commune urbaine de Kindia se dit étonné de l’attitude de certains candidats. « Nous sommes rentrés dans les salles avec des dispositions mises en place. Nous sommes tombés sur quelqu’un qui a couru pour son ami et il veut encore composé pour lui. Ensuite, pour les candidats qui sont tombés lors de l’épreuve sportive, la plupart avaient dépassé l’âge (28 ans). Ils ont réduit leur âge. C’est seulement arrivés à l’hôpital qu »ils ont dit leur âge réel. Donc, ils ne pouvaient pas supporter la course », a dénoncé monsieur Diané.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Mauvais état des routes : le calvaire des commerçants et des citoyens de Madina Dispensaire

23 avril 2019 à 9 09 44 04444

A Conakry, plusieurs commerçants grossistes assurent avoir vu leurs chiffres d’affaires chuter ces derniers temps, en raison du mauvais état de certaines routes à l’intérieur du marché de Madina. C’est notamment ceux qui occupent la zone appelée Madina Dispensaire. Ces opérateurs économiques qui se sont confié à un reporter de Guineematin.com, déplorent cette situation et interpellent l’Etat sur la question.

Almamy Touré

Parmi ces commerçants, Almamy Touré, porte-parole de l’association des commerçants de Madina, le plus grand marché de Guinée. Rencontré dans sa boutique, il explique l’impact négatif du mauvais état des routes sur l’activité des commerçants. « Ce qui est de l’état des routes de Madina, surtout Madina Dispensaire, les routes sont très dégradées. Nous sommes dans cet état depuis longtemps. On avait beaucoup d’espoir à la venue d’Alpha Condé.

Mais depuis 2010, on ne fait que mener des démarches pour que nos routes soient bitumées, en vain. Nous n’avons pas eu de suite favorable. Les routes sont dégradées de telle sorte que nous avons des problèmes à acheminer nos marchandises à destination. Il y a des remorques qui tombent chaque jour. Ce qui cause des dégâts matériels très importants », témoigne ce commerçant.

Il ajoute qu’en plus de ces pertes subies par les commerçants suite aux accidents causés par le mauvais état des routes, d’autres problèmes sont enregistrés sur le terrain. « La semaine passée, les populations du quartier se sont mobilisées pour ériger des barricades, pour dire qu’il n’y aura pas d’activité à Madina tant que l’État ou les commerçants ne réparent pas les routes. Le lundi passé, nous avons alerté l’administrateur du marché de ce qui se passe. Les populations et nous, avons les mêmes difficultés.

Vraiment, on demande à l’Etat de nous venir en aide, pour que tout ce qu’on a eu comme espoir depuis 2010 qui n’a pas été réalisé, soit enfin réalisé. Surtout quand on sait l’importance des routes de Madina, qui est le poumon de l’économie, s’il faut dire, de la Guinée. Si les activités sont ralenties à cause des routes, ce n’est vraiment pas bien », a-t-il dit.

Ousmane Baïla Barry

Face à la situation actuelle des routes dans ce marché, Ousmane Baïla Barry, commerçant, se demandent bien à quoi servent les taxes qu’il paye. « Le gouvernement nous fatigue beaucoup. On a beaucoup soufferts. Ils se présentent ici chaque fois pour le paiement des taxes, que ce soit l’insalubrité, le courant et autres taxes que nous payons. Nous payons tout cela. Mais, nous ne savons pas à quoi ça sert. Souvent, il y a des cas d’accidents ici, mais difficilement nous arrivons à faire évacuer les blessés dans les postes de santé. Tout cela parce qu’il n’y a pas de routes, il y a les bouchons, les camions sont en panne un peu partout à cause du mauvais état de la route. C’est dommage !».

Ismael Camara

Chez les riverains du marché également, ce sont les mêmes plaintes qui se font entendre. Ismaël Camara, habitant de Madina Dispensaire, est l’un des jeunes qui ont manifesté dans la zone la semaine dernière. Il déplore le nombre élevé d’accidents dans cette partie de Conakry et menace, si rien n’est fait, de reprendre prochainement la rue, lui et ses amis. « Le problème est que nous sommes en train d’enregistrer ici beaucoup d’accidents. Il y a des camions qui tombent, des conteneurs ainsi de suite. Nous avons perdu plus de 7 motos ici, les conteneurs tombent sur nos motos.

Bientôt la saison pluvieuse, nous n’avons pas de caniveaux ici. Quand il pleut, les ordures quittent le marché pour aller se loger dans nos concessions. C’est pourquoi, nous avons décidé de barricader la route afin d’alerter le gouvernement pour qu’il vienne réparer nos routes. Si toutefois, d’ici la fin de ce mois, on ne voit rien de la part de l’État, nous allons encore barricader la route et demander aux commerçants de fermer les boutiques. Nous allons tout fermer », a prévenu le jeune homme.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

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3ème mandat à Boké : Makanéra, Amara Somparé et Mathurin essuient des jets de pierre

22 avril 2019 à 15 03 11 04114

Attendu à Boké ce lundi, 22 avril 2019, le président Alpha Condé a préféré se faire représenter. La rencontre, qui devait être festive, a connu une tournure inattendue avec des jets de cailloux sur l’assistance. Makanéra Kaké et compagnie ont essuyé un revers inattendu, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ces derniers jours, la tension était vive à Boké où le président Alpha Condé était attendu. Des manifestations liées au manque de courant électrique et à la question du 3ème mandat ont été signalées sur les lieux. Dans la ville, des rumeurs disaient que le président aurait profité de sa visite pour annoncer son intention de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir au-delà de 2020.

Depuis le matin, la tension était palpable entre pro et anti 3ème mandat. Au lieu du président Alpha Condé, c’est des ressortissants de la région qui ont été aperçus sur le terrain : Alhoussény Makanéra Kaké, Amara Somparé et le général Mathurin Bangoura.

Dans la cour du centre culturel de Boké, plusieurs personnes avaient pris place pour ne pas se faire conter l’événement. Aucun « opposant » n’a pu avoir accès aux lieux, placés sous haute surveillance.

Aux environs de 12 h, des pierres sont jetés sur la foule à partir du marché. Aucun blessé n’a été enregistré.

Parmi les membres de la délégation, c’est seulement Makanéra Kaké qui a pris la parole pour critiquer la Constitution de mai 2010 que les partisans du pouvoir veulent aujourd’hui modifier. « Cette constitution a été faite par les militaires, après la mort de plus de 100 guinéens au stade du 28 septembre. Elle ne reflète donc pas la volonté du peuple de Guinée. Elle a été imposée sur nous. Maintenant, si nous trouvons quelqu’un pour nous aider à l’adapter à la volonté des jeunes, des femmes et du peuple de Guinée, je pense que c’est une occasion à ne pas rater, il faut soutenir », a laissé entendre l’ancien griot de Cellou Dalein.

La question qui se pose est de savoir quelles sont les raisons de l’absence du président Alpha Condé à cette rencontre. Une manière d’éviter des affrontements entre pro et anti 3ème mandat ? Le moment n’est pas encore opportun pour sortir du bois ?

Depuis Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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Alpha Condé attendu à Boké : la ville sous haute tension

22 avril 2019 à 13 01 09 04094

Alors que le président Alpha Condé est attendu à Boké ce lundi, 22 avril 2019, la ville est sous tension depuis quelques jours. Des jeunes du quartier Yomboya, ont manifesté pendant les trois dernières nuits, érigeant des barricades sur la route. Officiellement, ces jeunes manifestent contre le manque de courant. Mais sur le terrain, les choses semblent être tout le contraire, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les manifestations ont commencé vendredi soir. Plusieurs habitants du quartier Yomboya, à la rentrée de la ville, sont sortis ériger des barricades pour empêcher la circulation. Les manifestants ont laissé entendre qu’ils protestent contre les délestages électriques qui frappent leur localité. Mais, après deux nuits de manifestations, le courant est revenu dans le quartier. Cela n’a pas empêché cependant les jeunes de se faire entendre dans la nuit du dimanche encore.

Ce qui pousse certains à penser que ces jeunes protestent plutôt contre la modification de la Constitution guinéenne envisagée par le pouvoir pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Un sujet qui semble bien diviser les habitants de la ville de Boké. Car, depuis hier, des écrits divergents sont visibles dans les rues et autres endroits publics de la commune urbaine.

Il y a d’un côté les opposants à un troisième mandat qui s’expriment à travers des écrits comme « Boké dit non au 3ème mandat » ou encore « 3ème mandat, Amoulanfé ». De l’autre, les partisans du pouvoir qui ont affiché des banderoles appelant à une modification de la Constitution et un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Une tension palpable règne actuellement entre ces deux camps. Les opposants ont voulu accéder au centre culturel où le président doit être accueilli, mais ils ont été bloqués à la porte. Un responsable local de l’UFDG et un autre de l’UFR ainsi que plusieurs de leurs partisans se sont vu refuser l’accès et ont dû rebrousser chemin.

Selon nos informations, les opposants pourraient aller mieux se préparer pour revenir en force sur les lieux.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Religion : l’association Ahlul Bayt inaugure une mosquée de plus de 1 000 places à la Cimenterie

22 avril 2019 à 9 09 31 04314

Après plusieurs années de travaux, sous l’égide de l’association « Ahlul Bayt », la grande mosquée « Almoustapha » sise à la Cimenterie, dans la préfecture de Dubréka, a été inaugurée hier, dimanche 21 avril 2019. La cérémonie inaugurale a mobilisé plusieurs personnalités du monde politique et des religieux de notre pays, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dr Hafiziou Diallo,

Selon le président de l’association « Ahlul Bayt », Dr Mohamed Hafiziou Diallo, cette mosquée accueille 1000 fidèles au rez-de-chaussée et 400 autres à l’étage. Elle possède 4 bureaux dont : le vestibule des imams, une bibliothèque, deux pièces servant de bureau et secrétariat à l’association. Au rez-de-chaussée et à l’avant-garde de la mosquée, on dénombre une salle de lecture-mémorisation du saint coran, un magasin, une petite pièce et une toilette. En plus, la mosquée Almoustapha compte également des dépendances dont : un forage pour la fourniture d’eau potable, 9 toilettes et salles de bain pour hommes et femmes, des postes d’ablution, une vaste cour, un garage pour les véhicules et un centre de santé.

D’après Dr Mohamed Hafiziou Diallo, les travaux ont coûté environ quatre milliards six cent cinquante-huit millions deux cent sept mille francs guinéens (4.658.207.000 GNF). Et, la construction de cette mosquée répond à l’appel du saint coran dans sa sourate « Attawba » (le repentir), verset 18, citation : « Ne construiront les mosquées de Dieu que ceux qui croient en Dieu et au jour du jugement dernier, observent la prière, donnent l’aumône et ne craignent que Dieu. Peut-être, ceux-là seront-ils du nombre des bien guidés ».

Montrant le caractère unitaire et commun de l’édifice, le président de l’association «Ahlul Bayt » a précisé que c’est une mosquée appartenant aux musulmans de tout bord. « Je voudrais signaler et de façon solennelle que cette mosquée n’est ni une mosquée de secte, ni celle d’une ethnie, encore moins celle d’une région. Tous les musulmans, sans aucune distinction y sont les bienvenus », a-t-il dit.

Dr Mohamed Hafiziou Diallo a, par ailleurs, remercié toutes les autorités religieuses et politiques de notre pays ainsi que le Président de la République, Alpha Condé et l’ensemble des donateurs, notamment l’université Almoustapha internationale, la communauté libanaise de Guinée, l’ambassade de la République Islamique d’Iran en Guinée et les nombreux autres donateurs anonymes.

SE. Seyid Hamid Reza Vahid Kiani

Egalement présent à la cérémonie, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en Guinée, Son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani s’est réjoui d’être dans un pays où il y a l’unité entre toutes les écoles islamiques. « Nous espérons et nous souhaitons que cette maison de Dieu soit un centre de l’unité, un centre qui respecte le livre coranique qui nous appelle à tenir la corde de Dieu sans division, ni distinction. L’unité est la condition sine qua non pour la sécurité dans un pays. Je suis très heureux de participer à l’inauguration d’un centre de l’unité. Cette maison de Dieu doit être le rempart de tous les opprimés, être au service de tous les musulmans, de tous les pauvres et de tous les opprimés », a souhaité le diplomate iranien.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Kindia : les fidèles musulmans de Sambaya dotés d’une nouvelle mosquée

21 avril 2019 à 9 09 19 04194

La nouvelle mosquée de près de 1500 places, offerte à la population du secteur Souaréya, au quartier Sambaya, dans la commune urbaine de Kindia, a été inaugurée le vendredi dernier, 19 avril 2019. La cérémonie a regroupé les autorités administratives, religieuses et communales, ainsi que des personnalités venues de tous les horizons, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Une forte délégation, conduite par le conseiller juridique du secrétariat général des Affaires Religieuses, a été reçue dans le cadre de l’inauguration de cette maison de Dieu. La cérémonie a connu une forte mobilisation des fidèles musulmans venus de divers horizons.

C’est Mohamed Sacko, membre du conseil de quartier de Sambaya et porte-parole des sages, qui a souhaité la bienvenue aux illustres invités. « Votre présence à cette cérémonie est le témoignage éloquent de votre attachement au rayonnement de l’islam. Cette maison de Dieu, que vous avez l’honneur d’inaugurer en ce jour de vendredi saint, a été financée par un ressortissant Saoudien et dont les travaux de construction ont été entièrement effectués par des ouvriers guinéens.

En effet, il convient de signaler qu’Elhadj Sadou Diallo a fait presque toutes ses études coraniques en Arabie Saoudite. C’est grâce à son bon comportement, assorti d’excellents rapports qu’il a tissés avec les donateurs, que cette mosquée a vu le jour. Il est à rappeler qu’à ce jour, l’islam a de grandes dimensions dans le monde et plus particulièrement en Guinée. Le quartier Sambaya s’inscrit dans la même dynamique au regard du nombre de mosquées construites dans la localité », a laissé entendre monsieur Sacko.

Cette nouvelle mosquée, bâtie sur une superficie de 1 800 mètres carrés, possède une bibliothèque, un magasin, des latrines, un forage et un bâtiment servant de logement à l’imam. Son obtention a été rendue possible grâce à l’imam Elhadj Sadou Diallo. « Sa capacité d’accueil est à peu près à 1500 fidèles.

Notre ambition, c’est de pouvoir regrouper les fidèles musulmans pour les enseigner afin qu’ils puissent connaître leur religion parfaitement ; enseigner les enfants, les femmes et les parents, pour qu’ils puissent suivre la voie du prophète Mahomet. C’est pourquoi nous avons fait une année sans inaugurer cette mosquée pour pouvoir instaurer des cours islamiques, Arabe, Théologie, pour attirer les fidèles vers la mosquée », a-t-il précisé.

Pour sa part, Elhadj Ibrahima Ousmane Bah, conseiller juridique du secrétaire général des affaires religieuses, a émis le souhait que cette mosquée serve à renforcer la foi religieuse et la fraternité des fidèles musulmans. « Le motif de notre présence ici, c’est l’inauguration de cette autre mosquée de Dieu qui a été construite par l’intermédiaire de notre frère, Elhadj Sadou Diallo. Nous remercions Dieu de nous donner cette autre chance.

Et, nous pensons que cette perle sera bien utilisée pour essayer non seulement d’adorer Allah et de raffermir les liens de fraternité entre tous les fidèles musulmans de Guinée. Cette ambiance religieuse que nous avons vue, c’est ce qu’il faut toujours chercher à renforcer à travers cette mosquée. Car, nous savons que les mosquées sont construites pour Dieu. Et Dieu nous appelle à nous unir, non seulement dans l’adoration, mais aussi dans notre vie quotidienne », a-t-il rappelé.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

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Déguerpissement à Kaporo-Rails : le collectif des victimes dément le CROSCC et met en garde !

20 avril 2019 à 12 12 46 04464

Les victimes du déguerpissement effectué récemment par le gouvernement guinéen à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, dans la commune de Ratoma, viennent de réagir à la démarche du CROSCC visant, dit-on, à les soutenir. En effet, le Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry a adressé récemment un mémorandum relatif à ce déguerpissement au ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté.

Le Collectif des déguerpis désapprouve la démarche de cette organisation de la société civile, dément ses chiffres et met en garde contre une récupération de leur situation pour d’autres fins. Les victimes se sont exprimées sur la question à travers une déclaration lue devant les médias, ce samedi 20 avril 2019.

Guineematin.com vous livre ci-dessous l’intégralité de la déclaration du collectif des déguerpis.

Collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse 2019

Déclaration

Le collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse a appris le dépôt d’un mémorandum au ministère de l’unité nationale par des acteurs de la société civile. Le document concerne les problèmes des domaines réservés en Guinée avec accent sur les cas de Kaporo-Rails et Kipé 2.

Le collectif a bien reçu une lettre le 8 avril 2019 l’invitant à participer à la cérémonie de remise dudit document prévue pour le jeudi 11 avril au ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté. Après consultation, le bureau a décidé de ne pas s’associer à cette démarche dont il ignore les tenants et les aboutissants.

Par voie de presse, le soir même de la rencontre nous avons appris que des soi-disant membres de notre structure ont été présentés dans la salle. Nous dénonçons cette manière de faire.  

Plus grave, à la page 5 du document, il est dit dans la méthodologie de travail qu’une équipe (d’enquêteurs) a été déployée auprès des déguerpis. Nous insistons sur le fait que les victimes n’ont été associées ni de près ni de loin à ce travail.

En outre, les chiffres fournis ne sont plus d’actualité. Bref, ils sont caducs, ce qui démontre que les rédacteurs du mémorandum n’ont pas travaillé avec les personnes concernées.

Par ailleurs, dans les recommandations,  le Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry, soutenu par le Conseil National des Organisation de la Société Civile Guinéenne, exhorte le gouvernement à trouver de la nourriture et des centres d’accueil aux victimes avant le ramadan.

Nous voulons rappeler ici que nous ne voulons ni de centres d’accueil encore moins de nourritures venant d’un gouvernement qui a bafoué notre dignité tout simplement parce qu’il se sent fort.  Nous exigeons l’application des textes de lois de notre pays, c’est-à-dire le rétablissement des victimes dans leurs droits.

Au ministre de l’unité nationale qui s’engage à accompagner les victimes pour la procédure judicaire, nous lui demandons auprès de quelle juridiction du moment que l’Etat a coché les bâtiments le 22 février 2019 avant même la délibération du tribunal de Dixinn le 1er mars. Pire, la casse de Kipé 2 a eu lieu alors que les occupants avaient déjà interjeté appel de ce jugement. Certaines maisons ont été cochées à 10h et la casse a commencé à 10h30 en présence de plusieurs médias.

A la société civile et à l’ensemble des autres acteurs, nous rappelons que nous sommes ouverts à toute bonne collaboration mais nous mettons en garde tous ceux et toutes celles qui veulent se servir des victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse pour  réaliser leurs affaires.

Nos maisons ont certes été détruites par la machine de la haine, mais nos cœurs et nos esprits restent encore intacts et nous mènerons le combat jusqu’à ce que nous soyons rétablis dans nos droits! Je vous remercie !

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Kindia : les handicapés en colère suite à la démolition de leur centre

19 avril 2019 à 12 12 08 04084

Les occupants du centre de formation et de réinsertion des personnes handicapées de Kindia sont obligés désormais de quitter les lieux. Après la méthode pacifique qui n’a pas porté fruit, les autorités ont décidé de les déguerpir de force. C’est ainsi qu’une équipe d’agents de sécurité est allée démolir le centre dans la nuit du lundi au mardi, 16 avril 2019. Une décision qui irrite les personnes handicapées qui vivaient et travaillaient sur les lieux, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Surprise et colère, ce sont les sentiments qu’exprime Fodé Bakary Camara, le président de l’association guinéenne pour la formation et la réinsertion des personnes handicapées, suite à la démolition de ce centre. Il dénonce un véritable auquel se seraient livrés les agents qui ont mené l’opération sur le terrain.

« C’est aux environs de 3 heures du matin que mon secrétaire m’a informé qu’ils ont trouvé notre centre détruit. Je lui ai demandé par qui, il m’a répondu qu’il ne sait pas. Arrivé sur les lieux, j’ai demandé aux policiers qui étaient sur place mais ils n’ont donné aucune réponse, et ils m’ont empêché d’entrer. Ils ont embarqué tous nos objets dans quatre camions pour les envoyer. Ils ont emporté également les commandes de nos clients et une somme de 137 millions de francs qu’on gardait dans le centre.

D’après certains de nos amis, c’est le commerçant Ly qui est derrière tout ça, et ce monsieur nous suit depuis 10 ans. Pourtant, toutes les autorités sont au courant de notre situation dans ce centre. Donc là où nous sommes aujourd’hui, nous voulons qu’on tue tous les handicapés de Kindia. Sinon, on ne va pas quitter », a martelé Fodé Bakary Camara.

Interrogé sur la question, Elhadj Alpha Oumar Ly, l’opérateur économique accusé d’être à l’origine de la démolition de ce centre, a indiqué que ce sont les autorités qui ont mené cette opération. Mais, il précise que c’est à lui que l’endroit revient parce qu’il l’a acquis sous forme de bail avec le gouvernement. « Le gouvernement nous a octroyé ici sous forme de bail depuis plusieurs années. Les handicapés avaient, alors, demandé à ce qu’on leur trouve une place où ils vont s’installer. On leur a trouvé une place à Sarakolléah.

Nous avons rencontré le ministère de l’action sociale pour verser une somme de 224 millions de francs pour construire les lieux. Ils ont trouvé un ingénieur à Conakry pour venir travailler le bâtiment et la cour, puis mettre des dallettes. Nous avons respecté tous nos engagements vis à vis du gouvernement. Et, tout ce que les handicapés ont demandé, on l’a respecté.

Les documents signés par toutes les parties existent. Tout cela a été validé par la préfecture, le gouvernorat, le département, le patrimoine bâti public et le gouvernement. Par après, on leur a dit de déménager là bas. Entretemps, je crois que quelqu’un les a manipulés afin de refuser catégoriquement les lieux pour aller là où on a construit pour eux.

En ce qui concerne la démolition, je n’en suis pas du tout responsable. C’est un travail de l’huissier. Même le Premier ministre, Kassory Fofana, a été saisi de cette affaire. J’ai toujours eu raison. Donc, l’huissier est passé d’abord par la sensibilisation. Il a rencontré toutes les autorités, à savoir le préfet, la mairie, le tribunal, le chef de quartier et le chef secteur, mais aussi les occupants des places pour qu’ils libèrent les lieux. Ils ont réfusé en disant qu’ils ont un appui.

Donc cette fois encore, l’huissier est venu, il leur a demandé de sortir, mais ils ont refusé. C’est ainsi qu’il a pris les agents pour aller les déguerpir de force. Suite à cela, les handicapés et d’autres loubards se sont associés pour aller piller et brûler nos magasins et boutiques qui sont à côté du centre », a expliqué l’opérateur économique.

Une version corroborée par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia. Selon Mamadou Dian Bora Diallo, « quand j’ai pris fonction au mois d’août dernier, j’ai trouvé ce dossier sur la table. Donc je tiens à informer la population de Kindia que c’est une décision qui a été signée par monsieur le procureur général près de la cour d’appel de Conakry, et à tous les niveaux, les gens ont été sensibilisés.

Ce sont ces handicapés qui ont été porteurs d’un projet de construction d’une maison pour eux, pour qu’ils puissent déménager et quitter ce centre. Ils ont reçu même des satisfecits. Donc, c’est l’exécution de ces différentes décisions qui a eu lieu.

A noter que plusieurs commerces appartenant à Elhadj Alpha Oumar Ly ont été pillés et incendiés par des personnes handicapées, appuyées par d’autres jeunes. On ne signale, pour l’heure, aucune arrestation.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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