Rentrée des classes ? L’heure est aux préparatifs dans certaines écoles de Matoto

29 septembre 2021 à 11 11 27 09279

En prélude à la rentrée des classes au compte de l’année scolaire 2021-2022 en Guinée, plusieurs responsables d’écoles publiques de la commune de Matoto (dans la haute banlieue de Conakry) s’activent dans les préparatifs. Aucune date n’a encore été donnée par les autorités en charge de l’éducation pour la réouverture des classes, mais les encadreurs et enseignants ne comptent pas attendre d’être pris au dépourvu. Et, depuis quelques jours, ils s’activent dans le nettoyage des établissements et la préparation des documents pédagogiques, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au ‘’Lycée Senghor’’, l’heure est aux derniers réglages. Et, selon le proviseur dudit Lycée, Elhadj Amara Balato Keïta, plus de 1300 élèves sont attendus cette année dans cette école. Ce, en dépit du manque de tables-bancs auquel l’établissement est confronté.

Elhadj Amara Balato Keita, proviseur du lycée LS Senghor

« A l’instar des autres établissements du pays, le Lycée Senghor est en train de faire sa toilette pour recevoir ses apprenants et professeurs. Donc, formateurs et élèves doivent se retrouver dans cette enceinte avec l’état de propreté qu’il faut pour travailler. Nous avons fait appel aux gens de l’herbicide pour pulvériser les herbes qui sont autour de nous. Nous allons évacuer toutes les ordures. Et, les salles de classes sont déjà nettoyées, nous sommes en train de prendre toutes les dispositions pour une rentrée scolaire réussie. Mais, on a un problème de manque de tables-bancs. Seulement, malgré ce manque nous allons nous battre pour que le nécessaire soit fait d’ici la rentrée, nous avons déjà écrit aux autorités pour que des dispositions soient prises afin de recevoir nos apprenants dans les conditions idoines pour que les cours se déroulent comme il se doit… Au niveau académique, depuis 2018-2019 nos enseignants ne sont plus appelés dans les centres de formation continue pour leur perfectionnement pédagogique. L’enseignement n’est pas qu’académique, il est donc important de savoir transmettre le savoir. Nous avons 23 classes disponibles ; et, dans notre prévision, nous nous attendons à recevoir 1324 élèves. Cette année, nous voulons surtout nous appuyer sur les matières de spécialité. Toutes les matières sont bonnes, mais il faut s’appuyer sur les options. Par exemple, cette année, le baccalauréat n’a pas bougé, notamment en science sociale. Alors, il faut avoir le regard sur les options qui ont fait beaucoup d’échecs pour faire une analyse des causes de cet échec qui est national », a indiqué Elhadj Amara Balato Keïta.

Egalement, au Collège Yaguine et Fodé de Yimbaya, les préparatifs vont bon train. Cette école de 23 salles de classe doit accueillir cette année plus de 1700 élèves. Mais, selon le principal Elhadj Mamadi Keïta, le manque de tables-bancs est un souci coriace qu’il tente encore de résoudre.

Elhadj Mamadi Keïta, principal du Collège Yaguine et Fodé de Yimbaya

« Les préparatifs vont bon train, en ce sens que nous avons tous les documents pédagogiques, les registres d’appel, les cahiers centralisateurs, les cahiers de test et l’emploi du temps général sont déjà prêts. Donc, nous sommes en ce moment sur la finalisation au niveau des élèves promus. Nous ne connaissons pas pour le moment cet effectif, mais nous attendons un effectif prévisionnel de 1752 élèves pour 23 salles de classe fonctionnelles. Seulement, nous sommes confrontés à un manque criard de tables-bancs », a dit Elhadj Mamadi Keïta.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 622 67 36 81

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Boké : chauffeurs et passagers se réjouissent de la baisse du prix du carburant

28 septembre 2021 à 20 08 23 09239

La baisse du prix du carburant, annoncée hier par le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), est accueillie avec beaucoup de joie à Boké. Chauffeurs et passagers se réjouissent de cette décision du colonel Mamadi Doumbouya, le chef de la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée, rapportent le correspondant de Guineematin.com sur place.

Près de deux mois seulement après avoir connu une hausse, le prix du carburant est revu à la baisse. Le litre d’essence, qui était vendu à 11.000 francs, coûte désormais 10.000 francs. Ainsi en a décidé le colonel Mamadi Doumbouya, à la tête de la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé. Annoncée hier à la télévision nationale, cette décision est très applaudie par Mamadou Saliou Bah, un citoyen rencontré ce mardi, 28 septembre 2021, à la gare routière de Boké.

Mamadou Saliou Bah, passager

« Je remercie les autorités militaires pour cette décision. Parce que nous avons l’espoir qu’elle va réduire un peu la cherté de la vie que nous connaissons aujourd’hui et permettre aux Guinéens de souffler un peu. Je pense que suite à ce geste, les prix des denrées de première nécessité et tous les autres prix vont diminuer, parce que le prix du carburant a une incidence sur tout cela. Je demande aussi aux chauffeurs de suivre le mouvement en diminuant le prix du transport », a lancé ce citoyen, qui se rend à Conakry.

Souleymane Traoré, chauffeur

Chez les transporteurs aussi, la baisse du prix du carburant est bien appréciée. « Cette diminution concerne tous les Guinéens, tout le monde est content de ça. Pour l’instant, je n’ai pas encore diminué le prix du transport, j’attends que le syndicat se prononce là-dessus. Quand ils vont parler, je vais respecter ce qu’ils diront. Je suis sûr que le prix du transport va baisser, parce que c’est la hausse du prix du carburant qui avait entraîné son augmentation », a dit Souleymane Traoré, chauffeur sur la ligne Boké-Conakry.

Mamadou Lama Diallo, chauffeur sur la ligne Boké-Diaoubhé (Sénégal), se dit également satisfait de cette décision. Il demande aux autorités de faire face aussi au mauvais état des routes pour faciliter le transport des citoyens et leurs biens. « Nous sommes très contents de la diminution du prix du carburant.  Avec ces militaires, nous avons compris qu’il est possible de se comprendre entre Guinéens. S’ils peuvent poursuivre cette dynamique en ramenant le prix du litre d’essence à 9.000 (prix auquel il était vendu jusqu’au 3 août 2021), l’impact sera encore plus significatif.

Aussi, je demande aux autorités de la transition de se tourner vers nos routes et de voir leur état. Vraiment je demande au CNRD d’entretenir les routes pour faciliter le transport urbain et interurbain », a lancé ce transporteur. De son côté, le syndicat des transporteurs de Boké n’a pas encore réagi à cette décision du colonel Mamadi Doumbouya, revoyant le prix du carburant à la baisse.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Conakry : le colonel Mamadi Doumbouya se recueille au cimetière de Bambéto

27 septembre 2021 à 17 05 47 09479

Nouvel acte d’apaisement du colonel Mamadi Doumbouya. Le président du CNRD (comité national du rassemblement pour le développement) s’est rendu ce lundi, 27 septembre 2021, au cimetière de Bambéto (en banlieue de Conakry).

Le chef de la junte militaire au pouvoir est allé se recueillir sur les tombes des centaines de Guinéens, tués lors des manifestations politiques organisées sous le règne d’Alpha Condé. Le président guinéen que l’actuel homme du pays a renversé le 5 septembre dernier.

Ce n’est pas la première fois que le colonel Mamadi Doumbouya fait un tel acte. Vendredi dernier, il s’était recueilli sur les tombes des anciens présidents guinéens, Ahmed Sékou Touré (1958-1984) et Lansana Conté (1984-2008).

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Kindia : un enfant retrouvé mort dans un puits

27 septembre 2021 à 10 10 49 09499

Un enfant d’un an et neuf mois a été retrouvé mort dans un puits samedi dernier, 25 septembre 2021, au quartier Fissa Hôpital, dans la commune urbaine de Kindia. Les circonstances de sa mort ne sont pas encore élucidées, mais les services de sécurité ont ouvert une enquête pour chercher à en savoir davantage, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la préfecture.

M’mah Camara, ménagère, était au marché, lorsque son premier fils, Youssouf Sacko, est tombé dans un puits, situé dans la concession où habite sa famille. Sous le choc, elle se demande comment l’enfant s’est retrouvé dans ce puits. « Ce matin, après le réveil, j’ai pris le petit-déjeuner avec mon enfant. Quand on a fini, je suis partie au marché avec mes voisines. Mais avant de sortir, j’ai demandé à Fanta (sa domestique) de s’occuper de l’enfant. 

J’ai insisté en lui disant de veiller sur l’enfant et de ne pas le laisser sortir jusqu’à mon retour. Mes voisines qui sont rentrées du marché avant moi, ont trouvé l’enfant à la maison. L’une d’entre elles, Tanti Safi, a même distribué des bananes à tous les enfants qui étaient là, y compris lui. Maintenant, je ne sais pas à quel moment et comment l’enfant est  tombé dans le puits », a expliqué Mme Sacko M’mah Camara, en larmes. 

Selon Mamadou Barry, le chef du quartier Fissa Hôpital, la gendarmerie a ouvert une enquête pour tenter d’en savoir plus sur les circonstances de la mort de l’enfant. « C’est aux environs de 12 heures, alors que j’étais en ville, on m’a informé à travers mon chef de secteur, qu’un enfant est tombé dans un puits dans le secteur 1, juste à côté du cimetière. Je suis aussitôt venu voir, et j’ai trouvé que l’enfant est mort.

C’est ainsi que j’ai appelé le colonel Moussa 2 Diallo, commandant de la compagnie de gendarmerie territoriale de Kindia. Il a dépêché deux gendarmes sur les lieux pour voir la réalité. Le corps a été remonté et le procureur a ordonné qu’on le remette à sa famille, afin de procéder à son inhumation. Une enquête est ouverte aussi pour élucider la cause de ce drame », a laissé entendre l’autorité locale.

A noter que le corps de Youssouf Sacko a été inhumé dans l’après-midi du samedi, au cimetière de Fissa Hôpital. 

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 628516796

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Guinée : les syndicats de l’éducation mettent de côté leurs égos et s’unissent pour une cause commune

25 septembre 2021 à 20 08 18 09189

Voir toutes les factions rivales du SLECG se donner les mains pour travailler ensemble, était inimaginable il y a quelques mois. Mais le vent de changement qui souffle en Guinée après la chute du régime Alpha Condé a permis de réunir ne serait-ce que temporairement les camps d’Aboubacar Soumah, Kadiatou Bah et Oumar Tounkara. Ils ont tenu une réunion avec les responsables des autres syndicats de l’éducation ce samedi, 25 septembre 2021, à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Organisée à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, cette rencontre a connu la présence des trois groupes rivaux du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), le syndicat national de l’éducation (SNE), la fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) et le syndicat de l’enseignement supérieur (SNAESURS). Ces organisations syndicales ont décidé de mettre de côté leurs égos pour produire un mémorandum commun à remettre au CNRD, la junte militaire au pouvoir.

« Suite à la rencontre avec le président du CNRD, le colonel Mamadi Doumbouya, il nous a été instruit d’aller vers l’unité d’action syndicale et de produire un mémorandum commun qui sera déposé au niveau de la junte pour dire nos préoccupations, mais aussi nos propositions de solutions quant à la conduite d’une transition inclusive et apaisée. C’est la raison pour laquelle toutes les structures syndicales de l’éducation ont mis leurs égos de côté pour voir en face la défense des intérêts moraux et matériels des enseignants pour qu’à l’avenir, nous puissions parler d’une même voix », a déclaré Michel Pépé Balamou, le secrétaire général du SNE.

Il précise que cette rencontre leur a permis d’échanger sur leur collaboration et de mettre en place une commission technique, composée de deux membres de chaque structure syndicale, qui va faire le travail. « Le mardi 28 septembre, cette commission viendra proposer aux secrétaires généraux, les résultats de ses travaux. C’est à l’issue de cette validation que nous, secrétaires généraux, allons convoquer tous les enseignants à une assemblée générale pendant laquelle nous allons faire lecture du mémo et recueillir bien entendu les avis des enseignants, les intégrer si nécessaire dans le mémo avant de l’imprimer et le signer.

Et enfin, nous allons demander une audience auprès des nouvelles autorités pour qu’on puisse leur remettre main à main le mémo et qu’on puisse avoir une concertation verbale avec eux. C’est ce qui va nous envoyer vers une ouverture des classes apaisée », a dit le syndicaliste. A noter toutefois, que cette rencontre a débuté sur fond d’agitation. Certains membres du SLECG d’Aboubacar Soumah ont exprimé leur colère après avoir appris l’existence d’une autre version du SLECG, qui serait dirigée par Oumar Tounkara, ancien adjoint d’Aboubacar Soumah. Mais l’esprit d’unité des leaders syndicaux a pris le dessus. Ce qui a permis de faire retomber la tension et le bon déroulement des travaux.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Administration du CNRD : voici la liste complète des gouverneurs et préfets du pays

25 septembre 2021 à 14 02 07 09079

Depuis le 5 septembre 2021, le colonel Mamadi Doumbouya et son équipe du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) gèrent les destinées de la Guinée. Après avoir renversé le régime Alpha Condé, les militaires ont dissout le gouvernement et les institutions républicaines ; mais aussi, ils ont mis de nouvelles personnes à la tête de l’administration déconcentrée.

En attendant de connaître les membres de la junte militaire au pouvoir et du gouvernement de transition, Guineematin.com a répertorié pour vous les prénoms et noms des gouverneurs et préfets, nommés par les nouvelles autorités du pays et installés dans leurs fonctions entre le 6 et le 10 septembre 2021. Nous vous proposons ci-dessous leur liste complète :

Zone spéciale de Conakry 

Gouverneure : Général de brigade M’Mahawa Sylla

Région administrative de Boké 

Gouverneur : Colonel Sékouba Camara

                  Préfets

Boké : Colonel Fodé Aboubacar Sylla

Boffa : Colonel Ibrahima Barry

Fria : Colonel Yaya Kalissa

Gaoual : Colonel Fassama Condé

Koundara : Colonel Bangaly Condé

Région administrative de Kindia 

Gouverneur : Général Ibrahima Kalil Condé

                         Préfets :

Kindia : Colonel Abdel Kader Mangué Camara

Coyah : Colonel Alpha Oumar Cissé

Dubréka : Colonel Elhadj Sékouba Sacko

Forécariah : Colonel Alsény Camara

Télimélé : Colonel Augustin Fancinadouno

Région administrative de Mamou 

Gouverneur : Colonel Aly Badra Camara

                        Préfets :

Dalaba : Colonel Mohamed Bangoura

Mamou : Colonel Bienvenue Lamah

Pita : Colonel Abdoulaye Sylla

Région administrative de Faranah 

Gouverneur : Colonel Malick Diakité

                     Préfets: 

Dabola : Colonel Mohamed Niang

Dinguiraye : Colonel Mamady Touré

Faranah : Colonel Jean Louis Kpoghomou

Kissidougou : Colonel Cécé Maoumy

Région administrative de Kankan 

Gouverneur : Général Aboubacar Sidiki Diakité

                        Préfets :

Kankan : Colonel Etienne Tounkara

Kérouané : Colonel Cécé Richard Haba

Kouroussa : Colonel Cheick Alpha Diabaté

Mandiana : Colonel Mamady Dembélé

Siguiri : Colonel Mamady Condé

Région administrative de Labé 

Gouverneur : Colonel Tamba Kalas Tolno

                            Préfets :

Koubia : Colonel Mohamed Lamine Camara

Labé : Colonel Sény Sylain Camara

Lélouma : Colonel Bassia Léno

Mali : Colonel Pévé Zoumanigui

Tougué : Colonel Souleymane Camara

Région administrative de N’Zérékoré

Gouverneur : Général Mohamed Lamine Keita

                         Préfets :

Beyla : Colonel Douramoudou Keïta

Guéckédou : Lieutenant-colonel Daman Oulen Dioumessy

Lola : Colonel Ousmane Diallo

N’Zérékoré : Colonel Sékou Keïta

Macenta : Colonel Lancinè Diallo

Yomou : Colonel Karamo Boké Camara

Les nouveaux administrateurs territoriaux, tous issus des rangs de l’armée de terre et de la gendarmerie, comptent 4 généraux dont une femme, et 37 colonels et lieutenants colonels.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél: 628 08 98 45

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Concertations nationales : les aviculteurs se disent « oubliés » par le CNRD

25 septembre 2021 à 13 01 07 09079
Alhousseiny Diallo, vice-président de l’association nationale des producteurs de viande de volaille

Même s’il n’y a eu encore aucune communication officielle sur le sujet, beaucoup pensent que les concertations nationales menées par le CNRD sont arrivées à leur terme. Car après les rencontres du jeudi, 23 septembre 2021, le comité national du rassemblement pour le développement n’a plus fait de communiqué pour convier de nouveaux acteurs à ces discussions. Ce qui amène les aviculteurs à se sentir exclus du processus ou alors oubliés par la junte militaire au pouvoir. Une situation que le vice-président de l’association nationale des producteurs de viande de volaille a déplorée dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce samedi, 25 septembre 2021.

« Nous avons appris que la concertation nationale est terminée, alors que nous, les aviculteurs, nous n’avons pas été reçus par les autorités. Pourtant, nous savons très bien combien de fois ce secteur est important. Aujourd’hui, les pays les plus puissants au monde sont des pays producteurs de volaille. C’est le cas des États-Unis, de la Chine, du Brésil, de la France, entre autres. Ce sont des pays qui mettent ce secteur au premier rang.

Aujourd’hui, l’Arabie Saoudite est en train de se tourner vers l’agriculture au lieu de se concentrer uniquement sur le pétrole. Puisque c’est l’agriculture qui donne plus d’emploi, plus de visibilité et c’est ce qui éradique la famine dans un pays. Mais ici, nous avons vu les nouvelles autorités consulter même les tenanciers des bars et des motels, nous qui sommes dans l’aviculture, nous n’avons pas été consultés. Nous demandons au chef de l’Etat, le colonel Mamadi Doumbouya, de nous recevoir pour qu’on lui expose aussi nos problèmes », a sollicité Alhousseiny Diallo.

Pour démontrer l’importance du secteur avicole, M. Diallo indique que la Guinée importe chaque année, près de 50.000 tonnes de poulets congelés par an. « Si nous développons ça sur le plan local, on peut avoir plus de 100.000 emplois directs et indirects. C’est l’un de secteurs phares pour le développement d’un pays. C’est pourquoi, nous nous demandons comment on peut ignorer le secteur avicole dans des concertations aussi importantes pour le décollage du pays. Nous avons vraiment des mots à dire au président du CNRD. Nous avions déjà préparé un mémorandum à transmettre au président et on était bien préparés pour le rencontrer.

Nous voulons être écoutés, parce que nous avons de sérieuses difficultés dans notre secteur d’activité. La plupart des poulets importés dans notre pays sont la source de plusieurs maladies telles que la diarrhée, la fièvre typhoïde et même les maladies cardio-vasculaires. Ce sont des poulets qui ne sont consommés ni aux États-Unis, ni en Europe. La Guinée est l’un des rares pays de l’Afrique de l’Ouest qui continue à importer des poulets congelés », a dit le vice-président de l’association nationale des producteurs de viande de volaille.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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Conakry : OSH-GUINÉE organise un atelier de plaidoyer sur la situation des personnes handicapées

24 septembre 2021 à 22 10 21 09219

L’Organisation de Secours aux personnes handicapées de Guinée (OSH-GUINÉE), en partenariat avec plan international Guinée, a organisé à Conakry hier, jeudi 23 septembre 2021, un atelier de plaidoyer en faveur des personnes à mobilité réduite. La rencontre s’est tenue dans la salle du comité olympique à Conakry. L’objectif est d’attirer l’attention des autorités communales sur les difficultés que traversent les personnes handicapées au cours de leur vie. Mais, c’est aussi une manière de permettre à ces élus locaux de tenir compte de la situation des personnes démunies lors de l’élaboration des prochains plans de développement, afin de faciliter leur réinsertion socio-économiques, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce plaidoyer est une composante du projet « d’Appui à l’insertion socio-économique des jeunes personnes vivants avec Handicap (PAIS-JVH) ». Il est financé par Plan International Guinée et exécuté par OSH-GUINÉE. Et, ce jeudi, il a réuni principalement les autorités communales de Kaloum et Matam pour parler de la situation des handicapés et des problèmes d’insertion socioéconomique et professionnel qui rencontre dans notre pays.

Massoud Barry, présidente de l’OSH-GUINÉE

« Le motif de cet atelier de plaidoyer, c’est pour attirer l’attention des autorités sur le droit des personnes handicapées. Que ça soit sur l’éducation, la santé, l’emploi et l’accessibilité à tous les niveaux. Donc, c’est pour attirer leur attention pour que lors de l’élaboration des plans de développement local, qu’ils puissent tenir compte des besoins des personnes handicapées. Le troisième trimestre, on a organisé des ateliers dans les communes de Matoto et Dixinn. Cette fois-ci, on a invité Kaloum et Matam. Pour Ratoma, ça sera pour le mois prochain. On a déjà implanté notre antenne à Kissidougou. Et, nous sommes en cours de négociation pour Kindia, Kankan et N’zérékoré. On est en train d’installer l’antenne dans les différentes régions du pays », a expliqué Massoud Barry, militante pour le droit des personnes handicapées et présidente de l’OSH-GUINÉE.

Selon Tamba Nabiou Ouédouno, responsable de communication de plan international Guinée, le financement de ce projet fait suite au partenariat et à la prouesse exercé par OSH-Guinée pour le respect des droits des handicapés en Guinée.

Tamba Nabiou Ouédouno, responsable de communication de plan international Guinée

« Comme vous le savez, plan international est une organisation qui œuvre pour la promotion des personnes à mobilité réduite, notamment des personnes handicapées. Et, donc, de cette valeur d’inclusion, nous avons pensé appuyer cette jeune ONG qui s’est engagée à porter la voix de ces personnes à mobilité réduite afin que leurs droits soient portés plus haut. De ce fait, l’organisation n’a pas manqué un seul instant pour les appuyer. C’est-à-dire l’appui technique et financier. Nous sommes partenaires depuis 2 ans, nous pensons que c’est quelque chose à saluer et à encourager », a dit M. Ouédouno.

Pour Mata Condé, participante et athlète du comité paralympique, cet atelier avant tout une tribune d’expression de personnes handicapées.

« Ce plaidoyer m’a apporté beaucoup de choses. Ça m’a permis de m’exprimer sur ce que je ressens au fond de mon cœur, ce qui me fait souffrir actuellement. J’ai fini mes études depuis 2 ans. Je veux suivre une formation en informatique ; mais, jusqu’à présent, je n’ai pas gagné d’ordinateur. Je vendais du pain à Madina ici, mais je n’ai pas pu réussir beaucoup. Parce que j’avais mal à mon bras qui a été amputé suite à un accident depuis l’enfance… J’ai fait ‘’administration publique’’, mais je suis en manque d’ordinateur. Je demande aux ONGs de venir en aide aux personnes handicapées et je remercie OSH-GUINÉE d’avoir organisé cet atelier de plaidoyer », a-t-elle dit.

Au sortir de cet atelier de plaidoyer, Moustapha Soumah, Directeur des micro-réalisations de la commune de Kaloum, a exprimé l’engagement des autorités communales de tout mettre en œuvre pour satisfaire la demande de OSH-GUINÉE.

Moustapha Soumah, Directeur des micro-réalisations de la commune de Kaloum

« Cette journée de plaidoyer avec des personnes vivant avec handicap me va droit au cœur. Nous sommes très sensibles par rapport à tout ce qu’on a vu et tout ce qui a été dit. Nous avons vu nos sœurs qui vivent avec des handicaps. Ce n’est le souhait de personne de vivre avec un handicap. Et, ce qui nous a marqués de plus, c’est que ce ne sont pas des personnes abandonnées à eux-mêmes. Il y a certains parmi eux qui ont une formation solide, qui ont pratiqué les métiers. Alors, aujourd’hui, si on fait un plaidoyer en faveur d’eux pour leur réinsertion socio-économique afin qu’ils soient utiles à la nation et à eux-mêmes, franchement cela nous va droit au cœur.

Nous autorités communales, nous prenons acte de ce qui a été dit. Nous allons nous battre auprès de nos responsables administratifs et politiques pour que leurs préoccupations soient prises en compte dans nos plans de développement, pour qu’au moins 80% de ces handicapés soient insérés dans les activités socio-économique. Le document de plaidoyer qui nous a été remis, nous ne l’avons pas encore parcouru. Nous retournons à la base, dans nos communes, expliquer aux élus locaux pour qu’ils puissent bien examiner et tirer des leçons afin de retenir ce que le Conseil Communal peut faire pour ces personnes handicapées », a indiqué Moustapha Soumah.

OSH-GUINÉE est une ONG qui compte 22 membres dont 17 femmes. et, parmi ses 22 membres, 18 sont des personnes vivant avec Handicap.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Massacre du 28 septembre : les victimes interpellent le colonel Mamadi Doumbouya

24 septembre 2021 à 20 08 01 09019
Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA

Douze ans après le massacre du 28 septembre, les victimes attendent toujours que justice leur soit rendue. L’instruction du dossier est bouclée depuis 2017, mais aucune date n’est jusque-là donnée pour l’ouverture du procès. Une situation sur laquelle l’association des victimes et amis du 28 septembre (AVIPA) interpelle les nouvelles autorités guinéennes.

La chute du régime Alpha Condé redonne de l’espoir aux victimes des événements du 28 septembre 2009. Ces citoyens, qui ont été touchés affectés d’une manière ou d’une autre par les atrocités commises ce jour-là, à Conakry, espèrent qu’ils pourront enfin avoir justice. Chose qu’ils ont réclamé, en vain, pendant les 11 années de gestion de l’ancien chef de l’Etat guinéen, renversé par un coup d’Etat militaire, le 5 septembre dernier.

« Depuis dix ans, on se bat, on réclame justice, malheureusement on ne l’a pas obtenu pendant le règne du Pr Alpha Condé. Ces massacres ont eu lieu pendant une transition qui était dirigée par des militaires, à leur tête le capitaine Moussa Dadis Camara. Et l’avènement d’un civil au pouvoir avait suscité beaucoup d’espoir chez les victimes. On avait pensé qu’il allait tout faire pour juger ce dossier et rendre justice aux victimes.

Malheureusement, M. Alpha Condé n’a pas accepté de nous accompagner. Il n’a pas accepté de faire en sorte que ce dossier soit jugé. L’instruction de ce dossier a été clôturée depuis 2017. Depuis, rien ne pouvait empêcher la tenue du procès. Mais il a été mis dans les tiroirs », a déploré Asmaou Diallo, présidente de l’association des victimes et amis du 28 septembre, dans un entretien qu’elle a accordé à Guineematin.com, ce vendredi 24 septembre 2021.

C’est pour cette raison que cette dame salue l’avènement du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) à la tête de la Guinée. Elle a été très marquée par le discours du colonel Mamadi Doumbouya, annonçant que la justice sera désormais la boussole qui va guider toutes les actions. Et c’est dans ce cadre que la présidente de l’AVIPA exhorte la junte militaire au pouvoir à mettre le dossier du 28 septembre parmi ses priorités.

« Nous voulons que le colonel Mamadi Doumbouya accorde un intérêt particulier au dossier du 28 septembre. Lorsque la transition va commencer, lorsque le gouvernement de transition sera mis en place, on aimerait que le dossier du 28 septembre soit le premier dossier devant la justice guinéenne. Ça, c’est l’une de nos attentes. Ensuite, nous voulons une reconnaissance totale pour les victimes du 28 septembre, suivie de réparations. Si on arrive à juger ce dossier, je suis sûre qu’on verra la lumière dans notre pays.

Ça sera une ouverture pour nous qui nous mènera vers une justice transitionnelle, une réconciliation nationale », a laissé entendre Asmaou Diallo, tout en demandant aux nouvelles autorités de faire attention à certains magistrats guinéens, qui s’étaient mis au service du régime Alpha Condé. « Les magistrats qui ont travaillé sous la coupe du Pr Alpha Condé, qui ont accepté tout ce qu’il voulait tout en brimant la population, j’aimerais que le colonel fasse beaucoup attention à eux.

Si ces magistrats doivent revenir encore et continuer à travailler, ils doivent prêter serment à nouveau devant le peuple de Guinée pour dire la vérité, rien que la vérité. Dans le cas contraire, je ne pourrai pas croire à leur engagement. Parce qu’ils ont réussi à tromper le peuple de Guinée sous le règne du Pr Alpha Condé. Donc, je demande au colonel Mamadi Doumbouya de faire attention à eux ».

Le 28 septembre 2009, des milliers de Guinéens se sont rassemblés au stade du 28 septembre de Conakry pour manifester contre une éventuelle candidature du capitaine Moussa Dadis Camara (le chef de la junte militaire alors au pouvoir) à l’élection présidentielle qui se préparait. Mais, l’armée a violemment réprimée ce manifestation pacifique. Selon plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, au moins 157 personnes ont été tuées, des centaines d’autres blessées et de nombreuses femmes violées.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel. 620 589 527/664 413 227

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Sortie honteuse de certains magistrats : « c’est un mea culpa tardif » (Me Foromo Loua)

24 septembre 2021 à 18 06 52 09529
Me Foromo Frédéric Loua, président de l’ONG Mêmes Droits pour Tous

C’est une situation qui a étonné plus d’un. Au cours de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya (le chef de la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée), plusieurs magistrats guinéens sont passés aux aveux. Ils ont reconnu publiquement avoir cédé à la pression des autorités politiques, en posant des actes contraires à la loi sous le règne du président Alpha Condé. Et cette sortie des juges et procureurs ne laisse pas indifférent Me Frédéric Foromou Loua, le directeur exécutif de l’ONG Les Mêmes droits pour tous (MDT). Dans un entretien qu’il accordé à Guineematin.com, ce vendredi 24 septembre 2021, l’avocat a déploré un mea culpa tardif.

« Je pense que c’est un mea culpa qui est à mon sens tardif. Parce que le magistrat n’est pas un fonctionnaire ordinaire. Au-delà du fait d’être un fonctionnaire qui exerce un sacerdoce, il prête serment et il est obligé de respecter ce serment tout au long de sa carrière professionnelle. Il exerce les fonctions de juge, qui constituent une parcelle du pouvoir divin. De ce point de vue, la boussole qui doit le guider, c’est la loi. Donc, il n’est soumis qu’à l’autorité de la loi et seulement de la loi.

Mais si dans l’exercice de ses fonctions, il accepte certaines ingérences qui sont de nature à affecter les droits des citoyens, qui sont de nature à saper les fondements de l’Etat de droit, qui sont de nature à remettre en cause l’idéal de démocratie et de développement de son pays, il aura commis une faute très grave. Malheureusement, c’est ce que nous constatons aujourd’hui en Guinée. Et nous disons que la justice a failli dans l’exercice de cette fonction régalienne, qui constitue l’un des piliers du fondement de la République », a réagi l’activiste des droits de l’homme.

Mais, contrairement à beaucoup d’autres, le président de l’ONG MDT estime qu’il n’est pas nécessaire d’écarter les magistrats qui ont reconnu avoir violé leur serment. Il pense qu’il faut leur accorder le bénéfice du doute, tout en espérant qu’ils ne vont pas récidiver. « Ils ont reconnu qu’ils se sont laissés induire en erreur par certaines ingérences, j’ose croire que cet énième mea culpa ne va pas rester vain et que des forces vont venir en leur sein, qu’un nouvel engagement va surgir en leur sein pour véritablement faire que la justice triomphe dans ce pays.

Vous savez, les avocats ont dénoncé cette ingérence, cette partialité de la justice. Les ONG aussi avaient dénoncé cette façon de faire, qui consistait que dans les mêmes circonstances de fait et de droit, il y ait une partie de Guinéens qui était poursuivie, alors que l’autre partie jouissait d’une impunité vexatoire, attentatoire et arrogante. Maintenant que le mea culpa est fait, nous voulons leur faire confiance, mais tout en leur demandant véritablement de faire en sorte dorénavant que le droit triomphe, que la justice triomphe et que tous les Guinéens soient traités de la même manière », a dit Me Frédéric Foromo Loua.

Par ailleurs, l’avocat invite les autorités à faire fonctionner le conseil supérieur de la magistrature « pour que des sanctions puissent tomber contre les magistrats qui refusent d’assumer leur indépendance quand ils ont en charge la gestation d’un dossier judiciaire, et que cette épée de Damoclès soit sur la tête des magistrats de manière permanente pour les amener à se conformer à la loi ».

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel: 622 67 36 81

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Mea-culpa des magistrats : « il faut se débarrasser totalement d’eux », propose Me Labilé Koné

24 septembre 2021 à 18 06 07 09079
Maître Koné Aimé Christophe Labilé, président de l’ONG avocats sans frontières Guinée

Les réactions continuent de se faire entendre, suite aux propos tenus par certains magistrats guinéens lors de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya, il y a quelques jours. Plusieurs juges et procureurs ont reconnu avoir cédé à la pression des autorités politiques en posant des actes contraires à la loi sous le règne du président Alpha Condé. Pour Me Aimé Christophe Labilé Koné, le président de l’ONG Avocats sans frontières, ce mea-culpa est inacceptable. Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce vendredi 24 septembre 2201, il a qualifié les intéressés de plaisantins à qui l’Etat ne doit plus donner la responsabilité de rendre justice.

« Il vous souviendra qu’on a toujours dénoncé leurs comportements. Nous avons crié sur tous les toits que les magistrats étaient aux ordres. Ils recevaient des ordres de l’exécutif pour agir. Mais ce qui est déplorable, voire impardonnable chez eux, c’est qu’ils sont indépendants selon la loi ; et donc, rien ne peut les obliger à se soumettre aux désidératas d’un chef, fut-il politique. Ceux qui sont au parquet et qui disent qu’ils sont soumis à l’autorité du ministère, mais quand un ministre te demande de faire quelque chose, à mon sens, pour un homme responsable, tu dois pouvoir lui poser la question de savoir : quelle est la base légale de ce qu’il demande. S’il n’y a pas de base légale, c’est manifestement injuste.

Nous avons ce que nous juristes nous appelons le théorème de la baïonnette intelligente. Un chef ne peut pas te dire de faire quelque chose et tu le fais tout en sachant pertinemment que ça va à l’encontre des lois de la République. Donc, ce sont plaisantins. Ils n’ont pas eu raison de faire ce mea-culpa. D’autant plus que rien ne les obligeait à obéir à une décision injuste. Nous avons une constitution qui consacre la séparation des pouvoirs. Tous ces trois pouvoirs sont indépendants. Je ne peux pas comprendre que ces magistrats du pouvoir judiciaire viennent devant une assemblée comme ce fut le cas au Palais du peuple pour dire qu’ils agissaient sous la pression », a réagi l’avocat.

Pour lui, ce comportement prouve suffisamment que les magistrats en question ne sont pas crédibles. C’est pourquoi, il demande aux autorités de les écarter complètement du monde judiciaire. « Ils ne sont pas les seuls cadres compétents de la République. Donc, je crois qu’il vaut mieux se débarrasser totalement de ces magistrats, parce que les mêmes causes peuvent produire les mêmes effets. Aujourd’hui, il y a quand même au niveau de la magistrature deux ou trois promotions de jeunes magistrats qui peuvent assurer la relève. Dans une République, le respect de la loi n’est pas de gaieté de cœur de quelqu’un. Pour que la République fonctionne bien, il faut que tout le monde respecte la loi », a dit Me Aimé Christophe Labilé Koné.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Promoteurs du 3ème mandat : voici pourquoi le FNDC a retiré le nom du colonel Mamadi Doumbouya sur sa liste

24 septembre 2021 à 16 04 10 09109
Des responsables du FNDC en conférence de presse, le 24 septembre 2021, à Conakry

Comme annoncé précédemment, le Front national pour la défense de la constitution a publié ce vendredi, 24 septembre 2021, l’acte 1 de la liste définitive des auteurs, co-auteurs et complices du coup d’Etat constitutionnel, visant à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Sur cette liste, on ne retrouve pas les noms du colonel Mamady Doumbouya (président du CNRD) et du colonel Balla Samoura (l’un des plus proches du chef de la junte militaire au pouvoir), alors qu’ils figuraient sur la liste provisoire. Pourquoi ont-ils été retirés de la liste ? Ibrahima Diallo, le coordinateur des opérations du FNDC, a répondu à cette question devant les médias, dont Guineematin.

Ibrahima Diallo, coordinateur des opérations du FNDC

« Vous savez, quand le FNDC a commencé le combat contre le troisième mandat, nous avons lancé un appel à toutes les forces du pays pour qu’on puisse ensemble sauver le pays. Nous avons fait une déclaration, dans laquelle nous avons appelé l’armée à prendre ses responsabilités, à être du côté du peuple de Guinée pour soutenir le combat du peuple, porté par le FNDC. L’armée, à travers colonel Mamadi Doumbouya et tous ses collègues, a répondu à cet appel du peuple de Guinée. Sur la base de cette réponse, le FNDC a décidé de les retirer de la liste. L’armée a pris ses responsabilités pour se ranger derrière les aspirations du peuple de Guinée et nous aussi, nous avons pris notre responsabilité pour pouvoir rayer ces personnes-là sur la liste », a indiqué l’activiste de la société civile.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Prise en charge des patients du Covid-19 : le groupe Bolloré offre 200 bouteilles d’oxygène à l’ANSS

24 septembre 2021 à 15 03 06 09069

Pour améliorer la prise en charge des patients du Covid-19, le groupe Bolloré a offert 200 bouteilles d’oxygène à l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS). La remise officielle de ce don a eu lieu ce jeudi, 23 septembre 2021, au centre de traitement épidémiologique (CT-Epi) de Gbessia, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Jean Christophe Tranchepain, directeur pays du groupe Bolloré en Guinée

« Nous sommes là pour la remise à l’ANSS d’un lot de 50 bouteilles d’oxygène avec la possibilité de renouveler et recharger 4 fois ces bouteilles pour avoir au total l’équivalent de 200 bouteilles d’oxygène remises à l’ANSS. Tous les ans, on fait des donations. Donc, cette année, on fait ce geste pour l’ANSS », a indiqué Jean Christophe Tranchepain, directeur pays du groupe Bolloré en Guinée, précisant que ce don permettra de faciliter la prise en charge des patients qui sont en réanimation.

« L’année dernière, on avait donné à l’ANSS un automate qui leur a permis de faire des recherches biochimiques et des analyses plus rapides. On tient à participer à toutes les réalisations de l’ANSS puisque on ne peut que se féliciter du travail réalisé par l’agence pour le suivi, le traitement et les mises en garde qui sont adressées par l’ANSS au niveau de toutes les populations contre cette maladie », a ajouté Jean Christophe Tranchepain.

Dr Bouna Yattasaye, directeur général adjoint de l’ANSS

En recevant ce don, Dr Bouna Yattasaye, directeur général adjoint de l’agence nationale de la sécurité sanitaire, a exprimé la satisfaction des autorités sanitaires de Guinée, remerciant vivement le groupe Bolloré pour ce geste. « Au nom du directeur général de l’ANSS et du secrétaire général du ministère de la santé et de tout le personnel de santé impliqués dans la riposte, nous disons merci à Bolloré qui fait cette donation. Je rappelle que Bolloré n’est pas à sa première donation.

La première, c’était un automate de biochimie qui nous a été donné avec entretien. La seconde donation, c’était la mise à disposition de tous les bluezones de Conakry pour la vaccination. Et cela continue. Aujourd’hui, nous sommes dans la donation avec 200 bouteilles d’oxygène. Cela est un ouf de soulagement pour nos patients et pour nos finances. Parce qu’il faut dire qu’à la réanimation, l’oxygène est primordiale. Donc, nous disons merci à Bolloré pour cette donation », a dit Dr Bouna Yattasaye.

Dr Mohamed Condé, administrateur du CT-Epi de Gbessia

De son côté, Dr Mohamed Condé, administrateur du CT-Epi de Gbessia, a salué ce geste « hautement appréciable », avant de féliciter et encourager les donateurs.


Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel. 620 589 527/664 413 227

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Guinée: le FNDC publie la liste des auteurs et complices du coup d’Etat constitutionnel

24 septembre 2021 à 12 12 33 09339
Des responsables du FNDC en conférence de presse, le 24 septembre 2021, à Conakry

Attendu que la République de Guinée a signé et ratifié le protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance additionnel au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité ;

Entendu que l’article 1 dudit protocole consacre l’indépendance de la justice dans la conduite des dossiers et le prononcé des décisions ;

Que malheureusement les Magistrats et cadres dont les prénoms et noms suivent ont trahi leur serment en infligeant aux honnêtes citoyens des peines injustes en exécution des instructions de Monsieur Alpha CONDE et de ses Ministres ;

Que par leur fait la Justice a constitué un instrument potentiel pour l’acquisition du 3ème mandat de Alpha CONDE ;

Qu’ils constituent de nos jours un danger potentiel dans la conduite de la transition et le devenir de la nation ;

Que dès lors, il convient de les extirper de la gestion du pays pour le bonheur du peuple de Guinée ; une mesure conservatoire jusqu’à ce que le droit soit dit ;

Attendu que l’article 1er b du même protocole interdit tout changement anticonstitutionnel en vue de son maintien au pouvoir ;

Que les personnes dont les prénoms et noms suivent ont été des acteurs potentiels dans le changement anticonstitutionnel en vue de garantir à Monsieur Alpha CONDE un pouvoir à vie ;

Que l’acquisition du 3ème mandat a plongé le pays dans une situation désastreuse sans précédent ;

Qu’ils ont, à travers des fraudes, propagandes, mensonges, intimidations, interpellations, détentions arbitraires, traitements inhumains et dégradants, favorisé, dans le sang et dans la douleur, la descente aux enfers de notre chère patrie ;

Que leurs agissements les disqualifient indéfiniment à être associés à la conduite des affaires publiques ;

Attendu que les personnes ci-dessous nommées sont indubitablement responsables des maux qui ont conduit l’armée à travers le CNRD à prendre ses responsabilités pour parachever le combat du peuple porté par le FNDC ;

Que par leur comportement la Guinée a failli à ses obligations internationales en matière de démocratie et de bonne gouvernance ;

Qu’ils ont plongé la Guinée dans une crise qui rendait fragile la paix et la stabilité sociale ;

Que leur moralité est incompatible avec les cinq (5) piliers du CNRD ;

Qu’il est logique et même nécessaire de ne pas les associer à la gestion de la transition ;

Qu’en conséquence, les personnes figurant sur la liste ci-jointe doivent être bannies de la transition pour le bonheur du peuple de Guinée.

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Respect de la loi : Kadiatou DK appelle le CNRD à envoyer Ousmane Gheloy en prison

24 septembre 2021 à 10 10 32 09329
Elhadj Boubacar Biro Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale

Venu au pouvoir après un coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a promis de faire de la justice la boussole qui va désormais guider tous les citoyens guinéens.

Forte de cette déclaration, Kadiatou Biro Diallo (DK), la dernière fille de l’ancien président de l’Assemblée nationale de Guinée, Elhadj Boubacar Biro Diallo, a interpellé la junte militaire au pouvoir sur le cas du jeune Ousmane Gheloy Diallo. Ce militant du RPG Arc-en-ciel, l’ancien parti au pouvoir, est condamné à cinq ans d’emprisonnement pour injures publiques par le tribunal de première instance de Dixinn.

Mais, grâce au soutien des anciennes autorités, notamment le président Alpha Condé, il n’a pas purgé cette peine. Kadiatou Biro Diallo, celle qui avait porté plainte contre lui, demande donc aux nouvelles autorités guinéennes de faire appliquer cette décision de justice.

Kadiatou Biro Diallo (DK)

« J’ai décidé de parler au colonel Doumbouya du cas de mon père. J’ai été victime d’injures publiques par un protégé de l’ancien régime. J’ai expliqué au colonel Doumbouya que je ne voudrais pas voir ses enfants, demain, dans la même situation que nous. Parce qu’il a voulu la justice et le droit pour tous les Guinéens comme mon père l’a défendu auparavant… Tout ce que je demande, c’est que la décision judiciaire prononcée contre Ousmane Gheloy Diallo soit exécutée à la lettre. Qu’il puisse purger sa peine d’emprisonnement », a-t-elle lancé.

A rappeler que le jeune Ousmane Gheloy qui se faisait appeler « ministre de la défense du président Alpha Condé sur Facebook », avait trouvé du plaisir et du boulot dans ses vidéos injurieuses et incendiaires qu’il produisait à plaisir et en toute impunité. A l’image d’Elhadj Boubacar Biro Diallo, le personnel de Guineematin.com et bien d’autres citoyens ont payé les frais de l’impunité érigée en système de gouvernance sous le règne du Pr Alpha Condé et accordée à ses protégés.

Kadiatou Biro Diallo (DK) et son cher papa, Elhadj Boubacar Biro Diallo

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Amadou Diallo (CNTG) : « c’est un seul mémorandum qui sera déposé devant les autorités »

24 septembre 2021 à 9 09 32 09329
Amadou Diallo, secrétaire général de la CNTG

Précision ou mise en garde ? Quoi qu’il en soit, Amadou Diallo s’adresse certainement à l’USTG d’Abdoulaye Sow et ses alliés qui ne sont pas dans le même camp que lui. Le secrétaire général de la CNTG a fait savoir qu’un seul mémorandum sera remis au comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) au nom du mouvement syndical guinéen. Il a fait cette annonce au cours d’une réunion tenue ce jeudi, 23 septembre 2021, à la bourse du travail, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

La division qui mine le mouvement syndical guinéen fait encore ses effets. Malgré le rappel à l’ordre qui leur a été adressé par le colonel Doumbouya, qui les a reçus samedi dernier dans le cadre des concertations nationales, les centrales syndicales du pays continuent d’aller en rangs dispersés. Ce jeudi, pendant que la CNTG et ses alliés étaient en réunion à la bourse du travail, l’USTG version Abdoulaye Sow (il y a deux groupes qui se réclament de l’USTG en Guinée) était aussi en conclave avec ses alliés dans un autre endroit. Chaque camp prépare un mémorandum qu’il va remettre à la junte militaire au pouvoir.

Mais, avant même la rédaction de ces documents, Amadou Diallo soutient que c’est un seul mémorandum qui sera remis aux autorités, au nom de l’ensemble du mouvement syndical. « Nous sommes sur la trajectoire édictée par le colonel Mamadi Doumbouya, président de la République. C’est un seul et unique mémorandum qui va être déposé devant les nouvelles autorités de ce pays. Parce que le changement est arrivé, on n’est plus dans le cadre de la division, nous sommes dans le cadre de l’unité d’action syndicale.

Sur 13 centrales syndicales, 8 sont présentes ici. Comme on aime à le dire, la nuit porte conseil, c’est fort possible que toutes les centrales syndicales se retrouvent, lundi prochain, à la bourse du travail pour faire la restitution du mémorandum. Ici, c’est la maison des travailleurs, ce n’est pas la maison de n’importe qui. La CNTG est la centrale mère de ce pays », a déclaré Amadou Diallo, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG).

De son côté, le camp Abdoulaye Sow assure qu’il a en son sein 8 sur 12 centrales syndicales qui existent sur le terrain. Qui des deux camps rivaux remportera cette nouvelle bataille ? Il faudra peut-être attendre quelques semaines pour avoir la réponse à cette question.

Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel. 621 68 61 48

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Abdoulaye Sow tire sur la CNTG et ses alliés : « ce sont des syndicats de l’ancien gouvernement »

24 septembre 2021 à 9 09 25 09259
Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG

L’appel du colonel Mamadi Doumbouya à une unité d’action syndicale n’est pas tombé dans de bonnes oreilles. C’est ce qui ressort en tout cas des agissements des responsables du mouvement syndical guinéen. Deux groupes de syndicalistes se sont réunis ce jeudi, 23 septembre 2021, à deux endroits différents pour préparer chacun un mémorandum à remettre aux autorités guinéennes. Abdoulaye Sow, à la tête de l’un des camps rivaux, justifie cette situation par le fait que ses adversaires sont des « syndicats du gouvernement » et non des travailleurs, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

En recevant les centrales syndicales du pays, samedi dernier, le président du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) avait fait un constat déplorable. Le colonel Mamadi Doumbouya a regretté les divisions qui minent le mouvement syndical guinéen depuis plusieurs années, appelant ses responsables à se retrouver pour laver le linge sale en famille et créer une unité d’action syndicale. Mais cet appel ne semble pas produire des effets positifs. Car c’est en rangs dispersés que les centrales syndicales vont adresser les propositions que leur a demandé le chef de la junte militaire au pouvoir.

D’un côté, la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) et ses alliés. Et de l’autre, l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), version Abdoulaye Sow (il existe deux camps se réclamant tous de l’USTG) et ses alliés. Chaque camp a tenu une réunion ce jeudi, 23 septembre 2021, pour préparer le mémorandum qu’il va remettre aux nouvelles autorités guinéennes. Mais pour Abdoulaye Sow, son groupe est le plus représentatif, car il en son sein, la majorité des centrales syndicales du pays. Le secrétaire général de l’USTG qualifie d’ailleurs ses adversaires de syndicats du régime déchu.

« Là, vous avez trouvé huit centrales syndicales sur douze qui se sont donné la main pour réconcilier les mouvements syndicaux guinéens et ensuite produire un mémorandum qui dénonce les tares et qui fait les recommandations pour une Guinée nouvelle. Ceux qui se sont réunis de l’autre côté, c’étaient les syndicats de l’ancien gouvernement. Depuis 2010, ils sont avec le gouvernement. Ils ont pris en otage les institutions que nous avons créées, notamment l’institut national d’assurance-maladie obligatoire (INAMO), la caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l’Etat (CNPSAE) et la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Ils ont la bourse du travail aussi. Il faut que l’État puisse prendre ses responsabilités pour que la bourse du travail soit pour tous les travailleurs. Ce qui était le cas depuis l’indépendance. Ce matin, on les a appelés au téléphone pour qu’ils rejoignent le grand groupe pour que nous travaillions ensemble, afin que le mouvement syndical sorte de la division. Mais malheureusement, c’est comme d’habitude, ils ont du mal à être avec d’autres que le gouvernement avec lequel il négociait », a laissé entendre Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’une des factions rivales de l’USTG.

Diarouga Aziz Balde pour Guineematin.com

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Hadja Mariama Aribot au CNRD : « faites en sorte qu’il n’y ait que 3 partis politiques en Guinée »

24 septembre 2021 à 8 08 59 09599
Hadja Mariama Aribot, présidente de la COFFIG/DCPD

Présidente de la coalition des femmes et des filles de Guinée pour le dialogue, la consolidation de la paix et le développement (COFFIG/DCPD) Hadja Mariama Aribot, a pris part à la rencontre entre le colonel Mamadi Doumbouya et les faîtières des organisations de femmes et de jeunes du pays. Rencontre tenue ce jeudi, 23 septembre 2021, au Palais du peuple, dans le cadre des concertations nationales en cours.

L’ancienne ministre a mis l’occasion à profit pour faire des propositions au président du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) par rapport à la transition. Au nombre de ces propositions, la mise en place d’une commission électorale nationale indépendante (CENI) technique et la réduction du nombre de partis politiques.

« Nous avons ouvert notre cœur au président, on lui a dit la vérité : ce qu’il faut changer dans le pays et la meilleure manière dont nous allons l’accompagner. Donc, vraiment, la concertation a été très utile. J’ai dit au président de la République qu’on a besoin d’institutions fortes, que les élections dans notre pays, ce sont les élections qui sont la source des conflits ici et qu’il faut changer le processus électoral et les institutions électorales.

J’ai proposé pour ma part que nous ayons une CENI technique. J’ai également demandé à monsieur le président de la République qu’il n’y ait pas pléthore de partis politiques. Qu’il y en ait trois pour que cela soit un facteur de rassemblement des Guinéens », a indiqué Hadja Mariama Aribot au micro d’un journaliste de Guineematin.com, ajoutant qu’elle a remis un mémorandum contenant ces propositions à la junte militaire au pouvoir.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Hadja Tété Nabé (groupement des femmes d’affaires) : « ce que nous avons dit au CNRD »

24 septembre 2021 à 8 08 32 09329
Hadja Fatoumata Tété Nabé Diallo, présidente du groupement des femmes d’affaires de Guinée

Dans le cadre des concertations nationales en cours, le colonel Mamadi Doumbouya a reçu ce jeudi, 23 septembre 2021, les faîtières des organisations de femmes et de jeunes. Les discussions ont porté sur les difficultés auxquelles sont confrontées ces deux couches très importantes de notre pays.

A cette occasion, le groupement des femmes d’affaires de Guinée a remis un mémorandum comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), la junte militaire au pouvoir. Selon la présidente de cette structure, Hadja Fatoumata Tété Nabé Diallo, ce document contient plusieurs les difficultés et les doléances des femmes d’affaires à l’endroit des nouvelles autorités guinéennes.

« Dans notre mémorandum, nous avons expliqué nos difficultés, dont le manque de financement, le manque d’accompagnement de la part de l’Etat. Nous vivons de nos cotisations et de l’accompagnement des bailleurs de fonds et des institutions internationales. Donc, nous avons demandé aux autorités de nous appuyer, d’appuyer les femmes cheffes d’entreprises à avoir des financements.

Le président a dit qu’il est à la disposition des femmes, il nous a dit d’exprimer nos besoins, qu’il fera tout pour y faire face. Je suis satisfaite de cette rencontre, parce que le président a donné la parole à au moins une trentaine de personnes. Les gens ont pu s’exprimer librement pour présenter leurs difficultés et leurs doléances », a dit Hadja Fatoumata Tété Nabé Diallo, présidente du groupement des femmes d’affaires de Guinée.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622680041

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Guinée : le CNRD allège le couvre-feu, qui commence désormais à 00h

23 septembre 2021 à 23 11 04 09049

C’est une bonne nouvelle pour de nombreux guinéens. Le couvre-feu, qui s’étendait de 22h à 4h du matin, passe désormais de 00h à 4h du matin. Le CNRD, la junte militaire au pouvoir, a annoncé cette décision à travers un communiqué diffusé ce jeudi, 23 septembre 2021, à la télévision nationale.

C’est l’une des principales doléances posées par les propriétaires des bars, motels, hôtels, restaurants et boîtes de nuit, à l’occasion de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya, président du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Rencontre tenue hier, mercredi, dans le cadre des concertations nationales engagées par la junte militaire qui dirige la Guinée.

Les tenanciers des lieux de loisir ont tous sollicité la levée ou au moins l’allègement du couvre-feu nocturne, instauré par l’ancien régime, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Et le colonel Mamadi Doumbouya a accédé à cette demande, en allégeant le couvre-feu. Au lieu de 22h, cette mesure commence maintenant à 00h et s’étend jusqu’à 4h du matin.

Le CNRD justifie ce réaménagement par le recul de la pandémie de Covid-19, qui se traduit par la baisse du nombre de contaminations, la baisse du nombre de décès et du taux d’occupation des lits. « Face à cette situation, les mesures d’urgence sanitaire ont été révisées, en concertation avec l’agence nationale de sécurité sanitaire, le conseil scientifique et le ministère de la santé, comme suit :

Le couvre-feu est allégé de 00h à 4h du matin. Les mesures barrières sanitaires (port des bavettes, lavage des mains, distanciation physique) sont maintenues. Les regroupements et les manifestations de masse, sont subordonnés à la mise en place d’un dispositif du port des bavettes, de contrôle de l’état vaccinal. Le transport des corps de Conakry pour l’intérieur du pays est placé sous la responsabilité de la Croix-Rouge guinéenne.

Le contrôle sanitaire dans les points d’entrée et de sortie reste maintenu. Le test PCR pour les passagers se rendant à l’extérieur du pays reste en vigueur, conformément aux orientations de l’organisation ouest-africaine de la santé et du règlement sanitaire international. L’accès aux lieux publics : départements ministériels, centres culturels, hôtels, motels, etc. et les voyages interurbains sont subordonnés à la présentation d’un pass vaccinal ou un test PCR ou TDR négatif d’une validité de 5 jours », a annoncé le CNRD.

Les autorités guinéennes précisent que ces mesures entrent en vigueur à compter du 27 septembre 2021 et préviennent que « tout manquement ou non-respect des présentes mesures fera l’objet de sanctions disciplinaires, allant de la verbalisation, l’interdiction voire la fermeture du centre ou lieu de l’événement su cité ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62

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