Reprise ou non de l’élection du maire de Matoto ? Les débats en cours devant la Cour suprême

31 janvier 2019 à 12 12 51 01511

Comme prévu, le procès opposant l’UFDG au ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation s’est ouvert ce jeudi, 31 janvier 2019. Le principal parti d’opposition du pays poursuit le Général Bouréma Condé, relative à l’annulation de l’élection du maire de Matoto, qu’il considère comme étant un abus de pouvoir. Les débats ont démarré en présence de toutes les parties concernées, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Comme on pouvait s’y attendre, les débats sont houleux devant la cour suprême. Ils ont commencé juste après l’ouverture de l’audience, maître Salifou Béavogui, l’avocat de Kalémodou Yansané (candidat de l’UFDG à la mairie de Matoto), a relevé un problème. Il s’est opposé à la qualification donnée au dossier par la cour, qui parle de contentieux électoral. L’avocat a souligné qu’il s’agit plutôt d’un abus de pouvoir de la part du ministre de l’administration du territoire.

« Nous sommes devant votre cour contre la décision du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, nous ne sommes pas là pour un contentieux électoral. Si c’était cela, nous ne serions pas venus vous déranger ici. Si la Haute cour de justice était mise en place, ce problème aurait dû être réglé autrement, mais elle n’a pas été mise en place. Parce que ce que le ministre de l’administration du territoire a fait est extrêmement grave. C’est un excès de pouvoir, pour ne pas dire que c’est l’immixtion de l’exécutif dans le judiciaire », a fait remarquer Me Salifou Béavogui.

Une position à laquelle s’est opposé l’avocat de l’Etat. Maître Joachin Gbilimou a indiqué qu’il s’agit bien d’un contentieux électoral. « C’est un contentieux électoral qui porte sur l’avant, pendant et l’après élection du maire de Matoto. Monsieur le président, ce n’est ni moyen ni plus qu’un contentieux électoral, parce de bout en bout, on ne parle que d’élection. La démocratie telle que souhaite le peuple de Guinée, voudrait que vous tranchiez cette affaire comme le prévoit la balance. Cette affaire est un contentieux électoral », a dit maître Gbilimou.

Mais, avant même l’intervention de l’avocat de l’Etat, le juge, Mohamed Aly Thiam, avait répondu favorablement à la précision apportée par l’avocat de l’UFDG. Il a déclaré que la cour prend en compte la demande de l’avocat. « A partir de l’instant, cette phrase ne sera prononcée ni dans les débats ni dans la décision », a-t-il promis.

Les débats se poursuivent actuellement devant la cour suprême.

De la Cour Suprême, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Boffa : le maire offre des fournitures scolaires aux écoles de la ville

28 janvier 2019 à 18 06 44 01441

Le maire de Boffa vient au secours des écoles de la ville. Me Saïdouba Kissing Camara a offert plusieurs fournitures scolaires aux établissements de la commune urbaine. La remise de ce don a eu lieu ce lundi, 28 janvier 2019, au collège Mariama Goamy de Boffa, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Ce sont en tout : 7000 cahiers et 3250 stylos que le maire de Boffa, Me Saïdouba Kissing Camara, a offert aux 29 écoles de la commune urbaine et la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Boffa. La cérémonie de remise de ces fournitures scolaires, d’un montant de 150 mille dollars, a connu la présence des autorités éducatives locales, du corps enseignant, des sages et de certains parents d’élèves de la ville.

« C’est une grande émotion pour moi de me retrouver aujourd’hui dans mon ancienne école, le lycée Mariama Goamy entouré des élèves, pour leur apporter un soutien nécessaire à leur éducation. Comme je l’ai toujours dit, ma priorité c’est l’éducation. Sans l’éducation, on ne peut rien faire dans la vie. Donc, il faut apporter le soutien nécessaire aux écoles. L’Etat seul ne peut pas tout faire. Chacun de nous peut contribuer pour aider nos parents à inscrire les enfants et à les aider à avoir le courage d’étudier.

C’est en cela qu’on pourrait faire avancer notre pays, particulièrement notre commune, Boffa. Donc, c’est la raison pour laquelle je me suis engagé à offrir aujourd’hui ces fournitures scolaires, comme d’habitude, aux enfants de la commune de Boffa, bien que mon intention est de donner à tous les enfants du pays », a déclaré, à cette occasion, l’autorité communale.

Après ce don, Me Saïdouba Kissing Camara promet aussi de contribuer à améliorer les conditions de vie et de travail des élèves et des enseignants. Pour cela, il annonce la création d’une bourse afin de créer l’émulation entre les élèves. « Aujourd’hui, nous avons un défi avec l’arrivée de beaucoup de sociétés ici. Si nos enfants n’étudient pas, ils ne peuvent pas travailler dans ces sociétés-là. C’est un défi pour nous d’amener les enfants à étudier afin qu’ils puissent travailler dans ces sociétés et en même temps contribuer au développement de notre commune (…). Je vais donner la bourse de l’excellence à tous les lauréats. C’est pour créer concurrence entre eux pour mieux faire. Je crois que cette année, on va avoir les meilleurs élèves à Boffa. Nous allons aider les enseignants même à donner les cours de révision même la nuit, et nous allons voir comment on peut les assister », a annoncé le maire de Boffa.

Et ce don du maire a été accueilli avec joie et satisfaction par les autorités administratives locales. Au nom du préfet de Boffa, la Directrice Préfectorale de l’Education, madame Camara Hassanatou Diallo, a salué un geste magnanime et pas surprenant. « Monsieur le maire, votre projet de société en faveur de la commune nous rassure davantage. Car, vous avez fait de l’éducation, la priorité des priorités comme le stipule votre slogan phare à l’adresse de nos élèves, je cite : « Votre avenir est notre préoccupation, et votre éducation est notre priorité ».

C’est en cela que je trouve en vous le dynamisme, la ténacité et le respect de la parole tenue lors des campagnes pour la conquête de la mairie de Boffa. Monsieur le maire, cette œuvre salvatrice qui s’inscrit en lettre d’or dans les annales de l’histoire dans les écoles de Boffa, doit galvaniser en chaque fille et chaque fils du terroir, leur énergie pour tirer nos communautés de l’obscurantisme », a-t-elle dit, rappelant que ce n’est pas la première fois que le maire de Boffa fait ce genre de gestes.

Amadou Popody Camara

Abondant dans le même sens, Amadou Popody Camara, coordinateur de l’Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole (APEAE) de Boffa, a remercié l’autorité communale de Boffa pour ses efforts en faveur de la commune. « Si aujourd’hui ce très précieux fils du Rio-Pongo, Me Saïdouba Kissing Camara, qui n’est certes pas le plus riche des fils de Boffa mais incontestablement l’un des plus généreux fait don d’un important lot de matériels scolaires à 23 écoles élémentaires et 5 établissements secondaires, les 28 bureaux des APEAE de ces établissements bénéficiaires et la coordination préfectorale de la structure ne peuvent que lui dire merci. Nous vous disons merci et vous rassurons de l’usage de ces fournitures scolaires à bon escient ».

Cette cérémonie a été mise à profit aussi par la mairie de Boffa pour remettre aux centres de santé de la ville, des kits sanitaires qui leur ont été offerts par une fondation américaine.

De Boffa, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Alhassane Camara, préfet de Forécariah : « on a de sérieux problèmes »…

28 janvier 2019 à 10 10 50 01501
M. Alhassane Camara, préfet de Forékariah

La préfecture de Forécariah connait de nombreuses difficultés qui constituent un handicap pour son évolution socio-économique. Malgré le dynamisme de ses populations et l’engagement des autorités administratives et locales, la préfecture des trois premiers ministres du professeur Alpha Condé depuis 2010 tarde à décoller. Du mauvais état de la route au manque d’emploi en passant par le mauvais état des infrastructures administratives, la préfecture de Forécariah est l’une des oubliées du changement chanté depuis huit ans sous tous les toits.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, le préfet de la localité, Alhassane Camara, est revenu sur certaines difficultés de Forécariah. En poste depuis juin 2016, le préfet a également expliqué les mesures envisagées pour résoudre les problèmes qui assaillent la localité.

Guineematin.com : faites-nous une présentation succincte de la préfecture de Forécariah.

Alhassane Camara : la préfecture de Forécariah est une subdivision administrative de la Guinée. Elle est située en Guinée Maritime, au sud-ouest du pays, limitée à l’Ouest par l’océan Atlantique et au sud par la Sierra Leone. Sur le plan administratif, elle dépend de la région de Kindia et la ville de Forécariah en est le chef-lieu. Elle est constituée de six quartiers: Fatako 1, Fatako 2, Koutoumania, Madina, Tatagui 1, Tatagui 2. La ville de Forécariah se porte bien, les populations y vivent en harmonie avec la maturité politique aidant.

Guineematin.com : nous savons que Forécariah est cosmopolite et que l’agriculture est dominante. Expliquez-nous tout cela en détails

Alhassane Camara : socialement, on ne remarque pas de différence entre fils de Forécariah et étrangers résidant ici. On peut se réjouir de l’atmosphère de paix qui règne dans ma préfecture. Les pactes, anciennement adoptés par les trois patriarches, sont jusqu’à maintenant respectés à la lettre. Et, ce c’est qui fait la beauté de la ville. Les forestiers, peulhs, malinké et soussou, nous cohabitons ensemble dans la paix. Donc, socialement, Forécariah se porte très bien.

Économiquement, Forécariah a de sérieux problèmes du fait qu’il n’y a aucune société minière dans la préfecture, depuis le départ de la société d’exploitation du fer de Yombo Yeli, une société dénommée FGM, qui est allée en faillite. Depuis, aucune autre société minière ne s’est installée à cause de la chute du prix du fer.

L’agriculture, qui est la ressource principale, occupe les 80% pratiquement. Je dirais que c’est une population à vocation agropastorale. Elle se portait bien jusqu’à l’avènement de cette sale maladie à virus Ebola. Vous savez qu’Ebola a mis plus de temps à Forécariah, ça a endeuillé beaucoup de familles, ça a affaissé quelque part l’économie, parce que tout le monde n’avait que le souci du comment sortir cette maladie de Forécariah. Rio Tinto qui était à Kimandourou a quitté et depuis, les jeunes se sont retrouvés au chômage. L’espoir est permis quand même pour le retour de ces sociétés qui sont parties.

Guinéematin.com: parlez nous du plan de développement de la préfecture de Forécariah

Alhassane Camara : mon plan de développement commence par la sensibilisation des citoyens à se relever après Ebola, de reprendre leurs activités habituelles, que ça soit dans le domaine de l’agriculture, du commerce et la pêche. Et aussi au niveau des structures de santé qui sont à renforcer, nous faisons des plaidoiries au niveau de l’Etat et du département en charge de la santé afin qu’ils nous aident à renforcer nos structures. Il faut noter qu’il y a à présent plusieurs centres de santé dans la ville même, dans certains districts je dirais qu’à ce niveau aussi, l’espoir est permis parce que, quand on parle de développement, il faut commencer par la santé. Les actions programmées par les collectivités on été exécutés à 50%.

Guinéematin.com: qu’est-ce qui est entrepris pour endiguer le manque d’emplois dans votre préfecture ?

Alhassane Camara : pour endiguer le chômage dans notre ville nous envisageons d’abord de constituer des groupements de jeunes afin qu’ils puissent se prendre en charge. Ce groupement sera capable d’aider le gouvernement dans le domaine de l’agriculture parce que, la terre ne trahi pas. D’ailleurs, la renommée de Forécariah s’est faite à travers l’agriculture. Ainsi, nous pourrons lutter contre la pauvreté, par la même occasion lutter pour l’autosuffisance alimentaire. Nous avons un garage de ces engins agricoles, dont 20 tracteurs et 10 batteuses. Il y a beaucoup de sociétés qui ont postulé pour travailler ici à la place de Rio Tinto, on avait annoncé une grande société chinoise mais qui tarde à venir. Nous ambitionnons de construire une école professionnelle, pas parce que les jeunes n’ont pas de niveau, mais conformément aux besoins de l’employeur qui demande une certaine expérience.

Guineematin.com : Que pensez de la dégradation de la route Coyah-Forécariah dont les travaux de reconstruction ont été lancés il y a plusieurs mois ?

Alhassane Camara : le mauvais état de cette route est entrain de fatiguer tout le monde. Mais, cela est sur le point de finir. Le président de la République a lancé, le 24 décembre 2018, les travaux de reconstruction de la route. Donc, ce n’est qu’une question de temps, il faut juste la patience,
parce que je suis convaincu que le président Alpha Condé est un président qui sait faire une lecture judicieuse des préoccupations de ses populations.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin?

Alhassane Camara : mon mot de la fin s’inscrit dans la promotion de la paix parce que rien n’est possible sans la paix, le pardon et l’acceptation de la différence. Il faut d’accepter parce que la Guinée nous appartient à nous tous.

Interview réalisée à Forécariah par Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com

Lire

Violente bagarre au stade de Télimélé : plusieurs blessés et des dégâts matériels

28 janvier 2019 à 9 09 34 01341

Une violente bagarre a éclaté hier, dimanche 27 janvier 2019, au stade omnisport de Télimélé, où le Loubha FC de Télimélé recevait le Lélou FC de Lélouma, au compte de la huitième journée du championnat national de ligue 2. Plusieurs responsables et joueurs des deux clubs ont été blessés et d’importants dégâts matériels ont été enregistrés, rapporte le correspondant de Guineemation.com dans la préfecture.

Le Loubha FC de Télimélé et le Lélou FC de Lélouma s’acheminaient tout droit vers un match nul (1-1) lorsque cet incident est survenu en toute fin de rencontre. Dans le temps additionnel, l’arbitre du match décide d’expulser Lounsény Bangoura du Lélou FC pour un coup qu’il aurait donné à un adversaire. C’est ce carton rouge qui est à l’origine de cette bagarre, explique Alpha Jean Claude Camara, journaliste au groupe CIS Médias qui couvrait la rencontre.

« A la 93ème minute si je ne m’abuse, il y a eu un carton rouge sorti contre Lounsény Bangoura, le numéro 34 du Lélou FC. Mais celui-ci, au lieu de sortir, je l’ai vu donner un coup de poing à un joueur de Loubha FC qui est tombé et il s’est mis à lui donner des coups de pied. C’est ainsi que tout a dégénéré », témoigne notre confrère.

Le match a été arrêté et une véritable bagarre est survenue sur les lieux, faisant de nombreux blessés dans les deux camps. Du côté du Loubha FC, le secrétaire général du club, Ibrahima Igor Diallo, et le chargé de compétition, Hadji Baïlo Diallo, ainsi que cinq (5) joueurs ont été blessés. Ils ont été admis à l’hôpital préfectoral de Télimélé. Du côté du Lélou FC, le président du club dit avoir des côtes cassées et parle de quatre (4) de ses joueurs blessés.

Les arbitres également ont été molestés et le reporter de CIS Médias a été pris à partie par certains supporters qui ont cassé sa caméra. « J’ai été agressé, j’ai perdu ma caméra. Lorsqu’il y a eu les échauffourées, juste avant la fin de la rencontre, il y a des supporters qui sont venus, ils m’ont agressé et ils m’ont obligé à leur remettre ma caméra », indique Alpha Jean Claude Camara, qui dit avoir fait une déclaration à la gendarmerie de Télimélé.

On note par ailleurs, plusieurs dégâts matériels, dont une centaine de chaises plastiques cassées. Le commissaire du match, Fodé Karéba Soumah, interrogé par le reporter de Guineematin.com, n’a pas souhaité se prononcer sur la question. Il préfère se référer à sa hiérarchie avant toute communication.

Nous y reviendrons !

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Lire

« Nous demandons à l’Etat des enseignants professionnels, pas des clients », dit le maire de Koumbia

26 janvier 2019 à 14 02 24 01241
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de Koumbia

A l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à des médias dont Guineematin.com, le maire de la commune rurale de Koumbia s’est prononcé sur la situation de cette collectivité relevant de la préfecture de Gaoual. Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba a évoqué le constat par secteur et les mesures prises ou envisagées par son équipe pour améliorer la situation, loin d’être reluisante sur le terrain. C’est notamment le secteur éducatif qu’il considère comme étant abandonné. L’autorité communale déplore un manque d’enseignants et de bonnes infrastructures, et interpelle l’Etat mais aussi les ressortissants de Koumbia sur la question.

Décryptage !

Depuis fin 2018, vous êtes à la tête de la mairie de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual. A votre prise de fonction, comment avez-vous trouvé cette commune rurale ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : je rappelle que Koumbia est une grande commune rurale. L’une des plus importantes en Guinée avec 29 conseillers élus pour une population estimée à près de 50 mille âmes. La superficie de cette commune rurale de Gaoual est de 2324 km2 pour une densité d’environ 25 habitants par km2. Sur le plan de l’élevage, Koumbia dispose de la moitié du cheptel national, composée essentiellement de la race Ndama. Cette commune compte quelques 200 mille têtes de bœufs sans compter les ovins et les caprins.

Donc à notre arrivée, nous avons mis en place 10 commissions de travail : agriculture, élevage, sécurité, éducation, environnement, santé, finances, … Et chaque commission dispose en son sein de sous-commissions. C’est dans ce cadre d’ailleurs, que nous avons constaté la présence de la fièvre aphteuse, une maladie qui avait commencé à tuer nos bêtes, et nous avons saisi le préfet sur la question. Et très vite, la maladie a été circonscrite et maîtrisée. Actuellement d’ailleurs, des équipes du département de l’élevage sont en place pour la campagne de vaccination.

Sur le plan de la santé, nous avons constaté un gros déficit. L’unique centre de santé est en reconstruction depuis 2015. Le Président de la République nous a offert un centre de santé amélioré mais les travaux de construction ont pris du retard. Nous avons cherché à rencontrer l’entrepreneur, en vain. Donc actuellement, ce secteur reste malmené puisque cet édifice attendu est à 80% réalisé depuis 2015 et on ne parle toujours pas de son équipement. Des localités qui ont la chance d’abriter de postes de santé se plaignent du manque de personnel et de médicaments. Voilà ce qui prévaut dans ce secteur à Koumbia.

Sur le plan environnemental, vu l’état de dévastation actuelle, le conseil communal a décidé de suspendre provisoirement la coupe du bois en attendant des mesures plus efficaces. Au niveau de l’éducation, la situation n’est pas du tout reluisante.

Nous allons revenir sur certains de ces secteurs pour parler des mesures envisagées par le Conseil. A présent, est-ce qu’on peut savoir les projets contenus dans le plan de développement local (PDL) de la commune pour cette année ?

Cette année, nous avons tiré de notre PDL, un plan d’investissement annuel (PIA) se chiffrant à près d’un milliard 400 millions de francs. Une société a payé ses taxes superficiaires 2018 en décembre pour un peu plus de 500 millions de francs et nous attendons pour 2019. Dans ce PIA, nous avons envisagé de construire un hangar pour le marché central de Koumbia, restaurer et relancer la radio rurale de Koumbia, clôturer le centre d’accueil…Et ensuite, nous avons demandé un diagnostic de tous les forages publics pour nous enquérir de leur état de fonctionnement. Il semble que 60% ne fonctionnent pas mais nous attendons le rapport final.

Il convient de souligner que pour cette année, un Fonds de Développement Local (FODEL) a été créé et il est financé par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités locales (ANAFIC). Est-ce qu’on peut savoir les projets sélectionnés et soumis par le conseil communal à cette agence pour l’année 2019 ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : il faut saluer cette initiative du gouvernement. Pour 2019, en commun accord avec l’ANAFIC, nous avons sélectionné trois projets. Le premier portant sur une piste rurale comportant trois ouvrages de franchissement. Il s’agit de la route Koumbia-Kembéra, longue de 25 km. Kembéra c’est le grenier de Koumbia et mieux, c’est une route coloniale. Cet axe est impraticable en saison des pluies. En hivernage, la route est coupée. Les véhicules ne traversent pas et les gens se débrouillent avec des motos. En plus de cette piste, viennent s’ajouter la maison des jeunes et une école à Guidali.

A combien est estimé le financement de ces trois projets ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : non, on nous a juste demandé de sélectionner de notre plan de développement annuel trois projets qu’ils vont nous aider à réaliser. Pour nous, ces projets sélectionnés sont de grande importance pour les populations de Koumbia. S’ils sont réalisés cette année, ce serait un grand ouf de soulagement pour tout Koumbia.

Pour réaliser vos propres projets, il vous faut de l’argent. Comment comptez-vous procéder pour mobiliser les ressources locales mais aussi pour les sécuriser en vue de leur bonne utilisation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : actuellement, nous avons en banque plus de 500 millions de francs guinéens. Nous attendons le paiement de l’AMC pour 2019 peut-être en février et d’autres sociétés minières.

Comme la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) par exemple ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est différent. Avec la CBG, la convention qui la lie à l’Etat guinéen fonctionne autrement. La CBG ne nous verse aucun franc. Elle nous contacte et nous informe des projets validés par le conseil d’administration. Elle nous envoie la liste et nous confirmons ce qui nous concerne. On sélectionne les entrepreneurs et ils font le travail. Cela, sans que nous ne sachions le montant alloué ou qui revient réellement à la collectivité. Ce que nous voyons, c’est le contenu des cahiers de charge. Je pense que c’est une chose à revoir, puisque les projets réalisés laissent à désirer pour la plupart des cas. Les forages n’ont pas d’eau ; dans certaines écoles, les installations ne sont bien faites, le matériel ne correspond pas aux besoins, sinon même obsolète. Je pense qu’il faut voir comment améliorer tout cela avec la CBG.

A part la contribution des sociétés minières, est-ce qu’il y a d’autres sources de revenus pour votre collectivité ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : pas beaucoup. Puisque nous n’avons pas assez d’activités génératrices de revenus. Nous comptons par exemple sur le parc à bétail. Tous les dimanches, nous avons un marché de bétail. Chaque animal payait 5000 francs guinéens. Si vous multipliez cela par 200 bœufs, vous n’avez qu’un million de nos francs. Dans le mois, vous avez 4 millions. Alors, quand je suis venu, j’ai décidé de rehausser ces taxes à 10 000 par animal et par vendeur et proposer 15 000 par animal et par acheteur. Cela a fait des cris. Les discussions sont ouvertes, je pense qu’on va s’entendre. Actuellement, toutes les hypothèses sont sur la table. Je proposerai même de louer le parc à l’union des éleveurs et des bouchers pour qu’à la fin de chaque mois, ils nous versent un montant acceptable.

On apprend que vous avez proposé aussi de bâtir une clôture pour sécuriser ce marché à bétail.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : bien sûr. Dès notre arrivée, nous avons bâti un quai d’embarquement à 6 millions 500 mille francs. Et nous envisageons de faire une clôture et un bureau pour les vétérinaires à partir des taxes qu’ils vont nous verser. La clôture qui était là était en bois puis en barbelé. Ce qui ne tient plus. Nous voulons que ce parc soit clôturé en dur en vue de sécuriser les bêtes et empêcher que les animaux malades ne soient mélangés à ceux qui sont bien portant.

A l’entame de vos propos, vous avez souligné avoir entrepris des démarches pour contrer la fièvre aphteuse. Qu’avez-vous fait réellement pour empêcher sa propagation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est d’abord de circonscrire la maladie. Nous avons interdit pour un premier temps de recevoir au marché de bétail, les bœufs en provenance de Kembéra et environs. Puisque c’est par là-bas que la maladie avait commencé à se propager. Après, nous avons informé les autorités pour que des dispositions soient prises. Actuellement, des vaccins sont disponibles et les équipes de vétérinaires sont sur le terrain pour faire le travail.

Il faut rappeler également que le secteur éducatif ne se porte pas bien. Quelles sont les mesures que vous avez envisagées à ce niveau ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est un secteur abandonné. J’ai été au collège-lycée de Koumbia, c’est incroyable. Ce que j’ai vu sur le terrain est révoltant. Les parents d’élèves ont démissionné et l’école est en panne. Il n’y a pas d’enseignants presque partout. Au collège-lycée, il y a un manque de 8 enseignants au total. Sans compter que dans les écoles primaires, c’est encore plus sérieux. Donc j’ai convoqué une réunion avec les parents d’élèves et le personnel enseignant. Nous avons décidé que chaque parent versera 10 000 francs par personne et par mois pour payer les contractuels. Et la commune va compléter le reste.

L’année dernière, Koumbia n’a eu qu’un seul admis au Bac. Ce n’est pas acceptable. Je demande à tous les jeunes diplômés sans emploi qui sont dans les villes, de revenir apporter un coup de main à leurs frères et sœurs, en attendant que le problème soit résolu. A l’Etat, nous demandons des enseignants professionnels et pas des clients. Ceux ne sont pas formés pour enseigner, s’ils sont recrutés à la fonction publique, c’est pour tout de suite changer de département et aller ailleurs. Ils refusent de rejoindre leur poste d’affectation et ils n’encourent aucune sanction. C’est ce qui encourage les autres à les imiter et aujourd’hui, notre système éducatif est malade. Mais à Koumbia, nous avons décidé de faire face à ce problème. Nous demandons l’aide de tout le monde pour relever le défi qui est colossal.

La commune rurale de Koumbia est confrontée aussi à un sérieux problème environnemental, avec la coupe abusive des bois. Qu’avez-vous envisagé pour faire face à cette situation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : il faut le reconnaitre, tout est rasé à Koumbia. Tous les gros arbres et maintenant même les arbres à petit diamètre n’échappent pas aux tronçonneuses. Le conseil communal a décidé de suspendre la coupe du bois jusqu’à nouvel ordre. Nous voulons voir clair et identifier tous les coupeurs de bois. Après, nous envisageons des mesures de reboisement. Nous encourageons les jeunes et les femmes à se constituer en ONG pour restaurer les berges et les têtes des cours d’eau.

Récemment, vous avez rencontré des ressortissants de votre collectivité. De quoi il a été question au cours de cette rencontre ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : nous avons dit qu’on va bâtir un hôtel de ville. Le terrain est là, c’est le camp de marié. Les militaires vont déménager et aller dans leur domaine à Thiankoun N’Diaré. Egalement, nous entendons relancer la radio rurale de Koumbia. Elle sera dotée d’un statut, et puis nous allons l’équiper. Déjà, nous avons contacté le ministre de la communication et nous avons été bien compris. Le projet de relance avance bien. Nous voulons payer dans les meilleurs délais un émetteur de 500 ou 600 watts et puis la rénovation des locaux, la construction d’un studio et son équipement vont bon train.

En plus de ce projet qui nous tient à cœur, il y a l’implantation d’une banque à Koumbia. Nous sommes sur les démarches. A l’image des MUFFA (Mutuelle des femmes africaines), nous sommes en discussion avec la LC2 banque. Le Conseil d’administration est recruté et les gens commencent à faire le dépôt. Ça avance bien à ce niveau également.

Nous arrivons au terme de cet entretien, quel message avez-vous à lancer à l’endroit des ressortissants de Koumbia ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est un message patriotique. Koumbia est chez nous. Où que vous soyez à travers le pays, en Afrique ou ailleurs, participez au développement de notre commune rurale. Elle a besoin de nous tous pour son épanouissement. Des dispositions sont prises pour faciliter la communication entre la municipalité et les ressortissants qui ont le droit d’être informés de tout ce qui se passe sur le terrain. Je sais qu’ils ne vont plus tarder à réagir et à soutenir les actions de développement de notre commune, chacun dans son domaine de prédilection. Ce que j’ai cité dans cet entretien, n’est pas exhaustif. Je rappelle qu’à Koumbia, depuis l’installation de l’exécutif communal, nous travaillons en symbiose, il n’y a pas de partis politiques ou de militants d’un parti. Ce sont les fils et filles de Koumbia qui sont là pour toutes les populations. Nous appelons chacun d’œuvrer au maintien de ce climat de paix, de concorde et de cohésion sociale.

Interview réalisée par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Assainissement : « Conakry ville Propre sera une réalité », dit Mouctar Diallo

26 janvier 2019 à 14 02 08 01081

La campagne d’assainissement initiée par le gouvernement, et dénommée Conakry Ville Propre, se poursuit avec l’implication de certaines personnalités du pays. Pour la journée ce samedi, 26 janvier 2019, comme à son habitude, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a mobilisé de nombreux citoyens pour assainir le secteur Morykantéyah, au quartier Nongo, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’insalubrité dans la capitale guinéenne est devenue une préoccupation pour le gouvernement mais aussi pour la population. C’est dans le souci de rendre la ville de Conakry plus propre, que le gouvernement a lancé depuis quelques mois une journée d’assainissement, tous les derniers samedis de chaque mois.

Au compte de la journée de ce samedi, plusieurs habitants du quartier Nongo dans la commune de Ratoma, se sont joints au ministre Mouctar Diallo pour nettoyer leur quartier. « Vous avez constaté une forte mobilisation des citoyens de mon quartier Nongo. Des hommes et des femmes mais aussi des jeunes, nous avons commencé par nettoyer la devanture de ma maison, nous avons fait beaucoup d’axes, beaucoup d’artères notamment les lieux publics comme le marché de Nongo et nous sommes aussi en train d’impliquer les gens. Quand nous venons trouver des citoyens qui ne s’impliquent pas, nous leur donnons le bon message, nous cherchons à les sensibiliser pour qu’ils fassent de cette action, une action de tout le monde, pour qu’ils intègrent cette activité comme une activité normale pour chacun », a dit le ministre.

Par ailleurs, Mouctar Diallo soutient qu’avec cette journée d’assainissement initiée par le gouvernement, le concept « Conakry ville propre » sera une réalité. « Vous avez constaté de plus en plus, l’engouement est en train de naitre et les guinéens de plus en plus sont en train de se mobiliser, surtout ici à Conakry pour travailler, pour nettoyer devant chez eux, leurs maisons, leurs quartiers, leurs secteurs et leurs lieux de travail. Et donc, effectivement Conakry ville propre, bientôt la Guinée ville propre sera une réalité. Et la Guinée sera l’un des pays les plus propres au monde », a-t-il annoncé.

En ce qui concerne le transport des ordures collectées, le ministre a précisé «nous sommes en train de travailler avec des Groupements d’Intérêt Economique (GIE). C’est aussi une façon de permettre aux guinéens qui sont dans ces GIE d’avoir de l’argent. Nous sommes en train de voir avec ces GIE comment faire, pour que derrière ces groupements d’intérêts économiques viennent ramasser et aller les mettre là où il faut. Au niveau du gouvernement, on est en train de travailler sur un dispositif complet avec des professionnels, avec le soutien de l’Union Européenne pour professionnaliser la gestion des ordures dans notre pays en commençant par Conakry. Ça sera une chaîne qui va intégrer non seulement la collecte dans les ménages, le dépôt, le transport, la transformation et même l’exploitation positive des ordures. Toute cette chaine est en train d’être mise en place par le gouvernement pour que notre capitale et notre pays soient très propres », a annoncé Mouctar Diallo.

A noter que plusieurs habitants du quartier Nongo ont félicité le ministre Mouctar Diallo pour sa contribution au nettoyage de leur environnement. L’imam du quartier et les femmes vendeuses du marché de Nongo ont à tour de rôle loué les efforts du ministre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Kindia : des citoyens sensibilisés sur les conséquences de l’immigration clandestine

26 janvier 2019 à 11 11 32 01321

Les actions visant à dissuader les jeunes guinéens à prendre les chemins incertains de l’immigration clandestine se poursuivent dans notre pays. C’est dans cette dynamique que le mouvement Jeune Aide Jeune (JAJ), a organisé une campagne de sensibilisation hier vendredi, 25 janvier 2019, dans la commune urbaine de Kindia, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Plusieurs citoyens, composés de jeunes, d’ex-migrants et de responsables de familles, se sont mobilisés dans la salle du CECOJE (Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation des Jeunes) de Kindia où s’est tenue une conférence axée sur les conséquences de l’immigration clandestine.

Idrissa Baldé

Selon Idrissa Baldé, président de JAJ (jeune Aide Jeune), « nous sommes dans le cadre de la sensibilisation des parents, des ex-migrants, de ceux qui rêvent d’y aller et de l’ensemble des citoyens de Kindia par rapport aux conséquences de l’immigration clandestine. D’abord, nous avons planifié beaucoup de choses. En amont, on a jugé nécessaire de trouver un conférencier qui connait les thèmes et les techniques. On a ensuite cherché des ex-migrants, des jeunes à travers les grandes bases dans les quartiers. On a cherché aussi les parents, les citoyens et les femmes pour qu’ils puissent assister à ce message qui sera livré ».

Parlant de ce qui a été fait concrètement, Idrissa Baldé a expliqué que des expositions de photos et des projections de films ont été mises à contribution. « On avait commencé par l’exposition des photos. On a eu à faire une projection de film au départ, pour que les participants sachent comment les jeunes sont entrain de souffrir sur la route de la Libye ; et, des ex-migrants ont témoigné ».

Pour ce qui est de l’atteinte des objectifs, le président de JAJ (jeune Aide Jeune) a laissé entendre qu’à l’issue de cette conférence, les jeunes ont compris qu’on peut rester chez soi et travailler.

Revenant sur les impacts négatifs de l’immigration clandestine à Kindia, Idrissa Diallo a donné des chiffres exacts. « Ce qui nous a motivés à organiser une telle activité, c’est qu’à Kindia, de 2013 à nos jours, il y a eu 25 à 30 jeunes qui sont morts suite à l’immigration clandestine. Au quartier Sambaya par exemple, il y a cinq (5) personnes d’une même famille qui ont perdu la vie ».

Mme Sylla Fanta Sylla

Pour sa part madame Sylla Fanta Sylla, présidente de l’ONG Femmes, Enfants, Jeunes, Education et Développement (FEJED/Guinée), qui est en partenariat avec JAJ, s’est réjouit de cette initiative. « Nous sommes là pour participer à la conférence du projet de l’immigration clandestine. Ce projet est en consortium avec 4 ONG. Pour cela, nous avons eu à sensibiliser. Nous avons touché plus de 2000 jeunes, parce que ce projet consiste à sensibiliser, à éduquer et à informer pour lutter contre l’immigration clandestine qui est devenue aujourd’hui un fléau, qui a endeuillé tant des familles à Kindia ».

Mohamed Kassy

C’est Mohamed Kassy, acteur local de la société civile, qui a animé la conférence. Selon lui, « c’est une problématique aujourd’hui de dimension internationale. C’est vrai que c’est une préoccupation de toutes les générations. Le principe de base d’abord, c’est de fait de vider l’Afrique de sa main d’œuvre, ses bras valides… La lutte contre l’immigration clandestine doit se faire à deux niveaux: le niveau occidental et le niveau africain ».

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

Lire

Gouvernance minière en Guinée : plusieurs journalistes outillés sur la question à Kindia

25 janvier 2019 à 21 09 25 01251

Cinquante journalistes venus des médias publics et privés de Conakry et des préfectures de la Basse Guinée prennent part à un atelier de formation qui s’est ouvert ce vendredi, 24 janvier 2019, à Kindia. Ils renforcent leurs capacités sur la gouvernance minière en Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Cette rencontre de donner et de recevoir est organisée par la structure Wassolon Agency Communication en collaboration avec le ministère des Mines et de la Géologie. Pendant trois jours, les 50 hommes et femmes de médias qui participent aux travaux, seront outillés sur la gouvernance du secteur minier en République de Guinée. Ce qui leur permettra de mieux traiter les questions minières et géologiques.

« Nous avons estimé qu’il était important, à cause de tout le potentiel qui est celui de notre pays, dans le domaine des mines, mais aussi à cause de toutes les idées reçues sur ce secteur de toutes les convoitises, par conséquent objet de tous les commentaires, pour la plupart non avisés, qu’il était donc important, à la suite d’une précédente formation sur les questions de fiscalité, d’apprendre de ce domaine et sur ce domaine.

D’où ce programme de formation qui va être enseigné par d’éminents experts, qui viendront nous parler de sujets aussi variés que le cadastre minier, le code minier, la fiscalité minière, les études d’impact social et environnemental, le contenu local, mais aussi les grands projets miniers et les réformes engagées pour assainir le secteur et le booster », a indiqué Aboubacar Diallo, journaliste et directeur général de la structure Wassolon Agency Communication, à la cérémonie d’ouverture des travaux.

Aboubacar Diallo en a profité pour s’adresser à ses confrères, qui prennent part à cet atelier, en leur rappelant l’importance d’une telle session pour eux. « Je voudrais également, au nom de Wassolon Agency Communication, dire merci à vous chers confrères et consœurs, qui prenez part à cette formation, qui se tient ici à Kindia, loin du vacarme ambiant et du capharnaüm étranglant de la circulation de Conakry pour ceux d’entre vous qui vivez et travaillez dans la capitale guinéenne.

Oui, vous êtes venus de Conakry, mais aussi de loin, je veux dire, de Boké, de Fria, de Gaoual, de Télimélé, de Kamsar, de Boffa, en plus, de Kindia, laissant derrière vous vos familles et vos occupations, prenant de votre temps, pour le consacrer à ce programme de formation, fait pour vous et destiné exclusivement à vous. Vous l’avez fait, vous avez bien fait, vous avez bien agi. Car comme l’avait déjà écrit l’artiste, écrivain et philosophe, Friedrich Nietzche, je le cite : « rien ne prédispose plus au conformisme que le manque de formation ».

Je ne vous apprends rien, en vous rappelant que lorsqu’un esprit humain, fut-il savant, n’est pas constamment nourri, abreuvé de savoir, de connaissances nouvelles, il ne peut prétendre aux métiers d’enseigner et d’informer (…) D’ores et déjà, je puis vous assurer qu’un enseignement de qualité, au contenu divers et varié, vous attend, le long de ces trois jours de formation. Nos osons espérer qu’à la fin, vous repartirez chez vous, avec le sentiment d’avoir bien fait de venir à Kindia, d’avoir bien fait d’accorder de votre attention et de votre temps à ce programme de formation… »

A noter que de nombreux thèmes seront abordés au cours de cet atelier. Pour cette première journée, les travaux ont porté sur la situation du secteur minier, la présentation du ministère des Mines et de la Géologie, la nouvelle politique minière et le plan de développement du secteur minier, le code minier et le cadastre minier.

De Kindia, Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628124362

Lire

Manque d’emploi à Forécariah : les jeunes se tournent les pouces

25 janvier 2019 à 13 01 11 01111

Le manque d’emploi est un défi majeur auquel font face aujourd’hui de nombreux jeunes diplômés en République de Guinée. Les jeunes de Forécariah n’échappent pas à cette triste réalité où l’épidémie d’Ebola a fait fuir de nombreuses entreprises, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyée spéciale.

La préfecture de Forécariah avait été touchée par l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui avait endeuillé beaucoup de familles. La situation a eu pour conséquences de faire fuir de nombreuses entreprises, pourtant pourvoyeuses d’emplois pour la jeunesse.

De nos jours, de nombreux jeunes de Forécariah sont frappés par le manque d’emploi. Certains d’entre eux vaquent à des activités peu lucratives, pendant que d’autres passent des journées entières à se tourner les pouces.

Ibrahima Kalil Touré

Interrogé sur cette question, Ibrahima Kalil Touré, secrétaire général du quartier FATAKO 2 et responsable de la communication des jeunes des six quartiers de Forécariah, déplore le fort taux de chômage des jeunes. « Aujourd’hui, les problèmes que la jeunesse rencontre à Forécariah sont multiples. Nous pouvons dire qu’il y a un manque criard d’emplois. Depuis que les sociétés qui étaient là ont quitté, beaucoup se sont retrouvés dans le chômage. Vous n’êtes pas sans savoir qu’Ébola a beaucoup joué sur les populations de Forécariah. D’autres ont d’ailleurs fui pour aller à Conakry. La jeunesse est vraiment abandonnée à elle-même. Si le gouvernement pouvait penser à nous, ça allait nous aider. Mais, actuellement, il n’y a pas d’espoir », indique-t-il.

Néanmoins, les plus laborieux exercent de petits métiers, quoique peu lucratifs. Ils parviennent ainsi à tirer leur épingle du jeu. Selon Ibrahima Kalil Touré, « nous essayons de créer des associations, des ONG et d’autres activités génératrices de revenus. Mais, on n’est pas accompagné, on est en manque de subventions. Vraiment, on est entrain de faire notre mieux, beaucoup de jeunes se retrouvent dans la conduite de taxi-motos. On a mis en place une plateforme de jeunes des six quartiers. On a créé une association agricole, mais ce n’est pas facile par manque de soutien. Mais, on essaye quand même de nous en sortir. Nous n’avons même pas de maison de jeunes à Forécariah. C’est un hangar qu’on a ici et notre stade n’a pas de tribune. C’est juste une cours qui est là ».

En outre, notre interlocuteur invite les jeunes à ne pas prendre les chemins incertains de l’immigration clandestine, malgré les difficultés du moment. « Les jeunes qui optent pour l’immigration clandestine vont vite en besogne. Je pense qu’il faut rester chez soi, y travailler pour être comme chez les blancs. Il faut que cette jeunesse comprenne que le pays ne peut pas se développer sans elle. Je les conseille de rester ici, d’accepter de travailler ici, parce qu’il y a des gens qui ont réussi en Guinée sans aller en Occident. C’est une question de détermination, parce que vouloir, c’est pouvoir », lance-t-il.

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com à Forécariah

Lire

Coupe abusive du bois à Forécariah : cas des 2 agents des eaux et forêts

25 janvier 2019 à 12 12 23 01231

Après deux (2) ans et six (6) mois de suspension, deux cadres des Eaux et Forêts et de l’Office Guinéen du Bois ont été rétablis dans leurs fonctions, hier, jeudi 24 janvier 2019. Mamady Camara et Sayon Camara, respectivement chef de la section Eaux et Forêts et chef d’antenne de l’OGUIB (Office Guinéen du Bois) de Forécariah, étaient accusés de complicité dans la coupe abusive du bois, a appris l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans cette préfecture.

Cette affaire avait fait couler beaucoup d’encre et de salive dans la préfecture de Forécariah. Une série de suspensions de cadres en service à Forécariah avait été enregistrée en 2016.

En effet, en mai 2016, à travers la lettre circulaire, N°0417, la ministre de l’Environnement d’alors, Madame Christine Sagno, sur instruction du chef de l’Etat, avait interdit la coupe et le transport du bois sur toute l’étendue du territoire national. La lettre avait été envoyée à l’ensemble des gouverneurs de régions et des préfets de la Guinée. C’est par la suite que des limogeages et suspensions ont eu lieu à Forécariah.

Selon nos sources, cette mesure avait entraîné le limogeage du préfet de Forécariah, N’Fansoumane Soumah ; des sous-préfets de Benty, de Moussaya, et de Sékhourou ; la suspension du chef de la section eaux et forêts, Mamady Camara ; du le chef d’antenne OGUIB (office guinéen du bois) Sayon Camara ; et du président de la filière bois, Almamy Laye Bangoura, pour non respect de la loi et complicité dans la coupe abusive et vente du bois.

Pour la journée d’hier, jeudi 24 janvier 2019, c’est Lanfia Diané, directeur régional de l’environnement, des eaux et forêts de Kindia, qui a procédé au rappel des cadres suspendus dont les postes étaient jusque-là occupés par leurs adjoints.

Malgré les multiples sollicitations de la journaliste de Guineematin.com, qui est actuellement en mission de reportage dans la préfecture, le directeur régional des eaux et forêts de Kindia, Lanfiah Diané, et le directeur préfectoral de l’environnement de Forécariah, Kabinet Oularé, ont préféré donner leurs langues aux chats. Ce qui laisse penser qu’il y a peut-être des zones d’ombre dans cette affaire… Qu’avaient-ils à cacher et pourquoi refuser de répondre à de simples questions d’une journaliste s’il y avait une once de transparence dans ce dossier ?

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com à Forécariah

Lire

Forécariah : excédés par l’état de la route, les citoyens interpellent le gouvernement

24 janvier 2019 à 13 01 07 01071

Il n’est un secret pour personne que l’état des routes guinéennes laisse à désirer. Le tronçon Coyah-Forécariah, en Basse Côte, n’échappe à cette triste réalité où les citoyens connaissent un véritable calvaire. Cette situation est à l’origine d’accidents de la circulation et rend la traversée compliquée pour les nombreuses femmes qui viennent à Conakry pour leurs activités, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le calvaire des guinéens continue dans les principales voies routières du pays. Se rendre à Forécariah, préfecture d’origine des trois (3) premiers ministres du président Alpha Condé depuis 2010, relève d’un véritable parcours du combattant.

Le tronçon est fortement dégradé avec de nombreux points noirs avec plein de nids de poule. De nombreux véhicules y restent embourbés pendant de longues heures, alors que d’autres tombent en panne tout simplement. Le changement est décidément en marche par là.

Mamet Conté

De nombreux citoyens de Forécariah, interrogés par notre reporter, ne savent plus à quel Premier ministre se vouer. Madame Mamet Conté, victime de ce mauvais état de la route, interpelle le gouvernement tout en déplorant le comportement des cadres ressortissants de Forécariah. « Je vis à Dandayah. Notre route est en très mauvais état et elle nous fatigue. Si tu empruntes ce tronçon, arrivé à destination, tu es obligé de prendre des antidouleurs. Quand tu prends les autres villes pour comparer à ici, c’est une honte. Si on vous dit qu’il y a des gens très riches qui viennent de Moriah, tu ne vas pas croire. Ils refusent de nous aider, pourtant ils ont les moyens de le faire. Il y a trop d’accidents sur cette route, nos enfants meurent ici chaque jour. Nous avons du mal à regagner la ville pour chercher de quoi subvenir à nos besoins. Nous demandons au gouvernement, au chef de l’Etat, de nous aider à ce que cette route soit arrangée », lance la bonne femme.

Issiaga Touré

Pour sa part, Issiagha Touré, transporteur sur ce tronçon, connait des pannes régulières sur cette route. Il interpelle les autorités. « Nous interpellons les membres du gouvernement pour qu’on puisse nous refaire cette route, parce qu’en toutes saisons, nous rencontrons des difficultés. Vous voyez la panne que nous avons ici. Elle est imprévue, c’est un trou qui a cassé le cardan et cela arrive chaque semaine. Et, les véhicules n’ont pas longue vie, ils se détruisent facilement à cause du mauvais état des routes et si cette panne coïncidait à une décente ça peut causer un accident. Vraiment, nous demandons de l’aide au près de l’Etat parce qu’on souffre beaucoup », s’est lamenté le taximan.

Alseny Touré

Même son cloche chez Alsény Touré, citoyen de Forécariah, assis autour d’une théière. « Le premier problème concernant cette route, d’abord elle est petite et trop dégradée. Ce qui cause assez d’accidents. Mon ami et voisin, Elhadj Mamadouba a perdu deux des ses fils à cause de cette mauvaise route. Nous prions que le gouvernement pense en fin à nous pour arranger cette route qui nous cause tous les problèmes du monde ».

Salimatou Diallo, depuis Forécariah pour Guinematin.com

Lire

Manifestations à Dubreka : « les jeunes ont seulement manqué de patience », dit le maire

24 janvier 2019 à 9 09 35 01351
Elhadj Alseny Bangoura, maire de la commune urbaine de Dubréka

Comme annoncé précédemment, des citoyens des quartiers Tersè, Yorokoguéya et Gbéréyiré, dans la commune urbaine de Dubreka, ont manifesté encore hier, mercredi 23 janvier 2019, contre les sociétés ALAM et AMG qui exploitent des carrières de granite dans ces localités. Ces citoyens réclament depuis trois jours la construction d’infrastructures de base chez eux. Mais, le maire de la commune urbaine de Dubreka, Elhadj Alseny Bangoura, interrogé par l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place, désapprouve la démarche des manifestants.

« Il vous souviendra qu’avant l’installation de l’actuel conseil communal, il y avait une délégation spéciale. Cette délégation spéciale était limitée, elle était là pour liquider les affaires courantes. Donc, elle n’avait pas la possibilité d’engager des dépenses aussi importantes en termes de construction d’écoles et d’autres choses encore. Quand le problème a été posé, moi je leur ai dit : venez on va en parler. Ils (les habitants des quartiers concernés par le mouvement) ont dit non, ils ne peuvent pas se déplacer, il faut que l’autorité se déplace. C’est ce qui a été fait.

Le secrétaire général des collectivités, certains conseillers et moi-même avons fait le déplacement pour aller les rencontrer, échanger avec eux, voir qu’est-ce qu’on peut faire pour eux maintenant parce qu’on peut faire quelque chose pour eux. Mais, ils n’ont pas voulu nous comprendre, nous nous sommes retournés. Ils ont continué à barricader les routes, ils ont continué à faire du bruit dans le quartier. C’est ce qui a amené l’autorité au plus haut niveau, c’est-à-dire la préfecture, à prendre des dispositions pour que la route ne soit pas barrée », explique le maire.

Pour Elhadj Alseny Bangoura, les revendications des populations de Tersè, Yorokoguéya et de Gbéréyiré sont légitimes. Mais, il estime que ces citoyens ont manqué de patience. « Ces jeunes demandent qu’on fasse une école, un collège pour eux, ce qui est possible. Moi je leur ai dit que c’est possible de faire une école, c’est possible de démarrer la construction d’un collège. Je l’ai annoncé lors de ma prise de service. J’ai dit qu’il y a certains quartiers que je connais, où il y a un besoin d’infrastructures qui se fait ressentir. Il s’agissait de Yorokoguéya qui a besoin d’un collège. Ce collège va servir Gbéréyiré, Tersè et Yorokoguéya. Je connais parce que les enfants de là-bas, après l’école primaire, ils sont obligés de venir jusqu’à Dubreka ville, ce qui n’est pas normal. Donc, il faut un collège.

Ça, c’est possible parce qu’il y a les ressources, il faut savoir les chercher. Ça va être un élément de mon plan de développement cette année. Et d’ailleurs, je suis en train de préparer un dossier d’appel d’offre concernant la construction d’un collège de six (6) classes. Donc, ils ont aussi demandé un forage, c’est possible. Hier, quand j’ai appelé le chef de quartier, il m’a fait comprendre qu’ils ont des chargements de granite en réserve. Ces chargements de granite peuvent être valorisés et ça peut nous permettre de faire un forage. Donc, les jeunes ont seulement manqué de patience, sinon les demandes sont réalisables », a-t-il fait remarquer.

De retour de Dubreka, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Guinée : Kalemodou Yansané attaque la décision du MATD annulant son élection comme maire

23 janvier 2019 à 16 04 58 01581
Honorable Kalemodou Yansané

Comme on le sait, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a annulé l’élection de l’honorable Kalemodou Yansané de l’UFDG à la tête de la mairie de Matoto. Pour fonder sa décision,
le Général Boureima Condé sur les perturbations enregistrées après le décompte des bulletins.

Dans un mémorandum adressé à la presse, l’honorable Kalémodou Yansané est revenu sur ce qui s’est passé le 15 décembre 2018 à Matoto, défendu la régularité de son élection et annoncé des recours, gracieux et à la Cour Suprême.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’essentiel de ce mémorandum :

Sur convocation des autorités de tutelle, les conseillers élus de la Commune de Matoto se sont retrouvés le samedi 15 décembre 2018 au siège de ladite Commune pour élire les membres de l’exécutif communal.

Sur les quarante-cinq (45) conseillers élus et représentés, trente-neuf (39) étaient physiquement présents dans la salle. Des procurations ont été présentées pour les six (6) conseillers absents dans la salle : à savoir une procuration pour l’UFDG et cinq procurations pour le RPG.

Conformément au Code des collectivités locales, le plus âgé des conseillers élus qui n’était pas candidat a présidé la séance.

Après les vérifications d’usage, les membres du bureau de vote ont recueilli les candidatures au poste de maire. Il y a eu deux candidats.
Monsieur Kalémodou Yansané de la liste de l’UFDG et
Monsieur Mamadouba Tos Camara de la .liste du RPG.

Pour les besoins du scrutin, il y avait des bulletins de couleur rouge et jaune. J’ai choisi le bulletin rouge et mon adversaire a choisi le bulletin jaune.
Après que toutes les vérifications et formalités préalables aient été effectuées, nous sommes passés au vote qui s’est déroulé sans incidents de quelle que nature que ce soit (vote effectué par bulletin secret et dans l’isoloir)

Dès après l’ouverture des 45 enveloppes Mr Moussa Keita qui assistait le tenancier du registre des décomptes rouge et jaune, a fait une première tentative de perturbation du processus. Il a été sorti de la salle. Moins de cinq minutes plus tard, il a été encore autorisé à réintégrer la salle et a repris sa place à la loge des superviseurs (premier indice).

Le dépouillement a été aussitôt entrepris. Les résultats après deux décomptes m’ont donné 23 voix sur 45, il ne restait plus qu’à poursuivre les autres scrutins pour élire les adjoints.

C’est après ce dépouillement que Monsieur Moussa KEITA, qui a remplacé dans la salle le Secrétaire Général de la Commune, s’est levé pour se saisir des bulletins jaunes du RPG avant de les déchirer publiquement. Il a été aussitôt arrêté par la police et conduit au commissariat situé dans la cour de la Commune avant d’être libéré les heures qui ont suivi. Il faut signaler que Mr Keita est effectivement inscrit à la 44eme position sur la liste des candidats du RPG pour les communales de Matoto.

On se pose alors les questions suivantes :

  1. Qui a autorisé Mr Moussa Keita à faire partie de l’équipe de supervision du vote alors qu’il est lui-même candidat non élu sur la liste du RPG ?
  2. Pourquoi va-t-il déchirer les bulletins de son parti (RPG) si ce dernier avait véritablement gagné ?
  3. Pourquoi il a été libéré après avoir commis cette grave forfaiture ?
  4. Pourquoi les opérations de vote n’ont pas continué après son retrait de la salle ?

Contrairement aux déclarations du Ministre de l’Administration du Territoire selon lesquelles, ce sont des individus incontrôlés venus de l’extérieur qui ont troublé la quiétude des opérations de vote, des preuves irréfutables existent pour établir que c’est Mr Moussa Keita qui est à l’origine des troubles enregistrés après le dépouillement. Normalement, après son arrestation par les Forces de Sécurité, les autres scrutins auraient pu se tenir si le camp des perdants n’avait pas profité de l’occasion pour tenter de saboter mon élection au poste de Maire.

Je dois rappeler que mon élection s’est déroulée en présence de la Presse écrite et audiovisuelle, ainsi que des observateurs représentants les listes en compétition. La publicité des opérations de dépouillement est une règle essentielle qui a été bien observée lors de mon élection au poste de Maire. Il y a eu un véritable contrôle populaire dans la mesure où les électeurs ont suivi l’ensemble des opérations du scrutin et le dépouillement a été régulièrement effectué en leur présence. Toute la presse présente a relayé l’information confirmant ma victoire.

Il va sans dire qu’aucun élément factuel ou conceptuel ne pouvait justifier la décision du Ministre, en date du 16 décembre 2018, ordonnant la reprise de mon élection au poste de Maire de Matoto.

C’est pourquoi, j’ai décidé de contester sa décision, d’abord, par un recours gracieux devant lui et, ensuite, par un recours en annulation devant la Cour suprême. Je voudrais préciser que le recours en annulation introduit devant la Cour suprême vise l’annulation d’un acte administratif illégal et non à trancher un contentieux électoral.

En effet, j’estime que pour les motifs de fait et de droit ci-après, la décision du Ministre est illégale et doit par conséquent être rétractée ou annulée purement et simplement :

1- Aux termes des dispositions de la Constitution et des lois électorales, notamment pour le cas d’espèce les dispositions combinées des articles 140 du Code des collectivités locales et 114 du Code électoral, la reprise d’une élection, quel qu’elle soit, ne peut être ordonnée que par le juge électoral compétent ayant préalablement annulé ladite élection ;

2- En droit guinéen, le juge électoral est la seule autorité compétente pour valider ou invalider un scrutin ou une élection, que celle-ci soit directe ou indirecte, nationale ou locale ;

3- La séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire consacrée par notre Constitution est l’un des principes constitutionnels communs à tous les États membres de la CEDEAO ;

4- Pour la mise en place de l’Exécutif communal, l’article 135 alinéas 2 du Code des collectivités locales dispose : L’élection à lieu au scrutin secret et à la majorité absolue. Il est tenu autant de scrutins que de postes à pourvoir ;

5- Le scrutin organisé le 15 décembre 2018 pour l’élection au poste de Maire de Matoto s’est très bien déroulé jusqu’à sa clôture ;

6- La clôture d’un scrutin intervient après l’achèvement des opérations de dépouillement, c’est à dire après l’achèvement des opérations qui concourent à la détermination des résultats du bureau de vote concerné ;

7- Les résultats du dépouillement après deux décomptes m’ont donné 23 voix sur 45, il ne restait plus qu’à poursuivre les autres scrutins pour élire les adjoints ;

8- Les troubles provoqués par Mr Moussa Keita sont survenus après le dépouillement.

                        Kalémodou Yansané 
                    Député à l’Assemblée Nationale
Lire

Vive tension à Dubréka : le bureau du quartier Tersè saccagé, plusieurs personnes interpellées

23 janvier 2019 à 15 03 51 01511

Le quartier Tersè, dans la commune urbaine de Dubreka était en ébullition ce mercredi matin. Plusieurs habitants de la localité sont descendus dans la rue pour manifester contre les sociétés d’exploitation de granit basées dans la zone. Les manifestants ont saccagé le bureau du quartier avant d’être dispersés par les forces de l’ordre qui ont procédé à des interpellations, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com à Dubreka.

Au moins deux sociétés exploitent des carrières de granit situées dans le quartier Tersè (Commune urbaine de Dubréka). Mais, les populations locales en ont marre de constater leurs « richesses » partir tous les jours sans aucun impact sur le terrain. C’est pourquoi, plusieurs habitants de la localité manifestent depuis quelques jours contre cette situation.

Dans la matinée de ce mercredi, 23 janvier 2019, ils étaient nombreux dans la rue pour se faire entendre. Les manifestants ont bloqué la circulation sur la route nationale Dubréka-Boké et certains jeunes en colère sont allés s’en prendre au siège du quartier Tersè qu’ils ont mis à sac. Ils dénoncent ainsi les sociétés d’exploitation du granit basées dans la localité, mais aussi les autorités locales, accusées de n’avoir pas grand-chose pour améliorer l’image de leur quartier.

Les habitants de Tersè réclament la construction d’infrastructures comme : des écoles pour permettre à leurs enfants de pouvoir étudier plus facilement ; du goudron pour mettre fin à la poussière qui les fatigue suite au passage des camions et des emplois pour les jeunes de la localité entre autres. Mais, les forces de l’ordre sont intervenues pour les disperser et rétablir la circulation. Plusieurs manifestants ont été également interpellés.

Nous y reviendrons !

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Lire

AVIS : OPALS GUINÉE RECRUTE UN (E) RESPONSABLE MÉDICAL TERRAIN-BASE A TÉLIMÉLÉ

20 janvier 2019 à 21 09 19 01191

Contexte
L’Organisation Panafricaine de Lutte pour la Santé, ONG créée en 1988 intervient en Côte d’Ivoire, au Togo, au Gabon et en République de Guinée dans le domaine de la Santé Maternelle et Infantile, de la Santé Communautaire et de la Prévention de la Transmission du VIH/SIDA de la Mère à l’Enfant.

Entre 2008 et 2010 : L’OPALS a développé un premier programme en Guinée avec la mise en place du Centre National de Référence en termes de PTME au CHU de Donka à Conakry.

Depuis 2011 : l’OPALS a développé un programme décentralisé sur la Préfecture de Kindia, visant le renforcement de la SMNI et de la PTME du VIH sur l’ensemble des 14 centres de santé urbains et ruraux de la Préfecture. Ce programme comporte différents volets : Réhabilitation / Equipement des Centres de Santé, formations et supervisions médicales, prévention et sensibilisation par des activités de santé communautaire, gestion des déchets bio-médicaux, activités d’éducation à la santé (sensibilisation au paludisme en milieu scolaire).

Depuis juillet 2016 : l’OPALS lance un nouveau projet visant « l’amélioration de la santé maternelle et infantile avec renforcement communautaire et mise à disposition d’une offre de soins de qualité dans la préfecture de Télimélé ». La Préfecture de Télimélé voisine de Kindia est particulièrement enclavée et l’accès aux services de santé primaire très faible. Ce programme est prévu pour une durée de 3 ans allant de juillet 2016 à juillet 2019.

Description du poste

Sous la responsabilité directe de la coordinatrice pays, le/la responsable médical(e) terrain est garant(e) de la bonne mise en œuvre et de l’efficacité des activités médicales menées sur le terrain dans le but d’améliorer les soins dispensés dans les structures de santé de la préfecture de Télimélé.

Responsabilités

Coordonner, superviser et encadrer la mise en œuvre des activités médicales

o En référence à la stratégie opérationnelle de l’OPALS en Guinée, le/la responsable médical(e) terrain est chargé(e) de la coordination, la supervision et le suivi des activités médicales sur le terrain ;
o En collaboration avec la Coordinatrice Pays, il/elle est garant(e) du respect du budget des activités médicales ;
o En collaboration avec l’équipe logistique et l’équipe médicale, il/elle participe au développement d’un volet WASH (eau, hygiène et assainissement) dans les structures de soins soutenues.

Soutien technique et recrutement
o Il/elle est responsable hiérarchique et technique de l’équipe médicale de l’OPALS en Guinée et assure ainsi une mise en place des activités médicales conformément aux exigences de qualité de l’OPALS ;
o Il/elle soutient sur le plan technique le personnel soignant des structures de santé, en vue de renforcer leurs compétences, en se rendant de manière hebdomadaire sur le terrain. Cela inclus des déplacements ;
o Il/elle se déplacera régulièrement dans les structures de santé soutenues par l’OPALS pour participer au soutien technique auprès du personnel soignant ;
o Il/elle assistera la Coordinatrice Pays pour tout recrutement de personnel OPALS sur le volet médical.

Évaluation et reporting
o Il/elle garantit la gestion optimale du volet médical par la collecte et l’analyse des données médicales, ainsi que la rédaction de rapports mensuels destinés à la Coordinatrice Pays ;
o En collaboration avec l’équipe médicale et la Coordinatrice Pays, il/elle est chargé(e) d’évaluer régulièrement l’efficacité des activités mises œuvre en se questionnant sur leur pertinence notamment à travers d’échanges réguliers avec les équipes ;
o Il/elle devra être force de proposition pour d’éventuelles réorientations stratégiques ou développement de projet ;
o Il/elle participera à la rédaction des rapports bailleurs pour le volet médical.

Représentation
o Il/elle pourra accompagner et/ou représenter, en fonction des besoins, la Coordinatrice Pays lors de réunions avec les partenaires ;
o Il/elle devra travailler dans une interaction positive et constructive avec tous les partenaires sur le terrain y compris les autorités locales, les représentants du Ministère de la santé et les agences de l’ONU et ONGs présents sur la zone d’intervention.

Profil requis et condition d’éligibilité
 Avoir un diplôme de médecine générale et des solides compétences techniques en termes de soins primaires ;
 Avoir impérativement plus de 2 ans d’expérience en ONG et en gestion de projet de santé publique et management d’équipe ;
 Avoir des prérequis solides sur la PCI (prévention et contrôle des infections) ;
 Compétence linguistique : Français (écrit et oral) et Pular (oral) ;
 Bonne connaissance de la zone d’intervention et de la culture locale est un plus ;
 Forte capacité d’adaptation et de motivation à travailler dans une zone isolée ;
 Très bon esprit d’analyse et aptitude à formuler des recommandations et à prendre des initiatives ;
 Bonne capacité d’organisation, de planification et de travail en équipe ;
 Maitrise des logiciels de bureautique (Word / Excel / Power Point) ;
 Rigueur dans le travail et le suivi des procédures ;
 Réactivité – Flexibilité – Ténacité ;
 Capacité à gérer l’imprévu ;
 Respect des échéances ;
 Honnête et rigoureux.

Durée du poste : CDD de 6 mois
Lieu d’affectation : Basé à Télimélé avec déplacements occasionnels à Conakry et/ou Kindia.

Dossier de candidature
Un dossier mentionnant le titre du poste à pourvoir et comprenant :
 Un CV (y préciser au moins 3 références professionnelles de structures différentes) ;
 Une Lettre de motivation adressée à la Coordinatrice Pays ;
 Une copie des diplômes et des attestations professionnelles.

Dépôt des dossiers
Dépôt physique dans les locaux OPALS à Kindia, quartier Ferefou.
Envoi par mail à l’adresse : coordo.kindia@opals.asso.fr
Date limite de dépôt : 1er mars 2019 à 12h00
Date de prise de fonction souhaitée : 1er avril 2019

SEULS LES CANDIDATS PRÉSÉLECTIONNÉS SERONT CONTACTÉS.

Coordinatrice Pays

Lire

Bilan des députés : le passage de Baïdy au parlement diversement apprécié à Kaloum

20 janvier 2019 à 19 07 00 01001

Même s’il n’a pas fait cinq (5) ans comme député uninominal de Kaloum, Baïdy Aribot présente un bilan plutôt mitigé aux yeux de certains citoyens du centre des affaires de la capitale guinéenne. Si les uns pensent que Baïdy est un député proche du peuple, d’autres estiment par contre que rien n’a été fait par l’élu sous la bannière de l’UFR, a appris un reporter de Guineematin.com sur place.

Après avoir passé 3 ans et 9 mois comme député uninominal de Kaloum, Baïdy Aribot est nommé par Alpha Condé au poste de 2ème vice-gouverneur de la banque centrale en 2017. Interrogé sur le bilan de Baïdy pour la commune de Kaloum, les citoyens de Kaloum ont des avis divergents.

Mandjou Conté

Pour Mandjou Conté, domicilié au quartier Sans-fil, Baïdy Aribot a fait preuve d’humanisme envers les pauvres de Kaloum. « Je trouve son bilan super positif. Baïdy Aribot a posé beaucoup de jalons positifs. La première des choses, honorable Baïdy est un monsieur qui est très humain. Il a fait beaucoup de choses ici pour les pauvres personnes. Quand tu tombes malade, il t’envoi à l’hôpital, il paye les produits pour toi. Baïdy a défendu les causes des citoyens de Kaloum. Les concessionnaires qui mettent leurs locataires dehors sans cause, Baïdy en personne se déplace pour intervenir et régler définitivement le problème. Les problèmes de famille, les problèmes de logements, le soutien à la jeunesse, Baïdy s’est toujours battu pour ça à Kaloum. Tous les cas sociaux, Baïdy agit rapidement en apportant aussitôt une solution. Donc, c’est pour cette raison que moi, je vais vous dire que son bilan est super positif dans cette commune ».

Souleymane Sylla

Même son de cloche pour Souleymane Sylla qui a laissé entendre que Baïdy a tout fait pour les citoyens de Kaloum. « Baïdy Aribot a rendu heureux les citoyens de Kaloum. Il a supporté la jeunesse sur le plan moral, matériel, financier et sportif. Il nous a toujours sensibilisé de ne pas faire la pagaille à Kaloum. De façon régulière, il a suivi et soutenu l’unique club qui est ici, l’AS Kaloum. Les inondations qui ont eu lieu à Tombo et à Coronthie, il est venu au secours. Quand Baïdy entend quelque chose au niveau de Kaloum, il rentre maison par maison pour saluer, apporter son soutien et sensibiliser. Par rapport à son bilan, on n’a rien à lui reprocher », a-t-il lancé.

Mabinty Conté

Par contre, d’autres citoyens de Kaloum pensent que le bilan de Baïdy est globalement négatif. C’est le cas de madame Mabinty Conté, citoyenne de Kaloum, qui estime que Baïdy n’a rien apporté pour la commune. « Le bilan de Baïdy Aribot est globalement négatif. Il n’a rien fait pour la jeunesse de Kaloum. On n’a rien vu de ce qu’il a fait pour aider les citoyens de Kaloum. Depuis qu’il a été élu député, il n’a rien apporté pour la commune. En tout cas, pour moi, personne ne vous montrera ici un acte positif que Baïdy Aribot a posé. Moi, je suis née à Kaloum et j’ai grandi ici, mais pour ne pas vous mentir, depuis que Baïdy est devenu député, il n’a rien fait pour cette commune. Donc, pour moi son bilan est globalement négatif », soutient mordicus la bonne femme.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

Lire

Pénurie d’eau à Sonfonia : les populations du secteur Fasso tirent le diable par la queue

18 janvier 2019 à 10 10 14 01141

Les populations du secteur Fasso, à Sonfonia, dans la commune de Ratoma, ont du mal à boire à leur soif en ce moment. Le secteur est frappé par un manque d’eau sans précédent depuis bientôt un an. Trouver de l’eau potable est devenu un véritable parcours du combattant pour les citoyens, obligés de parcourir de longues distances pour s’approvisionner, a constaté sur place Guineematin.com à traves un de ses reporters.

Depuis le mois de mars 2018, plusieurs secteurs du quartier Sonfonia sont privés d’eau dans les robinets. Mais le cas du secteur Fasso est plus illustratif de ce manque d’eau. Selon un des responsables du quartier Sonfonia, l’eau de robinet n’a pas coulé dans les ménages depuis plusieurs mois. Il faut parcourir de longues distances, louer un véhicule ou une charrette pour avoir de l’eau. D’autres citoyens sont allés jusqu’à filtrer l’eau de puits pour la rendre utilisable.

La construction des forages continue à atténuer la souffrance des femmes, soumises à une véritable corvée. Elles bénéficient de la générosité des propriétaires desdites fontaines.

Fatoumata Mara

Sur la route, on rencontre régulièrement des femmes et des enfants, bidons en main. C’est le cas de Fatoumata Mara, vendeuse de bananes grillées au secteur Fasso. Elle explique les difficultés qu’elle traverse pour avoir de l’eau. « On ne gagne pas de l’eau ici, ça fait des années. Tu vois, nous tenons les bidons en main, nous partons vers ceux qui ont des forages. Moi, je viens de loin. Dès 5h du matin, on se précipite pour aller placer nos bidons devant la cour des gens pour au moins avoir un ou deux bidons d’eau pour la journée ».

Le manque de courant électrique vient aggraver une situation déjà inconfortable. Selon Fatoumata Mara, « le problème de courant électrique aussi nous fatigue beaucoup. Les forages qui sont là, sont alimentés par le courant électrique. Au moins, s’il y a le courant, les propriétaires de forages nous laissent remplir nos bidons. Tellement que c’est difficile, on peut utiliser un seul bidon par jour pour la cuisine. Ce n’est pas normal. S’ils ne nous aident pas à réinstaller les tuyaux, nous allons continuer à souffrir. Et peut-être, nous allons faire comme les populations de Kagbélen, c’est-à-dire sortir dans la rue pour manifester », met en garde la dame.

Mme Barry

Même son de cloche chez madame Barry, enseignante dans une des écoles de la place. Selon elle, c’est grâce au camion qu’elle se procure de l’eau pour faire ses travaux ménagers. « Avant même que la saison sèche ne s’annonce, on n’a pas d’eau depuis pratiquement le 03 mars 2018. Ça fait presqu’une année. Moi personnellement, je paye les enfants, ou je paye le carburant, on me prête les véhicules, je vais, je cherche l’eau. Par ce que dans le quartier, je ne peux pas puiser jusqu’à 23h. Tous les forages qui sont là ouvrent à 19H. Quelques fois, nous payons un jeune qui puise pour nous une fois par semaine. Si non, c’est grâce aux forages nous vivons ici ».

Mohamed Camara

Interrogé sur cette question, Mohamed Camara, secrétaire au conseil de quartier de Sonfonia, est revenu sur les raisons de cette pénurie qui perdure. « Dans un cas général, le problème d’eau n’est pas résolu dans notre quartier. Nous avons 9 secteurs, mais entre ces secteurs, c’est le cas du secteur Fasso qui est déplorable. On a pris les dispositions d’aller rencontrer la SEG. La SEG est venue voir la réalité sur le terrain. L’eau venait ici, mais c’est un monsieur qui a construit un immeuble sur le grand tuyau. C’est là qu’ils ont déplacé le tuyau qui ravitaillait la population du secteur Fasso. Depuis qu’ils ont déplacé le tuyau, à cause de la construction de la maison du monsieur, plus rien ne va. Nous avons signalé le cas à la SEG. Ils ont dit qu’ils vont revenir. Mais, depuis ce jour, on n’a vu personne. Dans les autres secteurs, l’eau vient une ou deux fois par semaine », a fait savoir le responsable local.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

Lire

Incidents de Daramagnaki : la version du sous-préfet, Sidy Camara

17 janvier 2019 à 15 03 11 01111
Sidy Camara

Les citoyens de Filobowal, relevant du district de Kabara, commune rurale de Daramagnaki, dans la préfecture de Télimélé, ont récemment manifesté contre la société minière CDM-CHINE évoluant dans la localité. Ils accusent la société de ne pas réaliser les promesses tenues. Après notre entretien avec l’ancien maire de la délégation spécial et conseiller communal de Daramagnaki, monsieur Abdoulaye Thiam Baldé, le sous-préfet qui a souhaité donner sa part de vérité dans ce dossier.

Dans un entretien accordé au correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture de Télimélé, Ahmed Sidy Camara est revenu sur les soubresauts que sa localité a traversés.

Le jeudi 03 et le vendredi 04 Janvier 2019, les populations de Filobowal ont manifesté contre les promesses non tenues de la société minière CDM-CHINE, évoluant dans le District de Kabara, commune rurale de Daramagnaki. Selon le sous-préfet, « une manifestation est survenue les jeudi 03 et vendredi 04 janvier 2019 dans le district de Kabara, commune rurale de Daramagnaki. Ce jeudi, tôt le matin, j’ai reçu un appel du président du district de Kabara, Soro Koulibaly, m’annonçant que les citoyens de Foloreya ont barré la route de la société minière CDM-CHINE. Aussitôt, j’ai dépêché mes agents de sécurité pour aller sur les lieux, faire le constat et me rendre compte. A 12h, monsieur le Préfet, Amara Lamine SOUMAH, m’a instruit de me rendre dans la zone avec le maire pour tenter de gérer la situation. Directement, nous avons tenté de nous rendre sur les lieux. A notre arrivée à Boké, j’ai appelé les responsables chinois pour nous envoyer un véhicule afin d’arriver sur les lieux pour prendre les blessés et les envoyer à l’hôpital pour les soins. Les chinois nous répondent que les manifestants n’acceptent pas. J’ai appelé mes agents qui étaient déjà sur les lieux d’aller rencontrer les manifestants pour libérer la route, ceux-ci ont donné leur accord »

Par ailleurs, le sous-préfet dira que le maire de la commune rurale de Daramagnaki, Elhadj Thierno Amadou Diallo, a été empêché par les manifestants d’entrer dans le district de Kabara par certains conseillers même de la commune rurale. « Durant cette démarche, Mamadou Saliou SYLLA et Boubacar DIALLO, tous conseillers à la commune rurale, m’ont appelé pour me dire de ne pas venir avec le maire chez eux car, ils ne le reconnaissent pas et ne le reçoivent pas à Filobowal. J’ai aussitôt informé le préfet qui a finalement pris la décision de venir, parce que le problème est devenu compliqué. Après, un citoyen nommé Moussa Gouba m’a appelé au téléphone pour me dire : si vous venez à Kawessi avec votre maire, il sera la sauce de cette rencontre. J’ai tenté de lui prodiguer des conseils au téléphone, mais vainement. Nous avons pris le risque de continuer notre chemin jusqu’au marché. C’est là où ce nommé Moussa Gouba nous a trouvés pour menacer le maire, Elhadj Thierno Amadou DIALLO en lui lançant des propos malveillants. Le maire n’a dit aucun mot. J’ai prodigué les mêmes conseils à ce monsieur qui s’est finalement calmé ».

Sidy Camara

En outre, le sous-préfet a fait savoir que lendemain, le préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah, est arrivé sur les lieux pour tenter de ramener le calme. « Dès l’arrivée de monsieur le préfet, je lui ai fait le compte-rendu des informations que j’ai reçues à travers mes agents. Il a commencé à sensibiliser les citoyens en plein-air pendant longtemps avant d’aller sur les lieux barrés. Après cette sensibilisation qui a marqué les citoyens, ils ont libéré le passage. Ce qui nous a permis d’arriver à la base des chinois. Après avoir contacté les chinois, le préfet a demandé aux citoyens et aux responsables locaux de se mobiliser à la troisième base où il a continué à sensibiliser la population. Après, le gouverneur de Boké et son préfet sont venus en soutien pour appuyer dans le sens de la bonne collaboration pour la sensibilisation des citoyens. Cela a porté un grand soulagement à la population, car ils ont compris que les autorités sont engagées pour défendre leur cause. Les manifestants ont présenté leurs excuses aux autorités et aux chinois et ont pris l’engagement que de tels cas ne vont jamais se répéter », a expliqué Ahmed Sidy Camara.

Quand la délégation de Boké s’est retirée, poursuit le sous-préfet de Daramagnaki, « monsieur le préfet a projeté une seconde rencontre, dans la salle de réunion des chinois, à la base 1 avec les responsables de tous les villages impactés et environnants, les sages et les conseillers présents. Là, il a continué à faire des messages de sensibilisation aux citoyens en expliquant le contenu du code minier. Lors de cette rencontre, les citoyens de Foloréya, qui sont les manifestants, ont présenté leurs revendications qui portaient sur la construction des écoles, des forages, d’une mosquée, d’un poste de santé, de routes, d’emplois des jeunes et le départ de Mamadou Saliou Sylla et Boubacar DIALLO de la mine, comme représentants des populations ».

Enfin, le sous-préfet a pris la défense du préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah. « C’est important de préciser aussi que, durant toute sa démarche de sensibilisation, le préfet n’a jamais parlé de politique, encore moins de problème d’argent, à plus forte raison des injures ou des menaces contre qui que se soit. La mission principale des administrateurs territoriaux est de préserver la paix et la quiétude sociale dans leurs localités et non d’inciter les populations à la violence ou à des troubles dans leurs zones », professe Ahmed Sidy Camara.

Propos recueillis à Télimélé par Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

Lire

Kindia : le NDI renforce les capacités des femmes élues dans les mairies de la région

16 janvier 2019 à 23 11 11 01111

Le National Democratic Institute (NDI) a lancé ce mercredi, 16 janvier 2019, une session de formation des femmes élues dans les différentes mairies de la région de Kindia. 30 conseillères communales prennent part à ces travaux qui vont durer deux jours, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Cet atelier de formation intervient peu après l’installation des conseils communaux de toutes les communes urbaines et rurales de la région administrative de Kindia. Le NDI et ses partenaires ont réuni les conseillères élues dans ces différentes mairies, au nombre de 30, pour renforcer leurs capacités afin de leur permettre de bien jouer leur rôle au niveau de la prise des décisions.

Paul Amegakpo

« Les conseillères élues ont pour charge de fournir les services publics aux populations, à travers les décisions qu’elles doivent prendre avec les autres conseillers élus. Donc, il est important pour ces femmes de se doter des outils et des techniques leur permettant de mieux prendre ces décisions dans l’intérêt supérieur des populations », a indiqué Paul Amegakpo, directeur résident du NDI en Guinée, lors de la cérémonie d’ouverture de cette session de formation.

Ces travaux qui vont durer deux jours (mercredi et jeudi), portent sur la décentralisation et les principes qui l’encadrent ; les rôles et responsabilités des conseillers mais aussi de l’autorité exécutive (le maire et ses adjoints) ; ou encore la planification du développement local et la gestion du cycle budgétaire. Des thèmes, tous importants pour les participantes, souligne Paul Amegakpo. A tous ces niveaux, les conseillères ont un rôle important à jouer.

D’abord parce que les femmes sont les plus nombreuses au niveau de toutes les communautés, mais contrairement à leur valeur numérique, elles sont peu représentées au niveau des instances communales. Il est important que les femmes qui sont élues fassent la différence, à travers leurs capacités techniques à pouvoir contribuer aux prises de décision. C’est pourquoi ces deux jours de formation sont organisés par le NDI avec l’appui de nos partenaires qui sont l’USAID et le PNUD ».

Hadja Sarangbé Camara

La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été présidée par madame le Gouverneur de la région de Kindia. Hadja Sarangbé Camara a salué cette initiative du NDI avant de demander aux bénéficiaires d’en profiter bien. « Une étape importante de notre jeune démocratie locale vient d’être franchie. Il s’agit bien de l’organisation des élections communales et la mise en place des organes exécutifs.

Ainsi, vous qui avez la chance de mériter la confiance des électeurs, vous devez aussitôt vous mettre au travail pour faire face aux grands défis qui vous interpellent en matière de fourniture aux populations locales, des services locaux de base. C’est pourquoi, au regard de l’importance de cet atelier de formation, je vous exhorte à plus d’attention et à plus d’ouverture à l’apprentissage, afin que vous maîtrisiez suffisamment le contenu des différents modules qui seront développés », a dit la Gouverneur de Kindia.

A noter que cette formation se déroule en simultané dans toutes les régions de la Guinée, avec pour objectif de toucher toutes les femmes, membres des différents conseils communaux du pays.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo

Tél. : 628516796

Lire

Linsan : un seul livre de français pour 7 élèves à l’école primaire de Condeta

14 janvier 2019 à 14 02 15 01151

De nombreuses écoles publiques de la Guinée sont, de nos jours, dans un piteux état. En plus des infrastructures qui ne payent pas de mine, le manque de matériels didactiques est lésion. C’est le cas de l’école primaire de Condeta, dans la commune rurale de Linsan où il n’y a qu’un seul livre de français pour sept (7) élèves, rapporte l’un de correspondants de Guineematin.com basé à Mamou.

L’école primaire de Condeta, dans le district de Simminyah, à 18 kilomètres de la commune rurale de Linsan, n’échappe pas à la triste réalité que connaissent les écoles publiques de la Guinée : infrastructures inadéquates, manque de matériels didactiques, salles de classes archicombles…

Selon nos informations, cette école a été construite en 2006 grâce à une collaboration entre ressortissants et résidents de la localité. Un hangar avait été construit à l’époque pour recevoir 15 élèves, dont 7 filles.

Malheureusement, l’infrastructure n’a pas résisté aux intempéries et a fini par céder. Elle a été réhabilitée par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en 2012.

Aujourd’hui, l’école primaire de Condeta connait énormément de difficultés. Selon le directeur, Mamadou Aliou Diallo, « mon école a trois groupes pédagogiques avec un effectif total de 72 élèves, dont 22 filles. Les trois groupes pédagogiques sont : la CP 1 avec 20 élèves, dont 4 filles ; la CP2 avec 35 élèves, dont 13 filles ; et la CE 2 avec 17 élèves, dont 6 filles ».

Par ailleurs, le directeur de l’école primaire de Condeta a dénoncé l’enclavement de la localité et la réticence des certains responsables de familles à envoyer leurs enfants à l’école. « L’accès est très difficile pour arriver ici. Les parents d’élèves refusent d’envoyer les enfants à l’école, surtout les jeunes filles. Outre les matériels didactiques qui manquent ici avec plusieurs élèves pour un livre, les tables-bancs aussi sont insuffisants pour tout cet effectif. Vous voyez, 4 élèves par table. Le bâtiment est trop vétuste, il est complètement dégradé », se désole Mamadou Aliou Diallo.

En outre, l’enclavement de la zone se remarque aussi sur le plan de la téléphonie. « Nous n’avons aucun réseau au centre ici. Il nous faut marcher 2 à 3 kilomètres pour avoir un réseau. C’est difficile pour moi de communiquer avec mes chefs et ma famille qui est restée à Kindia. Je demande au gouvernement, plus singulièrement à mon ministère de l’Education, de nous aider à parfaire notre école ».

Elhadj Mahmoud Diallo

Quant à Elhadj Mahmoud Diallo, président de l’Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole de Condeta, il sollicite l’aide des bonnes volontés. « Nous avons réalisé cette école grâce au gouvernement et aux partenaires techniques et financiers. Nous en sommes très contents. Mais, nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous aider à bonifier notre seule école pour qu’un jour, qu’on trouve des cadres dans ce village. Car, seul le savoir peut développer une nation. Une localité sans la formation, on ne parlera pas de progrès. Nous avons beaucoup de difficultés ici, mais notre préoccupation majeure, c’est cette école », a fait savoir le président de l’APEAE.

De retour de Condeta, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625 69 89 19

Lire