Kolaboui (Boké) : le sous-préfet appelle à restaurer l’autorité de l’Etat dans la localité

16 avril 2019 à 13 01 21 04214

Le sous-préfet de Kolaboui, localité minière située à une vingtaine de kilomètres de la ville de Boké, en a marre des remous sociaux, enregistrés souvent dans la localité. C’est pourquoi, Mamadouba Yakha Camara sollicite le déploiement d’agents de sécurité en nombre suffisant et bien équipés, afin de « restaurer l’autorité de l’Etat » dans la commune rurale. Il l’a dit à l’occasion d’un entretien avec le correspondant de Guineematin.com à Boké.

En raison de l’activité minière intense sur place, la sous-préfecture de Kolaboui attire du grand monde. Aujourd’hui, la localité est surpeuplée, et elle fait face à des remous sociaux devenus récurrents et qui entraînent parfois des dégâts matériels. Face à cette situation, le sous-préfet de la localité, Mamadouba Yakha Camara, pointe du doigt le faible nombre d’agents de sécurité déployés sur place et leur sous-équipement.

« On a ici un commissariat de police urbain, on a aussi une brigade territoriale de la gendarmerie mobile. Mais, il n’y a pas d’agents et il n’y a pas non plus d’équipements. Au commissariat, je ne pense pas qu’ils dépassent 6 personnes et ils ne sont pas équipés. La gendarmerie également, ils ne dépassent pas 6 et ils n’ont pas aussi d’équipements. Ces agents ne peuvent pas canaliser une foule hostile », a indiqué le sous-préfet.

C’est pourquoi, Mamadouba Yakha Camara invite les autorités compétentes à revoir au plus vite cette situation. « Il faut que l’autorité de l’Etat soit restauré à Kolaboui, il faut qu’on fasse comprendre aux gens qu’il y a l’Etat, qu’il y a des autorités ici. Qu’on leur fasse comprendre que quand ils ont besoin de quelque chose, ils ne doivent pas agir bêtement. Et pour cela, nous avons besoin d’agents de sécurité en nombre suffisant et bien équipés », a dit l’autorité sous-préfectorale.

A rappeler que la dernière manifestation en date à Kolaboui a eu lieu la semaine dernière. De nombreux jeunes de la localité étaient sortis barrer la route pour, disent-ils, protester contre les délestages électriques.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

Lire

Kindia : l’AKES prépare une action humanitaire en faveur de démunis malades

16 avril 2019 à 12 12 27 04274

L’Amicale Kindia pour l’Entraide de la Solidarité (AKES) compte venir au secours de nombreux malades n’ayant pas les moyens de se faire consulter. Cette structure de ressortissants de cette préfecture vivant à Conakry, en collaboration avec l’ordre national des médecins de Guinée, organise une journée de consultation en faveur de ces personnes, le 1er mai prochain à Kindia. Pour la réussite de cette activité, l’AKES a rencontré les élus locaux pour échanger autour de la question, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ibrahima 2 Barry

Les 33 chefs de quartiers de la ville de Kindia ont pris part à cette rencontre qui s’est tenue dans la salle de délibération de la mairie de la commune urbaine. « C’est une activité liée à l’atteinte de nos objectifs que nous sommes en train de préparer. Selon les statuts de l’AKES, l’une de nos prérogatives, c’est de venir en aide à la population de Kindia. C’est pourquoi, en association avec l’ordre des médecins dont certains membres sont des ressortissants de Kindia, nous nous sommes dit qu’il faut venir pour une journée de consultation gratuite à Kindia. Cette activité qui va commencer donc à partir du 1er mai prochain », a annoncé Ibrahima 2 Barry, secrétaire à la communication de l’AKES.

Parlant de la rencontre avec les élus locaux de la ville de Kindia, Dr Moustapha Sylla, pharmacien au laboratoire central de Biologie médical de l’hôpital national Donka, explique que c’est pour parler concrètement de comment l’activité va se dérouler. « Nous avons cherché à rencontrer les chefs de quartiers qui connaissent effectivement ces personnes démunies dans leurs territoires géopolitiques. Parce que notre cible, c’est 300 personnes. Et, ce sont des malades déjà connus avec certaines pathologies. Ce n’est pas un dépistage que nous faisons, c’est une consultation de ces malades. Après la consultation, il y aura un don de médicaments qu’on va faire en faveur de ces malades », a-t-il indiqué.

Dr Moustapha Sylla

Dr  Moustapha Sylla en a profité en a profité pour parler des d’intervention ciblés par l’AKES et son partenaire : « nous avons choisi la diabétologie, la cardiologie, la neurologie et la médecine générale avec d’éminents Professeurs dans ces différentes structures sanitaires. La diabéto par exemple, c’est le médecin chef du service diabétologie, Professeur Naby Baldé. En cardiologie, c’est le Professeur Dadhi Baldé. En neurologie, c’est le Professeur Abas et Docteur Laho qui est d’ailleurs de notre association. En médecine interne, nous avons le président de conseil de l’ordre qui est l’un des initiateurs, Professeur Hassane Bah, médecin légiste qui est effectivement membre de l’organisation ».

Alsény Sylla

Après les échanges avec les membres de l’AKES, les élus locaux de Kindia ont vivement appréciée cette initiative, avant de promettre leur implication effective pour sa réussite. « Nous remercions très sincèrement les organisateurs de cette rencontre qui ont bien voulu penser à Kindia, à leur préfecture natale. Surtout pour venir en aide aux personnes diminues. En tant que représentant des citoyens, on nous a demandé, à travers des fiches, de recenser surtout des personnes pauvres, démunies, pour pouvoir les soigner. Il est demandé à chaque chef de quartier de fournir une liste de 9 personnes malades, démunies qui doivent se présenter le jour de la consultation. Nous allons immédiatement nous mettre à la tâche pour faire ce travail comme il se doit », a promis Alsény Sylla, chef du quartier Gare.

A noter que cette consultation gratuite, prévue le 1er mai 2019, aura lieu au centre de santé de Manquepas, dans la commune urbaine de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628516796

Lire

CFP Donka : « nous utilisons des machines commandées au temps de Sékou Touré »

16 avril 2019 à 6 06 20 04204

Vieux de près d’un demi-siècle, le Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Donka, dans la commune de Dixinn, continue à évoluer avec des machines plus que jamais dépassées. Certaines d’entre elles datent de la période de la Révolution, le régime de Sékou Touré. A ce manque criard de matériels, s’ajoutent d’autres difficultés d’ordre pédagogique et financier.

Pour évoquer ces difficultés, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu hier vendredi, 12 avril 2019, avec Elhadj Alghassimou Diallo, chef d’atelier de la section Menuiserie dudit CFP. Notre interlocuteur a saisi l’occasion pour énumérer une panoplie de tares qui minent ce centre, créé dans les années 1970.

Guineematin.com : faites-nous un bref rappel historique de la création du Centre de Formation Professionnelle de Donka.

Elhadj Alghassimou Diallo : avant ce centre, c’était le collège et le lycée technique qui étaient ici. Ce n’était pas un centre de formation professionnelle. C’est en 1975 qu’on a supprimé le collège et le lycée technique. On les a transformés en Institut Polytechnique Secondaire(IPS). De 1975 jusqu’en 1984, nous avons fonctionné comme Institut Polytechnique Secondaire.

A la prise du pouvoir par l’armée, les programmes de formation ont été modifiés et les noms aussi ont changé. De l’Institut Polytechnique Secondaire, nous sommes revenus au Centre de Formation Professionnelle (CFP). Et depuis ce temps jusqu’à nos jours, c’est ce centre qui fonctionne.

Guineematin.com : quelles sont les difficultés que vous rencontrez aujourd’hui ?

Elhadj Alghassimou Diallo : les difficultés que nous rencontrons ne sont pas particulières au CFP Donka. C’est des difficultés générales pour tous les centres de formation professionnelle. Ces difficultés peuvent être d’ordre pédagogique, de formation et de financement.

Ces difficultés commencent, s’il faut le dire, du recrutement de nos enfants. On nous envoie des enfants qui ne sont plus à l’école. Celui qui ne réussi pas son entré en 7ème année, celui qui ne réussi pas son brevet ou son baccalauréat, ou les enfants qui ont abandonné les études depuis longtemps et que la famille veut qu’ils fassent quelque chose, on les envoie au CFP.

En général, ces enfants n’ont pas de niveau. Et si l’enfant n’a pas de formation académique qui s’adapte au programme, tu vas beau lui expliquer, il comprendra difficilement.

La deuxième difficulté est d’ordre pédagogique, propre à nous professeurs de l’enseignement technique. Au niveau de l’enseignement technique, le corps professoral vieilli. Les techniciens d’avant, qu’on avait engagés dans la formation professionnelle, qu’on a formés pédagogiquement pour enseigner à l’enseignement technique, ce groupe vieilli. Et, on n’a pas cherché la relève.

Maintenant, la relève qu’on est en train de chercher, leur niveau académique est très faible, à plus forte raison la formation pratique. Parce que, pour un enseignant technique, il faut avoir une formation académique, pratique et pédagogique. Si ces trois formations ne se complètent pas, tu ne donneras pas une formation adéquate.

La troisième difficulté est d’ordre financier. Je peux dire que c’est un cas général pour tous les centres. L’enseignement technique coûte cher. Puisque nous avons la formation théorique et la formation pratique, la formation théorique n’a pas un coût. Mais, la formation pratique a toujours des coûts, puisqu’il faut payer du matériel, il faut payer de l’outillage, etc.

Le financement pour les travaux pratiques, pour permettre aux élèves de pratiquer, fait défaut. On ne peut pas dire qu’il n’existe pas, mais il est très faible. Le budget que le département alloue à ces centres de formation est très faible. Ça ne permet pas aux gérants des centres de formation de pouvoir satisfaire les besoins de chaque section en matière de formation pratique.

Guineematin.com : est-ce que les machines que vous utilisez répondent à vos besoins actuels ou bien c’est des machines obsolètes que vous utilisez ?

Elhadj Alghassimou Diallo : nous utilisons les machines du premier régime ici à Donka. Les machines que nous utilisons ici, ont été commandées au temps de Sékou Touré. Ce sont ces machines que nous utilisons jusqu’à présent. Donc, je ne peux pas vous dire combien de fois elles sont vieilles. Elles sont fatiguées. Tout le régime de Lansana Conté, elles n’ont pas été renouvelées.

Et Alpha Condé est venu, mais jusqu’à présent, ça n’a pas été renouvelé. C’est avec ces machines que nous nous débrouillons. Il y a eu tellement de modifications, pour que les machines puissent fonctionner, certaines n’ont plus leurs pièces d’origine.

Guineematin.com : quel message avez-vous alors à lancer à l’endroit du département de l’enseignement technique ?

Elhadj Alghassimou Diallo : nous leur demandons de revoir les programmes de formation. Les programmes de formation que nous avons actuellement datent de très longtemps et la science évolue. Nous leur demandons de financer la formation. La formation technique, si elle est bien gérée, en 5 ans, elle peut s’autogérer à 80%. Donc, c’est de chercher à réorganiser et à financer l’enseignement technique.

Propos recueillis Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

Lire

Tournoi inter-sous-préfectoral de football de Télimélé : Gougoudjè valide son ticket pour la finale

14 avril 2019 à 11 11 36 04364
Bachir Sylla, journaliste, Administrateur du site Guineeco.info et membre de la CIDT

La demi-finale du tournoi de football doté du trophée feu Amadou Katoumba Barry a démarré hier, Samedi 13 Avril 2019, au stade de Nongo. Pour cette première journée, c’est l’équipe de Gougoudjè et celle de la commune urbaine de Télimélé qui étaient aux prises. Le match a été tendu entre les deux formations qui se sont créées d’énormes occasions, sans pour autant réussir à mettre la balle au fond des filets.

Pendant 90 minutes de jeu, le score est resté nul et vierge. Il a fallu donc l’épreuve fatidique des tirs au but pour départager ces deux équipes. Une épreuve à l’issue de laquelle la formation de la commune rurale de Gougoudjè s’est imposée sur le score de 6 buts, contre 5 pour l’équipe de la commune urbaine de Télimélé. Ainsi, l’équipe de Gougoudjè a donc validé son ticket pour la finale de ce tournoi, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était au stade de Nongo.

Organisé par la Cellule technique de la coordination internationale pour le développement de Télimélé (CIDT), le tournoi inter-sous-préfectoral de football doté du trophée feu Amadou Katoumba Barry (ancien footballeur de l’équipe préfectorale de Télimélé et ancien directeur préfectorale de la jeunesse de Télimélé) se joue au stade de Nongo, dans la commune de Ratoma.

Thierno Amadou Diaye

Au total, dix équipes ont pris part à cette compétition. Mais, à l’issue du premier tour, seuls cinq d’entre elles ont réussi à se qualifier pour les quarts de finale. Cependant, trois autres équipes (les trois meilleurs perdants du premier tour) ont été repêchées pour compléter à huit les formations qui jouent les quarts de finale. Et, parmi les équipes repêchées, il y a l’équipe de la commune urbaine de Télimélé. Contre toute attente, cette dernière a réussi à se qualifier en demi-finale et donner du grain à moudre à l’équipe de Gougoudjè. Les deux équipes étaient aux prises hier, Samedi, au stade de Nongo où chacune d’elle a tenté d’arracher le ticket gagnant pour la finale. L’ambiance était électrique. Les équipes se sont créées assez d’occasions ; mais, le score est resté nul et vierge à l’issue des 90 minutes de jeu. Il a fallu donc l’épreuve fatidique des tirs au but pour que la formation de Gougoudjè s’impose sur son adversaire, sur le score de 6 buts contre 5. Mais, par cette courte victime, l’équipe de la commune rurale Gougoudjè est qualifiée pour la finale de ce tournoi.

« Aujourd’hui, nous sommes qualifiés devant la commune urbaine. Nous nous sommes à 15 kilomètres de la commune urbaine de Télimélé. Je suis très content, je suis comblé de joie pour notre qualification pour la finale de ce tournoi qui a été organisé pour créer de l’amour et raffermir les liens entre les fils de Télimélé à Conakry », a réagi Thierno Amadou Diaye, l’entraineur de Gougoudjè, à la fin du match.

Abdoul Aziz Sow

De son côté, le coach de l’équipe de la commune urbaine a exprimé un « sentiment de déception », même s’il trouve un motif de satisfaction sur la motivation dont ses poulains ont fait preuve dans ce tournoi.

« J’ai un sentiment de déception dans la mesure où j’ai perdu cette demi-finale. Je pense que personnellement il faut que je tire les leçons de cette rencontre. Il y a eu quand même des satisfactions par endroit. Les jeunes se sont donnés à fond depuis le début de cette compétition. Aujourd’hui, on avait la possession du ballon, on a dominé l’adversaire ; mais, on n’a pas su mettre le ballon au fond des filets. Je pense que l’essentiel nous a manqué dans cette rencontre », a dit Abdoul Aziz Sow.

Lamarana Baldé

Pour Mamadou Lamarana Baldé (originaire de Télimélé) les équipes en compétition dans ce tournoi se connaissent très bien. « Ce sont des voisins directs. Donc, que ça soit Gougoudjè ou la commune urbaine qui danse aujourd’hui, c’est tout simplement la préfecture de Télimélé qui a gagné », a-t-il indiqué.

Le second match de la demi-finale se jouera dans l’après-midi de ce dimanche, 14 avril 2019, au stade de Nongo. Et, c’est l’équipe de la commune rurale de Santou qui sera opposée à celle de Bourouwal Sounki. Le vainqueur de ce match jouera donc la finale avec l’équipe de la commune rurale de Gougoudjè le 20 avril prochain. Et, la finale sera couronnée d’une soirée culturelle.

A noter que ce sont les ressortissants de Télimélé à Conakry qui ont constitué les équipes qui participent à ce tournoi inter-sous-préfectoral de football.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Recrutement dans l’armée : fin du test physique à Télimélé

14 avril 2019 à 10 10 33 04334

Entamé depuis mardi passé, le test physique pour le recrutement dans l’armée guinéenne a pris fin hier, samedi 13 avril 2019, à Télimélé. Contrairement à certaines préfectures, Télimélé n’a enregistré aucun incident grave, à la grande satisfaction des organisateurs, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Contrairement à d’autres préfectures de la Guinée où on a enregistré 9 morts au total, aucun cas de décès n’a été enregistré à Télimélé. Au terme de quelques jours de compétition, les autorités annoncent que 400 personnes restent en course pour la seconde phase du test.

A la clôture de cette première phase, Amara Lamine Soumah, désormais ex préfet de Télimélé, s’est adressé aux candidats, réunis au stade omnisport de Télimélé, en ces termes : « on vous remercie et on vous félicite. Vous avez fini aujourd’hui les épreuves sportives, il reste les épreuves intellectuelles qui vont se tenir au lycée Ley-Wendou. On avait envisagé que ça soit à l’EPC mais, là-bas, tout le monde ne peut s’y contenir. Vous devez tous vous rendre là-bas aujourd’hui samedi à 16 heures pour savoir les salles que vous allez occuper et ensuite identifier vos places. Cela va nous permettre d’éviter les retards et nous permettre de bien faire le travail. Nous sommes là, c’est pour faire en sorte que tout se passe bien à Télimélé ».

Par ailleurs, monsieur Soumah s’est réjoui du fait que tout se soit bien passé jusque là. « Dans d’autres préfectures, il y a eu des cas de décès et des cas d’hospitalisation. A Télimélé, ça s’est passé sans problèmes. C’est le lieu de remercier tous les cadres militaires et civils pour les dispositions prises, ayant permis le déroulement efficient des compétitions chez nous. Chose que nous avons souhaité. Nous remercions les jeunes gens, filles et garçons, qui ont fait la compétition », a dit l’ancien préfet.

En outre, Amara Lamine Soumah a invité tous les candidats à se rendre demain dimanche au lycée Ley-Wendou pour le test écrit. « Demain, tous les candidats sont priés d’être au lycée Ley-Wendou à 07 heures pour le test écrit. Une heure du temps est consacrée à votre installation. A 8 heures, les épreuves vont être lancées. Toutes les mesures sont prises, l’éducation nous a permis d’avoir les feuilles d’examen, vous venez juste avec vos stylos », a-t-il fait savoir.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

Lire

Remous sociaux à Kolaboui : voici les dessous des manifs des jeunes (interview)

13 avril 2019 à 11 11 49 04494

Comme annoncé précédemment, des jeunes de Kolaboui, dans la préfecture de Boké, étaient dans la rue il y a deux jours pour exprimer leur colère devant le manque d’électricité. Mais, ce manque de courant électrique dans cette localité n’est que la partie visible de l’iceberg, dans une région où l’exploitation outrancière des ressources minières contraste avec la misère des populations.

Dans un entretien accordé à un envoyé spécial de Guineematin.com, à Kolaboui dans la soirée d’hier, vendredi 12 avril 2019, Tibou Diaby, secrétaire général du bureau de la jeunesse de cette sous-préfecture est revenu sur la genèse des manifestations répétées dans la localité. Il a mis à profit cet entretien pour parler de l’impact négatif de cette exploitation minière sur leur localité et du refus des miniers et de l’Etat d’investir pour le développement de Kolaboui.

Guineematin.com : vous avez manifesté jeudi contre le manque du courant électrique dans votre sous-préfecture. Ce n’est pas une première à Kolaboui. Quelle est la racine de ce problème ?

Tibou Diaby : tout a commencé par le non-respect par l’Etat de ses engagements. Chaque fois qu’on réclame nos droits, qu’on menace d’aller en grève, il y a des fausses promesses qui viennent. La dernière manifestation, quand on a voulu la déclencher, ils nous ont dit de trouver une place où poser le reste des poteaux et transformateurs. Chaque fois qu’on demande, ils placent des arguments. Tout le problème est à ce niveau. Dans toute la sous-préfecture, la seule centrale est celle que vous voyez-là. Cette jeunesse se sacrifie. Il y a certains parmi eux qui dorment ici sans salaires.

On a détecté ce que l’ANAIM (Agence Nationale des Infrastructures Minières) apportait comme carburant, c’était moins par rapport à ce qui a été annoncé. Normalement, c’est 1200 litres pourun seul groupe par jour. Mais nous, on recevait 500 litres ici. Et les 500 litres pratiquement, ne pouvaient pas suffire de 18 heures 30 à 06 heures 30. Donc, tout le problème a commencé là. Finalement, on a pu détecter et ils nous ont dit que c’est 750 litres. On a persisté, on a creusé, on a vu que c’est 1200 litres. Ça, c’est la version officielle de l’ANAIM. Donc, après nos calculs, on a constaté une perte annuelle de plus de 6 milliards de nos francs.

Guineematin.com : quelles sont les personnes qui sont impliquées dans ce détournement ?

Tibou Diaby : ça, c’est entre l’ANAIM et ses agents. Parlez, vouloir dénoncer quelqu’un ici, ça va être un autre problème. Mais, tout le problème se trouve au niveau de l’ANAIM. Tout Kolaboui a 16 districts et chaque district a ses secteurs. Le district central qui est là, Kolaboui a 11 secteurs. Les 11 secteurs, pratiquement il y a six (6) qui n’ont pas le courant. Et l’Etat a programmé mordicus qu’il va envoyer nos poteaux. C’est près de 200 poteaux qui peuvent suffire normalement pour les 11 secteurs du district central. C’est là-bas où tout a commencé.

Ça fait une année d’emblée que nous sommes en train de nous battre afin de trouver une solution à ce problème de courant. Voyez, Kolaboui, c’est un lieu stratégique. Quand vous voyez le trajet Malapouya-Dapilon, ça prend pratiquement assez de choses. Le taux d’exploitation de la bauxite est très élevé ici à Kolaboui. Nous sommes aujourd’hui à des millions de tonnes par an. Vu tout ce problème, les gens sont frustrés à l’intérieur.

Guineematin.com : vous pensez qu’avec toute cette exploitation, Kolaboui devait bénéficier en termes d’infrastructures et de services de la part des miniers mieux que ça ?

Tibou Diaby : bien-sûr. Vous avez vous-même constaté tout au long de votre trajet que nous n’avons pas d’infrastructures dignes de nom qui puissent valablement représenter Kolaboui. Le bâtiment que vous voyez en face, c’est le centre culturel, ça a été décroché par la jeunesse. C’est Fadi qui est en train de nous construire ça, il nous a promis un terrain de football. Un bâtiment neuf sera construit derrière ici. Mais, ce n’est pas suffisant.

On a de sérieux problèmes ici : on n’a pas d’eau, on n’a pas d’électricité. Et, quand vous regardez les impacts environnementaux, c’est un autre problème aussi. Sinon, avant la saison pluvieuse, à pareille heure, les mangues sont mures. Mais regardez comment ça vient, ça c’est à cause des poussières.

Guineematin.com : parlons de cette dernière manifestation. On apprend que des jeunes se sont attaqués à des biens de l’Etat.

Tibou Diaby : non, il n’y a pas eu destruction de biens. Le rond-point là, on a dit aux gendarmes de ne pas intervenir. Parce que nous, on a la maitrise de nos enfants. Chaque fois que nous manifestons ici, nous évoluons pratiquement avec les enfants. Et ces enfants-là n’écoutent que ce groupe-là. Mais, ce petit dérapage-là, cette goutte d’eau qui a débordé le vase, c’est dû à l’entêtement des forces de l’ordre. Parce qu’ils sont venus ici pour faire des va-et-vient inutiles. Nous, on avait déjà enlevé les barrages, il n’y avait personne dans les rues.

Donc, ils faisaient des allers-retours pour juste provoquer. Ils quittaient Conakry, ils ont vu des enfants en bordure de route, c’est-à-dire les riverains qui étaient là, paf ! Il y a eu altercation. Ils ont commencé à lancer du gaz lacrymogène. Vous savez, les cases ont horreur du soleil. A 15 heures zéro, ils ont visé une case, la case a pris le feu et carrément, ça a voulu prendre les magasins.

N’eut été la collaboration de la population, de la communauté, les magasins-là allaient partir en fumée. Au moment où nous essayions de maîtriser le feu, ils continuaient à nous lancer encore le gaz lacrymogène. On ne sait pas maintenant si c’est cette pagaille qui arrange les forces de l’ordre ou autre chose. C’est un peu là notre inquiétude.

Guineematin.com : on apprend aussi que le véhicule du préfet a été attaqué. Parlez-nous en !

Tibou Diaby : non. C’est aujourd’hui qu’il y a eu ce dérapage. Parce qu’hier nuit, il y a eu d’autres problèmes encore. Les forces de l’ordre soutiraient de l’argent, les enfants aussi profitaient ailleurs. C’était le plus fort qui gagnait maintenant sur le terrain. On a enregistré ça. Il y a eu d’énormes pertes. Certains ont perdu 600 milles, d’autres 3 millions, ainsi de suite. Les gendarmes sont accusés dans ces cas de vol, mais comme on n’a pas de preuves palpables, tangibles contre eux, c’est ça. Parce que, tu ne peux pas filmer un gendarme en train de te fouiller.

C’est à la suite de cela que les enfants ont répliqué en attaquant les engins de certaines sociétés comme SOGEA SATOM. Maintenant, le même groupe de gendarmes est sorti pour intervenir. Des malfrats ont été arrêtés par les agents de sécurité que nous avons mis en place et remis aux forces de l’ordre.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce que vous demandez à l’Etat, aux sociétés minières qui évoluent ici à Kolaboui ?

Tibou Diaby : nous demandons premièrement, la construction des écoles. Nous n’avons pas d’écoles ici. Certains enfants marchent à des distances allant jusqu’à 15 kilomètres pour leur école. Nous voulons des écoles de métiers qui puissent recevoir des milliers d’enfants. Parce que c’est notre relève. Notre souci aujourd’hui, c’est comment ces enfants seront formés. On veut aussi de l’électricité, de l’eau et la construction d’infrastructures à Kolaboui.

Propos recueillis à Kolaboui par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Manifs contre le manque de courant à Kolaboui : « il y a des dessous », dit le sous-préfet

13 avril 2019 à 11 11 23 04234

Les jeunes de la sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké ont manifesté avant-hier, jeudi 11 avril 2019. Ils ont érigé des barricades sur la route pour protester, disent-ils, contre les délestages électriques dans la localité. Mais, pour le sous-préfet de Kolaboui, les manifestants avaient d’autres motivations inavouées, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes qui s’est rendu sur place.

La commune rurale de Kolaboui était en ébullition le jeudi, 11 avril dernier. De nombreux jeunes de la localité sont sortis ériger des barricades sur la route pour empêcher la circulation. Les manifestants protestaient contre les délestages électriques constatés actuellement dans la localité. Des délestages qui sont dus à une panne technique, explique Morlaye Sylla, électromécanicien et gestionnaire du groupe électrogène qui alimente la localité en courant.

« Le groupe de 600 KVA que nous avons, n’arrive plus à alimenter tout le monde en même temps. Depuis une semaine maintenant, nous avons instauré un système de rotation. Si on donne aujourd’hui le courant à un quartier, demain aussi, on donne à un autre. Ça, les jeunes ne l’ont pas aimé. C’est pourquoi, ils se sont révoltés, ils ont dit qu’ils n’accepteront pas le tour-tour », a-t-il confié à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kolaboui.

De son côté, Ibrahima Sory Camara, directeur général de Global Energie, entreprise en charge de la distribution du courant à Kolaboui, indique que l’augmentation de la demande en courant a rendu le réseau de distribution incapable de satisfaire tout le monde. C’est pourquoi, il souhaite la concrétisation des promesses faites par le ministère en charge de l’Energie pour leur permettre de s’adapter à l’augmentation de la population.

« Il y a toujours une lenteur par rapport à la concrétisation des promesses faites par les autorités. Les autorités avaient promis de nous envoyer des câbles électriques et des poteaux supplémentaires. Mais jusque-là, on n’a rien vu. Aujourd’hui, certains secteurs et d’autres périphéries de Kokaboui ne reçoivent pas convenablement le courant électrique. C’est pourquoi, chaque fois, il y a des petits remous dans la cité.

Aujourd’hui, le matériel que nous avons, avec la population qui augmente de jour en jour, l’armoire électrique ne parvient pas à supporter. Pour parer à ce problème, nous lançons un appel aux autorités, au ministère de l’Energie et à EDG, de nous envoyer des transformateurs et des câbles pour qu’il y ait l’accalmie dans la cité », a-t-il dit.

Egalement interrogé sur cette situation, le sous-préfet de Kolaboui, lui, estime qu’il y a d’autres raisons inavouées qui sont derrière la manifestation des jeunes de la localité. Mamadouba Yakha Camara ne comprend pas la version selon laquelle, ils protestaient contre le manque de courant. « On avait compris qu’une manifestation se préparait. Donc, on a essayé d’expliquer aux jeunes que le manque de courant est dû à une panne technique sur le réseau. Nous leur avons dit que tout était en train d’être fait pour réparer la panne. Ils avaient commencé à comprendre.

Il était question qu’on se retrouve hier à 11 heures. Mais, à notre fort étonnement, dès 4 heures du matin, les enfants ont érigé des barricades partout. On a tenté de négocier, mais impossible. (…) On a constaté que ces manifestations ne sont pas faites que pour le retour du courant, il y a des dessous qu’on cherche à savoir. Sinon, on ne peut pas comprendre que tu prétendes revendiquer quelque chose, on te donne cette chose, et tu continues à revendiquer pour la même chose.

A 19 heures hier, on a lancé le groupe. A 20 heures, une bande de jeunes a débarqué ici pour menacer le gardien, l’obligeant à éteindre le groupe. Il a fallu qu’on revienne avec force pour allumer le groupe. C’est pourquoi je dis que ça, ce n’est plus un problème de courant. Sinon, même si le courant qui est venu c’est partiel, on devait laisser cela. Mais, pourquoi ils ont dit qu’il faut éteindre le groupe et de surcroît la nuit ? s’est-t-il interrogé.

Néanmoins, le sous-préfet annonce des dispositions prises pour résoudre le problème lié au manque du courant. « Déjà, les techniciens d’EDG sont arrivés. On s’est retrouvé avec la commune pour en discuter. Ils veulent s’installer ici maintenant et régler ce problème de courant de façon définitive », a rassuré Mamadouba Yakha Camara.

De Kolaboui, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Manifestation contre Alpha Condé à Dubréka : ce que disent les jeunes de Tanènè

12 avril 2019 à 15 03 35 04354

Plusieurs jeunes de la sous-préfecture de Tanènè, dans la préfecture de Dubréka, ont manifesté hier jeudi, 11 avril 2019, contre une éventuelle modification de la Constitution en vue de donner un mandat supplémentaire au président Alpha Condé. Dans une interview accordée à l’envoyé spécial de Guineematin.com, les leaders de ce mouvement ont donné les raisons qui les ont poussés à manifester dans cette dans cette localité située à environ 101 kilomètres de Conakry.

Ibrahima Sory Touré

Dans son intervention, Ibrahima Sory Touré, citoyen de Tanènè, a fait savoir qu’il est hors de question de changer la Constitution. « Cette affaire de troisième mandat pour Alpha Condé ne passera pas ! Nos frères et sœurs ont fini d’étudier il y a plusieurs années, mais ils sont assis à la maison. Il n’y a pas de travail, tout le monde est au chômage. Notre souffrance va crescendo, malgré toutes ces richesses du sol et de sous-sol que nous avons. Au lieu de régler les problèmes du moment, il pense à un troisième mandat. Amoulanfé (entendez, ça ne passera pas). Nous sommes sortis hier pour lui dire que le troisième mandat, il ne l’aura pas, ça ne passera pas », a-t-il lancé.

Abdoul Karim Camara

Abondant dans le même sens, Abdoul Karim Camara, un autre jeune anti-troisième mandat, a invité le Chef de l’Etat à accepter de se limiter à son deuxième et dernier mandat. « Nous étions dans la rue pour exiger du président de la République le respect de la Constitution. Qu’il se limite à son deuxième et dernier mandat. La jeunesse guinéenne que nous sommes, nous souffrons. Moi qui suis devant vous, je suis chauffeur, mais il n’y a pas de travail, je suis au chômage. Actuellement, on mendie pour avoir de quoi vivre. Je conseille le président de penser à la misère des guinéens et de se limiter à ce deuxième et dernier mandat. Je souhaite qu’il ne pense même pas à modifier la Constitution, parce que ça ne marchera pas, les guinéens ne l’accepteront pas », a-t-il averti.

A noter que depuis quelques mois, des appels à la modification de la Constitution en vue d’accorder un nouveau bail au président Alpha Condé se font entendre du côté des cadres du parti au pouvoir. Pour eux, cette Constitution, sur laquelle le président de la République a prêté serment lors de ses deux mandats, est subitement devenue caduque et ne prend pas en compte certaines préoccupations du moment. Donc, il faut la changer. Mais, le principal concerné ne s’est pas prononcé officiellement sur la question.

De Tanènè, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Recrutement dans l’armée : un fraudeur condamné à Kindia

12 avril 2019 à 9 09 12 04124

Le Tribunal de Première Instance de Kindia hier, jeudi 11 avril 2019, un candidat au recrutement dans l’armée dont les épreuves sont actuellement en en cours dans le pays. La juridiction a reconnu le jeune homme coupable de fraude et lui a infligé une peine d’un an d’emprisonnement assorti de sursis, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Djiba Camara, élève en classe de terminale sciences sociales et candidat au concours de recrutement dans l’armée, a comparu dans la soirée de ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Kindia. Poursuivi pour fraude, le jeune homme a reconnu sans ambages les faits qui lui sont reprochés. Il a expliqué qu’il a participé à la première course qui consiste à courir sur une distance de 8 kilomètres et a perdu cette épreuve.

Quand il rentrait, il a rencontré un autre groupe de candidats qui faisait cette même course. C’est ainsi, dit-il, qu’il a proposé à un de ses amis qui était dans ce groupe, son aide. Il a dit à ce dernier de lui donner son ticket afin qu’il termine la course pour lui. Son ami a accepté son offre et il lui a remis son ticket sans savoir que Djiba voulait le tromper pour prendre sa place.

Le fraudeur a réussi cette fois l’épreuve, en terminant la course à la 53ème position. Mais, il s’est fait prendre lors du recensement des gagnants de cette course. En effet, le jeune homme a présenté des tickets différents : celui qu’il a utilisé pendant la course du matin et celui qu’il a pris dans les mains de son ami, qui était de l’équipe du soir. Il a voulu combiner ces tickets pour valider passer cette épreuve.

Mais, les superviseurs de l’opération ont tout de suite constaté l’incohérence au niveau des tickets qu’il a présentés et ils ont mis main sur Djiba Camara. Ce dernier a été reconnu coupable de fraude par le tribunal. Le juge Thierno Sadou Bah l’a condamné ainsi à un an d’emprisonnement assorti de sursis et au payement d’une amende de 500.000 francs guinéens.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

Lire

Manif contre le manque de courant à Boké : le gouvernement hausse le ton

12 avril 2019 à 9 09 06 04064
image d’archive

La préfecture de Boké a été secouée ces derniers jours par des manifestations violentes de jeunes gens qui réclament le courant électrique. Le pic a été atteint à Kamsar et à Kolaboui, où des jeunes en colère ont barricadé les routes pour réclamer le retour de l’électricité dans cette région riche en bauxite mais qui manque presque de tout, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La journée fut mouvementée hier, jeudi 11 avril 2019, dans la sous-préfecture de Kolaboui. Une bande surexcitée de jeunes gens a pris d’assaut les rues de la localité pour exiger le retour du courant électrique. Des barricades sont érigées, paralysant la circulation et toutes les activités de la commune rurale.

Tout récemment, c’est la sous-préfecture de Kamsar qui a connait le même scénario. Le déficit en électricité est la raison fondamentale qui pousse les citoyens à manifester parfois violemment leur colère. Des manifestants s’en prennent parfois aux sociétaires minières évoluant dans la zone, qu’ils accusent d’être à la base de leurs malheurs.

Cet état de fait a poussé le gouvernement à réagir. A l’occasion du conseil des ministres tenus hier jeudi, le président Alpha Condé a tapé du poing sur la table, en demandant aux départements concernés de prendre toutes les mesures pour sécuriser les zones minières.

« La lutte contre cette insécurité volontairement créée et entretenue dans le but d’entraver l’évolution normale des sociétés industrielles et minières doit être considérée comme une action prioritaire de l’Etat guinéen dont une des missions régaliennes est la création d’un environnement paisible et incitateur pour l’investissement national et étranger », a dit le porte-parole du gouvernement.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Insalubrité à Conakry : quand la mosquée « Turque » cohabite avec une montagne d’ordures

12 avril 2019 à 8 08 56 04564

La mosquée Sultan Ottoman Abdoul Hamid II, construite par les Turcs, à quelques pas du rond-point de Bambéto, dans la commune de Ratoma, cohabite avec une montagne d’ordures, au grand dam des fidèles et riverains des lieux. En plus de l’odeur nauséabonde qui caractérise les lieux, une fumée nocive se dégage là de jour comme de nuit, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La mosquée dont il s’agit, construite par les Turc, est d’une capacité d’accueil est de 7 000 places. A côté de maison de Dieu, se trouve placée une montagne d’ordures qui dégage de la fumée à tout moment. Les fidèles musulmans et autres riverains du dépotoir sont plus que jamais exposés.

Lamine Camara

Mohamed Lamine Camara, mécanicien de son état, cohabite pratiquement avec les ordures. Pour lui, voir ces ordures et la fumée à côté de cette grande mosquée est une honte pour la Guinée. « Si Dieu a fait qu’une telle mosquée est construite ici par le concours du gouvernement, alors on devrait tout faire pour assainir ses alentours. Ces ordures ne devraient pas rester ici, c’est une honte pour la Guinée. Les fidèles musulmans qui fréquentent cette mosquée ainsi que nous qui travaillons à côté de ces ordures, nous souffrons énormément. Cette fumée que voyez-là, dans laquelle nous sommes, elle nous tue petit à petit. La journée tout comme la nuit, nous sommes envahis par cette fumée. Ça nous rend malades. Mais nous, nous sommes des travailleurs. Nous, nous pouvons quitter mais la mosquée non. Les fidèles viendront toujours s’acquitter de leurs devoirs et même si c’est à cause de ça, les ordures là doivent quitter ici. L’islam c’est la propreté. La santé, c’est la propreté. Donc, nous prions le gouvernement de nous aider afin que ces ordures là soient enlevées ici », plaide le garagiste.

Par ailleurs, Mohamed Lamine Camara a fait savoir que ce dépotoir d’ordures provoque des disputes entre les citoyens. « Sans parler du problème de fumée et de la mauvaise odeur qui se dégagent de ces ordures, des gens viennent se bagarrer chaque jour ici. Beaucoup vivent dans cette fumée. Il y a de groupes de gens qui se bagarrent chaque jour ici. L’un cherche des caoutchoucs, l’autre de la ferraille. Le premier groupe ne trouve à manger que quand il ramasse les caoutchoucs. Il ne veut pas qu’on brûle les ordures. Le deuxième gagne sa vie en ramassant la ferraille. Il veut toujours que les ordures soient brûlées. Donc ce sont les deux groupes qui sont là. Et, nous, c’est la fumée nous avons la fumée et la mauvaise odeur », déplore le mécanicien.

Une vendeuse d’habits, également riveraine des lieux, a évoqué les difficultés qu’elle éprouve en ce moment. « Vraiment, nous souffrons énormément ici. Nous avons des difficultés de respirer ici. Pendant toute la journée, nous sommes dans cette fumée qui nous donne des maladies et salit nos habits. Nous demandons à tout le monde de nous aider à enlever ces ordures ici parce que même l’argent qu’on gagne avec nos habits là ne suffit pas pour soigner les maladies qu’on contracte avec la fumée là », a lancé la jeune vendeuse.

Ramadan Barry

Même son de cloche chez Ramadan Barry dont la boutique se trouve non loin des ordures. « Je suis très content de vous voir ici puisque nous, on ne sait plus quoi faire maintenant pour ces ordures là. La fumée est trop. Moi-même, je suis allé voir les conseillers de cette mosquée à propos de cette fumée. Ils m’ont dit qu’ils ont écrit au gouverneur, mais ce dernier leur a dit que la poubelle n’a de la place qu’ici pour le moment. Donc, nous prions Dieu qu’il nous aide afin que ces ordures soient enlevées d’ici… On a de la peine à respirer ici, même si on rentre à la maison. C’est vraiment très difficile », se lamente le vendeur de friperie.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Manifestations d’élèves à Kaloum : « des groupuscules manipulés » (DCE)

10 avril 2019 à 17 05 16 04164

Comme annoncé précédemment, plusieurs élèves ont manifesté ce matin dans les rues de Kaloum, à l’occasion de la première journée de la grève générale et illimitée entamée ce mercredi, 10 avril 2019, par le SLECG. Les élèves disaient protester contre l’absence de leurs professeurs en classes, mais le DCE de cette commune estime qu’il s’agit de personnes manipulées, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui l’a rencontré.

La première journée de cette nouvelle grève appelée par le SLECG a fait ses effets palpables dans la commune de Kaloum. Plusieurs élèves, venus du collège Château d’Eau et des lycées 28 septembre et 02 octobre sont sortis protester contre l’absence de leurs professeurs en classes. Ils ont érigé des barricades à certains endroits du centre administratif et des affaires du pays, perturbant la circulation. Les forces de l’ordre ont dû s’employer pour dégager les lieux et libérer la circulation.

« Nous sommes sortis manifester pour réclamer nos droits parce que nous avons droit à l’éducation. Ce matin, on est venu rester jusqu’à 9 heures, les professeurs ont refusé catégoriquement d’entrer dans les salles de classes. Ils sont venus mais ils ont refusé d’entrer. Ils étaient dans la cour. Donc nous aussi, on est sorti pour réclamer notre droit parce que nous avons le droit à l’éducation », explique un des élèves manifestants.

Cet autre élève regrette l’attitude des forces de l’ordre à leur égard : « aujourd’hui, ça s’est mal passé, nous sommes très déçus parce que vouloir réclamer son droit et subir la violence, c’est quelque chose de très regrettable. On a voulu manifester mais des personnes qui manquent de civisme nous ont lancés du gaz lacrymogène. C’est très dommage », a-t-il dit.

Aboubacar Touré

Aboubacar Touré, le censeur du lycée 28 septembre, déplore aussi cette manifestation des élèves. Il indique que la plupart des professeurs programmés avaient pourtant répondu présent à son école ce matin. « Les professeurs ont répondu à l’appel et même certains élèves. Les enseignants, sur les 15 programmés, il y a eu 13 qui ont répondu à l’appel. En ce qui concerne l’encadrement, sur les 15 programmés, 15 ont répondu à l’appel.

Mais quelques temps après, les élèves sont venus du collège Château d’Eau pour attaquer nos élèves. C’est pourquoi, les élèves du collège sont sortis massivement dans la rue. Vous avez vu dans la cour, ils ont jeté suffisamment de cailloux dans la cour », a dit ce responsable éducatif.

De son côté, le Directeur Communal de l’Education (DCE) de Kaloum fustige une manipulation. Pour Ibrahima Yattara, cette grève ne concerne même pas le ministère de l’Education Nationale, mais plutôt celui de l’Enseignement Supérieur.

Ibrahima Yattara

« Cette grève du SLECG ne doit pas concerner le MENA (Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation) parce que tous les points du protocole d’accord ont été respectés par notre ministre. C’est un problème qui se trouvait entre eux et le ministère de l’Enseignement Supérieur et qui était au point même d’être résolu. On doit avoir des syndicats responsables. Il faut qu’on se débarrasse des revendications intempestives, des revendications non structurées, des revendications spontanées, et que les parents d’élèves assument leurs responsabilités. Nous, on ne veut même parler de ce problème de grève. Notre souci, c’est le rattrapage. Comment évaluer les élèves, comment préparer les candidats pour les examens futurs. Et, ça doit être le souci partagé de tous les parents d’élèves. La grève-là ne concerne nullement le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. C’est des groupuscules qui sont manipulés par des groupes, qui seront découverts très bientôt, qui ont pris l’habitude de venir perturber la quiétude dans nos établissements scolaires. C’est ce constat amer que nous avons eu ce matin », a-t-il confié.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

Boké : la grève du SLECG partiellement suivie dans les écoles de la ville

10 avril 2019 à 14 02 11 04114

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a mis sa menace à exécution ce mercredi, 10 avril 2019, en déclenchant une grève générale et illimitée à le territoire national. Dans la commune urbaine de Boké, l’appel à la grève générale a été suivi par endroit, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis plusieurs jours, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) menaçait de déclencher une grève générale et illimitée sur toute l’étendue du territoire national. Une manière d’exprimer son mécontentement face au non respect de l’accord signé avec le gouvernement le 10 janvier dernier. Le point de divergence réside dans le refus de permettre le recensement des effectifs dans les institutions d’enseignement supérieur.

Dans la commune urbaine de Boké, cet appel a été suivi à certains endroits. Au lycée Yomboya par exemple, les salles de classe étaient inoccupées ce matin. Il n’y avait l’ombre ni d’un élève, ni d’un membre de la direction, encore moins d’un enseignant. D’ailleurs, aux environs de 11 heures, le portail du lycée a été cadenassé.

Par contre, au lycée Filira, la grève est moins suivie, il n’y avait presque pas de paralysie. Toutes les classes sont occupées et les professeurs sont dans les salles de classe, sous la supervision de la direction.

Au collège de la même école, les membres de la direction étaient à leurs bureaux, quelques classes ouvertes avec des élèves et enseignants en activité. Toutefois, le nombre de classes fermées est nettement supérieur à celles où se tiennent les cours.

En outre, certaines écoles de Boké ville n’ont pas été perturbées ce mercredi. C’est le cas de l’école primaire Hadja M’Mah Camara, qui n’aurait reçu la lettre d’information d’aller en grève que ce mercredi matin.

Selon nos informations, plusieurs enseignants qui n’ont pas observé la grève de ce mercredi se disent prêts à rejoindre le mouvement dès demain jeudi.

Nous y reviendrons !

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

Lire

Grève des enseignants : les cours boycottés au lycée-collège Donka

10 avril 2019 à 14 02 06 04064

La nouvelle grève générale et illimitée déclenchée ce mercredi, 10 avril 2019 par le SLECG, a été bien suivie par les enseignants du lycée-collège Donka. Tous, ont boudé les classes, laissant les élèves entre désolation et colère, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Les élèves sont venus massivement à l’école. Ils ont rejoint leurs classes, mais n’ont pas vu leurs enseignants. Des enseignants qui ont boycotté les cours, pour respecter le mot d’ordre de leur syndicat. Et, cette situation inquiète les élèves, à l’image de Mamoudou Kourouma, candidat au BEPC. « Nous devions avoir trois professeurs mais personne n’est venu. On a appris qu’ils sont en grève. Nous sommes tellement désespérés que nous n’avons même plus le courage de continuer. Il faut que le gouvernement nous soutienne pour qu’on puisse affronter le Brevet », lance le jeune homme.

Même sons de cloche chez Mamadou Lamarana Barry, élève en classe de terminale sciences sociales : « nous devons faire le Bac cette année, et les enseignants sont en grève parce que le gouvernement n’a pas respecté les accords avec le SLECG. On est frustré, on doit préparer notre avenir mais les enseignants sont partis en grève. Cela nous met très en colère. Il faut que le gouvernement et le SLECG prennent leurs dispositions pour qu’on reprenne les cours. Sinon, ce n’est pas bon pour nous parce que c’est notre avenir qu’ils sont en train de bafouer ».

Contactée par notre reporter, la direction du lycée Donka n’a pas souhaité se prononcer sur cette nouvelle crise qui frappe le secteur éducatif guinéen. Quant aux responsables du collège, ils étaient aux abonnés absents.

A noter qu’aucun mouvement d’élèves n’a été signalé dans cet établissement ce mercredi. Mais, des agents des forces de l’ordre sont postés à quelques mètres de là pour parer à toute éventualité.

Salimatou Diallo pour Guinéematin.com
Tél: 224623532504

Lire

Télimélé : la grève générale largement suivie par les enseignants

10 avril 2019 à 12 12 26 04264

Pour protester contre le blocage du processus de mise en œuvre du protocole d’accord du 10 janvier 2019 le liant au gouvernement, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a appelé ses membres à bouder les cours. C’est dans cette dynamique que les enseignants de Télimélé sont restés à la maison ce mercredi, 10 avril 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le SLECG, qui n’avait que suspendu la grève générale et illimitée il y a juste 3 mois, a remis ça ce mercredi. La non-application de certains points contenus dans le protocole d’accord du 10 janvier dernier en est la principale raison.

Ainsi, pour la journée de ce mercredi, les salles de classe étaient pleines dans de nombreuses écoles de la commune urbaine de Télimélé. Mais, les enseignants ont brillé par leur absence. Du collège Dâra, dans la commune urbaine ; au lycée Porékiré, dans la sous-préfecture de Särékali ; en passant par les écoles primaires de Dâra, Missidé, Centre, Mindia, Barkèrè, le Collège Kolly, de Fanta, le lycée Ley-Wendou, c’est le même constat qui se dégage. Notre reporter n’y a trouvé que les chefs des établissements et leurs adjoints.

Au terme de cette première journée, le constat révèle que la grève est largement suivie dans les écoles. Une situation qui réjouit Mohamed Fodé Mara, chargé de communication du SLECG à Télimélé. « Les élèves sont massivement venus, mais aucun enseignant n’a répondu. Nous allons continuer le combat jusqu’à la satisfaction de nos revendications », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Bobo Diallo

Même son de cloche chez Mamadou Bobo Diallo, secrétaire général du bureau préfectoral du SLECG, qui dénonce par ailleurs le trafic d’influence que les autorités tentent d’utiliser pour décourager les grévistes. « Je suis très satisfait du suivi du mot d’ordre de grève. J’encourage le corps enseignant à rester mobiliser jusqu’à l’assaut final. Je déplore par ailleurs l’attitude des responsables de l’éducation suite au trafic d’influence lié à la remontée des noms des grévistes. Nous ne nous laisserons pas faire », a martelé monsieur Diallo.

En ce moment (11h), une réunion d’urgence se tient à la Direction Préfectorale de l’Education où tous les chefs d’établissements sont conviés.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622 52 52 50

Lire

Grève des enseignants : pas de cours au lycée Bonfi

10 avril 2019 à 12 12 02 04024

Le mot d’ordre de grève lancé par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a été respecté à la lettre au lycée Bonfi, dans la commune Matam. Dans cet établissement scolaire, aucun cours n’a été dispensé ce mercredi, 10 avril 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Aux environs de 10 heures du matin, cette école était complètement déserte. Pas un seul enseignant, ni même un élève sur place. Seul le personnel administratif était encore présent.

Pourtant, explique Fatimatou Barry, Censeur et chargée des cours de 12 et terminales, les élèves et même les enseignants sont massivement venus à l’école le matin.

« Ce matin, il y avait les professeurs et beaucoup d’élèves. Mais par après, on a vu certains membres du syndicat des enseignants, et je crois qu’il y a eu une petite intoxication. Donc, les enseignants ont refusé de rentrer dans les classes. Et après, les élèves ont débrayé. Finalement, tout le monde est sorti et il n’y a pas eu cours », a-t-elle expliqué.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Lire

Grève des enseignants : cours perturbés, élèves dans la rue à Conakry

10 avril 2019 à 10 10 51 04514

Trois mois jour pour jour après la signature du protocole d’accord qui avait permis de mettre fin à la dernière grève des enseignants, l’école guinéenne sombre dans une nouvelle crise. Mécontent du « non-respect » de ce document dans son intégralité, le SLECG a appelé les enseignants à une nouvelle grève générale et illimitée à partir de ce mercredi, 10 avril 2019. Et, cet appel a déjà fait ses effets sur le terrain, a constaté Guineematin.com à travers ses reporters déployés dans certaines écoles de Conakry.

Premier jour de grève, et déjà un impact visible à Conakry. Outre l’arrêt total et ou la perturbation des cours dans plusieurs écoles, des manifestations ont été enregistrées dans la capitale guinéenne, ce mercredi. N’ayant pas vu leurs enseignants en classes, les élèves de certains établissements scolaires, affectés par la grève, notamment ceux du lycée 02 octobre de Kaloum et ceux du lycée Matam, n’ont pas tardé à se faire entendre.

Ils ont manifesté devant leurs écoles et même dans la rue pour exprimer leur mécontentement face à cette nouvelle crise qui les prive de la formation, et qui vient compliquer davantage la situation d’une année scolaire déjà assez perturbée. A Matam par exemple, des élèves rassemblés devant le lycée, ont jeté des cailloux sur l’école avant d’être dispersés par les forces de l’ordre.

A noter cependant que dans certaines écoles, les cours se déroulent quasiment comme d’habitude

Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Lire

Télimélé : les travailleurs de CDM-Chine en grève

10 avril 2019 à 10 10 35 04354

Les travailleurs de la compagnie minière CDM-Chine, évoluant dans la sous-préfecture de Daramagnaki (préfecture de Telimélé), sont partis en grève ce mercredi, 10 avril 2019. Ils revendiquent l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant basé dans la préfecture.

Ce mouvement a été déclenché suite à l’expiration du préavis de grève que les travailleurs ont adressé récemment à leur direction générale et au gouverneur de Boké. Joint au téléphone, Gamy Joël, président du collectif des travailleurs de la compagnie, explique qu’ils ont déclenché cette grève pour exiger « l’amélioration de nos condition de vie et de travail. Imaginez, nous buvons l’eau de marigots et de rivières, donc une eau impure.

Nous demandons à la compagnie de nous doter d’une eau propre à la consommation pendant les heures de travail. Aussi, au lieu de nous donner des tickets, nous réclamons les casses croûtes. Le salaire est insignifiant, nous réclamons une augmentation de notre salaire de 100%. Nous ne sommes pas en sécurité et notre santé est en danger. Je vous informe que le problème est profond ».

Il ajoute qu’à la suite du préavis de grève que les travailleurs ont déposé, des négociations ont été entamées entre eux et leur direction. Mais, ces négociations n’ont pas permis de parvenir à un compromis. « Nous avons travaillé jusqu’à une heure tardive hier mais il y a des difficultés, on n’est pas parvenu à un accord. Donc, nous sommes obligés de respecter ce que nous avons mentionné dans le préavis que nous avons déposé. C’est pourquoi, nous sommes partis en grève à partir de ce mercredi », indique Gamy Joël.

Toutes nos d’avoir la version de la direction de CDM-Chine sont restées, pour l’heure, sans succès.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

Lire

Télimélé : un jeune homme tué dans une rixe avec son « rival » à Kounkouré

10 avril 2019 à 9 09 46 04464

Un jeune homme, répondant au nom de Mika Sow, âgé de 19 ans, a été mortellement poignardé dans la nuit du lundi au mardi, 9 avril 2019, dans le district de Kounkouré, relevant de la sous-préfecture de Kollet, dans la préfecture de Télimélé. L’auteur du meurtre, un taxi motard du nom de Mamadou Bobo Bah, âgé de 17 ans, est activement recherché par les autorités, rapporte un correspondant de Guineematin.com basé dans la région.

La victime, tuée à coups de ciseaux, est un apprenti soudeur. Selon nos informations, les faits se sont produits aux environs de 4 h. La victime a été agressée alors qu’elle revenait d’une soirée dansante dans la sous-préfecture de Bangouya, dans Kindia. Notre source ajoute que c’est à cause d’une jeune fille, du nom de Marliatou Bah, ancienne copine de Bobo, que Mika Sow a été mortellement poignardé.

Joint au téléphone par notre reporter, le sous-préfet de Kollet, Amara Camara, a expliqué ce qu’il sait du drame. « La victime est Mika Sow, âgé de 19 ans, né à Sangaréyah, dans la préfecture de Pita. Il est fils de feu, Alimou, et de Baïlo Diallo, domicilié à Kounkouré centre. Le suspect est Mamadou Bobo Bah, conducteur de taxi moto. Il paraîtrait qu’ils se sont bagarrés à cause d’une fille du nom de Marliatou Bah, ancienne copine de Bobo. Maintenant, la fille a boudé Bobo pour suivre Mika. C’est ce qui n’a pas plu à Bobo. Il a commencé à frapper la fille d’abord. Après avoir frappé la fille, il est parti derrière le bon homme aussi. C’est là-bas il a donné deux coups de paire de ciseaux. Avant d’arriver dans un centre de santé, il était déjà mort. Il l’a poignardé à la poitrine. Le nommé Bobo, en cavale, est actuellement recherché par les forces de défense et de sécurité. Le corps de la victime, après constat par les autorités, a été remis à ses parents pour l’inhumation. Les parents ont demandé une poursuite judiciaire », a expliqué le sous-préfet.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo

Tél : 628516796

Lire

Recrutement dans l’armée : les épreuves sportives lancées à Kindia

9 avril 2019 à 18 06 30 04304

Les premières épreuves du concours de recrutement dans les forces armées guinéennes ont été officiellement lancées ce mardi, 9 avril 2019, dans la préfecture de Kindia. Sur les 1000 candidats qui se sont mesurés ce mardi, c’est seulement 136 garçons et 30 filles qui ont été présélectionnés après la course, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les candidats pour le recrutement dans l’armée ont fait les premières épreuves sportives ce mardi matin à Kindia. L’itinéraire à suivre était du rond point de Wondima à la devanture du camp Samonronya en passant par la contournante sur 8 kilomètres. Pour les filles, la distance de 6 kilomètres va de la station Comoyah à la devanture de Samonronya.

Selon nos informations, durant la course, 12 candidats sont tombés, dont une fille. Mais, aucun d’entre eux n’a été hospitalisé.

Après cette épreuve, certains candidats ont accusé des militaires d’avoir retiré leurs tickets en vue de les disqualifier. Selon Alpha Oumar Diallo, « je suis venu jusque là-bas. Nous étions trois personnes, ils nous ont dit que c’est bloqué, qu’ils ne voulaient que des filles. Nous maintenant, nous sommes assis, notre courage était fini. Directement, il y avait ceux que j’avais dépassés par là. Ceux-ci sont venus après trois minutes. Ils ont sifflé pour les hommes aussi. Il ya une dizaine d’hommes qui sont entrés devant moi », dénonce-t-il.

Par contre, Mamadou Lamarana Diallo, le numéro 1 du 2ème groupe, se dit satisfait du déroulement de la première épreuve. « Mon seul secret, c’est l’effort que j’ai fait depuis longtemps, car on dit que ce n’est pas le jour de la guerre qu’on fait la formation. En un mot, ce n’est pas aujourd’hui que j’ai commencé à courir. Je suis le premier avec l’effort, rien que l’effort. L’épreuve s’est passée comme cela se doit ».

Les épreuves sportives se dérouleront pour 6 jours.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

Lire