Le maire de Bowé (Yomou) menace : « quiconque refusera de prendre les billets de 100 francs… »

12 avril 2019 à 10 10 53 04534

Même s’ils ont quasiment disparu dans la circulation à Conakry, les coupures de 100 francs guinéens sont encore visibles dans certaines parties du pays. Mais partout, ces billets ne sont le bienvenu. C’est le cas notamment à Bowé, une sous-préfecture de Yomou. Au cours d’un entretien avec le correspondant de Guineematin.com basé à N’zérékoré, le maire de cette commune rurale a déploré cet état de fait, avant de mettre en garde les citoyens de la localité.

A Bowé, avoir des billets de 100 francs est quasiment synonyme à ne rien avoir. Car, ces coupures ne sont pas acceptées sur le marché local. Mais, le maire de cette commune rurale de Yomou, Foromo Léonard Gbilimou, entend mettre fin à cette situation.

« Il a été porté à ma connaissance que certains de nos citoyens refusent catégoriquement de prendre les billets de 100 francs guinéens. Cette pratique doit être bannie immédiatement dans nos marchés puisque ces billets sont autorisés par l’Etat guinéen. Raison pour laquelle, on paie même les fonctionnaires avec ça », a expliqué l’autorité locale.

Foromo Léonard Gbilimou

Le maire met en garde d’ailleurs tous ceux qui refuseront désormais de prendre ces billets. « Quiconque refusera maintenant de prendre les billets de 100 francs, non seulement sa marchandise sera saisie par les agents mais aussi l’intéressé s’exposera à des sanctions disciplinaires. Il pourrait même être conduit en prison ou être soumis au paiement d’une amende », a prévenu Foromo Léonard Gbilimou.

A noter que le refus des citoyens de prendre les coupures de 100 francs s’explique le fait que ces billets ont très peu de valeur. Beaucoup les considèrent comme un simple bagage sans importance.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Tournoi doté du trophée Alpha Condé à N’zérékoré : des violences au stade

12 avril 2019 à 10 10 11 04114

Lancé le 31 mars 2019 à N’zérékoré, le tournoi préfectoral doté du trophée Professeur Alpha Condé a enregistré des scènes de violence hier, jeudi 11 mars 2019. Mécontents d’une décision de l’arbitre, des supporters d’une équipe éliminée se sont attaqués aux installations. Ils ont fait plusieurs dégâts matériels, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Organisé par le député uninominal de N’zérékoré, ce tournoi de football qui regroupe 32 équipes, vise à remobiliser les militants du RPG Arc-en-ciel en vue des échéances électorales prochaines. Mais, il risque plutôt de produire l’effet contraire, en raison de la frustration de certaines équipes qui participent à la compétition. C’est le cas de l’équipe de Gnian 1, éliminée par une décision arbitrale suite à un mauvais comportement de ses supporters.

Ces supporters justement, irrités par l’élimination de leur équipe, se sont attaqués aux installations présentes au stade du 03 avril de N’zérékoré. Selon l’un des organisateurs, ils ont quasiment tout saccagé. « L’équipe de Nian 1 menait 1-0 face à celle de Koléyéba jusqu’à la fin du temps réglementaire. Il y avait trois minutes de temps additionnel. Koléyéba a eu un coup franc non loin des buts adverses. Entre-temps, un supporter de Nian 1 est entré dans le terrain pour venir pousser l’arbitre. Donc, ce dernier a pensé que sa sécurité est menacée et il a sifflé la fin du match. Ça criait un peu partout, on s’est quitté là-bas.

Il fallait que la commission statue, donc la commission a statué aujourd’hui. Ensuite, elle a fait un communiqué donnant l’équipe de Koléyéba vainqueur par 3-0 face à l’équipe de Nian 1. Parce que le match n’était pas achevé, même s’il ne restait que deux minutes. Donc, c’est un forfait. Et, le forfait, c’est 3-0. C’est ce qui a irrité les supporters de Nian 1 qui se sont attaqués aux installations. Les engins, les chaises, etc. tout a été saccagé », a-t-il expliqué.

La police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Il y aurait eu quelques arrestations.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : 9ème cas de mort et 3ème à N’zérékoré

11 avril 2019 à 11 11 00 04004
image d’archive

Depuis le lancement des épreuves physiques pour le recrutement dans l’armée guinéenne, la liste des victimes ne fait que s’allonger. Un 3ème cas de décès a été enregistré hier, mercredi 10 avril 2019, à N’zérékoré, le neuvième (9ème) depuis le début de cette opération. Un élève en classe de 10ème année, répondant au nom de Benjamin Gnabalamou, est tombé après avoir parcouru les huit (8) kilomètres, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La série noire se poursuit pour les candidats au recrutement dans l’armée guinéenne. De Kankan à N’zérékoré, en passant par Mandiana et Lola, la liste des victimes s’allonge.

Un troisième cas de décès a été enregistré dans la ville de N’zérékoré. Il s’agit d’un jeune d’une vingtaine d’années, Benjamin Gnabalamou, détenteur du numéro 2750, élève en classe de 10ème au collège-lycée de Gouécké.

Selon nos informations, c’est après avoir parcouru les huit (8) kilomètres en moins de 40 minutes que Benjamin Gnabalamou est tombé. Il est transporté d’urgence par les services de la protection civile de l’hôpital régional de N’zérékoré. Quelques minutes après son admission dans la salle d’observation, il est placé dans la salle de réanimation. Notre source ajoute que c’est là que le jeune homme a rendu l’âme, sans aucune pièce d’identification.

Ce n’est qu’à 19 h que le tuteur de Benjamin Gnabalamou l’a découvert dans la morgue de l’hôpital régional de N’zérékoré.

Interrogé par notre reporter, un des candidats au recrutement, qui a couru avec la victime, a expliqué ce qu’il sait du drame. « Hier, on a mis nos numéros sur un papier et collé sur nos maillots. Et, pendant la course, les papiers sur lesquels nos numéros étaient portés se sont mouillés pour se déchirer… Ensuite, quand il est tombé, on l’a envoyé urgemment à l’hôpital. Moi, je suis parti à la maison à 14 heures. Depuis, je l’appelais mais pas de réponse. C’est quand son tuteur est venu me demander à 15 heures qu’on s’est mis à l’appeler, mais en vain. C’est pourquoi, on est venu le chercher à l’hôpital. Moi, j’avais le numéro 2751 et lui le numéro 2750. On était ensemble jusqu’à ce qu’il est tombé ».

Pour le tuteur de Benjamin Gnabalamou, qui a requis l’anonymat, « sa sœur lui avait dit de surseoir à ce recrutement, mais il n’a pas compris. Demain jeudi, on vendra prendre le corps ».

Si tout ce passe comme prévu, les candidates feront leur entrée en matière demain vendredi à partir de 7 heures. Elles auront à parcourir une distance de 6 kilomètres.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’zérékoré : Terre Des Hommes et ses partenaires en conclave pour qualifier la santé communautaire

9 avril 2019 à 21 09 22 04224

La deuxième réunion du comité de pilotage du projet ReCCLAS (Renforcement de la Collaboration entre les Collectivités Locales et les Autorités Sanitaires) s’est tenue ce mardi, 09 avril 2019, dans un réceptif hôtelier de N’zérékoré. Ce projet, présent dans 25 collectivités locales de la région, vise à « contribuer à l’amélioration du niveau de mise en œuvre du projet à travers l’examen des résultats obtenus à ce jour et la définition des orientations à développer », rapporte le correspondant le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont au total 67 participants, venus des 25 collectivités locales de la région administrative de N’zérékoré, à prendre part à cette réunion. Après la présentation de la physionomie de la salle, l’honneur est revenu au directeur régional de la santé, Dr Adama Kaba, de planter le décor.

Dr Adama Kaba

« Le système de santé de la Guinée est bâti sur les centre de santé primaire. Depuis son lancement en 1987, les ondes des centres de santé primaire ont constitué le socle du système de santé de la Guinée. La santé communautaire doit être soutenue, spécialisée et supervisée par les agents des centres de santé et en passant aussi par les DPS, parce que la santé communautaire fait partie du système de santé de notre pays. Tous les partenaires doivent s’aligner sur cette politique de santé communautaire qui a été définie par notre ministère. Après une année de mise en œuvre de ce présent comité de pilotage, c’est une opportunité pour procéder à une analyse approfondie des résultats obtenus et des facteurs qui entravent la mise en œuvre du projet », a expliqué Dr Adama Kaba.

Par ailleurs, le Directeur Régional de la Santé a dit ses attentes à l’issue des travaux. « Nous sommes persuadé que les recommandations qui seront issues de vos discussions permettront d’élever le niveau d’atteinte des indicateurs, en particulier le niveau de mise en œuvre du projet en général. Je vous exhorte donc à une participation active aux travaux et vous assure de la disponibilité de la direction générale de la santé pour vous accompagner dans la mise en œuvre des solutions efficaces et durables que vous devez identifier », a-t-il promis.

David Bridier

Prenant la parole, David Bridier, représentant pays de l’ONG Terre Des Hommes à N’zérékoré, a saisi cette occasion pour décliner l’objectif de la deuxième réunion. « L’objectif de la rencontre d’aujourd’hui, c’est de faire un retour sur nos activités, de tirer les enseignements de ce qu’on a fait et aussi de réfléchir ensemble à la suite qu’on va donner au projet ReCCLAS pour vous permettre d’atteindre certains des objectifs et surtout pour permettre aux communautés des zones cibles de bénéficier des soins de proximité de qualité qui est l’objectif de ce projet ».

Jean Smith Sandy

Pour sa part, Jean Smith Sandy, le directeur de cabinet du gouvernorat de N’zérékoré, a invité les participants à un débat de fond afin d’en tirer profit. « Pour garantir la santé pour tous, le gouvernement de la 3ème République a mis en place, avec les partenaires techniques et financiers, des programmes et projets dont le PASA (Programme d’Appui à la Santé) pour améliorer l’environnement sanitaire des populations. Ce projet s’inscrit en droite ligne sur la politique du gouvernement. C’est pourquoi, j’interpelle tous les maires des communes bénéficiaires de ce projet ainsi que les élus locaux pour qu’ils prennent dans leur plan de développement local l’application des TDR et les programmes annuels d’investissement, comme le stipule le code des collectivités locales. À cet effet, il vous revient de bien vous approprier le processus d’accompagnement pour renforcer les bonnes pratiques dans l’après projet ».

Dr Jean Louis Haba

Du côté des participants, Dr Jean Louis Haba, chef de centre de Foumbadou, au nom de ses collègues, a magnifié les résultats de la première réunion et apprécié aussi la présence du projet ReCCLAS dans les centres de santé. « Ce qui a permis de renaître la confiance entre non seulement les membres de COSAH (Comite de Santé et d’Hygiène) et les personnel de santé mais aussi, ça a permis de tirer confiance entre la communauté et le personnel de santé. Autre aspect, la présence de Terre Des Hommes (TDH) au sein du centre de santé a permis aujourd’hui d’organiser une grande rencontre qui a regroupé les Matrones des différents districts de la sous-préfecture et à cette occasion, ils ont procédé à une communication sous le thème importance et suivi des femmes en grossesse mais aussi, l’assistance de ces femmes pendant l’accouchement par une personne qualifiée. La présence de Terre Des Hommes dans notre communauté a permis également de renforcer la compétence des agents de santé parce qu’ils ont une assistance technique qu’ils apportent aux centres de santé ».

À noter que le projet ReCCLAS est cofinancé par l’Agence Française de Développement et l’Union Européenne pour une durée de 36 mois, avec un budget global de 2 millions 400 mille euros.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : la première épreuve fait un mort à Lola

9 avril 2019 à 10 10 14 04144

Le recrutement dans l’armée continue à faire des victimes à travers le pays. Un autre candidat a perdu la vie à Lola. Moussa Doré, âgé d’une vingtaine d’années, a fait un malaise pendant la première épreuve du test et il en est décédé, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Lola.

Selon nos informations, la victime qui était élève en classe de terminale, avait déjà tenté d’intégrer l’armée sous le règne du CNDD. Il avait alors été suspendu pour cause de maladie. Toujours déterminé à réaliser son rêve, il a tenté sa chance cette année aussi. Et cette fois, c’est la dernière. Le jeune homme a fait un malaise pendant la première course et a trouvé la mort.

« Le petit faisait partie des recrues qui avaient été formées à Kaléah, mais il avait été suspendu à cause d’une hernie dont il souffre. Depuis son arrivée, il n’a pas cherché à résoudre ce problème. Moi-même je ne savais pas qu’il avait déposé sa candidature pour ce recrutement.

C’est au cours de sa course du samedi que sa maladie s’est déclenchée, il n’a pu terminer sa course. On l’a transporté dans une clinique. Après des soins, il a été envoyé au village où il a rendu l’âme », explique Tayi Jules DORE, ex-président de la délégation spéciale de Lola et membre de la famille du défunt.

Le jeune Moussa Doré laisse derrière une femme et deux enfants. Il a été inhumé à diawassou, son village natal village situé dans la sous-préfecture de Kokota, à 15 km de la commune urbaine de Lola.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : un autre cas de décès enregistré à N’zérékoré

9 avril 2019 à 9 09 27 04274

Le recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes continue de faire des victimes chez les candidats qui aspirent à servir sous le drapeau national. Un second cas de mort a été enregistré dans la zone de N’zérékoré, dans la journée d’hier lundi, 08 avril 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime se nomme Doulou Foromo Loua, âgé d’une trentaine d’années, marié et père d’un enfant, originaire du district de Kabiété, dans la sous-préfecture de Womey, à N’zérékoré.

Selon nos informations, c’est après avoir parcouru les huit (8) kilomètres réglementaires en temps record de 45 minutes que Doulou Foromo Loua est tombé. Transporté d’urgence à l’hôpital régional de N’zérékoré, le jeune homme a succombé dans l’après-midi.

Interrogé par notre reporter, Pé Lôn LOUA, père de la victime, a réagi en ces termes : « j’ai 5 enfants, dont 4 filles. C’est lui le seul garçon, l’héritier de la famille. Il est marié à une femme en état de famille et un enfant. Je lui ai dit d’abandonner ce problème, nous avons des domaines, des plaines cultivables, j’ai des hectares de palmiers à huile dans le village et lui-même, il a des palmeraies, mais il ne m’a pas compris.

Il me disait souvent, il doit être militaire. Il nous a laissé hier au village pour venir courir et voilà. Nous allons envoyer son corps au village pour son enterrement ».

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne (18heures), 5 autres jeunes hommes, victimes de malaise, étaient en observation à l’hôpital régional de N’zérékoré.

Selon des informations recueillies dans la matinée de ce mardi, 09 avril 2019, les cinq jeunes hommes sont sortis de l’hôpital.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : un candidat meurt à N’zérékoré après la première épreuve

8 avril 2019 à 8 08 56 04564

Un candidat au recrutement dans l’armée a trouvé la mort hier, dimanche 08 avril 2019, à N’zérékoré. Le jeune homme de la trentaine a fait un malaise au cours de la première épreuve du test. Il est décédé quelques après à l’hôpital, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

La victime se nomme André, âgé d’une trentaine d’années. Il était agent d’une société de gardiennage et aspirait à intégrer l’armée guinéenne. Mais, son rêve ne sera pas réalisé. Car, il a succombé juste après la première épreuve du test qui consiste à courir sur une distance de 8 km.

Le jeune homme a fait un malaise et est tombé à quelques microns du point d’arrivée. Transporté d’urgence à l’hôpital régional de N’zérékoré, André a rendu l’âme quelques minutes plus tard.

Avant André, 3 candidats sont décédés à Kankan et un autre à Mandiana à la suite de cette course, qui marque le début du test des candidats pour le recrutement dans l’armée.

A noter qu’ils sont 4.677 candidats à se battre pour les 300 places accordés à la région de N’zérékoré. Ils sont répartis en équipes de 500 personnes pour la première épreuve qui consiste à courir sur une distance de 8 km.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com
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N’zérékoré : des élèves manifestent pour exiger la libération d’un enseignant incarcéré

4 avril 2019 à 21 09 12 04124

Les élèves du groupe scolaire privé Elhadj Moustapha Koutoubou Sanoh, sis au quartier Tilépoulou, dans la commune urbaine de N’zérékoré, ont pris d’assaut le tribunal de première instance et la place des martyrs ce jeudi, 04 avril 2019. La contestation visait à demander la libération de leur principal pour certains, chargé des cours de Maths-Physique-Chimie et formateur pour d’autres, détenu à la maison centrale de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De nombreux élèves, composés de collégiens et de lycéens, du groupe scolaire privé Elhadj Moustapha Koutoubou Sanoh, accompagnés d’élèves venus d’autres écoles ont manifesté devant le tribunal local et à la place des martyrs. Ils réclamaient ainsi la libération de l’enseignant Aboubacar Chérif. Ce dernier est détenu à la prison civile de N’zérékoré suite à une plainte pour détournement de fonds au préjudice de l’école.

Selon Mory Saran Condé, porte-parole des protestataires, « nous sommes là pour demander la libération de notre professeur qui nous donne trois matières : Maths Physique et Chimie. Depuis avant-hier, mardi, il a quitté l’école pour aller à la gendarmerie. Aux environs de 17 heures, il m’envoi un SMS pour dire qu’il est à la prison civile.

Hier, nous avons fait une lettre qu’on a adressée au procureur. Mais, il n’a pas pris la lettre en compte. C’est la raison pour laquelle nous sommes là, pour solliciter la mise en liberté de notre professeur. Et, la prise des photos pour le brevet a commencé, mais jusqu’à présent on ne s’est pas photographié », a fait savoir le jeune élève.

À la question de savoir jusqu’où ils iront, Mory Saran Condé a laissé entendre qu’au cas où le professeur n’est remis en liberté, « il n’y aura pas cours et ils verront des choses inattendues ».

Interrogé par le correspondant de Guineemati.com à N’zérékoré, le fondateur de l’école en question, Ibrahima Kalil Diabaté, accuse le principal de son école d’avoir détourné une forte somme d’argent. « On lui a confié la gestion de l’école et le recouvrement des paiements de la scolarité. Mais, quand j’ai demandé à connaître la situation générale après la grève du SLECG, rien. Dans les plus de 60 millions de francs guinéens qui ont été recouvrés, je n’ai retrouvé que 7 millions 350 mille francs guinéens. Les 55 millions 160 mille francs guinéens, je ne sais pas où il les a envoyés.

Et, après être passé par les autorités compétentes, comme la gendarmerie où il avait pris des engagements, il n’y a rien eu, aucun de ses engagements n’a été respecté. C’est pour cela que j’ai saisi la justice pour que la loi soit dite dans cette affaire et que je récupère mon argent. Mais, en ce qui concerne les élèves, ils sont dans leurs droits. Mais, j’ai déjà eu quelqu’un qui va le remplacer », a dit le fondateur.

Aux dernières nouvelles, les autorités éducatives de la ville ont déjà engagé des procédures pour désamorcer la tension afin que les cours puissent reprendre demain.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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N’zérékoré : les boulangers et pâtissiers mettent en place leurs antennes locales

3 avril 2019 à 15 03 21 04214

La Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (CONABPAG) continue de mettre en place ses antennes à l’intérieur du pays. Après Kindia, Mamou et Faranah, la CONABPAG a posé ses valises à N’zérékoré où elle a procédé à la mise en place de ses antennes locales.

La cérémonie, organisée hier mardi, 02 avril 2019, a connu la présence des membres du bureau national, de la chambre régionale du commerce de Conakry, des autorités administratives et communales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la maison des jeunes de N’zérékoré qui a servi de cade à cette assemblée générale élective qui a permis de mettre en place l’antenne régionale et préfectorale de la CONABPAG. Une centaine de boulangers, vendeurs de pains et pâtissiers, venus de partout de la région de N’zérékoré, ont pris part à la rencontre.

Après les souhaits de bienvenue du représentant du maire, l’honneur est revenu au nouveau président régional de la CONABPAG de planter le décor. Selon Mamadou Samba Diallo, « cette mobilisation traduit l’adhésion de l’ensemble des boulangers aux objectifs de la Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée.

Je prends ici l’engagement solennel que le bureau qui sortira de cette assemblée travaillera étroitement avec l’ensemble des autorités de N’zérékoré pour une meilleure satisfaction de tous. J’invite par la même occasion l’ensemble des boulangers et pâtissiers de notre région à s’unir davantage autour d’un même objectif qui est celui de l’entente et de l’amour pour une franche et loyale collaboration afin de développer notre noble mission ».

Pour sa part, le président national de la CONABPAG, Mamadou Adama Diallo, est revenu sur le rôle assigné à sa structure à savoir, défendre les intérêts matériels et moraux des membres dans le strict respect de la loi et contribuer au développement et à la quiétude sociale dans le pays.

Pour monsieur Diallo, « ces objectifs sont tirés d’un constat sur le terrain et auprès des membres de la CONABPAG qui sont entre-autres, assurer une fourniture correcte, et au quotidien, aux populations guinéennes d’une gamme variée de pains de qualité, d’un poids normal et d’un prix abordable ; renforcer les mesures d’hygiène sur toute la chaîne de fabrication et commercialisation… »

Prenant la parole, le directeur de cabinet du gouvernorat de N’zérékoré, Jean Smith Sandy, a salué le bon déroulement de cette assemblée régionale tout en invitant la CONABPAG à soutenir les actions du chef de l’État avant de lancer une invite aux membres des deux bureaux installés à se mettre ensemble. « Le président de la République est entrain de vous soutenir. Avant l’avènement du professeur Alpha Condé au pouvoir, il y avait qu’une seule usine de production de farine en Guinée. Et, le sac de farine coûtait 340 000 GNF.

Aujourd’hui, pour vous et avec vous, il est entrain de créer d’autres usines, d’autres moulins et aujourd’hui on a trois usines et le chef de l’État a même interdit l’importation de farine pour vous permettre de consommer guinéen, comme il a toujours dit. Alors, j’invite les membres des bureaux qui viennent d’être installés à vous entendre, à vous donner les mains pour encourager le chef de l’État à faire venir les bailleurs de fonds, les investisseurs pour développer notre pays ».

À noter que le bureau de l’antenne préfectorale de N’zérékoré est composé de 15 membres avec 3 conseillers, dont une femme. Celui régional compte 17 membres avec 5 conseillers, dont 2 femmes. Ils sont élus pour un mandat de 3 ans renouvelable.

Les prochaines étapes de cette installation des antennes de la CONAPABG sont les régions de Kankan, Labé, Boké et Conakry.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Région militaire de N’zérékoré : le Colonel Ibrahima Finando passe le témoin au Colonel Mohamed Lamine Keïta

2 avril 2019 à 9 09 42 04424

La place d’armes du camp Béhanzin de N’zérékoré a servi de cadre hier, lundi 1er avril 2019, à la cérémonie de passation de service entre le commandant de zone sortant et celui entrant de la 4ème région militaire. C’est l’inspecteur général des forces armées, le Général de division Alpha Ousmane DIALLO, qui a présidé la cérémonie en présence des autorités administratives, communales, des confessions religieuses ainsi que des sages de la région, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après avoir passé près de 19 mois à la tête du commandement des forces armées de la région de N’zérékoré, le Colonel Ibrahima Finando Camara a passé le témoin à son successeur, le Colonel Mohamed Lamine Keïita. La cérémonie a reconnu une forte mobilisation dans l’enceinte du camp Béhanzin de N’zérékoré.

Dans son discours, le commandant de zone sortant, le Colonel Ibrahima Finando Camara, a rassuré le commandant entrant de l’attitude républicaine de ses troupes. « Cette mission qui vient de vous être confiée par la hiérarchie est délicate et mérite de la part des officiers, sous-officiers et militaires du rang des forces de défense et de sécurité, tout le soutien escompté. Je vous rassure que vous trouverez une troupe disciplinée et prête à l’exécution correcte de vos instructions avec en toile de fond l’obéissance de la hiérarchie.

Je vous rassure aussi de la disponibilité totale et de celle des forces de défense et de sécurité à vous accompagner en tous lieux et en toutes circonstances dans votre difficile mais noble mission de garant de la paix et de l’intégrité territoriale de la Guinée du côté de la région forestière.

Permettez-moi, ici et maintenant, du haut de cette tribune, de vous rassurer que vous vous bénéficierez du soutien des militaires et paramilitaires et de la population civile afin de juguler toutes les difficultés qui se poseront à vous tout le long de votre parcours. C’est à ce prix seulement que votre mission sera couronnée de réel succès », a laissé entende l’officier supérieur.

Pour sa part, le colonel Mohamed Lamine Keita, nouveau patron des forces armées de la 4ème région militaire de N’zérékoré, a promis de garantir la sécurité de la population et de renforcer davantage les relations entre les civiles et les militaires.

« J’ai reçu les instructions de la part de la hiérarchie militaire, ils m’ont instruit de maintenir la discipline, la sécurité, l’instruction dans cette 4ème région militaire. Mais, mon objectif va s’étendre sur les actions civilo-militaires… Je ne ferai qu’emboiter mes prédécesseurs », a promis le nouveau commandant de la région militaire de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Lola : Cheick Sako promet la construction d’un nouveau palais de justice

30 mars 2019 à 11 11 07 03073

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice poursuit son séjour en Guinée Forestière. Après l’étape de N’zérékoré, maître Cheick Sako a fait un tour dans la ville de Lola le jeudi, 28 mars 2019. La démarche visait à toucher du doigt les réalités des structures relevant de son département, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le ministre a eu doit à un accueil chaleureux des populations de Lola, fortement mobilisées sur l’esplanade de la préfecture. Le préfet Saa Youla TOLNO a félicité le garde des sceaux pour les reformes engagées dans le département avant de plaider pour la construction d’un nouveau palais de justice. « Votre avènement à la tête du ministère de la justice a permis au peuple de Guinée de bénéficier de vos compétences et expériences ainsi que de votre probité morale soutenue par le courage.

Nous devons saluer votre œuvre d’une grande qualité réformatrice. Toutefois, je voulais porter humblement à votre connaissance que les populations me chargent de solliciter auprès de votre autorité la construction d’un palais de justice digne de nom à Lola. Car, celui qui existait a été détruit lors de la grève de 2007. La justice est aujourd’hui dans un local vétuste. Quant à l’actuelle maison de détention, elle laisse à désirer », a dit le préfet de Lola.

Pour le juge de paix de Lola, Sékou Ibrahima Soumah, le déplacement à l’intérieur du pays pour visiter les juridictions ne l’étonne pas, car cela relève d’une volonté politique profonde. Ensuite, dans la même logique que le préfet, le juge de paix a rappelé que « la préfecture de Lola n’a pas un palais de justice car, celui qui existait a été complètement détruit au cours des événements de 2007.

Depuis lors, pour exercer, il a fallu attribuer une partie de la maison des jeunes avec des conséquences négatives, car les audiences et les danses folkloriques se tenaient parfois concomitamment. Pour pallier à cela, il a fallu l’effort et le courage de mon prédécesseur, monsieur Elhadj Abdoul Karim Barry, avec l’aide du préfet, afin d’obtenir un appartement de l’ex hôpital préfectoral de Lola. Cet appartement aussi est réclamé par la direction préfectorale de la santé pour en faire un dispensaire. Il est aujourd’hui impérieux de réhabiliter l’ancien palais de justice », a laissé entendre le juge.

Pour maître Cheick Sako, l’institution judiciaire a été toujours importante pour Lola. Face aux requêtes du préfet et du juge, le ministre a rassuré les citoyens de Lola de la construction d’un nouveau palais de justice. « Vous avez été victime malheureusement des exactions de 2007. Je viens de voir le bâtiment qui a été détruit dans cette ville, ce qui est tout à fait scandaleux.

Ça m’a emmené à aller visiter le site avec monsieur le préfet, le maire, avec d’autres autorités pour qu’on puisse prévoir, pour cette préfecture, les infrastructures judiciaires qui sont assez importantes. Nous avons visité la prison civile qui a besoin aussi d’être transformée. Donc, nous allons retourner avec ces deux impératifs à Conakry : un nouveau palais de justice et une transformation substantielle de votre prison civile », a-t-il promis.

Le ministre est revenu sur les différentes reformes effectuées par son département notamment la lutte contre l’impunité, l’organisation des audiences criminelles un peu partout, l’instauration d’une relation harmonieuse entre la population et la justice, soutient-il.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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N’zérékoré : Yéro Baldé promet d’équiper les laboratoires de l’université

29 mars 2019 à 14 02 50 03503

Dans le cadre de sa tournée à l’intérieur du pays, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a visité hier jeudi, 28 mars 2019, les laboratoires et centres de recherche de l’Université de N’zérékoré. Abdoulaye Yéro Baldé a conféré avec les étudiants dans la salle polyvalente de ce temple du savoir où les étudiants ont exposé leurs doléances, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est dans une salle pleine à craquer que le ministre, Abdoulaye Yéro Baldé, accompagné d’une forte délégation, a été accueilli par les étudiants.

Le discours de bienvenu a été lu par Safiatou Camara, secrétaire générale du conseil des étudiants de l’Université de N’zérékoré. « Permettez moi, excellence monsieur le ministre, d’exprimer toute notre gratitude à nos encadreurs pour la qualité de la formation que nous recevons. Excellence monsieur le ministre, en dépit de la volonté des autorités de notre université, force est de reconnaître qu’il y a des difficultés que nous rencontrons dans les activités d’enseignement et de recherche.

À cet effet, nous sollicitons auprès de votre bienveillance, l’équipement des laboratoires, l’achèvement de la salle des fêtes, la construction de l’Université sur le site de Gböwolola avec des dortoirs pour le bien-être des étudiants. Nous vous demandons humblement de nous laisser la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, mais aussi la poursuite de la formation des formateurs, ce gage de la qualification de notre système éducatif, et surtout le paiement des bourses d’entretien à la fin de chaque mois, en lieu et place de 3 mois. Le retard de ces bourses cause d’énormes difficultés aux étudiants que nous sommes », a-t-elle fait savoir.

Dans un premier temps, Abdoulaye Yéro Baldé a invité les jeunes étudiants à s’intéresser à la campagne de don de sang. « Je vous encourage, je vous félicite, il n’y a aucun risque. Pour moi, j’ai déjà donné mon sang. Mais, il faut donner une fois par trois mois. C’est un acte citoyen ».

Ensuite, répondant aux doléances des étudiants, le ministre de l’enseignement supérieur a promis d’équiper les laboratoires. « En ce qui concerne vos doléances, nous allons commencer à équiper les laboratoires, grâce à la mise en commun des fonds de formation et de recherche. Pour ce qui est de la Fac des lettres, nous allons les retirer petit-à-petit, ce n’est pas parce que nous sommes contre, mais nous voulons spécialiser les universités de Guinée. Les enseignants de cette faculté seront redistribués dans les universités où il y a la Fac des lettres.

En plus, le paiement des bourses d’entretien par mois, au niveau du budget de L’État, ça arrive à un moment où on enregistre des difficultés financières, les recettes ne rentrent pas, ce n’est pas la faute du ministre du budget, ce n’est pas la faute du ministre des finances, ce sont des conditions économiques. Parce que, si on commence par mois et on ne continue pas, ça va devenir des problèmes », a dit Abdoulaye Yéro Baldé.

À noter qu’après cette rencontre, le ministre et sa suite ont visité quelques centres de recherche scientifique de la ville avant de bouger pour la région de Kankan.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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N’zérékoré : Me Cheick Sako promet la construction de nouvelles prisons dans 6 grandes villes

28 mars 2019 à 12 12 15 03153

En tournée dans les différents tribunaux du pays, le ministre d’État, ministre de la justice et garde des sceaux, maître Cheick Sako, a été reçu hier mercredi, 27 mars 2019, par une foule en liesse à N’zérékoré. Le ministre en a profité pour rencontrer les acteurs de la chaîne pénale, les notables, les jeunes, les représentantes des femmes ainsi que les administrateurs territoriaux.

La démarche vise à expliquer les réformes engagées dans l’appareil judiciaire et les perspectives pour l’année en cours, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est aux environs de 16 h que maître Cheick Sako, à la tête d’une forte délégation, a fait son apparition dans la salle de conférence de la bibliothèque de N’zérékoré où une forte mobilisation l’attendait depuis 10 heures du matin.

La cérémonie a commencé par la présentation des dix (10) noix de colas par le représentant du patriarche. Ensuite, l’honneur est revenu à Sidiki Kanté, procureur de la République près le tribunal de première instance de N’zérékoré, de planter le décor. « Nous sommes aujourd’hui très heureux de recevoir, au chef-lieu de la région forestière, l’homme qui a su faire mettre en place à la justice d’autres institutions qui lui manquaient depuis notre accession à la souveraineté nationale, avec courage, professionnalisme.

Il s’agit notamment de la Cour des Comptes, de la Cour Constitutionnelle, du Conseil Supérieur de la Magistrature et de meubler efficacement la Cour Suprême. Il comporte aussi à son actif de grandes réformes qui ont abouti pour beaucoup de tribunaux de première instance d’avoir les compétences de connaître et de juger désormais des affaires criminelles avec pour objectif majeur de rapprocher la justice aux justiciables en vue de juger au plus vite les concernés sur leur sort », a expliqué le procureur.

Prenant la parole, le ministre d’État, ministre de la justice, maître Cheick Sako, a expliqué les réformes effectuées ces dernières années. « Le président de la République, qui est le président du Conseil Supérieur de la Magistrature, a souhaité en mars 2011, lors des états généraux de la justice, que des réformes soient entreprises. Suite à cela, il y a eu un plan d’action prioritaire avec beaucoup de gradation et une politique générale de réforme de la justice, dont plusieurs institutions judiciaires ont été mises sur pied et qui fonctionnent.

Plusieurs lois ont été votées à l’Assemblée Nationale, notamment avec l’aide des députés de N’zérékoré, pour ne citer que le Code Pénal et le Code de Procédure Pénale qui a changé le visage de la Guinée en matière de répression pénale. Et, ça nous a permis de supprimer les Cours d’Assises et de donner les compétences aux tribunaux de première instance pour qu’ils puissent juger des affaires criminelles », a-t-il rappelé.

Pour ce qui est des perspectives, le garde des sceaux annonce la construction d’une Cour d’Appel et de la maison centrale de N’zérékoré. « Ce n’est pas normal que les habitants de N’zérékoré aillent jusqu’à Kankan quand ils font appel. Mais tout ça, on va le corriger. Il est prévu ici à N’zérékoré de construire et mettre en place une Cour d’Appel. Et, j’ai demandé à mon directeur des infrastructures, qui est originaire de cette ville, de cerner rapidement le site qui a été choisi, de faire les éléments topographiques afin que nous mettions également l’exécutif devant ses responsabilités.

En ce qui concerne la maison centrale de N’zérékoré, qui a une population carcérale assez importante, dans un premier temps, avec l’aide de nos partenaires, on a commencé à faire des travaux d’aménagement et il faudrait cette fois aller plus loin. On envisage une nouvelle prison à N’zérékoré dont on est en pourparlers avec nos partenaires italiens qui vont nous aider à construire de nouvelles prisons dans 6 grandes villes du pays, dont N’zérékoré fera partie », a fait savoir maître Cheick Sako.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Récupération des domaines de l’Etat : des inquiétudes naissent à N’Zérékoré

23 mars 2019 à 10 10 38 03383

Le lancement des activités de déguerpissement des occupants des domaines de l’Etat à Conakry par le ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire continue de faire du bruit dans tout le pays. A N’Zérékoré, les occupants des domaines de l’Etat sont sur le qui-vive, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La sortie médiatique de Dr Ibrahima Kourouma, Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, soulignant que tous les domaines de l’Etat doivent être repris tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays, a créé le doute dans les esprits. A N’Zérékoré, de nombreux habitants occupent des zones réservées de l’Etat.

Aujourd’hui, l’inquiétude est de mise chez ces citoyens qui redoutent un scénario similaire à celui de Kaporo Rails et Kipé 2 (Conakry). C’est le cas de Moriba Haba, domicilié au secteur Ossud, dans la commune urbaine. « On apprend que N’zérékoré fait partie du programme. Si cela est vrai, nous qui habitons le secteur Ossud nous allons subir le même sort que ceux de Conakry (Kaporo Rails et Kipé 2, ndlr).

Alors, nous demandons à l’Etat de surseoir à ça pour le moment, vu nos conditions de vie très pénibles. On n’a pas d’emploi ici, il n’y a aucune société minière dans la région qui puisse employer au moins nos enfants. Mais, si cela est vrai, où allons nous mettre nos têtes ? »

Pour Fatoumata Camara, habitante du quartier Mohomou, dans la commune urbaine, « l’Etat est fort, on a vu les gens à Conakry, qui avaient des titres fonciers et ils ont été délogés. Donc, si N’Zérékoré est concernée, l’Etat ne fera pas de nous une exception.

Moi, j’ai vécu plus de 40 ans à N’Zérékoré et on ne nous a jamais dit que ce domaine appartient à l’Etat. Mais, comme on n’a pas vu d’abord les bulldozers, on se réserve de tout commentaire. On souhaitent cependant que les autorités communiquent pour qu’on sache si N’Zérékoré fait partie réellement du programme ».

Interrogé à ce sujet, le directeur régional de l’urbanisme de N’Zérékoré, Mohamed Condé, a indiqué la zone qui pourrait être concernée dans la commune urbaine. Il précise toutefois, que le déguerpissement de cette zone n’est pas encore programmé. « Je ne pense pas pour le moment que N’Zérékoré soit sur la ligne des déguerpis.

Mais, à ce que je sache, c’est la cité des fonctionnaires, c’est-à-dire le secteur Ossud qui est prévu. Mais, il y a manque de moyens pour le moment. Et, quand on aura les moyens, on va faire face. Par ce qu’il ne faut pas casser pour casser, il faut casser pour construire », a dit Mohamed Condé.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : des anciennes recrues interpellent le président Alpha Condé

20 mars 2019 à 19 07 25 03253

Le recrutement annoncé dans l’armée guinéenne continue de faire parler de lui. Des recrues, formées en 2009 à Kaliya, dans la préfecture de Forécariah, mais non engagés dans l’armée, sont en colère. A travers une conférence de presse animée à N’Zérékoré, ce mercredi 20 mars 2019, ces recrues ont attiré l’attention des autorités sur leur situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis l’annonce du recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes, lancée le 1er février 2019 par le ministère en charge de la Défense, les anciennes recrues du centre de formation et de recyclage des forces armées de Kissidougou, font parler d’elles à travers des déclarations et des démonstrations de force.

À N’Zérékoré, de très nombreux jeunes, qui ont suivi la formation militaire sous le régime de la junte militaire dirigée par le Capitaine Dadis, aujourd’hui abandonnés, ont dit leur frustration ce mercredi. A travers une conférence de presse, ces gens veulent attirer l’attention du chef de l’État sur leur situation.

Selon leur porte-parole, le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, « nous avons été recrutés en 2009 par le capitaine Moussa Dadis Camara et on a suivi la formation à Kaliya. Après la formation, ils nous ont repartis en 4 groupes. Le premier groupe est allé à Falléssadé, un est parti à Kindia, l’autre à Kankan et nous, on nous a envoyés à Kissidougou.

Et quand nous sommes venus, ils nous ont soumis à un test qu’on a fait. On était au nombre de 1669. Ils ont éliminé 303 et nous autres qui sommes restés, on a dit qu’on est apte à poursuivre la formation. On est resté, on a suivi la formation jusqu’à finir. On était maintenant à l’attente de nos matricules ».

Malheureusement, précise le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, les choses ne vont pas se passer comme prévues. « Le directeur du centre de formation et de recyclage des forces armées est venu d’une mission à Conakry, pour nous dire que le chef de l’État a mis croix sur notre affaire, sans nous donner des explications.

Directement, un de nos amis, qui avait une poignée de riz dans sa main, a piqué une crise, il est mort surplace. Sur ça, on a décidé d’organiser une grève pour attirer l’attention des autorités sur notre situation. Mais, notre mouvement a été diabolisé. Et ça n’a pas abouti. On a été chassé du centre », a-t-il expliqué.

Pour le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, former un groupe de jeunes militaires et les mettre à l’abandon est un danger. « Aujourd’hui, c’est un danger pour le peuple de Guinée, parce qu’un militaire bien formé et laissé à l’abandon est un danger. Nous, on a nos contacts, on s’appelle. On est 1669 soldats. Mais, on n’a pas une idée de faire du mal à quelqu’un. Mais, comme c’est comme ça, on est là. On n’a pas autre chose à faire, mais l’avenir nous le dira », a dit le soldat.

Pour finir, le porte-parole des recrues lance un appel au président de la République. « C’est une doléance que nous demandons au président de la République de nous aider à ce qu’on soit intégré dans l’armée. Au lieu de reprendre à zéro le recrutement, il devrait commencer par nous, parce que, imaginez deux ans de formation. On a été formé, premièrement par les blancs, et deuxièmement, par les formateurs guinéens. Et Kissidougou est l’un des meilleurs centres de formation et de recyclage de la Guinée. Tous les officiers passent par-là ».

Il reste à savoir si les doléances exprimées par les recrues de Kissidougou seront prises en compte par les autorités.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel: (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Psychose liée à la vaccination antiparasitaire : les cours perturbés ce mercredi dans les écoles de Beyla

20 mars 2019 à 11 11 38 03383

Les cours n’ont eu lieu que jusqu’à 10 heures du matin ce mercredi, 20 mars 2019 à Beyla. Une folle rumeur autour de la vaccination antiparasitaire lancée lundi, puis suspendue le même jour, est à l’origine de cette situation. Les parents d’élèves ont accouru vers les écoles pour chercher leurs enfants et les ramener à la maison, a appris Guineematin.com, de sources locales.

Malgré sa suspension par le ministère de la santé, la campagne de vaccination antiparasitaire, lancée lundi dernier dans les préfectures de Coyah, Dubreka et Fria continue de causer psychose et panique à travers le pays. Après Koundara hier, c’est la préfecture de Beyla qui a connu un vent de panique ce mercredi matin. Ayant appris que des agents vaccinateurs vont passer dans les écoles pour administrer des produits à leurs enfants, les parents d’élèves sont allés précipitamment dans les écoles pour chercher leurs enfants.

« Il était 10 heures, la recréation venait de se terminer et on s’apprêtait à rentrer en classes, lorsqu’on a vu un groupe de parents d’élèves, venir chercher leurs enfants. Ils sont venus en courant. Ils ont dit qu’ils ont appris qu’à Conakry, il y a eu une vaccination dans les écoles qui a tué de nombreux enfants, et que ces mêmes agents vaccinateurs sont arrivés à Beyla ici pour donner des produits aux élèves », explique au téléphone de Guineematin.com, Oumou Thiam, enseignante à l’école primaire du centre 2 de Beyla et animatrice à la radio rurale de Beyla.

Devant les parents d’élèves, l’enseignante cherche à mieux se renseigner sur cette situation. Elle appelle le Directeur Préfectoral de la Santé (DPS) de Beyla pour prendre des nouvelles. « Quand j’ai appelé le DPS, il m’a dit qu’il n’y a aucune vaccination en cours ou qui est programmée à Beyla. J’ai expliqué cela aux parents qui étaient là en tentant de les rassurer mais ils ne m’ont pas cru. C’est ainsi que ma directrice m’a dit de les laisser prendre leurs enfants et rentrer », a-t-elle expliqué.

Notre source indique que la même scène a eu lieu dans les autres écoles de la ville. Partout, les parents sont allés chercher les élèves pour rentrer avec eux à la maison.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel.628124362

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Les étudiants de N’Zérékoré en colère : pas de cours à l’Université ce jeudi

14 mars 2019 à 19 07 44 03443

Les étudiants de l’Université de N’Zérékoré ont boudé les salles de classe ce jeudi, 14 mars 2019, pour protester contre leurs conditions de vie et d’études. Ces étudiants exigent notamment : la construction d’une cantine universitaire, la prise en charge des étudiants et les véhicules de liaison pour les sorties de terrains, l’équipage des laboratoires, l’équipement en médicaments de l’infirmerie de l’université, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis près de trois mois, le Conseil des Etudiants de l’université de N’Zérékoré a déposé une plateforme revendicative auprès des autorités universitaires. Leur démarche vise à attirer l’attention des responsables sur leurs préoccupations. Mais, les points ne sont satisfaits que partiellement. C’est pour exprimer leur impatience, qu’ils ont boudé les cours ce jeudi.

Selon Mamady Touré, le président dudit Conseil, « c’est à l’issue d’une rencontre entre le Conseil des Etudiants, les chefs de classe, les conseils de faculté et de département que nous avons conçu une plateforme de revendication que nous avons déposé au rectorat. Ça fait deux mois de cela. Donc, nous avons demandé à ce qu’il y ait une cantine universitaire, à ce qu’on ait les moyens de déplacement pour les sorties de terrain, à ce que l’infirmerie soit équipée, les labos qui sont à l’université ne sont pas équipés.

Donc, nous avons également demandé à ce que les labos soient équipés, la prise en charge des sorties de terrain, et le courant qui vient à 9h et part à 14 heures, cela ne nous arrange pas. Nous avons également sollicité que ça vienne à 9heures et parte à 18 heures parce que nous avons deux groupes pédagogiques », a-t-il énuméré.

Interpellé à ce sujet, le recteur de l’université de N’Zérékoré, Dr Ousmane Wora Diallo, annonce avoir trouvé un accord de sortie de crise avec les étudiants grévistes. « Les étudiants ont déposé une plateforme revendicative qui est en voie de résolution. Et, un certain nombre de problèmes, je crois au nombre de sept, sont réglés.

Ils restaient cinq problèmes en vue et qui étaient toujours dans la perspective de résolution par tranche. Donc malheureusement, malgré que la porte du dialogue soit ouverte, le 12 mars, ils ont déposé un préavis de grève.

C’était même un préavis et un avis en même temps, parce que qu’ils disaient que si les cinq problèmes qu’ils ont-là ne sont pas réglés, ils seront en grève à partir du 14 mars. Mais, puisque nous étions dans la logique de résoudre ces problèmes, nous les avons appelés le même jour, le 12 mars, nous avons discuté avec eux sur le problème. Nous avons balisé les solutions et nous avons poursuivi les débats hier, le 13 mars, et on a trouvé un consensus », a dit le recteur.

Les étudiants, qui n’ont boudé les cours que pour ce jeudi, mettent en garde les autorités universitaires par rapport à leurs engagements. « Si toutefois le rectorat n’arrive pas à respecter ses engagements, nous serons obligés de reprendre et poursuivre la grève jusqu’à la satisfaction de nos points de revendication », prévient Mamady Touré.

A suivre !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
Tel : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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N’Zérékoré : Des acteurs locaux à l’école de la vulgarisation des textes relatifs au genre

13 mars 2019 à 8 08 26 03263

Le Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) de N’Zérékoré, en collaboration avec Plan Guinée, a organisé, en début de semaine, un atelier de plaidoyer auprès des autorités et institutions pour la vulgarisation des textes relatifs au genre ainsi que l’application des textes nationaux dans les préfectures de N’Zérékoré et de Yomou, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette rencontre a regroupé les sous-préfets, les maires et les secrétaires généraux des communes rurales de Koulé, Koropara, Kobéla, Samoe et Soulouta, de la commune urbaine de N’Zérékoré, le Club des Jeunes Filles Leaders de la N’Zérékoré, les services de santé et de sécurité.

C’est la salle de conférence de la bibliothèque du CECOJE qui a servi de cadre à la cette rencontre, présidée par le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de N’Zérékoré. Elle vise à outiller les participants sur la notion du genre.

Selon Sékouba Traoré, responsable du CECOJE, « il s’agit d’un plaidoyer pour la prise en compte de la situation du genre dans les plans de développement locaux et les plans d’investissements annuels (PAI) au niveau des communes d’intervention de notre partenaire Plan Guinée. Il y en a 12 pour les préfectures de Yomou et N’Zérékoré, dont 6 collectivités par préfectures. Nous avons invité, sous le leadership du sous-préfet, les maires et les secrétaires généraux des communes pour aider à la réflexion et à l’intégration à la base de la situation du genre dans ces collectivités ».

Prenant la parole, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de N’Zérékoré, Amara Kaba, a remercié les organisateurs tout en invitant les participants à accorder une importance capitale à cet atelier. « Je voudrais, au nom du préfet, dire aux acteurs concernés, que chacun écoute avec attention les termes liés à ce plaidoyer pour qu’au sortir de cette rencontre, que vous soyez mieux outillés et capables de restituer dans les lieux qui sont les vôtres, pour que le comportement puisse changer vis-à-vis de cette question du genre », a dit monsieur Kaba.

Pour Nestor Dieudonné Mamy, sous-préfet de Samoe, cette rencontre va leur permettre de mieux sensibiliser les populations, mais aussi de monter des projets liés à la question du genre. « J’envisage qu’après ici que nous sensibilisons d’abord la population au sujet du genre. Et, après cette sensibilisation, nous montons les projets que nous allons soumettre à nos partenaires pour que les écoles maternelles soient créées dans nos secteurs et districts… »

À noter que 42 participants ont pris part à cette rencontre. Et les mêmes activités sont attendues pour la zone de Yomou.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com
Tél : (224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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N’Zérékoré : un semi-marathon pour dénoncer l’excision

11 mars 2019 à 12 12 34 03343

Le Centre d’Ecoute de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) de N’zérékoré a organisé un semi-marathon de sensibilisation et de vulgarisation des textes de loi dans le contexte de la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF). La cérémonie, organisée hier, dimanche 10 mars 2019, a eu pour départ le rond-point Dorota en passant par le Commissariat Central jusqu’à la place des Martyrs, rapporte le correspondant le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le semi-marathon de N’zérékoré a permis aux organisateurs de sensibiliser plus de 100 jeunes filles sur les conséquences des MGF. C’était en présence des chefs de quartiers, de la société civile ainsi que des services de sécurité.

Selon Sékouba Traoré, le responsable du CECOJE, « ce semi-marathon s’inscrit dans le cadre de la célébration, en différé, de la journée internationale, tolérance zéro contre les mutilations génitales. Notre pays, à l’instar des autres, a effectivement célébré cette journée.

Mais, pour le cas spécifique de N’Zérékoré et de Yomou, nous allons organiser une célébration en différé pour que 100 jeunes filles puissent participer à ce marathon de sensibilisation et de vulgarisation des textes de loi dans le contexte de lutte contre les mutilations génitales féminines ».

Prenant la parole, Niankoye Kolié, chef de quartier de Wessoua, au nom des collectivités, a remercié les organisateurs avant d’inviter les jeunes filles à dénoncer toute personne qui pratique les mutilations génitales féminines. « Nous remercions les initiateurs de ce programme. Nous sommes à leur disposition et nous sommes prêts à l’application des textes liés à ça.

Je remercie les marathoniennes d’avoir participé à ce marathon et je les invite à refuser l’excision et d’avoir le courage de dénoncer ou de porter plainte contre un père ou une mère qui vous va vous orienter vers l’excision », a lancé monsieur Kolié.

Classée première au marathon, Kadiatou Diallo, s’est réjouie de cette initiative et a promis de s’impliquer dans la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines. «Je suis fière d’être la première de cette activité, de ce marathon.

Je remercie les organisateurs. En plus, nous les jeunes filles, nous nous battrons pour mettre terme à cette pratique qui entrave notre santé en République de Guinée. A bas l’excision », a martelé la gagnante du marathon.

Au terme du semi-marathon, les responsables du CECOJE souhaitent que « les indicateurs liés à la prévalence des Mutilations Génitales Féminines soient revus à la baisse pour que notre pays, qui occupe le deuxième rang mondial, puisse être au rendez-vous des Objectifs du Développement Durable en 2030, que la Guinée puisse présenter des indicateurs satisfaisants… »

À noter que la journée a été clôturée par la remise des prix de fournitures scolaires aux différentes lauréates du semi-marathon et la présentation des sketchs.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’zérékoré : un jeune de 15 ans tue son grand frère d’un coup de fusil

10 mars 2019 à 21 09 34 03343

Un garçon âgé de quinze (15) ans a tué son grand frère à l’aide d’un fusil de fabrication locale au quartier Bellevue, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Les faits se sont produits dans la nuit d’hier samedi 09 mars 2019 aux environs de 22 heures. Alphonse Zogbélémou aurait pris Jean Zogbélémou pour un voleur, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le drame a créé l’émoi dans la cité. Selon nos informations, les deux frères sont tous élèves au collège Amara Noké Traoré de la commune urbaine. Le plus jeune, Alphonse, élève en classe de 7ème année, aurait confondu Jean, en classe de 8ème année, à un voleur pour ouvrir le feu sur le pauvre.

Le drame s’est produit à l’absence des parents des deux frères, la mère est en déplacement alors que le père était absent de la concession au moment des faits. Notre source ajoute que la concession a été victime de vol à répétition ces derniers temps. Une situation qui aurait poussé le jeune Alphonse à se servir de l’arme à feu, de fabrication locale.

Dans la soirée d’hier, Alphonse s’est couché un peu plus tôt, alors que Jean est allé se promener. A son retour, Jean frappe à la porte. Mais, avec le bruit de la porte, Alphonse va se réveiller en sursaut. Ayant pensé à un voleur, il a ouvert le feu sur son frère à l’aide d’un fusil de calibre 12, appartenant à son père.

Selon notre source d’information, après s’être rendu compte qu’il a tué son frère, Alphonse a tenté de se suicider à l’aide du même fusil. C’est grâce à la vigilance du voisinage que le jeune a été appréhendé et confié aux services de sécurité. Le corps de son défunt grand frère, Jean Zogbélémou, a été transféré à la morgue de l’hôpital régional de N’zérékoré.

Aux dernières nouvelles, après le constat de la police et la concertation entre les autorités locales et la famille du défunt, le corps Jean Zogbélémou a été remis à ses parents pour son inhumation. Une enquête a été diligentée par les services de sécurité alors que le jeune Alphonse Zogbélémou crie haut et fort avoir confondu son grand frère à un voleur.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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