N’zérékoré : clôture de la SENACIP à la grande satisfaction des organisateurs

22 décembre 2018 à 22 10 22 122212

Contrairement à Kankan, c’est dans une ambiance festive que la Semaine Nationale de la Citoyenneté et de la Paix (SENACIP) a pris fin ce samedi, 22 décembre 2018, dans la ville de N’zérékoré. La salle de conférence de la mairie a abrité la cérémonie, en présence des autorités préfectorales et communales, des chefs de quartiers, ainsi que des groupements de jeunes et de femmes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

N’famara Jean Camara

Lancée le 17 décembre dernier, la SENACIP s’est achevée dans la préfecture de Nzérékoré avec une forte mobilisation. Présent à la cérémonie de clôture, le directeur national de la Promotion des Droits de l’Homme et de la Citoyenneté, N’famara Jean petit CAMARA s’est du bon déroulement de la SENACIP à N’zérékoré. « C’est un sentiment de satisfaction et de joie, dans la mesure où les autorités préfectorale et communales, aussi celle des jeunes de N’zérékoré, comprennent de mieux en mieux cette problématique de la citoyenneté et qui s’engagent de plus en plus à la faire évoluer ».

Par ailleurs, monsieur Camara est revenu sur les différentes activités réalisées sur le terrain à la faveur de la SENACIP. « Les principales activités, je dirais, la conférence à l’université de N’zérékoré, ensuite l’immersion des jeunes qui sont rentrés dans les quartiers pour discuter avec les uns et les autres sur la problématique de la citoyenneté. Et ce matin, il y a eu encore l’acte citoyen dans la préfecture, les gens sont venus pour essayer de dégager un certain nombre d’ordures et nous avons encore appris des choses qu’il va falloir intégrer dans la prochaine SENACIP, notamment de ne plus s’arrêter dans les préfectures, de voir nos compatriotes qui sont dans les communes rurales. A partir du moment que la SENACIP est une loi, elle est faite pour tout le monde, pas seulement pour Conakry et les préfectures… Ce sont des choses qui me semblent être importantes que nous allons proposer au ministre » estime le directeur national de la Promotion des Droits de l’Homme et de la Citoyenneté.

De leurs côtés, les agents de sensibilisation ont dit leur satisfaction devant la réussite la cette SENACIP. Selon Sabine Goepogui, l’une des participantes, « c’est une semaine de satisfaction. Nous sommes parties sur le terrain, on a rencontré les gens, on leur a expliqué comment se comporter dans la société, d’éviter de jeter les ordures dans les caniveaux et ça nous a donné de l’amour envers nos voisins, nos amis, nos frères ».

Quant à Jules Konbadino, il dit avoir beaucoup appris de cette SENACIP. « On a retenu beaucoup de choses par rapport à la citoyenneté. C’est un acte qu’on ne doit pas oublier, malgré le fait que l’État n’a pris qu’une semaine seulement pour cette activité. Nous souhaitons que ce qui a été donné comme sensibilisation soit mise en pratique. Je demande aux jeunes, surtout à cette nouvelle génération, de se donner la main pour consolider un climat de paix en Guinée ». 

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guinematin.com

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Atelier sous régional de Lola : les décisions issues de la rencontre

22 décembre 2018 à 16 04 58 125812

L’atelier sous régional organisé à Lola s’est achevé dans la soirée d’hier, vendredi, 21 décembre 2018. Il a réuni 66 participants venus de la Guinée et de la Côte d’Ivoire qui ont planché pendant deux jours (jeudi et vendredi) sur la préservation des forêts classées situées le long de la frontière entre les deux pays. La rencontre a débouché sur plusieurs recommandations visant à améliorer la gestion transfrontalière des réserves de Déré, du Mont Nimba et de Thiapleu, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Lola.

C’est suite à l’occupation anarchique des forêts classées situées le long de la frontière guinéenne et la dégradation poussée de ces réserves, que la direction régionale de l’environnement de N’zérékoré a organisé cette rencontre de concertation à Lola. De nombreux techniciens du monde environnemental se sont retrouvés pour plancher deux jours sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour préserver ces forêts. Ils ont élaboré à cet effet, plusieurs recommandations, dont :

Des opérations de déguerpissement ; la matérialisation des limites des forêts concernées et la sensibilisation des populations riveraines ; la relance des rencontres tripartites durables du Mont Nimba ; la redynamisation des comités de pilotage tripartite sur l’accord-cadre sur la conservation durable du mont Nimba ; l’implication des services de sécurité et des forces de défense des différents pays concernés dans le cadre de la concertation tripartite.

Inclure la forêt classée de Thiapleu dans les résolutions à prendre sur l’accord-cadre ; assurer la sécurité transfrontalière entre nos pays ; organiser des patrouilles mixtes entre les forces de sécurité et de défense et des patrouilles simultanées pour sauvegarder la forêt ; proposer des budgets de sauvegarde des forêts de chaque comité de pilotage, disposer de lignes budgétaires nationales, identifier des partenaires privés bilatéraux et multilatéraux, des ONG nationales et internationales pour le financement de la gestion des forêts, (…)

Il est convenu également que les occupants illégaux de ces forêts vont être informés de leur déguerpissement par les autorités locales du 21 décembre 2018 au 10 janvier 2019 pour quitter librement la forêt. Le CEGENS de Guinée, l’OIPR (Office Ivoirien des Parcs et Réserves) évoluant à Thiapleu et la SODEFOR (Société de Développement des Forêts de la Côte d’Ivoire) doivent se rencontrer au plus tard le 15 janvier 2019 pour une nouvelle concertation.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Lola : les messages des autorités au lancement de la SENACIP

18 décembre 2018 à 18 06 06 120612

A l’image de ses homologues des autres préfectures de la Guinée, le préfet de Lola a procédé au lancement officiel de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP), hier lundi, 17 décembre 2018. Saa Youla TOLNO en a profité pour exhorter à la paix, le civisme et la citoyenneté, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

La cérémonie s’est tenue dans la salle de conférence de la préfecture de Lola. Elle a réuni les autorités et plusieurs citoyens de la ville. A cette occasion, le préfet de Lola, Saa Youla TOLNO, a rappelé l’importance de la SENACIP. « Loin des querelles partisanes et des réactions épidermiques, ponctuelles suscitées par l’actualité présentée dans les médias ces jours-ci, cette semaine est l’occasion chaque année de nous interroger sur ce que nous faisons, nous pouvons et nous devons faire, mais aussi de nous rencontrer et de nous parler autour des questions qui nous tiennent tous à cœur et qui reviennent sans cesse dans notre quotidien », a-t-il déclaré.

Selon lui, les deux premières éditions de cette semaine ont démontré qu’il est possible d’oublier sa couleur politique lorsqu’il s’agit de déterminer ce qui est important pour la République de Guinée pour la construction de la nation. « Il apparaît bien essentiel et primordial pour la consolidation de la paix et la préservation de la paix et notre vivre ensemble démocratique, de travailler tous pour la construction et la consolidation démocratique pour une identité nationale qui dépasse, qui transcende les identités communautaires, ethniques, religieuses.

Il est également essentiel de développer une identité nationale qui soit en mesure de résister aux aléas et aux turbulences de la vie politique dans le cadre de cette vision avec le souci d’inscrire dans la durée, la volonté politique exprimée par le chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, et son gouvernement pour que se dégage la nécessité de respecter ce calendrier annuel de profonde réflexion afin qu’ émerge un individu débarrassé des identités singulières et tourné vers la
construction de la nation commune de Guinée », a dit le préfet.

Abondant dans le même sens, Moussa Loua, le représentant du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté, a interpellé l’ensemble des guinéens sur la nécessité de s’unir dans la diversité pour développer le pays. « Si le guerzé ne veut pas aller avec le malinké, le malinké ne veut pas aller avec le peulh et le peulh ne veut aller avec le soussou, nous allons nous développer avec cette division ? Donc, c’est de revoir la situation, voir ces comportements de nos jours où ça nous a conduits. Ce qui se passe, grève par-ci, grève par-là, il n’y a plus de comportement citoyen. Ce qui est bon pour le peuple, les constructions du passé, quand les gens s’énervent, ils détruisent les édifices publics et après ils réclament les mêmes choses », a déploré Moussa Loua.

De son côté, Doro TRAORE, vice maire de Lola, a indiqué que cette semaine doit permettre à toute la population, de vivre dans la cohésion, la paix, la concorde et dans l’harmonie.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Siguiri : des femmes en colère manifestent contre le préfet

17 décembre 2018 à 13 01 44 124412

Un groupe de femmes de Fanafanakö dans la préfecture de Doko a envahi la préfecture de Siguiri ce lundi, 17 décembre 2018. Elles étaient venues dénoncer le préfet Elhadj Ibrahim Kalil Keïta, accusé de partialité dans le conflit opposant Fanafanakö à Massala, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Au lendemain de l’affrontement ayant opposé des habitants des districts de Fanafanakö et Massala hier dimanche, 16 décembre 2018, la colère est grande dans le camp de Fanafanakö. En effet, ce village a enregistré 13 blessés par balles dans cet affrontement. Des machines de concassage et des motos appartenant à ses habitants ont été également saisis par le camp adverse.

Cette colère, les femmes du village ont tenu à l’exprimer de vive voix au préfet de Siguiri, accusé de soutenir les habitants de Massala dans le conflit qui les oppose à ceux de Fanafanakö autour du contrôle d’une mine d’or. Ces femmes, au nombre d’une cinquantaine, ont envahi les locaux de la préfecture de Siguiri ce lundi matin.

« Nous sommes venues voir le préfet parce que les citoyens de Massala disent sans gêne que c’est le préfet qui leur a donné l’autorisation de tuer nos enfants.

Ils ont dit publiquement que le préfet leur a dit de tuer toute personne qu’ils vont voir sur le site. L’année passée, ils avaient tiré sur 7 personnes qui ont été grièvement blessées sans qu’ils ne soient inquiétés, hier encore ils ont tiré sur 13 personnes à balles réelles.

C’est le préfet qui arme les citoyens de Massala contre nous, nos enfants sont tués chaque année. La justice a été rendue en notre faveur, mais le préfet prend de l’argent avec les citoyens de Massala et les autorise à nous tuer. C’est pourquoi, nous avons décidé de venir le rencontrer aujourd’hui », a expliqué Mariam Simagan, porte-parole des manifestantes.

Mais, ces femmes n’ont pas pu rencontrer le préfet. C’est le secrétaire général de la préfecture de Siguiri, Siné Magassouba, qui est venu s’entretenir avec elles. L’administrateur a convaincu les manifestantes à rentrer dans leur village, leur promettant que la justice fera son travail.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinéematin.com

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N’zérékoré : Alpha Condé annonce un changement total à la tête d’EDG

17 décembre 2018 à 10 10 15 121512

L’accueil chaleureux réservé au président Alpha Condé dans la ville de N’zérékoré a été gâché par un mouvement de protestation. Plusieurs jeunes ont profité de la présence du chef de l’Etat pour exprimer leur colère face aux multiples délestages électriques constatés dans la ville. Et, même s’il n’a pas apprécié l’attitude des protestataires, le président de la République a tenu à les rassurer, annonçant notamment un changement complet à la tête d’EDG, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« EDG zéro », c’est avec ce slogan que plusieurs jeunes de N’zérékoré ont accueilli le président de la République, hier dimanche 16 décembre 2018. Pancartes en mains, les jeunes ont manifesté devant Alpha Condé contre la faible desserte de la ville en courant électrique. En réponse, le chef de l’Etat a déploré ce mouvement de protestation des jeunes, rappelant qu’il a déjà consenti d’énormes efforts pour fournir du courant à la population guinéenne.

Tout de même, Alpha Condé a indiqué qu’il n’est pas satisfait du travail de la société Electricité de Guinée (EDG) et annoncé des changements à venir à la tête de cette société. « Je ne vous permets pas de faire la pagaille. Vous dites qu’il n’y a pas de courant, mais est-ce que y avait un seul poteau de courant à N’zérékoré avant que je ne sois président ? Qui a envoyé le courant à N’zérékoré ? Alors, pourquoi vous criez s’il n’y a pas de courant dans un quartier ?

De 1920 (au temps des blancs) à mon arrivée au pouvoir en 2010, la Guinée n’avait que 130 MW de courant. En 100 ans, 130 MW. Au bout de 4 ans, j’ai fait Kaléta qui produit 240 MW, plus du double de ce qui était là, Souapiti finit l’année prochaine avec 450 MW. Il y aura ensuite Amaria 30 MW, Koukoutamba 13 MW. Mais, EDG ne marche pas. J’ai dit à la direction de d’EDG à Conakry que je ne suis pas satisfait de leur travail. A partir du mois d’octobre, la direction va complètement changer », a promis le chef de l’Etat.

Beaucoup s’interrogent cependant sur la période annoncée par le président pour effectuer les changements annoncés à la tête d’EDG. Car Alpha Condé parle du mois d’octobre alors que nous sommes en décembre. Le chef de l’Etat s’est-il trompé de mois ou bien il compte attendre jusqu’en octobre 2019 pour opérer ses changements ? La question pour l’instant sans réponse.

A rappeler que l’un des groupes électrogènes qui permettaient de fournir le courant à la ville de N’zérékoré est tombé récemment en panne. Ce qui prive de nombreux quartiers de la ville d’électricité. Et même les quartiers qui sont encore desservis, font face à de multiples délestages.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Alpha Condé aux responsables du RPG à Lola : « ils sont assis pour manger le bien du parti »

17 décembre 2018 à 9 09 23 122312

Après l’étape de Gueckédou, le président de la République, en compagnie d’une forte délégation, s’est rendu dans la préfecture de Lola, hier dimanche 16 décembre 2018. Le professeur Alpha Condé a saisi cette occasion pour procéder au lancement des travaux de la route Lola-N’zoo, longue de 40 kilomètres, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est en compagnie d’une forte délégation que le président Condé s’est rendu à Lola : Moustapha Naïté, Frédéric Loua, Makanéra Kaké, Jean Marc Telliano, Léandro Bassolé (représentant de la Banque Africaine de Développement), Hassan Abou (représentant de Henan Chine).

C’est au stade Phil Davis que le président a été reçu par une foule nombreuse. Après avoir remercié les populations, Alpha Condé n’a pas dérogé à la règle, celle de critiquer ouvertement les citoyens de Guéasso et de N’zoo. Des critiques liées aux actes de violences qui ont émaillé l’installation des exécutifs.

Par ailleurs, Alpha Condé a déploré la coupe abusive du bois dans la région, notamment dans les forêts de Déré et Kpéaba. Il a instruit le gouverneur de N’zérékoré et les autorités préfectorales à déguerpir les occupants des forêts classées.

En outre, le président de la République a fait des promesses aux jeunes et aux femmes. « Ma première parole, c’est aux femmes et aux jeunes de Lola. Vous avez une banque, les MUFFA (Mutuelles Financières des Femmes Africaines) et MC2 (Mutuelles Communautaires de Croissance), vous êtes au nombre de 652 personnes…. Vous devez augmenter vos membres, je voudrais que toutes les femmes de Lola rentrent dans la MUFFA. Les MUFFA, c’est pour les femmes et MC2 sont pour les femmes et les jeunes. Si les jeunes et les femmes veulent qu’on les aide, il faut qu’ils adhèrent au MUFFA et au MC2 pour que nous puissions donner beaucoup d’argent. Je félicite la jeunesse de N’zoo, ils ont créé leur MC2. Mais, ils n’ont pas fini d’abord, s’ils vont finir nous allons les aider », a-t-il insisté.

Dans la même lancée, Alpha Condé a encouragé les femmes de Lola à la culture maraîchère, à l’élevage et à la pisciculture: « Nous voulons donner la priorité aux poissons et aux poulets. La nourriture que nous consommons n est pas bonne. A certains niveaux de la vie, la consommation de la viande n’est pas bonne. C’est ça qui provoque la tension et diabète chez nous. Nous voulons que le poisson et la poule soient notre manger préféré. Je n’ai pas dis de ne pas manger la viande du bœuf, mais de réduire ».

Le président de la République n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur les responsables du RPG.

« Je vais dire la vérité aux responsables du RPG, la manière dont le RPG marche dans le pays n’est pas bonne. Si tu prends la Guinée aujourd’hui, qui sont les plus nombreux ? C’est la jeunesse et les femmes. Si tu prends 10 personnes, les 7 ont moins de 30 ans. Si tu dis aujourd’hui la Guinée, c’est eux ! Les responsables du RPG n’ont pas vu ça ! Lorsque je venais, les enfants qui avaient 5 ans, ils ont combien aujourd’hui ? Ils ont 30 ans. Si tu considères que ces jeunes ont toujours 5 ans, ça ne marchera pas. C’est le comportement des responsables du RPG, malgré qu’ils ne puissent plus se déplacer pour aller dans les sous préfectures pour faire le travail du parti. Au lieu de mettre les personnes qui peuvent faire le déplacement, ils refusent de faire çà. Ils sont assis pour manger le bien du parti. Exemple : les motos, au lieu de donner aux jeunes qui peuvent faire le travail, ils donnent à leurs enfants ».

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Alpha Condé à Lola : ce qu’ont dit le préfet et le représentant de la BAD

16 décembre 2018 à 22 10 41 124112

Comme annoncé dans notre précédent article, dans la matinée de ce dimanche, 16 décembre 2018, le président de la République était dans la préfecture de Lola. Le professeur Alpha Condé y a présidé la cérémonie officielle de lancement des travaux de construction de la route Lola-N’Zoo, longue de 40 kilomètres et le bitumage de 12, 5 kilomètres de la voirie de la commune urbaine.

Comme de coutume, les autorités et citoyens de la préfecture étaient massivement mobilisés au stade Phils Devis de Lola pour accueillir le président Alpha Condé.

Après sa décente de l’hélicoptère qui l’a transporté, peu après 10 heures, le chef de l’Etat a tout d’abord fait le tour de la foule pour les salutations d’usage, en compagnie du ministre des Travaux publics, Moustapha Naïté, et des anciens ministres Jean Marc Telliano et Alhousseni Makanéra Kaké.

Au nom de la population de Lola, le préfet, monsieur Saa Youla Tolno a remercié le président de la République pour tous les efforts entrepris pour le développement de sa préfecture, avant de le rassurer de l’attachement indéfectible de Lola à sa gouvernance. « Je profite de l’occasion qui m’est offerte pour adresser mes vives félicitations et celles de la population pour les nombreuses et grandes réalisations que vous avez fait en si peu de temps partout dans le pays et particulièrement dans la préfecture de Lola. Vous avez commencé à prôner la concorde sociale et la paix, ainsi que l’unité nationale ; et, vous continuez à créer les conditions de maintien de paix dans tout le pays », a dit le préfet.

Monsieur Saa Youla Tolno a aussi remercié le président Alpha Condé pour les activités en cours de réalisation, notamment l’adduction d’eau dans la ville de Lola, l’installation des poteaux électriques, le reprofilage des route Lola- Pinè (longue de 62 km) et celle entre Guélémata et Guéasso, frontalière de la Côte d’Ivoire (longue de 85 kilomètres) pour le désenclavement des zones agricoles, l’autonomisation des femmes et des jeunes, en créant le MC2 et la MUFFA.

Pour sa part, le représentant de la Banque africaine de développement, s’est prononcé sur les travaux d’aménagement de la route Lola-N’Zoo, distante de 40 km, qui va coûter 47 milliards de dollars américains. Monsieur Leandro Bassolé a témoigné la volonté de la BAD à soutenir la République de Guinée à créer des conditions nécessaires et pérennes d’une croissance économique forte, inclusive, durable et créatrice d’emplois. « En plus de la route, le projet entend, à Lola, réhabiliter le marché, les écoles, réhabiliter et équiper les centres de santé, la réhabilitation de 20 km de routes rurales et communautaire, de contribuer aux travaux de la voirie à hauteur de 3 km et de construire une gare routière à Lola », a-t-il expliqué.

Monsieur Leandro Bassolé n’a pas manqué d’inviter le gouvernement à protéger ce patrimoine routier, en contrôlant les charges des engins sur le réseau routier, et à poursuivre le processus d’indemnisation des populations affectées par le projet, conformément au plan de réinstallation convenu entre le gouvernement guinéen et la banque.

Enfin, monsieur Hassan Abou Sira, représentant la société chargée de construire cette route, a remercié le peuple de Guinée et son gouvernement, l’institution de financement des travaux, notamment la banque arabe de développement, la BAD pour avoir placé leur confiance en eux.

A suivre !

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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Dispute autour d’une fille à N’zérékoré : un jeune poignarde mortellement son ami

16 décembre 2018 à 10 10 37 123712

Un jeune garçon, âgé de 16 ans, a succombé à ses blessures hier, samedi 15 décembre 2018, à l’hôpital régional de N’zérékoré. Le jeune Bangaly Kourouma, domicilié au quartier N’yen 1, dans la commune urbaine, a été poignardé par Moussa Traoré, un de ses amis qui a aussitôt pris la fuite, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les faits se sont produits dans la nuit du vendredi au samedi. L’auteur de l’acte, Moussa Traoré, élève en classe de 6ème année, est âgé de 15 ans. C’est suite à une altercation entre lui et Bangaly Kourouma que le drame s’est produit. Selon nos informations, les deux garçons se sont disputés à cause d’une jeune fille.

Dans un entretien accordé à notre reporter, le maire de la commune urbaine de N’zérékoré, Moriba Albert Délamou, a dit avoir appris la mauvaise nouvelle avec le chef du quartier. « J’ai été informé ce matin par le chef de quartier de Nyen, qu’il y a eu altercation entre deux jeunes. Donc, j’ai envoyé la gendarmerie sur les lieux. Les jeunes du quartier ont voulu incendier le domicile de la famille du coupable. Il paraît que c’est pour une question de copine entre les deux jeunes, ils étaient entrain de discuter sur la fille, c’est en ce moment que le nommé Moussa TRAORE a poignardé Bangaly Kourouma dans le dos, à l’aide d’un couteau. Il a été transporté d’urgence à l’hôpital avant de succomber à ses blessures ce matin. L’auteur du coup de poignard mortel a pris la fuite alors que la fille en question reste introuvable pour l’instant ».

Plus loin, le maire de la commune urbaine de N’zérékoré a dit qu’une enquête a été ouverte pour mettre la main sur Bangaly Kourouma. « Ce matin, nous sommes partis voir la famille de la victime pour leur présenter les condoléances. Nous leur avons promis que justice sera rendue. Ensuite, nous sommes allés dans la famille de l’auteur du drame. Mais, le jeune n’y était pas. Nous avons échangé avec son père à qui nous avons intimé de tout faire pour que son fils passe à la gendarmerie pour que l’affaire soit instruite. Le père a accepté et il s’est mis à la disposition de la gendarmerie, jusqu’à ce que son fils soit retrouvé. Ensuite, nous avons demandé aux jeunes du quartier de se calmer, de rentrer à la maison et que justice sera faite ».

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/ 666890877

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N’zérékoré: sous la pression des autorités, le SLECG local décide de reprendre les cours

15 décembre 2018 à 11 11 52 125212

Le coordinateur régional du syndicat des enseignants de N’zérékoré décide, à la surprise générale et contre l’avis du bureau national, de l’arrêt de la grève dans sa zone. Fayala Doumbouya justifie cette attitude par le fait qu’une majorité écrasante des membres du bureau exécutif du SLECG local a déjà repris les cours, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le début de la fissure tant recherchée par le gouvernement ? En tous les cas, cette annonce de Fayala Doumbouya sème le doute dans les esprits et donne des sueurs froides à Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée).

Fayala Doumbouya

Selon le coordinateur régional du SLECG de N’zérékoré, « cela fait maintenant plusieurs mois que nos salaires sont gelés. Ensuite, j’avais reçu un coup de fil, m’informant que nos amis partent à l’école pour enseigner et quand j’ai mené l’enquête, j’ai trouvé effectivement que c’était vrai. Vous savez, dans le bureau du SLECG, nous sommes au nombre de 25. Et, dans les 25, il y a 20 qui partent à l’école pour enseigner. Et nous les 5, que pouvons-nous faire ? C’est ainsi qu’on dit, au lieu d’attaquer tout temps les autorités, il faut que je sauve la tête des 5 autres membres du bureau. Et, c’est ainsi que j’ai informé le bureau national. Ceux-ci m’ont dit de rester dernière le bureau. Mais, je ne pouvais plus. J’ai dit non à Aboubacar Soumah et j’ai appelé les autres à reprendre les cours le lundi, 17 décembre 2018 », annone Fayala Doumbouya.

Le préfet de N’zérékoré ne pouvait que s’en réjouir, après que le gouvernement ait gelé les salaires des enseignants pour les contraindre à reprendre les cours. Selon Elhadj Sory Sanoh, « le SLECG de N’zérékoré n’avait plus le choix, parce qu’il était sous contrôle et certain d’entre eux étaient suspendus de leurs postes. Mais, en ce qui concerne leurs salaires, gelés depuis deux mois, je ferai tout de mon possible pour les dégeler », promet-il.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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N’zérékoré : un militaire condamné à 20 ans de réclusion criminelle

13 décembre 2018 à 20 08 57 125712

Le tribunal militaire de N’zérékoré, dans son audience criminelle de ce jeudi, 13 décembre 2018, a condamné le caporal Mohamed CAMARA à 20 ans de réclusion criminelle. Le caporal Camara, poursuivi pour abandon de poste, vol, menace et meurtre, est également condamné au payement de 50 millions de francs guinéens de réparation à la partie civile, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette audience du tribunal militaire a été présidée par le colonel Aboubacar CAMARA, sous-directeur du haut commandant de la gendarmerie nationale, direction de la justice militaire.

La partie a été marquée par des débats intenses et contradictoires entre les avocats de la partie civile et ceux de la défense. Par la suite, le procureur militaire, le commandant Almamy Mounachir Sylla, dans ses réquisitions, va demander au tribunal de retenir le caporal dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, le procureur militaire va solliciter une peine de 30 ans de réclusion criminelle.

Dans son verdict final, le tribunal a reconnu l’accusé coupable des faits d’abandon de poste, vol, menace et meurtre. Le caporal Mohamed Camara est condamné à 20 ans de réclusion criminelle et au paiement d’une amende de 50 millions de francs guinéens.

En outre, le tribunal a constaté la restitution à M. CECE Joseph THEA des objets suivants: un sac de riz, une torche, quatre machettes, et autres, objet de l’acte de reconnaissance du 10 avril 2018.

A la sortie de cette audience, Me. Félix MATHOS, avocat à la Cour, s’est dit satisfait du verdict, car pour lui, la loi a été respectée. « C’est une décision disciplinaire, parce que le ministère public avait requis 30 ans de réclusion criminelle. Si nous avons bénéficié de circonstances atténuantes, conformément à l’article 116 du Code de procédure pénale, je me réjouis de la décision parce qu’elle est parfaite et légale », a dit l’avocat de la défense.

De N’zérékoré, Foromo GBOUO LAMAH pour Guineematin.com

Tél (00224) 620 16 68 16/ 666 89 08 77

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Siguiri : un éboulement dans une mine d’or fait deux morts à Maleyah

13 décembre 2018 à 11 11 09 120912

Un éboulement dans une mine d’or a coûté la vie à deux jeunes gens au district de Sella, relevant de la sous-préfecture de Maleyah, dans Siguiri. Le drame s’est produit hier, mercredi 12 décembre 2018, aux environs de 16 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’accident en question a coûté la vie à Demba Condé et à un autre jeune, non identifié. Le drame s’est produit au moment où les deux victimes travaillaient dans une d’or où l’exploitation est interdite par les autorités locales.

Selon Mohamed Condé, membre de la Croix-Rouge, « il s’agit de deux jeunes. Pourtant, les tömbölomas (responsables de la sécurité des mines, ndlr) avaient interdit l’exploitation dans cette partie. Mais, les jeunes n’écoutent pas et prennent souvent des risques. C’est hier mercredi que le drame s’est produit. Au niveau de la Croix rouge, nous avons réussi à identifier l’une des victimes. Pour l’autre, jusqu’à ce jeudi matin, son corps est là puisqu’on ne l’a pas identifié. Le problème est que les jeunes viennent travailler sans aucun tuteur et sans papier. Quand un accident de ce genre arrive, ça devient un problème ».

La victime identifiée, Demba Condé, âgé de 22 ans, est un célibataire sans enfant. Selon nos informations, il sera inhumé ce matin à Didi, dans la sous-préfecture de Kintinian. Le corps de la seconde victime, qui n’a pu être identifiée, est à la disposition des tömbölomas de Sella.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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N’zérékoré : le SLECG annonce une plainte contre le préfet et le DPE

12 décembre 2018 à 21 09 02 120212

Alors que la grève des enseignants perdure, les relations se compliquent davantage entre les responsables du SLECG et les autorités de N’zérékoré. Le coordinateur régional du syndicat des enseignants vient d’annoncer le dépôt prochain d’une plainte contre le préfet et le DPE de N’zérékoré entre autres. Il les accuse de harcèlement moral suite à l’empêchement des manifestations appelées par le SLECG pour protester contre le gel des salaires des enseignants grévistes, a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

Tout comme à Conakry et dans d’autres villes du pays, les manifestations du SELCG sont systématiquement interdites à N’zérékoré. Récemment, le préfet Elhadj Sory Sanoh a fait une sortie médiatique, appelant l’ensemble des maires de la préfecture à empêcher toute manifestation appelée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée.

Elhadj Sory Sanoh

« Le SLECG de N’zérékoré a adopté une stratégie qui consiste à publier un communiqué chaque dimanche, pour pouvoir perturber les écoles le lundi. C’est une psychose qu’il veut créer dans la tête des parents d’élèves, des élèves et enseignants qui ne sont pas en grève pour perturber les cours dans les écoles. C’est pourquoi, j’ai décidé qu’il n’y aura plus de réunion, pas de sit-in et pas de marche du SLECG à N’zérékoré », s’est justifié le préfet.

Une sortie qui a irrité les responsables du syndicat des enseignants dans la préfecture. Fayala Doumbouya, le coordinateur régional du SLECG, dénonce une violation flagrante de la loi. « Le fait pour le préfet de chercher à interdire les réunions du SLECG, je pense que ça, c’est une violation grave des droits et libertés fondamentaux qui sont consacrés par la Constitution. Personne ne peut interdire cela. Nous allons faire des réunions et nous allons voir en vertu de quelle loi, il va donner des ordres aux forces de sécurité de nous arrêter », a réagi le syndicaliste.

Fayala Doumbouya

Ce dernier annonce d’ailleurs le dépôt d’une plainte, dans les prochaines semaines, contre le préfet, le directeur préfectoral de l’éducation et les responsables d’établissements scolaires de la préfecture de N’zérékoré : « Dans les semaines à venir, nous allons porter plainte contre le préfet, le DPE, les principaux, les proviseurs et directeurs d’écoles au tribunal de première instance de N’zérékoré, pour harcèlement moral. Faits prévus et punis par les dispositions de l’article 278 du code pénal guinéen.

Et puis, nous allons les maudire aussi. On a même demandé aux musulmans de réciter la Fatiha contre toutes ces autorités scolaires et administratives qui sont en train de torturer les enseignants aujourd’hui », a laissé entendre Fayala Doumbouya.

Le syndicaliste annonce l’organisation d’un sit-in la semaine prochaine dans les différents endroits stratégiques de la ville. Il a appelé les enseignants à ne pas céder à l’intimidation et aux menaces et à poursuivre le combat jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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